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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #television catégorie

Les bilans de Lurdo : Upload, saison 1 (2020)

Publié le 27 Juin 2020 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Drame, Les bilans de Lurdo, Religion, Review, Romance, Science-Fiction, Sitcom, Télévision, USA, Amazon

Série en 10 x 25-30 minutes de Greg Daniels, l'une des deux têtes pensantes de The Office et de Parks & Recreation (avec Michael Schur parti créer The Good Place), ce programme diffusé sur Amazon Prime se propose de nous présenter un futur proche, dans lequel la mort n'est plus qu'un transfert de conscience vers un monde virtuel géré par des entreprises privées...

Upload, saison 1 (2020) :

Dans un monde où, moyennant finances, la conscience des mourants peut être transférée dans un univers virtuel pour y mener une seconde vie, Nathan (Robbie Amell), arrive à Lakeview, une résidence virtuelle de luxe, après avoir trouvé la mort dans un accident impossible. Là, il s'attache rapidement à Nora (Andy Allo), son "ange-gardien" - la responsable clientèle en charge de son dossier dans le monde réel - et le duo va commencer à se rapprocher, malgré les interdits et malgré les souvenirs manquants de Nathan, qui semblent cacher une mort suspecte...

Une satire SF un peu étrange, en cela qu'elle semble souvent être au carrefour de plusieurs autres séries déjà existantes, tentant d'en mêler les thématiques et les approches pour former un tout cohérent, sans jamais y parvenir de manière totalement satisfaisante.

De The Good Place, on a tout un propos sur la mort, l'après-vie, le changement et la rédemption, ainsi qu'une romance entre l'un des protagonistes et son assistante virtuelle. De The Office, on a la comédie de bureau et la relation "impossible", pleine de regards alanguis, entre les deux personnages principaux. De Weird City, l'anthologie d'anticipation de Peele, on a l'opposition des classes face à la technologie et le futur proche hypra-connecté, ainsi que le ton global du programme.

On pourrait aussi citer Altered Carbon, avec laquelle Upload flirte brièvement (le temps d'un caméo explosif de Creed Bratton), ou encore tout le côté enquête et conspiration technologique, premier degré, et qui prend de plus en plus de place au fil de la saison... et puis bien sûr, Black Mirror, et en particulier son épisode San Junipero, qui traitait d'une histoire d'amour improbable dans un au-delà virtuel.

Attention : je ne dis pas que Upload manque d'idées. Au contraire, même, la série déborde d'idées plus ou moins improbables et décalées, qui sont mises en image de manière convaincante et amusante. Malheureusement (et malgré le fait que le projet soit en gestation dans l'esprit de Daniels depuis les années 90), le tout paraît trop souvent dérivatif et familier.

Pris épisode par épisode, ce n'est pas trop gênant, principalement parce que la distribution est attachante et sympathique (Andy Allo, l'ex-guitariste de Prince, est une excellente découverte), avec de nombreux visages familiers dans les seconds rôles (Kevin Bigley, William B. Davis, Teryl Rothery, Chris Williams, Chloe Coleman...), et que le format du tout est suffisamment maîtrisé pour que l'on ne s'ennuie pas.

Mais dans sa globalité, les différents angles de la série se parasitent gentiment, l'enquête sur la conspiration n'ayant vraiment qu'un intérêt très limité, et certains personnages finissant par être assez lassants (je pense notamment à Ingrid, trop souvent une caricature insupportable, ou encore Aleesha, la collègue de Nora, jamais particulièrement intéressante ou drôle).

Dans l'ensemble, Upload se regarde sans problème : Greg Daniels est un professionnel qui maîtrise bien son domaine, et il sait généralement comment y faire pour impliquer le spectateur dans ses séries. Cependant, il manque tout de même quelque chose pour parvenir à véritablement imposer une identité propre à cet Upload, dont la triple orientation de comédie romantique, de satire d'anticipation et de techno-thriller est trop déséquilibrée pour vraiment convaincre.

À voir si la saison 2 parviendra à une meilleure harmonie tonale, ou, au contraire, continuera dans une direction trop sérieuse et dramatique pour son propre bien.

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Les bilans de Sygbab - Spartacus, saison 2 : Vengeance (2012)

Publié le 21 Juin 2020 par Sygbab dans Action, Aventure, Critiques éclair, Histoire, Les bilans de Sygbab, Télévision, Review, Starz

Deux ans et demi après ses bilans de la saison 1 et de la préquelle, Sygbab repart pour l'Antiquité de Spartacus, afin de conclure son intégrale de la série...

Spartacus, saison 2 - Vengeance (2012) :

Menée par Spartacus (Liam McIntyre), la rébellion des esclaves continue, et commence à faire trembler la République de Rome. Face à lui, Glaber (Craig Parker) et ses troupes, pour un affrontement sans pitié ni diplomatie...

Le changement d'interprète n'est pas une nouveauté dans les productions estampillées Raimi et consorts : il n'était pas rare, notamment dans Hercules ou Xena, de voir des personnages secondaires changer de tête au fur et à mesure que les saisons passaient.

Mais cela est déjà plus problématique quand il s'agit de personnages principaux comme Naevia, et plus encore du lead du programme. Andy Whitfield était monumental, totalement habité par son rôle, et il a été compliqué de trouver aussi charismatique suite à sa maladie. Et c'est là la première satisfaction : Liam McIntyre s'en tire avec les honneurs, en convainquant dès le début (bien aidé par une scène d'ouverture, dè le season premiere, qui le met tout de suite dans le bain).

C'était recommandé - voire nécessaire - puisque le statut de Spartacus évolue, apprenant à devenir chef de guerre dans des conditions pas toujours évidentes (car il est loin de faire l'unanimité). Son commandement et ses choix sont souvent remis en question, ce qui permet aussi de faire passer la pilule à propos d'une rébellion qui paraissait être née inopinément.

Les raisons de douter sont d'ailleurs tout à fait compréhensibles pour ceux qui le suivent : entre le fait de vouloir faire trembler les fondations de Rome pour venger sa femme, puis ensuite de risquer la vie de tous pour retrouver Naevia, il est compliqué de croire que la cause qu'il défend est noble et justifiée. Heureusement, dans un rôle d'électron libre qui lui sied, Gannicus intervient pour dire ses quatre vérités et secouer un peu tout le monde.

Voilà l'autre bonne idée : se servir de Gods of the Arena pour faire revenir un personnage charismatique, tout en conservant ce qui avait été mis en place auparavant. C'est notamment le cas par rapport au passif qui existe entre lui et Œnomaus - ce dernier ayant perdu de sa prestance depuis qu'il n'est plus doctore.

Les scénaristes ont tellement conscience de la prestance de Gannicus qu'ils vont même jusqu'à l'opposer à Spartacus sans déclarer de vainqueur entre les deux, pour éviter de ternir leur réputation. C'est un atout majeur, qui vient s'ajouter aux "figures" de cette révolte sanglante parmi lesquelles Agron prend du galon.

Dans la lignée de la fin de la première saison, il y a une maîtrise un peu plus évidente des interactions entre les personnages. Cela concerne aussi Ashur, reconverti en bad guy pour l'occasion, qui se retrouve à la tête d'une milice anti-gladiateurs - idée excellente, il faut le reconnaître - composée de mercenaires brutaux, à l'image du monstre égyptien qui ne fera pourtant pas long feu contre Gannicus, dans le final.

Glaber s'impose aussi, dans un style légèrement différent de celui de Batiatus - et fort heureusement d'ailleurs, car le profil du Romain dévoré par son ambition personnelle et prêt à tout pour gravir les échelons aurait pu être redondant. En revanche, Lucrecia n'est pas à la fête : il n'était pas forcément nécessaire de la transformer en faire-valoir d'Ashur ou d'Illythia pour souligner encore plus la déchéance totale de la maison de Batiatus. Certes, le contraste est marqué avec Gods of the Arena et elle n'a finalement que ce qu'elle mérite, mais elle n'existe pas vraiment dans cette saison.

Cependant, tout n'est pas parfait. L'intrigue peine à représenter la menace grandissante de Spartacus et ses hommes : quelques palabres à Rome pour envoyer Glaber s'occuper de leur cas n'y suffisent pas, tout comme évoquer au détour d'un dialogue le fait que des raids ont lieu dans plusieurs villes dans un rayon proche du Vésuve, avec pour objectif de terroriser la populace.

Quelques uns sont tout de même montrés à l'écran, l'un d'entre eux se produisant dans un bordel où la plupart des individus présents se se font envoyer ad patres les couilles à l'air. Il n'y a là rien de glorieux, et ce n'est pas à l'honneur des rebelles, alors même qu'on essaie ensuite de nous faire croire qu'ils sont meilleurs que les Romains car ils épargnent quelques personnes éparses, dont Illythia. Mais dans ce dernier cas, cela n'a rien à voir avec la grandeur d'âme dont Spartacus essaie de faire preuve...

Un évènement marquant vient pourtant remettre les choses en perspective et marque un véritable tournant : la destruction de l'arène de Capula tourne définitivement la page de ce qu'était la série, pour se tourner vers ce qu'elle est devenue. Le final enfonce le clou avec une cinglante victoire contre les hommes de Glaber.

Maintenant que les motivations des uns et des autres sont plus claires, que le ralliement derrière Spartacus est plus crédible, et que les relations entre les anciens esclaves ont pris de l'épaisseur, il semble que la série semble sur les bons rails pour que la suite soit explosive. Mais il y aura certainement en face un nouveau Romain assoiffé de pouvoir et prêt à tout pour l'obtenir...

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Les bilans de Lurdo : La Fête à la Maison, 20 ans après - saison 5, suite et fin (2019)

Publié le 20 Juin 2020 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Netflix, Review, Sitcom, Romance, Télévision, USA

Pour son ultime saison sur Netflix, Fuller House n'avait pas forcément commencé sous les meilleurs auspices : sortie en décembre dernier, la première moitié de cette saison rallongée pour atteindre les 18 épisodes donnait ainsi l'impression d'un show faisant du surplace, et ne sachant plus trop quoi raconter.

Du moins, si l'on excepte les préparatifs du triple mariage des sœurs Tanner et de Kimmy, un triple mariage pas forcément des plus intéressants, et qui devrait constituer l'essentiel de cette demi-saison à venir...

La Fête à la Maison, 20 ans après - saison 5, suite et fin (Fuller House, season 5.2 - 2020) :

DJ (Candace Cameron Bure), Stephanie (Jodie Sweetin) et Kimmy (Andrea Barber) n'ont plus quelques mois pour préparer leur triple mariage...

Un véritable paradoxe que cette ultime demi-saison de la sitcom Netflix, puisque après une première partie prenant largement son temps, et amenant divers nouveaux éléments à l'utilité discutable (la carrière musicale de Steph avec Lisa Loeb, l'achat de la sandwicherie, le petit-ami de Ramona), cette dernière fournée d'épisodes connaît le problème inverse : elle oublie presque totalement tous ces éléments (la tournée de Steph avec Loeb se déroule hors-champ, entre deux épisodes, et n'est quasiment pas mentionnée - ni n'a la moindre incidence sur la vie de la jeune femme et sur son couple ; la sandwicherie apparaît dans deux scènes et demi, et n'est quasiment pas mentionnée ; le petit-ami de Ramona apparaît dans un épisode ou deux, sans rien apporter) et semble paniquer au dernier moment, incapable de gérer à l'écran tout ce qu'elle a amené comme nouveaux éléments.

Systématiquement, on a ainsi l'impression que Fuller House trébuche, prise de court par cette fin de série pourtant annoncée : divers développements, comme Jackson qui se découvre une vocation pour la comédie musicale, font l'objet d'un demi-épisode, et se déroulent ensuite totalement hors-champ (alors qu'autrefois, la série aurait probablement consacré un épisode entier au spectacle, d'autant que deux des enfants de la famille y participent) ; il y a un semblant de sous-intrigue sur l'intégration de Steve dans la famille Fuller, mais c'est rapidement oublié, et il repasse rapidement à l'arrière-plan ; d'autres sous-intrigues, elles, sont amenés de manière totalement artificielle et forcée, comme cette annonce qui arrive dans l'avant-dernier épisode : la sandwicherie fonctionne tellement bien (ah bon ?) que Kimmy et Fernando vont ouvrir une succursale à 30 kilomètres de là, et doivent donc quitter la maison Fuller... juste au moment où Steph et Jimmy annoncent faire de même pour d'autres raisons.

Le tout en pleins préparatifs de mariage, et avec moins d'une semaine de délai avant la cérémonie et le double déménagement : on ne croit jamais vraiment à cet artifice narratif bancal, uniquement là pour apporter des larmes et des bons sentiments sirupeux... et donc forcément, quand le grand final fait marche arrière sur ce développement peu inspiré, personne n'est surpris, ni réellement touché par l'émotion que les scénaristes pensent injecter là.

