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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #animation catégorie

Les bilans de Lurdo : Invincible, saison 1 (2021)

Publié le 8 Mai 2021 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Les bilans de Lurdo, Review, Romance, Science-Fiction, Télévision, USA, Amazon

Adaptation en 8 épisodes de 45 minutes des comics de Robert Kirkman (créateur de The Walking Dead), Invincible est chapeautée par Seth Rogen et Evan Goldberg, déjà à la production d'autres séries du genre comme Preacher, Future Man et The Boys. Au programme : un portage animé fidèle au comics, dans ce qu'il avait de bon et de moins bon...

Invincible, saison 1 (2021) :

Nolan Grayson (J.K. Simmons) a une double identité : marié à Debbie (Sandra Oh), il est le père du jeune Mark (Steven Yeun), mais en parallèle, il est aussi Omni-man super-héros tout-puissant qui protège la Terre. Lorsque Mark développe ses propres pouvoirs, cependant, la donne change, et la vie des Grayson en est à jamais bouleversée...

Avec ses 144 numéros au compteur, Invincible est la deuxième grande réussite de la carrière de Robert Kirkman, aux côtés de The Walking Dead. À la fois parodie, satire et hommage au média du comic-book super-héroïque, Invincible est considérée, par beaucoup, comme une œuvre d'une grande qualité, aidée par un certain savoir-faire de l'auteur en matière de rebondissements brutaux déconstruisant les codes de ce genre, et un recours implacable au gore et à la violence totalement gratuits ("pour retranscrire la puissance qu'auraient de tels personnages IRL").

Mais 144 numéros (et de multiples séries et mini-séries dérivées), soit l'équivalent de 12 années de publication, ça a forcement ses hauts et ses bas, avec des schémas répétitifs (Invincible et ses alliés se font démolir, dans un bain de sang de plusieurs numéros, par un ennemi surpuissant, se remettent pendant plusieurs autres numéros, et reviennent plus forts et plus décidés que jamais - ce que j'appelle le syndrome shonen/DBZ), ses résolutions faiblardes (Kirkman ayant une fâcheuse tendance, au fil du temps, à se désintéresser de telle ou telle intrigue, au profit d'un personnage secondaire qui l'amuse, ou d'un idée qui le titille), ses coups de buzz pas toujours très pertinents ou probants (avortement, viol, mort surprise rapidement désamorcée, etc), ses personnages féminins au développement discutable (Atom Eve, notamment), ses digressions inutiles, ses crossovers et tie-ins un peu creux avec tout le catalogue Image, bref, il y a du bon et du mauvais au fil de ces nombreux numéros d'Invincible, et ce quand bien même les fans de comics auraient tendance à refuser de voir les défauts du titre.

Cela dit, j'ai beau ne pas être aussi enthousiaste que beaucoup de lecteurs de la bande dessinée, je dois bien admettre sa longévité. Et s'il y a bien une chose que je ne peux retirer à cette adaptation animée, c'est sa fidélité aux grandes lignes de l'œuvre originale.

Et c'est probablement pour cela que je n'ai pas grand chose à dire sur le programme dans son ensemble : il adapte assez fidèlement les premiers arcs de la série, en changeant quelques détails çà et là, en modifiant la temporalité et l'ordre de certains événements, et en faisant des choix créatifs finalement assez vains : on pourrait discuter de la manière dont la série affaiblit considérablement le twist fondateur de la version papier (la nature réelle de Nolan) dès son pilote, voire même dès son affiche promotionnelle originale, en en faisant une sous-intrigue saisonnière (les autres personnages vont-ils découvrir à temps que c'est un maychant ?) et en impliquant Damien Darkblood, un pseudo-Hellboy ; tout comme l'on pourrait se demander si c'était bien utile d'avoir fait une sorte de tri dans les sous-intrigues des deux ou trois premières années de la bd, d'avoir tout condensé en huit épisodes, tout ça pour retomber au même point qu'à la fin du premier gros arc du comic-book (à savoir les douze premiers numéros) - ça donne un peu l'impression que Kirkman (qui a écrit deux épisodes de la saison, et pas forcément les meilleurs), voulait simplement profiter de l'occasion pour faire son George Lucas ou son Zack Snyder, et revenir sur son œuvre passée pour "l'améliorer".

Mais bon, tout cela est clairement un choix assumé, et le spectateur lambda, qui n'a pas lu la bd originale, ne verra pas la différence.

À l'identique, il ne percevra pas forcément les efforts de la série pour être plus "de son temps", avec l'ajout d'une dose perceptible et gratuite (mais pas gênante) d'inclusivité et de diversité ethnique et sexuelle : Amber devient afro-américaine, Mark et sa mère sont asiatiques, Rex a la peau mate, le meilleur ami de Mark est ouvertement gay (et flamboyant), Black Sampson est nettement plus présent, certains personnages secondaires ont été genderswapped pour accroître le nombre de personnages féminins, les motivations des uns et des autres ont été modifiées pour leur donner plus à faire (ici, tout le monde se doute très tôt du caractère malfaisant de Nolan)...

Par contre, s'il y a bien un point qui ne change pas, c'est le côté gore décomplexé du récit, encore amplifié par le média de l'animation (et parfois tout aussi lassant que sur le papier), et un certain trait un peu simplifié (qui n'est pas sans rappeler l'animation DC comme Young Justice).

C'est peut-être d'ailleurs au niveau technique que j'aurais le plus à redire : l'animation, fluide et dynamique durant les combats, est beaucoup plus statique et plate le reste du temps ; le doublage, plutôt compétent (beaucoup d'acteurs connus, peut-être même trop tant bon nombre d'entre eux n'ont guère plus de trois ou quatre lignes de dialogue), m'a parfois semblé hors-sujet (j'aime beaucoup JK Simmons, mais quelque chose ne colle pas entre sa voix et le physique de Nolan ; idem pour Walton Goggins en Cecil) ; et l'illustration musicale (principalement les chansons choisies) n'ont pas du tout fonctionné sur moi.

Mais à part ça ? C'est un mélange de sang, d'hommages aux récits de super-héros d'antan, de combats, de soap adolescent, de digressions pas toujours utiles, et ça a un rythme très inégal... comme le comic-book.

Adaptation plutôt réussie, donc, et si l'on est fan de la bande dessinée, l'on devrait être fan de cette version.

Après... on peut se demander si cette déconstruction ultra-violente de la figure super-héroïque est toujours très pertinente aujourd’hui, vu qu'elle est dorénavant devenue plus ou moins la norme du genre sur le câble et en salles (The Boys est déjà passé par là pour montrer un simili-Superman ultra-violent, Snyder idem, Millar aussi, et d'ailleurs Jupiter's Legacy arrive bientôt). Mais les fans semblent en redemander, donc au point où nous en sommes, c'est plutôt une question d'offre et de demande que de réelle pertinence.

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Un film, un jour (ou presque) #1434 : Justice Society - World War II (2021)

Publié le 7 Mai 2021 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, DC, Fantastique, Jeunesse, Review, Science-Fiction, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Justice Society - World War II (2021) :

Alors qu'il tente d'aider Superman (Darren Criss) à vaincre Brainiac (Darin De Paul), Flash se retrouve projeté durant la Seconde Guerre Mondiale, où il rencontre Wonder Woman (Stana Katic), à la tête de la Justice Society. À leurs côtés, Barry Allen (Matt Bomer) va affronter les Nazis puis les Atlantes d'Aquaman (Liam McIntyre), contrôlés par un mystérieux antagoniste...

Un long-métrage d'animation DC assez décousu, et pour cause : une partie des idées de ce scénario provient d'une série d'animation Wonder Woman avortée, ce qui explique que l'on a fréquemment l'impression d'un récit épisodique aux chapitres collés bout à bout : une introduction sur Wonder Woman à la recherche d'artefacts nazis (qui ne seront plus mentionnés de tout le film), puis le présent (avec Barry et Iris, Superman, tout ça), puis retour en arrière pour l'intégration de Barry au sein de la Society, puis un passage en sous-marin à la recherche d'un signal étrange, puis l'Atlantide contrôlée par un méchant, puis une invasion terrestre par les Atlantes et leurs Kaijus, puis retour au présent pour la fin de Superman/Brainiac, etc, etc...

