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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #animation catégorie

Un film, un jour (ou presque) #941 : Lego DC Comics Super Heroes - La Ligue des Justiciers : L'Attaque de la Légion maudite (2015)

Publié le 16 Avril 2019 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, DC, Lego, Science-Fiction

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Lego DC Comics Super Heroes - La Ligue des Justiciers : L'Attaque de la Légion maudite (Justice League : Attack of the Legion of Doom - 2015) :

Lex Luthor (John DiMaggio), Black Manta (Kevin Michael Richardson) et Sinestro (Mark Hamill) décident d'unir leurs forces pour vaincre la Justice League, en recrutant des méchants à droite et à gauche : rapidement, cette Legion of Doom, parrainée par Darkseid (Tony Todd), parvient à faire tomber la Ligue dans ses filets, et, avec l'aide d'un Martian Manhunter (Dee Bradley Baker) fraîchement libéré et ignorant dans quel camp se ranger, elle ruine l'image des héros, contraints de s'exiler. Seul reste Cyborg (Khari Payton), le plus jeune des membres de la League, qui réalise que quelque chose ne tourne pas rond...

Quatrième volet des aventures Lego/DC, avec ici, à nouveau, un long-métrage de 70 minutes, une fois encore écrit par Jim Krieg.

Ce qui, malheureusement, se solde par un métrage qui tente de s'inscrire dans la continuité du précédent, voire même pousse le bouchon encore plus loin dans sa direction : on se retrouve ainsi avec un ton vraiment plus parodique, avec des punchlines constantes, énormément de slapstick (le recrutement des super-méchants en mode Wipeout), du mickeymousing audio, des personnages tous plus stupides et maladroits les uns que les autres, beaucoup de remplissage, bref, on a ici quelque chose de nettement plus enfantin et puéril, même en comparaison des jeux vidéo de la franchise.

À cela, se rajoute un casting vocal pas inintéressant (Mark Hamill est là, notamment, mais aussi Tony Todd), pas toujours très bien exploité (Captain Cold est un ratage, le Manhunter ne convainc pas), et une histoire centrée sur Cyborg, qui tente de s'intégrer et de trouver sa place au sein de la Ligue.

Mais comme le ton du métrage est nettement plus parodique que d'habitude, le Cyborg que l'on a là est clairement le Cyborg des Teen Titans Go, immature, caricatural, passant son temps à danser, avec un humour à base de pet, la voix de Khary Payton, et des "Booya !" à gogo : pas de problème dans sa série originale, où tout le monde est comme ça, mais ici, il dénote un peu, et est probablement la raison pour laquelle tout ce téléfilm semble avoir des traits à ce point forcés.

Résultat : bien que le tout soit une origin story pas désagréable pour le Manhunter (avec un vague propos sur le racisme), et que le parcours de Cyborg soit pertinent, je n'ai pas vraiment accroché à ce Justice League : Attack of the Legion of Doom, trop bas de plafond et simpliste pour moi. En plus, pour ne rien arranger, j'ai eu l'impression que l'animation et les décors avaient été simplifiés, comme pour faire des économies...

Dommage.

2.5/6  

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Un film, un jour (ou presque) #939 : Le Retour de Mary Poppins (2018)

Publié le 12 Avril 2019 par Lurdo dans Animation, Comédie, Cinéma, Critiques éclair, Disney, Fantastique, Jeunesse, Musique, Review

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Le Retour de Mary Poppins (Mary Poppins Returns - 2018) :

En pleine Crise économique, lorsque la famille Banks - Michael (Ben Whishaw), ses trois enfants et sa soeur Jane (Emily Mortimer) - apprend qu'elle est sur le point d'être expulsée de chez elle, l'arrivée de Mary Poppins (Emily Blunt) lui fait l'effet d'une bouffée d'oxygène. Et, avec l'aide de Jack (Lin-Manuel Miranda), un allumeur de réverbères optimiste, Mary va (une nouvelle fois) bouleverser l'existence du petit clan...

Alors d'office, je préviens : je n'ai aucune nostalgie particulière pour le film original, que je n'ai pas revu depuis plus de 25 ans, et dont je n'ai qu'un très vague souvenir. Par conséquent, le facteur nostalgie/fanservice de ce métrage (un facteur qui semble jouer un rôle prépondérant dans la réception du film, notamment en ligne, où émettre la moindre critique de ce métrage équivaut à un sacrilège, et vous vaut apparemment d'être traité de tous les noms) n'est pas du tout entré en ligne de compte lors de mon visionnage de cette suite/remake.

Une suite/remake pas franchement utile, il faut bien l'admettre, et qui, pendant le plus gros de ses deux heures et quelques, choisit de ne pas se ranger sur le créneau de l'innovation technologique (contrairement à l'original, qui poussait la technique Disney dans ses derniers retranchements), et de produire à la place une copie fidèle et appliquée de l'original, destinée à susciter un effet Madeleine de Proust chez ses spectateurs adultes.

Et c'est bien là que le bât blesse, puisque si l'on n'est pas sensible à cet aspect doudou nostalgique, on a un peu tendance à rester de marbre devant un métrage certes bien produit et bien interprété (Blunt est excellente dans un rôle finalement peu avantageux et assez strict ; elle a heureusement l'occasion de se lâcher un peu lors d'un numéro cockney amusant), mais assez décousu, et relativement creux : les chansons assez génériques laissent de marbre, la réalisation est académique, les clins d’œil au film original sont inégaux (Dick Van Dike, ça passe ; Angela Lansbury en remplaçante évidente de dernière minute de Julie Andrews, mouais), certains choix de casting laissent dubitatifs (Meryl Streep en cousine de Poppins, la moustache de Whishaw, et même Lin-Manuel Miranda, qui fait un peu pièce rapportée), et certains choix créatifs, eux, sont discutables (les allumeurs de réverbères en BMX, qui escaladent Big Ben... alors qu'au final, ça ne sert à rien dans l'intrigue ; la conclusion, façon "la charité envers les pauvres mendiants, c'est bien, mais investir son argent pour assurer l'avenir de sa famille, c'est mieux", fait un peu grincer des dents)...

Bref, un long-métrage assez décevant, qui n'a (pour moi, j'entends bien) pas un quart du charme de l'original, et ressemble un peu à une pâle imitation manquant de rythme et de dynamisme. Ce n'est pas mauvais, loin de là, et ça assure un minimum le spectacle, mais c'est simplement inutile.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #938 : La Grande Aventure Lego 2 (2019)

Publié le 11 Avril 2019 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Animation, Review, Fantastique, Action, Aventure, Jeunesse, Lego, Science-Fiction

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La Grande Aventure Lego 2 (The Lego Movie 2 : The Second Part - 2019) :

Cinq ans après l'arrivée destructrice des Duplos à Bricksburg, le monde paisible des Legos est devenu un paysage post-apocalyptique où tout le monde doit se battre pour survivre. Seul Emmet (Christ Pratt) conserve son optimisme... jusqu'à ce qu'il ait une vision de l'Armamageddon, la fin du monde imminente qui menace les siens. Et lorsque le Général Sweet Mayhem (Stephanie Beatriz) de l'armée Duplo arrive en ville et enlève tout un groupe de héros - Batman (Will Arnett), Lucy (Elizabeth Banks), Benny (Charlie Day), MetalBeard (Nick Offerman), and Unikitty (Alison Brie)- pour les ramener à sa Reine, Watevra Wa'Nabi (Tiffany Haddish), Emmet décide de traverser les étendues spatiales pour les secourir, avec l'aide de Rex Dangervest, un héros mystérieux sorti de nulle part...

Étrange déception que ce Lego Movie 2, après un premier volet surprenant et inattendu : peut-être doit-on y voir les conséquences de l'absence, à la réalisation, de Lord & Miller, scénaristes et réalisateurs du premier volet (remplacés ici par un réalisateur mercenaire aux faits d'armes peu glorieux), ou bien celle, au scénario, de Dan & Kevin Hageman... mais même en prenant tout cela en compte, le film a toujours des problèmes d'écriture assez gênants, comme s'il avait été écrit à la va-vite, et qu'il manquait d'un jet ou deux pour paufiner tous ses soucis.

Le premier film avait pour force principale, outre son humour, un second degré de lecture assez touchant arrivant dans sa dernière partie, et recontextualisant les conflits du monde Lego (que l'on suivait depuis le début du film), lesquels devenaient le symbole des rapports conflictuels entre un garçon et son père, qui ne partageait pas sa passion avec lui, et qui préférait l'ordre stérile et figé de l'âge adulte à la fantaisie chaotique de l'enfance.

Cela fonctionnait très bien parce que c'était imprévisible, sincère, et que le mélange images de synthèse/prises de vue réelles (avec notamment Will Ferrell) rajoutait une dimension captivante au tout.

Le problème, avec ce second volet, c'est que ce qui était autrefois un second degré de lecture assez subtilement amené et présenté est devenu le sujet même du film, quelque chose de surligné et d'explicité tout au long du récit, mais aussi quelque chose qui fait un peu redite, par rapport au premier film.

Ici, en vrac, le film parle de l'adolescence, du changement, des conflits générationnels, de la rebellion, du refus de grandir et de changer, du refus du cynisme, etc, que ce soit au niveau des deux enfants, qu'à celui des figurines.

