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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #animation catégorie

Les bilans de Lurdo : The Boys presents - Diabolical, saison 1 (2022)

Publié le 10 Avril 2022 par Lurdo dans Action, Animation, Anthologie, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Les bilans de Lurdo, Review, Science Fiction, Science-Fiction, Télévision, USA, Amazon, Boys

Anthologie animée en 8 épisodes de 11 minutes, The Boys presents : Diabolical se propose de raconter de petites histoires prenant place dans l'univers des Boys, la série d'Amazon... ou presque, puisqu'on est plus là dans une série de courts-métrages inspirés de l'univers de The Boys, sans forcément appartenir à la même continuité.

The Boys presents - Diabolical, saison 1 (2022) :

- 1x01 - "Laser Baby's Day Out" : un employé de Vought tente de sauver un bébé doté de pouvoirs incontrôlables...

Plutôt sympathique, ce court muet écrit par Evan Goldberg et Seth Rogen, et animé dans le style des vieux cartoons façon Warner et compagnie. C'est ultra-gore et violent, mais le contraste fonctionne bien avec le style innocent, et le slapstick inhérent au genre.

- 1x02 - "An Animated Short Where Pissed-Off Supes Kill Their Parents" : un groupe de supers aux pouvoirs lamentables décide de se venger de Vought et de leurs parents en tuant ces derniers...

Parodie de Red Band Society par Justin Roiland, on retrouve ici le style et le ton des œuvres de ce dernier, comme Rick et Morty, ainsi qu'un paquet de noms familiers au doublage (Roiland, Kevin Smith, Kenan Thompson, Gary Anthony Williams, Christian Slater, Ben Schwartz, etc), pour un résultat amusant et bourrin, sans plus.

- 1x03 - "I'm Your Pusher" : Butcher s'introduit chez OD, dealer de drogues des plus grands superhéros...

Un épisode dans le style et la continuité des comic-books d'origine, écrit par Garth Ennis himself, avec là encore un casting vocal mémorable (Kieran Culkin, Dominique McElligott, Kevin Michael Richardson, Michael Cera, Jason Isaacs, Simon Pegg, Antony Starr), pour un résultat efficace dans la droite lignée de la bande dessinée.

- 1x04 - "Boyd in 3D" : un homme timide essaie un produit expérimental Vought qui lui confère un physique d'Apollon, ce qui lui permet de séduire sa voisine...

Chris Diamantopoulos, Kumail Nanjiani et Nasim Pedrad (entre autres), au casting vocal de cet épisode écrit par la scénariste de la série Broad City, au style visuel supposément européen, et qui adopte globalement un ton comique pour une satire des réseaux sociaux et du culte de l'apparence. Pas désagréable, même si anecdotique, et manquant un peu de mordant (sauf sur la toute fin).

- 1x05 - "BFFS" : une jeune femme consomme du Compound V, et découvre qu'elle peut parler à ses déjections...

Aïe. Un style anime, et Awkwafina au scénario et au doublage (ainsi que Seth Rogen et Chace Crawford), pour un épisode à l'humour de stoner pipi-caca qui ne m'a pas du convaincu.

- 1x06 - "Nubian vs Nubian" : une fillette tente d'empêcher le divorce de ses parents superhéros avec l'aide de leur adversaire de toujours.

Amusant, ce segment écrit par Aisha Tyler, qui double l'un des personnages principaux aux côtés de Don Cheadle. Sans plus.

- 1x07 - "John and Sun-Hee" : un homme de ménage de Vought dérobe du Compound V pour soigner sa femme, atteinte d'un cancer... mais ce dernier prend vie et devient incontrôlable.

Andy Samberg surprend à l'écriture d'un segment d'inspiration asiatique à la fois poétique, grotesque et violent. Plutôt réussi.

- 1x08 - "One Plus One Equals Two" : la première mission de Homelander vire au désastre...

Un épisode in-continuity, doublé par les acteurs de la série, et qui s'avère plutôt efficace, à défaut de surprendre.

- Bilan -

Dans l'ensemble, une anthologie intéressante à suivre, principalement parce qu'elle propose des styles visuels et narratifs totalement différents, mais qui s'intègrent bien dans l'univers de The Boys. Une bonne surprise, donc, même si le tout reste forcément un peu inégal, reposant fréquemment sur un gore et une violence immatures pour choquer le spectateur, sans forcément aller beaucoup plus loin que cela.

Mais bon, c'est un peu devenu la marque de fabrique de tout ce que produisent Goldberg et Rogen (et donc de la série The Boys, déjà assez grâtinée sur ce plan dans sa forme papier) donc on ne peut décemment pas être surpris quand ces caractéristiques (ainsi que l'humour en dessous de la ceinture) se trouvent un peu amplifiées par le format animé.

Et puis honnêtement, même pas 90 minutes au total, ça passe comme une lettre à la poste.

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Un film, un jour (ou presque) #1611 : Teen Titans Go ! See Space Jam (2021)

Publié le 4 Avril 2022 par Lurdo dans Action, Aventure, Animation, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, DC, Fantastique, Jeunesse, Review, Science Fiction, Science-Fiction, USA, Sport

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Teen Titans Go ! See Space Jam (2021) :

Lorsque les Nerdlucks arrivent sur Terre, ils croisent le chemin des Teen Titans, et ensemble, ils décident de regarder une vieille copie de Space Jam...

Après deux premiers longs-métrages Teen Titans Go ! (Teen Titans Go ! To The Movies et Teen Titans Go ! vs. Teen Titans) très réussis, bourrés d'humour, de références et de second degré, la Warner remet le couvert... mais cette fois-ci, malheureusement, la synergie corporate parasite le tout, puisque ce métrage n'a d'autre but que de faire la promotion indirecte de Space Jam - Nouvelle Ère ; comment ? En faisant, à l'occasion de la sortie de ce film, un revisionnage du Space Jam original en mode Mystery Science Theater 3000 : comprendre qu'on rediffuse le film original en y ajoutant des commentaires plus ou moins inspirés et des anecdotes en voix off, histoire de dynamiser un peu le tout et de justifier l'existence de ce TTGSSJ.

Malheureusement, cette justification est loin d'être suffisante pour moi, d'autant que j'ai revu Space Jam juste avant la sortie de la suite : ici, les commentaires des Titans sont globalement fades, peu percutants ou intéressants (les quelques anecdotes sortent tout droit d'imdb, et les moments méta où le film se moque gentiment des problèmes de logique et de scénario du film sont inoffensifs), les passages animés avec les personnages de TTG semblent d'une qualité assez faiblarde, et le bricolage de la bande-originale du film de 1996 (pour ne pas avoir à payer les droits musicaux) est bien trop flagrant pour passer inaperçu.

Résultat, on voit bien le temps passer, si l'on excepte quelques moments amusants çà et là (les Mean Titans). Décevant.

1.75/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Un film, un jour (ou presque) #1606 : Le Manoir magique (2013)

Publié le 28 Mars 2022 par Lurdo dans Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, France, Belgique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Le Manoir magique (The House of Magic - 2013) :

Abandonné par ses maîtres, Tonnerre, un petit chat, trouve refuge dans le manoir de l'excentrique Lorenz, un illusionniste inventeur de génie, qui vit là entouré de ses inventions et de ses animaux domestiques. Mais alors que Tonnerre tente de se faire une place dans ce monde inconnu, Daniel, le neveu de Lorenz, tente de profiter d'un séjour de ce dernier à l'hôpital pour vendre la maison : aux animaux et aux robots de Lorenz de protéger la demeure le temps de trouver une solution...

Un film d'animation franco-belge plutôt mignon, bien animé (les animations du chat sont parfaites ^^) et débordant d'idées sympathiques en ce qui concerne les inventions de Lorenz ; on retrouve là quelques clins d'œil amusants (Edison renvoie directement au Filament de Géo Trouvetou, Zoltar), un méchant qui, étrangement, à de faux airs de Sarkozy, et une illustration musicale atypique, tour à tour composée de reprises et d'arrangements de morceaux classiques, puis de jazz, de ska et de The Cure.

Le tout pour un métrage agréable à suivre, même si les effets 3D (le film était "en 3D"), s'ils se prêtent bien à tous ces plans animaliers en vue subjective, sont un peu trop évidents et forcés pour vraiment apporter quelque chose à un visionnage à domicile.

3.75/6

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Les bilans de Lurdo : Cowboy Bebop, saison 1 (2021)

Publié le 27 Mars 2022 par Lurdo dans Action, Animation, Comédie, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Netflix, Review, Science Fiction, Science-Fiction, Thriller, USA, Télévision

Adaptation Netflix en prises de vue réelles de la célèbre série animée japonaise Cowboy Bebop, cette version signée Christopher Yost (Thor : Le Monde des Ténèbres, Thor : Ragnarok et divers comic-books Marvel) et Andre Nemec (pas mal de séries oubliables, et quelques blockbusters guère plus mémorables, comme les Tortues Ninja) propose ainsi dix épisodes de 40-50 minutes, une durée standard pour le diffuseur, mais qui double littéralement la longueur des épisodes de la série d'origine, sans pour autant jamais vraiment justifier cette transformation.

L'un des nombreux choix créatifs discutables de cette adaptation, qui lui ont valu une annulation à peine sa première saison diffusée...

