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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Résultat pour "dexter"

Les bilans de Lurdo : Dexter, saison 8 (2013)

Publié le 20 Août 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Drame, Thriller, Policier, Showtime, Les bilans de Lurdo

Récemment, j'ai retrouvé mes notes de 2013, et je me suis aperçu que je n'avais jamais publié sur ce blog de bilan de la saison finale de Dexter, tant j'avais été dégoûté par cette ultime année. Cinq ans après le bilan de la saison 7, je corrige donc cette erreur, au travers d'un carnet de visionnage datant de l'époque : vous excuserez donc le format décousu et le manque de structure, surtout vers la fin, mais... je n'ai pas eu le courage de m'infliger de nouveau cette saison.

Dexter, saison 8 :

8x01-02 : Six mois après la mort de LaGuerta, Debra est désormais détective privé, remplacée au sein de la brigade par un Batista sorti de sa retraite, et qui enquête désormais sur un nouveau tueur en série, le Brain Surgeon. C'est à cette occasion que Dexter rencontre Evelyn Vogel (Charlotte Rampling), une experte en psychiatrie qui semble au courant des pulsions de Dexter : elle lui affirme avor aidé Harry à créer son Code, et demande l'aide de Dexter pour traquer le Brain Surgeon, qu'elle pense être l'un de ses anciens patients...

Pour l'instant, de quoi tranquillement roupiller. Le traumatisme de Debra, après le meurtre de LaGuerta, est déjà redondant et agaçant en moins de deux épisodes ; tous les autres personnages secondaires sont des parasites inutiles plus qu'autre chose ; il y a toujours ces bonnes vieilles ficelles d'écriture qui font tache ; Charlotte Rampling n'est pas mauvaise dans son rôle, et le personnage pourrait être intéressant, s'il ne semblait pas aussi louche, et s'il n'était pas une tentative évidente de faire de la rétro-continuité facile, comme Manny Coto aime tant en faire (et, ô surprise, c'est lui écrit le deuxième épisode ^^). Bref, pour l'instant, un bon gros bof.

8x03 : Alors que les autorités referment le dossier du Brain Surgeon, persuadées de sa mort, celui-ci continue de harceler Vogel en laissant des trophées sur son perron. Dexter, lui, continue sa traque des patients de Vogel, et parvient à empêcher Debra - qui perd pied et sombre dans l'alcool - de révéler sa culpabilité dans la mort de LaGuerta : il la confie à Vogel, pour que cette dernière l'aide avec ses problèmes.

Zzzzzz.... J'aime beaucoup Jennifer Carpenter, et elle se démène dans ce rôle, mais honnêtement, sa sous-intrigue est soûlante (sans mauvais jeu de mots) et son patron inutile ; d'ailleurs, en parlant d'inutile, la fliquette black se pose là.

En parallèle, Vogel semble à la fois plus sincère que prévu (elle n'a pas l'air de commanditer le Brain Surgeon, et semble vraiment effrayée) tout en étant particulièrement louche (la manière dont elle traite Dexter comme son fils, et rebascule en mode "thérapeute manipulatrice" sans prévenir, laisse entendre qu'elle manipule tranquillement Dexter pour qu'il élimine tous ses ex-patients, ou quelque chose du genre) ; Quinn m'amuse toujours autant de par ses mésaventures amoureuses inintéressantes au possible et son incompétence (quoi que ça m'amuserait beaucoup que la production décide d'utiliser la technique Manny Coto et de jouer la carte de la rétro-continuité, en prétendant à la toute fin que cette incompétence était voulue depuis le début par les scénaristes, et que Quinn était en fait en train de monter un dossier en béton armé contre Dexter, en secret, pendant deux ou trois ans) ; Dexter fait n'importe quoi (ses méthodes d'investigation sont toujours risibles) et est soudain ultra-proche de Vogel, après deux épisodes à peine ; et, plus gênant, tout le monde surjoue allègrement (Dexter, quand il découvre les aliments dans la cuisine de sa victime ^^)...

8x04-06 : Alors qu'une nouvelle voisine s'installe à côté de chez lui, Dexter continue de mener l'enquête sur les patients de Vogel ; cette dernière, de son côté, révèle à Debra que son père s'est suicidé à cause de Dexter. Malgré des tensions, Debra et Dexter se réconcilient enfin, pour tenter de sauver Vogel, enlevée par l'un de ses patients. Puis Dexter décide de prendre sous son aile un jeune meurtrier, pour lui apprendre le Code... mais Hannah McKay ressurgit alors dans sa vie.

Malgré certains épisodes qui dépassent à peine les 42 minutes, ça ronronne énormément.

Bon, je passe sur les grosses ficelles habituelles bien honteuses et les rebondissements improbables, sur le non-jeu de Michael C. Hall (heureusement que Jennifer Carpenter y croit encore, et que Harrison 2.0 a une bonne bouille), sur les personnages secondaires inutiles (la fille de Masuka est sympathique, mais elle décroche la palme de l'inutilité ; la voisine de Dexter, idem ; le patron de Debra ; par contre, je me demande s'ils ne mettent pas en place quelque chose avec Quinn, vu combien ils insistent sur sa promotion, et sur ses allusions pleines de sous-entendus à Dexter, etc...), sur le retour d'Hannah (pourquoi ? POURQUOI !!!?) et je m'attarde sur la thématique évidente de la saison : les relations parentales/familiales difficiles.

Que ce soit Dexter/Harrison, Dexter/Deb, (Dexter+Deb)/Vogel, (Dexter+Deb)/Harry, Masuka/sa fille, Batista qui se comporte comme un père avec sa soeur (et Quinn), Yates/son père, Yates/Vogel, Zack/son père, Zack/Dexter, les scénaristes semblent clairement décidés à jouer cette carte "famille" jusqu'au bout... je ne serais donc pas surpris que le Brain Surgeon (parce que je ne crois pas une seule seconde au fait que le Brain Surgeon ait déjà été évacué avant la mi-saison) soit le fils de Vogel, qu'il soit un fils biologique ou un ancien patient qu'elle traitait comme son fils, et qui est furieux d'avoir été délaissé et remplacé par son nouveau "frère" Dexter dans les affections de sa "mère". Pas particulièrement original ou intéressant, mais ça collerait bien avec la thématique saisonnière.

(et je suppose que Oliver, le nouveau petit ami de la voisine, va être un méchant, pour ne pas dire LE méchant de la saison)

8x07-09 : Hannah est de retour, et elle demande à Dexter de tuer pour elle son nouveau mari, un millionnaire violent. Mais Dexter a d'autres problèmes : sa voisine vient d'être assassinée, et Zack, son protégé, semble être coupable... jusqu'à ce qu'il soit lui aussi tué par le Brain Surgeon, qui laisse son cadavre chez Dexter. Ce dernier mène alors l'enquête, et découvre l'identité réelle du Brain Surgeon, intimement lié à Vogel...

*soupir*

Le retour de "Hannah femme battue" (et le renouveau de sa romance avec Dexter) est vraiment lamentable (d'autant que le couple n'a jamais fonctionné, à mes yeux), la mort de la voisine inévitable (et toute l'histoire de "Zack est-il coupable ou non" est télégraphiée au possible), la sœur de Batista est agaçante et sans intérêt...

À l'identique, le retour du Brain Surgeon, fils oublié de Vogel... sans commentaires, c'était tout sauf surprenant ; le photoshoppage à 0.02€ de la photo d'enfance du Surgeon était joliment risible, tout comme pas mal de grosses ficelles pitoyables (Dexter qui espionne le tueur depuis l'autre côté de la vitrine, avec des vêtements bien visibles et identifiables - "il t'a probablement remarqué : c'est l'un de ses talents", Harrison qui lance un "oh, si seulement Hannah pouvait être ma maman" *soupir*) ; la résurrection potentielle de la relation Debra/Quinn, au secours ; bref, ce n'était pas bien. Et c'était mou.

Cela dit, la "réunion de famille" de l'épisode 8 était assez amusante, c'est toujours ça de pris.

8x10-11 : Alors que Dexter se prépare à partir avec Harrison et Hannah en Argentine, loin de tout, Vogel décide de trahir son fils, et d'aider Dexter à se débarrasser de lui. Le piège se retourne contre eux : Dexter et le Brain Surgeon finissent par décider d'une trêve, mais Dexter trahit le fils de Vogel et le capture...

*soupir*

De pire en pire. Entre l'accident de Harrison, risible dans sa mise en images et dans sa nature de grosse facilité narrative, la construction laborieuse des deux épisodes, la romance Debra/Quinn, les digressions relatives aux personnages secondaires, le rythme asthmatique, la "panne" de Dexter au moment le plus inopportun (il est guéri de sa psychopathie parce qu'il a enfin trouvé le Grand Amour avec Hannah, vous comprenez !), l'agent fédéral stupide qui libère le méchant, le cliffhanger final bien forcé...

On sent que les scénaristes ne savent plus quoi faire, ne savent plus quoi dire, et qu'ils bouclent leur série n'importe comment... c'est un véritable calvaire.

(pendant ce temps là, Scott Phillips, showrunner de Dexter durant les quatre premières saisons, s'arrache les cheveux sur reddit, et trouve que tout ce qui a trait à Hannah est calamiteux et sans la moindre logique).

8x12 : Mortellement blessée par le Brain Surgeon, Debra meurt à l'hôpital, alors que Dexter, séparé de Hannah et de Harrison, parvient à faire arrêter le tueur. Dexter se venge alors de Saxon, le tuant dans sa cellule - un geste suspect que ses collègues estiment être de la légitime défense (!) Il récupère alors le cadavre de sa sœur, et part en mer pour s'en débarrasser...

Mon dieu quelle bouse.

Non seulement le rythme de cet épisode final est particulièrement faible et insuffisant, mais en plus, il faut clairement faire preuve d'énormément de crédulité et de masochisme pour parvenir à croire, ne serait-ce qu'un instant, que tout ce qu'on a à l'écran ait pu se dérouler sans anicroches.

Les personnages secondaires sont tous absents ou font de la figuration, la tension est inexistante, l'émotion n'est guère plus présente (et c'est un comble, compte tenu de la mort de Debra !), et cette image de fin mal avisée achève de souligner, par une pirouette sans courage ni originalité, que le show est désormais vide de sens, vide d'émotion, vide d'idée, à l'instar de ce Dexter silencieux au regard vide.

Une fin de série à l'image de ses dernières saisons : en mode je-m'en-foutiste, bourrée de facilités, de problèmes logiques, et de scènes de remplissage, pour quelques derniers instants inaboutis et très mal conçus.

Dexter restera donc comme une série aux premières saisons imparfaites tout en étant pleines de potentiel, mais qui se sera rapidement effondrée sous le poids de sa popularité, et devant l'incompétence de ses équipes créatives.

Vraiment dommage, car le charisme de Michael C. Hall, dans ces premières saisons, était indubitable... mais les scénaristes n'ont jamais eu le cran de pousser le personnage et son destin jusque dans leurs derniers retranchements.

*soupir*

(retrouvez aussi les saisons 5, 6 et 7 sur ce blog)

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Critique éclair : Dexter, saison 6

Publié le 22 Février 2012 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Thriller, Drame, Policier, Showtime

Saison 6 (spoiler warning, forcément) :

Ouatzefeuck did i just watch !?

Mais vraiment. Ce n'est pas Dexter, c'est presque une parodie de Dexter. Depuis que les trois showrunners principaux sont partis, avec la fin de s4, la série se décompose à vitesse grand V. On a eu le showrunner de MillenniuM s3, pour une saison qui ne valait que pour la relation de Dexter et de Lumen. Et là, on a le showrunner de Star Trek Enterprise, pour une saison qui ne vaut que pour les liens entre Dex et Mos Def... enfin, jusqu'à ce qu'ils tuent ce dernier.

Un bon gros :blink: , donc, sur tous les plans. À la vision du season premiere, j'avais cru percevoir quelques problèmes naissants.

L'évident reboot made in Manny Coto, en fait, comme dans Enterprise : on oublie les événements précédents, on saute un an en avant, ça nous permet de faire le ménage dans le cast (adieu la nounou irlandaise, finalement totalement inutile, et probablement pas assez sexy, puisque remplacée par la frangine Batista) et dans les intrigues (pas de conséquences aux événements de la saison 5, pas de référence à Lumen, aux deux autres gamins, Batista/Laguerta divorcés, et cette dernière rebootée à sa personnalité de la saison 1, etc).

Par contre, comme d'habitude sous la supervision de Coto, l'expert du fan service/continuity porn forcé, on a le droit à des références bien lourdes aux saisons plus anciennes ("quand le show était bon"), avec notamment un épisode inutile qui voit le retour du frère de Dexter, et du fils de Trinity.

Soit exactement le modus operandi habituel de Coto, qui, à son arrivée sur Enterprise, s'était empressé de redresser la barre en se débarrassant des intrigues des premières saisons, en passant à la trappe certains problèmes, et en enchaînant le fanservice avec des épisodes reprenant des éléments du passé/de la série de Kirk, réutilisés à la sauce Enterprise.

Le problème étant que, sur Enterprise, Coto était arrivé après plusieurs saisons nazes, et que son travail, au mieux moyen, paraissait bien meilleur en comparaison. Là, sur Dexter, c'est l'inverse qui se produit. D'autant qu'avec Scott Buck, le showrunner "officiel" (qui n'a hérité du titre que parce qu'il est là depuis les débuts de la série), Coto n'est pas aidé.

Scott Buck, génie créatif responsable de phrases comme "on a eu l'idée géniale de ne pas dire à Colin Hanks que le personnage d'Olmos était dans sa tête, et ce jusqu'au tournage de l'épisode 9", "non, on n'a pas vraiment préparé le terrain pour la saison suivante, et on n'a pas encore bien réfléchi à ce sur quoi l'intrigue du stagiaire informaticien geek allait déboucher" ou encore "l'idée de l'inceste entre Deb et Dex ne nous est venue que tardivement, mais on a tout de suite trouvé que c'était particulièrement intéressant, plus que le reste. D'ailleurs, on ne comprend pas comment ça peut choquer le public, alors qu'il adule Dexter, qui est un serial killer".

Forcément, tout de suite, ça donne une certaine idée de l'ambiance dans la salle des scénaristes, et ça explique plein de choses quant au contenu de cette saison. Une saison brouillonne, hétérogène, qui ne part de nulle part (Dexter heureux papa et "promu" médecin légiste, qui a repris sa routine meurtrière, et, au passage, se fait faire une fellation par une ancienne collègue de lycée), et qui ne finit nulle part (si ce n'est avec les trente dernières secondes, forcées comme ce n'est pas possible).