Mais là encore, un énorme manque de subtilité fait que le spectateur a constamment une demi-heure d'avance sur le métrage : les intentions et la nature réelle de la reine Duplo, l'identité (amusante et méta) de Rex, la nature de l'Armamageddon, etc - tout est évident, et perd d'autant plus en force et en impact lorsque le script tente de présenter ces informations comme des révélations.

À noter par ailleurs que le film est un peu plus décousu, et bien moins centré sur Emmet, qu'auparavant : ce second volet se partage entre Emmet et Lucy (faut-il y voir une réponse aux critiques adressées au premier volet, et à son personnage d'élu loser éclipsant le personnage féminin fort™®® de l'histoire ?), cette dernière occupant le devant de la scène dans ce métrage, et une place conséquente est réservée à la Reine interprétée par Tiffany Haddish, décidément bien à la mode ces temps-ci outre-atlantique.

Une Reine qui, univers féminin oblige (apparemment), a droit à plusieurs chansons, pas forcément très inspirées, et qui semblent faire office de remplissage, pour tenter de capturer à nouveau le succès de Everything is Awesome.

En vain : le film, dans son ensemble, reste agréable à suivre, toujours très réussi techniquement, et son humour fait toujours mouche, mais il faut bien avouer que la magie n'opère pas vraiment.

The Lego Movie 2 semble souvent en pilotage automatique, un peu laborieux (notamment au niveau de l'intégration, dans l'univers présenté, des gammes Lego pour petites filles), et trop occupé à tenter de retrouver studieusement le délicat équilibre du premier opus pour s'apercevoir qu'un peu plus de recul (et peut-être une main un peu plus leste et moins sage à la réalisation) suffit parfois pour faire des miracles.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #933 : Lego DC Comics : Batman Harcelé (2014) & Lego DC Comics Super Heroes : La Ligue des Justiciers contre la Ligue des Bizarro (2015)

Publié le 4 Avril 2019 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, DC, Fantastique, Review, Jeunesse, Science-Fiction, Lego

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Lego DC Comics : Batman Harcelé (Batman : Be-Leaguered - 2014) :

Quand Superman (Nolan North) rencontre Batman pour la première fois, et tente de le recruter au sein de la Justice League, le Chevalier noir refuse net. Mais lorsqu'un à un, les membres de la Ligue disparaissent en même temps que des objets rarissimes, Batman est contraint de mener l'enquête avec l'aide des membres restants...

Un mini-épisode de 22 minutes, qui fait office de flashback rétro centré sur les origines de l'amitié Batman/Superman, et sur leur combat contre un ennemi improbable : Bat-Mite (Paul Reubens).

Anecdotique, mais plutôt amusant, avec une direction artistique clairement orientée silver age/bronze age (histoire de montrer que l'on se trouve dans le passé, par rapport au Lego Batman burtonien de 2013), une présentation efficace des membres de la Ligue (ça fait plaisir de ré-entendre Khary Payton en Cyborg), et une narration exagérée (et un peu plus parodique) de Batman en voix off. 

3.5/6

Lego DC Comics Super Heroes : La Ligue des Justiciers contre la Ligue des Bizarro (Justice League vs. Bizarro League - 2015) :

Un an après avoir déposé Bizarro (Nolan North) sur une planète lointaine, Superman découvre que ce dernier est de retour sur Terre, et qu'il a dérobé une arme à Lex Luthor (John DiMaggio) : son rayon à cloner, avec lequel Bizarro veut se construire une Justice League à son image, et défendre ainsi sa planète contre Darkseid (Tony Todd). Superman décide alors de l'aider...

Alors là, changement de style, avec l'arrivée d'un scénariste de Teen Titans Go à l'écriture : tout de suite, le ton se fait nettement plus parodique, avec pas mal de vannes et de one-liners assez cheesy, et un humour plus puéril - notamment autour de Cyborg.

Cela dit, le scénariste parvient tout de même à conserver l'équilibre entre action et humour, entre second degré et premier degré : oui, la paranoïa rampante de Batman est surlignée, mais elle est amusante, et débouche sur une conclusion réussie. Oui, les vannes sont parfois incessantes, mais lorsque vient le moment de se battre, les personnages sont efficaces et convaincants. Et oui, Bizarro et sa Ligue sont risibles... mais ils parviennent aussi à se montrer touchants, et ce métrage de près de 50 minutes finit même par être sincère.

C'est, comme je le disais, un exercice assez périlleux auquel se livre ce téléfilm, et ça ne fonctionne pas toujours, mais dans l'ensemble, ça reste spectaculaire, et le format semi-court aide beaucoup à éviter que le tout ne sombre trop dans la caricature parodique.

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #928 : Lego Batman : le Film - Unité des Super-héros (2013)

Publié le 28 Mars 2019 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, Science-Fiction, DC, Lego

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Lego Batman : le Film - Unité des Super-héros (Lego Batman : The Movie - DC Super Heroes Unite - 2013) :

Furieux d'avoir perdu un prix au profit de Bruce Wayne (Troy Baker), et bien décidé à devenir le nouveau Président des USA, Lex Luthor (Clancy Brown) recrute le Joker (Christopher Corey Smith) pour mettre au point un moyen d'hypnotiser les foules. Ensemble, ils libèrent tous les criminels de l'Asile d'Arkham, et sèment le chaos, mais Batman, Robin (Charlie Schlatter) et Superman (Travis Willingham) sont là pour les arrêter...

Semi-adaptation du jeu Lego Batman 2, ce long-métrage d'animation de 70 minutes s'avère un bon compromis entre une histoire de Batman "sérieuse", et le décalage humoristique habituel des jeux Lego.

C'est amusant, dynamique, avec des scènes d'action réussies, des références intéressantes, et s'il n'y a pas là forcément de quoi vraiment tenir 70 minutes (et si la bande originale, à 80% composée de reprises d'Elfman et de Williams, devient rapidement soulante... comme dans les jeux), le tout permet de passer un agréable moment, sans jamais avoir l'impression que les scénaristes font basculer le tout dans la parodie la plus complète.

4/6

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Un film, un jour (ou presque) #917 : Alita - Battle Angel (2019)

Publié le 13 Mars 2019 par Lurdo dans Action, Animation, Cinéma, Drame, Critiques éclair, Review, Science-Fiction, Thriller, Sport, Japon, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Alita - Battle Angel :

Dans un monde où les cyborgs sont légion, Alita (Rosa Salazar) se réveille un jour dotée d'un nouveau corps par Ido (Christoph Waltz), et totalement amnésique. Progressivement, elle redécouvre la vie dans les rues d'Iron City, où elle se trouve une vocation - chasseurs de primes -, un sport de prédilection - le motorball -, un petit-ami, Hugo (Keean Johnson), et des ennemis improbables...

Alors je vais être clair : je n'attendais absolument rien de cette adaptation de Gunnm/Battle Angel Alita par Robert Rodriguez, produite et écrite par James Cameron. Principalement parce que 1) je n'ai jamais lu les mangas, ni vus les animes, et je n'ai donc aucune nostalgie ou affection particulière pour cette histoire, 2) ni Rodriguez ni Cameron ne m'ont fait forte impression, ces dix dernières années, et 3) les premières images et bandes-annonces du film donnaient l'impression d'un personnage principal au design peu convaincant.

Et pourtant, quelle bonne surprise. À commencer par Alita, le personnage principal du film, entièrement numérique : non seulement la technique est à la hauteur (les animations du visages sont bluffantes, à défaut d'être totalement photoréalistes et naturelles), mais en plus le personnage parvient à s'avérer instantanément attachant et captivant, ce qui est une réussite incontestable.

Interprétée par Rosa Salazar, Alita porte ainsi le film sur ses épaules, techniquement crédible à 95%, touchante et naïve tout en étant diablement efficace dans l'action. Rien que pour ce personnage principal, le film est un succès, auquel je ne m'attendais pas du tout.

On ne peut pas forcément en dire autant de tous les autres personnages : si Christophe Waltz campe un Dyson Ido efficace, les autres personnages principaux non-cybernétiques (Jennifer Connelly, Mahershala Ali) connaissent des sorts un peu plus inégaux, malheureusement un peu trop simplistes et sous-exploités. Au niveau cybernétique, c'est plus le rendu qui est parfois bancal, puisque souvent réduit au visage de l'acteur/actrice incrusté sur un corps cybernétique et numérique : ponctuellement, on a l'impression de percevoir des problèmes de proportions, avec des visages un peu trop grand par rapport aux proportions du corps, à la silhouette, etc.

Et puis il y a aussi le souci Hugo (Keean Johnson), le jeune homme dont s'éprend Alita. Johnson n'est pas mauvais acteur, mais il y a là un vrai manque de charisme, qui fait que le personnage, et cette romance, ne fonctionnent pas vraiment. D'autant plus gênant que cette romance est ce sur quoi repose une grande partie de l'émotion du métrage, notamment sur la fin.

Le film ne fonctionne pas totalement sur ce plan, donc, mais heureusement, Alita (le personnage) évite que le spectateur ne décroche en cours de route, et le script, assez direct et dynamique, lui donne toujours quelque chose d'intéressant à suivre.

Niveau structure, on devine, çà et là, des arcs narratifs issus des œuvres originales, arcs qui agissent comme des chapitres involontaires dans le film : pas forcément très élégant ou fluide, narrativement parlant, mais bon. On peut aussi regretter que certains éléments de la direction artistique (je pense par exemple à l'arme de Ido) fassent un peu trop cosplay, que Hugo, justement, se déplace parfois comme un yamakasi câblé défiant les lois de la physique, que la bande originale soit insipide au possible (on ne remercie pas Junkie XL), ou que l'identité de Nova soit un énorme pétard mouillé... mais bizarrement, tous ces problèmes mineurs ne m'ont pas vraiment gêné.