Cowboy Bebop, saison 1 (2021) :

En 2171, les chasseurs de primes Spike Spiegel (John Cho) et Jet Black (Mustafa Shakir) vivent à bord du Bebop, leur vaisseau spatial qui les mène de contrat en contrat dans la galaxie. Mais le passé trouble de Spike, ancien tueur à la solde du Syndicat, revient rapidement les hanter, notamment sous la forme de Vicious (Alex Hassell), ancien partenaire et ennemi juré de Spike, et son épouse Julia (Elena Satine). Sans oublier Faye Valentine (Daniella Pineda), une chasseuse de primes rivale...

Et honnêtement, après un visionnage de cette seule et unique saison, il est difficile de ne pas y voir un échec évident, même si l'on ne connaît que les grandes lignes de la série originale (ce qui est mon cas).

Principalement au niveau technique, à vrai dire : direction artistique fauchée (ça ressemble souvent à du cosplay, les postiches sont cheaps, les maquillages artificiels, l'éclairage et la photographie sont pauvres), réalisation lamentable ("c'est une adaptation d'anime, donc on va tout filmer en penchant la caméra à 45 degrés, ou en plongée/contre-plongée serrée"), effets numériques assez médiocres (les scènes spatiales sont approximatives au possible), scènes d'action souvent mal filmées et mollassonnes, casting très discutable (Cho est très bien, Pineda aussi - même si elle est un peu plus caricaturale dans son interprétation, Shakir est plus inégal, Hassell ne convainc pas du tout, idem pour Satine), choix créatifs qui le sont encore plus (le personnage de Faye, notamment, a connu bien des changements, que ce soit en en faisant une pipelette impertinente et vulgaire assez fatigante, ou en la rendant LGBTQ histoire de remplir les quotas Netflix)... ça ne fonctionne pas.

D'autant que l'écriture globale tire le tout vers le bas, peinant à doser efficacement les nombreuses ruptures de ton du matériau : on se retrouve avec une série trop caricaturale pour être prise au sérieux, trop sérieuse pour vraiment fonctionner comme un programme décomplexé et dynamique, trop molle et bavarde pour justifier les 40-50 minutes de chaque épisode, trop laborieuse et mécanique pour prétendre à l'improvisation et à la décontraction de sa bande originale jazzy, trop sérialisée pour permettre une structure plus légère façon "la cible à arrêter" hebdomadaire, trop insipide pour intéresser le spectateur à son intrigue de fond (les méchants de service sont vraiment ratés)... et trop obsédée par la relation impossible entre Spike et Julia (une relation qui ne fonctionne pas du tout, puisque Satine, botoxée, collagénée et décolorée, n'a pas le moindre charme, ni la moindre alchimie avec Cho) pour rendre ses personnages crédibles et humains.

Pour faire court, si cette version de Cowboy Bebop fonctionne ponctuellement et se regarde vaguement (principalement parce que les acteurs sont impliqués), elle est aussi totalement plate et mécaniquement inerte, peinant à maintenir l'attention du spectateur sur la durée, ou à proposer quelque chose d'intéressant.

Paradoxalement, c'est une adaptation qui semble vraiment datée, comme si elle sortait tout droit des années 2000, à l'occasion d'un tournage sans budget en Nouvelle-Zélande, pour une diffusion sur Syfy ou en syndication : ça se veut classe, sensuel, décalé et stylisé, mais faute d'avoir quelqu'un de vraiment compétent derrière la caméra et à l'écriture, ça ne paraît qu'artificiel et bancal, une adaptation ratée de plus à mettre au compte de Netflix.

(et pourtant, je partais assez intrigué par le projet, et avec un esprit vierge de toute préconception)

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Un film, un jour (ou presque) #1601 : Alerte rouge (2022)

Publié le 21 Mars 2022 par Lurdo dans Animation, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Disney, Fantastique, Jeunesse, Review, USA, Pixar

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Alerte rouge (Turning Red - 2022) :

Jeune adolescente sino-canadienne de 13 ans, Mei découvre, un beau jour de 2002, que ses émotions les plus intenses la transforment en un immense panda roux : de quoi bouleverser largement son quotidien de fan du boy-band 4* Town, ses relations avec ses amies Miriam, Priya et Abby, et sa vie de famille auprès de ses parents exigeants...

Nouveau métrage Pixar diffusé sur Disney +, ce Turning Red est apparemment inspiré des expériences de Domee Shi, la réalisatrice du métrage (déjà à l'origine du très sympathique court-métrage Bao), qui a cristallisé dans cette histoire fantastique et improbable l'ensemble de ses expériences d'adolescente à Toronto.

Le résultat est une comédie amusante et légère, comme toujours impeccable techniquement parlant, et qui utilise le "pouvoir" traditionnel de Mei comme métaphore symbolique à plusieurs dimensions : puberté et transformations hormonales, difficulté de concilier des sentiments contradictoires et les diverses facettes d'une personnalité, poids des attentes familiales à un moment crucial du développement, etc.

Une sorte de version asiatique de Teen Wolf, en somme, avec des rebondissements familiers, mais qui reste toujours rythmée, dynamique et exubérante, à l'image de son personnage principal : porté par un montage nerveux (qui évoque parfois Edgar Wright), et par une animation très expressive combinant de multiples styles (dont l'anime), le tout s'avère très attachant, quand bien même le milieu du métrage souffrirait d'un léger ventre mou.

Jolie réussite Pixar.

4.75/6 

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Un film, un jour (ou presque) #1599 : SEMAINE SAINT PATRICK - Riverdance, l'aventure animée (2021)

Publié le 19 Mars 2022 par Lurdo dans Aventure, Animation, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Musique, Review, Fantastique, UK, Irlande, St Patrick

Pendant une semaine, comme chaque année, les Téléphages Anonymes fêtent l'Irlande à l'occasion de la Saint Patrick, le 17 mars !

Riverdance, l'aventure animée (Riverdance : The Animated Adventure - 2021) :

Marqué par la mort soudaine de son grand-père (Pierce Brosnan), qui affirmait protéger leur petite ville irlandaise des ténèbres du maléfique Chasseur (Brendan Gleeson), le petit Keegan (Sam Hardy) peine à retrouver une vie normale... jusqu'à ce que sa meilleure amie Moya (Hannah Herman Cortes) et lui découvrent que les légendes disaient vrai, et que Keegan doit désormais protéger les troupeaux de Megaloceros giganteus magiques du maléfique Chasseur.

Un film d'animation produit pour Sky, distribué par Netflix dans le reste du monde, et réalisé par les studios Cinesite (déjà responsables de L'étoile de Noël, La Famille Addams 1 et 2 et Les Bouchetrous), ce qui donne un résultat assez bizarre, car clairement pensé à reculons, façon "bon, on a les droits de la musique et des chorégraphies de Riverdance, qu'est-ce qu'on peut en faire ? Un film d'animation ?".

D'autant plus que tout l'intérêt de Riverdance, à la base, c'est la performance physique/sportive/artistique des danseurs irlandais, alliée à la musique. Donc ici, forcément, une fois ces danseurs remplacés par des enfants ou des animaux magiques animés, tout le côté performance se fait la malle.

Reste alors le récit en lui-même, une histoire de deuil qui bascule immédiatement dans un grand n'importe quoi fantastique à la structure approximative, pleine de digressions et articulée de manière assez artificielle autour des morceaux et danses de Riverdance.

Le tout saupoudré d'humour à base de pets (heureusement assez limité), d'un grand méchant qui arrive très tard dans le récit et reste à peine un petit quart d'heure, et de deux cervidés théoriquement irlandais mais qui, dans les faits, sont des clichés de sidekicks comiques afroaméricains typiques, interprétés par Lilly Singh (dans un rôle qui aurait pu être attribué à Tiffany Haddish) et Jermaine Fowler (en cervidé obèse aux accents vocaux de Kevin Hart).

Loin d'être convaincant, donc, et assez décousu, mais visuellement pas désagréable à regarder et assez bien doublé ce Riverdance reste toutefois assez dispensable : si l'on a plus de dix ans, autant revoir le spectacle original.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #1590 : Catwoman - Hunted (2022)

Publié le 8 Mars 2022 par Lurdo dans Action, Animation, Cinéma, Critiques éclair, DC, Review, USA, Fantastique, Jeunesse, Science Fiction, Science-Fiction, Japon

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Catwoman - Hunted (2022) :

Alors qu'elle tente de dérober d'un diamant lors d'une réception costumée donnée par la pègre, Catwoman (Elizabeth Gillies) devient la cible de l'organisation criminelle Leviathan, dirigée par Barbara Minnerva (Kirby Howell-Baptiste). Avec l'aide de Batwoman (Stephanie Beatriz ), elle tente alors de faire tomber cette dernière, tout en échappant aux assassins lancés contre elles par le cartel...

Un long-métrage d'animation DC regardé à l'aveugle, sans savoir la moindre chose du projet... et j'aurais mieux fait de m'abstenir. Non pas que ce soit désastreux, mais c'est un de ces films d'animation DC lorgnant très fortement sur de l'anime, dirigé par un ex-animateur japonais de Lupin III, mis en musique par un compositeur japonais qui a décidé de faire du free jazz 60s pendant tout le film, et avec un graphisme et une direction artistique très japanimation sommaire, qui ne m'a pas du tout plu.

