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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Résultat pour "good place"

Les bilans de Sygbab - Farscape : saison 1 (1999-2000)

Publié le 22 Juillet 2017 par Sygbab dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Sygbab, Science-Fiction, Farscape, Aventure, USA, Australie, Action, Comédie, Drame

Sygbab regarde (beaucoup) la tv, et quand il revient de vacances, Sygbab écrit (parfois) des bilans : retrouvez-les sur le blog des Téléphages Anonymes !

Farscape, saison 1 :

Le point de départ de la série est simple, et le pilote ne perd pas de temps à tout mettre en place : en testant une théorie consistant à profiter de la friction de l'atmosphère terrestre pour permettre à une navette de gagner de la vitesse, l'astronaute John Crichton s'engouffre dans un vortex qui s'ouvre juste devant lui et se retrouve propulsé à l'autre bout de la galaxie. Il percute alors un astronef qui se crashe et se retrouve dans un vaisseau vivant qui transporte des prisonniers aliens en pleine tentative d'évasion, qui finit par réussir. Mais Crichton ayant par accident tué le frère du capitaine Crais, ce dernier se met à leur poursuite et jure qu'il se vengera. Tout cela est parfaitement résumé dans le générique.

C'est un bon prétexte pour justifier les aventures de Moya dans les territoires inconnus de cette galaxie (The Uncharted Territories), avec un équipage disparate à son bord. Comme leur fuite perpétuelle les oblige à ne jamais rester longtemps sur une même planète, cela explique également qu'une bonne moitié des épisodes se déroulent dans le vaisseau plutôt qu'en l'extérieur - ce qui permet, entre autres, d'économiser sur les décors (attention cependant à ne pas être claustrophobe, car on voit très souvent les coursives de Moya).

La menace de Crais n'étant pas vraiment omniprésente - c'est même tout le contraire vu le peu d'épisodes où il apparaît -, il en découle une longue succession de loners pas toujours inspirés, et surtout interminables à cause d'un format de 50 minutes pas du tout adapté, que les scénaristes ne réussissent jamais à maîtriser tant cela plombe le rythme des épisodes. C'est d'ailleurs le plus grand défaut de cette première saison, avant même certains décors un peu cheap et quelques costumes et maquillages qui ne sont pas du plus bel effet. Et même s'il y a toujours un côté décalé propre à la série, certains épisodes peinent à être véritablement intéressants.

Il faut également s'habituer à une écriture qui peut déstabiliser au départ, puisque les ellipses sont très souvent utilisées. Mais ne soyons pas mauvaise langue : d'autres épisodes sont très bons (même s'ils souffrent également de ces 6-7 minutes en trop) et les fondations de la mythologie sont construites peu à peu, en distillant quelques informations ça et là avant de les relier lors de grandes avancées.

A Human Reaction est véritablement le premier épisode à laisser entrevoir le potentiel de celle-ci. En créant accidentellement un vortex, Crichton a attiré l'attention des Anciens, en charge de leur surveillance. Outre la justesse du traitement du thème "que feraient les humains si des aliens débarquaient ?" (réponse : ils auraient plutôt tendance à penser qu'ils les envahissent et ne croiraient pas un seul instant qu'ils aient des intentions pacifiques de cohabitation), l'élément le plus important concerne le cadeau que ces derniers font à Crichton : la connaissance inconsciente de la technologie des vortex.

Ils se sont en effet rendus compte qu'il a les capacités pour découvrir comment les créer, puisqu'il réédite la performance dans Till the Blood Runs Clear, même si le vortex est alors instable. Mais ils ne veulent pas lui donner les solutions, car ils considèrent que s'il n'est pas assez intelligent pour en comprendre le fonctionnement, alors il ne saura pas les utiliser à bon escient. Le fait qu'ils puissent constituer une arme est d'ailleurs confirmé ensuite par les recherches de Scorpius à ce sujet, qui n'hésitera pas à fouiller les moindres recoins de l'esprit de l'astronaute afin de lui soutirer les informations qu'il désire. Cela démontre que les enjeux dépassent le cadre de l'envie de Crichton de rentrer chez lui.

On apprend également que Scorpius est un croisement entre Sébacéens et Scarrans. Sa force physique laisse penser que les Scarrans sont bien plus effrayants que les Pacificateurs, alors même que depuis le début de la série ces derniers sont décrits comme les maîtres du secteur, imposant leur volonté à tous les peuples. Leur soif de conquête les amène à tenter de créer un Leviathan hybride doté d'armes, et ces manipulations génétiques donnent naissance à Talyn, qui n'est autre que la progéniture de Moya. Une idée intéressante qui explique rétroactivement pourquoi des particules avaient été libérées dans They've Got a Secret, qui évoquait le concept pour la première fois.

Cet épisode marque un tournant, en levant le voile sur les raisons de l'incarcération de D'Argo : celui-ci était marié à une Sébacéenne et ont eu un fils, Jothee, mais son beau-frère a tué sa femme et le Luxan s'est retrouvé accusé du crime. Quelques épisodes plus tard, dans Rhapsody In Blue, le mystère entourant Zhaan est également évacué : elle a tué son amant lors d'une fusion spirituelle car ce dernier, assoiffé de pouvoir, avait demandé l'aide des Pacificateurs pour réprimer son peuple. Cela remet en perspective le personnage, qui représentait juisqu'alors la tendresse, la sagesse et la gentillesse incarnées : la constante quête spirituelle des Delviens peut les amener à trouver en deux la noirceur de leur âme, ce qui peut les conduire à la folie. Ce côté plus sombre avait déjà été entrevu dans That Old Black Magic.

C'est une bonne chose que ces révélations n'aient pas trop tardé, et on peut s'apercevoir que la situation de chacun est complètement différente : D'Argo est innocent et a perdu sa famille, Zhaan est coupable et a dû lutter pour se contrôler. Mais le but est le même pour tous : rentrer chez soi, retrouver sa liberté. Tous, sauf Aeryn, qui ne pourra pas réintégrer sa société en l'état actuel des choses car elle est considérée comme une traîtresse. Cette motivation commune amène un drôle de paradoxe : c'est ce qui les unit et leur permet de se serrer les coudes dans l'adversité, mais c'est aussi ce qui les amène à des actes égoïstes ou radicaux comme l'amputation du bras de Pilot dans DNA Mad Scientist (qui introduit un élément intéressant, puisqu'Aeryn sert de cobaye à des expérimentations génétiques et conserve quelques traces de l'ADN de Pilot après cela), ou la trahison ratée de Rygel dans le final.

Au regard de la saison, la dualité de leurs sentiments est assez présente, car les moments de camaraderie alternent avec des conflits répétés qui n'arrangent pas l'ambiance sur Moya. Celui qui en souffre le plus, c'est bien entendu Crichton, qui se retrouve dans une situation peu enviable : l'alien, c'est lui, et rien ne lui est pardonné, pas même le fait qu'il lui faille un temps d'adaptation afin de comprendre comment les choses fonctionnent dans cet univers qui lui est totalement étranger. Ceci étant, il s'attire souvent les foudres de ses compagnons à cause d'une propension assez incroyable à imaginer des plans qui échouent toujours lamentablement...

Les relations sont surtout tendues avec D'Argo qui a aussi des problèmes avec Rygel, l'élement perturbateur. Il rote, il pète, il vomit, il pisse (et des fois ça explose), il sue, il est pervers et vicieux, sa déchéance après avoir été Dominar ne l'empêche pas d'être abominablement prétentieux : pour résumer il n'a vraiment rien qui puisse donner envie de voyager avec lui. Et c'est plutôt bien vu de la part des scénaristes, car la plupart du temps, le téléspectateur aime bien avoir un personnage à détester, et c'est peut-être ce qui le rend crédible alors que c'était une vraie gageure de faire en sorte qu'une marionnette soit un membre à part entière de l'équipage.

Dans l'ensemble, les personnages sont bien écrits. Mais il manque un élément : la romance. Celle qui naît petit à petit entre Aeryn et Crichton est toute en sous-entendus, en non-dits, en regards, et elle est fort bien évoquée. Elle amène cependant à un gros ratage... Le doublé Nerve - The Hidden Memory revient sur le baiser échangé entre Crichton et Gilina, ce qui motive cette dernière à sauver l'homme qu'elle aime. Comprenant qu'il n'a d'yeux que pour Aeryn, elle décide de ne pas s'échapper de la base Gammak avant de changer d'avis mais elle se fait tirer dessus par Scorpius.

Le problème ne se situe pas au niveau de ses hésitations, qui sont compréhensibles, mais c'est surtout le traitement de sa mort qui laisse franchement à désirer : elle demande un dernier baiser à Crichton, et... c'est tout. Il n'est fait aucune mention d'elle dans les deux derniers épisodes de la saison. Que tout le monde soit occupé à autre chose parce que Scorpius et Crais les poursuivent, ça se tient ; que les ellipses soient un procédé récurrent, d'accord ; mais de là à ne pas évoquer le personnage, c'est un sacré oubli. Ce n'est pas le seul : mais où est passé Stark ? Heureusement, Crais opère un revirement lors de ce double épisode et passe au-delà de son statut d'homme aveuglé par la vengeance. Sa fuite avec Talyn promet de beaux développements.

Si cela n'était pas suffisamment clair, cette première saison souffre de bon nombre de défauts mais il est indéniable que des qualités s'en dégagent. Il faut parfois s'armer d'un peu de courage et de patience pour venir à bout de certains épisodes, mais ça reste plaisant dans l'ensemble.

 

(retrouvez aussi le bilan - nettement plus sommaire et décousu - de cette même saison 1, publié dans ces pages par Lurdo en 2012)

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Les bilans de Lurdo : Halloween Oktorrorfest 2017 - Rétrospective TV

Publié le 23 Septembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Horreur, Fantastique, Comédie, Jeunesse

L'Halloween Oktorrorfest touche aussi le petit écran, avec chaque week-end, de mi-Septembre à début Novembre, des critiques de séries fantastiques et horrifiques...

Avant de me lancer de plein pied dans des bilans hebdomadaires de séries horrifico-fantastiques, j'ai cru bon de revenir un peu sur les divers programmes déjà traités sur ce blog.

Du moins, sur certains programmes, notamment les plus anciens, car, comme je l'ai déjà mentionné dans une Update précédente, j'ai eu l'occasion de redonner un coup de balai sur les plus vieux bilans publiés dans ces pages, afin de les rendre un peu plus présentables.

Autant profiter de l'occasion, donc, pour publier, dans ce bilan d'ouverture, une petite rétrospective sélective des séries les plus anciennes passées en revue par mes soins, et qui feraient, pour les spectateurs curieux, de bons programmes à binge-watcher pendant ce sombre mois d'Octobre...

ANTHOLOGIES : 

L'horreur et le fantastique sont des genres qui se prêtent très bien aux anthologies télévisuelles, pour le meilleur et souvent pour le pire.

Pour les adultes, il y a bien sûr Stephen King, les Masters of Horror, et sa déclinaison non-câblée, Fear Itself : rien de vraiment indispensable, et on leur préférera les Contes de la Crypte, qu'il faudra que je passe en revue un jour.

Les bilans de Lurdo : Stephen King's Nightmares & Dreamscapes

Les bilans de Lurdo : Masters of Horror, saison 1 (2005)

Les bilans de Lurdo : Masters of Horror, saison 2 (2006)

Les bilans de Lurdo : Fear Itself (2008)

Quand aux plus jeunes, ils ont l'embarras du choix, entre des Fais-moi Peur inventifs qui ont plutôt bien vieilli, un Deadtime Stories assez quelconque, et toute la production télévisée de R.L. Stine, de Chair de Poule à The Haunting Hour, des anthologies nettement plus inégales, qualitativement parlant. Sans oublier Eerie Indiana, une quasi-anthologie plutôt sympathique.

Les bilans de Lurdo : Fais-Moi Peur, saisons 1 à 3

Les bilans de Lurdo : Fais-Moi Peur, saisons 4 et 5

Les bilans de Lurdo : Fais-Moi Peur, saisons 6 et 7

Les bilans de Lurdo : Chair de Poule, saison 1

Les bilans de Lurdo : Chair de Poule, saisons 2 à 4

Les bilans de Lurdo : R.L. Stine's The Haunting Hour, saison 1

Les bilans de Lurdo - R.L. Stine's The Haunting Hour, saison 2

Les bilans de Lurdo - R.L. Stine's The Haunting Hour, saison 3

Les bilans de Lurdo - R.L. Stine's The Haunting Hour, saison 4

Les bilans de Lurdo - Deadtime Stories, saison 1

Oktorrorfest 2012 Hangover - 02 : Eerie Indiana

SÉRIES FANTASTIQUES :

Ici aussi, à boire et à manger pour les amateurs de frissons télévisuels : Poltergeist et The Collector sont deux séries canadiennes assez inégales, qui contiennent de bons épisodes, mais ont aussi une tendance à perdre rapidement leur chemin, et à frustrer plus qu'à satisfaire.

Kingdom Hospital est un remake totalement inutile de l'incontournable Kingdom de Lars Von Trier (qui lui, pour le coup, mérite d'être revu encore et encore). Carnivale est une série assez inégale, avec une première saison mal rythmée, et une absence de conclusion frustrante : néanmoins, elle vaut le coup d'oeil.

Enfin, Kindred et Wolf Lake sont deux OFNIS, à la durée de vie particulièrement courte, et qui ont le mérite d'avoir tenté des choses inédites à l'écran, que ce soit dans l'approche ou dans la mise en images...

Les bilans de Lurdo : Poltergeist : The Legacy, saison 1

Les bilans de Lurdo : Poltergeist : The Legacy, saison 2

Les bilans de Lurdo : Poltergeist : The Legacy, saison 3

Les bilans de Lurdo : Poltergeist : The Legacy, saison 4

Les bilans de Lurdo - The Collector : le messager des ténèbres (saison 1)

Les bilans de Lurdo - The Collector : le messager des ténèbres (saison 2)

Les bilans de Lurdo - The Collector : le messager des ténèbres (saison 3)

Les bilans de Lurdo : Stephen King's Kingdom Hospital

Les bilans de Lurdo - Carnivale, la Caravane de l'Étrange, saison 1

Les bilans de Lurdo - Carnivale, la Caravane de l'Étrange, saison 2

Les bilans de Lurdo - Kindred : the Embraced

Les bilans de Lurdo - Wolf Lake

Sans oublier quelques séries plus récentes, mais pas forcément toutes plus mémorables ou de qualité, comme The Walking Dead, Une Nuit en Enfer, et bien sûr, Stranger Things, toutes traitées au cours des précédentes Oktorrorfest.

Oktorrorfest 2012 - 01 : The Walking Dead, saison 1

Oktorrorfest 2012 - 04 : The Walking Dead, saison 2

Oktorrorfest 2015 - 118 - Une Nuit En Enfer, la série - Saison 1 (2014)

Oktorrorfest 2016 - 113 - Stranger Things, saison 1 (2016)

JEUNESSE ANGLAISE :

Nos amis les Anglais aiment bien le genre fantastique, et ils l'adaptent souvent au format télévisé, notamment pour les plus jeunes : la CBBC a ainsi toute une tradition de séries fantastiques pour enfants et pré-ados, des séries qui, bien souvent, grandissent et évoluent avec leur public, se transformant en séries pour adolescents souvent assez sympathiques et bien écrites.

Young Dracula, notamment, a bien évolué depuis ses débuts : initialement une sitcom familiale pour enfants à la distribution très attachante, elle s'est transformée en séries pour ados au fil des ans, du succès de Twilight et de sa production chaotique (plusieurs années de pause entre certaines saisons). Une métamorphose qui ne m'avait pas vraiment convaincue à sa diffusion : j'avais ainsi arrêté de regarder la série au début de la saison 4, mais je compte bien reprendre cette saison et la saison 5 à l'occasion de cette Oktorrorfest, pour boucler l'intégrale de la série.

Les bilans de Lurdo - Young Dracula, saison 1 : première partie

Les bilans de Lurdo - Young Dracula, saison 1 : suite et fin

Les bilans de Lurdo - Young Dracula, saison 2 : première partie

Les bilans de Lurdo - Young Dracula, saison 2 : suite et fin

Les bilans de Lurdo - Young Dracula, saison 3 : première partie

Les bilans de Lurdo - Young Dracula, saison 3 : suite et fin

Il en va de même pour Wolfblood : la série était très attachante en première saison, mais j'ai plus ou moins tout laissé tomber en seconde année, lorsque la distribution a changé du tout au tout. Je ne compte cependant pas rattraper plus d'une saison sur les quatre nouvelles qui ont été diffusées depuis mon bilan de la saison 1 : l'héroïne des deux premières saisons quitte le show après la saison 2, et avec elle, c'est mon envie de continuer qui s'en va.

Les bilans de Lurdo : Wolfblood, saison 1

Enfin, last but not least, Amandine Malabul, Sorcière Maladroite, alias The Worst Witch. Un personnage qui est l'un de mes plaisirs pas si coupables depuis le téléfilm des années 80 avec Fairuza Balk et Tim Curry, et depuis ma lecture, lorsque j'étais enfant, des aventures de la jeune sorcière (clairement source d'inspiration de JK Rowling, même si elle refuse de l'admettre).

Bref. Outre le téléfilm de 1986, The Worst Witch a été adapté en plusieurs séries co-produites par l'Angleterre et le Canada : une première adaptation de trois saisons, puis son spin-off envoyant l'héroïne à la fac magique, et enfin un quasi-spin-off remplaçant Amandine par sa cousine, et revenant aux bases du concept.

En 2017, la CBBC a diffusé une nouvelle adaptation de la série, adaptation que j'ai ainsi prévu de regarder dans les semaines à venir...

Les bilans de Lurdo : The Worst Witch, saison 1

Les bilans de Lurdo : The Worst Witch, saison 2 & 3

Les bilans de Lurdo : Weirdsister College (The Worst Witch, saison 4)

Les bilans de Lurdo : The New Worst Witch, saisons 1 & 2

SCOOBY-DOO :

Lorsque l'on parle de fantastique et d'horreur pour les enfants, difficile d'échapper à Scooby-Doo. Et lorsqu'on parle de Scooby-Doo, difficile d'échapper à Scooby-Doo : Mystères Associés, probablement LA meilleure série animée Scooby-Doo depuis la création des personnages, à la fois un show drôle, rythmé et dynamique, et un programme bourré de références et de clins d'oeil plus sophistiqués, à destination des parents. À ne pas manquer.

Le reste ? Plus anecdotique.

Les bilans de Lurdo : Scooby-Doo, Mystery Incorporated - Saison 1

Les bilans de Lurdo : Scooby-Doo, Mystery Incorporated - Saison 2 (1/2)

Les bilans de Lurdo : Scooby-Doo, Mystery Incorporated - Saison 2 (2/2)

Les bilans de Lurdo : Combo spéciale Scooby-Doo

Critique éclair : Scooby Doo - Camp Scare

Et maintenant que cette rétrospective est terminée, place aux nouveaux bilans tv horrifico-fantastiques, chaque week-end jusqu'à la fin de l'Halloween Oktorrorfest 2017...

 

 

(et je rappelle au passage que l'intégralité des séries critiquées par mes soins est listée ici et ici ; quant à Sygbab, son travail se trouve )

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Les bilans de Lurdo : Halloween Oktorrorfest 2017 - Young Dracula, saison 5 (2014)

Publié le 7 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Jeunesse, Halloween, Horreur, Fantastique, CBBC, UK, Comédie, Drame

L'Halloween Oktorrorfest touche aussi le petit écran, avec chaque week-end, de mi-Septembre à début Novembre, des critiques de séries fantastiques et horrifiques...

Après deux premières saisons sympathiques, et une troisième plus mitigée, mon visionnage de la saison 4 de Young Dracula, il y a deux semaines, n'a fait que confirmer mes craintes : la série a eu les yeux plus gros que le ventre, et n'a pas su concilier ses ambitions de "drame shakespearien vampirique" avec sa véritable nature, ou son budget.

Résultat, une saison 4 bâtarde, jamais convaincante dans la comédie ou dans le teen drama, et qui a littéralement massacré la caractérisation de la plupart des personnages, par simple manque de temps, de savoir-faire, et de volonté. Un vrai gâchis, et je m'attends donc au pire pour cette cinquième et ultime saison de ce programme jeunesse anglais...

Young Dracula, saison 5 (2014) :

Une saison 5 qui, d'office, apparaît comme une mauvaise idée. Car plutôt que de s'inscrire dans la continuité de la saison précédente, quitte à tenter d'en sauver les meubles, la série part, pour cette nouvelle et ultime année, dans une grande entreprise de rétrocontinuité, et de réécriture de son passé.

Très tôt dans la saison, on s'aperçoit en effet que la production a fait table rase du passé : depuis la saison 4, l'école est fermée, tous les étudiants et le personnel (ainsi que Miss McCauley) ont disparu de la série (ils coûtaient probablement trop cher), les Dracula tentent de faire du bâtiment un hôtel à thématique vampirique (... mouais) et l'on remarque que le show n'a plus que trois personnages principaux - Dracula, Ingrid et Renfield (Wolfie, inutile au possible, a été évacué entre les deux saisons, tout comme tous les Chasseurs de vampires, qui ne reparaissent plus).

Et puis Vlad revient de voyage : un Vlad plus âgé, mieux coiffé... et plus zen. Oui, il a trouvé la spiritualité orientale (ainsi qu'une petite amie, Talitha - Eleanor Gecks - qui arrive à mi-saison, et qui tient grosso modo le même rôle qu'Erin en saison 4)... et peu de temps après son retour, il découvre qu'il n'est pas un vampire, mais un dhampire : Papa Dracula a fauté avec une humaine lors d'un festival gothique, puis il a attendu que cette dernière accouche pour adopter l'enfant en secret...

Forcément, là, le spectateur un tant soit peu exigeant commence à grincer des dents. Surtout quand Vlad et ses nouvelles origines forment l'une des intrigues principales de la saison : ce n'est pas vraiment cohérent avec les quatre saisons précédentes, c'est particulièrement capillotracté, et si ça donne l'occasion à Vlad et à son père d'avoir quelques jolies scènes plus sérieuses et dramatiques, ça apporte aussi deux nouveaux personnages à la série, Sally (Laura Howard), la mère, et Georgina (Bella Band), la jeune demi-soeur de Vlad.

Des personnages humains qui n'amènent pas grand chose à l'univers, qui servent le plus souvent de spectateurs passifs, et de remplissage narratif.

Toute la saison repose donc sur la dualité de Vlad : privé de ses pouvoirs (le personnage était trop puissant, ça tombe bien pour les scénaristes), il a désormais le choix entre attendre ses 18 ans, et devenir le vampire le plus puissant de tous les temps, ou renoncer à son vampirisme pour vivre avec sa mère et sa sœur.

En théorie, un dilemme intéressant. En pratique, il n'y a jamais vraiment le moindre doute sur le choix de Vlad, surtout compte tenu de tout ce qui se déroule autour de lui.

La première moitié de la saison est donc centrée sur les rapports Vlad/Dracula, et sur cette famille humaine qui vient un temps vivre au château. Puis, progressivement, le show bascule vers les premiers antagonistes de la saison : les fils de Ramanga, Asan et Shango.

Le premier, Asan (Quinton Nyirenda), présenté comme étant un très jeune réfugié d'une tribu vampirique africaine, arrive en compagnie de Malik, qui fait là son grand retour ; comme tous les autres personnages, Malik amène son lot de rétrocontinuité : il découvre qu'il n'est pas le fils de Dracula (ce qui rend caduque toute la saison précédente), et il explique qu'Erin a été tuée par les créatures qui les poursuivent, lui et Asan (des ninjas-samourais-vampiriques-téléporteurs fauchés au possible).

Asan, lui, s'avère donc être le fils de Ramanga (mort hors-champ, entre les deux saisons), et a échafaudé un plan improbable avec son frère pour tenter d'infiltrer le clan Dracula en lui demandant asile, pour mieux le détruire de l'intérieur. Seul problème, le plan en question est bâclé par les scénaristes, les Ramanga passent soudain à l'attaque aux 2/3 de la saison, Ramanga lui-même revient d'entre les morts (un grand moment de surjeu improbable), et le tout est bouclé en dix minutes d'épisode, par un triomphe des Dracula sur leurs ennemis (ainsi qu'une mise à mort de Malik et de Ramanga, au passage). Soit. 

Il ne reste alors que trois épisodes pour boucler toutes les ébauches d'intrigues parallèles laissées jusque là en suspens : le premier épisode est de la comédie centrée sur Renfield qui, las de garder le secret sur une boîte mystérieuse et remuante dérobée par Dracula au Conseil des Vampires, parvient à convaincre le Comte de faire de lui un vampire en échange de son silence.

Une évolution du personnage qui ne débouche sur rien du tout, et n'est là que pour remettre la boîte mystérieuse sur le devant de la scène : elle contient en effet le fruit de la connaissance vampirique, une sorte de plante gigantesque enfin libérée dans le final.

Ce series finale réunit ainsi tous les antagonistes de la série encore disponibles, dans une sorte de "toutéliage" qui, étrangement, semble fonctionner... sur le papier : le Conseil des Vampires tente d'éliminer Vlad avant qu'il ne devienne invincible, les Ramanga tentent de venger leur père, le Fruit de la Connaissance se réveille, l'anniversaire de Vlad arrive... mais malheureusement, tout ça est bouclé en trois minutes chrono, de manière particulièrement décevante.

Au final, Vlad choisit (bien entendu) de rester un vampire, il efface les souvenirs de sa mère et de sa demi-sœur, et il repart en voyage avec sa petite amie, pendant que Dracula, lui, part se mettre "au soleil" en Australie : une fin pas forcément inappropriée, mais étrangement frustrante.

En effet, il est clair que la production savait bien à l'avance que cette saison 5 serait la dernière saison de la série, et les scénaristes ont donc tenté d'apporter des conclusions à tous les personnages... mais ces conclusions sonnent souvent faux.

Ingrid, par exemple : égale à elle-même pendant le plus gros de cette saison, elle passe alors tout son temps à comploter et à manipuler autrui pour obtenir un siège au Conseil, elle va même jusqu'à tenter de tuer Vlad... mais à la fin de la saison, elle ne fait rien de ce pouvoir politique qu'elle finit par obtenir : en effet, après s'être étrangement transformée en demoiselle en détresse apeurée en se perdant dans les souterrains du château (!?), elle est désormais trop occupée à roucouler dans les bras d'un informaticien humain, et à gérer le château-hôtel en sa compagnie.