Le film m'a intéressé, la patte de James Cameron est présente de bout en bout, l'héroïne du film est une vraie réussite, et l'univers dépeint est captivant : je ne m'y attendais pas, mais Alita, c'est bien.

(sans être parfait, encore une fois)

4.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #912 : Here Comes The Grump - A Wizard's Tale (2018)

Publié le 6 Mars 2019 par Lurdo dans Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, UK, Mexique

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Here Comes The Grump - A Wizard's Tale :

Lorsque Terry (Toby Kebbell) se retrouve transporté dans le royaume médiéval de Groovynham, il y découvre un monde dépourvu de rire et de joie de vivre, par la faute du maléfique Sorcier Grump (Ian McShane). À Terry de rendre le bonheur au royaume, avec l'aide de la Princesse Dawn (Loly Collins)...

J'avoue : je n'ai pas réussi à terminer d'une traite ce film d'animation anglo-mexicain, apparemment adapté d'une série télévisée animée américaine de la fin des années 60, et j'ai fini par avoir recours à l'avance rapide pour avancer dans le récit.

Non seulement à cause d'un manque total de nostalgie pour le matériau originel, qui m'est inconnu, mais aussi et surtout parce que le film est tout simplement mauvais : très mal rythmé, il s'ouvre sur un long flashback insipide expliquant les origines du méchant (ce qui aurait été plus intéressant en flashback, plus tard dans le film), et s'éparpille ensuite dans de multiples directions, sans jamais trouver de ligne narrative suffisamment forte pour compenser ses visuels médiocres.

La musique est insipide, l'animation est basique, le doublage est quelconque, l'histoire est très mal structurée, l'humour est bancal... bref, je suis peut-être passé à côté (j'en doute), mais j'ai trouvé tout ça assez raté.

1.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #867 : Ralph 2.0 (2018)

Publié le 30 Janvier 2019 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Disney, Drame, Jeunesse, Marvel, Review, Science-Fiction, Star Wars

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Ralph 2.0 (Ralph Breaks the Internet) :

Alors que Sugar Rush est sur le point d'être débranché, car en panne, Ralph (John C. Reilly) et Vanellope (Sarah Silverman) décident de prendre les choses en main, et de partir explorer le web, à la recherche de la pièce manquante pouvant sauver la borne d'arcade. Mais en chemin, le duo va découvrir l'économie du web, ses dangers, et ses tentations...

En dépit de sa popularité critique, je n'avais été que moyennement enthousiasmé par Les Mondes de Ralph, un long-métrage Disney ultra-référentiel et bourré de fan-service, qui connaissait à mes yeux un petit ventre mou à mi-parcours, et n'exploitait pas totalement son potentiel. C'était loin d'être honteux, et le doublage était excellent, mais je n'avais pas adhéré plus que ça, et le film ne m'a jamais fait d'impression particulièrement forte lorsque j'ai eu l'occasion de le voir et/ou re-voir.

Autant dire que je n'attendais pas particulièrement cette suite, une suite principalement vendue sur la base de son énorme crossover avec le monde Disney, ses princesses, etc, et qui, dans son sujet comme dans son ton, évoquait fortement le très mauvais Monde Secret des Emojis (avec ce personnage las de vivre dans son monde, et qui cherche à s'en extraire en passant d'app en app à la recherche d'un hacker).

Et dans les faits, c'est exactement ce avec quoi l'on se retrouve ici : une sorte de Monde Secret des Emojis à la sauce Disney, à peu près sympathique et divertissant dans sa première partie, mais qui devient particulièrement laborieux, pour ne pas dire agaçant, une fois que les protagonistes arrivent sur le web, et tentent de devenir viraux.

Qu'il y ait du placement produit à chaque instant, passe encore. Que le film ressemble par moments à un énorme spot publicitaire pour l'entité Disney et toutes ses succursales (Marvel, les Princesses, Star Wars, etc), à la limite.

Mais le tout devient tout de suite plus gênant lorsqu'une grosse partie de ce film de deux heures se déroule dans un pseudo GTA/Carmageddon terne, laid, générique, et sans intérêt intrinsèque à l'écran (y compris ses personnages, qui ne sont ni attachants ni mémorables). Et quand les enjeux du film deviennent "quelles sont toutes les bêtises que Ralph peut faire pour gagner de l'argent en ligne avec des vidéos ?", l'intérêt retombe notablement.

Le film se remet heureusement dans les rails sur la fin, après un passage assez inégal dans le dark web, lorsqu'il se recentre sur son message sur l'amitié, mais c'est un peu trop tard à mon goût : à mes yeux, Ralph 2.0 est une suite en deçà de l'original, et s'il ne fait aucun doute qu'elle plaira à certains spectateurs, elle me laisse clairement de marbre.

(et comme le film n'a pas vraiment fonctionné au box-office, la franchise Ralph risque de s'arrêter là)

Un petit 3/6 (pour la technique, toujours impeccable) + 0.25 (pour la scène de coopération des princesses, avec thèmes musicaux correspondants) = 3.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #864 : Le Règne des Supermen (2019)

Publié le 25 Janvier 2019 par Lurdo dans Animation, Action, Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, Science-Fiction, DC, DCAMU

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Reign of the Supermen (2019) :

Le monde se remet péniblement de la mort de Superman aux mains de Doomsday. Mais pour assurer sa succession, quatre pseudo-Supermen sortent de nulle part, afin de protéger la planète en arborant les couleurs du héros : Superboy (Cameron Monaghan), sponsorisé par Lex Luthor (Rainn Wilson) ; Steel (Cress Williams), portant une armure métallique et une immense masse ; l'Eradicateur (Charles Halford), impitoyable et mécanique ; et un Superman cybernétique (Patrick Fabian), mi-homme, mi-robot, possédant visiblement les souvenirs du véritable Kal-El. Refusant d'être une veuve éplorée, Lois (Rebecca Romijn) décide alors de découvrir les origines de chacun de ces nouveaux héros... 

Suite directe de La Mort de Superman, un film d'animation qui, tout en étant relativement réussi, m'avait moins enthousiasmé que la majorité des critiques ; la faute à une écriture un peu forcée, et aux choix artistiques habituels des métrages d'animation DC (musique synthétique, design des personnages, etc), qui empêchent toujours, à mes yeux, de vraiment faire décoller ces œuvres.

Ici, on est donc en terrain très familier, avec une adaptation globalement libre des comic-books, qui s'écarte du récit original pour relier le  récit à Darkseid, et à une invasion de la Terre par les forces d'Apokolips. C'est un choix auquel on adhère ou non, et ça force le script à se débarrasser de la Justice League de manière totalement artificielle jusqu'à la toute fin du métrage, mais au moins ça relie le tout à ce que l'on pouvait deviner de Doomsday dans le film précédent, et au reste des métrages animés DC récents.

Cependant, cette histoire de Darkseid télécommandant l'un des Supermen a aussi un inconvénient de taille : la seconde moitié du film (une fois que tout est clair pour le spectateur, et qu'il n'y a plus grand suspense) connaît un sérieux coup de mou. L'écriture a beau tenter de remplacer ce mystère par de l'action et des affrontements, ça tourne tout de même un peu à vide, sans avoir forcément le poids narratif ou l'émotion nécessaires pour tout faire fonctionner.

On se retrouve donc, au final, avec une première moitié dominée par Lois et Lex Luthor (ce qui peut poser de menus problèmes tant leurs interprètes ont des voix distinctives, qui évoquent instantanément leurs visages plutôt que leurs personnages), et une seconde moitié plus bourrine et creuse.

Ça reste totalement regardable (que l'on connaisse l'intrigue originale ou non), mais finalement, c'est assez anecdotique. Et ça laisse présager d'un prochain épisode opposant encore la League à Darkseid, ce qui ne m'intéresse guère.

3.25/6 (mention spéciale à Nathan Fillion, qui semble toujours autant s'amuser à doubler la Lanterne)

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Un film, un jour (ou presque) #860 : Mowgli - La Légende de la Jungle (2018)

Publié le 21 Janvier 2019 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Jeunesse, Netflix, Review

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Mowgli - La Légende de la Jungle (Mowgli : Legend of the Jungle) :

Recueilli par Bagheera (Christian Bale) et par une famille de loups (Naomie Harris, Eddie Marsan...) , le petit Mowgli (Rohan Chand) est élevé par les animaux de la jungle, et formé par Baloo (Andy Serkis), dans un monde qui change progressivement sous l'influence de humains. Mais bien vite, le maléfique Shere Khan (Benedict Cumberbatch) refait son apparition dans la région, et commence à faire régner la terreur, tant chez les humains que chez les animaux...

Nouvelle adaptation des récits de Rudyard Kipling, chapeautée, réalisée et interprétée par Andy Serkis, et qui se veut une relecture plus sombre et violente du Livre de la Jungle, comme une alternative plus adulte au film de Disney.

Un film de Disney qui a valu bien des déboires de production au métrage de Serkis, en chantier depuis 2012, et qui a dû attendre Netflix pour trouver enfin un moyen de distribution, après avoir été plus ou moins lâché par Warner, son studio de production.