Pour ne rien arranger, le script n'est pas très intéressant : c'est cousu de fil blanc, c'est assez lourd sur tout ce qui est sous-entendus sexuels, les personnages sont très basiques, les one-liners et les vannes félines sont dignes d'un Joel Schumacher, et le film donne l'impression de se terminer au bout d'une heure, par un gros combat contre des démons et des mecs en armure à la transformation sentai... avant de repartir pour un épilogue de trois nouveaux affrontements gratuits et artificiels, l'un contre des ninjas sur la Tour Eiffel, puis contre Solomon Grundy, puis contre une Cheetah assez immonde visuellement.

Et puis je me dois de mentionner le doublage assez bancal, qui m'a laissé perplexe : autant Elizabeth Gillies est très bien en Catwoman, autant Stephanie Beatriz adopte un ton désabusé et sarcastique qui ne fonctionne jamais totalement... sans oublier tous les personnages masculins, à la voix rauque et forcée, y compris ce bon vieux Jonathan Frakes. Je ne sais pas si le problème vient du casting, de la direction ou des conditions d'enregistrement, mais dans l'ensemble, ça sonne... faux.

Un énorme bof, en ce qui me concerne (et Black Mask, en couverture, fait de la figuration)

2.5/6

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SEMAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo : Jurassic World - La Colo du Crétacé, saison 4 (2021)

Publié le 6 Mars 2022 par Lurdo dans Action, Aventure, Animation, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Les bilans de Lurdo, Review, Science Fiction, Science-Fiction, Thriller, Netflix, Télévision, USA

Avec sa saison 3, Camp Cretaceous semblait avoir atteint une conclusion efficace et potentiellement définitive : les jeunes protagonistes avaient quitté l'île d'Isla Nublar, avec au programme une happy end pour quasiment tout le monde, et un aboutissement efficace des diverses sous-intrigues de la série... sauf que Netflix avait clairement une autre idée en tête, puisque la série continue, pour le meilleur et pour le pire. Place donc à cette saison 4 de 11 épisodes, une saison qui ne m'a pas vraiment convaincu...

Jurassic World - La Colo du Crétacé, saison 4 (Camp Cretaceous, season 4 - 2021) :

Six mois après les événements de Jurassic World, Kenji, Yaz, Sammy, Ben, Darius et Brooklynn s'échouent sur une nouvelle île aux biomes multiples. Rapidement, ils découvrent que c'est là un centre d'expérimentations de Mantah Corp, et qu'ils vont devoir tout faire pour protéger les dinosaures qui servent de cobayes à la multinationale...

Une quatrième saison en demi-teinte, à vrai dire, après une troisième saison qui se terminait de manière plutôt satisfaisante. Il faut dire qu'entre le rythme un peu bancal, l'accent prononcé mis sur la romance naissante entre Kenji et Brooklynn, et surtout le côté ultra-technologique de la saison, le tout ressemble presque à une tentative de réorienter la série vers quelque chose de différent, de changer les enjeux, tout en gardant les bases et les personnages.

Le problème, c'est que les bases (limitées) de la série, c'est "un groupe d'ados sont perdus dans Jurassic World alors que le parc a été évacué, et ils doivent survivre aux dinosaures en liberté". Cette saison 4, à contrario, c'est "un groupe d'ados est prisonnier d'un labo ultra-sophistiqué aux biomes multiples façon holodeck de Star Trek, dans lesquels vivent quelques dinosaures, et qui sont gardés par une armés de drones volants, de chiens-robots et de lézards-cyborgs bipèdes tirant des lasers et contrôlés par un trentenaire immature qui travaille pour la grande méchante corporation rivale d'InGen/Masrani, qui tente de télécommander les dinos avec une puce pour les faire se battre".

Forcément, ça change nettement le cadre, les enjeux et le déroulement du tout : plutôt que d'être poursuivis par des dinosaures, les protagonistes sont encore et toujours traqués par les robots de Mantah, ce qui devient rapidement assez répétitif. Les détails et la plausibilité de tout ce côté technologique coincent un peu (une base secrète à la technologie digne de Star Trek, à deux encablures à peine d'Isla Nublar et du parc... mouais). Le personnage de Kash est un peu trop basique et cliché pour faire un antagoniste probant...

Et de manière générale, la saison a tendance à jouer un peu trop la carte de l'émotion facile et manipulatrice, façon "regardez, les enfants, vous les trouvez mignons, nos bébés dinos qui réagissent comme des animaux domestiques ? Et bien les méchants vont les torturer et les télécommander, avec des gros plans sur les yeux pleins de terreur des pauvres bébés. Et puis vous vous souvenez de Bumpy, le dinosaure de Ben ? Et bien on va finir un épisode en vous montrant qu'il est seul sur Isla Nublar, déprimé, et que les enfants lui manquent ! SOYEZ TRISTES, LES ENFANTS !"

Bref, une saison qui ne m'a pas vraiment convaincu : oui, les bébés dinosaures sont mignons, oui, le développement psychologique de certains des personnages est bienvenu (le PSTD de Jaz, notamment), mais dans l'ensemble, la série est partie dans une direction trop peu probante à mon goût, cette année, le Spinosaure faisait presque de la figuration, et tous ces changements n'ont pas forcément fait du bien au programme.

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SEMAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo : Star Trek Prodigy, saison 1 - suite et fin (2021)

Publié le 4 Mars 2022 par Lurdo dans Action, Aventure, Les bilans de Lurdo, Animation, Jeunesse, Review, Science-Fiction, Science Fiction, Star Trek, Télévision, USA, Nickelodeon, Prodigy

Avec sa première moitié de saison moyennement convaincante, car très générique et sous l'influence d'autres franchises (Star Wars, notamment), Prodigy a pourtant su séduire bon nombre de fans de Star Trek (qui, il faut bien l'avouer, sont désormais prêts à bondir sur la moindre incarnation de l'univers de Roddenberry s'élevant un peu au-dessus de la médiocrité de Discovery et de Picard).

Reste que Prodigy peinait à s'établir vraiment comme une série Star Trek, malgré la présence très fanservice de Kate Mulgrew en Holo-Janeway, qui semblait vouloir établir cette série animée comme une sorte de spin-off de Star Trek Voyager...

Star Trek Prodigy, saison 1 - suite et fin (1x06 à 10 - 2022) :

Après avoir échappé au Diviner à bord du Protostar, Dal, Zero, Rok, Murf, Pog et Gwyn tentent de devenir un véritable équipage digne du vaisseau qu'ils ont dérobé, et des enseignements d'Holo-Janeway...

Et cette seconde moitié de saison finit bien de valider le statut de pseudo-spin-off de ce Prodigy, qui continue de jouer la carte du fanservice de Voyager, avec notamment un caméo de Chakotay/Robert Beltran, et une apparition finale de la véritable Janeway.

D'ailleurs, la tendance au fanservice du programme est clairement renforcée, à l'instar des autres productions Trek de Kurtzman (on peut aussi mentionner l'épisode sur le Kobayashi Maru, avec son équipage holographique composé d'un best-of des personnages de la franchise, aux dialogues bancals extraits d'épisodes préexistants - pas la meilleure idée de la production, honnêtement, et pas une grande réussite technique, y compris au niveau de la mise en musique, avec sa version libre de droits de Thunderstruck).

Heureusement, grosse différence avec les Discovery et autres Picard : Prodigy met fortement en avant l'esprit d'équipe, l'unité, l'espoir et la bienveillance, là où les autres productions Kurtzman ne semblent pas pouvoir s'empêcher de proposer une version sombre et désabusée de l'univers Trek, et de vénérer une figure héroïque centrale, centre de gravité du récit et des événements, ce qui se fait au détriment du développement des personnages secondaires.

Ici (et c'est probablement une conséquence du format court et de l'âge du public visé), c'est l'union de cet équipage hétéroclite qui est privilégiée, et le développement de chacun des membres de l'équipage du Protostar, supervisé par Janeway.

Les épisodes prennent d'ailleurs un côté Star Trek plus prononcé que dans les autres programmes, avec donc le Kobayashi Maru, un premier contact compliqué avec des êtres de sable, une distorsion temporelle, et un dilemme moral final entre liberté et mission de sauvetage : des événements qui restent toujours liés à l'intrigue principale, sans jamais perdre leur identité intrinsèque.

Une bonne surprise, donc, qui semble orienter la série vers quelque chose de plus fidèle à la franchise. Reste une question : à qui se destine réellement Prodigy ?

La grosse dose de fanservice et les liens directs avec Voyager (jamais vraiment expliqués à l'écran, d'ailleurs, ce qui doit laisser les jeunes spectateurs perplexes) laissent entendre que les vieux fans de la franchise et les nostalgiques de Voyager (parce que oui, il y en a malgré la qualité toute relative du programme) sont visés. Les personnages, la direction artistique et le récit global, eux, sont typiques d'une série pour enfants. Et le fait que la moitié de la saison 1 soit à peine liée à l'univers Trek donne l'impression d'un show plutôt destiné à attirer les personnes n'ayant jamais vu un Star Trek de leur vie.

En tentant de toucher tous ces publics à la fois, Prodigy prend le risque de s'éparpiller ou de tomber à plat (cf l'épisode du Kobayashi Maru) ; pour le moment, ça fonctionne, mais maintenant que l'intrigue principale du Diviner semble bouclée (du moins pour un temps), reste à voir comment la série rebondira.