Entre deux, quelques interrogations métaphysiques rapidement mises de côté une fois la bromance avec Mos Def évacuée ; des voix off encore plus omniprésentes et descriptives qu'à l'habitude ; un nombre de personnages et/ou guests sous-exploités impressionnant (Molly Parker, Olmos, Brea Grant, le flic afro-américain, la babysitter, Spiro, le geek informaticien, Cherilyn Wilson, Harry) ; un Dexter qui régresse un peu plus à chaque saison, et devient de plus en plus bête (en plus de passer un peu plus chaque saison de "vigilante qui tue les méchants ayant échappé à une justice incompétente" à "vigilante qui empêche la justice compétente de faire son travail, pour pouvoir tuer des méchants tout seul dans son coin") ; beaucoup de meublage (les problèmes de Debra avec son nouveau job, les conneries de Quinn, etc) ; etc...

Et puis, bien sûr, ce twist éventé au possible sur la réalité d'Olmos. Un twist que bon nombre de spectateurs, moi y compris, avait calculé depuis le premier épisode, et que les scénaristes, naviguant à vue, ont maintenu jusqu'au bout, jusqu'à sa révélation triomphante... et comme la production n'avait visiblement pas très bien prévu le coup, il y a alors une fracture très nette dans le flot du récit : soudain, Olmos disparaît, et en l'espace d'un cliffhanger, c'est comme si le DDK n'avait plus aucun rapport avec les méthodes et le comportement qu'il avait dans les 9 premiers épisodes.

Certes, c'est pour montrer que Colin Hanks s'est débarrassé de ses dernières hésitations mentales, mais c'est fait, comme tout le reste de la saison, avec si peu de finesse, que l'on a l'impression de se trouver devant un autre programme.

Sans oublier, cerise sur un gâteau bien moisi, cette histoire de pseudo-inceste, amenée par une psychiatre caricaturale, façon "comment écrire un psy de show tv, pour les scénaristes débutants". Ça va de pair avec les méthodes théâtrales et grandiloquentes du DDK, la réalisation pataude dans son iconisation (rooh ce plan de Dex qui pivote sur sa chaise, les ailes de l'ange étalées sur la table, dans son dos, on dirait du Smallville), la musique quasi-parodique de l'épisode avec le frère de Dexter, la voix off omniprésente, les pièges incompétents du DDK, le parallèle Dexter/DDK (mentor imaginaire, soeur aimante, code moral, etc... jusqu'à la catchphrase inversée Today's the day/Tonight's the night), la caractérisation de la majorité des personnages, ou encore la façon dont le cliffhanger de la saison est amené (Dexter, suffisamment stupide pour s'installer là où sa soeur doit se rendre ; Debra, qui ne découvre pas le secret de Dexter parce qu'elle a su mener l'enquête, mais par hasard, et parce qu'elle se croit amoureuse de lui) : c'est lourd, maladroit, l'écriture est grossière, et c'est plein de pistes et d'intrigues laissées en plan.

J'aimerais croire que cette saison était beaucoup de mise en place pour l'année prochaine, mais malheureusement, au vu des déclarations de la production ("on ne sait pas vraiment où l'on va, on avance à tâtons"), je crois que ça ne pourra aller qu'en empirant.

Ou alors il faut qu'ils embauchent quelqu'un de valable pour diriger les deux dernières saisons du show (du genre David Greenwalt, par exemple).

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Critique éclair - Dexter, saison 5

Publié le 6 Novembre 2011 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Drame, Thriller, Policier, Showtime, Les bilans de Lurdo

Longtemps après tout le monde, et alors que la saison 6 est commencée depuis plusieurs semaines...

Dexter, saison 5 :

Une saison 5 que je craignais fortement avant visionnage : avec l'arrivée aux commandes de deux showrunners aux antécédents douteux (Johannessen, responsable de la pire saison de MillenniuM, et Manny Coto, à l'oeuvre sur Star Trek Enterprise), je craignais le pire, avant même d'en voir les premières images...

Et à vrai dire, cette nouvelle année de Dexter a confirmé une grande partie de mes craintes. À commencer par, facilement, une demi-saison sans intérêt, à base de grosses ficelles über-prévisibles sur tous les points, de redite (même si elle est partiellement voulue, rien qu'au niveau des noms, Lumen = "lumière" vs Lila = "nuit"), d'enquête de la police totalement déconnectée du reste du show, de disparition des gamins, de Peter Weller sous-exploité, et de personnages aux réactions assez idiotes.

Et puis, à partir de l'arrivée de Lumen (malgré le fait qu'elle soit parfois un beau boulet, et que finalement, le traitement de son personnage soit assez convenu et basique, dans le genre Rape & Revenge + Rescue Romance), ça commence à retrouver une certaine direction, du moins la moitié du temps...

...mais là encore, ça reste assez grossier dans l'écriture, ça "oublie" certains éléments de scénario trop gênants (je pense notamment à un certain coup de téléphone passé par quelqu'un sur le point de mourir), et si la tension finit par monter (après tout, il reste quelques scénaristes des saisons précédentes, et ils ne sont pas forcément totalement incompétents), et les deux versants de la série par se rejoindre enfin, le tout se conclue de manière tellement peu convaincante ou subtile que le soufflé, déjà peu appétissant, s'écrase gentiment sur la fin (à une scène ou deux près, qui valent principalement pour l'interprétation).

Bref, manque d'homogénéité, manque de direction, manque de Harry, manque de subtilité et d'équilibre, manque de mystère = ça se regarde sans problèmes, mais c'est clairement une saison de Dexter très faible.

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QUINZAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo : Dexter - New Blood (2021)

Publié le 19 Septembre 2022 par Lurdo dans Thriller, Policier, Les bilans de Lurdo, Télévision, Critiques éclair, Review, Showtime, USA, Drame

Retour de Clyde Phillips, showrunner de la première heure, aux commandes de ce Dexter New Blood, une saison de 10 épisodes d'une heure diffusée en fin d'année dernière sur Showtime...

Dexter - New Blood (2021) :

Depuis 10 ans qu'il a simulé sa mort pour fuir Miami, Dexter (Michael C. Hall) vit caché dans les forêts de l'état de New York, près de la petite ville d'Iron Lake, où, sous un pseudonyme, il a pour compagne Angela Bishop (Julia Jones), shérif de la ville. Dexter ne tue plus... jusqu'à ce que ses pulsions le rattrapent enfin, et qu'il punisse le fils de Kurt Caldwell (Clancy Brown), propriétaire d'un diner local. C'est là son premier pas sur une pente glissante, d'autant qu'Harrison (Jack Alcott), désormais adolescent, arrive au même moment à Iron Lake, ayant retrouvé la trace de son père...

Soyons parfaitement francs : même au faîte de sa gloire, la série Dexter n'a jamais été particulièrement bien écrite. L'essentiel du succès du programme tenait plus au charisme de son interprète principal, à l'ingéniosité du postulat de départ, à la distribution secondaire (notamment aux antagonistes plus ou moins récurrents de Dexter), à l'ambiance très particulière instaurée par le climat poisseux de Miami et à la musique lancinante de Daniel Licht, qu'à la maîtrise de l'écriture de la série, passée entre toutes les mains au fil de son évolution.

Pendant quatre ans, la série a ainsi été chapeautée par Clyde Phillips et son équipe de scénaristes récurrents, avant que Chip Johannessen (ex-MillenniuM) ne prenne la main, pour une saison 5 faiblarde et redondante, centrée sur Julia Stiles ; Manny Coto (Star Trek Enterprise) et Scott Buck le remplacent officiellement en saison 6, une saison totalement WTF, bourrée d'éléments approximatifs et d'écriture bancale (on essaie très fort d'oublier cette histoire de pseudo-inceste entre Dex et Deb) ; puis vient une saison 7 un peu meilleure, portée par Jennifer Carpenter, mais tirée vers le bas par une énième romance fade entre Dexter et, cette fois-ci, Yvonne Strahovski ; et une saison 8 sur les rotules, sans inspiration, sans rythme, sans logique, sans rien de vraiment probant, et à la conclusion tellement frustrante qu'elle a directement mené à la genèse de ce New Blood.

Et donc, ce Dexter : New Blood, mini-série en 10 épisodes d'une heure, dont l'existence doit autant au besoin impérieux de contenu des chaînes de tv et de streaming d'aujourd'hui qu'à une tentative de faire oublier la fin de la saison 8, et de mettre un terme plus qualitatif à cette franchise.

Disons-le tout de suite : c'est raté. Parce que si Clyde Phillips est revenu aux commandes de cette saison, il l'a fait sans ses scénaristes d'alors, tous passés à autre chose. Et en faisant le choix de placer toute l'intrigue dans les forêts enneigées de l'état de New York, pendant les fêtes de fin d'année, Phillips a délibérément privé le programme de beaucoup de son charme, le laissant malheureusement se reposer sur une écriture toujours aussi faible.

Plus de Miami, plus aucun personnage récurrent du passé de Dexter (à l'exception d'un caméo bâclé de Batista et de Deb, qui agit comme la nouvelle conscience de Dex), plus de musique latino, plus de Daniel Licht (et une utilisation de son thème quasi-inexistante - à la place, une soundtrack juke-box assez énervante bourrée de morceaux pop), bref, la série opte pour une atmosphère visuellement et thématiquement glaciale (comme l'indique le carton-titre quelconque, qui remplace le générique classique de Dexter - alors que ce dernier aurait pu être réinventé en mode enneigé, ce qui aurait été plus amusant), et s'appuie donc beaucoup trop sur son écriture.

Ce qui pose un problème dès que l'on réalise que la saison est très mal structurée, un peu comme si elle avait été conçue en 12 ou 13 épisodes, avant d'être raccourcie à 10 : les grosses ficelles se multiplient, la saison ne surprend jamais tant elle téléphone ses rebondissements bien à l'avance, l'écriture manque cruellement de subtilité (je ne suis pas fan de l'utilisation de Jen Carpenter cette année, en conscience gueularde constamment ultra-énervée et fébrile, mais je ne sais pas si c'est dû à l'écriture ou à l'interprétation), les personnages secondaires sont fréquemment inutiles (la podcasteuse ressemble clairement à une idée de scénariste californien fan de true-crime, mais n'est jamais assez développée, le personnage du riche industriel disparaît tout simplement après le début de saison, la barmaid/institutrice latina fait de la figuration), et la caractérisation de bon nombre d'entre eux est très sommaire (le lycéen victime, la relation entre Harrison et la fille d'Angela, etc)...

Plus gênant : toute la saison culmine sur l'enquête d'Angela, chef de la police locale, qui découvre que son "Jim Lindsay" est en fait Dexter Morgan, qui plus est un tueur en série que tout le monde croyait mort. Sauf que cette enquête, justement, est un véritable désastre, et que le moindre indice, la moindre avancée dans cette enquête, est le fruit du hasard, d'une coïncidence scénaristique forcée, d'une recherche Google magique ou d'un personnage secondaire qui apporte une information cruciale sans avoir servi à rien d'autre de la saison.

Résultat : si Dexter Morgan, qui a réussi à échapper au FBI et à la police pendant 8 saisons, finit par se faire prendre, c'est uniquement parce que les scénaristes semblent avoir construit la saison à reculons, autour de cette conclusion, et jamais l'enquête d'Angela, ses déductions, ses doutes, etc, ne paraissent crédibles.

Et ce, sans même parler des erreurs flagrantes de continuité, qui font que les preuves utilisées par Angela pour accuser Dexter sont tout simplement en contradiction avec ce que la série a établi par le passé.

Encore une fois, c'est cette écriture approximative et bâclée qui dessert vraiment la série, et qui frustre particulièrement. D'autant que Clancy Brown campe un antagoniste plutôt convaincant (bien qu'aux actions souvent bancales, à l'image de l'écriture), et que l'enjeu principal de la saison, le triangle Dexter/Harrison/Kurt, fonctionne plutôt bien (les acteurs sont très investis, ça aide).

Mais voilà : le scénario ne suit jamais vraiment, et quand arrive la fin de la saison, une fin précipitée et prévisible, on ne peut s'empêcher de se dire "ah, oui, si Michael C. Hall a accepté de revenir pour cette saison, c'était clairement pour mettre Dexter derrière lui pour de bon, rien de plus".

Pas sûr que tout cela soit bien meilleur que la fin de saison 8, honnêtement. Et la perspective d'un spin-off sur Harrison, qui serait potentiellement hanté par son père ? Sans façons.

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

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Les bilans de Lurdo : Dexter, saison 7

Publié le 4 Août 2013 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Drame, Thriller, Policier, Showtime, Les bilans de Lurdo

Une saison vue très tardivement, et en deux blocs d'épisodes, après la déception de la saison 6.

7x01-06 :

Et si c'est mieux que la saison précédente, ce n'est pas pour autant vraiment bon.

À vrai dire, les seuls choses qui surnagent un peu, ce sont la relation Dexter/Debra et son évolution (typique du continuity porn cher à Manny Coto, qui dans chaque épisode ou presque s'amuse à faire des rappels aux premières saisons, et à faire poser des questions correspondantes par Debra), et le potentiel de Gay Isaak (enfin, je suppose qu'il est gay, vu que Titus Pullo le joue très maniéré, qu'il pleure sur la photo d'Enver Gjokaj prise au bord de la Méditerranée - à Mykonos ? :P -, et que, quand il voit Dexter pour la première fois, il lui dit "Hello Handsome"), qui semble être un dur (même si j'espère qu'ils ne vont pas le laisser croupir en prison).

Après, les personnages secondaires sont soit inexistants (Batista, Masuka, les gamins de Dex, la frangine de Batista - l'actrice doit coucher avec un producteur, ce n'est pas possible autrement : elle ne sert à rien depuis ses débuts), soit morts (bien joué, la production : zou, on se débarrasse de deux personnages secondaires de la manière la plus honteuse possible... en même temps, vu qu'ils avaient avoué l'année dernière qu'ils n'avaient aucune idée de quoi en faire, c'est cohérent), soit particulièrement inintéressants (Quinn et sa strip-teaseuse, au secours ; les histoires de magouilles russes, idem ; le tueur "minotaure" et son labyrinthe tout pourri ; et Laguerta, qui ne va probablement pas finir la saison en vie à ce rythme : reste à voir si c'est Debra, Dexter, ou un incident malencontreux qui lui coûtera la vie).

