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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Résultat pour "good place"

Christmas Yulefest 2021 - 25 - Un Noël en 8 bits (2021)

Publié le 16 Décembre 2021 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Noël, Review, USA, Yulefest, HBO

C'est bientôt Noël : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest, et ce jusque début janvier...

Un Noël en 8 bits (8-Bit Christmas - 2021) :

Jake (Neil Patrick Harris), un père de famille, raconte à sa fille comment, lorsqu'il était enfant (Winslow Fegley) dans les années 80, il a passé un Noël unique, alors qu'il rêvait d'avoir une console NES au pied du sapin, malgré l'opposition de ses parents (June Diane Raphael, Steve Zahn)...

Une comédie festive diffusée sur HBO Max, et clairement pensée (et vendue) comme un Christmas Story moderne (mâtiné de Course au Jouet), où la carabine de Ralphie est remplacée par une NES, le costume de lapin rose par des "bottes de fille", et où Neil Patrick Harris prend la place de Jean Shepherd.

Après tout, c'est logique : à sa sortie en 1983, A Christmas Story était nostalgique des années 40, soit 40 ans plus tôt ; 8-bit Christmas, lui, sorti en 2021, est donc nostalgique des années 80 (40 ans plus tôt, là aussi), et cela lui permet de surfer très clairement sur la vague de la nostalgie doudou des années 80s (un peu comme Ready Player One, en fait).

Sans surprise, donc, on a droit à une compilation des clichés 80s, de la musique synthétique de Joseph Trapanese à l'esthétique particulière de l'époque, en passant par toute une fascination pour Nintendo et pour ce que la marque représentait alors. Ce qui devrait suffire à séduire une bonne partie des spectateurs, à en juger par la popularité actuelle de tout ce qui est années 80.

Après, quiconque a vu (et apprécie) A Christmas Story aura fréquemment la désagréable impression d'une photocopie modernisée, jusqu'à ses moindres détails : les copains décalés, la brute de l'école, la relation avec le petit frère/la petite sœur, les parents, les avertissements des adultes aux enfants sur les dangers de la Nintendo/de la carabine, etc, etc, etc, tout semble calqué sur le modèle de Bob Clark, au point d'en être frustrant et de rendre le récit hautement prévisible.

D'autant que l'émotion ou la sincérité sont plus ou moins limités aux cinq-dix dernières minutes, pour une conclusion convenue, un peu tirée vers le bas par un certain maquillage âgé peu probant.

En soi, ce n'est pas désastreux, c'est même formellement assez compétent et bien interprété, et nul doute que bon nombre de spectateurs nostalgiques y trouveront leur compte. Personnellement, cependant, je suis resté sur ma faim.

3/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien (classement alphabétique), ou celui-ci (classement saisonnier)...

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Un film, un jour (ou presque) #1638 - SEMAINE FANTASY RÉTRO : L'Histoire sans fin 2 - Un nouveau chapitre (1990)

Publié le 7 Mai 2022 par Lurdo dans Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, USA, Allemagne

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus

L'Histoire sans fin 2 - Un nouveau chapitre (The NeverEnding Story II : The Next Chapter - 1990) :

Parce qu'il estime manquer de courage, et n'ose pas sauter du plongeoir à la piscine, Bastian (Jonathan Brandis) retourne voir Mr. Coreander, et lui emprunte à nouveau l'Histoire sans fin. Rapidement, il se retrouve transporté dans l'univers magique de Fantasia, cette fois-ci en proie au Vide, que la maléfique sorcière Xayide (Clarissa Burt) utilise pour prendre le pouvoir : Bastian doit apprendre à conquérir ses peurs, pour sauver Fantasia aux côtés d'Atreyu (Kenny Morrisson) et de tous leurs alliés...

On prend les mêmes, et on recommence... ou plutôt non. Parce que cette suite ne conserve, du premier volet, que l'interprète du libraire, quelques créatures, et la chanson-titre devenue un tube : tout le reste change, des acteurs au réalisateur, en passant par la scénariste.

Parfois pour le meilleur, parfois pour le pire, ce qui fait que cette suite, si elle n'est pas aussi désastreuse que ce à quoi je m'attendais, reste tout de même un bon cran en dessous du premier volet.

Au rayon des points positifs, on peut citer le nouveau casting, bien souvent plus attachant et compétent (pas convaincu par la nouvelle Impératrice, par contre), ou la finition globale du tout, sans vrai problème de post-synchronisation, d'interprétation, de rythme ou de structure ; à l'inverse, les effets spéciaux sont un peu plus approximatifs que dans le premier film (les arrière-plans, notamment), le bestiaire moins probant, et il y a un côté kitsch dans la direction artistique qui n'aide pas (la méchante avec sa robe en lamé rouge, les danseurs vénitiens de la Silver City, la ville en elle-même façon papier alu).

Et puis le film perd totalement cette sensibilité européenne/allemande qui faisait du premier quelque chose d'un peu mélancolique, et donnait le sentiment d'un monde partant en morceaux. À la place, on a droit à une histoire de souhaits assez casse-gueule, dont les enjeux auraient pu être résolus en trois secondes avec un protagoniste plus débrouillard.

Dans l'ensemble, donc, une expérience très mitigée, nettement plus que le premier volet, mais pas non plus aussi désastreuse que les critiques voulaient bien l'entendre.

3/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Un film, un jour (ou presque) #1646 : Docteur Strange (1978)

Publié le 17 Mai 2022 par Lurdo dans Review, Critiques éclair, Cinéma, Fantastique, Télévision, Romance, USA, Aventure, Marvel

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Docteur Strange (1978) :

Trois jours : voilà le délai qu'il reste à la malfaisante sorcière Morgan Le Fay (Jessica Walter) pour se débarrasser de Thomas Lindmer (John Mills), le Sorcier Suprême protégeant la Terre des menaces surnaturelles, avant qu'il ne transmette ses pouvoirs à Stephen Strange (Peter Hooten), interne en psychiatrie dans un hôpital new-yorkais. Après avoir possédé une certaine Clea (Anne-Marie Martin) pour tenter de tuer Lindmer, en vain, Morgan se rabat alors sur Strange, qu'elle tente de vaincre, par la force ou par le charme...

Avant d'aborder le dernier volet de Strange dans le MCU, retour en arrière, pour un téléfilm de 1978 supposé servir de pilote à une série dans la lignée de Hulk : au programme, 90 minutes d'un métrage forcément fauché, forcément très daté (la musique, dont Giacchino s'est certainement inspiré pour certaines orchestrations de la version Cumberbatch, mais aussi les effets, aux bruitages dignes de Star Trek TOS, les costumes approximatifs et cheaps, les look et les coiffures - entre les brushings volumineux et les frisouilles de mouton de Strange...), et surtout étrangement rythmé, au point de ronronner sans jamais être intéressant.

En fait, c'est bien simple, c'est véritablement un pilote de série, et une origin story au cours de laquelle un jeune Strange, présenté ici comme un quasi-Harry Potter au cœur pur, destiné à la grandeur et dont les parents se sont sacrifiés pour qu'il survive et accomplisse sa destinée, est totalement passif et n'obtient des pouvoirs qu'à la toute dernière minute, après avoir vaincu Morgan grâce à son sex appeal irrésistible (oui, sérieusement).

Ajoutez à cela des coupures publicitaires flagrantes, un script parfois plus intéressé par la vie professionnelle de Strange à l'hôpital que par le surnaturel, et un vrai manque de charisme et de maturité de Houten, et voilà, un téléfilm médiocre, qui n'a pas connu de suite, et qui se place un peu au-dessus des épisodes spéciaux de Hulk contre Thor ou Daredevil, principalement parce qu'il est plus atmosphérique et homogène.

Et paradoxalement... ça se regarde tout de même, principalement parce que les acteurs sont investis, et parce que le tout a un certain charme rétro et suranné qui n'est pas désagréable, pour peu que l'on sache à quoi s'attendre.

Ce n'est pas bon, mais ce n'est pas non plus un désastre.

2.75/6 

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Les bilans de Lurdo : Battlestar Galactica, pt. 5 - Saison 3.0

Publié le 21 Février 2012 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Drame, Science-Fiction, BSG, SyFy

Battlestar Galactica - The Resistance (10 épisodes) : Mouais. Ça raconte pas grand chose. Le seul intérêt, c'est que ça m'a fait me dire que si Tyrol était un Cylon, alors ça ferait de son bébé le deuxième hybride humain/Cylon. Sauf si Callie est une Cylonne elle aussi. Ce qui n'aurait pas grand sens. M'enfin bon.

- 3x01-02 : Un double épisode de reprise très solide, qui sert à la fois d'exposition, de présentation, d'avancée scénaristique, et de mise en place pour la suite. Et puis la "fille" de Starbuck est mimi comme tout.

Par contre, ça me fait tout drôle de réaliser que les deux personnages que je soupçonne être Cylons - Tyrol & Anders - sont deux des trois leaders de la résistance, avec Tigh. Je suis troublé. Soit je me plante totalement, soit les scénaristes préparent un retournement de situation à un moment critique de la mission de sauvetage du BSG. Et j'ai peur pour Tigh... surtout que, au point où j'en suis, Tyrol et Anders passent rapidement au second plan après le sauvetage/tribunal de guerre, comme pour les faire oublier un peu avant une éventuelle surprise, et que Tigh continue sa descente aux enfers...

- 3x03-04 : Pas hyperconvaincu par la résolution du cliffhanger du 3x02, et son peloton d'exécution cylon qui disparait comme par magie, mais bon, ce n'est qu'un détail par rapport à l'intensité générale de ce double épisode, qui assure plutôt pas mal (surtout la deuxième partie, la première n'étant  qu'une manière de faire monter lentement la pression avec de la mise en place).

En tout cas, je ne suis pas mécontent de voir que Moore & co. ont préféré dégager l'arc scénaristique sur l'occupation de New Caprica le plus vite possible, ça évite que l'on s'ennuie trop : sur le papier, c'était une bonne idée, dans les faits, nettement moins.

Sinon, dans le détail, la mort d'Ellen est joliment écrite (même si je ne peux pas dire que je vais regretter le perso, qui était d'ailleurs tout désigné pour être un beau Cylon, au moins ça a une influence sur Tigh, de plus en plus attachant), les scènes d'assauts sont géniales, et le coup de Kacey/Kara est réussi.

- 3x05 : Ça fait plaisir de voir qu'on évite le reboot smallvillien, et que l'arc New Caprica va avoir des conséquences sérieuses sur les personnages. En l'occurence, ces procès sommaires pour collaboration, cette haine viscérale et aveugle de l'équipage pour Gaeta, Baltar chez les Cylons, Kara totalement perturbée (peut-être même un peu trop en regard de ce qu'elle a vraiment subi, mais bon...). Bref, c'était bien.

- 3x06 : Les Final Five, des Cylons ayant décidé de vivre en tant qu'humain sans arrière-pensées belliqueuses ? Des pacifistes ethnologues de l'humanité ? Les premiers Cylons humanoides ? Les possibilités sont nombreuses et intéressantes, tout comme l'est cette visite chez les Cylons par Baltar, cette histoire de virus, la réalisation totalement space, et les descentes aux enfers de Tigh (normale et compréhensible) et Kara (à nouveau un peu trop prononcée en comparaison de son expérience sur Caprica - cela dit, même si le coup de la coupe de cheveux à l'arrache était téléphoné, il est appréciable de voir que Kara remonte la pente, vu qu'elle n'avait en fait pas perdu grand chose en comparaison de quelqu'un comme Tigh). Bon épisode.

- 3x07 : Mitigé, sur celui-là. Pourquoi ? Parce que le mélodrame m'est apparu comme artificiel. Sur un postulat classique très Trekkien (découverte d'un virus capable de se transmettre et d'éradiquer les Borgs Cylons : les gentils vont-ils l'utiliser pour détruire la race ennemie ?), les scénaristes ont recours à la solution la plus basique, celle du "on bourrine sans réfléchir, et on foire notre plan".

Franchement, on aurait été dans Star Trek, non seulement le capitaine (que ce soit Picard ou Janeway) se serait opposé à un tel plan, mais en plus il aurait certainement mis en place un plan beaucoup plus efficace, du genre "éparpiller secrètement les Cylons porteurs du virus sur différents vaisseaux de la flotte coloniale, et annoncer publiquement aux Cylons que s'ils ne laissent pas les humains tranquilles, ils encourent le risque de tuer eux-mêmes l'un des porteurs et/ou des représailles, et ainsi de déclencher l'extinction de leur propre race". Une sorte de dissuasion passive ou de guerre froide, en somme, qui ménagerait les deux points de vue. Mais non, ils préfèrent foncer et échouer.

Deux de QI, sur le Galactica (et en plus, ils ne font même pas passer Helo en cour-martiale... bande de nazes ; par contre, Baltar torturé, excellent)

- 3x08 : Yay, Dixon d'Alias en pilote héroique ayant une lourde histoire commune avec Adama ! Bon, honnêtement, le coup du personnage sorti de nulle part en fait agent indirect des cylons était assez téléphoné, mais la révélation sur le passé d'Adama est plutôt sympatoche (bien que la culpabilité d'Adama apparaisse un peu trop prononcée et soudaine pour motiver une démission ; à la limite, si Adama avait été hanté par un sombre secret depuis le début de la série, pourquoi pas, mais là, ça faisait un peu rétro-continuité sortie d'un chapeau magique), Tigh cartonne, et les états d'âme/obsessions morbides de Lucy Lawless (entre deux threesomes) intéressants.

- 3x09 : Plutôt sympathique, cet épisode spécial boxe & "previously on New Caprica". Bon, plus que le mélodrame pas passionnant de Starbuck (Anders ne sert toujours à rien, il doit donc être là pour une raison autre... un Final Five ?), ce sont surtout les quelques moments d'Adama & Roslin qui m'ont marqué, comme si les scénaristes venaient juste de se souvenir que ces deux-là ne s'étaient pas retrouvés seuls dans une situation autre que professionnelle depuis une demi-saison. Résultat, tout passe par les regards, et par des scènes tout en retenue. Très joli.

- 3x10 : S'il y a bien quelque chose dont je me contrefous, plus encore que de la couleur des rideaux de la chambre de Tigh, c'est bien de la mort de Kat, alias le personnage dont la seule heure de gloire a été d'être insupportable pendant un épisode tout entier.

Et donc là on est sensés s'émouvoir de son background parachuté de nulle part (j'ai eu un peu le même sentiment que lors du fameux "Roslin est mourante/avortons le bébé de Boomer/le bébé est un vaccin miracle/Roslin est guérie/l'avortement est simulé" bouclé en 40 minutes), et de son sacrifice héroique !?

Pauvre Jane Espenson, j'espère qu'elle n'a pas eu le choix quant au sujet de son premier épisode sur BSG, parce que sinon, là, c'est juste pas bon. Cela dit, heureusement, le reste (tout ce qui n'est pas centré sur Kat, donc) n'est pas désagréable. Mais ce serait bien de faire avancer tout ce petit monde...

- 3x11-12 : Hum, effectivement, je peux voir en quoi ce cliffhanger a pu paraître artificiel et un peu too much : c'est sûr qu'ils ne vont pas buter tout ce petit monde en milieu de saison 3, donc niveau suspense et tension, c'est assez bof.

Mais sinon, c'était plutôt sympa. J'ai souri en voyant Tyrol "suivre son instinct" et découvrir "comme par hasard" le Temple de l'Oeil de Jupiter, devant lequel il se sent "étrange"... ils auraient aussi bien pû lui coller un gros néon "FINAL FIVE" au dessus de sa tête, pour le coup... et j'ai grincé des dents devant le mélodrame Lee/Kara/Anders, qui commence à me gonfler.

À part ça, Sharon qui se tue pour rejoindre son bébé, mouais ; pas franchement passionné par les gunfights à la surface de la planète, mais le mystère de l'identité du Final Five que D'anna reconnaît (clairement pas Baltar, mais un régulier de la série que D'anna a rencontré et à qui elle aurait fait personnellement du mal...? Qui d'autre que Anders, voyons !), le potentiel de Baltar & Caprica 6 sur le BSG, les dissensions politiques au sein des Cylons, et la destinée de Starbuck (jolie continuité sur les peintures de cette dernière) sont des plus intéressants.

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Les bilans de Lurdo : Halloween Oktorrorfest 2017 - Wolfblood - Le Secret des Loups, saison 2 (2013)

Publié le 15 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Oktorrorfest, Halloween, Horreur, Fantastique, Jeunesse, BBC, CBBC, Disney, UK, Comédie, Drame

L'Halloween Oktorrorfest touche aussi le petit écran, avec chaque week-end, de mi-Septembre à début Novembre, des critiques de séries fantastiques et horrifiques...

Plus de quatre ans après le bilan de la saison 1 de la série, je reviens enfin vers ce Wolfblood : Le Secret des Loups, pour attaquer la seconde et ultime année de présence de l'héroïne, Maddy (Aimee Kelly), au sein de ce programme jeunesse made in UK...

Wolfblood : Le Secret des Loups - Saison 2 :

Après des mois passés dans la nature, Rhydian fait son grand retour à Stoneybridge, poursuivi par plusieurs loups, dont Alric (Alun Raglan), le meneur de sa meute. Après s'être débarrassé d'eux, le voilà désormais rejoint par Jana (Leona Vaughan), la fille d'Alric, qui semble décidée à s'installer avec les Wolfbloods de Stoneybridge, afin de découvrir la vie humaine. Mais Maddy ne l'entend pas de cette oreille...

La saison 1 de Wolfblood, bien qu'imparfaite, était une expérience assez agréable à suivre, puisque parvenant à équilibrer légèreté, mythologie, et découverte d'un univers fantastique, sans trop sombrer dans la romance impossible, ni se prendre trop au sérieux.

Rhydian était parti rejoindre sa meute, en liberté, et le reste de la petite bande vivait tranquillement dans son petit village, sans plus aucun secret entre eux. Mais malheureusement, la saison 2 décide de sacrifier tout le capital sympathie du programme sur l'autel du mélodrame facile, du triangle amoureux, et des mensonges.

Le personnage de Jana cristallise ainsi une grande majorité des problèmes inhérents à cette seconde année : ce n'est pas forcément la faute de l'actrice, plutôt compétente et attachante avec ses grands yeux, son immense sourire et ses incisives de rongeur (bien qu'étant affublée d'une coloration capillaire auburn clairement artificielle, ce qui est assez incohérent avec sa nature de Wolfblood sauvage n'ayant jamais connu la société humaine, ni des choses comme des miroirs ou des chasses d'eau), mais bien de la manière dont elle est utilisée.

Non seulement elle fait un peu office de Rhydian-bis (elle a grosso modo le même parcours narratif que le sien en saison 1), mais en plus, elle se trouve aussitôt placée au cœur d'un triangle amoureux, avec Maddy et Rhydian. Un triangle amoureux jamais vraiment acté ou concrétisé, puisque les deux filles sont en quelque sorte utilisées comme symboles des deux aspects de la vie de Rhydian (Jana est l'appel de la vie en liberté, avec une meute sauvage, Maddy est le symbole de la famille et d'une vie plus sédentaire), mais un triangle qui a pour effet, pendant le plus gros de la saison, de repousser Maddy au second plan, et de réduire son personnage à des coups d’œil jaloux, çà et là.

Pour remplir le vide laissé par une Maddy en retrait, la production a malheureusement l'idée de se concentrer sur d'autres personnages : Jana, donc, et son père Alric, chef de meute aux allures de gitan roumain, qui passe brièvement à quelques reprises durant la saison, et s'avère assez convaincant dans son rôle de garou en colère ; les trois pestes de la classe qui, pour une raison ou pour une autre, sont développées, cette année, et servent ponctuellement de remplissage comique dans certains épisodes ; et Shannon, dont le personnage prend une place énorme durant une grande partie de la saison.

Et là, problème... car les scénaristes continuent de faire de Shannon un personnage assez détestable, menteur et geignard, dans la continuité de la saison précédente : en saison 1, elle était tellement obsédée par "la Bête" qu'elle était prête à tout pour en percer son secret, quitte à ruiner la vie de Maddy & de sa famille ; ici, sous prétexte de "les protéger", Shannon installe une caméra cachée dans l'antre de la famille de Maddy, filme leurs moindres faits et gestes, et archive le tout sur son ordinateur portable.

Non seulement Shannon ne semble pas voir de problème dans cette situation, mais quand on la confronte à ses actes, un peu plus tard dans la saison, elle se place en position de victime incomprise, ce qui force même Maddy à s'excuser d'avoir détruit toutes ces données dangereuses (et ce, quand bien même elles seraient tombées dans des mains hostiles dans l'intervalle, menaçant de ruiner le secret des Smith). On a ensuite droit à Shannon qui déprime, et Shannon qui se console en se trouvant un petit ami... qui ne réapparaitra pas de la saison, puisque Shannon est aussitôt reléguée au second plan, pour que les scénaristes puissent conclure la saison sur Maddy et ses problèmes de Wolfbloods.

Il y a donc un véritable problème d'écriture et de caractérisation dans cette saison, d'autant plus prononcé que certains scénaristes sont nettement en dessous des autres, et écrivent des épisodes plus puérils et creux.

Sans oublier le fait que les scénaristes et Debbie Moon ont dû trouver un moyen d'évacuer Aimee Kelly à la fin de la saison, afin de laisser l'actrice retourner à ses études. J'ignore si ce départ était déjà prévu avant la mise en chantier de la saison (ça ne m'étonnerait pas, compte tenu de la mise en retrait de l'actrice, qui semblait d'ailleurs peu motivée çà et là, et de l'arrivée de Jana pour la remplacer sur le devant de la scène), mais dans l'ensemble, ce départ est amené de façon un peu forcée : l'un des élèves de la classe de Maddy devient aussi obsédé par la Bête que Shannon, fait des recherches en forêt, tombe sur un antre abandonné appartenant aux ancêtres de Maddy, en explore les souterrains, arrive chez Maddy alors que sa famille est transformée, s'enfuie avec une preuve ADN qu'il confie à une scientifique présentée en début de saison, laquelle décide de faire chanter la famille de Maddy si celle-ci refuse de se prêter à ses expériences. Et finalement, Maddy & compagnie décident de partir se cacher en liberté, dans la nature, à l'autre bout du monde.

En soi, pourquoi pas. Les adieux finaux sont d'ailleurs assez touchants, portés par la musique celtique toujours très appropriée et envoûtante d'Andy Price, mais... il a fallu une saison entière pour en arriver là, et malgré tout cela, les digressions et le remplissage étaient tels que cette fin de saison paraît précipitée et pas totalement convaincante.

Tout comme l'ébauche de romance entre Rhydian et Maddy, d'ailleurs, qui ne se concrétise que dans les derniers instants de la saison.

