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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #animation catégorie

Christmas Yulefest 2016 - 68 - La Bataille Géante de Boules de Neige (2015)

Publié le 3 Janvier 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Christmas, Noël, Review, Jeunesse, Canada, Animation

Noël est passé, 2017 est là, mais jusqu'à l'arrivée des Rois Mages, le marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest annuelle continue sur le blog des Téléphages Anonymes...

La Bataille Géante de Boules de Neige (La Guerre des Tuques 3D) :

C'est le début des vacances scolaires de Noël, et dans un petit village enneigé, les enfants ont décidé de construire une grande forteresse de neige, afin d'en faire l'enjeu d'une guerre sans merci entre eux. D'un côté, le camp de Luc, un meneur organisé, et de l'autre, celui de Pierre, réticent, et qui reçoit l'aide de sa nouvelle voisine Sophie et de sa petite soeur Lucie. Rapidement, cependant, les choses se compliquent quand Luc découvre qu'il n'est pas insensible au charme de Sophie...

Remake québécois de La Guerre des Tuques, cette fois-ci en animation et en 3D, ce long-métrage s'avère assez fidèle à l'original, qu'il remet au goût du jour, pour le meilleur (personnages féminins plus développés et mieux caractérisés, fin plus développée, séquence de flashback en 2d crayonnée, plus grand dynamisme et meilleure structure) et pour le pire (abus de chansons pop, chienne qui pète, action un peu frénétique).

La charge émotionnelle est paradoxalement un peu plus faible (car touchant des personnages animés) et plus forte (car un peu plus appuyée par les dialogues, et un peu plus démonstrative), mais au final, le tout s'équilibre, et ce remake s'en sort avec les honneurs, car étant d'une jolie facture technique.

4 + 0.25 pour les petits de CP, façon Minions = 4.25/6

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Christmas Yulefest 2016 - 59 - Animation en vrac (3) : Mickey, Il était deux fois Noël (2004), Mickey, la Magie de Noël (2001) & La Reine des Neiges - Une Fête Givrée (2015)

Publié le 30 Décembre 2016 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Christmas, Yulefest, Noël, Review, Jeunesse, Disney, Animation

Noël est passé, mais comme tous les ans, la Christmas Yulefest continue sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année, et ce jusqu'à l'arrivée des Rois Mages...

Mickey, Il était deux fois Noël (Mickey's Twice Upon Christmas - 2004) :

Suite du Il était une fois Noël de 1999 (assez inégal - cf ici), réalisée en images de synthèse, ce qui s'avère un choix polarisant : si l'on accroche au rendu, pas de problème, sinon, rejet instantané. En ce qui me concerne, c'est assez bien passé, et je me suis même surpris à trouver le tout plus homogène, inventif et travaillé que tout le premier volet. D'ailleurs, les séquences qui servent d'interlude entre les segments sont globalement très jolies, avec un rendu "livre d'images en pop-up" qui fonctionne parfaitement.

- Belles on Ice : Accompagnée des danseurs crocodiles et hippopotames de Fantasia, Minnie et Daisy s'affrontent dans un duel de patinage artistique, durant un spectacle municipal. 

Une réalisation dynamique, un rendu visuel convaincant, une musique convaincante : ça fonctionne.

- Christmas : Impossible : Riri, Fifi et Loulou partent pour le Pôle Nord pour tenter d'infiltrer la base d'opérations du Père Noël, et de faire passer leurs noms sur la liste des enfants sages.

Plutôt rythmé, là aussi assez joli visuellement, un autre segment réussi et sympathique.

- Christmas Maximus : Max, le fils de Dingo, rentre chez son père pour y passer les fêtes, et il ramène à cette occasion sa petite-amie... mais Max a honte de son père.

Alors là, c'est plutôt joli, techniquement, ça a bon fond, mais en fait, c'est surtout un segment assez creux qui ne sert qu'à faire un montage musical sur de la pop peu inspirée. Dommage.

- Donald's Gift : Donald en a assez des fêtes de Noël, et tout ce qu'il voudrait, c'est rester au calme, avec un bon chocolat chaud. Mais malheureusement, Daisy et ses neveux ont décidé de l'emmener faire du shopping...

Un segment très réussi, et assez drôle, qui rappelle fortement les histoires en une page de Donald, et autres courts animés de quelques minutes de la grande époque.

- Mickey's Dog-Gone Christmas : Après avoir involontairement ruiné toutes les décorations de Noël de Mickey peu de temps avant qu'il ne reçoive des invités, Pluto est temporairement mis à la porte, et, vexé, il décide de partir pour le Pôle Nord, pour être adopté par le Père Noël et ses rennes...

À nouveau un segment assez mignon, et très bien réalisé.

En résumé, un métrage anthologique qui s'avère une très bonne surprise : j'avais été déçu par le premier opus, pourtant récompensé à plusieurs reprises, et je craignais le pire pour ces personnages en images de synthèse tridimensionnelles, mais en fait, ça fonctionne, c'est visuellement très joli, et c'est typiquement le genre d'anthologie Disney que j'aurais appréciée chaque année durant mon enfance. Dommage que le studio n'en ait pas produit d'autres depuis...

4.5/6

Mickey, la Magie de Noël (Mickey's Magical Christmas - 2001) :

Alors là, tout de suite, on est dix bons niveaux en dessous du film précédent. Le problème étant que ce Mickey's Magical Christmas n'est qu'une vague compilation de dessins-animés pré-existants (datant de 1952 à 1999), réunis par une vague intrigue prétexte à l'animation immonde et aux visuels à peu près aussi réussis. 

- Donald on Ice (1999) : Donald fait du patin, et forcément, ça se finit mal. 

Un dessin animé récent, assez mal rythmé et illustré musicalement, et qui tente de recapturer l'ambiance des anciens cartoons de Donald, sans y parvenir. Bof.

- Pluto's Christmas Tree (1952) : Mickey fait son arbre de Noël, mais Pluto s'aperçoit que Tic et Tac y ont élu résidence.

Un classique, vu et revu sur d'innombrables compilations de Noël et/ou Disney, et qui, s'il n'a plus aucune surprise, reste très agréable à suivre.

- The Nutcracker (1999) : Casse-Noisette revu et corrigé par Disney.

Une version anémique de Casse-Noisette, avec trois personnages et demi, une voix-off sarcastique, et un ballet revisité à la guitare électrique, très datée. À nouveau, bof.

- Mickey's Christmas Carol (1983) : le conte de Dickens revu et corrigé par Disney.

À nouveau, un classique, qui compose le plus gros de ce Magical Christmas, mais qui, là aussi, a été tellement vu et revu qu'il n'apporte pas grand plus-value à ce dernier.

Bref, deux dessins animés insipides et médiocres, deux classiques malheureusement déjà trop vus... et des interludes laids, sans intérêt, mal animés, et qui se terminent par une chanson de Noël pop typiquement années 90, et des plus mauvaises.

2.5/6

La Reine des Neiges - Une Fête Givrée (Frozen Fever - 2015) :

Avec l'aide d'Olaf, de Sven et de Kristoff, Elsa est décidée à organiser à sa soeur Anna un anniversaire qu'elle n'oubliera jamais. Mais contre toute attente, Elsa s'enrhume, et chacun de ses éternuements donne naissance à un Snowgie, mini-bonhomme de neige au comportement des plus turbulents...

Un très court métrage diffusé avant l'adaptation de Cendrillon, et qui réunit toute l'équipe du long-métrage (un long-métrage gentillet, mais pas sans défauts, notamment scénaristiques et musicaux - Olaf est inutile, les Trolls ratés, les chansons sont mises en scène et sonnent comme des chansons de Broadway à peine adaptées pour le grand écran, la voix d'Idina Menzel reste discutable...), et dont le script tient, très logiquement, sur une feuille de papier à cigarettes.

Pas grand intérêt, donc, même si les petites bestioles sont sympathiques.

3/6

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Christmas Yulefest 2016 - 51 - Animation en vrac (2) : Mickey, Il était une fois Noël (1999), Mon Petit Âne/Le Petit Âne de Bethléem (1978) & Nestor (1977)

Publié le 26 Décembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Christmas, Yulefest, Noël, Review, Animation, Disney, Jeunesse

Noël est passé, mais comme tous les ans, la Christmas Yulefest continue sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année, et ce jusqu'à l'arrivée des Rois Mages...

Mickey, il était une fois Noël (Mickey's Once Upon A Christmas - 1999) :

Dessin-animé Disney d'une heure, sorti directement en vidéo, et composé à la façon d'une anthologie en trois parties, avec narration de Kelsey Grammer en version originale.

- Donald Duck Stuck on Christmas :

Inspiré de la nouvelle Christmas Every Day de William Dean Howells, un dessin animé dans lequel Riri, Fifi et Loulou nous refont chaque jour le Jour de la Marmotte le jour de Noël... pas grand chose de très mémorable, si ce n'est l'animation assez laide, aux couleurs plates et sans profondeur, qui fait un choc certain après l'ouverture plus travaillée et esthétique.

D'ailleurs, c'est amusant, mais dès que les personnages et les décors sont plongés dans la pénombre, sujets aux jeux d'ombre et de lumière, aussitôt, ils prennent du volume et semblent moins bâclés...

- A Very Goofy Christmas :

Afin de contredire Pat, Dingo fait tout son possible pour convaincre Max, son fils, que le Père Noël est réel. Une sorte d'épisode spécial de La Bande à Dingo, avec ce que ça implique de poursuites frénétiques et de sports extrêêêêêêmes...

Une production et une animation bien meilleures que dans le premier segment, et un dessin animé pas désagréable, même si je n'ai vraiment pas grande affinité avec Dingo, son accent redneck en VO, et l'univers de Goof Troop.

- Mickey & Minnie's Gift of the Magi

Inspiré de la nouvelle The Gift of the Magi, de O. Henry. Mickey et Minnie souffrent tous deux de difficultés financières, mais sont prêts à tout pour offrir le cadeau de ses rêves à l'autre... 

Un segment là aussi plutôt bien réalisé et animé, avec une vraie ambiance, un très bon fond, et un rythme plutôt bien maîtrisé. Pas surprenant que le segment de Mickey soit celui qui ait bénéficié du plus d'attention au niveau production et animation.

- Christmas Carols Medley :

Tous les personnages du métrage se retrouvent pour chanter ensemble dans la rue, en guise de conclusion. 

