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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Résultat pour "good place"

Les bilans de Lurdo : Farscape, saison 2 (2000)

Publié le 2 Avril 2012 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Comédie, Science-Fiction, Drame, Action, Aventure, Australie, USA, Farscape

Farscape, saison 2 :

- Un premier tiers de saison 2 assez décevant : un épisode excellent (2x04 - Crackers don't Matters), un seulement bon (2x05 - The Way We Weren't), un regardable, mais franchement moyen (celui avec la mine et le gorille à grandes dents), et quatre plutôt moyens à tendance mauvais (les trois premiers, notamment).

En fait, il se dégage de ce début de saison un étrange sentiment de bordel général, comme si la série venait tout juste de débuter et qu'elle se cherchait encore : les nouveaux looks ne sont pas vraiment probants, que ce soit au niveau des tenues ou des maquillages, la nouvelle marionnette de Rygel est franchement moyenne, la musique sonne toujours aussi faux, et le rythme des premiers épisodes est bancal au possible (probablement à cause du changement de format du show, il faut un temps d'adaptation pour tout le monde).

Donc pas vraiment convaincu en ce qui me concerne, mais bon, ce n'est pas bien grave, puisque tout cela s'améliore rapidement... 

- En effet, deuxième tiers de la saison, et deux constatations : non seulement c'est déjà nettement mieux que le premier tiers, mais en plus, ça devient tout de suite beaucoup plus intéressant dès qu'ils abandonnent les loners et qu'ils passent à des arcs narratifs de 2 ou 3 épisodes.

Là, c'est clairement le cas: la trilogie de la Princesse (2x11 à 2x13) est nettement le point fort de cette partie de la saison (malgré quelques faiblesses, comme les intrigues des personnages secondaires qui servent un peu de meublage, l'énième personnage omnipotent qui fait passer un test à Zhaan, ou bien la "romance" de Crichton avec la PK, qui fait un peu trop artificielle et forcée). Ce qui ne veut pas dire pour autant que les loners sont mauvais, puisqu'ils sont seulement un peu trop classiques.

Rien de vraiment exceptionnel en tout cas dans l'épisode procédurier 2x08, qui ne vaut que pour une jolie interprétation de Virginia Hey (et pour le juge dans une tenue très "Q"), ou dans le standard "Out of their minds" (2x09), avec son échange de corps amusant et efficace, mais surexploité par toutes les séries du genre. Le 2x10 n'est pas vraiment plus original, avec ses trois versions de Crichton, et souffre surtout d'un déroulement hyper-prévisible et d'une conclusion téléphonée. Quand au 2x14, avec le parasite façon Bodysnatchers, il est amusant (la tronche du Vork vaut le détour), mais au final lui aussi très classique.

Je retiens tout de même la storyline de l'implant probable de Scorpy dans la tête de John, que je sentais venir dès Princess I, et qui semble se confirmer. J'espère juste que l'inévitable épisode où John perdra l'esprit, manipulé par Scorpy, ne sera pas trop cliché...

- Dernier tiers qui, malheureusement, retombe dans une certaine torpeur décevante. Deux ou trois épisodes exceptés, tout semble en effet, au mieux, moyen et superflu. Dans les bons épisodes, il y a le 2x15, cette amusante auto-parodie de Human Reaction, qui part sympathiquement en vrille.

Le suivant, par contre, est déjà nettement moins sympathique. Entre la réapparition totalement artificielle et ratée de Stark, et le fait que le scénario ne soit qu'un copié-collé d'un épisode de Star Trek, The Locket (2x16) m'a profondément gonflé. Le 2x17 n'est pas mauvais, mais bon, Rashomon version Farscape, ce n'est pas vraiment exceptionnel, tant le format a été surexploité dans toutes sortes de films et de séries. Cela dit, j'aime bien les flashbacks de Ka'Dargo, dans lesquels il se place inévitablement en position de leader, et où Crichton passe pour un abruti qui ne sait que dire des phrases de maximum 3 mots.

Le 2x18, A Clockwork Nebari... hmm... un Chiana-centric pas inintéressant, mais qui fait monstrueusement tache, et qui sent le remplissage à plein nez. Sans compter qu'il y a un bon paquet de moments : Zhaan qui ne résiste pas une seconde au cleansing, et qui disparaît pendant tout le reste de l'épisode, notamment... mais aussi et surtout pourquoi diable est-ce que John & co, une fois Ka'dargo et Sun neutralisés, se fatiguent à mettre au point toute une simulation alors qu'il suffisait d'assommer l'autre idiote, ou au pire de lui immobiliser les bras ? Cela dit, j'ai bien aimé le Crichton-stoner... "dude"...

Arrive alors la trilogie des "Lies,....", et l'impression désagréable qu'ils se sont ratés en beauté, avec ces épisodes 2x19/20/21. Enfin pas tout à fait, parce que j'aime bien le 2x21. Mais le 2x19 commence très mal, avec un Stark ex-machina, qui arrive pile-poil avec un plan, et tout ce qu'il faut pour l'exécuter... mouais. Des ficelles narratives dans ce genre là, ça passe déjà très mal dans des séries comme Smallville, alors dans Farscape, ça devrait être interdit. Bref, tout cela paraît forcé et vraiment précipité. Je ne retiens juste que le face à face Scorpy/John.

Le 2x20 est à l'identique : über précipité et bâclé. Quel intérêt de faire un pseudo suspense sur le sort de Scorpy, si c'est pour le ramener directement en pleine forme dès l'épisode suivant, qui plus est avec 5 longueurs d'avance sur l'équipage de Moya !? L'intrigue des araignées est du pur remplissage, encore une fois, juste histoire de donner quelque chose à faire à Rygel et Chiana, et celle des mercenaires, bien que distrayante, à un arrière-goût de "on doit économiser un maximum de budget pour les deux derniers épisodes, alors recyclons tous les costumes qu'on a utilisés depuis le début du show". Bref, quand arrive la fin, l'on se dit "Tout ça pour ça", et l'on aurait pu se passer de cet épisode.

Le 2x21, comme je le disais, m'a bien plu. Forcément : la production a dépensé tout le budget pyrotechnie et effets spéciaux dans cet épisode, donc c'est déjà tout de suite beaucoup plus rigolo. Et autant je ne vois toujours pas l'intérêt du personnage de Stark, qui ne sert à rien, autant j'adore ce qu'est devenu Crais. La grande classe.

Quand au season finale (2x22), j'ai plutôt bien aimé aussi. Le Crichpius est un peu moyen niveau maquillage, la mort de Sun est digne de Smallville (= reboot probable dès le prochain épisode), mais ça reste très sympathique quand même.

 

Bilan d'une saison 2 en demi-teinte : franchement, à part une demi-douzaine d'épisodes, il n'y a rien qui sorte vraiment de l'ordinaire dans cette saison.

Les débuts chaotiques, où l'on avait l'impression que le show se cherchait à nouveau, se sont rapidement calmés, mais il y a très nettement une faiblesse des scénaristes sur les loners, qui sont trop souvent des redites ou des récits totalement quelconques, déjà vus maintes et maintes fois... exactement comme durant la saison 1, en fait.

Par contre, je dois dire que je suis agréablement surpris par la tournure prise par l'arc narratif de la puce de Scorpy, qui est en fait plutôt bien géré, avec beaucoup plus d'intelligence que ce à quoi je m'attendais.

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Les bilans de Lurdo : Masters of Science-Fiction (2007)

Publié le 16 Mars 2012 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Science-Fiction, Drame, Thriller, ABC, Anthologie

En 2007, l'équipe de Masters of Horror décide de remettre le couvert, mais cette fois-ci dans le genre de la science-fiction, et sur une chaîne mainstream, ABC. Le résultat, Masters of Sci-fi, met ainsi l'accent sur des récits classiques de la science-fiction littéraire, adaptés avec de nombreux acteurs connus.

Problème : rien ne différencie vraiment MOSF des autres anthologies du genre, comme Outer Limits. Pire : les récits choisis ne sont pas parmi les plus originaux, palpitants, ou réussis.

Autant dire que lors de leur diffusion, en plein été, les quatre premiers épisodes de la série ont fait un flop. Un flop menant immédiatement au retrait de la série de l'antenne, avant la diffusion des deux ultimes épisodes du show...

- 1x01 - A Clean Escape : Une psychiatre tente d'aider le Président des USA à retrouver la mémoire, pour qu'il prenne conscience de l'holocauste nucléaire qu'il a déclenché.

Meh. Heureusement qu'il y avait Allison Hossack, ça aide à maintenir un semblant d'intérêt, en ce qui me concerne. Franchement, c'est du Outer Limits, ni plus ni moins. Avec la voix robotique de Hawking en guise de narrateur... (mouais, pas du tout convaincu, par ce choix... dans une anthologie, un narrateur est synonyme de succès ou d'échec : Rod Serling était excellent ; Henri Rollins en imposait par sa seule présence ; le CryptKeeper est devenu mythique, Forrest Whitaker le faisait très moyennement ; et là, Mister Roboto, c'est pas franchement top...), la musique est inutilement grandiloquente... Et ils ont repris la police de caractère de Star Trek Deep Space Nine pour le générique.

M'enfin, du côté des bons points, ils ont l'air d'avoir mis de l'argent dans le show, et le format 40 minutes laisse moins de place aux baisses de rythme de MOH. C'est toujours ça. Même si ça n'empêche pas que ce soit super bavard, au final.

Sinon, le twist de fin : Mossieur Président a fait exploser sa super arme, a tué tout le monde, a pété un cable, et a oublié tout de l'année où il a appuyé sur le bouton rouge. La psy, c'est une ancienne militaire, qui a survécu aux bombes, mais dont la famille a été tuée par celles-ci. Et elle est malade, donc elle se suicide, mais Hossack prend sa suite, ce qui sous-entend que la torture psychologique du président est devenue, en quelque sorte, un divertissement pour ces 800-et-quelques survivants (voire qu'elle dure depuis des années, et que la psy malade n'était qu'une des nombreuses psy assignées à la torture du président).

- 1x02 - The Awakening : Un hélicoptère militaire se crashe en Irak, après avoir abattu ce qui ressemble très à un être volant non identifié... c'est la panique au gouvernement.
Alias "l'épisode avec Locke, Elizabeth Rohm, l'Homme à la cigarette (en président des States ), et Namaste-man". Problème : le twist de mi-épisode, sur la nature réelle de la créature abattue (un ange) est très rapidement éventé, tant le scénario et la réalisation mettent l'accent sur cette hypothèse dès la première scène, tout en tentant de convaincre le spectateur que la chose est un alien belliqueux.

Les personnages sont de plus assez classiques (j'ai même envie de dire bateau pour le sceptique qui a perdu la foi suite à la mort de sa femme, qui lui a cependant transmis un dernier message mystérieux, qui va l'aider à redevenir croyant, blablabla), et ça frôle clairement le prosélytisme et le préchi-précha, avec Dieu qui se rappelle aux hommes de manière bourrine... mais bon, c'est pas trop grave, à la limite, si on le prend comme on peut prendre Emprise de Paxton.

Bon, au final, c'est presque du Prince Of Darkness inversé, dans la première partie, et ensuite ce n'est pas inintéressant, mais pas franchement génial non plus, et pas super fin dans le message (la guerre c'est mal, les USA sont trop belliqueux, leur Président est un boulet xénophobe, et si l'homme ne se contrôle pas, Dieu viendra lui foutre une fessée).

- 1x03 - Jerry Was A Man : Un esclave créé en laboratoire tente d'obtenir son émancipation et que son statut d'être humain à part entière soit reconnu par tous...

Bon, ça aide d'avoir Anne Heche - qui n'est pas la dernière pour partir en vrille et faire le clown - dans le cast, un production design assez barge, une illustration musicale assez enjouée, un éléphant en CGI, d'adapter du Heinlein, et de s'inspirer aussi un peu de Measure of a Man (Star Trek Next Gen - dont le scénariste a d'ailleurs probablement dû s'inspirer d'Heinlein pour l'épisode ).

Car effectivement, c'était déjà plus sympa que les deux premiers. Bon, la voix de Mr Roboto fait toujours tache comme c'est pas permis, mais sinon, ça allait. J'ai bien aimé le serment juré sur "Dieu, Bouddha, blablablabla... et la grande tortue qui porte l'univers sur son dos". Et puis McDowell qui cachetonne, c'est toujours fun.

Par contre, bémol très clair sur le rythme, le premier quart d'heure pouvant être coupé sans problème et sans rien changer à l'histoire... à la limite, ça aurait même été plus efficace en format 25 minutes.

- 1x04 - The Discarded : Un navire en orbite terrestre, abritant de nombreux mutants exilés là, devient le seul moyen de sauver les terriens d'un virus dangereux.

Un épisode écrit par Harlan Ellison, une légende de la sci-fi (Bab 5, Trek, Outer Limits, Twilight Zone, etc), accessoirement un gros boulet dans la vie de tous les jours... et dirigé assez joliment par Jonathan "Riker" Frakes.

Et pourtant, ça reste décevant. C'est très clairement une histoire qui aurait été largement mieux traitée au format court, parce que là, ça se traîne monumentalement sans que rien de très extraordinaire ne se produise. Le format court aurait certainement masqué le côté convenu de l'histoire, et l'inutilité de plusieurs scènes, qui ne sont là que pour meubler et n'apportent rien au récit... J'ai un peu eu la même impression que devant certains MOH, donc, avec un récit délayé au possible pour un postulat de départ solide, mais mal exploité. Et puis le plombier de Wisteria Lane, il ne sert à rien...

- 1x05 - Little Brother : Une énième société dystopienne, dans laquelle la justice est administrée par des robots inflexibles, et par les consciences numérisées des innocents décédés. Un petit malin défavorisé accusé de meurtre tente alors de vaincre le système judiciaire, pour éviter la peine de mort.

C'est visuellement assez cheap, ça meuble beaucoup (yavait moyen de faire un Outer Limits de 30 minutes solide, plutôt qu'un épisode de 40 assez mou), et la fin est... peu convaincante.

- 1x06 - Watchbird : Sean Astin, moyennement crédible en inventeur de drones aériens intelligents, automatisés et surarmés, utilisés par l'armée qui veut en généraliser l'usage à la société civile pour faire baisser la criminalité et empêcher de potentielles actions terroristes (forcément arabes). Et évidemment, les drones finissent par outrepasser leur programmation...

La musique est , mais l'épisode n'est cependant pas inintéressant, et James Cromwell est très bon en boss de Sean Astin. Dommage que tout cela se termine juste en queue de poisson absolument pas satisfaisante...

 

Bilan global : une belle déception que cette série, donc. Quitte à faire une anthologie de SF/fantastique, franchement, Night Visions était beaucoup plus fun.Mais bon, je suppose qu'il ne fallait pas en attendre beaucoup plus de Mick Garris &co...

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Les bilans de Lurdo : Battlestar Galactica, pt. 6 - Saison 3.5

Publié le 24 Février 2012 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Science-Fiction, Drame, SyFy, BSG

- 3x13 : Huhuhuhu, la feinte du teaser sur l'hallucination de Jesus Baltar pendant son suicide, excellent ; d'ailleurs, tout ce qui a trait à Baltar, son interrogatoire/torture, sa détermination renouvelée, Gaeta, tout ça, c'est juste brillant. Malheureusement, c'est un peu trop plombé par du mélodrame soapesque franchement naze entre le quatuor habituel (j'ai franchement eu honte pour la production devant des scènes comme Lee bourré rentrant tard et se faisant engueuler par madame).

- 3x14 : Arf, un Helo-centric. Arf, un groupe ethnique aux croyances imposant un refus des soins médicaux modernes. Arf, une enquête sur la culpabilité ou non du médecin qui les soigne contre leur gré. Ça fait déjà trois "arfs", pour un épisode très Babylonien. Sauf que là, Helo est encore une fois représenté seul contre tous, comme la bonne conscience idéaliste du Galactica, son étendard de morale... c'est juste profondément fatiguant.

- 3x15 : Adama se prend pour Baltar et a des flashbacks de son ex décédée, dans lesquels on apprend qu'il est un militaire qui fait passer sa carrière avant son mariage (supra original, comme caractérisation, tiens), pendant que Cally et Tyrol se font piéger comme des idiots dans un sas défectueux, ce qui manque de les tuer (on y croit). Méga passionnant. (heureusement qu'il y avait deux minutes de Roslin/Adama, et - ce que je suppose être une mise en place pour la suite - Lee impliqué dans les formalités légales du procès de Baltar, ça évite l'épisode totalement transparent).

C'est tout de même amusant qu'à peu près au même moment qu'en saison 2, paf, on retombe dans des épisodes de meublage, durant lesquels l'histoire générale fait un gros surplace au profit d'épisodes de "développement des personnages" pas franchement réussis... je me demande si ça sera pareil en saison 4...

- 3x16 : Un épisode spécial grève ouvrière, dans lequel Adama & Roslin semblent un peu out-of-character, à considérer les grévistes comme des terroristes (voire même pire, puisque Adama finissait par céder aux terroristes, dans l'épisode sur la mort de Billy, alors que là, il parle de mutinerie, est prêt à tous les abattre. On se souviendra aussi que plusieurs fois il a pourtant laissé Helo faire des choses similaires sans punition aucune...). Et puis tout se résoud comme par magie en trois minutes, avec un revirement soudain à 180° de Roslin/Adama. Mouais. C'est dommage, parce que tout le côté industriel de la flotte était plutôt très bien illustré, l'introduction du bouquin de Baltar idem, et la scène entre lui et Tyrol excellente.

- 3x17 : Pas super rythmé, ni super prenant (mais ça c'est certainement dû à mon manque d'attachement à Kara), mais néanmoins intéressant que cet épisode de "fin" pour le perso de Starbuck. Je mets "fin" entre guillemets parce que je n'y crois absolument pas, hein. Par contre, les sfx des nuages, gros bof : ils faisaient un peu trop numériques pour être crédibles, et donc les scènes de vol étaient moins réussies que lorsque cela se déroule habituellement dans l'espace.

Après, au niveau de Kara et de sa destinée, je ne crois ni à l'hypothèse Kara= Cylon ou Final Five. Par contre, je penche plutôt pour Kara = hybride, fille d'un Cylon ou d'un Final Five, ce qui expliquerait plutôt pas mal sa destinée, le fait que Leoben la reconnaisse de suite, etc... ou alors la descendante directe d'un des Dieux, peut être des terriens ?

- 3x18 : Un guest impérial (un candidat au poste de Final Five ?), familier des sériephiles + Baltar + un procès + les conséquences de l'épisode précédent + les scénaristes qui se souviennent enfin qu'ils ont Caprica 6 en cellule + "Plowguy" = un excellent épisode, qui m'a passionné de bout en bout. Seul bémol: le titre de l'épisode, qui spoile un peu beaucoup les décisions de Lee.

- 3x19-20 : Bon... alors on connaît 4 des 5 Final Five. Pas de surprise pour deux d'entre eux, je suis content de voir que j'avais raison de les soupçonner (et ça confirme aussi le fait que le BSG a deux bébés hybrides à son bord, et que si c'est chose aussi commune, alors Kara et peut-être même Roslin peuvent en être aussi) ; la troisième Final Five, whatever, le perso est inexistant et transparent, voire limite parachuté au milieu des autres intrigues en tant que pièce rapportée, à l'arrache, et ça ne changera rien niveau intérêt de ma part pour le perso ; par contre, Tigh... je ne sais pas quoi en penser.

Le personnage a tellement souffert que de le révéler Cylon fait à la fois preuve d'ironie (les trois leaders de la résistance Capricaine étaient des cylons, whouhou), mais aussi semble un peu une facilité scénaristique, genre "quel est le perso de premier plan dont on peut faire un cylon sans que ça ne pose pour l'instant trop de problèmes de cohérence ou que ça ne braque les fans ? Tigh". Sans compter que ça pose pas mal de questions (si Tigh est un cylon humanoide, et qu'Adama le connaît depuis plusieurs décennies, ça veut dire que les FF sont infiltrés depuis longtemps parmi les humains, ce qui rend d'autant plus possible une Kara hybride, mais quid du vieillissement ?).

À part ça, un très bon season finale, malgré certains points à la con, comme le Cancer 2.0 de Roslin (c'était bien la peine de la guérir de manière totalement artificielle, pour la faire retomber malade ensuite - encore que je garde espoir en une feinte de Roslin pour justifier sa prise de drogue), ou le retour de Starbuck (c'était bien la peine de la faire "mourir" seulement deux épisodes plus tôt) et un rythme un peu mou dans le premier épisode. Je salue d'ailleurs le tour de force d'avoir réussi à donner un peu d'intérêt à Lee (c'est comme ça qu'il fallait le faire depuis le début, pas en le plaçant dans des loners bidons à base de prostitution).

Bilan de la saison 3 : c.f. les bilans des deux saisons précédentes. Les qualités sont les mêmes, les défauts idem, en ce qui me concerne. Peut-être une deuxième partie de saison un peu moins maîtrisée, ou du moins un meublage et une navigation à vue un peu plus prononcés qu'avant, avec des intrigues mises en stand-by au profit de loners pas toujours super bien écrits et de shipping assez cliché et soapesque. Une structure qui se cherche trop pour être pleinement efficace, donc.

Ah, et une question reste en suspens : durant toute cette fin de saison, où est passé le Vice-Président Zarek, bon sang !? (pour le coup, ça serait amusant qu'il s'avère être le Final Fifth)

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Les bilans de Lurdo : Stephen King's Rêves et Cauchemars (2006)

Publié le 13 Décembre 2011 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Cinéma, Critiques éclair, Review, Télévision, Halloween, Fantastique, Thriller, Drame, Comédie, Anthologie, TNT

Mini-série de huit épisodes diffusés en 2006 sur la chaîne TNT, Rêves et Cauchemars est passée assez inaperçue à son apparition sur les petits écrans américains. Ne bénéficiant ni du budget ni de la publicité des autres adaptations télévisuelles de King, cette mini-série a beau posséder une distribution intéressante, elle est en effet un peu trop inégale pour convaincre totalement.

Dans le désordre, quelques impressions de visionnage :

1x02 - Crouch End :

Un couple en vacances à Londres se perd à Crouch End, portail vers une dimension lovecraftienne...

Je me souvenais un peu de la nouvelle originale, du moins de quelques passages... et là, et bien... c'est Masters of Horror 2.5. Avec ce que ça sous-entend qualitativement. Jeff Beal à la musique, sympathique... le couple est très attachant, c'est assez joli visuellement... mais effectivement, c'est du lovecraftien très classique, en moins bien, et sans réelle tension : les sfx sont moches, les persos ont des réactions peu naturelles face aux évènements (ils perdent instantanément pied... ou alors c'est qu'ils surjouent constamment, je sais pas - surtout Forlani, qui a dû prendre des cours de comédie à la Tom Welling School of Acting), la réal alterne le bon et l'hideux, ça passe d'un truc à un autre sans s'y attarder, et la fin ne fonctionne pas très bien, la faute aux mauvais SFX du chat... Paglop, donc.

2/6

1x01 - Battleground :

L'affrontement sanguinaire entre un tueur à gages, et les petits soldats envoyés par sa dernière victime, patron d'une entreprise de jouets...

Une nouvelle dont je me souvenais très bien... et cette version, écrite par le fils Matheson, et réalisée par le fils Henson, est assez marrante. William Hurt est bon, Mia Sara passe à l'écran, l'absence de dialogue ne gêne pas du tout, les sfx sont plutôt bons... Par contre, l'épisode aurait clairement gagné à être amputé des 10 premières minutes illustrant le meurtre, qui auraient facilement pu être résumées en quelques phrases au début de l'épisode, pendant le passage de Hurt à l'aéroport... et un peu plus de rythme n'aurait pas été le malvenu... mais c'est quand même fun.

4/6

1x05 - The Road Virus Heads North :

Un auteur de romans d'horreur achète un tableau sinistre dont il s'inspire... mais bientôt le tableau commence à montrer les images d'évènements dramatiques réels.

Aucun souvenir de la nouvelle si ce n'est le pitch de base... La version épisode, elle, est très bof. La réalisation est très moyenne, pleine d'effets bancals, le rythme n'est pas génial, et l'adaptation est dénuée de rythme ou de suspense : on devine le dénouement dès le premier changement du tableau, et après, tout se déroule de manière systématique, presque machinale, avec des mini-intrigues secondaires, et des personnages qui ne servent pas à grand chose, si ce n'est à donner un peu de profondeur au perso de Berenger... L'absence de conclusion n'aide pas, tout comme la musique trip-hop/jazz/je sais pas quoi, gentiment soûlante... Bref...

2/6

1x04 - The End of the Whole Mess :

Agonisant, un réalisateur narre l'expérience menée par son frère, un vrai génie, décidé à mettre un terme à la violence de la société, quel qu'en soit le prix...

Absolument aucun souvenir de celui-là non plus, donc un épisode abordé avec un esprit frais... Bon point, la présence de Ron "Office Space" Livingston. Et dans une moindre mesure, celle de Henry "E.T." Thomas, même si sa tête me rappelle trop le désastreux Chocolate. À part ça, des sfx très limités... heureusement, car s'ils devaient tous être comme le bébé qui parle, ça aurait été un vrai carnage. Je me demande d'ailleurs s'ils n'ont pas concentré tous le budget effets spéciaux dans le premier épisode, pour le coup. Sinon, un très chouette épisode, assez touchant, et très bien interprété.

4.5/6 

1x03 - Umney's Last Case :

Un écrivain s'insère dans son nouveau roman, pour tenter d'obliger son personnage principal, Umney, à prendre sa place dans la vie réelle...

Ah, celui-là, je l'ai adoré. En même temps, je suis fan de l'ambiance noire des 30s, et de Macy donc, là, c'était parfait pour moi, avec ce face à face auteur/création. Pas parfait, cela dit, avec quelques moments de surjeu un poil trop flagrant, mais rien de rédhibitoire. Et puis la réal était jolie.

4.5/6

1x06 - The Fifth Quarter :

La chasse au trésor d'un détenu, prêt à tout pour mettre la main sur de l'argent volé et dissimulé...

Aucun souvenir de la nouvelle non plus. Un épisode sans aucun passage surnaturel, ça fait un choc, mais pourquoi pas. Bowman s'amuse à faire comme dans Day Break, il rajoute des effets purement gratuits, comme du ralenti, des jump-cuts, des trucs comme ça... pas utile. Sinon, l'histoire en elle-même est pas déplaisante, mais loin d'être exceptionnelle. C'est solide, porté par de bons acteurs, mais en fin de compte (attention, paradoxe) il se passe plein de choses sans que rien vraiment ne se produise de manière crédible (tout arrive sans réelle difficulté, il arrive, il bute un gars, il repart, le tout en 4 minutes chrono, ça s'enchaîne, c'est trop rapide, et trop survolé... il y aurait pourtant de quoi en faire un long-métrage, de cette histoire, en développant un peu). Un épisode moyen.

3/6

1x08 - You Know They Got A Hell Of A Band :

Un couple arrive à un endroit assez étrange, où les fantômes des stars de la musique sont tous présents...

Beaucoup plus space, celui-là... mais pas moins fun, avec Steven Weber qui débarque avec sa femme dans une ville étrange au milieu de nulle part, où vivent toutes les stars disparues du rock'n'roll... une ville que l'on ne quitte pas facilement. Très (trop ?) Twilight Zone, effectivement, comme ils le font remarquer...

4/6

1x07 - Autopsy Room Four :

Mordu par un serpent venimeux, un homme perd conscience, et entre dans un état catatonique, qui l'amène à assister impuissant à sa propre autopsie...

Voix-off un peu saoûlante, mais ça se laisse regarder, sans plus. La scène du serpent dans l'ascenseur est particulièrement moche et ratée, mais à part ça, c'est parfois amusant. De là à en faire un épisode de 45 minutes....

3/6

 

Bilan :

Sur huit épisodes, le bilan est très mitigé : près de la moitié des épisodes peine à atteindre la moyenne, tandis que l'autre moitié ne s'élève finalement pas très haut (deux épisodes sympas, sans plus, et deux bons épisodes qui ont tout de même des défauts évidents). Cela dit, ce n'est pas pire que le bilan des Masters of Horror et autre Fear Itself, donc après tout... et le générique et sa musique, très Tales from the Crypt dans l'esprit, sont très sympathiques, ça aide.

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Les bilans de Lurdo : R.L. Stine's The Haunting Hour, saison 1

Publié le 24 Janvier 2012 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Anthologie, Fantastique, Horreur, Comédie, Jeunesse, Hub

Nouvelle série de 2010, inspirée par l'anthologie Nightmare Hour de R.L. Stine, et par le téléfilm The Haunting Hour : Don't Think About It (2007). Au programme, comme dans Chair de Poule, des histoires au format 23 minutes, parfois regroupés en double-épisodes pas forcément pertinents.

Épisodes :

- 01-02 : Premier épisode du nouveau show de RL Stine, après Chair De Poule. Avec pour commencer une histoire de real doll pour enfants qu'acquiert une petite peste pourrie gâtée (la petite soeur de Terabithia, qui a toujours sa bonne bouille, et joue bien), qui voit alors la doll devenir vivante, pour prendre lentement sa place dans sa famille, et vice-versa. Plutôt bien joué par tout le monde, avec un caméo de Britt Irvin en prime, et niveau visuel, c'est beaucoup moins cheap et tv que ne pouvait l'être Chair de Poule, mais bon, le récit est hautement convenu, et rien de plus qu'une énième variation sur un thème vu et revu dans les anthologies de ce genre. En plus d'avoir une happy end totalement déplacée. À noter cela dit un jump scare assez fun, à la Paranormal Activity.

- 03 : Épisode de Noël, sur une famille qui affronte un goblin meurtrier sorti d'un paquet cadeau. Pas trop mal joué, et assez dynamique, mais affreusement convenu et téléphoné, à nouveau, et relativement cheap.