On est bien loin de la protagoniste féministe et ambitieuse, prête à tout pour triompher de la misogynie de la société vampirique, et pour changer le monde !

Autre exemple symptomatique : pendant tout ce temps, ce bon vieux Dracula... n'aura servi à rien de la saison, sorti de son rôle de père indigne. Toujours plus peureux, toujours plus magouilleur, toujours plus prétentieux, et donc, toujours plus inefficace, malgré l'interprétation mémorable de Keith-Lee Castle.

En résumé, malgré quelques efforts de structure et de concept, cette ultime saison ne fonctionne pas vraiment, constamment le postérieur entre deux chaises, tiraillée entre un désir de conclure le tout sur une note satisfaisante, et celui d'oublier un peu les erreurs du passé en réécrivant ce dernier de manière peu convaincante.

----------------

C'est regrettable, mais c'est ainsi : l'adolescence est un âge ingrat. Et à l'instar de son personnage principal, et du public de la CBBC, la série s'est elle aussi transformée aux yeux de tous, passant d'un enfant attachant et amusant à un adolescent gothique pseudo-torturé, puis à un jeune adulte décidé à passer à autre chose.

Le résultat final est peu probant : les scénaristes n'ont clairement pas su/pas pu gérer les aléas de la production et les changements de la distribution, et le résultat final est une série particulièrement inégale, alternant les styles et les attitudes, et enchaînant deux premières saisons légères avec une saison de transition inégale, succombant au syndrome de "l'Élu", et deux dernières saisons beaucoup plus (trop) sérieuses pour leur propre bien.

Et pourtant, la série a toujours une place privilégiée dans le cœur des jeunes qui ont grandi avec elle, et qui réclament encore, à ce jour, une sixième saison... une chose est sûre : si elle a jamais lieu (ce qui est peu probable), je ne répondrai probablement pas à l'appel de ces vampires anglais, aux débuts pourtant si attachants...

 

(retrouvez les bilans de la saison 1 de Young Dracula ici et ; s.2 ici et ; s.3 ici et )

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Les bilans de Lurdo : Defenders Week-End (2/4) - Luke Cage (2016)

Publié le 18 Novembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Action, Thriller, Fantastique, Marvel, MCU, Netflix

Dès lundi, les Téléphages Anonymes entament une semaine Punisher, retraçant chaque jour le parcours cinématographique de ce bon vieux Frank Castle, pour finir par la série Punisher qui lui a été très récemment consacrée par Netflix. Le moment est donc venu pour moi de conclure, en dépit de mes premières impressions mitigées, le visionnage des séries Marvel/Netflix...

Luke Cage, saison 1 :

Après un séjour en prison, qui a fait de lui un combattant hors-pair, et la victime d'une expérience le dotant d'une peau invulnérable et d'une force incroyable, Luke Cage (Mike Colter) tente de se refaire une nouvelle vie à Harlem, dans le barber shop de son beau-père. Mais lorsqu'il découvre les agissements criminels de Cottonmouth (Mahershala Ali), un caïd local, Cage n'a d'autre choix que se montrer à la hauteur de ses pouvoirs, pour rétablir la paix dans son quartier...

Alors pour être totalement franc, Luke Cage a toujours été la série m'intéressant le moins de tout l'univers Marvel/Netflix. Déjà parce que le personnage ne m'intéresse guère, en soi, mais aussi parce que le Luke Cage aperçu dans Jessica Jones manquait cruellement de charisme et de présence, et, last but not least, parce qu'à en juger par les critiques et le buzz (qui louaient le communautarisme revendicatif typiquement américain de la série), je n'étais clairement pas le coeur de cible de cette série faite par des afro-américains, pour des afro-américains, avec des afro-américains.

Et puis en fait, cette série s'est avérée une assez bonne surprise. Principalement parce que ce communautarisme, ce black power, est bien intégré à l'essence même du show, et à son style très particulier : Luke Cage, avec sa musique, ses costumes, son éclairage, ses visuels, est probablement le show le plus stylisé de la gamme Marvel/Netflix, et une vraie tentative de coller au près au genre de la Blaxploitation (pour le meilleur et pour le pire).

Une tentative aux intentions souvent meilleures que son exécution, puisque Luke Cage souffre des mêmes problèmes que les autres séries Netflix, à savoir son rythme (13 épisodes, c'est beaucoup trop), son écriture (les dialogues sont souvent laborieux, les rebondissements téléphonés)... et son interprète principal.

En effet, comme dans Jessica Jones, Iron Fist, ou même Daredevil (du moins, en saison 1), Luke Cage n'est tout simplement pas au niveau de ses personnages secondaires (que ce soit Misty Knight, Cottonmouth, ou les autres), qui le dévorent tous plus ou moins de leur charisme ou de leur talent.

Le problème, en fait, c'est que Mike Colter, s'il n'est pas forcément mauvais acteur, est néanmoins, dans ce rôle, globalement assez transparent et inexistant : il est grand et musclé, certes, mais est perpétuellement impassible, généralement inexpressif, les bras ballants, il parle d'un ton monotone (le grand discours lors de la cérémonie en mémoire de Pops tombe ainsi totalement à plat), et il n'a pas le moindre langage corporel, au point que l'on remarque aussitôt sa doublure cascade dès qu'elle prend sa place.

Comme je le disais plus haut, les intentions (ici, "Luke Cage, c'est la force tranquille") ne sont pas forcément bien retranscrites à l'écran, et le Luke Cage de cette série n'est que rarement à la hauteur de son homologue de papier, beaucoup plus optimiste, ouvert et dynamique.

Dans l'absolu, ce n'est pas vraiment un problème pendant la première moitié de la saison, puisque ce qui entoure Cage est intéressant : Cottonmouth est fascinant, l'atmosphère de ce Harlem made in Marvel est palpable, les seconds rôles sont attachants, Misty Knight (Simone Missick) charismatique, l'arrivée de Claire Temple apporte encore un autre personnage fort (même si honnêtement, malgré les efforts du script, il y a moins d'alchimie entre Luke et Claire qu'entre Luke et Misty ou Claire et Murdock), Shades (Theo Rossi) est intrigant, et si l'écriture n'est pas exempte de défauts, notamment dans la structure, dans l'enchaînement des situations, etc, et que l'action est assez quelconque dans sa mise en images, le tout se suit sans problème, notamment lorsque Cage assume enfin son rôle de défenseur de Harlem.

Une première moitié de saison qui culmine avec la mort de Cottonmouth... et c'est alors qu'une véritable rupture se produit dans la série. De Cottonmouth, un petit caïd ultra-charismatique et distingué, en quête de respectabilité (l'un des grands thèmes de la série, avec la famille, etc) et aux motivations multiples, on passe à Diamondback (Erik LaRay Harvey), un marchand d'armes caricatural, interprété et écrit comme le méchant d'un mauvais film de super-héros, qui veut se venger de son demi-frère Luke Cage.

La transition est rude, et elle fait rapidement basculer le show vers quelque chose d'approximatif, d'insipide et de répétitif, d'autant que le point focal de la série bascule alors, pendant plusieurs épisodes, sur Diamondback, Shades, la corruption croissante de Mariah (Alfre Woodward) - la cousine de Cottonmouth, politicienne aux dents longues - alors même que Cage passe le plus clair de son temps alité, entre la vie et la mort, à ressasser son passé et l'expérience scientifique l'ayant transformé (bien moins passionnant que ce que le show semble penser).

Autant dire que la série freine subitement des quatre fers, le temps que Cage se remette, puis fuie la police, et, privée de son héros et du charisme d'un antagoniste compétent, Marvel's Luke Cage s'éparpille, tourne en rond, joue la carte du remplissage et finit à genoux, victime d'un affrontement final assez risible (le duel était long, certes, mais il manquait d'impact sur les corps, et entre le costume de "pimp stromptrooper" de Diamondback, le montage en parallèle avec des flashbacks inintéressants, et la conclusion du combat en pilotage automatique, le tout était particulièrement décevant), et du syndrome Netflix des séries trop longues et mal rythmées.

C'est d'autant plus dommage que le style était là, que la série était particulièrement ancrée dans le MCU, avec probablement plus de références et de liens que dans les autres séries Netflix, et que, finalement, il y avait là de quoi faire une série tout à fait honorable.

Mais entre le manque de progrès et de rythme flagrant dans la dernière ligne droite, les décisions créatives mal avisées (la mort de Cottonmouth à mi-saison), l'écriture inégale et le choix d'un ton souvent trop sérieux pour son propre bien (et pour permettre à l'interprète principal de se décoincer), on se retrouve au final avec une demi-saison intéressante et plus ou moins réussie, suivie de beaucoup de médiocrité.

D'ailleurs, le final est assez représentatif des problèmes de la série : l'affrontement Diamondback/Luke est rapidement expédié, et le discours de Luke (assez moyen, Colter oblige) au commissariat tout aussi vite éclipsé par le grand numéro d'Alfre Woodward qui suit.

Un peu comme si ce qui intéressait vraiment la production, c'était plus l'origin story de Mariah et de Shades, que les aventures de Luke Cage, qui fait parfois presque de la figuration dans sa propre série...

 

(j'ai tout de même trouvé ça plus intéressant que Jessica Jones, et je me demande ce que la même série aurait pu donner avec quelqu'un comme Terry Crews ou Morris Chestnut dans le rôle titre)

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Halloween Novembrrrfest 2015 - Bonus en vrac ! (4)

Publié le 16 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Comédie, Jeunesse, Musique, Fantastique

L'Oktorrorfest 2015 est désormais terminée sur le blog des Téléphages Anonymes, et avant de partir pour de bon, la Grande Citrouille a laissé derrière elle tout un assortiment de micro-critiques en vrac, qui n'ont pas trouvé leur place dans le calendrier de ce marathon...

Psycho Beach Party (2000) :

En 1962, à Malibu, la jeune Florence Forrest (Lauren Ambrose), timide et innocente, tente de se rapprocher d'un groupe de surfeurs séduisants menés par Starcat (Nicholas Brendon), alors même qu'une vague de meurtres sanglants frappe la communauté. Et comme si cela n'était pas déjà une tâche rendue impossible par la jalousie de Marvel Ann (Amy Adams), la petite amie de Starcat, Florence a un problème de taille : elle perd régulièrement connaissance, endossant alors des personnalités radicalement différentes et plus violentes, qui prennent le contrôle de son corps au moment où les meurtres ont approximativement lieu. Florence est-elle la tueuse ? Ou bien est-ce quelqu'un d'autre ? Le Capitaine Stark (Charles Busch) mène l'enquête...

Un peu comme le Rocky Horror Picture Show : une pièce de théâtre décalée, créée par un dramaturge LGBT-friendly et porté sur le travestissement, qui rend hommage à tout un pan de l'histoire du cinéma (ici, les psychodrames des années 50, les beach movies de la décennie suivante, et les slashers des années 70 et 80), et qui se trouve adaptée au cinéma de manière indépendante par ce même dramaturge, et finit par se constituer une réputation de petit film culte ma foi bien sympathique.

D'autant plus sympathique que la distribution est très attachante, avec de nombreux visages connus du petit écran, qui ici surjouent volontairement leurs personnages improbables, et prennent un malin plaisir à balancer des répliques bourrées de double-sens et autres sous-entendus graveleux, fonctionnant très bien compte tenu du cadre parodique du métrage.

Un film qui ne plaira pas à tout le monde, mais qui est néanmoins très très fun.

4.25/6

Club Dread (2004) :

Superstar de la musique tropicale, Coconut Pete (Bill Paxton) a un jour décidé d'ouvrir un centre de vacances paradisiaque sur une île, au soleil. Mais alors qu'il est sur le point de revendre, un mystérieux tueur commence à décimer un à un les membres (incapables) de son équipe... et bien vite, il apparaît que tous les employés sont plus ou moins suspects...

Probablement le métrage des Broken Lizard que je préfère le plus (et qui grimpe un peu plus dans mon estime à chaque revisionnage), car il a l'intelligence d'être un pastiche du genre slasher, et non pas une simple parodie bête et méchante.

Ici, le pastiche est d'ailleurs plus subtil qu'il en a l'air, les personnages étant caricaturaux mais attachants, et lorsque le film vire au slasher pur et dur, sur son dernier quart, le spectateur oublie un instant que c'est une comédie, et se prend même au jeu de craindre pour la survie des employés de ce centre de vacances. Tous les films ne peuvent pas en dire autant, dans ce genre où la majorité des protagonistes méritent de mourir dans d'affreuses souffrances...

Malheureusement, c'est aussi cette volonté de proposer un vrai slasher qui fait que le film manque un peu de punch et d'humour, et traîne un peu en longueur.

Néanmoins, comme les chansons de Coconut Pete sont amusantes, que la distribution est excellente, que Brittany Daniel est à tomber par terre (Jordan Ladd n'est pas non plus désagréable, mais est plus en retrait), et que le tout est gentiment absurde, le métrage s'avère finalement toujours assez sympathique, pour peu qu'on soit dans le bon état d'esprit.

4.25/6

Fuchsia, la petite sorcière (Foeksia De Miniheks - 2010) :

Kwark (Porgy Franssen), un vieux magicien, découvre dans les bois un oeuf magique qui donne naissance à Fuchsia (Rachelle Verdel), une petite sorcière miniature. Bien vite, celle-ci rêve de grandir, et lorsque Kwark exauce son voeu, elle intègre l'école des sorcières de Mme Minuul (Annet Malherbe). Mais le monde des humains empiète bientôt sur la forêt magique, lorsqu'un maléfique entrepreneur (Marcel Hensema) décide de raser celle-ci pour y bâtir une autoroute. Heureusement, Fuchsia veille au grain, et avec l'aide de Tommie (Lorenso van Sligtenhorst), le neveu de l'entrepreneur, elle va tenter de sauver les bois enchantés...

Un film néerlandais pour enfants qui n'est pas désagréable, notamment parce que la petite Fuchsia est sympathique, et que les interprètes de Kwark et de Minuul semblent bien s'amuser.

Néanmoins, le tout reste assez dérivatif (on pense notamment à Amandine Malabul, entre autres), et souffre du syndrôme "film pour enfants = chansons toutes les 20 minutes", des chansons totalement inutiles (surtout celle qui repompe sans vergogne l'Apprenti Sorcier de Disney), hormis peut-être celle de la fête des sorcières, assez logique.

Rien de bien mémorable, mais rien de honteux non plus... et toujours meilleur que ce qu'on peut produire par chez nous dans le genre.

3/6 

Monster Mash - The Movie (1995) :

Le soir d'Halloween, deux adolescents, Mary (Candace Cameron) et Scott (Ian Bohen) tombent en panne près d'un manoir sinistre. Là, ils sont accueillis par Igor (John Kassir), l'assistant bossu du Dr Frankenstein (Bobby Pickett), qui les accueille pour la nuit, et leur présente les autres invités de ce bon Docteur : Dracula (Anthony Crivello), qui jette son dévolu sur Mary, au grand dam de Mme Dracula (Sarah Douglas), jalouse ; la momie d'Elvis Presley, accompagnée de son manager (Jimmie Walker) ; Wolfie (Adam Shankman), un jeune loup-garou à la mère envahissante (Mink Stole) ; et la créature de Frankenstein, dans laquelle le Docteur aimerait bien greffer le cerveau de Scott. Tous les participants à ce Monster Mash ont donc des vues sur Mary et/ou Scott, qui vont devoir faire de leur mieux pour sortir vivants de cette soirée infernale, sans mettre leur couple en péril...

Un métrage particulièrement frustrant, puisque basé sur la comédie musicale I'm Sorry the Bridge Is Out, You'll Have to Spend the Night (1967), du compositeur américain de la chanson Monster Mash (1962). Une comédie musicale brièvement produite sur scène à Hollywood en 1970... alors même qu'en Angleterre, à la même période, Richard O'Brien, acteur sans le sou, commençait à écrire son Rocky Horror Show, qui a commencé à être officiellement produit sur scène en 1973 (après quelques représentations d'essai courant 1972).

Pourquoi je mentionne ces deux comédies musicales ? Car, comme quiconque ayant lu le résumé de ce film l'aura compris, le RHS et I'm sorry (...) racontent basiquement la même histoire : deux innocents dont la voiture tombe en panne, et qui finissent par visiter un chateau appartenant à un savant fou, lequel est entouré d'invités bizarres, et en pleine création d'un monstre.

Et donc, ces deux comédies musicales quasi-jumelles ont été adaptées pour le grand écran, en Monster Mash, the movie, et le Rocky Horror Picture Show. La comparaison est inévitable... et pour être particulièrement franc, Rocky explose littéralement ce Monster Mash sur tous les plans.

Pour faire simple, ce Monster Mash est effectivement un navet.

C'est en partie dû à l'oeuvre originale (les chansons sont médiocres au possible, l'histoire est générique et inoffensive), en partie au Rocky Horror (tout le mordant, la provoc' et le punch du Rocky sont totalement absents, et malgré les 20 années séparant les deux films, c'est Monster Mash qui semble être une production fauchée, amateure, et ultra-datée), et en partie à l'incompétence de l'équipe ayant produit le film en 1995 : les chorégraphies sont inexistantes, le rythme est anémique, le casting est pitoyable (les deux protagonistes principaux sont transparents, et seul John Kassir - le doubleur du Gardien de la Crypte - semble s'amuser), la post-synchro et le playback sur les chansons sont calamiteux, bref... c'est ultra-mauvais.

Alors peut-être qu'avec la nostalgie, ou bien si l'on est curieux de voir à quoi pourrait ressembler un Rocky Horror asexué et raté, ce Monster Mash peut trouver un intérêt.

Mais dans les faits, c'est trop laborieux et mauvais pour mériter autre chose qu'un

0.5/6

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Halloween Novembrrrfest 2015 - Bonus en vrac ! (3)

Publié le 16 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Télévision, SyFy, Hallmark, Comédie, Romance, UK, Allemagne, Irlande

L'Oktorrorfest 2015 est désormais terminée sur le blog des Téléphages Anonymes, et avant de partir pour de bon, la Grande Citrouille a laissé derrière elle tout un assortiment de micro-critiques en vrac, qui n'ont pas trouvé leur place dans le calendrier de ce marathon...

La Nouvelle Nounou (October Kiss - 2015) :

Touche à tout, mais bonne à rien, et souffrant d'une phobie de l'engagement, la sympathique Poppy Summerall (Ashley Williams) passe de job en job sans jamais se poser, au grand dam de ses proches. Mais lorsque sa soeur lui suggère de jouer les nounous pour Ryan Lawson (Sam Yaeger), un cadre veuf débordé par son travail au point de délaisser ses deux enfants, Poppy hésite... et puis, progressivement, la jeune femme s'attache aux deux petits, ainsi qu'à leur géniteur.

Une comédie romantique Hallmark assez typique des rom-coms de la chaîne (ou de Lifetime, d'ailleurs, cf. Une Nounou pour Noël, entre autres), avec Halloween pour toile de fond, et qui se démarque principalement grâce à son interprète principale, comme toujours ultra-énergique, enthousiaste et attachante.

Avec Yaeger (sorte de croisement entre Nathan Fillion, Aaron Eckhart et Thomas Jane, au niveau du jeu et du physique), et des enfants sympathiques, elle confère au tout un naturel et une certaine décontraction qui ne sont pas désagréables, et qui font plutôt bien passer tous les clichés habituels du genre, y compris le triangle amoureux obligatoire.

Ce dernier passe d'autant mieux que, pendant le plus gros du métrage, l'accent est mis sur la famille et sur ce père absent, plutôt que sur la romance estampillée Hallmark (c'est donc plus orienté comédie familiale que romantique, donc).

Ça ne fait pas forcément de ce téléfilm un chef d’œuvre - le dernier tiers ronronne gentiment, et le tout reste affreusement prévisible - mais ça change agréablement de l'horreur de rigueur à cette période de l'année, et c'est plutôt bien mené (en plus d'avoir une jolie ambiance d'Halloween, et de faire preuve d'une certaine "subtilité" dans la manière dont le triangle est résolu).

Un petit 4/6

(critique revue et corrigée lors de l'Oktorrorfest 2017)

Le Sanctuaire (The Hallow - 2015) :

Lorsqu'Adam, un biologiste environnemental, s'installe avec sa femme Claire (Bojana Novakovic) et leur bébé dans une petite maison isolée, en pleine forêt irlandaise, il a le malheur d'ignorer les avertissements des habitants de la région ; rapidement, le peuple de la forêt se manifeste alors, avec pour objectif de dérober le bébé d'Adam et de Claire...

Une co-production anglo-irlandaise qui m'embête, je dois dire. Elle m'embête parce que, pour un premier film, c'est tout à fait honorable, avec quelques images assez jolies, de nombreuses créatures esthétiquement crédibles, et une atmosphère très particulière et plutôt intéressante... mais malheureusement, le film a aussi de nombreux défauts inhérents au fait que ce soit justement un premier film.

Le script, en particulier, aurait nécessité un peu plus de travail.

Passons sur le fait qu'il soit finalement assez classique (le petit peuple de Faërie qui vole des enfants pour les remplacer par des changelins, c'est le b-a-ba du bestiaire fantastique celte), et attardons-nous plutôt sur son rythme et sa structure assez peu efficaces : il faut attendre 45 minutes pour que le film démarre vraiment, avec la première apparition d'une créature.

Auparavant, c'est la routine du "couple qui s'installe dans une maison isolée où il se passe des choses étranges", comme elle a pu être vue dans 250 films de hantises, etc. On peine donc à s'attacher à ce couple finalement assez générique et pas forcément très sympathique, à s'intéresser à son sort, et on attend patiemment que le film sorte enfin des sentiers battus...

Et puis quand le film s'énerve enfin, et devient un film de siège, cela ne dure jamais suffisamment longtemps pour vraiment être efficace ; un problème récurrent de ce métrage, dont la structure a tendance à affaiblir l'impact des scènes, que ce soit en faisant des montages parallèles peu avisés, ou en coupant trop abruptement certains moments tendus.

On finit en fait par regarder le tout d'un oeil distrait, admirant les créatures du film sans réellement se passionner pour ses protagonistes humains.

Bref, beaucoup de potentiel dans le travail de ce réalisateur, mais aussi beaucoup de points à améliorer.

3.5/6

Ghosthunters On Icy Trails (Gespensterjäger - 2015) :

Lorsque Tom (Milo Parker), un garçon peureux âgé de onze ans, découvre un fantôme gluant nommé Hugo (Bastian Pastewka) dans sa cave il panique. Mais Hugo est inoffensif, et a même besoin d'aide, car une entité polaire surnaturelle l'a chassé de son manoir, et est bien décidée à conquérir le monde. Tom et Hugo se tournent alors vers Hetty (Anke Engelke), une chasseuse de fantômes professionnelle, récemment renvoyée du CGI (l'Institut Central de Chasse au fantôme) à cause de son caractère irascible et misanthrope...

Adaptation irlando-allemande des romans de Cornelia Funke, ce long-métrage ultra-dérivatif (ça repompe énormément de choses, de SOS Fantômes à Men in Black, tout en tentant vaguement de faire passer ça pour des hommages) bénéficie d'effets spéciaux très réussis, et d'un Milo Parker à nouveau très solide (comme dans Mr Holmes ; d'ailleurs, ce petit gars a une carrière en or devant lui, je pense).

Dommage alors que le tout soit particulièrement mal rythmé et quelconque, avec une post-synchro assez moyenne pour la plupart des acteurs allemands ayant tourné en anglais, et ayant dû être redoublés en post-production.

À réserver aux plus jeunes... mais même ces derniers risquent de s'ennuyer pendant ces 99 minutes de film.

2.75/6

The Hollow (2015) :

La veille d'Halloween, alors qu'une tempête infernale menace l'île de Shelter Island, trois soeurs (Sarah Dugdale, Stephanie Hunt et Alisha Newton) encore endeuillées par la mort tragique de leurs parents arrivent pour rendre visite à leur tante Cora (Deborah Kara Unger). Mais Cora est morte : en effet, des siècles plus tôt, l'île a été maudite par des sorcières, et désormais, le jour d'Halloween, une entité maléfique faite de cendres, de flammes et de ronces revient à la vie pendant 24 heures, pour s'en prendre aux habitants de Shelter Island...

Un téléfilm Syfy qui ne commence pas trop mal, et qui sait donner à ses forêts et son environnement naturel une ambiance très lugubre et sinistre.

À l'identique, la créature en elle-même est plutôt réussie, visuellement parlant (comme le reste des effets numériques, d'ailleurs), et les trois actrices principales font de leur mieux pour faire vivre leurs personnages respectifs... mais malheureusement, ces personnages sont globalement à baffer.

Le parti-pris de les faire constamment se disputer devient rapidement épuisant, et les trois soeurs ne sont jamais développées de manière très intéressante... ce qui s'avère un défaut rédhibitoire dans un récit assez peu captivant, qui se résume trop souvent à "la plus jeune disparaît/il faut la retrouver/la créature apparaît/la petite est retrouvée/quelqu'un est tué/les autres s'enfuient", en boucle.

Pas terrible du tout, donc, et les jump scares sont très faiblards.

1.75/6

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Halloween Novembrrrfest 2015 - Bonus en vrac ! (5)

Publié le 16 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Télévision, Halloween, Hallmark, Fantastique, Comédie, Jeunesse, Romance, Animation

L'Oktorrorfest 2015 est désormais terminée sur le blog des Téléphages Anonymes, et avant de partir pour de bon, la Grande Citrouille a laissé derrière elle tout un assortiment de micro-critiques en vrac, qui n'ont pas trouvé leur place dans le calendrier de ce marathon...

Chair de Poule (Goosebumps - 2015) :

Fraîchement installé dans une nouvelle maison, au sein d'une petite ville tranquille, Zach (Dylan Minette) s'attache rapidement à sa voisine Hannah (Odeya Rush), une mystérieuse brunette qui vite cloîtrée chez elle avec son père... le célèbre RL Stine (Jack Black). Les Stine protègent en effet un terrible secret : les monstres des livres écrits par RL Stine existent réellement, et peuvent s'échapper de leurs ouvrages respectifs s'ils sont laissés sans surveillance. Ce qui, bien entendu, ne manque pas de se produire à cause de Zach et de son nouvel ami Champ (Ryan Lee)...

Un film familial du réalisateur du quelconque Les Voyages de Gulliver (déjà avec Jack Black), et dont l'intérêt repose fortement sur la nostalgie de la série et des ouvrages Chair de Poule.