Une saison 2 assez frustrante, donc, avec du bon (le personnage de Jana est assez sympathique, le concept de famille et de clan est bien développé, l'équilibre vie scolaire/problèmes de lycanthropes reste à peu près maîtrisé), et du nettement moins bon (Shannon, la résolution de l'arc narratif de Maddy, etc).

Une chose est sûre, ça ne donne pas vraiment envie de continuer la série : Shannon, Tom et Rhydian restent encore présents en saison 3, et Jana fait son retour, pour une année qui présente Segolia, une entreprise bio-technologique louche, qui aide les Wolfbloods en tous genres, mais les étudie en secret. La scientifique de la saison 2 fait elle aussi son retour (mais cette fois-ci, interprétée par Letty Butler, de Young Dracula), et le tout se conclue sur les retrouvailles de Rhydian et Maddy, sous forme lupine, au Canada.

Ensuite, tout change (le thème musical, le générique, et la distribution), puisque Shannon, Tom et Rhydian s'en vont, et que l'action se centre désormais autour de Jana, qui s'installe dans une grande ville, retrouve un ou deux personnages secondaires (une des pestes, et leur instituteur qui s'est recyclé en auteur de romans fantastiques), et y crée une nouvelle meute avec de nouveaux personnages.

En résumé, dans ses deux ultimes saisons, la série n'a plus rien en commun avec le Wolfblood des deux premières saisons, et malgré ma sympathie pour Jana/Leona Vaughan, je n'ai pas grand intérêt pour tout ce qui suit cette fin de saison 2 (peut-être que je jetterai tout de même un coup d’œil à la saison 3, l'année prochaine, histoire de clôturer pour de bon l'arc narratif des personnages originaux, mais bon... sans grande conviction).

Au cours de ses 5 années d'existence, Wolfblood aura souffert de problèmes qui ont aussi touché Young Dracula : changement de direction, changement d'acteurs, caractérisation aléatoire, etc... et comme dans le cas de Young Dracula, c'est bien dommage, car cela a empêché le programme d'atteindre son plein potentiel.

En l'état, les deux premières saisons de Wolfblood sont un divertissement gentillet et très imparfait, qui vaut principalement pour le capital sympathie de ses interprètes (Lockwood a joliment progressé entre les deux saisons) et une approche intéressante de la lycanthropie.

Ni plus, ni moins.

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Les bilans de Sygbab - Gilmore Girls, saison 3 (2002-2003)

Publié le 28 Janvier 2017 par Sygbab dans Télévision, Les bilans de Sygbab, Comédie, Romance, Gilmore Girls, Critiques éclair, Review

Sygbab regarde (beaucoup) la tv, Sygbab écrit (parfois) des bilans : retrouvez-les sur le blog des Téléphages Anonymes !

Gilmore Girls, Saison 3 : 

Contrairement aux deux précédentes saisons, celle troisième fournée est moins structurée et se perd dans des considérations qui vont parfois à l'encontre de l'effet escompté. Le premier exemple concerne l'un des fils rouges depuis le début de la série, à savoir le rêve commun qui motive Lorelai et Rory : Harvard. En effet, après l'intervention de Richard qui manipule toute sa famille pour arranger un entretien entre le directeur de Yale et sa petite-fille, cette dernière change d'avis et décide de tourner son avenir vers l'université qui a façonné celui de son grand-père.

Les scénaristes essaient tant bien que mal de nous convaincre que c'est un choix raisonnable et pratique, mais ce revirement n'est pas très crédible. La volonté de Richard et Emily de pousser Rory à être ce que leur fille n'a jamais été est beaucoup trop évidente pour que Lorelai puisse être d'accord avec ce choix aussi facilement. Ensuite, Rory est une jeune fille déterminée, et tout ce qu'elle a entrepris était dans l'unique but d'aller à Harvard. Il est donc assez étonnant qu'elle n'aille pas au bout de son projet alors qu'elle en a la possibilité.

Il est toujours possible d'arguer sur le fait que cela permet de ne pas trop éloigner Rory de sa mère, afin de ne pas briser leur relation fusionnelle. Mais cela passe pour un manque de prise de risque, et donne l'impression qu'il s'agit purement d'égoïsme de la part de Lorelai. Ce n'est d'ailleurs pas la seule situation qui laisse entrevoir ce défaut chez elle : suite à un investissement rentabilisé, son père lui donne de l'argent. Elle se précipite alors pour rembourser sa mère afin de se débarrasser de son influence et des dîners du vendredi soir, avant même de savoir si sa fille aura droit à une bourse.

Au final, ce n'est pas le cas, et cela oblige Rory à demander à ses grands-parents de leur prêter de l'argent, et les dîners sont réinstaurés... Statu quo, avec en prime un personnage principal qui dégrade son image avec sa fierté mal placée et son irresponsabilité : ce n'était clairement pas la meilleure option.

Certes, cet enchaînement d'évènements permet aussi à Lorelai de racheter le Dragon Fly avec Sookie - les voir négocier pendant l'enterrement de Fran est quand même assez limite : même si l'évènement est traité avec humour et baigne dans l'excentricité avec notamment la fanfare que Taylor avait engagée pour l'ouverture de son magasin, on aurait pu penser qu'elles étaient capables de respecter l'un des membres de leur communauté, aimé de tous -, mais le cheminement est un peu tarabiscoté.

En effet, l'incendie qui se déclare dans l'Independance Inn est abrupt, et la situation est beaucoup trop rapidement résolue. Ce qui ressort de tout cela, c'est que là où auparavant les intrigues semblaient couler de source avec l'évolution des personnages, elles sont ici mises en place pour forcer le destin. En résumé, les protagonistes sont victimes du bon gré des scénaristes, dont la précipitation à mettre en place certains éléments avant la fin de la saison est un peu trop flagrante.

Ces problèmes d'écriture se ressentent aussi au niveau de la scolarité de Rory. Le journal est complètement mis de côté pour se concentrer sur son rôle au sein du gouvernement étudiant de Chilton, et les difficultés liées à de telles responsabilités. Seulement, l'opposition de Francie n'est pas aussi forte que le laissent entendre ses intimidations ou autres tentatives de manipulation et de déstabilisation. Tout au plus réussit-elle à mettre Rory en porte-à-faux pour que Paris se sente trahie et perde toute raison, mais ça ne va pas plus loin.

En revanche, la raison invoquée pour cette crise de nerfs (le fait de parler de son petit-ami, alors qu'elle aurait préféré que cela reste secret) accentue le caractère fragile de Paris. Quand la carapace s'effrite, elle n'est plus animée d'aucune volonté, et sa non-admission à Harvard lui porte un coup monumental. Malgré tout, la cérémonie de remise des diplômes offre une belle conclusion et redore le blason : l'hommage rendu par Rory à sa mère est absolument magnifique et poignant. À n'en pas douter un des meilleurs moments de la série, sans conteste possible.

Sur le plan sentimental, sa relation avec Jess se concrétise enfin, après que Dean ait une fois de pus rompu avec elle, étant fatigué d'essayer de se convaincre qu'elle avait encore envie d'être avec lui. Et il faut dire que c'est une catastrophe : alors qu'il était presque sous-entendu en fin de saison 2 que Jess changerait à son contact, c'est tout le contraire qui se produit. Son comportement est toujours plus borderline, et il passe d'un statut de bad boy modéré et plutôt sympathique à celui d'un jeune con qui préfère foutre sa vie en l'air alors qu'il a une chance inouïe d'être avec une telle jeune femme et d'avoir un oncle qui le soutient toujours contre vents et marées.

L'humiliation qu'il fait subir à Rory devant sa grand-mère aurait normalement dû être le point de non-retour, après cela il est difficile de comprendre qu'elle puisse encore être avec quelqu'un qui la traite de manière aussi odieuse. Et la façon dont il s'en va une fois de plus est un total manque de classe. Surtout pour aller voir un père qui n'a jamais affronté ses responsabilités. Là encore, une intrigue prétexte un peu abrupte...

Dans cette histoire, Dean est un peu le dindon de la farce. Il aurait pu sortir grandi de cette rupture, puisqu'il tente de rester ami avec Rory. Son comportement envers Jess est en effet amplement mérité : le provoquer mais de manière plus intelligente que son rival le faisait n'est que justice. En revanche, c'est envers Lindsay qu'il semble ne pas être honnête. Cette nouvelle relation semble totalement fausse, pour essayer d'oublier la peine que lui a infligée Rory, alors qu'il est évident qu'il est toujours amoureux d'elle. Ça l'est encore plus quand il tente de se convaincre qu'il est heureux, en fustigeant Rory de ne pas l'être pour lui parce qu'elle est dans une relation malsaine.

Finalement, celle qui s'en sort le mieux dans toutes ces turpitudes, c'est Lane. Elle a enfin une direction : la musique devient sa vocation, et sa relation avec Dave est sur le point d'être acceptée par sa mère. Dave se fond d'ailleurs très vite dans le moule de la série (grâce à un excellent Adam Brody, débordant d'humour), et les autres membres du groupe apportent une touche un peu décalée qui se marie bien avec la folie douce de Lane. C'est la très bonne surprise de la saison, et cela ouvre des perspectives intéressantes.

Toutes ces complications amoureuses ne sont pas l'apanage des jeunes, Sookie et Jackson sont là pour en attester. Le fait de vivre ensemble et d'être amenés à se côtoyer également dans le cadre du travail rend parfois les choses difficiles, car il est dur de tracer une limite claire entre les deux et de ne pas tout mélanger. Les disputes sont donc fréquentes, mais pour l'instant le couple tient bon. Pour combien de temps ?

C'est toute la différence entre le fait d'idéaliser une relation et de la vivre, et c'est sans doute cela qui fait hésiter Lorelai et Luke, toujours à se tourner autour sans vraiment admettre qu'ils sont attirés l'un par l'autre. Mais les indices laissés ici et là - notamment le rêve de Lorelai en début de saison, complété par le rêve de Luke en fin de saison histoire de boucler la boucle - sont clairs à ce sujet. Il ne faudrait peut-être pas tarder, maintenant que Chris - dont les apparitions sont très limitées dans cette saison - n'est plus dans le paysage.

Ces multiples hésitations scénaristiques peuvent s'expliquer en considérant qu'il s'agit d'une saison de transition. Il faut préparer l'entrée de Rory à l'Université et cela va sans doute modifier la dynamique. Mais même si certains choix ne sont pas forcément heureux, la série possède la même énergie et la même bonne humeur, ce qui la rend toujours aussi agréable à regarder.

Mais c'est bien sûr grâce à la présence de Kirk au générique. Sa maladresse légendaire et sa vie misérable le rendent absolument génial quand il accomplit un exploit : son tour d'honneur trophée en main lorsqu'il remporte le marathon de la danse est impayable.

 

 

(voir aussi le bilan de Lurdo - nettement plus sommaire - des saisons 1 à 4 de la série, publié sur ce blog en 2012)

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Les bilans de Lurdo : PUNISHER WEEK - 06 - The Punisher, saison 1 (2017)

Publié le 25 Novembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Action, Netflix, Marvel, MCU, Thriller, Punisher

Toute la semaine, Les Téléphages Anonymes passent la carrière télévisuelle & cinématographique de Frank Castle en revue, pour le meilleur... et pour le pire.

The Punisher, saison 1 :

En cavale après ses actions récentes, Frank Castle, dit "le Punisher" (Jon Bernthal) se cache sous une fausse identité, toujours hanté par le souvenir de sa famille. Mais bien vite, l'ancien militaire torturé est contraint de sortir de son anonymat lorsque Micro (Ebon Moss-Bachrach), un spécialiste de la NSA, le contacte, et met Frank sur la piste d'une conspiration militaire liée aux actes de Castle dans l'armée, et expliquant peut-être ce qui est arrivé à la famille de ce dernier..

Dernière série Marvel/Netflix en date, sortie très récemment, cette version du Punisher continue sur le personnage tel qu'il est apparu dans la saison 2 de Daredevil, interprété avec succès et hargne par un Jon Bernthal surprenant.

Quasi-indépendante du reste du MCU/Netflix (il y a bien quelques caméos - Karen Page, son rédacteur en chef, Turk...), Punisher reste cependant dans la droite lignée des autres séries de la collection, tant au niveau du format (13 épisodes d'une heure... ce qui est trop, comme d'habitude) que du ton (réaliste et relativement mesuré, très axé sur la psychologie du personnage, etc).

Au niveau créatif, on reste aussi dans la continuité du Punisher de Daredevil, pour le meilleur et pour le pire : car si Bernthal compose un Punisher à la souffrance encore très fraîche et à fleur de peau, et qui peine à contenir sa rage, la série confirme et signe l'un des points problématiques de DD saison 2, à savoir tout ce qui entoure les circonstances de la mort des Castle.

Déjà peu convaincante dans Daredevil, la conspiration militaire entourant Frank et ses actes dans l'armée est ici développée en largeur, et sa responsabilité dans la mort des Castle ne fait plus aucun doute. On retombe donc, une fois de plus, dans le cas d'un Frank rendu plus ou moins directement responsable, par ses actions, de la mort de ses proches, et qui tente d'expier ses fautes en s'en prenant aux méchants.

Je l'ai déjà dit au cours de cette semaine, mais cela affaiblit grandement le personnage de Frank, à mes yeux : en en faisant un mec bien (les épisodes s'efforcent d'humaniser au maximum le Frank d'avant le meurtre, comme d'habitude) victime de méchants très méchants lui en voulant personnellement, ce Punisher devient simplement un personnage tragique en quête de vengeance personnelle, loin du fanatique de justice menant une guerre contre le crime sous toutes ses formes que l'on peut trouver dans les comics.

En cela, ce Punisher est très proche, dans l'esprit, du Punisher de Thomas Jane, et de son Dirty Laundry (qui, sans surprise, est l'une des grosses inspirations de Bernthal pour cette incarnation) : un personnage qui finit paumé et sans direction après avoir accompli sa vengeance, et qui est encore loin d'avoir dépassé le stade du Begins.

Mais outre ces problèmes thématiques récurrents - qui trahissent bien les difficultés inhérentes à l'adaptation du Punisher, un personnage controversé qui semble avoir autant de lectures différentes que de lecteurs (rien que le générique de la série, assez plat, semble vraiment résumer le Punisher à un tas d'armes à feu virevoltantes, ce qui est une lecture assez simpliste et superficielle du personnage) - la série parvient à approcher le monde de Castle d'une manière assez intéressante, en mode thriller/polar paranoïaque.

L'une des thématiques principales de la série, c'est ainsi le stress post-traumatique, qui touche tous les personnages, d'une manière ou d'une autre. Le show semble ainsi très intéressé par l'effet qu'a la violence sur la psychologie, que ce soit au travers du destin de Frank, que de celui de Karen, de la famille de Micro, du futur Jigsaw (Ben Barnes, excellent), de l'agent Madani (Amber Rose Revah), etc.

Tous les personnages de la série ont ainsi, à un degré ou un autre, des cicatrices psychologiques (ou physiques) découlant de l'usage de la violence ou de son impact sur leur vie. Cela a l'avantage certain de les développer en profondeur, et de les rendre, pour la plupart, intéressants...

Malheureusement, cela a aussi l'inconvénient de faire de Castle un personnage secondaire de sa propre série : plus qu'une série Punisher, on se trouve ici devant une série Frank Castle et ses amis les handicapés de la vie. Plus que jamais, Frank est humain, vulnérable, c'est une bête traquée et blessée, et pour qui est habitué à un certain Frank impassible et solitaire, le contraste est rude.

Frank passe son temps à se confier, à tisser des liens, il est sentimentalement et émotionnellement plus ouvert que jamais ; soit, c'est un choix qui participe à l'humanisation d'un personnage qui, sinon, pourrait un peu trop ressembler à un terroriste urbain pour que les Américains soient à l'aise, compte tenu de l'actualité.

Mais là, se posent deux problèmes : le premier, c'est que, paradoxalement, Frank est tout aussi vulnérable dans l'action. Systématiquement, pour fragiliser le personnage, les scénaristes semblent prendre un malin plaisir à placer Frank en position de faiblesse. Durant l'immense majorité des scènes d'action (qui ne sont pas si nombreuses, d'ailleurs), Frank fonce tête baissée, est rapidement blessé de manière idiote (il ne se protège pas, il se tient debout en pleine ligne de mire, etc), et il passe le reste de l'affrontement à tenter de survivre en grimaçant de douleur.

Frank n'est que rarement (pour ne pas dire jamais) en position de force et, pour un militaire super-entraîné/un commando d'élite, il paraît trop souvent brouillon et sous-préparé. En lieu et place du Punisher, Frank passe son temps à se faire punir par autrui, à être grièvement blessé, et à finir alité après avoir été secouru par autrui.

D'autant plus problématique que la série peine à gérer l'état de santé de Frank, qui semble ici affublé des capacités régénératives de Wolverine - il souffre, il encaisse des dizaines de balles, il perd connaissance, il se fait poignarder... et dans l'épisode suivant, il est à 100% de ses capacités, sans même une grimace de douleur.

Autre souci : les autres personnages sont tellement développés et le récit se permet tellement de digressions, qu'au final, alors que le cœur émotionnel de la série aurait dû être Frank (surtout compte tenu de son humanisation affirmée), on ressent plus de souffrance, de traumatisme et de douleur dans les sous-intrigues des autres vétérans, comme par exemple celle du jeune Wilson (Daniel Webber), un jeune vétéran traumatisé qui se radicalise, et sert d'antagoniste à Frank le temps d'un épisode, après toute une saison de développement.

Frustrant. En plus, contrairement à l'enfer du Vietnam et de Forge Valley qui ont marqué à vie l'esprit de Frank dans les comics, ici, Kandahar paraît bien moins extrême et traumatisant : on peine donc à vraiment ressentir ce qui a fragilisé à ce point Frank sur le terrain, d'autant que la série préfère nous montrer la fraternisation de Frank et Billy, entre deux missions, plutôt que l'enfer de ces missions.

L'effet est donc contre-productif : en tentant de trop humaniser Frank, la série finit par brouiller les cartes, et par se perdre dans ses errances, et dans ses treize épisodes à remplir.

Le pire étant que le programme se termine de manière bâtarde, avec un treizième épisode qui rallonge la sauce pour un duel Russo/Castle qui aurait clairement été plus fort et plus désespéré s'il avait pris place à la fin de l'épisode précédent.

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Et pourtant, malgré tous ces problèmes, The Punisher est probablement dans le haut du panier des productions Marvel/Netflix : bien produite, très bien interprétée, avec une approche intéressante du traumatisme des vétérans, la série bénéficie du savoir-faire certain de Steve Lightfoot, le showrunner.

Le programme n'est pas sans défauts, loin de là ; outre ceux cités ci-dessus, relatifs à l'interprétation subjective du personnage du Punisher, on peut aussi mentionner la musique (du blues-rock assez moyen en guise de thème), le rythme bancal inhérent aux séries Marvel/Netflix, la violence jamais totalement convaincante, ou encore certains personnages et sous-intrigues oubliés en cours de route (on aurait aimé revoir Karen Page à la toute fin, par exemple).

Reste que, contrairement à la plupart des autres shows Marvel/Netflix, The Punisher ne se perd pas trop en cours de route. Il n'y a pas ce gouffre qualitatif entre les premiers épisodes et les derniers, ni un moment facepalm qui délimiterait le moment où la série bascule : le tout est plus homogène et cohérent dans son ton et dans son énergie, pour le meilleur et pour le pire.

Une chose est sûre : même si je n'adhère pas totalement à ce Frank paumé et vulnérable qui subit plus qu'il n'agit, je serai de la saison 2, si elle se tourne. Bernthal a su me convaincre, et peut-être qu'enfin, maintenant que ses origines ont été traitées, on aura un Punisher qui ressemblera à quelque chose de menaçant et de satisfaisant...

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Un film, un jour (ou presque) #242 : Star Wars Épisode VII - Le Réveil de la Force (2015)

Publié le 3 Février 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Star Wars, Science-Fiction, Review, Action, Aventure

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Star Wars : Le Réveil de la Force (Star Wars : The Force Awakens) :

30 ans après la destruction de l'Empire, les troupes impériales se sont regroupées sous la direction du Premier Ordre, dirigé par le maléfique Kylo Ren (Adam Driver), héritier des Siths. Lorsqu'un soldat du Premier Ordre, Finn (John Boyega), se rebelle contre ses ordres et s'enfuit, il rencontre, sur la planète Jakku, la jeune Rey (Daisy Ridley), une jeune pillarde en possession d'un droïde à l'importance capitale : il contient en effet une carte spatiale censée mener à la cachette de Luke Skywalker, le dernier des Chevaliers Jedis...

Le fameux reboot/sequelle de la franchise Star Wars par JJ Abrams, un carton absolu au box-office, des critiques dithyrambiques, des fans en extase... et au final, un mois et demi après toute cette hype, un film mi-figue mi-raisin, qui est par certains aspects bien meilleur que les préquelles (notamment au niveau de l'interprétation, et de l'absence de personnage débile pour enfants), et par d'autres aspects leur est inférieur.

Car soyons francs : ce Réveil de la Force est, délibérément, un remake à peine déguisé de l'épisode IV (et de manière plus globale, de la trilogie originale). C'est inhérent à la saga, que Lucas a toujours envisagée comme cyclique, mais malheureusement, ça donne constamment au spectateur de cet épisode une impression de déjà vu : l'héroine future jedi qui vit sur une planète de sable, et trouve un droïde avec des fichiers importants à ramener à la Rebellion ; le méchant tout de noir vêtu, qui supervise les troupes de l'Empire aux côtés du responsable d'une station spatiale méga-destructirice, sous les ordres d'un Sith présent en images holographiques ; l'attaque sur la station en question, à grands coups de X-wings ; le mentor vieillissant qui connaît un destin funeste ; la planète enneigée, la planète forestière ; les liens familiaux ; la Cantina-bis ; etc, etc, etc...

Du début à la fin, cet épisode VII n'est qu'une requelle (remake/sequel), comme Jurassic World : une suite-remake, qui se contente de recycler la majeure partie des rebondissements et des événements de son modèle, sous forme de fan-service destiné à un public avide de nostalgie.

Et c'est assez dommageable d'un point de vue intérêt : en effet, contrairement à l'épisode I, par exemple, cet épisode VII est ainsi nettement moins satisfaisant en tant que film à part entière ; c'est une grosse introduction (pas toujours très avisée dans ses choix : je pense notamment à la fin volontairement expédiée pour placer une apparition de Luke) à cette nouvelle trilogie, et elle est de plus globalement sans surprises puisqu'elle enchaîne les idées et les concepts recyclés.

Privé d'originalité, ce premier film repose alors sur ses personnages, nouveaux comme anciens.