Alors certes, dans l'absolu, tous ces éléments restent liés avec plus ou moins de bonheur dans un tout qui se regarde facilement ; mais cela n'empêche pas une vrai impression de patchwork, comme si l'on avait assemblé plusieurs intrigues de films, un peu à l'arrache, en mettant fortement l'accent sur Wonder Woman, Aquaman et Flash, sur la simple base de leur popularité actuelle au box-office et à la télévision.

À l'identique, on s'aperçoit rapidement que certains choix créatifs découlent directement d'un format sériel, où les personnages auraient été naturellement plus développés, notamment au niveau de la Society : ainsi, le film insiste sur la romance Hawkman/Black Canary... avant de tuer Hawkman en cours de route, sans que le tout n'ait vraiment d'impact émotionnel. Plus embêtant, il fait ensuite à nouveau de même avec Steve Trevor/Diana, pour un rebondissement tragique affaibli par les événements préalables.

Il y a aussi cette affaire de Clark Kent, reporter de guerre individualiste qui cache ses pouvoirs et refuse de s'impliquer dans la guerre contre les Nazis... sauf à la toute fin du film, dans un Deus Ex Superman particulièrement télégraphié (qui n'est pas sans rappeler à la Justice League de Snyder/Whedon) : ça aurait pu fonctionner avec plus de développement, plus de place pour respirer (honnêtement, toute la sous-intrigue sur Aquaman est vraiment de trop, il aurait été aussi simple d'avoir un méchant Nazi qui réussit à réveiller un Kaiju ou quelque chose du genre, plutôt que ce que l'on a là) ou moins de personnages secondaires.

Ce qui est frustrant, en fait, c'est que malgré tous ces défauts structurels et narratifs, j'ai plutôt apprécié cette proposition : en fait de Justice Society, c'est plutôt une version alternative de la JLA, et le contexte historique donne lieu à un trait presque cell-shadé, à un générique délibérément rétro, et à un univers intrigant, pas loin de celui de DC Bombshells.

Mais toute cette histoire de "Barry retourne dans le passé qui n'est pas le passé mais un univers parallèle et y découvre qu'ensemble, on est plus fort que tout seul, juste à temps pour retourner fonder la JLA dans son univers d'origine" fait honnêtement pièce rapportée, un dispositif narratif alourdissant malheureusement un film qui aurait pu être quelque chose de similaire à Justice League : The New Frontier, à une époque différente.

3.25/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Un film, un jour (ou presque) #1432 : Archenemy (2020)

Publié le 5 Mai 2021 par Lurdo dans Action, Animation, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Review, Science-Fiction, Thriller, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Archenemy (2020) :

Super-héros en provenance de la planète Chromium, Max Fist (Joe Manganiello) a été expulsé de sa dimension natale lors d'un combat avec son ennemie jurée (Amy Seimetz), et il a atterri sur Terre, privé de ses pouvoirs. Du moins, c'est ce que Max, un clochard drogué et alcoolique, raconte à qui veut l'entendre, et notamment à Hamster (Skylan Brooks), un adolescent qui se rêve journaliste, dont la sœur (Zolee Griggs) est impliquée dans un trafic de drogues...

Un long-métrage indépendant pseudo-super-héroïque, qui utilise la question maintenant assez classique "est-il un vrai super-héros, ou simplement un clochard délirant et dépressif ?" (Defendor et autres films du même genre ne sont pas loin) pour donner naissance à ce qui ressemble fortement à un récit très "inspiré" par le comic-book The Maxx, mais sans budget.

Pour pallier ce manque, le réalisateur/scénariste insère fréquemment des passages animés (plus proches du motion comic que de l'animation pure et dure) souvent abstraits et psychédéliques, qui lui permettent de narrer, par le biais de la voix off de Manganiello, les aventures théoriques de son héros sur la planète Chromium.

Soit. Le problème, c'est que je n'ai pas du tout accroché à ce métrage à la réalité urbaine et crasseuse, aux deux personnages principaux peu sympathiques (la dealeuse de drogue et son frangin apprenti journaliste de rue), à son Manganiello grommelant, à Paul Scheer en mode dealer déglingué, à cette bande originale agressive et bruyante, ou encore à cette narration et à ce récit assez brouillons et décousus.

Et puis difficile de vraiment s'intéresser au tout lorsqu'un rebondissement de toute dernière minute (l'irruption de la nemesis du héros) relance trop tardivement la machine, avec une conclusion prévisible qui donne l'impression d'un pilote de série plus que d'autre chose.

Mwébof.

2/6

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Les bilans de Lurdo : Solar Opposites, saison 2 (2021)

Publié le 25 Avril 2021 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Les bilans de Lurdo, Review, Science-Fiction, USA, Hulu

Soyons francs : la saison 1 de Solar Opposites, série d'animation en 8 épisodes d'une vingtaine de minutes créée pour la Fox (puis sauvée par Hulu) par Justin Broiland (Rick et Morty) et Mick McMahan (Lower Decks) valait principalement pour son intrigue secondaire récurrente dite "du Mur", qui suivait l'évolution de la société recréée dans un terrarium par tous les humains miniaturisés et enfermés là par les aliens du programme. 

Une intrigue secondaire plus sérieuse que les intrigues principales, et qui se permettait même quelques moments d'émotion totalement inattendus. En comparaison, les mésaventures de Korvo et de son petit groupe peinaient à passionner ou même à surprendre, se contentant de singer Rick & Morty sans en avoir le nihilisme existentiel ou l'ambition thématique : c'était sympatoche à regarder, mais aussi totalement dispensable.

Pour cette deuxième saison, on prend les mêmes et on recommence, mais avec à nouveau 8 épisodes de 25 minutes, on peut se demander si cette saison 2 va connaître le même sort créatif que précédemment...

Solar Opposites, saison 2 (2021) :

La vie dans le Mur continue paisiblement, désormais sous le contrôle de Tim. Mais un tueur en série commence à décimer la population miniaturisée... À l'extérieur, Korvo et sa bande continuent leur petite vie tranquille.

Une saison 2 qui m'a laissé tout aussi mitigé que la première... voire même plus.

Il faut dire que huit épisodes, c'est très peu pour construire quoi que ce soit, surtout lorsque l'on consacre une partie de ces épisodes au Mur. Un Mur qui, ici, est bien moins efficace et intéressant qu'en saison 1 : les scénaristes font le choix d'utiliser les personnages du Mur pour faire une parodie de procedural générique, avec un ancien scénariste de Bones qui mène l'enquête. Pas particulièrement drôle, pas particulièrement inspiré, tout ça débouche sur un septième épisode consacré à Chérie, qui a (sans surprises) survécu à la saison 1.

On a alors droit à un épisode complet racontant sa survie dans le jardin de la maison, assaillie par un opossum, ainsi que la manière dont elle s'est rapprochée du Duke, lui aussi en vie, alors même qu'elle était enceinte de Tim. Mouais. À vrai dire, cette saison, le Mur ressemblait plus à de la transition et du surplace qu'à quelque chose de vraiment probant.

Et du côté des Solar Opposites (puisque les personnages se surnomment désormais ainsi, résumant ainsi d'un clin d'œil méta et goguenard les scénarios de chaque épisode : "ah, cette semaine, les Solar Opposites partent en camping !"), c'est toujours la même routine, à mi-chemin entre les délires habituels de Rick et Morty, la vie de famille des Simpsons et le jusqu’au-boutisme de Cartman dans certains épisodes de South Park.

On a ainsi un premier épisode durant lequel Korvo et compagnie partent à Londres pour y rencontrer une autre "famille" extraterrestre bien plus orthodoxe qu'eux (avec un début de grosse scène de bataille entre les deux familles... scène interrompue par un post-it du scénariste demandant une rallonge budgétaire pour cette bataille) ; un épisode qui voit Cartman Korvo organiser une force de police (aidée de précogs) pour faire respecter une sorte de prohibition-bis et empêcher les dinner parties des hipsters et de Terry ; une parodie de la rom-com Entre Deux Rives, dans laquelle Korvo envoie (via un portail temporel) des lettres à un Terry enfant, pour changer son moi présent, tandis qu'en parallèle, Yumyulack se conçoit une bite énorme pour bénéficier d'une big dick energy dantesque et dominer ses compagnons de classe (forcément, dans les deux cas, ça dégénère assez vite) ; diverses parodies de films lorsque le groupe se perd dans les bois et recrée une ville de toutes pièces ; une variation sur le thème de Very Bad Trip lorsque Korvo retrouve son Goobler rouge et devient son témoin de mariage ; une histoire de cochon mutant ; et le grand final, qui confronte le groupe à une nouvelle mutation de Pupa, et oblige les Shlorpiens à faire face à leur mortalité.

