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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #television catégorie

Les bilans de Lurdo : The Munsters (1964-1966)

Publié le 25 Novembre 2011 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Comédie, Sitcom, Fantastique, Horreur

Après La Famille Addams, place à sa grande concurrente, toute aussi connue et populaire outre-atlantique que la clique de Morticia & co : The Munsters, diffusée de 1964 à 1966 sur CBS.

The Munsters, saison 1 et 2 :

Au programme, comme chez les Addams, une famille excentrique (ici, une famille de monstres), qui vit dans une maison délabrée, a un prédateur sauvage en guise d'animal domestique, et qui se considère tout à fait normale, à contrario du reste de la société.

Le père, Herman (Fred Gwynne), est une créature de Frankenstein pas très finaude, au caractère impatient de petit garçon et au sens de l'humour assez lourdingue.  Père de famille dévoué, il travaille au sein d'une entreprise de pompes funèbres, et est marié à Lily (Yvonne de Carlo), vampirette au foyer que l'on ne voit jamais boire de sang, et qui tient la maisonnée d'une main de fer dans un gant de velours.

Lily est la fille de Grandpa Sam Dracula (Al Lewis), qui vit avec le reste de la famille, et tient, à la cave, un laboratoire où il se livre à d'innombrables expériences improbables, et élève sa chauve-souris domestique.

Herman et Lily, de leur côté, ont un enfant, Eddie (Butch Patrick), un petit loup-garou en puissance, et une nièce, Marilyn (plusieurs actrices différentes), une jolie blonde typiquement 60s dont le physique sage, normal et avantageux désespère toute sa famille... pas tant que son célibat éternel, tous ses prétendants fuyant en rencontrant la famille.

Produit par Universal, The Munsters commence sa diffusion moins d'une semaine après les Addams : après un pilote (non-diffusé) en couleur, la série est tournée en noir-et-blanc, un choix judicieux qui suit celui fait par la concurrence. Le duel d'audience est assez rude, et les deux séries cohabitent tant bien que mal.

Les deux shows, pourtant, sont assez différents, une fois les similitudes apparentes écartées. Sur le fond, tout d'abord : les Munster, à contrario des Addams, ne sont pas riches. Ils forment une famille typiquement middle-class, avec Papa qui va travailler et rentre avec son "honey, i'm home", les gamins à l'école, les fins de mois difficiles, etc... De plus, les Munster sont nettement plus intégrés à la société, et sortent régulièrement de leur demeure : ils ont une automobile (deux, en fait, des dragsters tunés ^^), travaillent en extérieur, etc...

Ce qui se traduit directement dans la forme du show : régulièrement, les personnages sont en extérieur, là où l'essentiel de La famille Addams se déroulait au manoir familial, où les visiteurs se succédaient.

À l'identique,The Munsters paraît plus moderne que la concurrence, dans sa mise en images : caméras multiples, travelling, angles intéressants, bref, le tout paraît un peu plus dynamique qu'en face, ce qui donne un rythme un peu différent.

Cela dit, les deux séries sont typiques de leur époque, et ne brillent pas particulièrement par leurs scénarios, assez redondants, et basiques. Comme chez les Addams, c'est sur la distribution que repose entièrement la série, et force est de constater que, ici aussi, le cast est impeccable. Mention spéciale à Herman Munster, véritable star du show, avec son accent et sa diction très particulière.

Au terme d'une saison 1 visionnée à 75%, et d'une saison 2 survolée à 50%, je reste agréablement surpris par ces Munsters finalement très sympathique. Est-ce que je les préfère aux Addams ? Non, tout de même pas. Tout mémorable que le thème des Munsters puisse être, celui des Addams reste culte, et les Addams restent inimitables : si les deux shows se ressemblent parfois de manière amusante/flagrante, ils restent assez distincts pour ne pas avoir l'impression de regarder deux fois la même chose.

Prochaine étape : les deux téléfilms réunions des Munsters (1966 et 1981), puis un survol du spinoff/remake (1988-1991), et les deux derniers téléfilms (1995 & 1996).

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Les bilans de Lurdo : La Nouvelle Famille Addams (1998-1999)

Publié le 23 Novembre 2011 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Sitcom, Comédie, Fantastique, Horreur, Addams, Jeunesse

Co-production Fox/Saban de la fin des années 90, destinée à prendre la suite de Addams Family Reunion, le médiocre téléfilm de 1998 avec Tim Curry en Gomez, et Darryl Hannah en Morticia.

Au programme, 65 épisodes (de 20 minutes)... dont seule une petite dizaine est inédite. En effet, le mot d'ordre de cette Famille Addams Redux, c'est "photocopie". On a donc une photocopie de tous les épisodes originaux, vaguement modernisés pour certains, et à la tonalité suffisamment altérée pour justifier l'appellation de "sitcom pour enfants".

Là où la Famille Addams originelle était une sitcom familiale, destinée aux petits comme au grands, sans viser un public plus que l'autre, là, la cible est clairement enfants et pré-ados, avec énormément de slapstick, de surjeu cabotin, et une mise en avant prononcée des deux enfants Addams (comme dans les films, en fait).

Aussi, si l'on ne risque pas de trouver beaucoup d'originalité ou d'intérêt dans les scénarii recyclés (surtout si l'on a vu l'intégrale de la série originale, en fait), sur quoi se rabattre ? Sur le générique ?

Non. Clairement pas.

Sur la distribution, alors ?

Hmmm... non plus. Du téléfilm, la prod ne conserve que Wednesday Addams, interprétée par la jeune Nicole Fugere, en mode Christina Ricci. Et elle s'en sort tout à fait honorablement, à vrai dire... tout comme le Lurch de cette version, joué par John DeSantis : il est expressif, a un bon timing coming, et la tête de l'emploi. Tout va bien, donc. Idem pour Fester : si à première vue, Michael Roberds paraît assez quelconque, on s'aperçoit bien vite qu'il est possédé par l'esprit de Bobcat Goldthwait, et devient par conséquent assez fun à regarder.

Le reste de la distribution, par contre, est beaucoup moins réjouissant. Glen Taranto (Gomez) passe plus de temps à imiter John Astin qu'à vraiment jouer, Brody Smith (Pugsley) est une amibe amorphe qui se contente d'ouvrir de grands yeux ronds et de crier à chaque fois que Wednesday s'en prend à lui, Grand-mère est assez transparente, quant à Ellie Harvie, outre son visage un peu trop anguleux et dur pour le personnage de Morticia (le même problème qu'avait Huston dans les films), le vrai détail qui casse tout, c'est le fait qu'elle joue et a exactement les mêmes mimiques/la même voix que Shirley dans Community. Ce qui, forcément, pose un petit problème...