Seul problème : je n'ai jamais été grand fan de Chair de Poule, et ce pour de multiples raisons.

Déjà, j'étais un petit peu trop vieux lorsque Chair de Poule est arrivé en France, que ce soit à la télévision ou en librairie ; ensuite, en tant qu'éternel amateur de monstres et d'horreur depuis ma plus tendre enfance, j'étais paradoxalement déjà bien rôdé dans ce domaine, et j'avais déjà vu bon nombre des épisodes de la série Fais-moi Peur, entre autres.

Autant dire que les quelques épisodes et livres de RL Stine qui me sont passés devant les yeux/entre les mains à l'époque m'ont paru diablement prévisibles et dérivatifs, et que par conséquent, je n'ai jamais développé cet attachement et cette nostalgie à la franchise qu'ont beaucoup de personnes nées un peu après moi.

Mais revenons à ce Chair de Poule. Dans l'absolu, l'approche "méta" de l'univers de RL Stine avait de quoi plaire, avec ce best-of des monstres de la franchise, qui sont ici tous réunis au même endroit, dans un joyeux foutoir très généreux en chaos organisé.

Malheureusement, une fois débarrassé du facteur nostalgie, le film souffre de problèmes assez notables : il est par exemple assez long à démarrer (30 minutes avant la moindre manifestation surnaturelle), la musique d'Elfman est transparente au possible, l'humour apporté par Ryan Lee (et par la tante du héros) est inégal, Odeya Rush est peu marquante, et surtout, Jack Black en fait un peu trop.

Et déjà qu'il est naturellement un peu envahissant, il en rajoute ici une couche supplémentaire en doublant toutes les créatures parlantes et grognantes... de quoi saturer assez rapidement, même si l'on apprécie globalement l'acteur dans d'autres rôles.

Gros point positif, cependant, la qualité des effets spéciaux, assez homogènes et souvent réussis.

Bref, si l'on est nostalgique de la franchise Chair de Poule (ou que l'on est assez jeune), on appréciera probablement ce métrage nettement plus que dans le cas contraire.

Mais en l'état, ce n'est qu'un long-métrage familial assez moyen et générique, dans la lignée d'un Jumanji ou d'une Nuit au Musée, qui est cousu de fil blanc, se paie des personnages secondaires un peu inutiles, et qui manque régulièrement de punch et d'intérêt entre deux séquences à effets numériques spectaculaires.

Un petit 3/6

La Digne Héritière (Growing The Big One - 2010) :

Emma Silver (Shannen Doherty), une animatrice radio de Seattle, hérite de son grand-père une ferme à Valleyville. Contrainte de s'y installer, et d'animer là une nouvelle émission de radio sous peine de perdre son emploi, Emma découvre alors que son grand-père avait accumulé des dettes énormes. Pour éviter que la ferme ne soit saisie, Emma se lance alors dans le concours local de citrouilles, et recrute, un peu malgré elle, l'assistance de Seth (Kavan Smith), un voisin bricoleur au charme duquel elle n'est pas insensible.

Une comédie romantique Hallmark vaguement campagnarde et automnale (citrouilles obligent), qui déroule son script assez classique sans grande énergie, pas aidé par une Doherty jamais vraiment naturellement chaleureuse ou attachante (quand elle se force, ça passe mieux, malgré le fait qu'elle se force, justement), et un Smith guère plus charismatique.

Le duo principal n'a ainsi qu'une alchimie très limitée, et les clichés habituels du genre ("il était diplômé d'une grande université, et avait un job en or, mais a tout plaqué pour retrouver le bonheur à la campagne"...) font que le tout est très générique, quelconque, et oubliable.

2/6

You Cast A Spell on Me (2015) :

Matt (Ryan McPartlin) est un sorcier avec un problème : il n'a que quelques jours - jusqu'à Halloween - pour trouver une femme, sous peine de perdre tous ses pouvoirs, et de mettre en péril l'avenir de son clan et de son entreprise. Deux choix s'offrent alors à lui : épouser Lizzie (Briana Lane), une amie sorcière avec qui il a une relation purement platonique, mais qui a été désignée pour devenir sa femme ; ou bien partir lui-même en quête de l'âme soeur, une âme soeur qui pourrait bien se nommer Sara (Nikki Deloach), une psychiatre terre à terre qui s'avère insensible aux pouvoirs magiques de Matt... et qui finit par hériter d'une partie de ceux-ci après un baiser.

Cette année, comme Hallmark, la chaîne ION tente de reproduire à Halloween le succès de toutes les comédies romantiques diffusées chaque Noël.

Mais alors que Hallmark a choisi (voir ici) une approche ultra-basique et réaliste, décalquant exactement le schéma habituel du genre, en le transposant à Halloween, en mettant le paquet sur les décors et l'ambiance, et en reposant entièrement sur l'alchimie et l'énergie de son couple principal, ION fait l'inverse, et s'oriente sur le surnaturel.

Un choix osé pour une chaîne au budget minimaliste, et dont la majorité des téléfilms paraissent fauchés et/ou recyclés des productions plus ambitieuses d'autres chaînes. Et ici, au premier abord, c'est le cas : le script semble assez classique (une sorte de mélange entre Charmed et ces comédies au script balisé, façon "le Père Noël/un humain doit trouver une épouse avant de perdre ses pouvoirs/afin de pouvoir hériter d'une fortune"), la distribution est assez générique (McPartlin reste sympathique, mais le cast féminin est assez transparent), et surtout, le tout a clairement été tourné en été, en Californie.

Car rien ne fait plus Halloween que des pelouses vertes, des passants en shorts et t-shirts, et trois citrouilles en plastique posées sous des palmiers, en plein soleil.

Autant dire que niveau atmosphère, c'est zéro pointé, mais étrangement, après avoir erré pendant un moment entre comédie romantique clichée et récit surnaturel tentant de créer un monde de sorciers et de mortels, le script trouve un semblant d'équilibre. Un équilibre inégal, qui passe par la psychiatre qui se découvre des pouvoirs, et tente de les contrôler, avant de se prendre une cuite pour oublier, et par McPartlin et sa famille qui font de la magie pour essayer de trouver la psy, mais un semblant d'équilibre tout de même, aidé par un ton général gentiment rigolard et peu sérieux.

Ça ne vole jamais très haut, c'est dérivatif, les effets spéciaux sont minimalistes et digne d'un mauvais épisode de Charmed, l'ambiance d'Halloween est inexistante, et le scénario semble avoir été amputé de dix minutes de script dans son dernier acte, mais j'ai été surpris de m'apercevoir que le tout se regardait tranquillement, et parvenait même à m'arracher occasionnellement un sourire.

Ça ne vaut pas tout à fait la moyenne, mais bon...

2.5/6 pour l'effort.

Scary Godmother : Halloween Spooktacular (2003) & The Revenge of Jimmy (2005) :

- Pour la première fois de sa jeune vie, Hannah Marie (Britt McKillip) va faire la tournée d'Halloween avec son cousin Jimmy (Alex Doduk) et ses amis ; mais ceux-ci ne sont pas ravis de devoir supporter la petite fille craintive, et ils décident de lui faire peur en l'enfermant dans une maison locale, réputée pour être hantée. Là, Hannah Marie va faire la connaissance de sa Terrible Marraine (Tabitha St. Germain), une sorcière bienveillante, et de tous ses amis les monstres : Bug-a-Boo le monstre aux multiples yeux, Harry le loup-garou vorace, le Comte Max et sa famille, et Skully Pettibone, le squelette flamboyant...

- Un an après avoir été terrorisé par les nouveaux amis d'Hannah Marie, Jimmy (Alexander Ludwig) en est toujours traumatisé... et cette année, afin d'éviter les monstres en tous genres, il a décidé de tout faire pour qu'Halloween soit annulé. Car sans Halloween, pas de monstres... mais Hannah Marie, sa Marraine et les autres enfants ont d'autres idées en tête...

Une double adaptation canadienne (2x45 minutes) de la bande dessinée de Jill Thompson, qui co-écrit d'ailleurs l'épisode de 2003, et a insisté pour que le tout soit transposé en personnages 3D, souvent sur fond de décors 2D tous droits sortis des illustrations de Thompson.

Visuellement, le premier opus est le plus faible, avec une animation souvent simpliste et primitive, qui semble un peu trop limitée pour rendre vraiment justice à cette oeuvre. On finit néanmoins par s'y habituer, comme aux autres changements apportés au récit : une Hannah Marie un peu vieillie, des enfants qui flirtent un peu entre eux, la Marraine qui emmène Hannah chez elle à dos de balai, avant de la ramener dans la maison hantée, etc.

Idem pour le second épisode, qui s'il est plus réussi visuellement, a droit lui aussi à son lot de changements, notamment dans ce qui se produit dans le monde de la Marraine lorsque Halloween est annulé.

Certains changements sont inspirés, d'autres nettement moins, mais dans l'ensemble, l'esprit du comic-book est respecté, et cette adaptation se permet même des touches d'humour décalé et référentiel, ainsi que de brefs moments musicaux à l'ambiance très 60s, qui sont plutôt rafraîchissants.

Dommage que le budget n'ait probablement pas permis un rendu visuel plus poussé.

4/6

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Un film, un jour (ou presque) #113 : L'Incroyable Hulk (2008)

Publié le 22 Avril 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Fantastique, Science-Fiction, Marvel, MCU

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

L'Incroyable Hulk (The Incredible Hulk) :

Hanté par le résultat improbable de ses expériences, Bruce Banner (Edward Norton) tente désespérément de contrôler la bête destructrice qui sommeille en lui. Contraint de s'exiler à l'autre bout du monde pour échapper aux forces du Général Ross (William Hurt), Banner finit par être ramené au pays par le gouvernement pour y affronter le résultat d'une autre expérience ratée, l'Abomination (Tim Roth), devenue incontrôlable.

Avengers 2 vient de sortir, et le moment est donc venu pour moi de revenir sur le seul film Marvel que je n'ai pas revu depuis sa sortie : l'Incroyable Hulk de LeTerrier. Et pour cause : je suis un grand fan du Hulk d'Ang Lee, une tragédie familiale expérimentale, à la limite du film d'art et d'essai, drapé d'atours de blockbuster décomplexé, et pour lequel ILM s'était dépassé, jusqu'à obtenir un photoréalisme exceptionnel pour le monstre.

Quel dommage alors que, depuis, le métrage ait fini par avoir une réputation de nanard absolu et chiantissime "qui n'a pas assez d'action et de combats", et que les chiens mutants et le design débatable du Hulk aient fini par éclipser toutes les réussites du métrage.

Pour cet Incredible Hulk, à l'époque de sa sortie, j'avais dit cela :

Je vais faire bref, mais niveau acteurs (entre une Tyler au développement inexistant, et un Hurt constipé), réalisation (là où le Lee avait 250 idées par plan, ici, c'est le strict minimum syndical), effets spéciaux (le design du géant vert est question de goûts, tout comme sa couleur, mais sur le plan de l'intégration pure et du réalisme, ça a bien régressé, en cinq ans... pas surprenant, puisque ILM n'est plus de la partie), musique (à part le thème de la série Hulk, le score d'Armstrong est transparent au possible) et bien sûr scénario (inexistant dans la version 2008, puisque se limitant à "Banner est en fuite, l'armée est prête à tout, et Banner finit par corriger les erreurs de l'armée"), ça ne fait clairement pas le poids par rapport à son ancêtre.

Alors certes, le Ang Lee n'était pas parfait, il était lent et contemplatif (mais paradoxalement dynamique via la mise en scène), et le caniche hulk fait toujours un peu tâche (même si sa modélisation est impeccable). Mais chez Leterrier, c'est pire ! Hélicos en CGI ratés, scène sous la pluie avec une Liv Tyler bluescreenée par un élève de CP, combat final frôlant par moments la cinématique bourrine de jeu vidéo (alors que l'équivalent chez Ang Lee, réputé pour être incompréhensible, est en fait totalement limpide et stylisé, à la revision), moments d'humour/caméos déplacés (celui de Stan Lee est assez raté, car non seulement il arrive comme un cheveu sur la soupe, mais en plus il ne nous montre même pas l'effet du sang de Banner sur Stan), scènes d'action rares, entremêlées de grand vide scénaristique qui fait dormir... bref...

Donc oui, le film de Leterrier fonctionne relativement en tant qu'actioner-décérébré-please-remove-your-brain-before-entering-the-theater.

Maintenant, je préfère sans conteste le Lee, qui pour le coup demandait d'allumer son cerveau avant visionnage... celui-ci, 2/6, en fait.

(deux remarques, maintenant : gros point positif, le caméo de Ferrigno, qui a enfin du texte à dire, contrairement au Lee. Et je préférais nettement l'idée Hulk = colère plutôt que celle, réutilisée ici, de Hulk = n'importe quelle émotion forte, y compris le désir. )

Et maintenant, sept ans après la sortie en salles, comment est-ce que ce métrage supporte le passage du temps ?

La première chose m'ayant frappé, d'abord, c'est la durée du métrage. Pas loin de deux heures. Et l'absence globale du Hulk pendant plus de cinquante minutes. Probablement une conséquence des réécritures et remontages exigés par l'égo de Norton, en conflit avec Marvel et Universal.

D'ailleurs, Norton - s'il est incontestablement bon acteur - n'est tout simplement pas à sa place dans ce rôle. Non seulement il ne fait pas un héros charismatique, mais en plus, il n'a pas le capital-sympathie que l'on attendrait d'un Bruce Banner : Ruffalo est charismatique et sympathique ; Bana était charismatique et relativement sympathique ; Norton, lui, semble prendre son rôle beaucoup trop au sérieux, et au final, il paraît constamment effacé et absent du métrage.

Ce qui pose un problème certain au film, puisque le reste du cast n'est pas forcément très inspiré, notamment Tim Roth, qui ne fait pas vraiment un soldat d'élite très convaincant, que ce soit avant ou après ses injections. Quant à l'Abomination, son design n'est vraiment pas terrible, en comparaison de la bête étrange du comic-book.

Néanmoins, il faut bien l'admettre, le rendu technique de l'Abomination est assez convaincant. D'ailleurs, le fait que toute la confrontation finale soit plus crédible et réussie, techniquement, que tout le reste du film (la première vraie apparition de Hulk, sur le campus, et le quart d'heure qui suit, c'est un festival d'intégrations ratées, de détourages approximatifs, de fonds verts, d'un modèle numérique manquant cruellement de détails et de textures, et d'interactions maladroites et peu crédibles avec les acteurs : la transformation, attaché sur la table d'opération du Leader, est immonde) laisse à penser que tout le budget et les efforts de l'équipe d'effets spéciaux ont été consacrés à cet affrontement final... et que le reste a été plus ou moins bricolé ensuite avec ce qui restait de temps et d'argent.

Quoiqu'il en soit, on se retrouve avec un film qui cache donc son Hulk pendant 50 minutes, et après avoir surexposé ses effets mal finalisés durant la grosse scène du campus, se remet aussitôt à ronronner jusqu'au dernier quart d'heure de film. Difficile alors de s'intéresser au métrage, même si l'intérêt remonte un peu lors de l'affrontement ultime.

En fait, ce Hulk commet une erreur de taille : si le Ang Lee est très loin de faire l'unanimité, il ne laisse personne indifférent, et tout le monde se souvient d'un moment du film ou d'un autre, pour le meilleur ou pour le pire ; le film de Leterrier, lui, est médiocre de bout en bout, et totalement oubliable. Au mieux, on se souvient du film pour son fanservice vis à vis de la série des années 70/80, rien de plus.

D'un côté, un film controversé, mais aux partis pris artistiques radicaux, qui ont fait jaser et dont on débat toujours aujourd'hui, et de l'autre, un film transparent, que tout le monde a déjà oublié, et ce bien qu'il fasse partie de la continuité des films Marvel... pire : au box-office, des résultats similaires, voire même à l'avantage du premier métrage.

Traduction : malgré l'insistance des fanboys réclamant toujours plus d'action, l'Incroyable Hulk n'était pas à faire. C'est un film qui n'a rien apporté, ni sur le plan créatif, ni sur le plan financier, et qui a d'ores et déjà été supplanté dans les mémoires par le Hulk de Avengers. Et ce, sans la moindre surprise.

2/6

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Les bilans de Lurdo : Star Trek Voyager, saison 4 (suite - 5)

Publié le 27 Mars 2016 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Télévision, Critiques éclair, Review, Science-Fiction, Star Trek

Je continue mes mini-reviews de l'intégrale de Star Trek Voyager, une intégrale commencée il y a bien longtemps, et une saison 4 qui continue tranquillement son chemin, plus rythmée et dynamique qu'auparavant !

4x16 - Prey :

Un épisode bien noté et apprécié par les fans (et il est vrai que formellement, c'est assez bien mené), mais qui personnellement me file des boutons, tant il est symptomatique du syndrome "Janeway est une hypocrite écrite sans la moindre constance et homogénéité, et dont le code moral à géométrie variable ne devrait clairement pas être présenté par les scénaristes comme un exemple à suivre".

Ici, donc, on a Voyager qui trouve une épave hirogen, avec à son bord un chasseur blessé (Tony Todd, excellent), qui poursuivait un membre de l'espère 8472. Lequel est lui-aussi blessé, s'introduit dans le Voyager, tue quelques membres d'équipage, et finit par être arrêté. En cellule, le 8472 joue la carte du "je suis tout seul, je suis perdu, ils sont maychants avec moi, aidez-moi à rentrer chez moi sivouplé", pendant que d'autres Hirogens arrivent, et menacent de détruire le Voyager si on le leur rend pas leur collègue et leur proie. Janeway est contre, Seven est pour, paf, débat idéologique.

Sauf que bon, la position manichéenne de Janeway (qui veut rouvrir un portail vers la dimension des 8472 afin de renvoyer le captif chez lui, et qui est prête à mettre la vie de son équipage en danger pour cela) est intenable, et n'a pas grand sens compte tenu des décisions passées du capitaine, notamment lors de l'invasion des 8472. Et pourtant, ça ne l'empêche pas de faire une grande leçon de morale et d'humanité à Seven, et de la punir en fin de compte parce que la Borg n'est pas d'accord avec elle, a fait preuve d'individualité, et a préféré sauver le vaisseau plutôt que de le sacrifier pour le 8472 (gros bug de scénario, d'ailleurs, à ce moment là, puisque Seven of Nine téléporte l'Hirogen et le 8472 depuis le Voyager jusqu'à un autre vaisseau, alors qu'ils sont tous les deux en pleine bataille, boucliers levés ; m'enfin c'est du Braga, on a l'habitude des trous de scénario et des grosses ficelles un peu trop faciles).

Joli moment d'hypocrisie, donc, que Seven souligne en partie, et qui aurait certainement provoqué une mutinerie à bord d'un autre vaisseau de la flotte, ou si les scénaristes étaient consistants :

"Janeway à l'équipage : vous vous souvenez de cette race que nous avons partiellement exterminée, après qu'elle ait envahi notre espace pour nous détruire tous en représailles d'une tentative d'assimilation par les Borgs ? Et bien nous avons un représentant de cette espèce à bord, il vient de tuer quatre d'entre nous, et il est poursuivi par les Hirogens. Mais parce que j'aime beaucoup avoir l'ascendant moral sur le reste du monde, pour lui faire la leçon, et parce que la chasse, ce n'est pas bien, c'est cruel et c'est barbare, nous allons tenter de rouvrir un portail dimensionnel jusqu'à la dimension d'origine du 8472, pour y déposer ce dernier, et ce tout en subissant le feu nourri des Hirogens, qui se demandent pourquoi on intervient dans leur mode de vie et dans leurs conflits personnels, et qui vont probablement réussir à nous détruire dans quelques minutes. Ah, et le 8472 est en train de se régénerer, et va probablement tenter de quitter sa cellule et de nous tuer dès qu'il ira mieux, mais on s'en moque, la chasse, c'est mal, et moi, je suis la personne la plus sage du vaisseau."

(une saison ou deux plus tôt, c'était cette même Janeway qui affirmait "ma première responsabilité, avant même la Prime Directive, c'est la survie de mon équipage, qui doit passer avant tout le reste". LOL)

(et je n'ai même pas mentionné le fait que tout l'épisode aurait pu être 100 fois meilleur et plus intéressant si l'identité de la proie n'avait pas été révélée dès la première scène de l'épisode ; on aurait eu Voyager découvrant une épave hirogen, et son prisonnier ; ce prisonnier expliquant sa chasse, et que sa proie dangereuse est probablement à bord de Voyager ; les autres Hirogens qui débarquent, menaçant le Voyager, et Janeway qui, instinctivement, prend la défense de la proie, par principe ; Janeway & l'équipage qui découvrent alors que la proie est 8472 : zou, choc, surprise, débat idéologique, conflit, suspense, etc, de manière bien plus agréable du point de vue du spectateur. M'enfin bon...)

 

4x17 - Retrospect :

Un épisode cosigné Bryan Fuller, et qui repose principalement sur l'interprétation excellente de Jeri Ryan, de Picardo et sur celle de la guest star de la semaine, Michael Horton. Ici, on a droit à Seven qui souffre de stress post-traumatique, et l'Holo-Doc qui utilise des techniques d'hypnose douteuses sur la Borg pour débloquer des souvenirs refoulés : elle a été victime d'un "viol" technologique pratiqué par un marchand d'armes paranoïaque avec lequel Voyager fait actuellement affaire... sauf qu'en fait non, ces souvenirs n'étaient que des souvenirs imaginaires, et ça débouche sur la mort de l'accusé dans une explosion.

Et c'est là que c'est problématique, en fait, puisque le script est un peu maladroit et confus : il semble sous-entendre que le marchand est innocent, et que Seven a tout imaginé, mais en parallèle, ce point n'est jamais vraiment confirmé, et la réaction exagérée de l'accusé peut laisser la porte ouverte à une culpabilité réelle tout simplement invérifiable. Et donc, sur cette base assez floue et insatisfaisante, le script conclut en bottant en touche, sans la moindre conséquence pour l'équipage du Voyager, ou pour l'Holodoc, plus ou moins directement (et agressivement) responsable de la mort d'un homme innocent ; contrairement à Seven dans l'épisode précédent, le Doc n'a droit qu'à un "pas grave, doc, tout le monde peut se tromper" de la part de Janeway, après qu'il ait fait son mea culpa. Seven, par contre, a droit à un regard noir et furieux de la part du Capitaine, on se demande pourquoi. Mwé.

 

4x18-19 - The Killing Game :

Arf, ce double épisode :rolleyes:. Sur papier, pourtant, ce n'est pas forcément désagréable, c'est simplement un peu idiot : les Hirogens ont capturé le Voyager, et l'ont transformé en holodeck géant, pour y enfermer l'équipage lobotomisé dans (entre autres) une simulation de la France occupée par les Nazis, dans laquelle Janeway est la tenancière d'un cabaret et meneuse de la résistance locale. Un épisode spécial holodeck assez typique, malheureusement écrit par le duo infernal Braga/Menosky, ce qui veut dire qu'ils ont eu l'idée "Nazis vs Klingons", et qu'ils ont construit un double épisode plein de trous, de choix narratifs abusifs et de rebondissements improbables autour de ça.

Alors oui, les acteurs s'amusent, Jeri Ryan pousse la chansonnette, Kim est enfin utile, et c'est assez bien produit (bien qu'un peu cheap et cliché par moments), mais 90 minutes, c'est beaucoup beaucoup trop long pour ce que ça raconte, et ça laisse beaucoup trop de temps et de place au spectateur pour remarquer les problèmes du scénario et pour s'ennuyer, notamment à cause des scènes d'action répétitives de la seconde moitié.

Et puis bon, on ne peut pas dire que les Hirogens aient été gâtés par les scénaristes, que ce soit esthétiquement - ils perdent beaucoup de leur superbe une fois débarrassés de leurs armures, et engoncés dans des uniformes nazis mal taillés - ou conceptuellement - cinq épisodes et puis s'en vont.

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 15 - Holidays (2016)

Publié le 26 Septembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Comédie, Anthologie

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Holidays :

Anthologie d'horreur en huit segments, qui prennent tous place à une période festive de l'année, avec une musique d'ouverture rétro-Carpenterienne, et quelques visages familiers - entre autres, Seth Green, Clare Grant, la femme d'Eli Roth, le mec d'Epic Meal Time, et la fille de Kevin Smith, dont le papa réalise justement son segment.

# Valentine's Day (par Dennis Widmyer et Kevin Kölsch, réalisateurs de Starry Eyes)

Maxine (Madeleine Coghlan), une adolescente complexée et martyrisée, imagine que son professeur de natation (Rick Peters), malade du coeur, est amoureux d'elle, ce qui fait d'elle la risée de ses semblables. Lorsque le coach la prend en pitié et lui offre une carte de St Valentin, Maxine retrouve du courage, et décide alors de se venger de celles qui la tourmentent.

Un segment assez joliment filmé, avec des choix esthétiques affirmés qui sont assez intéressants. Le tout est un peu surjoué, cela dit, et la chute est beaucoup trop prévisible pour convaincre. 3/6

# St. Patrick's Day (par Gary Shore, réalisateur de Dracula Untold)

Désireuse d'avoir un enfant à tout prix, une institutrice (Ruth Bradley) attire l'attention de l'une de ses élèves (Isolt McCaffrey) qui, à l'approche de la Saint Patrick, use de sorcellerie pour exaucer le souhait de son enseignante. Mais celle-ci n'est pas forcément enceinte d'un petit bébé humain...

Un segment qui souffre particulièrement d'une forme aux effets de style ultra-nombreux (jump cuts, avances rapides, etc) qui finissent par donner une impression globale de décousu et de brouillon, voire même, sur la fin, de grand n'importe quoi kitchouille et risible. C'est dommage, parce que l'approche "rituels païens" à la Wicker Man avait du potentiel, et la scène de l'accouchement n'était pas désagréable (même si elle ne reposait que sur des effets de style, justement). À trop vouloir faire décalé et wtf, cependant, ça finit par être assez lassant et agaçant. 2/6 (nan, mais le serpent géant mi-CGI mi-caoutchouc, franchement...)

# Easter (par Nicholas McCarthy, réalisateur de The Pact, et de At The Devil's Door).

À la veille de Pâques, au moment de se coucher, une fillette s'interroge sur la signification de cette fête, et sur les rapports entre Jésus Christ, et le Lapin de Pâques.