Honnêtement, rien de désastreux dans tout ça, mais trop souvent, on se dit "tiens, ça me rappelle beaucoup X ou Y, mais en plus superficiel et en moins original". Et c'est probablement là le problème principal de Solar Opposites : son côté très dérivatif, qui empêche de pleinement apprécier ces personnages et leurs mésaventures.

Peut-être que si les scénaristes osaient un fil conducteur plus présent, ou si la série faisait plus de 8 épisodes, cela permettrait de donner plus de corps à la série. En l'état, ça reste amusant, mais plutôt anecdotique, et jamais suffisamment original.

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Un film, un jour (ou presque) #1422 : Meet the Patels (2014)

Publié le 21 Avril 2021 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Documentaire, USA, Romance, Review, Animation, Inde

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Meet the Patels (2014) :

Documentaire écrit et réalisé par Ravi Patel (un acteur) et sa sœur Geeta, tous deux indo-américains, et qui, à l'approche de la trentaine, sont confrontés aux traditions de leur famille et de leur culture, à savoir le mariage arrangé.

Sous la caméra de Geeta, on suit ainsi Ravi, fraîchement séparé d'une Américaine après deux ans de relation, et qui, encore blessé par cette rupture, se laisse embarquer dans le tourbillon des rendez-vous arrangés par ses parents, plus que décidés à trouver une "âme sœur" à leurs deux enfants.

Un tourbillon qui l'emmène aux quatre coins des USA, mais aussi en Inde, et qui le confronte à de nombreux thèmes assez intéressants, comme les classes sociales, l'élitisme de certains groupes ethniques, les sites de rencontre spécialisés, etc... des thèmes qui tiraillent Ravi, situé au carrefour de l'Inde et des USA, entre tradition et modernité.

Plutôt sympathique, ce métrage, car assez dynamique, ludique (il alterne séquences animées et séquences filmées), et visiblement sincère, même si l'on ne peut s'empêcher de voir venir la fin du métrage bien à l'avance, compte tenu de la personnalité du protagoniste, et du fil narratif évident développé dans le documentaire.

4/6

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Un film, un jour (ou presque) #1418 : Monsieur Link (2019)

Publié le 15 Avril 2021 par Lurdo dans Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Monsieur Link (Missing Link - 2019) :

En 1886, Sir Lionel Frost (Hugh Jackman), chasseur de créatures légendaires, lance un défi au club d'explorateurs dont il aimerait faire partie : il va trouver le Sasquatch, et ramener la preuve de son existence. Mais lorsqu'il rencontre enfin ce Sasquatch (Zach Galifianakis), il s'aperçoit que ce dernier est un être paisible et civilisé qui n'a qu'une envie : voyager jusqu'au Tibet, pour y trouver ses cousins les Yétis. Frost accepte alors de l'y emmener, sans savoir que ses rivaux, au club, ont envoyé sur leurs traces un chasseur de primes (Timothy Olyphant)...

Un film d'animation des studios Laika assez fidèle à la réputation de ce dernier, à savoir des films en stop-motion techniquement bluffants, au service de récits sympathiques et attachants, à défaut de jouer dans la même catégorie que les "grands" studios d'animation.

Ici, avec cette histoire très Tour du Monde en 80 jours, au doublage plutôt bon, on visite le monde de manière ludique et aventureuse, en compagnie de personnages attachants et bien caractérisés (j'ai vraiment apprécié ce Sasquatch timide, poli et gentleman, doublé par Zach Galifianakis), et le tout finit par rapidement trouver un rythme de croisière et un humour agréables.

Après, ça reste du Laika : je n'ai jamais eu (sauf exception), une affinité particulière pour les films du studio, qui manquent toujours d'un petit je-ne-sais-quoi pour vraiment me séduire, et ce Missing Link ne change pas la donne : c'est sympathique, c'est gentillet, c'est impressionnant (techniquement parlant), mais ça ne me marquera pas outre mesure.

4/6

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Un film, un jour (ou presque) #1415 : The Crystal Calls - Making the Dark Crystal : Age of Resistance (2019)

Publié le 12 Avril 2021 par Lurdo dans Animation, Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, Fantastique, Jeunesse, Review, Science-Fiction, Netflix, Télévision, USA, UK

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

The Crystal Calls - Making the Dark Crystal : Age of Resistance (2019) :

Documentaire making-of de 82 minutes qui revient sur la création de la série Dark Crystal pour Netflix, en couvrant peu ou prou toutes les étapes de sa production de manière plutôt exhaustive... ou presque.

En effet, si l'on ne pourra pas nier l'ambition et la passion du projet, et de toutes les personnes impliquées (Egerton, notamment, a l'air très motivé et fan du film original et de Labyrinth), on reste ici devant un long-métrage avant tout promotionnel, à la gloire des Henson, de Netflix et de Louis Leterrier, encensé par tout le monde comme étant un génie créatif visionnaire, etc.

Paradoxalement, cela dit, Leterrier est l'une des rares personnes (doubleurs exceptés) impliquées dans la production du projet à ne jamais s'exprimer dans le documentaire : sa compagne, Cameron Richardson, est présente, les exécutifs de Netflix et de la Jim Henson Company sont là, certains des doubleurs aussi, les marionnettistes, les costumiers, les éclairagistes, les techniciens, le directeur de la photographie, le compositeur, le showrunner Javier Grillo-Marxuach, Brian Froud et sa famille, etc, etc, etc, tout le monde est là... sauf Leterrier (il avait piscine, ce jour-là ?).

Une absence qui se remarque, même si, in fine, elle ne change pas grand chose au métrage, qui se veut un éloge du marionnettiste à l'ancienne, et de ce projet unique en lequel tout le monde croyait clairement beaucoup.

On ne peut pas les en blâmer, compte tenu du boulot abattu... mais on se dit aussi que la méthode Netflix (et sa carte blanche, sauf en ce qui concerne le format des séries) a aussi tendance à amener toutes les personnes impliquées à travailler dans une bulle, et à manquer parfois un peu de recul sur le travail abattu. Dommage.

4/6

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Les bilans de Lurdo : The Dark Crystal - Le Temps de la résistance, saison 1 (2019)

Publié le 11 Avril 2021 par Lurdo dans Review, Critiques éclair, Télévision, Fantastique, Romance, Drame, Action, Les bilans de Lurdo, Aventure, USA, Animation, UK, Netflix

Après The Dark Crystal, place à sa suite télévisée, une série de 2019 produite par Netflix, et annulée au terme de sa diffusion...

The Dark Crystal - Le Temps de la résistance, saison 1 (The Dark Crystal - Age of Resistance - 2019) :

Produit de l'exploitation intensive du Cristal de la vérité par les Skeksis, une corruption étrange s'étend progressivement dans le monde de Thra. Mais lorsque les Skeksis commencent à sacrifier d'autres êtres vivants pour consommer leur force vitale, plusieurs jeunes Gelflings, issus des divers clans vivant sur Thra, unissent leurs forces pour se lever contre le pouvoir de leurs oppresseurs... 

Série préquelle au film The Dark Crystal de 1982, Le Temps de la Résistance est un projet assez typique de Netflix, car surfant totalement sur la vague d'une nostalgie des années 80, qui ramène à la vie des propriétés intellectuelles de l'époque, quelles qu'elles soient, en espérant toucher le gros lot.

Ici, c'est donc vers Dark Crystal que Netflix s'est tournée, un choix improbable tant le film original était le dernier chapitre d'une histoire ; ce qui, forcément, pose des problèmes lorsque vient le moment de concevoir une préquelle, un peu comme Lucas l'a découvert lors de la conception de ses propres préquelles.

En effet, lorsque le dernier chapitre de votre histoire (et le monde mystérieux et magique qu'il laisse deviner) est son moment le plus fort et le plus passionnant, quel intérêt, ensuite, de raconter en détails les premiers actes de ce récit, et de répondre à toutes les questions (inutiles) sous-entendues par l'ultime chapitre ?

C'est d'autant plus vrai pour Dark Crystal que le postulat même du film imposait un génocide des Gelflings par les Skeksis : autrement dit, tous les personnages gelflings d'une éventuelle préquelle ne pouvaient que finir par succomber aux Skeksis, à un moment ou un autre...