On se retrouve donc avec un remake en couleur (trop coloré, d'ailleurs), inutile, à la distribution assez médiocre, et qui change des détails qui n'avaient pas besoin d'être changés. Je pense notamment au Cousin Machin, étrangement peu convaincant dans cette version, et avec une voix un peu différente ; ou encore la cousine Ophelia, jouée dans la série originale par la même actrice que Morticia, et qui est ici interprétée par une autre actrice (ce qui sabote totalement le concept de l'épisode, mais bon)...

Les rares fois où cette suite s'avère vraiment sympathique à suivre, c'est lorsque le show s'écarte volontairement de son modèle, et innove un peu. Ou bien, de manière encore plus évidente, lorsque John Astin (dans le rôle du patriarche de la famille), réapparaît le temps d'un épisode ou deux, et renfile costume et cigare : là, l'espace de quelques scènes, on a l'impression d'être revenu au bon vieux temps, avec un Astin en grande forme, qui écrase de charisme le reste du cast, et n'a rien perdu de son personnage.

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Les bilans de Lurdo : La Famille Addams, la série animée (1992)

Publié le 21 Novembre 2011 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Animation, Jeunesse, Fantastique, Horreur, Sitcom, Comédie, Addams

La Famille Addams, la série animée :

Décevant portage animé de la série, diffusé dans la foulée des films de Sonnenfeld (d'ailleurs je suis le seul à vouloir que quelqu'un relance la franchise avec Banderas en Gomez et Ricci en Morticia ? Oui ? Tant pis...).

De la série des 60s, le dessin animé ne reprend que le générique, John Astin en Gomez (toujours excellent), et un doubleur pour Fester qui fait de son mieux pour coller à l'interprétation et la voix de l'acteur original.

Exit les nuances du personnage de Lurch (qui ici se contente de grogner pour un tout et un rien, et est résumé à "Frankenstein géant stupide sans épaisseur" ; exit aussi la musique typiquement 60s, et les gimmicks sonores associés au show (souvent remplacés ici par des bruitages prout-vomi-dégueu assez nazes) ; niveau design, on revient aux comic-strips originaux, ce qui n'est pas forcément un mal, mais le medium cartoon entraîne aussi une infantilisation très prononcée du tout.

C'est régulièrement too much, avec les Addams dans l'espace, des monstres qui envahissent la ville, Thing-kong, et des épisodes entiers situés dans des univers alternatifs, avec les Addams au far-west (exactement le même épisode que celui de Beetlejuice TAS), Mémé la bikeuse, la Chose à Hollywood (avec un acteur qui parle comme Shatner comme concurrent direct)...

À l'identique, la majorité des épisodes est centrée sur les personnages les plus "gamins" : Fester, donc (dans par exemple des épisodes assez nazes de Festerman, le superhéros), la Chose (qui, si elle devient un personnage à part entière, et non plus un seul faire valoir, se retrouve souvent dans des récits axés slapstick), Cousin Machin (devenu super espion, aux aventures improbables, et aux ennemis bondesques) et surtout Wednesday (au doublage plat et monotone plutôt déstabilisant) et Pugsley (qui ont une relation sadomasochiste assez bizarre, dans certains épisodes).

De la même manière, des ennemis récurrents sont introduits, histoire d'amener des conflits : les voisins vendeurs de sous-vêtements, et leur fils qui sympathise avec W&P ; ainsi que deux espions à la Spy vs Spy, qui en veulent aux Addams et à Machin en particulier (l'occasion de placer de nombreux moments façon Bip-bip et le Coyote)...

Gomez et Morticia s'en trouvent donc un peu abandonnés, si ce n'est dans une poignée de mini-épisodes, les emmenant en Espagne, ou montrant la crise de solitude de Morticia, délaissée par sa famille (!?).

Enfin, on a droit dans un épisode sur deux ou presque, à un gimmick bien agaçant, celui de la danse finale des Addams (remplacé dans les derniers épisodes par des mini-chansons), pour clore l'épisode ; ça meuble, c'est inutile, et c'est clairement une influence directe des films, tout comme Fester et Gomez qui jonglent avec n'importe quel objet.

Donc un bon gros bof.

Ce n'est pas particulièrement mauvais, et c'est même parfois assez amusant (généralement, lorsque les épisodes sont divisés en trois sous-épisodes, ça reste agréablement rythmé et divertissant ; lorsque l'on a droit à une seule intrigue délayée sur 22 minutes, déjà moins) mais ça peine à retrouver la folie maîtrisée et le morbide, bref, le charme de la série et des films, et ça cède un peu trop aux sirènes du nawak généralisé que permet le medium cartoon...

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Critique éclair - Beetlejuice, la série animée (saison 1)

Publié le 19 Novembre 2011 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Comédie, Sitcom, Animation, Jeunesse, Fantastique

Je n'en gardais aucun souvenir particulier, donc c'est avec une curiosité certaine que je me suis replongé là-dedans, via la seule saison disponible en Albanie.

Pour être franc, je n'en ressors pas particulièrement convaincu et ce pour plusieurs raisons : déjà, le slapstick frénétique, c'est sympa cinq minutes, mais au bout d'un moment ça fatigue, surtout dans les épisodes doubles, qui généralement ne sont pas très bien rythmés.

Ensuite, la rétrocontinuité des éléments du film (personnages rajeunis, relations entre Lydia et Beetlejuice modifiées, couple fantomatique absent, on ne parle plus d'au-delà et de monde des vivants, mais d'Outre-Monde déjanté, etc...) est compréhensible, mais elle agace un peu à force.

Enfin, à un niveau purement technique, la musique est parfois assez irritante, quand elle se livre à du mickey-mousing effréné, et la doubleuse de Lydia est parfois assez moyennement motivée, ce qui est un peu dommage.

Maintenant, tout n'est pas négatif, c'est visuellement très amusant, et ça regorge tout de même d'idées déjantées et de références obscures au cinoche & tv d'horreur : la sonnette de la Famille Addams devenue ici gimmick musical, le Jack(Nicholson)hammer qui se refait Shining, la coiffure de la Fiancée de Frankenstein, des clins d'oeils à Dirty Harry, les fausses pubs récurrents à la Forbidden Zone, etc... bref, plein de trucs sympas, en fait, qui permettent à l'adulte de trouver tout de même le show amusant à regarder. Mais à petites doses.

Difficile cependant de ne pas sourire en voyant débarquer dans un épisode "le Prince de l'Outre-Monde", un gothique dépressif qui s'éprend de Lydia, et qui a de faux airs de Tim Burton...

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Les bilans de Lurdo : La Famille Addams, les épisodes spéciaux

Publié le 17 Novembre 2011 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Halloween, Horreur, Fantastique, Comédie, Sitcom, Addams

Halloween with the New The Addams Family (1977) :

Le téléfilm d'1h15 qui a bercé les Halloweens de mon enfance.