Je passe sur les grosses ficelles habituelles des scénaristes (je suis habitué, maintenant), pour m'attarder brièvement sur Hannah... qui est particulièrement peu inspirante. Surtout au point où j'en suis, avec le "je vais te tuer selon mon rituel, Hannah, et puis en fait non... est-ce que tu ba*ses !" qui m'a bien fait soupirer.

Par contre, je tiens quand même à saluer l'interprétation globale de Jennifer Carpenter, qui se déchire dans toutes ses scènes, y compris lorsque les scénaristes jouent les sadiques (j'ai grincé des dents pour Carpenter lorsque Debra apprend que Dexter lui a menti au sujet de Lumen, qu'ils couchaient ensemble au domicile de Dexter, et qu'une dispute éclate entre le frère et la soeur... tu remplaces le nom des personnages par celui des acteurs dans les dialogues, et c'est exactement la situation IRL de Carpenter/Hall/Stiles... Voici©®™)

Bref, pour résumer, ça se regarde toujours sans problème, mais je n'ai pas vraiment l'espoir que la fin de saison améliore beaucoup le niveau de cette première moitié.

7x07-12 :

Moui moui moui. Bon alors déjà, vu que je n'ai jamais cru une seule seconde à la relation de Dexter et Hannah, à leur grande histoire d'amour, tout ça, j'ai eu énormément de mal avec ce côté là de cette mi-saison, qui s'axe beaucoup sur cette relation. Et puis les quelques idées intéressantes qu'elle aurait pu amener sont passées à la trappe tout aussi rapidement, ce qui est assez agaçant (la prise de conscience et l'auto-analyse de Dexter sur son Dark Passenger ; l'empoisonnement de Debra : là où une Debra choisissant de simuler un empoisonnement pour décider son frère à agir, et faire tomber Hannah, aurait pu amener tout un propos intéressant sur la lente corruption des valeurs morales de Deb au contact de son frère meurtrier, etc, on se retrouve avec le degré zéro de l'écriture, à savoir "Hannah est très bête, et c'est elle qui a empoisonné Debra").

À part ça, et à part les relations Deb/Dex qui restent le point fort de la saison (moment "mais je suis amoureuuuuuse de toi, Dexter, c'est mon psy qui l'a dit" mis à part), ça ronronnait quand même particulièrement.

Adieu Gay Isaak, d'une manière toute piteuse ; adieu le journaliste-auteur inutile au possible ; adieu Astor et Cody, qui reviennent uniquement pour faire un clin d'oeil à la continuité, un peu comme Doakes, d'ailleurs ; adieu Laguerta, de la main de Deb, forcément (en même temps, son enquête et son destin était tellement cousus de fil blanc, cette saison, notamment via la discussion avec Batista sur "oui, il m'arrive de penser au futur, à ce que je vais faire après cette enquête, blablabla" qu'elle ne pouvait qu'être condamnée) ; adieu le père d'Hannah (roh ce personnage en carton pâte, très très très méchant et pourri) ; adieu les russes inutiles, et la strip-teaseuse de Quinn ; bonjour les psychopathes en carton (le pyromane), les coups de coude au spectateur & la quasi-rétrocontinuité made in Coto©®™ (sur Doakes), les faux questionnements sur le Code et "faut-il tuer un innocent ?" (alors que bon, la situation s'est déjà présentée à plusieurs reprises de par le passé, et les scénaristes font semblant de l'oublier), les ficelles énormes, et les enlèvements toujours plus improbables (la scène du parc, impressionnante de nawak, et celle du stand de tir, de toute beauté ^^)...

C'était en effet meilleur que la saison précédente, mais bon... ce n'était pas bien difficile, je dois dire. Et ça ne va pas plus loin. 

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Un film, un jour (ou presque) #734 : Eddie The Eagle (2016)

Publié le 13 Juin 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Sport, UK, USA, Allemagne, Biographie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Eddie The Eagle :

Au cours des années 80, le destin improbable d'Eddie "The Eagle" Edwards (Taron Egerton), un anglais lambda bien décidé à participer aux Jeux Olympiques, et qui choisit, sans le moindre entraînement préalable, de s'essayer au saut à ski, avec l'aide de Bronson Peary (Hugh Jackman), un coach des plus atypiques...

Une bonne surprise produite par Matthew Vaughn, et réalisée par Dexter Fletcher : un biopic sportif sincère et amusant, avec un Taron Egerton qui s'investit totalement dans son personnage, un Hugh Jackman au diapason, une réalisation dynamique et inventive (je ne serais pas surpris que Vaughn ait mis la main à la pâte), des effets visuels convaincants, et une excellente bande originale rétro-synthétique de Matthew Margeson.

En résumé, on passe un bon moment, qui aurait toutefois peut-être gagné à être plus court de 10 minutes.

4/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Critique éclair : Eye Candy 1x01

Publié le 15 Janvier 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Télévision, Review, Drame, Thriller, MTV, Jeunesse

Eye Candy 1x01 :

Drama MTV () développé par Catherine Hardwicke () à partir d'un roman de RL Stine () sur Victoria Justice en super-hackeuse rebelle () traumatisée par l'enlèvement de sa soeur, qui se crée un profil sur un Tinder-like, et est rapidement traquée par un pervers-meurtrier-pirate-informatique non-identifié ; à elle et à ses amis de mener l'enquête pour trouver lequel des bôgosses athlétiques qu'elle croise est un dangereux psychopathe... ()

Voilà voilà, j'aime bien VJ, habituellement, mais là... nan, désolé, ça va pas être possible... MTV qui décide de surfer sur la vague des séries tv de serial killer glauque avec deux saisons de retard, ça n'est pas du tout pour moi.

Déjà que les séries équivalentes sur NBC et compagnie m'ont totalement laissé de marbre, alors là, rien que la narration occasionnelle en voix off du point de vue du psychopathe, à la Dexter, aouch.

Bon, cela dit, visuellement, ce n'est pas trop moche, merci Hardwicke, donc c'est toujours ça de pris. Mais le tout déborde tellement de clichés fatiguants, de personnages clichés, de visuels repiqués à Sherlock & co, et (à en juger par le trailer) de pseudo-gore/torture porn, que c'est rejet instantané de ma part.

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Un film, un jour (ou presque) #992 : Rocketman (2019)

Publié le 24 Juin 2019 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Musique, Review, UK

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Rocketman (2019) :

La vie plus ou moins fantasmée d'Elton John (Taron Egerton), petit prodige musical qui, dès qu'il rencontre Bernie Taupin (Jamie Bell), un parolier, trouve la voix du succès, mais aussi celle des excès et des addictions en tout genre...

Après Bohemian Rhapsody, sur lequel il était intervenu en dépannage après l'éviction de Bryan Singer, Dexter Fletcher s'est intéressé à un autre grand de la scène pop anglaise, Elton John.

Mais ici, le réalisateur et son scénariste (déjà à l'écriture de Billy Elliot et de Cheval de Guerre) font le choix d'aborder la vie d'Elton John comme une grande fantaisie flamboyante et psychédélique : Bohemian Rhapsody était une biographie formellement assez basique et réaliste du groupe Queen, Rocketman sera une biographie romancée et excentrique d'Elton John, une véritable comédie musicale où les personnages entonnent les tubes d'Elton pour décrire leurs états d'âme, des tubes qui rythment le récit, et sont accompagnés de grands numéros dansés et chantés des plus bigarrés.

Et ce côté déjanté, mélange d'imagination, d'hallucinations, de réalité et de folie fonctionne plutôt bien, d'autant que le film a un sens de l'humour assez prononcé (tout le métrage est une sorte de flashback d'Elton John, habillé dans un costume de démon flamboyant, qui participe à une réunion du type Alcooliques Anonymes), et que Taron Egerton se donne complètement à son rôle, allant jusqu'à interpréter lui-même toutes les chansons du film (à contrario de Rami Malek, doublé pour Freddie Mercury).

Cela dit, ce n'est pas pour autant que le métrage est parfait : comme souvent, le rise and fall d'un artiste est plus intéressant dans sa première partie, et lorsque l'on aborde la déchéance de l'artiste, le rythme ralentit drastiquement. Ici, comme ailleurs, c'est le cas, et la deuxième heure s'essouffle un peu, malgré quelques très jolies idées, comme lors du plongeon dans la piscine.

C'est dommage, car sous bien des aspects, Rocketman est (filmiquement) supérieur à Bohemian Rhapsody : plus audacieux, plus libéré, plus créatif... mais le film souffre de problèmes de rythme récurrents au cinéma de Dexter Fletcher (Eddie the Eagle était lui aussi un peu trop long pour son propre bien), d'une main assez lourde sur la psychologie de son sujet, et de la même décision d'arrêter la vie du protagoniste à une date donnée, pour terminer sur une ellipse et des cartons-titres résumant la suite de sa carrière.

Rocketman reste un biopic sympathique et entraînant, très bien interprété, et qui a beaucoup de qualités... mais soyons francs, par moments, c'est tellement balisé que l'on pense quand même un peu à Walk Hard : The Dewey Cow Story, qui se moquait déjà, à l'époque, des clichés du genre.

3.25 + 0.5 pour la performance d'Egerton = 3.75/6

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Les bilans de Lurdo : Sauvés par le Gong, saison 2 (2021)

Publié le 2 Juillet 2022 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Les bilans de Lurdo, Review, Sitcom, Télévision, USA, NBC, Peacock

Deuxième et dernière saison de ce revival de Sauvés par le Gong, un revival produit par Tina Fey, showrunnée par Tracey Wigfield et qui, en saison 1, avait fait le choix d'une approche goguenarde et moqueuse de son univers pour établir sa propre identité...

Une approche un peu brouillonne, tentant d'être (entre autres) à la fois un teen show sincère, une satire mordante et un hommage nostalgique à la série d'origine, mais finissant par s'éparpiller et par ne pas laisser un souvenir particulièrement marquant...

Sauvés par le Gong, saison 2 (Saved by the Bell, season 2 - 2021) :

Cette année, une grande compétition inter-lycées a lieu en Californie, et Bayside y prend part. L'objectif des élèves et des professeurs : vaincre Valley High et remporter le Spirit Stick - plus facile à dire qu'à faire pour Daisy Jiménez (Haskiri Velazquez), Mac Morris (Mitchell Hoog), Lexi Haddad-DeFabrizio (Josie Totah), Aisha Garcia (Alycia Pascual-Peña), Jamie Spano (Belmont Cameli) et Devante Young (Dexter Darden), qui ont bien d'autres choses à l'esprit que ce concours vain et traditionnel...

La série a donc été renouvelée (et annulée sur la lancée), pour commencer sa saison 2 de 10 épisodes sur un montage post-Covid, et un retour immédiat à la normale : solution de facilité assez compréhensible, je dois dire, compte tenu des difficultés de tourner une sitcom dans un lycée, où tout le monde porterait constamment des masques.

Et à ma grande surprise, après un épisode de remise en route valant principalement pour son hommage à Screech/Dustin Diamond, cette seconde saison de SBTB a su trouver un rythme de croisière et un ton bien plus homogène qu'en saison 1, pour finir par être un divertissement amusant assumant totalement sa part de décalage quasi-parodique.

Les axes narratifs de la saison ne sont pourtant pas ultra-originaux, structurés autour d'un concours inter-lycées avec Valley High, grands rivaux de Bayside : du côté des jeunes, Mac Morris peine à s'extraire de l'ombre de son père, Dexter réalise qu'il s'est attaché à Bayside, Jamie se cherche une vocation, Daisy essaie de mener le lycée à la victoire, Aisha tente de se réinventer, et Lexi reste Lexi. Chez les adultes, Slater réalise qu'il en pince toujours pour Jessie, Kelly décide de reprendre ses études, et Zack cherche à s'occuper après sa carrière politique.

Tout le monde a de quoi faire, donc, pas toujours de la manière la plus originale possible, mais avec, systématiquement, une petite touche de folie ou d'absurdité qui fait que finalement, on s'amuse plutôt bien.

Les cassettes hypnotiques de Mac, les vacances de Zac et de son fils sur fond vert, Jessie Spano qui tente de draguer quelqu'un en se replongeant dans "ce qu'elle a fait à Las Vegas" pour y trouver un peu de courage (avec un énorme paquet de références visuelles, dialoguées et costumées à Showgirls), tout ce qui concerne Gil, le petit-ami trop parfait de Daisy, Kelly qui s'en remet "au destin", les flashbacks improbables renvoyant aux jeunes années de la bande (interprétés par les acteurs adultes), le marathon de danse, etc, etc, etc : cette saison, tout est mieux équilibré, et ne donne plus vraiment l'air d'un mélange approximatif ne sachant pas vraiment à qui s'adresser.

Et c'est à la fois tant mieux et dommage, puisque la série a été annulée juste lorsqu'elle trouvait son rythme de croisière.

Et si cette saison 2 n'est pas forcément dénuée de défauts (j'ai toujours un peu de mal avec l'interprétation de Haskiri Velazquez - même si ça s'arrange avec le temps ; Jamie manque de présence ; le côté LGBTQ est parfois un peu maladroit - tout le coming out d'Aisha la sportive est assez cliché), elle s'avère aussi nettement plus ludique et plaisante à regarder, avec un ton global plus maîtrisé et décomplexé.

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

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Halloween Oktorrorfest 2014 - 32 - Blood Night : The Legend of Mary Hatchet (2009), La Fosse du Diable (2009), Enfer Mécanique (1977) & The Resurrected (1991)

Publié le 28 Octobre 2014 par Lurdo dans Oktorrorfest, Cinéma, Critiques éclair, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Action, Thriller, Lovecraft

Halloween approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

Blood Night - The Legend of Mary Hatchet :

Vingt ans après la mort de Mary Hatchet, une tueuse en série psychopathe, la nuit de son ultime massacre est devenu une nuit de fête et de chaos, durant laquelle les jeunes de la ville sèment le désordre et l'anarchie dans les rues... mais lorsqu'un petit groupe organise une séance de spiritisme sur la tombe de Mary, l'esprit de cette dernière revient se venger...

Un slasher ultra-basique et bavard, qui prend beaucoup trop son temps avant de s'énerver enfin et de virer à l'horreur (plus de 3/4 d'heure !), et qui racole gentiment dans l'intervalle, histoire de meubler. Avec Danielle Harris (décidément !) dans un rôle secondaire, dont l'importance réelle est assez téléphonée (d'ailleurs, c'est tout le métrage qui est ultra-prévisible).