Cela n'a cependant pas fait peur au réalisateur Louis Leterrier et aux studios Jim Henson, qui ont retroussé leurs manches, et se sont donc attelés à la production de 10 épisodes d'une heure, narrant cette période précise de l'histoire de Thra : lorsque les Skeksis ont commencé à massacrer des Gelflings, et que ces derniers ont commencé à se rebeller.

Un parti-pris créatif qui, d'un côté, laisse perplexe sur l'intérêt intrinsèque de la série (spoiler : la saison donne l'impression de se conclure en queue de poisson, préparant une suite plus belliqueuse qui ne viendra jamais et se concluant par la création des Garthims), mais de l'autre, permet à l'équipe créative de se montrer très ambitieuse, tant scénaristiquement que visuellement parlant.

Entre les effets numériques, les décors naturels, les multiples marionnettes, la musique enveloppante, on ne peut nier que la reconstitution de l'univers de Dark Crystal est dès plus spectaculaire et réussie : le monde de Thra est chatoyant, luxuriant, peuplé d'innombrables créatures, petites et grandes, aggressives et paisibles, etc.

Comme dans le film d'origine, on a l'impression d'un univers vivant, et c'est bien là la plus grande réussite de cette série : une passion pour ce monde, ces personnages, qui se retranscrit à tous les niveaux de la production et qui donne vie à l'écosystème de Thra.

Malheureusement, derrière cette apparence séduisante, le programme tourne parfois à vide. Pas forcément de par son manque d'enjeux (encore que), mais plus parce que, victime d'une combinaison de Netflix bloat (plus de 10 heures pour raconter ce qui aurait très bien pu tenir en 5 heures) et d'une surmultiplication des personnages (le casting vocal, au demeurant très efficace, est long comme le bras, et la série présente tellement de personnages qu'on finit par en oublier la moitié en cours de route), le programme peine fréquemment à passionner.

Alors certes, j'avoue que l'absence de véritable facteur nostalgie, dans mon cas, a probablement joué en défaveur de cette série (si ça avait été une série Labyrinth, je pense que je me serais certainement montré plus indulgent ^^), tout comme le fait que j'ai toujours trouvé les Gelflings particulièrement raides et inexpressifs...

(d'ailleurs, parenthèse, mais les Gelflings 2.0 sont un vrai progrès par rapport à ceux du film original, plus divers, mieux animés et plus vivants, aux expressions renforcées par le numérique... mais paradoxalement, la seule qui se démarque vraiment de ses semblables, c'est Deet, notamment grâce à son doublage par Nathalie Emmanuel, et à sa relation avec l'attachant Hup)

Mais tout de même : au delà du facteur Madeleine de Proust et de l'indéniable réussite visuelle et artistique, cette série Dark Crystal m'a laissé mitigé : je salue indéniablement le travail abattu et l'ambition du projet, mais je ne peux m'empêcher de penser qu'au format mini-série de 6 x 60 minutes, le Temps de la Résistance aurait été bien plus efficace.

Le récit aurait ainsi été débarrassé de toutes ces digressions inutiles (Andy Samberg en Skeksis excentrique, mouais, pourquoi pas, mais de manière générale, la série est bien trop fascinée par les magouilles des Skeksis pour son propre bien), de tous ces moments un peu trop référentiels (L'Ascendance des Arathims qui s'exprime comme les mains de Labyrinth, Seladon qui bascule du côté obscur et se relooke façon Legend, le double glaive du pouvoir très Musclor, les manigances familiales à la Trône de Fer...) et de cette impression de montée en puissance très progressive (dans la deuxième moitié de la saison) qui freine des quatre fers en arrivant sur la ligne d'arrivée.

En l'état, cette série est frustrante, comme un projet qui aurait trop longtemps mijoté sur les fourneaux, trop souvent changé de forme et de format, et qui finalement se serait cristallisé sous un aspect un peu bâtard, narrativement inégal et laborieux, mais visuellement et créativement remarquable.

Cet aspect visuel compense presque les faiblesses du récit, et nul doute que les spectateurs nostalgiques seront prêts à pardonner ces dernières, pour le simple plaisir de retrouver le monde de Thra. De mon côté, je suis resté un peu sur le banc de touche, à observer le tout sans être vraiment passionné ou captivé, tout en reconnaissant les qualités artistiques du projet.

Et à ce titre, je ne suis pas forcément surpris du non-renouvellement d'un programme à ce point coûteux, mais finalement commercialement peu viable, tant c'est un programme de niche, s'adressant à une tranche démographique très particulière et restreinte.

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

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Un film, un jour (ou presque) #1414 : Dark Crystal (1982)

Publié le 9 Avril 2021 par Lurdo dans Review, Critiques éclair, Cinéma, Fantastique, Drame, Jeunesse, Aventure, Animation, USA, UK

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Dark Crystal (The Dark Crystal - 1982) :

Ravagée par les Skeksis, qui ont mis la main sur le Crystal de la Vérité leur permettant de vivre éternellement et l'ont exploité jusqu'à le fissurer, la planète Thra est au bord de l'extinction écologique. Jen, ultime représentant de la race des Gelflings, reçoit alors de Maître UrSu, qui l'a élevé, un dernier message d'espoir : une conjonction céleste va bientôt avoir lieu, et, à cette occasion, Jen est destiné à retrouver un éclat perdu du Cristal, afin de guérir ce dernier, et de mettre un terme au règne de terreur des Skeksis. C'est là le début d'une quête épique et dangereuse...

Un cas assez à part dans le cadre de ma cinéphilie, puisque je n'ai pas revu ce Dark Crystal depuis plus de 30 ans, et que je n'en garde aucun souvenir. Pourtant, je suis plutôt fan du travail de Jim Henson et de Brian Froud (Labyrinth reste l'un de mes films préférés), mais quelque chose m'a toujours empêché de me replonger dans l'univers des Gelflings et de Skeksis, et je n'ai par conséquent jamais eu la moindre nostalgie pour le film, pour ses personnages, pour son univers, etc.

En le revoyant aujourd'hui, la première chose qui me frappe (et ce, dès les premières secondes du métrage), c'est la musique de Trevor Jones, une musique très particulière, mais qui dès ses premières notes, me met étrangement mal à l'aise. Je ne me l'explique pas, mais, plus que les créatures, les Skeksis décatis, l'ambiance générale, etc, ce sont ces quelques notes d'ouverture du thème principal qui me troublent, et ont tendance à me rebuter.

Peut-être est-ce là la raison pour laquelle je n'ai jamais eu envie de revoir le film... mais pas que : j'ai toujours eu du mal avec son script un peu trop basique dans son application du monomythe, avec son protagoniste insipide et inexpressif au possible, avec sa narration omniprésente qui alourdit cette aventure, et avec le design un peu brouillon des Skeksis (les scènes d'intérieur des Skeksis ont un peu tendance à être à la fois surchargées - l'apparence et les tenues des Skeksis - et ternes - couches de tons gris et marrons sur couches de tons gris et marrons).

Pourtant, en soi, Dark Crystal est une œuvre indubitablement ambitieuse, et visuellement somptueuse. L'univers de Thra est splendide, regorge de vie et d'inventivité, et possède un certain charme suranné, qui n'est pas sans rappeler celui des forêts de studio de Legend. L'attention portée au moindre détail de cet univers par l'équipe Henson est palpable, et d'un point de vue technique, le film est une réussite.

Reste que l'univers de Dark Crystal et son histoire ne parviennent toujours pas à m'enchanter, et à m'ôter ce sentiment de malaise que j'éprouve avant même la première apparition à l'écran du moindre personnage. Peut-être que la série préquelle y parviendra.

À voir ce dimanche...

4/6

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Un film, un jour (ou presque) #1399 : Raya et le dernier dragon (2021)

Publié le 24 Mars 2021 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Disney, Fantastique, Jeunesse, Review, USA

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Raya et le dernier dragon (Raya and the Last Dragon - 2021) :

Pour lutter contre les forces maléfiques qui envahissent lentement son royaume depuis que les divers clans le formant se sont déchirés et que les derniers Dragons protecteurs ont disparu, Raya (Kelly Marie Tran) arpente le pays à la recherche des fragments d'une pierre précieuse renfermant la magie des dragons. Avec l'aide de Sisu (Awkwafina), la dernière des dragonnes, et d'un groupe hétéroclite de compagnons, Raya va tout tenter pour sauver la planète de la destruction...

Dernier Disney en date, sorti à la fois sur Disney + et en salles, Raya et le dernier dragon se voulait un pas de plus dans la direction de la diversité et de la représentativité ethnique, ce qui n'est jamais une mauvaise chose.

