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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #animation catégorie

Un film, un jour (ou presque) #827 : Pourquoi J'ai Pas Mangé mon Père (2015)

Publié le 19 Septembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Animation, France, Comédie, Aventure, Italie, Chine, Belgique, Histoire

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Pourquoi J'ai Pas Mangé mon Père :

Fils aîné du roi des simiens, Édouard (Jamel Debbouze) est chétif et handicapé, mais déborde d'imagination et de bienveillance. Aux côtés de Ian (Arié Elmaleh), son meilleur ami simplet, Édouard grandit ainsi à l'écart des siens, et découvre le feu, la marche bipède, la savane, les animaux sauvages, et trouve même l'amour auprès de Lucy (Mélissa Theuriau)...

Film d'animation français co-écrit et réalisé par Jamel Debbouze, tourné en performance capture, vaguement inspiré d'un roman et ayant demandé des années de gestation et plus d'une demi-douzaine de scénaristes, pour plusieurs dizaines de millions d'euros de budget... et un résultat très mitigé.

Visuellement assez discutable (non seulement au niveau de la direction artistique, mais aussi parce que les limites de l'animation française sont rapidement évidentes, même avec l'apport limité de la performance capture), avec un doublage très inégal (bon nombre de personnages secondaires sont vraiment mal doublés), un bestiaire qui n'est pas loin de rappeler les animaux de RRRrrrr ! (tous basés sur des variations du machin-mouth) et l'intégration d'un clone numérique de De Funès à l'imitation médiocre et forcée, le film paraît rapidement bruyant et surchargé... à l'image de Debbouze, en fait.

Mais paradoxalement, c'est quand Debbouze entre en jeu à l'âge adulte, que le film se concentre sur lui, et qu'il fait tout simplement son numéro habituel, que le tout décolle un peu. Pour faire simple, le film repose entièrement sur les épaules de Jamel et sur son jeu agité, pour le meilleur et pour le pire.

Si on supporte le comédien, son jeu, et son vocabulaire moderne, ça se regarde assez facilement, et ça a bon fond, malgré des défauts évidents. Si l'on a du mal avec Debbouze, sa gestuelle et ses expressions, par contre, ce sera plus difficile.

3 - 0.25 pour l'inévitable (et superflu) numéro musical/dansé sur de la musique moderne, et pour l'illustration musicale dans son ensemble, très oubliable - 0.25 pour les 20 dernières minutes brouillonnes et fatigantes (notamment à cause des nombreux personnages secondaires médiocres) = 2.5/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Un film, un jour (ou presque) #822 : Sahara (2017)

Publié le 12 Septembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Animation, Aventure, Comédie, Jeunesse, France, Canada

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Sahara :

Constamment victimisés par leur communauté, Ajar (Omar Sy) le serpent et Pitt (Franck Gastambide) le scorpion partent pour l'oasis voisine, nettement plus huppée, pour tenter d'y retrouver Eva (Louane), une serpente dont Ajar est épris...

Quand la France (et le Canada) tentent de singer Pixar/Dreamworks et de raconter une histoire d'animaux anthropomorphisés, ça donne ce Safari, un film d'animation visuellement relativement agréable, mais qui ne fonctionne jamais vraiment totalement.

À tous les niveaux, en fait, on sent le désir de bien faire, limité par un manque de compétences ou d'efficacité. Le récit, ainsi, une sorte de road trip dans le désert, s'avère globalement mal rythmé, et bourré de petits ventres mous ; la direction artistique est intéressante, mais parfois un peu trop dérivative ; l'illustration musicale est assez transparente ; l'humour est éventé ; et la distribution vocale, malheureusement, est totalement inégale.

Ainsi, autant Gastambide, Michael Youn, Clovis Cornillac ou encore Jean Dujardin s'en sortent parfaitement bien dans leurs rôles respectifs, autant d'autres sont en roue libre (Vincent Lacoste), et d'autres encore sont tout simplement médiocres et/ou mal dirigés (Louane, Grand Corps Malade).

Pire : si Omar Sy n'est pas mauvais, l'animation de son personnage ne colle que rarement à sa voix. L'interprétation d'Omar est nettement plus agitée et dynamique que ne l'est le serpent à l'écran, et cela donne lieu à un décalage qui s'avère parfois problématique, et souvent gênant.

Bref, une tentative bien intentionnée, mais vraiment peu concluante.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #808 : The Problem With Apu (2017)

Publié le 23 Août 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Animation, Documentaire, Comédie, truTV

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

The Problem With Apu (2017) :

Documentaire engagé signé Hari Kondabolu, qui attaque frontalement la série Les Simpsons sur le supposé racisme implicite du personnage d'Apu ; ce qui a fait grand bruit lors de la diffusion initiale du programme, fin 2017, ainsi qu'en avril 2018, lors de la réponse maladroite des Simpsons au documentaire au cours d'un épisode.

La thèse du réalisateur (un comique/activiste à l'humour et aux spectacles très orientés justice sociale) est donc que le personnage d'Apu est raciste, négatif, et responsable de plusieurs décennies de clichés et de harcèlement des minorités indiennes dans la société américaine.

Un problème encore aggravé par le fait qu'Apu est doublé par Hank Azaria, un acteur caucasien, ce qui amène donc Kondabalu a assimiler le personnage d'Apu à du blackface - ou, dans le cas présent, a du brownface.

Pour reprendre la conclusion du documentaire, "Les Simpsons, c'est comme votre vieux grand-père raciste : vous l'aimez bien, il a eu des bons moments, mais régulièrement, il dit des choses racistes, et il serait donc préférable pour tout le monde qu'il meure".

Voilà voilà. Certes.

Il n'est donc guère surprenant de constater que ce documentaire d'une heure m'a vraiment hérissé le poil, tant il est représentatif d'une certaine vision du monde assez typique de cette décennie et de cette nouvelle génération d'activistes connectés.

Difficile de se départir, en effet, d'une impression de bulle lorsque l'on découvre les comiques interviewés par le réalisateur dans le cadre du documentaire : tous amis du réalisateur ("on se connaît tous"), à 95% fils et filles d'immigrés indiens ayant entre 25 et 35 ans, ayant grandi en pleine Simpsons-mania et ne se reconnaissant pas du tout dans le portrait d'Apu.

Et ce n'est pas surprenant, puisque Apu est une caricature d'immigré des années 70/80 : l'immigré travailleur, diplômé, intelligent, venu aux USA pour profiter du rêve américain, et confronté à la réalité de ce dernier, qui le force à travailler dans une supérette. Sans surprise, cela ne parle pas aux millenials ultra-connectés qui ont grandi ici, et qui se sont affranchis, pour certains, des traditions de leurs ancêtres.

Ce gouffre générationnel est d'ailleurs involontairement souligné lorsque Kondabolu fait écouter Apu à ses parents, afin de montrer que ces derniers ne se retrouvent pas dans le cliché du personnage et de son accent... mais lorsqu'ils donnent leur avis, non seulement ils ne s'offusquent pas du personnage, mais en plus, leur accent est presque aussi prononcé que celui d'Apu.

Mais non : Kondabolu, clairement traumatisé par ce personnage depuis son enfance, semble avoir trouvé là un moyen d'attirer l'attention sur son travail (il s'est fait remarquer lors d'une émission tv, en 2012, par une tirade sur ce même sujet), et il est bien décidé à se faire entendre...

On a ainsi droit à un Kondabalu qui ouvre son documentaire en désamorçant immédiatement toute critique, qu'il affuble en quelques secondes de tout un vocabulaire et d'un argumentaire chargés, employés par l'alt-right trumpiste, les républicains et autres conservateurs rétrogrades : de quoi tuer immédiatement le débat en assimilant d'éventuels détracteurs à des racistes, ce qui permet d'éviter d'avoir à répondre à leurs objections ou contre-arguments.

D'ailleurs, il en va de même dans le reste du documentaire : s'il reconnaît à demi-mot les qualités du personnage d'Apu, tout cela est éclipsé par l'obsession de Kondabolu pour Azaria et pour le travail du doubleur.

Le film admet par exemple qu'Apu est loin d'être un stéréotype sur pattes, qu'il a bien été développé (c'est effectivement l'un des personnages les moins stupides des Simpsons, ainsi que l'un des plus équilibrés) et, plus important, qu'à l'époque de son apparition à l'écran, il était l'un des seuls (si ce n'est le seul) indiens présents sur le petit écran. Ce qui, en matière de représentativité, était inédit, et très justement applaudi.

Mais c'est justement cette représentativité rarissime qui fait qu'aujourd'hui, Apu devient une cible facile : selon ses détracteurs, le personnage n'aurait pas évolué, serait toujours aussi caricatural qu'à ses débuts (comme le sont tous les autres personnages des Simpsons, à vrai dire), et sa "représentation" ne serait donc aujourd'hui plus valide, plus désirable ni désirée, et totalement raciste (c'est amusant, mais quand je regarde des films réalisés et écrits par des indiens d'origine américaine, les clichés sont pourtant tout aussi nombreux, et bien souvent similaires)

Pire : le documentariste - et ceux qui se reconnaissent dans ses propos - semblent ravis d'attribuer à la série la responsabilité de la bêtise et du racisme de l'Américain moyen avec lequel il a grandi. Un Américain moyen qui a fait de "Thank You, Come Again" un cliché ethnique associé à Apu, alors même que ce dernier ne la prononce que 8 fois en plus de 600 épisodes de la série.

Il y a donc une certaine malhonnêteté intellectuelle, derrière tout ça, qui se ressent d'autant plus que Kondabulu articule tout le documentaire autour de ses tentatives insistantes d'obtenir une interview d'Azaria. Des tentatives vaines, et qui mènent à des moments assez agaçants pour le spectateur : gags pas drôles (Kondabolu qui s'énerve et fait semblant de casser des trucs hors-champ), ou déclaration hypocrite face caméra après lecture d'un mail de refus.