En couleur, un générique et une maison différents, Grand-mère et Ma Frump différentes, Poncho (le frère/clone de Gomez), Mercredi Jr et Pugsley Jr en plus, des bodybuilders en slips lamés à paillettes, des sosies maléfiques de Morti & Gomez, Pugsley et Mercredi adultes ( pour cette dernière), Ophelia, Machin et une histoire de voleurs tentant de profiter de la fête d'Halloween donnée par les Addams pour dérober le trésor familial en se faisant passer pour des cousins éloignés.

Pas forcément génial en soi, mais la chanson d'Halloween et la nostalgie font que de toute façon, je ne pourrais pas en dire du mal. J'aurais préféré que la voix de Cousin Machin soit plus fidèle, par contre, parce que là, elle est calamiteuse.

Pour les curieux, cet épisode spécial (introuvable dans le commerce) est disponible, en VO, sur youtube.

Scooby Doo/The Addams Family :

Un vieux crossover des années 70, qui dure 40 minutes, et qui a connu tellement de succès qu'il a alors donné naissance à la série animée Addams Family de l'époque.

Assez étrange à regarder, aujourd'hui, tant les personnages sont affreusement fidèles aux dessins de Charles Addams, tout en souffrant de détails assez déstabilisants, comme Mercredi, en robe rose et super joyeuse, ou le Cousin Machin, d'un vert cadavérique assez moche.

Sans même mentionner les rires enregistrés, typique des dessins animés Hannah Barbera, mais toujours déstabilisants sur un cartoon.

Par contre, la majorité des acteurs de la série doublent leurs personnages respectifs, ce qui est assez sympa, et l'histoire en elle-même (le Scooby Gang tombe en panne près de la demeure des Addams, qui justement cherchent des gens pour garder la maison le temps du week-end ; une menace se profile alors, et Wednesday disparaît.) se laisse assez bien regarder malgré tout, et malgré une fin qui part gentiment en vrille typiquement Scoobyenne sur la fin.

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Les bilans de Lurdo : La Famille Addams, saison 2 (1965-1966)

Publié le 15 Novembre 2011 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Fantastique, Horreur, Comédie, Sitcom, Addams

La Famille Addams, saison 2 :

Seconde et ultime saison du show, sans grand changement de forme, si ce n'est une omniprésence des épisodes centrés sur Gomez et Morticia (au détriment des Machin, Lurch, et autres persos secondaires, qui font presque de la figuration; et je ne parle même pas de la Chose...  ).

Faut-il y voir un jeu de pouvoir des acteurs principaux, comme souvent lorsqu'une série d'ensemble passe le cap de la saison 1 et bénéficie d'une saison 2 ? Possible.

Reste que Carolyn Jones & John Astin sont en vedette dans quasiment tous les épisodes, pour le pire et le meilleur.

Depuis le double épisode de début de saison sur la rencontre Gomez/Morticia, qui introduit Ophelia, la soeur jumelle brutale de cette dernière (interprétée par Jones là aussi), jusqu'aux épisodes où Ophelia revient, déprimée, se cherchant un nouveau mari, ou une nouvelle carrière de chanteuse, en passant par les innombrables Morticia romancière, Morticia courtière en assurances, Morticia sculpteuse, Morticia décoratrice, Morticia jalouse, Gomez politicien, Gomez cambrioleur, etc, qui se ressemblent tous un peu, on tourne par moments en rond.

Cela dit, il y a toujours suffisamment de moments amusants et sympathiques pour ne pas s'ennuyer, et quelques épisodes sont même assez drôless, comme Lurch s'entichant de la meilleure amie de Morti, et devant apprendre le jerk, Lurch qui gagne un robot assistant (celui de Planète Interdite) qui finit par le remplacer, ou encore les nombreuses mésaventures de Fester.

Pugsley, la mère de Morticia ou Wednesday ont aussi droit à quelques épisodes, cette dernière étant d'ailleurs clairement plus à l'aise cette saison dans son jeu, au point d'en être adorable (on est loin de la Mercredi glauque et psychopathe de Christina Ricci).

À noter aussi un épisode de Noël assez amusant, bien que trahissant presque totalement l'esprit de la série (en gros c'est un script de sitcom familiale classique, plaqué à l'arrache sur l'univers Addams).

Bref, malgré tous ces défauts souvent inhérents au format sitcom 60s (et 30 épisodes par saison), il se dégage toujours de cet univers bien particulier un charme que seule les versions cinéma de Sonnenfeld parviendront ensuite à retrouver (malgré une Morticia pas très bien choisie).

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Les bilans de Lurdo : La Famille Addams, saison 1 (1964-1965)

Publié le 11 Novembre 2011 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Fantastique, Horreur, Comédie, Sitcom, Addams

La Famille Addams, saison 1 :

Séquence nostalgie, avec cette première saison (1964), qui fonctionne toujours aussi bien plus de 45 ans après sa diffusion.

La distribution est excellente, et ne fait que s'améliorer à mesure des épisodes ; les acteurs ont une alchimie indéniable, l'humour Marx Brothers à la sauce morbide fonctionne extrêmement bien (les scripts étaient supervisés et réécrits par un proche collaborateur de Groucho Marx) et si la première fournée d'épisodes n'est pas toujours ultra originale (sur les 34 épisodes de la série, il y en a bien une douzaine de redondants, façon "un mec normal/nouveau voisin/officiel de la ville ou du gouvernement arrive dans l'enceinte de la maison, et découvre les bizarreries des Addams, avant de s'enfuir en courant" ; logique pour un pilote, moins pour un énième épisode saisonnier), l'attention est rapidement portée sur les membres de la famille, qui se voient tour à tour étoffés et développés, avec des épisodes centrés sur eux. Et la série n'est jamais meilleure que lors de tels épisodes.

On a ainsi des épisodes sur Fester (en panne d'électricité ; à la recherche d'un job d'assureur ; qui a une blind-date avec une veuve noire aux 5 maris décédés ; avec une perruque), sur Mémé (qui se fait passer pour Mme de Bovary, grande voyante devant l'éternel), sur la Chose (qui fugue et fait croire à son kidnapping), sur Gomez (amnésique, avocat, etc), sur Morticia (qui décide de se trouver un job pour éviter la ruine de sa famille), Pugsley ("transformé" en chimpanzé) ou encore sur la Cousine Melancholia (que le reste de la famille essaye de caser en la relookant à la Morticia)...

Si bien évidemment, les épisodes avec le Cousin Machin sont forcément très drôles (la bestiole a un gros capital sympathie, notamment lorsqu'elle passe des tests d'orientation), c'est surtout Lurch qui gagne énormément à ce traitement, et qui finit par apparaître vraiment comme le Spock de cette série, le haussement de sourcil de Nimoy étant ici remplacé par le profond soupir de lassitude de Ted Cassidy, tout simplement génial (et bien plus subtil que ses successeurs dans le rôle).