C'est un peu tout le problème de cette demi-saison, à la fois creuse et précipitée : on a droit à une convention pour futures mariées, à un épisode de Thanksgiving, aux parents Gibbler qui ne viennent pas, à une visite universitaire et à la rentrée scolaire de Max (qui ont lieu, étrangement, après l'épisode de Thanksgiving - la chronologie de cette demi-saison est bordélique au possible), à un concours d'alimentation sportive, à un remake des Z'amours, et, donc, au triple mariage, mais rien ne semble vraiment développé de manière correcte.

Un peu comme si les scénaristes s'étaient contenté de jeter en vrac, à l'écran, toutes les bribes d'idées qui leur restaient pour la série et ses personnages...

C'est ponctuellement amusant et ponctuellement touchant, principalement grâce au capital sympathie des personnages, mais in fine, la série s'éteint donc comme elle est revenue, sans grande inspiration, sans jamais parvenir à réunir toute la distribution de la série originale (Becky est à peine mentionnée dans cette demi-saison, son absence reste inexpliquée à l'écran, et il en va de même pour Michelle, hormis un bref moment "si elle n'est pas venue avant, elle ne viendra plus"), et sans jamais dépasser le stade d'un comfort food nostalgique vantant les mérites des familles recomposées.

En soi, c'est toujours ça de pris et ça suffira à de nombreux spectateurs... mais ça n'en fait pas pour autant un revival particulièrement convaincant. 

(en espérant que Jodie Sweetin profitera du succès modéré de ces 5 saisons pour relancer sa carrière, elle le mériterait...)

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Les bilans de Sygbab : Supernatural, saison 14 (2018)

Publié le 14 Juin 2020 par Sygbab dans Action, Aventure, Critiques éclair, Comédie, Drame, Fantastique, Horreur, Les bilans de Sygbab, Review, Télévision, Thriller, CW, USA, Supernatural

Après près de deux ans et demi d'absence sur ce blog, Sygbab revient en force à l'occasion de la conclusion de la série Supernatural : une épopée de 15 saisons qu'il va passer en revue à raison d'un bilan par semaine...

Supernatural, saison 14 (2018) :

Maintenant que Lucifer n'est plus, les Winchester ont fort à faire : Dean est possédé par l'archange Michael, Nick bascule du côté obscur, le Paradis menace de s'effondrer, et l'Ombre rôde dans le Néant, menaçante...

Ou de l'art de ruiner le travail effectué précédemment. Il semblerait en effet que les scénaristes aient perdu le guide du voyageur interdimensionnel, et qu'ils l'aient troqué contre le suivant : L'écriture par des nuls.

Cela peut paraître dur, mais il suffirait de lister toutes les mauvaises idées qui émaillent ces 20 épisodes pour se rendre compte que c'est un festival d'erreurs de débutants. Parmi elles, commençons par la fin : toutes les dimensions parallèles existantes ne sont que des versions de l'histoire qu'écrit Dieu, avant de passer à autre chose lorsqu'il s'en désintéresse. La question de leur existence pouvait effectivement se poser, mais il y a parfois des éléments qu'il est bon de ne pas vouloir expliquer du moment que le principe est divertissant, sous peine de se prendre les pieds dans le tapis.

Cela remet donc Chuck sur le devant de la scène, mais entre le personnage décontracté et légèrement égocentrique présenté auparavant et le nombriliste forcené qui veut absolument que son œuvre se termine comme il l'a prévu, il y a un pas qui n'aurait pas dû être franchi. Pire : les scénaristes revisitent une fois de plus l'histoire des Winchester en en faisant des pantins manipulés depuis le début. La rétro-continuité est un procédé envisageable quand il est utilisé avec parcimonie mais Supernatural a déjà épuisé tous ses jokers en la matière...

Ce nouveau Deus Ex Machina tombe à pic pour tenter de masquer les insuffisances chroniques d'une intrigue bien laborieuse. Le fil rouge reste avant tout l'évolution de Jack, qui est malheureusement assez catastrophique. Le principe d'absorber la grâce de Michael pour compenser la parte de la sienne - volée par son père - et de perdre une partie de son âme n'est pas mauvais en soi, mais le personnage méritait mieux. Alors qu'il aurait été beaucoup plus intéressant de suivre son apprentissage de la vie sans aucun pouvoir, avec une naïveté qui donne du sang frais en début de saison quand il participe aux enquêtes, sa lente progression vers l'absence de Bien (selon l'expression de Castiel) est un cliché qui aurait pu être évité. Gardons le côté positif : il est bien loti par rapport à Mary.

En effet, à quelques exceptions près, le traitement des personnages féminins a souvent été assez désespérant dans la série et on atteint là le summum. Elle n'aura quasiment pas existé dans cette saison puisqu'elle est rapidement évacuée, avant de réapparaître pour se faire tuer de manière honteuse, hors champ.

Alors qu'elle avait un statut de femme forte bien établi, elle devient juste une compagne pour le "Bobbycalypse" qui prend de la distance pour pleurer la mort de son fils (en matière de ficelle scénaristique pour se débarrasser d'un personnage, ça se pose là), une mère de famille dans le 300ème épisode - au demeurant réussi car la famille Winchester y est touchante - qui voit le retour de Jeffrey Dean Morgan avec en prime un énième paradoxe temporel, et une victime facile pour ajouter au lourd fardeau que Sam et Dean portent déjà. Quelle déchéance...

Le cas de Nick est également problématique. Accepter qu'il ait survécu à la mort de Lucifer est déjà une épreuve difficile, être en accord avec son développement se révèle en revanche presque insurmontable. Illustrer la difficulté de sa réinsertion en le représentant comme un psychopathe en situation de manque - qui se sert de l'excuse de la vengeance de sa famille pour tuer à tort et à travers et qui cherche à tout prix à retrouver la puissance de Satan - est sans nuance, et amène à penser qu'il n'y a pas eu beaucoup de réflexion autour de cette intrigue du moment qu'elle justifie la présence de Mark Pellegrino à l'écran et qu'elle soit une caution morale lorsque Jack le tue sans hésiter.

Quitte à passer en revue la gestion des différents protagonistes, il faut également évoquer Michael. Le plan de l'Archange, qui possède Dean le temps de quelques épisodes (Jensen Ackles s'en donne d'ailleurs à cœur joie dans un style complètement différent, c'est toujours ça de pris) est plutôt alléchant sur le papier : constituer une armée de monstres pour éliminer toute opposition. Dans les faits, c'est complètement raté.

Michael n'est qu'un poltron qui se cache pour éviter la Kaia de The Bad Place dont la lance peut, comme par enchantement, le blesser (encore un tour de passe-passe bien commode), un faible qui se retrouve confiné dans l'esprit de Dean sans que cela soit très crédible, et un adversaire indigne qui se fait tuer par Jack sans difficulté. Il aura au moins été d'utilité publique en tuant tous les chasseurs du monde de l'Apocalypse : ces derniers ne servent à rien, et n'apparaissent que sporadiquement alors qu'ils sont censés occuper le bunker à longueur de temps.

Quant au final, il ressemble à s'y méprendre à celui de la saison 2, à ceci près que ce sont des âmes plutôt que des démons qui s'échappent de l'Enfer. Un nouveau reboot, en quelque sorte, puisque nos héros devront probablement faire face à divers fantômes et autres manifestations spirituelles qu'ils ont déjà rencontrés. Si la gestion est la même que pour cette horrible saison à oublier, cela n'augure rien de bon.

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Avec ce quatorzième bilan, l'intégrale Supernatural prend des vacances, le temps que la diffusion de la saison 15 reprenne outre-atlantique, et dans l'intervalle, Sygbab va repartir dans l'Antiquité, pour achever, dès le week-end prochain, ses bilans Spartacus...

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Les bilans de Sygbab : Supernatural, saison 13 (2017)

Publié le 7 Juin 2020 par Sygbab dans Action, Aventure, Critiques éclair, Comédie, Drame, Fantastique, Horreur, Les bilans de Sygbab, Review, Télévision, Thriller, CW, USA, Supernatural

Après près de deux ans et demi d'absence sur ce blog, Sygbab revient en force à l'occasion de la conclusion de la série Supernatural : une épopée de 15 saisons qu'il va passer en revue à raison d'un bilan par semaine...

Supernatural, saison 13 (2017) :

Désormais chargés de protéger le Nephilim Jack (Alexander Calvert), Sam et Dean ont fort à faire pour lutter contre Lucifer et Asmodeus, ce dernier étant bien décidé à faire basculer le jeune homme dans le camp du Mal, et déchaîner ainsi les pires démons sur la Création...

Une saison que l'on pourrait rebaptiser Slidernatural - saison 1(3), car, après avoir puisé dans le surnaturel, le fantastique, le paranormal et lorgné sur la science-fiction avec de nombreux voyages temporels, l'introduction des mondes parallèles dans cet univers fourre-tout était inéluctable. L'idée était lancée dans le final de la saison précédente de manière à faire rebondir l'intrigue, et cela devient l'un des éléments principaux du nouveau fil rouge puisque Lucifer et Mary Winchester - que Dean pensait un temps morte - s'y trouvent. Une opération de sauvetage s'engage, mais la question est de savoir comment parvenir à ouvrir un nouveau portail.

Les scénaristes s'amusent ainsi autour de ce concept et la première tentative est réalisée par Jack dans le 13.09 The Bad Place, épisode qui détourne habilement son possible passage du côté obscur prédit par Dean. Il réussit à franchir la barrière, mais pendant ce temps les deux frères sont envoyés dans un autre monde, où vit une créature gigantesque.

Cependant, il ne faut pas rêver : pas question d'explorer ce monde, il s'agit juste d'un prétexte pour que les Wayward Sisters aillent les sauver ! La réunion de la bande à Jody dans le 13.10 est un hommage réussi aux personnages féminins de la série, trop souvent mis de côté. C'est fun, drôle, les interactions sont bien écrites, il y a de l'action, et ça repose sur des bases déjà établies auparavant : voilà un backdoor pilot bien plus abouti que l'abominable 9.20 Bloodlines.

Mais ça ne s'arrête pas là : dans leur quête du Sceau de Salomon - artefact nécessaire à la réalisation d'un sort permettant d'ouvrir un autre portail, merci aux Men of Letters et à leur documentation extensive -, nos héros doivent affronter un Dieu d'une autre dimension.

Ce dernier se présente sous les traits d'une jeune femme avant de révéler sa vraie nature, celle d'un monstre tentaculaire aux allures de cauchemar, presque tout droit venu de l'imagination de Lovecraft (finalement, il était à côté de la plaque en s'intéressant au Purgatoire). Dean fait alors une petite incursion dans le monde de l'Apocalypse avec... Ketch, revenu d'entre les morts grâce à un sort similaire à celui qui avait sauvé Rowena la première fois.

La sorcière rousse revient elle aussi dans le jeu, et, de manière très surprenante, prend enfin de l'épaisseur. Alors que sa volonté de tuer des reapers semblait faire partie d'une manigance pour nuire à l'ordre établi, ses préoccupations sont beaucoup plus terre-à-terre : elle veut tout simplement faire revenir son fils car elle a pris conscience qu'elle n'a jamais été là pour lui comme une mère devrait l'être.

Mais lorsque Billie - fraîchement promue comme remplaçante de la Mort après avoir été assassinée par Castiel - lui demande de tuer Sam pour obtenir ce qu'elle souhaite, elle ne peut s'y résoudre. De personnage insupportable à personnage touchant, voilà une évolution remarquable et très appréciable, qui s'inscrit dans une volonté nouvelle de valoriser les personnages féminins.

Cette tendance à faire revivre des personnages par des moyens détournés se confirme dans les grandes largeurs : outre la réapparition de Gabriel, torturé par un Asmodeus charismatique, le monde de l'Apocalypse contient en son sein une autre version de Bobby ainsi que de Charlie.

Sans critiquer le concept des univers multiples (Star Trek avait son univers miroir, par exemple), c'est à double-tranchant : d'un côté cela atténue l'impact émotionnel ressenti lors de la mort de Bobby, mais ça permet d'oublier celle de Charlie qui avait été gérée n'importe comment. C'est également une occasion de réécrire l'histoire de la série dans un monde sans les Winchester, et de tester quelque chose de nouveau : Supernatural devient presque une série chorale, plus feuilletonnante qu'auparavant puisque les loners se font rares.

Il faut bien avouer que cela fait du bien de ne plus se focaliser uniquement sur les problématiques de Sam et Dean. Les ambitions d'Asmodeus qui veut prendre le pouvoir en Enfer, la volonté de Lucifer d'avoir une relation avec son fils, le questionnement constant de Jack - le fait qu'il passe directement à l'âge adulte est une très bonne idée - qui s'efforce de trouver sa place et de rendre fier sa famille d'adoption : voilà autant de thématiques bien traitées dans l'ensemble.

Les scénaristes ont compris qu'ils ne sont pas de taille lorsque les enjeux sont démesurés et qu'ils sont plus à l'aise en abordant le côté humain des personnages : cela a des effets bénéfiques. D'autant que pour une fois, cela s'applique aussi à Castiel, qui se sent responsable de Jack. Son statut d'ange semble en revanche menacé, puisqu'ils ne sont plus qu'une poignée.