Dans l'ensemble, ce Once Upon A Christmas est assez inégal, et tiré vers le bas par le dessin animé mettant en scène Donald et ses neveux. Pas de chance, Donaldville et ses personnages sont mon versant préféré de l'univers Disney : je reste donc finalement assez mitigé devant ce DTV,  très marqué Disney des années 90 dans ses deux premiers segments.

3/6

Mon Petit Âne / Le Petit Âne de Bethléem (The Small One - 1978) :

L'histoire touchante d'un petit garçon de Nazareth contraint de vendre son vieil âne maigrichon, dont personne ne veut, et qui finit par trouver un certain couple ayant besoin d'aide...

Un petit dessin animé de 25 minutes, produit et réalisé par Don Bluth, et qui me déprimait profondément lorsque j'étais plus jeune, tant ce petit âne malheureux était attachant et adorable.

30 ans plus tard, et près de 40 ans après sa réalisation, qu'en reste-t-il ? Un court-métrage superbe, à la réalisation et à l'animation impeccables, et qui parvient à faire oublier son côté (forcément) un peu prosélyte par son émotion pure, qui m'a pris à la gorge plus que je ne l'aurais jamais imaginé possible.

À ranger aux côtés de La Petite Fille aux Allumettes (2006) au registre des courts-métrages Disney à ne pas regarder lorsque l'on est dépressif.

6/6

Nestor, The Long-Eared Christmas Donkey (1977) :

L'histoire de Nestor, un petit âne aux oreilles immenses qui font de lui la risée de ses pairs, et qui l'amènent à être offert en cadeau à Marie et Joseph, pour leur servir de monture...

Mouais. Un court-métrage Rankin/Bass de 25 minutes, forcément en animation image-par-image, mais qui ne m'a pas vraiment convaincu, tant il m'a semblé vraiment dérivatif, et un peu bâclé au niveau de l'écriture.

Certes, la technique et l'animation sont toujours très réussis (même si je ne suis pas vraiment fan du design des personnages), mais au niveau du scénario, on est dans une sorte de mélange entre The Small One (le livre), Bambi (la mère), et Rudolf (tout le reste), avec en plus un chérubin assez inutile et insipide, et une conclusion qui arrive comme un cheveu sur la soupe.

Un court-métrage qui manque paradoxalement d'émotion, pas aidé par un doublage quelconque, et par des chansons à tendance country/folk, pas vraiment mémorable.

3/6 (pour la technique)

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Christmas Yulefest 2016 - 31 - Animation en vrac (1) : Albert (2016) & Le Père Noël et le Tambour Magique (1996)

Publié le 16 Décembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Christmas, Noël, Yulefest, Review, Télévision, Nickelodeon, Animation, Jeunesse, Finlande

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

Albert - The Little Tree With Big Dreams (2016) :

Albert (Bobby Moynihan), un petit sapin d'intérieur malingre et chétif, a décidé qu'à Noël, il serait le sapin choisi pour orner la place de la plus grande métropole du pays. Accompagné de Maisie (Sasheer Zamata), un palmier optimiste, et de Gene (Judah Friedlander), une mauvaise herbe installée dans le pot d'Albert, ce dernier part alors dans une quête improbable, qui va lui permettre de sauver Noël du maléfique Cactus Pete (Rob Riggle)...

À vrai dire, je m'attendais au pire en attaquant ce moyen-métrage spécial de Noël diffusé sur Nickelodeon, et ce pour plusieurs raisons : doubleurs inégaux (pas mal d'anciens du Saturday Night Live, pas réputés pour leur jeu subtile), scénario original (mais pas trop), et direction artistique débattable... et pourtant, le tout ne fonctionne plutôt pas mal.

C'est rythmé, dynamique, le rendu technique pseudo-stop motion fonctionne, les doubleurs parviennent à disparaître derrière leur personnage, l'histoire à bon fond, et c'est même parfois assez drôle (malgré un humour un peu bas-de-plafond par moments). Une bonne surprise, donc, toutes proportions gardées.

4/6 -0.25 pour les chansons ratées = 3.75/6

Le Père Noël et le Tambour Magique (Joulupukki ja noitarumpu- 1996) :

Alors que le Père Noël et toute son équipe préparent les fêtes de fin d'année dans leur village de Korvatunturi, en Laponie, ils reçoivent une lettre mystérieuse du petit Vekara, lettre assez ancienne, et simplement ornée d'un dessin des plus abstraits. Mais tandis que Santa interroge tour à tour tous ses maîtres-artisans, pour tenter de deviner ce que veut le petit Vekara, des événements étranges se produisent à Korvatunturi chaque fois que retentit le bruit d'un tambour mystérieux, qui semble être l'instrument magique d'un saboteur...

L'adaptation animée du livre pour enfants du même nom, sorti par Mauri Kunnas quelques mois avant ce métrage, dont il a d'ailleurs été le scénariste et le co-réalisateur.

L'avantage, c'est que cela permet une fidélité sans faille au récit et au trait si particulier  et inventif de Mauri Kunnas ; en contrepartie, cependant, cette co-production finno-hongroise semble tout droit sortie du début des années 80 (d'un point de vue technique), et elle hérite malheureusement d'un rythme très nonchalant, qui fait que bon nombre de scènes paraissent tout simplement superflues.

Une adaptation très fidèle, parfois même à l'image près, mais qui n'apporte pas grand chose à l'ouvrage originel (le flashback final n'est pas désagréable, cela dit), et qui peut paraître un peu trop vieillotte pour son propre bien.

3.5/6

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Christmas Yulefest 2016 - 27 - Les Cinq Légendes (2012)

Publié le 14 Décembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Christmas, Yulefest, Noël, Review, Animation, Dreamworks, Jeunesse, Aventure

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

Les Cinq Légendes (Rise of the Guardians) :

Lorsque le Croquemitaine (Jude Law) resurgit, et menace de faire sombrer le monde dans les ténèbres en privant les enfants de la Terre de tout espoir et de toute joie de vivre, le Père Noël (Alec Baldwin), la Fée des Dents (Isla Fisher), le Lapin de Pâques (Hugh Jackman) et le Marchand de Sable recrutent Jack Frost (Chris Pine) pour les assister dans leur combat contre le Mal...

Lorsque, durant la Christmas Yulefest 2013, j'avais découvert (et sommairement passé en revue) ce film, j'en étais ressorti assez mitigé-positif (3.75/6). Néanmoins, la bonne expérience Arthur Christmas m'a donné envie de retenter ma chance avec cette adaptation très libre de l'univers de William Joyce, supervisée et produite par Guillermo Del Toro pour Dreamworks.

Malheureusement, ici, le miracle Arthur Christmas ne s'est pas produit, et je garde toujours un avis très similaire sur ces Cinq Légendes : c'est très regardable, mais inégal au possible.

Inégal au niveau esthétique, tout d'abord : autant tout ce qui a trait à l'univers et aux personnages de Santa Claus, du Marchand de Sable et du Lapin de Pâques est très réussi, inventif et fascinant (j'adore les yétis et les lutins/Minions du Père Noël), autant Jack Frost et Pitch Black (le méchant) sont tous deux visuellement insipides, tandis que la Fée des Dents reste trop en retrait, pas assez développée, et limitée à "elle ressemble à un colibri".

Inégal au niveau technique, ensuite : les environnements fourmillent de détails et de textures, tandis que certains personnages, eux, semblent encore en chantier, lisses et manquant de détails.

Inégal au niveau musical : Alexandre Desplat est compétent, c'est évident, et ses thèmes ne sont pas mauvais... ils sont simplement en retrait, jamais employés au bon moment, ou avec suffisamment de poids et d'émotion pour vraiment totalement fonctionner.

Inégal au niveau du doublage : Baldwin et Jackman sont impeccables ; Isla Fisher est compétente ; par contre, Pine est beaucoup trop âgé pour son rôle.

Inégal au niveau du scénario, enfin, puisque comme je le disais en 2013, certaines péripéties débordent d'inventivité, tandis que d'autres moments tombent vraiment à plat tant ils sont basiques et prévisibles.

En fin de compte, si ces Cinq Légendes assurent le spectacle, et ne laissent pas le temps de s'ennuyer, ce métrage donne aussi l'impression d'avoir été "créé par comité" (pour utiliser un anglicisme sauvage), et d'être une synthèse pas toujours réussie de plusieurs morceaux d'idées et de plusieurs directions qui étaient en compétition.

Dommage, parce qu'avec un peu plus d'audace (notamment au niveau de Jack Frost, tellement calibré pour plaire à un certain public qu'il en devient agaçant) et un peu moins d'éparpillement, le film aurait pu lancer une franchise des plus intéressantes.

3.75/6

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Christmas Yulefest 2016 - 17 - Mission : Noël - Les Aventures de la famille Noël (2011)

Publié le 9 Décembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Noël, Christmas, Review, Animation, Aventure, Jeunesse

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

Mission : Noël - Les Aventures de la famille Noël (Arthur Christmas) : 

La nuit de Noël, Malcolm Claus (Jim Broadbent), le Père Noël en place, termine sa tournée à bord du S-1, le traîneau/vaisseau spatial ultra-moderne de son fils Steven (Hugh Laurie), qui se prépare depuis des décennies à remplacer son père. Arthur (James McAvoy), l'autre fils de Malcolm, est un incapable maladroit et rêveur, mais qui a grand coeur : lorsque la tournée de son père se termine, mais qu'une fillette n'a pas reçu de cadeau, Arthur décide de voler le traîneau antique de son grand-père (Bill Nighy), et avec l'aide de ce dernier, d'un renne décati, et d'une elfette dynamique (Ashley Jensen), Arthur va livre l'ultime cadeau de cette nuit de Noël... ou du moins, il va essayer.

Pour être tout à fait franc, la première fois que j'avais vu cette coproduction Sony/Aardman (le studio de Wallace et Gromit), je ne l'avais pas vraiment appréciée : vu en VF (qui n'était pas forcément mauvaise, mais manquait de personnalité), le métrage m'avait semblé sans charme, et ne consister qu'en une suite de poursuite effrénées assez saoulantes. La technique était tout de même irréprochable, mais ça s'arrêtait là, et je ne lui avais mis que 3/6.

Là, après un revisionnage en VO, au calme, chez moi, je revois le métrage largement à la hausse : l'humour anglais fait mouche, le doublage (de nombreux noms anglais réputés, et quelques noms américains) est impeccable (et la variété des accents est amusante), et dans l'ensemble, le message du film passe nettement mieux dans ces conditions.