Et les épisodes Lurch-centric de rapidement devenir des favoris, que ce soit Lurch qui apprend à danser, la mère de Lurch qui lui rend visite (ce qui force la Famille Addams à jouer les domestiques, pendant que Ted Cassidy s'éclate à en faire trois tonnes en maître de maison), Lurch qui démissionne après que Gomez ait vendu son clavecin fétiche, Lurch la pop-star... Bref, le potentiel comique de Lurch est bien exploité, ce qui rend d'ailleurs regrettable son rôle plus en retrait dans les adaptations suivantes (probablement dû au manque de charisme de certains des acteurs ayant repris le rôle).

D'ailleurs, en parlant d'adaptation, revoir ces épisodes m'a permis de remarquer à quel point les deux opus de Sonnenfeld étaient fidèles à la série et aux comic-strips d'origine, reprenant à l'image près certains des gags visuels et scénaristiques, et s'inspirant très clairement de certaines intrigues pour bâtir leur scénario (la correspondante de Fester, aux cinq maris décédés, et qui veut épouser Fester au plus vite ; l'amnésie d'un des personnages ; les Addams expulsés....) en les poussant à l'extrême.

Et pour finir, agréable surprise que l'épisode "la Famille Addams rencontre un beatnik". Car plutôt que de céder aux facilités du gimmick "fish out of the water", l'épisode développe un propos assez joli et sérieux sur la famille et l'acceptation de l'autre, puisque le beatnik en question, fils de grand patron en rebellion contre son père, trouve dans la Famille Addams une famille de substitution qui l'accepte malgré leurs différences radicales, ce qui finit par altérer pour le meilleur la relation entre son père et lui.

D'ailleurs, de manière générale, la cohésion de la Famille est assez bien traitée dans la série, les valeurs des Addams n'étant somme toute pas si éloignées de la norme...

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Les bilans de Lurdo : Scooby-Doo, Mystery Incorporated - Saison 1

Publié le 10 Novembre 2011 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Animation, Action, Aventure, Fantastique, Lovecraft, Jeunesse

Qu'obtient-on lorsque l'on confie la production de Scooby-Doo à des scénaristes trentenaires/quadra, sevrés aux films des 80s, et légèrement geeks sur les bords ? Possiblement la meilleure incarnation animée de Scooby depuis des décennies.

Scooby Doo : Mystery Inc, c'est un peu le JJ Abrams' Star Trek des personnages de Hannah Barbera, en plus fidèle aux personnages d'origine : une réinvention du concept de Scooby Doo et de son Scooby Gang, qui jongle habilement entre références au passé, et schémas narratifs innovants pour un show de ce type.

À commencer par un changement de taille : SDMI est construit comme une série live à la Buffy. Comprendre que ces 26 épisodes enchaînent les cas-de-la-semaine, tout en tissant en parallèle une intrigue de fond, avec un Big Bad, un mystère global à élucider, etc.

Bref, une véritable continuité s'instaure entre les épisodes, tant au niveau du mystère de fond, qu'au sujet des relations entre les personnages. Dans SDMI, on découvre ainsi le gang, qui vit à Crystal Cove, une sorte de Hellmouth qui se proclame la ville la plus hantée des USA. Seulement problème : les enquêtes du Scooby Gang font beaucoup de mal à l'économie locale, au grand dam du maire et des commerçants locaux...

Lorsque la série commence, Velma (assez fidèle au personnage originale, une nerd douée en informatique, à l'esprit brillant, et à la répartie cinglante) s'ennuie à jouer les guides touristiques pour le musée de ses parents. En secret, elle sort avec Shaggy (qui n'a pas changé d'un poil, et est doublé par Matthew Lillard), qui n'assume pas leur relation, et refuse d'en parler à Scooby. Daphne, elle, doit faire face aux exigences de ses parents snobs et ambitieux, qui fondent sur elle de grands espoirs : en réalité, elle n'a d'yeux que pour Fred, une relation qui n'est pas vraiment réciproque. Forcément, puisque Fred (par ailleurs le fils du Maire), est constamment plongé dans l'élaboration de pièges à criminels, un moyen pour lui de compenser l'absence de présence parentale chez lui.

On est donc clairement loin des archétypes basiques de la série originale, et de ses dérivés ultérieurs : outre la composante shipping, et l'évolution des relations entre les personnages au cours de la saison (Scooby découvre la relation Shaggy/Velma, qui met une demi-saison à se décanter avant de s'auto-détruire ; Daphne et Fred finissent par se fiancer dans les derniers épisodes), on a par ailleurs droit à des personnages récurrents assez savoureux : les familles de tous les membres du gang, le shériff légèrement abruti (doublé par Patrick Warburton, simplement génial), le maire, la disk-jockey black afro (doublée par Vivica Fox, et dont le studio sert de point de chute au Gang), et bien sûr le Mystery Inc. original, une bande de jeunes ayant mystérieusement disparu il y a plusieurs décennies, et dont la destinée funeste est l'objet de l'arc narratif saisonnier.

Pour guider le Gang sur la trace de ses prédécesseurs, l'énigmatique Mr. E (doublé par Lewis Black), qui leur laisse des indices plus ou moins obscurs sur le sujet. Face à lui, Mr Pericles, un hibou maléfique à l'accent anglais (doublé par Udo Kier), sorte d'Hannibal Lecter volant, ancienne mascotte du Mystery Inc original, et peut-être responsable de leur disparition. Chacun de leur côté, ils tentent de mettre la main sur les pièces d'un artefact espagnol datant de l'époque des conquistadores, raison de la disparition du Gang 1.0.

Sur cette base narrative, les scénaristes font preuve d'un ton assez surprenant : si les séries Scooby n'ont jamais eu peur de se moquer d'elles-mêmes, ici, c'est encore plus le cas. Parfois, cela se fait en montrant que le Gang n'est pas très doué dans la résolution des enquêtes ; parfois, cela se fait au travers de références plus ou moins explicites : les caméos superficiels de personnages Hannah Barbera dans les scènes de foules sont innombrables, tandis que certains autres, plus emblématiques et old-school, reviennent sur le devant de la scène. On a ainsi droit à un épisode centré sur les Hex Girls, un sur le mythique Vincent Van Ghoul (le Vincent Price des 13 fantômes de Scooby-Doo), et, encore plus jubilatoire, on assiste, à mi-saison, à un rêve enfiévré de Scooby, qui s'imagine à la tête d'un groupe de sidekicks Hannah Barbera (dont le Caaaaaapitaaaaaine Caaaaaaaveeeeeeerne !!) pour retrouver leurs comparses humains enlevés par un maychant (le tout au cours d'une enquête au design et à l'animation 70s).

Sans oublier un moment assez amusant, lors d'une visite de Daphne et Fred au musée des criminels, lorsque le couple tombe sur les mannequins en cire de Flim Flam et de Scrappy, et finit par conclure par un "non, non, Daphne, nous étions d'accord pour ne plus jamais parler d'eux, et pour faire comme s'ils n'avaient jamais existé". Et pan, dans tes dents, Scrappy.