Le final n'évite pourtant pas quelques écueils regrettables. Malgré une montée en pression progressive (pendant laquelle les Winchester récupèrent un à un les éléments qui permettront à Rowena d'ouvrir le portail vers le monde de l'Apocalypse, et réunissent autour d'eux leurs alliés les plus puissants), ce qui en découle n'est pas de la plus grande cohérence.

Par exemple, le retour de Lucifer et de Michael dans notre réalité est expliqué par le fait qu'ils ont réalisé le même sort, mais où ont-ils trouvé le sang d'un homme saint dans un monde ravagé par la violence ? De même, lors du climax, Dean propose à Michael d'investir son corps pour vaincre le Diable, mais pourquoi cela fonctionnerait pour cette version de l'Archange alors que les deux frères ne sont jamais nés dans son univers ?

En dépit de cette conclusion étrange qui voit également Jack se faire voler ses pouvoirs par son père - dont la fourberie ne faisait pas l'ombre d'un doute -, la ligne directrice est limpide, voire ludique par moments.

Et sur ce plan, il est bien sûr impossible de ne pas parler du 13.16 Scoobynatural : l'explication de ce délire animé tient la route, la filiation entre Supernatural et Scooby-Doo paraît d'une évidence absolue, et le scénario joue à merveille sur la mécanique des deux séries en respectant le caractère des différents personnages. Un véritable tour de force.

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Les bilans de Lurdo : Insatiable, saison 2 (2019)

Publié le 6 Juin 2020 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Drame, Les bilans de Lurdo, Netflix, Review, Romance, Jeunesse, Thriller, Télévision, USA

Après une saison 1 corrosive mais inégale, très fraîchement accueillie par un public à l'outrage facile, Insatiable a eu droit à une seconde (et ultime) saison sur Netflix, une saison qui, après le double meurtre concluant la première année, ne pouvait aller que dans une seule direction, toujours plus outrancière et jusqu'au-boutiste.

Insatiable, saison 2 (2019) :

Patty (Debby Ryan) et Bob (Dallas Roberts) tentent de faire disparaître les traces du double meurtre que la jeune femme vient de commettre, mais entre cadavre ayant disparu, manigances, rivalités amoureuses, policier homosexuel, pulsions incontrôlables et Nonnie (Kimmy Shields) qui s'improvise détective amateure, les choses sont loin d'être aisées...

Et les scénaristes mettent effectivement les bouchées doubles pour cette seconde année, en poussant les curseurs à fond, et en allant toujours plus loin dans le grand n'importe quoi excentrique, sanglant et décomplexé.

Au point de s'éparpiller un peu, çà et là : on sent que la saison, si elle a été plus ou moins pensée comme étant la dernière du programme, a aussi souffert d'un nombre d'épisodes réduit. Pas tant au niveau du rythme - je persiste à penser que la série aurait trouvé son public au format 25 minutes - qu'au niveau de la narration, qui, amputée de 2 épisodes, donne sur la fin de saison l'impression de quelque chose de précipité, avec notamment un saut temporel assez frappant entre l'avant-dernier épisode et le season finale.

La saison semble ainsi s'éparpiller, ramenant la plupart de ses personnages de saison 1, comme pour conclure leurs arcs narratifs (à grands renforts de voix off) avant que la série se termine, et le résultat, c'est quelque chose qui s'éparpille dans de multiples directions amusantes, mais parfois assez brouillonnes ou délibérément caricaturales (surtout vers la fin de saison, de plus en plus parodique).

Mais revenons aux bases de la série : Patty, Bob, et les conséquences des deux meurtres qui concluaient la saison précédente. Patty continue de connaître des hauts et des bas, cette année, tentant de comprendre la faim qui l'anime constamment, faisant un détour par la case thérapie de groupe, et finissant par trouver une nouvelle addiction : le meurtre. C'est bien simple, tout au long de la saison, Patty évolue lentement dans une direction toujours plus sanguinaire, ce qui est finalement assez logique compte tenu du travail de la créatrice de la série sur Dexter : les morts "accidentelles" se multiplient, Patty continue de mentir et de manipuler autrui, tout en se persuadant que c'est là la seule manière pour elle d'être heureuse, et de faire face à ses insécurités... et lorsque le tout dernier épisode arrive, la conclusion est sans appel. Patty est une tueuse en série, et elle l'assume totalement.

Face à elle, Bob A lutte pour trouver sa place (et sa sexualité). En conflit avec l'autre Bob (Christopher Gorham), avec Coralee (Alyssa Milano), il croise le chemin (et le lit) d'un flic bodybuildé (Alex Landi), avant de finir par se présenter à la mairie de la ville (face à Bob B), de coucher avec la mère de Patty (une relation sortie de nulle part, et qui ne fonctionne pas vraiment à l'écran)... et de devenir la victime des manigances de Regina (Arden Myrin), qui passe la moitié de la saison en cavale (et dans un costume d'émeu ^^).

Il y a aussi Bob B et Coralee, qui tentent de se reconstruire après la saison 1 ; Roxy (Chloe Bridges), qui est assassinée à la fin du season premiere ; Dixie (Irene Choi), qui refait surface, finit (réellement, cette fois-ci) en fauteuil roulant et retrouve sa famille d'origine ; Magnolia (Erinn Westbrook), qui passe la saison à tenter de retrouver la mémoire et à se rapprocher de Brick (Michael Provost) ; Nonnie qui joue les apprenties-détectives et tente de comprendre ce qui se trame en ville ; le père de Pattie (recasté en la personne de Dana Ashbrook), qui ne survit pas à son épisode ^^ ; Stella Rose, laissée pour morte... ou presque ; sans oublier les nouveaux personnages comme Heather Kristina Pamela Kendall Jackson Johnson (Caroline Pluta), une rivale récurrente de Patty... qui ne survit pas à la saison ; l'Inspecteur Lee (Alex Landi), obsédé par les Bob ; et bien d'autres encore, qui ont tous droit à des sous-intrigues plus ou moins pertinentes ou développées.

On sent ainsi que les scénaristes voulaient faire plaisir à tout le monde avant la fin, mais que le résultat est plus chaotique que probant dans certains cas - toutes les sous-intrigues entourant Nonnie, par exemple, ont tendance à se perdre en chemin, même si les scénaristes font tout leur possible pour les rendre ludiques, et les rattacher (vaguement) à Patty et à son besoin constant de validation.

Mais dans l'ensemble, si le show fait énormément de ménage parmi ses seconds rôles, s'il s'amuse à toutélier les destins de tous les personnages de manière toujours plus improbable et grotesque, s'il assume totalement sa sexualité inclusive et s'il racole ouvertement en mettant tous ses personnages masculins musclés en petite tenue, il souffre toujours d'un problème d'approche, puisqu'il tente toujours de concilier son grand-guignol meurtrier et déconneur avec un propos plus sérieux et sincère sur la boulimie, et autres problèmes psychologiques relatifs au physique.

Comme en saison 1, le contraste est parfois trop important pour vraiment fonctionner, et dessert le show plus qu'il ne lui donne de la profondeur. Encore une fois, c'est dommage, car la distribution est excellente (certains sont un peu moins charismatiques et intéressants, cela dit - Magnolia, notamment) et, avec un format plus court et dynamique, le tout aurait pu donner quelque chose de vraiment réussi. Là, en l'état, le bilan est similaire à celui de la saison 1 : Insatiable est une série amusante, kitsch et flamboyante, une satire qui ose s'aventurer dans des directions improbables et décomplexées, mais qui peine un peu à gérer ses ruptures de ton, et son format 45 minutes.

La conclusion de la série, cependant, s'avère très appropriée à la caractérisation de ses personnages, et permet de mettre un terme honorable à toute cette histoire tout en ménageant un cliffhanger ou deux, au cas où...

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Un film, un jour (ou presque) #1219 : Le monde secret de la petite brique Lego (2015)

Publié le 2 Juin 2020 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, Histoire, Review, Télévision, UK, Channel 4, Jeunesse

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Le Monde secret de la petite brique Lego (The Secret World of Lego - 2015) :

Un petit documentaire anglais de la chaîne Channel 4 qui revient sur le succès des Lego et de l'entreprise du même nom, entreprise familiale et privée originaire du Danemark, cultivant depuis 1932 un sens du secret, une philosophie de vie et d'entreprise très stricte, et un côté corporate assez rigide.

C'est d'ailleurs assez amusant de constater ce contraste entre l'objet produit (des jouets pour enfants), les passions que ce dernier suscite (tant chez les enfants que chez les adultes), les vocations qui en naissent (on suit ainsi plusieurs passionnés : un éditeur qui veut publier un magazine à destination des fans adultes, un amateur qui a conçu une gamme d'oiseaux en Lego ayant été approuvée et vendue par la marque, et un apprenti-concepteur qui aimerait travailler au département créatif de l'entreprise), et l'environnement ultra-professionnel, structuré et policé (pour ne pas dire formaté) de l'entreprise.

Dans l'ensemble, le tout reste un aperçu agréable, bien que superficiel (45 minutes, et énormément de moments "désolé, c'est top secret, on ne peut pas vous le montrer") de la firme et de son état d'esprit.

4/6

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Blog Update ! - Mai 2020

Publié le 31 Mai 2020 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Les bilans de Sygbab, Review, Télévision, Update

En mai, le confinement s'est allégé ; le blog des Téléphages Anonymes, lui, n'a pas perdu le rythme, avec toujours beaucoup de films et de séries passées en revue...

#1198 : JOURNÉE STAR WARS - Ewoks : la Caravane du Courage (1984)

#1199 : JOURNÉE STAR WARS - Ewoks : la Bataille d'Endor (1985)

#1200 : Tolkien (2019) - 2.5/6

#1201 : Friends of God - A Road Trip With Alexandra Pelosi (2007) - 3.75/6

#1202 : Les Aéronautes (2019) - 3.75/6

#1203 : Finding Steve McQueen (2019) - 2.5/6

#1204 : Oh My God ! (2011) - 4/6

#1205 : We Believe in Dinosaurs (2019) - 4.5/6

#1206 : Robocop (2014) - 2.5/6

#1207 : Go Back To China (2019) - 2.75/6

#1208 : Corporate Animals (2019) - 2/6

#1209 : My Spy (2020) - 2.5/6

#1210 : What We Left Behind - Looking Back at Star Trek : DS9 (2018) - 5/6

#1211 : Once Upon a Time... in Hollywood (2019) - 3/6

#1212 : Superman - Red Son (2020) - 3/6

#1213 : Spenser Confidential (2020) - 2/6

#1214 : Booksmart (2019) - 2.75/6

#1215 : La Légende de Viy (2014) - 3/6

#1216 : La Légende du Dragon (2019) - 2/6

#1217 : Scooby ! (2020) - 2.25/6

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# Bilan :

Un mois plus faible que le mois dernier, sans surprise, avec nettement moins de nouveautés, et clairement plus de films médiocres et passables.

Pas vraiment de quoi s'occuper, mais heureusement, les documentaires répondent toujours présents, avec notamment un excellent What We Left Behind, qui fera plaisir à tous les fans de l'univers Star Trek...

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# Film(s) du mois :

J'ai déjà cité What We Left Behind, suivi de près par We Believe in Dinosaurs, un autre documentaire plus engagé ; si l'on met de côté les documentaires, ce sont alors Oh my God !, une amusante comédie européenne, et Les Aéronautes, une production Amazon, qui restent sur le haut du panier, sans être pour autant des chefs-d'œuvre du genre...

 

# Flop(s) du mois :

Beaucoup de 2 et de 2.5/6, ce mois-ci, et dans l'absolu, ce ne sont pas forcément les pires films du mois, mais les deux films qui m'ont le plus déçu, ce mois-ci, sont bien Tolkien, la biographie ampoulée de l'auteur, et Scooby !, le dernier reboot de la franchise Scooby-Doo, tellement axé sur les super-héros et les univers partagés à la Marvel qu'il en a oublié les fondamentaux de la franchise...

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# Petit écran :

Ce mois-ci, Sygbab a visionné cinq saisons de Supernatural (8, 9, 10, 11 et 12), avec des résultats toujours particulièrement mitigés. De mon côté, comme le mois dernier, je suis parti dans l'espace avec les deux parties de l'agréable saison 2 de Perdus dans l'Espace, bien plus maîtrisée que la première année.

Ajoutez à cela la première saison du remake de l'anthologie Histoires Fantastiques, assez décevante comme la majorité des reboots actuels de ce type ; la première saison de The Witcher, agréable, sans plus ; l'épisode spécial confinement de Mythic Quest, très réussi ; et enfin la mini-série Good Omens, très imparfaite, mais bénéficiant aussi d'un tel capital sympathie que l'on passe tout de même un très bon moment...