- 04 : Un ado constamment tourmenté par d'autres élèves finit par se venger avec l'aide d'un nouvel élève fantômatique plus agressif que prévu. Pas désagréable à suivre, même si le twist final est assez convenu.

- 05 : Un ado et sa mère passent une nuit dans un hôtel isolé et hanté par des garous. Encore une fois, c'est clairement plus lêché visuellement que les séries précédentes du genre, mais bon, ça reste quelconque, et là, en l'occurence, ça abuse des jump scares.

- 06 : Petits cameos d'Elise Gatien et d'Emmanuelle Vaugier pour une histoire assez médiocre de robe volée par une nerd timide dans une boutique magique, cette dernière retrouvant aussitôt confiance en soi et pouvoir de séduction, mais à un prix certain. Pas super bien joué, en plus...

- 07 : Une ado et son frangin, habitués des cimetières, sont confrontés à un fantôme qui prend possession du petit frère. À l'ado de le sauver avant l'aube. Pas très bien rythmé, et la fin était assez téléphonée.

- 08 : Gina Holden en guest dans l'histoire d'une famille s'installant dans une nouvelle maison, et de l'ado confronté au goblin maléfique qui hante ses murs. Manque de rythme, mais pas désagréable, notamment lorsque le gamin découvre l'identité du streum dans son Guide des Monstres de D&D, et c'est même plutôt fun sur la fin. 

- 09 : Deux gamers testent un nouveau zombie shooter, qui les transporte directement dans le jeu. Cheap, déjà daté, et pas du tout original.

- 10 : Un jeune geek passionné d'aliens rencontre deux élèves de son écoles, des aliens déguisés qui lui proposent de prendre part à un programme secret d'échange ; Gentiment surjoué, téléphoné, et sans intérêt. 

- 11 : Ariel Winter, en petite-fille d'un psy possédant un magnétophone magique qui rend réelles les peurs de ses patients, une fois que le magnétophone est mis en lecture. Sympathique, même si ça cabotine joyeusement une fois que la Peur se tape l'incruste.

- 12 : Un gamin à la recherche d'un animal domestique se retrouve avec un zombie sur les bras. Pas désagréable, mais ça ne vaut surtout que pour la toute fin.

- 13 : Des gamins s'introduisent dans une maison abandonnée, et y découvrent un masque, qui semble être une fenêtre sur le passé, et sur un drame s'étant déroulé dans la demeure. Assez bien joué, et avec une jolie atmosphère.

- 14 : À la veille de son 13è anniversaire, un ado coulrophobe se croit traqué par des clowns arrivés en ville. RAS niveau jeu, mais le scénar est franchement trop téléphoné pour être intéressant.

- 15 : Un pré-ado découvre que sa grande soeur (Jodelle Ferland, qui a bien grandi ) fraîchement rentrée de son pensionnat a désormais tout d'une sorcière maléfique. Pas hyper passionnant, et là aussi assez convenu.

- 16 : Debby Ryan (une Disney girl à la bouille sympatoche) en biatch de lycée caricaturale, qui se trouve prise dans un remake de Drag Me to Hell, avec une vieille gitane vengeresse. Amusant, dans le registre "copie".

- 17 : Un petit gros, fasciné par un camion de glaces fantômes, est prêt à tout pour en goûter les glaces. Assez prévisible.

- 18 : Un ado hawaiien traumatisé par une attaque de requin dans son enfance revit son drame dans une piscine municipale. Sans grand intérêt.

- 19 : Un ado sceptique et ses deux amis décident de débunker Ghost Hunters & co en faisant leur propre vidéo bidon de ce genre dans un asile. Sauf que forcément, l'asile est hanté. Pas trop mal filmé et interprété, mais le twist final, comme souvent, est déjà vu.

- 20 : Bon gros recyclage, avec l'histoire de deux frères d'un âge similaire, l'un supra doué, l'autre moyen, aux parents froids et exigeants. Et quand l'un des deux frangins se met à avoir des vertiges, perdre connaissance, et bégayer, il est envoyé "à la clinique" par ses parents. Twist mégaprévisible pour qui a déjà vu un Twilight Zone/Fais Moi Peur/Shyamalan/etc avant, mais réal et interprétations honorables.

- 21-22 :
- Première partie du double season finale, avec une ado timide qui joue à Scary Mary, et entre en contact avec l'entité de l'autre côté du miroir. Un mélange de Mirrors et de Bloody Mary, donc, pas particulièrement exceptionnele un à un les humains, un truc du genre.
- L'ado se réveille de l'autre côté du miroir, où toutes les filles qui y vivent n'ont plus de visage, et se cachent derrière des masques informes, au service de la Scary Mary originale, qui leur vole leur visage. S'engage alors une course contre la montre pour les amis de l'héroine, à l'extérieur du monde des miroirs. Une ambiance gentiment glauque, et un épi plutôt juste dans l'interprétation.

Bilan de la saison 1 :

Niveau visuel, c'est clairement plusieurs degrés au dessus de Fais-moi Peur et autres Chair de Poule ; c'est beaucoup plus professionnel, mieux léché, et assez bien interprété dans l'ensemble... problème, les scénars sont assez faiblards, et rarement originaux, comme souvent chez Stine.

Dommage. Mais ça reste assez sympa à regarder, surtout compte tenu de l'absence d'alternative plus adulte dans le genre, et le tout est souvent assez sombre pour un show à destination des enfants.

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Les bilans de Lurdo : Watchmen, saison 1 (2019)

Publié le 1 Mai 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Les bilans de Lurdo, Policier, Review, Romance, Science-Fiction, Thriller, Télévision, USA

Après une relecture du comic-book, et un revisionnage du film de Snyder, passage obligé par la case HBO, avec cette seule et unique saison de Watchmen, la série chapeautée par Damon Lindelof, de Lost et des Leftovers. Une saison ambitieuse, suite distante du récit de Moore et Gibbons, et qui a été louée par les critiques et les spectateurs pour sa profondeur et son engagement social...

Watchmen, saison 1 (2019) :

Dans une Amérique où le Président Robert Redford a permis à la population afro-américaine de retrouver un semblant d'égalité sociale, et où les justiciers et autres super-héros indépendants sont interdits, les tensions règnent. Et alors qu'un groupuscule terroriste et nationaliste, la 7e Kavalerie, menace de ramener le chaos à Tulsa, dans l'Oklahoma, l'Inspectrice Angela Abar (Regina King), alias Sister Night, tente de faire respecter l'ordre par la violence... tout en mettant à jour un complot lié aux exactions, 34 ans plus tôt, d'Ozymandias et du Dr. Manhattan.

Une mini-série de neuf épisodes d'une heure, à l'ambition certaine, et qui se veut ouvertement une réflexion sur l'Amérique d'aujourd'hui, sur son rapport à la race, à la brutalité policière, aux traumatismes du passé hérité par les Américains d'aujourd'hui, bref, une relecture et une réinvention de l'univers Watchmen à l'aune de Black Lives Matter et de la justice sociale contemporaine.

Un projet d'envergure, renforcé par son statut (rétroactif) de mini-série, et qui se plie en quatre pour ne pas céder aux sirènes de l'adaptation basique et studieuse (à la Snyder) ou du fanservice simpliste : Lindelof et son équipe sont clairement de grands fans de l'œuvre d'origine, qu'ils ont assimilée, retravaillée, malaxée, soupesée et évaluée sous tous les angles avant d'en créer cette suite.

Et c'est d'ailleurs là toute la différence entre ce Watchmen et Lovecraft Country, deux séries HBO aux thématiques et aux intentions similaires (l'oppression des Afro-américains et des minorités sexuelles et ethniques par la Société américaine tout au long de l'histoire, le racisme systémique, etc)... mais ici, Lindelof est à la barre. Lindelof, un scénariste et showrunner éprouvé qui, malgré ses défauts (une tendance au "mystère mystérieux" héritée de l'époque Lost, notamment), sait mener sa barque, et a de l'expérience.

C'est ce qui fait toute la différence entre un gloubiboulga indigeste et bordélique comme Lovecraft Country, qui se laisse dévorer par son propos woke et ne maîtrise jamais sa narration ou son format, et ce Watchmen, particulièrement travaillé et maîtrisé dans son fond et dans sa forme.

Et pourtant, malgré tout cela, je dois bien avouer que j'ai été (un peu) déçu par ce spin-off de la franchise Watchmen. C'est plutôt bien écrit, plutôt bien produit, ça conserve ce côté à la fois dangereux, pathétique et ringard des vigilantes de l'univers Watchmen, et ça parvient à créer une suite plausible au récit d'origine, sans ressembler pour autant à une pâle copie de celui-ci.

En créant un monde où les tensions raciales, toujours présentes, sont néanmoins bouleversées par les réparations gouvernementales reçues par les Afro-américains (des réparations qui ont permis à ces derniers de mieux s'intégrer à toutes les strates de la société, et notamment au sein des forces de police), Lindelof et son équipe offrent un miroir déformant à l'Amérique d'aujourd'hui, un prisme différent aux multiples degrés de lecture... et qui succombe malheureusement un peu trop aux grosses ficelles du scénariste roublard qu'est Lindelof.  

C'est probablement mon plus gros problème avec la série : durant tout son déroulement, Lindelof tente de brouiller les pistes et les liens avec le récit d'origine, et il ménage de nombreux "mini-mystères" - l'identité de Hooded Justice, le sort et l'identité de Jeremy Irons, ceux du Dr. Manhattan, l'identité de Trieu, ainsi que nombre de rebondissements et de mystères plus secondaires - le Senateur Keene, le chef de la police, le clonage, le transfert des pouvoirs de Manhattan, la statue d'Ozymandias, etc, etc, etc.

Le souci étant qu'aucun de ces rebondissements de la série ne parvient à surprendre le spectateur attentif : Lindelof & co tentent de rester constamment sur le fil du rasoir, fournissant des indices comme autant de "fusils de Tchekhov" préfigurant ces diverses révélations à venir, mais le procédé devient vite systématique et le spectateur curieux remarque rapidement que le moindre élément incongru des dialogues, de la mise en scène ou de l'écriture est en fait uniquement là pour mettre en place un rebondissement important ou une révélation ultérieure.

Dès lors, il ne faut pas forcément être très perspicace pour commencer à démonter tous les rouages scénaristiques de la série, et avoir vingt longueurs d'avance sur le programme (peut-être l'effet d'un visionnage en mode binge-watching, mais j'ai du mal à imaginer que les forums ne fourmillaient pas déjà de théories et de déductions entre chaque diffusion). Le seul élément n'ayant pas vraiment trouvé de réponse (du moins, à l'écran, parce qu'elle a été donnée sur le site web de la série), c'est le pourquoi et l'identité de Lube Guy, que l'héroïne poursuit brièvement dans une rue.

Toute la réinvention/retcon de l'identité de Hooded Justice, notamment, est ainsi totalement télégraphiée, les six premiers épisodes de la saison tentant d'entretenir un mystère à la résolution pourtant évidente ; tout ça pour aboutir à un épisode 06 formellement excellent (en mode plongée dans les souvenirs de Hooded Justice), mais qui finalement traîne un peu en longueur.

Le concept n'est pas inintéressant (faire du premier vigilante de l'univers Watchmen une double minorité en colère se rebellant contre le système est pertinent), mais la manière dont c'est amené ne m'a pas forcément surpris ou convaincu.

Idem pour toute la sous-intrigue consacrée à Ozymandias, finalement pas très utile dans son ensemble (si ce n'est pour, à nouveau, revenir sur les thématiques de l'héritage, et des traumatismes du passé, à la fois celui d'Ozymandias et de l'Amérique), et pour, dans les derniers épisodes de la saison, le retour de Dr. Manhattan.

C'est là que la série a vraiment commencé à me perdre, en passant d'une intrigue globale et sociétale intéressante dont Sister Night était l'un des rouages, pour se recentrer sur Manhattan et toutélier ce personnage à l'héroïne de manière gentiment forcée et laborieuse.

D'ailleurs c'est assez paradoxal : en versant dans un fanservice plus appuyé, en faisant revenir sur le devant de la scène les personnages de Gibbons et Moore, en cédant à l'envie de mettre à l'écran Manhattan et compagnie, Lindelof perd ce qui faisait l'intérêt de la série.

Ce n'est pas faute d'essayer de jouer avec la chronologie des événements, et de se plier en quatre pour retranscrire (presque avec succès) la temporalité étrange du personnage de Manhattan. Mais entre ses rebondissements télégraphiés (dont la toute dernière scène de la série), sa mise en images inégale (pas forcément convaincu par ce Manhattan ou par la manière dont toute la relation Manhattan/Angela est filmée en plans serrés pour plus d'émotion émouvante), son développement limité de certains personnages (difficile de s'intéresser à Angela tant elle est peu développée en dehors de son métier et de son héritage) et ses choix d'interprétation polarisants (je ne suis pas particulièrement fan de Cal), cette dernière ligne droite de la série a peiné à me convaincre, tant on y sent les rouages scénaristiques grincer pour arriver à une conclusion cousue de fil blanc.

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Malgré un début de saison intrigant, nettement meilleur que ce à quoi on pouvait s'attendre d'un tel projet casse-gueule, Watchmen n'a pas forcément su, à mon humble avis, tenir la route jusqu'au bout. En faisant passer progressivement son récit d'un commentaire social s'inscrivant dans le même univers que celui de la bande dessinée, à un blockbuster explosif réutilisant les personnages principaux de celle-ci et les pliant en quatre pour parvenir à ses fins (Ozymandias devient presque un bouffon parodique), Lindelof a été rattrapé par l'héritage de Watchmen, qui a fini par peser trop lourd sur ses épaules.

Finalement assez approprié pour une mini-série en grande partie consacrée à cette thématique...

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Critiques éclair - Falcon et le Soldat de l'Hiver, saison 1 : épisode 5 et 6 + bilan (2021)

Publié le 24 Avril 2021 par Lurdo dans Falcon, Aventure, Action, Thriller, MCU, Marvel, Review, Critiques éclair, Comédie, Télévision, Fantastique, Science-Fiction, Les bilans de Lurdo, USA

Dernière ligne droite pour cette série Marvel faisant la jonction entre Endgame et la suite du MCU, et un bilan pour le moment inégal : avec 6 épisodes seulement, le moindre problème d'écriture se ressent plus que de mesure, et c'était notamment le cas des deux précédents épisodes signés Derek Kolstad, au rythme, à la caractérisation et à la fluidité un peu brinquebalants...

Pas forcément surprenant, compte tenu de la production compliquée de la série, interrompue par la pandémie, et repensée sur certains points pendant cette pause forcée, mais reste à voir comment la série va retomber sur ces pieds durant ces deux ultimes épisodes, aux enjeux conséquents.

Falcon et le Soldat de l'Hiver, saison 1 (The Falcon & The Winter Soldier : season 1 - 2021) :

- 1x05 : Suite aux actions de Walker, Sam et Bucky l'obligent à rendre son bouclier, avant de retourner en Amérique, pour faire le point. Mais bien vite, les Flag Smashers fomentent une nouvelle attaque, avec l'aide d'un certain Batroc, dépêché par... Sharon Carter.

Un épisode plutôt agréable, qui résout pas mal de thématiques de la saison, tout en mettant en place un final probablement explosif. C'est le calme avant la tempête, en quelque sorte, avec ce que ça a de bon - les échange Isaiah/Sam et Sam/Bucky, le training montage, la scène d'action d'ouverture - et ce que ça a de moins bon - beaucoup de temps consacré à Sam et à sa famille, son bateau, tout ça.

Certes, ce dernier point est inhérent au fil narratif de la série, avec une mise en parallèle évidente entre la reconstruction de Sam et celle de son bateau ; et par ailleurs, le tout est fait avec suffisamment de bonne humeur pour ne jamais devenir trop lourd. Mais il reste tout de même des problèmes de rythme et de structure des épisodes, qui de plus en plus semblent avoir été remontés et ré-articulés à postériori, plutôt que de la manière dont ils avaient été écrits (ce qui est somme toute logique, puisque c'est exactement ce qui s'est produit, COVID-19 oblige).

Cela dit, la série réserve toujours son lot de surprises, au nombre desquels Julia Louis-Dreyfus en Comtesse Allegra de Fontaine (aka Madame Hydra, dans les comic books) qui semble ici jouer le rôle d'Anti-Nick Fury, pour mettre sur pied un anti-Avengers (Les Thunderbolts ? Les Dark Avengers ?).

Ou encore, le retour inattendu de Batroc, apparemment en collaboration avec Sharon Carter, dont les allégeances réelles semblent de plus en plus floues.

Reste à voir ce que les scénaristes nous ont concocté pour le grand final... mais une chose est sûre : le bouclier en toc de l'US Agent ne fera pas long feu !

- 1x06 : Alors que la menace des Flag Smashers se concrétise et que le conseil du GRC est pris en otage, Sam, Bucky, Sharon et Walker convergent tous sur New York, pour un affrontement dans les airs et sur terre...

Un épisode satisfaisant principalement centré sur de l'action plutôt réussie (léger bémol sur le montage un peu cut des scènes d'affrontement rapprochés, cela dit), entre un Falcon qui endosse son nouvel uniforme made in Wakanda, très fidèle au comic-book (un peu trop, peut-être : je ne serais pas surpris de voir Marvel repenser quelques éléments de la tenue, notamment la cagoule, à l'avenir), Walker qui n'a pas encore totalement sombré dans le côté obscur de la Force (mais cela n'est qu'une question de temps, vu son recrutement par "Val"), et Sharon Carter... qui trahit tout le monde.

J'avoue que sur ce dernier point, je reste un peu dubitatif, tant le changement d'attitude de Sharon est radical par rapport à ses premières apparitions à l'écran... mais je n'ignore pas que Secret Invasion se profile à l'horizon, et que les Skrulls peuvent se cacher partout. À l'identique, je ne m'inquiète pas trop du sort de Batroc, qui pourra toujours revenir un jour ou l'autre, en jouant la carte du "j'avais un gilet pare-balles".

Quoiqu'il en soit, l'épisode se déroule à un rythme plutôt soutenu, jusqu'à son segment de conclusion, qui voit un nouveau status-quo plutôt radical : oui, le nouveau Captain America est un Noir à la tenue fabriquée en Afrique, qui descend du ciel tel un ange, préfère la négociation au combat, et est entouré de toute une communauté d'amis et de proches qui le soutiennent au quotidien. On est loin de Steve Rogers, l'homme hors du temps, qui vivait seul dans son appartement et n'avait d'autre ami réel que son compagnon d'armes, Bucky...

Et puis n'oublions pas ce moment touchant, centré sur Isaiah Bradley, qui a enfin droit à une reconnaissance qu'il pensait inespérée.

Après... je ne peux pas nier que toute la série aurait probablement été plus efficace si les motivations des Flag Smashers avaient été mieux définies, dès le début, et s'il n'y avait pas eu tout ce bricolage en post-production. Mais je vais revenir là-dessus dans le bilan saisonnier.

- Bilan saisonnier -

Un peu comme dans le cas de Wandavision, un bilan mitigé positif pour ce Falcon and the Winter Soldier. Et un peu comme pour la précédente série du MCU, si ce bilan n'est pas totalement enthousiaste, c'est en grande partie dû aux conditions particulières du tournage et de l'écriture du programme.

Il fallait s'y attendre : interrompre le tournage à mi-parcours, et repenser une partie de la série en post-production pour éviter potentiellement un sujet trop d'actualité (la pandémie ?) ne pouvait que donner lieu à des épisodes un peu décousus, au montage laborieux (doublage en post-prod oblige) et au rythme bancal.

En effet, si l'on en croit de multiples indices et sources concordantes (y compris au niveau de la production, qui se contredit allègrement - le showrunner confirme qu'une sous-intrigue importante a été coupée et que la série a été restructurée de 8 à 6 épisodes, la réalisatrice nie en bloc), tout ce qui concerne les Flag Smashers et leurs motivations, notamment, semble avoir été en grande partie retravaillé durant la pause COVID : toutes les scènes tournées en Europe de l'Est après la reprise de la production ont ainsi été repensées et/ou redoublées pour faire disparaître certains éléments de l'écran, et d'autres, présents dans les premiers épisodes (les Flag Smashers qui volent des vaccins, Mama Donya qui meurt d'une maladie pulmonaire...) finissent par être effacés/corrigés en cours de route, à grand renfort de dialogues clairement réenregistrés à postériori et montés sur des reaction shots des autres personnages,

On ne saura probablement jamais vraiment dans quelle mesure la deuxième moitié de saison a été réécrite et transformée en post-production, après la "pause" COVID, mais une chose est sûre : cela expliquerait sans problème combien les motivations des Flag Smashers sont floues, leurs actes manquent de logique, et les rebondissements les concernant sont un peu brouillons.

Heureusement, les Flag Smashers ne sont qu'une partie de la série (certes, la partie la plus faible et décousue), et le reste est nettement plus homogène et compétent : la prise de conscience de Sam, la descente aux enfers de l'US Agent, Bucky qui tire un trait sur son passé, les scènes d'action, les effets spéciaux, etc. Et il y a bien sûr la Comtesse, qui semble monter sa propre équipe de super-héros...

Dans l'ensemble, donc, les points forts de la série (notamment son propos sur le racisme systémique et institutionnel) compensent heureusement pour moi ses faiblesses, des faiblesses inhérentes à la production chaotique du programme.

Deux séries MCU, deux semi-réussites, pour le moment, handicapées à un degré ou un autre par la pandémie. J'attends désormais de voir ce que le studio nous offrira lorsqu'il tournera à plein régime, libéré des contraintes de production et d'écriture imposées par la situation actuelle.

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Les bilans de Sygbab - Marvel : Les Agents du SHIELD, saison 5 (2017)

Publié le 21 Février 2021 par Sygbab dans Action, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Marvel, MCU, Review, Science-Fiction, Télévision, USA, Les bilans de Sygbab

L'intégrale Agents of SHIELD de Sygbab continue, avec cette semaine, un petit coup de mou dans le programme...

Marvel : Les Agents du SHIELD, saison 5 (Marvel's Agents of SHIELD, season 5 - 2017) :

Après leur victoire sur Aida, Coulson et ses agents sont enlevés et se réveillent à bord d'un vaisseau spatial, en 2091 : la Terre a été détruite, et l'humanité est au mains des Krees...

Claustrophobes, s'abstenir ! Placée sous le signe de restrictions budgétaires évidentes, cette saison se déroule de manière quasiment exclusive dans des décors intérieurs étriqués et avec une photographie sombre qui va de pair. Bien entendu, l'intrigue doit être ajustée en fonction pour le justifier et c'est tout d'abord l'option d'une excursion dans l'espace qui est retenue, faisant écho au cliffhangher du final de la saison 4.

Il y a un twist : l'équipe se retrouve projetée dans un futur dystopique où la Terre a été détruite, obligeant les derniers survivants à vivre sur une de ses parcelles contenant la Lighthouse, un méga bunker créé par le S.H.I.E.L.D. Ce dernier renferme une société dirigée d’une main de fer par les Kree en la personne de Kasius, secondé par Sinara.

Neuf épisodes durant, l’asservissement de l'espèce humaine - qui accepte son sort sans broncher car elle est au bord de l'extinction - entraîne une accumulation de clichés, soit autant de raisons de mettre des bâtons dans les roues des principaux protagonistes qui veulent mettre un grand coup de pied dans la fourmilière.

Mais le fait qu'aucune résistance ne se soit jamais organisée est compréhensible : Kasius est un lâche qui inhibe les Inhumains pour mieux les vendre au plus offrant - se débarrassant de la menace qu'ils peuvent représenter de la même manière - et dont les tendances psychopathes l’amènent à commettre un fratricide sans aucun remord.

Quant à Sinara, elle ne recule devant rien pour inspirer la crainte. Le gros bémol, c'est que leur caractérisation n'est pas très fine, surtout en ce qui concerne la seconde nommée : il n'était peut-être pas nécessaire qu'elle contrôle des boules de métal, histoire de souligner de manière appuyée que c'est elle qui porte des couilles.

Le voyage dans le temps n'aide pas non plus à apprécier cette première partie car il est difficilement compréhensible. D'ailleurs, si les scénaristes se sentent obligés de rappeler par la voix de Noah qu'ils ont déjà expliqué les tenants et les aboutissants en long, en large et en travers lorsque l'équipe retourne à son époque, c'est bien qu'il y a un problème.

Ça ne tient pas la route pour plusieurs raisons. La première, c'est que ce futur repose sur les prédictions de Robin, la fille de l'Inhumain au contact duquel Daisy avait eu une vision de la mort d'un de ses collègues en fin de saison 3. Étant donné qu'elle est censée voir des évènements qui vont se produire avec certitude, comment imaginer que ceux-ci peuvent être empêchés ? Ensuite, le concept d'une boucle temporelle dans laquelle les personnages se retrouvent bloqués suite à de nombreuses tentatives pour modifier leur déroulement n'est pas très convaincant.

Le point qui bloque le plus concerne l’ancienne prophétie évoquant leur apparition dans le futur. Elle a inspiré la croyance qu'ils seraient les sauveurs du monde, mais comme la Terre est déjà en morceaux et que la seule option est de s'assurer que ce futur n'ait jamais lieu pas, en quoi le fait de ne plus exister peut-il constituer un motif d'espoir ?

La suite n'est pas tellement plus reluisante. Recherchés par les autorités car ils sont de nouveau considérés comme des terroristes, Coulson & Cie sont bien contents de rester planqués dans... la Lighthouse, qui devient la principale unité de lieu. Leur nouveau défi est de trouver une solution pour stopper la destruction du monde, sans avoir de pistes à ce sujet. Les mauvaises idées s'enchaînent alors, comme la révélation à propos du général Hale, à la tête d'Hydra.

Malgré un flashback revenant sur son endoctrinement au sein de l'organisation alors menée par Whitehall, le personnage n'intéresse pas et souffre de la comparaison avec les leaders qui l'ont précédée. Que dire de sa fille Ruby, complètement ratée ? Qu'elle est cruelle et sadique, que c'est une adolescente immature et colérique, et c'est à peu près tout. La seule chose qu'elle a à son actif, c'est de couper les bras de Yo-Yo (une scène d'ailleurs choquante) et d'éclater la tête de Werner von Strucker, réapparu de manière bien éphémère. Dans ces circonstances, difficile de s'émouvoir de sa mort.

Pour couronner le tout, l'équipe créative semble à bout de souffle en multipliant les références aux saisons précédentes, réintroduisant d'anciens éléments comme des clés de l'intrigue : le projet Deathlok, le sérum Centipede qui donnait sa force à Garrett, le gravitonium que Talbot s'approprie pour devenir un super vilain en un temps record, réussissant à maîtriser ses nouveaux pouvoirs alors que d'autres galèrent pendant des mois ou des années...

Même le 5.12 The Real Deal souffre d'un défaut d'écriture alors qu'il s'agit du centième épisode, un événement marquant toujours très important dans une série. Le concept de la manifestation physique des peurs des personnages n'est pas mauvais en soi, mais ça flirte plus d'une fois avec la ligne jaune et plus particulièrement quand Coulson fait face à un avatar de Mike Peterson. L'échange qui suit remet en question la réalité de tout ce qui lui est arrivé, rappelant d'autres exercices de style similaires comme l'épisode Normal Again dans Buffy. Un manque d'originalité regrettable dans cet épisode symbolique, aggravé par le mariage à l'arrache de Fitz et Simmons qui fait office de conclusion. Il faut bien donner un peu de bonheur aux shippers...

À l’inverse, la cohabitation forcée des personnages principaux a une conséquence directe sur leur relation car ils se heurtent plus régulièrement aux opinions contraires de leur collègues, et leurs nerfs sont mis à rude épreuve. Dans la foulée, des conflits depuis longtemps larvés éclatent au grand jour, et le moral des troupes est au plus bas.

Fitz est toujours hanté par son double maléfique dans la Framework et dérive en prenant des décisions radicales, Yo-Yo doit gérer le traumatisme provoqué par la perte de ses bras, Coulson se délite peu à peu et refuse une deuxième extension de vie par des voies non naturelles, May se montre plus vulnérable et humaine...

Tout part à vau-l'eau, et Daisy est incapable de diriger l'équipe. Dans l'adversité, Mack se révèle alors comme un socle moral en critiquant durement les actions de ses amis et en répétant à qui veut l'entendre que le S.H.I.E.L.D. a d'autres valeurs, ce qui rend son choix en tant que nouveau leader plutôt logique.

Ce côté plus intimiste permet donc une véritable évolution des personnages, et donne un réel impact aux adieux de Coulson dans le final. Par ailleurs, sa relation avec May est finalement très bien traitée, plus subtilement qu'on aurait pu le penser.

Malgré ce point positif, dans l'ensemble, cette saison est un coup d'arrêt, d'autant plus regrettable que, jusqu'à présent, la série s'améliorait constamment.

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Blog Update ! - Octobre 2021 - Halloween Oktorrorfest 2021

Publié le 7 Novembre 2021 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Les bilans de Lurdo, Oktorrorfest, Review, Télévision, Update

Octobre : comme tous les ans depuis exactement une décennie, un gros mois consacré à l'Halloween Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec chaque jour du cinéma ou des séries fantastiques et horrifiques, pour célébrer le mois des Citrouilles et des Sorcières !