En en voyant le résultat final, on peut comprendre pourquoi : sorti en salles, ce Mowgli se serait fait massacrer, tant c'est une approche bâtarde du récit original, jamais vraiment satisfaisante, trop violente et sans concessions pour les plus jeunes, mais aussi trop familière et approximative pour emporter l'adhésion d'un large public adulte.

En soi, Serkis s'en sort plutôt bien, derrière la caméra : il y a là de jolies idées de réalisation, et visuellement, c'est suffisamment intéressant pour s'imposer comme une alternative au style plus lisse de Favreau.

Malheureusement, la passion de Serkis pour la performance capture pose déjà ici un problème de taille (auquel, j'en conviens, tous les spectateurs ne réagiront pas de la même manière) : comme dans les récents Planètes des Singes, l'anthropomorphisation des animaux numériques est ici poussée à son extrême, notamment au niveau du regard et de la parole. On se retrouve ainsi avec des animaux sauvages visant le photo-réalisme, mais au regard humain, aux expressions clairement animées "à la main", et au rendu inégal : le tout se retrouve le postérieur entre deux chaises, pas assez ouvertement stylisé pour que le cerveau accepte pleinement ces animaux comme des personnages d'animation, et pas assez réaliste ou crédible pour que le spectateur puisse se dire que ce sont des créatures réelles, ou du moins, pour que le photoréalisme et le mélange prises de vue réelles/images de synthèse fonctionne réellement (d'autant que les animaux parlent avec des accents anglais à couper au couteau).

À partir de là, si, comme moi, l'on peine à franchir cette première barrière, difficile de rentrer totalement dans le métrage.

Un métrage qui, en prime, souffre d'effets spéciaux très inégaux - les incrustations sont souvent approximatives, le design des loups leur donne parfois l'apparence de chiens galeux (ou d’opossum, pour le petit albinos), les singes ne semblent pas terminés - et d'un rythme un peu balbutiant (le passage dans le village, notamment, n'est pas forcément des plus captivants), qui achève de faire de lui une version certes intrigante et ambitieuse des récits de Kipling, et, effectivement une alternative plus mature et intense au blockbuster de Disney... mais une alternative assez chaotique et schizophrène, à la dernière ligne droite un peu bordélique, et qui n'a ni le charme ni la magie de son illustre rival (qu'il soit en 2D ou 3D).

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #859 : Aquaman (2018)

Publié le 18 Janvier 2019 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Review, Science-Fiction, DCEU, DCU, DC

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Aquaman :

Autrefois un royaume florissant, l'Atlantide est désormais en ruines, divisée entre de multiples peuplades, et dirigée d'une main de fer par Orm (Patrick Wilson). Ce dernier est bien décidé à conquérir les sept mers, puis à s'attaquer à la surface, pour faire payer les humains pour les dégâts qu'ils infligent à l'océan. Mais sur son chemin se dresse son demi-frère, Arthur (Jason Momoa), mi-humain, mi-Atlante, qui avec l'aide de Vulko (Willem Dafoe), le conseiller du royaume, et de Mera (Amber Heard), princesse d'un royaume allié, va partir à la recherche du mythique Trident d'Atlan, qui confère à celui qui le possède le contrôle de toutes les créatures marines...

Voilà donc la dernière itération de l'univers DC/Warner, autrefois dominé par la vision créative de David Goyer et Zack Snyder, avec l'échec créatif que l'on connaît : de la vision polarisante et quasi-hors-sujet (Man of Steel, Batman v. Superman), au film honorable mais encensé outre-mesure sur la base du sexe de son protagoniste (Wonder Woman), en passant par le bordel pas possible d'un film bâtard aux effets spéciaux indigents (Justice League) ou un film pseudo-cool et rebelle finalement très médiocre (Suicide Squad), le DCEU n'a jamais su trouver le succès critique et financier qu'il cherchait, surtout en comparaison de l'empire Marvel.

De cet univers partagé avorté, DC a décidé de garder Jason Momoa en Aquaman, un Aquaman très particulier, sorte de gros fêtard alcoolique et bas-du-front (à mille lieux de l'Aquaman des comics et bien plus proche, même au niveau de l'apparence, d'un certain Lobo - voire même, sacrilège, de ce qu'a longtemps été Thor sur le papier).

Momoa revient donc ici sous la direction de James Wan (Fast & Furious 7, Saw et les Insidious et Conjuring), pour nous offrir plus de deux heures d'origin story tardive, racontant la conquête du trône d'Atlantis par ce cher AquaMomoa, et se démarquant ouvertement du reste de l'univers partagé établi préalablement (en même temps, c'est préférable, car face au Superman ultra-puissant de Justice League, la menace d'Orm ne ferait pas vraiment le poids).

Et honnêtement, libéré du ton sérieux et sombre du Snyderverse (le film ré-écrit d'ailleurs certains éléments de Justice League), cet Aquaman s'avère plutôt divertissant, s'établissant un peu comme le Thor Ragnarok de DC (la musique rétro-synthétique, notamment, renforce encore cette impression).

Alors certes, le scénario est ultra-cousu de fil blanc (au point que le spectateur ait constamment vingt longueurs d'avance sur le script et ses rebondissements), l'humour est un peu immature, le rythme et la structure du film sont un peu en dents de scie, avec une forte impression de fourre-tout narratif, et le film est assez lourd en exposition, mais l'intention première du film - proposer quelque chose d'épique, sous l'océan, et débarrasser Aquaman de son aura de personnage ringard - est respectée, et ça fonctionne globalement.

C'est loin d'être parfait, notamment au niveau de la direction artistique - les couleurs capillaires/perruques sont immondes ; Nicole Kidman fait peur ; les rajeunissements numériques sont médiocres ; la bande originale est générique au possible, voire même clichée et risible (le motif du méchant, ou les riffs de guitare électrique illustrant la première apparition de Momoa *soupir*) ; les doublures numériques sont un peu trop visibles - mais le film reste généreux et décomplexé, et propose plus de bonnes choses que de mauvaises.

Ce qui en fait probablement le meilleur film du DCEU, pour le moment, malgré une implication émotionnelle proche du néant, due au ton vacillant du métrage, toujours tiraillé entre sarcasmes goguenards et premier degré absolu.

3.5 + 0.25 pour le capital sympathie de la fantaisie sous-marine décomplexée = 3.75/6 (tout en ayant conscience que c'est gentiment balourd et bas de plafond)

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Un film, un jour (ou presque) #852 : Spider-Man - New Generation (2018)

Publié le 9 Janvier 2019 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Review, Animation, Action, Fantastique, Marvel, Science-Fiction, Aventure

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Spider-Man - New Generation (Spider-Man : Into the Spider-Verse - 2018) :

Mordu par une araignée radio-active, Miles Morales (Shameik Moore) se découvre des pouvoirs incroyables, alors même que Peter Parker (Chris Pine) trouve la mort, devant ses yeux, aux mains du Kingpin (Liev Schreiber) et de ses sbires. Mais lorsqu'un autre Peter Parker (Jake Johnson), croise le chemin de Morales, ils comprennent vite que le Kingpin tente d'abattre les barrières entre les réalités parallèles : avec l'aide de Spider-Gwen (Hailee Steinfeld), de Spider-Cochon (John Mulaney), de Spider-Noir (Nicolas Cage), et de Peni Parker (Kimiko Glenn), versions alternatives de Spider-Man, Miles et Peter vont alors tenter de mettre fin aux plans sinistres du criminel...

Une très bonne surprise que ce long-métrage d'animation Sony/Marvel supervisé par Lord & Miller (Tempêtes de Boulettes Géantes, 21/22 Jump Street, La Grande Aventure Lego et Solo - avant d'en être débarqués et remplacés par Ron Howard), qui rejoue la carte de l'origin story de Spider-man (mais cette fois-ci, on parle de Miles Morales et non de Peter Parker) et adapte plus ou moins librement l'arc narratif du Spider-Verse, pour se dégager de toute continuité avec le Spidey des Studios Marvel.

Ici, on a donc droit à un gigantesque crossover de multiples incarnations de Spider-man en provenance de dimensions parallèles, de Spider-cochon à Spider-Noir (interprété par Nicolas Cage ^^) qui se rencontrent et s'associent pour déjouer les plans du Kingpin.

Le tout réalisé et écrit de manière très fluide, ultra-dynamique et improbable, stylisée, bigarrée, référentielle, drôle... ce qui n'est pas sans rappeler un peu, dans sa forme et dans son adaptation du médium d'origine, le Speed Racer des Wachowski (et aussi un peu le Hulk de Ang Lee).

On retrouve en effet le même respect pour le matériau d'origine et la même folie créative et esthétique... mais aussi, il faut bien l'avouer, une certaine tendance à l'overdose sensorielle.

Peut-être est-ce dû au fait que je n'ai jamais été particulièrement attaché au personnage et à l'univers de Spider-man, mais je dois bien avouer que, contrairement à certaines critiques extatiques, j'ai aussi perçu certains défauts évidents dans ce métrage.

À commencer par les personnages - si Miles et son entourage direct sont bien développés, on ne peut pas en dire autant de tous les autres Spider-mans secondaires. Leurs origin-stories sont volontairement réduites à des gags, et ils ne sont guère plus développés que les méchants de service (les sbires de Kingpin, notamment, sont de belles coquilles vides), le Peter Parker en pleine crise existentielle monopolisant tout le temps de présence à l'écran.