Bon, le film n'est toujours pas parfait, l'impression de poursuite non-stop reste présente, et la musique de Harry Gregson-Williams est toujours anecdotique au possible, mais en fin de compte, j'ai passé là un bon moment, ce qui fait plaisir.

4.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #418 : Comme des Bêtes (2016)

Publié le 22 Novembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Jeunesse, Animation, Comédie, Illumination

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Comme des Bêtes (The Secret Life of Pets) :

Max (Louis C.K.), un Jack Russell, voit son quotidien new-yorkais très confortable être soudain chamboulé par l'arrivée de Duke (Eric Stonestreet), un énorme chien adopté dans une fourrière. Rapidement, l'opposition entre les deux canins est cependant mise de côté lorsqu'ils se trouvent confrontés, aux côtés de tous leurs amis (Bobby Moynihan, Lake Bell, Jenny Slate, Albert Brooks, Tara Strong, Chris Renaud, Hannibal Buress), à Snowball (Kevin Hart), un lapin nain psychopathe et rebelle qui dirige un mouvement de rebellion d'anciens animaux domestiques vivant désormais dans les égoûts.

Un film d'animation signé Illumination Entertainment (les créateurs de Moi, Moche et Méchant et des Minions), et auquel je n'ai absolument rien à reprocher sur un plan technique : c'est coloré, dynamique, drôle, c'est bien animé, les personnages ont tous des bouilles attachantes... bref, aucun problème sur ce plan-là.

À l'identique, le doublage est compétent (cela dit, j'ai eu un peu de mal avec Kevin Hart en antagoniste, tant il est omniprésent et envahissant, que la voix de Hart est immédiatement identifiable, et fait qu'on a tendance à le voir lui, plutôt que son personnage), et la bande originale de Desplat est adéquate (bien que très peu mémorable).

En résumé, donc, le métrage est assez sympathique pour ce qu'il est : une histoire de chiens et de chats qui se promènent, une sorte de Ferris Bueller animalier... et c'est tout.

C'est bien là mon problème avec ce Comme des bêtes : son scénario s'avère trop basique, trop classique, et beaucoup trop calibré et générique pour rester dans les mémoires, ou pour fonctionner d'un point de vue émotionnel (comme le font les meilleurs Pixars) ; et parallèlement, il manque un peu trop de punch, de folie et de gags originaux pour se démarquer du tout venant des productions Dreamworks et compagnie.

Une succession de vignettes pas désagréable, mais un peu creuse et anecdotique, et qui, c'est le plus embêtant, ne parvient jamais à être aussi amusante que pouvait l'être la bande annonce initiale.

3.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #411 : Sausage Party (2016)

Publié le 11 Novembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Animation, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Sausage Party :

Dans leur grand magasin, les aliments mènent une vie paisible, en adoration des dieux humains qui, chaque jour, viennent parmi eux pour choisir une poignée d'élus, afin de les emmener au paradis. Mais Frank (Seth Rogen), une saucisse, apprend un jour qu'en fait de paradis, c'est une mort certaine qui attend tous les aliments, dans les estomacs affamés des humains cruels : avec ses amis Brenda (Kristen Wiig), un petit pain, Teresa Taco (Salma Hayek), une Taco lesbienne, et Sammy Bagel J. (Edward Norton), un bagel, Frank va alors tenter d'ouvrir les yeux de ses congénères, et de se rebeller contre la race humaine.

Le problème de la plupart des films de Seth Rogen/Evan Goldberg, c'est qu'on sait systématiquement à quoi s'attendre : de la vulgarité, du cul, de l'humour de stoner, de la drogue et, ici ou là, des vannes et/ou des thématiques qui fonctionnent, mais qui ont tendance à être noyées dans le reste.

Ici, il en va exactement de même : on a droit à une distribution exemplaire (tous les habitués de la bande de Rogen - Wiig, Jonah Hill, Bill Hader, Michael Cera, James Franco, Danny McBride, Craig Robinson, Nick Kroll - et quelques autres noms connus - Hayek, Edward Norton, David Krumholtz, Paul Rudd), à un script parodiant les Pixar comme Toy Story, à une musique d'Alan Menken et de Chris Lennertz, et à une satire politique et religieuse en filigrane... mais tout est tellement englouti sous les dialogues interminables, sous les vannes graveleuses, sous les gags idiots ou qui tombent à plat, et sous les moments poussifs qui plombent vraiment l'ensemble du métrage (je pense notamment à sa toute fin, avec apparition des acteurs, une fin qui n'apporte absolument rien au film, et ressemble à une mauvaise idée née d'une session de fumette entre scénaristes) que l'ensemble ennuie plus qu'il n'amuse.

Alors ponctuellement, c'est drôle, ponctuellement, c'est original et/ou osé (l'orgie est délirante, par exemple), mais dans l'ensemble, ça tourne rapidement à vide (ça donne l'impression d'un concept de court ou moyen-métrage étiré sur 90 minutes), ce n'est visuellement pas très beau (malgré un aspect technique plutôt compétent), et ça n'exploite jamais vraiment le potentiel de sa satire (pourtant louée, outre-atlantique, comme formidable et subversive).

Un anémique 3/6

(et puis, j'ai toujours du mal avec ces films d'animation au budget limité, réalisés dans des conditions indignes par des boîtes de production canadiennes prêtes à tous les sacrifices pour décrocher un contrat pouvant assurer leur survie)

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 135 - Tricks & Treats 2016 : Films en vrac (3)

Publié le 6 Novembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Horreur, Halloween, Fantastique, Animation, Jeunesse, Action, Thriller, Lovecraft

Halloween, c'est terminé, et pour conclure l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, un assortiment de critiques en vrac de tous les films dont je n'ai pas pu parler avant...

American Nightmare 3 : Élections (The Purge : Election Year - 2016) :

Alors que la Purge annuelle est sur le point de commencer, Leo Barnes (Frank Grillo) est désormais assigné à la protection de la sénatrice Charlie Roan (Elizabeth Mitchell), une politicienne en course pour la Présidence des USA, et qui s'oppose vivement à la Purge. Mais les opposants politiques de la sénatrice, actuellement en place, semblent bien décidés à se débarrasser d'elle avant qu'elle ne devienne une menace réelle...

J'ai vraiment énormément de mal avec cette série des Purge/American Nightmare qui, pourtant, connaît un succès monstre outre-atlantique.

En ce qui me concerne, le simple fait que la franchise se complaise dans de l'action bourrine et de l'horreur sanglante inhérentes à ses origines de film de genre, en se drapant derrière des atours de critique sociale qui ne sont qu'illusion, m'a toujours dérangé, et pas qu'un peu.

Le premier était ainsi un film de siège/d'home invasion basique, confrontant une famille WASP privilégiée à une violence à laquelle elle refusait de se confronter : pas terrible (2/6), mais au moins, il y avait là une idée de base dont on pouvait se dire qu'elle serait exploitée ultérieurement. La suite déclinait le concept en version ethnique, aussi caricaturale et simpliste que le premier opus, mais plus dynamique, et avec un Frank Grillo qui aurait fait un Frank Castle idéal (3/6).

Pour ce numéro 3, on fait une fusion des deux, en conservant le côté minorité ethnique, en rajoutant Frank Grillo, plus une couche de privilège caucasien et aisé, le tout soupoudré d'une bonne dose de politique manichéenne, qui sert de décoration plus qu'autre chose.

Je vais être clair : arrivé à la moitié du film, je me suis aperçu que je n'en avait absolument rien à faire de ce qui se passait à l'écran, de qui survivait et qui passait l'arme à gauche, etc.

Le métrage est filmé sans finesse, interprété à l'arrache par certains (les deux jeunes femmes blacks qui assiègent la boutique cabotinent affreusement, filmées en plans serrés très laids), ça fétichise et rend la violence de la Purge ultra-glamour, cool et clinquante, à base de ralentis abusifs, de costumes et maquillages toujours plus travaillés, etc... bref, je n'ai pas aimé, et le seul moment qui a semblé fonctionner à mes yeux, c'est cette messe sanglante des nantis politiciens fanatiques, qui sacrifient des pauvres victimes pour se purger de leurs pulsions meurtrières, dans ce qui paraît tout droit sorti d'un cauchemar malsain de complotiste américain illuminé.

C'est peu.

2/6  

31 (2016) :

Cinq employés d'une fête foraine - Charly (Sheri Moon Zombie), Venus (Meg Foster), Panda (Lawrence Hilton-Jacobs), Levon (Kevin Jackson), et Roscoe (Jeff Daniel Phillips) - sont enlevés, la nuit d'Halloween, et maintenus captifs dans une usine désaffectée par un groupe de sociopathes menés par le Père Napoléon-Horation-Silas Murder (Malcolm McDowell). Ce dernier leur explique alors que, s'ils veulent être libérés, les cinq captifs doivent désormais prendre part au 31, un jeu qui leur impose de survivre toute une nuit face à des vagues successives de psychopathes tous plus dérangés les uns que les autres...

Un plantage spectaculaire signé Rob Zombie, de plus en plus en roue libre à mesure que le temps passe, et qu'il s'enferme dans ses gimmicks de réalisation et de trashitude provoc' stupide et creuse.

Ici, on a l'impression que le film a été conçu un soir de beuverie ou de fumette, alors que Rob était dans un état second ; qu'au réveil, le lendemain matin, sa gueule de bois était telle qu'il n'a retrouvé que le pitch du film griffonné sur un coin de nappe ; et qu'il a fini par se dire "bah, ça suffira bien à remplir une centaine de minutes, tout ça, il ne me reste plus qu'à crowdfunder un million et demi de dollars de budget, à réunir tous les copains, et c'est parti !".

Malheureusement, ça ne suffit pas.

Les personnages sont tous unanimement antipathiques et détestables, on descend toujours plus profondément dans les abysses du white trash vulgaire, et le pitch, qui tiendrait sur une demi-feuille de papier à cigarettes, est constamment saboté par les choix artistiques de l'ami Zombie.

Non seulement les scènes d'action sont illisibles (car secouées en tous sens, et prenant place dans des environnements sombres et poisseux), mais en plus, hormis une poignée de scènes à la photographie plus travaillée que la moyenne (et le look des tueurs, visuellement intéressants), le tout est tellement filmé et monté à l'arrache, tout en étant totalement vide point de vue scénario, qu'on ne peut que trouver le métrage assez insipide (parce que c'est sympa de travailler la photographie et l'éclairage, mais quand le décor principal du film, c'est une usine abandonnée plongée dans la pénombre, on ne peut pas faire de miracle, surtout quand la gestion de l'espace est inexistante).