Commençons par les anciens : Chewie est fidèle à lui-même ; les robots sont absents ; Nien Nub et Ackbar font un peu trop caoutchouteux, mais ont le mérite d'être là ; Harrison Ford nous fait un baroud d'honneur, et semble avoir réappris à jouer la comédie ; et Leia... n'est vraiment pas mise en valeur avec son lifting réel (et numérique), et le flou artistique de ses gros plans.

Au niveau des petits nouveaux, ensuite : pas grand chose à dire sur Phasma ou sur l'Empereur 2.0, assez oubliables et inexistants ; le bestiaire est sympathique, mais les créatures trahissent parfois leur nature de marionnettes un peu raides ; Poe est un pilote assez générique ; Kylo Ren est intéressant, mais n'a malheureusement pas assez de scènes avec l'un ou l'autre de ses parents pour vraiment rendre leur relation tragique et poignante (un flashback n'aurait pas fait de mal - bien que je suppose que les flashbacks arriveront dans les épisodes suivants) ; les habitués des productions JJ Abrams qui apparaissent à l'écran sont un peu gênants en cela qu'ils sortent aussitôt le spectateur de l'univers SW pour lui rappeler d'autres oeuvres ; et enfin Finn et Rey forment un duo très sympathique et attachant, mais qui n'est pas sans problèmes.

D'un côté, ils fonctionnent très bien ensemble, ont une bonne alchimie, et apportent une touche d'humour bienvenue dans ce récit ; de l'autre, difficile de ne pas voir en eux une réponse directe aux critiques récurrentes faites à l'univers SW.

"L'univers SW,  c'est un univers d'hommes blancs, les femmes et les minorités sont inexistantes, c'est pour ça que ça ne plaît qu'aux garçons." -> on choisit une héroïne douée en tout (au point d'être TROP douée et de paraître surpuissante), et on lui colle un sidekick comique noir. Ce n'est pas vraiment gênant dans le cadre du film, mais ça sent un peu tout de même le syndrome du quota.

D'autant qu'encore une fois, dans sa volonté d'avoir un personnage féminin fort, le script en fait trop, et transforme Rey en quelqu'un qui est à la fois super-pilote, super-mécano, super-combattante, super-linguiste, super-Jedi, super-indépendante, super-charismatique, super-spéciale, super-résistante aux coups, super-intuitive, etc... même si tout cela sera peut-être expliqué ultérieurement, en l'état, c'est un peu too much, et on frôle régulièrement le domaine de la fanfiction...

Cela dit, malgré toutes ces critiques que je formule, j'ai apprécié le métrage. Je regrette simplement que ce ne soit qu'une grosse introduction, certes compétente et correcte, mais redondante, et (en ce qui me concerne) nettement moins marquante (en bien et en mal) que l'Épisode I en son temps.

3.75/6

 

EDIT : entre l'écriture de cette critique, à chaud après avoir vu le film, et la date effective de sa publication, un peu de temps s'est écoulé, et j'ai eu l'occasion de repenser à ce Star Wars. Et c'est là que je me suis aperçu... qu'il ne m'avait vraiment pas marqué. Pas de moments particulièrement forts, pas de scène particulièrement mémorable... je me souviens toujours de quelques-unes des scènes clés (Solo), mais c'est plus pour leur impact narratif sur les personnages et l'univers établi que pour leur réussite technique, leur originalité ou leur puissance émotionnelle.

Et d'ailleurs, un autre problème m'est apparu évident, à postériori, un problème qui est double : d'un côté, le film détruit absolument tous les acquis de la première trilogie, en ruinant la happy end de tous les personnages de celle-ci, et en rebootant la plupart des éléments de l'univers, comme si de rien n'était.

Et de l'autre, ce film est un paradoxe. C'est un premier film introductif, qui fonctionne mal en tant que requelle tant tous les temps forts de Star Wars y sont recyclés de manière trop évidente, et qui paradoxalement n'est pas vraiment une bonne introduction non plus, en cela qu'il ne lance pas beaucoup de pistes captivantes ou intrigantes : le grand mystère (Luke) est déjà plus ou moins résolu et explicité dans ses grandes lignes (le pourquoi de son exil, sa nouvelle apparence, ses coordonnées, le lien qu'il a potentiellement avec Rey : tout ça, on peut plus ou moins déjà le deviner au travers de ce qui est dit ici, et au travers de cette scène de conclusion mal rythmée et inutile, qui aurait été plus à sa place en ouverture de l'épisode suivant) ; à l'identique, on devine aussi que l'épisode prochain risque d'être une alternance mécanique de Rey/Luke, de Finn/BB8/Poe, et des manigances de Snokes/Kylo.

Pourquoi pas, mais encore une fois : avec un univers aussi vaste que celui de Star Wars, il est vraiment regrettable que Abrams et ses scénaristes aient fait le choix d'en réduire toujours plus l'ampleur, en la limitant aux Skywalker et à leurs conflits familiaux ; ce premier épisode m'a tellement peu marqué - et à fait tellement peu preuve d'originalité - que je peine à me motiver pour ce qui va arriver dans deux ans, et que je redoute un film volontairement et gratuitement plus sombre, pour coller à la réputation de l'Empire Contre-Attaque.

Je redescends donc la note à 3.25/6, en attendant un second visionnage en VO, un de ces jours, possiblement une fois l'épisode 8 sorti et assimilé (histoire de voir si toute cette mise en place était bien utile)

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Un film, un jour (ou presque) #280 : Batman v. Superman - L'Aube de la Justice (2016)

Publié le 28 Mars 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Fantastique, Science-Fiction, DC, DCU

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Batman v. Superman - L'Aube de la Justice :

18 mois après avoir assisté au combat destructeur de Superman (Henry Cavill) et de Zod (Michael Shannon), Bruce Wayne (Ben Affleck) est enfin prêt à affronter le Kryptonien, qu'il considère être une menace pour l'humanité. Mais ce que Batman ignore, c'est que Lex Luthor (Jesse Eisenberg) oeuvre dans l'ombre et manipule les deux hommes pour qu'ils s'entretuent...

"Batman contre Superman, c'est ce qu'on fait quand on n'a plus rien d'autre à faire. (...) C'est admettre que la franchise est à bout de souffle et agonisante." - David Goyer, 2005.

Quelle belle ironie de voir que c'est ce même Goyer qui est à l'origine du plus gros du script de ce BvS, lui-même qui rejetait cette notion il y a dix ans de cela. Mais passée cette ironie douce-amère (car il faut bien l'avouer, c'est l'écriture pataude et bancale de Goyer qui est responsable de bien des problèmes du DCEU), c'est toute la politique cinématographique réactive de DC qui est à remettre en question. La pilule du succès absolu (et exagéré ?) de Marvel Studios, et de leur univers partagé très coloré, plutôt bien construit, et plein d'humour n'est clairement pas bien passée chez DC/Warner, et depuis des années, ils tentent donc de rattraper leur retard considérable au box-office.

Et pour cela, DC a donc décidé de faire le contraire de Marvel, en mettant en scène un univers sombre, dark & gritty (© années 90), où tous les personnages semblent être dépressifs, où les morts gratuites sont légion, et où on tente artificiellement de donner de la profondeur aux films par le biais de dialogues pontifiants et pseudo-profonds, qui servent de cache-misère (et donnent un cachet "intellectuel" qui flatte bien des égos, tant chez les fans que chez les critiques et les exécutifs DC).

Problème : cet univers partagé n'est pas du tout établi, et plutôt que d'assumer son retard sur Marvel, et de faire bien les choses au fil des ans, DC/Warner bacle tout. Le résultat de ce baclage étant ce Batman v. Superman qui souffre de tellement de défauts qu'ils seraient trop longs à vraiment développer.

Avant Man Of Steel, les plus méfiants d'entre nous avaient espéré que ce relaunch de Superman serait l'occasion, pour les personnes impliquées dans la production, de combiner leurs forces, et d'éliminer leurs faiblesses respectives : Goyer connaît bien les comic-books, mais n'est pas très bon scénariste ; Snyder est un bon réalisateur qui a tendance à privilégier l'esthétique et les images épiques à base de ralentis, ainsi que le fanservice, a un script et un film maîtrisés ; les Nolan sont de bons techniciens, mais leurs productions sont bavardes, pseudo-intellectuelles, et souvent froides.

Mais plutôt que de bénéficier des qualités de toutes ces personnes, Man of Steel (dont le casting était par ailleurs très réussi) a fini par être une compilation de leurs défauts, un métrage inutilement stylisé et bourrin, au propos et aux allégories pataudes, filmé dans un style naturaliste hors-sujet, aux hors-sujets absolument aberrants (Pa Kent) et aux personnages-fonctions ni attachants, ni vivants. On en ressortait avec l'impression que la team DCEU était totalement passée à côté du personnage de Superman, lui préférant un avatar christique geignard, hésitant et destructeur, du genre à rouler une galoche à Lois Lane (après avoir eu une demi-douzaine de scènes à peine avec elle dans le film) au milieu des décombres fumants de Metropolis.

Une conception du superhéroïsme étrangement déphasée avec celle, historique, du personnage de Superman, et qui cachait, derrière ses atours de bourrinage intensif voulant faire oublier Superman Returns (jugé trop mou par une certaine frange très bruyante de la fanbase), des scènes totalement WTF, tant dans leur conception que dans leur exécution (la tornade !!).

Mais revenons à BvS. Lancé à l'improviste avec un seul logo pour accompagner l'annonce, décidée quelques jours à peine avant la Comicon, le projet a connu une genèse compliquée, conséquence du désir de DC/Warner de manger à tous les râteliers. Initialement Man of Steel 2, le film est alors devenu BvS (adaptation de la bd The Dark Knight Returns de Miller), puis a muté en BvS : Dawn of Justice un an après, afin de mettre en place le futur film de la Justice League.

Autrement dit, BvS a rapidement eu pour lourde tâche d'englober, en un seul métrage, une suite de Man of Steel, l'introduction d'un nouveau Batman, la mise en scène de l'affrontement Batman vs Superman, et la présentation d'un ou plusieurs membres de la Ligue. Un peu comme si Marvel, plutôt que de dérouler méthodiquement ses Phases, avait décidé d'intégrer à Iron Man 2 les intrigues de Captain America, de Civil War, et de Avengers, sans prendre la peine de développer le tout plus que ça.

Autant dire que ce BvS est un gros bordel, qui tente de faire tout et son contraire, de se faire pardonner du destruction porn de Man of Steel (tout en en remettant une grosse couche), ou d'exploiter en surface Dark Knight Returns et La Mort de Superman sans en avoir posé les bases émotionnelles ou narratives, comme autant de fanservice gratuit et baclé, et de coups de coude à l'amateur de comics, afin de se le mettre dans la poche.

Pour faire simple, ça ne fonctionne pas. Notamment parce que Snyder ne semble pas intéressé par son Superman constipé (c'est Batman le vrai héros du film), et traite donc beaucoup de ses scènes et de leurs enjeux dramatiques par dessus la jambe : Jimmy Olsen, ou Mercy Graves ? De la figuration, et ils sont aussitôt éjectés de la franchise de manière bien gratuite. Lois ? Demoiselle en détresse mal filmée (Snyder est le seul réalisateur que je connaisse qui réussisse à rendre Amy Adams quelconque), avec en prime pseudo-nudité gratuite et racoleuse dans une baignoire. Maman Kent ? Un peu de morale douteuse ("tu ne dois rien aux gens de la Terre"), et demoiselle en détresse. Luthor ? Une catastrophe aussi bouffonne qu'à l'époque de Gene Hackman. Doomsday ? Un troll des cavernes du Seigneur des Anneaux, ni plus, ni moins. La mort de Superman ? Aucun impact, puisque dix minutes plus tard, on montre qu'il n'est pas mort.

En face, Wonder Woman s'en sort (même si elle semble toujours frêle, et qu'elle n'a pas grand chose à faire dans le film sorti d'un combat et de soirées mondaines dans des robes mal ajustées), et c'est le Batfleck show, un Batfleck show très efficace, même si un peu redondant (les origines de Batman, on les connaît, c'est bon). On pourra toujours pinailler que ses visions prémonitoires sont hors-sujet, que la poursuite en Batmobile est une catastrophe de montage et de réalisation, que de placer Gotham de l'autre côté de la baie de Metropolis, à 10 minutes en ferry, n'a aucun sens, que la carrure Milleresque de  Batman, avec ses muscles rembourrés, s'accommode moyennement de certaines scènes de combat (dans lesquelles, comme par magie, l'épaisseur du costume et du cou de Batman diminue pour faciliter les efforts du cascadeur)... mais ce n'est pas bien grave. C'est comme le fait que ce Batman tue allègrement ses proies : c'est le point de vue du réalisateur, je ne le partage pas, mais bon... Affleck est efficace en Batman, et c'est d'autant plus dommage qu'il écope d'un tel univers cinématographique bancal au possible.

Bref, en tant que suite de Man of Steel, c'est insuffisant, c'est inexploité, et ça se perd en palabres ronflantes sur la nature des dieux et des superhéros encapés, au détriment de l'émotion ou du rythme. En tant que Batman Begins 2.0, ça fonctionne relativement bien, grâce à Affleck. L'affrontement Batman vs Superman, lui, ne convainc pas vraiment, relégué au dernier quart du film, juste avant l'arrivée de Doomsday, et réglé par une pirouette scénaristique maladroite et pataude (Martha !!). Quand à la mise en place de la Justice League, elle se fait au forceps, par l'intermédiaire de Wonder Woman, et de vidéos informatiques piratées chez Lex : ce n'est pas très élégant, c'est amené avec la subtilité d'un tractopelle, et ça lorgne tellement sur la méthode Marvel que ça en devient génant.

Ajoutez à cela une musique insipide d'un poulain de Zimmer, des effets inégaux (les transitions acteurs/doublures numériques sont parfois laborieuses, et la gestion à l'écran de la force de Batman l'est encore plus), un film qui, donc, tire à la ligne malgré tout ce qu'il doit couvrir en 2h30, et on se retrouve devant quelque chose qui a de belles images et de beaux moments occasionnels, un métrage qui a quelques beaux restes pleins de potentiel, mais noyés dans un océan de médiocrité et de dépression terne et forcée, une médiocrité résultant à la fois du travail de Snyder, de celui des scénaristes, mais aussi de la gestion du DCEU par DC/Warner, faite en dépit du bon sens.

Toute confrontation Batman/Superman reposant sur le contraste entre les deux protagonistes (l'un heureux, solaire et positif, menant par l'exemple et inspirant les hommes à être meilleurs, l'autre tourmenté, nocturne, sombre et négatif, faisant régner la peur dans le coeur des criminels), quel intérêt alors d'en faire deux êtres tout aussi tourmentés et dépressifs, redoutés par les humains ? Bonne question, à laquelle je serais bien en peine de répondre.

Cela dit, c'était toujours plus divertissant que Man of Steel.

Un petit 2.5/6

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Les bilans de Lurdo : The Twilight Zone, saison 2 (2020) - deuxième partie (2x06-10)

Publié le 25 Juillet 2020 par Lurdo dans Anthologie, Review, Critiques éclair, Comédie, Drame, Fantastique, Horreur, Les bilans de Lurdo, Thriller, Télévision, CBS, Twilight Zone, Science Fiction

Suite et fin de la seconde saison du reboot de la Quatrième Dimension, confié à Jordan Peele et Simon Kinberg, après une première moitié toujours aussi inégale et moyenne mais qui, à contrario de la saison 1, semble avoir fait le choix de laisser de côté le militantisme woke et les messages engagés, pour laisser la place à quelque chose de plus classique et de moins polarisant...

The Twilight Zone : la Quatrième Dimension, saison 2 - deuxième partie (2x06-10) :

- 2x06 - 8 : En Antarctique, une équipe de scientifiques internationaux (Joel McHale, Michelle Ang...) aux motivations suspectes découvre une pieuvre appartenant à une espèce inconnue, plus intelligente - et meurtrière - que la norme...

Un bon gros bof que cet épisode horrifique pourtant signé Glen Morgan : en 30 minutes à peine, le récit peine à développer des personnages très basiques, à justifier leurs réactions, et à proposer des rebondissements naturels et crédibles, qui sortiraient de l'hommage dérivatif à The Thing.

Un peu une sensation de bâclage, à vrai dire, entre le message ultra-classique ("l'arrogance de l'homme lui coûtera sa place au sommet de la chaîne alimentaire", rien de neuf sous le soleil), l'exécution inégale (le plan de fin assez laid sur la pieuvre numérique clignotante), l'écriture bavarde bourrée d'exposition, et les moments improbables (la pieuvre qui vole le smartphone, se connecte aux systèmes de la base, déchiffre les séquences génétiques avec ses tentacules, et réécrit son propre ADN en quelques minutes... mouais)...

- 2x07 - A Human Face : Parents endeuillés par la mort de leur fille Maggie (Tavi Gevinson), Robert (Christopher Meloni) et Barbara (Jenna Elfman) tentent de passer à autre chose. Mais l'apparition, dans leur sous-sol, d'un extraterrestre métamorphe qui adopte l'apparence de Maggie va tout remettre en question...

À nouveau un épisode de 30 minutes, et à nouveau un résultat vraiment bancal : pas forcément parce qu'il est dénué de rebondissement final ou de véritable morale, mais plus parce que les personnages sont frustrants, leurs réactions peu naturelles (ou forcées par le format court de l'histoire), et qu'au final, on finit par se dire "tout ça pour ça".

Il faut dire que les kilos d'exposition maladroite débités par l'extraterrestre n'aident pas, tout comme l'écriture qui place d'office le spectateur du côté de Robert (alors que Barbara est immédiatement convaincue par l'alien, quitte à en être énervante), lui donne totalement raison, avant de le démolir en en faisant un père indigne, et de le faire succomber à son tour. Vraiment pas convaincu.

- 2x08 - A Small Town : Depuis la mort de son épouse, maire de la ville de Littleton, Jason (Damon Wayans Jr.) peine à faire son deuil, et à accepter la désertification de la bourgade, sous la direction de l'ex-adjoint au maire, le fourbe, manipulateur et menteur Conley (David Krumholtz). Jusqu'à ce que Jason découvre, dans l'église où il travaille, un modèle réduit de la ville aux pouvoirs étranges, qui répercute dans le monde réel les modifications qu'il y apporte : Jason commence alors à rénover en secret la communauté, mais Conley reçoit le crédit de ces changements miraculeux...

Un épisode qui renoue un peu avec la dénonciation sociale de la première saison, mais le fait de manière suffisamment légère et caricaturale (Krumholtz est un véritable Scrooge en puissance) pour ne pas sombrer dans la moralisation agaçante.

Alors certes, ce n'est pas forcément ultra-original ou surprenant (l'idée de base est même assez commune), certains personnages sont nettement sous-exploités (Keegan Connor-Tracy doit avoir une réplique, au mieux), le monologue final de Peele est toujours aussi peu convaincant, et le tout reste gentillet, mais dans l'ensemble, c'est encore ce qui se rapproche le plus d'un Twilight Zone old-school.

Ce qui est loin d'être désagréable, compte tenu du reste de la série, étrangement plus orientée horreur et thriller, cette saison.

- 2x09 - Try, try : Lorsque Marc (Topher Grace) sauve Claudia (Kylie Bunbury) d'un accident de bus, cette dernière tombe sous le charme de cet homme apparemment parfait, qui semble toujours savoir quoi dire et faire au bon moment. Mais Marc finit par lui avouer qu'il est pris au piège d'une boucle temporelle et qu'il revit sans cesse la même journée...

Une relecture façon horreur/slasher d'Un Jour Sans Fin, mais du point de vue d'Andie McDowell, et prenant pour hypothèse que le personnage de Bill Murray est un pur produit de la toxicité masculine patriarcale, arrogant, menteur, cynique et détestable en tous points, prêt à tout pour réussir à conquérir sa proie féminine, même à la violer.

On le voit, le tout retombe dans une certaine dénonciation sociale pas très subtile et télégraphiée (à partir du moment où Marc commence à employer des mots comme "cancelled" et "triggered" sur un ton goguenard, on comprend vite dans quelle direction l'on se dirige), surtout que l'épisode en rajoute une couche en faisant du personnage un couard qui jette l'éponge au premier signe de rébellion de sa victime. Ça se regarde une fois, c'est compétent, mais pas sûr qu'il y ait vraiment un intérêt intrinsèque dans une telle relecture.

- 2x10 - You Might Also Like : Hantée par le souvenir du bébé qu'elle a perdu, Mrs. Warren (Gretchen Mol) n'attend qu'une chose : l'Oeuf, un mystérieux objet révolutionnaire bientôt sur le marché, et qui promet de résoudre tous les problèmes du quotidien. Mais en parallèle, Mrs. Warren s'aperçoit qu'elle est enlevée, chaque nuit, par des extraterrestres...

Aïe. Pour finir la saison, il y avait mieux. Largement mieux. Une pseudo-suite à l'épisode Pour Servir l'Homme de la série de Serling, cet épisode ultra-stylisé est le fruit du travail de Oz Perkins, le fils d'Anthony Perkins, déjà réalisateur des discutables et maniérés The Blackcoat's Daughter et I'm The Pretty Thing That Lives In The House ; un Perkins qui, pour l'occasion nous livre un récit satirique, surréaliste, outré, où tout le monde surjoue, et qui tente de concilier critique de la société consumériste américaine, hypnotisée par la télévision et les publicités, avec un hommage à l'épisode de la série originale.

Sauf que tout est ultra-forcé, ultra-bancal, souffre d'une exposition laborieuse et pataude, d'extraterrestres volontairement kitschs (l'un d'eux est même doublé par George Takei), et d'une conclusion assez similaire à celle de l'épisode A Human Face (avec ce personnage endeuillé qui accueille à bras ouverts une invasion extraterrestre en échange de la promesse d'un bonheur retrouvé et d'un manque affectif comblé). Je n'ai vraiment pas aimé, donc.

--- Bilan saisonnier ---

Bonne nouvelle : dans l'ensemble, cette saison 2 de The Twilight Zone évite l'écueil global de la série woke militante donneuse de leçons maladroites, qui plombait totalement la saison 1 du programme.

Mauvaise nouvelle : cela ne fait pas de cette saison 2 une réussite, loin de là. Récits convenus et téléphonés, rebondissements assez plats, direction globale bien trop orientée vers l'horreur (au point de ressembler plus à un remake de la série Night Gallery, anthologie plus sombre et horrifique de Rod Serling, qu'à la Quatrième Dimension) - la série de Peele souffre toujours de son écriture, une écriture qui est, globalement, le produit de scénaristes souvent novices, notamment dans le genre.