À l'identique, on se retrouve avec un rythme un peu en dents de scie : les séquences d'action sont tellement dynamiques et effrénées que dès que le film en sort pour faire dans l'émotion ou dans la narration, on a l'impression qu'il retombe lourdement et un peu maladroitement dans quelque chose qui ne fonctionne qu'à moitié.

Rien de rédhibitoire, cependant, et heureusement que le film n'est pas à 200% dans l'action constante, car, revers de la médaille, lorsque les scènes d'action se prolongent et partent dans des délires psychédéliques techniquement impressionnants (la toute fin, notamment), il arrive aussi un moment où le spectateur se dit "okay, c'est beau, c'est dynamique, et tout et tout, mais parfois, il faut savoir freiner un peu, aussi".

Cela dit, malgré ces soucis mineurs d'écriture, de rythme et d'overdose d'action débridée, Into The Spider-verse est un bon film d'animation. Voire peut-être même un très bon film d'animation, surtout compte tenu du niveau habituel des productions Marvel animées. Mention spéciale au doublage, très compétent, même si la voix de Liev Schreiber manque peut-être un peu de poids pour correspondre totalement à ce design de Kingpin.

Un bon 4.25/6 + 0.25 pour la scène de post-générique, vraiment très drôle = 4.5/6

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Christmas Yulefest 2018 - 25 - Elliot : The Littlest Reindeer (2018)

Publié le 16 Décembre 2018 par Lurdo dans Animation, Aventure, Canada, Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Noël, Review, Yulefest

Noël approche, et chez les Téléphages Anonymesc'est donc l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

Elliot, The Littlest Reindeer :

Lorsque l'un des rennes du Père Noël annonce soudainement son départ en retraite, à quelques jours de Noël, Santa (George Buza) doit lui trouver un remplaçant au plus vite, sous le regard inquisiteur de Corkie (Morena Baccarin), une journaliste fouineuse. Elliot (Josh Hutcherson), un cheval nain, décide alors de partir pour le Pôle Nord en compagnie de sa meilleure amie, la chèvre Hazel (Samantha Bee), pour participer aux sélections organisées par les lutins de Santa. Non seulement Elliot doit se déguiser pour espérer avoir une chance, mais en plus sa ferme natale est en péril, menacée par la maléfique Ludzinka (Martin Short), et un complot se trame parmi les lutins du Pôle : le petit cheval va désormais devoir choisir entre ses amis, et sa carrière potentielle à la tête du traîneau...

Un dessin animé canadien indépendant en images de synthèse, à la distribution vocale pas désagréable, et au rendu visuel globalement compétent, mais qui ne parvient jamais à se démarquer de ses nombreuses influences, notamment les dessins animés Dreamworks.

Fréquemment, en effet, le spectateur un peu aguerri aura l'impression de voir des morceaux d'autres films d'animation et de récits de Noël connus (Rudolph, Rise of the Guardians, etc), une impression encore renforcée par une bande originale composée par quatre personnes, et lorgnant très fortement sur le style John Powell (encore une fois, Dreamworks).

Rajoutez à cela quelques références qui tombent totalement à plat (le poney écossais peint comme Braveheart, ça ne parlera pas une seule seconde aux enfants qui regardent le film, et ça risque de ne pas vraiment parler non plus à leurs parents de 20-30 ans, à peine nés lorsque Braveheart est sorti), un script particulièrement décousu (beaucoup de sous-intrigues, qui finissent par se rejoindre, mais qui donnent au scénario un côté assez brouillon) et l'on se retrouve avec quelque chose de vraiment passe-partout, en un mot, d'ultra-générique.

3/6 (les enfants apprécieront probablement nettement plus ce métrage que les adultes les accompagnant)

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Christmas Yulefest 2018 - 24 - Le Noël d'Angela (2018)

Publié le 15 Décembre 2018 par Lurdo dans Animation, Christmas, Critiques éclair, Jeunesse, Netflix, Noël, Review, UK, Yulefest, Irlande

Noël approche, et chez les Téléphages Anonymesc'est donc l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

Le Noël d'Angela (Angela's Christmas) :

Au début du siècle, en Irlande, la jeune Angela remarque le petit Jésus, dans la crèche de Noël de l'église locale. Craignant pour la santé du poupon dans cette grande bâtisse glaciale, elle décide alors de dérober le nourrisson pour le garder au chaud, chez elle...

Court-métrage irlandais d'une petite demi-heure, acquis et distribué par Netflix, adapté d'un livre, et qui s'avère d'une facture tout à fait honorable, tant au niveau technique qu'au niveau de l'écriture.

Ce n'est pas nécessairement exceptionnel, en soi, et c'est assez typiquement irlandais, notamment dans son rapport à la religion, mais dans l'ensemble, ça a suffisamment bon fond, et c'est assez mignon, pour que l'on passe un moment relativement agréable.

4/6

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Christmas Yulefest 2018 - 10 - Le Grinch (2018)

Publié le 8 Décembre 2018 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Critiques éclair, Comédie, Noël, Review, Yulefest, Animation, Jeunesse, Illumination

Noël approche, et chez les Téléphages Anonymesc'est donc l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

Le Grinch (The Grinch - 2018) :

Le Grinch (Benedict Cumberbatch) déteste Noël, et il déteste donc les Chous, qui, eux, adorent cette fête et vivent à côté de chez lui. Bien décidé à leur gâcher leur plaisir, le Grinch décide alors de voler Noël, mais une rencontre avec la petite Cindy Lou (Cameron Seely) va bouleverser les plans du Grinch...

Je le redis à chaque fois : je ne suis pas vraiment sûr de comprendre la fascination des Américains pour le Grinch, et leur tendance à vouloir réadapter ce récit pourtant court (une petite soixantaine de pages, principalement des illustrations, et un texte minimaliste) de manière régulière.

Entre le livre de 1957, son adaptation animée de 1966, le film de Ron Howard de 2000, et cette nouvelle adaptation - de l'équipe responsable de Drôles de Dindes en collaboration avec le studio Illumination - on en est quatre versions différentes du même récit... quatre versions, dont seules les deux premières valent vraiment le coup d'oeil.

Car même si je ne partage pas le mépris et la haine viscérale des Américains envers le film mettant en scène Jim Carrey (j'ai même plutôt de la sympathie pour ce métrage), il faut bien admettre que 90 minutes pour un récit original si court, c'est trop.

Ici, ça se ressent d'autant plus que le Grinch cuvée 2018 est creux au possible : il se déroule facilement une bonne heure avant que le Grinch ne décide de voler Noël, et tout est alors réglé en moins de 10 minutes.

Avant ce passage à l'acte, on a droit à énormément de remplissage, un remplissage qui fait de Cindy Lou une fillette aventureuse membre d'un groupe d'enfants décidés à capturer le Père Noël, et qui met donc en parallèle sa préparation avec celle du Grinch.

Un Grinch qui, à l'instar du reste du récit (la thématique de la surcommercialisation de Noël, ou celle de la mise à l'écart du Grinch du fait de son apparence différente, sont ici totalement inexistantes), perd tout son mordant, pour devenir simplement un voisin un peu ronchon, mais qui a bon fond (le Grinch fait ses courses alimentaires en ville, comme tout le monde ; les Chous n'ont pas peur de lui et le saluent avec un grand sourire ; le Grinch se comporte à peu près gentiment avec son chien ou avec d'autres animaux ; la seule raison de sa haine envers Noël, c'est qu'il a passé un mauvais Noël durant son enfance à l'orphelinat...) : un adoucissement du personnage qui rend son revirement final assez artificiel et forcé, et le prive de tout impact émotionnel.

En même temps, le Grinch n'interagit qu'une poignée de scènes avec Cindy Lou, donc il ne fallait pas s'attendre à quelque chose de sincère ou d'émouvant.

Ajoutez à cela une illustration musicale frustrante, à base de chansons revisitées en mode hip-hop, de Danny Elfman en mode Elfman, et de chants de Noël étrangement religieux, un Pharrel Williams insipide dans la peau du narrateur, un Benedict Cumberbatch étrangement générique et transparent en Grinch, et des personnages secondaires inexistants et sous-développés, et l'on se retrouve vraiment avec une nouvelle adaptation assez inutile, qui n'apporte rien au récit original, et est systématiquement en dessous de la version Howard/Carrey.

2.5/6 (parce que l'aspect technique est compétent)

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Un film, un jour (ou presque) #848 : Constantine - La Cité des Démons (2018)

Publié le 29 Novembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Animation, Action, Fantastique, DC, Horreur, DCAMU

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Constantine - La Cité des Démons (Constantine - City of Demons : The Movie) :

Une décennie après avoir vécu ensemble un événement tragique, Chas (Damian O’Hare) retrouve son ami John Constantine (Matt Ryan), pour lui demander son aide : sa fille Trish est dans le coma, sous l'influence d'une entité surnaturelle démoniaque. Constantine et Chas partent alors pour Los Angeles, pour se mesurer aux forces de l'Enfer qui règnent dans la cité des anges...

De par son changement drastique de ton et d'approche de l'univers DC, Justice League Dark s'était avéré une très bonne surprise pour moi qui, d'habitude, n'attend pas grand chose des métrages d'animation DC.

Ici, avec cette version longue des épisodes d'une série diffusée en streaming, directement adaptée des graphic novels et supervisée par Greg Berlanti, DC continue dans la droite lignée de Justice League Dark, en présentant un métrage sombre, sanglant, adulte et parfois même assez malsain (la fête organisée par le démon est à la fois grotesque et "hellraiserienne"...).