Léger bémol pour moi, cependant : une absence totale d'affinité ou de réel intérêt de ma part pour l'esthétique sud-asiatique dont s'inspire grandement ce métrage animé pour donner naissance à son univers, un univers au carrefour des cultures et qui n'a pas été sans m'évoquer le monde d'Avatar, le dernier maître de l'air, notamment pour ses divers clans que l'héroïne tente d'unir.

Après, je mentirais en disant que je n'ai pas été agréablement surpris : contre toute attente, et malgré un récit assez balisé (principalement dans sa dernière ligne droite), j'ai trouvé le tout plutôt sympathique, tant au niveau de ses personnages secondaires (j'ai un faible pour Tuk Tuk, le chien-tatou de l'héroïne) que de son récit et de son esthétique.

Awkwafina, notamment, est comme toujours excellente dans son rôle, et ce quand bien même les dialogues et les expressions un peu trop modernes de sa dragonne (et de Raya elle-même, d'ailleurs) jurent un peu avec le décorum de cet univers de fantasy asiatique (c'était probablement voulu, mais en l'état, c'est à la fois trop peu pour fonctionner, et un peu trop pour être imperceptible - le postérieur entre deux chaises, en somme).

Bref, Raya, c'est techniquement très réussi (Disney oblige), c'est bien doublé et c'est divertissant (sans oublier l'avantage de ne pas avoir de chansons insipides toutes les dix minutes) ; cependant, tout cela ne suffit pas forcément pour en faire autre chose qu'un énième long-métrage Disney compétent, bien produit mais finalement pile dans la moyenne du studio - ça ne marquera pas forcément éternellement les mémoires et ça ne sera jamais un nouveau classique du genre... mais après tout, est-ce vraiment ce qu'on lui demandait ?

Un petit 4/6

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Un film, un jour (ou presque) #1395 : SEMAINE SAINT PATRICK - Lucky (2019)

Publié le 18 Mars 2021 par Lurdo dans St Patrick, Animation, Action, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, Télévision, USA, Nickelodeon, Irlande

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Et cette semaine, le blog se met à l'heure de l'Irlande, pour célébrer la Saint Patrick !

Lucky (2019) :

Leprechaun malheureux depuis que l'or de ses ancêtres a été dérobé par un dragon, Happy McSweeney (Gunnar Sizemore) et ses amis - Shannon (Kira Kosarin) l'elfe aventureuse, Reggie (Flula Borg) le gremlin destructeur et Sammy (Ron Funches) le géant bienveillant - découvrent que ce trésor est aux mains du maléfique Houlihan (Mark Hammill)... et ils décident de le récupérer.

Un moyen métrage de 42 minutes produit par et pour la chaîne Nickelodeon par d'anciens scénaristes et animateurs de chez Dreamworks, ce Lucky n'est pas désagréable à suivre, loin de là : c'est plutôt bien produit, visuellement amusant et ludique, avec un univers sympathique et bigarré, et un rythme soutenu.

Peut-être un peu trop, d'ailleurs, puisqu'on retombe vite dans une frénésie gratuite typique d'une certaine catégorie de dessins animés pour enfants, et qui dissimule un peu, derrière une énergie surmultipliée, les faiblesses de son écriture. Ici, en l'occurrence, je ne peux pas dire que j'aie été convaincu par Reggie, le personnage supposément comique et chaotique du métrage, dont les tentatives d'humour tombent fréquemment à plat.

Par chance, le doublage est globalement plutôt bon (même si Flula Borg atteint ici aussi ses limites), et la musique punk celtique donne un peu de punch au tout... mais bon, ça reste relativement anecdotique.

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1392 : SEMAINE SAINT PATRICK - Le Peuple loup (2020)

Publié le 15 Mars 2021 par Lurdo dans St Patrick, Apple, Action, Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, UK, Irlande

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Le Peuple loup (Wolfwalkers - 2020) :

En 1650, sous l'autorité de l'implacable Lord Cromwell, la ville irlandaise de Kilkenny vit cloîtrée derrière des murs, à l'abri des hordes de loups vivant dans la forêt toute proche. Mais Robyn, la fille de Bill Goodfellowe, le chasseur de loups de la ville, n'a qu'une idée en tête : accompagner son père en forêt, malgré son refus, et l'aider dans sa chasse. Elle brave alors l'interdit, et croise le chemin de Mebh, une fillette vivant avec les loups, car capable, comme sa mère, de se transformer la nuit en l'un de ces animaux...

Qui dit Irlande et film d'animation dit bien entendu Brendan et le Secret de Kells, ainsi que Le Chant de la Mer, collaborations entre le réalisateur et scénariste irlandais Tomm Moore, et le compositeur Bruno Coulais : des films d'animation empreints de tradition et d'atmosphère celtique, particulièrement réussis tant visuellement que thématiquement.

Et donc Moore et Coulais remettent le couvert avec ce Wolfwalkers, sorti directement sur la plateforme Apple Tv aux USA, et qui s'inscrit directement dans la continuité artistique et thématique des deux autres films du réalisateur : c'est beau, c'est poétique, c'est enchanteur et magique, et ce n'est pas sans rappeler Kells, avec cette ville fortifiée entourée d'une forêt sauvage et pleine de mystère.

Seul bémol, peut-être, un côté très prévisible de son dernier acte, qui fait que l'on voit venir bien à l'avance la dernière ligne droite du film ; et peut-être aussi le manque de communication entre Robyn et son père, qui est parfois tellement forcé (avec les personnages qui s'interrompent systématiquement alors qu'ils sont sur le point de s'expliquer des éléments importants de l'histoire) qu'il en devient un peu frustrant.

Un poil (de loup) en dessous des deux films précédents, donc, en ce qui me concerne, mais cette légère faiblesse est amplement compensée par le graphisme et l'animation du métrage, vraiment remarquables.

4.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #1391 : La Vallée des lanternes (2018)

Publié le 12 Mars 2021 par Lurdo dans Animation, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, Canada

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La Vallée des lanternes (Valley of the Lanterns - 2018) :

Dans la vallée où est établie sa petite bourgade, Olistene fabrique, depuis son enfance, les lanternes en papier qui servent lors de la fête annuelle de sa communauté. Mais vieillissante et malade, elle peine à poursuivre sa mission, alors même que, têtue, elle refuse toute aide de la part de son petit-fils Porter. Elle préfère se tourner vers une vieille légende locale, selon laquelle un certain portail de pierre, une fois illuminé par une lanterne éternelle, permet de revivre encore et encore la dernière année... et d'échapper au passage du temps.

Un film d'animation canadien au style particulier, mêlant des personnages en 3D au design prononcé à des arrière-plans et décors en 2D, pour un résultat qui évite le rendu habituellement fauché des films d'animation indépendants.

Ici, pour peu qu'on adhère à l'esthétique, cette Vallée des Lanternes s'avère un métrage gentillet sur la peur de la vieillesse et de la maladie, combiné à une histoire fantastique de boucle temporelle - c'est assez original et pas inintéressant, plutôt bien doublé et mis en musique, même si c'est loin d'être totalement maîtrisé : il y a des problèmes de rythme évidents, le tout manque un peu de péripéties probantes, et la sous-intrigue du parieur qui devient un antagoniste ne fonctionne que partiellement.

Relativement inégal, donc, mais pas désagréable à suivre.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #1383 : Tom et Jerry (2021)

Publié le 2 Mars 2021 par Lurdo dans Animation, Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Review, USA, HBO

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Tom et Jerry (2021) :

Kayla (Chloë Grace Moretz), une jeune arnaqueuse sans le sou, parvient à décrocher un poste au Royal Gate, un hôtel luxueux de New York, où doit se tenir le mariage de Preeta (Pallavi Sharda) et Ben (Colin Jost), deux célébrités du net. Mais Kayla n'est pas la seule à arriver à l'hôtel : Jerry, une souris malicieuse, vient de s'y installer, au grand dam des employés, et de Tom, un chat de gouttière auquel Kayla va devoir recourir pour chasser la souris...

J'avoue : je n'ai pas compris ce projet.

Prendre deux personnages animés réputés pour ne pas parler, et pour évoluer dans un univers de slapstick "violent" mais cartoonesque, et en faire les protagonistes d'un film de 90 minutes, c'est déjà un concept assez compliqué à gérer.