0.75/6 (parce que l'intention de faire un slasher à l'ancienne, avec légende urbaine, boobs et gore, n'était pas mauvaise dans l'absolu)

The Devil's Tomb :

Sous la direction du vétéran Mack (Cuba Gooding Jr), un commando d'élite accompagne une spécialiste de la CIA (Valerie Cruz) jusqu'à un chantier de fouilles archéologiques, pour en évacuer le père de cette dernière (Ron Perlman). Mais sur place, ils découvrent que les archéologues ont déterré une forme de vie étrange et très ancienne, aux desseins maléfiques...

Un film d'horreur signé Jason Connery, et qui bénéficie d'un casting assez sympathique de seconds couteaux venus joyeusement cachetonner.

Quel dommage alors que le métrage ne soit qu'une pauvre resucée de La Chose/Prince des Ténèbres/Doom et compagnie, le budget en moins, et le non-jeu de Gooding en plus.

Bref, ça se regarde très vaguement, d'un oeil peu attentif tant tout est balisé, en attendant que, dans le dernier quart du film, ça s'énerve un peu.

Ce n'est même pas particulièrement mauvais, en fait, mais simplement très oubliable.

1.75/6

The Car :

Dans une petite ville perdue dans le désert californien, des accidents suspects mettent la puce à l'oreille des autorités : une voiture noire, bruyante et sans conducteur apparent, semble avoir décidé de semer la mort et le chaos dans les environs, sans que rien ne semble pouvoir l'arrêter...

Un petit film d'horreur qui lorgne très clairement sur Duel et Les Dents de la Mer, mais dans un environnement terrestre poussiéreux et hostile, aux paysages frappants.

Et étrangement, ça fonctionne plutôt bien (quelques moments en accéléré exceptés) : la voiture diabolique est réellement impressionnante, visuellement parlant ; son klaxon de 38 tonnes lui donne une "voix" mémorable ; et avec cette musique qui, comme dans The Shining, reprend Berlioz, le tout parvient à imposer une atmosphère pesante et inquiétante, tout en se permettant de brosser le portrait de cette communauté, et des problèmes de chacun, de manière plus légère et sympathique.

J'ai bien conscience que les histoires de James Brolin, de ses filles et de sa maîtresse n'intéresseront pas forcément tous les spectateurs venus voir une voiture possédée faire un massacre, mais moi, j'ai trouvé ça rafraîchissant, puisque ça donne de l'épaisseur au protagoniste principal, et ça rend son parcours (et les pertes qui le touchent) plus efficaces.

(par ailleurs, j'ai apprécié de voir une présence prononcée de natifs-américains dans la population locale, et dans des rôles plus importants, c'est suffisamment rare pour être souligné.)

4/6

The Resurrected (aka Shatterbrain) :

Lorsque le chimiste Charles Dexter Ward (Chris Sarandon) passe de plus en plus de temps enfermé dans un chalet reculé appartenant à sa famille pour y conduire des expériences étranges, son épouse Claire (Jane Sibbett) engage un détective privé pour mener l'enquête, et en savoir plus...

Une adaptation moderne de "L'Affaire Charles Dexter Ward" de Lovecraft par Dan O'Bannon, adaptation qui souffre de quelques problèmes évidents : interprétation et post-synchro pas toujours très justes, budget clairement limité avec des décors et un éclairage parfois fauchés, et un rythme trop inégal pour vraiment convaincre.

Cela dit, si le tout manque un peu de punch, reste que le récit s'avère assez fidèle à l'atmosphère et au déroulement de la nouvelle originale, ce qui en fait une adaptation assez réussie, au dénouement final plutôt prenant, grâce à ses créatures et autres effets spéciaux.

4.25/6

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Catch Review : TNA Impact (05/11/2014)

Publié le 6 Novembre 2014 par Lurdo dans Catch, Critiques éclair, Review, Télévision, TNA

L'Impact de la semaine dernière était réussi, et tandis que la fin de l'ère Spike TV approche à grand pas, TNA continue de présenter un produit de qualité, méprisé par l'internet et les critiques...

- Angle fait l'introduction de Roode, triomphant mais humble. MLK se pointe pour protester, MVP en profite pour décrocher un title shot, au grand dam de Lashley, mécontent.

- Récap du tournoi par équipes, et promo convaincue de JoKi.

- Tag Team Tournament Finals - JoKi vs Hardyz. Long match, très solide et dynamique.

- Storm continue de tenter de corrompre Davey Richards.

- Backstage, Roode n'est pas effrayé par la perspective d'un match contre MVP.

- Récap très réussie de Samuel Shaw/Gunner/Brittany.

- Promo de Shaw et de Brittany dans le ring, pour expliquer leurs actions et se rouler des galoches, jusqu'à ce que Gunner débarque, relance les chants "Creepy Bastards", et passe Shaw à tabac. Mini-brawl, coup bas, et Gunner finit inconscient. j'ai bien aimé ce segment, mais en même temps, j'ai toujours apprécié Dexter-Shaw.

- Promo pour Mahabali Shera, ancien champion de Ring Ka King, et à l'époque, si je me souviens bien, il faisait très "Batista indien", avec beaucoup de potentiel. Reste à voir s'il s'est amélioré depuis... en tout cas, niveau promo, il y a encore un peu de travail à faire.

- MVP vient rendre visite à Angle backstage.

- Bragnus vs Team ECW, Hardcore match. Un gros bordel chaotique et bourrin, pas désagréable, mais bon, il serait temps de laisser Devon et Dreamer partir après une victoire décisive de Bram, amha.

- Gail pas contente.

- Bwahaha, le t-shirt de Spud.... à 9.99$, of course !

- Spud au micro, pour une excellente promo qui récapitule sa carrière, et s'enflamme sur la fin de bien belle manière. Ec3 réplique avec une autre promo, toute aussi convaincante, et il démolit Borash au passage, jusqu'à ce que EY vienne aider Spud. Décidément, ça fait plaisir de voir de nouveaux talents briller au micro.

- Gail vs Havok, KO Title. Gail qui vend ses blessures pendant tout l'affrontement et se fait démolir de bout en bout avant même le début du match, qui finit par ne pas avoir lieu... sauf qu'en fait si, pendant quelques minutes, jusqu'à ce que Havok achève Kim pour de bon. Chouette match, chouette selling de Gail, ça fait plaisir (bis).

- Manik qui vient recruter Mahabali.

- Lashley boude, et s'en va.

- MVP vs Roode, HW Title. Un match forcément un peu court, dont on sent qu'ils en gardaient sous le coude pour un match retour éventuel ; Lashley revient in extremis pour démolir Roode, et laisser MVP en plan.


Un nouveau show plutôt réussi, avec de longs matches globalement de qualité, et un petit nouveau qui débute de manière intéressante.

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Halloween Oktorrorfest 2015 - 100 - Final Girl (2015)

Publié le 31 Octobre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Thriller

Aujourd'hui, c'est Halloween, et pour fêter ça, l'Oktorrorfest met les bouchées doubles, avec la publication d'une nouvelle critique ciné toutes les heures, et ce jusqu'à minuit ce soir !

Final Girl :

Dans les années 50, un groupe de quatre jeune hommes (menés par Alexander Ludwig), a pris l'habitude d'emmener régulièrement des jeunes femmes dans les bois, où ils les traquent alors et les assassinent sans pitié. Mais leur dernière proie, Veronica (Abigail Breslin) n'est pas aussi innocente qu'elle en a l'air...

Alors là, problème.

Sur la base de ce pitch, et du titre faisant référence au cliché de la survivante dans tous les films d'horreur, on pouvait s'attendre à un long-métrage horrifique singeant les slashers, pour en détourner le concept habilement, en faisant des bourreaux les proies... un peu à l'instar d'Une Nuit en Enfer, on pouvait espérer un récit roublard, paraissant partir dans une direction banale, avant de changer totalement de cap au bout d'une demi-heure... le tout dans une ambiance joyeusement sanglante et violente.

Et puis en fait pas du tout.

Pire : ce film n'a pas vraiment sa place dans la catégorie horreur.

Le réalisateur, un photographe dont c'est le premier film, a en effet choisi d'adopter une approche totalement peu instinctive, et de placer tout le film du point de vue d'Abigail Breslin. On suit donc la demoiselle depuis son enfance, lorsqu'elle est recrutée par Wes Bentley pour être entraînée et devenir tueuse (pour le compte de qui ou de quoi, mystère), on saute 12 ans plus tard, on assiste à une partie de son entraînement, on découvre que sa prochaine mission est de tuer les quatre sociopathes, et après une petite demi-heure, on la voit se laisser prendre au piège par les tueurs, être emmenée dans les bois, et lentement, reprendre le dessus.

Dans l'absolu, pourquoi pas... ça annihile tout effet de surprise, mais un bon réalisateur pourrait rendre tout cela passionnant et plein de suspense, à la Dexter.

Mais comme je le disais en ouverture, problème : le réalisateur de Final Girl n'est pas un bon réalisateur. Ou plutôt, c'est un artiste, dans le sens "arty, poseur, prétentieux et maniéré" du terme. Et cela se ressent dans la moindre image du film, à commencer par son époque, une sorte de Fifties éthérées et pas vraiment réelles, dans lesquelles chaque plan sonne artificiel et théâtral tant dans ses éclairages que dans sa mise en scène très photographique.

L'image passe ici clairement avant le reste, ce qui donne des plans assez jolis, mais qui plombe totalement le reste, à commencer par le récit (qui se permet de grosses digressions inutiles), par sa vraisemblance (Breslin n'est jamais crédible dans son rôle de tueuse entraînée pendant 12 ans : elle est trop émotive, gamine, déconcentrée, etc... et paradoxalement, c'est le capital sympathie et le naturel de l'actrice qui rend le film un minimum intéressant), par l'interprétation de certains acteurs, et par le montage des scènes d'action, cache-misère.

Le tout semble clairement indiquer que le réalisateur pensait en terme d'images, de concepts visuels et de vignettes, plus que de film au complet, et malheureusement, cela se ressent, avec un métrage qui finit par se résumer à des jeunes qui font les cons en forêt dans des fringues rétro, tout en étant rétroéclairés par des projecteurs cachés dans les bois.

Rien de vraiment passionnant, en somme.

1.5/6

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Catch Review : TNA Impact (02/01/2014)

Publié le 3 Janvier 2014 par Lurdo dans Catch, Critiques éclair, Review, Télévision, TNA

La "grande annonce" (volontairement sur-promue, c'est le personnage qui veut ça) de Dixie, c'était une grande célébration de Magnus, son nouveau champion, durant l'Impact de cette semaine. Espérons que l'événement soit vraiment à la hauteur de la hype !

Impact :

- Angle est conscient que 2013 n'était pas une bonne année pour lui, et qu'en 2014, il va--- être interrompu par Roode, qui s'attend à ce que Kurt annonce sa retraite. Mais Kurt a autre chose en tête. Angle vs Roode, in a cage, à Genesis, avec la carrière de Kurt à la TNA en jeu.

- Dixie fait une promo backstage, et reçoit un message anonyme... qui la distrait suffisamment pour qu'elle laisse une porte ouverte vers l'extérieur de l'IZ. Elle donne à Spud la mission d'en identifier l'expéditeur.

- Gail vs Maddie. Maddie, qui charge tête baissée. Un match honorable, sans plus.

- Sabin est nerveux.

- Angle recrute Gunner, ce qui agace Storm.

- Aries vs Sabin, X-Div Title. Match solide, et finish logique dans ce feud... je m'attends à ce qu'il y ait un match retour dans très peu de temps, et que Aries récupère le titre.

- Spud révise ses leçons, et reçoit des appels anonymes.

- Samuel Shaw vs Norv Fernum. Content de voir que Dexter, après s'être essayé au métier de bûcheron, est devenu catcheur. RAS, sinon, un squash.

- Storm est mécontent de son partenaire, et semble avoir décidé de s'associer à Roode pour le tag match de ce soir. Roode hésite.

- Gunner & Angle vs Roode & Storm. Tag match solide.

- EC3 défie Jeff Hardy. Qui ne vient pas, et EC3 doit faire face à Sting. EC3 n'a aucun problème à tenir tête à Sting au micro, et booke leur match @ Genesis.

- Ray menace Park.

- Ray vs Park. Pas un match, mais une DQ immédiate pour coup de pied dans les bollocks. Bully sur le point d'incendier Park, sauvé par Anderson, qui ne peut rien faire car aspergé de liquide inflammable.

- Célébration de Magnus, avec Spud et EC3 dans le ring. Spud assure au micro, comme toujours. EC3 aussi. Dixie continue le blabla dans le ring. Magnus confirme son heel turn, jusqu'à ce Gunner se pointe, pour exiger son title shot. La team Dixie démolit Gunner, qui est sauvé par AJ, et les deux champions se font face pour conclure le show, et mettre en place un match d'unification la semaine prochaine. Longuet, et Dixie parasitait malheureusement un peu trop le segment sur la fin.

Un show... qui m'a laissé mitigé. Bon, j'admets que je faisais quelque chose à côté, et donc que je ne me suis jamais vraiment concentré à 100% sur le show, mais je l'ai trouvé un peu décousu. Et puis déjà que je ne suis pas trop fan des segments de type "célébration d'un nouveau champion", parce qu'ils s'éternisent trop souvent, là, j'ai été servi... :sweat:
M'enfin bon, next week, ce devrait être intéressant, et Genesis ne devrait pas non plus être trop désagréable, je pense...

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Catch Review : TNA Impact - Live from Wembley (06/03/2014)

Publié le 7 Mars 2014 par Lurdo dans Catch, Critiques éclair, Review, Télévision, TNA

- Ultime show de la tournée anglaise.

- La Team Dixieland dans le ring pour se vanter, Aries se pointe, met les choses au clair, mais tout le monde se dispute pour avoir une part du gâteau. La team MVP arrive, sur le point d'annoncer son quatrième membre, mais interruption par Dixie qui explique qu'elle a passé son temps à NYC pour s'assurer de la victoire de la Team Dixieland (Hmmm, curieux, ça... Bully Ray to the rescue ?) ; MVP a choisi Hardy. Brawl. Une ouverture de show qui ne perd pas trop de temps, ce n'est pas plus mal.

- Team Dixieland vs Team MVP. 6-men Elim Tag. Un match dynamique et pêchu, avec une fin en suspens, reportée à l'heure suivante (IRL, tout cela est un habile travail de montage, puisque l'elimination match avait dû être interrompu peu après la reprise post blessure pour cause de baston dans le public).

- Récap de Creepy Dexter Shaw, qui prévient que dans une minute, il sera dans le ring.