Ajoutez à cela des dialogues assez nuls, un format répétitif, un concept dérivatif, et des grands méchants commanditaires tout simplement ridicules, et on obtient là un bon gros flop, assez rebutant et saoûlant.

1/6

Blair Witch (2016) :

Une bande d'amis (James Allen McCune, Callie Hernandez, Brandon Scott, Corbin Reid) décide de visiter les bois de Black Hills, dans le Maryland, pour tenter de retrouver la soeur de l'un d'entre eux, disparue 17 ans plus tôt, victime supposée de la Blair Witch qui hante ces bois...

De l'avis général - et aussi du mien - ce Blair Witch 2016 n'est qu'une pâle copie de l'original de 1999, très dérivative, remise au goût du jour technologique, mais sans la moindre originalité, et moins efficace que l'original.

Malheureusement pour moi, j'avais déjà trouvé que l'original, à l'époque, était particulièrement médiocre, et pouvait se résumer à une bande de citadins pas très malins faisant du camping pour la première fois, et sursautant à chaque pet de hibou : un métrage probablement plus efficace si l'on n'a pas l'expérience du camping ou si l'on n'a jamais passé du temps à arpenter des forêts, et qui n'avait vraiment d'intérêt que pour ses cinq dernières minutes (ainsi que pour sa production et sa promotion atypiques).

Autant dire que cette version 2016 est, à mes yeux, un néant d'autant plus absolu, qui tente de refaire le premier film pour une nouvelle génération, mais arrive 10 ans trop tard, après que pléthore de found footages aient exploité le genre jusqu'à l'agonie.

Résultat : la version 2016 donne constamment l'impression d'avoir pioché ses (rares) nouvelles idées à droite et à gauche (REC, Grave Encounters, etc) sans la moindre originalité propre (hormis peut-être le duo de baratineurs qui est responsable de les avoir perdus dans les bois, et quelques détails ici ou là), et, le reste du temps, il se contente de dérouler le schéma narratif de l'original, sans jamais parvenir à instaurer la moindre ambiance, une ambiance qui, de toute façon, est régulièrement sabotée par des semi-jump scares piteuses, et par un travail d'éclairage beaucoup trop artificiel et moderne.

Alors oui, ici, ça n'attend pas les 3 dernières minutes pour s'énerver un peu... mais ça n'est pas pour ça que le film en est plus réussi, ou a de l'intérêt.

1/6 (ça ferait presque revoir l'original et son économie de moyens à la hausse)

Satanic (2016) :

En route pour Coachella, quatre étudiants américains (Sarah Hyland, Marc Barnes, Justin Chon, Clara Mamet) décident de faire une escale à Los Angeles pour y visiter des lieux célèbres pour avoir été au centre de la Panique Satanique des années 80s. Là, ils tombent sur une cérémonie de véritables satanistes, et interrompent ce qui semblait être le sacrifice rituel d'une inconnue (Sophie Dalah) ; mais lorsqu'elle les retrouve, celle-ci s'avère bien plus dangereuse que prévu....

Un navet écrit par le scénariste de Kristy, et d'Instinct de Survie, deux films qui partagent avec ce Satanic une vacuité pas croyable, des clichés à la pelle, et des personnages caricaturaux au possible.

Ici, le quatuor de tête est à baffer, entre Mamet la wannabe-goth, Barnes le beau gosse sportif, Chon le fêtard, et Hyland qui ne fait que crier d'horreur ; la sataniste n'est guère meilleure, et tout le monde semble étrangement mal à l'aise dans les scènes la mettant en scène ; toutes les scènes d'horreur se produisent hors-champ ; et l'on finit par se demander si ce métrage n'est pas tout simplement un film sans le moindre budget, tourné en improvisation totale, avec des acteurs de passage pour Coachella.

Et puis l'on se souvient alors que le film a été produit et financé par MarVista Entertainment, maison de production californienne spécialiste des pires téléfilms fauchés des chaînes Lifetime et Hallmark, et soudain, on comprend le plantage de ce Satanic.

Creux, insipide, et générique : 1/6

Howard Lovecraft and the Frozen Kingdom (2016) :

Après avoir rendu visite à son père, enfermé à l'Asile, Howard Lovecraft (Kiefer O'Reilly) lit le livre maudit de son géniteur, et est aspiré par un portail jusque dans un monde étrange et enneigé, le monde de R'lyeh. Là, il sauve la vie d'un Profond, Thu Thu Hmong, qui devient sa monture, et il se met en route jusqu'au Château de Glace où trône le Roi de R'lyeh, capable de ramener Howard chez lui...

Qu'est-ce qu'on obtient quand on mélange l'univers de Lovecraft à une narration tout droit héritée des classiques pour enfants du genre Alice au Pays des Merveilles, pour en faire un comic book indépendant ? La trilogie d'Howard Lovecraft & The Three Kingdoms, de Bruce Brown, des romans graphiques pas désagréables, avec de l'humour, mais finalement assez anecdotiques et oubliables, car presque trop lisses et tous publics.

Qu'est-ce qu'on obtient quand le patron d'Arcana, la maison de publication du comics, et déjà réalisateur/scénariste du très médiocre Pixies, décide d'adapter très très librement le premier de ces romans graphiques en un film d'animation de 90 minutes, à destination des plus jeunes ? Quelque chose d'encore plus creux et étriqué que Pixies, à l'animation raide et vide (même s'il y a eu du progrès depuis son film précédent : plus de décors, plus de textures...), aux dialogues assez hachés (et au doublage très inégal - toute la famille du réalisateur double des personnages, notamment le héros et sa monture) et innombrables, avec beaucoup de meublage, de références datées (le moment bullet time à la Matrix), et une histoire finalement assez peu intéressante, car sans grand humour.

En fin de compte, je me suis vraiment ennuyé devant ce métrage très bavard, qui évoque presque plus un film de Noël (tous les environnements enneigés, les grelots, les batailles de boules de neige, etc) que quelque chose de sinistre ou d'étrange.

En fait, malgré la bonne volonté évidente des auteurs du comic book et même du patron d'Arcana, c'est l'archétype même de l'exploitation lovecraftienne, qui se contente de reprendre les noms, les visuels et la réputation de Lovecraft, pour les plaquer sur quelque chose de totalement insipide, d'un peu agaçant, et de paradoxalement totalement inaccessible aux plus jeunes.

Et bien qu'il y ait des stars comme Ron Perlman, Christopher Plummer et Doug Bradley au cast vocal, le mixage sonore est tellement plat qu'ils finissent par, malheureusement, ne rien apporter au récit ...

2/6 (1 pour le film, 1 pour la musique, surprenante)

The Alchemist Cookbook (2016) :

Dans une forêt du Michigan, un jeune afro-américain mentalement instable nommé Sean (Ty Hickson) vit seul, isolé de tous, avec pour seul compagnon son chat. Régulièrement, il est ravitaillé par un proche, Cortez (Amari Cheatom), mais Sean n'a que faire des bavardages : plongé dans un vieux grimoire, il s'est en effet fixé pour mission d'invoquer le démon Belial, afin d'obtenir des richesses insoupçonnées...

Film d'horreur indépendant écrit et réalisé par Joel Potrikus, ce métrage somme toute assez court (moins de 85 minutes) sera probablement assez polarisant, en cela qu'il est très minimaliste et naturaliste : tout repose ici sur l'excellent travail sonore effectué sur les bruitages (les grognements et les bruits démoniaques, hors caméra, ou dans la nuit, font leur petit effet), et sur le portrait d'un personnage principal instable, dont on se demande forcément à un moment ou à un autre s'il communie vraiment avec le diable, ou s'il hallucine tout.

Et c'est cette lente spirale vers la folie qu'illustre ce film, qui n'a vraiment d'horreur qu'une poignée de scènes : si l'on n'a pas peur d'un film très contemplatif, mais néanmoins intriguant, alors pas de problème. Dans le cas contraire, mieux vaut passer son chemin.

3.75/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 112 - Histoires Extraordinaires (2013)

Publié le 30 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Animation, Fantastique, Horreur, Halloween

Halloween approche à grands pas, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Histoires Extraordinaires (Extraordinary Tales) :

Dans un cimetière étrange, un corbeau énigmatique discute de la vie et de la mort en compagnie d'une présence féminine mystérieuse, et passe en revue cinq nouvelles d'Edgar Allan Poe : La Chute de la Maison Usher, Le Coeur Révélateur, La Vérité sur le cas de M. Valdemar, Le Puits et le Pendule, et Le Masque de la Mort Rouge...

Anthologie animée internationale, dirigée et supervisée par Raul Garcia, un ancien de chez Disney, qui a choisi, pour chacune de ces nouvelles, un style visuel différent, et une narration en voix-off par une figure emblématique du cinéma de genre. Ce qui a malheureusement pour conséquence de donner à l'ensemble une qualité très hétérogène, en fonction des récits, des voix-offs et des styles.

- Usher, par exemple, est loin d'être désagréable, dans un style très anguleux et contrasté, assez familier. La narration de Christopher Lee, notamment, est excellente. 4/6

- Coeur, lui, m'a déjà nettement moins plu. Récit raccourci, visuel cell-shadé purement n&b (à mi-chemin entre Sin City et Breccia), character design pas très beau, et narration de Bela Lugosi enregistrée de son vivant (et donc pleine de parasites audio et de craquements, parfois à la limite de l'audible). 3/6

- Valdemar : un style très similaire aux jeux de Telltale Games (semi 3D/semi comic-book), une musique au thérémine pour une adaptation efficace. 4.5/6

- Le Puits, par contre, m'a totalement rebuté, avec un rendu images de synthèse beaucoup plus moderne et basique, du split-screen inutile, une narration plate de Guillermo Del Toro, et une adaptation assez peu intéressante. 2/6

- Enfin, la Mort Rouge est de toute beauté, un mélange de synthèse et de peinture façon aquarelles, entièrement muet hormis une réplique signé Roger Corman : probablement mon segment préféré. 5/6

- Sans oublier toutes les transitions dans le cimetière, avec ces discussions très vaines entre la Mort et Poe/le Corbeau qui refuse de mourir par peur d'être oublié. Pas franchement passionnant ni très mémorable, d'autant que la doubleuse de la Morte (Cornelia Funke) est assez moyenne, et que visuellement, c'est très simpliste, numérique et peu esthétique. 2.25/6

En résumé, une anthologie très inégale, parfois inspirée, parfois générique au possible, mais qui, de par sa durée assez brève (77 minutes) mérite tout de même un coup d'oeil.