Opter pour une origin story expliquant la rencontre des deux personnages, alors qu'un chat vs une souris, ça n'a pas besoin d'explication, mouais.

Confier le tout à Tim Story, faiseur afro-américain spécialisé dans les comédies afro-américaines (qui sont ses meilleurs films : dès qu'il s'essaie à quelque chose de plus mainstream, c'est un flop - et je ne parle même pas des deux 4 Fantastiques...), qui apporte ici une sensibilité urbaine et noire aux antipodes de l'univers présenté (le film s'ouvre sur des pigeons animés qui chantent du hip-hop, l'immense majorité des scènes d'action est illustrée par de la soul détendue, du hip-hop ou des instrumentaux ressemblant de très près à la musique de la pub Nespresso de George Clooney) , c'est un choix que je ne m'explique guère.

Se concentrer à ce point sur les personnages humains, quitte à reléguer Tom & Jerry à de la figuration durant certains pans du film, c'est très discutable.

Et puis opter pour un mélange d'images animées et d'images réelles, façon Roger Rabbit, sans vraiment se donner les moyens de bien intégrer les animaux avec les acteurs (il y a un vrai problème de textures sur ces personnages 3D imitant le rendu 2D des cartoons originaux), c'est se mettre spontanément des bâtons dans les roues.

Mais tout cela aurait pu passer si le film était drôle et rythmé. Malheureusement, ce n'est pas le cas, tout est relativement mou, l'humour est plat et peu inspiré, les acteurs cabotinent (Moretz, Pena) ou sont absents (Colin Jost, qui semble se demander ce qu'il fait là), bref, ça manque vraiment d'énergie et d'intérêt.

Et puis honnêtement, donner brièvement une voix à Tom lorsqu'il chante au piano, et opter pour un truc dégueulasse et auto-tuné, c'était à ne pas faire.

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #1380 : Quest of the Muscle Nerd (2019)

Publié le 25 Février 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Documentaire, USA, Review, Biographie, Science-Fiction, Fantastique, Animation

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Quest of the Muscle Nerd (2019) :

Un documentaire sympatoche, sans plus, retraçant le parcours de Jerry Peacock, un fan de musculation et de cosplay, qui s'est mis en tête d'organiser un panel à ce sujet lors de la Dragoncon d'Atlanta, mettant en scène par la même occasion un concours opposant deux bodybuilders/cosplayers.

D'un côté, Billy, un ami de Jerry, timide fan d'anime, collectionneur de cartes à jouer Yu-Gi-Oh !, et masse de muscles bruts à l'entraînement et au régime relativement amateurs : son projet, se déguiser en un personnage de Pokemon pour le concours, grâce à un costume cousu main par la mère de Jerry.

Face à lui, Jonathan Carroll, un cosplayeur établi au physique sculpté, apprenti-acteur ultra-compétitif et professionnel, aux émotions à fleur de peau, mais possédant un égo certain, et ayant recours aux services d'un studio professionnel de costumes pour concevoir sa tenue de Musclor.

Un face à face dont on suit la préparation en parallèle, et qui n'est pas sans évoquer la structure (et le storytelling un peu manipulateur) d'un King of Kong, avec le n00b amateur plein de bonne volonté, face au vétéran de la scène gentiment égocentrique et n'hésitant pas à dépenser des $$$ pour parvenir à ses fins.

Une manipulation heureusement assez nuancée par le bon fond du tout, qui n'est pas désagréable à suivre, même s'il émane de tout ça un bon parfum d'amateurisme, de désorganisation et, en ce qui concerne le récit, de facilité (le pseudo-suspense sur la présence ou non d'un public sonne assez faux, tant on se doute dès le début qu'il y aura du monde in fine).

Comme je le disais, sympatoche, sans plus.

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1379 : Les Elfkins - Opération pâtisserie (2020)

Publié le 24 Février 2021 par Lurdo dans Animation, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, Allemagne

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Les Elfkins : Opération pâtisserie (Die Heinzels : Rückkehr der Heinzelmännchen - 2020) :

Les Elfkins sont de petits lutins malicieux qui, à Cologne, aidaient autrefois les humains dans leurs tâches les plus pénibles. Jusqu'à ce que ces gnomes, vexés d'être mal considérés par notre race, décident de se replier sous terre, et oublient leur vocation première : aider autrui. Deux siècles plus tard, Helvi (Jella Haase), une Elfkin rebelle et optimiste, décide d'aider Theo (Detlef Bierstedt), un pâtissier déprimé aux prises avec son frère arriviste : avec la coopération de Butz (Leon Seidel) et Kipp (Louis Hoffmann), elle va alors faire fi des mœurs actuelles de son peuple, pour renouer avec leurs traditions...

Un film d'animation allemand plutôt mignon et gentillet, avec des personnages sympathiques, un doublage efficace, un rendu technique tout à fait honorable, et une histoire agréable à suivre, sans être exceptionnelle pour autant.

On devine en effet très vite où tout cela se dirige, comment on va parvenir à la happy end obligatoire, et on lève un peu les yeux au ciel lors des quelques moments "prout" visant à faire rire les plus jeunes, mais dans l'ensemble, ça reste plutôt dynamique et convaincant, avec des thèmes comme le poids de la tradition, la tolérance, le pardon, etc.

Et puis ça m'a rappelé un peu David le Gnome, donc ça fait toujours plaisir.

3.75/6

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Les bilans de Lurdo : Moonbeam City, saison 1 (2015)

Publié le 20 Février 2021 par Lurdo dans Action, Comédie, Critiques éclair, Animation, Les bilans de Lurdo, Policier, Review, Thriller, Télévision, USA, Comedy Central

Série d'animation comique créée par un ancien scénariste de Conan O'Brien et diffusée en 2015 sur Comedy Central, Moonbeam City se veut une sorte de version années 80/Deux flics à Miami de la série Archer (difficile de nier les similitudes), le tout avec un graphisme saturé de néons, initialement basé sur les œuvres de Patrick Nagel, mais ressemblant aussi fortement, dans son esthétique à l'univers anime (notamment Nicky Larson).

Moonbeam City, saison 1 (2015) :

Les enquêtes de Dazzle Novak (Rob Lowe), flic à Moonbeam City sous les ordres de la caractérielle Capitaine Pizzaz Miller (Elizabeth Banks), aux côtés de Chrysalis Tate (Kate Mara), technicienne de laboratoire, et de Rad Cunningham (Will Forte), le grand rival de Novak...

Une série qui met un peu de temps à trouver ses marques, malgré son format court de 10 épisodes de 22 minutes : les premiers épisodes tentent ainsi d'imposer le style du show, un style tant visuel (l'animation est très particulière, assez limitée) que scénaristique, mais ne sont pas forcément très probants. 

En fait, le terme qui définirait le mieux le début de saison de Moonbeam City est "anecdotique" : pas forcément hilarant, pas forcément maîtrisé, le tout ressemble alors beaucoup trop à un Archer sous néons pour vraiment convaincre. Et puis, petit à petit, à mesure que la saison progresse, MC trouve plus ou moins ses marques, développant (souvent de manière absurde) ses personnages (Rad Cunningham, notamment), et partant dans des directions toujours plus improbables.

On finit ainsi par s'attacher à ces bras-cassés souvent déglingués, au fil de leurs enquêtes et de leurs mésaventures, un peu comme on suivrait les personnages d'un Brooklyn 99 prenant place dans des années 80 fantasmées.

Malgré tout, le programme ne décolle jamais totalement, ni ne s'élève au delà du simple divertissement amusant, et il n'est pas forcément surprenant de constater que la série n'a jamais connu un grand succès critique ou public, et s'est arrêtée au terme de cette première et unique saison.

D'ailleurs, pour être franc, j'écris cette critique quelques semaines après avoir terminé la série... et je n'en garde déjà pas grand souvenir - d'où ce bilan assez sommaire.

Mais la série reste tout de même agréable à suivre, portée par des doubleurs qui s'amusent franchement (Kate Mara est excellente, Elizabeth Banks crie un peu trop). À voir, sans s'attendre à un chef d'œuvre.

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

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Un film, un jour (ou presque) #1340 : La grande cavale (2019)

Publié le 27 Janvier 2021 par Lurdo dans Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Review, Thriller, Allemagne, Belgique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

La grande cavale (Spy Cat / Marnie's World / Marnie's Welt - 2019) :

Marnie, une petite chatte casanière et naïve, ne connaît le monde extérieur que par le biais de la télévision et de ses programmes préférés : lorsqu'elle est chassée de chez elle par un criminel, juste après avoir assisté à un cambriolage, elle s'associe à Elvis, un chien de garde trouillard, Anton, un âne prétendant être une vedette du monde du cirque, et à Eggbert, un coq amateur de méditation, pour enquêter sur ces cambrioleurs et prouver leur propre innocence.