Alors là, coup de coeur. C'est probablement le concept le plus simple du lot (une fillette surprend le Lapin de Pâques en pleine nuit, pendant sa tournée), mais ce Lapin-Jésus-Christ-Pinhead stigmatisé, qui pond des poussins par la paume de ses mains en sang, et fait de la fillette sa remplaçante, ce Lapin, donc, est une réussite, à la fois glauque, malsain, et fascinant. D'autant que le sort réservé à la fillette est intelligemment réservé à un jeu d'ombres d'autant plus efficace. Mon préféré de toute cette anthologie. 4.5/6

# Mother's Day (par Sarah Adina Smith, réalisatrice de... euh... pas grand chose)

Kate (Sophie Traub), une jeune femme ultra-fertile qui tombe enceinte après chaque rapport sexuel, même protégé, se rend chez un médecin pour subir un énième avortement, mais celle-ci la redirige dans le désert, au sein d'un culte féminin de fertilité, qui l'incite à mener sa grossesse à terme.

Absolument aucun intérêt que ce segment assez redondant avec St Patrick's Day, et qui consiste uniquement à des femmes pseudo-hippies qui dansent nues, se baignent ensemble, communient, et se disputent... franchement, il suffit de rajouter une ou deux célébrités, un ou deux groupes à la mode, et voilà, c'est Burning Man ou Coachella. 0/6

# Father's Day (par Anthony Scott Burns, un illustre inconnu)

Carol (Jocelyn Donahue), une enseignante, reçoit le jour de la Fête des Pères une boîte contenant un magnétophone et une cassette audio, sur laquelle la voix de son père décédé se fait entendre. Suivant les instructions de celle-ci, Carol part dans un jeu de piste étrange, pour retrouver son géniteur qu'elle croyait disparu.

Un segment très atmosphérique, sobre et formellement plutôt réussi, avec une très jolie montée en tension passant uniquement par le son... mais dont la résolution est malheureusement particulièrement éventée et prévisible, ce qui affaiblit considérablement le tout. Dommage. 3.5/6

# Halloween (par Kevin Smith, qu'on ne présente plus)

Un groupe de cam-girls (dont Harley Quinn Smith) vit et travaille sous la coupe de Ian (Harley Morenstein), un manager violent, agressif et qui les exploite sans broncher. Le soir d'Halloween, cependant, elles décident de se venger.

Pas de surprise, on est devant du Kevin Smith, c'est très bavard, ça commence dans une superette, c'est gentiment vulgaire et graveleux... et c'est aussitôt totalement raté.

Pas forcément à cause de l'interprétation (Harley Quinn Smith n'est pas exceptionnelle, mais ça passe ; Morenstein surprend car il est excellent), mais plutôt à cause du concept en lui-même : les filles se vengent en assommant Ian, en le mettant en slip devant une webcam, avec un vibromasseur dans le fondement (fondement scellé avec de la super-glue, et vibromasseur branché, via une rallonge, sur une batterie de voiture et une télécommande), et elles l'obligent - via le chat de la web-cam - à se castrer en direct avec un couteau, ou à subir des vibrations insupportables dans l'arrière-train.

Soit. On voit là tout le niveau de ce segment, mais à la limite, pourquoi pas... sauf que tout ce segment s'effondre à partir du moment où l'on réalise qu'avec un couteau en main, Ian n'a qu'à couper la rallonge du vibromasseur pour mettre un terme à toute cette histoire. *soupir* 0/6

# Christmas (par Scott Stewart, réalisateur de Dark Skies, de Priest et de Legion)

Bien décidé à offrir un casque de réalité virtuelle révolutionnaire à son fils pour Noël, Pete Gunderson (Seth Green) est prêt à tout pour l'obtenir, même à l'arracher aux mains d'un homme agonisant. Mais rapidement, ce casque s'avère peser lourd sur la conscience de Pete, et lorsqu'il le met, ses instincts les plus sombres se révèlent à lui. Jusqu'à ce que sa femme Sara mette à son tour le casque...

Un petit segment très anecdotique et plat, qui manque cruellement de punch, et avec une fin que l'on voit venir à vingt kilomètres. Pas très drôle, pas très sanglant, pas très effrayant, pas très stylisé, vraiment très médiocre. 1.5/6

# New Year's Eve (par Adam Egypt Mortimer, réalisateur de Some Kind of Hate)

Lors du Nouvel An, un tueur en série (Andrew Bowen) habitué à massacrer toutes ses ex-compagnes, rencontre une nouvelle victime potentielle (Lorenza Izzo) grâce à un site de rencontres, et finit la nuit chez elle. Mais elle s'avère plus surprenante que prévu...

Un segment à l'interprétation assez juste, mais visuellement très quelconque, et qui ne va nulle part. L'espace d'un instant, on se dit que l'on assiste peut-être à un Mr et Mrs Smith en mode serial-killer, et qu'ils vont finir en sang, mais heureux ensemble... et non, c'est juste trente secondes d'affrontement entre psychopathes, avant une fin de segment précipitée et sans intérêt. Bof. 2/6

Alors voilà. Encore une nouvelle saison de l'horreur, encore une nouvelle anthologie horrifique, encore une nouvelle déception, avec ce Holidays qui échoue quasi-systématiquement dans son entreprise, Easter excepté. Vraiment décevant, tout ça...

2/6

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Les bilans de Lurdo : SEMAINE AVENTURE - Conan, saison 1 - première partie (1997)

Publié le 1 Août 2020 par Lurdo dans Action, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Histoire, Les bilans de Lurdo, Review, Romance, Télévision, USA, Allemagne, Mexique

Pendant une semaine, place à l'héroïsme, à la fantasy, aux mythes et à l'aventure sur le blog des Téléphages Anonymes... ​​

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Série américano-germano-mexicaine en 22 x 45 minutes adaptant de façon assez libre les aventures de ce cher Conan le barbare à la façon décontractée d'Hercule, Conan the Adventurer remplace ce bon vieil Arnold, dans le rôle-titre, par Ralph Moeller, ex-champion allemand de bodybuilding et montagne de muscles de près de 2 mètres de haut.

Pas forcément totalement fidèle à l'image du Conan des romans, mais un successeur tout à fait honorable au physique de Schwarzie... et à son interprétation.

Conan, saison 1 (Conan The Adventurer, season 1 - 1997) - première partie :

Le royaume de Cimmérie est tombé sous le joug du maléfique Hissah Zuhl (Jeremy Kemp), un sorcier malfaisant ; Conan (Ralph Moeller), barbare dont les parents ont été tués par Zuhl, est alors choisi par le dieu Crom (Richard Burton) pour mener la résistance contre Zuhl, avec l'aide de ses compères Otli (Danny Woodburn), Bayu (T.J. Storm), Zzeban (Robert McRay), Vulkar (Andrew Craig), et de la voleuse Karella (Aly Dunne)...

Difficile de prendre trop au sérieux cette adaptation de Conan, tant elle lorgne ouvertement sur la formule de la fantasy télévisée façon Hercule : budget limité, tournage dans un lieu à la nature un peu exotique (ici, le Mexique), direction artistique et réalisation limitées, un réalisateur connu à la production (ici, Brian Yuzna), un acteur mythique dans le rôle d'un dieu (ici, un double numérique du visage de Richard Burton, animé avec les pieds, dans le rôle de Crom), des effets spéciaux fauchés, des actrices typiquement américaines en guise de figurantes siliconées sexy, et un héros costaud et décontracté.

À la formule Hercule, Conan rajoute quelques kilos de muscles en plus à son héros, et des acolytes variés - un nain magicien, un gladiateur muet et son collègue en surpoids, un noir qui fait des arts martiaux : pas de quoi vraiment changer la donne, comme on va le voir assez rapidement...

1x01-02 - Heart of the Elephant : Peu de temps après l'arrivée de Conan dans le village de la belle Tamira (Kimberly Kelley), les troupes du roi-sorcier Hissah Zuhl ravagent les lieux, massacrent l'Ancien (Mickey Rooney), et capturent Conan et Tamira. Désormais gladiateur dans l'arène de Zuhl, Conan doit s'échapper avec l'aide de ses adversaires, puis retrouver le Cœur de l'éléphant, une pierre précieuse magique, afin que Yara (Steven Mattila), le sorcier de Zuhl, l'aide à secourir Tamira...

Un épisode pilote qui pose bien les bases de la série, et annonce ce à quoi il faut s'attendre : une série cheap, à la direction artistique et à la photographie italiennes, à la réalisation très... européenne (un réalisateur français, qui a travaillé sur les séries Highlander, Tarzan, Robin des Bois, Largo Winch), à l'interprétation très inégale (Moeller s'en sort bien, Kemp cabotine au possible) à l'écriture bancale, aux décors en carton-pâte, à l'action très approximative, à la musique insipide et à l'adaptation assez libre du récit original (la nature de la créature de la tour n'est plus la même, et c'est bien dommage).

Sinon, on peut noter un Andrew Divoff en général très méchant, une romance impossible qui ne fonctionne jamais vraiment et une redite de la découverte, par Conan, de son épée dans une tombe, gardée par un squelette étrange et clairement monstrueux (qui malheureusement est rapidement ridicule dès qu'il s'anime).

1x03 - Lair of the Beastmen : Alors qu'ils approchent de la montagne d'Aesgaard, Conan et ses compères tombent dans le piège tendu par des Hommes-Bêtes sanguinaires, aidés par Arali (Jodi Russell). Capturé, Conan est réduit en esclavage par le cruel Gha-Kree (Michael Bailey Smith), mais il finit par monter une rébellion avec l'aide des autres esclaves, dont Kiord (Brad Greenquist)...

Une adaptation assez fidèle du Lair of the Beast-Men ! de Smith/Thomas, publié par Marvel en 1970 (par contre, je ne me souviens plus si c'était adapté d'une nouvelle de Howard ou non), avec un Conan qui, une fois de plus, est capturé et réduit en esclavage, avant de se battre contre un gros monstre à demi-numérique et à demi-caoutchouteux. Otli apporte un peu de comic relief, les maquillages des hommes-bêtes sont calamiteux, mais en tant que récit indépendant, ça fonctionne. À peu près.

1x04 - The Siege of Ahl Son Bar : Conan et ses amis arrivent à Ahl Sohn-Bar, où ils sont confrontés à deux menaces : un blob tentaculaire vivant dans les eaux bordant le village, et les troupes de Zuhl, qui assiègent ce dernier. Pour ne rien arranger, Conan s'éprend de Rah-Sheen (Dawn Radenbaugh), une jeune femme somptueuse et amnésique, sauvée des eaux...

Un épisode très statique (c'est presque un bottle épisode filmé en extérieur) et étrangement nonchalant, à la prise de son parfois catastrophique, et qui nous offre une belle kelleyrisation de Vulkar, évacué d'une phrase de dialogue (et remplacé par TJ Storm, dans le rôle cliché du black toujours en colère) au cours de ces monologues d'ouverture insipides que nous fait Danny Woodburn. Vraiment rien de mémorable, et certainement pas ces effets visuels calamiteux, ni la potiche de la semaine avec ses cheveux blonds platine et son lipstick doré.

1x05 - A Friend in Need : Conan et ses amis croisent le chemin de Savann (Matthias Hues), un barbare que Conan connaît bien et qui cherche à venger la mort de sa bien-aimée. Mais Savann travaille en réalité pour Zuhl, et a pour mission de gagner la confiance de Conan afin de le faire tomber dans un piège...

Un épisode qui n'est pas désagréable du tout, et qui bénéficie de la présence de Matthias Hues, le Dark Angel du film avec Dolph Lundgren, en vieux compagnon de guerre de Conan. J'ai eu un peu peur, au début, en voyant ce village au shaman à l'interprétation calamiteuse, et, ensuite, en découvrant ces méchants peints en bleu, mais en fait, la suite de l'épisode adopte un déroulement assez honorable, avec l'équipe de Conan qui se méfie du BFF du barbare, et ce dernier qui les manipule...

Rien d'exceptionnel, mais ça se regarde, si l'on fait exception de ce duel final très approximatif à l'épée (une constante de la série, jusqu'à présent).

1x06 - The Ruby Fruit Forest : Conan et ses amis arrivent dans une forêt étrange, où des mines de rubis alimentent les invocations de Zhul, et où une rivière emporte Otli. Lorsque ses amis le retrouvent, Otli est vénéré comme une déité par une tribu indigène vivant dans les bois, que Conan et compagnie décident de défendre contre les troupes du général Knorr (Sam Jones)...

Un épisode assez bancal, avec pas mal de remplissage, une réalisation tremblotante, et une tribu locale aux peintures de guerre enfantines sur le visage. Forcément, Conan défend la veuve, l'orphelin, et la jolie autochtone (Ali Landry), et forcément, le tout se finit de manière assez prévisible et déjà formulaïque.

Cela dit, je trouve que les interactions des personnages (Zhul et son crâne, Otli et Bayu) sont plutôt sympathiques, et Robert McCray est étonnamment bon dans un rôle ingrat qui aurait pu virer au Bernardo-bis (en plus musculeux).

1x07 - The Three Virgins : À la recherche de leurs chevaux volés par Karella, Conan et ses compères arrachent trois vierges (Brooke Burns, Christa Sauls, Yvonna Kopacz Wright), prêtresses de Xanata (Suzanne Hunt), aux griffes de Mog (Lou Ferrigno), un vendeur d'esclaves. Mais les trois vestales les convainquent de les aider à retrouver un talisman sacré dérobé par Badai (Jimmie Skaggs), un sorcier rival de Zhul...

Conan et Zzeban à la merci de trois bimbos capricieuses, manipulés par leur copine voleuse, et confrontés à un Lou Ferrigno au look improbablement kitschouille, ainsi qu'à un sorcier maquillé façon black-metal norvégien, pour récupérer une énième pierre précieuse magique : dans un premier temps, pas désagréable à suivre, malgré un serpent numérique très laid et un monstre boueux plutôt approximatif (le frère maudit de Zhul)... mais rapidement, ça finit par tourner en rond, avec des personnages secondaires inutiles, des sous-quêtes quelconques, des femmes tous éprises de Conan, et cinq bonnes minutes de remplissage à la fin.

Et puis quand on voit ainsi un épisode où deux membres principaux de la distribution sont absents du récit, on ne peut que se dire que le show commence déjà à faire des économies pour caser ses guest stars.

1x08 - Ransom : Malgré tous ses efforts, Conan et ses amis se retrouvent recrutés par Lord Ursath (John DeMita) pour qu'ils aillent secourir sa fiancée, la princesse Adraina (Jeanne Chinn), enlevée peu de temps avant son mariage par Garth (Eric Steinberg) et ses hommes...

Un épisode globalement très nonchalant, depuis l'enlèvement de la princesse, particulièrement risible tant personne n'y croit, jusqu'au sauvetage de celle-ci (avec ce duel miteux de Conan contre un vieil asiatique qui fait un quart de son poids), en passant par les cascades toujours ultra-amateures (on sent qu'ils ont rarement fait plus d'une prise, et qu'ils n'ont pas beaucoup répété), et par les pérégrinations des compères de Conan, qui vont, viennent, qui tournent clairement en rond à cheval entre deux mêmes bosquets et deux mêmes prairies, et qui se retrouvent avec une princesse réticente sur les bras.

Cela dit, j'ai apprécié le fait que Conan ait toujours deux longueurs d'avance sur tout le monde, et qu'il ne soit pas un barbare stupide et bas-de-plafond. Par contre, la sorcière caquetante, elle, était calamiteuse...

 

(la suite, dès demain...)

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

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Les bilans de Lurdo : The Witcher, saison 1 (2019)

Publié le 30 Mai 2020 par Lurdo dans Action, Review, Critiques éclair, Comédie, Télévision, Fantastique, Drame, Romance, Les bilans de Lurdo, Aventure, Netflix, USA

Adaptation des romans d'Andrzej Sapkowski (et des jeux vidéo en étant tirés) narrant les aventures de Geralt le Sorceleur, The Witcher est chapeautée, pour Netflix, par Lauren Schmidt Hissrich (Daredevil, The Defenders, The Umbrella Academy... aïe), et a pris la forme, en 2019, d'une première année de 8 épisodes d'une heure à l'ambition très claire : remplir le vide laissé dans le cœur des fans d'heroic fantasy par la fin de Game of Thrones. Mission accomplie ?

The Witcher, saison 1 (2019) :

Les aventures de Geralt de Rive (Henry Cavill), Sorceleur mutant possédant des pouvoirs magiques et mercenaire chasseur de monstres, qui se trouve embarqué dans un conflit qui le dépasse lorsqu'il croise le chemin de Yennefer (Anya Charlotra), sorcière tourmentée, alors même que le royaume de Nilfgaard décide d'envahir violemment les nations voisines...

Résultats assez inégaux, pour cette première saison du Witcher, une première saison qui adapte plus ou moins diverses nouvelles, et adopte donc une approche décousue et déstructurée de sa narration : la plupart de ces épisodes sont des quasi-stand alones, avec des intrigues relativement closes (Geralt accompagne un groupe dans une quête, Geralt doit tuer tel monstre, etc) mais qui, en filigrane, construisent le monde où vit le Witcher, ses relations avec divers personnages secondaires récurrents, et les événements qui mènent au grand final - le siège de Sodden Hill, défendu par l'ordre des sorcières et des mages contre les troupes de Nilfgaard.

En parallèle des aventures de Geralt et de son barde Jaskier (Joey Batey), on suit donc le parcours initiatique de Yennefer, la bossue devenue sorcière toute-puissante en échange de sa fertilité, ainsi que celui de la jeune Ciri (Freya Allan), jeune princesse du royaume de Cintra, en fuite depuis la destruction de son château par les Nilfgaardiens, et destinée à retrouver Geralt.

Contrairement à ce que j'ai pu lire çà ou là, je n'ai pas trouvé la chronologie déstructurée de la série particulièrement difficile à suivre ou inutilement compliquée : au contraire, j'ai trouvé le tout plutôt clair et lisible, de par la présence d'indicateurs temporels visuels, et de personnages récurrents.

Je n'ai pas non plus trouvé que la série était particulièrement honteuse au niveau de ses effets spéciaux (c'est dans la moyenne du genre) ou de l'interprétation d'Henry Cavill (il est effectivement un peu raide dans un premier temps, mais c'est voulu, et il se détend au fil des années et des épisodes).

Là où ça a coincé un peu plus pour moi, c'est au niveau de l'intérêt des diverses sous-intrigues, ainsi que de certains choix de direction artistique, parfois gentiment kitschouilles. Ainsi, les mésaventures de Ciri sont d'un inintérêt chronique, pas aidées par un passage assez raté chez les dryades (des amazones dignes d'un mauvais épisode d'Hercule ou de Xena, dans des décors à la photographie plutôt laide), et par un rythme mollasson, histoire de faire durer le tout jusqu'au final.

À l'identique, les Nilfgaardiens ne paraissent jamais vraiment menaçants ou dangereux, ou du moins, peinent à acquérir une véritable présence à l'écran, engoncés dans des armures fripées très peu probantes, façon cosplay. Et le design des créatures monstrueuses (faune, strige, dragon) est un peu trop générique pour totalement convaincre.

Et puis, je dois bien l'avouer, j'ai toujours du mal avec la diversité forcée façon Netflix, à l'américaine, qui est plus maladroite et pataude qu'autre chose, altérant le récit et les personnages originaux pour leur apporter une ethnicité différente ; je pense notamment à Fringilla, qui, dans les romans, est une sorcière caucasienne pâle aux yeux verts,  ressemblant étrangement à Yennefer au point que Geralt la fréquente un temps, et qui devient ici noire et ouvertement manipulatrice/malfaisante, quitte à rajouter au personnage une caractérisation à la limite du cliché raciste noir = méchant.

À l'identique, le script rajoute de nouveaux personnages exotiques pas franchement utiles (Dara l'elfe), qui souvent ne semblent là que pour assurer un quota de représentativité. Si c'était fait de manière naturelle et plus subtile, aucun problème, mais là, ce n'est pas le cas, et il est difficile de faire abstraction de cette artificialité dans les premiers épisodes de la saison...

Après, l'ensemble reste agréable à suivre : je n'ai pas binge-watché le tout (ce qui explique peut-être pourquoi je n'ai pas eu trop de mal à suivre la chronologie) mais j'ai pris mon temps, au rythme d'un épisode par jour, et je n'ai jamais vraiment eu l'impression que le programme souffrait du syndrome Netflix habituel.

Les acteurs sont, dans l'ensemble, bons, la série conserve un léger sens de l'humour, la nudité n'est pas trop gratuite, les combats à l'épée sont efficaces, et si l'on pourra reprocher un world-building un peu pataud selon les scénaristes, le tout commence à prendre forme une fois que la chronologie se cristallise, à partir de la mi-saison.

Le bilan est donc mitigé positif, avec quelques épisodes qui se démarquent, pas toujours en bien : l'épisode du chevalier hérisson a le souci de recycler un récit traditionnel déjà vu, notamment dans les Monstres et Merveilles de Jim Henson, et d'être tiré vers le bas par la sous-intrigue de Ciri chez les dryades ; à l'inverse, l'épisode de la recherche du dragon dans les montagnes était plutôt amusant, bien que très prévisible ; et puis l'épisode final, particulièrement frustrant, puisque choisissant de placer Geralt dans un semi-coma pendant toute la bataille de Sodden Hill - un choix étrange que de penser que le spectateur est plus intéressé par Yennefer et ses copines défendant d'illustres inconnus, que par le sort et les actions du héros de la série.

C'est peut-être là que la série trahit le fait qu'une showrunneuse soit aux commandes : le programme semble souvent plus intéressé par le destin tragique et les états d'âme de ses protagonistes féminins (au demeurant bien interprétés), plutôt que par Geralt, qui traverse bon nombre d'épisodes en grognant, quasi-impassible.

À nouveau, avec un peu plus de subtilité et de maîtrise, une telle approche pourrait pleinement fonctionner. En l'état, ça reste un peu maladroit, et ça tente parfois trop de lorgner sur le Trône de Fer pour son propre bien.

Ah, et j'ai failli oublier un point important de la série : sa musique. Important, mais plutôt par son absence, car elle ne m'a pas du tout marqué, entre un thème principal et des sonorités m'ayant immédiatement renvoyé au thème principal de Black Sails, et des chansons de fin de générique assez insipides, le tout m'a semblé plat au possible, sur ce front. Y compris au niveau de Toss a Coin..., qui a fait sensation sur le web au moment de la diffusion de la saison 1, mais qui est honnêtement assez pauvre dans son écriture.

Je serai au rendez-vous d'une saison 2, plus par curiosité de voir s'ils vont trouver leur rythme de croisière que par véritable passion pour la série, mais une chose est sûre : il y a eu bien pire dans le genre fantasy télévisuelle, et finalement, cette saison 1 du Witcher est plutôt honorable.

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Les bilans de Lurdo : Doctor Who, saison 12 - suite et fin (2020)

Publié le 8 Mars 2020 par Lurdo dans Action, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Horreur, Les bilans de Lurdo, Jeunesse, Histoire, Review, Science-Fiction, Télévision, UK

Après une première moitié de saison très inégale, ne décollant véritablement qu'avec son cinquième et dernier épisode, suite de la saison 12 de Doctor Who, en espérant un peu plus de continuité globale et plus d'inventivité...

Doctor Who, saison 12 - suite et fin (2020) :

- 12x06 - Praxeus : Aux quatre coins de la planète, une nouvelle micro-bactérie contamine des êtres humains, et semble rendre fous les oiseaux. Le Docteur et ses compagnons enquêtent.

Mouais bof. J'avoue que je m'attendais à pire, mais c'est simplement particulièrement oubliable, avec à nouveau les problèmes habituels du show sous Chibnall (je sais, je me répète, malheureusement, mais il continue à faire les mêmes erreurs, lui aussi) : un message asséné sans la moindre subtilité, des sous-intrigues multiples et approximatives, des personnages secondaires beaucoup trop nombreux (et parfois plus développés ou possédant plus de personnalité que les compagnons récurrents du Doc)...

En fait, je n'ai pas grand chose de plus à en dire. 

- 12x07 - Can You Hear Me ? : Déposés sur Terre par le Docteur, les compagnons retrouvent leurs amis et proches respectifs, mais font tous l'expérience de phénomènes étranges, liés à une présence malveillante...

Encore une écriture en tandem pour Chibnall, et encore une impression d'un script un peu décousu et inabouti alternant idées intéressantes - bien que dérivatives - et moments assez ratés (les doigts baladeurs sont assez ridicules à l'image, la réaction du Doc fasse aux angoisses de Graham est hors-sujet).

Après, je n'ai pas détesté le mystère global, les méchants, les monstres et le fait que le script développe un peu les compagnons dans leur vie privée, etc... donc c'est un peu mieux que d'habitude, sans être pour autant exceptionnel.

- 12x08 - The Haunting of Villa Diodati : Le Docteur et son équipe arrivent en 1816, au bord du Lac Léman, où Mary Shelley et ses amis séjournent, et vont avoir l'idée de Frankenstein. Mais leur villa semble hantée par des phénomènes inexplicables... possiblement liés au Docteur.

Un épisode en deux parties, écrit par une scénariste quasi-débutante (elle n'a sur son CV que des épisodes de soap et d'Amandine Malabul, sorcière maladroite, soit des programmes loin d'être très exigeants niveau écriture ^^), et qui s'avère un peu inégal, mais néanmoins divertissant.

J'ai ainsi bien apprécié le côté maison hantée, fait avec suffisamment d'humour et de second degré pour fonctionner sans trop de problèmes dans ce contexte historique, mais j'ai trouvé qu'à partir de l'arrivée du Cyberman, ça pataugeait un peu plus, avec moins de fluidité, et une tendance à forcer de manière artificielle certaines décisions des personnages (toute la résolution et le choix final du Doc m'ont notamment paru un peu bâclés et patauds - notamment le Doc qui chouine parce qu'on se repose trop sur elle pour prendre les décisions difficiles).

Mais dans l'ensemble, c'était plutôt sympathique.

- 12x09 - Ascension of the Cybermen :

Le Docteur et sa fam' arrivent dans le futur, où subsistent quelques survivants de la Guerre contre les Cybermen ; pour tenter de les protéger, le Doc doit trouver Ko Shamus, un passeur capable de les exfiltrer de cette galaxie...

Première partie d'un double épisode écrit par Chibnall, qui a clairement voulu, avec cette saison, marcher sur les traces de Moffat et établir une intrigue de longue durée revisitant l'histoire du Doc de manière fondamentale. Sauf que voilà, Chibnall n'est pas très doué, et le tout tombe monumentalement à plat.