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SEMAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo : Inside Job, saison 1 (2021)

Publié le 2 Mars 2022 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Review, Télévision, Fantastique, Science-Fiction, USA, Animation, Netflix

Comédie animée Netflix en dix épisodes d'une petite demi-heure, Inside Job est supervisée par Alex Hirsch (Gravity Falls), et showrunnée par Shion Takeuchi (une scénariste de Gravity Falls, entre autres), pour un passage en revue moqueur de toutes les conspirations du Web et de la société américaine, au travers des actions de la société Cognito, Inc...

Inside Job, saison 1 (2021) :

Le quotidien de Cognito, Inc (une société secrète travaillant pour l'État Profond du gouvernement américain, et gérant toutes les conspirations et secrets d'état du pays) et de ses employés : J.R. (Tim Daly), le PDG aux ordres d"un sinistre conseil masqué ; Reagan (Lizzy Caplan), ingénieure géniale et asociale dépourvue de toute empathie ; Brett (Clark Duke), un jeune cadre dynamique apprécié de tous ; Gigi (Tisha Campbell), publiciste responsable de la communication ; Glenn (John DiMaggio), militaire hybride homme-dauphin en charge de la réponse armée ; le Dr. Lee (Bobby Lee), expert en drogues expérimentales ; et Magic Myc (Brett Gelman), un champignon extraterrestre sarcastique et télépathe...

Une série d'animation typiquement de son époque, à vrai dire, tant d'un point de vue sociétal que d'un point de vue formel : Inside Job est en effet de ces séries d'animation très référentielles, qui aiment parsemer leurs épisodes d'une multitude de clins d'œil et de renvois à d'autres œuvres ou à l'actualité, un peu comme Star Trek : Lower Decks, dans son genre.

D'ailleurs, la comparaison avec Lower Decks s'est imposée à moi à de multiples reprises, durant ce visionnage : comme Lower Decks (et pas mal de séries modernes dans le moule de Rick & Morty ou South Park), Inside Job possède une structure "en crescendo", avec des épisodes qui commencent en douceur, avant de monter en puissance et de finir dans une cacophonie frénétique poussant leur concept dans leurs retranchements les plus absurdes. Un peu comme Mariner dans Lower Decks, Reagan a des rapports particulièrement tendus et conflictuels avec ses parents, qu'elle supporte à peine, qui motivent son comportement névrosé et immature, et qui finissent par phagocyter la série. Et comme Lower Decks, le tout a fréquemment tendance à être gueulard, frénétique et épuisant (surtout visionné au format binge watching de Netflix).

Tout ça pour dire qu'en regardant Inside Job, je me suis retrouvé en terrain très familier : comédie de bureau, personnages assez caricaturaux, ressorts comiques décalés, dynamique globale, pour un tout ma foi assez facile à suivre... mais qui ne m'a pas marqué outre-mesure.

Peut-être est-ce parce que, finalement, se moquer de toutes les conspirations possibles et imaginables (comme pouvaient le faire les Lone Gunmen d'X-files) est nettement moins amusant aujourd'hui, alors que la désinformation et les fake news en tous genres se multiplient de manière exponentielle, que la bêtise et la crédulité humaine n'ont jamais été aussi importantes, et que le complotisme fait partie intégrante de la moitié de la scène politique américaine.

Peut-être est-ce le côté beurre et argent du beurre de la série, assez clair dans un épisode comme le 1x05, The Brettfast Club, qui se moque ouvertement de la nostalgie envers les 80s et de son exploitation décomplexée par les médias actuels... tout en passant la demi-heure de l'épisode à utiliser les codes, l'esthétique, les références, etc, de cette décennie, en parodiant ET, Footloose, Stranger Things, et en bourrant le tout de coups de coude au spectateur et de fanservice.

Ou peut-être est-ce tout simplement un symptôme de mon manque d'affinité pour ce style d'animation assez populaire actuellement, et pour ces personnages immatures et abrasifs aux névroses directement imputables à leurs parents (Lower Decks, Inside Job, Final Space). Il n'est donc pas forcément très surprenant de constater que mon intérêt dans cet Inside Job a lentement décliné à mesure que le show se cristallisait autour du père de Reagan, tentait de jouer la carte de l'émotion, etc, jusqu'à sa conclusion très prévisible.

Mais bon, peu importe. En soi, la série est assez rythmée, inventive et décomplexée pour que l'on passe un bon moment devant... mais encore une fois, ça s'est arrêté là pour moi.

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SEMAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo : Marvel's Hit-Monkey, saison 1 (2021)

Publié le 28 Février 2022 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Disney, Fantastique, Drame, Les bilans de Lurdo, Marvel, Review, Thriller, Télévision, USA, Hulu

Un peu à l'instar de MODOK, voici une nouvelle production Marvel Animation mise en chantier bien avant la fusion Fox/Disney, et qui, suite à la fermeture des studios Marvel TV, a été ensuite conservée par le studio de Mickey pour une diffusion sur Hulu.

Au programme, 10 épisodes d'une vingtaine de minutes, chapeautés par les réalisateurs de Blades of Glory et de Joyeux Bordel !, pour une histoire improbable de singe tueur à gages accompagné d'un fantôme très bavard...

Marvel's Hit-Monkey (2021) :

Parce que son clan a été massacré par des assassins traquant Bryce Fowler (Jason Sudeikis), un tueur à gages blessé caché au milieu des montagnes enneigées du Japon, Hit-Monkey (Fred Tatasciore), un macaque en colère, décide de se venger des yakuzas responsables de cet acte et, accompagné par le fantôme sarcastique de Fowler, qui lui fait découvrir le monde des humains, il part pour Tokyo, alors en pleine élection du nouveau Premier Ministre japonais, afin de nettoyer les rues de la ville de la pègre qui l'envahit...

N'étant pas très fans de tout ce qui est ambiance japonaise et histoires de yakuza et de pègre asiatique, j'avoue avoir entamé cette série d'animation avec une certaine méfiance, d'autant plus que j'ignorais tout de l'histoire et des personnages.

Et puis, finalement, malgré une animation parfois inégale (certains épisodes semblent un peu sommaires, d'autres sont nettement plus expérimentaux), certains personnages inutiles (du côté de la police, notamment) et un aspect finalement assez dérivatif (Kill Bill est passé par là, dans le genre hommage et références à tout cet univers), j'ai fini par me laisser séduire par cette histoire improbable de macaque tueur à gages réticent et tourmenté, accompagné d'un fantôme humain à la langue bien pendue (Archer n'est pas loin, et si la série avait été adaptée en prises de vue réelles, nul doute que Ryan Reynolds aurait eu le rôle), et qui évolue dans un Tokyo peuplé d'esprits (Yuki, le fantôme protecteur de la ville), de super-méchants (Lady Bullseye, le Silver Samuraï) et de caïds déglingués aux capacités surhumaines (Ogun, par exemple).

Une histoire qui, bizarrement, n'oublie pas de se montrer plus sensible et émouvante entre deux gerbes de sang, des scènes d'action très violentes et un humour qui fonctionne : Monkey ne se sent pas à sa place chez les humains ou chez les singes, sa relation avec Bryce devient de plus en plus compliquée, il s'éprend vaguement de la nièce du candidat aux élections, et lorsqu'il tente de renouer avec son espèce en partant dans les montagnes, il n'amène avec lui que violence et désolation.

D'ailleurs, c'est peut-être là mon seul vrai bémol en ce qui concerne cet aspect de la série : l'épisode 08, plus "émotionnel", se consacre donc au retour de Monkey chez les singes, mis en parallèle de l'origin story de Bryce, avec son enfance difficile, etc. Et ces deux sous-intrigues m'ont semblé un peu trop faciles et convenues, une manière simpliste d'expliquer les traumatismes des deux personnages - après, peut-être était-ce déjà comme ça dans les comic-books, mais bon...

(et puis il faut reconnaître que la série ne brille pas forcément par son originalité, donc ces clichés sont finalement assez logiques, je suppose)

Le reste de la série s'articule autour des différents "caïds" de la pègre, dont Monkey et Bryce remontent les échelons un par un, passant par des environnements assez variés : pas le temps de s'ennuyer, tout est plutôt bien géré, c'est dynamique et bien doublé, bref, ça marche plutôt bien, même si par moments, l'illustration musicale un peu hipster cool rétro-60s (chansons en français, etc) se marie mal avec le reste du programme.

Ça mérite un coup d'œil, donc, si on aime le genre, en regrettant tout de même que la porte ouverte sur une saison 2 ne débouchera probablement sur rien.

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Un film, un jour (ou presque) #1584 : Retour au bercail (2021)

Publié le 21 Février 2022 par Lurdo dans Review, Critiques éclair, Cinéma, Comédie, Jeunesse, Aventure, Animation, Netflix, Australie, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Retour au bercail (Back to the Outback - 2021) :

Maddie (Isla Fisher), serpent d'un sanctuaire animalier australien, en a plus qu'assez d'être présentée comme un animal mortellement dangereux par son dresseur, Chaz (Eric Bana). Avec ses compères Frank (Guy Pearce), une araignée en chaleur, Nigel (Angus Imrie), un scorpion névrosé, Zoe (Miranda Tapsell), un lézard, Maddie décide alors de s'évader pour rejoindre les étendues sauvages de l'Outback. Mais cette évasion ne se déroule pas comme prévu, puisque Pretty Boy (Tim Minchin), le koala vedette du sanctuaire, arrogant et vaniteux, se joint involontairement à eux...