- Anderson s'improvise annonceur pour le match de Shaw.

- Creepy Bastard vs EY. Public en délire, et match bref, mais efficace. Christy n'est pas rassurée, backstage.

- Davey souffre.

- Les Carters complotent.

- Shaw traque Hemme backstage, et en profite pour reluquer Velvet.

- ECIII qui fait une promo énervée, apostrophe Kurt, et mentionne au passage son passif à la NXT, de manière très détournée (submission wrestling & American Icon). Angle n'est pas impressionné, mais Carter finit par reprendre le dessus. Un segment réussi, qui hype bien le match de PPV.

- Kenny King in Vegas, un retour qui fait plaisir.

- Gail + Tapa + Alpha Fem vs Velvet + Madison + ODB. RAS. Sabin en fait trois tonnes en post-match. :mrgreen:

- Encore une vidéo étrange de Willow.

- Shaw trouve Hemme au maquillage... et a une mauvaise surprise. :P

- Promos croisées de Storm et Gunner, pour mettre en place pour de bon leur match de PPV. Tout à fait honorable.

- Roode réquisitionne un arbitre pour son match contre Davey.

- Roode vs Davey Richards. Bon match, avec du selling convaincant par Davey.

- Toujours des tensions entre Magnus et Dixie.

- Tigre Uno @ Lockdown vs Manik. Un autre retour bienvenu.

- Face à face Magnus/Joe. Excellente fin de show.

 



Un show très solide, qui conclue une Road to Lockdown à l'identique, et qui met en place un PPV à la carte franchement nettement plus alléchante et mieux construite que n'importe quel PPV de la E depuis facilement six mois :

- Manik vs Tigre Uno.

- Samuel Shaw vs Mr. Anderson.

- Madison Rayne vs Gail Kim for the Knockouts Title.

- Gunner vs James Storm, Last Man Standing.

- Kurt Angle vs Ethan Carter III.

- Bad Influence/Chris Sabin vs Great Muta/Nakanoue/Seiya Sanada.

- Team Dixie vs Team MVP in Lethal Lockdown.

- Magnus vs Samoa Joe for the World Title.

Ça promet !

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Catch Review : TNA Impact Live (14/08/2014)

Publié le 15 Août 2014 par Lurdo dans Catch, Critiques éclair, Review, Télévision, TNA

Alors même que la TNA vient d'annoncer un changement de créneau horaire pour Impact, qui passe le Mercredi soir de manière permanente, et enterre probablement par là-même toutes les rumeurs de non-renouvellement du programme, la diffusion des tapings de NYC continue...

- Bully dans le ring, sous les ovations du public, après son exploit de la semaine dernière. Idem pour Devon. Les Hardys s'incrustent, les deux équipes se passent de la brosse à reluire, et teasent un match supplémentaire entre elles. Segment efficace, bien qu'un peu hâché au montage (ça durait clairement quelques minutes de plus à l'origine).

- Joe confiant en sa capacité à défendre la ceinture de la X-div.

- La Team Dixieland fait piètre figure.

- Aries, Roode et EY se moquent cordialement de Dixie, et sont prêts à évacuer la Team MLK.

- Low Ki vs Tigre Uno vs Manik vs Homicide vs Crazy Steeve vs Zema, Elimination Match. Un match très fun, et qui va à 200 à l'heure.

- La Team Dixieland est mécontente.

- Team Dixieland dans le ring, pour se plaindre, interrompue par Kurt Angle, qui demande à la police de NYC (dont un avec un gros tatouage - on y croit à fond ^^) d'intervenir, et d'évacuer EC3 & co. Amusant.

- Gunner et Shaw se font confiance, sans rancune.

- La Team Dixieland tente de soudoyer les flics jusque dans la rue.

- Anderson vs Gunner. Un début de match sans réaction du public, qui commence à chanter des trucs sans rapport (CM Punk et le thème d'Adam Rose, il me semble), avant l'intervention des ciseaux du monteur de la TNA, et de Shaw, qui met fin au match, reçoit un "Thank you Dexter" du public, et clot le segment. Passons.

- Le post-crash de la semaine dernière, avec Bully qui chante "Ding Dong the Witch is Dead" sur le cadavre d'une Dixie qui reste immobile dans le ring pendant trois plombes.

- Love vs Sky vs Gail & Taryn, KO title match. Assez inégal, selon la lutteuse qui attaque ou défend. RAS.

- MLK se contrefoutent du sort de Dixie.

- MLK vs Aries, Roode & EY. Trios match solide et dynamique, avec une Spear mémorable.

- H*V*K is coming.

- Les Wolves sont attentifs à la suite du show.

- Abyss veut récupérer Janice, Bram et Magnus approchent, confiants. Bram trolle Abyss, et zou, un Full Metal Mayhem/Stairway to Janice est booké, avant un mini-brawl. Un segment un peu inégal dans son rythme.

- James Storm, qui développe un peu plus son personnage de laveur de cerveau avec "The Great Sanada". J'aime bien ce développement, même si ça crie déjà un peu partout au plagiat de la Wyatt Family... ^^

- Hardyz vs Team 3D. Très bon main event, avec quelques spots bien amenés.


 

Un show plus déséquilibré que les semaines précédentes, avec le gros de l'action confiné à la seconde heure de show, une première heure servant de transition et de reboot post-Dixie, et un public un peu plus dissipé & distrait que précédemment. Cela dit, ça reste tout à fait honorable, bien qu'un peu en dessous de ce à quoi les tapings new-yorkais nous avaient habitués.

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Les bilans de Lurdo - Tween Wars XIV : Austin & Ally

Publié le 5 Juin 2012 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Comédie, Sitcom, Musique, Disney, Jeunesse, Tween

Episode XIV : Grayson Chance style…

Loi n°1 de la Tweencom (rappel) : Chez Mickey, on n’aime pas les ados normaux, et leur quotidien. Résultat : tous les persos des séries Disney ont des pouvoirs, viennent du futur, sont des méga-stars, sont über-talentueux, chanceux, etc…

Loi n°2 de la Tweencom (rappel) : La maison de production It’s A Laugh s’occupe de toutes les sitcoms Disney depuis 2005. En règle générale, leurs shows sont des sitcoms de studio, à caméras multiples, rires enregistrés, dans des décors assez peu convaincants, au générique chanté par une star de la série et/ou de la chaîne, et à la distribution plutôt solide et diverse.
 
Corollaire (rappel) : Lorsque It’s A Laugh trouve un format/sujet facile à exploiter, il le garde. Et le répète ad nauseam, en en variant à peine le style.
 
Loi n°3 de la Tweencom (rappel) : si chez Mickey tu veux prospérer, les talents musicaux de tes interprètes aux épisodes tu devras intégrer, pour la promotion croisée avec Disney Records assurer.
 


Austin & Ally (2011 - ? )

Tête de con, tête de con, la frangine de l’autre, et tête à claques…

Koicé ?
Ally, une ado timide, parolière talentueuse mais discrète, travaille dans une boutique d’instruments de musique. Là, elle tombe sur Austin, jeune chanteur charismatique et doué (mais pas très brillant) qui se cherche une parolière. Ensemble, et avec leurs amis Trish, une latina rondouillarde à grande gueule incapable de conserver un job plus de dix minutes, et Dez, un apprenti-réal maladroit, ils se lancent dans une carrière musicale, et sont un succès instantané.

Aveckicé ?
Ross Lynch (Austin), un blondinet sans vrai charisme ou intérêt, mais qui joue à peu près juste, et qui chante et danse plutôt bien ; Laura Marano (la sœur cadette de Vanessa Marano, alias la fille de Lithgow dans Dexter s5, et la lead actuelle de Switched at Birth), assez solide dans son jeu, même si elle ressemble beaucoup trop à sa sœur pour que ce ne soit pas troublant. Calum Worthy (Dez), un rouquin à peu près aussi inintéressant que l’autre mec de la distribution, et qui semble constamment sous acides. Et enfin Raini Rodriguez (Trish), déjà horripilante dans I’m in the band et The Suite Life, et là encore plus tête à claques.

Koiçavo ?
Difficile de se faire un avis réel avec moins d'une saison au compteur, mais bon, pour l’instant, ce n’est pas le moins du monde intéressant. Outre les scénarios assez plats et sans intérêt, le cast ne fonctionne pas bien. C’est assez étrange, en fait, tant Disney s’en sort pourtant généralement très bien avec ses acteurs… mais là, la mayonnaise ne prend pas du tout. Ça cabotine dans tous les sens (surtout les persos secondaires), c’est plat, assez mal rythmé, bref, gros bof.

Qui plus est, l’orientation même de la série pose problème : encore un énième show décrivant le succès fulgurant d’un ado méga-talentueux qui, sa première vidéo à peine postée sur youtube, est instantanément propulsé sur tous les plateaux tv, et devient une superstar…

Je sais que c’est la success-story typique des shows Disney de ce genre, mais bon, il arrive un moment où trop, c’est trop. Et il se pourrait bien que A&A soit la goutte de trop dans le vase des tweencoms Disney

Perte de Santé mentale :
C’est tellement plat et insipide que, les ¾ du temps, c’est inoffensif. Et puis arrive Trish, et là, on a envie de se lobotomiser pour échapper à ça… Je ne le cache pas : je n'ai pas du tout apprécié la dizaine d'épisodes que j'ai vue. Ce qui ne veut pas dire que ça ne peut pas évoluer dans une direction positive, avec le temps... si tant est que ça évite l'écueil du shipping trop évident...

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Un film, un jour (ou presque) #929 - Bohemian Rhapsody (2018)

Publié le 29 Mars 2019 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Musique, Review

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. 

Bohemian Rhapsody :

La vie et l'oeuvre de Freddie Mercury (Rami Malek) qui, avec Brian May (Gwilym Lee), Roger Taylor (Ben Hardy), et John Deacon (Joe Mazzello), ont formé l'un des groupes les plus populaires du vingtième siècle, Queen...

Passons rapidement sur la polémique autour de la paternité réelle du film, initialement réalisé par un Bryan Singer en pleine descente aux enfers, et confié aux 2/3 à Dexter Fletcher (déjà à l'origine du biopic sportif Eddie The Eagle, et futur réalisateur de Rocketman, le biopic consacré à Elton John) pour tenter de sauver les meubles : c'est Singer qui finit par être crédité, pour des raisons syndicales, et donc c'est lui qui récolte tout le crédit du film - et les lauriers qui l'accompagnent.

Car niveau reconstitution visuelle d'une époque et d'un groupe, ce Bohemian Rhapsody est très réussi, avec notamment un Rami Malek exemplaire, qui a bien mérité son Oscar (malgré une dentition artificielle qui aurait clairement gagné à être un peu plus subtile - la subtilité n'est pas un point fort du film, comme on le verra plus loin). Et le tout est un bel hommage à un chanteur hors-du-commun, et à un groupe culte...

Mais le problème, c'est que c'est aussi un hommage tous publics, assez scolaire, lisse et consensuel, qui adhère constamment aux conventions du genre, et manque cruellement de la folie et de la fantaisie indissociables de Queen.

Un problème clairement issu du script d'Anthony McCarten, un scénariste spécialiste des biopics très formatés, et probablement de la supervision directe de Brian May et de Roger Taylor : si les changements apportés à la chronologie des faits réels ne gênent pas forcément, et sont compréhensibles à des fins de narration plus forte, on peut grincer un peu des dents en constatant la manière très manichéenne et caricaturale dont est dépeint Paul, l'amant et manager personnel de Freddie, et qui sert de grand méchant manipulateur au métrage.

À l'identique, on peut trouver que la manière dont le film dépeint (involontairement) l'homosexualité de Freddie comme une pente glissante vers le malheur et la dépression, qui le conduit à succomber à tous les excès et à toutes les tentations, par opposition à la structure et à la paix de l'esprit représentés par les autres membres (hétéros) du groupe, et par sa relation avec Mary (Lucy Boynton).

Diaboliser l'homosexualité du protagoniste n'est clairement pas le propos du film, mais le simple fait que l'écriture du film puisse laisser cette impression à de nombreux spectateurs pose problème.

Et le manque de subtilité de l'écriture se retrouve un peu à tous les niveaux de la production : les dents de Malek, comme je l'ai déjà dit, mais aussi le maquillage des parents de Freddie, assez pataud, les coups de coude au spectateur (Mike Myers), pas très fins, les dialogues, souvent génériques, et la toute fin du film, centrée autour du concert Live Aid, qui dure un bon quart d'heure.

Un bon quart d'heure qui ne parvient jamais à égaler la captation du concert original, et ne sert donc pas à grand chose.

Alors on peut se demander si ce manque de subtilité découle de la production chaotique du film, si elle est inhérente à la supervision du projet par les membres du groupe, ou si elle provient tout simplement d'un script faiblard et peu inspiré... mais peu importe, le résultat est là : un biopic inégal, vraiment très balisé, mais qui se regarde néanmoins très facilement, sur la base d'un acteur principal habité, disparaissant totalement dans son personnage, et d'une musique (forcément) exceptionnelle.

Ce qui fait que, malgré des défauts très présents et évidents, Bohemian Rhapsody reste un bon moment à passer. Ça aurait pu être bien mieux, certes, mais ça aurait pu être pire.

3.25 + 0.5 pour Rami Malek = 3.75/6

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Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2018 : Spooksville, saison 1 (2013-2014)

Publié le 9 Novembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Fantastique, Horreur, Halloween, Les bilans de Lurdo, Oktorrorfest, Jeunesse, Canada, Review, Télévision, Comédie

L'Halloween Oktorrorfest touche aussi le petit écran, avec chaque week-end, du 1er octobre à début novembre, des critiques de séries fantastiques et horrifiques...

Spooksville, saison 1 (2013-2014) :

Lorsqu'il s'installe à Springville avec son père (Steve Bacic) après la disparition mystérieuse de sa mère, Adam Freeman (Keean Johnson) rencontre rapidement Sally (Katie Douglas) et Watch (Nick Purcha), deux jeunes habitants de la ville qui lui expliquent que "Spooksville" (le surnom donné à Springville par ses habitants) est emplie de phénomènes paranormaux inexplicables, dont un grand nombre est lié à Shadowmire, le manoir de la mystérieuse Ann Templeton (Morgan Taylor Campbell), adolescente réputée pour être une sorcière...