Bref, pour résumer, ce documentaire semble symptomatique d'un politiquement correct un peu trop envahissant en matière d'humour, qui envahit peu à peu notre société (et qui est d'autant plus présent outre-atlantique) : l'humour ne doit plus choquer personne, on ne doit plus utiliser de stéréotypes (à moins d'appartenir à la communauté caricaturée), on ne doit plus être gratuit et méchant, on ne doit être que woke.

Une heure de métrage assez typique, donc, des réactions épidermiques d'une génération qui trouve dans des causes superficielles des raisons de s'indigner (principalement sur les réseaux sociaux - Kondabolu nous montre son flux Twitter pour justifier ses dires), et croit ainsi faire autre chose que d'aborder ces problèmes par le petit bout de la lorgnette, alors même qu'elle ne leur apporte (comme Kondabolu dans ce film, d'ailleurs) absolument aucun début de solution viable ou intéressante.

La cause est juste, en soi (et le documentaire est plutôt bien produit, dynamique et coloré), mais les méthodes, comme souvent outre-atlantique, sont disproportionnées et mal avisées.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #756 : Rebelle (2012)

Publié le 13 Juillet 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Aventure, Animation, Jeunesse, Disney, Drame, Pixar

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Rebelle (Brave) :

Merida (Kelly Macdonald), fille du roi écossais Fergus (Billy Connolly) et de la Reine Elinor (Emma Thompson), se moque bien de la vie de château, et des impératifs que lui impose son rôle de princesse. Elle n'a qu'une envie : partir à l'aventure, et développer ses talents d'archère... mais lorsque les traditions la rattrapent, et que plusieurs seigneurs locaux - Lord MacGuffin (Kevin McKidd), Lord Macintosh (Craig Ferguson) et Lord Dingwall (Robbie Coltrane) - se battent pour que l'un de leurs descendants épousent Merida, la jeune femme s'enfuit, et décide de demander l'aide d'une sorcière excentrique (Julie Walters) pour régler ses problèmes...

Un film d'animation réputé pour faire partie de ces Pixar mineurs et négligeables, plombé par une production chaotique, et supposément affublé d'un scénario insipide et générique lui valant souvent des critiques assassines... et pourtant, avec du recul et dans les faits, ce métrage n'est pas pire qu'un Raiponce, dont il se rapproche d'ailleurs assez notablement sur certains points.

Seulement voilà : Rebelle (titre français au demeurant hors-sujet puisque le film montre bien que la rébellion de l'héroïne ne mène à rien, alors que son courage, lui, y parvient) est un film essentiellement féminin dans ses thématiques. Ça parle du désir d'émancipation et d'aventure, du refus de se confirmer aux normes sociétales, des rapports mère-fille, et de plein d'autres choses pas forcément inédites chez Disney, mais qui ne parlent clairement pas de la même manière à un public masculin et à un public féminin. D'autant qu'ici, pas de Prince charmant, puisque tous les personnages masculins sont présentés comme des bouffons incapables, ou, au mieux, bas-de-plafond.

Faut-il y voir là une des raisons du rejet du film par certains ? Probablement, mais pas seulement. Car effectivement, l'écriture du métrage, sa symbolique un peu lourde et évidente, son "échelle" limitée (pas de grande épopée, mais une petite aventure locale), ainsi que son humour à géométrie variable (la sorcière, son corbeau, les trois frères), trahissent une écriture un peu compliquée, et manquant légèrement de cohésion.

Heureusement, visuellement, Rebelle est superbe pour son époque, l'animation est impeccable (l'animation de la mère/ours est vraiment réussie et drôle), la musique très appropriée, et le doublage anglo-saxon est idéal (j'avoue, j'ai toujours eu un gros faible pour l'accent de Kelly Macdonald, donc là, je suis aux anges). De plus, pour peu qu'on accroche un minimum au récit malgré sa forme assez classique, le tout passe comme une lettre à la poste, et s'avère même très divertissant.

Ce n'est clairement pas un classique instantané de Pixar, mais on est loin du ratage. Très loin, même.

4/6

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Un film, un jour (ou presque) #745 : La Mort de Superman (2018)

Publié le 28 Juin 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Animation, Fantastique, Science-Fiction, Action, DC, DCAMU

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La Mort de Superman (The Death of Superman) :

Lorsque Doomsday, une créature venue des étoiles et décidée à détruire tout ce qui se présente devant elle, arrive sur Terre et s'approche de Metropolis, Superman (Jerry O'Connell) n'a d'autre choix que de se dresser sur son chemin, pour tenter de l'arrêter...

Énième adaptation de l'affrontement entre Superman et Doomsday, déjà animé il y a une dizaine d'années dans un Superman/Doomsday peu satisfaisant, et bien entendu, vaguement porté au cinéma dans Batman vs. Superman, The Death of Superman se veut la première partie d'un diptyque qui trouvera sa conclusion dans Reign of the Supermen, qui devrait sortir l'année prochaine.

En l'état, on a donc droit à une adaptation plus fidèle de l'arc scénaristique original, à la sauce New 52, avec ce que ça implique de personnages aux designs très discutables, à l'animation et aux expressions inégales, et aux choix artistiques mal avisés (Doomsday, ici, à de faux airs de masque kabuki démoniaque, et ça ne fonctionne pas vraiment).

Le vrai problème de cette Mort de Superman, en fait, c'est que le script tente de forcer pas mal de choses, faute de les avoir établies dans les métrages précédents de cette continuité : la relation Clark/Lois, notamment, subit ici l'équivalent de plusieurs années de développement, de la première rencontre avec les parents de Clark à la révélation de son identité secrète à Lois, avant d'arriver à sa mort, en passant par la jalousie de Wonder Woman, etc.

Idem pour la relation existant entre Superman et le reste de Metropolis : le scénario se plie en quatre pour montrer que Superman est formidable, qu'il est aimé de tous, blablabla, et le tout finit par plus ressembler à du remplissage et du bourrage émotionnel très artificiel, plutôt qu'à quelque chose de naturel et d'organique.

Entre ça et la manière dont tous les futurs "Supermen" sont introduits dans le récit, et utilisés dans des scènes post-générique pour amener la suite, on ne peut pas dire que la subtilité et la finesse soient au rendez-vous de l'écriture de Peter Tomasi.

Et c'est dommage, parce qu'une fois que Doomsday entre vraiment en jeu, et commence à démolir tout ce qui se présente devant lui (y compris la Justice League), le tout s'avère plutôt efficace et nerveux (malgré une fin de combat assez peu convaincante - ou plutôt, devrais-je dire, un peu ratée visuellement). On regrettera aussi une illustration musicale relativement insipide et anecdotique, ce qui n'aide pas le film à vraiment fonctionner du point de vue émotion.

Reste enfin le doublage : les premières minutes de Jerry O'Connell en Superman vanneur sont un peu perturbantes (un souci d'écriture), mais rapidement, la relation Superman/Lois s'installe et fonctionne, grâce au couple O'Connell/Rebecca Romijn dans les deux rôles en question. Les autres personnages sont nettement moins mémorables, voire même, semblent parfois hors-sujet : Rainn Wilson ne m'a ainsi pas du tout convaincu en Luthor, et je me demande encore pourquoi l'ethnicité de Cat Grant a été modifiée sans que cela n'apporte quoi que ce soit au personnage.

Après, pour être franc, c'était loin d'être désagréable, dans l'ensemble, et le fait d'avoir divisé ce récit en deux films permet au tout de respirer un peu. 

3.5/6 (je ne sais pas trop si les scénaristes ont prévu de relier Doomsday à Apokolips, comme ils semblent le sous-entendre ici, mais on verra bien l'année prochaine)

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Un film, un jour (ou presque) #730 : Ferdinand (2017)

Publié le 7 Juin 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Animation, Comédie, Jeunesse, Aventure, Action

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Ferdinand :

Jeune taureau paisible, Ferdinand (John Cena) refuse de participer aux corridas pour lesquelles il a été élevé. Après s'être enfui et réfugié chez une fillette, le jeune taureau est repris par les autorités, et il doit alors trouver un moyen de s'évader avant d'être confronté, dans l'arène, à El Primero (Miguel Ángel Silvestre), un matador légendaire...

Un long-métrage d'animation signé Blue Sky Studios (L'Âge de Glace, Rio), adapté d'un classique de la littérature américaine pour enfants, publié dans les années 30, et déjà adapté sous forme de court-métrage de 10 minutes par Disney en 1938 (un court qui avait alors remporté un Oscar).

Cette version cinématographique de 110 minutes (!) a connu un succès certain au box-office américain lors de sa sortie, en décembre dernier, mais malheureusement, il faut bien avouer que c'est un film d'animation à réserver aux plus jeunes : c'est loin d'être mauvais ou incompétent, mais c'est aussi très très balisé, et l'animation, si elle est dynamique, est aussi visuellement assez générique, à l'image de la direction artistique passe-partout.

Ajoutez à cela un message bienveillant et pacifiste noyé dans une hyperactivité assez typique de ce genre de productions, des personnages secondaires pour la plupart sous-caractérisés et quelconques (les hérissons...), des passages insipides (la dance battle contre les chevaux, par exemple) et un casting vocal inégal (John Cena s'en sort très bien, David Tennant est amusant, mais Kate McKinnon en fait beaucoup trop, comme d'habitude), et on se retrouve avec un métrage gentillet, un peu longuet, et guère mémorable.

Ça plaira aux enfants, mais on préfèrera sans hésitation le court de Disney, plus efficace et pertinent.