01 - Come Play (2020) - 3.25/6

02 - Save Yourselves ! (2020) - 2/6

03 - Shadow in the Cloud (2021) - 2.5/6

04 - Freaky (2020) - 4/6

05 - The Craft : les nouvelles sorcières (2020) - 2/6

06 - Black Christmas (2019) - 1.5/6

07 - Psycho Goreman (2021) - 4/6

08 - The Grudge (2020) - 1.5/6

09 - Sky Sharks (2020) - 1/6

10 - Army of the Dead (2021) - 2.5/6

11 - Sans un bruit 2 (2021) - 2.5/6

12 - Fear Street, partie 1 : 1994 (2021) - 2.5/6

13 - Fear Street, partie 2 : 1978 (2021) - 2/6

14 - Fear Street, partie 3 : 1666 (2021) - 3/6

15 - Werewolves Within (2021) - 2.5/6

16 - Willy's Wonderland (2020) - 2/6

17 - Rent-A-Pal (2020) - 4/6

18 - Blood Red Sky (2021) - 3/6

19 - The Djinn (2021) - 3/6

20 - Random Acts of Violence (2019) - 2.5/6

21 - Boys from County Hell (2021) - 3/6

22 - Blood Quantum (2020) - 2.75/6

23 - Old (2021) - 1.5/6

24 - The Mortuary Collection (2019) - 4.5/6

25 - Candyman (2021) - 3.75/6

26 - Détour Mortel : la Fondation (2021) - 2.5/6

27 - Nightbooks : les pages de l'angoisse (2021) - 3.5/6

28 - La Famille Addams 2 : une virée d'enfer (2021) - 2/6

29 - Under Wraps : La Momie d'Halloween (2021) - 2.5/6

30 - Monster Family 2 (2021) - 3.25/6

31 - Brain Freeze (2021) - 3/6

32 - V/H/S/94 (2021) - 3/6

33 - Sacrifice (2020) - 2.75/6

34 - Jakob's Wife (2021) - 3.5/6

35 - Too Late (2021) - 2.25/6

36 - Demonic (2021) - 1.5/6

37 - The Hill and the Hole (2020) - 1.5/6

38 - Girl on the Third Floor (2019) - 4/6

39 - Night Teeth (2021) - 3/6

40 - Grave Intentions (2021) - 2.75/6

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# Bilan :

J'avais prévu une trentaine de films au programme de cette Oktorrorfest 2021, et finalement, j'en aurai regardé dix de plus, pour un total de 40 exactement.

Et comme d'habitude depuis dix ans, il y a eu un peu de tout dans ce festival d'horreur et de fantastique, du plutôt bon (The Mortuary Collection, Freaky, Psycho Goreman...) comme du désastreux (Sky Sharks, The Hill and the Hole), des films pour enfants (Addams Family 2, Nightbooks...) comme pour adultes (tout le reste), de grosses productions (Army of the Dead, Candyman, Old...) comme de petits projets indépendants (Girl on the Third Floor, The Djinn), et un certain nombre de sorties Netflix pas forcément plus probantes que la programmation habituelle de la plateforme.

Dans l'ensemble, cela dit, je dois avouer que le fait de diminuer le nombre de films passés en revue m'a permis de faire un tri préalable, et d'éviter trop de déchets et de fatigue. Résultat : je ressors de cette Oktorrorfest un peu plus satisfait que d'habitude même si, il faut bien l'avouer, je ne retiendrai pas forcément beaucoup plus de films de cette édition que des précédentes.

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# Film(s) du mois :

Comme mentionné plus haut, The Mortuary Collection, une bonne surprise au format anthologique ; Girl on the third floor, un film indépendant plutôt intéressant ; Psycho Goreman et Freaky, deux comédies jouant avec les codes du genre ; et Rent-a-pal, un thriller psychologique assez maîtrisé.

 

# Flop(s) du mois :

Sky Sharks, évidemment, un navet pour festivalier imbibé ; The Hill and the Hole, un film aux ambitions certaines, mais pas du tout maîtrisées ; des remakes comme Black Christmas ou The Grudge, inutiles et creux ; Demonic, un film inabouti produit à la va-vite pendant la pandémie ; ou encore Old, le dernier Shyamalan... qui ne mérite pas qu'on en parle plus que ça.

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# Petit écran :

Beaucoup de séries, cette année, et de la variété internationale : de la comédie anglaise moyennement convaincante (Truth Seekers), de la comédie néozélandaise nettement plus amusante (Wellington Paranormal saison 3, What We Do In The Shadows saison 3), de l'anthologie américaine très inégale (50 States of Fright, Creepshow saison 2 et saison 3), de l'horreur espagnole grandiloquente (30 Coins, saison 1), de l'animation toujours aussi peu convaincante à mes yeux (Castlevania, saison 4), la suite d'un revival d'une série jeunesse (Fais-moi peur ! La Malédiction des Ombres) qui passe à côté de son sujet, et les deux dernières productions de Mike Flanagan, qui partagent toujours des défauts et des qualités très similaires (The Haunting of Bly Manor et Midnight Mass).

 

Retrouvez aussi les bilans de toutes les séries critiquées jusqu'à présent en ces pages depuis l'index Séries alphabétique qui leur est consacré.

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# À venir :

Comme tous les ans, trois petites semaines séparent à peine l'Halloween Oktorrorfest de la Christmas Yulefest, et pendant ces trois semaines, le blog reprend un programme à peu près normal, avec films et séries passés en revue : entre autres, Dune, Venom 2, Red Notice, Army of Thieves, ainsi que la fin de Marvel's What If et de Star Trek Lower Decks, mais aussi Star Wars Visions...

Et ensuite, à partir du 29 novembre, place à Noël, à la neige et aux bons sentiments !

 

Vous pouvez toujours retrouver l'historique de toutes les éditions précédentes de l'Halloween Oktorrorfest, et des films et séries passés en revue à cette occasion, en accédant à la page Index Halloween Oktorrorfest ; toutes les mises à jour du blog sont disponibles sur la page Updates, et la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog est accessible dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Les bilans de Lurdo : Les Maîtres de l'Univers - Révélation, saison 1 - première partie (2021)

Publié le 12 Septembre 2021 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Les bilans de Lurdo, Review, Science-Fiction, Télévision, USA, Netflix, Science Fiction

Bande-annonce à la chronologie délibérément déstructurée pour brouiller les pistes, interviews un peu gênées et bizarrement effusives de Kevin Smith (qui avait pourtant autrefois avoué ne pas vraiment aimer la franchise Maîtres de l'Univers), résumés évasifs, désir avoué de modernisation de la franchise, tout en jouant la carte de la nostalgie et du "c'est une suite directe de la série d'origine"... on le sentait venir gros comme un camion : il y avait anguille sous roche avec ce projet présenté comme une suite de Musclor "faite pour les fans".

Les Maîtres de l'Univers  - Révélation, saison 1 - première partie (Masters of the Universe : Revelation 1x01-05 - 2021) :

Éternia est en ruines : Skeletor et Musclor ont disparu lors de leur dernier affrontement, et l'Épée de pouvoir a été brisée en deux, privant le monde de sa magie. À la tête d'un petit groupe hétéroclite, Teela entame alors une quête improbable pour réunir les deux pièces de l'épée, et sauver Éternia...

En même temps, est-il encore possible de produire, en 2021, un He-Man et les Maîtres de l'Univers comme à l'époque... surtout pour le compte de Netflix, aux consignes assez fermes en matière de diversité et de représentativité.

Pensez donc : une série sur une bande de héros musclés dirigés par un aryen grand blond surpuissant et privilégié (il est prince) qui a le pouvoir suprême, et qui s'appelle l'Homme viril, ça ne passe plus vraiment (ça passait pourtant encore très bien en 2002, avec le précédent remake plutôt réussi, mais passé inaperçu).

Aujourd'hui, il faut déconstruire les mythes et réinventer le passé : voilà le mot d'ordre créatif de notre époque, pour le meilleur et pour le pire.

D'où cette relecture, qui s'inscrit dans la droite lignée du récent She-ra et les princesses au pouvoir, déjà de Netflix - une relecture qui aurait très bien pu être intitulée Teela et les Maîtres de l'Univers...

On se demande d'ailleurs si ce n'était pas là le projet initial mis en chantier par la plateforme : une suite à la série originale, mais du point de vue de Teela, la princesse guerrière d'Éternia, et sans Musclor...

Le marketing et la recherche de l'effet nostalgie sont cependant clairement passés par là (sans oublier une volonté probable, et très hypocrite, de ne pas rameuter trop vite les néandertaliens du web), et voilà, une série Maîtres de l'Univers qui fait sa promotion sur Musclor, sur Skeletor, sur toutes les images renvoyant aux clichés de la série d'origine... mais qui en réalité tourne autour de Teela (relookée butch badass musclée à la tête semi-rasée, doublée par Sarah-Michelle Gellar), de son "amie" Andra (quota afroaméricain validé... et potentiellement quota LGBTQ aussi, si l'on en croit les rumeurs et certains moments de la série - parce qu'à part ça, elle ne sert strictement à rien), et de la méchante Evil-Lyn (amère car toujours éprise de son cher Skeletor).

Une série qui n'utilise He-Man que lors de flashbacks, et qui se plie en quatre pour montrer à quel point tous les personnages secondaires de la franchise sont aussi doués, si ce n'est plus, que le héros sur le champ de bataille (à se demander à quoi servait ce dernier...).

Bizarrement, la série (enfin, ses cinq premiers épisodes) se retrouve ainsi tiraillée dans de multiples directions, pas toujours très compatibles.

D'un côté, un fanservice ultime, qui pioche dans toutes les incarnations de la franchise pour en utiliser tel ou tel élément (ici, des jouets et des figurines oubliées, là, des répliques, des visuels et des idées du film avec Dolph Lundgren, ailleurs, des concepts des comics ou de la série de 2002).

De l'autre, une tentative de mettre au goût du jour ce qui était une série 80s assez médiocre, en lui injectant une bonne dose de sérialisation, en piochant dans le lore de la franchise, et (malheureusement) en abusant de la carte Joss Whedon du "tuons un personnage apprécié de tous pour créer de l'émotion et de la surprise chez le spectateur" (ici, en l'occurrence et dans l'ordre, on a le droit à la mort de ....... SPOILERS ........ Musclor, Skeletor, Moussor, Orko, Roboto... et encore Adam/Musclor) et en ré-imaginant certaines scènes cultes (la transformation d'Adam en He-Man, désormais en mode magical girl).

Et puis, comme je le mentionnais plus haut, ce cahier des charges Netflix, surligné au néon, appliqué sans la moindre finesse, qui a déclenché les hurlements de tous les anti-woke basiques du web et qui, il faut bien l’admettre, est particulièrement mal amené.

Entre Teela, l'incarnation même du girl power en colère, que tout le monde couvre de louanges, mais qui abandonne son poste dès la mort de Musclor, qui passe son temps à aboyer au nez de son père ou d'autrui (une caractérisation à côté de la plaque pas aidée par un doublage frustrant de SMG, dont la voix ne colle pas au physique du personnage), et dont la seule peur (révélée au cours d'une scène très Luke face à ses peurs dans l'Empire contre-attaque), c'est d'atteindre son plein potentiel et être destinée à être plus exceptionnelle et formidable qu'elle ne veut bien l'admettre (*eyeroll*), Evil-Lyn qui se plaint d'avoir toujours été sous-estimée et d'être victime des hommes/de Skeletor, les personnages ayant subi un blackwashing pas forcément utile (la copine de Teela, donc, mais aussi King Grayskull - ce qui fait d'Adam, son descendant pourtant très aryen, un métis ayant du sang noir dans les veines. Ça a dû en faire rager certains... ^^)... il y a un bon paquet d'idées qui semblent tout droit sorties d'une liste d'éléments à inclure pour faire plaisir à la plateforme.

Le tout se mélange donc bon gré mal gré pour donner lieu à une série n'assumant pas le fait d'être une série Teela, et qui se tire ainsi une balle dans le pied dès son premier épisode, prenant immédiatement à rebrousse-poil la fanbase de la franchise.

C'est d'autant plus bête que formellement, le programme fonctionne assez bien, malgré une esthétique très inégale, confiée aux studios Powerhouse, déjà à l'origine du Castlevania de Netflix (selon les mouvements, Musclor est assez difforme dans ses proportions, presque plus que sa figurine de l'époque !), une écriture un peu superficielle (Triclops en leader d'un culte cybernétique, c'est intrigant, mais ça ne va jamais plus loin, et le Maître d'armes apparaît et disparaît de manière totalement aléatoire) et une mise en musique anecdotique (habituellement, j'aime bien le travail de Bear McCreary, mais là, bof).

C'est dynamique, la direction artistique est intéressante, et la série parvient même à donner un peu d'émotion au personnage d'Orko, lors de quelques scènes plutôt touchantes.

Mais Smith n'assume pas son ambivalence, préférant accuser les fans les plus rétrogrades de créer un scandale là où il n'y en aurait pas, alors même qu'il a tout fait, en amont, pour générer ce scandale. Et c'est peut-être là que le bât blesse vraiment. En n'assumant pas la direction de cette suite, Netflix et Smith agacent : Teela et les Maîtres de l'Univers n'aurait peut-être pas connu le même buzz ou la même popularité, mais il n'y aurait pas eu mensonge sur la marchandise.

À l'identique, en annonçant clairement "je suis un grand fan de comics, tout le monde le sait, et j'ai décidé d'adapter l'arc "La Mort de Superman" à l'univers de Musclor", ça serait nettement mieux passé auprès de tout le monde.

Mais à la place, on a droit à une série semblant, par certains aspects, s'inspirer de la postlogie Star Wars (l'autre grande franchise fondatrice de la psyché de Kevin Smith) et notamment de Les Derniers Jedi (que Smith apprécie) pour exploiter la nostalgie des fans, déjouer leurs attentes, déconstruire maladroitement l'œuvre d'origine (en tuant littéralement le passé et les personnages établis), et utiliser les ruines de ce passé pour ériger une nouvelle figure de femme forte, indépendante et puissante (je ne serais pas surpris qu'à un point ou un autre de la demi-saison à venir, Teela brandisse elle-même l'épée de pouvoir en criant I HAVE THE POWEEEER !).

Le problème étant que, comme souvent chez Netflix, il est difficile de ne pas voir les rouages d'un marketing opportuniste grincer bruyamment derrière ce projet, cachant toutes les cases de la production plaisant à tout le monde : de l'action, de l'animation spectaculaire, de l'inclusivité, de la nostalgie et du fanservice, de la représentativité, du féminisme performatif... 

*soupir*

Pourquoi pas, dans l'absolu : ça a eu le mérite de générer des critiques presse positives, et moult papiers se moquant ouvertement des fans frustrés de la franchise MOTU en les regroupant dans la catégorie fourre-tout habituelle des MRA/Gamergate/alt-rights/gros cons immatures et misogynes.

Reste que cette première moitié de saison, sans être dénuée de qualités, demeure particulièrement frustrante, parasitée par une écriture en demi-teinte, par une héroïne antipathique, immature et rancunière, par un héros absent, et par des choix créatifs très discutables, que seul un reboot complet pourrait effacer.

Mais comme je ne vois pas la série tenter un tel reboot sans se faire incendier, je me demande comment Kevin Smith va se sortir du pétrin dans lequel il s'est fourré ici.

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Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2021 - Creepshow, saison 2 (2021)

Publié le 9 Octobre 2021 par Lurdo dans Anthologie, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Les bilans de Lurdo, Oktorrorfest, Review, Science-Fiction, Télévision, USA, Thriller, Shutter, Science Fiction

L'Halloween Oktorrorfest touche aussi le petit écran, avec chaque week-end, durant tout le mois d'octobre, des critiques de séries fantastiques et horrifiques...

Creepshow, saison 2 (2021) :

Après une première saison assez décevante, car très inégale et assez fauchée, et deux épisodes spéciaux un peu à l'identique (un premier épisode animé, et un second, en live action, bordélique et déglingué), retour de la série chapeautée par Greg Nicotero, avec apparemment un peu plus de budget, pour 5 épisodes diffusés au printemps dernier, et 9 segments de 20-25 minutes au total.

- 01 - Model Kid ! : En 1972, lorsque sa mère décède du cancer, le jeune Joe Aurora (Brock Duncan) est confié à sa tante (Jana Allen) et à son oncle (Kevin Dillon), un homme colérique, violent et qui déteste la passion de Joe pour les vieux films d'horreur et les maquettes de monstres. Jusqu'à ce que Joe décide qu'il en a assez...

Un premier récit qui se regarde, sans plus - on devine que le tout est un peu autobiographique à un niveau ou un autre, et les créatures sont sympathiques, mais Dillon cabotine comme ce n'est pas permis, et la chute ne fonctionne que partiellement. Ce n'est pas mauvais pour autant, cela dit.

- 02 - Public Television of the Dead : Lorsque Ted Raimi rend visite à une chaîne locale de Pittsburgh pour y faire expertiser en direct son exemplaire du Necronomicon, il réveille involontairement la malédiction du livre, et déchaîne des Cadavéreux sur le studio...

Un gros clin d'œil parodique et rétro à la franchise Evil Dead (mais aussi aux télévisions locales et publiques américaines, et à Bob Ross), plutôt amusant et décomplexé, signée d'un scénariste de Rick et Morty. Bon, Greg Nicotero (toujours à la réalisation) n'est pas Sam Raimi, donc la mise en images est parfois un peu sommaire et molle, mais dans l'ensemble, c'était plutôt amusant.

- 03 - Dead and Breakfast : Alors que leur bed & breakfast peine à connaître le succès commercial, Pamela Spinster (Ali Larter) et son frère Samuel (Thomas C. Howell) décident d'inviter une influenceuse (Iman Benson) spécialisée dans les anciennes demeures de serial killer. Leur but : la convaincre que leur établissement, hérité de leur grand-mère, a été le lieu de multiples meurtres jamais élucidés...

Un épisode un peu évident et téléphoné, même si Ali Larter se donne à fond dans son rôle, et parvient à donner un peu de punch au tout. La chute de l'épisode, plutôt amusante, fait très Contes de la Crypte.

- 04 - Pesticide : Harlan King (Josh McDermitt), un exterminateur arrogant et grande gueule, accepte le contrat proposé par le mystérieux Mr Murdoch (Keith David) : exterminer les vagabonds qui occupent illégalement un terrain. Mais bien vite, King commence à être hanté par des visions de cauchemar...

Pas du tout aimé, celui-là, un épisode au protagoniste cabotin, gentiment surjoué, avec des bestioles numériques, une structure décousue... bref, c'est assez bordélique, et ça m'a agacé plus qu'autre chose.

- 05 - The Right Snuff : Dans des années 60 alternatives, les deux spécialistes de la mission spatiale Ocula échappent de justesse à une collision avec un objet inconnu : une sonde envoyée par des extraterrestres, avec lesquels ils vont devoir effectuer un premier contact. Mais la jalousie prend de l'ampleur entre le Capitaine Alex Toomey (Ryan Kwanten) et le Major Ted Lockwood (Breckin Meyer)...

Un épisode co-écrit par Paul Dini, réalisé par Joe Lynch, et malheureusement bien trop fauché et cheap pour vraiment fonctionner. C'est dommage, parce que ce sous-Outer Limits n'était pas forcément désagréable à suivre, mais le manque de moyens et le côté approximatif des effets spéciaux (les aliens... aïe) tire vraiment le tout vers le bas.

- 06 - Sibling Rivalry : Lola (Maddie Nichols) est persuadée que son frère Andrew (Andrew Brodeur) cherche à la tuer depuis qu'elle est rentrée d'une pyjama party avec sa meilleure amie Grace (Ja'ness Tate)... mais elle ne sait pas pourquoi.

Un épisode amusant, façon high-school drama raconté en flashback par l'héroïne (excellente Maddie Nichols) à sa conseillère d'éducation (Molly Ringwald). Ce n'est pas particulièrement original (on devine la plupart des rebondissements bien à l'avance, et l'inversion des points de vue ne surprend guère), et la chute finale semble un peu sorte de nulle part, mais le tout fonctionne bien grâce à l'interprétation de l'héroïne, aux effets efficaces et au ton peu sérieux du tout.

- 07 - Pipe Screams : Linus (Eric Edelstein), un plombier, est engagé par Victoria Smoot (Barbara Crampton), une propriétaire raciste et arrogante, pour nettoyer les canalisations bouchées d'un immeuble vétuste... mais le bouchon est vivant.

Un épisode qui m'a fortement agacé, tant pour son absence cruelle de budget (les éclairages au néon pour faire comic-book, ça va cinq minutes, mais ça ne cache pas le manque de moyens) que pour son écriture pataude, et son interprétation à l'identique.

Crampton cabotine affreusement, est très mal écrite et dirigée, le tout est simpliste au possible, et la chute finale, comme souvent dans cette version de la série, semble sortir un peu de nulle part, comme si la caractérisation des personnages changeait subitement pour permettre un twist final cruel.

- 08 - Within the Walls of Madness : Dans une station en Antarctique, un étudiant (Drew Matthews) est accusé d'avoir massacré ses collègues et le Dr Trollenberg (Denise Crosby) à coups de hache. Lui, cependant, affirme être innocent, et être la victime d'une machination du Dr, qui aurait découvert sur place une forme de vie venue des étoiles, et aurait tenté d'ouvrir un portail aux Grands Anciens...

Un épisode clairement lovecraftien et inspiré par The Thing et Terreur sur le Trollenberg, entre autres, mais qui une nouvelle fois, souffre des limites de budget drastiques de la série, et est obligé de recourir à une narration cache-misère pour éviter de dévoiler ses créatures jusqu'à la toute fin. Cette toute fin, cela dit, est plutôt amusante, à défaut d'être surprenante.

09 - Night of the Living Late Show : Simon Sherman (Justin Long) a inventé un appareil de réalité virtuelle permettant de se plonger dans de vieux films, comme si l'on faisait partie de l'histoire. Obsédé par "Terreur dans le Shangaï Express" et par la belle Comtesse Petrovski (Silvia Tortosa/Hannah Fierman), il délaisse ainsi son épouse, la richissime Renee (D'Arcy Carden), qui va commencer à éprouver de la jalousie...

Aïe. Un épisode de 45 minutes, pour un récit qui n'en méritait que 25, et encore : tout est cousu de fil blanc, et prétexte à un recyclage abusif des images du film, dans lesquelles Justin Long est incrusté de manière approximative et gratuite, jamais vraiment convaincante.

Et il en va de même tout du long, avec des scènes entière de Terreur dans... dans lesquelles Long apparait une demi-seconde, pour échanger une réplique avec un personnage - mais même là, le montage et les répliques font que ça ne fonctionne jamais vraiment.

Une actrice de remplacement est utilisée pour jouer le rôle de la Comtesse dans une scène ou deux et interagir avec Carden et Long, mais elle ne ressemble pas franchement à l'originale, et le tout finit par être un exercice de style creux au possible, n'ayant ni les moyens, ni la technologie, ni l'attention du détail nécessaires pour que le résultat soit autre chose que du fanservice.

Ah, et une nouvelle fois, cette chute finale cruelle qui tranche avec la caractérisation préalable...

- Bilan saisonnier -

Nouvelle saison de Creepshow, nouvel accueil enthousiaste des critiques et bloggeurs spécialisés... et nouvelle déception pour ma part. Ce n'est pas surprenant, en fait : cette série vise un public bien précis, celui des amateurs de genre connaissant leurs classiques, nostalgiques d'une horreur à l'ancienne, et d'effets simples et basiques.

D'où les nombreux clins d'œil et coups de coude référentiels au genre, du premier épisode à l'enfant passionné d'horreur et de monstres, au final dans lequel le protagoniste s'incruste dans de vieux films, en passant par une relecture d'Evil Dead, un caméo de Barbara Crampton, un épisode avec des aliens en caoutchouc, une revisite de The Thing...

On est dans le fanservice qui brosse ses spectateurs dans le sens du poil, ce qui assure à la série une grosse indulgence de leur part, notamment vis à vis de tout ce qui est limites budgétaires et effets très approximatifs.

Ce qui est dommage, c'est que cela semble aussi justifier une écriture faiblarde et une réalisation guère plus probante : la série force sa caractérisation pour aboutir à ses conclusions tranchantes, et finit par frustrer, plus qu'autre chose, avec une qualité globale très inégale. N'est pas les Contes de la Crypte qui veut...

M'enfin bon, ça plaira forcément au public visé. Moi qui suit généralement allergique au fanservice trop évident, par contre, j'ai plus de mal avec le manque d'homogénéité et d'originalité du tout...

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Les bilans de Lurdo : The Boys, saison 2 (2020)

Publié le 14 Novembre 2020 par Lurdo dans Action, Comédie, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Les bilans de Lurdo, Review, Science-Fiction, Thriller, Télévision, USA, Amazon, Boys

Encore trop influencé par une relecture récente du comic-book, j'avais été laissé sur ma faim par la première saison des Boys d'Amazon (critique ici), une saison chapeautée par Eric Kripke (Supernatural), et qui partait dans une direction radicalement différente de la version papier.

Contrairement à l'œuvre de Garth Ennis, qui utilisait son récit pour parler de l'industrie des comics, de ses liens historiques avec la propagande, et pour casser tous les tabous en poussant la provocation toujours plus loin, Kripke avait fait le choix étrange de délaisser les Boys du titre pour se concentrer sur les super-héros de la série : des Supes nettement plus détaillés, développés, présents à l'écran et humanisés que l'équipe de Butcher, ce qui changeait drastiquement la donne, les intentions et l'approche d'un programme plus lisse, et ce pour le meilleur et pour le pire.

The Boys, saison 2 (2020) :

Désormais traqués par Vought, les Boys se terrent, tentant de rendre publique l'existence du Composé V, alors même que la multinationale passe aux mains d'un nouveau cadre impassible et calculateur, Stan Edgar (Giancarlo Esposito). De leurs côtés, les super-héros continuent leur petit bonhomme de chemin, Homelander (Antony Starr) trouvant bien vite une compagne digne de lui en la personne de Stormfront (Aya Cash), une super-héroïne intégrant les Sept, et possédant un caractère bien trempé...

Nouvelle saison de The Boys, donc, avec toujours Kripke aux commandes, pour huit épisodes d'une heure. Et malheureusement, les grandes lignes de la saison 1 sont ici préservées, avec des Supers qui monopolisent l'essentiel du temps du programme.

On l'a compris, ce qui intéresse Kripke, ce n'est pas tant le parcours de ses personnages humains, de ses Boys, la radicalisation de Hughie ou le développement organique de son opposition à Butcher (des éléments clés du comic-book), que l'occasion de produire une grosse satire super-héroïque lui permettant de parodier à volonté les univers Marvel et DC (sans jamais oser aller aussi loin que le comics sur ce point, cependant) et de se moquer de la popularité du genre, en leur associant au passage un propos assez problématique.

Kripke l'a dit en interview : pour lui, Trump, l'alt-right, tout ça, c'est une conséquence plus ou moins directe de la popularité des films Marvel, et de l'omniprésence de la figure super-héroïque dans notre société ; une figure qui, selon lui, infantiliserait le spectateur, et le placerait en position de victime attendant un sauveur, qu'il soit doté de super-pouvoirs ou d'une rhétorique populiste.

C'est une opinion hautement discutable, qu'il évoque dans la série par le biais de Stormfront, la super-héroïne dissimulant initialement ses opinions d'extrême-droite sous une ironie et un cynisme d'influenceuse millenial qui utilise les réseaux sociaux pour se présenter comme une rebelle au franc-parler, contrastant ainsi avec l'establishment et le côté policé des autres Supers.

Une Stormfront qui, malgré quelques modifications (dont un gender-swapping assez caractéristique de la série, qui tente visiblement de donner une place plus importante aux femmes dans un récit paradoxalement appelé The Boys), garde l'esprit de son pendant dessiné (un véritable super-nazi ayant rejoint Vought) et devient la compagne de Homelander, dans une relation malsaine qui occupe une bonne moitié de saison.

Car oui, comme je le disais en ouverture, on a à nouveau fréquemment l'impression que la série devrait s'intituler The Seven, et pas The Boys : contrairement aux comics, le protagoniste principal de la série, c'est ici Homelander, pas Hughie. Le programme consacre ainsi le plus clair de son temps aux super-héros, toujours plus humanisés et "adoucis", entre la paternité de Homelander, sa relation avec Stormfront, ses jeux de pouvoirs, les errances de Deep et de A-Train au sein d'une simili-Scientologie, le mystère Black Noir, les problèmes sentimentaux et moraux de Maeve (qui tourne un peu en rond depuis le début de la série), le désenchantement de Starlight, et tout ce qui est centré sur Vought.

Les Boys, eux, restent aussi anecdotiques qu'en saison 1, voire plus encore : totalement dépassés par les événements, ils restent particulièrement passifs, planqués, et les scénaristes décident d'en profiter pour développer un peu leurs motivations et leur passé... mais ça ne fonctionne pas vraiment. Trop sérieux, trop mélodramatique, on peine à s'intéresser à ces personnages parfois sous-développés (Mother's Milk est toujours totalement inexistant) qui sont totalement inefficaces face à leurs ennemis. La romance de Hughie et Annie ? Frenchie et son traumatisme ? Génériques au possible. Kumiko et son frère ? Une digression trop brève. Butcher et sa femme ? Inutile, surtout compte tenu de la fin de cette sous-intrigue.

Privés du Compound V et de l'invulnérabilité qu'il leur confère dans les comics, les Boys de la série sont encore trop souvent superflus et spectateurs, ne survivant que parce que les scénaristes les ont dotés de plot armor, et ne parvenant à leurs fins que grâce à l'aide de super-héros plus ou moins bienveillants (ce qui va un peu à l'encontre du concept même des Boys, une équipe de barbouzes supposément dangereux et redoutables, prêts à tout pour dézinguer du Supes).

Si elle se regarde assez facilement, cette saison frustre, pas très bien gérée au niveau du rythme (gros ventre mou malgré le nombre d'épisodes limité), des thématiques (la série n'a jamais été très subtile dans sa satire, et la mise en images de certains passages, cette saison, est plutôt balourde - je pense notamment à cette ouverture d'épisode consacré à un fan de Stormfront qui se radicalise à force de trop regarder Faux News, et de lire les réseaux sociaux, le tout sur une reprise dépressive de What a Wonderful World), des choix créatifs (la série tente constamment de jongler entre ses propres intrigues, et une fidélité aux grandes lignes du comics - le résultat est inégal, au mieux, et parfois décevant, cf. Black Noir) et de ses péripéties.