Donc second degré + caractérisation fouillée et sexuée (shipping + baisers + velma en mode séductrice avec Shaggy pendant la moitié du show + tenues osées pour du cartoon pour enfants/Daphne qui se retrouve en bikini ou en nuisette dans plusieurs épisodes) + intrigue de fond réussie + personnages récurrents intrigants... qu'est-ce qui manque à la recette pour qu'elle soit complète ?

Les références pour un public plus âgé, pardi ! Et c'est là qu'on prend conscience des influences culturelles de la nouvelle équipe de scénaristes. En vrac, un Scooby-robot-assassin, aux apparitions ponctuées d'un rythme percussif à la Terminator, et qui est vaincu par Scooby aux commandes d'un monte-charge jaune ; une visite façon Silence des Agneaux dans un zoo, pour interroger Mr Pericles ; une parodie de la Horde Sauvage, avec des Orcs au guidon des motos ; une invasion de zombies sous l'influence d'un philtre d'amour, et qui pointent du doigt en hurlant, à la Bodysnatchers ; un épisode à la Cube, bourré de références à Shining, Saw, ou encore au Seigneur des Anneaux, avec un gamin enfermé dans une maison enterrée, survivant on ne sait comment, après avoir assisté à la mort progressive de sa famille, et transformé en gollum-like protégeant son trésor inestimable ; un mogwai dans une boutique chinoise, au coeur d'un épisode très Jack Burton, qui voit le Scooby Gang et leur van pris dans l'affrontement de deux sorciers asiatiques (dont un doublé par George Takei) jetant des éclairs en pleine rue ; un épisode inspiré de Fright Night, avec un maychant copie conforme du Darkness de Legend ; un accompagnement musical très nettement inspiré de Carpenter, avec notamment un épisode qui reprend à quelques notes près le thème d'Assault on Precinct 13...

And last but not least, un épisode excellent centré sur "HP Hatecraft", auteur de récits pleins de gloumoutes indicibles, dont la créature principale et tentaculaire s'en prend soudain aux habitants de Crystal Cove. Quand on sait qu'en plus, Harlan Ellison y double son propre personnage, tandis que Jeffrey Combs s'occupe de la voix de Hatecraft... =

Un Hatecraft qui revient d'ailleurs un peu plus tard dans la saison, contraint par son éditrice à rédiger une vampire teen romance novel, pour faire concurrence au Twilight de service.

Scooby-Doo - Mystery Incorporated est donc une très très bonne surprise, en ce qui me concerne, tant pour son second degré de lecture, aux références constantes et bien intégrées, que pour l'approche relativement adulte de son sujet : oui, ça reste le Scooby Gang, oui, une poignée d'épisodes est un peu moins inspirée que le reste, et oui, Velma est un peu tête à claques dans la première moitié de la saison, mais le show atteint parfois des moments sombres et sérieux assez surprenants pour une production de ce genre. Et puis ce doit être la première fois qu'une série intitulée Scooby-Doo soit finalement aussi équilibrée entre le chien/Shaggy et le reste du groupe (finalement, Scoob et Shaggy n'ont que rarement droit à leurs gags alimentaires habituels, et c'est tant mieux). Et rien que pour ça, c'est très recommendable.

En attendant la saison 2, un jour prochain, probablement en 2012.

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Critique éclair - Dexter, saison 5

Publié le 6 Novembre 2011 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Drame, Thriller, Policier, Showtime, Les bilans de Lurdo

Longtemps après tout le monde, et alors que la saison 6 est commencée depuis plusieurs semaines...

Dexter, saison 5 :

Une saison 5 que je craignais fortement avant visionnage : avec l'arrivée aux commandes de deux showrunners aux antécédents douteux (Johannessen, responsable de la pire saison de MillenniuM, et Manny Coto, à l'oeuvre sur Star Trek Enterprise), je craignais le pire, avant même d'en voir les premières images...

Et à vrai dire, cette nouvelle année de Dexter a confirmé une grande partie de mes craintes. À commencer par, facilement, une demi-saison sans intérêt, à base de grosses ficelles über-prévisibles sur tous les points, de redite (même si elle est partiellement voulue, rien qu'au niveau des noms, Lumen = "lumière" vs Lila = "nuit"), d'enquête de la police totalement déconnectée du reste du show, de disparition des gamins, de Peter Weller sous-exploité, et de personnages aux réactions assez idiotes.

Et puis, à partir de l'arrivée de Lumen (malgré le fait qu'elle soit parfois un beau boulet, et que finalement, le traitement de son personnage soit assez convenu et basique, dans le genre Rape & Revenge + Rescue Romance), ça commence à retrouver une certaine direction, du moins la moitié du temps...

...mais là encore, ça reste assez grossier dans l'écriture, ça "oublie" certains éléments de scénario trop gênants (je pense notamment à un certain coup de téléphone passé par quelqu'un sur le point de mourir), et si la tension finit par monter (après tout, il reste quelques scénaristes des saisons précédentes, et ils ne sont pas forcément totalement incompétents), et les deux versants de la série par se rejoindre enfin, le tout se conclue de manière tellement peu convaincante ou subtile que le soufflé, déjà peu appétissant, s'écrase gentiment sur la fin (à une scène ou deux près, qui valent principalement pour l'interprétation).

Bref, manque d'homogénéité, manque de direction, manque de Harry, manque de subtilité et d'équilibre, manque de mystère = ça se regarde sans problèmes, mais c'est clairement une saison de Dexter très faible.

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Critiques éclair - Marathon d'Halloween, épisode 10

Publié le 5 Novembre 2011 par Lurdo dans Oktorrorfest, Critiques éclair, Cinéma, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Thriller, Action, Télévision, Lifetime

Octobre, c'est le mois d'Halloween, de l'horreur et des ténèbres : et comme tous les ans, pour Lurdo, Octobre était le mois d'un marathon de films et de séries de genre, pendant 31 jours, voire plus si affinités...

Vampirella (1996), de Jim Wynorski :

Une vampirette extra-terrestre venue de la planète Drakulon arrive sur Terre à la poursuite de ses ennemis jurés...

Très vague adaptation du comic-book, un DTV kitschissime, anti-sexy au possible et cabotin, avec un Daltrey en roue libre, une Talisa Soto qui joue faux, et du grand nawak dans tous les coins, sans parler d'un scénario bancal, bourré de trous improbables, et extrêmement mal construit.

0.25/6, mais un bon 6/6 pour Daltrey qui est à fond dedans, et court dans tous les sens en agitant sa petite cape.

The Road (2009), de John Hillcoat :

L'épopée d'un père et de son fils, sans-abris dans un futur post-apocalyptique...

Glauque, désespéré, déprimant, visuellement très réussi et crédible, et très bien interprété, mais le tout manque un peu de rythme pour emporter totalement l'adhésion. La faute à trop de flashbacks, peut-être.