Un petit 3/6 (principalement pour le travail de Cena, particulièrement juste)

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Un film, un jour (ou presque) #714 : Capitaine Superslip (2017)

Publié le 16 Mai 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Action, Aventure, Animation, Jeunesse, Dreamworks, Fantastique

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Capitaine Superslip (Captain Underpants : The First Epic Movie) :

George (Kevin Hart) et Harold (Thomas Middleditch) sont deux petits garçons turbulents, blagueurs, et débordant d'imagination, qui passent le plus clair de leur temps à créer des comic-books de leur invention. Jusqu'au jour où, accidentellement, ils hypnotisent leur proviseur acariâtre (Ed Helms), et parviennent à le convaincre qu'il est le Captain Underpants, défenseur de la justice et des opprimés. Ce qui tombe bien, puisque le maléfique Professeur Pee-Pee Diarrheastein Poopypants  (Nick Kroll) a décider de priver la Terre de son sens de l'humour, avec l'aide de Melvin (Jordan Peele), l'un des enfants de l'école...

Un film d'animation Dreamworks adapté d'une série de livres pour enfants des années 90, très axés prout/pipi/caca/slip, et qui donc s'inscrit dans leur continuité directe, pour un film immature et puéril, qui ne vole jamais très haut. Pas grand intérêt pour qui a plus de 10 ans d'âge, donc, sauf que...

D'un point de vue technique, le film est en effet très réussi, jouant sans cesse avec les formats (2D, 3D, sock puppets, résumé, flipbooks, etc), se moque de sa nature de film animé, joue la carte de la référence et du méta-discursif, brise le quatrième mur, etc... le tout en étant bien animé, bien doublé, relativement bien écrit, et surtout bien mis en musique par l'excellent Ted Shapiro.

Au final, donc, même si ce qu'il y a à l'écran n'est pas forcément du goût de tout le monde, et pourra lasser les adultes (bien que le tout soit un peu plus intelligent que l'on ne pourrait le croire au premier abord), le film a suffisamment de qualités techniques et créatives pour que l'on ne s'ennuie jamais et même, pourquoi pas, pour qu'on se surprenne à glousser devant une vanne ou deux particulièrement gratinées...

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #711 : Pierre Lapin (2018)

Publié le 11 Mai 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Animation, Jeunesse, Comédie, Sony, USA, Australie

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Pierre Lapin (Peter Rabbit) :

Lorsque Joe McGregor (Sam Neill), leur voisin acariâtre, décède d'une crise cardiaque, Peter Rabbit (James Corden), ses trois soeurs (Daisy Ridley, Margot Robbie & Elizabeth Debicki) et leur cousin (Colin Moody) se réjouissent d'avoir son jardin et sa propriété pour eux-seuls. Jusqu'à l'arrivée de Thomas (Domhnall Gleeson), le neveu de Joe, qui s'installe là, et décide de mener la vie dure aux lapins. Heureusement, ces derniers peuvent compter sur l'aide de Bea (Rose Byrne), une artiste peintre habitant la maison d'à côté...

Adaptation des ouvrages de Beatrix Potter, mêlant prises de vue réelles et animaux de synthèse, ce Peter Rabbit ne fonctionne qu'à moitié. Au nombre des bons points, les effets spéciaux sont très réussis, et la réalisation à hauteur de lapin s'avère des plus dynamiques et efficaces.

La première moitié du film se déroule ainsi tranquillement, et se regarde même assez sympathiquement, malgré un léger abus de chansons modernes, et de coups de coude appuyés au spectateur, comme dans bon nombre de films d'animation actuels.

Et puis progressivement, une fois Domhnall Gleeson bien installé dans sa nouvelle demeure, le film a tendance à succomber aux travers habituels des films du genre Alvin & les Chipmunks : beaucoup de poursuites hystériques, beaucoup de violence absurde et de slapstick, de l'émotion forcée, et un déroulement particulièrement linéaire.

Dommage, parce qu'encore une fois, les animaux sont très réussis, et du côté humain, Gleeson et Byrne ont une assez bonne alchimie, très british. Quant aux doubleurs, disons qu'on se demande un peu ce que certains, comme Corden ou Robbie, apportent vraiment à leurs personnages respectifs, mais bon... ça aide d'être à la mode, je suppose.

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #693 : Woody Woodpecker (2017)

Publié le 17 Avril 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Animation, Jeunesse, Comédie, Fantastique, Musique

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Woody Woodpecker - Le Film :

Lorsqu'un avocat divorcé (Timothy Omundson) s'installe dans un bois de l'état de Washington en compagnie de sa nouvelle petite-amie (Thaila Ayala) et de son fils (Graham Verchere) pour y construire une demeure immense et la revendre au plus offrant, il abat le coin de forêt où vit Woody Woodpecker (Eric Bauza), un pivert surexcité, bien décidé à protéger son habitat naturel...

Long-métrage sorti partout dans le monde en vidéo/sur Netflix, et en salles au Brésil (marché pour lequel il a été produit), ce film hybride mêlant animation et prises de vue réelles est l’œuvre d'un faiseur confirmé, réalisateur d'innombrables téléfilms de Noël et autres suites médiocres de comédies pour enfants (La Course au Jouet 2, par exemple), qui a co-écrit le film avec les scénaristes d'Inspecteur Gadget 2, et de Norm.

Autant dire que le seul intérêt, dans ce métrage, est la prestation de Timothy Omundson, dans l'un de ses derniers rôles (si ce n'est le dernier) avant son attaque cérébrale. Un Omundson qui se donne à fond malgré un script calamiteux, et un Woody Woodpecker détestable au possible, car épuisant, s'adressant constamment au spectateur, et doté d'un humour pipi/caca/prout déplorable.

Bref, c'est creux au possible, c'est mal rythmé, le doublage de Woody est assez mal mixé, c'est du (mauvais) slapstick à gogo, avec une illustration musicale insipide, des seconds rôles transparents, des méchants chasseurs caricaturaux... et ça tente de jouer la carte de l'émotion dans sa dernière ligne droite, sans être particulièrement convaincant.

1/6 (à réserver aux moins de 8 ans)

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Un film, un jour (ou presque) #691 : Suicide Squad - Le Prix de l'Enfer (2018)

Publié le 13 Avril 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Animation, DC, Fantastique, Science-Fiction, DCAMU

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Suicide Squad - Le Prix de l'Enfer :

Afin de mettre la main sur un objet mystérieux aux pouvoirs improbables, Amanda Waller (Vanessa Williams) décide de former la Suicide Squad, en réunissant Deadshot (Christian Slater), Harley Quinn (Tara Strong), Bronze Tiger (Billy Brown), Captain Boomerang (Liam McIntyre), Killer Frost (Kristin Bauer van Straten) et Copperhead (Gideon Emery). Mais de nombreux autres criminels - parmi lesquels Vandal Savage et Zoom - ont aussi des vues sur leur objectif...

Dernier long-métrage animé prenant place dans l'univers DC, ce SSHtP se veut une sorte de version grindhouse/film d'exploitation de ce monde et de ces personnages, comme en atteste la musique assez clichée, et l'effet vieille pellicule qui orne ponctuellement l'image.

Dans l'absolu, pourquoi pas : c'est ce qu'aurait dû être le film de David Ayer, et ça permet à ce dessin animé d'être globalement assez décomplexé.

Car dans le genre, SSHtP n'y va pas par quatre chemins : c'est gentiment bourrin (les personnages meurent dans des débordements de sang et des explosions de crâne assez grotesques, à la Ken le Survivant), les personnages ont des apparences improbables (j'ai bien aimé la Banshee punkette), ça racole gentiment, et on a droit à des digressions gratuites vraiment pas indispensables, mais amusantes (toute la sous-intrigue sur le Doctor Fate strip-teaseur ressemble vraiment à du remplissage, mais ça reste néanmoins sympathique).

Cela dit, le tout traîne gentiment en longueur, et après la trouzemillième fusillade, le tout devient assez répétitif, d'autant que ça se résume à une chasse au macguffin pas très originale ou intrigante, mettant en scène des seconds couteaux particulièrement peu inspirants, sous-développés (entre Bronze Tiger et Scandal Savage, on a le choix au niveau des clones bancals de Wolverine), et au doublage très inégal.

Bref, c'est très inégal, mais ça se regarde, et c'est toujours mieux que la version en prises de vue réelles. Ce qui n'est pas difficile, convenons-en.

Un petit 3/6

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Un film, un jour (ou presque) #683 : Les Zévadés de l'Espace (2013)

Publié le 3 Avril 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Aventure, Animation, Science-Fiction, Comédie, Jeunesse, Canada, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Les Zévadés de l'Espace (Escape From Planet Earth) :

Superstar intergalactique, Scorch Supernova (Brendan Fraser) est un héros de l'espace originaire de la planète Baab, et est aidé dans ses missions par son frère Gary (Rob Corddry), responsable de mission au QG de la BASA. Jusqu'au jour où le duo se brouille, et où Scorch décide de partir seul en mission sur Terre, la planète la plus dangereuse de l'univers, où il est capturé par le maléfique Général Shanker (William Shatner). À Gary de partir à son tour sur le terrain, pour secourir son frère...

Un film d'animation tellement générique et insipide qu'on passe son temps à se dire que ça ressemble vraiment à du Dreamworks bas de gamme, à l'époque où le studio se cherchait, et se contentait de faire des récits interchangeables et basiques.

Ici, que ce soit l'écriture, l'humour, la musique d'Aaron Zigman, les chansons pop, ou les choix artistiques très maladroits (toute la conclusion en voix off, au secours !), ça ronronne instantanément, et ça finit par n'avoir pas grand intérêt intrinsèque.