Un film d'animation australien né des cendres d'un projet Dreamworks avorté (c'est probablement pour cela qu'on retrouve des influences très prononcées de Madagascar et compagnie), et qui, dans un premier temps, ne fait pas grande impression, car très balisé et dérivatif.

Le métrage ne semble alors pas très drôle, pas très rythmé, les chansons pop choisies manquent de cohésion, bref, ce n'est pas très intéressant, malgré des doubleurs australiens impliqués et des personnages plutôt attachants. À mesure que le temps passe, cependant, la mayonnaise prend un peu, et l'on finit par se prendre au jeu de ce road movie aussie pas forcément très innovant, mais somme toute assez visuellement joli : certes, les messages sur les apparences dont il faut se méfier, ou encore sur l'importance d'une famille de substitution, ne sont pas très originaux, mais ils fonctionnent néanmoins, et la grosse poursuite finale est même plutôt dynamique, en plus d'être bien animée.

Inégal, donc, mais plutôt honorable pour une production Netflix.

3.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #1569 : Tous en Scène 2 (2021)

Publié le 3 Février 2022 par Lurdo dans Animation, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Musique, Review, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Tous en Scène 2 (Sing 2 - 2021) :

Maintenant que son cabaret est sauvé, Buster Moon (Matthew McConaughey) a de plus grands projets : il part pour Red Shore, la ville lumière, pour tenter de convaincre Jimmy Crystal (Bobby Cannavale), un patron d'hôtel, d'engager la troupe de Buster - Rosita (Reese Witherspoon), Gunter (Nick Kroll), Ash (Scarlett Johansson), Johnny (Taron Egerton) et Meena (Tori Kelly) - pour monter un spectacle musical inédit. Mais cela ne peut se faire que si Buster parvient à convaincre Clay Calloway (Bono), superstar à la retraite, de remonter sur scène.

Bon. Le premier Sing était un film d'animation juke-box éminemment oubliable, qui reposait sur des personnages animaliers visuellement ludiques et sur la familiarité du public pour des chansons classiques afin d'assurer son succès... ce qui avait fonctionné auprès du grand public (c'est généralement le cas pour tout ce qui est film juke-box), mais m'avait laissé totalement de marbre.

Ici, c'est peut-être encore pire : le tout reste bien animé et doublé (mention spéciale à Halsey, qui semble s'amuser), mais encore plus que le premier film, ce Sing 2 est un plat sans saveur, à l'image des chansons que le film utilise : de la pop trop souvent insipide, lissée et autotunée, instantanément oubliable.

Oui, je réalise que je ne suis clairement pas le public visé par ce genre de métrage, mais je reste persuadé qu'il y avait mieux à faire que les chansons pop transparentes et le récit plat et superficiel que nous propose le film. En l'état, c'est l'encéphalogramme plat.

2/6

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Les bilans de Lurdo : Les Maîtres de l'Univers - Révélation, saison 1 - suite et fin (2021)

Publié le 30 Janvier 2022 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Les bilans de Lurdo, Review, Science Fiction, Science-Fiction, Télévision, USA, Netflix

Avec sa première moitié de saison frustrante, tiraillée entre fanservice, désir de prendre les fans à contre-pied et besoin d'obéir au cahier des charges Netflix, Masters of the Universe : Revelation laissait dubitatif.

Sans sombrer dans les critiques bas-de-plafond et réactionnaires de nombreux internautes, il fallait bien reconnaître que le tout était assez bancal, pas aidé par une écriture en demi-teinte, par une héroïne abrasive et par un héros quasiment absent... surtout qu'en 5 épisodes, il était difficile de vraiment développer un tout convaincant. Reste à voir ce que le showrunner, Kevin Smith, et son équipe, ont tenté pour redresser la barque dans ces cinq nouveaux épisodes... 

Les Maîtres de l'Univers  - Révélation, saison 1 - suite et fin (Masters of the Universe : Revelation 1x06-10 - 2021) :

Skeletor détient désormais le pouvoir suprême, alors même qu'Adam gît, mortellement blessé. Mais Teela n'a pas dit son dernier mot, et Evil-Lyn manigance de son côté...

Je crois que le personnage de Musclor résume bien toute cette saison de MOTU : Revelation au travers d'une simple réplique adressée à Skeletor, et qui arrive dans l'épisode final : "It's not about us". Effectivement, au final, la série n'aura jamais vraiment parlé de Musclor, de Skeletor ou de leur combat. MOTUR est une série qui parle du Pouvoir, mais aussi et surtout du rapport des femmes à celui-ci, ces deux femmes étant Teela et Evil-Lyn (qui ont toutes deux droit à des origin stories en flashback dans cette deuxième partie de saison).

Ce n'est pas surprenant de voir ainsi que le grand final de la saison est un duel entre celles-ci. D'un côté, une Evil-Lyn déifiée qui a obtenu le Pouvoir, un relooking bodybuildé, et qui, dans son désir d'émancipation et de vengeance envers le genre masculin Skeletor, sombre dans un nihilisme chaotique ; et de l'autre, une Teela qui, en cinq épisodes, passe de super-héroïne confiante et arrogante à jeune femme pleine de doutes, puis, une fois rassurée sur son caractère exceptionnel et formidable, devient une Sorcière 2.0, plus puissante que sa mère la Sorcière ne l'a jamais été, et dépourvue des limites que le Pouvoir imposait à cette dernière.

C'est l'aboutissement logique de la narration de la série, plus intéressée par la déconstruction de la série d'origine, et par l'utilisation clin d'œil d'un maximum de personnages secondaires (je ne me remets toujours pas du "J'aimerais bien le fister" de Fisto, clairement placé là pour le sous-entendu graveleux), que par une intrigue et une adaptation plus classiques.

Et en soi, pourquoi pas. MOTUR fonctionne effectivement mieux dans cette seconde moitié, au point que l'on se demande pourquoi Netflix à tenu à diviser sa saison en deux parties (on devine très bien les raisons financières, mais créativement parlant, c'est vraiment nocif au programme et à sa réception publique). Mais ça fonctionne presque malgré soi : l'écriture de cette seconde moitié n'est pas franchement meilleure, l'évolution des personnages semble assez précipitée (le contraste avec la caractérisation de Teela en première moitié de saison est assez rude), et Skeletor, par exemple, retombe en un claquement de doigt dans son personnage de méchant débile et incapable, quand il n'évoque pas tout simplement le Joker par son doublage (Mark Hamill oblige).

Outre les renvois directs aux multiples incarnations de la franchise (les sbires obscurs du film, notamment), Kevin Smith recycle aussi un peu des éléments piochés à droite et à gauche, notamment chez Marvel, comme tout ce qui tourne autour d'Adam et de l'épée de Pouvoir (que l'on pourrait ramener directement à une autre franchise centrée sur un blond musclé, à qui l'on faisait remarquer qu'il n'était pas le Dieu des Marteaux et n'avait donc pas besoin de son arme fétiche pour invoquer ses pouvoirs), l'arrivée in extremis des renforts sur le champ de bataille, très Avengers Endgame, le Savage He-Man primitif et bondissant à la Hulk, ou encore Andra, dont le seul fait d'armes (et la seule utilité), toute la saison, aura été d'équiper deux lasers à ses poignets et de tournoyer comme Tony Stark dans son armure.

Et tout ça pour aboutir à une conclusion finalement assez typique de l'époque actuelle, réinventant le "I have the power !" de Musclor en un "We have the power !" de Teela, qui mutualise, démocratise et féminise l'idée de pouvoir absolu, pour éviter que le mâle blond aryen ne soit le seul à en faire usage.

Un Musclor qui, lui-même, se pose la question à la fin : puisque Teela est désormais toute-puissante, n'a plus de limites, et est meilleure guerrière que lui, a-t-il vraiment encore une place de champion ? Oui, lui répond Teela, même si le scénario donne à cette réponse des motifs plus romantiques que réellement nécessaires.

Il y aurait donc encore à redire sur les choix faits par la production. Tout comme sur la mort totalement gratuite de pléthore de personnages secondaires (et leur deuxième mort, au Paradis, lorsque celui-ci est détruit par Evil-Lyn), l'Orko ex-machina, ou sur plein d'autres facilités qui trahissent vraiment le fait que Kevin Smith a développé sa culture comics dans les années 80-90, avec ce que cela implique de clichés et de grosses ficelles dramatiques.

Mais au final, cette seconde moitié de saison compense tout de même en grande partie les faiblesses de la première : nettement plus spectaculaire (même si l'animation donne parfois aussi dans les clichés anime lors des combats), plus maîtrisée narrativement (même si, encore une fois, on a un peu l'impression que tout est compressé dans le temps, et paraît précipité), et moins axée sur une Teela à baffer.

On regrettera néanmoins encore une bande originale peu marquante (aucun retour du thème original, pour des raisons de droits), et un Skeletor qui perd toute sa superbe, pour faire place au futur méchant de la série : Hordak. Pourquoi pas...

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Un film, un jour (ou presque) #1566 : Encanto (2021)

Publié le 28 Janvier 2022 par Lurdo dans Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Disney, Fantastique, Jeunesse, Musique, Review, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Encanto (2021) :

En Colombie, dans la famille Madrigal, tout le monde possède un pouvoir magique différent, offert par la bougie magique qui illumine leur demeure depuis des décennies. Tout le monde, sauf Mirabel (Stephanie Beatriz), dépourvue de pouvoir surnaturel, et donc un peu à l'écart du reste de son clan. Jusqu'au jour où elle croit percevoir un vacillement dans la flamme de la bougie, et des fissures dans les murs de leur maison : elle découvre alors que son oncle Bruno (John Leguizamo), un reclus doué d'une capacité de voyance, avait prévu que Mirabel allait mettre en péril l'harmonie des Madrigal, et leur destinée magique...