D'autant que la série semble aussi revenir sur certaines décisions de la saison 1 : le personnage de Jennifer Esposito est ainsi immédiatement kelleyrisé de manière sanglante, et Stan Edgar, lui, est tout simplement un copier-coller du Stillwell du comic-book - mais comme la série a déjà utilisé Stillwell pour Elizabeth Shue, en s1, les voilà bien embêtés en saison 2, et contraints de créer un nouveau personnage (ce qui ne les empêche pas de continuer à gender-swapper les personnages du comic-book, avec cette fois-ci Mallory ; je suppose qu'ils ont un certain quota de personnages féminins principaux à respecter !)

Pourtant, il y a du bon, dans tout ça : Antony Starr est toujours excellentissime, Aya Cash fait du Aya Cash, Shawn Ashmore est convaincant dans un petit rôle (l'interprétation est globalement solide, de toute façon), il y a un certain contraste intéressant dans toutes ces notions de paternité récurrentes tout au long de la saison, et de manière globale, le show est très bien produit et visuellement convaincant, avec une fin de saison dynamique.

Mais The Boys, c'est aussi une série qui parodie et critique ouvertement (tant à l'écran qu'en interviews) certains éléments et clichés de la culture super-héroïques ("Dans Avengers Endgame, le moment où toutes les super-héroïnes se retrouvent simultanément à l'écran pour un moment de féminisme forcé, c'était très naze !"), avant de les utiliser exactement à l'identique un peu plus tard, au premier degré (le passage à tabac de Stormfront par les trois héroïnes, ou toute la conclusion de la sous-intrigue des pouvoirs de Ryan, notamment, qui renvoie au fils de Superman dans Superman Returns).

Une sorte de moyen un peu hypocrite d'avoir le beurre et l'argent du beurre, de ménager la chèvre et le chou, qui participe de cette approche qui me dérange toujours un peu dans la satire de ce programme : cette satire, souvent facile, un peu superficielle et creuse, prêche les convaincus (en ligne, la moindre critique un peu mitigée de The Boys reçoit des volées de bois vert et de "c'est trop intelligent et corrosif pour vous, vous n'avez pas dû comprendre la subtilité du programme", souvent en provenance d'un public qui, justement, prend de haut les films Marvel ou DC), tout en cédant fréquemment à ce qu'elle dénonce.

Critiquer le fanservice et les défauts de la concurrence, c'est amusant, mais quand on y a soi-même recours à longueur de saison (Love Sausage, Terror le chien, etc), ça dessert un peu le propos.

Et la conclusion de la saison 2 est un peu à cette image : après un épisode un peu bordélique et bâclé, fin heureuse pour tout le monde (ou presque), mais l'un des rares personnages secondaires positifs de la saison (un clone de la politicienne progressiste AOC) se révèle être soudain un grand méchant aux pouvoirs jusque là cachés ; un twist de dernière minute pas forcément ultra-cohérent sur tous les plans, et assez cliché dans l'absolu, mais l'honneur est sauf, et la thèse de Kripke est rendue transparente : "Le pouvoir corrompt, et tout le monde est pourri, surtout ceux qui se présentent comme vertueux".

Une morale assez cynique et désabusée, finalement plutôt en phase avec l'Amérique de notre époque. Et au delà de toutes les digressions inutiles du programme, cette vision cynique du monde est peut-être le point sur lequel la version télévisée de The Boys ressemble le plus au comic-book dont elle s'inspire...

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 91 - S.O.S. Fantômes (2016)

Publié le 23 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Fantastique, Comédie, Halloween

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

S.O.S. Fantômes (Ghostbusters) :

Récemment renvoyée de son poste universitaire, la physicienne Erin Gilbert (Kristen Wiig) est contrainte de s'associer à une ancienne collègue, Abby (Melissa McCarthy), et à l'excentrique Jillian Holtzmann (Kate McKinnon), deux scientifiques parapsychologues enquêtant sur l'existence des fantômes à New York. Bientôt rejointes par Patty (Leslie Jones), une employée des transports en commun, les trois femmes vont alors découvrir les plans machiavéliques du maléfique Rowan (Neil Casey), qui a prévu de libérer dans la ville tous les esprits tourmentées du passé de New York...

Petit rappel des faits : après des décennies de stagnation d'un éventuel Ghostbusters 3, Sony voit le succès de Mes Meilleures Amies, comédie de Paul Feig avec un casting intégralement féminin. Aussitôt, les exécutifs du studio décident de confier à Feig le reboot de la franchise Ghostbusters, avec pour seule idée motrice "un casting entièrement féminin".

Une idée à l'opportunisme commercial tellement transparent que le débat fait aussitôt rage sur le web, se cristallisant tour à tour sur la distribution hautement prévisible, sur les défauts habituels des films du réalisateur, et, oui, sur le sexe des actrices, un point de contention particulièrement inadmissible pour une poignée d'abrutis du web à tendance trollesque.

Et malheureusement, c'est autour de cette minorité particulièrement bruyante que tout le projet Ghostbusters 2016 et sa promo finissent par s'articuler, pas aidés par une première bande-annonce objectivement ratée, et devenue la cible d'une campagne pas si organisée que ça de commentaires négatifs.

Immédiatement, la presse et les chevaliers blancs du web sont passés à l'assaut, trop contents d'avoir une bande de boulets sexistes à pourfendre de leur plume vertueuse, et il n'a pas fallu longtemps pour que les publicistes et l'équipe du film sautent sur l'occasion : en quelques mois, toute critique (légitime ou non) faite à l'égard du projet s'est vue automatiquement classée dans la case "sexisme réactionnaire", et le débat ultra-polarisé est devenu un échange d'insultes et de raccourcis hâtifs, aggravés par une production jouant la carte de la victimisation à outrance (tout en en rajoutant une nouvelle couche à chaque intervention, ainsi que dans l'écriture du film).

Bref, tout ce qui a entouré la genèse de ce Ghostbusters 2016 n'était qu'un cercle vicieux, une tornade d'excréments supposée créer un buzz, mais qui en réalité a eu l'effet inverse : SOS Fantômes 2016 s'est tout simplement vautré au box-office, handicapé par des critiques et un bouche à oreille très mitigés, et par cette polémique, qui a tout simplement fini par donner une très mauvaise image de marque à la franchise et au film.

Et quand on voit enfin ce dernier, on se dit "tout ça pour ça" ?

Car tous les défauts de ce film étaient prévisibles dès son annonce, tant ils sont endémiques au cinéma de Feig.

À l'époque de l'annonce du projet, avec Feig aux commandes, et ces quatres actrices, voilà ce que l'on pouvait redouter :

- un film trop long, et assez mal rythmé.

- une comédie jamais effrayante, semi-improvisée, avec des pets, du vomi, du caca et des vannes lourdes et peu subtiles, comme tous les Feig, dont seulement un gag sur deux ou trois fonctionne.

- une réalisation fonctionnelle mais ultra-basique et plate.

- un pseudo-remake/décalque du premier Ghostbusters, et qui, comme bon nombre de remakes, abuse du fanservice, et ne fonctionne réellement que lorsqu'il ose se détacher de son modèle.

- une sorte de version longue d'une parodie du Saturday Night Live, dans laquelle Melissa McCarthy est "la grosse, victime de slapstick mal cablé/doublé, avec option répartie cinglante", Leslie Jones "l'afro-américaine urbaine à grande gueule et à attitude", Kristen Wiig "l'héroïne guère mémorable", et Kate McKinnon "l'excentrique à l'accent/la diction bizarre, qui en fait constamment trois tonnes, et qui fait plein de grimaces et de mouvements bizarres dans chaque scène".

Et sans surprise, c'est exactement ce que l'on retrouve ici : une comédie inerte, bourrée de références aux premiers films, d'humour lourdingue, de scènes de dialogues plates qui durent trop longtemps, et de raccourcis narratifs problématiques.

Un film tellement concerné par son féminisme supposé qu'il fait de tous les personnages mâles des antagonistes, des idiots, des incapables ou des caricatures (Chris Hemsworth dont le personnage est tellement stupide qu'il se couvre les yeux quand il y a un bruit fort, parce qu'il pense que ce sont ses oreilles) ; qu'il place une ou deux piques anti-internet au passage, via des commentaires YouTube repris IRL ; et qu'il affronte le grand méchant en l'émasculant littéralement à coups de blasters...

Un métrage bourré de pseudo-jargon technique qui ne sert absolument à rien, à l'illustration musicale contre-productive (l'excellent score de Tim Shapiro est ici complètement noyé dans le reste), aux idées amenées avec la finesse d'un tractopelle (le logo, notamment) ou inutiles (toute la fin avec le saut en rappel dans le vortex), et qui a troqué tous les bruitages emblématiques de la saga (la sirène d'Ecto 1, l'allumage des packs à protons....) contre des sons passe-partout et instantanément oubliables.

Tout n'est cependant pas à jeter, dans ce remake, à commencer (comme je l'ai déjà mentionné) par le score de Ted Shapiro ; les effets spéciaux sont un peu trop axés "fantômes Disney et Scooby Doo" pour être satisfaisants, mais assurent tout de même, de par leur nombre et leur ampleur, le quota de spectacle ; Chris Hemsworth se donne à fond dans un rôle pourtant outrancier, stupide et caricatural ; et la chasse aux fantômes, en soi, est visuellement plutôt réussie, ce que l'on doit sans doute au réalisateur de seconde équipe, et aux studios d'effets spéciaux.

Tout cela n'est cependant pas suffisant pour contrer les énormes problèmes de rythme et de script du film, ainsi que son manque total de subtilité ou de demi-mesure (McKinnon est la coqueluche des critiques, mais je l'ai trouvé complètement hors-sujet). Le pire étant tout de même que l'échec retentissant de ce Ghostbusters 2016 met probablement un terme à tout espoir de franchise SOS Fantômes, qui va donc retourner au placard pendant quelques décennies...

2.25/6 (une sorte de Pixels-bis... mais avec le handicap de manquer totalement d'originalité ou de fraîcheur)

 

EDIT : et la version longue (un quart d'heure de plus) est totalement inutile, réintégrant la scène de danse du générique de fin dans le métrage, rajoutant de multiples scènes d'improvisation et de dialogues qui n'ajoutent pas grand chose au métrage, un peu plus de slime/vomi, ainsi qu'un peu de développement du personnage de Wiig... qui reste très anecdotique.

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Critiques éclair - The Orville : New Horizons, 3x09-10 + bilan (2022)

Publié le 27 Août 2022 par Lurdo dans Aventure, Comédie, Critiques éclair, Drame, Review, Romance, Science-Fiction, Science Fiction, Orville, Star Trek, Télévision, Hulu

Avec son visage très prononcé vers le sérieux et la copie conforme des grandes heures de Star Trek, The Orville divise désormais plus que jamais la communauté des fans, entre ceux qui sont ravis et parlent de meilleure série du monde, et ceux qui sont frustrés de voir une pâle copie inaboutie de Trek éclipser la franchise-mère dans le cœur des spectateurs les plus versatiles...

Et après un épisode 05 convaincant, la série a de nouveau connu une baisse de régime notable assez frustrante, et toujours le fait d'un format non maîtrisé et d'une écriture trop pataude pour son propre bien.

The Orville : New Horizons, saison 3 (2022) :

- 3x09 : Alors que l'Union met au point une arme destructrice redoutable contre les Kaylons, une alliance se noue entre les Krills et les Moclans, forçant l'Union à revoir ses plans...

On y est : dernière ligne droite, les deux derniers épisodes de la saison (et potentiellement de la série), et MacFarlane semble avoir gardé énormément de budget sous le coude, pour se payer un déluge d'effets spéciaux des plus spectaculaires.

Le tout, dans un épisode à la durée à nouveau quasi-double, comme un gros two-parter de Star Trek concentrant tous les effets spéciaux et les scènes d'action d'une saison autrement plus calme.

Le résultat cependant, c'est aussi un épisode à deux facettes, avec une première moitié plus posée, et une seconde partie où tout le monde se lâche, ça explose dans tous les sens, et la production se défoule clairement en lorgnant ouvertement sur Star Wars et tout ce qui est associé généralement à la franchise de Lucas. Quitte à précipiter plein d'éléments, et à conclure des arcs de manière précipitée - on sent que MacFarlane et les scénaristes ont voulu boucler plein de sous-intrigues avant une annulation probable de la série.

Assez symptomatique de cette tendance : le personnage de Charly. Je le mentionne depuis le début de la saison, mais ce personnage à l'écriture basique et grossière ne semblait exister que pour donner un rôle à la nouvelle copine de MacFarlane pour connaître un parcours d'évolution transparent au possible, de la haine viscérale et raciste envers les Kaylons, jusqu'à l'acceptation et le respect mutuel. Dans cet épisode, cette trajectoire est poussée à son paroxysme, puisque Charly se sacrifie pour sauver la race Kaylon, blablabla, un geste honorable, un symbole de paix, etc, etc, etc, des funérailles larmoyantes, bref, la routine habituelle, et des personnages particulièrement émus®™©, mais une intrigue qui tombe vraiment à plat pour le spectateur, tant Charly n'a jamais été particulièrement développée de manière intéressante.

Et puis ce qui l'entoure n'aide pas : quand on arrive enfin à la conclusion de l'épisode, force est de constater que près d'une demi-heure de batailles spatiales, de fusillades, de combats à mains nues et de destruction, etc etc, enchaînés sans réelle structure, ça lasse.

Les intentions de MacFarlane et compagnie sont bonnes, mais l'exécution, comme souvent, pèche un peu trop, et les quelques dilemmes éthiques posés lors de la première partie (l'utilisation d'une arme de destruction massive) ainsi que les éléments renvoyant directement à Star Trek sont bien vite éclipsés derrière les explosions et l'action.

En fait, cet épisode de The Orville, c'est un peu comme si l'on avait condensé une saison entière de Deep Space Nine et de sa géopolitique en moins de 80 minutes : ça fait brouillon.

- 3x10 : Tandis que Lysella (Giorgia Whigham), de la planète Sargas 4, monte à bord et découvre la vie au sein de l'Union, Isaac décide de faire sa demande en mariage au Docteur Finn...

Et voilà, un épisode de fin de saison/série qui renoue ouvertement avec le ton plus léger et comique de la première saison, que ce soit au travers du rituel reproductif des Moclans, en début d'épisode, de la jalousie des deux témoins, du strip-teaseur kaylon, ou des multiples problèmes de la préparation du mariage d'Isaac et Finn.

Un ton plus déconneur, une approche plus légère, mais toujours 80 minutes d'épisode à remplir... et donc des longueurs très perceptibles, notamment du côté de la sous-intrigue de Lysella (issue de la saison 1), très didactique et plate, avec une Kelly qui lui explique par le détail combien une société "post-scarcity", c'est formidable, mais qu'ils ne doivent pas intervenir dans le développement des espèces inférieures, etc.

Rien de bien neuf sous le soleil, c'est du Trek basique, c'est bourré d'exposition, mais au moins ça donne quelque chose de consistant à faire à Adrianne Palicki. À côté, l'intérêt de toute l'intrigue du mariage dépendra fortement de si le spectateur accroche ou non au couple Finn/Isaac, qui semble fasciner et toucher MacFarlane plus que de mesure.

Personnellement, cette relation et le shipping qui tourne autour depuis le début de la série/saison ne m'ont jamais totalement convaincu (Isaac n'est pas Data), et j'ai donc regardé ce mariage avec une certaine distance, sans réellement percevoir l'émotion que la série voulait transmettre.

Cela dit, comme season/series finale, c'était sympathique et chaleureux, et tout à fait honorable (même si le caméo d'Alara faisait vraiment ajout de dernière minute pour conclure sur une note positive). Pas forcément ultra mémorable pour autant, mais honorable.

- Bilan saison 3 et série -

Je vais probablement me répéter un peu avec ce que j'ai déjà dit préalablement, mais là où une certaine frange du fandom se prosterne désormais devant l'autel de MacFarlane, j'ai toujours du mal à y voir quelque chose de vraiment plus abouti qu'une grosse fanfic self-insert reprenant l'essentiel des éléments de l'univers Star Trek, circa Next Generation, et en changeant les noms pour "créer un univers inédit".

Attention, c'est une fanfic friquée, bien produite, et s'inscrivant dans une tradition Trek respectueuse, mais ça reste une fanfic dérivative. Et il me paraît évident qu'une grosse partie de la popularité de The Orville (toute relative, cela dit, vue le manque de succès populaire du programme) participe directement de la nostalgie qui anime les trekkies depuis des années : cette même nostalgie que Kurtzman et compagnie, à côté, tentent d'exploiter très maladroitement, pour un fanservice flagrant que MacFarlane utilise tout autant, et qui permet aux fans de la franchise détestant nuTrek (et dieu sait qu'il y en a) de trouver leur propre doudou, en cessant souvent de faire preuve de nuance et d'objectivité.

Problèmes de rythme, de format, d'écriture, manque de discernement dans le dégraissage de chaque épisode : les problèmes de cette saison 3, gentiment fourre-tout, sont multiples et évidents, et le nouveau titre de la saison, "New Horizons" ne se justifie jamais tant le programme opte encore et encore pour la suite d'événements ayant pris place dans de vieux épisodes (demandant souvent au spectateur de retourner voir en ligne ce qui se déroulait dans un épisode diffusé il y a près de 5 ans).

Mais, je l'admets, après une saison 1 trop axée comédie et une saison 2 mitigée, cette troisième (et probablement dernière) saison de The Orville est probablement la plus aboutie, bien que nettement trop sérieuse et premier degré pour se démarquer suffisamment d'une photocopie de STTNG et compagnie.

Il y aurait probablement encore un équilibre à parfaire pour que la série trouve sa propre identité, ni trop sérieuse, ni trop parodique, mais le programme n'en aura pas l'occasion. Et c'est dommage, car c'est en cette troisième année que Orville a produit l'un de ses meilleurs épisodes, le 3x05...

Bilan finalement mitigé, donc, tant pour cette troisième année que pour la série dans son intégralité. Une série de fanboy pour les fanboys (et fangirls) de Star Trek, qui ne se sera jamais totalement trouvée, et aura frustré aussi souvent qu'elle aura convaincu.

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Les bilans de Lurdo - Tween Wars III : Wizards & Suite

Publié le 22 Avril 2012 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Comédie, Sitcom, Fantastique, Disney, Tween

Episode III : Normal is Overrated

Loi n°1 de la Tweencom (rappel) : Chez Mickey, on n’aime pas les ados normaux, et leur quotidien. Résultat : tous les persos des séries Disney ont des pouvoirs, viennent du futur, sont des méga-stars, sont über-talentueux, chanceux, etc…

Loi n°6 de la Tweencom : Toujours choisir des comédiens les plus jeunes possibles, sous peine de devoir arrêter la série à leur majorité.

 
Corollaire : Si les jeunes acteurs jouent très mal dans la première saison de ton show, pas de panique : ils vont s’améliorer avec le temps. Ou pas.

Corollaire #2 : Passée la puberté des acteurs, toujours faire évoluer la série en y ajoutant un gros élément shipping, quitte à ce que cela déséquilibre totalement le show : les jeunes spectatrices seront ravies.
 


Wizards of Waverly Place (2007-2011)
 

Nourriture, autorité, cerveau, caractère, stupidité… et couleurs criardes !

Koicé ?
Le quotidien d’une famille de sorciers, les Russo, qui tiennent un restaurant et cachent leurs pouvoirs aux mortels.

Aveckicé ?
Une distribution globalement assez bonne : les membres de la famille sont bien castés, et tous plus au moins au même niveau de jeu. Les parents (un DeLuise et une latino), incarnent bien leurs personnages (le père sorcier, gaffeur et grand gamin/la mère « moldu » qui tient les rènes de la famille) ; la lead, Selena Gomez, en plus d’être mimi comme tout, tient parfaitement son personnage d'ado fainéante et je-m'en-foutiste, un peu garçon manqué ; le frangin nerd, Justin, joué par David Henrie, est excellent en second rôle comique, et a un timing impeccable (par contre, à l’approche des 17/18 ans, il se met à prendre sérieusement du muscle, ce qui clashe un peu avec son perso, mais bon, les spectatrices de 15 ans doivent être ravies) ; l’autre frangin, plus jeune et teubé, frôle parfois la caricature, mais l’acteur parvient à faire du perso un Joey-bis assez attachant… par contre, la meilleure amie rondouillarde excentrique, si elle est interprétée conformément au texte, elle est surtout plus souvent à baffer qu’autre chose.

Koiçavo ?
Wizards, c’est un peu le dessus du panier des séries Disney : plus gros budget, cast plus expérimenté, scénaristes vétérans, etc… ce qui ne veut pas dire pour autant que c’est exceptionnel en tous points, tant la série varie en intérêt selon les saisons.
Déjà, gros avantage, en commençant la série avec une Alex (Selena Gomez) âgée de 15 ans, les scénaristes évitent la transition bâtarde qu'endurent beaucoup de shows Disney, entre tweencoms (avec romances innocentes) et teencoms (avec shipping déjà plus sexuellement chargé). Là, le ton est beaucoup cohérent sur la durée, et esquive (un temps seulement) le focus shipping qui donne habituellement envie de se pendre.

En saison 1, la série est ainsi assez fauchée et totalement anecdotique, se contentant d’aligner ses clichés de sitcom surnaturelle, piochés au choix dans Harry Potter, dans Ma Sorcière Bien Aimée, ou dans Sabrina. Au fil du temps, cependant, le show trouve son ton et son rythme, et commence à aligner des mini-arcs plus ou moins réussis.

Résultat : la s2 est déjà nettement plus solide et inspirée, et fait parfois même preuve de maturité. Puis arrive le téléfilm Wizards, pas franchement intéressant, et surtout une excuse pour la prod et le cast de quitter leur studio fauché pour aller passer deux semaines de vacances au soleil, à jouer à la carte au trésor. Passons.

En s3, ça shippe un peu plus, avec Alex qui fréquente un garou, pendant que son frère nerd sort avec une vampirette (toute ressemblance avec Twilight est volontaire, et gentiment parodiée). Les deux relations (avec ruptures, réconciliations, etc) servent de trame de fond aux persos pendant toute la saison, qui est donc assez inégale, alternant entre loners et épisodes shippers. Dommage, car Alex et Justin évoluent joliment pendant la saison.

En fin de saison, sorti de nulle part, un cliffhanger de taille : le gouvernement arrête les Russo, et les force à tout avouer sur le monde des sorciers. Intéressant, en théorie… sauf que le tout est résolu en un coup de baguette magique (c’est le cas de le dire) en début de s4, et que le cliff n’aura servi, en fin de compte, qu’à rebooter le status-quo entre les trois enfants de la famille.

La s4, ultime saison du show, est aussi celle de tous les changements : remix dance foireux et autotuné du générique (pourtant pas forcément désagréable dans le genre, à la base), relookage des décors, intégration d’un arc foireux sur les anges gardiens/démons, et transformation du jeune frère en une gamine de 11 ans (Bailee Madison, impeccable, et toujours adorable depuis Terabithia) pendant un arc de plusieurs épisodes, assez agaçant.

Pire : progressivement, la série fait sombrer ses personnages dans la caricature la plus extrème, de manière à rehausser d'autant celui d'Alex. On assiste donc à une lente dégradation de toute la famille Russo, pendant qu'Alex est de plus en plus mise sur un piédestal, et ramenée à un statut d'héroïne au grand coeur juste à temps pour conclure la série d'une manière très peu satisfaisante.

Perte de Santé mentale :
Relativement modérée, tous comptes faits. Ça dépend principalement de la période de la série que l’on regarde, voire de l’épisode, mais globalement, c’est assez bon enfant (ce n’est pas pire que Bewitched, en tout cas), et le personnage d’Alex, fainéant, menteur et glandeur, fait toujours plaisir à voir dans un show de ce genre... du moins jusqu'aux derniers épisodes.
 



The Suite Life with Zack & Cody (2005-2008)
 

Hooch, un Denis la Malice enrobé, un intello, un clone de Fez, une mère de famille dépassée, une réserve inépuisable de talent, un homme à tout faire, et Sharpay…

Koicé ?
Deux jumeaux, un intello et un bourrin décérébré, qui vivent avec leur mère, chanteuse, dans un hôtel luxueux, entourés de Moseby, le gérant râleur, d'une héritière teubé façon Paris Hilton, et d'une réceptionniste.

Aveckicé ?
Les jumeaux Sprouse, calamiteux dans la première saison (ils avaient 12 ans à peine à l’époque, mais en faisaient 10, physiquement), mais qui s’améliorent au fil du temps ; à noter qu’ils ont en plus un problème de taille, celui de se ressembler de moins en moins en grandissant, l’ « intello » prenant une demi-tête de plus que son frère, qui lui prend 10 kilos de plus… alors qu’il est sensé être le sportif/dragueur du duo. Ça le fait donc très moyen ; Phill "Hooch" Lewis, excellent en souffre-douleur/gérant légèrement maniéré ; un pseudo Wilmer Valderrama en garçon d’étage gaffeur ; Ashley Tisdale qui cabotine affreusement en réceptionniste sans le sou ; une illustre inconnue en mère de famille inexistante ; et last but not least, Brenda Song (vue depuis dans The Social Network) en London Tipton, une Paris Hilton-bis à la stupidité sans limites ; ah, et j'ai failli oublier le Djeezeus de Reefer Madness en père absent et rockeur des jumeaux.

Koiçavo ?
Ouhlà… TSLwZ&C, c’est écrit pour des spectateurs de l’âge des deux protagonistes. Ou plutôt : on prend une dose de Denis la Malice, une dose d’Arnold et Willy, et on saupoudre de séries old-schools pour enfants des 80s (les scénaristes de Suite Life sont des vétérans du business), on abêtit le tout, et zou, on a ce show. Ce qui pourrait passer, si les héros, ou encore les persos secondaires, jouaient juste. Seulement vu que tout le monde cabotine, c’est très rapidement insupportable.

Sans compter que ça enchaîne les caméos d’acteurs Disney venus promouvoir leur projet (tout le cast de High School Musical défile un à un), ça se permet des digressions fantastiques/sf peu inspirées (à base de vœux exaucés, de fantômes, etc) ; et il y a finalement quelque chose de glauque dans ces jumeaux semblant physiquement avoir 10-11 ans qui tentent de draguer toutes les adultes qui passent à proximité, et font des allusions salaces à ces dernières… un peu comme si les scénaristes tentaient désespérément d’accrocher un public un peu plus âgé que la tranche 10-12 ans.

Perte de Santé mentale :
Instantanée, et possiblement fatale si l’on a l’envie suicidaire de s’enchaîner les trois saisons dans leur intégralité. En ce qui me concerne, je n’ai même pas osé.
 



The Suite Life on Deck (2008-2011)
 

Les deux spécialistes en abattage comique du show, les deux comédiens en devenir, et la petite nouvelle...

Koicé ?
La suite directe de la série précédente : on prend les mêmes personnages, on se débarasse des adultes gênants (la mère, les employés de l’hôtel, Tisdale qui est trop chère, désormais), et on relocalise le tout sur un paquebot-école appartenant à Mr Tipton, l’occasion pour London et pour Moseby de reprendre leurs rôles à bord.

Aveckicé ?
Les Sprouse, donc, qui sont devenus ados, ont appris a jouer, et développent même un certain timing comique assez surprenant ; Brenda Song, toujours la MVP de la série, avec son abattage comique impressionnant ; Phill Lewis, idem ; Erin Cardillo, dans le rôle de la prof trentenaire vieille fille qui élève des chats ; un ado black, qui se tape l’incruste pendant une saison et demi ou deux, et ne sert strictement à rien ; un gros ados aux cheveux frisés, qui commence comme un faire-valoir cradingue, et qui lui aussi finit par développer son personnage d’assez belle manière ; une ado maigrichonne ultra-excitée dans un rôle récurrent ; et Debby Ryan, dans le rôle de Bailey, paysanne intello qui s’incruste sur la croisière, et finit par devenir la petite-amie du jumeau cultivé.

Koiçavo ?
En comparaison de la série-mère, c’est plutôt une bonne surprise. Jeunes acteurs comme scénaristes ont grandi et mûri, et le show finit par ressembler un peu à La Croisière Fol’Amour (et ses péripéties improbables), mais en réussi (toutes proportions gardées, hein, ça reste dans la moyenne des séries ados Disney).

Les personnages sont attachants, Debby Ryan est plus agréable à l’oeil que Tisdale (tant parce qu’elle a une bonne bouille que parce qu’elle tranche avec les ados maigrichonnes de mise à la tv US), le thème principal aux accents skas est assez ronge-crâne, et la série finit par trouver un ton qui fait qu’on s’attache finalement à tout ce petit monde, notamment lorsqu’ils se lancent dans des délires improbables beaucoup plus maîtrisés que dans la première série (je pense notamment à un épisode Star Trek meets Terminator, dans lequel toute la bande est envoyée dans le futur par un robot voyageur temporal, sur le vaisseau spatial USS Tipton – pyjamas et téléportation de rigueur – pour y résoudre une histoire de paradoxe temporel… le tout avec George Takei dans le rôle du petit fils de London Tipton. Du grand nawak, presque égalé par l’épisode Anchorman, avec une bonne prestation de Dylan Sprouse en clone ado de Will Ferrell.)

Les jumeaux, le fils caché de Penn Jillette, Debby Ryan, la maigrichonne ultra-excitée (en jaune)... et l'autre potiche inutile.