Cette première partie, donc, est sombre, dépressive, mollassonne, bourrée de personnages secondaires inutiles qui ne sont là que pour servir de chair à canon, et de mystères mystérieux (la sous-intrigue en Irlande) qui ne sont là que pour mettre en place le grand final.

Pourquoi pas, en soi, sauf que déjà, à la base, je n'a pas une grande affection pour les Cybermen, et que Chibnall, ici, n'en fait pas grand chose d'intéressant ou de nouveau. Bref, un épisode vague et tout sauf engageant, qui laisse présager du pire pour la fin de saison.

- 12x10 - The Timeless Children :

Emmenée par le Maître sur Gallifrey, le Docteur découvre la vérité au sujet des Timelords et de ses origines...

Un beau ratage. Sous la plume de Chibnall, ce final saisonnier de plus d'une heure se veut un hommage au Cartmel Masterplan, une réinvention totale des origines du Docteur, positionnant ce dernier comme un être unique, intemporel et immortel, encore plus exceptionnel qu'il ne l'était jusque là, un "Timeless Child" que les Timelords ont exploité pour obtenir leurs régénérations. Une entité énigmatique aux innombrables visages (dont le Docteur Ruth), et à l'importance désormais capitale : sans le Docteur, pas de Timelords... et pas de série.

Une réinvention qui fait passer le Docteur de vieux monsieur rebelle, ronchon mais bienveillant, frustré par ses semblables, à un Bucky Barnes de l'espace, un super-barbouze travaillant pour les services secrets gallifreyens, et dont l'esprit était effacé par ces derniers à chaque fin de "mission".

Soit. À la limite, les retcons de ce calibre peuvent être intéressants, s'ils sont bien menés, comme Moffat l'a prouvé avec Clara. Et il m'est difficile de m'indigner de tous les problèmes de continuité que cela pose (et ils sont innombrables, dès lors que l'on y songe un peu) quand il suffira à Chibnall (ou au showrunner suivant) de dire "tout cela n'était qu'un mensonge du Maître" pour rétablir le status-quo.

Non, le vrai problème, c'est que ce final est tout simplement soporifique. C'est mal écrit, ultra-bavard, avec près d'une heure d'exposition durant laquelle le Doc est totalement passive et "sauvée" in extremis par un old white male (ce qui est assez amusant compte tenu du positionnement woke et féministe de la communication autour de la saison), les compagnons sont inutiles, les Cybermen sont un prétexte, et le Maître cabotine toujours autant.

Et comme en plus tout ce petit monde est victime d'une réalisation et d'une direction d'acteurs assez faibles, qui ne met jamais en valeur sa distribution, et ne tient jamais la bride de son interprétation... le tout finit par être laborieux, inutile, téléphoné et particulièrement agaçant.

Bilan saisonnier :

Lorsque Chibnall a été annoncé comme showrunner, j'ai grimacé, redoutant l'écriture de ce dernier : après deux saisons sous son égide (deux saisons très différentes dans leur orientation, mais finalement pas tant que ça au niveau intérêt et qualité intrinsèques), je crois qu'on peut faire un premier bilan : sous Chibnall, la série patauge. Tant dans les audiences que créativement.

Chibnall peine à donner une caractérisation homogène à son Docteur, à lui donner une personnalité lui permettant de se distinguer de ses prédécesseurs et d'être autre chose qu'un Tennant-bis au féminin. Chibnall peine à développer et à utiliser ses compagnons, qui se retrouvent à faire de la figuration dans la majorité des épisodes, éclipsés par des personnages secondaires inutiles qui servent de chair à canon. Il peine à utiliser le canon et l'histoire du show de manière intéressante et originale, se contentant de répliquer des formules établies, ou de tenter de réinventer la roue. Et lorsqu'il tente d'évoluer hors du canon, de ne pas utiliser les figures imposées du show (sa première saison, en somme), il est incapable de produire une série qui ne soit pas maladroite, donneuse de leçons, ou mollassonne.

Il y a donc un vrai problème Chibnall, un peu comme si la BBC lui avait donné carte blanche sur la seule base du succès de Broadchurch, de son travail (pourtant médiocre) sur Torchwood, et sans se souvenir de ses épisodes bancals de Who. Et honnêtement, l'absence du moindre épisode mémorable sur plus de deux saisons et la chronologie actuelle de production laissent augurer du pire pour la série : déjà que le public n'est plus au rendez-vous, doit-on se dire qu'il reviendra dans plus d'un an, pour la saison suivante ?

Voire même pour l'épisode spécial de fin d'année... qui ramène encore les Daleks sur le devant de la scène ?

En ce qui me concerne, je reste dubitatif, et il est probable qu'à nouveau, l'épisode festif restera plusieurs mois en attente dans ma liste de visionnage, avant que je ne me décide à y jeter un coup d'œil...

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Les bilans de Sygbab : Supernatural, saison 6 (2010)

Publié le 19 Avril 2020 par Sygbab dans Action, Aventure, Critiques éclair, Comédie, Drame, Fantastique, Horreur, Les bilans de Sygbab, Review, Télévision, Thriller, Supernatural, CW, USA

Après près de deux ans et demi d'absence sur ce blog, Sygbab revient en force à l'occasion de la conclusion de la série Supernatural : une épopée de 15 saisons qu'il va passer en revue à raison d'un bilan par semaine...

Supernatural, saison 6 (2010) :

Alors que Dean vit désormais une vie paisible, Sam revient d'entre les morts. Contraint de laisser sa nouvelle vie derrière lui, Dean reprend alors la route, aux côtés de son frère et de leur grand-père Samuel (Mitch Pileggi), revenu à la vie, pour chasser les Alphas pour le compte de Crowley. Mais les deux frères comprennent bien vite qu'ils ne peuvent plus compter sur Castiel, occupé, dans l'ombre, à des manigances célestes des plus énigmatiques...

Avoir une vie normale n'est pas possible pour les Winchester, et Dean l'apprend à ses dépens. Son répit aura été de courte durée : après s'être rangé pendant une année pour vivre auprès de Ben et Lisa, il voit son frère débarquer à sa plus grande surprise.

Ce season premiere est assez malin, car après la conclusion de l'intrigue initialement prévue sur 5 saisons, il est construit en miroir inversé du pilote de la série dans ce qui se veut être un reboot. Mais il y a de nombreuses données supplémentaires à intégrer : un Sam sans âme (à répéter plusieurs fois rapidement !) et accompagné par ses cousins du clan Campbell, dont le leader n'est autre que leur grand-père maternel.

Cela offre quelques possibilités narratives, dont la perspective de voir quelques histoires centrées sur Sam et sa nouvelle équipe. L'idée était intéressante sur le papier, mais ne sera utilisée que lorsque Sam retrouve son âme, pour déclencher ses souvenirs et illustrer à quel point il a été vil pendant tout le temps où il ne la possédait plus. 'Cest dommage car il y avait du potentiel qui, comme souvent, n'est pas exploité à bon escient.

En soi, ce début de saison est plutôt prometteur, dans l'ensemble, dans la mesure où il permet pour une fois de varier les interactions grâce à une galerie de personnages plus importante qu'à l'accoutumée. C'est d’ailleurs réussi en ce qui concerne Ben et Lisa car l'attachement que Dean leur porte est sincère et il y a une bonne alchimie entre les acteurs (l'adieu qu'il doit leur faire est vraiment déchirant), mais ça coince du côté des Campbell malgré un Mitch Pileggi toujours impeccable.

De plus, les scénaristes proposent très vite un concept assez alléchant avec les Alphas, ces monstres qui sont à l'origine de leur lignée et que nos deux héros vont devoir capturer pour... Crowley ! En l'absence de Lucifer, le nouveau roi de l'Enfer s'avère bien plus dangereux que ne l'était l'ange déchu, en capitalisant sur ses qualités d'entrepreneur opportuniste, et ses apparitions sont un véritable délice. Soit tout le contraire d'un Castiel constipé parce qu'il lutte contre Raphaël pour dominer le Paradis...

Malheureusement, une fois rendu à la mi-saison, il faut se rendre à l'évidence ; cette intrigue n'existait que pour introduire l'idée du Purgatoire (dont la notion est d'ailleurs détournée puisque c'est un lieu de purification où les défunts doivent expier leurs péchés, alors qu'ici cela devient le réceptacle des âmes des monstres qui meurent), au point d'être expédiée d'un revers de la main lorsque Castiel se débarrasse de Crowley dans une scène qui n'est pas crédible une seule seconde.

Changement de cap, nouvel objectif : récupérer l'âme de Sam avec l'aide de la Mort. C'est l'objet du 6.11 Appointment in Samarra, dans lequel Dean doit passer une journée dans le rôle du cavalier de l'Apocalypse aux côtés de Tessa. Un défi qu'il pense au départ facile car les cas qui lui sont présentés ne souffrent d'aucun doute, avant de faire face à une jeune fille atteinte d'une grave maladie et de constater que ce travail est bien plus dur qu'il ne l'imaginait.

Contre toute attente, malgré son échec, la Mort décide tout de même de l'aider pour des raisons qui lui sont propres, ce qui permet à Sam d'être de nouveau complet. Mais le fait que les souvenirs de Sam soient à priori liés à son âme crée beaucoup de confusion : pourquoi la version du personnage revenu de l'Enfer sans elle se rappelait qui il était ? Et en partant du principe qu'il s'en est rappelé en côtoyant les Campbell, pourquoi aurait-il des souvenirs en commun avec Dean ? Enfin, une fois que son âme réintègre son enveloppe corporelle, pourquoi devrait-il se rappeler de ce que son alter ego a fait ? Les incohérences sont là, mais il faut faire avec car rien ne sera fait pour essayer d'éclaircir la situation.

La suite est un sacré bordel narratif, avec notamment l'introduction d'Eve qui est censée être le Big Bad mais qui disparaît tout aussi rapidement après un tour de passe-passe scénaristique. On pourra noter au passage la subtilité qui aura consisté à ranger le personnage d'Adam du côté du Bien et celui d'Eve du côté du mal... Ou encore l’incompétence notoire de Bobby et consorts, incapables de deviner qu'il faut rajouter "monsters" à "mother of all" malgré toutes les informations qu'ils ont en leur possession.

Cette tare est apparemment contagieuse : la disparition brutale de papy Campbell et de Rufus dans le même épisode est en grande partie due à un manque de vigilance qui ne colle pas avec leur expérience. Pour couronner le tout, le 6.20 The Man Who Would Be King se transforme en un long exposé pour nous expliquer point par point de quelle manière tous les fils de l'intrigue sont reliés ensemble.

La tentative n'est pas très convaincante, et la révélation de la collaboration entre Crowley et Castiel fait un peu l'effet d'un pétard mouillé. Pourtant le principe est bon : chacun y trouve son intérêt, et le fait de récupérer le pouvoir des âmes enfermées au Purgatoire pour vaincre les armées de Raphaël pourrait se tenir. C'est au niveau de la gestion de l'intrigue que tout est bancal : Castiel avait commencé à collecter des artefacts qui pouvaient servir d'armes dans cette guerre, mais il en est tellement peu fait mention qu'il n'est pas clair pour le téléspectateur qu'elles ne sont pas suffisamment efficaces.

Quant au fait que Crowley ne soit pas mort, cela semblait une évidence. Et si cela ne suffisait pas, Lovecraft et son imaginaire sont rattachés au fil rouge en fin de saison, sans qu'on comprenne comment cette trouvaille saugrenue a pu trouver sa place. Des éléments qui montrent que la série retombe dans ses travers et n'a plus vraiment de règles, ce qui est d'ailleurs avoué au détour d'une réplique de Balthazar.

Heureusement, il reste quelques épisodes indépendants agréables à regarder, notamment ceux de la veine parodique qui sont un peu plus mis en avant car moins nombreux qu'auparavant. Mention spéciale au 6.09 Clap Your Hands If You Believe qui singe X-Files d'une brillante manière et au 6.15 The French Mistake où Balthazar envoie les deux frères dans une réalité alternative où ils se retrouvent dans la peau de Jensen Ackles et Jared Padalecki - deux épisodes signés Ben Edlund.

Il faut aussi retenir l'exercice de style du 6.18 Frontierland qui propose un voyage dans le temps à l'époque du Far West avec un générique revisité pour l'occasion, et un Weekend at Bobby's en début de saison, qui se penche sur les journées de ce personnage désormais devenu un véritable pilier.

Malgré les quelques défauts évoqués, il y a une certaine sympathie qui se dégage de cette année et qui fait dire que la barre a été redressée par rapport aux deux saisons précédentes. Mais comme cela n'était pas très compliqué, difficile de dire qu'il s'agit d'une réussite à part entière.

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Les bilans de Sygbab - Spartacus, saison 3 : La Guerre des Damnés (2013)

Publié le 28 Juin 2020 par Sygbab dans Action, Aventure, Critiques éclair, Histoire, Les bilans de Sygbab, Télévision, Review, Starz

Deux ans et demi après ses bilans de la saison 1 et de la préquelle, Sygbab repart pour l'Antiquité de Spartacus, afin de conclure son intégrale de la série...

Spartacus, saison 3 - La Guerre des Damnés (Spartacus : War of the Damned - 2013) :

Après avoir triomphé (non sans pertes humaines) de Glaber, la rébellion de Spartacus gagne en force et en ampleur... mais face à Spartacus et à ses amis se dressent le fortuné Marcus Crassus (Simon Merrells) et un jeune Jules César (Todd Lasance).

Exit les machinations politiques, place aux choses sérieuses : ce qui était auparavant, en saison 2, une simple rébellion un peu gênante est devenu un sacré casse-tête pour les personnes évoluant dans les hautes sphères de la République. Pour mettre un terme à cela, un nouveau personnage rentre dans le jeu pour s'opposer à Spartacus, et pas n'importe lequel.

En effet, Crassus diffère de Glaber non seulement par un charisme bien plus évident, mais aussi par une intelligence plus accrue (notamment au niveau stratégie militaire) et une conviction inébranlable, sans pour autant manquer de subtilité quant aux intrigues politiques. Il est donc aussitôt présenté comme un adversaire de valeur, et l'affrontement à distance des deux hommes - avant un dernier combat au corps à corps qui était un passage obligé - est finalement le fil rouge de cette dernière saison.

L'aspect sur lequel se penchent les scénaristes concerne la gestion des hommes de chacun, et Crassus se distingue sur ce point. Contrairement à un Spartacus qui doit peu ou prou aviser au jour le jour en essayant de conserver le moral de troupes dont les rangs ne cessent de grossir avec tout ce que cette surpopulation implique (faim, promiscuité, mœurs pour le moins douteuses), Crassus a le luxe du nombre et n'hésite pas à tenir ses soldats par la peur.

À ce titre, la décimation - acte ignoble, cruel, monstrueux, barbare, et dont toute la violence et l'horreur sont retranscrites dans une scène dégueulasse - est très efficace pour envoyer un message très clair quant au sort qui attend ceux qui subissent une cuisante défaite. Pourtant, il semble qu'il ne le fait pas par pur sadisme, mais simplement parce qu'il pense que c'est le seul moyen d'inculquer une leçon aux garnisons qu'il commande et de les rendre plus fortes pour leurs futures batailles. Mais c'est là tout le paradoxe : s'il est capable d'inspirer peur et respect à tant d'hommes, il est en revanche incapable de contrôler son propre fils. Ce qui était une décision prise en tant que chef de guerre s'est révélé fatal pour son rôle de père.

Il y a comme un parallèle entre les deux hommes. L'élément incontrôlable que devient Tiberius, toujours plus détestable à mesure que la saison avance - et surtout lorsqu'il met Agron à terre et embroche Crixus (dans le dos, dans les deux cas), se retrouve en Crixus. Alors que son statut de champion de l'arène l'avait rendu dur sans pour autant être dénué de subtilité dans sa relation avec Naevia, le personnage est ensuite devenu plus erratique.

Il ne cesse d'aboyer comme un chien fou mais se fait constamment mater par Gannicus ou encore Spartacus. À boire les paroles de son amante, il s'est ramolli, et ne mérite plus vraiment son surnom, The Undefeated Gaul. Il est effacé et ne retrouve ses esprits que dans le dernier épisode où il apparaît, avec un discours qui tient enfin la route en rappelant que cette rébellion a fait vaciller les fondations même de la République romaine, et que rien ne pourra leur enlever. Mais son parcours se termine de manière peu honorable : en exceptant l'incroyable scène où sa tête volant dans les airs se reflète dans l’œil de Naevia, il n'y rien de très héroïque à se faire tuer de cette manière par un jeune con.

La comparaison ne s'arrête pas là pour les deux leaders : chacun possède dans son camp un électron libre car César est le pendant de Gannicus. Il n'hésite pas à dire ce qu'il pense de façon très directe et se consume de passion pour le sexe, l'alcool et autres joyeusetés proposées par la vie. Il possède également une classe folle, et s'impose rapidement comme un personnage indispensable, au au point de passer parfois pour le héros de la série. D'ailleurs, le 3.06 Spoils of War est un hommage aux deux personnages, qui sont largement mis en avant.

Malgré ces similitudes, Spartacus tente par tous les moyens de ne pas ressembler aux Romains en s’astreignant à ne pas se comporter comme eux. Mais il a bien du mal dans cette tentative car la frontière entre les anciens maîtres et les anciens esclaves devient de plus en plus floue. Les actes de vengeance, les viols en tournante, les massacres : voilà autant de méfaits qui deviennent de plus en plus récurrents dans ses rangs. Il finira d'ailleurs par céder à ce principe en créant des jeux funèbres où leurs prisonniers doivent combattre de la même manière qu'on les a forcés à le faire. Cela permet de remettre en avant ses capacités extraordinaires en tant que combattant et de rappeler pourquoi il est à la tête de ce mouvement, tout en soulignant que la liberté qu'ils revendiquent ne les rendra pas forcément meilleurs que ceux dont ils combattent le joug.

L'affrontement entre les deux hommes trouve son point d'orgue dans le dernier épisode, en commençant par une joute verbale. La volonté de Crassus de parler face à face avec son adversaire démontre tout le respect que ce dernier lui inspire, même si le sentiment n'est pas partagé. C'est aussi une façon de faire monter la tension et de corriger une situation incongrue, comme le fait si bien remarquer le romain : après avoir été confrontés l'un à l'autre pendant des mois, il paraissait anormal qu'ils ne se soient jamais rencontrés.

Par la suite, en plein cœur de la bataille finale, l'ancien esclave blesse le Romain lors d'une première escarmouche, mais ce dernier est vite protégé par une poignée de ses soldats, avant un duel qui tourne à l'avantage de Crassus dans des conditions peu glorieuses, car il profite de la fatigue de son adversaire.

Le combat est très bien chorégraphié, et laisse croire à la victoire de Crassus quand il s'empare de l'épée de Spartacus à pleines mains, mais il ne réussit pas à conclure. C'est lorsque ce dernier met un genou à terre qu'il est transpercé par derrière, reproduisant le même schéma que pour d'autres personnages.

Les scénaristes les ont tellement présentés comme étant invincibles qu'on les sent incapables d'être inventifs à ce niveau, en osant par exemple les tuer en combat singulier. Peut-être parce qu'ils avaient tenté cela avec Oenomaus et qu'ils s'étaient plantés...

Ceci étant, la mort du Thrace un peu plus tard est bien écrite, et revient sur les débuts de la série avec un clin d’œil au serpent rouge qui lui a amené tant de malheurs. Mais toutes ces morts, ainsi que celles de Gannicus qui subit le sort de la crucifixion et rejoint en songe la gloire de l'arène et les clameurs de la foule, l'auront été en hommes libres, et c'est leur plus grande victoire.

L'un des seuls rescapés est Agron, qui aura fait preuve d'un sacré courage en allant au combat avec des mains meurtries, et qui se sera révélé un bras droit précieux. Il était difficile d'imaginer un tel dénouement pour ce personnage, après des débuts compliqués.

Si des défauts subsistent encore ici et là et malgré un aspect outrancier qui dérange toujours autant si on n'y a jamais adhéré totalement, il est assez fascinant de voir à quel point la série a su évoluer depuis le catastrophique pilote, en ne cessant de s'améliorer.

Il faut pour cela tirer un coup de chapeau aux scénaristes, qui ont fait preuve de rigueur dans l'écriture pour en arriver là. Ce n'est sans doute pas la série du siècle, mais c'est suffisamment solide pour être apprécié à sa juste valeur. Et en se laissant aller par un enthousiasme somme toute justifié par cette fin de série, on pourrait presque pousser un petit "I am Spartacus !".

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Blog Update ! - Octobre 2020 - Bilan Halloween Oktorrorfest 2020

Publié le 2 Novembre 2020 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Les bilans de Lurdo, Oktorrorfest, Review, Télévision, Update

En octobre, retour au calme chez les Téléphages Anonymes : l'algorithme Google a retrouvé le chemin de notre blog, et avec lui, les visiteurs sont revenus en nombre normal... C'est donc l'esprit plus tranquille que j'ai pu me concentrer sur cette édition de l'Halloween Oktorrorfest, le marathon annuel de films et de séries d'horreur et fantastiques auxquelles je consacre systématiquement ce mois d'octobre...

01 - Isabelle (2019) - 2/6

02 - Extra Ordinary (2019) - 4/6

03 - The Banana Splits Movie (2019) - 2.25/6

04 - Scooby-Doo et la Malédiction du 13e Fantôme (2019) - 2.5/6

05 - La Couleur tombée du Ciel (2020) - 4.5/6

06 - Cleaning up The Town : Remembering Ghostbusters (2020) - 4.5/6

07 - Abnormal Attraction (2019) - 2/6

08 - Underwater (2020) - 2/6

09 - The Hunt (2020) - 2.75/6

10 - Murder Manual (2020) - 1.5/6

11 - Snatchers (2019) - 3/6

12 - Lego Scooby-Doo : Terreur au Temps des Chevaliers (2015) & Le Fantôme d'Hollywood (2016) - 3/6

13 - Two Heads Creek (2020) - 3/6

14 - Sea Fever (2019) - 3.75/6

15 - You Should Have Left (2020) - 2/6

16 - After Midnight (2020) - 3/6

17 - We Summon The Darkness (2020) - 3/6

18 - Smoke and Mirrors : The Story of Tom Savini (2015) - 4.5/6

19 - Peninsula : Dernier Train pour Busan 2 (2020) - 2/6

20 - Scare Package (2020) - 3.5/6

21 - The Rental (2020) - 2/6

22 - Becky (2020) - 2/6

23 - In Search of Darkness (2019) - 3/6

24 - Scooby-Doo et la Créature des Ténèbres (2008) - 3.75/6

25 - Vampire, vous avez dit vampire ? (1985) - 3.5/6

26 - Vampire, vous avez dit vampire ? 2 (1988) - 2.5/6

27 - Génération Perdue (1987) - 3.75/6

28 - Scary Stories (2018) - 2.5/6

29 - Come to Daddy (2020) - 3.25/6

30 - Portals (2019) - 2/6

31 - Lego Scooby-Doo : Mystère sur la plage ! (2017) - 2/6

32 - Fright Night (2011) - 3/6

33 - Uncle Peckerhead (2020) - 4/6

34 - The Invisible Man (2020) - 4/6

35 - La Baby-sitter 2 : Killer Queen (2020) - 2/6

36 - Antebellum (2020) - 1/6

37 - Gretel et Hansel (2020) - 3.75/6

38 - Génération Perdue 2 (2008) - 1.5/6

39 - The Lighthouse (2019) - ?/6

40 - The Room (2020) - 2/6

41 - Génération Perdue 3 : l'Origine du Mal (2010) - 2.75/6

42 - Des Vampires dans le Bronx (2020) - 2.25/6

43 - Amulet (2020) - 3/6

44 - Yummy (2019) - 2.25/6

45 - Relic (2020) - 3/6

46 - The Beach House (2020) - 3/6

47 - Aux Frontières de l'Aube (1987) - 3.75/6

48 - Ghosts of War (2020) - 3/6

49 - #Alive (2020) - 3.5/6

50 - The Deep Ones (2020) - 1/6

51 - Get Duked ! (2020) - 4/6

52 - Dracula 3D (2012) - 1.5/6

53 - Sputnik (2020) - 3.75/6

54 - Nightmare Island (2020) - 1.5/6

55 - Hubie Halloween (2020) - 3.5/6

56 - The Turning (2020) - 2/6

57 - Doctor Sleep - Director's Cut (2019) - 4/6

58 - Books of Blood (2020) - 2.5/6

59 - Love and Monsters (2020) - 3.5/6

60 - Petit Guide de la Chasseuse de Monstres (2020) - 2/6

61 - The Halloween Family (2019) - 1/6

62 - Joyeuse Halloween, Scooby-Doo ! (2020) - 4/6

63 - Sacrées Sorcières (2020) - 2/6

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# Bilan :

L'année dernière, j'avais passé 60 films en revue dans le cadre de l'Halloween Oktorrorfest 2019 ; cette année, ce sont 64 moyens et longs-métrages que j'ai visionnés - pas une grande différence du point de vue de la quantité, mais une amélioration qualitative globale.

En effet, alors qu'en 2019, pas un film ne dépassait la barre des 3.5/6, 2020 nous offre une quinzaine de films au-dessus de cette barre : des documentaires (Smoke and Mirrors, consacré à Savini et Cleaning up the Town, dédié à Ghostbusters), des dessins-animés (Joyeuse Halloween, Scooby-Doo et Scooby-Doo et la Créature des Ténèbres), des classiques du genre (Aux Frontières de l'Aube, Génération Perdue), de la comédie (Get Duked !, Uncle Peckerhead, Extra Ordinary), et de l'horreur beaucoup plus sérieuse (Sputnik, The Invisible Man, Sea Fever, La Couleur tombée du ciel, Gretel et Hansel, Doctor Sleep).

De quoi plaire à chacun, d'autant que le nombre de films à la note inférieure ou égale à 2.5/6 est, mécaniquement, lui aussi légèrement à la baisse.

Alors est-ce que cette amélioration globale n'est qu'une impression erronée de ma part, produit d'une année 2020 globalement désastreuse qui incite à l'indulgence ? Difficile à dire. En tout cas, cette Oktorrorfest était loin d'être désagréable.

Pour un aperçu de ce à quoi ressemblait l'Halloween Oktorrorfest les années précédentes, direction l'index dédié, en cliquant ici !