Guère surprenant de constater, ainsi, que l'épisode le plus agréable (A Small Town) est écrit par un vétéran du genre, récompensé pour un épisode d'Au-delà du Réel. L'expérience, ça compte... même si l'épisode raté de Glen Morgan semble prouver le contraire.

Bref. La saison 2 de The Twilight Zone frustre plus qu'elle ne convainc, alourdie par un format toujours très peu maîtrisé : avec ses épisodes à la durée fluctuant entre 30 et 50+ minutes, le programme reste très inégal, les épisodes les plus courts paraissant parfois bâclés, et les plus longs interminables. Et les thématiques globales sont trop peu probantes ou intéressantes pour justifier l'existence de ce reboot.

Allez, courage, peut-être qu'une saison 3 trouvera enfin un ton, des sujets et une écriture dignes du titre The Twilight Zone...

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(retrouvez les critiques des épisodes de la saison 1 en cliquant ici et toutes les autres critiques de séries publiées sur ce blog en allant ...)

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Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2020 - Locke and Key, saison 1 (2020)

Publié le 11 Octobre 2020 par Lurdo dans Critiques éclair, Drame, Fantastique, Halloween, Horreur, Les bilans de Lurdo, Netflix, Oktorrorfest, Review, Thriller, Télévision, USA

L'Halloween Oktorrorfest touche aussi le petit écran, avec chaque week-end, tout le mois d'octobre, des critiques de séries fantastiques et horrifiques...

Locke & Key, saison 1 (2020) :

Lorsqu'ils arrivent dans le manoir familial, encore marqués par la mort dramatique du père de famille (Bill Heck), les membres de la famille Locke - Tyler (Connor Jessup), Kinsey (Emilia Jones), Bode (Jackson Robert Scott) et leur mère Nina (Darby Stanchfield) - découvrent bien vite l'héritage de la famille Locke : une bâtisse emplie de secrets et de clés magiques capables d'exploits incroyables... mais aussi une menace insistante prenant l'apparence de Dodge (Laysla de Oliveira), une jeune femme dangereuse enfermée dans le puits du manoir.

Adaptation en 10 épisode de 50 minutes des bandes dessinées de Joe Hill et de Gabriel Rodriguez, Locke & Key est chapeautée par Carlton Cuse (Lost), Aron Eli Coleite (Star Trek Discovery, Heroes, Daybreak) et Meredith Averill (Star-Crossed, The Haunting of Hill House) : un palmarès très mitigé pour un projet à la gestation longue et très compliquée (plusieurs pilotes différents au fil des ans, avec plusieurs distributions différentes, pour plusieurs chaînes différentes), centré sur le portage à l'écran d'un récit du fiston King brassant influences lovecraftiennes et obsessions Kingiennes de manière très sombre, sanglante et macabre.

Autant être très clair : si la série se regarde assez facilement, principalement grâce à une distribution plutôt réussie et à une direction artistique de qualité, le programme n'a pas un quart du macabre et de la bizarrerie de l'œuvre originale. Il est très clair (et paradoxal, compte tenu des libertés offertes par Netflix) que le mot d'ordre a été, ici, d'adoucir au maximum le matériau de base pour en faire quelque chose de plus abordable, voire même, de diffusable sur une chaîne lambda.

La série met ainsi très fortement l'accent sur les romances de ses protagonistes adolescents (un élément déjà présent dans le comics original, mais alors moins prononcé), et effectue des choix créatifs et artistiques qui simplifient un peu le récit des bandes-dessinées : ici, les héros trouvent rapidement la majorité des clefs cachées, aidés par des murmures qui se déclenchent à proximité ; là, l'alcoolisme de leur mère est une chose du passé, à peine mentionnée, qui ressurgit brièvement le temps d'un épisode et demi, et est vite surmonté ; là encore, Dodge s'avère incapable de voler les clefs aux enfants, et passe son temps à exiger qu'ils les lui donnent.

L'ethnicité de certains change (Scot Cavendish - Petrice Jones - passe ainsi de punk anglais tatoué excentrique à apprenti-réalisateur à la tête d'une bande de misfits passionnés de cinéma d'horreur, gentiment sous-développés et inutiles, et uniquement là pour justifier un caméo de Tom Savini), l'importance de certains personnages secondaires varie (Steven Williams, le proviseur du lycée, prend ainsi une place inédite ; Genevieve Kang incarne un personnage à des lieues de la petite amie de Tyler dans le comics), et la place réservée au mystère et à l'atmosphère particulière de l'histoire se trouve un peu affaiblie, remplacée par un formatage plus conventionnel et télévisuel.

Encore une fois, ce n'est pas désagréable, même si j'ai des réserves, çà et là, tant sur le format global inhérent aux séries Netflix (qui donne des épisodes à la durée pouvant aller de 40 minutes tout compris à plus d'une heure) que sur certains choix de casting (je ne sais pas pourquoi, mais je n'ai pas été vraiment convaincu par cette incarnation de Dodge - en partie à cause de l'actrice, compétente mais me rappelant étrangement une version moins charismatique d'un autre actrice dont le nom m'échappe pour le moment, mais aussi de la manière dont le personnage évolue trop à la marge du récit) et sur certaines décisions créatives (déjà un peu antipathique dans le comics, par moments, Kinsey est ici fréquemment à baffer).

Et puis il y a ce facteur "surprise", forcément difficile à gérer pour l'équipe créative : à trop vouloir satisfaire à la fois les lecteurs de la bande dessinée et les néophytes, on finit par frustrer les deux. Le show s'efforce ainsi d'être fidèle aux intrigues du comic-book et à ses rebondissements (les différents visages de Dodge, notamment), mais se plie par ailleurs en quatre pour tenter d'y parvenir de manière surprenante et inattendue pour le fan.

En théorie, pourquoi pas. Mais dans la pratique, cela se traduit par un script qui se contorsionne de manière rarement convaincante, téléphonant des effets et des rebondissements (l'assaut des ombres/l'expulsion de Dodge par la porte oméga) uniquement là pour tenter de surprendre le lecteur aguerri, qui conserve malheureusement systématiquement une longueur d'avance sur le script. Voire même pire : à trop se donner du mal pour rajouter des rebondissements surprenants (les scénaristes rajoutent ainsi des clés et des pouvoirs inédits... pour arriver au même résultat), le scénario est parfois un peu incohérent, ou du moins, plutôt capillotracté dans les motivations de ses personnages, qui semblent fréquemment prendre des décisions assez idiotes.

Ajoutez à cela des effets visuels manquant parfois de budget ou de créativité (la peur de Kinsey est un ratage), des personnages secondaires uniquement là pour ouvrir des pistes pour les saisons suivantes (Duncan, interprété par Aaron Ashmore, ne sert à rien cette année ; Eden - Hallea Jones - le cliché ambulant de la queen bee du lycée, se rallie de manière bien artificielle aux Locke pour mettre en place la scène finale ; la peur de Kinsey est toujours dans la nature), d'autres trop effacés pour fonctionner (Nina Locke), et une fin de saison un peu bâclée, réglée en moins de 40 minutes, passant sous silence de multiples points (les serrures marquées au fer rouge sur la peau) avec en prime une grosse explication en flashback bien clichée et pataude sur Lucas/Dodge, et voilà, une première saison qui fonctionne sur la force de son casting, de sa direction artistique et de son concept de base, mais qui peine à transposer ce qui faisait le charme de la bande dessinée.

On me dira que ce n'est pas la première fois qu'une adaptation finit par ressembler à une pâle copie du matériau d'origine... mais ce n'est pas une excuse. Locke & Key de Netflix se regarde facilement, certes, mais la série est bourrée de menus défauts qu'un showrunner plus avisé aurait probablement su corriger.

Ce qui est un constat très similaire à celui auquel j'étais parvenu l'année dernière, avec l'adaptation de NOS4A2, autre série adaptée de Joe Hill.

Espérons que la seconde saison saura redresser la barre...

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de toutes les séries passées en revue sur ce blog en cliquant directement sur ce lien...

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Christmas Yulefest 2019 - 64 - A Christmas Carol (2019)

Publié le 1 Janvier 2020 par Lurdo dans Critiques éclair, Fantastique, Drame, Horreur, Les bilans de Lurdo, Noël, Christmas, Review, Religion, Télévision, USA, Yulefest, FX, BBC

Noël est terminé, mais chez les Téléphages Anonymesc'est toujours l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefestet ce jusqu'à mi-janvier...

A Christmas Carol (2019) :

Dans le Londres du 19è siècle, la veille de Noël, Ebenezer Scrooge (Guy Pearce), un avare exploitant ses employés et détestant Noël, reçoit la visite du fantôme de Jacob Marley (Stephen Graham). Celui avertit alors Scrooge qu'il va recevoir, durant les nuits à venir, la visite de trois autres esprits - l'esprit des Noëls passés (Andy Serkis), celui des Noëls présents (Charlotte Riley), et celui des Noëls futurs (Jason Flemyng)- pour l'inciter à faire le point sur son existence, au risque de subir le même sort que Marley à sa mort...

Si pour vous, le Conte de Noël de Dickens a toujours été trop joyeux, trop optimiste et trop coloré ; si vous avez toujours voulu que ce récit soit plus sombre, plus torturé, plus violent et plus dépressif ; si à vos yeux, ce qu'il manque à ce récit classique, c'est de la pédophilie, de la sorcellerie, du harcèlement sexuel, de l'humiliation, des morts par dizaines, du chômage, etc, le tout sur près de trois heures ; si vous avez toujours pensé que la structure du récit de Dickens méritait d'être repensée, et ne devait plus se terminer sur une rédemption optimiste ; si pour vous, ce que devrait être le Christmas Carol de Dickens, c'est une origin story grimdark d'Ebenezer Scrooge... alors cette relecture de Dickens par Steven Knight, le showrunner de Peaky Blinders, et co-produite par F/X et la BBC, est faite pour vous.

Car dès les premières minutes du premier épisode, le ton est donné : un jeune s'introduit dans le cimetière où est enterré Jacob Marley, se soulage sur sa tombe tout en insultant le défunt, et l'urine traverse le sol pour tomber, goutte à goutte, sur le fantôme de Marley qui proteste et réclame qu'on le laisse reposer en paix.

Tout le reste de la mini-série sera du même acabit, avec un trait toujours plus grossier, et poussé dans des retranchements d'une noirceur forcée, presque caricaturale : si Scrooge est méchant et avare, c'est parce que son père ultra-violent l'a maltraité depuis sa plus tendre enfance, décapitant devant ses yeux sa souris blanche reçue en cadeau de Noël ; s'il est psychologiquement brisé (ce Scrooge souffre de troubles obsessionnels compulsifs et voit tout par le prisme du capital et de l'économie), c'est parce que ce même père l'a "vendu" au directeur de la pension où Ebenezer était contraint de passer Noël en solitaire, un directeur qui en profitait pour violer l'enfant avec l'assentiment tacite du père de ce dernier.

Mais Scrooge n'est pas qu'un usurier méchant et grincheux, contrairement au récit de Dickens : ici, il est banquier d'investissement sans scrupules, directement responsable, par sa négligence, son avarice, son caractère implacable et ses montages financiers, de centaines de personnes mises au chômage et de dizaines de morts dans un accident de mine. Cruel et manipulateur, il pousse la femme de Cratchit (Vinette Robinson) à lui offrir des faveurs sexuelles en échange d'un paiement des soins du petit Tim... avant de refuser de passer à l'acte et de se moquer de la pauvre femme, expliquant qu'il voulait simplement voir jusqu'où elle était prête à se rabaisser (la série en profite pour placer de la nudité gratuite à ce moment-là, parce qu'après tout, au point où on en est...).

La femme de Cratchit, justement, est ici noire... et visiblement, pour le scénariste, cela justifie le fait qu'elle soit un peu sorcière, capable de voir et d'invoquer les esprits (le film la rend clairement responsable des apparitions qui hantent Scrooge, tout en doublant le tout d'un message #MeToo/BalanceTonPorc assez pataud, faisant littéralement dire au personnage "je suis une femme, j'ai le pouvoir de faire éclater au grand jour la vérité à votre sujet, et je ne vais pas m'en priver"). Et puis il y a tous ces personnages secondaires qui sont passés à la trappe (Fezziwig, Belle), car probablement trop positifs pour cette relecture dark et edgy©.

Une relecture qui, donc, délaisse le format habituel du récit, pour quelque chose de nettement plus bancal. Ce Christmas Carol consacre en effet le premier de ses trois épisodes d'une heure à de la mise en place : présentation de Scrooge, de son monde, des personnages secondaires... et mésaventures de Jacob Marley au Purgatoire, où il rencontre un forgeron menaçant, puis l'esprit des Noël passés. La deuxième heure, elle, est dédiée à ce dernier, et à tous les flashbacks sur la jeunesse de Scrooge, avant de se terminer sur un cliffhanger de très mauvais goût : la prostitution de Mme Cratchit.

Et le troisième épisode de se consacrer à la fin de ce retour dans le passé (non content d'humilier Mme Cratchit, Scrooge a recours à un chantage vis à vis de cette dernière, en échange de son silence), et au survol des deux esprits suivants et de la conclusion, condensés en 40 minutes, et prenant place dans les jours suivant Noël (un choix étrange, qui va totalement à l'encontre du récit original, de son titre, etc) ; un dernier épisode qui remplace l'esprit des Noëls présents par le fantôme de la défunte sœur de Scrooge (une sœur qui se lance dans des déblatérations philosophico-scientifiques sur la nature humaine, la société, son fonctionnement, le capitalisme...), qui s'attarde sur les problèmes de couple des Cratchit, qui garde Jason Flemyng muet, et qui se sent bien obligé de rattacher les wagons au récit original en confrontant Scrooge à la mort de Tiny Tim.

Seul problème : le scénariste (et Scrooge, indirectement) a déjà guéri Tim plus tôt dans le récit. Il est donc obligé de mettre en scène maladroitement un accident de patins à glace coûtant la vie de Tim, un Tim qui a passé si peu de temps à l'écran que le changement d'attitude de Scrooge à son égard paraît gentiment artificiel (et ce malgré le capital sympathie du garçonnet).

En résumé, ce Christmas Carol 2019 est une relecture dark et gritty du conte de Dickens, où tous les curseurs sont poussés au maximum en direction de la déprime, du malheur, de la cruauté et du glauque, et où Scrooge est une véritable ordure. Et c'est sans surprise que la rédemption de Scrooge est ici minorée tant par ce dernier (qui explique qu'il ne changera probablement pas malgré ses efforts, et qu'il mérite ce qui va lui arriver) que par Mme Cratchit, qui conclut le film en s'adressant directement aux esprits, et en leur disant qu'il reste encore beaucoup de travail à faire sur Scrooge.

Pas de fin véritablement heureuse chez Steven Knight, pour un Chant de Noël qui, reconnaissons-le, a le mérite de prendre des risques. Des risques qui confondent profondeur et développement avec noirceur immature et irrévérence adolescente (tous les personnages balancent un "fuck" à un moment ou un autre, y compris l'un des fantômes de Noël), mais au moins, l'ambition est là : on ne peut pas en dire autant de l'immense majorité des adaptations de Dickens, qui se contentent d'adapter ce récit à la lettre, sans rien lui apporter (cf le Scrooge de Zemeckis, que je vais passer en revue dans les jours à venir).

Par ailleurs, difficile de reprocher quoi que ce soit à la direction artistique, à la musique (minimaliste et évoquant un peu le travail de Zimmer sur Man of Steel), et à l'interprétation impeccable : sur ce front-là, c'est du beau boulot, il y a des images très réussies, les moyens sont là.

Reste que l'orientation unique de cette adaptation pourra toujours plaire : personnellement, je ne suis pas particulièrement fan de la provocation gratuite, de l'anticonformisme iconoclaste et de la noirceur superficielle en tant que fins en soi (ces approches faciles et creuses sont en effet trop souvent prises, par un certain public, pour de l'audace intellectuelle, pour du génie artistique, et pour un traitement adulte et mature de leur sujet), mais à en juger par l'accueil réservé au programme par ses spectateurs anglophones, ce type d'approche a tout de même ses amateurs...

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien (classement alphabétique), ou celui-ci (classement saisonnier)...

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Les bilans de Lurdo - Tween Wars I : Sonny, Shake & Band

Publié le 14 Avril 2012 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Disney, Comédie, Sitcom, Musique, Tween, Jeunesse

Tween : néologisme américain désignant une catégorie de préadolescentes répondant à la définition "too old for toys, too young for boys", et possédant une susceptibilité accrue au marketing et à la publicité. Depuis étendu à la tranche d’âge 10-15 ans, sans différence de sexe.


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Il n'y a pas très longtemps, sur un écran pas si éloigné que ça...

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  Episode I : It's Easy Being Green.

Loi n°1 de la Tweencom : Chez Mickey, on n’aime pas les ados normaux, et leur quotidien. Résultat : tous les persos des séries Disney ont des pouvoirs, viennent du futur, sont des méga-stars, sont über-talentueux, chanceux, etc…

Loi n°2 de la Tweencom : La maison de production It’s A Laugh s’occupe de toutes les sitcoms Disney depuis 2005. En règle générale, leurs shows sont des sitcoms de studio, à caméras multiples, rires enregistrés, dans des décors assez peu convaincants, au générique chanté par une star de la série et/ou de la chaîne, et à la distribution plutôt solide et diverse.
 
Corollaire : Lorsque It’s A Laugh trouve un format/sujet facile à exploiter, elle le garde. Et le répète ad nauseam, en en variant à peine le style.


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Sonny with a Chance (2009-2011)

La magie des quotas : une blonde, un gros, une droguée, un gay, l'antéchrist, et un black de service. 

Koicé ?
Le 30 Rock/Studio 60 des tweens, sur le quotidien des jeunes acteurs superstars d'un show à sketches, So Random, et leur rivalité avec Mackenzie Falls, le Gossip Girl-bis du studio d’à côté.

Aveckicé ?
Une distribution qui ne lésigne pas sur la dépense d’énergie (comprendre, ça surjoue, mais ça reste assez correct dans l'ensemble), dominée par Demi Lovato dans le rôle titre (très attachante une fois passée le premier tiers d’épisodes, mais qui passe de "campagnarde naïve arrivant à la ville" à "L.A. girl sophistiquée, auto-bronzée et ultramaquillée qui est une star de la chanson" en saison 2, un relookage inutile qui saborde le personnage), et par Sterling Knight dans celui du playboy superstar égocentrique de Mackenzie Falls.

Koiçavo ?
Pas grand-chose. Le show dans le show, comme souvent, est calamiteux ; l’humour est très basique ; la saison 1 est parasitée par la benjamine de la troupe, une gamine insupportable à la voix stridente qui disparaît quasiment en s2, pour faire place à du shipping à gogo, guère plus intéressant ; ça sert souvent de placement produit pour les chansons de ses stars ; l’ambiance de la première saison est souvent hystérique et surexcitée (dans le mauvais sens du terme) ;

Bref, ça ne tient bien souvent que grâce aux efforts du cast et à son énergie... mais maintenant que Lovato est partie en désintox IRL, et a quitté la série, le show a été annulé, et remplacé par "So Random" : même cast (sans Lovato), même humour pas drôle, sauf que là, on ne voit plus les coulisses du show, uniquement les sketches et des chansons pop insupportables.

À la limite, l'histoire de la création de "Sonny" est plus intéressante que le show lui-même : quand Dan Schneider, producteur et créateur de "All That" (show à sketches des années 90-2000 diffusé sur Nickelodeon, ultra-populaire, et ayant lancé la carrière d'Amanda Bynes) échoue à vendre son nouveau concept à Nick, il choisit d'altérer son idée. De "une jeune fille fait un web-show qui devient populaire, elle est remarquée par l'équipe de son émission à sketches préférée, et choisie pour en intégrer la distribution", son projet devient "une bande de jeunes fait un web-show qui devient populaire", et donne "iCarly", carton incontesté de Nick ; l'ancien partenaire de production de Schneider, lui, préfère prendre l'idée de base de son collègue, et aller directement la vendre à l'ennemi, qui saute sur l'occasion, et produit immédiatement "Sonny", sans changer une ligne au pitch de base de Schneider. Depuis, c'est la guéguerre, et Disney n'en sort pas vainqueur.

Perte de Santé mentale :
Variable, mais non-négligeable.

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Shake It Up (2010 - ?)

 Sur cette photo se trouve un(e) seul(e) acteur(trice) qui ne soit pas tête à claques. Ami lecteur, parviendras-tu à l'identifier ?

Koicé ?
En gros, la même chose que "Sonny with a Chance", mais avec de la danse en lieu et place de comédie : deux ados têtes à claques et égocentriques qui se font remarquer, et embaucher comme danseuses dans leur show musical préféré, une carrière qu'elles tentent de concilier avec leur scolarité et leur vie amoureuse.

Aveckicé ?
La lead, Bella Thorne (pas désagréable, mais au jeu assez difficile dans les premiers épisodes), un gamin de 7-8 ans un peu agaçant dans le rôle de son petit frère, et… euh… d’autres jeunes de douze/quinze ans qui dansent. Et flirtent. Leur identité ? Franchement, who cares ? Ils sont tous à baffer, et en surjeu constant.

Koiçavo ?
Euh… si l'on n'a aucun intérêt dans la danse moderne, difficile de s'intéresser plus de quelques épisodes aux deux saisons diffusées pour le moment. Et pourtant, "Shake It Up" est la nouvelle série phare de Disney, malgré le fait qu'à part les deux "étudiants jumeaux d’Europe de l’Est" quasi-photocopiés sur Sharpay et son frangin efféminé de "High School Musical", le tout n'ait aucun intérêt.

Ça cabotine de partout, le jeu oscille entre approximatif, honorable et calamiteux (même si ça s'améliore en allant), et franchement… la danse et de la soupe musicale (les chansons de Selena Gomez, whouhou) dans tous les épisodes, au secours. Et puis il y a quelque chose de glauque dans le décalage réel entre l'âge des actrices (Thorne avait un peu plus de 12 ans pendant le tournage de la s1), et la manière dont elles s'habillent et agissent dans le show (le comble étant probablement l'inconsistance entre les épisodes : dans l'un d'entre eux, elle s'habille sexy pour séduire un étudiant de fac, et dans l'autre, une relation avec un mec de 15 ans lui paraît aberrante parce qu'il est trop vieux).

Et c’est donc pour cela que les deux leads sont les nouvelles stars du network. Au secours.

Perte de Santé mentale :
Critique.

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I'm in the Band (2009-2011)

Un teubé, un buveur de bière bourrin, un ado, et un égo surdimensionné : la norme pour tous les groupes de métal à succès. 