Vivement déconseillé aux enfants, donc, et ce malgré un style graphique identique à celui des autres productions animées de DC - c'est d'ailleurs l'un des problèmes du tout, puisque le style graphique New 52 se marie assez mal au glauque et au poisseux du récit (notamment au niveau de l'apparence de Constantine). L'autre problème, c'est le rythme un peu inégal, avec un petit ventre mou avant que le dernier tiers ne s'enclenche.

Mais à part ça, c'est plutôt sympathique, de bout en bout : le doublage est efficace, ça ose partir dans des directions improbables, et la fin douce-amère est très adaptée au récit.

Pas forcément un chef d'oeuvre en soi, mais plutôt agréable à suivre.

4/6

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Un film, un jour (ou presque) #847 : Les Indestructibles 2 (2018)

Publié le 28 Novembre 2018 par Lurdo dans Action, Animation, Critiques éclair, Cinéma, Review, Disney, Pixar, Aventure, Science-Fiction, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Les Indestructibles 2 (The Incredibles 2) :

Alors que les Parr viennent à peine de s'unir dans leur combat super-héroïque contre le crime, voilà qu'ils doivent revenir à la vie civile. Mais Helen (Holly Hunter) est contactée par Winston et Evelyn Deavor (Bob Odenkirk, Catherine Keener), génies des télécommunications, qui veulent utiliser Elastigirl pour redorer le blason des super-héros aux yeux du public. Plus facile à dire qu'à faire alors qu'un nouveau criminel, le Screenslaver, menace la ville, et que Bob (Craig T. Nelson) digère mal le fait de devoir laisser son épouse lui voler la vedette, pendant qu'il doit s'occuper des enfants et de la maison...

Arf. Déception. Difficile de passer après le premier Indestructibles, certes, mais de là à donner naissance à une suite aussi vide, thématiquement, et à ce point calquée sur son prédécesseur (avec inversion des genres), c'est vraiment décevant de la part de Pixar.

Pourtant, techniquement parlant, cet Indestructibles 2 est splendide, avec une maîtrise de la lumière toujours plus époustouflante (toute la séquence d'Elastigirl qui arpente les toits nocturnes de la ville, sur fond de monologue de Screenslaver, est superbe et atmosphérique), la bande originale est toujours dynamique, l'animation remarquable, bref : visuellement, c'est excellent.

Mais narrativement, difficile d'être satisfait. C'est longuet et redondant (encore une fois, c'est bien trop proche du premier film pour y trouver son compte) ; les scènes d'action (bien que réussies) manquent d'originalité et d'inspiration ; les thématiques de fond sont à la fois trop convenues et jamais suffisamment développées (tout comme les personnages secondaires, d'ailleurs), laissant trop de place à du slapstick basique centré sur Jack-Jack (la scène du raton-laveur/Scrat semble tout droit sortie d'un court-métrage qui aurait été greffé à l'arrache au film) ; l'intrigue de fond est cousue de fil blanc ; il n'y a pas grande émotion ; et surtout, plus embêtant, en prenant le parti-pris de placer ce récit dans les jours/semaines qui suivent le premier film, Pixar se tire une balle dans le pied.

Non seulement parce que le scénario de cet épisode 2 efface délibérément la conclusion du premier film et de Baby-sitting Jack-Jack (toutes les leçons apprises dans ces derniers sont oubliées, les pouvoirs de Jack-Jack redeviennent inconnus de tous, etc), mais en plus, les voix de certains personnages ont vraiment pris un coup de vieux en 14 ans - les parents Parr, mais aussi Violet - et cela crée un contraste étrange entre des personnages qui n'ont pas vieilli d'un pouce, et des voix trop âgées pour eux.

D'autant plus frustrant, tout ça, que le film se regarde sans trop de problèmes : ce n'est pas désagréable du tout à suivre, c'est dynamique, techniquement réussi (comme je l'ai mentionné plus haut)... mais c'est aussi anecdotique au possible et relativement creux.

Une suite inutile, en somme.

3.25 (la note du Voyage d'Arlo, qui a les mêmes problèmes et la même technique impeccable) + 0.5 (pour le capital sympathie de l'univers et la musique) = 3.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #843 : Drôles de Dindes (2013)

Publié le 22 Novembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Animation, Comédie, Jeunesse, Science-Fiction, Thanksgiving

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Drôles de Dindes (Free Birds) :

Choisi par le président des USA pour être épargné à l'occasion de Thanksgiving, Reggie (Owen Wilson), une dinde, croise le chemin de Jake (Woody Harrelson), une dinde sauvage persuadée d'avoir été choisie par la Dinde Suprême pour remonter le temps jusqu'au premier Thanksgiving, et empêcher que les dindes ne deviennent à jamais le plat festif des Américains. Mais entre les colons (Colm Meaney, Dan Fogler, etc), et les dindes sauvages (Amy Poehler, Keith David, etc), les deux dindes venues du futur auront fort à faire pour changer l'histoire...

Aujourd'hui, c'est Thanksgiving, et le moment est donc venu de se tourner vers un film "approprié" à cette période de l'année... en l'occurrence, un dessin animé en images de synthèse, co-écrit par le réalisateur de Horton et de Jonah Hex, et par Scott Mosier, compère habituel de Kevin Smith.

Le résultat : un métrage pas particulièrement drôle, pas particulièrement inspiré, pas particulièrement rythmé ou bien construit, qui esquive toute controverse sur la colonisation, ou la réalité historique du "premier Thanksgiving", au profit d'un message végétarien assez classique, à base de dindons déguisés en Indiens, de machine à voyager dans le temps possédant la voix de George Takei, et d'humour gentiment absurde et inoffensif.

En somme, rien de vraiment mémorable au programme, un rendu visuel un peu vide et limité (c'était le premier long-métrage animé du studio avant La Légende de Manolo), et un produit fini qui ne fonctionne que très ponctuellement, et qui n'a probablement pas grand intérêt en dehors du territoire US, tant son sujet est vraiment purement américain.

2.75/6, en étant indulgent.

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Un film, un jour (ou presque) #838 : Marvel Rising - Secret Warriors (2018)

Publié le 15 Novembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Animation, Action, Science-Fiction, Fantastique, Marvel, Jeunesse

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Marvel Rising - Secret Warriors (2018) :

Apprenties héroïnes, Ms Marvel (Kathreen Khavari) et Squirrel Girl (Milana Vayntrub) tentent de faire leurs preuves au New Jersey, lorsqu'elles tombent au beau milieu d'un conflit interstellaire : les Krees tentent de profiter de la multiplication récente, sur Terre, des Inhumains, pour former et recruter parmi eux des guerriers...

Un film d'animation Marvel clairement à destination d'un jeune public féminin, puisque tout, ici, est assez girly, depuis la mise en avant des jeunes héroïnes de la maison de publication, en passant par leur caractérisation (parfois assez pataude), les choix graphiques (c'est là qu'on s'aperçoit qu'America Chavez, malgré son caractère badass et son attitude, perd toute crédibilité dès lors que toutes ses attaques et toutes les manifestations de ses pouvoirs sont en forme d'étoiles scintillantes), le récit vraiment basique et simpliste, et les chansons pop médiocres qui rythment toutes les scènes d'action.

Ajoutez à cela un style visuel à l'animation limitée, des antagonistes en carton, des scènes d'action peu travaillées, un changement de protagoniste/de point de vue assez maladroit à mi-parcours, et un sujet - les Krees, les Inhumains - qu'une certaine branche de Marvel tente d'imposer en force malgré son inintérêt chronique sous cette forme, et l'on se retrouve avec 90 minutes assez insipides pour moi, malgré un doublage assez sympathique, principalement de Milana Vayntrub (qui aurait fait une Squirrel Girl très attachante, si le projet de série en prises de vue réelles s'était concrétisé), et de Chloe Bennett, qui reprend son rôle d'Agents of Shield. Bof.

2.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2018 - 47 - Hôtel Transylvanie 3 : Des Vacances Monstrueuses (2018)

Publié le 25 Octobre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Oktorrorfest, Animation, Comédie, Jeunesse, Aventure

Chez les Téléphages Anonymes, du 1er octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur....

Hôtel Transylvanie 3 - Des Vacances Monstrueuses (Hotel Transylvania 3 - Summer Vacation) :

Déprimé, Dracula (Adam Sandler) se sent seul maintenant que Mavis (Selena Gomez) et Johnny (Andy Samberg) sont mariés. Pour lui changer les idées, sa fille organise alors une grande croisière pour sa famille, et pour tous leurs amis : les monstres embarquent sur le Legacy, un immense paquebot à destination de l'Atlantide. Mais à peine monté à bord, Dracula tombe sous le charme du Capitaine du navire, Ericka (Kathryn Hahn)....

Après deux premiers films inégaux et une série dérivée préquelle gentillette mais anecdotique, revoilà la famille Dracula, pour un nouveau volet sorti en plein été, et toujours chapeauté par la même équipe créative ; cette fois-ci, pas de romance adolescente, pas de bébé et de grand-père, mais le cliché suivant sur la liste des comédies familiales : les vacances en famille.

Et pour être même encore plus cliché, on part en croisière sur un paquebot ! De quoi assurer un bon paquet de gags attendus, encore renforcés par un nombre de personnages en constance augmentation, qui permettent aux scénaristes de s'en donner à cœur joie... quitte à donner à leur film un aspect décousu et superficiel.