Après, reste un problème de taille : le shipping. Car forcément, avec des protagonistes devenus ados (dont un particulièrement dragueur), il fallait bien en passer par là. Et il est d’ailleurs assez bien mené pendant deux saisons : Zack le dragueur enchaîne les conquêtes tous les deux épisodes, pendant que Cody en pince pour Bailey pendant six mois, avant de finir avec elle pendant toute la s2. Malheureusement, la s3 est la saison de trop : séparation, jalousie, réconciliation, disputes, tous les clichés y passent, et le soufflé retombe d’autant plus que Zack se trouve lui aussi affublé d’une copine régulière, sur ordre direct de Disney Channel. Une fille qui n’est jamais vraiment développée, et qui ne sert qu’à faire un peu mûrir Zack. Mouais.

Quant au final du show… et bien il arrive après un téléfilm sans intérêt, si ce n’est de voir les acteurs sortir de leur studio pour tourner en décors réels, à terre (j'ai l'impression de me répêter, là), dans une histoire de savant fou et de télépathie ultra-bancale. L’ultime épisode, lui, ne conclut pas grand-chose, malgré sa scène de fin en forme d’adieux, et ressemble presque plus à une mise en pause de la série, dans l’attente d’une suite qui ne viendra pas avant un bon moment. Mouais (bis).

Perte de Santé mentale :
Acceptable sur les deux premières saisons, plus importante sur la troisième. Mais compte tenu du niveau de la série-mère, le show est assez honorable… bien que totalement dispensable. Reste que ça aurait pu être bien pire.

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Les bilans de Lurdo : Fais-Moi Peur, saisons 6 et 7

Publié le 15 Janvier 2012 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Comédie, Fantastique, Horreur, Anthologie, Canada, Nickelodeon, Jeunesse

Saison 6 :

3 ans après l'annulation du show (et pour surfer sur la popularité de la série Chair De Poule, diffusée dans l'intervalle), une nouvelle saison est mise en chantier, avec de nouveaux scénaristes, de nouveaux producteurs, et un nouveau cast pour la Midnight Society, le seul restant étant le petit frère du fondateur, qui a grandi, mais qui reste toujours aussi moyen. À part lui, on a une Vanessa Lengies de 14 ans en garçon manqué, une Elisha Cuthbert de 17 ans en bimbo blonde riche, un black tough guy racaille, et un petit gros transparent. Rien de vraiment passionnant, en tout cas.

Restait l'espoir de briser la malédiction des saisons paires de la série... mais non, pas de bol, alors que les bonnes saisons de FMP jouaient sur les phobies et les insécurités de l'enfance et adolescence, le nouveau mot d'ordre semble être "la réalité virtuelle et les jeux en tous genres, c'est le mâââââl, et les mondes étranges où les ados sont déportés et retenus captifs par des entités maléfiques, ça fait peur". Sauf que pas du tout, en fait. Et c'est limite assez gonflant au bout du sixième épisode sur le même thème. En l'occurence :

01 - Un ado bourrin (récemment revu dans Little Mosque) se balade en forêt avec un pote et sa soeur (from Being Erica et Happy Town), et trouve un arbre dans lequel est emprisonné un gamin fantôme, qui lui propose une partie d'un jeu de plateau dont les deux autres enfants sont les pions IRL. S'engage alors un duel entre l'ado et le fantôme pour gagner le droit d'échapper à l'arbre. En gros, c'est Jumanji dans les bois, sans réels effets spéciaux à part le masque en caoutchouc d'un monstre, bref, c'est assez peu passionnant à regarder ou original, bien que bien interprété, et pas trop mal écrit.

02 - Un jeu de dés étrange dont les perdants sont capturés et miniaturisés, pour être ensuite envoyés à l'autre bout du monde et vendus par le proprio maléfique du jeu. Avec Jay Baruchel, again. Un bon gros bof, jusqu'aux dernières minutes, un peu meilleures.

03 - Une crosse de hockey maléfique qui rend son proprio talentueux, mais le rend caractériel, et le transforme petit à petit en serpent... un serpent alors capturé par le proprio originel de la crosse, qui les stocke dans le sol du lycée sans raison particulière. Ça se traîne mollement, ça n'explique rien, et ça reste toujours affreusement convenu et déjà vu. Ah, et le serpent en CGI foireux n'aide pas non plus (l'effet de la capuche du maychant était assez réussi, par contre).

04 - Eeeeeet encore une histoire de jeu maléfique, avec des tamagochis/sims qui sont en fait des créatures d'une autre dimension qui veulent conquérir la nôtre... en prenant la place de nos enfants, qui se retrouvent capturés et enfermés à leur tour dans l'univers virtuel des tamagosims. Les DAAAAAANGERS du cyberworld, écrit par quelqu'un qui n'a aucune idée du moindre terme technique crédible, et qui se contente de recourir aux clichés du genre "les jeux vidéos, ça transforme tous nos enfants en zombies décérébrés et exsangues, accrocs à leurs machines, et ne vivant plus uniquement que dans leur monde virtuel". Ça date de 1999, et pourtant on a l'impression que ça a été écrit en 1989. Erf.

05 - Un ado travaillant au restau chinois de ses parents ouvre un fortune cookie, et fait le voeu d'avoir une carrière florissante d'artiste de comic books au lieu d'une famille envahissante. Un what if assez peu convaincant, qui se conclut par un "l'argent et les comics, ça ne fait pas le bonheur, mais le dur labeur en famille, c'est mieux" assez convenu et bof. D'ailleurs moyennement bien joué (les jeunes sont bons, mais la mère en fait trois tonnes).

06 - Un épisode über caricatural, avec du surjeu grandguignolesque dans tous les sens, des costumes ridicules, de la musique de cartoon, une réal bancale, des dialogues forcés, et une histoire hypraconvenue de voisins étranges (des cannibales), et de gamins qui enquêtent. Insupportable.

07 - La Maxima de Smallville et la frangine de Laura Bertram dans une histoire de fille de chasseur transformée en loup par un ancien esprit indien, et chassée par sa famille. Parce que la chasse, c'est mââââââââl. Pas mauvais en soi, même si l'épisode consiste principalement en des allers-retours entre le lit de l'héroine terrifiée et sa fenêtre, et des leçons de morale sur la chasse (dans la première moitié) et dans la seconde, c'est un pauvre chien-loup apeuré qui est filmé en train de courir dans les bois. Bof, quoi. Et la chasse, c'est mââââââââââââââl.

08 - En parlant de chasse, un épisode un peu plus sympathique, sur un ado goth (l'interprête du fantôme du premier épisode de la saison) qui se prend pour un chasseur de vampires, et qui lorsqu'il emménage dans une nouvelle ville, est lui même pris pour un vampire. Et les choses se compliquent encore quand un vrai vampire se manifeste. Amusant, bien interprété, mais juste un peu prévisible.

09 - Et revoilà la bonne vieille obsession des mondes virtuels et des jeux vidéos ! Deux ados, un riche et un pauvre (revu dans Warehouse 13), sont dans un magasin de jeux vidéos, où ils sympathisent. Le riche en vole un à l'insu de son plein gré (il part furieux avec un jeu sous le bras sans s'en apercevoir), et les deux gamins s'inscrivent à un tournoi... où ils sont capturés, emmenés dans un univers virtuel, et doivent passer en jugement pour le vol du jeu. Une sorte de procès absurde à la Alice (manquait plus que le "coupez leur la tête"), avec des décors minimalistes, des acteurs à fond dedans, un budget étriqué, et encore une fois un jeu vidéo qui mène les enfants à leur perte. C'est le mââââââââââââââl !

10 - Encore une nouvelle fois Jay Baruchel au cast, pour une histoire banale de théâtre hanté par les fantômes des acteurs. Pas grand intérêt, même si Baruchel est plutôt bon.

11 - Le retour de la boutique de Sardo (c'est bien), qui vend un matériel de dessin et une gomme magique, qui envoie ce qu'elle gomme dans une dimension parallèle (c'est pas bien), le Néant. Au héros de s'effacer lui même pour aller sauver sa soeur de l'univers parallèle dans lequel il l'a envoyée. Amusant, et pas trop mal joué, malgré l'overdose absolue du gimmick des univers parallèles néfastes, qui devient absolument redondant.

12 - Une ado coincée et timide reçoit des messages d'amour de la part d'un inconnu... en fait le fantôme meurtrier d'un des anciens prétendants de sa mère. Assez banal dans sa forme (portes qui grincent, reflets dans le miroir, apparitions-qui-font-peur), cheap, surjoué par l'héroïne, et finalement plutôt oubliable.

13 - Après avoir été hantée par l'image de celle-ci, une ado fan de sports extrêmes part à la recherche de son amie disparue dans les bois (le snowboard hors piste, c'est mâââââââââl), et capturée/retenue dans un chalet de montagne par un fantôme allergique à la lumière, qui se nourrit de son énergie vitale. Avec un Hayden Christensen qui joue mieux que dans SW. Mais ça reste très moyen.

Bref, une saison franchement mauvaise en comparaison du reste, ce qui me donne peu d'espoir pour l'ultime saison encore en stock (et je ne peux m'empêcher de me demander si cette baisse qualitative - d'aucuns diraient cette tendance à recourir à de grosses ficelles moralisatrices - a à voir avec Chair de Poule, dont la réputation aurait pu orienter et définir cette nouvelle ligne directrice... )

Saison 7 :

Ultime saison de la série, qui a le bon goût de délaisser un peu le gimmick de "l'univers parallèle dans lequels les héros sont capturés" qui pourrissait la saison précédente. Et bizarrement, si le niveau général est toujours très moyen, on peut dire que cette saison redonne un peu de force à la malédiction des saisons paires qui touche la série, tant elle écrase la saison précédente niveau originalité et intérêt. Rien que le triple épisode d'ouverture de la saison est plus intéressant que les 3/4 de la s6. Ce qui ne veut pas pour autant dire qu'il est vraiment bon...

01/02/03 - Une tentative bizarre de three-parter (sans nul doute inspirée des nombreux two-parters de Chair de Poule) , qui mêle la Midnight Society à une aventure surnaturelle voyant le retour de Gary, le leader de la Midnight Society dans les premières saisons (et qui a pris un bon coup de vieux), et les aventures de la Midnight Society actuelle, qui tentent chacun de retrouver un membre de la MS de 1937 afin d'empêcher un esprit maléfique de conquérir le monde.

Bizarre, car le mélange n'est jamais probant (malgré le twist de fin cherchant à désamorcer tout ça), et parce que trois épisodes, c'est un peu redondant (la répétition de certaines scènes d'un épisode à l'autre n'aidant clairement pas) ; de plus, ça aurait été clairement plus intéressant en guise de season finale, d'autant que le reste de la saison est assez moyen.
À noter, dans le registre ridicule, le fight de l'ado contre les armures hantées, sur fond de remixe pop rock/dance du thème principal du show ; la tea party façon Alice du 02 est juste volontairement surjouée au possible ; Et le ralenti enfumé de la Midnight Society marchant dans une ruelle sur fond de guitare électrique shreddant le générique, laule ; le finish de cette trilogie est réussi, par contre.

04 - Un couple d'ado se sépare, le mec disparaît subitement, changé en pierre après avoir bu l'eau d'une fontaine, bordée par une statue récemment séparée de son équivalent masculin. La fille mène l'enquête. Ce n'est pas mauvais, notamment parce que la lead est plutôt bonne actrice, mais le tout est affreusement téléphoné, et le personnage du cinglé écolo/comique est justement assez peu drôle ou intéressant. Bof.

05 - Une muscle car d'occasion qui emmène ses nouveaux proprios dans un drive-in hanté au milieu de nulle part, à partir duquel ils sont poursuivis par un trucker fantôme. Une sorte de Duel au rabais, pas trop mal filmé, mais absolument pas captivant, et moyennement bien joué. Bof.

06 - Tara Lipinski en maychante alien arrivant dans un lycée, et draguant un des jumeaux Ashmore, pour l'amener à lui donner une bague trouvée dans la nature (en fait une pièce d'équipement sensée permettre l'éclosion de pleins de bébés aliens). Ashmore est amusant, comme d'hab, mais la lead est assez moyenne, la girlfriend jalouse agaçante, et le semi-twist mollement tenté par l'épisode quand l'alienne explique ses motivations ne convainc pas franchement. Bof.

07 - Jay Baruchel (encore, encore et encore lui, au secours !) achète une boîte à génie chez Sardo, et fait des voeux qui se retournent forcément contre lui. Rajouté à cela, un prologue cartoony assez naze, et on a un épisode (théoriquement) comique pas trop mal interprété, mais qui n'a pas grand chose à voir avec le concept de "Fais-moi peur" (rien d'effrayant, juste une génie impertinente qui en fait trois tonnes, et des voeux anecdotiques). Bof.

08 - Reanimator à la sauce Fais-moi peur, avec une actrice recyclée de la saison précédente. Pas mal, mais très convenu, et finalement gentillet, avec ce zombie cabotin allergique à la chaleur.

09 - Une histoire pas franchement passionnante de tableau hanté par l'esprit d'un photographe qui prend les gens qui regardent le tableau en photo... pour les capturer dans le tableau. Ça faisait longtemps, tiens.

10 - Laura Vandervoort (qui kicks ass au tae kwon do) et sa soeur "jumelle" (la Kate de Testees), en compétition constante, finissent dans un jeu de laser tag... un jeu qui s'avère être un centre de recrutement pour guerriers aliens. Ça rappelle fortement un (mauvais) double épisode de Sarah Jane Chronicles récent, c'est globalement surjoué, et malheureusement dans la lignée des épisodes "captifs dans un univers parallèle" de la saison précédente. Sans compter que ça part vraiment en vrille sur la fin... Bof.

11 - Remake inavoué du Fantôme de l'Opéra, avec Jennifer Finnigan... et c'est tout. C'est très bien interprété, cela dit.

12 - Remake inavoué d'un épisode préalable, celui avec la sorcière tenant une boutique de maquillage, et volant la beauté de ses employées. Ici, la boutique de maquillage est remplacée par un atelier de théâtre, où la maychante sorcière vole les visages de ses apprenties, qui se retrouvent toutes à son service, anonymes et défigurées derrière des masques. Ça aurait pu donner quelque chose de vraiment réussi, avec un maquillage réussi et glauque pour les visages défigurés, mais ça dévoile ses cartes beaucoup trop tôt pour rester efficace, et par conséquent la suite a un rythme trop inégal pour convaincre. Sans compter que l'actrice principale cabotine un peu trop.

13 - Deux frangines en visite chez leur grand-père, qui habite une maison hantée, dans laquelle une infirmière à domicile a mis fin aux jours de la gamine dont elle s'occupait. Plutôt réussi, avec une infirmière plutôt glauque, et un twist final sympa.

Ce dernier épisode excepté, le mot d'ordre pour cette saison est donc bien "Bof", ce qui est toujours mieux que le "Naze" de la saison précédente.

Bref, bilan général de la série : un show globalement sympatoche, surtout quand la fibre nostalgique joue, avec un casting généralement toujours plutôt solide (si ce n'est la Midnight Society nouvelle version, qui n'a que peu d'alchimie ; et sur tous les acteurs de la série, seule une poignée a connu une carrière florissante, ce qui est quand même assez triste...), et des histoires collant bien au format employé. Reste ce problème des saisons paires, globalement largement plus faibles que les impaires. Bizarre.

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Blog Update ! - Octobre 2018 : Halloween Oktorrorfest 2018 - Le bilan

Publié le 10 Novembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Les bilans de Lurdo, Halloween, Horreur, Fantastique, Oktorrorfest, Update

L'Halloween Oktorrorfest 2018 est enfin terminé sur le blog des Téléphages Anonymes, avec plus de 110 films fantastiques et d'horreur (sans oublier les séries) passés en revue pendant un peu plus d'un mois...

01 - Le Bouffon de l'Horreur (1994) - ?/6

02 - Tremors 6 : A Cold Day In Hell (2018) - 2.25/6

03 - The League of Gentlemen's Apocalypse (2005) - 3.75/6

04 - The Cloverfield Paradox (2018) - 2.5/6

05 - Daphne & Velma (2018) - 2.25/6

06 - Mom and Dad (2018) - 2.5/6

07 - Hammer Horror : The Warner Bros Years (2018) - 4/6

08 - Flatliners : L'Expérience Interdite (2017) - 1.25/6

09 - The Cleanse (2016) - 3.5/6

10 - Le Rituel (2018) - 3.25/6

11 - Happy Birthdead (2017) - 3/6

12 - Jeepers Creepers 3 (2017) - 2/6

13 - Zombillénium (2018) - 4.5/6

14 - Zombiology (2017) - 2.5/6

15 - Dead Shack (2017) - 2.25/6

16 - Mayhem (2017) - 3/6

17 - Happy Family (2017) - 2.75/6

18 - Thale (2012) - 3.75/6

19 - Le Petit Vampire 3D (2017) - 2.5/6

20 - Le Manoir (2017) - 2.25/6

21 - Bad Apples (2018) - 1/6

22 - Cold Skin (2017) - 3.5/6

23 - Goal of the Dead (2014) - 2.75/6

24 - Children of the Corn : Runaway (2018) - 2.5/6

25 - Hellraiser : Judgment (2018) - 1.75/6

26 - Cargo (2017) - 3.5/6

27 - A Little Bit Zombie (2012) - 3.25/6

28 - Annabelle 2 : La Création du Mal (2017) - 3.5/6

29 - Zombies (2018) - ?/6

30 - La Malédiction Winchester (2018) - 1.25/6

31 - Dummie la Momie et le Tombeau d'Achnetut (2017) - 2.75/6

32 - Propriété Interdite (2011) - 1/6

33 - Delirium (2018) - 1.25/6

34 - Wolfcop (2014) - 3/6

35 - Another Wolfcop (2017) - 2/6

36 - 10x10 (2018) - 2/6

37 - Sans un Bruit (2018) - 3/6

38 - Le Secret des Marrowbone (2017) - 2.5/6

39 - Darkness Rising (2017) - 2.25/6

40 - The Crucifixion (2017) - 1/6

41- Neverknock (2017) - 2.5/6

42 - Hostile (2017) - 2.5/6

43 - Insidious 4 : La Dernière Clé (2018) - 1.5/6

44 - The Nanny (2018) - 3/6

45 - Devil's Gate (2017) - 3.5/6

46 - Vampire Cleanup Department (2017) - 3/6

47 - Hôtel Transylvanie 3 : Des Vacances Monstrueuses (2018) - 3/6

48 - Dead Night (2018) - 2.75/6

49 - Monsterman (2014) - 4/6

50 - Patient Zero (2018) - 2.5/6

51 - Les Enfants des Ténèbres (1991) & Ticks (1993) - 3/6 & 3/6

52 - The Creature Below (2016) & They Remain (2018) - 2.25/6 & 1/6

53 - Petits Cauchemars Entre Amis (1997) & Campfire Stories (2001) - 1.75/6 & 0.5/6

54 - En Plein Cauchemar (1983) & Petits Cauchemars avant la Nuit (1993) - 2.75/6 & 3/6

55 - Cat's Eye (1985) & Darkside, les Contes de la Nuit Noire (1990) - 2.5/6 & 2/6

56 - Terror Tract (2000) & Ghost Stories (2017) - 3.5/6 & 2.25/6

57 - Telemaniacs (1992) & Stepmonster (1993) - 3/6 & 3/6

58 - Après Minuit (1989) & Grim Prairie Tales (1990) - 1.5/6 & 3./6

59 - Les Sorcières (1990) & Troll (1986) - 3.5/6 & 4.5/6

60 - La Famille Addams (1991), Les Valeurs de la Famille Addams (1993) & La Famille Addams - La Comédie Musicale (Chicago Preview - 2009) - 4.25/6 & 5/6

61 - Witchboard (1986) & Witchboard 2 (1993) - 1.5/6 & 1.5/6

62 - Pumpkinhead : Le Démon d'Halloween (1988) & Pumpkinhead II : Blood Wings (1993) - 3.5/6 & 1/6

63 - Otoshimono : Ghost Train (2006) & The Lodgers (2017) - 2.25/6 & 3/6

64 - Phoenix Forgotten (2017) & Aliens : Zone of Silence (2017) - 2.25/6 & 0.5/6

65 - Full Moon High (1981) & National Lampoon's Class Reunion (1982) - 1.75/6 & 1.75/6

66 - Pandemonium (1982) & Wildling (2018) - 3/6 & 2.75/6

67 - Butcher : La Légende de Victor Crowley (Hatchet - 2006) & Butcher 2 (2010) - 3.5/6 & 1.75/6

68 - Butcher 3 (2013) & Victor Crowley (2017) - 3.5/6 & 1.5/6

69 - To Hell and Back (2018) & Undead or Alive : A Zombedy (2007) - 4/6 & 2/6

70 - He's Out There (2018) & Elizabeth Harvest (2018) - 1.5/6 & 2.5/6

71 - La Malédiction de la Vallée des Rois (1980) & Vampire Clay (2017) - 2/6 & 1.75/6

72 - Office Uprising (2018) & The Monster Project (2017) - 3.5/6 & 2.5/6

73 - Our House (2018) & Bad Samaritan (2018) - 3.5/6 & 1.5/6

74 - Pyewacket (2017) & Blood Fest (2018) - 2.25/6 & 2.25/6

75 - Mara (2018) & Unfriended 2 : Dark Web (2018) - 1.5/6 & 2.75/6

76 - Better Off Zed (2018) & La Nonne (2018) - 2.5/6 & 2/6

77 - Look Away (2018) & Stephanie (2017) - 3/6 & 3.5/6

78 - Slender Man (2018) & The Hollow Child (2017) - 1.5/6 & 2.75/6

79 - All Hallows' Eve (2013) & Terrifier (2017) - 3/6 & 2.75/6

80 - Hérédité (2018) & Le Bon Apôtre (2018) - ?/6 & 3.75/6

81 - Chair de Poule 2 (2018) & Errementari : Le Forgeron et le Diable (2017) - 3/6 & 4.25/6

# Grand écran :

Une saison assez moyenne pour l'Oktorrorfest (littéralement : moins de la moitié des films chroniqués cette saison atteint la moyenne - un chiffre en chute libre si l'on ne prend en compte que les films dépassant la moyenne, et n'étant pas des oeuvres nostalgiques), un résultat assez mitigé probablement inhérent au fait que j'ai passé en revue, cette année, une majorité de nouveautés (le terme étant tout relatif, puisqu'il englobe pour moi des films de ces deux ou trois dernières années), et une minorité d'oldies, que l'on évoque par ce terme des films sincèrement nostalgiques (les Addams, Troll...), ou des films tout simplement plus anciens - et assez mauvais (certaines anthologies ou séries de films des années 80).

Et force est de constater que l'horreur moderne est loin d'être très réussie, du moins en ce qui concerne les flots de production mainstream, façon Blumhouse et compagnie.

On me rétorquera probablement que c'est faux, qu'un film comme Hereditary montre que l'horreur indépendante se porte bien, et qu'elle sait imposer de nouveaux "classiques instantanés". Seulement voilà : les "classiques instantanés" de l'horreur indépendante, généralement très stylisés et "artistiques", ne se montrent jamais à la hauteur de leur hype et de leur buzz, symptôme d'un web caisse de résonance qui fait probablement plus de mal que de bien aux films en question.

Comment garder son objectivité (dans un sens comme dans l'autre) devant un tel film (ou devant ses homologues des années précédentes, puisque c'est un phénomène désormais récurrent et annuel), quand tout le monde, critiques et internautes inclus, clame depuis des mois que c'est un chef d’œuvre incontestable, une date dans l'histoire du cinéma d'horreur, et que si tu n'aimes pas, c'est que tu n'as pas compris le film et son génie pourtant évident... ?

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# Les 3 films du mois :

Cette année, les meilleures notes de l'Oktorrorfest - hors documentaires et "classiques" nostalgiques - ont été décrochées par des métrages assez inattendus.

- Errementari : le Forgeron et le Diable, un conte populaire stylisé et maîtrisé, et une très bonne surprise.

- Zombillénium, film d'animation français, et preuve qu'on peut nous aussi adapter nos bandes-dessinées avec succès, et sans tomber dans les comédies racoleuses mettant en vedette tel ou tel comique.

- Mention spéciale (et égalité) à The League of Gentlemen's Apocalypse, Thale et Le Bon Apôtre (3.75/6), trois propositions totalement différentes d'un cinéma de genre, avec d'un côté de la comédie anglaise macabre, de l'autre, une vision nordique et minimaliste des habitants de la forêt, et enfin, de la brutalité sectaire.

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# Les 3 flops du mois :

Alors là, on a l'embarras du choix.

- À commencer par le pire film de l'Oktorrorfest 2018, un beau 0.5/6, avec Aliens : Zone of Silence (à égalité avec une anthologie de 2001), un found footage calamiteux, mal joué, mal écrit, mal pensé, et à oublier très vite.

- Viennent alors (1/6) Bad Apples (slasher amateur et sans intérêt), Propriété Interdite (quand la France utilise un postulat de maison hantée pour se lancer dans un pamphlet bancal et maladroit sur l'immigration clandestine), The Crucifixion (film d'exorcisme ultra-générique et quelconque), et They Remain (un film poseur qui tente d'être profond et artistique, mais ne parvient qu'à être creux et agaçant).

- Et puis, bien sûr, un duo de films plus "mainstream", avec Flatliners, et Winchester : c'est vide, c'est peu inspiré, ça n'a pas grand intérêt, et ça mérite son 1.5/6...

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# Petit écran :

Un certain nombre de séries passées en revue, cette année, et peu de véritables déceptions, hormis la saison 1 de The Terror, que j'attendais pourtant avec une certaine impatience. Des séries comme Amandine Malabul, Spooksville ou Tremors ne m'ont pas particulièrement convaincu, mais je n'en attendais pas forcément grand chose à la base... 

Du côté comédie, l'Angleterre assure toujours le spectacle (Inside No.9 1, 2, 3, 4, épisode Spécial Halloween ; Le Club des Gentlemen) et la Nouvelle-Zélande s'avère elle-aussi une escale sympathique (à défaut d'être très mémorable - Wellington Paranormal, sorte de Death Valley à la sauce kiwi) ; et puis il y a Ash et ses cadavéreux, une série forcément inégale, mais néanmoins agréable à suivre.

Enfin, des anthologies, pour les plus jeunes (Creeped Out), ou pour les plus engagés politiquement (Bobcat Goldthwait's Misfits & Monsters) : plus ou moins inégal, plus ou moins inspiré, plus ou moins intéressant.

Sans oublier le succès de cette saison, The Haunting of Hill House, ou comment Mike Flanagan, véritable artisan et valeur sûre du cinéma de genre depuis plusieurs années déjà (cf les bilans des Oktorrorfests précédentes) revisite à sa sauce (celle d'un drame familial pluri-générationnel) l'un des classiques du genre, avec ingéniosité et maîtrise.

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# À venir :

Dès demain, l'Halloween Oktorrorfest 2018 cède sa place, sur le blog des Téléphages Anonymes, à la rubrique habituelle Un film, un jour... ou presque ! avec un retour à des critiques quotidiennes de films plus "normaux", allant de Venom à des films d'animation super-héroïques (Constantine : City of Demons, Les Indestructibles 2...), en passant par des comédies (Johnny English Contre-Attaque), et bien d'autres choses encore. Sans même mentionner les séries tv, dont l'intégrale de la série The Detour, et la saison 2 d'Iron Fist...

Un petit mois, cependant, puisque dès le 1er décembre, le blog passe en mode Noël, pour sa Christmas Yulefest annuelle. Une Yulefest désormais traditionnelle chez les Téléphages, car très populaire, et avec chaque jour deux films de Noël passés en revue sur le blog...

 

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien....

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 133 - Tricks & Treats 2016 : Films en vrac (1)

Publié le 6 Novembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Horreur, Halloween, Fantastique, Religion, Thriller, Science-Fiction

Halloween, c'est terminé, et pour conclure l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, un assortiment de critiques en vrac de tous les films dont je n'ai pas pu parler avant...

Sector 7 (2011) :

Le personnel d'une plate-forme pétrolière située au large de la Corée du Sud est confronté à une créature sous-marine agressive, qui les décime un à un après être monté à bord...

Un monster movie sud-coréen qui se contente de reprendre le pire du cinéma de genre dérivatif des années 80, en lui rajoutant une bonne dose d'effets numériques laids (mouvements de caméra, scaphandre, incrustations ratées, monstre informe et mal finalisé, fonds verts immondes - comme lors de la poursuite à moto), un jeu outrancier et caricatural, une bande originale totalement ratée et un script cousu de fil blanc, aux clichés innombrables, et aux personnages assez bêtes.

Pas la moindre tension, pas le moindre suspense, pour un métrage franchement laborieux.

1.5/6

Teketeke (2009) :

Après la mort mystérieuse de sa meilleure amie, coupée en deux dans la rue alors qu'elle rentrait chez elle, Kana (Yuko Oshima) découvre l'existence de Teke Teke, une légende urbaine japonaise selon laquelle le tronc fantômatique d'une femme coupée en deux hanterait les rues de la ville, et s'en prendrait aux passants attardés osant la regarder ou portant du rouge. Avec l'aide de sa cousine, Rie (Mami Yamasaki), l'adolescente va mener l'enquête ; mais les deux jeunes femmes n'ont pas de temps à perdre, car elles ont toutes deux croisé le chemin de l'esprit, et quiconque survit à une première rencontre avec Teke Teke n'a droit qu'à un sursis de trois jours...

Un film d'horreur signé Kôji Shiraishi (encore lui, cf Occult, Noroi, Shirome, Cult, etc), et qui met en scène deux idols dans les rôles principaux de ce métrage inspiré d'une légende urbaine japonaise.