Dernière production animée Disney en date, cet Encanto très inspiré de la culture colombienne (et apparemment du réalisme magique du roman Cent ans de solitude) propose une histoire familiale très théâtrale (unité de lieu, enjeux limités, pas de grand méchant) aux visuels particulièrement bigarrés, et à la musique latino... signée Lin Manuel Miranda.

Et là, problème : comme je l'ai déjà mentionné à plusieurs reprises, je n'adhère pas vraiment au style Miranda, que ce soit dans Moana ou plus récemment, dans son Vivo (et je ne parle même pas de Hamilton et compagnie) - le pseudo hip-hop au phrasé catapulté, les sonorités pop très modernes, l'auto-tuning ponctuel, tout ça me laisse franchement de marbre... et d'autant plus dans un film Disney qui obéit à un cahier des charges précis (chanson "I Want" du personnage principal, résolution de tous les arcs narratifs, etc).

Résultat : pas de numéro musical vraiment mémorable ou probant (d'autant que tous les acteurs n'ont pas les mêmes talents vocaux ni la même assistance technologique), ce qui se combine à un nombre de personnages trop importants pour qu'ils soient tous bien développés, et à une tendance à expédier les arcs de certains de ces personnages en une chanson (présentation de la problématique, résolution, happy end, tout ça en quelques instants), qui fait que l'on ressort assez peu satisfait du tout sur un front narratif et musical.

C'est dommage, parce que visuellement, c'est beau, chatoyant, expressif et dynamique, et que la métaphore de famille = maison, ainsi que la thématique du poids des attentes, des responsabilités et de l'héritage, sont assez pertinentes, en soi (ainsi que d'autres thématiques et du symbolisme qui, apparemment, trouvent une résonance particulière auprès du peuple colombien, mais qui m'ont probablement échappé).

Cependant, le tout m'a relativement déçu, en proposant un film assez peu marquant, un peu inabouti et probablement du niveau d'un Pixar mineur (ce qui est déjà bien, dans l'absolu).

3.75/6

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Les bilans de Lurdo : Star Trek Prodigy, saison 1 - première partie (2021)

Publié le 23 Janvier 2022 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, CBS, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Les bilans de Lurdo, Review, Science Fiction, Science-Fiction, Star Trek, Télévision, USA, Prodigy

Énième déclinaison de la licence Star Trek telle que la conçoit aujourd'hui CBS/Paramount, à savoir une grande franchise interconnectée à l'univers partagé, pouvant être adaptée à tous les publics tant qu'une bonne dose de fanservice reste présente pour faire passer la pilule d'une approche très moderne de Trek.

Ici, en l'occurrence, Star Trek Prodigy, une série CBS/Nickelodeon à destination des plus jeunes... et de leurs parents qui ont grandi avec Star Trek Voyager. Deux fois cinq épisodes d'une vingtaine de minutes, confiés aux frères Hageman, responsables par ailleurs des scénarios d'Hôtel Transylvanie et de Scary Stories, ainsi que de la franchise Chasseurs de Trolls...

Star Trek Prodigy, saison 1 - première partie (1x01 à 05 - 2021) :

Détenus sur une planète-pénitencier minière dans le quadrant Delta, un groupe de jeunes prisonniers s'évade lorsqu'ils découvrent l'USS Protostar, un vaisseau de Starfleet enfoui à la surface de la planète. Il y a Dal (Brett Gray), ado rebelle et sarcastique ; Zero (Angus Imrie), une forme énergétique contenue dans une enveloppe robotique ; Rok-Tahk (Rylee Alazraqui), un enfant au physique rocheux massif ; Murf (Dee Bradley Baker), un blob qui mange tout ce qui passe à sa portée ; Jankom Pog (Jason Mantzoukas), un ingénieur tellarite ; et Gwynn (Ella Purnell), la fille du Diviner (John Noble), le directeur de la prison qui tente de mettre la main sur le Protostar. Pour aider ce groupe disparate, Janeway (Kate Mulgrew), l'hologramme de bord du Protostar...

Et honnêtement, il n'y a pas grand chose de Star Trek dans les cinq premiers épisodes diffusés par la chaîne. Oui, il y a bien un vaisseau spatial de type Starfleet, et l'hologramme de Janeway qui sert de nounou à l'équipage, mais le reste de la série lorgne nettement plus sur du Star Wars, comme par exemple Star Wars Rebels : extraterrestres bigarrés vraiment éloignés de la franchise (même le Tellarite ne ressemble en rien aux Tellarites que l'on connaît), rythme soutenu, personnages très enfantins, héros adolescent impertinent et rebelle, méchant robotique ressemblant fortement  au Général Grievous, et bien entendu le cadre général, loin de la Fédération et de Starfleet.

À se demander parfois si Prodigy n'était tout simplement pas une série lambda rattachée à la franchise Trek au cours de sa production, tant l'univers Trek fait souvent figure de pièce rapportée au cours de ces premiers épisodes... Alors je comprends bien l'intention première du programme : offrir une porte d'entrée aux enfants, pour découvrir l'univers de Star Trek au travers des yeux de ces jeunes héros désunis... mais bon.

Pour le moment, ces cinq épisodes très sérialisés peinent à donner une véritable idée de ce que peut-être la série.  Il y a bien quelques moments de l'avant-dernier épisode de cette demi-saison qui évoquent Trek (l'exploration de la planète inconnue), mais les trois-quarts du temps, on pourrait très bien remplacer le vaisseau par un YT-1300 et Janeway par un droïde de bord, sans rien avoir à changer au reste du programme...

Très influencée, la série est pourtant très bien produite et doublée : formellement, elle est de qualité, que l'on accroche ou non au design des personnages - personnellement, je les trouve assez moches. Sur le fond, cependant, tout cela reste pour le moment trop générique et dérivatif pour vraiment convaincre, ou pour que l'on se défasse de l'impression persistante que, de plus en plus, Star Trek est devenu une franchise d'action-aventure sans personnalité, déclinable à l'infini.

En attendant de voir l'évolution du programme, lorsque la seconde moitié de la saison aura été diffusée.

(à suivre...)

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Un film, un jour (ou presque) #1561 : Steve, bête de combat (2021)

Publié le 21 Janvier 2022 par Lurdo dans Action, Animation, Catch, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, USA, WWE

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Steve, bête de combat (Rumble - 2021) :

Dans un monde où les kaijus s'affrontent dans des matches télévisés pour y défendre l'honneur de leurs villes respectives, Winnie (Geraldine Viswanathan), la fille d'un célèbre coach, décide d'entraîner Steve Rayburn Jr (Will Arnett), le fils de feu Rayburn, monstre de légende autrefois entraîné par son père : c'est en effet la seule solution pour sauver le stade de la ville de Stoker, sur le point d'être vendu à un entrepreneur manipulateur, qui a réussi à convaincre Tentacular (Terry Crews), l'ancien champion de Stoker, de passer à l'ennemi. Plus facile à dire qu'à faire, d’autant que Steve a l'habitude des matches de catch truqués...

Énorme bof que ce film d'animation vaguement adapté d'une bande dessinée et co-produit par la WWE (forcément), aux visuels assez génériques (les monstres sont sous-développés et assez quelconques), au déroulement cousu de fil blanc (on est dans du film de sport/de boxe classique et sans surprise), et qui semble étrangement vouloir établir une distinction entre le "faux" catch et le "vrai" catch : un "faux" catch truqué de bout en bout, aux combats à petit budget et très amateurs, et/ou au style non-conformiste ; et le "vrai" catch qui prend place sous les projecteurs, dans des arènes immenses, au budget énorme, avec des coaches, des rounds, et des affrontements réellement compétitifs, retransmis en direct à la télévision.

C'est presque comme si la WWE essayait de faire passer un message expliquant que son catch blockbuster est bien réel, alors que celui de la concurrence et de la scène indépendante, lui, est bidonné de bout en bout. Cela dit, c'est probablement accorder beaucoup de crédit au film que de lui attribuer une telle intention consciente, d'autant que, hormis un propos sur l'héritage et le poids des attentes d'autrui, le scénario peine à réellement faire passer de message (à la limite, on pourrait dire qu'en mettant en avant le succès des pas de danse de Steve, le film met en avant l'importance d'une approche innovante et originale des disciplines établies).

Dommage, car le doublage est plutôt bon... mais même pour un aficionado de catch américain, le tout n'a pas grand intérêt (à moins d'être jeune et peu regardant, peut-être).

2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #1554 : Les Bouchetrous (2021)

Publié le 12 Janvier 2022 par Lurdo dans Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Netflix, Review, Science Fiction, USA, Chine, Canada

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Les Bouchetrous (Extinct - 2021) :

Frère et sœur, Ed (Adam DeVine) et Op (Rachel Bloom), deux bouchetrous (une espèce inconnue vivant dans les Galapagos), sont très différents l'un de l'autre : elle est exubérante et incontrôlable, il est plus cynique et désabusé, tout en cherchant à s'intégrer parmi les siens. Jusqu'au jour où ils sont propulsés de leur 1835 natal au présent, dans le laboratoire d'un savant chinois, qui prélève des créatures oubliées dans le passé afin de les sauver. Là, ils apprennent que leur espèce a été annihilée peu de temps après leur départ, dans une éruption volcanique...