En effet, sur le fond de l'intrigue, c'est assez quelconque et balisé à tous les niveaux. La romance de Drac avec le capitaine du navire (au design assez quelconque) est prévisible, les différentes étapes de la croisière manquent cruellement d'intérêt ou de charme (mention spéciale à l'Atlantide façon casino de Vegas, laide et insipide), Van Helsing n'est pas un antagoniste très intéressant, et dans l'ensemble, le film sous-développe la plupart de ses personnages, finissant par se limiter à un enchaînement superficiel de gags prévisibles sur les monstres en croisière.

Cela dit, si le métrage troque son charme transylvanien pour un paquebot générique (perdant au passage beaucoup de l'intérêt graphique de la série), il n'est pas pour autant dépourvu d'intérêt : le film conserve un fond positif sur la tolérance, l'acceptation, et la reconstruction de soi après une tragédie ; il a ses moments assez réussis, notamment sur le front de l'animation (le temple atlante, le grand final plein d'action et de musique) ; et il a des idées amusantes (comme le doublage des poissons par Chris Parnell : ça fonctionne toujours).

Il faut simplement fermer les yeux sur des moments moins inspirés, comme cette chorégraphie sur du Bruno Mars, ou cette conclusion à base de Macarena...

3/6

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Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2018 - Bobcat Goldthwait's Misfits & Monsters, saison 1 (2018)

Publié le 21 Octobre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Comédie, Halloween, Horreur, Fantastique, Science-Fiction, Anthologie, Les bilans de Lurdo, TruTv, Animation

L'Halloween Oktorrorfest touche aussi le petit écran, avec chaque week-end, du 1er octobre à début novembre, des critiques de séries fantastiques et horrifiques...

Bobcat Goldthwait's Misfits & Monsters , saison 1 (2018) :

Anthologique comico-fantastico-horrifique créée, écrite et réalisée par Bobcat Goldthwait, et diffusée en 8 épisodes de 25 minutes (techniquement, 20 minutes d'épisode, et 4-5 de making-of en guise de générique de fin) sur TruTv, chaîne du câble américain.

- 1x01 - Bubba the Bear : Nobel Bartell (Seth Green), le doubleur d'un ours de dessin animé, commence à être harcelé au quotidien par son personnage, furieux qu'on le présente comme un péquenot attardé...

Un épisode sympathique, à défaut d'être particulièrement original ou surprenant (bien que la toute fin, avec son virage gentiment gore, parvienne à être inattendue). On pense un peu aux Contes de la Crypte, le mélange prises de vue réelles/animation 2d est réussi, c'est bien produit, et Seth Green semble s'amuser... mais un peu plus de sobriété et de modération auraient été les bienvenus (ça surjoue pas mal, et l'ours est inutilement vulgaire).

- 1x02 - Face in the Car Lot : Alors qu'un vendeur de voitures d'occasion (David Koechner) riche, populiste, nationaliste, vulgaire, anti-intellectuels et scandaleux devient le candidat le plus populaire aux élections présidentielles américaines, une journaliste (Tara Lynne Barr) tente de révéler au public qu'il est un loup-garou responsable de la mort d'un enfant...

Avec Dave Foley dans le rôle de l'éminence grise de Koechner. Un épisode techniquement plutôt réussi, puisque bénéficiant d'une reconstitution années 70 assez crédible, et globalement bien interprété. Et ça fait plaisir de revoir Tara Lynn Barr, déjà dans God Bless America de Goldthwait.

Malheureusement, l'épisode est une charge anti-Trump tellement transparente et pataude qu'elle est plus agaçante qu'autre chose, d'autant que la conclusion cynique n'apporte pas grand chose au spectateur (la transformation en garou est sympathique, cela dit).

- 1x03 - Devil in the Blue Jeans : Un documentaire musical signé Trent Richards (Bryce Johnson), qui tente de découvrir ce qui est arrivé au jeune chanteur Caleb Faustini (Ross Bryant), disparu au faîte de sa gloire...

Un épisode façon mockumentaire/found footage à la Behind the Music/Que sont-ils devenus ? pas désagréable à suivre (le format est plutôt bien maîtrisé), mais qui tourne un peu à vide sur la longueur, puisque le tout vire rapidement à la séance de thérapie collective entre Caleb, sa mère, et Satan (Michael Ian Black).

L'épisode devient alors une satire du monde de la musique, avec le manager/Satan qui convainc la mère de Caleb de lui vendre son âme, et qui finit par se lasser de lui. Un Satan amusant, qui déprime "car le monde est trop pourri, qu'il n'y a plus d'âmes pures, et que cela rend ma tâche très difficile", et un tacle mis au passage à Mark Burnett, célèbre producteur de tv-réalité responsable de The Apprentice, avec Trump.

- 1x04 - Goatman Cometh : À l'initiative de sa mère (Melissa Joan Hart), Ethan (Geordie Bryn Francombe) doit, pour se sociabiliser, passer une soirée avec trois autres enfants (Andrew Farmer, Parker Chapin, Dylan Gage) dans le jardin, sous une tente. Mais lorsqu'ils découvrent la légende urbaine du Goatman, la soirée prend un tour inattendu et sanglant...

Un épisode qui lorgne un peu sur les années 80, ou sur une anthologie pour enfants façon Chair de Poule/Fais-moi peur, avec quatre enfants confrontés à une légende urbaine qui devient réelle. Assez prévisible, une interprétation inégale des enfants, et une chute finale assez attendue : rien de bien mémorable, mais j'avoue que ça se regarde tranquillement.

- 1x05 - Mermaid : Lorsqu'il amène son compère Ravi (Karan Soni) aux Weeki Wachee Springs, pour lui présenter la danseuse aquatique dont il est épris, Allan (Samm Levine) se laisse convaincre de parler à la jeune femme Amatheia (Bridget Everett). Rapidement, il découvre qu'Amatheia est une véritable sirène, et lorsque le couple commence à se fréquenter, il doit faire face au racisme de leurs deux espèces...

Une romance inoffensive au montage façon Dream On, avec extraits de vieux films pour ponctuer les réactions de Samm Levine, deux ou trois moments grotesques (dans le bon sens du terme), et quelques références évidentes, comme Quand Harry rencontre Sally.

Après, ça reste un récit aux intentions honorables, mais peu subtil, sur la discrimination de tout type (sur la race, le poids, le handicap), un récit qui se paie un numéro musical pas indispensable, et dont la chute est vraiment évidente. Mais c'est plutôt bien produit.

- 1x06 - Patsy : Incapable et maladroit, Herbert Smalls (Josh Fadem) attire l'attention de ses supérieurs lorsqu'il tire malencontreusement une balle dans le postérieur de son capitaine ; rapidement, le voilà recruté par les services secrets, qui le recrutent pour l'envoyer dans le passé, afin d'abattre Lee Harvey Oswald, de changer le cours de l'histoire (et d'éviter que The Apprentice ne soit diffusé à la télévision)...

Un épisode peu agréable à regarder, malgré son postulat de départ rigolo, et ses amusantes parodies "nazies" de La Fête à la Maison et de 1, Rue Sésame. La faute à son interprète principal, qui surjoue affreusement, à mi-chemin entre Mr Bean et Pee-Wee Herman : ajoutez à cela un script totalement transparent, depuis son titre jusqu'à son déroulement, et voilà, un épisode gentiment plat et décevant.

- 1x07 - Better World : Déprimé par l'état du monde et de la planète, Calvin (Danny Pudi), un informaticien, décide de mettre en réseau les deux intelligences artificielles de son entreprise, pour leur demander de régler les problèmes de l'humanité. Mais rapidement, la situation dégénère...

Une satire simpliste et attendue de la technologie moderne, des réseaux sociaux, de la dépendance de l'homme aux machines connectées, etc... en somme, une sorte d'épisode de Black Mirror en plus creux mais déconneur (l'attaque du Rumba ^^), avec beaucoup de slapstick, une réalisation plus caricaturale et décomplexée, un final nihiliste et luddite assez typique de Goldthwait, et une conclusion télégraphiée. Mouais.

- 1x08 - The Buzzkill : Deux musiciens indépendants (Jake Hurwitz & Amir Blumenfeld), prêts à se démarquer à tout prix de la masse et persuadés d'être uniques, se retrouvent transformés en abeilles et découvrent que la vie, dans la ruche, n'est pas de tout repos.

Un épisode en grande partie animé (c'est d'ailleurs joliment produit et très compétent) mais pas drôle du tout, entre ses deux musiciens hipsters agaçants, du n'importe quoi aléatoire (la tortue barbue qui parle), ses jeux de mots de niveau école primaire, sa scène de sexe entre abeilles, et autant de moments tout droit sortis d'un Bee Movie trashouille, avec encore une fois, en prime, une énorme dose d'anti-Trumpisme sans la moindre subtilité.

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Bilan saisonnier : dans l'ensemble, une anthologie satirique lorgnant sur l'horreur et le fantastique, mais bien trop phagocytée par la personnalité de son réalisateur-scénariste et par son engagement politique anti-Trump pour être autre chose qu'un programme un peu pataud, et surtout très anecdotique.

Ça manque de finesse, ça manque de fraîcheur, ça manque d'originalité, mais par chance, avec son format court et sa saison limitée, Misfits & Monsters parvient à ne jamais être trop ennuyeux ou lassant.

À conseiller aux amateurs de séries anthologiques de ce style, qui ne seraient pas trop regardants. Pour les autres, autant se revoir les Contes de la Crypte ou la Quatrième Dimension...