Koicé ?
Un ado superfan d’Iron Weasel, groupe de métal démodé, gagne un concours, rencontre le groupe, se fait remarquer et devient le guitariste de la formation. Une formation qui, fauchée, s’installe chez lui, et tente une lente remontée vers le haut des charts. Autrement dit, c’est "Sonny with a Chance"/"Shake it up", mais dans le milieu du métal.

Aveckicé ?
Avec le médecin de "Crossing Jordan" en lead singer british arrogant, deux caricatures chevelues en zikos attardés mal dégrossis, et des ados quelconques en lead, ainsi qu’en vague love interest.

Koiçavo ?
Assez bas de plafond, et extrèmement old-school... mais en réalité, ce n’est pas vraiment une sitcom ado. C’est une sitcom traditionnelle, façon "Three Stooges", dans laquelle les trois zikos sont des incapables finis, gaffeurs, bourrins et has-beens, qui entraînent le jeune héros dans les pires péripéties imaginables, à forte tendance slapstick décomplexé. Pas très fin, mais avec une énergie telle que, finalement, ces pieds nickelés s’avèrent assez attachants, et la série se transforme en Spinal Tap-light pas forcément désagréable, à défaut d'autre chose.

Et puis si elles volent assez bas au niveau du texte, les chansons du groupe (composées et interprétées par des métalleux de session, dont le guitariste de Rock Sugar et le bassiste d'Ace Frehley/Kiss) sont forcément toujours plus sympas à écouter que les bouses pop dance autotunée qui sont la norme du genre tweencom.

 

Perte de Santé mentale :
Modérée à faible, selon le degré de métallitude du spectateur.

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Les bilans de Lurdo : Scooby-Doo, Mystery Incorporated - Saison 2 (1/2)

Publié le 18 Octobre 2013 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Comédie, Animation, Jeunesse, Fantastique, Science-Fiction, Horreur

Deux ans après mon bilan de la prometteuse saison 1, je rattrape mon retard en publiant sa suite : la seconde et ultime saison de la série, diffusée très aléatoirement par Cartoon Network courant 2012.

- 01 :

 Wow. Une reprise assez sombre : le Scooby Gang s'est séparé ; Daphné a tourné la page, retombant dans ses travers de riche bimbo superficielle, et sort avec l'acteur principal du Twilight de service ; Fred est un clochard inconsolable (et porte une barbe de trois kilomètres) ; Scooby est dans un Stalag pour animaux ; et Shaggy sort de l'école militaire, le crâne rasé. Le gang est alors obligé de se réunir pour tenter d'arrêter un Clown Pleureur déguisé en nourrisson (Mark Hamill) qui terrorise la ville. Le tout traité sur un ton étrangement sérieux et mélancolique, avec une fin assez peu commune pour un Scooby Doo. Une reprise qui confirme le côté atypique de cette série, sombre, et qui se termine par un échec du Gang ; les clins d'oeil à Jaws, Dawn of the Dead, Watchmen et Twilight fonctionnent bien, et Mark Hamill s'amuse à composer un autre clown psychopathe.

- 02 :

Le Gang se tourne vers Hot Dog Water (Linda Cardellini reprend son rôle de la s1, obsédée par Velma) pour remplacer Daphne au sein du gang, pendant qu'ils se mesurent à Baba Yaga, et à sa maison-poulet. En parallèle, retour de l'arc de Mr. E, et de l'artefact mystérieux de la s1, via une parodie de Mission Impossible au Kremlin. Un épi de transition et de mise en place.

- 03 :

La suite du 2x01, avec le retour du clown doublé par Mark Hamill, qui cette fois-ci enlève des gens et les stocke dans des cocons en barbe à papa (:mrgreen:) ; un nouveau générique qui intègre, en lieu et place de Daphne admirant la photo de son Fred adoré, une Hot Dog Water admirant la photo de Velma, sur qui elle fait une fixette romantique (d'ailleurs, les animateurs s'amusent à lui coller de petits gestes assez... significatifs lorsqu'elle n'est pas au centre de l'action... comme une main qui repose longuement sur le bras de Velma lorsqu'elles sont côte à côte dans le canapé); Fred qui est toujours aussi obsédé par Daphne, mais qui finit l'épisode en quasi-super-héros, accroché au train d'atterrissage puis aux commandes d'un 747 plein d'otages, en plein ciel ; John Billingsley en medecin ; le Dean de Community en publiciste chauve ; un épisode de retour à la normale, à la fin douce-amère pour Hot Dog Water.

- 04 :

Un épisode blindé de références en tous genres, puisque le gang se frotte à un criminel agissant dans les cauchemars de ses victimes ; autant dire qu'on a droit à une combo de Freddy, de plusieurs persos de comics (Dream, Nightmare, etc), et sans oublier un gros clin d'oeil à Labyrinth, avec un labyrinthe onirique très familier, et un bad guy à l'accent british, une boule de cristal à la main, une tenue très moulante, et une silhouette Bowiesque. Ah, et bien sûr, la clef du mystère réside dans les rulebooks du Dungeons & Dragons de service... au rendu visuel très LOTR. Par contre, le Gang dégage Hot Dog Water comme une malpropre (ce qui est un peu honteux et égoïste de leur part), et les parents biologiques (et membres de l'ancien Mystery Inc) de Fred refont surface, ce qui risque d'amener des développements de fond intéressants (en plus d'amener Tia Carrere au doublage).

- 05 :

Un épisode chargé en mythologie, entre Pericles qui réunit l'ancien Gang pour s'occuper du nouveau, les parents de Fred qui font leur grand retour en ville, Scooby qui tombe amoureux d'une chienne nommée Nova (clone de la Belle de Belle et le Clochard), et un mystérieux cabinet des curiosités qui arrive en ville (façon Something Wicked This Way Comes) hébergeant entre autres un certain masque de hockey venant de Crystal Lake, et un Hodag miteux qui attaque les habitants de Crystal Cove... et leurs chiens (une affaire à la résolution très Rue Morgue).

Ah, et j'ai failli oublier un certain objet aux pouvoirs mystérieux...

Et, oui, Pinhead fait un caméo (en quelque sorte) juste ensuite.

- 06 :

Pas génial, cet épisode, centré sur une parodie d'Andy Warhol et de son entourage, ainsi que du groupe Velvet Underground, qui sont tous attaqués par une sculpture moderne animée. Quelques moments amusants, mais le sujet et le récit étaient un peu trop quelconques.

- 07 :

La projection publique d'un film de Vincent Van Ghoul est interrompue par une vraie goule sortie de la tombe, et l'enquête du Gang les mène dans une petite chaumière traditionnelles où vivent quatre bavaroises sexy et très accueillantes. Un épisode amusant, avec du profilage de maychant, un flashback nostalgique sur la première rencontre entre Mr. E et Pericles, le Sherif qui fait équipe avec Velma, et Daphne qui succombe à son addiction au chocolat.

- 08 :

Enquête dans un bled paumé de l'Arizona, peuplé de nombreux rednecks à la Hills Have Eyes, sur une montagne désolée où règne une démone maléfique (au look très Demona de Gargoyles). Un épisode qui renforce encore la relation très particulière entre Velma & Hot Dog Water, qui nous donne un peu de background sur l'artefact que le Gang recherche depuis le début du show (apparemment lié à Nibiru), et qui fait un petit clin d'oeil à Seul au Monde au passage.

- 09 :

Parodie de Vendredi 13, avec un bad guy très Solomon Grundy mâtiné de Mr Boogedy qui punit les péchés des jeunes de la ville, et une grosse parodie du générique de L'Amour du Risque au milieu.

- 10 :

Gros gros hommage à The Shining, avec hôtel hanté au milieu de nulle part dans un paysage enneigé, vieux concierge black mystérieux, visions horrifiques, possessions, salles de bain inquiétantes et longs couloirs déserts ; par ailleurs, on en apprend plus sur l'histoire du Mystery Gang, qui s'avère en fait une tradition pluriséculaire mettant en jeu des groupes de 4 jeunes enquêteurs accompagnés d'un animal, qui oeuvrent pour le bien de l'humanité.

- 11 :

L'animatrice radio est agressée par des robots nazis amphibies au design très familier, et le Gang a recours à l'aide de plusieurs personnages des vieux dessins animés Hannah Barbera pour aller enquêter sous l'eau. Un peu fatiguant tant que les gamins sont là (les vieux persos sont constamment en mode "hyperactifs"), mais assez utile au niveau de l'avancée globale de l'arc scénaristique du show, et particulièrement sérieux et dramatique pour du Scooby. Et puis Udo Kier s'éclate toujours autant en Pericles, ça fait plaisir à entendre.

- 12 :

Un ours-garou (aux griffes obtenues lors d'un séjour dans une "school for gifted children") sévit aux alentours de la ville, dans une nature polluée pleine d'animaux mutants. Un épisode de semi-meublage, au message écolo, et avec juste un peu de continuité pas forcément indispensable.

- 13 :

Du toutéliage avec le mythe de Nibiru, tandis que le Krampus des légendes germaniques s'en prend aux ados turbulents de Crystal Cove. Un épisode sérieux, avec quelques clins d'oeil vintage, mais un récit surtout là pour mettre en place la fin de saison, grace à son twist final très réussi.

- 14 :

Blue Falcon, Dynomutt, le tout dans le style (visuel et dans les dialogues) de The Dark Knight Returns de Miller, avec en prime des personnages de Jonny Quest, et une semi-parodie de Ra's, Talia et Ubu (mâtiné de Mandarin et de James Bond), pour un épisode crossover très très sympa, qui sert de détente avant le final de la mi-saison.

- 15 :

Une pièce de théâtre locale rejoue l'histoire de l'immersion de Crystal Cove, liée au mystère de Nibiru (qui semble être "quelqu'un")... mais le fantôme d'un vieux moine espagnol s'interpose. Et Vincent Van Ghoul demande l'aide du Gang. Cliffhanger final efficace.

(à suivre...)

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Les bilans de Lurdo - Tween Wars XIII : Anubis & Vampires

Publié le 1 Juin 2012 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Fantastique, Comédie, Sitcom, Drame, Nickelodeon, Disney, Jeunesse, Tween

Episode XIII : Rare Imports

House of Anubis (2010 - ? )
 

Nerd, rebelle, douchebag, américaine, blonde, black, sportif, intello.

Koicé ?
Le quotidien des occupants de la Maison d’Anubis, l’un des dortoirs mixtes d’un lycée privé anglais, et leur quête de divers artefacts égyptiens issus de la tombe de Tutankhamon, qui une fois assemblés forment la coupe de la vie éternelle. En parallèle, le complot des différents instituteurs et proviseurs du lycée, pour mettre la main sur la coupe avant les élèves, et vider ces derniers de leur force vitale.

Aveckicé ?
De nombreux jeunes acteurs anglais et américains. Avec dans l’ordre Nina (Nathalia Ramos), une américaine, descendante de ceux qui ont caché les artefacts dans la Maison, et qui est l’Élue, seule capable d’assembler la Coupe ; Fabian (Brad Kavanagh), le nerd amoureux de Nina ; Amber (Ana Mulvoy Ten), la bimbo blonde de service, au QI de poulpe mort ; Patricia (Jade Ramsey), la goth/rockeuse rebelle de service, à grande gueule ; Mick (Bobby Lockwood), le sportif de service, pas très finaud ; Mara (Tasie Dhanraj), la good girl amoureuse du sportif ; Alfie (Alex Sawyer), le comique black de service, qui en pince pour Amber ; Jerome (Eugene Simon), le fourbe manipulateur de service. Au niveau des adultes, plusieurs visages connus : l’antagoniste principal de la bande, et surveillant général de la HoA, Victor (Francis "Game of Thrones" Magee) ; la gouvernante bienveillante de la HoA, Trudy (Mina "Brigadier Fowler et Sarah-Jane Adventures" Anwar) ; la prof de français (Marsha de Spaced) ; et quelques autres personnages secondaires de moindre importance, si ce n’est Rufus Zeno (Roger Barclay), l’un des anciens membres des conspirateurs adultes, expulsé du groupe, et qui tente de se venger pendant toute la saison.

Koiçavo ?
La saison 1 de HoA, show Nickelodeon, est un produit assez étrange. Remake US/UK de la série néerlandaise du même nom, le show se divise en une soixantaine d’épisodes de 10-11 minutes environ.

Les quatre protagonistes masculins de la série. Indice : le traître ne porte pas de veste.

Avec ce format de quasi-short-com, la série a donc un rythme efficace, enchaînant cliffhanger sur cliffhanger, dans une histoire à l’atmosphère assez réussie, entre Club des Cinq en uniformes anglais et chasse au trésor dans une vieille baraque pleine de passages secrets.

Problème, cependant, malgré ce rythme et la nature surnaturelle du show, avec quelques effets spéciaux, potion d’immortalité, etc… ça reste tout de même très soap. Tant dans la forme que dans le fond : la réalisation est assez fauchée, on sent les décors de studio à la sitcom pour les intérieurs, ce qui enlève pas mal de crédibilité et d’immersion, surtout dans les premiers épisodes.

Les quatre protagonistes féminins de la série. Indice : la cinquième est kidnappée dans le premier épisode, et ne réapparaît pas plus de trois minutes dans le reste de la saison.

Quant à l’histoire, là aussi, on enchaîne pas mal de figures imposées du style : des triangles amoureux, des regards transis, un kidnapping, une prise d’otage, et des épisodes de meublage qui ne sont pas du tout passionnants, comme le bal de promo, un épisode à la sauce Nouvelle Star, un quizz show, etc.

Cela dit, le format court étant, ces diversions ne prennent pas trop de temps. Car c’est bien là l’avantage principal du format : le tout se regarde très facilement. Alors certes, les cliffhangers résolus en deux phrases peuvent parfois agacer, le jeu hésitant de l’une ou l’autre actrice peut énerver (cela dit, en moyenne, ça tient assez bien la route vu l’âge des acteurs), et on regrette régulièrement que le show ne prenne pas plus de temps ou d’argent pour construire ses intrigues et ses effets, mais finalement, pour ce que c’est, ça va encore.

Perte de Santé mentale :
Non négligeable, mais assez supportable. Le show trouve ses marques à mesure qu’il avance dans sa saison, et le côté "Club des Cinq/Six Compagnons à la recherche de la Momie perdue" est finalement assez sympatoche, sur le plan fibre nostalgique. Cela dit, ça reste anecdotique, et maintenant que l’intrigue de base est bouclée avec la fin de s1, la s2 diffusée dès janvier 2012 a enchainé avec de nouveaux artefacts à découvrir. Pas forcément mégapassionnant non plus, mais bon...



My Babysitter’s a Vampire (2010 - ? )
 

Le héros, la « babysitter », et le meilleur pote pas doué.

Koicé ?
Ethan, un ado légèrement nerd, est contraint par ses parents de supporter, malgré son âge, une babysitter à domicile. Celle-ci s’avère être Sarah, une des élèves du lycée où va Ethan... et und Fledgling (un vampire qui n’a pas encore consommé de sang humain). Rapidement, Ethan va alors se découvrir des dons de voyance et, avec l’aide de son meilleur ami Benny, de Sarah, et de Rory, leur pote/boulet de service, ils vont devoir affonter à de multiples reprises les forces du mal dans la petite ville de Whitechapel.

Aveckicé ?
Matthew Knight et Atticus Mitchell, respectivement dans la peau de Ethan et Benny : rien à leur reprocher, ils sont juste et efficaces dans leurs rôles ; Vanessa Morgan, la petite black qui joue le rôle de Sarah, s’en tire très bien elle aussi, même si elle est aidée par son physique forcément avantageux, et par son soutien-gorge blindé ; Cameron Kennedy (Rory) est excellent dans son rôle, celui du nerd boulet vampirisé pendant le pilote, et qui passe toute la saison à essayer de maîtriser ses pouvoirs... et de séduire Erica (Kate Todd), la meilleure amie de Sarah, une ancienne nerd/twitard elle aussi vampirisée dans le pilote, et qui vit cette transformation comme une renaissance ; reste aussi la petite sœur de Ethan (un prétexte plus qu’un véritable perso), la grand-mère de Benny (une mamie cool, sorcière à ses heures perdues), et les parents d’Ethan, gentiment excentriques.

Koiçavo ?
My Babysitter’s a Vampire, c’est en quelque sorte l’héritier de Big Wolf on Campus. Car si le show est un peu moins cartoonesque que la série de garous, elle partage de nombreux points communs avec celle-ci.

À commencer par un univers légèrement surréaliste : les trois vampires vont tranquillement au lycée, en pleine journée, avec un bon auto-bronzant ; Dusk, l’équivalent local de Twilight, fait fureur, et donne aux vrais vampires une bonne couverture pour leurs agissements ; les deux héros sont gaffeurs au possible, et provoquent plus de catastrophes qu’ils n’en résoudent ; le lead est voyant, son meilleur pote sorcier, leurs amis vampires : chacun son rôle dans la chasse aux monstres ; Whitechapel est une Hellmouth 2.0 qui attire tous les monstres possibles et imaginables, sans que personne d’autre ne s’en rende compte…

Les vampirettes récurrentes du show. Grrrr.

Ainsi, en un téléfilm pilote + 13 épisodes, la série (canadienne, et diffusée aux USA par Disney) enchaîne-t’elle de nombreux phénomènes qui rappellent fortement Buffy et compagnie : des animaux de compagnie maléfiques ramenés à la vie par un sort raté ; une cheerleader sorcière vengeresse ; des infirmières vampires qui se servent de leur job pour faire des "prises de sang" ; une poupée barbie qui devient vivante ; un appareil photo qui sépare en deux moitiés, une positive & une négative, ceux qu’il prend en photo ; un fantôme jock afro bodybuildé issu des 70s, et qui colle aux basques des héros ; un filtre d’amour qui dégénère, à la Xander dans Buffy ; un virus végétal qui envahit le lycée ; un épisode à base de garous ; un présentateur de show tv à la Ghost Adventures qui veut chasser du vrai vampire ; une invasion de zombies provoquée par le café du starbucks local ; un hommage à Ghostbusters, avec une séance de spiritisme qui transforme Sarah en Zuul-bis, l’occasion pour les protagonistes de sortir un souffleur à feuilles en guise de pièges à fantômes…

Heureusement, tout ça est fait avec second degré et bonne humeur, et le cast semble s’amuser. Il n’y a pas trop de shipping (même si, vue la relation entre le nerd-héros et la vampirette poumonnée, du shipping est inévitable), il y a un minimum de continuité, et le seul vrai reproche que l’on puisse faire au show (hormis ses influences un peu trop voyantes), c’est probablement son rythme assez aléatoire, malgré le format 20 minutes.

Perte de Santé mentale :
Anecdotique. Ça se regarde sans difficulté, et l’on risque plus de s’endormir devant certains passages à vide de certains épisodes, plutôt que de perdre des points de QI. Avec un peu plus de maîtrise, ce show pourrait facilement devenir un pilier du genre, une sorte d'héritier spirituel aux premières saisons de Buffy, décomplexé et léger. Reste à voir le devenir de la saison 2, pour le moment en cours de production.

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Les bilans de Lurdo - Seaquest DSV, saison 2 (1994-1995)

Publié le 25 Mars 2012 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Science-Fiction, Aventure, Fantastique

SeaQuest DSV saison 2, "ça se casse la gueule" :

Donc après une saison 1 de sci-fact plutôt réussie, la production change totalement, à la demande de NBC, et oriente le show dans une direction totalement opposée. Autrement dit, cette saison 2 délaisse totalement l'aspect scientifique du show et donne dans la science-fiction bancale et simpliste à tendance Stargate SG1.

Et les changements commencent par le casting. On veut rajeunir la série, et donc, on évacue certains réguliers de la saison 1, pour les remplacer par des personnages plus jeunes. Ainsi, exit la Doctoresse, exit Stacy Haiduk ( >:( ) , exit le vieux chef de la sécurité, exit le magouilleur de service. Et place à des personnages d'autant plus exaspérants qu'ils sont transparents au possible.

On commence par les frères DeLuise (quand on vous dit que SG1 n'est pas loin) : Peter DeLuise récupère le rôle de Dagwood, un GELF homme de ménage, qui finit par être l'homme fort du vaisseau... mais forcément, il est simplet (c'est Forrest Gump, en gros). Le personnage est attachant, cela dit, et DeLuise n'est pas mauvais, dans son rôle de gros balourd... sauf qu'il est surexploité jusqu'à l'écoeurement dans quasiment tous les épisodes...

Idem pour son frangin Michael DeLuise, dans le rôle de Piccolo... Piccolo, un mutant italien du Bronx qui a des branchies, et qui reprend le rôle du magouilleur baratineur de bord, en y ajoutant un côté saoulant assez insupportable.

Et bien sûr, les deux acquisitions féminines de l'équipage. D'abord, une jeune brunette à tendance geek en ingénieur, jouée par Kathy Evison, et dont les scénaristes ne savent que faire : ici elle flirte avec Lucas, là avec un pilote, là encore avec Ted Raimi, etc, etc... et celle que j'appelle "Troiaski" (Rosalind Allen), le nouveau médecin de bord, une trentenaire brune télépathe à forte poitrine, mélange irritant de deux personnages de Star Trek The Next Generation, à savoir Pulaski pour le côté râleur et arrogant, et Troi pour le côté télépathe & décolleté. Un personnage énervant, et qui amène dans cette saison bon nombre d'intrigues totalement imbuvables à base de télépathie et de parapsychologie bancales.

Ah, et j'ai failli oublier le nouveau séducteur du navire, le nouveau chef de la sécurité (Edward Kerr), qui est un personnage tellement transparent que sa seul caractéristique, c'est de ressembler vaguement à Futé de L'Agence tous Risques.

Les anciens personnages sont parfois développés (Raimi dans le 5 et le 19), mais grosso modo, ils deviennent tous inintéressants : Bridger n'évolue pas d'un pouce entre le début et la fin de saison, le premier officier (que je surnomme NumberOne) a perdu ce qui le rendait intéressant en saison 1 (à savoir ses interactions avec tous ceux qui sont partis), Lucas fait de la figuration dans les 3/4 des épisodes, Darwin ne sert plus à rien, etc...

Ensuite, le scénario. La majeure partie de l'équipe d'écriture de la saison 1 a quitté le navire, et ça s'en ressent : en fait, la saison 2 ressemble souvent à un worst of de la saison 1. Tous les épisodes intelligents ont disparu, et les 2-3 épisodes faibles de fin de s.1 deviennent le prototype de tous les épisodes de cette saison 2. De plus, quasiment aucun épisode n'est maîtrisé dans sa narration, et on a droit à toutes les facilités narratives qu'un mauvais épisode de SG1 peut avoir.