Série pour enfants semi-anthologique adaptée des romans du même nom de Christopher Pike, Spooksville se veut un croisement entre Marshall et Simon (Eerie, Indiana), Chair de Poule, et Buffy (le générique de Spooksville ressemble ainsi fortement, dans son style, dans sa musique, et dans sa mise en images, à celui de la série de Joss Whedon), avec des enquêtes hebdomadaires, tout au long de 22 épisodes d'une vingtaine de minutes, parcourus d'un fil conducteur ténu lié à Adam, à sa mère disparue, et à leur relation avec la ville et ses mystères.

En soi, pourquoi pas. Malheureusement, très rapidement, on remarque bon nombre de défauts récurrents, qui empêchent Spooksville d'atteindre le niveau de certaines autres séries fantastiques jeunesse, et la tirent vraiment vers le bas.

À commencer par l'écriture qui, combinée à une direction d'acteurs assez moyenne, font que les personnages ne sont jamais vraiment attachants. Sally, notamment, écrite comme une petite ado arrogante, prétentieuse, abrasive, et sarcastique : un personnage qui aurait pu fonctionner en étant joué au second degré ou avec un certain recul (façon Cordelia), mais qui, ici, est totalement premier degré pendant le plus clair de la saison, et interprété de manière un peu stridente par Katie Douglas.

Sally agace rapidement, donc, d'autant que face à elle, tant Adam que Watch sont assez transparents. Idem pour la machiavélique Ann... qui n'a que très peu de charisme et de présence, et fait une antagoniste quelconque (à l'interprétation parfois mécanique). Par chance, au fil des épisodes, les jeunes acteurs se rodent un peu plus, et se font plus naturels : pas forcément assez pour estimer qu'ils "jouent bien", mais c'est suffisant pour faire illusion.

Cependant, faute d'avoir une distribution emportant l'adhésion, il ne reste plus que les événements surnaturels de chaque épisode pour capturer l'attention du spectateur.

Là, problème, à nouveau : le budget est clairement microscopique au possible, et la série finit par en être involontairement drôle, entre ses effets numériques dignes de 1999, ses squelettes anatomiques bien propres et articulés disposés sur le sol, ses monstres risibles aux costumes recyclés, ses machines à fumée évidentes, son bottle episode à base de nains de jardin immobiles (ils coûtaient probablement trop cher à animer ^^), sa musique "inspirée" d'autres œuvres (ici, ça sonne comme Dexter, là, c'est "Grim Grinning Ghosts" qui est repris en version cirque, ailleurs, c'est du Danny Elfman), etc, etc, etc...

Pour un jeune spectateur qui découvre le genre, ça peut passer, à la limite. Pour quelqu'un d'un peu plus âgé et de plus regardant, les problèmes d'écriture, de direction artistique, de budget et d'interprétation sont vraiment trop nombreux, et on a tendance à décrocher en cours de route, alors que les épisodes ne sont pourtant pas très longs.

Ce n'est pas une réussite, donc, et l'on peut facilement faire l'impasse sur ce programme sans le regretter. Dommage, d'autant que certains épisodes parviennent tout de même à emporter l'adhésion, comme celui dans les "cartons" du SDF, assez inventif (ou encore l'épisode totalement WTF sur les amygdales de Watch, très Troma, dans l'esprit).

Mais entre ses loners quelconques et fauchés au possible, son interprétation assez limite, et son intrigue de fond trop en filigrane pour fonctionner (et assez téléphonée de bout en bout), Spooksville ne convainc pas assez, tout simplement.

Et c'est probablement pour cela que la série s'est arrêtée au bout d'une saison.

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 126 - Transylvania Twist (1989), High Spirits (1988) & The Monster Squad (1987)

Publié le 3 Novembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Comédie, Fantastique, Horreur, Jeunesse

Halloween, c'est terminé, et jusqu'à la fin de la semaine, on achève l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme la fin de ce marathon de cinéma fantastique et d'horreur qui a duré un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Transylvania Twist :

Lorsque le maléfique Comte Orlock met la main sur un grimoire mythique lui permettant de déclencher la fin du monde, c'est à Dexter Ward (Steve Altman), neveu d'un bibliothécaire, de récupérer l'ouvrage avant qu'il ne soit trop tard. En chemin, il croise la route de Marissa (Teri Copley), héritière du chateau Orlock, et affronte son Oncle Byron Orlock (Robert Vaughn), ainsi que ses trois nièces adoptives...

Une parodie d'horreur à la ZAZ/Mel Brooks produite par Roger Corman, bourrée de références à Lovecraft et de gags visuels idiots (comme par exemple le caméraman distrait par un généreux décolleté, et qui peine rattraper les acteurs qui ont continué la scène sans lui), de stock shots et de passages musicaux, ça ressemble plus à un Scary movie 3 ou 4 enchaînant les mini-sketches assez prévisibles qu'à un Frankenstein Junior.

Pas très convaincant, donc, ce qui est d'autant plus dommage que certains dialogues sont plutôt drôles, et qu'il y a quelques clins d'oeil bien trouvés... mais le comique de service/acteur principal est particulièrement lourd, avec ses imitations constantes.

2/6

High Spirits :

Hôtelier irlandais, Peter Plunkett (Peter O'Toole) tente désespérément de sauver le chateau familial, délabré, et d'attirer les touristes, en prétendant que la bâtisse est hantée. Malheureusement, le canular primitif ne trompe personne, et les visiteurs sont déçus... jusqu'à ce que deux véritables esprits, Mary (Daryl Hannah) et Martin (Liam Neeson) se manifestent, et s'éprennent de deux touristes américains, Sharon (Beverly D'Angelo) et Ack (Steve Guttenberg)...

Séquence nostalgie, avec un film de Neil Jordan que je me repasse régulièrement depuis des décennies. Et force est de constater que ça fonctionne toujours impeccablement.

C'est drôle, dynamique, léger, irlandais, et malgré une bande originale (par ailleurs excellente) enregistrée dans une cave, c'est du

4.5/6

The Monster Squad :

Sean (Andre Gower), 12 ans, et son meilleur ami Patrick (Ribby Kiger), sont des fans de monstres. Avec leur ami rondouillard Horace (Brent Chalem), le bagarreur Rudy (Ryan Lambert), le petit Eugene (Michael Faustino) et Phoebe (Ashley Bank), la petite soeur de Sean, les deux garçons se réunissent pour parler de leurs créatures horrifiques préférées... jusqu'au jour où Dracula (Duncan Regehr), Frankenstein (Tom Noonan), le Loup-Garou (Carl Thibault), la Momie (Michael MacKay), et la Créature du Lagon Noir (Tom Woodruff Jr.) arrivent en ville, à la recherche d'une amulette leur permettant de contrôler le monde. La Monster Squad des enfants doit alors faire tout son possible pour les en empêcher.

Un film fantastique pour enfants co-écrit par les compères Shane Black et Fred Dekker, et qui peut-être résumé à une sorte de "Goonies vs les monstres Universal" : gentiment amusant, et je comprends très bien la réputation de film culte que ce métrage a pour ceux qui ont grandi avec cette oeuvre, outre-Atlantique...

...mais pour être franc, une fois le voile de la nostalgie retiré, ça reste tout de même très moyen : ce n'est pas particulièrement bien joué, ça cabotine beaucoup, le manque de moyens se fait régulièrement ressentir, et le rythme est parfois assez étrange.

Mais bon, ça reste sympathique, et les monstres sont plutôt réussis, grâce au travail de Stan Winston.

3.5/6

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Blog Update ! - Septembre 2022

Publié le 23 Septembre 2022 par Lurdo dans Update, Cinéma, Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo

Un mois de septembre placé sous le signe de la télévision, avec une grosse quinzaine consacrée à divers bilans séries, et les quelques jours restants au cinéma. Le tout en préparant toujours, en arrière-plan, l'Halloween Oktorrorfest 2022, qui débute dès demain dans les pages des Téléphages Anonymes.

#1730 : Ron débloque (2021) - 3.5/6

#1731 : Senior Year (2022) - 3/6

#1732 : Comme chiens et chats 3 - Paws Unite (2020) - 1.5/6

#1733 : White Hot - The Rise & Fall of Abercrombie & Fitch (2022) - 4/6

#1734 : Me Time - Enfin Seul ? (2022) - 2.25/6

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# Bilan :

Pas beaucoup de films passés en revue ce mois-ci, donc pas grand chose à en dire et pas vraiment de Top ou de Flop : les deux comédies de 2022 visionnées se sont avérées médiocres, mais comme je n'en attendais rien, ce n'est guère surprenant ; le troisième et dernier volet de la franchise Comme chiens et chats, un DTV uniquement tourné pour exploiter les droits, est insipide au possible... là aussi, sans surprise ; White Hot, un documentaire, est plutôt agréable à suivre sans rien révolutionner ; et Ron débloque, un film d'animation, est regardable, sans plus.

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# Petit écran :

Comme je le disais plus haut, ce mois de septembre était le mois de la télévision, avec de très nombreux bilans de séries me permettant de rattraper (un peu) le retard accumulé sur mon planning tv.

À commencer par les épisodes spéciaux 2022 de Doctor Who, aux résultats comme toujours très mitigés tant que Chibnall restera à l'écriture ; et puis la saison 3 de Solar Opposites, toujours agréable, mais aussi toujours un peu déséquilibrée.

Durant la quinzaine séries, j'ai aussi passé en revue :

- la saison 2 de Rutherford Falls, toujours très anecdotique et probablement la dernière de la série.

- la première et unique saison de Pretty Smart, une sitcom basique de Netflix.

- celle de Man vs. Bee, qui signe le grand retour de Rowan Atkinson à la télévision, pour un résultat inégal.

- la toute dernière saison de Jurassic World : Camp Cretaceous, qui termine la série de manière assez mitigée.

- la saison 4 de la toujours aussi frustrante Mme Maisel, avec son personnage principal de plus en plus agaçant.

- la première saison de Squid Game, intéressante sans être pour autant ce classique instantané que le web en a fait.

- la seule et unique saison de Y - The Last Man, adaptation bancale du comic-book du même nom.

- la (très brève) première saison de Je s'appelle Groot, amusante et ludique.

- la première saison de Minx, une série rétro tant dans son sujet (les années 70) que dans son format (très 2000).

- Dexter : New Blood, encore une conclusion frustrante à une série qui aura décidément connu bien des hauts et des bas.

- Joe vs. Carole, une dramatisation inutile et redondante des évènements de Tiger King.

- la seule et unique saison de The Lost Symbol, adaptation assez agaçante de Dan Brown et des aventures d'un jeune Robert Langdon.

- et enfin la saison 1 de God's Favorite Idiot, ou quand Melissa McCarthy et son époux décident de faire une comédie apocalyptico-théologique qui peine franchement à convaincre.

Bref, beaucoup de variété, en ce mois de septembre, et quelques séries intéressantes, mais aussi beaucoup de programmes m'ayant laissé déçu ou mitigé, preuve que quantité ne rime clairement pas avec qualité en matière de séries tv dont l'existence a été décuplée avec l'avènement du streaming.

 

Retrouvez aussi les bilans de toutes les séries critiquées jusqu'à présent en ces pages depuis l'index Séries alphabétique qui leur est consacré.

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# À venir :

Dès demain, l'Halloween Oktorrorfest 2022 débute dans les pages des Téléphages Anonymes, avec chaque jour, jusque début novembre, au moins une critique de film ou de série fantastique ou d'horreur, afin de célébrer l'arrivée de l'Automne, du froid et du mois de la Citrouille !

 

Dans l'intervalle, toutes les mises à jour du blog sont disponibles sur la page Updates, et la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog est accessible dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Les bilans de Lurdo : Insatiable, saison 1 (2018)

Publié le 19 Janvier 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Comédie, Drame, Jeunesse, Netflix, CW

Comédie satirique en 12 x 45 minutes, supervisée par une ex-scénariste et productrice de Dexter, et librement inspirée d'un article de journal parlant d'un avocat coach de concours de beauté, Insatiable a initialement été conçue pour la CW, avant que la chaîne, confrontée à un pilote beaucoup plus mordant et corrosif que ce à quoi elle s'attendait, ne se retire du projet.

Un projet qui a trouvé un nouveau foyer sur Netflix, et ce malgré une gestation rendue très compliquée par le public des outragés du web, bien décidés à couler le programme avant même qu'une seule image de ce dernier n'ait été diffusée...

Insatiable, saison 1 :

Harcelée par les autres élèves de son lycée pour ses kilos en trop, et délaissée par une mère indigne, Patty (Debby Ryan) est mal dans sa peau. Victime d'un accident grotesque, qui lui impose un régime alimentaire drastique, Patty devient mince et séduisante, et est alors prise sous son aile par Bob (Dallas Roberts), un avocat en perte de vitesse, qui décide de faire de Patty une championne de concours de beauté, afin de redorer leurs images respectives. Mais Patty, elle, est bien décidée à profiter au maximum de son nouveau corps, et de se venger de tous ceux qui lui ont rendu la vie difficile...

Avant sa sortie (et encore plus une fois le show mis en ligne sur Netflix), Insatiable s'est vu taxé de tous les qualificatifs : anti-gros, anti-gay, raciste, cliché, superficiel, vain, incohérent, trop léger, gratuitement méchant et insultant, etc, etc, etc.

Pour faire simple, les outragés du web (et bon nombre de critiques leur ayant emboîté le pas, et donnant souvent l'impression de n'avoir pas dépassé les deux ou trois premiers épisodes) ont trouvé en Insatiable un bouc émissaire idéal, et ils ont tous chargé tête baissée... au risque de passer totalement à côté du programme.

Difficile en effet de prendre tous ces "scandalisés" au sérieux quand bon nombre de ces critiques paraissent tellement drapés dans leur indignation vertueuse au sujet d'une cause ou d'une autre (LGBTQ, gros, afro-américains, asiatiques, dépressifs, pauvres, enfants, etc, etc, etc) que la moindre vanne, la moindre réplique qui sort des chemins battus du politiquement correct semble déclencher chez eux une crise d'urticaire.

Et comme en plus, l'humour (qui plus est noir) est quelque chose de très subjectif, on se retrouve avec des pages et des pages entières de critiques nous expliquant que dans Insatiable, rien n'est drôle, tout est surjoué, blessant et offensant, et que par conséquent, Netflix et l'équipe de la série devraient avoir honte d'eux, et devraient annuler sur le champ le programme (pas de bol, la série a été renouvelée pour une saison 2 !).

Seulement voilà : alors que, pour une raison ou une autre, le web semble s'être auto-persuadé qu'Insatiable se devait d'être une série respectueuse, à message, traitant de problèmes de société avec tact et subtilité (et a donc logiquement démoli le programme sur cette base), la réalité est toute autre. 