L'intérêt du métrage s'arrête à peu près là, malheureusement, puisqu'une fois passée la scène d'intro plutôt efficace (dans laquelle la créature, en vue subjective, traque une victime à ras le sol, dans les rues, scène rythmée par les cliquetis de ses ongles sur le bitume), et le meurtre de la meilleure copine, on retombe aussitôt dans du film d'horreur pour ados qui tourne rapidement à vide, fonctionnant sur des bases très familières (on pense à The Ring pour toutes les règles entourant Teke Teke, et son compte à rebours), et possédant un énorme ventre mou, le temps que l'enquête des deux héroïnes suive son cours.

On se retrouve donc avec facilement 40-45 minutes de néant sans la moindre tension entre le début et la fin (sur moins de 65 minutes une fois la scène post-générique inutile et le générique de fin enlevés, ça fait beaucoup), ce qui est d'autant plus frustrant que les apparitions de Teke Teke fonctionnent bien : le gimmick sonore annonçant son arrivée est efficace, le visuel recroquevillé du fantôme aussi, et ses déplacements, s'ils frôlent parfois le cartoon (je pense notamment à la scène de la voiture, qui commence très bien - la forme étrange de TekeTeke qui apparaît floue, en arrière plan, loin des filles - et se finit par un encastrage du fantôme dans la portière de l'auto, façon Bip-Bip et le Coyote, assez risible), ont quelque chose d'étrange et de tellement peu naturel que ça met aussitôt mal à l'aise.

Mais le ratio positif/négatif est malheureusement trop en défaveur du film pour mériter la moyenne.

2.25/6

Teketeke 2 (2009) :

Studieuse, complexée et distante, Reiko (Miu Nakamura) n'a qu'une amie dans son lycée, Natsuki (Sayuri Iwata) ; bientôt, elle s'attire l'hostilité de la clique des lycéennes populaires de sa classe, alors même que la légende urbaine de Teke Teke gagne en ampleur dans leur ville... Et lorsque les "ennemies" de Reiko commencent à être tuées, les unes après les autres, les soupçons se portent sur la jeune étudiante, qui possède un nom lourd de sens.

On prend les mêmes, et on recommence, ou presque.

Tourné en parallèle du premier Teketeke, avec la même équipe, cette suite dure 73 minutes... enfin, 73 - 4 ou 5 minutes de générique de fin et pas loin de 6 min 30 s de résumé de l'épisode précédent, et de mise à mort expédié de l'héroïne du premier film... donc au final, on est plus proche d'un métrage de 60 minutes.

Et pourtant, ce moyen-métrage parvient à souffrir des mêmes défauts que son jumeau, à savoir un rythme tout simplement atroce, et un récit qui préfère, à nouveau, se concentrer sur l'enquête et la légende à l'origine de Teke Teke, plutôt que sur son ambiance et sa créature effrayante.

On se retrouve donc encore à subir des explications interminables et bancales, amenées sur fond d'easy listening imbitable, alors que le postulat même du film - la revanche de Reiko sur ses congénères, en utilisant Teke Teke - aurait pu donner quelque chose de très sympathique. On en devine même quelques bribes dans les dernières scènes du film, qui retrouvent un peu d'efficacité, y compris dans leur ultime rebondissement.

Mais c'est bien trop tard pour inciter à l'indulgence.

1.5/6

Abattoir (2016) :

Julia (Jessica Lowndes), journaliste traumatisée par une tragédie familiale, et passionnée par les affaires criminelles, mène l'enquête sur Jebediah Crone (Dayton Callie), un homme étrange qui se spécialise dans le rachat de sites de crimes sanglants, d'où il prélève des pièces entières, pour les transplanter dans sa propre maison...

Il faut vraiment que je cesse de redonner une chance à Darren Lynn Bousman.

Repo ! était imbitable, Mother's Day discutable, 11 un navet millénariste ridicule, The Devil's Carnival insupportable, The Barrens raté, et son segment de Tales of Halloween insipide.

Donc sans surprises, cet Abattoir est une bouse (sans mauvais jeu de mots) particulièrement agaçante.

En même temps, lorsque le réalisateur présente son oeuvre comme au croisement de Seven et de Dark City, et qu'en fait, on se retrouve avec un navet qui passe 75 minutes à esquiver son sujet (la maison patchwork) pour nous raconter une enquête insipide et ultra-bavarde, plombée par des dialogues médiocres, des personnages caricaturaux et une interprétation assez faible, le tout dans un univers stylistiquement creux et cliché au croisement des films noirs et d'un monde contemporain... forcément, ça agace.

Le métrage n'a donc tout simplement aucun intérêt pendant tout ce temps, et s'avère ultra-bavard (pour ne rien dire), jusqu'à ce que l'héroïne se réveille enfin dans la maison hantée ; et là, alors que l'on aurait pu croire que, pour ces dernières 20 minutes, le récit décolle enfin un peu, on continue dans le bavardage : Dayton Callie est bon dans son rôle, mais ce rôle se résume à être un hôte accueillant l'héroïne dans sa maison hantée, pour un tour de manège digne de la Maison Hantée de Disneyland - les effets ne sont pas particulièrement laids, mais le tout n'est guère plus qu'une promenade dans une maison emplie de fantômes inoffensifs et jamais effrayants, le tout rythmé par les monologues sinistres de Jebediah Crone.

Et quand la fin du métrage arrive... on ne se dit qu'une chose : tout ça pour ça ?

0.5/6 (ça vaut probablement un tout petit peu plus, mais ça m'a tellement énervé que... non.)

Tell Me How I Die (2016) :

Lors des vacances de Noël, un groupe de jeunes vingtenaires (Nathan Kress, Virginia Gardner, Kirby Bliss Blanton, Ryan Higa, Mark Furze, etc) accepte de prendre part à des tests cliniques supervisés par un spécialiste distant (William Mapother), pour un médicament mystérieux qui s'avère capable de stimuler de manière inouie la mémoire de ceux le prennent. Rapidement, les cobayes découvrent que le médicament leur permet de prévoir le futur immédiat... mais un tueur mystérieux semble doté des mêmes capacités, qu'il exploite pour les tuer un par un.

Un film d'horreur indépendant à petit budget, qui vaut principalement pour sa photographie et ses décors (que ce soit la clinique de test ou les extérieurs enneigés), plutôt réussis, ainsi que pour son idée de départ qui, à défaut dêtre totalement originale (on est au croisement de Destination Finale et d'un film comme Bloodwork, par exemple), reste bourrée de potentiel.

Ce potentiel, malheureusement, n'est pas très bien exploité, les effets de la molécule restant anecdotiques et contenus au tout dernier quart d'heure du film (on y assiste ainsi aux prémices d'un duel de précogs, mais l'idée tourne court), et le rythme du métrage étant assez faiblard, jusqu'à finir le film à bout de souffle et prématurément ; niveau interprétation, si le cast est assez  sympathique et compétent (amusant de retrouver là un Nathan Kress qui a pris du muscle depuis iCarly, ou encore Ryan Higa), il souffre un peu d'une trop grande uniformité (tout le monde est beau, sexy et athlétique), de personnages pas très malins (on leur donne des instructions très strictes, et tout le monde les enfreint immédiatement), et d'un bad guy évident (le spectateur avisé devine rapidement qui le tueur peut bien être, et pourquoi il agit ainsi), en plus d'être totalement sous-exploité.

En somme, un slasher assez décevant, car trop long, trop mou, et souffrant d'une fin faiblarde et précipitée, mais qui est (un peu) sauvé des abysses par son cast, et par son rendu visuel.

2/6

L'Ange des Ténèbres (The Unholy - 1988) :

Après une chute mortelle dont il sort miraculeusement indemne, le Père Michael (Ben Cross) devient le pasteur de l'Église St Agnès, fermée pendant plusieurs années après la mort mystérieuse de son prédécesseur. Là, il découvre qu'il est l'Élu, et que sa mission est de combattre un démon maléfique et tentateur, qui, sous l'apparence d'une femme à demi-nue (Nicole Fortier), corrompt et tue d'innocentes victimes...

Ouhlà. Franchement, l'horreur des années 80, je suis toujours partant, et ce même si les films de cette époque ont rarement bien vieilli (ici, c'est le cas de l'apparence de la succube, en nuisette transparente et cheveux bouffants soufflant dans le vent, so eighties)... mais là... ouhlà.

Pourtant, ça ne commençait pas trop mal : du sang, un peu de nudité, la Nouvelle-Orléans, une ambiance de film noir avec un prêtre en lieu et place d'un détective, tout ça, c'est plutôt sympathique, pour un début.

Et puis en fait, progressivement, le film s'embourbe, perd tout rythme, enchaîne les déblatérations pseudo-religieuses... et finit dans un grand n'importe quoi, à base de monstre raté en latex, de nains en costumes de gobelins, et de prêtre qui lévite en faisant involontairement le salut nazi.

Il ne reste en fin de compte de ce film que quelques images réussies et assez jolies, ce qui est clairement trop peu pour maintenir le spectateur éveillé.

1.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 136 - Tricks & Treats 2016 : Films en vrac (4)

Publié le 6 Novembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Comédie, Japon, Jeunesse, Anthologie, Action

Halloween, c'est terminé, et pour conclure l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, un assortiment de critiques en vrac de tous les films dont je n'ai pas pu parler avant...

Vamp (1986) :

Keith (Chris Makepeace) et AJ (Robert Rusler), deux étudiants, veulent entrer dans la meilleure fraternité du campus. Mais ils doivent trouver une strip-teaseuse pour les membres, et se rendent donc à l'"After Dark Club", un club de strip-tease dirigé par Katrina (Grace Jones)... une danseuse aux dents longues.

Une comédie horrifique des années 80, qui a assez mal vieilli, n'est jamais vraiment drôle ni totalement horrifique (malgré des effets et des maquillages qui sont loin d'être désagréables ou ridicules), mais qui, pourtant, est très intéressante, car il ne fait aucun doute à mes yeux que Quentin Tarantino et Robert Rodriguez s'en sont fortement inspirés, 10 ans plus tard, au moment d'écrire et de tourner Une Nuit En Enfer.

Tout est déjà là : le duo soudé qui va passer une nuit dans un club de strip-tease mal famé, dirigé par une strip-teaseuse aux prestations hypnotiques ; le nom du club (After Dark, qui est aussi la fameuse chanson du strip-tease de Salma Hayek) ; le changement soudain de genre au bout de 30 minutes de film, lorsque l'on découvre que le club est un club de strip-teaseuses vampires ; le portier à grande gueule ; l'un des deux protagonistes qui est mordu par la strip-teaseuse en chef, et devient un vampire ; le déroulement du métrage, qui se finit face à la lumière du jour ; l'apparence des vampires, bestiaux et difformes ; etc.

On a souvent l'impression d'assister à un proto-Nuit en Enfer, un brouillon très daté, mal rythmé, racoleur, aux éclairages aux néons multicolores dignes de Joel Schumacher, et aux personnages antipathiques (même le personnage de DeeDee Pfeiffer est d'une bétise confondante)... mais un brouillon indubitable (bien que dispensable).

Et rien que pour ça, ma note remonte jusqu'à la moyenne.

3/6

Dans le Noir (Lights Out - 2016) :

Fille d'une mère dépressive (Maria Bello), Rebecca (Teresa Palmer) a quitté la maison familiale, traumatisée, et hantée par le souvenir d'une présence fantômatique et agressive, Diana, qui vivait dans la pénombre de sa demeure. Désormais, son petit frère (Gabriel Bateman) doit faire face à la même présence ; refusant de dormir, il finit par attirer l'attention des services sociaux, et Rebecca est alors contrainte de renouer avec sa mère, pour tenter de protéger le jeune garçon...

Une adaptation d'un court-métrage de quelques minutes à peine, ce film participe de cette tendance aux longs-métrages horrifiques très économiques, façon Blumhouse productions, et est ici produit par James Wan.

Au programme, une déclinaison du concept de l'ami(e) imaginaire et de la peur du noir, au script très générique et cousu de fil blanc, qui donne presque l'impression que l'on est revenu au début des années 2000, à l'époque des Nuits de terreur & compagnie.

La thématique de l'abandon est assez basique, la réalisation aussi, les personnages ont des arcs télégraphiés, on voit venir tous les jump scares, bref, on est en terrain archi-balisé, et il n'y a rien de vraiment mémorable dans le lot.

Heureusement, la distribution est plutôt sympathique, et le film ne fait que 80 minutes tout compris, ce qui aide à être indulgent.

2 + 0.5 pour le cast = 2.5/6 (vite vu, vite oublié)

Fender Bender (2016) :

Après un bref accrochage en voiture avec un homme étrange (Bill Sage), Hilary (Makenzie Vega), une adolescente de 17 ans, devient la proie de ce dernier, qui l'assiège chez elle, alors que ses parents l'y ont laissée seule...

Un slasher ultra-basique, à l'écriture, à la réalisation (de Mark Pavia, responsable des Ailes de la Nuit) et à l'interprétation assez médiocres, et dont toute l'ambiance repose sur la musique rétro-80s de Night Runner, et sur un désir de faire volontairement un slasher à l'ancienne.

Le problème étant que la limite entre "à l'ancienne" et "cliché au possible" est très mince, et que ce Fender Bender accumule les gros clichés du genre "le tueur est dans la maison !" sans rien apporter de neuf ou de particulièrement efficace.

Le plus agaçant, en fait, c'est qu'avec un postulat de ce type - une jeune femme devient la proie d'un conducteur fou après un accident de voiture - , on aurait pu avoir un film à la Boulevard de la Mort, avec des poursuites, une énergie non-stop, de la nervosité, etc.

Mais non : une pauvre fille, une maison, un tueur, trois autres ados qui servent de chair à canon, de la pseudo-tension qui se dégonfle systématiquement, un montage mollasson et des angles de caméra quelconques, des protagonistes assez stupides (tout le duel final est un festival de conneries et de décisions idiotes)... c'est tellement médiocre pendant le plus clair de son temps que je ne comprends vraiment pas les critiques indulgentes et positives qui fleurissent outre-Atlantique.

On se contentera donc de retrouver Cassidy Freeman durant la scène d'intro, dans le rôle ingrat de "la fille qui rentre chez elle, prend un bain, et se fait tuer avant le carton-titre". C'est peu, m'enfin bon.

1.25/6

All Hallows' Eve (2016) :

Le jour de son 18ème anniversaire, Eve (Lexi Giovagnoli) apprend qu'elle est l'héritière d'une dynastie de sorcières, qui se transmettent une amulette magique de mère en fille. Mais alors qu'elle décide d'utiliser ces nouveaux pouvoirs pour invoquer l'esprit de sa mère décédée, elle finit par invoquer celui d'une ancètre cruelle et maléfique (Diane Salinger). Avec l'aide de sa meilleure amie (Ashley Argota) et de son nouveau famillier, Barnaby (Martin Klebba), Eve va alors tenter de corriger ses erreurs, et d'empêcher que le pire ne se produise...

Une comédie pour adolescents produite par MarVista, et par conséquent, ultra-fauchée et médiocre.

D'après ce que j'ai compris, ce métrage était initialement présenté, pendant son tournage, comme un futur téléfilm Disney, mais vu le budget et la qualité globale du tout, je doute que ça ait vraiment appartenu à Mickey, et ce malgré des visages familiers et assez sympathiques : Giovagnoli (qui jouait les étudiantes romantiques pour trentenaire dans La Promenade de Noël, en 2015, et ici joue les adolescentes à peine majeures), Argota (toujours attachante, et qui vole la vedette à l'héroïne), Klebba, DeLuca...

Malheureusement, le tout est laborieux, très mal rythmé, assez médiocrement réalisé et écrit (il y a une étrange gay vibe qui se dégage de tout le métrage... ce qui n'est pas forcément surprenant quand on réalise que le scénariste est ouvertement gay, et que son film le plus connu est une comédie romantique aux protagonistes déguisés en femmes), avec des effets numériques sans le moindre budget, et une interprétation en roue libre.

On est vraiment dans le fond de catalogue de MarVista, là... et le poster de ce téléfilm est probablement ce qu'il y a de plus réussi dans ce projet.

1.25/6

Patient Seven (2016) : 

Le Dr. Marcus (Michael Ironside), psychiatre expert faisant des recherches pour un nouvel ouvrage, décide de s'intéresser à six patients (Anna Rose Moore, Daniel Lench, Sirry Jons, Amanda Graeff, Grace Van Dien, William Mark McCullough) du Spring Valley Mental Hospital, tous particulièrement dangereux et déséquilibrés. Mais leurs témoignages sont tous empreints de surnaturel et d'improbable, et les apparences sont particulièrement trompeuses...

Une anthologie américaine qui joue un peu la carte de l'arnaque, puisqu'elle se contente de regrouper une poignée de courts-métrages internationaux sortis ces 10 dernières années, et de leur greffer un fil rouge assez bancal et capillotracté, et expliquant que ce sont les témoignages des patients interviewés par ce bon vieux Michael Ironside.

L'avantage évident, c'est que ça permet à la production de faire de grosses économies ; l'inconvénient, c'est que le fil rouge n'a généralement absolument rien à voir avec les segments, et, dans le pire des cas, les spoile grossièrement et maladroitement.

# Patient 1 - The Visitant (USA, 2014) : Une mère psychotique (Amy Smart) tente d'assassiner ses filles car elle est persuadée que celles-si sont attaquées par une créature démoniaque (Doug Jones boosté aux CGI médiocres) ; à part le clin d'oeil à Shining, et la présence de Smart, toujours sympathique, c'est trop court pour être marquant.

# Patient 2 - The Body (UK, 2013) : Le soir d'Halloween, un tueur à gages (Alfie Allen) tente de finir un contrat et de se débarrasser du corps, mais il finit par être interrompu par des fêtards persuadés qu'il est costumé pour faire la fête. Plutôt amusant et décalé, l'un des plus longs courts-métrages du lot.

# Patient 3 - Undying Love (Islande, 2011) : Dans un environnement post-apocalyptique, un survivant humain sauve une jeune femme de hordes zombies, et la ramène chez lui ; honorable, mais assez prévisible, dans l'absolu.

# Patient 4 - The Sleeping Plot (Nouvelle-Zélande, 2013) : Une fillette est prête à tout pour réunir un peu d'argent, et s'acheter une pelle... mais pourquoi ? ; un court plus léger et amusant, sans plus, d'autant qu'il est, là aussi, un peu prévisible. 

# Patient 5 - The Banishing (USA, 2013) : Après la mort de leur chien, de la main de sa petite soeur possédée par un fantôme, une adolescente décide de faire un rituel pour bannir ce mauvais esprit ; pas trop mauvais, mais l'esprit a une apparence risible, et le rebondissement final est affreusement téléphoné et dérivatif.  

# Patient 6 - Death Scenes (UK, 2012) : Accusé de nombreux meurtres sanglants, un homme est interrogé par un officier de police ; une histoire de vampires malheureusement ruinée par le fil rouge, qui en révèle la nature avant même le début du segment ; ce n'est donc pas forcément désagréable, mais tout effet de surprise est absent, et donc, ça perd beaucoup de son intérêt.

# Patient 7 - Evaded (Suède, 2013) : Perdus au milieu de nulle part, un garçon et sa mère trouvent une voiture abandonnée, et décide de la prendre pour fuir une apocalypse zombie ; encore une historie de zombies, reliée à l'arrache au fil rouge global, et qui fonctionne surtout pour son ambiance glaciale et sa nature suédoise enneigée. À part ça, c'est basique au possible, avec une post-synchro aléatoire.

# Fil rouge : une écriture et une interprétation manquant de subtilité, et un rebondissement final affreusement dérivatif et éventé, qui a le mérite de justifier, à posteriori, la structure bancale et le rapiéçage exercé pour tenter de relier le fil rouge aux courts-métrages. Mais ça ne va pas beaucoup plus loin, et on est vraiment dans le déjà vu sans grand intérêt.

En fin de compte, une anthologie assez médiocre et inégale, qui tente de manger à tous les râteliers de l'horreur, en mélangeant les courts-métrages, les genres, et le niveau de professionnalisme. Résultat : la mayonnaise ne prend pas vraiment, et on finit avec un 

2.5/6

Blood - The Last Vampire (2009) :

Sous ses allures d'éternelle écolière, Saya (Jun Ji-hyun) est en réalité un demi-vampire japonais vieux de plus de 400 ans et qui, sans relâche, combat les autres buveurs de sang en secret, afin de protéger l'humanité. Dans les années 70, elle est envoyée sur une base militaire américaine, afin d'y traquer la génitrice de tous les vampires du monde, Onigen (Koyuki). Et sur place, elle reçoit l'assistance inattendue d'Alice (Allison Miller), la fille du chef de la base...

Jamais vu/lu l'oeuvre d'origine ou ses suites, mais une chose est sûre, ce n'est pas après avoir vu ce succédané de Blade en jupette que je vais avoir envie de me plonger dans cette franchise.

Ce film réalisé par un frenchie est en effet des plus médiocres, entre sa photographie très laide, ses effets spéciaux numériques ayant déjà 15 ans de retard à sa sortie (le sang virtuel est tout simplement risible), son interprétation très très inégale (Miller et Jun Ji-hyun s'en sortent très honorablement, les autres nettement moins), son script dérivatif et cousu de fil blanc, son illustration musicale sans inspiration, et sa période temporelle jamais perceptible (c'est supposé se dérouler dans les années 70, mais tout est tellement filmé/éclairé/etc de manière moderne qu'on n'en a jamais l'impression).

Zéro subtilité, donc, et zéro intérêt, si ce n'est lorsque le film s'essaie au cinoche asiatique surnaturel façon chambara, durant ses flashbacks, où là, ça ressemble enfin un peu à quelque chose. Un peu. Mais l'on passe son temps à se demander si la seconde équipe n'y est pas pour quelque chose.

Énorme bof, donc.

1.5/6

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Blog Update ! - Novembre 2016 / Bilan des sorties de l'année

Publié le 30 Novembre 2016 par Lurdo dans Update, Cinéma, Critiques éclair, Yulefest, Oktorrorfest

Dès demain, c'est le début de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme, chaque jour, plusieurs films de Noël critiqués par mes soins, et ce jusqu'à l'Épiphanie, en janvier.

 

Mais en attendant...

Néanmoins, avant de passer aux films de ce cher Papa Noël, je pense qu'il est bon de faire un petit bilan cinématographique des principales sorties 2016, telles que chroniquées au fil des mois sur ce blog.

Je rappelle que si vous voulez avoir une liste exhaustive des nombreux films chroniqués en 2016 dans la rubrique "Un film, un jour... ou presque !", il suffit de vous rendre ici, ou de cliquer sur l'onglet Pages / Index Cinéma du menu de haut de page.

56 films passés en revue sur ce blog en ce qui concerne la cuvée 2016, et des tendances très nettes qui se dégagent : 

- beaucoup de gloires sur le retour, qui échouent clairement à capitaliser sur la nostalgie ou qui sont tout simplement en panne d'inspiration : Jackie Chan (Skiptrace), Adam Sandler (The Do-Over), Ben Stiller (Zoolander 2), Nicolas Cage (Army of One), Will Ferrell (Very Bad Dads), Kevin Smith (Yoga Hosers)...

- beaucoup de comédies à la limite du bâclage, soit parce que ce sont des suites produites à l'arrache, qu'elles reposent entièrement sur de la vulgarité graveleuse, ou sur le concept du "vous improvisez des vannes et des gags, on filme, et on arrangera tout ça au montage" : Dirty Papy, Mise à l'épreuve 2, The Boss, Grimsby, Nos Pires Voisins 2, The Bronze, Hors Contrôle, Bad Moms...

- deux exemples d'une conversion tv -> cinéma difficile, en matière de comédie : Keanu et Popstar, qui voient Key & Peele et Andy Samberg peiner à transposer leur humour sur grand écran. 

- une très bonne année pour Marvel et ses films : si Xmen Apocalypse a déçu, Deadpool, Captain America - Civil War et Doctor Strange permettent à la Maison des Idées de ranger 2016 dans la colonne des succès.

- un flop créatif intégral pour Warner/DC comics : oui, Batman vs Superman et Suicide Squad ont rapporté de l'argent  (beaucoup d'argent, même, grâce aux DC Fanboys qui se sont sentis obligés de s'inventer une guerre DC/Marvel pour justifier d'aller revoir ces deux métrages 25 fois en salles : "c'est pour contrer la hype négative créée par tous les critiques payés par Marvel, et par tous les fans de Marvel qui sont prêts à tout pour faire couler DC"... :facepalm:), mais ce sont des plantages spectaculaires, que ce soit en version salles, ou en version rallongée pour la sortie dvd/br.

- Disney/Pixar domine toujours qualitativement le marché du film d'animation.

- Et l'année 2016 s'est avérée particulièrement médiocre en matière de blockbusters hollywoodiens : des Tortues Ninja 2 à Star Trek (quel gâchis), en passant par Tarzan, Independance Day 2, Alice 2, Le Chasseur et la Reine des Glaces, ou encore le plantage Warcraft, pas un film n'obtient plus de la moyenne. Pas un, sauf... Gods of Egypt, étrangement, un film clairement polarisant, mais qui s'avère finalement très fréquentable, pour peu que l'on parvienne à passer outre son esthétique clinquante (pourtant assez péplum old-school).

- Ah, et bien sûr, la surprise Le Livre de la Jungle, dont je n'attendais absolument rien, et qui pourtant a su me charmer ; et Creed, qui, comme tant d'autres films actuels, a appliqué à la lettre le concept de la requel (reboot-remake-sequel) à la franchise Rocky, mais a su le faire avec talent, émotion, et énergie.

 

Sans oublier...

Sans oublier le cinéma d'horreur, bien évidemment passé en revue dans le cadre de l'Halloween Oktorrorfest 2016 :

Oktorrorfest 2016 - 04 - Pandemic (2/6)

Oktorrorfest 2016 - 07 - The Boy (2.25/6)

Oktorrorfest 2016 - 09 - JeruZalem (3.5/6)

Oktorrorfest 2016 - 11 - The Forest (1.5/6)

Oktorrorfest 2016 - 16 - Cabin Fever (1/6)

Oktorrorfest 2016 - 18 - Orgueil et Préjugés et Zombies (3/6)

Oktorrorfest 2016 - 23 - The Witch : A New England Folktale (?/6)

Oktorrorfest 2016 - 41 - Régression (1.25/6)

Oktorrorfest 2016 - 47 - The Darkness (1/6)

Oktorrorfest 2016 - 49 - The Curse of Sleeping Beauty (2.75/6)

Oktorrorfest 2016 - 50 - Before I Wake (3.5/6)

Oktorrorfest 2016 - 52 - 10 Cloverfield Lane (3.5/6)

Oktorrorfest 2016 - 58 - Cellulaire (1.5/6)

Oktorrorfest 2016 - 76 - The Conjuring 2 (2.5/6)

Oktorrorfest 2016 - 82 - Viral (1./6)

Oktorrorfest 2016 - 85 - Green Room (3/6)

Oktorrorfest 2016 - 91 - S.O.S. Fantômes (2.25/6)

Oktorrorfest 2016 - 103 - Miss Peregrine et les Enfants Particuliers (3.5/6)

Oktorrorfest 2016 - 129 - Ghost Team (1.5/6)

Oktorrorfest 2016 - 130 - Friend Request (2/6) & Instinct de Survie (2/6)

Oktorrorfest 2016 - 131 - Fear Inc. (1.5/6)

Oktorrorfest 2016 - 132 - Dernier Train pour Busan (4.25/6) & I Am Not A Serial Killer (4/6)

Oktorrorfest 2016 - 133 - Tell Me How I Die (2/6)

Oktorrorfest 2016 - 135 - American Nightmare 3 (2/6), 31 (1/6) & Blair Witch (1/6)

Oktorrorfest 2016 - 136 - Dans le Noir (2.5/6)

Oktorrorfest 2016 - 137 - Don't Breathe : La Maison des Ténèbres (3.5/6)

Je ne vais pas forcément m'attarder trop en profondeur sur les films de l'Halloween Oktorrorfest 2016, je l'ai déjà fait en long, en large et en travers dans le bilan de début novembre, mais je vais rapidement revenir sur les tendances de cette année : 

- Une année affreusement médiocre en termes de sorties : sur les 30 films de la cuvée 2016 chroniqués par mes soins seuls 9 atteignent la moyenne, et 2 à peine atteignent le 4/6 et plus.

- Des budgets importants jamais justifiés : les grosses sorties salles américaines (Peregrine, Ghostbusters, Cloverfield Lane, Orgueil et Préjugés...) finissent systématiquement par décevoir, et par être très moyennes, tant elles tentent de ménager tous les publics, et d'être les plus consensuelles possibles. Idem pour les films purement horrifiques sortis en salle, comme les Conjuring 2, The Forest, The Boy, Blair Witch, etc) qui sont tellement balisés et génériques qu'ils ne convainquent jamais.

- Pas grand chose à retenir dans le genre, en 2016, hormis The Witch qui, tout polarisant qu'il soit (j'ai détesté, d'autres parlent de chef d'oeuvre de l'horreur) a au moins le mérite d'être  un film instantanément mémorable, et de ne pas laisser indifférent. Ce qui est déjà énorme.

À noter que je suis, de nature, volontairement plus exigeant avec la facture technique des films d'horreur qu'avec d'autres genres cinématographiques, ou que d'autres critiques/spectateurs peuvent l'être. Probablement parce que je ne suis pas très susceptible à la peur au cinéma (l'horreur, comme la comédie, est l'un des genres les plus subjectifs), et que par conséquent, là où d'autres personnes auront été terrifiées par tel ou tel film (et en auront une impression ultra-positive, comme par exemple dans le cas des Paranormal Activity), j'aurai plutôt tendance à prendre du recul, et à regarder le film en tant qu'objet technique et cinématographique. On y gagne en appréciation technique ce qu'on y perd en ressenti, et ça influence clairement ma notation, mais c'est une autre approche, qui n'est pas forcément moins intéressante.

Et donc, dès demain...