3/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 43 - Hôtel Transylvanie 2 (2015)

Publié le 7 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Fantastique, Animation, Jeunesse

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Hôtel Transylvania 2 :

Maintenant que Dracula (Adam Sandler) a ouvert les portes de l'Hôtel Transylvania aux humains, et que sa fille Mavis (Selena Gomez) est mariée à l'humain Jonathan (Andy Samberg), tout va pour le mieux au royaumes des monstres. Tout, ou presque, puisque Dennis, le fils de Mavis et de Johnny, tarde à montrer les crocs, et que Dracula est prêt à tout pour s'assurer qu'il est bien un vampire.. mais lorsque Vlad (Mel Brooks), le père traditionnaliste de Dracula, s'en mêle, les choses tournent vite à la catastrophe.

En 2012, lors de mon premier visionnage d'Hôtel Transylvania, je lui avais mis un 3/6 : le film regorgeait d'idées et de trouvailles visuelles, le bestiaire, l'univers et les personnages étaient particulièrement attachants, la direction artistique impeccable, mais le rythme était très inégal, et le récit finalement assez creux et convenu, même s'il avait bon fond.

En 2014, lors de mon revisionnage du film, celui-ci était un peu mieux passé, mais les défauts étant toujours les mêmes, je n'étais monté qu'à 3.25/6.

Et aujourd'hui, en 2016, j'ai bien envie de lui rajouter encore un quart de point, pour atteindre les 3.5/6 ; néanmoins, j'ai enfin fini par comprendre ce qui me posait vraiment problème dans ce premier opus : le personnage de Jonathan. Dès qu'il arrive dans le récit, mon intérêt pour ce métrage retombe. Il est terne, transparent, générique, son apparence est basique, et malgré toute mon affection pour Samberg, son doublage est peu mémorable.

Alors en voyant arriver cette suite, et sa promesse de placer le bébé de Mavis et Johnny au coeur de l'intrigue, j'ai eu très peur.

J'ai redouté toujours plus de Jonathan, mais heureusement, il n'en est rien. Mieux encore : le personnage de Johnny passe plus ou moins au second plan, puisque le film se structure en deux intrigues parallèles. D'un côté, Dracula et ses amis, qui partent à l'aventure avec le petit Dennis, pour tenter de réveiller son côté vampirique ; et de l'autre Mavis et Jonathan, qui vont en Californie chez les parents de Johnny.

La première intrigue est assez sympathique, les personnages sont bien exploités, les environnements pas désagréables, bien que l'on retrouve çà et là certains des rouages habituels des films familiaux de Sandler (ici passé à la co-écriture) ; l'autre intrigue, malgré la présence de Jonathan, s'avère tout aussi regardable, bénéficiant de personnages secondaires improbables (et bien doublés), et d'une Mavis qui devient le point focal de cette sous-intrigue. Jonathan s'efface ainsi, et avec lui, bon nombre de mes problèmes.

Le métrage est par ailleurs mieux rythmé, l'alternance des intrigues permettant une structure mieux articulée : malheureusement, tout ça a un peu tendance à vaciller lorsqu'arrive le dernier quart du film, en même temps que Papy Vlad et son armée de chauves-souris stéroïdées. Là, le film commence à patauger un peu, ces nouveaux personnages sont un peu baclés, ils sont survolés, n'ont pas grande substance, et le film opte alors pour une conclusion prenant la forme d'une grosse scène de combat mettant en scène tous les personnages, scène amusante et bien réalisée, certes, mais finalement assez creuse, et au dénouement très prévisible.

Reste que, malgré tout, j'ai trouvé ce second opus plus agréable et réussi que le premier (ce qui n'est pas une opinion partagée par beaucoup de monde, visiblement).

Par conséquent, zou, un 3.75/6, et je serai là pour l'épisode 3 (2018), voire même pour la série animée (2017).

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 30 - Hell and Back (2015)

Publié le 2 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Animation

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Hell and Back :

Remy (Nick Swardson), son ami rondouillard Augie (T.J. Miller) et la grande gueule Curt (Rob Riggle) travaillent tous trois dans une fête foraine qui tombe en morceaux ; un soir, un incident amène le trio au contact d'un livre étrange, illustré d'un démon en pleurs. Rapidement, un pacte de sang peu sérieux est signé, mais soudain, les forces démoniaques se déchaînent, et entraînent Curt en Enfer. Remy et Augie n'ont alors d'autre choix que de le suivre, et de tenter de le secourir des griffes de Satan (Bob Odenkirk), avec l'aide d'une demi-démone (Mila Kunis), et du légendaire Orphée (Danny McBride).

Un film d'animation en stop-motion visuellement très travaillé et stylisé (même si on pense parfois à Burton dans le design des personnages), mais dont il suffit de regarder le casting vocal pour en comprendre le ton, le style humoristique, et le niveau : c'est bas de plafond, c'est graveleux, ça tape exclusivement en dessous de la ceinture, et c'est pour faire simple, très limité (en même temps, dès la première scène dialoguée, le métrage semble décidé à se lancer dans un concours d'insultes gratuites, donc bon...).

Je ne dis pas que ça ne trouvera pas son public, mais même en étant friand de ce type d'humour (ce qui n'est pas mon cas), difficile de ne pas reconnaître que le script est assez bancal, et plutôt mal rythmé.

Après, ça reste visuellement très compétent et intéressant, et Orphée est sympatoche, mais bon.

2.5/6 (pour le côté technique)

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Un film, un jour (ou presque) #397 : Batman - The Dark Knight Returns I & II (2012)

Publié le 5 Septembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Animation, Action, DC

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

The Dark Knight Returns I & II :

Dix ans après que Bruce Wayne (Peter Weller) ait pris sa retraite suite à la mort de son protégé Jason Todd, le crime règne en maître à Gotham City, et le gang des mutants terrorise la ville. Jusqu'à ce que Batman fasse son grand retour, accompagné d'un nouveau Robin (Ariel Winter)... / Alors que les USA sont en pleine Guerre Froide avec l'Union Soviétique, et que Superman (Mark Valley) fait tout son possible pour aider l'Amérique à triompher, le retour de Batman déclenche la réapparition du Joker (Michael Emerson), bien décidé à mettre un terme à la carrière du justicier. Et pour ne rien arranger, le gouvernement semble vouloir, lui aussi, forcer Batman à prendre une retraite permanente...

Adaptation animée en deux parties des comics incontournables de Frank Miller, ces deux longs-métrages de 75 minutes replacent Batman et son univers en 1986 (date de parution des comics), et la production prend donc un malin plaisir à adopter le style de l'époque, pour le meilleur et pour le pire.

Le meilleur, c'est la musique de Christopher Drake, et le visuel global, à la fois daté et intemporel ; le pire, c'est l'argot ridicule des punks, l'atmosphère politique très datée (surtout avec Reagan en président), certains looks assez ridicules (Bruno) et un propos politico-sociétal toujours discutable, Miller oblige.

Néanmoins, ces deux films constituent un dyptique assez cohérent et solide, même si, je dois l'avouer, j'ai largement préféré le premier opus, plus direct et cohérent, au second (qui s'il parvient, en une scène ou deux, à rendre parfaitement la sensation d'hyper-puissance de Superman, telle qu'elle n'a jamais été perçue au cinéma, souffre aussi fortement d'un récit compressé, et un peu baclé).

Autre problème qui m'a un peu gêné, le doublage. Aucun souci avec la plupart des personnages secondaires, ou avec Robin ; malheureusement, je n'ai pas vraiment accroché à Emerson en Joker, à Conan O'Brien (quasiment) dans son propre rôle, et surtout à Peter Weller, dans le rôle de Batman, un Weller vraiment inégal, tour à tour impeccable, ou totalement plat et insipide (notamment quand il fait son discours final pour rallier les Sons of Batman).

Bref, une expérience assez mitigée, pour moi, avec une première partie très solide, une seconde moins intéressante, et quelques choix de doublage assez discutables à mes yeux.

4.5/6 pour la première partie, 3.5 pour la seconde, pour un 4/6 total.

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Un film, un jour (ou presque) #377 : Batman - The Killing Joke (2016)

Publié le 8 Août 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Animation, DC, Action

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Batman - The Killing Joke :

Barbara Gordon, aka Batgirl (Tara Strong), est une jeune bibliothécaire qui, la nuit, combat le crime aux côtés de Batman (Kevin Conroy), pour qui elle éprouve plus qu'une simple admiration. Mais quelque temps après avoir raccroché son costume de justicière, Barbara est victime du Joker (Mark Hamill), qui kidnappe son père (Ray Wise), et envoie la jeune femme à l'hôpital, paralysée. Batman se lance alors sur la piste du clown maléfique...

The Killing Joke est un roman graphique culte de l'univers de Batman, centré sur le Joker, ses origines, et son combat éternel contre Batman. Écrit par Alan Moore et illustré par Brian Bolland, à la patte visuelle très particulière, ce récit sombre et radical n'est cependant pas dénué de controverse, au nombre desquels sa fin ambiguë, et le sort de Barbara Gordon, abattue à bout portant par le Joker, agressée sexuellement par ce dernier, et utilisée comme un pion par le Joker, et par extension, par le scénariste.

Cette adaptation supervisée par Bruce Timm était donc assez attendue, pour le meilleur et pour le pire... et il faut bien avouer que les choix de la production (dans ses interviews récentes, Timm semble cependant se détacher un peu des choix créatifs de l'adaptation, et de l'oeuvre originale, ce qui laisse sous-entendre qu'il n'a pas forcément eu les coudées franches sur le projet) laissent songeur.

Pour pallier l'exploitation gratuite du personnage de Barbara Gordon, ce Killing Joke lui consacre ainsi un long prologue (plus d'un tiers du film) revenant sur sa carrière de Batgirl. Et là, on reste dubitatif : la Batgirl présentée ici est une jeune bibliothécaire (au meilleur ami gay assez cliché) dont la relation avec Batman tient plus du fantasme et de la relation amoureuse à sens unique que d'une vraie motivation de justicière. Batgirl passe ainsi son temps à parler de Batman comme de son petit ami, à s'opposer frontalement à Bruce, à n'en faire qu'à sa tête, à se plaindre et, quand Batman lui fait comprendre que ça ne peut pas durer ainsi, elle en vient aux mains, un micro-affrontement qui se transforme en partie de jambes en l'air, là, sur un toit, en costumes.