De même, la production a changé de base d'opérations : résultat, à peine un petit quart de la saison a des scènes à l'intérieur du Seaquest 2.0. Tout le reste se déroule systématiquement sur terre, en extérieur. Et l'on ne peut même pas dire que c'était pour économiser du budget, puisque les effets spéciaux sont tous fauchés au possible, en comparaison de la saison 1. Ce qui est très dommageable pour une série qui vire, avec cette année, à la science-fiction pure et dure.

Bref passage en revue des épisodes, à chaud, dans l'ordre de production :

2x01-02 : Les deux premiers épisodes de la saison (un two parter), illustrent très clairement la rupture de ton et de contenu avec la saison 1. D'office, on remarque quelques changements : Bridger a la barbe, le Seaquest est aménagé comme l'Enterprise, le nouveau générique est hideux au possible, etc...

Le scénar de ce premiere ? Apparemment, si l'on en croit le déroulant qui ouvre l'épisode 1, le futur très proche connaît des sortes de guerres eugéniques, qui aboutissent à la création des GELFS, sortes d'universal soldiers tatoués, des mutants conçus in vitro, plus forts, plus rapides... et plus bêtes.

Ils sont parqués dans des camps, et décident un beau jour de s'évader et de réclamer leur freedoooooooom. Et donc le SQ est envoyé à la rescousse.

Ce two-parter fait peur. Parce que tous les GELFS jouent unanimement mal, parce que le rythme est bancal, parce qu'il y a zero crédibilité scientifique (on apprend que 4 générateurs d'oxygène de la taille d'une usine suffisent à alimenter la planète en oxygène, depuis que la forêt équatoriale a été laminée... certes...), etc. En somme, c'est presque un nouveau pilote, tant un temps incroyable est passé à établir le nouveau "Seaquest"... et la suite est pire...

2x03 : Le retour des ETs de la saison 1, un vieil indien qui est au courant de leur arrivée, Anasazi-style, unplagiat de Borg-cube, et des scènes positivement ridicules : les ETs sur des tapis roulants de cardio-training... O_o

2x04 : Un des épisodes qui contrastent de manière flagrante avec la scientificité de la saison 1: ici, un "Nuage du chaos" (WTF ?) créé par les pensée négatives et maléfiques des occupants d'une station sous-marine s'échappe et les rend tous fous, tout en devenant conscient et en voulant détruire le monde. Du grand n'importe quoi très mal écrit, et qui voit pour la première fois le Seaquest se servir de phasers, à la Star Trek... (WTF bis !?)

2x05 : On a viré Westfallen, donc on met en place de manière totalement artificielle une amourette entre la jeune doctoresse et le Capitaine pour remplacer l'intrigue équivalente de la saison 1... Idem pour Ted Raimi, qui sort soudain avec la geekette... le tout dans un épisode centré sur Piccolo, totalement raté, et qui parle de la mère de celui-ci, qui prend des pilules de jouvence dangereuses... intrigue bouclée à la Smallville, en 30 secondes.

2x06 : N'importe quoi inside, bis : Le Seaquest passe dans un Wormhole aquatique, et se retrouve 230 ans dans le futur, sur une terre dévastée où seuls deux adolescents survivent et se battent à coups de mechas géants téléguidés. Des effets numériques très très nazes, et un paradoxe temporel sans résolution...

2x08 : Des triffides mutants filmés à la Evil Dead déciment une colonie horticultrice, puis le SQ. Ridicule.

2x07 : Le SQ affronte un autre sous-marin commandé par une intelligence artificielle copiée sur les connaissances de Bridger. Classique.

2x09 : Idem que le 5, avec la mère du chef de la sécurité qui revient dans la vie de son fils avec 20 ans de moins, blablabla, dans un épisode ennuyeux au possible.

2x10 : Forrest Gump accusé de meurtre, et  comme d'habitude, son procès, son jumeau maléfique... zzzzzz....

2x11 : Une équipe du SQ se retrouve coincé dans une grotte sous-marine avec un Ver Géant de Dune© qui essaie de les dévorer. Classique, mal écrit, mal rythmé, et ils nous refont la fuite in extremis à la Empire Contre-Attaque. Mais paradoxalement l'un des épisodes les moins science-fictifs de la saison.

2x12 : Là, on tape dans le monster movie, avec un crocodile géant préhistorique. Raté, mais Numberone-centric, ce qui est toujours ça de gagné. Par contre, la fin est impressionnante de stupidité :
"- Non, nous ne pouvons pas tuer cette bête, elle n'agit que par instinct !
- J'ai une idée: on l'endort, on la transporte sous un iceberg, on fait exploser l'iceberg, et zou, elle sera ensevelie sous la glace !
- Génial, on ne lui aura pas fait de mal, comme ça !"

:S

2x13 : SQ découvre un casque atlantéen môôôôôdit, qui rend tout l'équipage cinglé & paranoïaque. En bref, c'est Naked Time version SeaQuest, jusqu'au membre d'équipage torse nu avec son épée, qui se prend pour Sulu... mais le tout est hyper-sérieux et ennuyeux. Et puis quand l'Atlantéen arrive pour nous parler de réincarnation, c'est *soupir*.

2x14 : Le coup classique de la jolie fille qui drague un membre de l'équipage et le baratine pour monter à bord du SQ et en prendre le contrôle... RAS.

2x17 : Dumbest. Episode. Ever.

De toute façon, un épisode qui commence par deux des anciens de la saison 1 en train de râler et de dire "Quand j'ai signé pour le Seaquest, c'était pour la science, pas pour le divertissement.", ça paraît assez clair. Parce que cet épisode, intitulé Watergate, nous compte la découverte par le SQ d'une pyramide égyptienne sous marine, faisant 2 fois la taille de l'Everest, et qui s'avère être en fait le tombeau de Poseïdon (forcément : pyramide égyptienne, dieu grec, super-logique)... et forcément, Popo se réveille, se bat avec le SQ qui lui balance des torpilles dans la tronche, pendant que l'équipage voit des chevaux et se prend pour Méduse... Voilà voilà....

2x15 : Bridger n'a plus de barbe, pour accueillir Mark Hammill en guest star, dans un épisode à base d'aliens, et oui, encore un. Cette fois-ci, une comète faite de "matière absolue" (WTF !?) s'écrase dans l'océan, paralyse le vaisseau, et donne naissance à un monstre. On a alors le droit à un Aliens du pauvre pendant 30 minutes dans les coursives du vaisseau, puis les 10 dernières minutes sont à base de "l'alien a pris possession du corps d'un membre de l'équipage, et est parti pour tuer Hammill, parce qu'en fait lui aussi c'est un alien prophète exilé de chez lui par le pouvoir en place". O_o

2x16 : Un épisode totalement en extérieur, avec un über-télépathe meurtrier et omnipotent qui oblige le gouvernement à parquer les télépathes dans des camps... À Troiaski de se battre en duel contre lui, et de découvrir qu'il n'est qu'une innocente victime d'une expérience secrète du gouvernement... soporifique.

2x18 : Dumbest. Episode. Ever. Ziriteurn.

Ou la découverte d'une boîte antique mystérieuse renfermant un démon ancien (le dieu Seth) cornu et vaporeux... Seth, qui prend possession du personnel d'une base sous-marine et les tue un à un. Super mal foutu, et kitsch au possible, surtout grâce au "jeu" des possédés....

2x19 : On retrouve ici la clairvoyance des scénaristes. Ted Raimi qui ouvre l'épisode en disant "Il arrive des trucs à tout le monde, sauf moi", et qui veut quitter le Seaquest, ça sonne tellement vrai. Ben ouaip, il ne sert à rien, le Ted... Donc un Raimi-centric avec un grand méchant h@ck3rz qui se force à parler comme Mossieur Moviefone, et qui libère la méchante du season premiere avec des androïdes, pour qu'elle aille draguer Raimi. Mal écrit, mal joué, et sans enjeux aucuns, puisqu'ils sont tous réglés en 20 secondes, sans véritable conclusion ni continuité.

2x20 : Un drogué télépathe et bionique manipule les esprits des membres de l'équipage du SQ... zzzzzz....

2x21 : Encore un Piccolo centric, avec l'un de ses anciens codétenus à branchies qui s'évade, embarque Piccolo avec lui en avion, et se crashe en territoire ennemi, dans la jungle... où ils sont chassés par un Predator du pauvre... pas vraiment sci-fi, mais certainement très barbant.

2x22 : Un season finale piteux. Mark Hamill revient, le SQ est enlevé par les extraterrestres (!), et relâché sur une planète aquatique (!!), pour les aider à lutter dans une guerre interstellaire contre leurs ennemis... WTF !!?

Ce qui est amusant, c'est qu'on voit bien dans le jeu de Roy Scheider qu'il se fait profondément ch*er (n'ayons pas peur des mots) dans ces épisodes de science-fiction médiocre. Les maquillages sont fauchés (digne du Star Trek des 60s), et l'épisode se résume à des tirs de lasers dans des corridors. Quand au cliffhanger, huhuhuhu... le SQ est coulé, l'équipage en difficulté, à suivre... whatever.

Donc, bilan saisonnier : une saison très très mauvaise, mais à un point incroyable.

C'est vraiment le cas d'école de "comment couler une série avec du potentiel en moins d'un an". Même la musique perd monstrueusement en qualité entre la saison 1 et la fin de la saison 2, John Debney puis Don Davis mettant successivement les voiles.

Cela dit, maintenant, je suis assez impatient de voir la saison 3, puisque c'est Seaquest, 30 ans après, et qu'il y a cette vieille ganache de Michael Ironside aux commandes... de toute façon, ça ne peut pas être pire que la s2... n'est-ce pas ? :S

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Les bilans de Lurdo : Defenders Week-end (4/4) - The Defenders (2017)

Publié le 19 Novembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Action, Fantastique, Netflix, Marvel, MCU, Thriller

Précédemment, dans le monde merveilleux de Marvel/Netflix :

- deux saisons mitigées de Daredevil : du 3/6, pour des raisons un peu différentes - d'un côté, les balbutiements du héros et du MCU-Netflix, sauvés par un antagoniste mémorable, et de l'autre, un excellent Punisher, mais un arc Elektra/La Main insipide qui a rendu Murdock antipathique ;

- une saison similaire de Luke Cage : 3/6, très stylisée, mais s'effondrant totalement dans sa seconde moitié, après la mort de son premier antagoniste ; 

- une saison de Jessica Jones particulièrement encensée par la critique (la même critique qui a décrété que Wonder Woman était le meilleur film de super-héros de tous les temps, parce que girl power !!), mais que j'ai particulièrement détestée et qui, hormis Killgrave & Hellcat, est tout simplement une perte de temps (2/6) ;

- une saison d'un Iron Fist mal choisi et incapable (1.75/6), avec un protagoniste qui n'apporte rien aux personnages déjà en place, et se fait totalement éclipser par ses personnages secondaires ; une série qui peine à établir la Main comme une menace crédible, et son personnage principal comme un héros crédible.

Bref, à la veille du grand crossover entre tous ses héros, façon Avengers, un bilan plus que mitigé pour les séries Marvel/Netflix, bourrées de problèmes d'écriture, de rythme et de casting...

The Defenders :

Alexandra (Sigourney Weaver), le leader de la Main, est mourante : ramener à la vie Elektra (Élodie Yung) sous la forme du Black Sky a coûté très cher à son organisation, et Alexandra est désormais contrainte d'accélérer notablement les plans nébuleux de la Main. Mais ces manigances ne passent pas inaperçues, et vont mener à l'association de tous les justiciers de New York : Luke Cage (Mike Colter), Daredevil (Charlie Cox), Iron Fist (Finn Jones), et Jessica Jones (Krysten Ritter)...

La promesse de ce Defenders, diffusé en plein été par Netflix, c'était de réussir à plus petite échelle ce que les films Avengers avaient plus ou moins accompli au cinéma : réunir tous les héros du MCU/Netflix déjà établis dans leurs séries respectives, afin de les confronter à une menace de taille.

Et avec seulement huit épisodes de prévus, la mini-série Defenders promettait aussi un rythme plus soutenu et mieux maîtrisé, réglant ainsi l'un des problèmes principaux de toutes les séries Netflix.

Malheureusement, autant le dire tout de suite, la promesse n'est pas tenue. Problème de budget, d'écriture, de scénario ? Une chose est sûre : Defenders tombe vraiment à plat, et plutôt que de s'appuyer sur les points positifs des séries qui l'ont précédée, la série est véritablement plombée par les défauts récurrents de celles-ci, et par leurs erreurs créatives.

À commencer par :

- Des antagonistes insipides.

La Main n'a jamais fait un adversaire particulièrement intéressant, et hormis Madame Gao, ses représentants ont toujours déçu. Ici, on en apprend plus sur leurs motivations : Alexandra et ses quatre sbires - dont Gao et Bakuto - forment les cinq doigts de la Main, ils sont immortels, ils veulent déterrer un squelette de dragon enterré sous New York, afin d'en utiliser les os pour continuer à vivre éternellement (et retrouver le chemin de K'un-Lun)... et tant pis si la ville est détruite à cette occasion.

Soit. Malheureusement, cette incarnation de la Main est tout sauf menaçante, et semble avoir licencié 95% de ses ninjas depuis la dernière saison de Daredevil. Pire : Sigourney Weaver a beau faire tout son possible, et dominer ses sbires de son charisme (et de sa taille), son personnage est affreusement sous-exploité (et cantonné à débiter des platitudes insipides).

Ce qui intéresse les scénaristes, c'est Elektra (devenue le Black Sky, l'arme suprême de la Main), et lorsque cette dernière élimine Alexandra aux deux-tiers de la saison, on ne peut qu'avoir de mauvais flashbacks de la transition Cottonmouth/Diamondback de Luke Cage.

- Elektra, donc.

Il faut être lucide : Defenders, c'est une sorte d'Iron Fist 1.5 et de Daredevil 2.5, ni plus, ni moins : Luke Cage et Jessica Jones font globalement de la figuration, puisque tout gravite autour de la Main, et des personnages ayant été en contact avec eux. Et sur le front de Daredevil, cela implique toujours plus de Murdock et d'Elektra, une romance impossible qui ne fonctionnait déjà que très moyennement dans la série de base, et qui est supposée, ici, ancrer l'apogée émotionnelle de la mini-série, et notamment les deux derniers épisodes de la saison.

Pas de chance, si l'on ne s'intéresse pas du tout au couple, on finit par regarder tout ça d'un oeil très passif, et à attendre la résolution inévitable du combat Murdock/Elektra.

- Le rythme.

Huit épisodes seulement, dont certains d'une quarantaine de minutes à peine... et pourtant, impossible de se défaire de l'impression que les showrunners sont incapables de gérer leur rythme ou leur narration, et qu'ils n'avaient que quatre ou cinq épisodes de contenu : c'est inutilement bavard, c'est souvent plat, ça privilégie les dialogues à l'action, ça fait du surplace...

- La réalisation.

J'ai bien ri en lisant les critiques extatiques qui applaudissaient la réalisation stylisée de Defenders : les deux premiers épisodes sont tout simplement affreux, de ce point de vue.

S.J. Clarkson, leur réalisatrice, a supervisé l'ensemble de la série, définissant le code couleur simpliste un héros = un éclairage coloré au néon établi dans le pilote (et abandonné en cours de saison), mais elle  possède par ailleurs un style visuel immonde, digne d'une débutante en école de cinéma, qui pense que réalisation excentrique et arty = bonne réalisation.

On se retrouve ainsi, dans les deux premiers épisodes, avec des plans debullés à gogo, des cadrages improbables, des transitions ratées, d'énormes problèmes d'axes et de raccords, d'éclairage, de découpage, un montage illisible, etc. Autant dire qu'une fois Clarkson évacuée du poste de réalisatrice, j'ai enfin pu respirer un peu, même si la réalisation de la série, dans l'ensemble, est restée quelconque et insipide.

- L'action.

Malheureusement plus proche de celle d'Iron Fist que de celle de Daredevil : souvent dans l'ombre, souvent approximative (notamment au niveau des doublures - celle de Jessica Jones est assez visible), souvent décevante et plombée par une réalisation et un montage cache-misère, et à la mise en scène particulièrement médiocre.

C'est bien simple, on se demande souvent si le budget de Defenders n'a pas été drastiquement réduit en cours de production, tant les 3/4 des affrontements et des scènes d'action souffrent de maladresses et d'astuces de films à petit budget, visant à rendre le tout artificiellement dynamique (je pense notamment aux figurants anonymes qui déplacent de nombreuses caisses dans les couloirs et escaliers de l'immeuble, lors de la première scène d'action de la série, ou encore à l'utilisation du Wu-Tang Clan en bande originale d'un affrontement).

- La gestion des personnages.

Non seulement les personnages secondaires sous assez mal utilisés (ils sont parqués dans le commissariat et n'en sortent quasiment pas ; Misty Knight, elle, est cantonnée au rôle de policière-obstacle), mais en plus, les personnages principaux ne fonctionnent réellement bien qu'en duo : Jessica Jones & Murdock, Iron Fist & Luke Cage... lorsqu'ils sont tous placés ensemble, Fist & Murdock deviennent redondants, et Jessica Jones finit par faire de la figuration dans les combats.

- L'écriture en général.

Entre toute la mythologie de la Main et du Black Sky, pas forcément totalement cohérente avec ce que l'on en sait depuis la première saison de Daredevil, les dialogues laborieux dont les acteurs s'acquittent tant bien que mal (Jones et Colter ont un peu de mal avec les scènes d'exposition), la caractérisation fluctuante de certains personnages (scène A : Colleen incite Danny à trouver des partenaires pour leur combat, Danny refuse fermement ; scène B : Danny tente de convaincre les autres Defenders de faire équipe avec lui, Colleen préfèrerait faire cavalier seul), et les ellipses inexplicables dans la narration (Cage percuté par un camion, mais qui réapparaît dans la scène suivante en ayant capturé un méchant hors-champ ; les Defenders confrontés à la police dans l'entrée de l'immeuble, Cage qui s'avance en disant qu'il ne peut pas les laisser faire, et dans la scène suivante, tout le monde est en train d'évacuer poliment l'immeuble... tout ça, ça sent les scènes coupées au montage ou au tournage), l'écriture de la mini-série sent le bâclage et la précipitation.

Bref, énormément de problèmes et de défauts récurrents dans cette mini-série, des défauts qui ne sont pas surprenants pour quiconque a visionné les séries-mères en gardant un regard objectif.

Heureusement, tout n'est pas à jeter dans ce Defenders, et j'avoue avoir été surpris pas certaines des qualités de cette saison.

+ Iron Fist.

Oui, Danny Rand est un petit con privilégié, pompeux et prétentieux, qui a un balai profondément enfoncé dans le fondement, une haute opinion de lui-même et de sa destinée, et qui, au final, n'est pas bon à grand chose.

Mais là, il est délibérément écrit comme tel, et ça change tout : alors qu'il était sensé être le héros de sa série, ici, son ineptitude fait partie intégrante du personnage.

Danny Rand est donc officiellement incapable, il tombe dans le piège d'Elektra, il se fait tabasser par les autres Defenders, il se fait remettre à sa place par Luke Cage, tout le monde se moque de son ton péremptoire, etc.

Et en prime, Danny semble murir un peu au cours de la saison, en voyant Daredevil se sacrifier pour sa ville ! Miracle ! Peut-être qu'il sera enfin supportable dans la saison 2 d'Iron Fist !

+ Jessica Jones.

Un peu comme dans le cas de Danny, Defenders m'a quasiment réconcilié avec Jessica Jones. Débarrassée de sa caractérisation caricaturale et de la plupart de ses personnages secondaires insipides, Jessica Jones trouve ici des personnages avec du répondant, et qui l'obligent à s'impliquer.

Résultat : elle devient drôle, forme un duo intéressant avec Murdock, et surtout, elle mène un gros travail d'investigation dans la première partie de la saison. On la voit enfin vraiment faire son travail, ce qui manquait cruellement à sa série, tant elle était trop centrée sur son personnage.

On pourra regretter que les scénaristes n'aient pas su vraiment comment justifier son intégration à l'équipe sur la fin (elle est dépassée en force par Luke, et n'a aucun entraînement au combat, ce qui ne la rend pas très efficace sur le champ de bataille), mais bon...

+ Stick.

Il est mort. Avec son moignon en plastique acheté dans un magasin de farces et attrapes. Bon débarras. Idem pour la Main, d'ailleurs.

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Alors que dire, au final, de cette mini-série crossover des séries du MCU/Netflix ?

Pas grand chose de positif. Au mieux, Defenders est médiocre, et se regarde distraitement, en attendant que les scénaristes en aient fini avec leurs ninjas insipides, et leur budget visiblement ultra-limité.

Et l'on se demande de quoi le futur sera fait. On sait d'office que les prochaines séries auront toujours le format 13 épisodes, ce qui posera toujours les mêmes problèmes de structure et de narration.

Daredevil saison 3 ? Une probable adaptation de l'arc Born Again, comme sous-entendu par l'image finale de Defenders...  le retour de Kingpin, l'opposition Nuke/Daredevil, la mère de Matt... mouais. Pas forcément le plus intéressant, mais ça dépendra du traitement.

Luke Cage saison 2 ? À part le bras cybernétique de Misty (d'ailleurs, ils ont raté là une belle occasion d'intégrer Stark Industries au monde Netflix), et la présence de Shades et Mariah, pas de pistes évidentes.

Iron Fist saison 2 ? Un Danny plus mûr, mieux entraîné, et... ? Mystère.

Jessica Jones saison 2 ? La réouverture d'Alias Investigations, une Jessica plus ouverte et sociable... ?

Outre le Punisher, qui devrait rester relativement indépendant des séries Defenders à venir, le futur du MCU/Netflix est assez flou, comme si les scénaristes n'avaient pas vraiment songé à celui-ci, au delà de la première saison des Defenders.

Espérons qu'ils vont profiter de ce flou artistique pour remettre les choses à plat, et repenser leur approche scénaristique (des saisons composées de deux ou trois mini-arcs seraient déjà nettement plus intéressantes qu'un seul arc principal qui s'essouffle à mi-parcours)...

  

Dès lundi, les Téléphages Anonymes entament une semaine Punisher, retraçant chaque jour le parcours cinématographique de ce bon vieux Frank Castle, pour finir par la série Punisher qui lui a été très récemment consacrée par Netflix

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Les bilans de Lurdo : Titans, saison 2 (2020)

Publié le 20 Mars 2021 par Lurdo dans Review, Télévision, Fantastique, Drame, Romance, Action, Jeunesse, Science-Fiction, Les bilans de Lurdo, USA, DC

La saison 1 des Titans, adaptation grimdark des Teen Titans de DC Comics, chapeautée par Geoff Johns, Akiva Goldsman et Greg Berlanti, ne m'avait pas convaincu (critique ici) : violence forcée, provoc pseudo-adulte, casting inégal, costumes souvent risibles, et surtout, un déroulement particulièrement bancal de la saison, plus préoccupée par le placement d'un backdoor pilot pour Doom Patrol et par les atermoiements de Hawk et Dove que par sa structure globale, mollassonne et décousue.