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# Film(s) du mois :

En mettant de côté les documentaires, mon trio de tête se constitue donc de La Couleur tombée du Ciel, une adaptation déglinguée de Lovecraft avec un Nicolas Cage en roue libre et qui ne plaira clairement pas à tout le monde ; le Director's Cut de Doctor Sleep, un projet très ambitieux, polarisant, et intéressant signé du toujours efficace Mike Flanagan ; et The Invisible Man, une relecture efficace et nerveuse de la figure de l'Homme invisible.

# Flop(s) du mois :

Là, c'est encore plus simple : Antebellum est un plantage notable, une relecture idiote du Village de Shyamalan à la sauce woke façon Jordan Peele ; The Halloween Family, un film d'animation sans budget et sans intérêt ; et The Deep Ones, une adaptation fauchée de Lovecraft, racoleuse et approximative.

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# Petit écran :

Beaucoup de séries dans l'Oktorrorfest, cette année : de l'animation de plus ou moins bonne qualité (La Forêt de l'étrange, excellent ; Castlevania, nettement moins), de la comédie anglo-saxonne amusante (Wellington Paranormal, What We Do In the Shadows, Inside No. 9), des anthologies peu probantes (Monsterland, Bloodride, Creepshow) et des séries plus classiques, aux résultats inégaux (Dracula, Locke and Key, Les Héritiers de la Nuit, Lovecraft Country).

Un peu comme du côté des films, il y en a donc pour tous les goûts, pour peu qu'on ne soit pas trop à cheval sur la qualité...

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# À venir :

En novembre, retour à un programme plus classique (et confiné), avant d'entamer, dès la fin du mois, la Christmas Yulefest 2020 et son marathon de films festifs en tous genres !

Dans l'intervalle, ce mois-ci, place à Borat, à Jackie Chan, à Christopher Nolan, à Bill Murray, à Buckaroo Banzaï, à Jessica Chastain, à un gorille parlant, et à bien plus encore. Et niveau séries, on couvrira la fin de Star Trek Lower Decks, la nouvelle saison de Star Trek Discovery, le Mandalorien, quelques super-héros déglingués... et peut-être même la fin des aventures surnaturelles des frères Winchester !

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Les bilans de Sygbab - Marvel : Les Agents du SHIELD, saison 3 (2015)

Publié le 24 Janvier 2021 par Sygbab dans Action, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Les bilans de Sygbab, Marvel, MCU, Review, Science-Fiction, Télévision, USA

Après son intégrale Highlander, et quelques digressions rétro, Sygbab continue, avec une nouvelle intégrale d'une série terminée courant 2020...

Marvel : Les Agents du SHIELD, saison 3 (Marvel's Agents of SHIELD, season 3 - 2015) :

Suite à leur bataille contre Jiayinh et ses Inhumains, Coulson, Daisy et les agents du S.H.I.E.L.D. arpentent la planète à la recherche d'autres individus dotés de super-pouvoirs. Mais bien vite, ils réalisent qu'ils ne sont pas les seuls à traquer les Inhumains...

Le S.H.I.E.L.D. doit relever un nouveau défi : alors que les cristaux teratogènes ont déversé la brume qu'ils contiennent au fond de l'océan et que celle-ci s'est dispersée tout autour du monde avec les courants marins (une explication au cliiffhanger de la fin de saison précédente au demeurant fort commode), de nouveaux Inhumains se révèlent un peu partout et il faut contenir cette menace car ces derniers représentent un danger à la fois pour eux-mêmes et pour les autres.

C'est ce qu'illustre le season premiere dans lequel Joey Gutierrez liquéfie les métaux qui l'entourent sans comprendre ce qui se passe. L'équipe essaie alors de le persuader de venir avec eux, mais se heurte sur le terrain à une autre organisation qui l'a pris pour cible. La suite des évènements nous apprend qu'il s'agit d'une organisation gouvernementale, l'Advanced Threat Containment Unit, mise en place pour contrer l'émergence des Inhumains.

Deux points de vue se confrontent alors : Coulson croit fermement qu'il faut aider ces personnes à maîtriser leurs pouvoirs, tout en gardant à l'esprit que ces derniers pourraient s'avérer utiles, alors que Rosalind Price est convaincue qu'il s'agit d'une maladie et que les mettre en animation suspendue le temps de trouver une cure est la meilleure solution. Plutôt que d'engager une lutte qui serait contre-productive, les deux directeurs décident de collaborer en partageant leurs informations, non sans une certaine défiance qui les rapproche malgré tout.

Cette relation naissante - bien aidée par l'alchimie entre les deux acteurs grâce à Constance Zimmer qui assure - est plutôt bien écrite, et la divergence d'opinions des agences amène des dialogues intéressants lorsque Rosalind rend visite au S.H.I.E.L.D. et plus particulièrement quand elle fait face à Daisy (finalement, le téléspectateur n'a plus l'opportunité de choisir comment l'appeler) en lui expliquant qu'il suffit d'un seul Inhumain doté de mauvaises intentions pour justifier ses actions.

Cette alliance implique un côté politique plus marqué que précédemment car, en marge des évènements narrés dans les films et des fameux accords de Sokovie, POTUS lui-même apparaît sous les traits de William Sadler ; par ailleurs, il est aussi question d'une nouvelle Guerre Froide autour des Inhumains même si le terme est jeté sans réelle conviction dans le 3.13 : Parting Shot. Cet épisode pose d'ailleurs un gros problème : il est censé signer l'adieu de Bobbi et de Hunter (dommage pour la première, un soulagement pour le second) mais les circonstances sont assez grotesques.

Au-delà de l'utilisation de la méthode in media res pour raconter son déroulement, l'intrigue débouche sur ce qui nous est présenté comme un sacrifice ultime de leur part : alors qu'ils ont été capturés après avoir assassiné trois soldats russes sur leur sol, et qu'ils sont interrogés par Interpol, ils décident de renier leur appartenance au S.H.I.E.L.D. pour que cela n'ait pas de conséquence pour leur agence. Une organisation secrète, censée avoir été mise à genoux par HYDRA, mais dont tout le monde est visiblement au courant de l'existence : n'y aurait-il pas quelque chose qui cloche ? C'est d'autant plus ridicule qu'ils sont libérés sans autre contrepartie, avec tout ce qu'ils savent. Les autorités russes ne sont plus ce qu'elles étaient...

L'influence de Gideon Malick auprès des grands de ce monde est également mise en avant. Passé maître dans l'art de tirer les ficelles dans l'ombre, il mène le projet de faire revenir sur Terre une entité que sa lignée considère comme un Dieu Inhumain, banni sur la planète Maveth à laquelle le monolithe permet d'accéder via un portail.

Cette croyance est d'ailleurs à la base de la fondation d'HYDRA, qui avec le temps a changé à de nombreuses reprises de forme et de logo (la scène où ce dernier point est expliqué, à l'appui de gravures et de couvertures de livres, n'est pas sans rappeler la révélation sur Wolfram & Hart dans Angel). Résumé comme cela, ça vend presque du rêve, mais l'exécution laisse à désirer.

La planète ? Faute de budget, elle se résume à quelques décors et est à peine exploitée, si ce n'est le temps du 3.05 : 4,722 Hours, un épisode concept revenant sur le temps que Simmons y a passé et où la seule chose qui lui soit arrivée est d'être tombée amoureuse pour mieux retarder le moment où elle se jette dans les bras de Fitz, venue la secourir. Le Dieu ? Un parasite qui prend possession du corps de ses hôtes, mais qui garde tous les souvenirs et les compétences de ses précédentes incarnations. Entre le rêve et la réalité, il y a souvent un gouffre...

C'est une occasion toute trouvée de faire revenir Ward puisque Coulson le tue de sang-froid pour se venger de la mort de Rosalind, et de tous les autres actes atroces commis par son ancien agent. Malheureusement, il aurait été préférable que ce dernier fasse face à ses remords sur le long terme, car le sujet est seulement traité le temps de quelques dialogues et donne l'impression d'être évacué rapidement. Ceci dit, il n'y a pas de rédemption possible pour le personnage et c'est à mettre au crédit de l'équipe créative.

En tout état de cause, Hive - le nom de la fameuse entité - est dangereux par sa capacité à persuader les Inhumains à rejoindre son camp, et il provoque ainsi la trahison de Daisy en jouant sur son désir de rejoindre une famille - elle qui a tant cherché la sienne et qui a de quoi regretter ce qu'elle a découvert de ses parents. Cette astuce pour reformer le duo est très maladroite dans la mesure où le S.H.I.E.L.D. est clairement présenté comme sa famille de substitution.

C'est en effet annoncé de manière explicite quand Coulson admet qu'elle est ce qui s'apparente le plus à une fille pour lui, et de nombreux moyens sont déployés pour la sauver. Heureusement que son objectif est également de se débarrasser de l'entité Hive, autrement on pourrait se poser des questions sur son sens des priorités...

Mack y va également de sa tentative pour la convaincre qu'une partie d'elle se bat contre ce qu'elle est devenue, se révélant pour une fois plus utile que quand il utilise son super pouvoir qui consiste à donner des surnoms rigolos à ses collègues Inhumains (Tremors pour Daisy, Yo-Yo pour Elena, qui a été recrutée en Colombie, afin de conférer une portée internationale à l'action de l'organisation).

Au final, elle est sauvée par Lash/Andrew, dont la seule raison d'être n'était pas de tuer ceux de son espèce mais de la libérer de l'emprise de Hive. Comme deus ex machina, ça se pose là, surtout que le personnage a été géré n'importe comment, de son apparition mystérieuse à la révélation de son identité, avant de disparaître temporairement (car accompagner la transition entre être humain et bête sauvage assoiffée de sang était visiblement un sujet trop compliqué à traiter).

Cette philosophie selon laquelle chaque Inhumain a un but précis est une réminiscence de ce qu'a inculqué Jiaying, et Lincoln s'en fait souvent le porte-parole. Il trouve le sien dans le final, en étant celui qui se sacrifie pour emmener Hive dans l'espace et mourir en héros. Cela met un terme au petit jeu mené depuis le 3.15 : Spacetime, dans lequel Daisy entre en contact avec un Inhumain dont la capacité est de partager une vision du futur lorsqu'on le touche ; elle voit alors quelqu'un mourir sans savoir qui, un des éléments clés étant une croix attachée à une chaîne qui flotte en apesanteur.

Si l'épisode en soi est agréable à regarder, cette "prophétie" n'apporte strictement rien par la suite : les scénaristes s'amusent à faire passer la croix de main en main pour essayer de faire croire que tel ou tel personnage va y passer, ce qui crée un suspense artificiel puisqu'on se doute très bien que cela ne concerne aucun des protagonistes principaux.

Dans la liste des mauvaises idées, la relation amoureuse naissante entre Fitz et Simmons est un écueil qui aurait pu être évité, et l'on peut aussi regretter que Mark Dacascos ne soit pas plus utilisé. Quitte à le recruter, autant en profiter pour le mettre en avant mais de ce côté-là c'est très timide ; le combat entre Giyera et May est bien trop court alors qu'il y avait le potentiel pour faire quelque chose de réellement marquant. Les ruptures de ton ne sont pas non plus du meilleur effet : entre Talbot qui se fait l'écho des téléspectateurs quand il avance que ce qui lui raconte Coulson est complètement fou et les tentatives d'humour ratées avec Radcliffe en fin de saison, le résultat est plus que bancal.

Ce n'est rien en comparaison du plan de Hive pour asseoir la domination des Inhumains : il compte utiliser un missile nucléaire pour créer une onde de choc qui permettra de transformer toute la population humaine. C'est complètement débile, mais au moins ça laisse espérer un peu d'ampleur... Il y a cependant de quoi déchanter par la suite, car tout se termine dans les souterrains privés de lumière du S.H.I.E.L.D., contre l'armée de créatures moches engendrées par les expérimentations de Radcliffe.

Ces défauts sont inhérents à la formule de la série, qui constitue son principal problème : elle oblige à faire rebondir sans arrêt l'intrigue, parfois au détriment de toute crédibilité. De plus, cette sorte de frénésie qui s'installe ne favorise pas les épisodes indépendants qui permettraient de souffler, et coupe parfois l'impact - notamment émotionnel - de certains moments.

en est dans le final, où la mort de Lincoln est aussitôt effacée par un bond de plusieurs mois dans le futur montrant Coulson et son équipe à la poursuite de Daisy. Il serait temps d'apporter des changements, car cette troisième saison souffre du même mal que la précédente : une première partie dans l'ensemble bien tenue, alors que dans la seconde tout finit par s'effondrer.

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Critiques éclair - Wandavision, saison 1 : épisodes 1x09 + bilan (2021)

Publié le 13 Mars 2021 par Lurdo dans Action, Comédie, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Les bilans de Lurdo, MCU, Marvel, Disney, Review, Romance, Science-Fiction, Télévision, Thriller, USA, Sitcom, Wandavision

Ultime épisode de la saison 1 de Wandavision, après des épisodes 7 et 8 lourds en révélations en tous genres...

Wandavision, saison 1 (2021) :

- 1x09 :  Alors que Wanda et Agatha s'affrontent, le SWORD libère White Vision, une version de Vision dénuée de conscience afin de prendre d'assaut Westview... 

Hmm... un fin de saison qui, amha, a certainement dû diviser les spectateurs.

Exit en effet l'artifice de la sitcom et de l'humour, qui laisse ici place à un final typiquement Marvel, pour le meilleur et pour le pire : à savoir un déluge d'effets spéciaux, un ton plus sérieux et deux duels finaux opposant longuement Wanda/Agatha et Vision/White Vision.

Peut-être trop longuement, honnêtement, même si le duel des Vision trouve une conclusion astucieuse et efficace prenant l'idée de conflit à contre-pied, et que celui des sorcières débouche sur la naissance officielle de la Scarlet Witch. Et "trop longuement", car il reste toujours un certain problème inhérent à la manière dont la sorcellerie a été amenée et présentée à l'écran - un côté kitschouille et un peu hors-sujet dans cet univers Marvel très scientifique (même les Pierres d'Infinité ont toujours été présentées avec des atours scientifiques plus que mystiques), qui en rebutera plus d'un, comme j'ai pu le constater dans mon entourage.

Et donc, si l'on n'accroche pas à ce mysticisme sauce Marvel (ou du moins, à ces sorcières assez clichées, visuellement parlant), le gros affrontement Wanta/Agatha pourrait bien frustrer.

Pourtant, il y a plein de bonnes choses dans ce final : le duel des Visions, notamment, mais aussi le côté Incredibles de la cellule familiale Wandavision, toute la résolution de l'épisode (assez triste du point de vue de Wanda, et avec un très joli dialogue d'adieux entre elle et Vision), les deux scènes post-générique, la porte ouverte au retour d'Agatha ("- Tu n'as aucune idée de ce que tu viens de déclencher, tu auras besoin de moi... - Si c'est le cas, je saurai où te trouver.") et de manière globale, la conclusion douce-amère de toute la saison.

Mais (sans même m'aventurer dans les théories abracadabrantesques échafaudées par de nombreux internautes) je mentirais en disant que je m'attendais à un peu plus. Un peu moins de baston, un peu plus de surprises, en somme.

Après, il faut aussi prendre en compte le fait que le tournage de la fin de saison a été interrompu pendant six mois par la pandémie, et que le tout s'est, de l'aveu de la showrunneuse et du réalisateur, nettement répercuté sur la disponibilité de certains acteurs (je pense notamment à Kat Dennings, qui n'a que trois secondes d'apparition dans ce final) et sur l'écriture de certaines sous-intrigues (il a notamment mentionné une scène n'ayant pas pu être finalisée, sur Darcy, les enfants, Monica et Ralph tentant de récupérer le grimoire, et confrontés au lapin démoniaque d'Agatha)...

Bilan saisonnier :

Entre la diffusion de ce final, et la rédaction de ce bilan saisonnier, une petite semaine s'est écoulée, et j'ai eu le temps de faire le point sur cette saison de Wandavision - ainsi que de prendre connaissance de la réaction globale du web et des critiques...

Et sans surprise, je me rapproche plus de l'avis des critiques que de celui des fanboys hardcore les plus outrés par cette fin de saison ; mon bilan saisonnier, malgré quelques réserves que je pourrais émettre sur le rythme global du début de saison, et sur la conclusion de celle-ci (encore une fois, je ne suis pas très fan du côté sorcellerie basique d'Agatha, un peu trop cheesy à mon goût, et qui aurait mérité plus de nuance), s'avère donc globalement assez positif.

Alors bien sûr, ça aide que je ne me sois pas totalement pris au jeu de la théorisation à outrance, comme bon nombre de pseudo-analystes du web qui voyaient dans le moindre élément de décor une preuve que Marvel avait laissé des couches et des couches d'indices sur la véritable nature de tout ça, sur la présence de Mephisto, de Reed Richards, de Magneto, etc...

Il fallait s'y attendre, compte tenu de la nature adaptative du média, de l'histoire chargée des personnages, des conditions ultra-connectées d'un public en pleine pandémie, et du caractère roublard de Marvel, qui a multiplié les fausses pistes (AIM, le Beekeeper, Mephisto, etc).

Mais comme souvent, les fans mélodramatiques n'ont pas su maîtriser leurs attentes et faire preuve de modération - persuadés que le programme leur appartient et décidés à prouver qu'ils sont plus intelligents que le scénaristes en théorisant à outrance, ils se sont sentis trahis, alors que l'évidence était clairement là dès le pilote : pour son premier réel coup d'essai à la télévision, Marvel n'allait pas non plus se lancer dans une exploration complète du multivers, de l'Enfer façon Marvel, ni partir dans des délires imbitables et trop excentriques (à la Legion) ou introduire tout un pan de l'univers mutant.

Entendons-nous bien : Marvel aurait pu le faire. Le studio aurait très bien pu surcharger son programme de fanservice correspondant plus ou moins à toutes les théories en vogue sur le web, et on aurait pu sortir de Wandavision avec un univers Marvel bouleversé, fragmenté par le deuil de Wanda, fusionnant diverses continuités cinématographiques, et transformant une part de l'humanité en mutants.

Tout cela bouclé en 50 minutes, dans un épisode au budget limité et à la production handicapée par le coronavirus (la post-production du final s'est achevée moins de deux semaines avant sa diffusion !!), et dans une série qui n'atteindra jamais le même nombre de spectateurs qu'un film du MCU.

Ça aurait pu se faire, mais est-ce que ça aurait vraiment été judicieux ou pertinent, en tout début de Phase 4, (sans même parler du côté commercial) ?

Non, la série était clairement centrée sur Wanda et son traumatisme, et c'est à cette échelle que le tout devait se terminer, pas à un niveau galactique ou "multiversel". Le sujet de la série, c'est le deuil de Wanda, un deuil multiple (elle perd aussi ses enfants) finalement traité de manière plutôt convaincante et réussie, et porté par une interprétation excellente de toute la distribution.

Mais je dois bien avouer que, quelque part, je comprends aussi les fans les plus déçus : moi aussi, je me suis laissé piéger par Pietro ; un Pietro déjà bien desservi par la chronologie du MCU, et qui aurait pu servir de porte d'entrée au multivers et à l'intégration des Mutants dans cet univers, d'une manière ou d'une autre.

Là aussi, Marvel a joué la carte de la fausse piste et du clin d'œil (un peu comme avec Mysterio dans le dernier Spider-man !), en faisant de ce Pietro un acteur ensorcelé par Agatha... dommage, mais pas forcément rédhibitoire (d'autant qu'au final, on ne connaît pas la véritable identité de Ralph Boehner - qui est apparemment le nom de son personnage dans la bulle de Wanda... mais pas forcément son nom réel). Je regrette tout de même que l'on n'ait même pas eu un caméo d'Aaron Taylor-Johnson à un moment ou un autre... ou que White Vision n'ait pas eu, par exemple, la voix de James Spader.

C'est surtout ça qui frustre les fans, je pense : quelques occasions manquées, qui auraient pu donner une dimension supplémentaire à une série certes déjà assez chargée en thématiques sérieuses et en excentricités. Mais en toute honnêteté, ces éléments n'auraient été guère plus que du fanservice de niche, soit tout le contraire de ce que ce genre de programme devrait accomplir.

Marvel n'allait clairement pas introduire la notion de multivers ou de mutants dans une série Disney + ; le studio va clairement conserver de tels bouleversements pour ses longs-métrages, comme le Docteur Strange 2 en cours de tournage, et se servir des séries comme d'un tissu connectif permettant de développer des personnages sous-utilisés (après, il n'est pas impossible que les éléments de Wandavision soient mentionnés et aient une importance ou des répercussions ultérieures).

Et une fois ce côté fanboy frustré mis de côté, force est de constater que pour un coup d'essai télévisuel (qui plus est produit en pleine pandémie), Wandavision est plutôt réussi et ouvre des portes inattendues, là où le fan en attendait d'autres.

De manière plus globale, enfin, le coronavirus aura à la fois été un avantage et un obstacle pour Marvel, en obligeant le studio à se recentrer sur ses projets Disney + pour amener en douceur sa nouvelle phase (et les concepts qui l'accompagneront)... et ce n'est pas fini (je pense que, plus que la série du Faucon, celle sur Loki devrait ouvrir d'autres portes encore plus improbables).

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Les bilans de Sygbab - Marvel : Les Agents du SHIELD, saison 1 (2013)

Publié le 10 Janvier 2021 par Sygbab dans Action, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Les bilans de Sygbab, Marvel, MCU, Review, Science-Fiction, Télévision, USA

Après son intégrale Highlander, et quelques digressions rétro, Sygbab continue, avec une nouvelle intégrale d'une série terminée courant 2020...

Marvel : Les Agents du SHIELD, saison 1 (Marvel's Agents of SHIELD, season 1 - 2013) :

Laissé pour mort suite à l'assaut des Chitauris sur New York, Phil Coulson (Clark Gregg) revient mystérieusement à la vie et prend la tête d'une équipe du SHIELD composée de Melinda MAy (Ming-Na Wen), de Grant Ward (Brett Dalton), de Leo Fitz (Iain De Caestecker), de Jemma Simmons (Elizabeth Henstridge) et de la hackeuse Skye (Chloe Bennet). Face à eux, le CENTIPEDE, une mystérieuse organisation terroriste internationale tentant de créer un super soldat...

Créer une série dérivée d'un univers cinématographique ayant pris de l'ampleur au fil des années était une idée risquée, à plus forte raison quand son champ d'action est restreint, puisque des personnages clés ne peuvent qu'être mentionnés sans apparaître et que l'intrigue doit être modelée en fonction des conséquences d'évènements majeurs se produisant dans les films.

Le principal objectif aurait dû être de trouver un angle d'approche pour l'insérer dans ce vaste univers, mais l'équipe scénaristique d'AOS se plante en prenant la pire option possible : proposer une série d'espionnage en racontant le quotidien d'une équipe dont on peine à croire que les membres font partie d'une agence secrète (d'autant que son responsable a tendance à faire confiance trop facilement), en mettant régulièrement de côté l'aspect extravagant du monde dans lequel ils vivent.

De fait, la première partie de saison est constituée d'une succession d'épisodes souvent inintéressants, à peines sauvés par des personnages cantonnés à des archétypes sans charisme et sans alchimie entre eux. Il faut avouer que les dialogues régulièrement basés sur des références méta à l'univers de Whedon plutôt qu'à celui de Marvel n'aident pas à les faire exister, et que la mise en avant récurrente de Skye finit par fatiguer.

Ses compétences de hackeuse surdouée capable de faire tout et n'importe quoi à partir d'un portable sont ainsi assez risibles, et ne sont qu'un élément parmi tant d'autres de l'inefficacité flagrante de cette cellule, incapable de terminer une mission correctement alors que les qualités de Ward et May sont sans cesse vantées et même rabâchées.

Les exemples sont nombreux, le plus parlant se situant dans le 1.13 T.R.A.C.K.S. : la facilité avec laquelle leur mission capote car ils sont tous démasqués est désespérante (alors que l'intrigue découpée selon plusieurs points de vue apportait pour une fois du changement au niveau de la narration). Heureusement, les vilains méchants qui s'opposent à eux sont encore moins doués : une bénédiction pour nos agents, une malédiction pour la crédibilité de l'ensemble.

L'autre erreur des scénaristes consiste à multiplier les histoires et les mystères : la raison du retour à la vie de Coulson lié au projet T.A.H.I.T.I., les origines de Skye, l'identité du Clairvoyant à la tête de l'organisation Centipede et ses expérimentations bizarres, les plans de Cybertek, l'éventuelle corruption au sein du S.H.I.E.L.D...

Autant d'éléments épars qui sont introduits sans trop s'y appesantir, et qui engendrent des fausses pistes ayant pour seul but de détourner l'attention du téléspectateur - soit une tactique à n'utiliser que lorsqu'on maîtrise son sujet et qu'on sait faire preuve de subtilité, ce qui n'est pas le cas ici, puisque certaines scènes n'ont aucun sens une fois remises en perspective, à l'aune des révélations qui sont effectuées par la suite.

Cette stratégie a en effet pour conséquence de s'adonner à un exercice de style compliqué qui consiste à faire converger toutes ces intrigues. C'est justement l'objet du 1.17 Turn, Turn, Turn qui fait tomber le masque de John Garrett, non sans avoir essayé de faire porter le chapeau à Victoria Hand, recoupant à la fois les trames du Clairvoyant et de la corruption de l'agence gangrénée par Hydra.

On y apprend entre autres que May effectuait des rapports à Fury sur l'état de santé de Coulson, et qu'elle est à l'origine de la composition de l'équipe (cela ressemble d'ailleurs à une justification pour le moins capillotractée du choix des acteurs). Pour une fois, les rebondissements sont légion et il y a de l'action, mais il ne faut pas trop s'attarder sur les détails : ainsi, personne n'aurait remarqué la ligne directe présente dans le cockpit de l'avion, et personne n'a songé un seul instant que les évènements connus par le Clairvoyant étaient tous inscrits dans les dossiers de l'agence. La pilule est quand même difficile à avaler...

Dans la foulée, leurs efforts se concentrent sur le démantèlement de l'opération menée par Garrett, tout en devant gérer la trahison de Ward. Pour que cela fonctionne, encore eût-il fallu qu'il y ait une implication émotionnelle, et c'est là que ça coince : Brett Dalton n'a pas beaucoup d'expressions dans son répertoire, sa relation avec May est pour le moins anecdotique (cette dernière est de plus présentée comme étant en contrôle de ses émotions ; par conséquent, le fait qu'elle lui en veuille ne colle pas), celle qu'il entretient avec Skye est à la fois trop évidente et trop récente pour avoir un réel impact, et l'on peine à voir un réel lien avec Fitz et Simmons (le simple fait de travailler ensemble n'engendre pas nécessairement des liens amicaux).