Les habitués du blog ne seront pas surpris : à partir du premier Décembre, le site couvre principalement des films familiaux, et autres productions des chaînes câblées américaines comme Lifetime, Hallmark, etc.

Cyniques s'abstenir, donc, puisque à l'exception de quelques films d'horreur ou comédies généralistes à thématique festive (je pense notamment à Krampus ou à The Night Before), une grosse partie de ce mois de Yulefest dégoulinera de bons sentiments, de romance au coin du feu, de magie de Noël, de gnomes et autres lutins, et (on ne peut pas y couper avec les Américains), d'un peu de religion indissociable (mais heureusement généralement inoffensive) des fêtes de fin d'année outre-atlantique.

L'année dernière, j'avais chroniqué 126 métrages de Noël en tous genres, que j'avais détaillés dans le bilan correspondant, publié courant janvier. 

Cette année, cependant comme pour l'Halloween Oktorrorfest, je vais probablement lever un peu le pied, et diminuer le nombre de films passés en revue.

Quoiqu'il en soit, place à la neige et aux paquets cadeaux, avec dès demain, le premier chapitre de cette Yulefest 2016...

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Blog Update ! - Bilan Christmas Yulefest 2016

Publié le 8 Janvier 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Update, Review

2017 est là depuis une semaine, tout le monde se souhaite la bonne année, et l'heure est donc venue de clore pour de bon la Christmas Yulefest 2016 sur le blog des Téléphages Anonymes... 

Un marathon de films de Noël qui, pour moi, a été plus laborieux cette année que les années précédentes, et ce bien que j'aie volontairement ramené le nombre de films passés en revue de 126 en 2015, à 85 cette année.

Problèmes d'emploi du temps, fatigue, programmation peu motivante : plus que jamais, j'ai souvent lutté pour maintenir cette Yulefest à jour, et le tout s'est parfois joué à quelques heures près (!). Autant dire que l'année prochaine, je risque bien d'opter pour une organisation bien plus stricte, et pour un nombre de films encore un peu réduit.

Ce qui ne devrait pas être trop compliqué : de manière assez naturelle, le nombre de films de Noël à passer en revue diminue, puisque j'ai plus ou moins écoulé le plus gros de mes stocks, et qu'il ne va bientôt plus me rester, chaque année, que les nouveautés des chaînes comme Hallmark, ION et UpTV.

Pour la première fois, en effet, en 2016, la chaîne Lifetime - qui était déjà bien à la peine les autres années, incapable de se décider entre téléfilms romantiques au rabais, programmation plus ambitieuses, ou productions sarcastiques "à buzz" - a tout simplement jeté l'éponge, ne diffusant quasiment aucun nouveau film de Noël cette année, hormis un métrage à thématique religieuse sur lequel j'ai fait l'impasse.

Je ne vais pas me plaindre, c'est toujours ça de moins à regarder.

D'ailleurs, avant d'aller plus loin, faisons un petit bilan partiel de ces 85 films chroniqués dans le cadre de la Yulefest 2016, une liste de films que vous pouvez (comme toujours) retrouver en cliquant ici, ou en utilisant le menu de haut de page : Index / Index Christmas Yulefest.

Hallmark

Spoiler :

Une nouvelle fois, une saison très mitigée pour Hallmark, qui continue de privilégier les téléfilms produits à la chaîne, et qui ne dépasse à aucun moment la note de 3.5/6. Pire encore : la plupart du temps, cette note (la note minimale, à mes yeux, pour justifier de passer 90 minutes devant un film) n'est atteinte que sur la base de la distribution de ces téléfilms.

Autrement dit, les téléfilms Hallmark sont à ce point interchangeables et génériques que seule l'actrice principale et/ou le couple principal (des valeurs sûres comme Rachel Boston, Anne Heche, Amy Acker, Lori Loughlin, Colin Ferguson, Dean Cain, Lacey Chabert) font réellement la différence entre un flop et un métrage regardable, et permettent à ces oeuvres d'atteindre la moyenne. C'est vraiment regrettable, mais ce n'est pas forcément surprenant quand on se réfère à la saison 2015.

La chaîne a beau tenter de diversifier son offre avec ses téléfilms Hallmark Movies & Mysteries, ils ont malheureusement surcompensé, et ces derniers sont bien souvent soit ultra-dépressifs et mélodramatiques, soit tout simplement soporifiques, tant ils sont au premier degré, et se concentrent sur des enquêtes sans grand intérêt. Une chose est sûre : la plupart du temps, les téléfilms HM&M ne sont clairement pas faits pour moi.

UpTV & ION

Une inversion des tendances assez amusante, en comparaison de 2015.

L'année dernière, UpTV proposait des téléfilms religieux, et/ou des téléfilms romantiques au rabais, tant au niveau du casting que de la production ; cette année, la production UpTV a été nettement plus homogène, principalement grâce à une approche nettement plus décomplexée et moderne du genre : de la comédie plus débridée, des personnages contemporains, de la représentativité... bref, un beau progrès par rapport à l'année dernière. Avec à la clef, mon téléfilm préféré de la saison, Un Mari avant Noël.

Et réciproquement, ION, l'année dernière, m'avait offert mon téléfilm préféré de la saison, Une Mission pour Noël, qui ressemblait alors justement à ce que la saison 2016 d'UpTV est devenue - attachante, moderne, libérée. Le reste de la cuvée ION 2015, cependant, était particulièrement mauvaise... et cette saison 2016 l'est tout autant.

Animation

Spoiler :

17 - Mission : Noël - Les Aventures de la famille Noël - 4.5/6

27 - Les Cinq Légendes - 3.75/6

31 - Animation en vrac (1) : Albert (3.75/6) & Le Père Noël et le Tambour Magique (3.5/6)

51 - Animation en vrac (2) : Mickey, Il était une fois Noël (3/6), Mon Petit Âne/Le Petit Âne de Bethléem (6/6) & Nestor (3/6)

59 - Animation en vrac (3) : Mickey, Il était deux fois Noël (4.5/6), Mickey, la Magie de Noël (2.5/6) & La Reine des Neiges - Une Fête Givrée (3/6)

68 - La Bataille Géante de Boules de Neige - 4.25/6

Rien de particulièrement exceptionnel ou mémorable, cette saison, puisque je me suis principalement concentré sur d'anciens dessins-animés et films. Ce qui m'a permis de revoir Arthur Christmas à la hausse, de pleurnicher devant Le Petit Âne de Bethléem, et de m'apercevoir que finalement, Mickey, Il était deux fois Noël, est largement supérieur au premier opus, qui pourtant a récolté tous les lauriers à sa sortie.

Films Familiaux

Une catégorie "films familiaux de Noël" assez oubliable, puisque dépourvue de véritable nouveauté : seul se démarque vraiment Le Père Frimas, un vieux métrage russe très polarisant sur le web, mais qui bénéficie pourtant d'un charme indéniable et d'un sens de l'auto-dérision assez rafraîchissant. 

Drames & Horreur

Parmi les drames, vraiment pas grand chose à retenir. Noël est souvent prétexte à des comédies dramatiques chorales sur des familles dysfonctionnelles, et malheureusement, elles sont bien trop souvent génériques, reposant intégralement sur leur distribution prestigieuse pour tenter de séduire le grand public. 

Spoiler :

Niveau horreur, pas grand chose à dire non plus : le personnage de Krampus est surexploité au possible, mais aucune de ces versions ne saura remplacer celle de Michael Dougherty, qui, sans atteindre le niveau de Gremlins, évoque très clairement le classique de Joe Dante.

Comédies & Romances

Le registre "comédie de Noël" souffre malheureusement du même mal que celui qui touche l'ensemble de la scène comique américaine : ce genre est désormais dominé par l'improvisation et la vulgarité, ce qui donne forcément des métrages assez redondants et répétitifs, sans même mentionner leur rythme généralement bancal au possible. Rien de très intéressant ou hilarant, donc.

Et au niveau des comédies romantiques mainstream, on s'aperçoit vite que les ficelles (et les problèmes) sont exactement les mêmes que les comédies romantiques télévisées d'Hallmark et compagnie. La seule différence étant bien souvent le budget et le calibre des acteurs employés... mais au final, c'est la même soupe assez médiocre, et il faut bien souvent se tourner vers un cinéma plus classique pour retrouver un certain savoir-faire.

En Conclusion

85 films passés en revue cette saison, et pas grand chose à retenir au niveau des nouveautés : les téléfilms américains restent engoncés dans leur formatage abusif, et dans les valeurs traditionnelles que les chaînes tentent de défendre (famille et amour >>>>> succès professionnel ; travail manuel >>>>> travail intellectuel ; campagne ou petite ville pittoresque >>>>> grande ville ; les minorités sexuelles et ethniques sont inexistantes, ou réduites au rang de meilleur ami/faire-valoir comique/rival). Autant de clichés et de situations qui font que la production annuelle des téléfilms Hallmark devient, de plus en plus, redondante, générique, et surtout totalement oubliable.

Il faut donc se tourner vers les autres chaînes du câble US, comme ION ou UpTV, pour y trouver les téléfilms refusés par Hallmark. Parfois, pour des raisons qualitatives (toute la production ION de cette année, par exemple), parfois, parce qu'ils sont trop progressistes ou excentriques, et qu'ils ne rentrent pas assez dans le moule Hallmark (la production UpTV de cette année).

Hormis Hallmark, UpTV et ION, cependant, pas de salut. Toutes les autres chaînes américaines ont tout simplement jeté l'éponge, et en salles, il n'y a plus que les genres de l'horreur et de la comédie graveleuse qui osent encore aborder frontalement le sujet de Noël. De quoi augurer du pire pour les années à venir, qui risquent bien de connaître une sacrée pénurie de métrages festifs pouvant éventuellement se graver dans les mémoires.

Quoiqu'il en soit, la Yulefest, c'est fini, et cette année encore, ce marathon festif a connu un succès d'audience auquel je ne m'attendais pas. Mais l'heure est désormais venue de passer à autre chose, et de s'intéresser de nouveau aux sorties en salles...

Et donc, dès demain...

Dès demain, retour de la rubrique quasi-quotidienne "Un film, un jour... ou presque !", avec au programme cinq critiques de film par semaine, à commencer par les films les plus récents sortis sur nos écrans, comme par exemple Rogue One...

Et chaque week-end, place aux séries, avec le grand retour tant attendu de mon compère Sygbab, pour des bilans saisonniers hebdomadaires que l'on espère assez réguliers !

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Les bilans de Lurdo - The Collector : le messager des ténèbres (saison 2)

Publié le 6 Août 2012 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Fantastique, Drame, Canada, Religion

Le Messager des Ténèbres (The Collector) Saison 2 :

Suite du visionnage de ce mélange canadien entre Brimstone et les Anges du Bonheur, sur Morgan Pym (Chris Kramer), un collecteur d'âmes au service du Diable, ancien moine du 14è siècle ayant vendu son âme en échange de la survie de sa bien aimée. Un collecteur qui, de nos jours, décide de changer de vocation, et dispose désormais des dernières 48 heures de la vie de ses "cibles" pour tenter de les sauver de l'enfer.

2x01 : Arg. Premier faux-pas potentiel pour cette série, avec un changement de taille au casting : Carly Pope quitte la série, pour être remplacée par une blondasse assez quelconque (Sonya Salomaa). Qui garde le même rôle, par un transfert d'âme Dr Who-esque. Déjà, je sens que je vais avoir du mal à raccrocher au personnage, après ce changement.

Ensuite, l'épisode en lui-même était assez barré, peut-être même trop : Pym se voit assigner un client spécial, qui a échangé son âme contre 10 années en tant que shérif au far-west... Ambiance frontierland, donc, avec Pym qui remonte le temps, et a des flashbacks assez peu convaincants à base de paradoxe temporel, etc... bof, en somme. J'attends de voir comment la situation évolue, mais je suis dubitatif. Et en plus ils n'ont toujours pas changé le générique un peu naze.

2x02 : Mouais. Comme prévu, la Maya blonde ne fonctionne pas du tout, et elle surjoue. Surtout que pour l'instant, il n'y a qu'elle qui soit très vaguement consciente du changement, puisqu'ils sont partis sur le postulat que le Diable - ici en bimbo blonde - a réécrit tout son passé avec l'apparence blonde de Maya, façon Dawn dans Buffy. Donc, pour simplifier, tout le monde fait comme s'il n'y avait pas eu de changement au casting... ce qui est d'ailleurs particulièrement idiot, puisque Carly Pope est toujours là, et joue les reflets dans les miroirs. Donc je ne sais pas où ils vont, comme ça, mais ils y vont joyeusement... et ce n'est pas génial.

Bon, sinon, l'âme de la semaine, c'est celle d'un ufologue, qui a échangé son âme (enfin, qui a fait un deal avec un "alien") contre la promesse d'enfin avoir une preuve de la vie extraterrestre. Et le diable de justifier son marché en avouant qu'il ne s'occupe pas que de la Terre, mais aussi de toutes les formes de vie de l'univers, et que donc, quand il arrivera en Enfer, l'ufologue verra des âmes damnées extraterrestres, marché respecté. icon_mrgreen.gif Pym semble un peu en pilotage automatique, ces deux derniers épisodes, ce qui est dommage, parce que la scène où il se fait passer pour un alien pour convaincre l'ufologue que le Diable existe est amusante. Le pétage de plomb de l'ufologue est plus étrange, quand il capture Pym pour le soumettre à pleins de tests peu ragoûtants... et que Pym ne lui en tient pas rigueur... mouais.

2x03 : Tiens, le vieil indien dragueur de Wolf Lake en père de la SOTW, une fille qui a vendu son âme en échange de la disparition de cauchemars affreux... dans lesquels un monstre la pourchassait et attaquait la communauté. 10 ans après, le monstre devient réel. Et on se coltine un épisode plein de mythes indiens... comme d'habitude dans toutes les séries tournées dans le coin. Encore une fois, Pym est en retrait, comme si l'acteur s'ennuyait et était en pilotage automatique, et le scénario se concentre sur l'âme de la semaine, pas passionnante, sur le gamin de la journaliste, idem, et surtout sur les rêves drogués de la nouvelle Maya, qui sont limite horripilants et un beau gâchis, alors que le Diable la harcèle. Lorsqu'elle dort, elle ne sert à rien, et lorsqu'elle est éveillée, elle est agaçante, envahissante, et omniprésente. Au secours. Une vraie déception que ce début de saison, qui fait passer une série solide au stade de programme faible et sans intérêt. dry.gif

2x04 : Tout de suite, bien meilleur. Intéressant parallèle entre le destin de Pym, et celui de sa cliente de la semaine, une pharmacienne qui a vendu son âme en échange du remède au cancer qui la rongeait, et qui désormais est tiraillée entre le rendre public, au risque d'aller en enfer, ou le garder secret, et continuer à vivre. Et ça se complique lorsqu'elle découvre que le diable ne l'a pas guérie, mais a rendu son cancer transmissible... On se recentre sur Pym, et c'est tant mieux ; Maya passe au second plan, même si ce qui lui arrive est glauque (Satan la viole... avant de la shooter à l'héroïne); et le gamin autiste est de plus en plus présenté comme un nouveau Christ/envoyé de dieu... Bon épisode, donc.

2x05 : Morgan Pym n'est pas content : le diable s'amuse à lui changer sa sonnerie de portable à chaque appel. Trop dur. La storyline de Maya et son frangin est inintéressante au possible (whouhou, elle est alcoolique, maintenant, génial. Si elle pouvait y rester pour de bon...), et la soul of the week, c'est celle d'un tatoueur amnésique, qui retrouve la mémoire à mesure qu'il achève les tatouages de ceux qu'il connaissait avant son amnésie, et qui découvre qu'il est un braqueur de banques meurtrier et violent. Une intrigue au dénouement plus que glauque, et pas inintéressante, ce qui n'est guère étonnant, vu que ce sont les showrunners qui ont écrit cet épi. Ah, et le gamin reçoit la visite de son père décédé, qui tente de le convaincre que Dieu n'existe pas, et que tout n'est que mensonge.

2x06 : Pas mauvais non plus, cette histoire de comique tellement méchant qu'il fait le travail du diable à sa place sans le savoir. Et la storyline de la journaliste avance, lorsque son fils sort de son autisme pour rire devant les sketches du mec, et qu'elle prend conscience que Pym était à proximité de lui lorsqu'il est mort. Ça peut amener des trucs intéressants...

2x07 : La SOTW, c'est celle d'une spin doctor à la golden touch... et à 48 h de l'élection de son client, le futur premier ministre canadien, sa chance tourne. Bof... et en plus, le personnage de Maya a fait un 180° degrés par rapport aux épisodes précédents, et pouf, elle tombe amoureuse du futur premier ministre. Autrement dit, elle ne sert à rien, sauf à amener Pym à sa mission de la semaine, et elle est toujours tête à claques.

2x08 : Tiens, la voix-off du générique de début a dégagé... ce n'est pas plus mal. Bon sinon, l'histoire de cette mère ancienne droguée ayant vendu son âme en échange du retour à la vie de son fils qu'elle venait de tuer par accident, ce n'est pas terrible. Et comme en plus, on fait quasiment l'impasse, désormais, sur l'approfondissement du personnage de Pym, pour se concentrer sur le très prévisible background de la journaliste, dont on apprend - sans grande surprise - que le mari, père de l'autiste, avait probablement fait un pacte avec Satan, et que Pym était dans les parages au moment de sa mort... 

Franchement prévisible, et amené trop tardivement. C'était tellement transparent dès la première saison, qu'attendre une saison complète pour le révéler avec grand fracas, ça fait un peu pétard mouillé... et le toutéliage est trop forcé pour être vraiment convaincant. Je m'attendais presque à ce qu'il y ait encore une révélation en saison 3, puisqu'ils nous répètent depuis trois plombes que "ça fait 9 ans qu'il est mort, et que le gamin est né !"... sauf que voilà, les trois dernières minutes sauvent un peu le truc, avec la journaliste qui meurt de manière totalement inattendue. Donc un épisode très quelconque, ne valant que pour sa fin, qui remet toute la dynamique du show en question.

2x09 : C'était bien la peine de bouleverser la dynamique du show dans l'épisode précédent, si c'était pour reprendre exactement de la même manière, en remplaçant la journaliste par sa soeur ! Le cas de la semaine n'est pas franchement passionnant, encore une fois, puisque c'est une femme ayant échangé son âme contre une chance d'identifier son assassin, bien qu'elle soit pour cela enfermée dans une sorte d'enfer personnel, sur les lieux de son meurtre. Il faut 11 minutes à Pym pour comprendre le problème d'identité - alors que le spectateur comprend tout de suite - c'est écrit comme un cliffhanger de coupure publicitaire, qui tombe donc à plat... et la nouvelle tête, c'est l'horripilante Keegan Connor Tracy.

Sans oublier la toute aussi énervante Maya, qui rejoint les Narcotiques anonymes, se cherche un sponsor... et une réalisation qui soudain se croit dans 24 heures chrono, avec des split-screens dès que ça parle au téléphone. L'enquête en elle-même est stupéfiante de banalité et de classicisme (comme toujours dans les whodunits tv, quand il n'y a que deux guests stars, dont l'une est la victime, il ne faut pas chercher bien loin pour deviner l'identité de l'assassin...), et n'est que l'occasion d'un chouette plan sur un Pym décapité... c'est peu.

2x10 : Un jeune journaliste échange son âme en échange des pouvoirs de Superman, mais chacun de ses sauvetages et de ses interventions tourne systématiquement mal... il se renferme sur lui-même, jusqu'à ce que Pym découvre, 10 ans plus tard, que le diable a faussé la donne à chaque fois... Chouette épisode, avec une musique super-héroique très appropriée, et un damné ma foi très sympathique. Seul bémol, le passage avec Maya et sa copine droguée, qui plombe l'épisode...

2x11 : L'âme de la semaine... Jack l'éventreur. Et oui : un épisode entièrement dans le Londres de 1883, sans rédemption, mais avec l'hypothèse über-bancale que Jack l'éventreur = Walter Sickert (on ne remercie pas Patricia Cornwell et son livre moisi...) ; heureusement, ils nous rajoutent un twist sympathique, qui fait de l'épisode un Jack The Ripper façon Dr Jekyll & Mrs Hyde féministe, pas inintéressant. (Mais die Cornwell Die quand même.)

2x12 : Et encore un épisode à flashbacks, avec Pym envoyé chez les nazis, en officier supérieur, chargé de collecter l'âme d'une professeur d'histoire ayant vendu son âme pour avoir la preuve que son père a bien été prisonnier des camps, et pas un garde nazi, comme le prétendaient deux autres rescapés. Le diable, très joueur, l'ayant renvoyée passer 10 ans dans les camps... j'ai beaucoup aimé la tournure que prend l'épisode au fur et à mesure que ça avance : entre Pym qui se sacrifie l'espace d'une "douche" pour éviter que la prof n'y passe, et la diable qui refuse d'endosser le blâme de l'holocauste sur ses épaules, c'est agréablement non-manichéen. En même temps, c'est écrit par les créateurs du show, et comme d'habitude, ils arrivent à chaque fois à faire quelque chose d'intéressant. Et de très sombre.

2x13 : Season finale, qui se concentre sur les premiers temps du service de Pym en tant que Collecteur, son entraînement, etc. Donc encore en flashbacks, avec le Diable médiéval qui refait son apparition, excellent comme toujours, le frère de la bien-aimée de Pym qui blâme la peste sur le dos des juifs, etc... N'empêche, ils sont bizarres, dans ce show, a faire des season finales qui ne sont jamais reliés aux intrigues générales de la série, mais toujours des flashbacks centrés sur Pym.

Ce n'est pas forcément un mal, mais c'est étrange. Surtout qu'au bout d'un moment, ça devient fatiguant, de revoir les mêmes scènes encore et encore en flashback...

 

Bon, en conclusion, une seconde saison assez mauvaise, remplie de loners inintéressants, et de changements de casting peu judicieux, mais qui dans sa dernière ligne droite (les 4 derniers épisodes, en fait) retrouve un peu du souffle qui lui faisait défaut jusque là, avec des épisodes très sympathiques, à bases de flashbacks à la Highlander... Néanmoins, le contraste avec la saison 1 est assez brutal, et je crains tout de même le pire pour la troisième et dernière saison.

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Les bilans de Lurdo - Altered Carbon, saison 1 (2018) - deuxième partie (1x06-10) et bilan

Publié le 8 Juillet 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Thriller, Drame, Policier, Science-Fiction, Netflix

La première moitié de saison d'Altered Carbon a été très loin de me convaincre : clichés énormes, nudité gratuite, action très moyenne, écriture faible, distribution très inégale... bref, la série a encore beaucoup d'efforts à faire si elle veut me convaincre avant la fin de sa première saison.

Altered Carbon, saison 1 (2018) - suite et fin :

- 1x06 : Alors qu'Ortega se remet à peine de l'assaut du Ghostwalker, Kovacs explique aux Bancroft les exactions de leur fils, mais Carnage rôde, bien décidé à amener Ortega et Kovacs à se battre pour lui...

Un épisode plus court (moins de 45 minutes), mais pas bien meilleur, à vrai dire.

D'un côté, le traitement psychique de la fille de Vernon Elliot par Poe ne sert pour l'instant pas à grand chose, mais parvient à rendre Vernon assez antipathique. De l'autre, la résolution de la sous-intrigue du fils Bancroft, et ses conséquences.

Là, premier problème : le fiston Bancroft est assez mauvais, et prend des postures un peu théâtrales ; ajoutez à cela une écriture toujours aussi pataude (entre les micro-flashbacks sur l'enfance de Kovacs pour ponctuer les conflits familiaux des Bancroft, et la tentative de créer un semblant de tension lors de la colère de Bancroft, pour faire croire au spectateur qu'il va frapper son fils avec un tisonnier, alors que sa cible réelle est évidente, c'est un festival), et on se retrouve avec un morceau d'épisode assez anecdotique.

Reste alors le gros morceau Carnage. Matt Frewer en fait trois tonnes, mais ce n'est pas bien grave ; Byron Mann ne fait que de la figuration, passe encore (le vrai problème, c'est qu'il est nettement plus charismatique que l'acteur qui interprète le Ghostwalker, et que les deux rôles auraient dû être inversés) ; le combat mal filmé dans l'arène contre des monstres risibles, semblant sortis de Buffy, et qui arrive pile après qu'Ortega ait été upgradée à la Misty Knight (quelle coïncidence bien pratique !), ça commence à coincer.

Et là où ça s'effondre, en fait, c'est lorsque Dichen Lachman débarque en ninja badass, que la réalisation semble soudain se rappeler comment cadrer une scène d'action... mais que le tout est illustré par une reprise particulièrement mauvaise d'un morceau de White Zombie, qui fait vraiment tache... bien tenté, mais raté.

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- 1x07 : Alors que Kovacs se remet auprès de sa soeur Reileen (Dichen Lachman), il se remémore son passé dans la résistance et dans le Protectorat...

Un épisode de 66 minutes bourré de flashbacks, ça laissait augurer du pire.

Et effectivement, il y a pas mal de redondances avec des flashbacks déjà vus, de moments qui font lever les yeux au ciel (la romance Tak/Quell, les platitudes que celle-ci assène à ses "disciples", son côté Morpheus du pauvre, la "jalousie" de Reileen), et de facilités scénaristiques qui ont tendance à télégraphier la suite de l'intrigue (tout ce qui a trait à la sœur de Takeshi, notamment : à force de lui faire dire encore et encore que le lien familial entre elle et Tak est plus important que tout, forcément, on devine une trahison inévitable à un moment ou à un autre).

Cela dit, le budget est là, et sorti de la ville ultra-moderne, le show semble trouver un second souffle, avoir plus de place pour respirer, et pour mettre en valeur des décors naturels intéressants. Finalement, ces 66 minutes passent mieux que je ne le redoutais, et les scènes d'action empêchent que l'on ressente un peu trop la durée de l'épisode.

Dommage que la réalisation soit assez inégale, avec des effets et gimmicks visuels parfois inutiles, qui viennent parasiter ce qu'il y a à l'écran. Mais dans l'ensemble, c'est probablement l'un des épisodes les plus homogènes et satisfaisants.

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- 1x08 : Tandis que, de son côté, Ortega tente de découvrir qui est la femme qui a sauvé Kovacs, ce dernier réunit tous les suspects du meurtre de Bancroft, et identifie son avocate (Tamara Taylor) comme la coupable du crime...

Un épisode assez quelconque, ayant son lot de grosses ficelles (Kovacs qui tente de repousser Ortega en lui mentant et en la rendant triste, c'est un grand moment de facepalm), de remplissage (je ne suis toujours pas certain de l'intérêt intrinsèque du personnage de Vernon et de sa famille, qui semblent plus fonctionnels qu'autre chose, et ne semblent là que pour déboucher sur une implantation de Lizzie dans une nouvelle sleeve, pour en faire une guerrière badass au moment où Kovacs en aura le plus besoin) et de moments ratés (la grande découverte de Kovacs qui comprend enfin la vérité sur la Tête dans les Nuages, à grands renforts de caméra tourbillonnante et de flashbacks auditifs, ça tombe affreusement à plat) mais qui, dans l'ensemble, permet d'avancer un peu (le côté Agatha Christie de la réunion est amusant), et s'avère surtout un prélude au "naked fight" opposant Ortega aux clones de Reileen.

Une scène courageuse de la part de Dichen Lachman, mais qui souffre d'une réalisation comme souvent très inégale, et d'une caractérisation d'Ortega assez agaçante - elle a de la chance d'avoir récupéré un bras bionique très récemment (quelle coïncidence - bis !) parce que sans lui, elle aurait déjà été tuée à plusieurs reprises, tant elle semble idiote et tête brulée.

- 1x09 : Après le massacre de toute la famille Ortega par le Ghostwalker aux ordres de Rei (qui retient Ortega prisonnière), Kovacs et ses alliés mettent au point un plan improbable pour infiltrer la Tête dans les Nuages.

Les choses se concrétisent un peu, mais malheureusement, cela se fait toujours à grands renforts de facilités et de ficelles narratives énormes qui gênent plus qu'autre chose : en vrac, on peut citer la narration déstructurée, uniquement là pour permettre quelques ellipses ; la scène de bain et de nudité ultra-racoleuse ; le sac qui se déchire à l'arrivée de Kovacs sur la Tête, et qui se vide intégralement de son contenu (armes, etc), mais par chance, l'objet indispensable à la mission est toujours là ; le double sleeving de Kovacs, bricolé en trois minutes dans une chambre d'hôtel, et qui tue tout suspens quant à la survie de ce dernier sur la Tête ; le compte à rebours inutile, uniquement là pour imposer un rythme forcé à la mission...

Bref, inutile de chercher de la subtilité et de la finesse dans l'écriture, ou, à nouveau, dans l'illustration musicale (avec une reprise pataude et hors-sujet de Johnny Cash durant la découvertes des cadavres de la famille Ortega, et ce qui suit).

Cela dit, ça continue d'avancer un peu, ce qui donne l'impression de quelque chose de plus réussi et efficace que certains des épisodes préalables, c'est toujours ça de pris.

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- 1x10 : Pris au piège de sa sœur, Kovacs l'affronte une dernière fois, alors que son enquête touche à sa fin.

Première réaction : Ortega ne sert vraiment à rien de plus qu'à être un love interest/une princesse à secourir, et visiblement, la seule raison pour laquelle le Ghostwalker a été physiquement aussi peu mis en valeur ou rendu impressionnant/menaçant, durant cette saison, c'était pour rendre crédible le moment où Ortega (qui ne dépasse probablement pas le mètre 55) le démolit.