C'est dommage, parce que techniquement, même si ça ne déborde pas d'originalité, ça tient à peu près la route, malgré un doublage très inégal (quelques choix amusants - Ricky Gervais, les aliens -, quelques autres pertinents - Brendan Fraser, Rob Corddry -, et d'autres hors-sujet ou mal exploités - Sarah Jessica Parker, Sofia Vergara, William Shatner, Jane Lynch, etc).

2.5/6 (aussitôt vu, aussitôt oublié, mais ça plaira peut-être aux plus petits)

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Un film, un jour (ou presque) - SPÉCIAL PÂQUES - Moyens-métrages Rankin/Bass (1971-1977)

Publié le 1 Avril 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Pâques, Animation, Jeunesse, Fantastique, Musique, NBC, ABC, Rankin-Bass

Comme aujourd'hui, c'est Pâques, et que j'ai déjà passé en revue, l'année dernière, l'un des rares films de Pâques qui existe (à ma connaissance), à savoir Hop, j'ai décidé cette année de profiter de ce dimanche festif pour m'intéresser à trois classiques de l'animation américaine télévisée pour enfants, tous trois issus de l’œuvre de Rankin/Bass (oeuvre déjà abordée en ces pages à l'occasion des fêtes de Noël).

Au programme, trois moyens-métrages tous disponibles en ligne, et à l'intérêt inégal.

Here Comes Peter Cottontail (1971) :

Lorsque le Lapin de Pâques en chef décide de prendre sa retraite, il choisit Peter Cottontail (Casey Kasem) pour le remplacer. Mais le maléfique January Irontail (Vincent Price) est bien décidé à ruiner les fêtes de Pâques, et défie Peter en duel singulier, avec comme enjeu son poste de Lapin de Pâques. Vaincu, Peter doit désormais trouver un moyen de sauver les fêtes de Pâques en distribuant ses œufs au plus vite, grâce à l'aide de Seymour Sassafras (Danny Kaye), d'une machine à voyager dans le temps, et du Père Noël...

Téléfilm d'animation en stop-motion de 50 minutes environ, et basé sur un roman de 1957 narrant les aventures du Lapin de Pâques, Here Comes Peter Cottontail s'avère une jolie réussite technique et visuelle, bénéficiant du savoir-faire de Rankin/Bass en matière d'animation image par image.

On y retrouve le schéma désormais familier des œuvres du studio, avec un narrateur prestigieux qui raconte aux jeunes spectateurs une histoire fantastique, des doubleurs réputés, et des chansons fréquentes, plus ou moins datées et convaincantes (on est loin des chansons présentes dans les Rankin/Bass de Noël, par exemple).

Globalement, cependant, le tout se suit tranquillement, aidé par un Peter Cottontail aux faux airs de Sammy de Scooby-Doo (même doubleur), par un doublage compétent et par une épopée temporelle qui passe de fête en fête (certes américano-centriques, mais bon...), apportant au film un "bestiaire" très varié et agréable (sorcières, fantômes, dinde, farfadets, Santa...). Plutôt sympathique, dans l'ensemble.

(en 2006, ce téléfilm a connu une suite animée laide, en images de synthèse, avec une Reine des Glaces, une pieuvre géante, Roger Moore et Christopher Lloyd au doublage, et le fils de Peter qui doit sauver le Printemps avec l'aide de ses amis animaux)

The First Easter Bunny (1976) :

Lapin en velours offert à la petite Glinda pour Noël, Stuffy (Robert Morse) est jeté à la poubelle lorsqu'elle tombe malade. Il est alors sauvé par une fée, Calliope (Joan Gardner), qui lui donne vie, et l'envoie dans la Vallée de Pâques, pour qu'il y devienne le Lapin de Pâques. Mais le maléfique Zéro (Paul Frees), maître de l'Hiver, entend bien mettre des bâtons dans les roues du petit lapin...

Une adaptation vraiment très libre du Lapin de Velours de Margery Williams, animée en 2d dans un style assez particulier, avec un doublage inégal, et qui rajoute à l'histoire originale tout un tas de personnages et de lieux inutiles (le Père Noël, Zero le maître du froid, son acolyte Bruce, le Pôle Nord, les rennes, le trio de lapins bons à rien, etc).

En fait, on a l'impression d'une production assez datée (les chansons) et sous-développée, comme si Rankin/Bass avaient un script de moyen-métrage de stop-motion de 45-50 minutes qu'ils n'avaient jamais terminé et qui traînait dans les placards, et qu'ils avaient donc décidé de le produire en animation traditionnelle, au format 25 minutes.

Ça fait donc patchwork un peu bâclé, pas très convaincant, et gentiment creux.

The Easter Bunny is Coming to Town (1977) :

S.D. Kluger (Fred Astaire), le facteur, est de retour, pour répondre à toutes les questions que se posent les enfants au sujet du Lapin de Pâques, dont il conte l'histoire : comment  Sunny (Skip Hinnant), un lapereau orphelin adopté par la ville de Kidville, et qui, en grandissant, découvre bien vite que la ville voisine est dépourvue d'enfants... hormis son jeune roi (James Spies), opprimé par sa tante maléfique (Meg Sargent). Il décide alors de lui livrer des œufs multicolores, mais le terrifiant Gadzooks (Allen Swift), un ours géant détestant les fêtes en tous genres, se dresse sur son chemin...

Troisième origin story pour le Lapin de Pâques, et troisième version différente produite par Rankin/Bass... une version en stop-motion très largement inspirée de Santa Claus is Coming to Town (sorti 7 ans plus tôt), au point d'en être un remake à peine déguisé, puisqu'il en reprend toutes les grandes lignes de manière évidente.

Après, ce n'est pas forcément désagréable à suivre pour autant, même s'il faut bien l'avouer : privés de la neige inhérente aux fêtes de fin d'année, ou des aventures temporelles de Here Comes Peter Cottontail, les décors et les environnements de ce métrage font un peu vides et trop propres.

Ce qui va de pair avec une production et une direction artistique qui semblent moins abouties que d'habitude, moins soignées, avec des chansons assez quelconques, un côté country qui ressurgit çà et là, un Lapin de Pâques qui sonne parfois comme Owen Wilson, et des références religieuses et bibliques ponctuelles, pas vraiment pertinentes.

Assez quelconque, au final, même si on doit tout de même saluer les efforts techniques du studio.

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Les bilans de Lurdo : Rick et Morty, saison 3 (2017)

Publié le 18 Mars 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Action, Aventure, Animation, Science-Fiction, Fantastique, Comédie

Après une saison 1 convaincante (malgré quelques bémols), et une saison 2 toujours plus jusqu'au-boutiste (pour le meilleur et pour le pire), les aventures de Morty et de Rick continuent dans des directions toujours plus sombres et dysfonctionnelles...

Rick and Morty, saison 3 :

La saison de trop, en ce qui me concerne.

On pouvait le pressentir en regardant la saison 2 de la série, mais là, ça se confirme : Rick & Morty est désormais totalement Harmonisée. En cela, j'entends que Dan Harmon se sert désormais totalement de la série pour faire sa thérapie personnelle et travailler sur ses problèmes psychologiques au travers de ses personnages, pour le meilleur et pour le pire.

La bonne nouvelle, c'est que ça donne effectivement une dimension supplémentaire à Rick, Morty, et à tout le reste de la bande. Comme dans Community, à l'époque, les délires de surface ne sont qu'un prétexte pour toucher une certaine vérité émotionnelle des protagonistes, et cette épaisseur se ressent immédiatement, expliquant clairement le succès du programme auprès d'un certain public.

La mauvaise nouvelle, c'est que les problèmes psychologiques de Dan Harmon (et par extension, de ses personnages) ne m'intéressent guère (ou du moins, ne m'intéressent plus, j'ai déjà donné), et qu'ils ont souvent tendance à prendre le pas sur le reste des composants de ses séries, notamment sur son humour.

Ici, cela se traduit par des sous-intrigues prenant toujours plus de place, et centrées sur le divorce de Jerry & Beth, ainsi que sur les conséquences de ce dernier sur le reste de la famille. Par exemple, difficile de faire plus Harmonien que cet épisode parodiant Mad Max, gros prétexte pour que Morty & Summer expriment leur mal-être ; ou encore, l'épisode suivant, Pickle Rick, pastiche de Die Hard (le film préféré de Harmon) mis en parallèle d'une thérapie familiale désastreuse.

Il n'est pas surprenant d'apprendre que toutes ces sous-intrigues centrées sur le divorce et ses conséquences sont supervisées par Harmon, et que Justin Roiland s'en détache totalement : la patte Harmon est évidente, tant dans ses qualités que ses défauts.

Et parmi les défauts, il y a le fait que Beth devient tout simplement détestable, au fil de ce divorce et de ces épisodes, tandis que Jerry, lui, n'est plus qu'un punching bag systématiquement tourné en dérision, et dont l'humiliation devient un gag récurrent.

D'ailleurs, c'est bien là mon problème principal avec cette troisième saison : le cynisme et le nihilisme de Rick tirent tous les autres personnages vers le bas, au point que je les trouve désormais tous repoussants et agaçants. C'est problématique, d'autant que la saison se termine par une pirouette qui réunit toute la famille, désormais réconciliée, et mettant un peu Rick à l'écart : le show nous promet un retour à la dynamique de la saison 1, mais pour moi, le mal est fait, et j'aurai du mal à m'intéresser à des personnages désormais tous pourris de l'intérieur.

D'autant que Rick, lui, est désormais vraiment invulnérable et intouchable : que ce soit en Pickle Rick invincible, contre le Président des USA, ou en tant que Jigsaw-bis qui massacre une équipe de super-héros, plus rien ne l'atteint, et il agit en toute impunité, débitant çà et là des grandes tirades harmoniennes sur l'intelligence et la supériorité des cyniques nihilistes sur le reste du monde, trop stupide pour les comprendre.