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# À venir :

Avec le mois de juin, les beaux jours reviennent pour de bon, et petit à petit, le monde va reprendre sa marche. Le blog, lui, continue son petit bonhomme de chemin, avec des Trolls en tournée, des Gentlemen anglais, des Dragons, des politiciens américains aux dents longues, Harry Potter dans un film d'action, et bien plus encore ; sans oublier la fin (provisoire) de l'intégrale Supernatural de Sygbab, et plein d'autres séries...

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Les bilans de Sygbab : Supernatural, saison 12 (2016)

Publié le 31 Mai 2020 par Sygbab dans Action, Aventure, Critiques éclair, Comédie, Drame, Fantastique, Horreur, Les bilans de Sygbab, Review, Télévision, Thriller, CW, USA, Supernatural

Après près de deux ans et demi d'absence sur ce blog, Sygbab revient en force à l'occasion de la conclusion de la série Supernatural : une épopée de 15 saisons qu'il va passer en revue à raison d'un bilan par semaine...

Supernatural, saison 12 (2016) :

Sam et Dean ont fort à faire alors que leur mère Mary (Samantha Smith) revient à la vie, et que les Men of Metters anglais tentent de s'imposer sur le territoire américain. De leur côté, Castiel et Crowley se lancent à la poursuite de Lucifer, désormais en liberté...

The Search for Spock Lucifer

Lucifer s'est échappé, vite, il faut le retrouver ! Satan s'amuse à jouer à cache-cache en sautant d'hôte en hôte, avec ce que ça comporte de mauvaises idées. Toute la période Vince Vicente, rockeur de son état, peine à intéresser le spectateur, et ce jeu de piste n'a qu'un seul avantage : voir Crowley et Castiel former un duo inédit pour enquêter ensemble. Forcément, avec le bagou de l'un et l'air constipé de l'autre, ça détonne.

Mais le Diable a plus d'un tour dans son sac, et ses rêves de grandeur l'amènent carrément à investir le corps de POTUS (President of the United States). Un grand moment de n'importe quoi, qui représente néanmoins un tournant de la saison : Lucifer profite de cette escapade pour concevoir un enfant, avant de se retrouver emprisonné par Crowley. Emprisonnés, les Winchester le sont également, dans une base militaire top secrète dont ils arrivent à s'évader après avoir une fois de plus échappé à la mort en passant un marché avec Billie.

Il y a donc bon nombre de rebondissements, certains nécessitant une haute dose de suspension d'incrédulité : voir Sam et Dean capables de neutraliser à eux seuls un bataillon de soldats sur-entraînés, c'est exaspérant tant l'écriture est grossière. Les facilités sont légion dans la série, et ceci n'en est malheureusement qu'une preuve supplémentaire.

La revanche de Crowley est déjà plus passionnante, car ses échanges avec Lucifer - qui reprend enfin ses traits initiaux, à l'aide d'une justification bancale dont il vaut mieux faire fi - sont savoureux, tant sa jouissance d'avoir entre ses mains le sort de celui qui l'a humilié est palpable. Ce n'est cependant que de courte durée, car malgré son assurance d'avoir prévu tous les scénarii possibles, il finit tout de même par perdre le contrôle et ne doit son salut qu'à la possession du corps d'un rat.

Rien de glorieux, d'autant que sa réputation avait déjà été entamée dans le très bon 12.12 Stuck in the Middle (With You) dont la narration éclatée n'est pas sans rappeler Boomtown : on y apprend qu'il a récupéré le Trône de Fer l'Enfer uniquement parce que Ramiel n'en voulait pas.

Qu'à cela ne tienne, c'est l'occasion d'évoquer Dagon, qui rentre en scène pour assurer la naissance du fils de son ancien patron en protégeant sa mère, Kelly. La traque des protagonistes principaux change donc de cible, et Castiel fait assez régulièrement de même au niveau de ses alliances. À ce stade, c'est tout de même dommage qu'il hésite encore entre son allégeance au Paradis et son partenariat avec les Winchester, car faire confiance à ses pairs ne lui a jamais rien apporté de bon.

Hail Mary

Contre toute attente, la gestion du retour de Mary Winchester est intelligente. Plutôt que d'en faire une victime torturée par son horrible mort, elle est décrite comme une femme forte, chasseuse jusqu'aux tréfonds de son être et capable d'assumer ses choix même quand ils sont difficiles. Celui de se séparer de ses enfants en est assurément un, mais il est nécessaire car elle a besoin de faire le point et de retrouver une place dans le monde, ce qui est logique au vu de ses antécédents.

Comme d'autres, elle a suscité des vocations et c'est notamment le cas pour Asa Fox. L'introduction du 12.06 Celebrating the Life of Asa Fox, qui retrace sa vie entre le moment où Mary l'a sauvé et le moment où il meurt, est un exercice de style impressionnant. Le reste de l'épisode est un huis clos plutôt réussi, qui donne l'occasion de revoir Jody Mills. Celle-ci s'est imposée au fur et à mesure comme un personnage récurrent qu'il est plaisant de revoir, et le foyer qu'elle a reconstruit peut donner l'occasion de raconter quelques histoires (surtout avec Claire, qui s'oriente sur la même voie que la famille Winchester).

Voilà tout de même de quoi rassurer : si on excepte Rowena, les scénaristes proposent enfin des personnages féminins avec un développement un minimum travaillé. Beaucoup de séries ayant duré bien moins longtemps n'ont pas eu la chance de n'avoir à s'en préoccuper qu'après 11 saisons...

Perfide Albion

Tout ce qui concerne les Men of Letters n'avait pas encore été réellement exploité, c'est désormais chose faite avec la branche britannique qui vient mettre son grain de sel dans l'histoire. Les présentations ne se font pas sur les meilleures bases possibles avec la torture de Sam, ce qui a tendance à créer une certaine défiance de la part des deux frères.

Ce ne sont pas les seuls : leur communauté rejette en masse la promesse d'un monde meilleur qui leur est dépeinte. Sauf Mary, qui succombe à la tentation de vérifier cela par elle-même, en prenant le risque de mentir à ses fils car elle sait pertinemment qu'ils n'approuveraient pas.

Ce côté Initiative à la Buffy apporte son lot de gadgets 007-style à la fois fun et efficaces, et un contrepoint aux méthodes employées par des chasseurs isolés sur le sol américain. L'idée est intéressante et les résultats sont là, mais il y a trop d'éléments qui rendent le tout assez vain. En premier lieu, le fait que Toni et Ketch soient tous deux des psychopathes : c'est établi bien trop rapidement, et cela ruine tout suspense quant au déroulement des évènements (par exemple, on sait très vite que Mary a tort de s'engager avec eux, et son opposition avec ses fils lorsqu'ils découvrent la vérité en perd tout intérêt).

Leur mode de fonctionnement n'est pas non plus extrêmement limpide : ce sont pour la plupart des intellectuels, mais ils éliminent ceux qui font le sale boulot à leur place quand ils ne respectent pas le code qu'ils se sont imposés. Par conséquent, comme les chasseurs américains sont tous réticents, ces derniers doivent tous disparaître.

Dans l'optique de débarrasser le monde des monstres qui le peuplent, il y a peu de chance que cette stratégie soit la plus payante... Mais il fallait bien trouver un prétexte pour que tout cela se termine dans un bain de sang, à l'occasion d'un assaut du QG de l'organisation par une coalition de chasseurs rassemblés par Sam. La reconversion de ce dernier en leader improvisé après un discours peu convaincant (qui se voulait pourtant solennel) a de quoi étonner puisque rien ne laissait supposer qu'il puisse avoir de telles aptitudes.

Cet épisode a la particularité de clôturer l'une des intrigues principales sans terminer la saison, puisqu'il est suivi d'un long cliffhanger de 40 minutes dont le seul but est de relancer de nouvelles pistes pour la suite. Un choix étrange et bancal, à l'image de la saison sur certains points.

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Critiques éclair - Mythic Quest : Quarantaine (2020)

Publié le 30 Mai 2020 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, Romance, Sitcom, Télévision, AppleTv, Apple

Retour exceptionnel de la sitcom Apple Tv chapeautée par l'équipe de It's Always Sunny in Phialdelphia, après une première saison sympatoche, et à l'occasion du confinement qui touche toute la planète.

Mythic Quest - Quarantaine (Mythic Quest : Quarantine - 2020) :

Contraints de travailler à domicile par le confinement, toute l'équipe de Mythic Quest s'adapte tant bien que mal à cette situation : Poppy le prend assez mal, Brad et David s'affrontent aux jeux vidéo, et Jo tente d'expliquer la visioconférence à CW...

Une bonne surprise en ces temps de coronavirus, ce Mythic Quest : Quarantine s'avère un épisode totalement produit à distance, mais qui n'a rien à envier aux épisodes produits plus traditionnellement : tout le monde bénéficie d'une qualité d'image et de son professionnelle (merci les iPhones), le rythme est bon, le montage aussi, et le tout couvre de manière assez compétente tous les aspects du confinement.

Certains dépriment, certains galèrent à se mettre à la visioconférence, certains en profitent pour s'improviser influenceurs et s'exhiber, d'autres se lancent des défis débiles et jouent aux jeux vidéo et enfin, en guise de travail collaboratif, l'ensemble du staff monte une machine façon Rube Goldberg, avec transitions entre les différents écrans vidéos, le tout monté sur le thème de Rocky/Creed.

Rien de forcément inédit ou original, mais puisque les personnages sont sympathiques et que l'ensemble est bien mené, ça fonctionne.

Ajoutez à cela le fait que l'épisode a réuni plus de 600 000 $ pour des œuvres caritatives, et il devient une bouffée d'oxygène assez rafraîchissante en ces temps compliqués. Bien joué.

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Les bilans de Lurdo : The Witcher, saison 1 (2019)

Publié le 30 Mai 2020 par Lurdo dans Action, Review, Critiques éclair, Comédie, Télévision, Fantastique, Drame, Romance, Les bilans de Lurdo, Aventure, Netflix, USA

Adaptation des romans d'Andrzej Sapkowski (et des jeux vidéo en étant tirés) narrant les aventures de Geralt le Sorceleur, The Witcher est chapeautée, pour Netflix, par Lauren Schmidt Hissrich (Daredevil, The Defenders, The Umbrella Academy... aïe), et a pris la forme, en 2019, d'une première année de 8 épisodes d'une heure à l'ambition très claire : remplir le vide laissé dans le cœur des fans d'heroic fantasy par la fin de Game of Thrones. Mission accomplie ?

The Witcher, saison 1 (2019) :

Les aventures de Geralt de Rive (Henry Cavill), Sorceleur mutant possédant des pouvoirs magiques et mercenaire chasseur de monstres, qui se trouve embarqué dans un conflit qui le dépasse lorsqu'il croise le chemin de Yennefer (Anya Charlotra), sorcière tourmentée, alors même que le royaume de Nilfgaard décide d'envahir violemment les nations voisines...

Résultats assez inégaux, pour cette première saison du Witcher, une première saison qui adapte plus ou moins diverses nouvelles, et adopte donc une approche décousue et déstructurée de sa narration : la plupart de ces épisodes sont des quasi-stand alones, avec des intrigues relativement closes (Geralt accompagne un groupe dans une quête, Geralt doit tuer tel monstre, etc) mais qui, en filigrane, construisent le monde où vit le Witcher, ses relations avec divers personnages secondaires récurrents, et les événements qui mènent au grand final - le siège de Sodden Hill, défendu par l'ordre des sorcières et des mages contre les troupes de Nilfgaard.

En parallèle des aventures de Geralt et de son barde Jaskier (Joey Batey), on suit donc le parcours initiatique de Yennefer, la bossue devenue sorcière toute-puissante en échange de sa fertilité, ainsi que celui de la jeune Ciri (Freya Allan), jeune princesse du royaume de Cintra, en fuite depuis la destruction de son château par les Nilfgaardiens, et destinée à retrouver Geralt.

Contrairement à ce que j'ai pu lire çà ou là, je n'ai pas trouvé la chronologie déstructurée de la série particulièrement difficile à suivre ou inutilement compliquée : au contraire, j'ai trouvé le tout plutôt clair et lisible, de par la présence d'indicateurs temporels visuels, et de personnages récurrents.

Je n'ai pas non plus trouvé que la série était particulièrement honteuse au niveau de ses effets spéciaux (c'est dans la moyenne du genre) ou de l'interprétation d'Henry Cavill (il est effectivement un peu raide dans un premier temps, mais c'est voulu, et il se détend au fil des années et des épisodes).

Là où ça a coincé un peu plus pour moi, c'est au niveau de l'intérêt des diverses sous-intrigues, ainsi que de certains choix de direction artistique, parfois gentiment kitschouilles. Ainsi, les mésaventures de Ciri sont d'un inintérêt chronique, pas aidées par un passage assez raté chez les dryades (des amazones dignes d'un mauvais épisode d'Hercule ou de Xena, dans des décors à la photographie plutôt laide), et par un rythme mollasson, histoire de faire durer le tout jusqu'au final.