Le tout finissait par donner l'impression de vouloir faire tout et son contraire, sans parvenir à exceller dans la moindre catégorie : un programme conciliant les qualités et les défauts des séries Berlanti, avec les faiblesses de l'écriture de Johns et Goldsman, l'attitude immature du Snyderverse et les limites d'un budget tv... et rien n'est plus caractéristique de ces soucis que les choix effectués en fin de saison 1, des choix qui se répercutent directement en début de saison 2.

Titans, saison 2 (2020) :

Lorsque Rose (Chelsea Zhang), une jeune femme aux pouvoirs étranges, est recueillie par Dick Grayson (Brenton Thwaites) et logée dans la tour des Titans, à San Francisco, c'est le début d'une spirale infernale : car Rose est la fille de Slade Wilson (Esai Morales), un vieil ennemi de Dick et de la première génération de Titans... et Slade, un mercenaire aux super-pouvoirs plus connu sous le nom de Deathstroke, est bien décidé à se venger de l'ex-Robin et de ses collègues.

Car cette saison 2, c'est surtout la saison du reboot, de la réinvention, et de la rétrocontinuité. La série a réalisé que sa saison 1 n'était pas terrible, et décide soudain de changer de cap...

Mais avant d'aller plus loin, mentionnons un point qui explique beaucoup de choses : le showrunner officiel de cette saison 2 (alors qu'en saison 1, il était au second plan), c'est Greg Walker... un ancien de Smallville et des Defenders. À partir de là, forcément, il ne fallait pas s'attendre à des miracles, et une grande partie des problèmes de la série trouvent une explication.

La s1 se concluait ainsi par un épisode dans la tête de Dick Grayson, hanté par un Batman meurtrier : pour une raison ou une autre, les producteurs avaient fait le choix d'amputer la saison 1 de son épisode final, qui aurait dû mettre en scène l'affrontement des Titans contre Trigon, le père démoniaque de Raven.

L'objectif avoué de la production, à l'origine de cette manœuvre : finir la saison sur un cliffhanger (Dick succombant à son côté obscur) et démarrer la saison suivante sur les chapeaux de roue, en mélangeant les restes du final de la s1 avec de nouvelles scènes fraîchement tournées.

Malheureusement, Titans a préféré la jouer à la Smallville - toutes les sous-intrigues de la saison 1 sont ainsi bouclées en une petite demi-heure, Trigon (aux effets numériques ratés) est éliminé en trente secondes, et le programme repart aussitôt dans une nouvelle direction, présentant, en l'intervalle de 20 minutes, le Bruce Wayne de cet univers (un Iain Glen à la limite de l'erreur de casting et plus près d'Alfred que de Batman), le Deathstroke de cet univers (nettement plus convaincant), et en réécrivant l'histoire des Titans : désormais, on nous explique que Dick, Hawk, Dove et Donna étaient autrefois les Titans 1.0, qu'ils se sont séparés suite à une histoire impliquant Deathstroke, et que les Titans 2.0 sont un moyen, pour Dick, d'expier les fautes du passé en formant une nouvelle équipe, dans une tour ultra-moderne financée par Bruce Wayne.

Autant dire que ce soft reboot maladroit fait un peu un choc lorsqu'il se produit. La bonne nouvelle, cependant, c'est que ce changement de direction ne perd pas de temps, narrativement, et oppose aussitôt les Titans à Deathstroke et à son sbire, Doctor Light.

Bien vite, cependant, les problèmes des productions Berlanti rattrapent le show : les costumes, les perruques et les combats chorégraphiés sont toujours aussi approximatifs, le rythme se fait en dents de scie, pour laisser la place à énormément de scènes mélodramatiques et de disputes façon CW, la menace Deathstroke (plutôt réussie) est affaiblie par l'inutilité d'un Doctor Light au look risible (et qui est rapidement éliminé) et la série a tellement de personnages secondaires qu'elle peine à tous les exploiter (Raven et Beast Boy font de la figuration pendant 80 % de la saison, Aqualad apparait dans un épisode flashback et est immédiatement "évacué", Starfire passe un tiers de la saison loin du groupe, etc).

Et pour ne rien arranger, on a aussi l'entrée en scène de Superboy (Joshua Orpin), à mi-saison. Un Superboy teasé en post-générique de saison 1, qui revient ici sous un nouveau visage (nettement moins bodybuildé),  qui a droit à son épisode flashback (et une relation maternelle compliquée avec une scientifique de Cadmus à l'interprétation fébrile qui ne m'a pas convaincu), qui est accompagné de Krypto (excellent !), qui discute avec un Lionel Luthor décati (malheureusement, personne ne parviendra à égaler John Glover dans ce rôle), et qui se pointe in extremis, tel un deus ex kryptonia bien pratique, pour sauver Jason Todd d'une chute mortelle.

Honnêtement, ce Connor est peut-être la vraie réussite de cette saison, innocent torturé entre ses deux héritages génétiques (Luthor et Superman), accompagné de son toutou, et qui donne enfin quelque chose à faire à Beast Boy, qui devient son ami. Et surtout, il permet de remplir un peu la seconde moitié de la saison, alors que les scénaristes succombent à leurs pires instincts et que la saison s'essouffle considérablement, pour terminer totalement sur les rotules.

L'intrigue principale de la saison (Deathstroke qui veut se venger des Titans, qu'il rend responsable de la "mort" de son fils Jericho) est ainsi narrée de manière décousue, ici par un épisode flashback, ici par des sous-entendus dans les dialogues, ici par des mini-flashbacks, et se paie une grosse pause narrative, durant laquelle les Titans se séparent, vexés (de manière bien mélodramatique et forcée) par les mensonges de Dick.

Chacun part alors dans son coin pendant plusieurs épisodes : Hawk et Dove retournent chez eux, pour s'y disputer et sombrer de nouveau dans l'alcool et la drogue (Hawk qui s'essaie au cage fighting, c'est un moment assez piteux) ; Raven fugue et se rapproche d'une sdf ; Donna se prend pour Jessica Jones ; Jason couche avec Rose ; Starfire prépare la saison 3 avec l'arrivée de sa sœur ; et Dick, lui attaque des policiers pour être envoyé en prison, et y expier ses fautes.

Une sous-intrigue assez ridicule (son grand pêché est d'avoir affronter seul Deathstroke, de s'être pris une tannée, et d'avoir été sauvé par le sacrifice de Jericho, qui a intercepté le coup fatal porté par son père), qui frôle l'appropriation culturelle lorsqu'il choisit pour emblème et pour nom des idées "empruntées" à ses compagnons de cellule latinos, qui n'hésite pas à partir dans la semi-parodie (Dick est hanté par l'incarnation de sa culpabilité, qui prend l'image de Bruce Wayne, un Bruce Wayne cabotin qui en fait trois tonnes, dansant notamment le Batusi dans un strip-club...) et qui se finit de manière vraiment naze, par une évasion bancale, et par une explication moyennement convaincante - tout était prévu depuis le début par Deathstroke et par sa fille, qui travaillaient ensemble.

Une relecture capillotractée du Judas Contract du comic-book, qui se conclue de manière bâclée lorsque Rose Wilson (la fille de Slade) transperce son père de son épée. Deathstroke meurt immédiatement, paf, on passe à autre chose.

Cette autre chose étant les manipulations de Cadmus et de Mercy Graves (Natalie Gumede incarne ici une Mercy Graves implacable - sauf lors de sa vie de famille avec ses deux enfants adolescents et sa femme, qui ne la respectent pas), qui capturent Beast Boy et Connor, les lobotomisent, et les envoient se battre contre les Titans fraîchement réunis.

Résultat : les Titans triomphent, mais pas avant que Donna Troy ne se sacrifie de manière totalement forcée et clichée (en tentant de sauver quelqu'un, elle est victime d'un pylône électrifié qui tombe, alors même que Connor et les autres Titans l'observent sans bouger, à un mètre de là), et après une brève période de deuil, l'équipe se reforme officiellement, la série nous gratifiant d'un générique de fin sur fond de "We are fa-mi-ly !".

Difficile de faire plus frustrant et pataud, à vrai dire, et c'est un peu ce qui caractérise la saison dans son ensemble : ponctuellement, ça fonctionne. Ponctuellement, c'est amusant et dynamique. Ponctuellement, ça en jette un peu (Nightwing est ainsi visuellement assez réussi... malgré la chorégraphie faiblarde des combats).

Mais le plus clair du temps, les problèmes habituels des séries Berlanti, les facilités scénaristiques (la temporalité de la fin de saison est bancale, au mieux) et les approximations de Smallville, le mélodrame sombre et edgy du Snyderverse (tout le monde se fait la gueule, les non-dits abondent, on voit Beast Boy se faire torturer à cerveau ouvert) et les limites budgétaires de la télévision (Beast Boy ne se transforme qu'une fois et demi de toute la saison, en tigre) tirent le tout vers le bas.

Et puis il y a cette tendance toujours aussi agaçante qu'a la série de tenter d'avoir le beurre et l'argent du beurre : le show passe son temps à montrer "Bruce Wayne" (d'ailleurs, tout le monde le tutoie, même les nouveaux arrivants au sein des Titans, ça fait bizarre), à parler de Superman, de Batman, de Lex, etc, etc, etc... mais lorsque les Titans sont confrontés à des situations qui les dépassent, lorsque Aqualad est abattu d'une balle dans la tête par Deathstroke, la Justice League est aux abonnés absents. Lorsqu'un clone surpuissant de Superman se fait connaître et attaque des policiers en arborant le symbole de Superman... ce dernier est étrangement injoignable. Lorsque Jason Todd, le Robin en place, est kidnappé et torturé par Deathstroke, Batman ignore totalement la situation.

Il arrive un moment où les limites de la série deviennent vraiment gênantes, et tout cela finit par se combiner pour donner un programme trop brouillon et trop frustrant pour vraiment être satisfait par ce qu'il nous propose.

En soi, la saison 2 de Titans n'est pas désastreuse, et pour peu qu'on ait conscience des défauts nettement prononcés du programme, il est possible de s'amuser et de trouver ce programme agréable à suivre, surtout pour voir les différentes incarnations de ces personnages iconiques.

Mais il ne faut pas rêver : sur l'échelle des adaptations télévisées super-héroïques, Titans se trouve plutôt dans la moitié basse... et c'est la faute d'un véritable manque de direction et de rigueur à de nombreux échelons de la production.

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

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Les bilans de Lurdo : Two Guys, a Girl & a Pizza Place (Un toit pour trois)

Publié le 22 Décembre 2011 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Comédie, Sitcom, ABC, Romance

Sitcom ABC créée en 1998, et mettant en scène des acteurs devenus depuis assez célèbres : Nathan Fillion (Castle), Ryan Reynolds (Green Lantern), Traylor Howard (Monk), etc... Le concept ? Trois amis (Pete l'étudiant en architecture stressé, Berg le glandeur en école de médecine, Sharon et ses problèmes de coeur) cohabitent tant bien que mal dans leur appartement : une idée simple, basique, mais qui fonctionne.

Saison 1:

Je ne sais pas si c'est parce que la série se cherchait un peu, ou si les dix ans de sitcom diffusées depuis ont épuisé les ficelles du genre (HIMYM, notamment, est joyeusement passé par là ensuite, reprenant le héros petit brun étudiant en architecture, vivant en coloc avec son meilleur pote, un grand blond gaffeur), mais je me suis trouvé assez mitigé devant ces 13 premiers épisodes (qui plus est diffusés dans le désordre). Dès le pilote, on sent un rythme étrange, avec des scènes de dialogues de 5-7 minutes entre les deux protagonistes principaux, sans interruption, et une écriture assez basique, qui donnent un produit final plutôt banal selon les critères d'aujourd'hui.

Reste un cast attachant et plutôt bon (Reynolds en roue libre, notamment), et le gimmick fendard de la série : le gros barbu qui se prend chaque semaine pour un personnage de fiction différent. J'attends de voir si le show trouve son rythme de croisière avec l'arrivée de Nathan Fillion en saison 2.

Saison 2 :

Ah, ben voilà : tout de suite, c'est clairement plus rythmé et dynamique. Nombreux changements (jamais vraiment expliqués) par rapport à la s.1, avec la disparition du patron black de la pizzeria, ainsi que du barbu cinéphile ; un recentrage sur les trois persos principaux, notamment Sharon, qui existe enfin un peu ; l'introduction de personnages et intrigues récurrentes : Nathan Fillion, en ouvrier un peu bourru qui devient le mec de Sharon ; Ashley, une pimbèche ironique qui devient le love interest après lequel Ryan Reynolds court pendant toute la saison ; et une mère divorcée en guise de romance pour Pete, qui remet d'ailleurs radicalement en question son choix de carrière.

Bref, en comparaison avec la s.1, c'est bien plus sympa, un peu plus soapy/shipper, mais aussi beaucoup plus déjanté (l'épisode d'Halloween avec son Ryan Reynolds maléfique qui massacre tout le monde, et la preview finale de l'épisode suivant, qui montre des décors vides... vu qu'ils sont tous morts), et avec des têtes connues du monde de la tv en guests occasionnels (les Barenaked Ladies, des habitués de 30 Rock et Scrubs, Anthony Head nu, etc...).

Un bond qualitatif franchement très agréable, en tout cas.

Saison 3 :

Bilan mitigé : une saison un peu trop shipper à mon goût, et avec quelques facilités scénaristiques auxquelles je n'ai pas vraiment accroché.

Les + :

- Nathan Fillion, qui est passé de second rôle/love interest à premier rôle qui vole souvent la vedette aux autres acteurs.
- Ryan Reynolds, qui cartonne aussi.
- Le perso d'Irene, la voisine psychopathe obsessive et collante, une sorte de Janice, perso récurrent interprêté de manière génialement ovairezetaupe.
- Germ (joué de manière convaincante par Giuseppe Andrews), le glandeur de service qui apparaît une fois de temps en temps.
- Le cast de manière générale, qui est excellent, et maîtrise sans problème leurs persos et le rythme de la série.
- Idem pour les scénaristes, désormais bien à l'aise dans la majorité des épisodes.
- Les vannes Ashley/Pete, non stop, acides, et franchement fendardes.
- L'épisode Halloween II, avec la cave du sous-sol qui recèle un labo secret, dans lequel un savant fou en hibernation revient à la vie, et procède à des échanges de cerveau entre les quatre membres de la bande, plutôt fendard (le couple Reynolds/Fillion, hilarant).
- L'épisode "vidéosurveillance", avec Irene de plus en plus cinglée, et une fin d'épisode totalement nawakesque.
- Les gimmicks occasionnels, flashbacks, récits déstructurés, épisodes spéciaux, etc, très HIMYM.
- L'épisode qui sous-entend que tout le personnel de l'hopital se prépare à une orgie dans l'appart de Berg & Pete.
- L'épisode du mariage mexicain, amusant, et à la chute finale prévisible (on la sentait venir pendant toute la saison) mais réussie.

Les - :

- Sharon, qui, avec la préparation de son mariage, devient au fil de la saison de plus en plus hystérique et autoritaire, agaçante comme une Monica Geller ou une Lily au pire de leurs caractères.
- Ashley, qui une fois séparée de Berg ne sert plus à grand chose hormis à vanner Pete et Berg.
- Les changements de carrière de Pete, qui passe par tous les jobs, pour finir apprenti pompier. Limite je me suis demandé si la production n'essayait juste pas d'utilliser tous les décors disponibles dans les studios, histoire de trouver quelque chose à faire au personnage.
- Le perso de Tiffany Amber Thiessen, qui apparaît en même temps que la carrière de pompier de Pete. Un perso totalement inutile, écrit comme un clone d'Ashley, et qui n'est utilisée que pour mettre en place un triangle amoureux bidon entre elle, Pete et Berg, le temps d'un épisode. Alors qu'honnêtement, après deux saisons passées à s'envoyer des insultes au visage, une relation amour/haine entre Pete & Ashley aurait eu exactement le même effet, en plus de donner quelque chose de consistant à faire à Ashley.
- Les doutes soapy du couple de Sharon, qui va se marier, et puis en fait non, et puis si, et puis non, et puis ils manquent de se séparer, et puis non, blablablablablabla.
- Les occasionnels guests musicaux, totalement gratuits. Et inutiles. M'enfin à la limite ils ne sont pas trop gênants.

Bref, une saison un peu en demi-teinte, cédant trop facilement aux sirènes du mélodrame gratuit, mais qui reste néanmoins très sympathique à suivre. J'espère qu'on ne va pas assister à un reboot de la nouvelle relation de Berg en début de s.4.

Saison 4 :

Ultime saison de cette sitcom, et encore une fois une saison dont je ressors un peu mitigé.

Les + :

- La relation Berg/Irene, à la fois marrante et supra attachante, avec Berg qui se la joue amant délaissé, le tout évoluant en un truc assez joli, malgré son côté shipper.
- L'épisode d'Halloween, avec Irene possédée par Satan, qui môôôôôôôôôôdit la petite bande : Pete se retrouve avec une tête d'Ashley qui lui pousse sur l'épaule (Evil Dead 3-style), Sharon qui se retrouve avec un pénis (la réaction de Nathan Fillion : "it's bigger than mine !" ), Berg qui se retrouve lépreux pustuleux aux dents jaunes, au cheveu sur la langue, et qui perd des membres au fil de l'épisode ; très très fendard.
- L'épisode des fuites d'eau, assez amusant, avec toutes les canalisations qui fuient les unes après les autres dans les appartements, et Berg en grand bébé capricieux, coaché par Sharon & Johnny.
- L'épisode muet, avec uniquement une musique d'ambiance, un fight d'Ashley contre Rachael Harris et son troupeau de femmes enceintes dans le métro, une séquence de danse entre Pete (formé à Broadway, apparemment) et une inconnue + le début sérieux du shipper Ashley/Pete.
- L'inclusion occasionnelle et sympathique de bétisiers en fin d'épisode.
- Le caméo, dans une poignée d'épisodes, du mythique Choda Boy en postier obsédé par Irene.
- Le caméo du Juge Banks, from Prince of Bel-Air.
- Le coup de la capote phosphorescente surnommée Lightsaber, qui donne lieu au cliffhanger de l'épisode final.

Les - :

- Ashley, qui ne sert toujours à rien, si ce n'est à alimenter le shipper avec Pete, qui est über lentement développé au cours de la saison, et se conclut de manière abrupte.
- Tiffany Amber-Thiessen, qui est lâchement kelleyrisée par la prod en une poignée d'épisodes, presque hors-champ.
- Le côté girouette de tous les persos, qui changent tous de carrière au gré de leurs envies, une ou deux fois par an.
- L'arc sur la mère sexy de Berg, qui finit par coucher avec Pete... ça rappelle très fortement d'autres trucs du même genre faits dans une autre sitcom...
- Du shipping à ne plus savoir qu'en faire, jusqu'à l'écoeurement. Berg/Irene, forcément, mais aussi Ashley/Pete, qui passent toute la saison à s'engueuler avant de finalement coucher ensemble. Dommage qu'il ait fallu attendre la fin prématurée du show pour que la prod se décide, alors que les spectateurs pouvaient le sentir dès leurs premières joutes verbales.
- And last but not least, Sharon. Tous les persos de la série ont toujours eu un petit côté Seinfeld, couards et mesquins, mais le personnage de Sharon est clairement celui qui a le plus souffert depuis le début de la série. C'est bien simple, c'est typiquement le genre de personnage que j'ai envie d'étrangler dès qu'elle apparaît à l'écran, et ce malgré ma sympathie pour l'actrice. Depuis son mariage avec Johnny - un mec terre-à-terre, ouvrier sérieux et prévoyant, qui pense au futur de sa famille avant tout - Sharon s'est juste changée en mégère. Elle a abandonné son taf pour des raisons d'éthique, passe une saison à glander @home, à être superficielle, râleuse, geignarde, égoiste, jalouse, à changer d'avis comme de chemise, à dilapider l'argent gagné par son mari (pour devenir avocate sur un coup de tête, dans un cabinet dirigé par un pourri sans éthique), et à râler quand celui-ci est forcé de faire des choix difficiles quant à leur train de vie. La parfaite tête à claques, pas aidée par le fait que le perso de Nathan Fillion est assez sympathique, malgré ses quelques défauts (une légère râdinerie, notamment. M'enfin ça peut se comprendre quand l'autre idiote décide un beau matin de se lancer dans des études de droit, et de dilapider l'intégralité des économies - 90000$, je crois - gagnées par Johnny via des placements malins)

Bref, la sitcom est très sympa dans l'ensemble (une fois passée la mini-saison 1), clairement portée à bout de bras par l'interprétation de Ryan Reynolds, Richard Ruccolo, et Jillian Bach, mais assez inégale au final, selon que l'on a un degré de résistance au shipping plus ou moins important. Ajoutés à cela, quelques problèmes de dosage de l'écriture, au niveau de certains persos. Rien de bien grave, cependant, et c'est assez comparable avec les problèmes que l'équipe de How I Met Your Mother n'a pas su gérer au fil du temps...

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Critique éclair : True Blood, saison 4

Publié le 7 Juin 2012 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Horreur, Fantastique, Comédie, Drame, Thriller, HBO

Une saison 4 assez surprenante, je dois dire. Au point que mon avis risque d'être assez décousu.

Une fois passée l'ouverture laulesque de la saison, avec son Faeriland digne d'un épisode de Charmed ou de Lost Girl, et une fois assimilées les évolutions des divers personnages (parfois bienvenues - la raideur du jeu de Moyer colle bien à son nouveau rôle de Roi - , parfois totalement nawak - Andy accroc au V, ou encore Tara ultimate fighteuse lesbienne = grosse grosse barre de rire), j'ai eu l'agréable surprise de m'apercevoir que la saison possédait une direction, un arc constant, qui faisait beaucoup pour éviter le sentiment d'éparpillement habituel de la série.

Ce qui ne veut pas dire que toutélié de manière utile et judicieuse, loin de là. Toute l'histoire des werepanthers, notamment, semble un vrai boulet pour la prod, qui galère à lui trouver le moindre intérêt, et la zappe à mi-parcours, en laissant en plan tous les werepanthers (notamment la jeunette - interprétée par la meilleure copine de l'ado dans The Middle - qui aide Jason à s'évader, qui est aussitôt menacée de mort par sa famille... et dont on ne sait pas ce qu'il advient) ; mais l'intrigue de la sorcière brulée avance de manière assez consistante, rattachant plus ou moins adroitement la plupart des personnages secondaires du show, d'Arlene/son bébé à Lafayette en passant par Hoyt/Jess, etc.