Un dessin animé belge/allemand reprenant vaguement les grandes lignes des Musiciens de Brème, opposant un quatuor d'animaux atypiques à des voleurs balbutiants... et c'est à peu près tout ce qu'il y a à dire de ce métrage assez longuet et mollasson, à l'humour parfois bas de plafond (ça rote et ça pète), et qui peine à intéresser plus d'une demi-heure.

C'est dommage, parce que toutes proportions gardées, le tout n'est pas désastreux, notamment techniquement - mais c'est largement insuffisant pour occuper quiconque autre que les plus jeunes... et encore.

1.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1335 : Soul (2020)

Publié le 20 Janvier 2021 par Lurdo dans Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Disney, Fantastique, Musique, Religion, Review, Jeunesse, USA, Pixar

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Soul (2020) :

Alors qu'il est sur le point de réaliser son rêve et de jouer aux côtés d'une sommité du jazz, l'enseignant de musique Joe (Jamie Foxx) trouve la mort dans un accident malencontreux. Bien décidé à ne pas passer dans l'Au-delà, il fait alors tout son possible pour réintégrer son corps dans le coma, quitte à passer un marché avec 22 (Tina Fey), une jeune âme rebelle qui refuse, elle, d'être assignée à un être humain...

Un film animé Pixar très particulier, qui évoque clairement Vice-Versa du même co-réalisateur, Pete Docter, et qui mélange fluidité et improvisation du jazz à une réflexion métaphysique sur la vie, la mort, et sur la notion de carpe diem.

De la fluidité de l'improvisation jazz, le film adopte sa structure, une structure improbable, qui commence sur Terre, part dans un au-delà pastel/lumineux abstrait, revient sur Terre pour une comédie d'échange de corps (avec un chat qui plaira aux amateurs de félins), et repart enfin dans l'au-delà avant sa conclusion.

Des allers et retours qui se répondent comme les musiciens du quartet jazz, et qui soulignent la nature profondément afro-américaine et musicale de ce métrage ambitieux. Une ambition qui, cependant, risquera d'en laisser certains à la porte, tant le film se permet, çà et là, des expérimentations visuelles ou conceptuelles qui ne parleront pas nécessairement aux plus jeunes.

Et puis il faut bien admettre qu'une relative sensibilité au jazz est préférable pour vraiment apprécier certaines subtilités musicales du tout. Pour un film qui parle (entre autres) de musique, c'est peut-être ce point qui a le moins fonctionné sur moi : outre les improvisations jazz, qui ne me touchent pas forcément, la musique des sphères célestes est un ensemble électronico-décalé moderne signé Trent Reznor et Atticus Ross : pas forcément non plus ma tasse de thé, et probablement la raison pour laquelle le côté émotionnel du film ne m'a pas vraiment touché.

Néanmoins, pour un Pixar mineur, ça reste globalement très réussi, comme toujours avec ce studio. Plus ambitieux qu'En Avant, mais peut-être moins accessible.

4/6

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Christmas Yulefest 2020 - 66 - The Three Wise Men (2006/2020)

Publié le 6 Janvier 2021 par Lurdo dans Animation, Aventure, Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Noël, Review, Yulefest, USA

2020 est (enfin) terminé mais chez les Téléphages Anonymes, le marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest continue jusqu'à mi-janvier...

The Three Wise Men (aka The Very First Noël - 2006/2020) :

Le parcours de trois Rois Mages partis vénérer l'enfant Jesus...

Une ressortie purement commerciale de The Very First Noël (2006), un court-métrage de 26 minutes environ supervisé par le couple Cheney, déjà derrière plusieurs productions Illumination comme Le Grinch, Moi, moche et méchant, Le Lorax, Comme des Bêtes, etc (d'ailleurs, la nouvelle affiche ne se prive pas de nous le rappeler).

Au programme, une relecture de l'histoire de la Nativité, en rimes (avec narration d'Andy Griffith) et avec une musique hawaïenne (apparemment, une nouvelle illustration musicale accompagne cette ressortie, mais je n'ai pas vérifié), pour un résultat honorable, pour peu que l'on accroche à la direction artistique et à l'illustration musicale. À part ça, en effet, pas grand chose à se mettre sous la dent : c'est très fidèle au récit de base, ça n'est pas très original dans son approche, pas très drôle, et pas très mémorable.

Rien de honteux, mais bon... c'est un peu mollasson, tout ça.

3/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien (classement alphabétique), ou celui-ci (classement saisonnier)...

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Christmas Yulefest 2020 - 61 - A Creepshow Holiday Special (2020)

Publié le 1 Janvier 2021 par Lurdo dans Anthologie, Animation, Christmas, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Noël, Review, Thriller, Télévision, USA, Yulefest, Shudder, Les bilans de Lurdo

2020 est (enfin) terminé mais chez les Téléphages Anonymes, le marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest continue jusqu'à mi-janvier...

A Creepshow Holiday Special (2020) :

Anxieux et persuadé d'être un tueur, Robert Weston (Adam Pally) rejoint un groupe de soutien pour thérianthropes afin d'y trouver les réponses à toutes ses questions...

Après une première saison assez médiocre, et un Halloween Special animé un peu au-dessus, sans faire d'étincelles, Creepshow fait son retour pour Noël, avec un épisode spécial de 45 minutes intitulé Shapeshifters Anonymous, réalisé par Greg Nicotero lui-même.

Au programme, des bruitages forcés, de l'humour scatologique, une réalisation toute en plans débullés et en éclairages fluorescents, de l'humour balourd, et un script qui, à mi-parcours, se souvient qu'il est un épisode de Noël, rattachant abruptement Santa Claus et ses assistants au récit en cours, via une réécriture improbable de la Bible : Santa est soudain présenté comme un chasseur maléfique de thérianthropes, avec une armure indestructible (en plastique rouge) et des griffes meurtrières tournoyantes forgées par Satan...

Un Santa à la voix vocodée, qui attaque la base des thérianthropes avec son armée, dans un déluge d'explosions, de fusillades et de morts atroces (hors-champ et sous forme d'illustrations, car il n'y a pas de budget, forcément), avant un gros face à face final entre Santa, des thérianthropes aux transformations et maquillages approximatifs et Bob, un über-thérianthrope animatronique.

Bref, c'est de la grosse gaudriole approximative, comme toujours assez fauchée et beaucoup trop ambitieuse pour ses moyens... ça plaira aux amateurs de séries z qui regardent le tout entre potes, une bière à la main, mais personnellement, je trouve toujours que c'est insuffisant.

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien (classement alphabétique), ou celui-ci (classement saisonnier)...

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Christmas Yulefest 2020 - 58 - Le Noël Rêvé d'Angela (2020)

Publié le 29 Décembre 2020 par Lurdo dans Animation, Christmas, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Netflix, Noël, Review, UK, Yulefest, Irlande

Noël est derrière nous, mais chez les Téléphages Anonymes, le marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest continue jusqu'à mi-janvier...

Le Noël Rêvé d'Angela (Angela's Christmas Wish - 2020) :

Parce qu'elle est bien décidée à offrir à sa mère un cadeau de Noël exceptionnel, Angela se met en tête de partir pour l'Australie, afin d'aller y chercher son père qui travaille sur place. Mais plus facile à dire qu'à faire, en 1915, pour une petite fille qui n'a d'autre ressource que sa bonne volonté...

Suite du Noël d'Angela de 2018, un court-métrage irlandais d'une vingtaine de minutes déjà diffusé sur Netflix, et chroniqué en ces pages : un petit film assez mignon, plein de bons sentiments et de réactions enfantines sincères, inspiré d'une nouvelle emplie des souvenirs familiaux de son auteur.

Pour cette suite, on prend les mêmes (ou presque : la famille de l'auteur original n'est pas impliquée dans ce projet) et on recommence, pour un métrage deux fois plus long (45 minutes), qui garde toutes les qualités de l'original, en en variant un peu la formule et en y rajoutant une petite touche de mélancolie typique de la période 1914-1918.

Légers bémols, pour moi : le rythme légèrement inégal, et une réaction plutôt exagérée et "théâtrale" d'Angela quand elle retrouve son père (un peu plus de sobriété dans l'animation aurait été la bienvenue).