À l'identique, les Nilfgaardiens ne paraissent jamais vraiment menaçants ou dangereux, ou du moins, peinent à acquérir une véritable présence à l'écran, engoncés dans des armures fripées très peu probantes, façon cosplay. Et le design des créatures monstrueuses (faune, strige, dragon) est un peu trop générique pour totalement convaincre.

Et puis, je dois bien l'avouer, j'ai toujours du mal avec la diversité forcée façon Netflix, à l'américaine, qui est plus maladroite et pataude qu'autre chose, altérant le récit et les personnages originaux pour leur apporter une ethnicité différente ; je pense notamment à Fringilla, qui, dans les romans, est une sorcière caucasienne pâle aux yeux verts,  ressemblant étrangement à Yennefer au point que Geralt la fréquente un temps, et qui devient ici noire et ouvertement manipulatrice/malfaisante, quitte à rajouter au personnage une caractérisation à la limite du cliché raciste noir = méchant.

À l'identique, le script rajoute de nouveaux personnages exotiques pas franchement utiles (Dara l'elfe), qui souvent ne semblent là que pour assurer un quota de représentativité. Si c'était fait de manière naturelle et plus subtile, aucun problème, mais là, ce n'est pas le cas, et il est difficile de faire abstraction de cette artificialité dans les premiers épisodes de la saison...

Après, l'ensemble reste agréable à suivre : je n'ai pas binge-watché le tout (ce qui explique peut-être pourquoi je n'ai pas eu trop de mal à suivre la chronologie) mais j'ai pris mon temps, au rythme d'un épisode par jour, et je n'ai jamais vraiment eu l'impression que le programme souffrait du syndrome Netflix habituel.

Les acteurs sont, dans l'ensemble, bons, la série conserve un léger sens de l'humour, la nudité n'est pas trop gratuite, les combats à l'épée sont efficaces, et si l'on pourra reprocher un world-building un peu pataud selon les scénaristes, le tout commence à prendre forme une fois que la chronologie se cristallise, à partir de la mi-saison.

Le bilan est donc mitigé positif, avec quelques épisodes qui se démarquent, pas toujours en bien : l'épisode du chevalier hérisson a le souci de recycler un récit traditionnel déjà vu, notamment dans les Monstres et Merveilles de Jim Henson, et d'être tiré vers le bas par la sous-intrigue de Ciri chez les dryades ; à l'inverse, l'épisode de la recherche du dragon dans les montagnes était plutôt amusant, bien que très prévisible ; et puis l'épisode final, particulièrement frustrant, puisque choisissant de placer Geralt dans un semi-coma pendant toute la bataille de Sodden Hill - un choix étrange que de penser que le spectateur est plus intéressé par Yennefer et ses copines défendant d'illustres inconnus, que par le sort et les actions du héros de la série.

C'est peut-être là que la série trahit le fait qu'une showrunneuse soit aux commandes : le programme semble souvent plus intéressé par le destin tragique et les états d'âme de ses protagonistes féminins (au demeurant bien interprétés), plutôt que par Geralt, qui traverse bon nombre d'épisodes en grognant, quasi-impassible.

À nouveau, avec un peu plus de subtilité et de maîtrise, une telle approche pourrait pleinement fonctionner. En l'état, ça reste un peu maladroit, et ça tente parfois trop de lorgner sur le Trône de Fer pour son propre bien.

Ah, et j'ai failli oublier un point important de la série : sa musique. Important, mais plutôt par son absence, car elle ne m'a pas du tout marqué, entre un thème principal et des sonorités m'ayant immédiatement renvoyé au thème principal de Black Sails, et des chansons de fin de générique assez insipides, le tout m'a semblé plat au possible, sur ce front. Y compris au niveau de Toss a Coin..., qui a fait sensation sur le web au moment de la diffusion de la saison 1, mais qui est honnêtement assez pauvre dans son écriture.

Je serai au rendez-vous d'une saison 2, plus par curiosité de voir s'ils vont trouver leur rythme de croisière que par véritable passion pour la série, mais une chose est sûre : il y a eu bien pire dans le genre fantasy télévisuelle, et finalement, cette saison 1 du Witcher est plutôt honorable.

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Les bilans de Sygbab : Supernatural, saison 11 (2015)

Publié le 24 Mai 2020 par Sygbab dans Action, Aventure, Critiques éclair, Comédie, Drame, Fantastique, Horreur, Les bilans de Sygbab, Review, Télévision, Thriller, CW, USA, Supernatural

Après près de deux ans et demi d'absence sur ce blog, Sygbab revient en force à l'occasion de la conclusion de la série Supernatural : une épopée de 15 saisons qu'il va passer en revue à raison d'un bilan par semaine...​​

Supernatural, saison 11 (2015) :

Désormais débarrassé de la marque de Caïn, Dean doit maintenant faire face, avec son frère, à la libération des Ténèbres (Emily Swallow) sur Terre, une menace plus ancienne que l'univers lui-même...

Le format classique de 22-23 épisodes proposé la majorité du temps par les grands networks américains implique généralement de diluer l'intrigue principale. Pour cette raison, l'alternance entre loners et mythologie est un schéma qui a souvent fait ses preuves, mais cela ne peut fonctionner que si certains fondamentaux sont respectés : épisodes stand alone intéressants, fil rouge solide et savamment distillé et personnages qui évoluent.

En se penchant sur les épisodes indépendants, force est de constater que pour une fois, les scénaristes savent réutiliser des éléments passés avec une certaine réussite. C'est notamment le cas avec une affaire qui emmène les Winchester dans une petite bourgade où Bobby et Rufus sont déjà passés quelques années auparavant : outre le plaisir de revoir le duo de vieux briscards grâce à un autre procédé que le voyage dans le temps ou une incursion dans l'au-delà, la superposition des deux enquêtes est appréciable.

Ce qui se passe à Sioux Falls est en revanche plus sombre : Alex est rattrapée par son passé en tant qu'appât pour le nid de vampires qu'elle nourrissait car un néo vampire veut se venger d'elle. Cela met en péril sa nouvelle famille, dont Claire fait désormais partie puisque le shériff Jodie Mills l'a également prise sous son aile. L'ambiance est oppressante, et pour une fois on craint vraiment pour la vie des personnages secondaires.

Ce n'est pas le seul épisode dans cette veine : notre duo se retrouve également en difficulté en essayant de sauver un couple d'une horde de loup-garous, Sam frôlant la mort en se faisant étrangler par l'une des victimes qui fait passer sa survie avant la reconnaissance. À force de les voir affronter des anges et des démons, on pourrait finir par croire qu'ils sont invincibles ; c'est bien de rappeler de temps à autre qu'ils ne sont qu'humains. Petit bémol cependant : le previously est un peu malhonnête en incluant Kate, Garth et Tessa, laissant miroiter leur apparition alors qu'il n'en est rien.

Quoi qu'il en soit, il y a une vraie volonté de se renouveler, et cela se traduit par un sursaut créatif non négligeable : un fantôme qui possède des déguisements (le killer bunny est bien plus flippant que celui des Monty Python dans Sacré Graal), une plongée tragicomique dans le monde des amis imaginaires en revenant sur les aspirations de Sam à une vie normale quand il était encore un enfant, et un épisode remarquable où toutes les prises de vues se font depuis l'Impala, histoire de rappeler son importance dans cet univers.

La question de l'intrigue principale est plus épineuse. La menace représentée par The Darkness - Amara pour les intimes - ne pèse pas réellement sur la saison. Alors qu'elle était dépeinte comme une entité encore plus maléfique que le Diable, elle s'avère en réalité être la sœur de Dieu et veut se venger de ce dernier suite à son confinement.

Dans l'absolu, le fait de ramener les enjeux à hauteur d'homme et de les aborder par le prisme familial n'est pas vide de sens puisque c'est l'une des thématiques principales de la série, et la conclusion qui permet de faire revenir Mary Winchester est plutôt habile. Mais le chemin emprunté pour en arriver là est assez laborieux.

Au menu des réjouissances : les pérégrinations inintéressantes de Rowena qui essaie de reconstituer un clan de sorcières et qui nous fait la fausse joie de mourir, la naïveté de Crowley qui tente de reconquérir ses anciennes troupes en Enfer alors qu'il a constamment été humilié par Lucifer, tandis que ce dernier a investi le corps de Jimmy Novak où il cohabite avec Castiel.

Si on excepte l'incohérence avec ce qui avait été acté auparavant, à savoir qu'il n'y a qu'un seul vaisseau qui peut le contenir sans se dégrader rapidement, c'est une preuve supplémentaire de l'incapacité des scénaristes à gérer Castiel. Misha Collins en fait des tonnes alors que son talent est limité, et le voir s'enfermer dans sa chambre comme un vulgaire adolescent parce qu'il boude après une dispute avec son père est plus désespérant qu'amusant. Et frustrant également, car le 11.10 The Devil in the Details permettait de revoir un Mark Pellegrino toujours aussi charismatique, tout en bénéficiant d'une ambiance qui laissait entrevoir de belles promesses. C'était trop beau, puisqu'elles ne sont pas tenues ensuite.

Reste le cas de Dieu, ou plus exactement Chuck. Cette "révélation" n'est pas exactement une surprise : sa voix-off dans le 5.22 Swan Song ne laissait déjà que peu de doutes sur le sujet, et son apparition finale dans le 10.05 Fan Fiction entérinait cette hypothèse puisqu'il était censé être mort avec l'avènement de Kevin en tant que Prophète. Mais ça reste plaisant de le revoir, et pour une fois le discours méta lors de sa rencontre avec Metatron - qui le met en face de ses responsabilités - est plus subtil que d'habitude.

Il est même plutôt convaincant quand il explique à Dean qu'il a décidé de prendre du recul pour que l'humanité finisse par apprendre de ses erreurs plutôt que de toujours compter sur lui. Mieux encore : sa volonté de faire comprendre à sa sœur la beauté de sa création - la vie - est presque poétique. En revanche, le fait de ne pas tuer Amara en se servant de la notion de balance cosmique alors qu'il a écarté sa sœur par le passé et qu'il a laissé tomber son poste sans se préoccuper de la lutte entre les anges et les démons a tout d'une justification fallacieuse.

Enfin, il faut noter un évènement rare et exceptionnel : Sam et Dean ne passent pas leur temps à s'échanger des reproches mutuels. Au contraire, ils sont sur la même longueur d'ondes et cela rend leur duo d'autant plus sympathique à suivre car plus décontracté, hormis les passages sérieux évidemment. Tout espoir n'est donc pas perdu, et il faut espérer que ce changement soit durable car la galerie de personnages est assez réduite.

Sans aller jusqu'à évoquer une réussite totale, c'est indéniablement une des saisons les plus agréables depuis la saison 2. Il était plus que temps !

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Les bilans de Lurdo : Perdus dans l'Espace, saison 2 - deuxième partie (2020)

Publié le 23 Mai 2020 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Drame, Science-Fiction, Les bilans de Lurdo, Aventure, Jeunesse, Netflix, Lost In Space

Après un premier épisode assez mauvais, tout droit issu de la plume des showrunners, la deuxième saison de Lost in Space a plus ou moins réussi à se reprendre dans sa première moitié, pour finir par être relativement intéressante - ou du moins, par être plus ou moins regardable, en fonction des scénaristes à l'œuvre sur chaque épisode. Reste à voir comme tout cela va se conclure...

Lost in Space, saison 2 - deuxième partie (2020) :

2x06 - Severed : Contaminés, le Resolute et la colonie sont placés en quarantaine, le temps de trouver une solution à cette bactérie hautement corrosive : Penny, Smith, Vijay et un civil se retrouvent bloqués dans une section condamnée du Resolute, sur le point d'être amputée. Maureen, Will et Ben Adler, eux, explorent la planète à dos de cheval, pour tenter de retrouver le Robot...

Un épisode un peu précipité, notamment sur le plan des Robots, où les péripéties se multiplient sans une seconde de répit (Will découvre la grotte, le Robot, tente d'interpréter les symboles, comprend que le robot est méchant, le robot est éliminé, Will repart explorer, retrouve le vrai Robot, tout ça en quelques minutes à peine, puisque le gros de l'épisode est consacré au Resolute), mais dans l'ensemble, c'est plutôt agréable à suivre, notamment à bord du vaisseau.

L'écriture sait en effet ménager ses effets, et éviter de prendre les chemins les plus évidents : le red shirt qui survit, Smith qui change un peu au contact de Penny... Tout ça évite de tomber dans de gros clichés trop prévisibles, et se montre même ponctuellement assez subtil, notamment dans l'écriture des personnages.

2x07 - Evolution : Alors que tout l'équipage du Resolute cherche une solution pour décontaminer les réserves d'eau, et permettre aux colons de tous monter à bord, les autorités découvrent que des vaisseaux extraterrestres ont mis le cap sur les humains. Hastings décide alors d'abandonner les colons encore sur la planète, mais les Robinson s'opposent à lui...