Quelque part, à un moment de la série, Harmon semble avoir décidé de céder à ses pulsions : la série donne dans l'ultra-violence gratuite, dans le cynisme et l'arrogance, sans plus avoir autant de contre-poids comique qu'avant, puisque le show se prend très souvent au sérieux, entre ses séances d'auto-thérapie harmonienne et ses scripts plus premier degré (The Ricklantis Mixup/Tales from the Citadel en est un bon exemple : ce n'est pas mauvais, en soi, ça regorge d'idées et de références, mais ça m'a laissé totalement de marbre ; ce n'est pas particulièrement drôle, c'est du fanservice, ça se complait dans ce que ça raconte...)

Bref, comme je le disais plus haut, je crois que cette saison sera ma dernière de Rick and Morty (bon, en même temps, la prochaine saison n'arrivera pas avant un an ou deux, j'ai le temps de changer d'avis).

Je n'adhère tout simplement plus à la vision du monde qu'ont Harmon et son compère, une vision du monde qui me paraît de plus en plus déséquilibrée et radicale à mesure que la série est populaire, que ses créateurs ont le champ libre, et que leur fanbase (très intense, extrème et aux opinions bien arrêtées) les brosse dans le sens du poil.

Tant pis.

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Un film, un jour (ou presque) #670 : SEMAINE ST-PATRICK - Brendan et le Secret de Kells (2009) & Le Chant de la Mer (2014)

Publié le 15 Mars 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Irlande, France, Animation, Fantastique, Aventure, Histoire, Jeunesse

Cette semaine, en l'honneur de la Saint Patrick, le 17 Mars, place au cinéma irlandais, dans tout ce qu'il a de plus festif et de plus réjouissant...

Brendan et le Secret de Kells (The Secret of Kells - 2009) :

Au fin fond des forêts irlandaises, Cellach (Brendan Gleeson) dirige la construction des murs de la forteresse de Kells, afin de protéger son monastère et son peuple de l'envahisseur viking. Mais Brendan (Evan McGuire), son neveu, est devenu en secret l'apprenti calligraphe du facétieux Aidan (Mick Lally), récemment arrivé, et cela l'amène à quitter le monastère pour s'aventurer dans les bois étranges les entourant...

Un film d'animation signé Tomm Moore et animé à la main, ce métrage est, visuellement, tout simplement somptueux et chatoyant, parvenant en quelques secondes à emmener le spectateur dans un monde et une époque totalement autres, à la fois mystique, spirituel et enchanteur.

Pas grand chose à en dire de plus, vraiment : c'est beau, c'est magique, c'est intéressant, l'approche graphique de ces vikings tout en angles et en pointes est logique et bien trouvée (en opposition avec l'Irlande toute en courbes et en boucles), et dans l'ensemble, ça fonctionne très bien, joliment mis en musique par Bruno Coulais.

Seul bémol, peut-être : l'émotion, qui met un certain temps à arriver. Le film aurait bénéficié à être un peu plus chaleureux dans sa première heure, et à permettre au spectateur de tout de suite s'investir émotionnellement dans l'histoire et dans ses personnages. Là, compte tenu du contexte et de l'univers, ainsi que de l'ambition du film, il y a une certaine distance qui s'instaure très tôt, et qui ne se réduit que vers la fin (dramatique) du récit.

Mais ce ne sont que des détails : dans l'ensemble, The Secret of Kells est une véritable réussite.

4.5/6

Le Chant de la Mer (Song of the Sea - 2014) :

Envoyés par leur père veuf (Brendan Gleeson) chez leur grand-mère, Ben (David Rawle), un petit garçon irlandais de 10 ans, et sa petite soeur muette Saoirse (Lucy O'Connell), décident de s'enfuir pour rentrer chez eux. Mais en chemin, ils découvrent que Saoirse est une selkie, mi-fillette, mi-phoque, dont la destinée est de sauver le Petit Peuple de la terrible déesse Macha (Fionnula Flanagan)...

On prend la même équipe (Moore + Coulais, etc), pour un film d'animation toujours en 2D, mais avec cette fois-ci une teinte dominante bleue, et des légendes océaniques à tout va.

Ici, contrairement au Secret de Kells, le film est nettement plus simple d'accès, plus tendre, avec une introduction qui permet directement d'accrocher le spectateur sur un plan émotionnel : on s'attache aussitôt à cette petite famille, et à cette Saoirse adorable, accompagnée d'un gros toutou très sympathique.

La contrepartie, cependant, c'est que le récit est plus linéaire et balisé, moins surprenant, comme une grosse métaphore sur le deuil et les émotions, assez transparente. Ce n'est pas du tout problématique, loin de là, mais il n'empêche que par moments, j'en suis venu à regretter que le métrage n'ait pas la même durée que Kells, et dure vingt bonnes minutes de plus.

Dans l'ensemble, cependant, c'est tout aussi bon que le film précédent de Moore, tout en jouant sur un tableau différent. Ne faisons pas la fine bouche !

4.5/6

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Les bilans de Lurdo : Rick et Morty, saison 2 (2015)

Publié le 4 Mars 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Télévision, Review, Animation, Fantastique, Comédie, Science-Fiction, Les bilans de Lurdo

Après leur saison 1 convaincante (malgré quelques bémols), les aventures rocambolesques et improbables de Morty et de son grand-père Rick continuent dans des directions toujours plus déjantées...

Rick and Morty, saison 2 :

Nouvelle saison de Rick & Morty, et l'équipe de scénaristes se lâche, désormais débarrassée des impératifs inhérents à une première saison de série. Et ce, dès son épisode de reprise, qui donne le LA de cette nouvelle année, avec un grand délire amusant à base de multiplications des réalités, et de Key & Peele au doublage.

Il en va de même pendant tout le reste de la saison, durant laquelle se succèdent des concepts et des idées toujours plus excentriques et déjantées : Jemaine Clement en alien psychédélique, Unity l'esprit-ruche (doublée par Christina Hendricks) qui couche avec Rick, les parasites mémoriels qui s'invitent chez Rick & Morty, le concours de chant interstellaire, le microvers contenu dans un microvers lui-même contenu dans un microvers (avec Stephen Colbert en homologue extraterrestre de Rick), une thérapie de couple qui dérape, Tiny Rick, une greffe de pénis galactique, une version extraterrestre d'American Nightmare, ou encore le mariage avorté de Bird-Person...

Autant d'épisodes plus ou moins réussis, mais partageant une même abondance d'idées, de designs et de personnages particulièrement inventifs et variés : on ne pourra pas reprocher à l'équipe de Rick & Morty de manquer d'imagination, c'est certain. Et ce, pour le meilleur et pour le pire, puisque certains défauts se font de plus en plus présents : les intrigues secondaires, notamment, qui sont généralement centrées sur Jerry, Beth et leurs problèmes de couple, ou sur Summer.

Si certaines de ces sous-intrigues fonctionnent, elles ne sont généralement pas à la hauteur de l'intrigue principale de l'épisode, et elles ont tendance à tourner en rond : d'un épisode à l'autre, Jerry & Beth se disputent, leur couple se fracture, se répare, se fracture encore, etc, etc, avec une forte tendance à toujours jouer sur les mêmes ressorts émotionnels et narratifs, et à aboutir aux mêmes conclusions.

Certes, c'est souvent aussi décalé et inventif que le reste, mais ça se répète aussi un peu trop, et ça finit par devenir prévisible ; pire, à trop jouer la carte du nihilisme et de la dépression, cela finit par rendre certains de ces moments supposément émouvants (le sacrifice final de Rick, par exemple, ou sa tentative de suicide) assez creux et forcés.

Un peu à l'identique, la seconde moitié de la saison enchaîne des épisodes qui m'ont laissé de marbre : Tiny Rick/la thérapie de couple est trop déséquilibré pour vraiment fonctionner, la suite du zapping intergalactique continue sur la lancée de son premier volet (c'est aléatoire, c'est très inégal, bref, bof), le remake de The Purge n'est pas très intéressant, et, comme je le disais plus haut en parlant d'émotion forcée, je n'ai pas été vraiment convaincu par le final de la saison, un peu trop décousu et artificiel à mon goût.

La série reste de qualité, mais çà et là, on commence à voir poindre les mêmes problèmes qui faisaient que certaines saisons de Community étaient très inégales.

Je suis curieux de voir comment le show va évoluer à l'avenir, d'autant que près de deux ans se sont écoulés entre la saison 2 et la saison 3 : plus de noirceur, de cynisme et de malaise, ou retour à quelque chose de plus léger et aventureux ? On verra bien...

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Un film, un jour (ou presque) #660 : Starship Troopers - Traitor of Mars (2017)

Publié le 1 Mars 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Animation, Science-Fiction, Japon, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Starship Troopers - Traitor of Mars :

Assigné à une base en orbite de Mars, Johnny Rico (Casper Van Dien) ne peut qu'assister, de loin, à l'attaque de la Fédération sur la planète mère des insectes, à l'autre bout de la galaxie. Mais soudain, des hordes d'insectes surgissent sur Mars, à deux pas de la Terre : une présence inexplicable, qui pourrait bien être le fruit d'une étrange conspiration...

Nouveau métrage d'animation, qui s'inscrit dans la continuité du film original, et de Starship Troopers - Invasion (2012), un métrage assez mauvais, qui n'apportait absolument rien à la franchise, et souffrait d'un premier degré regrettable, totalement à côté de la plaque.