Insatiable est une comédie satirique kitsch et décalée, qui ne se prend (initialement) pas au sérieux, et force volontairement le trait à tous les niveaux : tout le monde en prend pour son grade, tous les personnages y sont caricaturaux et outrés, les traits sont systématiquement forcés, tout le monde est hypocrite et plein de secrets, personne ne s'assume, à commencer par l'héroïne, très justement interprétée par Debby Ryan.

Non, Patty n'est pas un modèle à suivre, et non, le fait qu'elle devienne mince n'est pas la solution à ses problèmes (ce n'est donc pas une série prônant la minceur comme solution miracle) : très tôt, la série montre bien que Patty, adolescente de 17 ans, est instable, paumée, impulsive et à la limite de la sociopathie (elle envisage de mettre le feu à un SDF, elle brise le couple de son coach, elle ignore le coming out de sa meilleure amie, elle préfère croire qu'elle est possédée plutôt que d'assumer ses penchants négatifs, elle finit par perdre tout contrôle, etc), qu'elle ne pense qu'à elle, et qu'elle n'a qu'une chose en tête, parvenir à ses fins.

À partir de là, difficile de prendre la série comme quelque chose de sérieux : on est plus près d'une œuvre de Ryan Murphy, de Darren Starr ou de John Waters que de 13 Reasons Why. D'ailleurs, Insatiable évoque fréquemment d'autres œuvres possédant une même approche corrosive et décomplexée du monde - The Girl Most Likely To (1973), bien entendu, un téléfilm au postulat de départ très similaire à celui d'Insatiable, mais aussi Belles à Mourir (1999), dans l'univers des concours de beauté, ou encore la série GCB, diffusée en 2012 sur ABC.

Prendre au sérieux la série (du moins, dans sa première moitié), et se plaindre qu'elle abuse de clichés et de caricatures énormes, c'est comme se plaindre que South Park soit vulgaire et se moque de tout et de tout le monde : c'est être tout simplement hors-sujet, et reprocher à un programme d'être ce pour quoi il a été justement conçu.

D'ailleurs, loin d'être rétrograde, méchante et offensante, Insatiable a un propos de fond plutôt pertinent et tolérant sur l'acceptation de soi, des autres et sur l'honnêteté. Malheureusement, il faut bien l'avouer, le propos se perd un peu dans ses atours de soap trashy et déglingué, et dans les innombrables excès de la série.

Car si le show est drôle, s'il est osé, et s'il aborde des thèmes rarement vus ailleurs sous un tel angle (l'évolution du couple de Bob - formidable Dallas Roberts, qui canalise l'esprit de John Ritter de manière involontaire, mais très plaisante - et de son épouse - Alyssa Milano, qui s'éclate - est totalement inattendue et assez inédite), en plus d'être bien interprété, il est loin d'être dénué de défauts.

Des défauts qui, au fil de la saison, ont tendance à alourdir le tout, puisque lentement, mais surement, à mesure qu'elle s'éloigne de l'univers des pageants, la série injecte du drame relationnel et des scènes plutôt intenses, au milieu de tous ses délires improbables (on a quand même droit à une séance de ouija et à un exorcisme !). C'est probablement là le problème principal de la série : à mesure que la saison avance, le curseur oscille de plus en plus fort entre drame sérieux et comédie déjantée, et c'est rarement fait de manière mesurée et maîtrisée.

On va ainsi avoir des épisodes totalement délirants et rythmés, qui freinent soudain des quatre fers pour insérer une scène noire et dépressive (les tentatives de suicide), dramatique et menaçante (Christian) ou émotionnelle et larmoyante (Patty et sa mère, ou Patty et sa meilleure amie) ; des scènes qui, en soi, ne sont pas mauvaises dans leur écriture et leur interprétation, mais se marient mal à tout ce qui les entoure, et semblent parfois provenir d'une autre série.

L'écriture est donc assez hésitante et maladroite, surtout lorsqu'elle veut se faire sérieuse (la saison se finit tout de même sur un double meurtre sanglant...), et elle n'est pas aidée par l'un des autres problèmes de la série : son format. 12x45 minutes, c'est beaucoup trop, et Insatiable est une série qui aurait vraiment bénéficié, à tous les niveaux, d'un format court de 25-30 minutes.

Cela aurait permis de mieux répartir les points importants de la narration, les rebondissements, d'unifier le ton de chaque épisode, et d'éviter au show de se retrouver à ce point le postérieur entre deux chaises, à tout boucler à coups de raccourcis narratifs peu avisés.

Cela dit, malgré ce souci de format, et ce problème de curseur mal réglé, qui donne un petit côté bipolaire à la série (à l'image de son héroïne ?), il reste beaucoup de choses à apprécier dans la série, qui ne mérite clairement pas le massacre médiatique qu'elle a subi.

La distribution, notamment, est impeccable, depuis les rôles principaux, jusqu'aux personnages récurrents : Michael Ian Black est amusant en pasteur, Beverly D'Angelo (méconnaissable) est parfaite en coach aux dents longues, Christopher Gorham est très bien lui aussi (bien qu'un peu maigrichon et déplumé pour son rôle de séducteur) en Bob 2, Arden Myrin s'en donne à cœur joie en mère sans scrupules, et tout le reste du casting s'avère plutôt bien choisi, puisqu'on se surprend à trouver tout le monde sympathique et attachant, même les "méchants".

Après, il reste toujours de menus problèmes, çà et là : par exemple, Nonnie (Kimmy Shields), la meilleure copine lesbienne qui découvre sa sexualité, se retrouve ainsi casée dans une relation amoureuse peu crédible avec un personnage très cliché, qui n'apporte pas grand chose, et ne fonctionne pas vraiment ; ou encore, les voix off omniprésentes, qui évoquent parfois l'écriture de Dexter (ce qui, finalement, n'est pas si surprenant compte tenu du caractère de Patty ^^).

Mais dans l'ensemble, pour peu que l'on aborde le show en ayant pleinement conscience qu'elle n'a rien à voir avec ce qu'en affirment 95% de ses détracteurs, que c'est une comédie satirique assez noire, et que comme toutes les séries Netflix, elle a des défauts d'écriture et de format (qui se font un peu plus prononcés à mesure que la série avance, évolue et s'éloigne de l'univers des concours de beauté), on ne passe pas un mauvais moment.

Personnellement, en tout cas, j'attends la saison 2 avec une certaine curiosité, même si le tournant très noir et radical de la fin de la saison peut faire peur pour l'avenir...

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Les bilans de Lurdo - La Treizième Dimension (The Twilight Zone 2002) - première partie

Publié le 17 Juillet 2012 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Anthologie, Science-Fiction, Fantastique, Comédie, Drame, Thriller, UPN, Horreur

En 2002, un groupe de producteurs décide de relancer la Quatrième Dimension de Rod Serling, en la remettant au goût du jour. Le résultat ? The Twilight Zone 2002 : 44 épisodes de 20 minutes, diffusés sur la chaîne UPN, aujourd'hui défunte.

Une série ambitieuse, aux guests innombrables, mais qui a très rapidement les yeux plus gros que le ventre. À vrai dire, dès les premières images, l'on comprend que quelque chose ne fonctionne pas : en lieu et place de Rod Serling dans le rôle du narrateur, le spectateur est confronté à Forest Whitaker.

Un Forest Whitaker qui a dû enregistrer toutes ses présentations (15 secondes par épisode) en une après-midi devant un fond bleu, et en vidant quelques bouteilles, tant il a tendance à être soit hyper sérieux, soit totalement rigolard, généralement lorsque les épisodes ne s'y prêtent pas du tout.

D'ailleurs, les photos promo de la série sont très parlantes, avec un Forest qui semble s'ennuyer à mourir, ou se demander ce qu'il fait là...

N'est-ce pas...?

Bref... rapide passage en revue des 12 premiers épisodes de la série, dont on s'aperçoit rapidement que le format court n'est pas vraiment maîtrisé par les scénaristes :

1x01 : Très mauvais épisode sur une communauté qui transforme ses gamins turbulents en compost.

1x02 : Assez sympathique, avec la Mort (Jason Alexander de Seinfeld) qui décide de se suicider parce qu'elle en a marre de son taf... ce qui provoque un chaos pas possible dans l'hopital où elle est amenée.

1x03 : Un épisode made in Ira Steven Behr, sur un homme (Ventresca, l'acteur de la série Invisible Man) qui fuit en assistant au passage à tabac d'un afro-américain (qu'il a refusé d'aider) dans la rue, et qui se réveille le lendemain avec les blessures de l'homme en question en question, avant de lentement prendre son apparence. Un postulat anti-racisme téléphoné au possible (on devine la fin dès qu'il commence à changer), mais au moins c'est dans le ton du show original.

1x04 : Adrian Pasdar en artiste de comic-book confronté à la page blanche, et dont l'une de ses créations (Shannon Elizabeth) prend vie pour le motiver, façon AHA/Take on me. Ça cite Alan Moore de travers, on reconnaît des dessins de Tim Sale, mais là encore, le twist est éventé au bout de 5-10 minutes, lorsque Pasdar commence à faire une crise de jalousie, et que l'on comprend que Le Sixième Sens n'est pas loin.

1x05 : Katherine Heigl remonte le temps pour tuer Hitler dans son berceau. Avec James Remar en Papa Adolf über-caricatural, une réalisation bancale, et surtout, dès la deuxième minute de l'épisode, on devine comment l'épisode va se finir. Encore une fois.

1x06 : Pour changer, encore un épisode où le spectateur à l'impression d'avoir lui-même écrit l'histoire... Ce coup-ci, c'est un photocopillage intégral de Carnival of Souls, donc qui a vu le film devine tout le déroulement de l'histoire... et ce n'est pas en citant l'Échelle de Jacob, ou en tentant un twist supplémentaire raté avec le bus, à la toute fin, que ça sauve quoi que ce soit... puisque même le twist supplémentaire est recopié de je-ne-sais-plus-où, et donc ultra- téléphoné. Dylan Walsh ne sert à rien, en plus.

1x07 : Un blessé top secret arrive dans un hôpital, dans le coma, et pouf, un des infirmiers fait des bonds dans le futur proche, et se retrouve à l'autre bout du pays, visiblement sur le point d'assassiner la fille du Président. Assez vain, et guère original.

1x08 : Portia de Rossi, en veuve éplorée qui assiste aux derniers instants de la vie de son défunt mari lorsqu'elle chausse les lunettes de celui-ci. Kristin Lohmann en guest, dans le rôle de la meilleure amie. Forcément, un scénar de whodunit traité en 20 minutes, avec 3 acteurs, c'est transparent, et l'on voit tout venir (sans mauvais jeu de mots) avec 10 minutes d'avance. Sans compter que Portia est constamment filmée en gros plans hideux, et qu'elle est en surjeu total.

1x09 : Lou Diamond Phillips en poolboy colocataire du Doakes de Dexter, qui rêve de son assassinat, pour découvrir à son réveil qu'il porte la blessure de son rêve, etc, en boucle. Pas de bol, c'est exactement le même postulat/twist de fin que le premier épisode de Masters Of Sci-fi...

1x10 : Un épisode qui n'est pas à sa place dans cette anthologie, et qui aurait été mieux dans Amazing Stories... là, on a le jeune frère Culkin en rôliste, dont la statuette de Azoth le barbare disparaît, laissant à sa place Patrick Warburton en Azoth grandeur nature, qui va aider le gamin à se débarrasser de l'emprise tyrannique de son père alcoolique. Dommage que ce soit hyper mal écrit et réalisé.

1x11-12 : Un double épisode dans lequel Jeremy Piven (impérial, comme d'habitude, puisqu'il fait son show) gagne le pouvoir de télépathie après s'être fait frapper par la foudre. Dirigé par Jonathan Frakes, avec Olivia D'abo en guest, sous de la pluie numérique. Pas super bien écrit, à nouveau, avec les limitations de budget qui se font sentir, et un twist de fin qui n'apporte rien au récit.

(à suivre...)

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Blog Update ! - Août 2018 (deuxième quinzaine) & Septembre 2018

Publié le 28 Septembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Les bilans de Lurdo, Update, Télévision

Après un Mois Français des plus médiocres, la rentrée a été chargée sur le blog des Téléphages Anonymes, avec beaucoup de sorties au cinéma et en vidéo...

#806 : Tag (2018) - 3.5/6

#807 : Mariage à Long Island (2018) - 1.75/6

#808 : The Problem With Apu (2017) - 2.5/6

#809 : Forgetting the Girl (2012) - 3.5/6

#810 : Liberation Day (2016) - 4.25/6

#811 : Dernier été à Staten Island (2015) - 3.25/6

#812 : Ant-Man & La Guêpe (2018) - 4/6

#813 : Vinyl (2012) - 3/6

#814 : Mission Impossible 6 - Fallout (2018) - 3.75/6

#815 : Skyscraper (2018) - 2.5/6

#816 : Living on a Razor's Edge - The Scott Hall Story (2016) - 4.25/6

#817 : Intramural (aka Balls Out - 2014) - 1.5/6

#818 : Ma Mère et Moi (2015) - 3.25/6

#819 : Moi, Jennifer Strange, Dernière Tueuse de Dragons (2016) - 2.25/6

#820 : Our Brand is Crisis (2005) - 3/6

#821 : Que le Meilleur Gagne (2015) - 3.5/6

#822 : Sahara (2017) - 2.5/6

#823 : L'Espion qui m'a larguée (2018) - 2.5/6

#824 : Walk Like a Panther (2018) - 2/6

#825 : Solo - A Star Wars Story (2018) - 2.5/6

#826 : iBoy (2016) - 3/6

#827 : Pourquoi J'ai Pas Mangé mon Père (2015) - 2.5/6

#828 : The Big Show - A Giant's World & Signature Sounds - The Music of WWE - 4.25/6 & 2/6

#829 : Step Sisters (2018) - 3/6

#830 : Carnage chez les Puppets (2018) - 2.25/6

#831 : Bombshell - The Hedy Lamarr Story (2017) - 4/6

#832 : Little Bitches (2018) - 2/6

#833 : Teen Titans Go ! To The Movies (2018) - 4.25/6

#834 : Chasseuse de Géants (2017) - 2.5/6

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# Grand écran :

Ce mois-ci, pas de grandes variations au niveau des notes : pas de chef d’œuvre, pas de daube intégrale, mais une majorité de films se situant autour de la moyenne, soit par manque d'originalité, ou par manque d'inspiration.