Et comme si ça ne suffisait pas, on nous la montre ensuite hésitante à appeler Batman après les faits, comme pour renforcer encore l'assimilation de la relation Batman/Batgirl à une relation d'un soir. Tout ça pour construire, en parallèle, l'histoire d'un malfrat obsédé par Batgirl, et dont les attentions constantes (combinées aux frustrations amoureuses de la demoiselle) amènent Barbara à abandonner sa carrière de justicière, plutôt que de risquer l'inconcevable.

On se retrouve donc avec un long prologue aux thématiques et à l'approche très discutables, illustré dans le style de Batman TAS, et doublé par Tara Strong, Ray Wise et Kevin Conroy : si l'aspect technique est tout à fait compétent (quelques incrustations 3D ratées mises à part), on devine que ce prologue n'est là que pour (en théorie) humaniser Barbara, la rendre encore plus vulnérable et attachante aux yeux du spectateur, pour que ce dernier soit touché par son sort.

Et c'est là que le bât blesse, puisque Barbara apparaît là très immature, et Batman, lui, n'en sort pas non plus grandi.

D'autant plus que, malheureusement, lorsque ce métrage animé aborde l'adaptation de The Killing Joke à proprement parler, c'est comme si ce prologue n'existait plus : en suivant à la lettre la trame narrative du comic-book, le scénario fait totalement disparaître Barbara, qui retrouve alors son statut de pion creux et inexistant.

On suit alors relativement fidèlement le récit original, mais avec un problème de taille : les dialogues. S'ils passent bien sur papier, à l'écran, les monologues et autres digressions des personnages (flashbacks du Joker y comprisl) sont très inégaux, et ont un impact non négligeable sur le rythme du métrage. Quant à la fin de la bande dessinée, elle perd ici toute ambiguité, et s'avère donc assez plate et décevante.

En résumé, le mot qui caractérise bien ce Killing Joke, c'est "bâtard". C'est en effet un mélange bâtard du style de Batman TAS, et du style de Bolland ; le script est là aussi très bâtard, avec une première moitié très mal avisée et totalement distincte de l'adaptation en tant que telle, qui arrive ensuite ; et enfin le rythme est bâtard, alternant creux et sommets sans jamais vraiment convaincre.

Très très mitigé, donc, au final, même s'il y a quelques moments vraiment réussis (tout droits tirés du comic).

2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #359 : Monstres & Cie (2001) & Monstres Academy (2013)

Publié le 13 Juillet 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Animation, Jeunesse, Pixar, Disney, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Monstres & Cie (Monsters Inc.) :

Monstres et compagnie est la plus grande usine à cris du monde des monstres, et au sein de celle-ci Sullivan (John Goodman) et Bob (Billy Crystal), sont le meilleur duo de l'entreprise, capables d'effrayer tous les enfants du monde sans grande difficulté. Mais un jour, Bob & Sullivan découvrent un complot organisé par Randall (Steve Buscemi), un collègue fourbe, et se retrouvent à devoir s'occuper de Boo (Mary Gibbs), une fillette égarée dans leur monde...

Un Pixar old-school, que je viens à peine de découvrir (mieux vaut tard que jamais), et qui m'a pourtant immédiatement charmé, à la fois dynamique, inventif, drôle, adorable et, pour l'époque, plutôt bluffant par moments.

4.5/6

Monstres Academy (Monsters University) :

Depuis sa plus tendre enfance, Bob (Billy Crystal) a toujours rêvé de devenir un monstre de Monstres et compagnie. Afin d'y parvenir, il s'inscrit à la Monstres Academy, mais il découvre rapidement que tout y est géré par des cliques, et que lui, monstre minuscule, est méprisé par une bonne partie de ses semblables, y compris Sullivan (John Goodman), fils de bonne famille qui profite de son nom et de sa taille pour avancer dans la vie...

Une préquelle à Monstres et Cie, ce n'était pas forcément un projet que l'on réclamait à corps et à cris, et pourtant, la voilà : un campus movie assez basique et prévisible, transposé dans l'univers des Monstres, et qui ne vaut vraiment que pour sa production et sa direction artistique impeccables.

Le reste n'est pas mauvais, mais dans l'ensemble, c'est vraiment du déjà vu au cinéma.

3.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #358 : Pixies (2015)

Publié le 12 Juillet 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Animation, Jeunesse, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Pixies :

Maudit par des fées pour une mauvaise action qu'il a commise, Joe (Sean Patrick O'Reilly) est désormais harcelé par ces dernières, qui mettent en péril sa relation avec sa petite amie (Alexa PenaVega) ; il doit désormais en apprendre plus sur la communauté des fées, s'il veut pouvoir se faire pardonner, et couler des jours heureux avec sa bien-aimée...

Un film d'animation canadien écrit, réalisé, doublé par Sean Patrick O'Reilly, le patron d'une maison d'édition de comics canadienne, par ailleurs auteur du comic-book ici adapté.

Bref, autant dire qu'il ne faut pas forcément s'attendre à un chef-d'oeuvre à la qualité éprouvée et aux décisions créatives assurées par un comité expérimenté, puisqu'ici tout est centré sur O'Reilly (en héros au physique calqué sur sa véritable apparence) qui passe tout le film à s'en prendre plein la tête par la faute des fées.

Pour résumer, c'est un postulat de très court métrage étiré sur 71 minutes, c'est assez laid et raide dans son animation (sans même parler de tous ces environnements affreusement vides), et ça lasse rapidement, d'autant que les personnages sont tous assez antipathiques.

Énorme bof, en somme.

1.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #354 : Les Croods (2013)

Publié le 6 Juillet 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Animation, Aventure, Action, Jeunesse, Dreamworks

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Les Croods (The Croods) :

Les Croods, dernière famille de Néanderthals en existence, vivent une vie de peur et d'angoisse constantes, ne sortant de leur grotte que pour chasser et se nourrir. Un jour, cependant, Eep (Emma Stone), adolescente rebelle, s'aventure hors de la grotte, et rencontre un Cromagnon, Guy (Ryan Reynolds), brillant et ingénieux, qui lui prédit la fin imminente du monde tel qu'ils le connaissent. Et alors que la prédiction de Guy se réalise, Eep et sa famille vont devoir faire confiance à celui-ci pour rester en vie, et trouver un nouveau paradis...

Une bonne surprise, dont je n'attendais vraiment rien, puisque le sujet ne m'attirait pas.

Et à vrai dire, le premier quart du film ne m'a pas particulièrement convaincu : oui, visuellement et techniquement c'est une réussite, mais le schéma mis en place au début du film est tellement balisé et générique que ça m'a un peu rebuté.

Heureusement, plus le film avance, et plus son bestiaire et ses décors sont variés et originaux ; à l'identique, plus l'histoire progresse, et plus les scénaristes semblent se décoincer, et ajouter de l'humour absurde et visuel à leur récit.

Certes, le tout reste très très formaté et peu surprenant dans son déroulement, pas aidé par une bande originale de Silvestri assez moyenne (Silvestri a toujours tendance à faire dans le mickey mousing lorsqu'il travaille sur ce genre de film, c'est dommage), mais il y a beaucoup d'action, d'humour, de slapstick qui fonctionne, et le tout s'avère finalement assez mignon, inventif et charmant, à défaut d'être particulièrement mémorable.

4/6

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Un film, un jour (ou presque) #347 : Angry Birds - Le Film (2016)

Publié le 27 Juin 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Animation, Jeunesse, Comédie, Aventure

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Angry Birds - Le Film (Angry Birds) :

Incapables de voler, les oiseaux vivent une vie paisible et bienheureuse sur leur île... jusqu'à ce qu'arrivent les cochons envahisseurs, qui dérobent leurs oeufs. Menés par Rouge (Jason Sudeikis), un oiseau en colère, les oiseaux partent alors à la poursuite des voleurs.

Il serait facile de voir cette adaptation animée du jeu Angry Birds sous le prisme de la métaphore géopolitique.

Après tout, un peuple béat et bienheureux qui ostracise toute pensée extrème et vit sous la protection d'un aigle (le gouvernement américain) légendaire, en réalité obèse, égoïste, vantard, corrompu et décadent ; une horde d'étrangers voleurs, envahissants, menteurs, fourbes, qui volent la nourriture des habitants de l'île, et leur dérobent leur futur ; un seul contestataire, étrangement rouge, moqué pour son apparence, toujours en colère, qui se méfie des immigrés et finit par devenir le leader de ses semblables quand les choses tournent mal, et qu'il s'avère qu'il a raison... disons que le discours de Donald Trump n'est pas loin.

Et réciproquement, on peut aussi prendre ce métrage par l'autre bout du prisme, et voir là une peuplade indigène bienheureuse, qui accueille volontiers un empire colonisateur à la technologie supérieure, finit par être pillée par ces colons qui repartent chez eux avec toutes les richesses de l'île, et ne trouve réparation qu'en allant mener le combat chez l'envahisseur, et en abattant ses immeubles à grands coups d'explosion... alors, Angry Birds, apologie du terrorisme, ou bien manifeste trumpesque à peine déguisé...?

Honnêtement, probablement ni l'un ni l'autre : comme 300 en son temps, on peut voir ce que l'on veut dans cet Angry Birds - le film, même si ici, ce n'était pas forcément l'intention de départ.

Car de manière générale, ce métrage est tellement générique - humour générique et pas très drôle, doublage générique et inégal, rythme générique et jamais captivant, musique générique d'un clone de Zimmer, récit générique, personnages génériques, direction artistique générique, etc, etc, etc - qu'il laisse particulièrement de marbre, surtout si l'on n'a de la franchise Angry Birds qu'une vague notion à la base. Énorme bof, donc.

(Ah, et la photocopie assumée de la scène de Quicksilver dans X-Men : Days of Future Past est un peu trop flagrante pour être satisfaisante)

2.75/6 (juste en dessous de la moyenne, parce que techniquement, c'est tout de même maîtrisé, mais j'aurai déjà tout oublié demain)

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Un film, un jour (ou presque) #346 : Zootopie (2016)

Publié le 24 Juin 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Animation, Comédie, Policier, Jeunesse, Disney, Pixar

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Zootopie (Zootopia) :

De l'éléphant le plus gigantesque à la souris la plus minuscule, tous les animaux du monde se croisent à Zootopie, une métropole florissante qui est le pinnacle de la civilisation animale. Judy Hopps (Ginnifer Goodwin), une petite lapine campagnarde, rêve depuis toujours d'y vivre, et d'en devenir l'un des agents de police. Mais rapidement, elle est confrontée aux préjugés de la société animale, et se retrouve contractuelle... jusqu'à ce qu'elle croise le chemin de Nick Wilde (Jason Bateman), un renard des rues malin et arnaqueur, qui va finir par l'aider dans la résolution d'une affaire étrange, qui touche toute la ville.