Ici, malgré le retour d'Edward Neumeier (scénariste du film de Verhoeven) au script, et l'utilisation de multiples personnages familiers (Rico, Dizzy, Carmen, Carl - seuls Casper Van Dien et Dina Meyer reprennent leurs rôles), on retombe exactement dans les mêmes problèmes que le précédent : c'est spectaculaire, oui, mais c'est aussi ultra-creux et premier degré, avec une caractérisation et des dialogues particulièrement clichés et médiocres, et un rythme bancal ; l'animation labiale est globalement mauvaise, le rendu physique inégal, et l'apparence des personnages toujours débatable (la méchante et ses faux airs d'Emma Watson, mouarf) ; et dans l'ensemble, le script est assez basique, voire même improbablement capillotracté.

À nouveau, on se dit que la hargne satirique de Verhoeven manque cruellement au cinéma de genre, mais bon, s'il préfère tourner un drame religieux sur Virginie Efira en nonne lesbienne, c'est son choix...

2.5 - 0.5 pour l'intégration de mauvais acteurs réels (l'équipe technique ?) dans certains flashs infos = 2/6

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Les bilans de Lurdo : Rick et Morty, saison 1 (2013-2014)

Publié le 11 Février 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Animation, Fantastique, Science-Fiction, Comédie

Les aventures rocambolesques et improbables de Morty, un jeune adolescent, en compagnie de son grand-père Rick, un savant fou misanthrope, inventeur de génie alcoolique et râleur, qui n'a de cesse d'exploiter ses proches pour parvenir à ses fins...

Rick and Morty, saison 1 :

Gros plébiscite critique et publique, sur le web, pour cette série animée créée par Justin Roiland (qui double par ailleurs les deux personnages principaux) et Dan "Community" Harmon, dont on reconnaît bien là le ton cynique et désabusé, entre autres.

Plébiscite, car tout le monde crie au génie depuis le premier épisode de cette relecture décalée, méchante et corrosive des aventures de Doc et Marty McFly (Retour vers le Futur), passé au filtre de Doctor Who : si l'on en croit les fans très (trop ?) présents, mobilisés et insistants sur le web, R&M est une série d'animation incontournable, intelligente, particulièrement profonde, et réservée à un public exigeant... soit. Les mêmes adjectifs étaient autrefois appliqués à Community, avec le résultat commercial que l'on sait.

Cela dit, il faut bien reconnaître que la série ne manque pas d'ambition, et ce dès son pilote : épopées spatiotemporelles, dimensions parallèles apocalyptiques, multiples fins du monde, extra-terrestres tous plus déjantés les uns que les autres, doubles maléfiques, potions d'amour, rébellion canine, etc - c'est fou ce que la série parvient à caser en 11x22 minutes.

Et tout cela sans même aborder les sous-intrigues relatives à la famille de Rick et Morty : une famille dysfonctionnelle dont le mal-être (inévitable avec un Harmon à la production) se révèle  et se cristallise progressivement, sous l'influence du cynisme et de la présence de Rick : une influence qui, petit à petit, détruit l'unité familiale de l'intérieur, tout en en révélant paradoxalement les quelques liens existants.

Cet équilibre fragile entre aventures déjantées et moments plus sincères et touchants n'est pas sans rappeler le reste du travail de Dan Harmon (même s'il est évident qu'ici, il n'est pas seul à l'écriture), et fonctionne plutôt bien, dans l'ensemble.

Parfois, cependant, la série vire un peu trop dans le délire aléatoire et quelconque : l'épisode 08, par exemple (dans lequel la famille passe le plus clair de son temps à regarder les programmes télévisés de dimensions parallèles, ce qui finit par révéler au passage certaines de leurs failles psychologiques) ne fonctionne un minimum que parce qu'il n'oublie pas de revenir sur ses personnages et leurs problèmes ; le plus gros de ces 22 minutes (les programmes absurdes des autres réalités) n'a pas du tout fonctionné sur moi, tant cela ressemblait trop à un melting-pot d'idées balancées à l'aveugle pendant une session de brainstorming enfumé.

Autre problème que j'ai avec cette série (et avec beaucoup de séries d'animation modernes, d'ailleurs) : je la trouve assez laide, visuellement.

Ce n'est pas rédhibitoire, c'est totalement subjectif (même si je doute qu'on vienne un jour défendre la beauté esthétique de la série) et les intrigues compensent facilement cette esthétique repoussante, mais c'est néanmoins regrettable, et c'est le genre de problèmes qui a toujours tendance à m'empêcher d'adhérer complètement à certaines séries ou films animés.

Cela dit, dans l'ensemble, la première saison de Rick & Morty est suffisamment convaincante pour que je continue : sans être forcément le chef d’œuvre d'originalité et de profondeur tant vanté par le web (qui de toute façon s'enflamme régulièrement pour un rien), c'est une série d'animation solide, qui parvient à conjuguer humour, aventure et petites touches d’émotion dans un tout ultra-référentiel, et qui va jusqu'au bout de ses idées (pour le meilleur et pour le pire).

Reste à voir si, sur la durée, l'alcoolisme, les insultes, le je-m’en-foutisme, le cynisme et le nihilisme constant de Rick ne vont pas s'avérer un problème*, dans une série qui (sous l'influence de Dan Harmon) risquerait ainsi de virer vers toujours plus de noirceur et de misanthropie, au détriment du fun.

 

*j'ai envie de dire que les diverses personnalités des membres de la famille peuvent déjà s'avérer assez frustrantes, par moments, et qu'il suffirait de peu pour que le tout bascule dans la caricature soulante.

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Un film, un jour (ou presque) #644 : Batman - Gotham by Gaslight (2017)

Publié le 7 Février 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Thriller, Animation, DC, Fantastique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Batman - Gotham by Gaslight :

À Gotham City, la terreur règne, alors que Jack l'Éventreur profite du brouillard ambiant pour massacrer, une à une, les femmes de la ville. Malgré les efforts de l'Inspecteur Gordon (Scott Patterson), le tueur reste introuvable... jusqu'à ce que le mystérieux Batman (Bruce Greenwood) ne se lance sur la piste du tueur sanguinaire.

Une excellente surprise que ce métrage adapté du comic-book du même nom, un titre unitaire de la collection Elseworlds, illustré par Mike Mignola, et qui transpose Batman à l'époque victorienne pour l'opposer à Jack l'Éventreur.

La direction artistique, le doublage et la musique sont convaincants, l'intrigue est suffisamment bien menée pour qu'on se laisse porter, l'ambiance est là, l'action est efficace, bref, je n'ai vraiment rien de négatif à dire sur ce métrage.

J'ai notamment vraiment apprécié le fait que Batman n'y soit pas un justicier invulnérable et tout-puissant, ainsi que les nombreux clins d'oeil à Sherlock Holmes (entre autres), et (chose assez rare dans le cas de ces films d'animation DC), j'ai vraiment apprécié le character design, en particulier celui de Bruce Wayne.

Pour une fois, c'est réussi.

4.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #641 : Coco (2017)

Publié le 2 Février 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Animation, Comédie, Musique, Jeunesse, Disney, Pixar, Fantastique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Coco :

En dépit de l'interdiction formelle de jouer de la musique imposée par sa famille, Miguel (Anthony Gonzalez), un jeune garçon, a appris à jouer de la guitare en secret en s'inspirant de son idôle, Ernesto de la Cruz (Benjamin Bratt). Jusqu'au jour où il découvre qu'Ernesto est son ancêtre : il décide alors de profiter du Jour des Morts, lorsque le monde des vivants et celui des morts se rejoignent, pour retrouver Ernesto avec l'aide d'Héctor (Gael García Bernal), un squelette bon à rien et magouilleur rencontré en chemin...

Le tout dernier Pixar, une ode à la famille, au souvenir et au Mexique, et qui s'avère visuellement particulièrement chatoyant et bigarré : un régal pour les yeux, malgré un petit ventre mou avant le gros rebondissement lançant le dernier tiers du film.

Cela dit, bien que le rebondissement en question soit effectivement assez classique et prévisible, tout ce qui suit est diablement efficace et touchant, et il est difficile de résister à l'émotion lorsque Coco et Miguel se retrouvent enfin.

Pas parfait, mais néanmoins une réussite de plus à mettre au compte de Pixar.

4.25/6 (nettement au dessus de La Légende de Manolo, en ce qui me concerne)

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Un film, un jour (ou presque) #626 : Le Monde Secret Des Emojis (2017)

Publié le 12 Janvier 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Animation, Jeunesse, Comédie, Aventure

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Le Monde Secret Des Emojis (The Emoji Movie) :

Dans le smartphone d'un jeune adolescent (Jake T. Austin), comme dans tous les smartphones du monde, vivent les emojis, où chaque emoji tient un rôle bien précis et immuable. Mais Gene (T.J. Miller) n'est pas comme les autres : supposé être un emoji "Bof", Gene est incapable de se contenter d'une expression. Rejeté par les siens, Gene part alors d'application en application en compagnie de son compère Tope-Là (James Corden), à la recherche de la hackeuse Rebelle (Anna Faris), et d'un moyen d'échapper à la suppression de son fichier...

....... Ah ouais, quand même.

Le film, produit par Sony Animation, était auréolé d'une réputation calamiteuse à sa sortie US... et effectivement, c'est une bonne grosse bouse ultra-dérivative (on pense très fort à Vice Versa, aux Mondes de Ralph, à la Grande Aventure Lego, etc), pleine de personnages insipides (pourtant doublés par des personnalités compétentes : Corden, Miller, Anna Faris, Patrick Stewart, Sean Hayes...), souffrant d'une écriture et de vannes périmées, et qui prend une grosse partie de ses 80 minutes (générique exclus) à faire du placement produit détaillé pour Candy Crush, Just Dance, Spotify et Dropbox (entre autres).