Des épisodes de plus en plus courts (38 minutes), et une saison qui se cristallise de plus en plus autour des manigances du méchant Hastings, prêt à sacrifier une partie des colons pour sauver le reste et rentrer chez lui. Alors ça reste toujours un peu précipité, mais la dynamique globale du tout rend le récit assez intéressant, notamment au niveau des Robinson qui se mutinent et complotent contre les autorités de bord.

Les manigances de John et de Smith, en particulier, sont plutôt amusantes à suivre, et le développement du Robot (qui s'attache aux chevaux) est bien amené : en comparaison du début de saison, c'est le jour et la nuit, et ça rend le tout nettement plus agréable à suivre.

2x08 - Unknown : Maureen et ses alliées prennent le commandement du Resolute, et emmènent ce dernier au cœur d'une géante gazeuse toute proche, pour reconstituer les stocks d'ammonium, et sauver ainsi les derniers colons en éliminant la bactérie. Mais ses erreurs passées la rattrapent lorsque Hastings sabote l'opération. Don, lui, est victime de ce sabotage, et Maureen n'a d'autre choix que de monter seule une opération de secours...

Encore un épisode relativement court, mais bourré de moments spectaculaires, avec une grosse partie du budget effets spéciaux consacrée à la mutinerie (même si le côté girl power est un peu forcé, Maureen est impressionnante), une Smith qui tente de changer (en vain), un Robot qui effectue des réparations en pleine plongée dans la géante gazeuse, puis se révolte en découvrant l'état de Scarecrow, un sauvetage épique effectué par Maureen, et un méchant très méchant : ça fonctionne bien, tout ça.

2x09 - Shell Game : Alors que les parents Robinson sont à bord de navettes de maintenance, au beau milieu des turbulences de la géante gazeuse, Hastings tente de les faire disparaître. À bord, les enfants font tout leur possible pour aider le Robot à secourir Scarecrow, alors même que tout l'équipage est après eux...

On continue dans la droite lignée des épisodes précécents : c'est spectaculaire, visuellement réussi (les Robinson qui découvrent une forme de vie inconnue dans la géante gazeuse, c'était très joli), ça parvient à surprendre avec des rebondissements, de la trahison, du suspense, et même si ce n'est pas parfait - Hastings est un méchant parfois un peu trop caricatural, et certains rebondissements sont prévisibles - ça continue d'être très agréable à suivre.

2x10 - Ninety-Seven : Ben Adler et Will emmènent Scarecrow dans la faille extraterrestre pour qu'il s'y régénère ; à bord du Resolute, les Robinson reprennent le contrôle, mais réalisent bien vite qu'une armée de robots tueurs est à leurs trousses...

Et qui dit retour des showrunners à l'écriture dit aussi retour des grosses ficelles d'écriture, des raccourcis approximatifs, et de cette impression constante qu'il manque des scènes entières d'explication entre les différentes parties de l'épisode.

Le sacrifice d'Adler et la régénération de Scarecrow ? Cinq minutes en pré-générique, sans autre explication. Hastings ? Évacué de l'épisode en une scène de dix secondes. Les décisions dramatiques prises par les uns et les autres ? Débattues de manière larmoyante pendant une scène, et aussitôt acceptées par tout le monde. La tentative de négociation avec les robots ? Expédiée. Le plan de Maureen visant à figer les robots ? Visuellement réussi, mais mis en place en quelques minutes. La conclusion de la saison ? Encore un cliffhanger "choc" comme les scénaristes les adorent...

Bref, pas le temps de s'ennuyer, et l'interprétation est très solide, comme toujours, mais c'est bien dommage que l'épisode ne soit pas mieux écrit.

Bilan saisonnier :

Une nouvelle année qui a vu une sérieuse montée en gamme des effets numériques, souvent spectaculaires et réussis, ainsi qu'une amélioration globale de l'écriture - sauf lorsque les showrunners s'en mêlent. Et c'est assez regrettable, je dois dire, d'autant que ça souligne bien l'un des soucis des productions Netflix, qui confie souvent ses séries à des showrunners inexpérimentés, souvent des scénaristes pas très éprouvés, ayant pour seule qualification un peu d'expérience à l'écriture d'un ou deux épisodes d'un autre show.

On me rétorquera que c'est un processus qui n'est pas si différent des habitudes des grands networks, mais il y a une différence de taille : contrairement aux networks, souvent très (trop) présents, le contrôle qualité de Netflix est généralement inexistant. L'important, pour Netflix, c'est le nombre et la variété des programmes proposés, pas leur qualité technique : ce qui se ressent directement lorsque l'on regarde de nombreuses séries de la plate-forme, au budget et à la direction artistique conséquents, mais à l'écriture balbutiante et défaillante.

Bref. Je m'égare. Je suis le premier à m'en étonner, mais j'ai préféré cette seconde saison de Lost In Space à la première. Et ce en dépit de ses quelques errances d'écriture. La distribution est toujours compétente et attachante, les effets spéciaux sont de qualité, c'est rythmé, et effectivement, c'est une série familiale tout à fait honorable, qui met en avant le travail d'équipe, l'intellect, la réflexion et l'empathie.

Par conséquent, ça se regarde, pour peu qu'on ne soit pas trop gêné par les quelques épisodes signés de la plume des showrunners...

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Un film, un jour (ou presque) #1210 : What We Left Behind - Looking Back at Star Trek : Deep Space Nine (2018)

Publié le 20 Mai 2020 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, Review, Romance, Science-Fiction, Télévision, USA, Action, Histoire, Star Trek

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

What We Left Behind - Looking Back at Star Trek Deep Space Nine (2018) :

Un documentaire rétrospective revenant sur la meilleure série Star Trek de l'histoire de la franchise, Star Trek : Deep Space Nine, partiellement crowdfundé et chapeauté par Ira Steven Behr, l'un des scénaristes/showrunners de l'époque. Deux heures de retrouvailles, d'émotion, de bonne humeur, de lecture des lettres des fans enragés de l'époque, pour une série toujours controversée au possible pour son côté sombre, sérieux, politique, engagé, statique et paradoxalement précurseur de ce qu'est la télévision d'aujourd'hui.

Une série qui était un peu le vilain petit canard de la franchise, jamais respectée, jamais mise en avant, et qui a profité de ce statut d'outsider pour tenter des choses, pour aller là où nulle autre série Trek n'est allée, et pour développer des personnages tous attachants, dont les interprètes forment toujours, à ce jour, une grande famille soudée et très proche.

Un documentaire qui, en parallèle de ses segments consacrés aux différents aspects de la production - casting, décors, maquillages, réalisation, lumière, écriture, effets spéciaux, etc - se permet des fantaisies très agréables, comme des chansons façon lounge de Max Grodenchik et de quelques autres acteurs, et bien entendu, cette salle des scénaristes qui se réunit pour définir les grandes lignes d'une hypothétique saison 8 de la série, en commençant par son season premiere, 20 ans après, qui aurait tout chamboulé. Un travail illustré en images de storyboards, et qui donne vraiment envie que CBS ouvre son porte-monnaie pour réunir tout ce beau monde, et produire un téléfilm-réunion, ou une mini-série DS9.

Peu probable, déjà que la chaîne et Paramount refusent de remasteriser le show en HD pour une éventuelle sortie blu-ray... mais bon. 

Mais bon, peu importe. What we left behind est un documentaire rétrospective (presque) complet, passionnant, ludique, voire même touchant, et qui n'a pas peur de souligner les défauts de la série, comme lorsque Ira Steven Behr explique que la série aurait pu (et aurait dû faire mieux) sur le front des causes LGBTQ.

Et puis difficile de ne pas ressentir une pointe d'émotion en voyant le documentaire se terminer sur feu René Auberjonois, qui conclut en disant, en substance, que grâce à Odo, il aura au moins un rôle dramatique dont il puisse vraiment être fier à inscrire sur sa tombe.

5/6

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Les bilans de Sygbab : Supernatural, saison 10 (2014)

Publié le 17 Mai 2020 par Sygbab dans Action, Aventure, Critiques éclair, Comédie, Drame, Fantastique, Horreur, Les bilans de Sygbab, Review, Télévision, Thriller, Supernatural, CW, USA

Après près de deux ans et demi d'absence sur ce blog, Sygbab revient en force à l'occasion de la conclusion de la série Supernatural : une épopée de 15 saisons qu'il va passer en revue à raison d'un bilan par semaine...

Supernatural, saison 10 (2014) :

Devenu un démon, Dean passe désormais tout son temps avec Crowley. Mais Sam est bien décidé à sauver son frère, et pour cela, il va devoir le retrouver, et réussir à le capturer..

La série a toujours été proche de son public - parfois trop - et c'est en grande partie ce qui explique sa longévité. Les scénaristes savent en effet (ab)user du fan-service, et n'hésitent pas à donner vie à ceux qui suivent religieusement leur show ; l'idée avait été introduite dans le 5.09 The Real Ghostbusters, qui faisait lui-même écho au 4.18 The Monster at the End of This Book, dans lequel il était question de la saga littéraire de Chuck - apparaissant pour la première fois à cette occasion - racontant les aventures des Winchester.

C'est sur cette sous-intrigue que se base le 200ème épisode - une marque rarement atteinte dans le paysage audiovisuel américain et qui force le respect, indépendamment de la qualité intrinsèque de l’œuvre - puisque les deux frères doivent réaliser une enquête en milieu scolaire, où des jeunes femmes ont décidé de monter une pièce de théâtre orientée comédie musicale pour évoquer la dramaturgie inhérente à leur vie de chasseurs.

L'idée n'est pas complètement stupide et l'interprétation chorale de Carry on my wayward son est plutôt réussie, mais malheureusement l'ensemble se perd vite en clins d’œil appuyés, notamment par rapport aux fantasmes yaoi incestueux d'une frange de la population féminine regardant le show.

Si ce n'était pas déjà assez embarrassant, un discours méta vient s'y ajouter : en réponse à la réaction des fans qui se gaussent en disant que tous les rebondissements de l'intrigue sont mauvais, on a le droit à une leçon de morale à la limite de la condescendance qui nous explique par le menu que les gens qui travaillent sur la série sont payés (ce qui fait que leur travail est forcément plus intéressant), et que Supernatural possède tous les atouts d'une grande série avec une mythologie solide, des personnages forts et des émotions.

D'un concept qui aurait pu s'avérer sympathique, l'épisode se transforme en semi mea culpa maladroit doublé d'un plaidoyer pompeux.

La copie est à revoir, d'autant qu'il y a de quoi se poser des questions sur le fil rouge de la saison. Exit les Anges et les démons pour se recentrer sur la marque de Cain que porte Dean, qui le rend méchant et qui peut causer sa perte. Cela occasionne une nouvelle volte-face de Sam, qui veut à tout prix sauver son frère sans se préoccuper des conséquences, à tel point que leur propos sur la nécessité de tuer les monstres leur confère une hypocrisie insupportable puisqu'ils n'appliquent pas cette règle lorsqu'il s'agit d'eux.

C’est quasiment le seul enjeu, et comme à chaque fois, sa résolution est une affaire de deux ex machina et de rétro-continuité : entre Charlie qui trouve le Livre des Damnés comme par magie suite à son retour du Pays d'Oz (le rôle qu'elle y a joué en éliminant le Sorcier d'Oz est tout de même très peu crédible) et la révélation de la Mort à propos de la marque qui sert à la fois de sceau et de clé pour enfermer une entité antérieure au Monde (ce qui dédouane Lucifer, qui a été corrompu parce qu'il en a été le premier porteur), il n'y a pas de quoi pavoiser.

Ce recours systématique à des subterfuges est la preuve la plus évidente d'un manque criant de structure narrative. Il n'y a aucune gestion du climax, le final n'est qu'un enchaînement d'évènements dont on connaît l'issue à l'avance.

Comment imaginer un seul instant que Sam va réussir à tuer Crowley, par exemple ? Déjà que le personnage - et l'acteur - a du mal à croire les sottises qu'il débite à longueur de temps... Que dire de la mort de Charlie, tuée hors champ ? Ou de son meurtrier, qui fait partie de la descendance de la famille Frankenstein, introduite uniquement pour la référence et pour servir de vague menace artificielle, mais surtout de chair à canon ?

En faisant preuve d'indulgence, il faut reconnaître qu'il y a un semblant de tentative pour revenir à l'essentiel, à savoir le thème familial. Dans cette optique, Castiel se sent responsable du sort de Claire, puisqu'il se sert depuis trop longtemps du corps de Jimmy Novak et que ce dernier ne reviendra jamais. Les moments où le personnage se reconnecte à son humanité sont toujours appréciables et le rendent plus consistant, mais c'est malheureusement bien trop rare puisque les scénaristes ne savent jamais quelle position adopter le concernant.