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Halloween Oktorrorfest 2018 - 19 - Le Petit Vampire 3D (2017)

Publié le 12 Octobre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Halloween, Horreur, Fantastique, Comédie, Animation, Jeunesse, Allemagne, Hollande, UK, Danemark

Chez les Téléphages Anonymes, du 1er octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Le Petit Vampire (The Little Vampire 3D) :

Le clan de Rudolph (Rasmus Hardiker), un petit vampire semblant avoir 13 ans, est menacé par un chasseur maléfique, Rookery (Jim Carter). Jusqu'à ce que Rudolph fasse la connaissance de Tony (Amy Saville), un garçon américain du même âge que lui, en vacances en Europe centrale, et qui est passionné par tout ce qui est macabre : aussitôt, les deux nouveaux amis décident de mettre leurs talents en commun pour sauver les proches de Rudolph, avant qu'il ne soit trop tard...

Une adaptation animée des romans d'Angela Sommer-Bodenburg, qui tient en fait beaucoup plus du remake du film de 2000 (on en retrouve les grandes lignes, la vache-vampire, et Jim Carter + Alice Krige au doublage) que d'une adaptation à proprement parler des livres d'origine.

Et malheureusement, on se trouve ici dans un film animé assez quelconque, et plutôt limité, techniquement parlant : si les décors sont assez réussis, les personnages sont particulièrement lisses, la direction artistique peu mémorable, et l'animation, dans son ensemble, assez inégale et limitée selon les personnages et leur importance.

Au niveau histoire, c'est un peu la même chose, avec un script qui passe beaucoup trop de temps sur Rookery, le méchant, et sur son acolyte, et qui néglige de développer les vampires, leurs personnalités diverses, etc.

Résultat, comme tout cela se combine à beaucoup de poursuites et de slapstick, on se retrouve devant un film d'animation un peu raide, un peu vide, et à réserver aux plus jeunes.

2.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2018 - 17 - Happy Family (2017)

Publié le 11 Octobre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Animation, Jeunesse, Comédie, UK, Allemagne, Oktorrorfest

Chez les Téléphages Anonymes, du 1er octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Happy Family (Monster Family) :

Libraire, Emma Wishbone (Emily Watson) a du mal à maintenir la paix et l'harmonie dans sa famille : Frank, son époux flatulent (Nick Frost), se fait marcher sur les pieds au travail, l'adolescente Fay (Jessica Brown Findlay) se rebelle, et Max (Ethan Rouse) est harcelé à l'école. Mais lorsque Dracula (Jason Isaacs) s'éprend d'Emma, et qu'il envoie Baba Yaga (Catherine Tate) la transformer en vampire, le sort tourne mal, et c'est toute la famille Wishbone qui devient monstrueuse : Emma en vampire, Frank en créature de Frankenstein, Fay en momie et Max en loup-garou...

Un film d'animation anglo-allemand assez décousu et bancal, qui souffre de pas mal de problèmes d'écriture (ça part dans tous les sens, il y a bien trop de slapstick et de vannes puériles à base de pets, les trois chauve-souris sont des Minions à peine déguisés, Dracula ressemble à un croisement entre Magneto et un méchant de James Bond, la caractérisation est très fluctuante), d'une synchronisation labiale défectueuse (à se demander si certaines scènes n'ont pas été conçues sur la base du script allemand, puis redoublées), et de soucis de logique interne embêtants (la libraire qui n'a jamais entendu parler de Dracula ; les Wishbone, famille américaine doublée par des Anglais, et qui rencontre ultérieurement des Américains caricaturaux à l'accent prononcé).

Bref, tout ça plombe le métrage, qui pourtant est techniquement assez réussi : la direction artistique est convaincante, colorée, bourrée de textures et de détails, l'animation est très expressive et naturelle, bref, c'est agréable à regarder et à suivre.

Si seulement ce n'était pas aussi dérivatif et approximatif au niveau de l'écriture et du rythme...

2.75/6

(moins sensibles aux problèmes d'écriture, les plus jeunes apprécieront probablement plus ce métrage que les adultes)

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Halloween Oktorrorfest 2018 - 13 - Zombillénium (2018)

Publié le 9 Octobre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Jeunesse, Animation, Halloween, Horreur, Fantastique, Oktorrorfest, France, Belgique

Chez les Téléphages Anonymes, du 1er octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Zombillénium :

Situé dans le nord de la France, le parc d'attractions Zombillénium abrite zombies et monstres en tous genres, qui travaillent là pour le compte du Diable, propriétaire des lieux. Mais lorsque Hector (Emmanuel Curtil) décide de faire fermer le parc en imposant des normes de sécurité, le voilà mordu par le directeur des lieux (un vampire), et par le chef de la sécurité (un loup-garou). Désormais mort, mais ni totalement garou ni vampire, Hector doit s'habituer à sa nouvelle condition d'employé du parc, et oublier sa fille, restée parmi les humains...

Une excellente surprise, en ce qui me concerne, et une surprise franco-belge, qui plus est, puisque le métrage est adapté d'une série de bandes-dessinées bien de chez nous, et qu'il prend place dans le Nord (avec de multiples références aux corons, aux terrils, à la désindustrialisation, etc).

Ayant abordé ce film sans rien savoir de son histoire (depuis, j'ai rattrapé mon retard et lu les trois tomes publiés), je suis vraiment tombé sous le charme de ces personnages, de cet univers, et de cette direction artistique cell-shadée.

C'est dynamique, ludique, bien mené, avec un numéro musical qui change de la norme, et le tout donne un beau métrage d'Halloween, à destination des petits et des grands.

... mais tout de même un peu plus pour les jeunes, en comparaison de la bande-dessinée originale : en adaptant leur propre récit, les auteurs de la bd ont en effet simplifié le tout, pour le rendre plus accessible et plus grand public. Pour le meilleur et pour le pire.

Hector, ainsi, a été totalement modifié, et j'avoue que, même avant d'avoir lu les bds, j'étais déjà moyennement convaincu par le personnage, par son évolution, et par sa caractérisation : c'est moins abouti que le reste, c'est un peu trop précipité, et Emmanuel Curtil manque un peu de retenue dans son jeu (ce qui n'est pas forcément surprenant).

À l'identique, on pourra trouvé la critique en filigrane de l'univers de Twilight et des vampires romantiques un peu datée, ce qui la rend moins pertinente que les vampires corporate de la version papier (une métaphore toujours d'actualité).

Néanmoins, dans l'ensemble, le tout reste très sympathique, et la preuve que chez nous aussi, on peut avoir de bons films d'animation originaux et décalés.

4.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #833 : Teen Titans Go ! To The Movies (2018)

Publié le 27 Septembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Jeunesse, Animation, Action, Aventure, DC, Science-Fiction, Fantastique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Teen Titans Go ! To The Movies :

Immatures et puérils, les Teen Titans - Robin (Scott Menville), Starfire (Hynden Walch), Raven (Tara Strong), Beast Boy (Greg Cipes) et Cyborg (Khary Payton) - sont la risée de la communauté des super-héros : aux yeux du monde, l'équipe n'est guère plus qu'une mauvaise blague, et par conséquent, ses aventures ne sont jamais portées au cinéma. Ce qui perturbe grandement Robin : bien décidé à être lui-aussi immortalisé sur grand écran, le jeune héros décide alors de prouver sa valeur, en se trouvant un adversaire à sa hauteur... Slade (Will Arnett).

TTG est la série mal-aimée de l'univers DC animé : arrivée sur les talons de l'annulation de Teen Titans et de Young Justice, elle a été vue, par de nombreux spectateurs alors jeunes et sensibles, comme une insulte à leur fandom, car trop puérile et immature (parce que les super-héros, ça se doit d'être sérieux et dramatique !). Il faut dire qu'avec son format court, et son approche volontairement humoristique et parodique, TTG contraste grandement avec ses aînées... et c'est tant mieux. Car TTG est une excellente petite série comique, qui sait jouer des codes de son industrie, tout en brisant régulièrement le quatrième mur de bien belle manière.

Sans surprise, il en est de même pour ce portage au cinéma, qui joue d'autant plus la carte métadiscursive que ce film arrive alors que les super-héros en tous genres cartonnent au box office... du moins, s'ils viennent de chez Marvel.

Et pour faire simple, TTGTTM peut se résumer ainsi : c'est le film Deadpool, débarrassé de son humour adulte. Même impertinence, mêmes références à l'industrie, aux concurrents, même caméo (hilarant) de Stan Lee, même tendance à casser les codes du genre, même commentaire sur les clichés de ce dernier, même refus de colorier entre les lignes, même impertinence, même références cinématographiques (ici, Retour vers le Futur), même idée de voyage temporel pour réécrire l'histoire, mêmes scènes d'actions décomplexées, et oui, même tendance à être occasionnellement bas de plafond.

Et comme en prime, on a droit à des caméos sympathiques (Nicolas Cage en Superman, Kristen Bell, Michael Bolton), et que les Challengers of the Unknown en prennent plein la tête (de manière totalement gratuite), on passe un très bon moment.

Certes, ça ressemble parfois à un triple ou quadruple épisode, qui aurait pu donner lieu à une saison complète en mode sérialisé, mais c'est drôle, c'est dynamique, ça a conscience de ses limites et ça les exploite bien, bref, c'est réussi.

4.25/6

(et le post-générique devrait faire plaisir à plus d'un spectateur ronchon et nostalgique)

 

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