4/6

Freakdog / Red Mist (2008), de Paddy Breathnach :

Une bande de jeunes internes/étudiants en médecine provoque accidentellement le coma d'un épileptique un peu autiste. Prise de remords, l'une des  internes décide alors d'injecter au patient une drogue expérimentale de son invention, avant qu'il ne soit débranché par les autorités... mais au lieu de reprendre connaissance, le comateux se trouve soudain capable de projection astrale, une projection astrale qui peut prendre possession de n'importe qui, et qui veut se venger.

Un métrage qui prend tranquillement son temps à se mettre en place, avant de virer au slasher assez basique et pas très inspiré.

2.25/6 pour son cast sympatoche (Andrew Lee Potts, Sarah Carter, l'asiatique de Doctor Who 6x07, mais aussi Squirrel Kebbel, et un clone de Keira Knightley). 

L'Esprit d'une Autre (Secrets In The Walls - 2010), de Christopher Leitch :

Une mère et ses deux filles s'installent dans une nouvelle demeure, pour y recommencer leur vie. Mais les murs de la bâtisse cachent un sinistre secret...

Un DTV / téléfilm Lifetime, avec ce que ça implique de clichés, de scènes familiales, de terreur-gentillette-et-inoffensive et de récit convenu rythmé par les coupures pubs.

Bref, ça ne vaut pas grand chose en soi, mais c'est un peu sauvé par l'interprétation honorable de Jeri Ryan, de Peyton R. List, et de la frangine Panabaker.

À part ça, pas grand chose à signaler tant c'est balisé. Et ici ou là, il y a quelques trous dans le scénario, qui n'aident pas, d'autant que le script, en lui-même, souffre déjà d'un meublage certain, et d'une illustration musicale un peu forcée.

2.25/6

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Critiques éclair - Marathon d'Halloween, épisode 9

Publié le 4 Novembre 2011 par Lurdo dans Oktorrorfest, Critiques éclair, Cinéma, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Thriller, Drame, Histoire, Télévision, Syfy

Octobre, c'est le mois d'Halloween, de l'horreur et des ténèbres : et comme tous les ans, pour Lurdo, Octobre était le mois d'un marathon de films et de séries de genre, pendant 31 jours, voire plus si affinités...

Triple Combo Eliza Bennett :

F (2010), de Johannes Roberts :

Un instituteur traumatisé par l'un de ses élèves violents reprend du service après trois mois de récupération, mais est désormais alcoolique, parano, et colérique. Et lorsqu'il avertit tout le monde d'une montée de la violence dans les parages, personne ne l'écoute... jusqu'à ce que son lycée soit assiégé par un groupe d'assaillants mystérieux yamakazis.

Avec Eliza Bennett dans le rôle de la fille rebelle du prof.

Une sorte de Assaut on Precinct 13 ou d'Eden Lake in a school pas vraiment maîtrisé, ni réfléchi : le rythme est inégal, l'ambiance assez moyenne, les personnages globalement antipathiques, et la mayonnaise ne prend pas, la faute à un scénario qui préfère jouer la carte de la non-explication et du mystère plutôt que d'apporter un peu de fond au tout. La musique forcée, façon comptines, n'aide pas non plus, tout comme les jump scares.

2.25/6

Roadkill (2011), de Johannes Roberts :

Une bande de jeunes en vadrouille en Irlande renverse une gitane, qui les maudit ; Un Krakoukass oiseau roc en CGI foireux les traque alors un à un, en même temps que la famille en colère de la gitane.

Même réalisateur que F, pour un téléfilm Syfy typique du genre : c'est fauché, parfois approximatif dans le jeu, et supra basique dans son scénario et ses rebondissements. Eliza Bennett a un joli décolleté, cela dit, et reste la moins tête-à-claques du lot, mais vu qu'elle meurt à mi-film...

1.5/6 

From Time To Time (2009), de Julian Fellowes :

1941 : un jeune garçon arrive dans le manoir familial où vit sa grand-mère. Rapidement, pour s'occuper, il explore les environs, et s'aperçoit bien vite qu'il est capable de voir le passé de manoir, et ses occupants, comme autant d'apparitions fantomatiques. À lui alors de résoudre le mystère de la demeure...

Un costume drama anglais totalement typique du genre, du créateur de Downton Abbey, avec ce que ça implique d'acteurs talentueux, de décors naturels et de réalisation classieuse, mais aussi de ficelles habituelles du genre.

Un récit convenu, donc, mais qui se laisse bien regarder, avec notamment Maggie Smith, et Eliza Bennett en jeune fille aveugle avec qui le héros communique via les couloirs du temps.

3/6

Bereavement (2010), de Stevan Mena :

Préquelle/standalone d'un autre film du même réalisateur, sur un gamin insensible à la douleur kidnappé par un psychopathe fondamentaliste, qui décide alors de lui apprendre comment tuer les gens, à commencer par une jeune adolescente brune à forte poitrine fraîchement capturée.

On sent que le réalisateur est ambitieux, et qu'il veut faire autre chose qu'un simple slasher : les personnages sont plus développés (bien qu'ils soient très convenus), et le visuel est assez joli et réussi... mais ça ne va pas plus loin : le rythme défaillant et le récit assez convenu empêche de s'intéresser particulièrement au film, et le spectateur ne peut alors que se raccrocher au décolleté très généreux de la sympathique Alexandra Daddario (qui devrait aller loin).

2.5/6

My Soul To Take (2010), de Wes Craven :

Seize ans après la disparition d'un tueur-en-série impossible à tuer, et souffrant de personnalités multiples, sept jeunes nés le même jour se font tuer un à un par un assassin mystérieux, ressemblant trait pour trait au serial killer d'antan...

Vu en deux fois tant le récit est soporifique et balisé. Pourtant, on ne peut pas nier que visuellement, Craven sait toujours y faire. Et sa distribution adolescente est globalement assez bonne, en plus de paraître son âge (chose assez rare pour être signalée).

Mais ça se traîne, c'est bavard, et au final, c'est du slasher ultra-basique et faiblard, voire même involontairement drôle par moments.

1.5/6

Zombie Apocalypse (2011), de Nick Lyon :

Des zombies, une apocalypse, des survivants, et un tigre mort-vivant...

Syfy Channel + The Asylum = forcément un truc tout naze, sans un centime de budget, avec Ving Rhames et Crabman inside. Et un tigre zombie en CGI fauchés. Au secours.

0.5/6

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Critiques éclair - Marathon d'Halloween, épisode 8

Publié le 3 Novembre 2011 par Lurdo dans Oktorrorfest, Critiques éclair, Cinéma, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Thriller, Documentaire, Télévision, Jeunesse, Drame, Nickelodeon

Octobre, c'est le mois d'Halloween, de l'horreur et des ténèbres : et comme tous les ans, pour Lurdo, Octobre était le mois d'un marathon de films et de séries de genre, pendant 31 jours, voire plus si affinités...