Mouais. Comme beaucoup de choses dans cette série, on a l'impression que les showrunners ( ou l'auteur du roman ?) avaient une idée précise, un objectif, un moment, une scène "cool" en tête (Ortega qui élimine à mains nues l'assassin de sa famille ; les trois Elliot qui détruisent ensemble la Tête dans les Nuages ; Lizzie en Trinity du pauvre vêtue de latex qui tue des méchants ; Ortega qui contre les coups de katana avec son bras...), et qu'ils se sont alors pliés en quatre pour y arriver, quitte à passer par un maximum de facilités et de rebondissements rétroactifs indignes d'un programme de "prestige tv".

"Peu importe que le déroulement de l'intrigue soit capillotracté, bâclé, délayé ou improbable, tant qu'on arrive où l'on veut arriver", en somme. Ce qui est un problème assez récurrent chez certains scénaristes manquant d'imagination et/ou de talent.

Le parcours de Lizzie est ainsi assez symptomatique : après une saison entière durant laquelle son père, sa mère, et sa thérapie n'ont été qu'un enchaînement constant de développement inabouti et de moments forcés par les scénaristes, sans surprise, elle se réincarne en une sorte de Trinity du pauvre, vêtue de latex, et elle démolit du méchant sur fond de pop rock insipide, avant d'avoir droit à un happy end narré en voix off... mouais. Tout ça pour ça.

L'enquête globale de Kovacs succombe aussi à ce problème : non seulement l'affaire est-elle assez quelconque, au final, mais en plus, le récit semble se contorsionner pour déboucher sur une classique confrontation du détective avec tous les suspects (scène à laquelle on a déjà eu droit il y a quelques épisodes). Pas forcément indispensable, franchement.

D'ailleurs, tout ce qui se produit après la destruction (spectaculaire) de la Tête dans les Nuages tombe gentiment à plat : abus de Quell et de platitudes débitées en voix off, manque de rythme, manque d'enjeux pour Kovacs, reprise finale de Johnny Cash qui achève d'agacer...

Bref, on préfèrera oublier les grosses ficelles et les dialogues maladroits, pour rester sur la bonne impression d'un duel au katana façon Highlander, plutôt efficace malgré des bruitages un peu trop présents (et malgré le cliché de ces asiatiques qui se battent tous au katana, forcément, puisqu'on est décidément en plein dans les stéréotypes...).

 

-- Bilan global --

Tout ça pour ça.

C'est vraiment tout ce qui me vient à l'esprit à la fin de cette saison. 10 ans de gestation cinématographique, une hype démesurée, un budget conséquent, et voilà : on aurait pu s'attendre à quelque chose de plus travaillé, de plus original, de plus développé thématiquement, de plus pertinent... mais non.

On se retrouve avec une série de cyberpunk ultra-basique, qui enchaîne tous les clichés possibles et imaginables du genre (comme autant de madeleines de Proust pour les fans de ce style littéraire) de la manière la plus plate et générique possible, et enveloppe le tout dans un rendu visuel clinquant et efficace, en espérant qu'une bonne dose d'effets numériques, d'atmosphère dérivative, et de nudité, parvienne à faire passer le tout comme une lettre à la cyber-poste.

Mouais.

Alors encore une fois, j'ignore totalement si les nombreux défauts que je trouve à l'écriture de la série sont hérités - ou non - du livre original. Cela ne m'étonnerait pas forcément, mais dans le doute, je ne peux que me baser sur ce que j'ai eu sous les yeux : un enchaînement de personnages clichés et de péripéties cousues de fil blanc, qui survole ses thématiques pour leur préférer de l'action moyennement filmée, une mise en image poseuse et de la nudité gratuite.

J'ai lu que la showrunneuse affirmait que la nudité de sa série n'était pas gratuite, qu'elle participait au rapport détaché et désacralisé des personnages vis à vis de leur chair, et qu'elle avait pris grand soin de mettre en scène une nudité égalitaire : permettez-moi de rire, puisque la nudité d'Altered Carbon est à 80% féminine, et qu'elle reste globalement racoleuse.

D'un autre côté, la distribution n'aide pas vraiment la série : une grosse partie du casting manque cruellement de charisme, et ne parvient pas à transcender les archétypes que sont leurs personnages, ou les dialogues bancals qui leur sont confiés (même Dichen Lachman, pour qui j'ai énormément de sympathie, galère un peu de temps à autre). D'autres (Martha Higareda, en fait) jouent comme dans un soap mexicain, tout en postures exagérées, et en expressions forcées.

Bref, on peut résumer les problèmes d'écriture de la série à une absence totale de subtilité... qui n'est pas forcément surprenant lorsque l'on regarde le cv des scénaristes de cette série : outre la showrunneuse, on trouve là énormément de scénaristes peu expérimentés, ou issus de programmes rarement remarqués pour la qualité et l'originalité de leur écriture dramatique.

Vraiment dommage qu'une telle débauche de moyens visuels et financiers ait été consacrée à un programme à l'écriture aussi médiocre.

 

(retrouvez aussi sur ce blog la critique des épisodes 1x01-05)

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Les bilans de Lurdo : Poltergeist : The Legacy, saison 3

Publié le 3 Janvier 2012 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Drame, Thriller, Fantastique, Horreur, Showtime

Une saison 3 clairement décevante en comparaison des deux précédentes: ultime saison produite par Showtime, cette troisième année voit son budget drastiquement réduit et les scénaristes se mettre en pilotage automatique. Résultat : des épisodes souvent bien soporifiques, relativement cheaps, et une plus grande liberté donnée aux acteurs, qui deviennent tour à tour réals ou co-scénaristes de certains épisodes. Pourquoi pas, dans l'absolu... sauf que le résultat est très loin d'être intéressant.

À noter aussi l'arrivée d'une nouvelle actrice, Kristin Lehman, dans le rôle de Kristin Adams, une blonde d'apparence sèche et glaciale, qui recherche son père disparu. À la fin de la saison, quand elle le retrouve, on se demande encore ce que le personnage a apporté à la série...

Les - :
- La morale de service à chaque fin d'épisode. Le procédé est tout aussi systématique qu'en saison 2, sauf qu'il apparaît de plus en plus forcé et pontifiant, ce qui agace très rapidement, tout en n'apportant rien de plus qu'un pseudo-résumé de l'épisode qu'on vient de voir. À partir de la mi-saison, je les ai carrément zappés.
- Les deux clip-shows, comme d'hab. Même si je reconnais qu'un effort est fait sur le toutéliage, et pour rendre les deux épisodes moins chiants que d'habitude pour ce genre de gimmicks, ça reste du clip-show à la con.
- Le budget limité. Non seulement certains décors font pitié (la Turquie tournée dans une carrière près de Vancouver, certains stock-shots + voix off, et autres posters derrière les fenêtres), mais en plus la série n'a clairement plus les moyens de payer tout son cast. On a donc pendant toute la saison un cast en alternance, avec parmi les rotations les plus évidentes Rachel (l'actrice la plus confirmée après Derek) qui est absente d'un épisode sur deux, et Kristin qui la remplace dans un épi sur trois. Ça ne sert à rien, ça ne change rien, c'est juste une rotation des acteurs affreusement visible, surtout lorsque l'on enchaîne les épisodes comme moi. Sans compter que tout cela s'accompagne d'un semi-relookage de certains acteurs, pas super convaincant.
- Les scénarii au rythme lent... très lent... très très lent... et qui en plus sont assez prévisibles.
- Comme en saison 2, la propension qu'ont toutes les affaires à être directement liées à des amis/membres de la famille des héros de la série. Il arrive un moment où trop de coincidences tuent la coincidence.

Les + :
- La continuité bienvenue. En même temps, quand on doit faire deux clip shows par saison, il vaut mieux avoir balisé le terrain par avance, en insérant des thèmes récurrents de famille, de combat contre les forces du mal, et de faillibilité de l'être humain/séduction par le mal.
- Le développement des personnages, qui continue à être fait régulièrement. Encore une fois, on n'oublie pas les traumas des différents protagonistes, leur histoire familiale, etc. Ça fait plaisir.
- Quelques guests sympatoches, dont Auberjonois.
- Le personnage de Kat qui, même s'il est finalement peu présent dans cette saison, évolue d'une manière qui fait plaisir. La jeune actrice grandit rapidement, et son jeu s'améliore nettement par la même occasion (déjà qu'il n'était pas franchement mauvais), donnant au personnage un répondant assez marrant, même si clairement surécrit pour une gamine de 10 ans.
Dommage qu'Alexandra Purvis n'ait rien fait de marquant depuis la fin de la série, et ait même carrément arrêté le métier d'actrice.

Les épisodes, maintenant :
3x01-02 : Alex en balade à la Nouvelle Orleans. Alex découvre des vampires. Alex devient presque l'une d'entre eux. Alex se réveille couverte de sang après avoir bu celui de Bambi dans les bois, et affronte la Legacy. Avec Sarah Strange en guest. Tous les mauvais clichés des histoires de vampires, aucun des bons aspects, à ch*er, quoi. Je haïssais ce double épisode lors de sa diffusion il y a dix ans, et ça n'a pas toujours changé. À noter un faux suspense à la con entre les deux épisodes, avec un cliffhanger basé sur la mort de Nick. En début de saison, on y croit.

3x03 : Arrivée de la nouvelle membre de l'équipe, Kristin Adams, une blonde au premier abord froide et un peu bitchy, pour enquêter sur une secte luciférienne qui crame des églises. Pas mauvais en soi, le développement autour du nouveau perso est intéressant, mais le tout prend beaucoup trop son temps pour être vraiment convaincant.

3x04 : Yay, un Rachel & Kat centric, dans lequel Rachel rencontre un homme séduisant et s'en entiche, malgré les visions menaçantes que perçoit Kat. Avec en plus Allison Hossack qui revient dans un second rôle (en banshee) après celui de la s1. En parallèle, la Legacy étudie un artefact ancien trouvé sous l'eau (franchement anecdotique). Bien aimé cet épisode, qui met en place la menace pesant sur Kat (les ténèbres veulent son âme et ses pouvoirs), qui sous-entend un peu de jalousie de la part de Derek (alors que le shipper Rachel/Derek est inexistant depuis l'épisode de Noël de la s2), et qui évite le happy ending.

3x05 : Dominic "Enterprise" Keating en guest dans une histoire éclaircissant le mystère de la mort du père de Nick. Intéressant pour le développement du perso, mais relativement mou et téléphoné.

3x06 : Ça commence comme un Roméo & Juliette entre une Ange qui abandonne ses ailes pour sauver son ex, devenu Démon à sa mort. Et ça continue par la Legacy et l'Ange qui tentent d'arrêter le démon devenu incontrôlable. Quelques longueurs, mais sinon assez sympa.

3x07 : Retour de Kristin après trois épisodes d'absence, on sait pas trop pourquoi (si ce n'est pour avoir une rencontre tendue avec Rachel), dans une histoire qui confronte Derek à une naga/succube meurtrière amante d'un ancien ami de Derek, et qui décide de s'en prendre à ce dernier au travers de ses rêves. Un peu d'érotisme gentillet (le minimum syndical : un sein). Pas de Nick. Plutôt réussi.

3x08 : Anthony Michael Hall dans le rôle de Johnny, ami d'enfance de Nick, hanté par un ancien compagnon d'armes. Renvoi d'ascenseur de l'épisode précédent (un Nick centric, sans Rachel ni Alex), pas super passionnant et un peu convenu.

3x09 : "Lucille Bluth" et Lochlyn Munro dans une banale histoire de vengence toltèque par combustion semi-spontanée dans la famille d'une amie de Rachel. Pas de Kristin, mais un Rachel quasi-centric très moyen.

3x10 : Mouais... des criminels tueurs de flic se font arracher le coeur par les Furies Grecques, après avoir été marqués au fer rouge par un mystérieux vigilante. La Legacy soupçonne leur pote flic. Trop téléphoné et mollasson pour être vraiment convaincant, ce qui est dommage, puisqu'en tant que porte de sortie pour un personnage secondaire, c'était plutôt réussi et cohérent.

3x11 : Rene Auberjonois en guest (pas de Nick ou de Kristin), pour un épisode plus léger dirigé par Martin Cummins, dans lequel une jarre irlandaise antique renferme l'âme de deux bandits irlandais, qui se libèrent et prennent possession d'Auberjonois et Derek. J'aurais aimé pouvoir dire que c'est fun, que "Kat McClane" vs les deux bandits, c'était sympa, et que c'était un bon délire, mais en l'état, c'est plus du grand nawak avec deux acteurs en roue libre et qui en font trois tonnes pendant tout l'épisode qu'autre chose. La morale finale par Kat était une touche assez marrante, cela dit.

3x12 : Rachel se fait attaquer par un de ses patients, et devient "infectée" par la parano meurtrière de ce dernier... pendant ce temps, Kristin teste les pouvoirs psy d'Alex, avec quelques éléments du passé familial/paternel de Kristin à la clef. Vire au slasher sur la fin, pas passionnant, surtout que repose entièrement sur Helen Shaver, et que son interprétation n'est pas toujours maîtrisée, à l'instar de l'épisode dans l'asile en s2.

3x13 : Retour en Louisiane pour Alex (et Nick), qui s'avère faire des rêves somnambules, conséquences directes d'une vie antérieure d'esclave tourmentée, et d'esprits possessifs. Un peu cliché, notamment dans sa dépiction du racisme larvé dans le Sud, et parfois laborieux, mais néanmoins pas totalement inintéressant (pas de Rachel ou de Kristin).

3x14 : Un jeune prodige au piano, ancien amour d'ado de Kristin, découvre à la mort de son oncle qu'il ne doit son talent et sa réputation qu'à un pacte avec une entité maléfique (son agent) vivant par procuration. Un épisode en pilotage automatique, ni bon ni mauvais, juste quelconque. Pas de Rachel.

3x15 : Un ami attardé de Nick est possédé par le fantôme d'une enfant - sa soeur décédée - qui cherche à se venger à travers lui de ceux qui lui ont nui. Petit à petit, il redevient normal, sympathise avec Kat, se remet à parler, mais vire arrogant et détestable... Pas hypra original, mais bien interprêté et plutôt efficace. Et puis le petit cameo de Kari Matchett est sympa.

3x16 : Retour de la soeur de Derek, avec un "suicide" dans le couvent où elle vit, et Derek/Alex/Rachel qui mènent une enquête assez convenue, surtout à partir du moment où l'on rencontre le frangin déséquilibré fondamentaliste. À côté, une b-story totalement inexistante sur Nick (& Kristin) à la recherche de son frère oublié, unique excuse pour faire du shipping Kristin/Nick. Mouais. (sublime scène de voix off sur du stock footage, cela dit... )

3x17 : Quasi-remake du second épisode (le village) de la saison 1, mais avec Kristin et Rachel, et dans une ville des 50s plutôt que dans un bled puritain. Aucun réel intérêt, ce qui est dommage, parce que l'épisode en lui-même ne serait pas inintéressant... s'il n'était pas un quasi-copié-collé.

3x18 : Un épisode à la con, co-écrit par Shaver, sur les trois persos féminins de la Legacy seules au château, confrontées à un démon séducteur irrésistible. Pas un seul mec, des jalousies de gamines, mais attention, SuperRachel est suffisamment forte pour résister à la tentation, SuperRachel est la voix de la raison et morale, SuperRachel met au point le super plan final...Un épisode limite Smallvillesque.

3x19 : Le retour du voyant-arnaqueur de la saison précédente, confronté à un véritable esprit vengeur assez coriace. Le personnage et les réactions qu'il provoque sont toujours assez sympas, et l'histoire, si elle n'est pas d'une originalité folle, se laisse regarder.

3x20 : Le vrai final de la saison, dans lequel Kristin retrouve son père...
Une histoire bancale et transparente de templiers, de fantôme du Roi Philippe Le Bel (qui parle français avec un accent foireux), de Graal, et de Turquie tournée dans une carrière près de Vancouver. (La fin, avec le cheval, frôle le ridicule)

3x21 : Clip-show n°1. La Legacy est attaquée par un ennemi mystérieux (en fait, les vampires du double season premiere), Derek défend le manoir avec Nick (enfin, pendant les trois premières minutes, après il est seul, pour faire des économies), et réfléchit sur kikicéleméchant : zou, grands couloirs de flashbacks sans intérêt.

3x22 : Clip-show n°2, façon Tales from the Crypt, avec Fionnula Flanagan qui joue les Iiiiiiiiveul Crypt Keepers et qui récapitule l'histoire de la Legacy et de son combat contre le côté obscur en flashbacks, dans du toutéliage qui se traduit par une tentative de corruption d'Alex. Le cliffhanger de fin était plutôt sympa, mais je n'ai pas le souvenir qu'il ait eu une suite dans la s4.


Bilan :

Bref, une saison à 2.25/6, pas franchement passionnante, et dont les épisodes mémorables se comptent presque sur les doigts d'une main. Dommage. On sent cependant que les problèmes d'audience et de budget ont entraîné une pression assez forte de la part de Showtime, mais je suis pas convaincu que, lorsque le show est passé sur Sci-fi en s4, cela ait changé quoi que ce soit.

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Les bilans de Lurdo : Poltergeist : The Legacy, saison 2

Publié le 31 Décembre 2011 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Drame, Thriller, Fantastique, Horreur, Showtime

Une saison qui m'a demandé un certain temps pour en terminer le visionnage. Non pas qu'elle soit particulièrement mauvaise - à vrai dire, le niveau général est sensiblement le même, même si ça manque un peu du liant de celle-ci - mais les conditions de visionnage n'ont pas vraiment aidé à la motivation : les saisons postérieures à la 1 n'étant disponibles qu'en albanie, les copies ne sont pas d'une qualité excellente... et surtout, malgré une diffusion sur Showtime, et une rediff/un tv-rip fait sur HBO, les versions albanaises sont des versions expurgées des épisodes originaux, censurées de toute nudité, vulgarité, et violence un peu trop flagrantes.

Poltergeist - The Legacy, saison 2 :

Qui plus est, j'ai eu un sentiment assez bizarre devant certains épisodes : autant je me souvenais quasi-parfaitement de la saison 1, de ses qualités et de ses défauts, autant là, c'était beaucoup plus flou. J'avais un bon souvenir de la majorité des intrigues, tout en ayant totalement oublié si tel ou tel épisode était réussi. Résultat, je me suis parfois retrouvé déçu devant certains épisodes, qui me sont apparus prévisibles et convenus, alors qu'en fait, c'était probablement que je me souvenais encore des rebondissements. Bref, j'ai pas forcément été super objectif avec certains des épisodes, je crois... m'enfin bon, c'est aussi ça l'écriture d'une série tv : savoir s'assurer qu'au revisionnage, la série garde de son intérêt.

Au rayon des nouveautés, cette année, outre un nouveau générique plus joli, la manifestation accrue des dons d'Alex (totalement passés à la trappe en s1) et la présence occasionnelle au casting du personnage de Sloan (le mec sur la photo ci-dessus), le Précepteur de la Maison londonienne de la Legacy, rival et ami de Derek, on notera une habitude horripilante qui conclue la quasi-totalité des épisodes de la saison : la voix off (à la Meredith Grey) du perso central de l'épisode, qui le commente et le conclue par une petite morale, généralement tandis que le protagoniste est en train d'écrire dans son journal intime.
 
C'est gonflant, ça n'apporte rien, c'est juste un gimmick gratuit qui sert de conclusion et agace. Un peu comme la tendance prononcée qu'ont les scénaristes à faire de tous les proches/amis des persos principaux le point central de cas surnaturels... (bon, à la limite, si on adopte une approche Hellmouth, on peut justifier ça par le fait que le surnaturel et le Legacy s'attirent mutuellement, et que forcément tous ceux qui entrent en contact avec les membres de la Fondation Luna ont plus de chances de connaître des évènements paranormaux que les autres, mais bon, quand même, dans les faits, c'est juste une grosse ficelle narrative...)
 
Ah, et bien sûr, comme si un clip-show en fin de saison ne suffisait pas, cette année... on en a deux ! Youpi !
 
M'enfin bref, passons aux épisodes :
 
2x01 : Derek, en mission solo dans un coin où les suicides se multiplient étrangement, est retrouvé parano et suicidaire par l'équipe. Il finit à l'hôpital local, pendant que le chef de la maison londonienne se tape l'incruste pour aider à résoudre le mystère de cette bourgade aux habitants-qui-cachent-un-sinistre-secret©®™. Un bon épisode de reprise, lent, pesant, avec une ambiance assez glauque et supernaturalienne (fumées noires démoniaques, tout ça), une réal sobre, et un approfondissement des relations entre Derek, Alex, et Sloan. Qui manque franchement de motivation dans son jeu.
 
2x02 : Version censurée () d'un épisode centré sur une succube qui tue (forcément) les hommes avec qui elle s'envoie en l'air, mais qui tombe amoureuse de Nick. Avec Jerome de Men In Trees dans un petit rôle, et de la continuité sur Nick/Julia, la fille morte dans le pilote. Ce n'est pas mauvais, mais malheureusement, une fois tous les passages... hum... "sympas" coupés, c'est déjà moins intéressant, surtout filmé par Mr Strobo/caméra penchée de la s1. Cela dit, le perso de la succube revient en s3, il me semble.
 
2x03 : Un épisode léger et fun que j'ai toujours bien apprécié, sur un paquet anonyme arrivé à la Fondation, qui s'avère contenir des sortes de fées clochettes écossaises en armure qui foutent le souk au manoir, surexcitées et hargneuses, et qui ne peuvent être vaincues que par la lumière du jour. Bagpipes power ! À noter que les scénaristes pensent à justifier ici l'implication plus importante de Sloan sur le terrain par sa motivation à ne plus laisser ses subordonnés prendre des risques à sa place. Ce n'est pas grand chose, mais c'est suffisant. 
 
2x04 : Un Alex-centric assez moyen, sur les rapports entre Alex, sa soeur, et l'amant de cette dernière, un gourou/shaman africain, désireux de posséder l'esprit d'Alex. Ce n'est pas particulièrement mauvais, mais tout le côté mystique africaine/voodoo ne m'a jamais vraiment passionné, et si ça a le bon goût de remettre en avant les pouvoirs psychiques d'Alex, reste que ça m'a plus ou moins laissé de marbre.
 
2x05 : Le Christmas Special de service, un peu cheesy (le flashback dans le chalet, surtout), mais sympathique néanmoins. En plus, Kat revient, donc j'ai du mal à être méchant avec cette histoire des fantômes de son père et son frère revenus la hanter à Noël... Une continuité bienvenue, donc, et un début de shipping Derek/Rachel qui ne connaîtra pas de suite cette saison.
 
2x06 : Bof. Un ancien patient de Rachel, cinglé criminel, s'échappe de l'asile, et tente de renouer avec elle (dont il est amoureux). L'épisode n'est pas passionnant, si ce ne sont les quelques touches de développement apportées à Rachel (sur sa dépression, son alcoolisme, etc). Cela dit, je dois avouer avoir souri devant certains détails, comme le serial-killer qui revient constamment d'entre les morts, et qui s'appelle Romero... ou comme son collègue prisonnier, serial-killer qui ouvre des crânes pour voir les cerveaux de ses victimes (afin de comprendre le "fonctionnement" de ces dernières), et dont le "don" a progressé jusqu'à lui permettre de voir le contenu des cerveaux à distance. Salut, Sylar !

2x07 : Une évadée d'un asile se réfugie à la Fondation, malgré les soupçons de toute l'équipe lorsqu'elle affirme être poursuivie par un tueur maléfique. Un épisode assez moyen sans être mauvais, notamment à cause du jeu assez limité de l'évadée en question, et du rythme assez mou, mais la dernière partie de l'épisode, juste avant le diary, était plutôt sympa, avec sa fin douce-amère.

2x08 : Le fils d'une ex de Derek vient à la Fondation, prétendant que ce dernier est son père... mais alors que Derek mord à l'hameçon, l'équipe se méfie. Ça ressemble un peu trop dans son idée générale à l'épisode précédent, donc c'est moyennement efficace, surtout que ça spoile la vérité sur le fiston au bout de 5 minutes d'épisode, donc niveau suspense, ils repasseront. D'un point de vue développement du perso de Derek, ce n'est pas inintéressant, cela dit, avec de la continuité sur la frangine/bonne soeur, et ça reprend un peu de poil de la bête sur la fin de l'épisode. Sans compter que ça s'inscrit directement dans la continuité de la saison 1, avec cette idée que le Mal en a personnellement après la Legacy.
 
2x09 : Une patiente de Rachel se croit poursuivie par son père (un garou) depuis son enfance, alors que des cadavres apparaissent ici et là dans la région. Scénar prévisible comme tout, reveal final tout sauf convaincant (là, c'est peut-être le fait d'avoir déjà vu l'épisode auparavant qui joue sur mon appréciation, comme je le disais plus haut), mais la patiente est Laura Harris (), et il y a quelques touches de développement des personnages et de la mythologie liant les garous et la Legacy, donc ça fait toujours plaisir.
 
2x10 : La soeur de Derek est capturée par des membres de la Legacy passés au côté obscur, et qui réclament un artefact en échange de sa libération. Un pitch plutôt bon, mais une résolution un peu rapide (ça aurait mérité un double épisode, vus les enjeux). Intéressant du point de vue de Derek, on a aussi droit au retour de Sloan, et à son application de la règle "on ne négocie pas avec les preneurs d'otage".
 
2x11 : L'ex-commandant de bataillon de Nick refait surface en tant que mercenaire-assassin illuminé à la solde des forces du mal. Un Nick-centric qui explore le passé du perso, mais qui perd clairement en intérêt à mesure que l'épisode avance, et que le maychant se dévoile. Dommage. Avec l'indien de Wolf Lake en guest.
 
2x12 : Retour du Père Callahan, dans une histoire de serial killer exécuté qui revient à la vie, pour poursuivre Philip, ce dernier ayant rompu le secret du confessionnal pour le faire arrêter. Un épisode assez réussi, malgré le jeu toujours approximatif du prêtre, et qui met en avant le côté profiler de Rachel, ainsi que les visions d'Alex.
 
2x13 : Visions d'Alex, à nouveau, dans une enquête sur un phare hanté. Pas mauvais en soi, mais affreusement convenu. Et puis le vétéran/ami d'enfance/rival de Nick qui comme par hasard habite dans le coin, c'est sympa d'un point de vue approfondissement du perso, mais c'est un peu facile.
 
2x14 : Un Kat-centric forcément plaisant, durant lequel la gamine et trois copines font une séance de spiritisme qui convoque l'esprit d'une mère esseulée. Laquelle kidnappe tour à tour les fillettes, les prenant pour sa fille abandonnée.
 
2x15 : Une amie de Nick, sourde-muette et medium, est peu à peu possédée par un fantôme vengeur. Très convenu, mais plutôt bien interprété, même si je ne peux retenir un léger malaise devant une actrice à priori normale, en train de jouer une sourde-muette. C'est constamment à la limite de la caricature, sans jamais vraiment y sombrer...
 
2x16 : Un jeune natif-américain se voit confronté à de nombreux phénomènes étranges lorsque son esprit gardien est libéré et prend sa défense. Plutôt regardable, même si encore une fois le déroulement de l'épisode est assez convenu. Mr. Caméra Penchée à la réal.
 
2x17 : Un faux voyant traqué par la Legacy gagne des pouvoirs psychiques après avoir reçu un coup sur la tête en prison, et aide l'équipe à élucider une histoire de maison hantée. Plutôt fun.
 
2x18 : Ah, mon épisode-nemesis de la saison 2. Franchement détesté celui-là, et passé en avance-rapide, tant tout me semblait forcé et peu crédible. En l'occurence, Rachel qui se fait volontairement interner dans un HP où des morts mystérieuses se produisent, et où elle doit lutter contre un démon qui utilise les peurs des patients pour les pousser au suicide. Shaver surjoue pendant tout l'épisode, c'est affreux.
 
2x19 : La mort d'un ancien collègue de fac de Sloane et Derek les amène à découvrir un bassin antique mystérieux donnant sur l'autre monde, et une guérison inexplicable. Un épisode plutôt réussi, malgré la veuve qui joue assez moyennement.
 
2x20 : Un crash d'avion, alors que Sloane rapatriait des artefacts appartenant à Gilles de Ray, provoque la retour à la vie de l'esprit de ce dernier, désireux de se venger de la Legacy, apparemment responsable de sa mort. Mouais. Pas franchement convaincant, puisque ce n'est qu'un quasi-huis-clos entre Sloan & De Rais dans une grotte, en train de taper la discute, entrecoupé de quelques scènes de Derek menant les recherches. Ça va pas super loin, on savait déjà que La Legacy n'était pas toute blanche, et surtout la feinte finale à la Dallas énerve plus qu'elle ne satisfait.
 
2x21 : Comme la saison précédente, un season finale diffusé en avant-dernière position. Bon, là, en plus, c'est malheureusement un clip-show. Cela dit, tout ce qui entoure les flashbacks est très réussi, puisque ça confronte Derek à son paternel, qui prend possession du corps de son fils, pour ouvrir les portes de l'Enfer à l'aide des sépulcres de l'épisode pilote. Ça fait du toutéliage, et Sloan a un jolie fin. Mais bon, ça reste du clip-show.
 
2x22 : Eeeeeeeet le deuxième clip-show de fin de saison, avec ici Rachel qui veut quitter la Legacy parce qu'elle ne voudrait plus mettre Kat en danger. Pas de bol, on n'a vu Kat que dans 2 épisodes et demi à tout casser, donc pour le coup, ça arrive un peu comme un cheveu sur la soupe. En plus aucun effort n'est fait pour intégrer les flashbacks, contrairement au procès de l'année dernière: ici, c'est du "tu te souviens quand.../regard pensif dans le vague/flashback". Dommage, car en plus les dialogues introductifs étaient sympas, et remettaient bien en perspective les raisons diverses de l'engagement des protagonistes dans La Legacy. Mais sinon, c'était naze.
 
Voilà, comme pour la cuvée précédente, une saison à 3.5 ou 4/6. Sauf que deux clip-shows, c'est deux de trop, donc pour la peine, 3/6.
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