Le nouveau phénomène Pixney (un surnom bien pratique pour décrire les oeuvres produites par Disney sous la supervision de John Lasseter de Pixar), qui a déchaîné les critiques élogieuses, et produit des chiffres astronomiques au box-office. Est-ce que la réalité est à la hauteur de cette réputation improbable ?

Et bien quasiment, oui. Car ce Zootopie s'avère un film d'animation très sympathique : la direction artistique est splendide, la réalisation et le rendu visuel particulièrement efficaces, les personnages sont très attachants, le doublage est impeccable, et effectivement, le message et les thématiques du film sont pertinents et contemporains.

Cela dit, ce n'est pas pour autant que Zootopie est un film parfait : les thématiques, justement, ont beau être pertinentes, elles n'ont rien de très innovant ou de très original. On est dans l'acceptation de tous, dans le dépassement de soi, bref, c'est du classique... ce qui n'est pas forcément problématique, mais ne mérite pas pour autant d'être loué comme étant une révolution.

À l'identique, l'histoire en elle-même - l'enquête - est à la fois bien menée, et affreusement prévisible, dans le moindre de ses rebondissements. Pas nécessairement un problème rédhibitoire pour un dessin animé pour enfants, mais tout de même, le spectateur adulte aura constamment 20 longueurs d'avance sur le récit.

Ah, et si à l'avenir, on pouvait éviter de terminer les films d'animation en chanson (surtout pour du Shakira intégré au forceps dans le récit), ça ne serait pas plus mal.

Quelque chose comme 4.25, ou 4.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #262 : Le Voyage d'Arlo (2015)

Publié le 2 Mars 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Animation, Disney, Pixar, Aventure, Comédie, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Le Voyage d'Arlo (The Good Dinosaur) :

Dans un monde où les dinosaures sont l'espèce dominante, et vivent une paisible existence de fermiers et d'éleveurs, Arlo, un jeune apatosaure peureux, tente de se montrer à la hauteur de ses parents, de son frère et de sa soeur. Malheureusement pour lui, une tempête coûte la vie à son père, et emmène Arlo loin de chez lui. Seul, mais bien décidé à retrouver sa famille, Arlo finit par faire équipe avec Spot, un petit homme des cavernes, pour traverser le pays, et faire face aux dangers de cette époque hostile.

Second Pixar de 2015, avec Vice-Versa, et malheureusement, c'est clairement ce Good Dinosaur qui a le plus souffert de ce calendrier ambitieux.

En effet, le film a connu un développement créatif très mouvementé, ce qui se ressent dans le produit fini : les ruptures tonales sont nombreuses (il y a quelques moments assez noirs et sombres, mais le film ne semble jamais vraiment les assumer, et ils apparaissent donc comme des anomalies étranges), le rythme est inégal (l'heure et demi semble plus longue), et le script très basique (façon "un garçon et son chien") est beaucoup trop influencé par le Roi Lion pour convaincre.

D'autant que la musique des frères Danna, ainsi que plusieurs scènes (les T-rexs cowboys, le coin du feu, les grandes plaines, le ranch, etc) semblent indiquer qu'à une certaine époque de sa gestation, le film avait pour intention de faire de cette aventure une fresque aux accents de western... mais là aussi, ça n'est jamais totalement homogène dans tout le métrage, et ça finit par paraître créativement inabouti et brouillon.

Malgré tout cela, il faut néanmoins souligner la beauté visuelle, quasi photo-réaliste, des décors et des environnements du film ; une beauté qui, au début, peut contraster un peu trop violemment avec l'approche graphique des personnages, très caricaturale, mais qui finit par s'y mêler pour donner un tout très esthétique.

Ce film est superbe, visuellement ; quel dommage, donc, que le scénario ne suive pas vraiment, et sente autant le déjà vu...

3.25/6 (parce que malgré tout, la séparation finale fait son petit effet)

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Un film, un jour (ou presque) #258 : Batman - Assaut sur Arkham (2014)

Publié le 25 Février 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Animation, Action, DC

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Batman - Assaut sur Arkham (Batman : Assault on Arkham) : 

Lorsqu'Amanda Waller capture un groupe de super-criminels, elle leur implante un explosif dans le crâne, et les force à former sa Suicide Squad, une équipe de mercenaires sans foi ni loi. Leur mission : infiltrer l'asile d'Arkham, pour y retrouver la canne du Riddler, et récupérer une clé USB qui y est dissimulée. Mais Batman est sur les traces de la Suicide Squad, et le Joker, lui non plus, n'est pas loin...

Un long-métrage animé prenant place dans l'univers du jeu vidéo Arkham Asylum et de ses suites, ce film aurait plutôt dû s'appeler Suicide Squad, le film, puisque Batman n'y fait que de la figuration, et qu'Arkham n'est qu'un décor sans grande importance, dans lequel on peut s'introduire sans le moindre problème (cela dit, pour un joueur d'Arkham Asylum, ça fait toujours plaisir de reconnaître les décors et les designs du jeu, çà et là).

On se retrouve donc avec une sorte d'hybride des Douze Salopards et d'un polar/film de casse à la Guy Ritchie, avec un problème de taille : tout cela se veut "adulte" et "mature", mais en réalité, c'est de la maturité telle que l'imagine un ado de 13 ans.

Le film enchaîne ainsi fusillades, bagarres, nudité, sexe, violence, gore, explosions, etc, le tout dans une ambiance décontractée/vanneuse, à l'écriture assez forcée et prévisible.

Je n'ai donc pas du tout accroché à cette version racoleuse du DCU (avec son Joker surpuissant, et sa Harley idiote et débile) qui n'hésite pas à tuer les seconds couteaux les moins connus histoire de faire semblant d'avoir des enjeux importants.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #245 : Strange Magic (2015)

Publié le 8 Février 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Aventure, Animation, Musique, Comédie, Jeunesse

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Strange Magic :

Dans la forêt enchantée poussent des fleurs magiques, utilisées depuis toujours pour la concotion de philtres d'amour par la fée Sugar Plum (Kristin Chenoweth). Mais le Bog King (Alan Cumming), le roi des gobelins maléfiques, déteste l'amour, et a emprisonné la fée dans son donjon. Amoureux de Dawn (Meredith Anne Bull), la fille cadette du roi des fées, Sunny (Elijah Kelley), un petit lutin, entreprend alors de libérer Sugar Plum, afin qu'elle lui concocte un philtre pour séduire Dawn. Mais il n'est pas le seul à partir en mission, car Marianne (Evan Rachel Wood), la soeur rebelle de Dawn, et Roland (Sam Palladio), l'ex-fiancé de Marianne, partent eux-aussi à l'aventure en territoire ennemi.

Un dessin animé produit par Lucasfilm (ce qui garantit un rendu technique exemplaire) et initialement conçu par George Lucas (ce qui garantit une certaine naïveté dans le propos), à partir du Songe d'une nuit d'été de Shakespeare (ce qui garantit des fées, des lutins, des quiproquos et de l'amour).

Seuls problèmes : 1) le character design est assez discutable, inégal et dérivatif, pas très loin d'un Arthur et les Minimoys ou d'un Epic, et 2) c'est une comédie musicale à la Moulin Rouge, qui utilise des hits pop-rock modernes en les intégrant au récit et en les mettant dans la bouche de ses personnages.

Et autant le premier point n'est pas forcément rédhibitoire, autant ici, la musique s'avère insupportable : les chansons choisies sont peu inspirées (exception notable, le chorus de Bad Romance utilisé en guise de marche militaire ^^), leur réorchestration ratée, elles sont insérées à la truelle, et elles rendent tout le premier tiers du film insupportable.

Ensuite, lorsque l'aventure débute vraiment, et que le philtre d'amour est fabriqué, le film trouve heureusement un semblant d'âme et de rythme, et fonctionne même sympathiquement par moments, mais ces chansons... arg.

C'est vraiment d'autant plus agaçant que le film a un message louable, et que techniquement parlant, ILM oblige, il est impeccable, et particulièrement réussi (comme Rango en son temps) ; mais malheureusement, le produit fini est trop inégal pour convaincre.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #232 : The Sweatbox (2002)

Publié le 20 Janvier 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Documentaire, Animation, Disney, Musique, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

The Sweatbox :

À la fin des années 90, la genèse compliquée du film animé Kingdom in the Sun de Disney, qui passe progressivement d'une version inca de Le Prince et le Pauvre, accompagnée de chansons originales de Sting, à quelque chose de radicalement différent, finissant par être rebaptisé Kuzco, l'Empereur Mégalo en 2000.

Après une première demi-heure assez classique dans le genre making-of, cette Sweatbox devient assez fascinante lorsque tout le travail fait sur Kingdom in the Sun est jeté à la poubelle suite à une projection-test pour les pontes du département animation.

On assiste alors à la décomposition d'une équipe qui voit son projet lui échapper totalement, pour être confié à d'autres ; aux frustrations de Sting (époux de la réalisatrice de The Sweatbox), en mode "musicien profond et rebelle qui fait de l'art", légèrement agaçant ; aux acteurs/doubleurs engagés sur le projet, et qui doivent faire face à des changements de direction radicaux ; aux conflits internes à Disney, entre les animateurs, les créatifs et les bureaucrates qui les dirigent...

Malheureusement, si le tout reste globalement intéressant, c'est aussi un documentaire assez long et sec, qui demande d'être vraiment passionné par le monde de l'animation et par l'histoire des films Disney pour rester captivé jusqu'au bout.

4/6

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Christmas Yulefest 2015 - 111 - Or, Myrrhe, Encens, etc... (3)

Publié le 6 Janvier 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Review, Télévision, Nickelodeon, Fantastique, Christmas, Noël, Jeunesse, Animation, Musique, Russie

Le 6 Janvier est là, et les Rois Mages sont enfin arrivés à destination. Il en va de même pour la Christmas Yulefest 2015, qui touche enfin à sa fin sur le blog des Téléphages Anonymes. Pour conclure en beauté, place à l'or, à la myrrhe et à l'encens : les ultimes "trésors" de Noël, critiqués en vrac, et sans ordre particulier...