Never Sleep Again (2010), de Farrands & Kasch :

Documentaire de quatre heures retraçant l'histoire de la saga Freddy : rien de forcément très nouveau ou surprenant pour qui connaît un peu ses classiques et leur parcours, mais un documentaire tout en profondeur et en détails, et qui assure sur tous les plans. Par la même équipe que More Brains.

Grosse barre de rire durant tous les commentaires sur le second film et son sous-texte gay. Et ça couvre aussi Freddy vs Jason, avec un clin d'oeil bien sympathique de Jason Mewes, et une éloge funèbre de New Line assez touchante.

5/6

More Brains ! A Return to the Living Dead (2011), de Philputt :

Documentaire sur le making-of chaotique de Return to the Living Dead, avec des anecdotes amusantes, et des témoignages de tout le monde (des acteurs qui ont tous plus ou moins bien vieilli, Linnea et le narrateur exceptés, entre ceux qui baratinent clairement, ceux qui sont défoncés, ceux qui ne peuvent pas se supporter, ceux qui ont clairement couché ensemble à l'époque...) sur les conflits, les renvois, etc.

Deux heures, c'est peut-être un peu trop long pour ce que c'est, mais sinon, c'était sympathique.

4/6

A Nightmare on Elm Street (2010), de Samuel Bayer :

Freddy Krueger se venge des enfants de ceux qui l'ont tué, en envahissant leurs rêves, blablabla....

Passer un tiers du film centré sur un personnage secondaire traité comme l'héroïne, c'est profondément stupide, même lorsque la demoiselle est Katie Cassidy. Surtout, en fait, puisque la Nancy de ce remake est anti-charismatique et transparente au possible. À part Cassidy, Connie Britton + Kyle Gallner + Jackie Earle Haley + Clancy Brown + un score potable de Jablonsky + une photographie parfois inspirée = 2/6

Le reste ? Mou, insipide, mal écrit, personnages en carton (un t-shirt Joy Division, ça ne remplace pas une caractérisation solide) et toutes les bonnes idées du film proviennent directement du Craven. Sans oublier une bonne barre de rire sur la scène du site internet, et de l'asiatique qui se fait buter par Freddy en plein tournage de son videoblog.

S'il est mort avant de finir la vidéo, c'est Krueger qui l'a uploadée et postée sur le site, alors ?

Hellraiser : Revelations (2011), de Victor Garcia :

De jeunes américains en vadrouille au Mexique tombent sur la Lament Configuration : bloodshed ensues...

Je m'attendais à pire.

Bon, c'est très mauvais, ultra fauché, pas toujours très bien joué, avec des prostituées mexicaines jouées par des asiatiques, et un Pinhead calamiteux, qui fait tout s'effondrer à chaque fois qu'il apparaît à l'écran et/ou ouvre la bouche, mais il y a quelques moments qui fonctionnent... probablement parce qu'ils sont tous photocopiés du film original.

Autrement dit, comme le film ne dure que 75 minutes (génériques de début et de fin compris), pour quelqu'un comme moi qui trouve toujours quelque chose à sauver, à un degré ou un autre, dans chacune des suites du film original, ça reste une expérience supportable.

Pas forcément agréable, mais bon, c'est aussi ça, Hellraiser : savoir endurer la souffrance, pour y trouver une sorte de plaisir pervers... 

1/6

The Woman (2011), de Lucky McKee :

Un père de famille autoritaire, violent et dominateur capture une sauvageonne dans les bois, et décide de la ramener au domicile familial pour la rééduquer et la civiliser...

Je vois très bien pourquoi ça peut plaire et convaincre (le "message" du film peut prêter à interprétation, à débat, et donner l'impression d'un film ultra-profond, etc), mais j'ai trouvé le tout très maladroit et grotesque, comme souvent chez McKee : l'illustration musicale envahissante, le caractère volontairement outrancier des personnages et du récit, les personnages féminins qui tous sont traumatisés et tremblants, le visuel assez moche.... la fillette a une bonne bouille, cela dit.

2/6

Cirque du Freak : The Vampire's Assistant (2009), de Paul Weitz :

Un adolescent est contraint de devenir l'assistant d'un vampire excentrique pour sauver la vie de son meilleur ami. Et pendant que ce dernier se rapproche des forces du Mal, le héros s'installe au Cirque du Freak, où vivent tous les proches et les comparses du vampire...

On sent clairement que c'est un gros début de franchise (avortée, certes), mais ça reste éminemment sympathique, et suffisamment différent du reste des "films à franchise" pour être sympathique.

4/6

RL Stine's The Haunting Hour : Le Livre Maléfique (2007), de Alex Zamm :

Une goth (Emily Osment) découvre une boutique étrange, tenue par Tobin Bell, qui lui vend un livre mystique, à ne pas lire à voix haute... ce qu'elle s'empresse de faire pour terroriser son petit frère. Une créature horrible se réveille alors, et attaque la ville...

Une Osment pas super crédible en goth, des sfx de KNB sympas, de la mise en place et du meublage un peu trop présents... bof.

2.25/6

Fred 2 : Night of The Living Fred (2011), de John Fortenberry :

Fred a peur de son voisin, qu'il croit être un vampire...

En lieu et place de Jennette McCurdy, Ariel Winter et Daniella Monet, dans un téléfilm à thématique Halloweenesque. Fred est toujours insupportable, Monet sous-utilisée, et c'est toujours étrange de voir une ado de 13 ans en love-interest d'un grand dadais de 18 balais... mais les caméos débiles de John Cena en papa de Fred qui vit dans le frigo valent le détour.

1/6

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Critiques éclair - Marathon d'Halloween, épisode 7

Publié le 2 Novembre 2011 par Lurdo dans Oktorrorfest, Critiques éclair, Cinéma, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Télévision, SyFy, Comédie, Jeunesse, UK, ABC

Octobre, c'est le mois d'Halloween, de l'horreur et des ténèbres : et comme tous les ans, pour Lurdo, Octobre était le mois d'un marathon de films et de séries de genre, pendant 31 jours, voire plus si affinités...

Scream of the Banshee (2010), de Steven C. Miller :

La découverte d'un artefact médiéval par un groupe d'archéologues réveille une Banshee, qui s'en prend à tous les membres de l'équipe... 

Un téléfilm Syfy qui aurait pu être pire, et reste au final bancal et inoffensif. Pas grand chose à en dire de plus.

1.25/6

Children of the Corn : Genesis (2011), de Joel Soisson :

Une jeune femme enceinte et son mari tombent en panne près d'une ferme isolée, où vivent un Prêtre sinistre (Billy Drago), sa femme russe, et un gamin aux pouvoirs télékinétiques...

Ça n'a de CotC que le nom (forcément, puisque c'est un film uniquement tourné par Dimension pour conserver les droits de la franchise), c'est inintéressant au possible, et ça ressemble presque plus à l'épisode It's A Good Life de la Quatrième Dimension qu'à autre chose. Ah, et il y a des stocks shots de la poursuite sur l'autoroute de Bad Boys II inside.