Eric, notamment, devient assez fun lorsqu'il perd la mémoire, et que l'acteur joue le personnage comme un ado de 13 ans à la limite de l'attardé mental (Alan Ball à la plume de cet épisode, pas étonnant)... Sookie, aussi. Elle a plus de répondant, est moins agaçante... mais en contrepartie, elle couche plus ^^ (d'ailleurs, :mrgreen: sur la scène de Sookie en train de se faire [s]prendre en sandwich[/s] sucer en sandwich par ses deux vampires dans le dernier épisode de la saison, avec la mise en scène bien appuyée, et tout et tout)

Merlotte et son frangin, par contre, au secours, tout comme les werewolves (en voyant débarquer Manganiello à moitié à poil, déguisé en pompier, pendant les MTV Movie Awards d'hier soir, pour promouvoir son film de strippers avec McConaughey et Channing Tatum, je me suis dit que décidément, il les rentabilisait, ses séances de muscu) notamment à cause de Britt Morgan que j'ai envie de baffer dès qu'elle apparaît à l'écran.

J'étais un peu dubitatif de la direction que prenait Jess/Hoyt, et de la manière dont Jason/Jess se mettait lentement en place, mais finalement, c'est assez bien amené, et Jason est moins gros boulet qu'il ne pouvait l'être en saison 1. Par contre, au bout d'un moment, on se rend compte que le show succombe beaucoup trop au [i]trope[/i] du Florence Nightingale Effect, et ce de manière quasi systématique (souvent sur le front de Sookie/ses amants) : pas surprenant, vu que c'est un cliché de la bit-lit, voire de la chick-lit, mais fatiguant à la longue.

Comment conclure...? Ah, je sais : la Buffyfication du show, en particulier dans ses derniers épisodes, avec le grand festival de nawak, à base de bazooka, de barrière magique, de possessions à gogo, de boutique de sorcellerie, de rituels risibles, et son cliffhanger de fin, assez efficace. C'est probablement ce qui pouvait arriver de mieux à la série : un peu de direction, et une intégration assumée de ses composantes débiles.

Bref, c'est toujours bourré de défauts (les défauts des saisons précédentes sont toujours là, de manière plus ou moins prononcée, donc je ne vais pas les répéter), mais ça m'a paru beaucoup plus facile à digérer que la saison trois, voire que la deux. Peut-être que la s5 continuera sur cette lancée (même si ramener encore l'autre big bad, c'est peut-être un peu précipité... et rajouter un [i]weretiger lover[/i] à Sookie, ça rapproche un peu plus le show des aventures [s]sexuelles[/s] d'Anita Blake, et de son statut de Mary Sue auquel nul homme/garou ne peut résister)

(ah, et sur un plan plus trivial, un peu triste de voir Alex Breckenridge y passer aussi rapidement... m'enfin elle aura eu sa scène de nu avant de mourir lamentablement, c'est toujours ça de pris)

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Catch Review : TNA Bound For Glory 2013

Publié le 21 Octobre 2013 par Lurdo dans Catch, Critiques éclair, Review, Télévision, TNA, PPV

Bound For Glory 2013 :

Pré-show :
- Les Bromans ont du renfort, Mr Olympia Phil Heath.
- Un nouvel annonceur backstage... j'espère que ça augure d'une promotion pour JB.
- La MEM est prête.
- Bad Influence vs Los Tacos vs EY Law vs The Bromans - #1 contender match. Public très motivé, match honorable, tout le monde pariait sur Bad Influence, mais SURPRISE ! Ce sont les Bromans qui passent. Petite déception, m'enfin bon, peut-être que les Bromans vont assurer un match de qualité durant le PPV.
- Abyss est (probablement) de retour.
- Bully vient troller un peu le public, et annonce la renaissance des Aces.

Show :
- Ultimate X - Déception n°2. Le match était court, mais très sympa... jusqu'à la fin. Personne ne pariait sur Sabin, mais SURPRISE ! Et puis WTF avec cette échelle...?
- Bad Influence vient protester dans le ring, SURPRISE ! Abyss revient avec son ancienne musique et démolit tout le monde sauf EY.
- Promo backstage de Gunstorm.
- Bromans vs Gunstorm, tag titles - Un match très solide (assez impressionné par le travail des Bromans), avec une fin SURPRISE, qui semble décidément signifier que la TNA a décidé de prendre le contre-pied des fans à chaque match. Pas sûr que ce soit une bonne chose.
- Sting qui fait officiellement rentrer Kurt dans le HOF, classique... sauf que SURPRISE ! Angle refuse, car il ne se sent pas digne. WTF. C'est Russo qui booke, ce soir, ou quoi ?
- ODB vs Gail Kim vs Brooke. KO Title. Bel effort des trois filles, et enfin un résultat logique, malgré le finish surbooké et la SURPRISE de l'alliance Kim/Tapa.
- Les Bromans et Mr Olympia font la fête backstage.
- Roode vs Angle. Match méthodique et consistant, à défaut d'être spectaculaire... jusqu'à la dernière ligne droite, excellente. Quand au résultat, moui, mini-SURPRISE, même si celle-là semble destiné à renforcer la remise en question de Kurt.
- Bully semble avoir reconstitué les Aces d'origine.
- EC3 vs un jobber quelconque (Peter Avalon). Squashisquash. Je m'attends à ce que les WWEbots commencent à se plaindre du finisher de EC3, vu que Dean Ambrose le lui a piqué, et l'utilise désormais à la WWE.
- Magnus vs Sting. Pas vu le match, mais je suppose que c'était honorable, mais court et peu mémorable. Heureusement, Magnus a gagné proprement.
- Promo agressive de Bully Ray.
- AJ vs Bully Ray. HW title. Un match marathon, dans lequel AJ résiste à tout, y compris aux Aces et à Dixie, jusqu'à ce que SURPRISE ceux-ci se retournent (à priori) contre Ray, refusant de sortir des vestiaires pour l'aider, et lui coûtant par là-même le match. Surbooké, mais là, en l'occurrence, c'était logique et cohérent avec toute l'intrigue. J'aurais préféré au moins cinq minutes d'action classique avant que ça ne vire hardcore.

Bref, en lieu et place d'un PPV en béton armé, avec de l'action exceptionnelle et un booking logique, qui auraient pu servir de plate-forme de lancement à une nouvelle année de catch, on a eu droit à l'action solide, plombée par des finishes SURPRISE et du booking à contre-courant. Alors oui, c'est surprenant, c'est sûr... mais ça transforme "le plus gros PPV de l'année" en simple PPV de transition pour le prochain Impact. Mouais.

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Christmas Yulefest 2013 - 35 - Un Rêve Éveillé (2013), Noël au bout des doigts (2013), Mon Père Noël Secret (2013), Guess Who's Coming To Christmas (2013), L'Arbre des Voeux (2010) & Un Mariage en Cadeau (2011)

Publié le 31 Décembre 2013 par Lurdo dans Yulefest, Cinéma, Critiques éclair, Christmas, Noël, Review, Comédie, Romance, Fantastique, Télévision, Hallmark, ABC Family, Lifetime, UpTV

Noël est là, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant tout le mois précédant les fêtes de fin d'année...

Un Rêve Éveillé (Holidaze) :

Une businesswoman occupée retourne dans sa ville natale pour les fêtes de fin d'année, afin de tenter de convaincre les habitants d'approuver l'installation d'une chaîne de supermarchés... jusqu'à ce qu'un coup sur la tête la propulse dans un univers parallèle où elle est mariée, heureuse, et n'a jamais quitté la ville où elle a grandi.

Un téléfilm ABC Family balisé au possible, et agrémenté d'une illustration musicale pop assez agaçante, mais qui fonctionne néanmoins tranquillement, grâce au capital-sympathie de Jennie Garth.

3.5/6 

Noël au bout des doigts (Santa Switch) :

Un agent de voyages au chômage et divorcé se trouve à prendre la place de Santa Claus pendant les fêtes de Noël, et décide d'utiliser ses nouveaux pouvoirs magiques pour reconquérir son ex-femme et sa famille...

Distribution sympathique (Sean Astin, Anne Dudek) pour ce téléfilm Hallmark qui marche directement dans les traces de The Santa Clause. Malheureusement, l'acteur principal un peu terne et quelconque empêche le récit de vraiment décoller, et le spectateur de vraiment s'attacher aux personnages et à leur destinée. Dommage.

2.75/6 

Mon Père Noël Secret (Dear Secret Santa) :

Une businesswoman célibataire retourne s'installer chez son père malade pour passer les fêtes de fin d'année ; là, elle reçoit des lettres anonymes, qui semblent toutes provenir de son ancien voisin et amour d'enfance, décédé trois ans plus tôt...

Un téléfilm Lifetime à  l'intrigue de paradoxe temporel assez familière et entendue, mais qui évite l'ennui grâce à sa distribution (Tatyana Ali en tête), à un ton assez léger, et à une optique assez progressiste (couples mixtes, couples gays, etc...). Rien de révolutionnaire, mais ça se regarde.

3/6

Guess Who's Coming to Christmas :

Suite à un concours, une rockstar en panne d'inspiration passe les fêtes de fin d'année au sein d'une famille gentiment excentrique, rurale et religieuse, qui lui redonne goût à Noël, à la musique et aux vraies valeurs véritables de la vie réelle et véridique...

Un téléfilm Up particulièrement bancal, structuré autour de cartons-titres inutiles qui ressurgissent ça et là, d'un message particulièrement bien-pensant, et de personnages tout aussi ternes que les acteurs qui les interprètent. En soi, ce n'est même pas forcément mauvais, mais c'est particulièrement soporifique.

1.5/6

L'Arbre des Voeux (Farewell Mr. Kringle) :

Une journaliste veuve et ronchonne part dans une petite ville pour enquêter sur le Père Noël local, un vieillard qui a choisi d'endosser l'habit du véritable Santa Claus... et à sa grande surprise, elle retrouve, dans cette bourgade, goût à la vie et à l'amour.

Téléfilm Hallmark basique, conventionnel, et pas très intéressant, notamment parce que Christine Taylor est une actrice principale assez quelconque et transparente. William Morgan Sheppard est excellent, cela dit.

1.5/6

Un Mariage en Cadeau (A Christmas Wedding Tail) :

Les efforts de deux chiens épris l'un de l'autre pour unir leurs maîtres respectifs, respectivement veuf et veuve, par les liens sacrés du mariage...

Une comédie romantique californienne made in Hallmark, avec Jennie Garth, Tom Arnold (parfaitement inutile), et deux chiens doublés par Jay Mohr et Nikki Cox. "Noël" n'est ici qu'un prétexte, rendu d'autant plus évident que le tout a clairement été filmé en été, et si le métrage fonctionne par moments grâce aux acteurs (qui font de leur mieux) et aux deux familles principales, ça reste affreusement balisé et mollasson, dans le genre "faisons une heure sur les préparatifs improbables du mariage plutôt que de raconter une histoire prenante, ça ne se remarquera pas". Meh.

2.25/6

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Catch Review : WWE RAW (09/12/2013)

Publié le 10 Décembre 2013 par Lurdo dans Catch, Critiques éclair, Review, Télévision, WWE

Cette semaine, alors que le PPV arrive à grands pas, la WWE a choisi de tenir ses Slammies. Pourquoi pas... mais c'est un peu une manière de dire aux spectateurs "ne vous attendez pas à grand chose de valable ou d'intéressant, c'est une semaine à gimmick, on ne s'est pas trop fatigués..."

Heure 1 :

Et histoire de bien commencer, on débute avec un match de meublage s'il en est :

- Fandango vs DBry : rien de mauvais, mais un affrontement qui n'est là que pour placer une promo de Wyatt à la fin.

- Booker & Lawler pour annoncer les présentateurs des nominés du Slammy du LOL of the Year, en l'occurrence les New Age Outlaws, qui se prennent pour Kaz & Daniels. Gagnant du prix : The Rock. Qui était le moins pire des nominés.

- On continue sur la lancée du meublage, avec Santino vs Sandow... uniquement là pour avoir l'image de fin sur Big E vs Sandow.

- Arrivent alors les membres du Shield, en costume (la classe ^^), qui viennent présenter le Double Cross of the year. Shawn Michaels est gagnant, et Roman Reigns continue d'agacer Reigns.

- Toujours du meublage, avec Kofi vs Miz... uniquement là pour promouvoir le match de PPV.

- Eve Torres foire la présentation "présente" la Diva of the Year ; les gagnantes sont les Bellas, et tout le monde facepalme.

Heure 2 :

- Toujours en pilotage automatique, pour Reyrey + Show + Rhodes vs Ryback + Axel + Real Americans. Du meublage, encore et toujours.

- Shawn Michaels pour présenter la Superstar of the year. Gagnant = Daniel Bryan, forcément.

- Toujours plus de meublage, avec Hunicara vs ADR.

- Les Prime Time Players présentent l'Audience Participation Award (qui va à DBry).

- Brodus vs Xavier Woods. Un squash de meublage, avec Brodus qui vire heel et démolit le n00b.

- Miz qui présente l'Insult of the Year, remportée par Stephanie.

Heure 3 :

- Punk vs Ambrose. Pourquoi ? Parce qu'il faut meubler encore une heure de show. Pas un mauvais match, loin de là, mais bon... l'intérêt de l'affrontement et ses enjeux n'étaient pas vraiment là, et ce match de meublage n'était là que pour insister sur les problèmes internes du Shield, et sur le match de PPV à venir.

- Segment revenant sur l'historique des ceintures.

- Mick Foley pour présenter le moment extrême de l'année, remporté par Punk (lol).

- Le meublage continue, avec les Usos vs les Wyatts. RAS.

- Bret Hart pour présenter Match of the year : Cena/Rock.

- Natalya vs Tamina. ZzzzzzZZZZzzzzzzz.

- Cérémonie d'"ascension" des ceintures, supervisée par HHH & Steph, et plein d'"ex-champions". Une ovation qui fait plaisir pour Bryan, un Orton qui tente de troller, un Cena qui utilise Bryan pour se mettre le public dans la poche, mais un segment qui se traîne gentiment sur la fin, et qui se finit dans un bordel pas possible qui annonce clairement un PPV à l'identique.

Un show de pré-PPV qui se résume en un mot : meublage. La WWE avait apparemment tiré toutes ses cartouches, et n'avait plus rien à raconter, d'où les Slammies. Reste le PPV, que je pronostiquerai peut-être dans la semaine... et sa fameuse "unification". Le problème étant que plus Cole insistait sur le fait que "ce Raw est la dernière fois que vous pourrez voir les deux ceintures en même temps dans le ring", et moins j'en étais convaincu : je continue de penser que Vince a prévu un finish en queue de poisson, et un retour au status-quo.

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Catch Review : WWE RAW (03/03/2014)

Publié le 4 Mars 2014 par Lurdo dans Catch, Critiques éclair, Review, Télévision, WWE

Pendant une semaine, les rumeurs ont enflé, alimentées par des sites de news de plus en plus certains de leurs informations, et par les réactions de plus en plus virulentes du public de la WWE : ce Raw se déroulant à Chicago, patrie de CM Punk, la compagnie n'allait pas prendre le risque de froisser le public, et de provoquer une émeute.

Et jusqu'au dernier moment, les experts étaient certains du retour de Punk durant Raw... d'autres spectateurs, plus réalistes, s'attendaient quant à eux à ce que la WWE, faute de Punk, se sorte les doigts du BIIIIIIIIP, et prépare un RAW chargé en action de qualité, avec des favoris du public, afin de détourner l'attention des fans de l'absence de leur chouchou. D'autres enfin, les plus cyniques du lot, s'attendaient à ce que Vince et Triple H profitent de l'occasion pour troller les fans et se moquer ouvertement d'eux. Qui aura eu raison ?

Heure 1 :

Le show commence comme on s'y attendait : par le thème de CM Punk. Le public est en délire, tout le monde scande son nom... et la WWE ouvre le feu, en envoyant Heyman faire une pseudo "pipe bomb" : il explique que Punk n'est pas là, et que c'est à cause du public, des fans, et de l'Undertaker. De quoi tout ramener à Taker vs Brock, qui vient faire une promo et démolir Mark Henry... mais le public s'en contrefout, et continue de chanter pour Punk.

Et là, tout est dit : pendant une bonne heure, le public va se défouler, chantant à droite et à gauche, acclamant la victoire (pourtant médiocre) des Usos sur les Outlaws, saluant les trois mouvements de Cesaro dans son match contre Big E (alors que Swagger répète immédiatement la DQ de la semaine dernière), et se déchaînant sur un énième affrontement entre les Wyatts et le Shield (un match très efficace, comme toujours). Ce qui, en retour, a pour effet de laminer l'enthousiasme de la foule qui, malgré un espoir toujours persistant de voir Punk débarquer plus tard, possiblement pour sauver Bryan, baisse petit à petit les bras.

Heure 2 :

Pour ouvrir la seconde heure de Raw, Batista donne une promo pensive backstage : il enterre Bryan, il enterre les fans, il se fait huer. Puis vient un Santino & Emma vs Fandango & Summer Rae, dans l'indifférence générale. Heureusement, le public se réveille progressivement, et quand vient une énième itération de Sheamus vs Christian, les fans chantent pour Punk et perdent patience, ne se montrant pas très tendres avec le match (bref "This is awful", "boring", "end this match"), quand ils ne sombrent pas dans un profond coma. Puis vient les Bellas contre Fox & Aksana, qui endort profondément le public... et l'on passe à l'heure suivante.

Heure 3 :

Dès les premières notes du thème de Bryan, le public explose... mais l'enthousiaste cède bientôt la place à de la haine et des huées quand Trips & Stephanie viennent parasiter le segment. Ils enterrent Bryan dans un quart d'heure de promos croisées entendues mille fois, ce qui leur vaut un chant "assholes" assez réjouissant. Pas si idiote que ça, la WWE a alors la bonne idée de faire d'une pierre deux coups, et de faire entrer dans l'arène Aaron Paul au volant d'une voiture de sport, pour promouvoir Need For Speed : avec lui, Ziggler, face à DelRio, qui perd son match suite à une distraction made in Paul. Un segment indolore. Swagger vs Big E connaît le même sort que le match de Cesaro, les Real Americans se disputent, puis se réconcilient ; arrive Cena, boîteux, qui débite les mêmes platitudes que d'habitude, sous les sifflements polis des fans ; enfin, après un bref segment d'Alexander Rusev (totalement inutile), le main event entre Batista (hué de toute l'arène) et Bryan. Un match en pilotage automatique, et qui se conclue par un Bryan recevant une powerbomb ET un pedigree. Ouaip.

 


 

Bref, ce Raw était un peu ce que tout le monde attendait : du trollage de la part de la WWE, du populisme de la part des babyfaces, un booking volontairement chargé en première heure pour épuiser tout le monde, et un Bryan qui morfle encore plus, pendant que les bookers se contrefoutent des demandes des fans, et le leur font savoir. Et pourtant, ces mêmes fans mécontents qui avaient promis de prendre le show en otage (et qui se sont joliment dégonflés) se sont tous abonnés au Network, et vont tous payer pour regarder Wrestlemania avec fascination... pour pouvoir se plaindre juste ensuite...!

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Catch Review : TNA Impact Live (05/06/2014)

Publié le 6 Juin 2014 par Lurdo dans Catch, Critiques éclair, Review, Télévision, TNA

Après un show de storyline et de transition, il est temps de mettre en place la carte de Slammiversary !

- La Team MVP cherche Joe backstage.

- Joe dans le ring, défie la Team MVP, vanne Kenny King, insulte MVP, bref duel de promo jusqu'à l'arrivée d'Aries... et le tout se termine par MVP bookant Aries vs Joe, loser leaves TNA.

- Magnus se moque gentiment du match de Bram contre Willow, et Bram réplique en se moquant du règne bancal de Magnus. Je continue d'apprécier Bram, qui est très bon dans son rôle.

- Willow vs Bram. Un match tout à fait honorable, avec une fin en queue de poisson qui fonctionne : Magnus a enfin franchi la limite et pêté un cable. Bram est extatique.

- MVP booke les Wolves l'un contre l'autre.

- Anderson joue les cowboys backstage.

- Eddie Edwards vs Davey Richards. Démo technique des deux hommes, malgré un Kenny King à grande gueule au micro, qui asticote les Wolves au micro, et finit par se prendre un bon coup de pied. Un segment réussi.

- Dixie mécontente des actions de MVP.

- Brittany vient s'excuser backstage, mais Maddie la rejette à nouveau.

- Robbie est coulrophobe.

- MVP tente d'influencer Hebner Jr.

- Promo backstage de Joe, pas impressionné, et d'Aries, assez critique envers l'attitude de Joe.

- Les Bromans dans le ring, arrivée de la Menagerie, et duel de promos (et de klaxons) qui m'a bien fait rire. Mini-brawl, et la Menagerie triomphe. Plus court et concis que d'habitude, ça fonctionne mieux.

- Gunner joue aux cartes avec Shaw à l'asile, un Shaw qui semble avoir des dons... étranges. J'aime bien.

- Aries vs Joe. Bon match tant que ça a duré, mais public gentiment mou. Intervention de EY et Bully, qui se débarrassent de l'arbitre, s'excusent au micro, et lancent un défi à la Team MVP + EC3, pour un First Blood match... match que King accepte au grand dam de ses potes.

- Anderson continue de jouer les cowboys alcooliques ("He likes beer !"), Storm n'est pas content, brawl. Storm reprend du poil de la bête, efficace bien qu'un peu too much du côté d'Anderson.

- Gunner & Shaw vont regarder certains des dessins de Samuel, qui est clairement talentueux.

- Maddie vs A-Love. RAS de mauvais, un tv match assez bref. La dynamique Maddie/Brittany est curieuse, mais pas inintéressante.

- Team MVP & EC3 backstage, les tensions règnent.

- Maddie engueule Brittany, et se contredit par là-même.

- Team MVP & EC3 vs Team EY, First Blood match. Le public s'est réveillé, étrangement... sinon, un bon tag match, long et solide. La team MVP préfère laisser EC3 se débrouiller seul en post-match, puis l'attaque backstage... Dixie est furieuse, et il y a désormais trois camps qui s'opposent au sein de la TNA.


 

Un show assez mal accueilli par les fans, qui l'ont trouvé décevant, plat et sans intérêt. Perso, sans crier au génie, j'ai bien aimé... peut-être que j'étais de bonne humeur, ou que je suis tellement habitué à une Impact Zone morte que je n'y fais plus vraiment attention...

(ou alors, c'est parce que j'ai enduré le Raw de Lundi, et qu'en comparaison, cet Impact était du grand art)

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