Le tout sans la moindre originalité, la moindre structure, et tout simplement le moindre intérêt.

Même le message global théorique du film, pas forcément désagréable en soi, est largement éventé, et déjà vu (mieux vaut ne pas parler du message involontaire du film "un smartphone, c'est trop cool, et ça te permet de séduire les filles" ©®SONY...).

1/6 (ça donne presque envie de revoir le film Angry Birds - déjà de Sony - à la hausse)

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Christmas Yulefest 2017 - 86 - La Course Aux Cadeaux (2014)

Publié le 4 Janvier 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Christmas, Noël, Yulefest, Jeunesse, Animation, Aventure, Pays-Bas, Belgique

Noël est passé, mais chez les Téléphages Anonymes, la Christmas Yulefest et son marathon de cinéma festif continuent jusqu'à l'Épiphanie...

La Course aux Cadeaux (Trippel Trappel : Dieren Sinterklaas) :

À l'approche de la Saint Nicolas, Freddie le furet ne rêve que d'une chose : que le vieux barbu apporte à tous ses amis animaux des cadeaux, comme il le fait habituellement pour tous les enfants des Pays-Bas. Freddie décide donc de faire une liste et, accompagné par ses amis Cari le canari et Mosus le phasme, il part à la recherche du navire de Saint Nicolas...

Un dessin-animé néerlandais de Saint Nicolas qui dure une petite heure, et qui se regarde tranquillement, à défaut d'être particulièrement passionnant.

Les chansons sont ainsi à réserver aux plus petits, et les poursuites incessantes, dans la deuxième moitié, pourront lasser le public plus adulte, mais dans l'ensemble, ce n'est pas non plus particulièrement honteux, et ça a bon fond.

Sans oublier l'animation 2d, qui fait assez plaisir à voir malgré ses limites (visiblement, si j'en crois le générique de fin, une partie du projet a été financée de manière participative, donc ça sous-entend un budget de base déjà ultra-faible).

3/6 (un film plutôt à conseiller aux plus jeunes)

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Christmas Yulefest 2017 - 75 - Animation (2/2) - L'Étoile de Noël (2017) & Hôtel Transylvanie : The Fright Before Creepmas (2017)

Publié le 1 Janvier 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Christmas, Noël, Animation, Religion, Fantastique, Jeunesse, Yulefest, Horreur, Halloween

Noël est passé, mais chez les Téléphages Anonymes, la Christmas Yulefest et son marathon de cinéma festif continuent jusqu'à l'Épiphanie...

L'Étoile de Noël (The Star) :

Il y a plus de 2000 ans, Bo (Steven Yeun), un petit âne rêvant d'aventure, quitte son étable en compagnie de son compère Dave (Keegan-Michael Key), un pigeon, et se lance dans une épopée improbable pour aider Marie (Gina Rodriguez) et Joseph (Zachary Levi) à rejoindre Bethléem...

Une assez bonne surprise, puisque je me méfiais particulièrement de cette énième adaptation de la Nativité, et de son approche "la crèche du point de vue d'un petit âne" très dérivative (cf ces films, entre autres).

Je craignais quelque chose de très religieux et prosélyte - surtout compte tenu des producteurs et du studio - et je redoutais un film d'animation fauché et laborieux.

Heureusement, ce métrage confié à Cinesite est plutôt convaincant, sur le plan technique : c'est joli, bien animé, assez rythmé, et si c'est parfois assez dérivatif, le tout se regarde sans le moindre problème, et possède même un certain capital sympathie. À l'identique, le doublage est convaincant : Steven Yeun, Gina Rodriguez, Zachary Levi, K-M Key, Patricia Heaton, Kristin Chenoweth, Tracy Morgan, Tyler Perry, Aidy Bryant, Christopher Plummer, Ving Rhames... autant de noms qui n'ont plus à faire leurs preuves, et qui s'acquittent bien de leur tâche.

Non, là où le bât blesse, c'est au niveau de l'illustration musicale - non seulement le score musical du film est insipide au possible, mais en plus, tout le film est parsemé de chansons R’n’B insérées aléatoirement, sans rapport avec la scène autre que "c'est une chanson de Noël, mettez-la là". On se retrouve notamment, sur la toute fin, avec la naissance du petit Jesus sur fond de R’n’B à la boîte à rythme tirée des 90s, avec une Mariah Carey qui fait ses vocalises... forcément, ça casse la féérie et le merveilleux.

Alors entre ces chansons qui empêchent absolument toute immersion, et toute la sous-intrigue des trois dromadaires des Rois Mages, qui ne sert à rien, n'est jamais drôle (avec son Tracy Morgan en roue libre) et ne sert qu'à brosser la communauté afro-américaine dans le sens du poil (en plaçant des célébrités comme Oprah Winfrey dans le film), on se retrouve avec un dessin animé qui ne sombre jamais dans le prosélytisme pataud, et qui parvient à rester amusant et distrayant, mais qui souffre aussi de problèmes très clairs.

Des problèmes inhérents à sa nature de film évangélique ayant le postérieur entre deux chaises, tentant d'apporter (sans y parvenir) un nouvel éclairage à un récit balisé de bout en bout, tout en l'édulcorant un peu et en le résumant à tous ses clichés habituels, et en en faisant un film d'aventures pour enfants, avec un humour et des péripéties pas forcément très inspirées.

3/6 (ça pourrait être pire)

Hôtel Transylvanie - The Fright Before Creepmas :

Bien décidée à rendre l'esprit de Creepmas à sa tante Lydia, Mavis se rend chez Krampus, et dérobe le cadeau de Creepmas que Lydia n'a jamais reçu lorsqu'elle était petite...

Un double épisode festif qui, à l'instar des autres épisodes de la saison, est sympatoche, mais un peu creux. Alors certes, l'ambiance est intéressante et inventive, mais le show a toujours les mêmes problèmes d'écriture et d'intérêt chronique, sans même parler du doublage très très polarisant de Dracula, qui narre ici l'épisode en voix off.

Anecdotique, en somme.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #621 : L'Histoire de Disney (3/3) - Dream On Silly Dreamer (2005) & L'Histoire de Pixar (2007)

Publié le 31 Décembre 2017 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Review, Animation, Documentaire, Disney, USA, Histoire, Pixar

Parce que le mois de décembre, c'est aussi le mois de l'enfance et du merveilleux, retour sur l'histoire de la compagnie Disney, ainsi que sur ses hauts et ses bas...

Dream On Silly Dreamer (2005) :

Documentaire non-autorisé qui, en quelque sorte, enchaîne directement après Waking Sleeping Beauty : tourné en mars 2002, alors même que Disney fermait son département animation 2D, ce court-métrage (moins de 40 minutes) consiste principalement en des interviews face-caméra de certains des 200 dessinateurs, animateurs, et artistes de l'équipe en place, alors même que leurs carrières s'effondraient sous leurs yeux.

On y découvre des artistes rêveurs ayant profité au maximum de la "Renaissance Disney", avec des avantages financiers improbables, et une mini-célébrité des plus plaisantes ; ces mêmes artistes, confrontés aux décisions improbables d'un management toujours de plus en plus présent, incompétent et jaloux de Jeffrey Katzenberg, qui a fini par partir fonder Dreamworks Animation ; on y apprend leurs réactions lorsque Disney décide de diluer son image de marque en sortant des suites bon marché (et réalisées à l'étranger !) de leurs grands classiques, d'abord en salles, puis en vidéo ; et on y assiste aux témoignages émus et tremblants du personnel renvoyé lors de la grande purge de 2002, après que les dirigeants (vexés par le succès le L'Âge de Glace de Dreamworks) aient soudain décrété que l'avenir, c'était la 3D.

En tant que complément à Waking Sleeping Beauty, Dream On... est plutôt honorable, malgré ses nombreux défauts techniques : tourné pour une bouchée de pain, il souffre d'une prise de son très inégale, et si le fil conducteur, en forme d'animation 2D sommaire narrée à la Winnie l'Ourson, est sympathique, le tout manque forcément d'images d'archives et de visuels autres que des têtes qui parlent. De plus, on peut regretter que le statut du film implique qu'il soit forcément très biaisé, et ne puisse pas donner la parole à l'autre camp.

Un documentaire indépendant et objectif reste tout de même à faire sur ces années sombres ayant précédé l'arrivée de Pixar au sein de Disney...

3/6

L'Histoire de Pixar (The Pixar Story - 2007) :

Un documentaire assez complet et exhaustif signé Leslie Iwerks (déjà à l'oeuvre sur La Main derrière la Souris), et qui retrace, avec de nombreuses images d'archive et autres interviews exclusives, toute l'histoire de la compagnie Pixar, jusqu'à son rachat par Disney.

On commence à CalArts, dans les années 70 ; on découvre les premiers courts métrages de John Lasseter, puis on apprend la manière dont, en 1983, alors que Disney traversait une mauvaise passe, Lasseter en a été renvoyé pour s'être trop consacré à The Brave Little Toaster, un concept de film d'animation numérique.

En parallèle, George Lucas nous explique comment Pixar a vu le jour dans son giron, dans le cadre d'ILM et de Lucasfilm, puis comment, après avoir recruté Lasseter et avoir constaté que les ambitions de cette petite bande nécessitaient beaucoup d'argent, Pixar a été cédé à Steve Jobs.

Sous l'égide de Steve Jobs (un Steve Jobs qui parle constamment de Pixar et de ses films comme si c'était lui-même qui en avait animé chaque image, et qui utilise un "nous" collectif qui devait agacer bien des personnes, de son vivant !), la compagnie a collaboré avec Disney, et le documentaire s'attarde longuement sur Toy Story, le premier long-métrage en CGI de l'histoire du cinéma. Un Toy Story qui a failli s'écrouler sous l'influence indirecte de Jeffrey Katzenberg, et son désir de "toujours plus d'humour adulte et provocant".