0.5/6

Fantômes et Cie (The Great Ghost Rescue - 2011), de Yann Samuell :

Une famille de fantômes est expulsée de son château, et décide de mener une campagne nationale pour retrouver une demeure.... 

Une comédie fantômatique façon High Spirits, sans le rythme ou la bande originale de qualité, avec Vorenus en fantôme écossais en kilt. Très inégal, mais pas désagréable pour autant.

3/6

Don't Be Afraid of The Dark (1973/2011), de John Newland/Troy Nixey :

Un couple s'installe dans un manoir victorien pour le rénover, mais Sally, femme au foyer, est rapidement confrontée à des gobelins maléfiques emmurés dans une ancienne cheminée / Un couple et leur fille Sally s'installent dans un vieux manoir pour le rénover, etc...

Un téléfilm ABC pas très bien joué, qui a assez mal vieilli, mais dont les bases du récit sont solides et intéressantes.

2.5/6

Un remake supervisé par Guillermo Del Toro, visuellement superbe, et pas trop mal interprété (Bailee Madison hésite parfois entre naturel et jeu de comédienne, mais elle a une bouille suffisamment attachante pour que ça passe), mais finalement, ça reste toujours le même genre de récit typiquement DelToroien, avec le même genre de monstre (des gobelins qui ont une bonne tronche de rats, et qui semblent tout droit sortis du film The Gate), de conte, d'ambiance, tout ça, sans être vraiment rythmé ou bien écrit (le scénario est un peu un gruyère plein de trous).

Un tout petit 3.25/6.

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La saga Star Trek : présentation

Publié le 6 Octobre 2011 par Lurdo dans Télévision, Science-Fiction, Star Trek

Institution aux USA, la saga Star Trek reste encore à ce jour méconnue en France. Présentation d'une pierre fondatrice de la science-fiction télévisée anglo-saxonne. Créée en 1966 par Gene Roddenberry, la franchise Star Trek regroupe six séries et plus d'une dizaine de longs-métrages.

1966 ... Captain Kirk

Trop souvent résumée en France à "Mr Spock en pyjama", Star Trek a pourtant posé bon nombre de pierres fondatrices de la science-fiction télévisée, dont on peut aujourd'hui encore retrouver la trace dans la majorité des programmes du genre.

  • Star Trek la série originale (1966 à 1969). La série la plus connue en France, avec son Capitaine Kirk séducteur, Mr Spock, et le vaisseau Enterprise. Trois saisons fondatrices, mais un flop d'audiences retentissant.
     
  • Star Trek la série animée (1973 à 1974). Déclinaison animée un peu fauchée de la série mère, le show ne convainc pas, et est longtemps renié par le studio Paramount, en charge de la franchise Trek.
     
  • Star Trek la nouvelle génération (1987 à 1994). Sept saisons situées 70 ans dans le futur de la série originale, et narrant les aventures du Capitaine Picard et d'un tout nouvel Enterprise. Des débuts balbutiants, mais une série brillante et exemplaire, une fois sa vitesse de croisière atteinte.
     
  • Star Trek Deep Space Nine (1993 à 1999). Déclinaison la plus sombre et épique de la saga, la série prend place sur la station spatiale DS9, au carrefour de conflits politiques, militaires, économiques et religieux.
     
  • Star Trek Voyager (1995 à 2001). Pendant sept saisons, l'USS Voyager, sa capitaine et son équipage, perdus à l'autre bout de la galaxie, tentent de rentrer chez eux.
     
  • Star Trek Enterprise (2001 à 2005). La plus controversée des séries Trek, tant pour ses dérives créatives que pour son postulat de départ : une préquelle à la série originale, racontant les aventures du premier Enterprise, commandé par le Capitaine Archer.

En parallèle de ces séries, dix films, à l'intérêt plus ou moins variable, et couvrant les aventures de Kirk et de Picard. À noter que la fin prématurée de la série Enterprise, vivement critiquée, a donné un sérieux coup de frein à la saga, l'interrompant après près de 20 années de présence quasi ininterrompue sur le petit écran. Il faudra alors attendre le succès du Star Trek de JJ Abrams (2009) pour relancer la machine, au grand bonheur des fans.

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Comment regarder South Park sur la toile ? (conseils)

Publié le 28 Avril 2011 par Kaoteek dans Télévision

Série d'animation de Matt Stone et Trey Parker, South Park fait rire ses spectateurs depuis plus d'une décennie à chacune de ses diffusions sur la chaîne Comedy Central. Mais en France, les sorties DVD de la série ont toujours été chaotiques et désordonnées : pour pouvoir revoir son épisode favori, il faut donc se tourner vers le web.

Diffusion... légale !

Spectateurs francophones, vous voilà mal lotis : en France, même sur le net, interdit de regarder les épisodes doublés de manière légale, les ayants-droits français refusant le streaming de ce genre. Ce qui n'empêche pourtant pas les fans de maintenir ouverts des sites regroupant des liens vers les épisodes. Alors à votre moteur de recherche favori, la recherche ne devrait pas être bien longue.

En V.O.
Si vous parlez anglais, cependant, alors vous avez de la chance. En effet, Parker et Stone sont de grands libertaires : pour eux, peu importe les rentrées d'argent supplémentaires et les produits dérivés.

Streaming légal
Ils l'ont déclaré officiellement, ils autorisent le streaming légal de tous les épisodes de South Park sur le web. À commencer par leur propre site officiel, South Park Studios (Southparkstudios.com), qui pendant des années a proposé l'intégrale de la série en visionnage gratuit.

En France, une exception
Malheureusement, là encore, la France fait figure d'exception : quelque temps après la mise en service du streaming sur South Park Studios, la diffusion internationale a été bloquée par Comedy Central, pour des raisons de droits.
Pas découragés, Parker et Stone ont alors entrepris d'ouvrir des serveurs locaux permettant à plusieurs pays bloqués d'avoir accès à une version de tous les épisodes : ainsi, l'Angleterre, le Canada et l'Allemagne ont leurs serveurs dédiés... la France ? Bien sûr que non.

Sites de fans

Alors quid de l'hexagone, ou des pays non couverts par les serveurs de Comedy Central ? Et bien Parker et Stone sont clairs à ce sujet : ils préfèrent fermer les yeux sur les sites de fans qui reprendraient leurs épisodes pour les uploader sur Youtube et consorts.

Consentement tacite
C'est ainsi que depuis bientôt 15 ans, avec le consentement tacite des créateurs de la série, certains sites tenus par des fans se sont transformés en véritables médiathèques South Park à la limite de la légalité.
Pour les trouver, une simple recherche basique à base de mots-clés comme south park et episodes suffit.

L'inconvénient
La qualité variable des épisodes, provenant souvent de sources différentes.

L'avantage
Justement une très grande variété des sources, qui assurent de toujours pouvoir dénicher un épisode manquant, même si un site en particulier ne l'a pas en stock.

Alors, à vos souris !

south park heaven
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