Au niveau comédie, notamment, le bilan est très quelconque, et peu mémorable. Mais même des films encensés par la critique (comme le dernier Mission Impossible) sont en fait bourrés d'imperfections... des imperfections, heureusement, loin d'être rédhibitoires.

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- Film du mois :

Si l'on excepte les documentaires (très bonne surprise que le Liberation Day de Laibach), pas de film se démarquant vraiment de la moyenne, si ce n'est Ant-Man et la Guêpe, un Marvel mineur mais néanmoins sympathique, et le très amusant Teen Titans Go ! To The Movies, une sorte de Deadpool tous publics, décalé et dans la continuité directe de la série.

- Flop du mois :

L'un des films du mois est un Disney (-Marvel), et donc, très logiquement, le flop du mois est lui aussi un Disney (-Lucasfilm), à savoir Solo - A Star Wars Story.

Certes, dans l'absolu, j'ai vu pire, ce mois-ci, et certains films ont des notes plus faibles (notamment le dernier Sandler), mais en regard des attentes et du minimum syndical attendu d'un film estampillé Star Wars, Solo se vautre lamentablement et mérite le titre : c'est mou, c'est visuellement très terne et laid, et surtout, c'est totalement inutile. Un film que personne ne réclamait, et qui ne sert à rien...

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# Petit écran :

Une rentrée placée sous les signes de la comédie et des drames historiques, avec d'un côté plusieurs sitcoms déjantées, plus ou moins réussies (Ryan Hansen Solves Crimes on Tv, Let's Get Physical, Corporate, Wrecked, Trial and Error, Selfie, LA to Vegas), et de l'autre, des séries en costume, comme Picnic at Hanging Rock, Howard's End, ou encore Tutankhamun : trois mini-séries globalement peu convaincantes, principalement à cause de problèmes d'écriture et d'adaptation.

Sans oublier la saison 8 de Dexter, chroniquée ici très tardivement (en même temps, vu le niveau du programme...), et la saison 1 de Youth & Consequences, un teen-drama assez générique made in YouTube.

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# À venir :

Dès demain, comme tous les ans, l'Halloween Oktorrorfest 2018 commence sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme, chaque jour, plusieurs critiques de films d'horreur et de films fantastiques, très appropriés à la période de la Toussaint qui approche, et le week-end, des séries du même acabit.

Et, pour commencer ce marathon de l'horreur,  quelques séries anglaises (Inside N°9, The League of Gentlemen), quelques vers géants (Tremors 6 et la série télévisée), de la science-fiction horrifique bancale (Flatliners, The Cloverfield Paradox), et bien plus encore !

 

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien....

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Les bilans de Lurdo : Daredevil, saison 3 (2018)

Publié le 27 Janvier 2019 par Lurdo dans Action, Drame, Fantastique, Les bilans de Lurdo, Marvel, Netflix, MCU, Policier, Religion, Review, Thriller, Télévision

Après une saison 1 inégale mais avec du potentiel, une saison 2 plus sympathique, mais se perdant dans des histoires de Main et de ninjas bordéliques une fois le Punisher parti rejoindre sa propre série, voici donc la saison 3 de Daredevil, la série porte-étendard de l'association Marvel/Netflix ; une saison 3 qui sonne comme une boucle bouclée, tant pour ses personnages que pour l'association entre Marvel et la plate-forme de VOD, puisque la série a été annulée juste après sa diffusion...

Daredevil, saison 3 :

Soigné dans l'orphelinat où il a été élevé, Matt Murdock (Charlie Cox) se remet difficilement des événements ayant réuni pour la première fois les Defenders. Affaibli, ses pouvoirs défaillants, Murdock choisit de se faire passer pour mort, alors même que Karen (Deborah Ann Woll) et Foggy (Elden Henson), eux, sont confrontés à un Wilson Fisk (Vincent D'Onofrio) de plus en plus machiavélique, qui manipule le système, et recrute un agent du FBI dérangé et tireur d'élite, Benjamin Pointdexter (Wilson Bethel), pour accomplir ses basses œuvres, en endossant le costume du Diable de Hell's Kitchen...

Après Defenders, Matt Murdock était laissé pour mort par tous ses proches, et se remettait secrètement de ses blessures sur un lit, dans l'orphelinat où il avait grandi, incapable de concilier les deux facettes de son existence. Les téléspectateurs familiers du personnage et de ses aventures savaient déjà à quoi s'en tenir : une adaptation libre de Born Again, un arc narratif réputé du comic-book, dont on retrouve ici les grandes lignes, combinées à quelques autres idées piochées çà et là.

Cette saison 3 s'articule ainsi autour de plusieurs grandes thématiques, notamment la composante religieuse du personnage principal, une composante de plus en plus importante - Matt Murdock est désespéré, au fond du trou, il est empreint de remords catholiques, il est tourmenté par son code moral, et par les conséquences de ce dernier, il est en pleine crise de Foi, et cela l'amène à renier ses principes, pour adopter un comportement quasi-auto-destructeur...

Ce n'est pas forcément inédit, mais c'est ici de plus en plus prononcé. On retrouve ainsi un peu certaines des idées de la saison précédente - le double négatif (autrefois, Elektra, ici, Pointdexter) représentant le combat de Murdock contre ses pulsions de violence et de meurtre, l'isolation de Murdock vis à vis de Karen et de Foggy - qui donnent parfois l'impression d'une certaine redondance.

À l'identique, on retrouve aussi, cette année, certains des mêmes problèmes que dans les saisons précédentes : malgré le nouveau showrunner (cette saison, c'est Erik Oleson, ancien d'Arrow) le rythme Netflix est toujours vraiment problématique (toujours trois ou quatre épisodes de trop), et les sous-intrigues de Karen et Foggy trainent largement en longueur, tombant souvent dans l'inintéressant et le remplissage (je pense notamment à la vie de couple de Foggy, à sa famille, ou encore à cette demi-heure totalement inutile consacrée à Karen et à son traumatisme fondateur).

Mais à côté de ça, j'ai été surpris de constater que la structure globale de la saison était nettement plus satisfaisante qu'en saison 2, avec un véritable début, un milieu et une fin, mettant en parallèle la renaissance/la reconstruction de Daredevil et celle de Fisk, un Fisk qui bénéficie d'ailleurs nettement plus de cette saison que les autres personnages.

Cette année, Fisk prend enfin toute son ampleur, et devient enfin un Kingpin digne de ce nom, toujours dévoué à sa femme et brutal, mais aussi nettement plus intelligent et manipulateur que jamais. Un vrai succès, avec un D'Onofrio totalement investi dans son personnage, et crédible de bout en bout.

Je suis nettement plus mitigé vis à vis des deux autres personnages principaux de la saison, Murdock et Pointdexter. Murdock, lui, passe le plus gros de cette année isolé, blessé, à se faire démolir par la plupart de ses ennemis, et contraint à retourner à son costume originel : d'un point de vue dramaturgique, cela fait sens, mais pour qui voudrait voir un Daredevil en pleine possession de ses moyens, il faudra repasser ; Pointdexter/Bullseye, de son côté, hérite ici d'une personnalité/origin story assez clichée (à la Dexter, justement ^^), une approche bien développée au fil des épisodes, mais qui n'a pas du tout fonctionné sur moi, entre ses obsessions de stalker, ses entretiens avec sa psychiatre malade, ou encore ce bourdonnement incessant symbolisant sa psychose.

Je suis pourtant totalement en faveur du développement des personnages secondaires, voire de leur humanisation... mais à trop humaniser ses méchants, à trop vouloir les rendre réalistes©®™ (ou du moins, à trop s'efforcer de rationaliser les pouvoirs, la personnalité, les motivations de ces derniers), on y perd en efficacité et on oublie un peu trop le côté bigger than life des comic-books (c'était un peu le cas, en saison 1, avec le Kingpin). C'est regrettable, ça ralentit un peu plus les intrigues, et ça en rajoute une couche pas forcément nécessaire sur le côté tourmenté, larmoyant et torturé des protagonistes...

(mention spéciale, justement, dans ce domaine, à l'agent du FBI indien, au sort tragique télégraphié depuis le début de la saison)

Heureusement, l'interprétation reste solide, et la série continue de proposer des scènes d'action convaincantes (ici, la grosse scène d'action dans la prison, avec Matt qui tente d'en sortir en pleine émeute, ou encore les deux gros duels entre Daredevil et Bullseye - ainsi que Kingpin, dans le second duel, un affrontement un peu plus brouillon et approximatif, mais à la conclusion réussie), parfois un peu handicapées par des bruitages répétitifs et simplistes (désolé, mais quand tous les coups portés ont peu ou prou les deux ou trois mêmes sons, ça a tendance à me sortir du métrage).

Néanmoins, comme je le disais en introduction, la boucle est bouclée, Daredevil a repris son poste, et en tant que fin de saison (et fin de série), le tout s'avère plutôt satisfaisant : c'est loin d'être parfait, c'est toujours bourré de défauts inhérents à l'univers Netflix/Marvel, et le retour à la normale est un peu précipité, mais dans l'ensemble, c'est loin d'être désastreux, et c'est probablement, dans l'ensemble, ma saison préférée de Daredevil.

 

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et ici.

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Critiques éclair - Marvel's Inhumans 1x01-03 (premières impressions)

Publié le 8 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Action, Fantastique, Marvel, Drame, ABC, Science-Fiction

Marvel's Inhumans, c'est le bébé d'Ike Perlmutter, l'un des pontes de Marvel (et désormais conseiller de Trump), qui a toujours vu dans ces Inhumains une poule aux oeufs d'or inexploitée, et une alternative bon marché aux mutants des X-men.

Et pour cause : alors que les X-men sont exploités, au cinéma, par la Fox, et ne rapportent pas beaucoup d'argent à Marvel (qui ne peut pas les utiliser au cinéma ou à la télévision), les Inhumains sont totalement sous l'égide de la Maison des Idées, et peuvent être résumés à "une peuplade d'êtres aux pouvoirs surhumains, martyrisés et traqués par les humains, et qui doivent vivre dans l'ombre".

Ça tombe bien, c'est comme ça que les X-men sont vendus au grand public depuis des décennies, et Perlmutter espérait, par un tour de passe-passe, minimiser l'importance des mutants au sein de sa firme, et accroître celle des Inhumains, pour en faire les nouveaux porte-étendards de Marvel.

Dans les faits, cela s'est traduit par une mise en avant très prononcée de ces personnages dans les comics, par une intégration du concept des Inhumains dans Marvel's Agents of SHIELD, et par un projet de long-métrage Inhumans, imposé par Perlmutter à la branche cinéma de Marvel.

Seul problème... les Inhumains n'intéressent pas grand monde, et certainement pas Kevin Feige, le patron de Marvel Studios qui, dès le rachat de Marvel par Disney, a court-circuité Perlmutter, et a obtenu l'indépendance de sa branche.

Le projet de film a aussitôt été annulé, et Marvel's Inhumans a été refourgué à la branche tv de Marvel, toujours sous contrôle de Perlmutter. Une branche au succès très inégal avec ses projets, sans le budget nécessaire pour réaliser quelque chose ayant l'ampleur nécessaire au succès de l'adaptation des Inhumains, et qui a confié le tout à Scott Buck, responsable des plantages Dexter et Iron Fist.

Et pour couronner le tout, la production de ce Marvel's Inhumans a été lancée de manière précipitée, avec des délais intenables, car Perlmutter ne voulait pas s'avouer vaincu, et tenait à voir les Inhumains en salle : les deux premiers épisodes de la série ont donc été produits précipitamment pour pouvoir être diffusés dans les salles IMAX, une expérience qui s'est soldée par un échec financier, et, à en juger par le produit fini, qui ne devait pas franchement valoir le prix des billets.

Marvel's Inhumans 1x01-03 :

Sur la Lune vivent les Inhumains, dotés de pouvoirs surhumains, et réunis en une société monarchique hautement stratifiée. En bas de l'échelle, les sans-pouvoirs, contraints de travailler dans les mines. Au sommet, la famille royale de Black Bolt (Anson Mount) et Medusa (Serinda Swan). Jusqu'au jour où le frère de Black Bolt, Maximus (Iwan Rheon), dépourvu de pouvoirs, décide de se rebeller contre l'ordre établi, et de monter un coup d'état : la famille royale a tout juste le temps de s'échapper, et de se réfugier sur Terre, à Hawaï, où ils sont séparés...

On peut se demander pourquoi j'ai passé autant de temps à faire ce récapitulatif historique de la genèse de la série... ? Et bien tout simplement parce que je n'ai pas grand chose à dire sur les premiers épisodes.

C'est mauvais, tout simplement. En fait, c'est bien simple, si on enlève les paysages naturels d'Hawaï, et le capital-sympathie de Lockjaw, l'énorme chien téléporteur en images de synthèse, il ne reste absolument rien de valable.

Certainement pas la direction artistique, entre les costumes dignes d'un cosplay basique, les couleurs beiges, kakies et ternes d'Attilan, l'illustration médiocre des pouvoirs de chacun, les effets numériques inégaux, la réalisation plate, la musique hors-sujet, le carton-titre bâclé, les scènes d'action miteuses, et l'apparence de tous les personnages, avec des maquillages simplistes et basiques...

Certainement pas non plus l'écriture, ultra-laborieuse et bancale, notamment dans les dialogues... ou dans le fait que le script s'attende à ce que le spectateur se range instinctivement du côté d'une famille royale qui traite clairement certains de ses sujets comme des citoyens de seconde zone, en accord avec les traditions injustes et éculées d'une société ségrégationniste, et qui prend autrui de haut, comme si elle était supérieure à tous les êtres humains.

Et l'interprétation n'aide pas vraiment. Rheon est, comme toujours, plutôt bon, mais les autres sont très inégaux, ce qui donne lieu à des personnages souvent peu convaincants - mention spéciale à Karnak, qui est 1) mal casté, 2) mis en image comme Cassandra dans The Librarians/Flynn Carson (mâtiné de Sherlock Downey Jr. et de Docteur Strange), et 3) n'a absolument pas une once du charisme, du mordant ou de l'ambiguïté du personnage de comics... bref, il est hors-sujet.

(et je ne parle même pas de Nicola Peltz, qui se fait tuer au bout de deux lignes de dialogue, en ouverture de pilote)

Bref, ça ne ressemble à rien, c'est bavard et bancal, ça tente de faire dans la tragédie épique sans jamais dépasser le stade du "laborieux fauché façon Mutant X", ça met en scène des personnages antipathiques, et c'est bel et bien l'échec auquel tout le monde s'attendait. Je m'arrête là.

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