Puis les hits s'enchaînent dans les années 90, jusqu'au début des années, qui voit l'animation 2D devenir lentement obsolète dans l'esprit des décideurs de Disney et d'ailleurs (comme on a pu le voir dans les documentaires précédents de ce cycle).

Et puis, enfin, on arrive en 2005, lorsque l'éviction de Michael Eisner à la tête de Disney, et l'arrivée de Bob Iger mènent au rachat de Pixar par Disney. Un rachat optimiste, dans lequel on voit une équipe arrivante promettant de continuer à faire de l'animation Disney traditionnelle, en parallèle des métrages 3D Pixar.

Une promesse malheureusement pas tenue très longtemps, mais qui démontre bien toute la bonne volonté et la sincérité de l'équipe Pixar, une équipe de passionnés qui, par leur succès, ont eu l'effet paradoxal de "tuer" l'industrie qui a fait naître leur passion.

Une chose est sûre, ce documentaire est globalement très intéressant à suivre, surtout en contre-point des autres documentaires disponibles sur l'industrie de l'époque : pris tous ensemble, ces métrages parviennent, avec plus ou moins de succès selon les moyens et l'approche, à dépeindre un moment charnière de l'histoire du cinéma d'animation, en en soulignant les tenants et les aboutissants, et en montrant sous tous leurs aspects les divers intervenants et responsables de la situation d'alors.

4.5/6

(on attend désormais un documentaire sur le Revival Disney, à savoir la période de l'intégration de Pixar, jusqu'à nos jours...)

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Christmas Yulefest 2017 - 71 - Animation (1/2) - La Reine des Neiges : Joyeuses Fêtes avec Olaf (2017) & Mariah Carey Présente : Mon Plus Beau Cadeau de Noël (2017)

Publié le 29 Décembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Yulefest, Noël, Christmas, Jeunesse, Musique, Animation, Disney

Noël est passé, mais chez les Téléphages Anonymes, la Christmas Yulefest et son marathon de cinéma festif continuent jusqu'à l'Épiphanie...

La Reine des Neiges : Joyeuses Fêtes avec Olaf (Olaf's Frozen Adventure) :

Alors que le royaume d'Arendelle fête officiellement son premier Noël, Olaf s'aperçoit que Anna et Elsa n'ont pas de tradition familiale à l'occasion des Fêtes de fin d'année. Il décide alors de mener l'enquête,  et de proposer aux sœurs tout un assortiment des traditions les plus populaires du royaume...

Un court-métrage de 22 minutes diffusé avant Coco, de Pixar, et qui a reçu un accueil assez hostile et agacé du public... forcément, puisqu'on parle ici d'un court-métrage initialement conçu pour être diffusé à la télévision, et qui a été catapulté en première partie de Coco pour la simple et bonne raison qu'il fallait inciter les petites filles et les fans absolus de Frozen à se rendre en salles, et à payer leur place.

Pas de chance, Coco n'avait pas besoin de tout cela, et l'initiative de Disney s'est retournée contre la firme aux grandes oreilles. En même temps, ce n'est pas forcément surprenant quand on réalise que ces 22 minutes sont consacrées à un Olaf qui n'est jamais particulièrement drôle ou intéressant, et qu'il y a quasiment une chanson toutes les 90 secondes.

De quoi vraiment agacer, surtout si l'on est déjà assez réservé au sujet de cette franchise, et que la voix toujours aussi criarde de Menzel vous fatigue plus qu'elle ne vous enchante.

2.25/6 (pour l'aspect technique et visuel)

Mariah Carey Présente : Mon Plus Beau Cadeau de Noël (Mariah Carey's All I Want For Christmas is You - 2017) :

À l'approche de Noël, Mariah (Mariah Carey/Breanna Yde) n'a qu'un vœu pour les fêtes : Princess, une petite chienne repérée dans une animalerie locale. Mais ses parents refusent formellement, jusqu'à ce que son père lui confie Jack, le chiot incontrôlable de son oncle, pour voir si elle peut s'en occuper...

Un projet narré (plus ou moins bien) par Mariah Carey, illustré par ses chansons de Noël, et confié à un scénariste et à un réalisateur expérimentés dans le domaine de l'animation.

Bizarrement, alors que, dans l'absolu, j'aurais dû trouver le tout générique, prévisible, insipide, dérivatif (et ça l'est), et tiré vers le bas par une durée improbable (ça aurait dû faire 30 minutes, 45 au maximum, mais là, tout est étiré sur plus de 90 minutes), je n'arrive pas vraiment à être sévère avec ce dessin animé.

Pour peu qu'on ne soit pas trop allergique aux histoires de fillettes et de chiens, pleines de bons sentiments, ce All I Want For Christmas is You finit par être tout à fait regardable, plutôt bien doublé, et à l'animation honorable (du moins en ce qui concerne les chiens).

Tout sauf indispensable, mais ça devrait plaire aux petites filles.

3/6

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Christmas Yulefest 2017 - 59 - Casse-Noisette et Le Roi des Souris (2015) & Le Prince Casse-Noisette (1990)

Publié le 25 Décembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Christmas, Noël, Yulefest, Jeunesse, Allemagne, Animation, Fantastique

Noël est là, et chez les Téléphages Anonymes, la Christmas Yulefest continue avec son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

Casse-Noisettes et le Roi des Souris (Nussknacker und Mausekönig) :

Comme chaque année, Maria (Mala Emde) et son petit frère Fritz (Leonard Seyd) attendent Noël avec impatience, pour découvrir le cadeau improbable et magique de leur oncle Drosselmeier (Anatole Taubman). Maria, notamment, tombe sous le charme du diorama mécanique animé qu'il leur offre, cette année, et elle se fascine pour un Casse-Noisettes sculpté à la main. D'autant que, lorsque la nuit tombe sur la demeure des Stahlbaum, un phénomène magique se produit, et la figurine prend vie, pour livrer un combat incroyable contre le maléfique Roi des Souris...

Téléfilm allemand diffusé sur Das Erste, cette version de Casse-Noisette s'avère plutôt réussie, visuellement parlant, car produite avec un budget confortable d'1.5 million d'euros. Résultat : niveau atmosphère et direction artistique, le tout est très convaincant, frôlant même parfois l'horreur (pour enfants, bien entendu), avec une atmosphère assez pesante et glauque (joli travail sur les éclairages et la mise en scène) qui capitalise de manière intéressante sur la musique familière de Tchaïkovski.

Après, c'est loin d'être parfait, puisque le tout reste assez confiné entre quatre murs, sans grande ampleur (le pays des friandises et des bonbons est un peu fauché, franchement), que la résolution est un peu expédiée (forcément, vu le format du programme) et que face au Roi des Souris cabotin, le Casse-Noisettes blond est particulièrement fade et transparent.

Néanmoins, dans l'ensemble, c'est encore la preuve que la télévision allemande (tout comme les télévisions nordiques et anglaises, d'ailleurs) investissent de l'argent dans des programmes pour enfants de qualité. On ne peut pas en dire autant de la France.

3.5/6

Le Prince Casse-Noisettes (The Nutcracker Prince) :

Dans l'Allemagne de 1850, Clara s'apprête à fêter Noël en famille, mais elle est jalouse de toute l'attention que sa soeur aînée Louise reçoit de son petit-ami. Heureusement, son oncle Drosselmeier arrive enfin, et avec lui, il apporte un cadeau des plus mémorables...

Un long-métrage d'animation canadien relativement fidèle au déroulement du récit de ETA Hoffmann, mais qui souffre malheureusement d'une direction artistique des plus inégales.

En effet, durant le plus clair du métrage, ce Casse-Noisette a un style très Disney/Bluth, avec des décors soignés et des personnages au design un peu plus polarisant, mais homogène ; et puis, le temps d'un long interlude relatant la légende de la Princesse, du Casse-Noisette et des Rats, le tout bascule dans du cartoon ultra-caricatural et outré, au doublage et aux visuels criards, et à l'humour bas-de-plafond.

Le choc est rude, et risque de perdre plus d'un spectateur.

Cela dit, non seulement il permet de bien démarquer le conte fantastique du reste du métrage et de son univers plus réaliste, mais il s'accompagne aussi d'une amélioration notable de l'animation, qui devient plus fluide et convaincante. On devine alors rapidement que certaines parties du métrage ont été nettement plus travaillées que d'autres, ce qui se remarque clairement.

La troisième partie du métrage (le retour à la réalité et l'affrontement Rats/soldats, ainsi que tout ce qui s'ensuit) mélange les deux styles de manière plutôt convaincante, visuellement parlant. À vrai dire, ce qui gêne le plus dans l'ensemble du métrage, c'est le doublage inégal d'un personnage à l'autre, entre accents inutiles et clichés, et Kiefer Sutherland en pilotage automatique dans le rôle du Casse-Noisettes.

La musique, elle, est reprise de Tchaïkovski, donc aucun problème sur ce plan-là... si ce n'est cette hideuse chanson finale, qui apparaît d'ailleurs brièvement en cours de film : une version d'une mélodie de Tchaïkovski, reprise façon pop années 80-90 à la Whitney Houston du pauvre, et qui donne vraiment envie de se crever les tympans pour arrêter le massacre.

Dans l'ensemble, cependant, ce dessin animé est tout à fait honorable. Rien d'exceptionnel, et on est très loin de la qualité des grands studios d'animation, mais ce n'est pas non plus un métrage fait à la va-vite, sans la moindre idée ou le moindre talent.

Imparfait, mais ça aurait pu être bien pire.

3.5/6

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