En revanche, la gestion de Crowley est assez catastrophique : pour bien surligner sa perte progressive d'autorité, on souhaite la bienvenue à Rowena la sorcière. Ça pourrait être drôle de voir le roi de l'Enfer sans cesse rabroué par sa mère, si ce n'était pas traité à moitié sérieusement, et surtout si l'actrice n'était pas aussi exaspérante. Et puis, bien sûr, il y a la petite apparition de Bobby, qui fait forcément plaisir même si la manière dont il revient est moyenne.

Ce "retour aux sources" se traduit aussi par quelques épisodes classiques avec des fantômes (mais sans beaucoup d'idées pour se renouveler), et par de timides explorations dans le monde des Men of Letters, alors qu'en se creusant un peu la tête, il y avait là matière à développer de nombreuses histoires, et une évocation des conséquences que pouvait avoir la vie menée par les deux frères.

À ce titre, la quête de vengeance de Cole en début de saison n'était pas dénuée d'intérêt, surtout en ayant en tête la scène où Dean tue Amy sous les yeux de son fils dans le 7.03 The Girl Next Door.

Reste que dans l'ensemble, elle n'est pas terrible, cette fan fiction !

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Les bilans de Lurdo : Perdus dans l'Espace, saison 2 - première partie (2020)

Publié le 16 Mai 2020 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Science-Fiction, Aventure, Jeunesse, Drame, Netflix, Lost In Space

Seconde saison de cette série de science-fiction made in Netflix, une seconde saison qui arrive après une première année polarisante.

D'un côté, on a en effet une partie du public totalement conquise par le programme, un programme qui met en avant la résolution de problèmes par la science et l'intellect et l'unité familiale, sans sexe ni violence (des raisons qui font que les mères de famille américaines adorent le show), particulièrement dynamique et idéal pour occuper les plus jeunes ; et de l'autre, il y a des personnes qui, comme moi, remarquent que la série n'est qu'un empilement de péripéties improbables, de rebondissements incessants, et de décisions idiotes des personnages, qui ne fonctionnent que si l'on débranche son cerveau, et si l'on se laisse porter par le rythme soutenu du programme.

Choisis ton camp, camarade, en espérant que cette saison 2 saura se dégager de cette écriture creuse et superficielle...

Lost in Space, saison 2 - première partie (2020) :

2x01 - Shipwrecked : Après 7 mois échoués sur une planète océanique hostile, la famille Robinson décide de profiter d'un orage électrique pour recharger les batteries du Jupiter et enfin décoller. Mais pour y parvenir, il faut transformer le vaisseau en voilier, et demander l'aide du Dr. Smith...

Revoilà les scénaristes/showrunners de la série aux commandes, et revoilà un épisode bâclé, qui concentre en moins de 50 minutes, tout compris, l'équivalent d'une demi-saison d'une série traditionnelle, ou d'un long-métrage de plus de 2h : en 50 minutes, donc, la famille fête Noël, Will apprend à conduire, le Dr. Smith manipule tout le monde, les Robinson transforment le Jupiter en catamaran, ils traversent l'océan, ils échappent à une mousson, ils s'échouent, ils se dégagent, ils repartent, ils découvrent une chute d'eau artificielle...

C'est bien simple, l'épisode ressemble à un gros montage de 45 minutes, effectué à partir d'un épisode de 90 minutes, avec tout ce que ça implique de raccourcis, d'ellipses et autres approximations. Pas le temps de souffler et pas le temps de réfléchir... comme d'habitude, en somme.

2x02 - Precipice : Le Jupiter est échoué au bord d'une faille artificielle dans l'océan. Seul moyen de l'en sortir : déployer un cerf-volant pour attirer la foudre, et redémarrer les moteurs. Mais les algues empoisonnées qui peuplent l'océan entourent déjà l'appareil, tandis que Maureen et sa fille Penny sont précipitées dans la fosse marine...

Moins de 36 minutes, générique exclu, pour un épisode qui donne un peu l'impression de n'être que la seconde partie du season premiere, ou plutôt, la suite d'un premiere de 90 minutes, artificiellement amputé de ce 2x02 pour remplir un quota de 10 épisodes saisonniers.

Et pourtant, il y a eu changement de scénariste, entre les deux ; d'ailleurs, pour être franc, cela se perçoit un peu, puisqu'entre deux péripéties toujours aussi improbables et mal pensées (les Robinson passent leur temps à s'inquiéter de l'intégrité physique de leurs combinaisons, car l'atmosphère et l'océan de la planète sont toxiques et corrosifs - Don se fait "mordre" par les algues au travers de sa combinaison... mais à aucun moment les personnages n'ont le réflexe de se dire que la combinaison en question est désormais percée, et que Don a été exposé aux éléments), entre deux coïncidences bien pratiques (la tranchée océanique a été créée par les créateurs du robot... forcément), entre deux manipulations transparentes du Dr. Smith, les personnages existent un peu, et ont droit à un minimum de développement.

Ce n'est pas grand chose, mais c'est toujours ça de pris, et ça renforce le fait que le capital-sympathie de cette distribution est l'un des rares points forts de la série. Ça, et la qualité des effets spéciaux.

2x03 - Echoes : Lorsque le Jupiter rejoint le Resolute, les Robinson le trouvent déserté, et hanté par une créature menaçante qui rampe dans les ténèbres...

Un épisode plus lent, qui lorgne délibérément sur Aliens, entre la découverte de la base coloniale abandonnée, la créature qui rampe dans les ténèbres, la fillette "orpheline" survivant seule en se cachant dans les conduits d'aération, etc.

En soi, ce n'est pas désagréable à suivre, et c'est préférable aux rebondissements creux et incessants des deux premiers épisodes, mais l'hommage à Aliens (pour ne pas dire le repompage de)est très voyant (trop ?), et certains éléments amenés dans le récit le sont à nouveau de manière superficielle, sans vraiment réfléchir au tout (le cheval, qui apparemment survit seul sur le Resolute sans se nourrir depuis des mois, et est capable de passer par toutes les portes de sécurité verrouillées par l'alarme déclenchée par Smith...).

(par contre, tout le développement du Dr. Smith à base de flashbacks sur son enfance, et de caméo de Selma Blair, bon gros bof)

2x04 - Scarecrow : Désormais réunis avec l'équipage du Resolute, les Robinson s'intègrent à la colonie des rescapés, et vaquent à leurs nouvelles tâches quotidiennes. Will, lui, décide de tenter de communiquer avec Scarecrow, le robot détenu par l'équipage du Resolute, et à l'origine de la technologie de ce dernier...

À nouveau un épisode plus lent, qui rappelle un peu le côté Terra Nova de la première saison, avec des personnages qui se séparent et évoluent tous de leur côté, par le biais d'interactions avec des personnages secondaires plus ou moins intéressants.

Ce qui convainc le plus, dans cet épisode, c'est Will et le robot, et tout ce qui entoure l'Étoile de Noël et ce qu'elle contenait. Le reste, c'est déjà plus anecdotique, entre John qui descend dans un puits, Don qui répare un véhicule, Judy qui se sent sous-estimée en tant que médecin... heureusement, le tout se cristallise autour d'une histoire de spore corrosive (forcément) dangereuse, qui redonne un petit coup de fouet à la trame narrative, vers la fin de l'épisode.

2x05 - Run : Pour sauver son père, blessé au fond de son puits, Judy n'a d'autre choix que de traverser à pied une zone hostile de plus de 25 kilomètres. Sur le Resolute, Penny et Vijay tentent de trouver des preuves des crimes du Docteur Smith...

Suite directe de l'épisode précédent et de ses événements, ce Run est assez agréable à suivre, car essentiellement structuré autour de Judy et de son père, une relation mise ici à l’épreuve par l'accident de John, et par l'impuissance de sa fille, coincée à 30 kilomètres de là.

Une intrigue principale pas forcément totalement crédible (Judy est clairement une athlète de niveau olympique, pour parvenir à faire 25 kilomètres en courant, en deux ou trois heures à peine, sans être trop essoufflée) mais joliment mise en valeur à l'aide de flashbacks retraçant l'évolution de la relation père/fille adoptive du duo, depuis la plus tendre enfance de Judy. Alors certes, il n'y a jamais vraiment aucun doute sur la survie de John, et le passage par la case vélociraptor extraterrestre est un peu forcé, mais dans l'ensemble, ça fonctionne plutôt, car ça joue sur l'émotion de personnages attachants.

On ne peut cependant pas en dire autant de la sous-intrigue de Penny, qui nous rejoue Star Wars dans son compacteur d'ordures, et qui est baignée dans un shipping adolescent totalement inintéressant - ajoutez à cela un Docteur Smith qui balade tout le monde sans effort, et ça ne fonctionne pas vraiment.

Mais le reste était sympathique (principalement grâce à la distribution).

 

Suite et fin la semaine prochaine...

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Un film, un jour (ou presque) #1205 : We Believe in Dinosaurs (2019)

Publié le 13 Mai 2020 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, Religion, Review, USA, Télévision, PBS

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

We Believe in Dinosaurs (2019) :

Un documentaire PBS particulièrement frustrant et énervant sur la polémique ayant entouré, dans le Kentucky, la création d'un parc d'attractions centré sur une Arche de Noé grandeur nature, et visant à accompagner le Musée du Créationnisme de Ken Ham.

Particulièrement frustrant, car il montre bien à quel point la connerie (et je pèse mes mots) de certains illuminés peut avoir un impact direct sur la société américaine, comme le démontre la présidence Trump, et son vice-président Mike Pence (fondamentaliste chrétien ne croyant pas en l'évolution, et tutti quanti).

Ici, ce musée parfaitement ridicule n'a pour seul but que d'embrouiller les esprits des personnes les plus naïves, et ce avec l'accord des institutions locales : forcément, aux USA, où l'argent est roi, la simple promesse d'un afflux potentiel de touristes dans la ville moribonde sur le terrain de laquelle l'Arche est installée (gratuitement) a suffi pour que la région, la municipalité et les habitants du secteur accueillent le projet les bras grands ouverts, le subventionnent, et l'exemptent d'impôts.

Résultat : comme le montre le documentaire, qui fait un avant/après, la ville n'a pas bénéficié un seul instant de la présence du parc, elle est de plus en plus moribonde, tandis que les finances personnelles de Ham et les caisses d'Answers in Genesis, le site web créationniste qu'il gère, se remplissent encore et encore, elles.

Et quelque part, si ce n'était pour le parcours d'un ex-créationniste ayant viré sa cuti (ce qui donne un peu d'espoir en l'humanité), on aurait presque envie de devenir un peu plus misanthrope en face de tant de bêtise humaine et d'ignorance délibérée. La tolérance religieuse a ses limites, et il est difficile de rester de marbre et compréhensif devant un tel étalage de bêtise creuse, de crédulité, et de cynisme manipulateur, dans cet état profondément rural, religieux et républicain, et forcément pro-Trump.

Ce documentaire m'a donc énervé, un peu comme Jesus Camp en son temps. D'autant que le groupe d'athées locaux que le documentaire suit brièvement n'est guère plus compétent et convaincant, ce qui rajoute encore une bonne dose d'agacement au spectateur, surtout si ce dernier n'est pas un fanatique convaincu de la suprématie chrétienne sur le reste du monde...

4.5/6

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Les bilans de Sygbab : Supernatural, saison 9 (2013)

Publié le 10 Mai 2020 par Sygbab dans Action, Aventure, Critiques éclair, Comédie, Drame, Fantastique, Horreur, Les bilans de Sygbab, Review, Télévision, Thriller, Supernatural, CW, USA

Après près de deux ans et demi d'absence sur ce blog, Sygbab revient en force à l'occasion de la conclusion de la série Supernatural : une épopée de 15 saisons qu'il va passer en revue à raison d'un bilan par semaine...

Supernatural, saison 9 (2013) :

Exilés du Paradis par Métatron (Curtis Armstrong), les anges veulent désormais se venger de Dean, Sam, Castiel et Kevin. Et pour ne rien arranger, l'Enfer est en tourmente, puisque la plupart des démons se sont rangés derrière Abbadon (Alaina Huffman) pour tenter de détrôner Crowley (Mark A. Sheppard)...

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"If I didn't know any better, I'd say you're stalling."

Cette réplique de Crowley au détour d'un dialogue avec Dean - son nouveau meilleur ami - est assez caractéristique de la série en général et de cette saison en particulier, à ceci près que les scénaristes ne s'en cachent plus : les personnages deviennent de plus en plus fréquemment un moyen de s'adresser aux spectateurs pour se moquer de certains éléments de la série, sans toutefois avoir la volonté d'y changer quoi que ce soit.

Les exemples sont nombreux, mais on peut surtout en retenir deux : en fin de saison, Sam explique à son frère qu'ils trouveront de toute façon un prétexte pour se fâcher après une énième réconciliation, et dans le 9.16 Blade Runners, Cuthbert Sinclair - ancien membre des Men of Letters - remarque qu'il est dommage que les Winchester n'exploitent pas tout le potentiel du bunker qui leur sert de nouveau QG. Il faut bien avouer que le fait que ce soit une source d'informations et une collection d'artefacts d'une richesse incroyable n'est pas vraiment mis en avant.