En revanche, c'est une belle claque pour Coulson, après ce qu'il a appris le concernant : entre la drogue d'origine extra-terrestre qui lui a été administrée et la surprise de découvrir qu'il était à la tête du projet qui l'a ramené à la vie, il prend très cher. Si cela peut évidemment causer un traumatisme, cela n'explique pas non plus son comportement erratique depuis le début car il n'en avait aucun souvenir. D'ailleurs, si de sérieuses séquelles s'étaient manifestées, May en aurait informé Fury beaucoup plus tôt.

La confrontation avec Garrett fait donc office de climax, avec un renfort de choix en la personne de Nick Fury qui décide de venir mettre son grain de sel dans l'histoire. Cette apparition devrait faire plaisir, mais elle a un effet pervers sur l'écriture de ce final puisqu'il vient surtout prendre la pose et balancer des vannes avec Coulson, dans un style assez proche de ce que Marvel a mis en place dans ses films. La rupture de ton est flagrante et désamorce les enjeux, même si ceux-ci sont limités.

Ce n'est pas loin d'un aveu d'échec, puisque la série n'a pour le moment aucune identité et dépend de personnages connus pour être appréciable, comme c'était déjà le cas avec le caméo de Lady Sif dans le 1.15 Yes Men (voilà un exemple de ce que la série pourrait proposer, plutôt qu'un ersatz d'Alias). Mieux encore : les protagonistes principaux font pâle figure face à Reina, qui s'avère bien plus intéressante à suivre malgré un temps de présence limité à l'écran. Même Mike Peterson/Deathlok a des motivations plus concrètes et plus de charisme, malgré un costume complètement raté...

Au mieux médiocre pendant très longtemps, cette longue introduction nécessite beaucoup de courage pour s'accrocher, sans autre récompense que le minimum syndical en termes de résolution des intrigues. Celles qui ne l'ont pas été, à savoir la nature de Coulson et de Skye, font l'objet de cliffhangers qui ne prêtent pas à un enthousiasme démesuré, d'autant plus que la nouvelle orientation paraît vraiment bancale : donner le champ libre à Coulson pour recréer l'agence en partant de zéro avec cette équipe-là fait craindre le pire.

Dans ces conditions, un sérieux travail sur les personnages est nécessaire pour donner du corps à l'ensemble, et le manque de rigueur de l'équipe créative n'inspire que de la méfiance.

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Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2019 - Les Chroniques de la Peur, saison 2 (2019)

Publié le 27 Octobre 2019 par Lurdo dans Anthologie, Canada, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Les bilans de Lurdo, Jeunesse, Netflix, Oktorrorfest, Review, Science-Fiction, Thriller, Télévision, UK

L'Halloween Oktorrorfest touche aussi le petit écran, avec chaque week-end, tout le mois d'octobre, des critiques de séries fantastiques et horrifiques...

Les Chroniques de la Peur, saison 2 (Creeped Out, season 2 - 2019) :

Seconde saison de cette anthologie fantastique/horreur anglo-canadienne diffusée sur Netflix, une anthologie à nouveau au format 10x25 min, et qui lorgne toujours autant sur les Fais-moi Peur et autres Chair de Poule d'antan, mâtinés de Black Mirror pour le rapport aux nouvelles technologies.

La première saison, chroniquée ici, n'était pas vraiment originale, pas vraiment inspirée, et souffrait d'une interprétation inégale... mais pour autant, elle restait sympathique à regarder malgré ses nombreux défauts d'écriture, principalement grâce à son atmosphère très particulière. En sera-t'il de même pour cette nouvelle cuvée ?

# One More Minute : Passionné de jeux vidéo, Jack (Tomaso Sanelli) s'aperçoit qu'à chaque partie en compagnie de Paladin, un ami en ligne, il perd toute notion du temps, et se réveille des heures, des jours, des mois, voire des années plus tard...

Une sorte de grosse métaphore pataude de l'évasion par les jeux vidéo, à grand renfort de dédoublement de personnalité (ou plutôt du petit diablotin sur son épaule, qui pousse à céder à ses mauvais penchants). Bien interprété, mais trop long pour son propre bien, et tourne un peu en rond.

# The Takedown : Seule fille d'une équipe de lutte d'une école d'Alaska, Alexa (Imogen Tear) reçoit un texto lui offrant d'exaucer le souhait de son choix, à la condition que quelque chose d'autre lui soit retiré. Elle demande alors la force physique de vaincre ses adversaires, et commence rapidement à y prendre goût...

À nouveau, un récit un peu faiblard pour tenir 25 minutes, pas aidé par une interprétation en dents de scie, et par des affrontements de lutte tout sauf crédibles. Avec sa structure en chapitres, sa réalisation à la caméra portée et tremblotante, et son final assez grotesque, à la chute assez plate, c'est là un épisode bien bancal, qui ne convainc pas franchement.

# Help : Crispin et Molly (Jakob Davies et Quincy Kirkwood) passent le week-end seuls chez eux, mais l'assistante connectée qui contrôle toute la maison se rebelle soudain, à la recherche d'un hôte humain pour s'y transférer avant qu'une mise à jour n'efface sa personnalité...

On retombe dans le Black Mirror pour enfants, avec les dangers du tout connecté... sauf que, problème, les deux enfants ciblés par la Alexa du pauvre sont assez antipathiques, l'écriture est grossière et maladroite (c'est un point commun de tous ces épisodes : les réactions sont précipitées, peu naturelles, et l'écriture souvent décousue), et dans l'ensemble, l'interprétation est faiblarde (notamment chez la fillette).

# The Many Place : les trois enfants (Hannah Saxby, Alex Warburton, Minti Gorne) d'une famille de touristes anglais arrivent dans un hôtel en Australie, où un ascenseur en panne les dépose à un étage étrange, carrefour entre les réalités et prison d'une créature sanguinaire...

Sur le papier, un concept amusant et ludique, avec beaucoup de potentiel. À l'écran, un script très mal structuré, des dialogues jamais vraiment naturels ou bien rythmés, des personnages aux réactions agaçantes, et une interprétation inégale font que l'épisode tombe à plat, n'exploitant jamais pleinement ses idées, au profit d'un rebondissement final assez moyen.

# Only Child : Fille unique impertinente et intelligente, Mia (Shechinah Mpumlwana) accepte plus ou moins bien l'arrivée de son nouveau petit-frère... jusqu'à ce qu'elle s'aperçoive que le bébé possède des pouvoirs étranges, et semble bien décidé à l'éliminer.

Un épisode assez classique en soi, mais assez amusant et bien interprété, en plus d'avoir des effets convaincants. Après, il reste toujours quelques raccourcis habituels à la série, quelques réactions improbables, et la toute fin manque de punch, mais c'était sympathique.

# No Filter : Marcy (Shanice Archer) et Keira (Imogen Faires) sont deux sœurs bien différentes : la première est responsable, et passionnée de programmation informatique ; tandis que la deuxième préfère passer tout son temps à se prendre en photo. Jusqu'au jour où Keira installe une app de retouche photo révolutionnaire, sans en lire les conditions d'utilisation...

Un épisode plutôt pertinent et d'actualité, d'ailleurs assez bien interprété, et avec un moment ou deux assez glauques au niveau des visuels. À nouveau, on pourra reprocher les quelques facilités narratives, et le maquillage fauché de Richard Brake, vers la fin, mais dans l'ensemble, c'était honorable.

# Splinta Claws : Deux enfants (Alex Eastwood, Taighen O'Callaghan) passent une nuit dans un grand magasin à l'approche de Noël, et sont pris en chasse par un Père Noël animatronique bien décidé à punir les enfants... sages.

Pas désagréable, ce changement d'ambiance, et ce petit côté FNAF une fois que Santa perd son masque... mais le tout traine beaucoup trop en longueur pour vraiment fonctionner. Heureusement, la chute finale, joyeusement noire, rattrape un peu le tout.

# Itchy : Gabe (Oliver Finnegan), jeune élève anxieux d'une académie militaire située sur une île anglaise, s'aperçoit soudain qu'il parvient à entendre les poux qui envahissent peu à peu les dortoirs de l'établissement, et que ces poux ont pour projet de conquérir le monde...

Alors là, malgré tous les efforts du jeune protagoniste (une sorte de mini-Alfie Allen), c'est un grand n'importe quoi grotesque et assez peu inspiré, entre ces hordes de poux au nombre infini, au déplacement immédiat, et à la reproduction instantanée, tous détectables avec une tablette et un capteur infra-rouge, ces personnages qui acceptent sans broncher les élucubrations du héros, cette contamination éclair qui rend tout le monde fou par ses démangeaisons, et cette conclusion (biologiquement non-sensique) à base de chat plein de poux. Un joli ratage.

# Tilly Bone : Cass (Lola Mae Loughran), vloggeuse se filmant constamment, organise avec ses amis une soirée chez elle poir visionner l'intégrale de leur saga préférée. Mais Junebug (Alice Franziska Woodhouse), nouvelle arrivante au lycée, leur propose un Tilly Bone, instrument magique qui donne corps aux pensées, et qui va faire tourner la soirée au cauchemar...

Un épisode au postulat intéressant, puisque jouant la carte du found footage diffusé à l'envers, révélant progressivement comment la soirée a tourné au cauchemar.

Le problème, en fait, c'est qu'encore une fois, l'écriture est très approximative, et plus l'épisode avance, plus le scénario s'embrouille, entre le Tilly Bone, la blague qui tourne mal, la critique des vloggeurs, les nombreuses références à peine dissimulées à Star Wars et George Lucas qui s'en prennent plein la tête, et les motivations peu claires de Junebug.

Résultat, ça tombe à plat sur la fin, en voulant trop compliquer les choses.

# The Unfortunate Five : cinq lycéens (Olivia Presti, Claire Qute, Yathath Bath, Danre Zee, Brielle Robillard) sont collés un week-end dans leur établissement, et sont  confiés à Faye (Morgan Kohan), une conseillère psychologique et spirituelle qui semble tout faire pour attiser les tensions et échauffer leurs esprits...

Une revisite du Breakfast Club avec des personnages très clichés, mais ça fonctionne néanmoins à peu près, notamment parce que la "succube" se donne à fond à son rôle (et que le vice-proviseur interprété par Tony Nappo est plutôt amusant).

Il y a toujours des raccourcis un peu brutaux dans le récit, toujours l'impression qu'il manque des morceaux çà ou là, et la fin assez cynique rappelle celle de Splinta Claws, mais dans l'ensemble, c'est loin d'être le pire épisode de la saison.

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Bilan :

Je ne sais pas si mon indulgence vis à vis de la saison 1 s'est, depuis, estompée, mais cette saison 2 de Creeped Out m'a paru nettement plus laborieuse et approximative. 

Avec pour problème principal, comme je l'ai fréquemment répété au cours de ces 10 épisodes, l'impression persistante que des pages entières de script ont été jetées à la poubelle avant le tournage, pour faire tenir ces épisodes dans le format 25 minutes imposé par le cahier des charges.

Résultat, c'est tout un tissu connectif qui est absent, et les personnages, leurs réactions, les rebondissements, leurs décisions semblent fréquemment illogiques et bâclées, comme le produit du premier jet d'un script assez inabouti.

Alors certes, ce n'est clairement pas le genre de chose qui posera problème au public principalement visé par la série (les enfants et jeunes adolescents), mais pour un adulte, c'est assez flagrant.

C'est d'autant plus dommage que jamais les scripts ne parviennent à égaler l'atmosphère mystérieuse et étrange qui entoure systématiquement les introductions et conclusions mettant en scène le Curieux.

À croire que l'inspiration des scénaristes (principalement les deux showrunners) s'est en grande partie tarie après la création de la série...

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de toutes les séries passées en revue sur ce blog en cliquant directement sur ce lien...

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Les bilans de Lurdo : Star Trek Enterprise, saison 3 (première partie)

Publié le 19 Juin 2013 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Science-Fiction, Star Trek

Disclaimer : Ce bilan (en deux parties) n'en est pas vraiment un, mais est plutôt une chronique de visionnage, établie courant 2008 lors d'une séance de rattrapage intégral de la série, et initialement publiée sur un forum en temps réel, jour après jour. À prendre avec du recul, donc, la mise en forme n'étant pas vraiment digne du terme "bilan", et nécessitant un travail de réécriture encore à venir.

Enterprise 3x01-12:

- 3x01 : L'Expanse était sensé être un endroit aux frontières de la folie... mais après 6 semaines, il ne s'est toujours rien passé d'intéressant ou de dangereux à bord de l'Enterprise. On a donc le droit à 6 semaines d'exposition racontées par les personnages, pendant que les Xindis (un groupe bigarré d'aliens pas du tout impressionnants) discutent entre eux.

Puis Archer se fait encore emprisonner, et T'pol finit encore en petite tenue (pour ne pas dire topless). Ah, et le nouveau remix du thème musical est encore pire, le peu de dignité et de majesté de la version originale ayant disparu au profit d'une rythmique pop calamiteuse.

Au niveau des bons points... Daniel Dae-Kim. Et T'pol change un peu de tenue et de coupe de cheveux.

Youpi.

- 3x02 : Je dois avouer que cet épisode était plutôt plaisant. Certes, c'était de l'action, et pas beaucoup d'avancées dans l'histoire principale, mais les bizarreries de l'Expanse avaient un effet intéressant sur le vaisseau, et c'était assez sympathique pour ne pas s'ennuyer. Rien de génial, mais en comparaison de la saison 2, c'était un gros progrès.

Bon, par contre, il est évident que les bidasses-à-sac-à-dos embarqués en orbite terrestre dans le finale de la saison 2 ne sont là que pour servir de red-shirts aux scénaristes, et montrer que l'Expanse-c'est-très-très-dangereux-et-ça-tue-des-gens... ah, et Archer en mode Guantanamo, c'est toujours aussi peu digne d'un capitaine de vaisseau, mais bon...

- 3x03 : À ch*er. Threshold 2.0. Et les scénaristes qui s'acharnent à rendre "sexy" les massages de T'Pol à Trip, alors que ces scènes font juste forcées et gratuites... *soupir*.

- 3x04 : J'espère que ça ne va pas devenir une habitude, ces teasers consistant en une scène d'exposition par le conseil des Xindis qui s'inquiète de l'Enterprise... parce que c'est tout sauf motivant. Et quand ensuite on doit subir une intrigue téléphonée à base de bimbo blonde esclave sexuelle à forte poitrine qui demande l'asile à Archer pour échapper à son propriétaire (une blonde qui en fait n'est pas si innocente que ça, puisqu'elle commence à flirter avec tout l'équipage grâce à ses pouvoirs psychiques et tactiles) ... disons juste que ce n'est pas terrible.

Ça ressemble à du Trek période Kirk, mais sans en avoir le charme désuet ni la relative originalité. Par contre, la fusillade finale était sympathique (bien qu'avec un peu trop de ralentis), et un effort certain est fait sur la continuité, qui propulse un peu de l'avant l'Enterprise en leur donnant un but, et qui justifie en partie l'épisode... c'est appréciable, mais il y a encore pas mal d'effort à faire avant que ça ne devienne ne serait-ce que moyen...

- 3x05 : Les habituels incapables coincés sur un vaisseau rempli de zombies vulcains très très maychants. Et T'pol qui est à son tour contaminée. Regardable, mais ça tourne un peu à vide. Et les flashes lumineux pendant la moitié de l'épisode, ça fatigue rapidement.

(Quand est-ce que Manny Coto arrive, déjà ?)

- 3x06 : Tiens, ça me rappelle un épisode de Voyager, ça : l'alien exilé qui se sent tout seul, et qui s'entiche d'un membre d'équipage qui est la seule à pouvoir le percevoir, etc... M'enfin, pas trop gênant, à la limite. Le côté Beauty & the Beast est aussi un peu trop appuyé pour vraiment fonctionner.

La sous-intrigue d'Archer & Trip en navette n'est pas passionnante, mais elle amène quelques infos sur les Sphères, c'est toujours ça de pris. Par contre, je n'ai pas compris pourquoi l'alien qui en avait assez d'être seul n'est pas reparti avec l'Enterprise plutôt que de rester seul comme un idiot dans son château...

- 3x07 : Tiens, il semblerait que les scénaristes aient allumé leur cerveau, et se soient aperçus que de faire des officiers de l'Enterprise des va-t'en-guerre bushiens, c'était un peu une aberration, puisque là, on a le droit à un Archer plus calme, qui prend conscience que les Xindis ne sont pas tous de dangereux terroristes-musulmans-qui-prient, et qui sympathise même avec l'un d'entre eux. Bon, c'est un peu amené avec de gros sabots, mais c'est plutôt intéressant.

- 3x08 : Un autre épisode pas mauvais (même s'il rappelle fortement bon nombre d'épisodes similaires de Trek, et qu'il est assez bavard) avec un Archer qui se croit dans Memento, et qui passe 12 ans à être amnésique, ne se souvenant plus que de ce qui lui est arrivé après un certain incident. D'où vision d'un futur alternatif, et de pleins de lignes temporelles qui se mêlent. Bémol sur le shipping Archer/T'pol, par contre, ça ne fonctionne toujours pas.

- 3x09 : C'était trop beau pour durer. Revoilà un épisode bien merd*que, qu'on dirait sorti du pire de Voyager. Alors comme ça, les maychants aliens ont enlevé des cow-boys pour les déposer sur une planète de l'Expanse, où ils n'ont pas évolué pendant plusieurs siècles ? Et Super Archer n'a aucune difficulté à se battre mano à mano (sur fond de guitare électrique héroïque) avec un maychant cowboy, alors que son épaule a littéralement explosé d'un tir de carabine...? C'est cela, oui... (il y a bien la Annie de Men In Trees, cela dit, c'est toujours ça de pris)

- 3x10 : Bon... Manny Coto est sympathique, et tout et tout, mais le coup de "Trip sérieusement blessé, que l'on ne peut sauver qu'en lui greffant un organe issu d'un clone sorti de nulle part, et "cultivé" à cette occasion", pour illustrer le problème éthique de la culture de cellules souches blablabla, ça serait beaucoup mieux passé si le personnage de Trip était un tant soit peu attachant, si Coto n'en profitait pas pour placer du shipping honteux, si ce n'était pas le trente-millième In media res de la série, si la gestion des souvenirs du clone n'était pas risible... et si le clone ne s'appelait pas Sim.

Ouaip, Sim.

Presque impossible de prendre l'épisode au sérieux une fois que l'on apprend ça 

(jolie interprétation de Bakula, par contre)

- 3x11 : Mouais, pas terrible, cette histoire de Future Guy qui revient pour envoyer Archer & T'pol en 2004, parce que les maychants tentent de changer le passé, à la First Contact, en introduisant un virus meurtrier sur Terre.

Le problème, c'est que ça se limite à ça (un épisode sans budget filmé dans une voiture et dans une ruelle), sans expliquer un seul instant comment les maychants peuvent voyager dans le temps, quelles sont leurs motivations générales, etc... sans compter que Future Guy renvoie la petite équipe dans le passé, deux mois après que les Xindis soient arrivés, et ce sans raison, si ce n'est d'imposer un suspense artificiel à l'épisode. Il faut croire que ça aurait été trop simple de les renvoyer juste avant l'arrivée des Xindis, histoire de les intercepter à temps...

Sinon, il y avait Jeffrey Dean Morgan en maychant alien, impossible à reconnaître autrement que par sa voix.

- 3x12 : 9/11, le retour (accompagné d'un remake de l'épisode de TOS avec les aliens mi-blancs/mi-noirs). De maychants terroristes/extrémistes aux noms musulmans montent à bord de l'Enterprise, et le détournent pour l'utiliser contre des hérétiques, dont l'affront suprême est de déclarer que leur Dieu commun a construit l'Expanse en 9 jours et pas dix. C'est bon, on a compris, la religion, c'est con, le terrorisme, c'est mal, et applaudissons les courageux membres d'équipage du United 93 vaisseau qui se battent (dans des fusillades interminables) pour reprendre le contrôle de celui-ci.

Zzzzzz... décidément, Manny Coto, ce n'est pas la panacée, niveau écriture... surtout qu'au passage, zou, un reboot qui efface toutes les données de l'Enterprise sur les sphères & co. Comme c'est pratique.

 

Bilan de demi-saison: la continuité injectée dans la série est bien agréable... mais si l'écriture continue à être aussi peu inspirée, ce n'est vraiment pas la peine...

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Les bilans de Lurdo - The Collector : le messager des ténèbres (saison 3)

Publié le 10 Août 2012 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Drame, Fantastique, Religion, Canada

Le Messager des Ténèbres (The Collector) Saison 3 :

Suite et fin du visionnage de ce mélange canadien entre Brimstone et les Anges du Bonheur, sur Morgan Pym (Chris Kramer), un collecteur d'âmes au service du Diable, ancien moine du 14è siècle ayant vendu son âme en échange de la survie de sa bien aimée. Un collecteur qui, de nos jours, décide de changer de vocation, et dispose désormais des dernières 48 heures de la vie de ses "cibles" pour tenter de les sauver de l'enfer.

3x01 : Nouvelle saison, nouveau générique. Pas vilain (ils ont viré l'enfer numérique, et visiblement augmenté le budget effets spéciaux), mais musicalement raté, sans aucun thème. La SOTW, un jockey responsable de la mort de son frère, et ayant échangé son âme contre le talent de son frère décédé. Rien de passionnant, et, en plus, certains développements sont plutôt ratés, comme l'amitié Maya/la Tante du gamin autiste (ils essaient désespérément de les relier, ça en devient risible), ou la vision de Maya lorsqu'elle touche le gamin... la seule chose notable, c'est le retour de la mère de l'autiste, mais cette fois ci dans le rôle du Devil-of-the-week.

3x02 : Pas non plus super passionnant, ce grand chef qui a vendu son âme contre des recettes inédites... et qui s'avère être Vatel ayant viré cannibale. Ça avance à petits pas entre Pym et Maya (ça n'aide pas que les acteurs n'aient aucune alchimie), l'intrigue de l'autiste est inintéressante, bref, gros bof.

3x03 : La SOTW envoie Pym dans un univers parallèle, où il couche avec Maya, où il ne travaille pas pour Satan, et où l'autiste retrouve ses parents bien en vie. Plutôt sympa, même si encore une fois, Maya fait tache, ne sert à rien, et est limite antipathique tant elle n'a pas une once d'alchimie avec le reste du cast.

3x04 : Dans la série "idées à la con", je voudrais une goth ayant vendu son âme au diable pour devenir un vrai vampire. Épisode pas du tout passionnant, avec cette vampirette qui a transformé sa meilleure amie pour lui sauver la vie, blablabla... et Maya qui rechute à nouveau dans la drogue, et qui nous fatigue à nouveau... pfff.... (la soeur/clone de la gamine de Poltergeist, la série, s'en sort assez bien, cela dit, tout comme la tante de l'autiste)

3x05 : Tricia Helfer en présentatrice tv mtv-style a qui tout réussit, traumatisée dans son enfance par ses parents satanistes (rolleyes.gif), schizophrène, et qui a échangé son âme contre la matérialisation autour d'elle de ses voix intérieures. Et après Poltergeist, c'est autour de la fille de Frank Black dans MillenniuM d'apparaître dans le show. On ne peut pas dire qu'elle ait très bien vieilli, mais en même temps, elle n'est pas gâtée, car les appareils dentaires nord-américains, c'est le mal. Tricia n'est pas mauvaise, l'histoire n'est pas inintéressante (la fin est assez chouette, notamment), mais bon, Maya, son sponsor, et sa désintox, ça prend la moitié de l'épisode, et c'est soporifique.

3x06 : Un épisode ch*antissime, sur un fermier dont le pacte a provoqué la ruine d'une famille, et l'établissement d'une usine toxique à proximité. Rien à sauver, que ce soit sur le front de Pym qui se prend pour Lorenzo Lamas et fait du kung-fu en débardeur, ou sur celui de Maya qui babysitte l'autiste. Même le diable prenant l'apparence de l'ex médiévale de Pym, mais enceinte, ne sert à rien, et ne va nulle part. 45 minutes de vide. 

3x07 : Pas génial non plus. La sponsor de Maya s'avère être elle aussi une âme damnée, blablabla, et elle essaie de refaire plonger Maya, pendant que le frangin de cette dernière drague la tante de l'autiste. Rien d'intéressant, juste des droguées qui pleurent, etc... et un Satan drag-queen qui chante.^^

3x08 : Grosse surprise que cet épisode excellent, dans lequel Methos tient le rôle d'un horloger prodige qui a échangé son âme contre une montre le plaçant hors du temps. Il saute donc d'époque en époque, trichant sur les 10 années allouées par Satan, et embarque Pym dans son voyage. Une fin douce amère, une histoire cohérente, bref, heureux de voir que les scénaristes du show savent encore parfois faire de bonnes histoires, quasiment pas plombées par les déboires de droguée de Maya.

3x09 : 10 premières minutes laborieuses au possible, avec des combats ridicules, jusqu'à ce que Maya tombe nez à nez avec un damné emmené aux enfers sous ses yeux. Et à partir de là, tout s'enchaîne, elle découvre la vérité au sujet de Pym, au sujet de sa "résurrection/guérison" (à noter des références constantes, musicales & visuelles, au pilote de la série, ce qui est assez sympathique), le diable vient les manipuler pour les enfoncer un peu plus, et champagne ! Maya accepte de se sacrifier et de partir aux enfers en lieu et place d'une gamine ! M'enfin, c'est du To Be Continued, donc je sens qu'ils vont revenir là dessus....

3x10 : Suite directe de l'épisode précédent... et comme prévu, Maya est sauvée in extremis... pfff... et sur la lancée, paf, tout reprend comme avant, avec une SOTW qui est celle d'un CEO d'un Fox News bis ayant échangé son âme contre le succès de sa chaîne (Rupert Murdoch inside). Aucun vrai intérêt, malgré le retour d'une SOTW précédente (le photographe sauvé par Pym en saison 1) et du diable médiéval en aveugle démoniaque, qui avoue sa solitude et son désespoir à Maya. Impressionnant comment ça peut passer d'un épi mythologique passionnant à un épi routinier sans intérêt.