Co-production sino-canado-américaine diffusée à l'international sur Netflix, ce Bouchetrous s'avèrera probablement une bonne distraction pour les plus jeunes, avec son énergie et ses personnages mignons.

Les adultes, eux, auront probablement plus de mal à trouver un intérêt à ce film d'animation qui semble vouloir lorgner sur du Illumination ou du Pixar (ils ont recruté le frère de Michael Giacchino à la musique ; c'est co-réalisé par un ancien de Disney Animation et par un ancien des Simpsons, co-écrit par trois scénaristes de cette dernière série ; la distribution vocale est très compétente) sans jamais en avoir la maîtrise ou l’intérêt : c'est visuellement inabouti (manque de textures, direction artistique générique), musicalement peu mémorable (même le numéro musical est plat), l'histoire s'éparpille et enchaîne le slapstick pas très drôle, la logique interne est bourrée de problèmes, et le tout paraît très dérivatif, y compris dans le design des personnages secondaires.

Bref, ce n'est pas très passionnant, et j'avoue avoir décroché en cours de route. Mais les plus jeunes apprécieront sans doute plus que moi.

2.25/6

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Christmas Yulefest 2021 - 39 - 5 More Sleeps 'til Christmas (2021)

Publié le 24 Décembre 2021 par Lurdo dans Animation, Christmas, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Noël, Review, Télévision, USA, Yulefest, NBC

C'est bientôt Noël : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest, et ce jusque début janvier...

5 More Sleeps 'til Christmas (2021) :

Alors qu'il ne reste plus que cinq jours avant Noël, un petit garçon a tout préparé pour passer des fêtes de fin d'année optimales : choisir le sapin, faire de la luge, bâtir une maison de pain d'épices, composer une chanson de Noël, il a tout planifié... mais lorsque sa mère lui annonce qu'ils vont passer les fêtes avec des invités - un homme et sa petite fille - les plans du garçonnet s'écroulent.

Un court-métrage animé diffusé sur NBC et adapté d'un livre pour enfants écrit par Jimmy Fallon, ce 5 More Sleeps 'til Christmas propose un récit sympathique à l'animation assez particulière (les personnages sont légèrement détourés de manière floue, l'animation est plus ou moins fluide) et au propos plutôt bienveillant sur les familles recomposées.

Le seul véritable bémol, cela dit, c'est que (comme trop souvent sur NBC) Jimmy Fallon est omniprésent dans ce projet, effectue la narration en voix off, et chante même le générique de fin. Sauf que Fallon est un narrateur très moyen, et un piètre chanteur (même autotuné). Résultat : son implication a tendance à affaiblir un peu le tout, plutôt que de le renforcer. Dommage.

4/6

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Christmas Yulefest 2021 - 23 - Solar Opposites : A Very Solar Opposites Holiday Special (2021)

Publié le 15 Décembre 2021 par Lurdo dans Action, Animation, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Christmas, Les bilans de Lurdo, Noël, Science Fiction, Science-Fiction, Télévision, USA, Yulefest, Review

C'est bientôt Noël : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest, et ce jusque début janvier...

Solar Opposites - A Very Solar Opposites Holiday Special (2021) :

Alors que Korvo et sa bande s'apprêtent à fêter Noël, ils décident de s'immerger virtuellement dans La Course au Jouet, un film qu'ils n'ont jamais vu. Rapidement, cependant, il s'avère que la nullité du métrage leur a volé leur esprit de Noël : s'ils veulent le retrouver, ils doivent retourner dans l'univers du film, un univers qui, des décennies plus tard, est devenu un paysage post-apocalyptique dirigé d'une main de fer par le petit Jamie...

Après une saison 2 qui m'avait laissé un peu mitigé, voici un épisode spécial Noël de Solar Opposites, avec au programme, une recherche du véritable sens des fêtes de fin d'année.

Une interrogation à laquelle la série répond, très naturellement, par un bain de sang et de violence, assez typique du travail de McMahan et de Roiland. D'ailleurs, une nouvelle fois, cet épisode aurait très bien être un épisode spécial de Rick et Morty, tant dans son ton que dans sa morale et dans sa forme : une parodie de Jingle All The Way, mâtinée de Mad Max, de Star Wars épisode 9, du Grinch, et de plein d'autres choses, avec beaucoup d'action, de sarcasme, de concepts de science-fiction barrés et un peu de métadiscussion sur la narration et la structure filmique, etc.

Avec en prime une sous-intrigue solo de Pupa, qui joue les bons Samaritains de Noël et réunit un fugueur avec sa famille, sous le regard ému de Jésus Christ : là aussi, malgré le côté apparemment sincère et premier degré du tout, on devine la satire du genre des récits de Noël dégoulinants de bons sentiments et de piété artificielle.

Dans l'ensemble, donc, un épisode de Noël plutôt amusant, dans la droite continuité du reste de la série : c'est divertissant, mais ça continue de paraître un peu dérivatif... ce qui ne gênera pas forcément le spectateur lambda.

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Les bilans de Lurdo - Christmas Yulefest 2021 - Santa Inc., saison 1 (2021)

Publié le 12 Décembre 2021 par Lurdo dans Animation, Christmas, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Les bilans de Lurdo, Noël, Review, Télévision, USA, Yulefest, HBO

C'est bientôt Noël : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon festif de la Christmas Yulefest, et ce jusque début janvier...

Santa Inc., saison 1 (2021) :

Au Pôle Nord, le moment de choisir un successeur à Santa (Seth Rogen) est venu : Candy Smalls (Sarah Silverman), l'une des lutines les plus gradées du Pôle, est bien décidée à renverser le patriarcat et la discrimination régnant dans les ateliers, pour devenir la première femme Père Noël de l'histoire... mais son ambition dévorante va finir par lui jouer des tours.

Aïe. Si l'on jette un coup d'œil aux critiques des spectateurs, sur le web (imdb, rottentomatoes, etc), on s'aperçoit vite que les huit épisodes d'une vingtaine de minutes de cette série d'animation ont été détestés par tout le monde, comme si c'était là le pire programme de l'univers.

Sauf qu'en fait, rapidement, on réalise que ce Santa Inc. est la cible d'une campagne en ligne de la droite américaine, et que toutes ces critiques se plaignent du gauchisme/féminisme/wokeism/socialisme supposé de la série, utilisant systématiquement tout le vocabulaire très connoté de l'alt-right américaine. Des critiques par ailleurs teintées d'un certain antisémitisme très clair, pas forcément surprenant compte tenu de la présence de Rogen et Silverman en tête d'affiche, du judaïsme assumé (mais sous-exploité) de sa lutine, et des tendances religieuses de la droite américaine.

Difficile de prendre cette accueil public indigné au sérieux, donc, et pourtant... la série est effectivement assez ratée.

Ou plutôt, devrait-on dire, elle cible un public très particulier, tentant de se positionner au carrefour de Shrill (la sitcom précédente de la showrunneuse, effectivement très woke et engagée), de Sausage Party (des mêmes producteurs), des films d'animation Rankin-Bass, le tout chapeauté par l'équipe de Robot Chicken : le résultat est ainsi lourd, poussif, particulièrement graveleux et immature, et assène son message de manière très maladroite.

On se retrouve donc avec une série qui oscille entre humour de frat boy bas de plafond, engagement politique et social, critique de tout et de tout le monde (il y a littéralement un flocon de neige millenial), bons sentiments festifs, etc, le tout avec un rythme assez bancal, qui s'essouffle notamment dans sa dernière ligne droite très (trop) prévisible.

Ce n'est pas désastreux pour autant : visuellement et techniquement, c'est très bien produit, certains gags fonctionnent, certaines péripéties sont plutôt amusantes (tout le passage chez le Lapin de Pâques, le bonhomme de neige qui tente d'échapper à son globe), et l'ambition croissante de Candy est bien représentée, mais le tout semble fréquemment sous-développé, prévisible, et privilégie trop souvent les punchlines en dessous de la ceinture et les personnages à baffer (la famille trashy de Candy, ses deux BFF - une femme en pain d'épice mère au foyer, et une renne slutty à la caractérisation très clichée).

Bref : Santa Inc. est loin de m'avoir convaincu... et ce sentiment est d'autant plus prononcé que je sors à peine de The Pole, qui partage avec Santa Inc. une grande partie de son ADN, mais m'a semblé plus maîtrisé.

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Christmas Yulefest 2021 - 13 - The Life and Adventures of Santa Claus (1985)

Publié le 9 Décembre 2021 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Noël, Review, Télévision, USA, Yulefest, CBS

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The Life and Adventures of Santa Claus (1985) :

Alors que la vie de Santa Claus touche à sa fin, le Conseil de Burzee se réunit afin de décider si, oui ou non, le vieil homme mérite de recevoir le Manteau de l'Immortalité : pour convaincre ses confrères tout-puissants, le Grand Ak décide alors de narrer à ceux-ci la vie de Claus, de sa naissance à sa guerre contre les terribles Awgwas, en passant par toutes les étapes de la construction du mythe du Père Noël...

La version Rankin/Bass du récit de L. Frank Baum, déjà chroniqué en ces pages sous forme animée, et ici sérieusement condensée pour remplir moins de 50 minutes de métrage, rythmé par les coupures publicitaires habituelles à l'époque et au format.