Mes Parrains Fêtent Noël (A Fairly Odd Christmas - 2012) :

Accompagné de ses parrains féériques Cosmo, Wanda et Poof, et de la belle Tootie (Daniella Monet), Timmy Turner (Drake Bell) parcourt le monde, exauçant les voeux d'autrui de manière anarchique... seul problème : tous ces voeux exaucés rendent le travail du Père Noël (Donavon Stinson) inutile, et incitent les enfants à ne plus être sages à l'approche des fêtes. Santa dépèche alors Christmas Carol (Devyn Dalton) et Dingle Dave (Travis Turner), deux de ses elfes, pour qu'ils ramènent Timmy au Pôle Nord, afin de le rappeler à l'ordre. Mais lorsque Timmy utilise sa magie pour prouver sa bonne foi et réparer l'une des machines de Santa, un accident se produit, et le Père Noël perd la tête et la mémoire. À Timmy et toute sa bande - y compris le maléfique Mr Crocker (David Lewis) - de sauver les fêtes de Noël avant qu'il ne soit trop tard...

Un téléfilm Nickelodeon, suite de Mes parrains sont magiques, le film : Grandis, Timmy !, et seconde adaptation en images réelles de la série animé Mes Parrains sont magiques, réalisé par l'un des réalisateurs attitrés de Big Time Rush, et écrit par le créateur du cartoon : forcément, cela débouche sur un métrage caricatural et surjoué (Teryl Rothery et Daran Norris en font notamment trois tonnes dans le rôle des parents de Timmy), bigarré de bout en bout, dynamique et frénétique, à la limite de l'hystérie, et bourré d'effets sonores puérils et de gags pas très fins.

Sauf que, bizarrement, cette heure de film se regarde tranquillement, malgré toutes ces caractéristiques la réservant aux moins de 10 ans.

Et si ça se regarde tranquillement, c'est probablement parce que le budget est là, qu'il est bien exploité (les costumes sont agréables à l'oeil, les décors naturels enneigés se marient plutôt bien aux décors de studio, les effets sont relativement convaincants), et que la distribution est sympathique (Devyn Dalton, notamment, est adorable en elfette, Drake Bell joue le tout au premier degré, David Lewis cabotine au possible en pseudo-méchant, et bien que Daniella Monet soit, une fois de plus, sous-exploitée, elle a quelques scènes réussies).

Bref, ce n'est pas à conseiller à tous les publics (sous peine de pertes sévères de neurones), mais en comparaison d'autres Christmas Specials au budget similaire, ce Fairly Odd Christmas s'en tire plutôt bien, et est assez festif.

The Snow Queen 2 : The Snow King (2014) :

Décidé à conquérir la main de la princesse des trolls, Orm (Sharlto Copley), le troll menteur ayant autrefois aidé Gerda à vaincre la Reine des Neiges, oublie ses bonnes résolutions, et affirme à ses semblables qu'il a vaincu seul la maléfique souveraine, et qu'il est un héros hors-pair. Mais lorsque le Vent du Nord, contrôlé par le Roi des Neiges - le reflet maléfique d'Orm - enlève la princesse, Orm est contraint de véritablement faire preuve d'héroïsme, s'il veut parvenir à sauver sa bien-aimée avant Arrog (Sean Bean), son grand rival troll.

Malgré ses ajouts et ses digressions très dispensables, son humour bas-de-plafond, sa direction artistique discutable, et son doublage anglo-saxon médiocre, le premier Snow Queen (2012), film d'animation russe produit par Timur Bekmambetov, restait pourtant un dessin-animé très regardable, porté à bouts de bras par la trame éprouvée du conte d'Andersen.

Cette suite, malheureusement, garde tous les défauts du premier opus (sauf peut-être, à la limite, le doublage un peu meilleur, et l'animation plus détaillée), et fait le choix regrettable de consacrer tout le métrage au sidekick comique de l'original, releguant Gerda et ses amis à de la figuration.

Le film souffre ainsi d'une structure bancale (la mise en place est interminable, et les poursuites répétitives et frénétiques sont fatigantes), d'un faux sens de l'épique (la bataille finale, inutile), d'une illustration musicale insipide et ultra-dérivative, et de références étrangement datées (Orm qui se déguise en Leonidas pour ressembler à un héros, avec mise en scène et musique qui vont avec).

Bref, les plus jeunes apprécieront peut-être, mais ça n'a tellement plus aucun rapport avec "La Reine des Neiges" que je n'en vois pas l'intérêt.

The Nutcracker Sweet (2015) :

Dans la famille Silberhaus, les enfants sont surexictés à l'approche de Noël, car leur parrain Drosselmayer arrive à cette occasion avec des cadeaux : Marie reçoit ainsi un casse-noisette, qui l'emmène, au gré de son imagination, dans un univers féérique et magique, où les soldats de bois affrontent sans cesse le Roi des souris et ses troupes, espérant lever ainsi une malédiction ancienne...

Adaptation relativement libre du récit de Hoffman, ce long-métrage d'animation péruvien bénéficie d'un style global volontairement très simpliste et stylisé : ce qui fonctionne très bien pour les décors et les environnements, mais nettement moins pour les personnages, à l'animation assez raide.

Ajoutez à cela un doublage un peu forcé, et une musique qui fait du mickey-mousing, et on se retrouve avec une occasion ratée et très oubliable, ce qui est dommage, car la réalisation est dynamique, et laisse présager d'un potentiel certain.

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Christmas Yulefest 2015 - 109 - Or, Myrrhe, Encens, etc... (1)

Publié le 6 Janvier 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Télévision, Review, Christmas, Noël, Disney, Netflix, Comedy Central, Comédie, Jeunesse, Animation

Le 6 Janvier est là, et les Rois Mages sont enfin arrivés à destination. Il en va de même pour la Christmas Yulefest 2015, qui touche enfin à sa fin sur le blog des Téléphages Anonymes. Pour conclure en beauté, place à l'or, à la myrrhe et à l'encens : les ultimes "trésors" de Noël, critiqués en vrac, et sans ordre particulier...

A Colbert Christmas - The Greatest Gift of All ! (2008) :

Prisonnier de son chalet assiégé par un ours, Stephen Colbert est incapable de rejoindre Elvis Costello en studio pour le tournage de son épisode de Noël, et reçoit la visite de quelques-uns de ses amis, plus braves que lui.

En 2008, bien avant qu'il n'anime désormais le Late Show sur CBS, Stephen Colbert avait échafaudé un Christmas Special de son Colbert Report, sous la forme d'un show de variétés de 45 minutes, avec plusieurs musiciens, chanteurs et amis de Colbert rendant visite à ce dernier dans son "chalet".

L'occasion pour tout ce petit monde d'entonner des chansons parodiques (parfois en duo), et de faire de petits sketches en compagnie d'Elvis Costello, de Toby Keith, de John Legend, de Willie Nelson, de Jon Stewart et de Feist.

Qui dit chansons parodiques dit forcément intérêt et humour inégaux, mais ce Christmas Special a pour avantage de ne jamais se prendre au sérieux : le playback est mauvais, l'illustration visuelle est kitsch, les sketches sont surjoués... mais tout cela est volontaire, car c'est une parodie très claire et volontaire des Christmas Specials télévisés d'antan (rires enregistrés inclus).

Bref, sans être exceptionnel, ou totalement maîtrisé, ce Special reste assez divertissant, et suffisamment bien rythmé pour ne jamais être soporifique.

A Very Murray Christmas (2015) :

Coincé dans son hôtel où il devait enregistrer un show de variétés de Noël, Bill Murray finit par réunir quelques invités dans le bar de l'hôtel, pour y improviser une fête de Noël musicale loin des caméras et du public.

Un Christmas Special d'une heure, diffusé sur Netflix, et tourné par Sofia Coppola, qui adopte ici une approche totalement différente de celle de Colbert.

Là où Colbert était volontairement kitsch et parodique, visant l'humour et la comédie, ici, ce spécial est exactement à l'image de ce qu'est devenu Bill Murray ces temps-ci : quelqu'un qui cultive l'image d'un je-m'en-foutiste absolu, cynique et détaché, mais qui en vérité se prend totalement au sérieux.

On a donc droit à des stars à la pelle (Paul Shaffer, Maya Rudolph, Jenny Lewis, Rashida Jones, Jason Schwartzman, Chris Rock, Miley Cyrus, George Clooney, Amy Poehler, Michael Cera) filmées de manière plate et sans énergie par Coppola, et qui accompagnent Murray dans des duos au budget considérable (avec danseuses, décors, orchestre, etc) sur les grands classiques de Noël.

En voyant la liste des guests, on comprend tout de suite qu'on est de plein pied dans une certaine scène indépendante new-yorkaise - Shaffer, Rudolph, Jones, Schwartzmann, Cera, Coppola, etc - qui explique aussitôt le ton très particulier de ce Special, jamais particulièrement drôle ou mémorable, trop ironique et détaché pour être sincère, trop dépressif et plat pour être festif, et trop flambeur pour n'être autre chose qu'un vanity project pour Bill Murray.

Ne reste alors que quelques jolies prestations musicales, notamment de Miley Cyrus ou de Maya Rudolph. C'est peu.

Bob's Broken Sleigh (2015) :

Bob, le seul elfe du Pôle Nord à ne pas avoir de pouvoirs magiques, est un inventeur de génie ; un jour, cependant, il est confronté à un trio de macareux maléfiques qui tentent de voler le traîneau du Père Noël. Mais Bob parvient à leur échapper aux commandes de l'engin, l'écrasant dans la forêt. Là, il doit faire équipe avec des créatures étranges pour parvenir à ramener le traîneau au Pôle à temps pour les fêtes...

Un moyen-métrage Disney assez décevant, car il est, au final, ultra-classique, avec ces underdogs à la Rudolph le Petit Renne au Nez Rouge, qui sauvent Noël grâce à leur courage et leur volonté, blablabla.

Rien de neuf sous le soleil de Noël, donc, un problème encore renforcé par un rendu en images de synthèse assez banal et simpliste, et par des personnages tous plus improbables les uns que les autres (une truite à fourrure à l'accent et au vocabulaire datés, un lion/ours à cornes peureux, un chat girly et rose à longue queue-bélier préhensile...), et par une écriture particulièrement générique et quelconque. Énorme bof, donc.

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