Mais dans l'ensemble, ça reste tout aussi recommandable que le premier opus.

4/6

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Christmas Yulefest 2020 - 57 - Un Trésor pour Noël (2018)

Publié le 28 Décembre 2020 par Lurdo dans Animation, Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Noël, Review, Romance, USA, Yulefest

Noël est derrière nous, mais chez les Téléphages Anonymes, le marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest continue jusqu'à mi-janvier...

Un trésor pour Noël (Holly Star - 2018) :

Jeune marionnettiste sans emploi, Sloan (Katlyn Carlson) retourne dans sa bourgade natale pour y passer les fêtes de fin d'année avec sa meilleure amie Kay K (Teya Patt). Rapidement, cependant, un accident évoque chez elle des souvenirs oubliés : ceux d'un trésor enfoui dans les parages par un mystérieux Père Noël. Aussitôt, cela réveille l'enthousiasme de la jeune femme excentrique, et la voilà lancée dans une chasse au trésor improbable...

Un film indépendant décalé tourné dans le Maine, sous la neige (ça fait plaisir), et qui change clairement du tout-venant des comédies romantiques de Noël : certes, la composante romance est présente, et guère différente des passages obligés du genre, mais le tout est tellement enrobé de personnages improbables et absurdes - l'héroïne immature, la meilleure copine milicienne qui l'attaque constamment façon Cato dans la Panthère Rose, la grand-mère délurée, les restaurateurs et leur histoire de mafia de l'écrevisse - que le tout s'avère une assez bonne surprise.

Il est simplement dommage que cet Holly Star soit un peu trop brouillon, avec une tendance à s'éparpiller et à justement se laisser embarquer dans des péripéties parfois un peu trop barrées (le moment du "vas-y, tue-moi que je fasse une nouvelle expérience de mort imminente") : dans ces moments, les personnages basculent un peu trop dans la caricature, et perdent de leur intérêt.

Mais dans l'ensemble, Un trésor pour Noël reste plutôt agréable et conserve son charme particulier, quand bien même il botterait en touche (de manière assumée et malicieuse) à la toute fin.

3.75/6

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Christmas Yulefest 2020 - 52 - Jingle Jangle : un Noël enchanté (2020)

Publié le 25 Décembre 2020 par Lurdo dans Animation, Aventure, Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Netflix, Noël, Review, Science-Fiction, USA, Yulefest

Noël est là : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefestet ce jusqu'à mi-janvier...

Jingle Jangle : un Noël enchanté (Jingle Jangle : A Christmas Journey - 2020) :

Après avoir été trahi par son apprenti, Gustafson (Keegan-Michael Kay), l'inventeur Jeronicus Jangle (Forest Whitaker) s'est replié sur lui-même, cessant de créer et s'éloignant de sa famille pour s'isoler dans sa boutique de prêteur sur gage. Jusqu'à ce que sa petite-fille Journey (Madalen Mills) vienne lui rendre visite, et rallume la flamme de la créativité chez son aïeul...

Aïe. Je vais devoir prendre des pincettes, pour celui-là... une comédie musicale Netflix produite (et aux chansons composées) par John Legend, et réalisée/écrite par David E. Talbert, un réalisateur afro-américain déjà à l'origine d'Un Noël à El Camino pour Netflix.

Un film fantastique à gros budget et qui avait pour ambition assumée de créer un film de Noël par des Afro-américains, pour des Afro-américains, avec des Afro-américains : un choix créatif pro-diversité et représentativité qui s'est traduit par un totem d'immunité critique outre-atlantique, alors que... bon... comment dire... dans mon foyer, on a failli ne pas aller jusqu'au bout.

Pas à cause de la diversité ethnique du projet, mais bien à cause de sa facture technique : Un Noël à El Camino souffrait ainsi de nombreux problèmes d'écriture, depuis une mise en place interminable jusqu'à des rebondissements téléphonés et frustrants, en passant par un rythme anémique.

Ici, on retrouve tous ces soucis : avec plus de deux heures au compteur, Jingle Jangle se traîne lamentablement de numéro en numéro, pas aidé par des chansons globalement insipides et dérivatives.

L'histoire, à l'identique, se perd en longueurs dans ses artifices de narration (Phylicia Rashad qui raconte son histoire à ses petits-enfants ; des séquences animées pour effectuer certaines transitions et gérer le passage du temps), dans ses digressions (certains personnages sont vraiment inutiles, à commencer par le Steve Urkel en puissance, ou encore le matador doublé par Ricky Martin - un personnage superflu au possible, uniquement là pour dépenser le budget effets spéciaux, et jamais aussi drôle que le scénariste ne le pense) et dans les pauses qu'il s'octroie pour placer des numéros musicaux.

Résultat : on s'ennuie profondément entre deux séquences comiques plutôt amusantes de Forest Whitaker se faisant sérieusement draguer par la postière, entre deux chorégraphies efficaces, et entre deux séquences à effets spéciaux.

Ce n'est pas la faute de la production, cela dit : la direction artistique est superbe, chatoyante et intrigante, donnant lieu à une sorte de steampunk festif victorien aux tenues et chevelures improbables ; les danseurs se démènent ; les acteurs sont tous bons et attachants ; les effets spéciaux sont convaincants ; la bande originale de John Debney est compétente (bien que peu mise en valeur) ; et le film a bon fond, avec un propos sur la connaissance, le partage, le pardon, l'imagination, la curiosité et la foi qui, s'il ne révolutionnera rien, est approprié à un film de Noël.

Mais dans l'ensemble, Jingle Jangle nous (je dis nous, parce que je l'ai regardé en famille, et que les plus jeunes ont décroché en cours de route) a semblé affreusement dépourvu d'intérêt : c'est visuellement joli et l'effort de diversité est louable, mais c'est aussi creux au possible, avec une intrigue générique (Santa Claus : le film n'est pas loin) et un côté musical absolument transparent.

Et à titre plus personnel, difficile de ne pas voir dans ce métrage un film ayant reçu une carte blanche de Netflix, sur la base de la seule présence de John Legend à la production et de l'objectif de diversité du projet : le script et la production souffrent en effet d'énormément de scories (personnages, sous-intrigues et effets spéciaux superflus, montage manquant de rigueur) qu'une réécriture ou un producteur plus présent auraient pu éliminer avant le tournage, ou au montage.

Ce qui n'est pas sans me rappeler le destin du calamiteux Un raccourci dans le temps de Disney, là aussi une carte blanche donnée à une réalisatrice afro-américaine prisée des critiques, pour une grosse production au message bienveillant pro-diversité, à la jeune héroïne afro-américaine surdouée, et qui en mettait plein les yeux avec une esthétique des plus bigarrées... mais qui s'écroulait sur la base d'un scénario approximatif, et d'une production jamais encadrée par peur d'un retour de bâton woke sur les réseaux sociaux.

Sans aller jusqu'au désastre d'Un Raccourci..., ce Jingle Jangle m'a fait un peu le même effet. Dommage.

2.5/6

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Christmas Yulefest 2020 - 51 - Un Noël eXtra (2020)

Publié le 25 Décembre 2020 par Lurdo dans Animation, Christmas, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Noël, Review, Science-Fiction, Netflix, Yulefest, USA

Noël est là : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefestet ce jusqu'à mi-janvier...

Un Noël eXtra (Alien Xmas - 2020) :

L'histoire de X, un extraterrestre envoyé au Pôle Nord pour y construire en secret une arme permettant à son peuple de conquérir le monde...

Moyen-métrage d'animation en stop-motion produit pour Netflix par Jon Favreau et réalisé par les frères Chiodo (responsables des Clowns tueurs venus d'ailleurs, et des séquences en stop-motion du Elfe de Favreau), à partir d'un livre pour enfants déjà écrit et illustré par les Chiodo.

Au programme, une technique irréprochable, pour un récit de 42 minutes gentiment dérivatif (on pense fortement au Grinch), et un rythme assez pépère ; heureusement, le tout décolle au bout d'une demi-heure, après une feinte du récit : les aliens attaquent, et c'est une bataille rangée entre les lutins du Pôle et les extraterrestres qui commence.

Reste que dans l'absolu, ce Noël eXtra reste assez anecdotique - c'est coloré, c'est amusant, ça a bon fond, c'est un joli tour de force technique, mais ça ne restera malheureusement pas forcément dans les mémoires.

3.75/6

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