3x11 : Tout naze. Morgan Pym envoyé à Budapest pour tenter de sauver une espionne Alias-style. Un gros prétexte pour caser de la musique à la Bourne, puis à la MillenniuM, des acteurs aux accents foireux, de la torture, et des scènes de combat pour Pym... Mauvais au possible. À la limite, on peut sauver Martin Cummins qui cachetonne (et encore, il ne se fatigue pas) et la fin, qui tente d'amener un nouveau personnage récurrent, mais à 2 épisodes de la fin de série, ce n'est pas franchement utile.

3x12 : 1666, un épisode en costumes. Guère de surprises dans cette histoire d'alchimiste cherchant l'élixir de vie éternelle... Pym a une perruque ridicule et drague la gueuse, ça avance à un rythme d'escargot, ça délaie au maximum le postulat de départ de l'épisode, bref, c'est raté.

3x13 : Series finale... enfin, uniquement d'un point de vue théorique, puisque dans les faits, ce n'est qu'un épisode comme les autres, sans conclusion aucune. Là, c'est l'Exorciste à la sauce The Collector, avec Pym et Maya qui voyagent à Vienne pour sauver l'âme d'un prêtre exorciste... l'acteur qui joue l'un des possédés/démons en fait trois tonnes, l'histoire en elle-même n'est pas du tout passionnante, mais développe un peu la mythologie de l'enfer... ça aurait pu être pire, mais surtout bien mieux.

 

Bon, conclusion et bilan : cette série commençait très bien, la saison 1 était sympathique et cohérente (pour une production canadienne), à défaut d'être excellente, mais dès que le casting a commencé à changer, avec la saison 2, et que les créateurs du show ont commencé à prendre un peu de recul, ça s'est cassé la gueule, recourant aux pires artifices de scénario pour meubler, et tombant dans une routine des plus désagréables.

Il y a bien eu un sursaut ou deux, généralement lorsque la mythologie générale du show était concernée, mais ça s'est arrêté là. Un gros gâchis, donc. Et quitte à choisir, je n'échange pas mes 13 épisodes de Brimstone contre ces 3 saisons.

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Les bilans de Lurdo : Scooby-Doo, Mystery Incorporated - Saison 2 (2/2)

Publié le 19 Octobre 2013 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Animation, Jeunesse, Comédie, Aventure, Thriller, Fantastique, Science-Fiction, Horreur

Suite et fin du bilan de la saison 2 de cette série excellente, qui a su remettre Scooby-Doo au goût du jour sans le dénaturer : 

 - 16 :

Les aliens (mais tous les aliens : petits gris, reptiliens, nordiques...) attaquent Crystal Cove (et dépouillent des magasins), l'occasion pour le show de nous refaire du X-files, des enlèvements, des rencontres du troisième type, des crop circles, des conspirations, et tutti quanti. Une première moitié assez amusante, mais la fin est plus faible.

- 17 :

Un troupeau de buffles mutants contrôlés par Pericles attaque la ville à la recherche du Disque antique. Un épisode pépère qui place une grosse référence à Aliens sur la fin, et un clin d'oeil appuyé au Roi Lion sur la lancée. La toute fin avec le "oups, on a résolu l'affaire, mais on vient de relâcher des centaines de super-prédateurs génétiquement modifiés dans l'océan par la même occasion... bon, faisons comme si de rien n'était, et tournons les talons... on n'a rien vu, on n'a rien fait, okay ?" était :mrgreen:

- 18 :

Retour des Hex Girls pour un remake officieux du dessin-animé Scooby & la légende du Vampire, avec le Gang qui enquête sur le retour à la vie d'un groupe de ska zombie. Et une grosse scène de band battle à la Scott Pilgrim pour finir, avec Scooby & co qui shreddent, et des effets spéciaux dans tous les sens. Très sympa. B)

- 19 :

Un démon glouton/gluten attaque des gens et les dévore, ce qui force l'ultra-vantard Doc Savage Spartan à intervenir. Un épisode plutôt anecdotique, mais le Doc Spartan, son couple en crise et son serviteur sarcastique sont plutôt marrants.

- 20 :

Un bandit-séducteur de grand chemin (semi-hommage au chanteur Adam Ant) terrorise les routes autour de Crystal Cove. Au gang de l'arrêter, avec Scooby et Shaggy qui se travestissent, et en prime des séquences de rêve à la Twin Peaks (la Red Room et un nain) et à la American Werewolf in London (Nazis attack !). Pas forcément exceptionnel, mais je me marre encore de la manière dont ils ont intégré les conneries d'Ancient Aliens à la mythologie du show (avec Amy Acker au doublage de la petite amie de Scooby ^^). :mrgreen: 

- 21 :

L'équipe enquête dans une maison hantée assez classique, sauf que... Univers Miroir (littéralement) avec Fred, remplacé IRL par son double négatif, et qui se retrouve dans un monde post-apocalyptique dévasté et empli de squelettes où il est le dernier homme sur Terre, car le gang n'a pas réussi à empêcher "Nibiru" sans le vrai Fred. Un épisode très réussi dans lequel Fred montre qu'il n'est pas que le muscle de la bande... et que sa relation avec ses parents est toujours très complexe. Ah, et visiblement, Pericles tente de libérer une entité d'outre-monde emprisonnée là depuis des éons... :P


- 22 :

À nouveau la Red Room de Twin Peaks, Amy Acker & Michael J Anderson au doublage, et la Miskatonic University, mais cette fois-ci pour un épisode dans lequel ne manquait que Freddy Krueger, puisqu'on a affaire à un être monstrueux qui tue dans les rêves. Le Gang est donc obligé de s'immerger dans le monde des rêves, ce qui donne lieu à de nombreuses scènes oniriques à travers le temps et les âges, à une référence inattendue à The Room de Tommy Wiseau et à des réponses à l'arc narratif global de la série. (et en prime, je viens de tilter que les personnages de la Mystery Inc précédente, celle de l'époque avant le Scooby Gang, étaient tous des copies exactes du cast de The Many Loves Of Dobbie Gillis, la série des 50s/60s qui a inspiré Scooby Doo à l'origine ^^)

- 23 :

Le groupe part au Yucatan pour tenter de trouver le Coeur du Jaguar, l'artefact nécessaire pour empêcher le réveil de l'entité. Pas forcément l'épisode le plus captivant, même si certains clins d'oeil à Indy, The Ruins ou Grease sont amusants, et que toute l'histoire de la mère de Velma, sex-symbol au Yucatan, est :mrgreen: 

- 24 :

Retour du Gang à Crystal Cove, qui est ravagée par des Tremors, et dont les habitants ont été réduits en esclavage par Pericles & co ; un peu plus d'explications au sujet du mystère Nibiru (vue la manière dont ils parlent d'affaiblissement des murs entre les dimensions, et d'effacer tout le mal qu'a fait l'entité par le biais de son influence, j'ai l'impression qu'on va avoir droit à un reboot final à la mort de la créature du sarcophage, wait & see...) ; une séance de bricolage à la A-Team ; Sammy, Scooby et le shérif qui se découvrent un courage inattendu et mènent l'insurrection des habitants de Crystal Cove ; et la destruction de la Mystery Machine avec reprises des dialogues et du rythme vocal de Shatner dans Star Trek III. Un bon épisode de quasi-fin de saison, avec en prime un Udo Kier qui s'éclate à doubler Pericles et à lancer des ordres en allemand à ses Kriegstaffelbots.

- 25 :

Des réminiscences d'Indiana Jones, à nouveau, puisque le Gang est contraint de déjouer les pièges successifs du tombeau de l'entité, sous la menace de Pericles et de ses troupes, qui retiennent des otages (au nombre desquels Hot Dog Water, la "copine" de Velma, qui se sacrifie, au grand désespoir de cette dernière). À nouveau, un épisode très réussi, dans lequel Fred repasse sur le devant de la scène en déjouant tous les pièges successifs, prouvant que son obsession de toujours l'a bien préparé pour ce moment. Avec en prime un petit clin d'oeil à Pirates des Caraibes At World's End, pour l'océan à l'envers.

- 26 :

L'entité poulpesque tentaculaire est désormais libre... au gang de l'arrêter. Une fin de saison épique, qui s'ouvre sur Amy Acker qui explique toute la mythologie des deux saisons précédentes, qui continue par des morts par centaines, et qui se finit par la destruction de la Terre en même temps que Cthulhu l'entité.

Et comme prévu, reboot final qui renvoie le Gang dans la Happiest Timeline (pour paraphraser Community), où tout le monde est heureux, Daphne et Fred vont se marier, Velma et Hot Dog Water partagent un même lit (pour lire, voyons, tsss....), et l'entité n'a jamais influencé des générations d'innocents... ou presque, puisqu'à la toute fin, le gang décide de s'inscrire à la Miskatonic University, pour suivre les cours de chasseurs de fantômes de Harlan Ellison, et se lancer ensuite sur les routes pour pourfendre les criminels se déguisant en fantôme. En guise de reboot, on a donc droit en fait à un toutéliage avec la toute première série Scooby-Doo, toutéliage tant thématique que musical et visuel. :wacko:

Grosse grosse seconde saison, donc. À quelques moments, peu aidé par sa diffusion chaotique, le show a failli succomber à une overdose de mythologie et d'épisodes lui étant consacrés, mais au final, c'est un succès. Les deux saisons de la série fonctionnent parfaitement en tant que stand-alone, la fin est arrivée au bon moment, et les personnages du show ont rarement (si ce n'est jamais) été aussi attachants et bien développés. Maintenant, j'ai un peu peur de ce qui viendra ensuite pour la franchise Scooby (à vrai dire, je crains un retour de bâton à la Doctor Who : "ces deux saisons étaient trop complexes, on veut un truc plus simple maintenant, quitte à ce que ce soit simpliste et abêti").

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Les bilans de Lurdo : Star Trek Voyager, saison 3 (première partie)

Publié le 20 Novembre 2013 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Star Trek, Science-Fiction

Allez, zou. Sans grande motivation après deux premières saisons ternes et peu enthousiasmantes, je continue mon intégrale de la série, avec sa saison 3 :  

3x01 - Basics part 2 :
Lors du bilan de la saison précédente, j'avais dit cela :
"(...) La brève réapparition de Suder dans l'épisode fait plaisir, cea dit, même si elle semble très clairement une mise en place pour un sacrifice ultérieur "pour le bien du vaisseau", avec rédemption du criminel, tout ça."

CQFD. En tant que conclusion à Basics Part 1, ça ronronne de manière prévisible, et ça a recours à toutes les solutions de facilité imaginables, tant tout tend vers un retour à la normale téléphoné pour l'équipage. De même, on a droit à une mort de red-shirt, et à Suder qui, malheureusement, se sacrifie bel et bien pour la cause. Bref, un show trop attendu, qui n'a comme intérêt que de mettre un terme à l'arc des Kazons (même s'il le fait de manière décevante, en butant Seska, et en faisant de son gamin celui du Kazon). Ah, et autant le gloumoute en cgi dans la grotte était sympa, autant les hommes prehistoriques de la planète sur laquelle l'équipage du Voyager est abandonné étaient risibles.

3x02 - Flashback :
Épisode anniversaire plein de bonnes intentions, avec le gros flashback à bord de l'Excelsior pendant Trek VI - The Undiscovered Country. Problème : tout ça est toutélié au scénar principal par une histoire de virus/souvenir réprimé pas très convaincante, et surtout - sacrilège - Braga se plante joyeusement dans la chronologie des évènements, condensant en quelques jours plusieurs mois des évènements du film. Dommage, parce que tout ce qui a trait à Tuvok fonctionne assez bien.

3x03 - The Chute :
Kim et Paris nous refont Oz & la Grande Évasion dans un pénitencier alien. Assez bien réalisé et joué, y compris par Garrett Wang, mais à part ça, ça ronronne quand même tranquillement par moments, avec un scénario de base convenu et rabaché, des aliens au maquillage minimaliste, et une Janeway intraitable assez agaçante (comme d'habitude, me direz-vous...).

3x04 - The Swarm :
Tout l'intro entre Torres et Paris en train de s'ennuyer en duo dans une navette était très sympa (et souligne bien que les personnages de toute série Trek ont besoin de vivre et d'interagir plus souvent s'ils ne veulent pas paraître froids et isolés) ; Le doc atteint d'alzheimer, et obligé d'avoir recours aux conseils de Zimmerman, n'était pas non plus une mauvaise idée ; mais bizarrement, le tout ne fonctionne que trop moyennement à mon goût, pas aidé par une crise forcée et anecdotique, qui oppose le vaisseau à un peuple hostile et sous-développé, dans une intrigue clairement rajoutée pour remplir l'épisode et meubler un peu. Rien de mauvais, toutefois (à part peut-être Janeway qui, une fois de plus, ignore le règlement quand bon lui semble, pour gagner du temps de voyage). 

3x05 - False Profits :
Aaah, un bon vieil épisode Ferengi, que la fanbase déteste tant !! Perso, j'aime bien l'humour de ces personnages, et cet épisode plus léger et dynamique qu'à l'habitude, ainsi que la continuité globale du truc. Bref, c'était sympa. Rien d'exceptionnel, cela dit... mais sympatoche.

3x06 - Remember :
Un Torres-centric assez consistant, et très bien joué par Roxann Dawson. Mais, car il y a toujours un mais, 1) ça fait toujours bizarre de voir B'elanna expliquer en détails à Chakotay qu'elle fait des rêves érotiques au sujet d'un alien, et qu'elle prend un pied monstre... alors qu'une saison plus tôt, elle était attirée par Chakotay, et ne semblait pas aussi proche de lui que ça, ou même suffisamment à l'aise pour aborder de tels sujets en sa présence. M'enfin bon, la continuité et Voyager, ça fait douze, de toute façon.
Et 2) le scénario en lui-même (le côté "B'el revit les souvenirs d'une alienne télépathe et découvre les secrets de la race-extraterrestre-de-la-semaine") est franchement téléphoné et cousu de fil blanc. Et comme d'habitude, la fin semble précipitée...

3x07 - Sacred Ground :
Arg, paglop, cette histoire de Kes qui profane un temple extraterrestre parce qu'on ne lui a pas appris qu'entrer sans autorisation dans des sites sacrés, ce n'est pas bien... et puis ensuite il faut la soigner, et faire un rituel spirituel à la con... Et Janeway qui engueule les aliens parce qu'ils ne peuvent pas aider... Un épisode gentiment creux de bout en bout dans sa forme, alors que le fond se veut profond et métaphysique. Je suppose qu'en théorie, tout l'épisode était sensé être une discussion sur la religion vs. la science, et sur la remise en question des convictions de Janeway... mais tout ce qu'il a accompli, c'est me donner envie de dormir. Surtout que le questionnement interne de Janeway, il ne resurgira jamais à l'avenir, donc... c'était bien utile.

3x08/09 - Future's End :
Du time-travel dans tous les sens, Sarah Silverman qui court avec enthousiasme (bouncy ! :mrgreen: ) mais qui joue toujours à la Sarah Silverman (comprendre qu'elle minaude beaucoup, avec un ton ironique et moqueur), des figurants qui reviennent toutes les trois minutes à l'écran pendant les scènes de foules, des fringues 90s, des dialogues WTF ("Who are you, people, and what is that thing in your pants !?"), un écran d'ordinateur qui ressemble à de l'Atari 2600, l'holo-émetteur portable du Doc qui fait sa première apparition, Torres et Chakotay qui sont pris en otage par des extrémistes de droite anti-gouvernement (huhuhu, l'intrigue qui ne sert à rien), et un rythme assez bancal, qui me fait dire qu'au lieu de 80 minutes, cette histoire aurait été plus efficace sur 40. M'enfin, ça se regardait (non sans être parfois un peu trop ennuyeux), et c'était même assez fun par moments (en partie parce que c'est déjà supra-daté)... mais le tout finissait quand même par se dégonfler gentiment... 

3x10 - Warlord :
Un running amusant (l'holoprogramme club de vacances de Neelix, à la fois hilarant de par l'esthétique sexy-mais-pas-trop/lamé à paillettes de toutes les potiches siliconées en bikini, et sympathique, parce que B'elanna en maillot :sweat: ), mais une histoire un peu bancale (Kes possédée par un despote alien appelé Tyran, qui veut conquir le mooooooonde, mouhahahahaha *riremaléfique*), sauvée par une Jenn Lien qui en fait trois tonnes, se prend pour l'Intendante Kira dans le Mirror Universe, et rend le tout joyeusement overzetaupe. Par contre, le black corpulent qui joue un moment les aliens sous les ordres de Kes était particulièrement mauvais.

3x11 - The Q and the Grey :
Un épisode apparemment détesté par le fandom (comme la majorité des épisodes "légers", d'ailleurs, parce que "TREK IS SERIOUS BIZNESS"), mais que je trouve toujours sympatoche, voire même réussi, jusqu'à la fin un peu bancale façon fusillade d'actioner forcée.

3x12 - Macrocosm :
Janeway & Neelix qui reviennent à bord, mais le vaisseau est vide, envahi par grosses bestioles virales agressives. Autrement dit, c'est Janeway en mode Ripley grimaçante avec un débardeur trempé et un gros gun. Gros gros bof, et des clichés à la pelle, mais apparemment, le fandom apprécie celui-là "si on met son cerveau de côté". Je retiens juste la scène de Tom & B'el qui s'engueulent à la cantine, et qui souligne une nouvelle fois que les persos secondaires devraient être plus souvent développés dans de petites scènes de ce genre.

(à suivre...)

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Les bilans de Lurdo : Fais-Moi Peur, saisons 1 à 3

Publié le 9 Janvier 2012 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Anthologie, Comédie, Fantastique, Horreur, Jeunesse, Canada, Nickelodeon

On ne présente plus Are You Afraid of the Dark ? cette anthologie canado-américaine pour enfants et jeunes adolescents, diffusée sur Nickelodeon de 1991 à 1996. Régulièrement, les membres de la Midnight Society se réunissaient ainsi autour d'un feu de camp nocturne, et ils se racontaient des histoires de leur invention, des histoires à glacer le sang....

Saison 1 :

Séquence nostalgie, et bonne surprise, puisque toutes proportions gardées (le jeu des enfants et l'intérêt des histoires restant assez aléatoires selon les épisodes), ça tient encore bien la route pour ce que c'est, probablement grâce à un format court et dynamique, un certain style, des guests occasionnels sympas (même si j'ai toujours du mal avec Rachel Blanchard, elle est un peu tête à claques) et à une ambiance sonore/musicale réussie.

Dans l'ordre: un pilote assez moyen ; Laura Bertram en guest ; un épisode dans une fête foraine, plutôt réussi ; une adaptation de W.W. Jacobs, assez classique ; une histoire de réincarnation avec une toute jeune Mia Kirshner ; une histoire de prom queen téléphonée ; une histoire de photographie à la Dorian Gray qui m'avait suffisamment marquée il y a 20 ans pour que je m'en souvienne encore presque totalement ; un remake assez bof de The Burbs ; une histoire sympa de créature dans la cave ; la magie des leprechauns & des banshees, plutôt fun ; une récit très inspiré de They Live, mâtiné de vaudou, dont je me souvenais aussi en grande partie ; un ado possédé par l'esprit de Goth, dieu-sorcier babylonien ; et un épisode assez cheesy sur un flipper/jeu-vidéo grandeur nature dans un centre commercial, avec Polly Shannon en princesse.

Rien de révolutionnaire, mais ça se regarde tout seul, et c'est assez efficace. En tout cas au moins autant que d'autres anthologies d'horreur supposément plus adultes.

Saison 2 :

Une saison qui m'a moins convaincu que la précédente, la faute à des scripts souvent soit über-convenus, soit peu passionnants, et à une production qui m'a semblé un peu plus cheap que précédemment, notamment au niveau de la musique, envahissante. Cela dit, reste une diversité ethnique dans le casting assez intéressante pour un show de ce type (pour n'importe quel type de show, en fait), et quelques épisodes ne fonctionnent pas trop mal tout de même.

Dans l'ordre:
- Amusant de voir que les gamins ont tous pris 10 centimètres entre les deux saisons ; une ado passionnée de contes de fées fait le voeu de se retrouver seule, voeu exaucé par le marchand de sable (Bobcat Goldswaith en surjeu total). Un peu cheap, et peu convaincant.

- Très sympa, cette histoire de Nosferatu sortant de l'écran d'un vieux cinéma de quartier pour terroriser les ados y travaillant. Avec en plus un retour du savant fou du premier épisode de la série.

- Une histoire assez bof de voyage temporel dans les 60s via un collier magique, pour empêcher la mort d'une élève.

- Le treizième étage abandonné d'un building, accessible uniquement par un ascenseur, et occupé par des aliens très 80s sous le couvert d'une usine de jouets. Avec un tout jeune Aaron Ashmore - ou était-ce son frère jumeau ? - dans le rôle d'un des deux gamins principaux. Un peu cheap, mais le twist final est sympa.

- Une machine à écrire magique qui rend réel le contenu des histoires qui y sont tapées. Gentillet, mais pas super mémorable.

- Un acteur de SGA, et le retour de la boutique de Sardo, pour une bête variation sur le thème de Jekyll & Hyde, avec un ado handicapé et complexé qui se transforme en playboy de lycée après avoir avalé une potion, mais qui doit faire face à des effets secondaires monstrueux. Bof, sans plus.

- Melissa Joan Hart en babysitter impertinente, dans une histoire assez quelconque de fantôme aux alentours d'une ferme habitée par deux frangines quasi-séniles. Le gamin babysitté joue super mal, le tout est réalisé au second degré, tout en essayant pourtant de faire peur, bref, ce n'est pas une réussite.

- Une babysitter et deux gamins reviennent de la fête foraine de la saison 1 du show, et s'arrêtent dans un hôtel bizarre, façon Maison Hantée de disney. Un peu cheap, à nouveau, ça fait très attraction en toc, et ça surjoue. Bof.

- Fright Night version garou mangeur de chats. Pas désagréable, malgré une musique calamiteuse.

- Une histoire d'ado hanté par le fantôme de son meilleur ami décédé dans un accident lorsqu'il était enfant. Pas particulièrement mauvais, mais ultra classique.

- Un ado devient l'apprenti d'un illusionniste, et se retrouve pris dans un conflit entre sorciers pour la possession d'un sceptre magique. Sympa.

- Un nerd et sa frangine rebelle passent un mois dans une école privée étrange, qui s'avère être une couveuse géante pour une race de lézards mutants. Pas franchement original, d'autant que ça a été plus ou moins recyclé dans diverses séries par la suite, et un peu surjoué, mais finalement assez fun.

- Un jeu de cache-cache dans un cimetière hanté. Trop prévisible pour convaincre.

Bref, une saison plutôt décevante. Espérons que la 3 retrouve du poil de la bête.

Saison 3 :

Nettement plus sympathique que la saison précédente, avec notamment l'introduction d'une certaine continuité dans les scènes de la Midnight Society, qui d'ailleurs voit son cast en partie renouvelé, avec l'arrivée du petit frère d'un des anciens membres (qui d'ailleurs continuent de prendre des centimètres de manière affolante), et celle de Joanna Garcia (toute jeune et adorable) à la place de Rachelle Blanchard (bon débarras).

La saison 3, c'est aussi celle de l'épisode ouvertement pompé par M. Night Shyamalan pour le Sixième Sens. Et soudain, en voyant l'épisode, on comprend mieux pourquoi Manoj peine à retrouver l'inspiration ou un script aussi fort qu'à ses débuts... À noter aussi une tendance assez intriguante : de par la nature canado-américaine du show, la grande majorité des enfants/ados acteurs principaux des épisodes - et pas forcément les pires - ont totalement disparu du milieu de la télévision ou du cinéma, et ont littéralement arrêté de jouer, décrochant au mieux un rôle au deux post-Fais-moi Peur. Et l'on ne peut pas dire que ce soit leur expérience sur le show qui les ait traumatisés, puisque souvent les bons leads refaisaient une apparition quelques années plus tard dans un autre épisode... Bref.

01 - La légende de Sleepy Hollow transposée de nos jours. Amusant, malgré des accents foireux, des acteurs un peu en surjeu, et un scénar qui sent bon le déjà vu.

02 - Une histoire relativement réussie d'appartement hanté.

03 - Jewel Staite, excellente en biatch de 12 ans, dans un remake de The Watcher in the Woods. Un peu cheesy (l'autre gamine joue assez moyennement) mais sympa.

04 - Amusant. Un gamin amateur de blagues téléphoniques se fait arrêter par la police des téléphones, et devient une légende urbaine. À son meilleur pote de le tirer de ce mauvais pas.

05 - Une histoire de porte en façade ne menant nulle part, et de maison de poupée faisant disparaître les gens. Réussie.

06 - Une babysitter aux pouvoirs magiques décide de redonner le goût de la lecture à un gamin insupportable. Amusant.

07 - Retour de la boutique de sardo, et Frank "Riddler" Gorshin en guest (et en surjeu total) pour une ado solitaire qui remonte le temps et rencontre un autre ado solitaire, 100 ans plus tôt. C'est regardable, sans être exceptionnel. Mention spéciale à Sardo, et à la jeune actrice, excellente.

08 - Pas terrible, une histoire de momie dans un musée, qui se traîne pas mal, et qui finalement ne va nulle part.

09 - Eddie Kaye Thomas (plutôt rigolo, avec son duvet et sa voix qui mue) dans un semi-remake d'un épisode de la Quatrième Dimension, avec cet appareil photo maudit qui porte malheur à tous ceux qui sont photographiés par ses soins.

10 - Le Sixième Sens v0.5. C'est amusant de revoir cet épisode en sachant que Shyamalan a, de son propre aveu, basé son script du Sixième Sens dessus... vu qu'on s'aperçoit alors qu'il n'a vraiment rien inventé, puisque tout est déjà là, en au moins aussi solide que dans le script de Manoj : perso apparemment normal qui voit des fantômes, mais n'interagit qu'avec un seul autre personnage vivant de tout l'épisode, indices disséminés ici ou là qui permettent de deviner le twist de fin si l'on est attentif, le perso qui "sees dead people", l'accident catalyseur, l'"alliance"... 

11 - Tatyana Ali dans une histoire de jumelles et de maison hantée par un poltergeist zombiesque. Regardable, sans plus.

12 - Un gamin insupportable est hanté par une poupée de chiffons à l'effigie d'un clown. Pas peur pour un sou si on n'est pas allergique aux clowns, mais le jeune acteur est excellent.

13 - Neve Campbell en guest, travaillant dans un restau tenu par le Dr Vink du pilote de la série, restau qui exploite la peur de ses employés pour en faire un ingrédient dans ses plats. Ça commence très moyennement, mais sur la fin c'est assez marrant, en fait, bien que cheap.

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