Et honnêtement, si l'on fait exception des ellipses un peu bancales et maladroites (la grande guerre contre les Awgwas résumée en une minute), et des chansons fréquemment datées, cette version des Aventures de Santa Claus est plutôt jolie à regarder, et très aboutie techniquement.

Rankin/Bass et leurs associés japonais maîtrisaient bien la stop-motion à ce point de leur carrière, et entre le travail vocal efficace (d'ailleurs, les intonations de Peter Newman ressemblent ici beaucoup à celles adoptées, bien plus tard, par Tom Hardy pour son Bane, c'est amusant) et le design mémorable des personnages et des monstres, cela reste, 35 ans après, un joli Christmas Special débordant de magie de Noël.

4/6

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Les bilans de Lurdo - Christmas Yulefest 2021 - Le Pôle, saison 1 (2021)

Publié le 5 Décembre 2021 par Lurdo dans Animation, Christmas, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Les bilans de Lurdo, Noël, Review, Télévision, USA, Yulefest, SyFy

C'est bientôt Noël : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon festif de la Christmas Yulefest, et ce jusque début janvier...

Le Pôle, saison 1 (The Pole, season 1 - 2021) :

Lorsqu'une photo compromettante adressée par Santa Claus (Bobby Moynihan) à l'une de ses lutines, l'activiste Helenor (Sasheer Zamata), est publiée dans la presse, les tensions entourant le Pôle Nord éclatent. D'un côté, les lutins mécontents des largesses de ce Santa grivois, goinfre et qui récompensent enfants sages comme garnements ; de l'autre, les partisans d'Helenor, qui pensent que tous les enfants méritent un cadeau de Noël ; ailleurs, Jack (Tim Simons), l'un des fils de Santa, ambitieux et manipulateur ; et enfin Gretchen Claus (Jillian Bell), l'épouse de Santa, qui gère le Pôle d'une main de fer, et ne voudrait pas que s'ébruitent ses aventures sexuelles avec Dasher le renne bodybuildé...

Série animée en 6 épisodes de 13 minutes environ diffusés sur SyFy, The Pole se propose de narrer le quotidien d'un Pôle Nord frappé d'un scandale, et de présenter une vision très adulte du monde du Père Noël.

Enfin, "adulte" est un bien grand mot, puisque l'on est plutôt ici dans quelque chose d'assez immature et de bas de plafond : The Pole est écrite et showrunnée par les anciens assistants de Seth Rogen et d'Evan Goldberg sur bon nombre de leurs productions, et le ton est donc fréquemment graveleux, avec un Santa goinfre et cocaïnomane qui envoie des dick pics à une lutine, des rennes qui se droguent et se prostituent, des lutins qui organisent des orgies, un Pôle Nord divisé en deux camps politiques radicalisés, des références à Die Hard (*soupir*), un bonhomme de neige stoner inspiré de Willie Nelson, un fils sportif aux dents longues, un autre bedonnant et pas très futé....

On sent que l'ambition des scénaristes est de faire de The Pole une version du Pôle Nord telle que vue par les Showtime ou HBO d'il y a quelques années, en lui donnant progressivement des atours de dramédie familiale centrée sur la dynastie des Claus, mâtinée de références évidentes à la vie politique américaine (Clinton, les élections, etc), en grande partie héritées d'une distribution vocale issue, notamment, du Saturday Night Live... mais l'immaturité assumée du tout empêche le programme de vraiment atteindre un tel statut.

En soi, cela dit, c'est plutôt amusant à regarder, d'autant que le format est relativement court. Et pour peu que l'on adhère au ton "sale gosse" du tout, on ne passe pas un mauvais moment devant ces six épisodes, qui au final totalisent à peine 70 minutes.

On regrettera cependant que le récit se finisse en queue de poisson, et que l'échec de cette expérience (SyFy s'est brièvement prise pour Cartoon Network/Adult Swim, et a lancé toute une gamme de séries d'animation pour adultes, en soirée, au mois de mars dernier) implique que The Pole ne connaîtra probablement jamais de suite.

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Les bilans de Lurdo : Harvey Birdman - Attorney General (2018) et Birdgirl, saison 1 (2021)

Publié le 27 Novembre 2021 par Lurdo dans Action, Animation, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Les bilans de Lurdo, Review, Romance, Science-Fiction, Télévision, USA, Science Fiction

Il y a bien longtemps (les années 60), Hanna-Barbera produisait les aventures de Birdman, un super-héros ailé affrontant le crime grâce à des pouvoirs surnaturels conférés par le dieu Ra.

Et puis, au début des années 2000 et pendant 39 épisodes, la chaîne Cartoon Network a réinventé le personnage dans le cadre de son créneau Adult Swim, sous le titre Harvey Birdman - Attorney at Law : désormais avocat au sein d'un cabinet peuplé d'anciens personnages Hanna-Barbera (tant dans le rôle de clients que de collègues ou d'ennemis), Birdman évoluait au sein d'un univers parodique et satirique, souvent surréaliste et non-sensique, qui a très largement contribué à forger l'identité et le ton d'Adult Swim.

La série s'est arrêtée en 2007, et le personnage est resté longtemps dormant... jusqu'en 2018.

Harvey Birdman - Attorney General (2018) :

Lorsque Phil Ken Sebben (Stephen Colbert) se réveille, il découvre qu'il est Président des USA. Perplexe, il demande à Harvey Birdman (Gary Cole), désormais auteur de thrillers pour le compte de Sebben, de devenir assistant de l'Attorney General, Birdgirl (Paget Brewster), pour tenter de comprendre la situation...

Une reprise des personnages principaux de la série originale, doublée par les mêmes acteurs, et qui souffre peut-être d'être un peu trop ancrée dans l'actualité de 2017-2018, à savoir Trump, Alex Jones (ici incarné par Peter Potamus), les fake news, l'impeachment, Make America great again, et tout et tout.

Après, cela reste une demi-heure au rythme effréné, qui se permet une menace nucléaire, un Birdman à la retraite, un numéro musical, et une animation somme toute assez limitée, principalement prétexte à une réunion de quasiment tous les personnages principaux du show.

Sympathique, mais pas forcément très mémorable.

Birdgirl, saison 1 (2021) :

Lorsque Phil Ken Sebben trouve la mort dans un accident, sa fille Judy (Paget Brewster) hérite de Sebben & Sebben. Elle tente alors de ménager sa double vie de super-héroïne et de cadre de direction avec sa meilleure amie Meredith (Negin Farsad), et son équipe...

Une série animée en six épisodes d'une vingtaine de minutes à peine, et qui, dès son générique bourré d'énergie, donne le ton du programme : un show ultra-dynamique, décalé et pétillant, un mélange de série super-héroïque et de workplace comedy, qui n'est pas sans rappeler ce que DC avait tenté avec son Power Girl signé Palmiotti et Conner.

Névrosée et hyperactive, Judy y fait donc de son mieux pour gérer son entreprise, ses employés et l'héritage de Phil Ken Sebben, et elle a fort à faire, tant tous ses subordonnés sont tous aussi barrés les uns que les autres ; il y a son amie Meredith, aux pouvoirs psychiques menaçants ; Gillian (Kether Donohue), l'assistante ultra-zélée de Judy ; Paul (Tony Hale), le masseur de l'entreprise, très particulier et exubérant ; Birdcat, le chat ronchon de Judy ; Dog (John Doman), un chien humanoïde responsable de la sécurité ; Charlie (River Ramirez), en charge des relations publiques...

Et puis il y a aussi l'immeuble accueillant Kebben & Kebben, qui se rebelle contre la nouvelle propriétaire lorsque celle-ci décide d'y installer le Web.

Se succèdent ainsi des mésaventures improbables et absurdes, qui s'éparpillent parfois (l'épisode sur le prépuce magique meurtrier, WTF) mais qui restent toujours divertissantes, aidées par des doubleurs investis et motivés, et par une direction artistique solide.

Ajoutez à cela une caractérisation qui ne se limite pas à de vagues archétypes et approfondit un peu ses personnages, et voilà, une série courte (à peine deux heures au total) mais amusante, qui mériterait une seconde saison.

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

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Un film, un jour (ou presque) #1549 : Le Cristal magique (2019)

Publié le 24 Novembre 2021 par Lurdo dans Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Review, Belgique, Allemagne

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Le Cristal magique (Latte Igel und der magische Wasserstein - 2019) :

Seule et vivant à l'écart de la société des animaux de la forêt, Latte décide d'entreprendre une grande aventure périlleuse avec son ami Tjum l'écureuil, afin de sauver les bois d'une sécheresse funeste. Leur objectif : un cristal magique détenu par le peuple des ours, seul capable de ramener l'eau à la forêt desséchée...

Un film d'animation belgo-allemand adapté d'un livre pour enfants et assez mignon, visuellement parlant (et puis le personnage principal est plutôt attachant, une hérissonne au caractère bien trempé), mais qui reste un peu inabouti, en cela que son rythme est en dents de scie, et que bon nombre de personnages secondaires sont sous-développés (un peu comme l'embryon de propos anti-racisme du récit, qui ne débouche sur rien).

Cela dit, ça reste un métrage sympathique à suivre, avec un doublage anglo-saxon réussi, quelques idées décalées et un rendu visuel agréable. Mais il ne faut pas en attendre une maîtrise totale ou un film qui restera particulièrement dans les mémoires.

3.5/6

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