On peut le déplorer car c'est une mythologie qui pourrait être intéressante à explorer mais malheureusement, la série est un méli-mélo d'idées éparpillées façon puzzle, sans réelle ligne directrice. Cela concerne à la fois les concepts des épisodes (le 9.20 Bloodlines en est la meilleure représentation tant ce backdoor pilot qui est une vilaine resucée de Kindred : The Embraced est hors-sujet), l'intrigue générale et le traitement des personnages.

En première ligne se trouvent évidemment les incohérences chroniques de l'état d'esprit des deux frères, perpétuellement bloqués dans une sorte de groundhog day sentimental. Ce gimmick qui comble certainement les fans est assez fascinant car il empêche toute évolution des protagonistes principaux, ce qui devrait être en temps normal rédhibitoire pour n'importe quelle série.

Cela a également un impact sur les personnages secondaires, dont la gestion est très discutable : Charlie part avec Dorothy au Pays d'Oz (les mondes parallèles font donc leur apparition aux côtés des dieux de toutes les mythologies existantes et des voyages dans le temps, entre autres), Garth devient un loup-garou (ça aurait été trop compliqué de rester sur l'idée qu'il pouvait être un nouveau Bobby décontracté), le shériff Jodie Mills a besoin de la religion pour trouver du sens à sa vie (totalement logique avec tout ce qu'elle sait sur ce qui se trame réellement dans le monde...), Kevin se fait tuer sans avoir été autre chose qu'un traducteur mais revient en fantôme...

Sans oublier le retour des Ghostfacers, dans une tentative de comparaison avec la relation des Winchester tellement appuyée qu'il est difficile de déterminer s'il faut être affligé par un angle sérieux à côté de la plaque ou être embarrassé par une mauvaise parodie assez malvenue. Mais comme il n'y a jamais rien de définitif dans Supernatural (c'est l'avantage de ne pas s'embarrasser à créer des règles, les seules qui existent étant d'ailleurs bafouées de temps à autre), cette multiplication des sous-intrigues donnera à coup sûr l'occasion de les revoir (pas forcément pour le meilleur).

C'est bien pratique d'avoir des portes de sortie pour meubler, surtout quand on n'a pas grand-chose à raconter. C'est le cas pour le fil rouge de la saison : les luttes de pouvoir entre les anges et les démons ne sont pas des plus passionnantes à suivre. Dans le premier cas, l'affrontement entre les différentes factions menées par Malachi, Bartholomew et Métatron puis Castiel entraîne tellement de changements d'alliance que ça décrédibilise l'ensemble.

Et surtout, Castiel se retrouve de nouveau dans une position de leader - qu'il ne voulait pas cette fois - alors qu'il commençait enfin à devenir intéressant en appréhendant petit à petit les souffrances liées à sa condition d'humain. C'est déjà plus lisible entre Abaddon et Crowley : leurs personnalités diamétralement opposées correspondent à leur vision de ce que devrait être l'Enfer, de fait les enjeux sont compréhensibles.

Cette place prépondérante que Crowley a prise au fil du temps est à mettre au crédit des scénaristes : sa gouaille est toujours aussi appréciable et il faut avouer que le duo qu'il forme avec Dean est assez savoureux (bien plus que Sam et Castiel, c'est une certitude), même si duplicité n'a aucune limite tant que ses intérêts passent au premier plan. Toutefois, le côté humain qu'il commence à développer depuis que Sam a tenté de le guérir donne de l'épaisseur au personnage et le rend plus ambigu.

C'est en tout cas plus subtil qu'un Dean qui devient berserk parce qu'il détient à la fois la marque de Cain (son ancêtre, faut-il le rappeler) et la Première Lame. L'influence que ces deux artefacts ont sur son comportement n'a été mentionnée qu'à quelques reprises, il aurait été plus judicieux de le montrer prendre lentement ce chemin car cette bascule paraît trop précipitée. C'est dommage car il y a des exemples d'un meilleur traitement, puisque les suspicions de Sam à propos de ses pertes de mémoires sont évoquées régulièrement en début de saison. Par conséquent, quand il apprend qu'il est possédé par Gadreel, il y a un réel impact.

Si l'ambiance est moins sombre que dans la saison précédente, il n'y a malgré tout pas beaucoup de place pour des épisodes plus légers. Dans cette veine, le 9.05 Dog Dean Afternoon qui voit Dean communiquer avec des chiens et même un pigeon est plutôt amusant, mais ça ne s'approche pas d'un épisode délirant signé Edlund, ce dernier ayant d'ailleurs quitté le navire.

De là à penser qu'il y a un lien de cause à effet... Il faudrait pourtant essayer de revenir à quelque chose de ponctuellement plus léger, pour se soulager d'une histoire globale parfois trop sérieuse.

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Les bilans de Lurdo : Good Omens, saison 1 (2019)

Publié le 9 Mai 2020 par Lurdo dans Aventure, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Les bilans de Lurdo, Religion, Review, Science-Fiction, Télévision, UK, Amazon

Adaptation en 6 épisodes de 55-60 minutes du roman De Bons Présages de Terry Pratchett et de Neil Gaiman, produite et chapeautée par Neil Gaiman lui-même pour la BBC et Amazon Studios, Good Omens était attendue avec une certaine impatience par les amateurs d'un certain style d'humour décalé, et de ces auteurs réputés. Un peu moins d'un an après sa diffusion sur Amazon, fin mai 2019, passage en revue d'un programme vraiment très british...

Good Omens, saison 1 (2019) :

Depuis l'aube des temps, Crowley (David Tennant), un démon, et Aziraphale (Michael Sheen), un ange, veillent d'un œil bienveillant sur l'humanité, trop attachés aux humains et à leur amitié réciproque pour vraiment se livrer le combat éternel qui oppose le Paradis à l'Enfer. Jusqu'au jour où l'Apocalypse frappe à la porte du monde, lorsque Crawley reçoit la mission de livrer l'Antéchrist à une famille humaine : c'est là le début d'un concours de circonstances improbables qui va voir d'innombrables forces aux intérêts contraires s'opposer, et déboucher sur un conflit que les deux amis immortels vont tout faire pour saboter...

Difficile pour moi de critiquer l'adaptation des Bons Présages de Gaiman et Pratchett, tant ce livre a fait partie de mes jeunes années (avec la trilogie du Concours du Millénaire de Zelazny et Sheckley) et tant j'ai énormément de sympathie pour l'équipe derrière cette adaptation - Gaiman, Tennant, Sheen, David Arnold, la BBC, etc - et pour le format adopté, celui de la mini-série britannique de 6 épisodes d'une heure.

Et pourtant, il faut bien que je l'écrive, cette critique. D'autant qu'il y a des choses à en dire, de cette adaptation.

Une adaptation assez fidèle du roman original (heureusement), drôle et so british, baignée de l'écriture absurde mais structurée de Pratchett, du sens de la fantaisie anarchique de Gaiman, et de la musique de Queen... mais aussi une adaptation un peu brouillonne et bordélique, qui trahit régulièrement le manque d'expérience, en tant que showrunner, de Neil Gaiman.

Être showrunner est en effet un métier à part entière : c'est ainsi que d'excellents scénaristes font des showrunners médiocres, et vice-versa. Il faut savoir maîtriser le rythme global d'une saison, l'avancée de ses arcs narratifs, il faut choisir judicieusement ses acteurs, ménager les susceptibilités de chacun, etc, etc, etc. Et dans le cas d'une adaptation de ce type, il faut savoir jongler entre la fidélité absolue à l’œuvre originale, et un apport original nécessité par le support télévisé.

C'est un peu à ce niveau que le bât blesse. Très fidèle, la série adopte ainsi bon nombre des atours du roman, pour le meilleur et pour le pire, notamment une narration intermittente en voix off (effectuée par "Dieu"), qui intervient ponctuellement, de manière pas totalement utile ou convaincante. À l'identique, le script se permet beaucoup de digressions excentriques assez amusantes, mais à nouveau pas forcément indispensables au récit global, et qui ont tendance à alourdir et embrouiller le tout.

Rien de rédhibitoire, soyons clairs : la série reste très sympathique de bout en bout, et est totalement portée par le charisme, l'alchimie et le talent de David Tennant et de Michael Sheen, parfaits dans les rôles d'Aziraphale et de Crowley.

À un point tel, en fait, que le reste du cast est un bon cran en-dessous, voire deux, et que la mini-série perd nettement en intérêt dès que les deux têtes d'affiche ne sont pas à l'écran : si les occasionnels caméos sont plutôt amusants (Nick Offerman, Jon Hamm, David Morrissey, La League of Gentlemen, Derek Jacobi, la voix de Cumberbatch...), et si Adria Arjona campe une sorcière assez charmante (mais à l'intrigue et à la romance sous-développées), le reste de la distribution ne fait pas forcément grande impression, que ce soit pour des raisons d'interprétation (les enfants sont assez moyens/transparents), de direction artistique (les démons souffrent de visuels un peu cheaps et ternes), de charisme (les cavaliers de l'Apocalypse manquent un peu de présence, tout comme Jack Whitehall, en fait), ou plus simplement d'écriture (tout ce qui tourne autour des Chasseurs de Sorcière, et de la relation entre Michael McKean et Miranda Richardson, ne fonctionne pas aussi bien que cela le devrait).

Et puis, bien sûr, le souci global de structure est assez perceptible, notamment vers la fin : alors que la tension monte progressivement, que l'Apocalypse se rapproche, le tout semble perdre en énergie, à mesure que Gaiman s'éloigne un peu du roman pour improviser et que les limites du budget se font sentir, et la fin du monde finit par être réglée de manière un peu plate en une petite vingtaine de minutes, dans le dernier épisode. Viennent ensuite vingt-cinq autres minutes de "conclusion", avec un échange de visage assez téléphoné, et une fin appropriée... mais un peu faiblarde.

Dans l'ensemble, cependant, cette adaptation de De Bons Présages sait rester toujours sympathique et amusante, à défaut d'être particulièrement maîtrisée. Un petit 4/6 global, en somme, qui aurait probablement bénéficié à prendre un peu plus de distance via à vis de l’œuvre d'origine. Voire même, pour un résultat optimal, peut-être aurait-il mieux valu que Gaiman se limite à un rôle de co-showrunner, accompagné de quelqu'un ayant fait ses preuves à ce poste sur le petit écran britannique (du côté de Doctor Who, par exemple... ou avec l'un des Python).

TL;DR : Assez bien, mais peut mieux faire.

(le générique d'ouverture et la bande originale de David Arnold sont excellents, cela dit)

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Un film, un jour (ou presque) #1201 : Friends of God - A Road Trip With Alexandra Pelosi (2007)

Publié le 7 Mai 2020 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, Religion, Review, Télévision, USA, HBO

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Friends of God - A Road Trip With Alexandra Pelosi (2007) :

Documentaire HBO d'une heure écrit, réalisé et narré par la fille de Nancy Pelosi (présidente du Congrès américain), et qui s'intéresse de très près au mouvement évangélique conservateur, à ses mégachurches, et à la place considérable que prenait déjà à l'époque les fondamentalistes chrétiens dans la vie politique.

Une influence qui n'a été qu'en croissant depuis (cf Mike Pence), et qui est ici présentée avec une candeur qui peut rappeller Louis Theroux, dans tous les aspects les plus improbables, depuis la Christian Wrestling Federation jusqu'à un parc d'attraction chrétien de Floride, en passant par un comique-prêcheur qui se sent opprimé (alors qu'en fait, il n'est pas drôle, tout simplement), ou encore par les super-concerts où des hordes d'adolescents lobotomisés viennent entonner la parole divine, renier l'évolution, la science, et maudire tous ceux qui sont gays, pro-avortement ou tout simplement non-pratiquants.

Et puis bien sûr, le côté politique du mouvement, ouvertement rétrograde, homophobe et ultra-conservateur, une institution quasi-fanatique d'autant plus paradoxale que peu de temps après le tournage de ce métrage, l'une des têtes de proue du mouvement a dû révéler son homosexualité...

Pas désagréable à suivre, même s'il n'apprend pas forcément grand chose au spectateur, surtout 13 ans après sa diffusion.

3.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #1199 : JOURNÉE STAR WARS - L'Aventure des Ewoks : la Bataille d'Endor (1985)

Publié le 5 Mai 2020 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Disney, Fantastique, Jeunesse, Review, Science-Fiction, Télévision, USA, Star Wars, ABC

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

L'Aventure des Ewoks - la Bataille d'Endor (Ewoks : Battle for Endor - 1985) :

Alors qu'ils sont sur le point de quitter enfin Endor, leurs réparations achevées, la famille Towani et ses amis Ewoks sont attaqués par des mercenaires menés par Terak (Carel Struycken), un maraudeur voulant mettre la main sur les réserves énergétiques du vaisseau des humains. Désormais orpheline, et seule aux côtés de Wicket, Cindel trouve alors refuge auprès de Noa (Wilford Brimley), un vieil ermite, qui n'a pas vraiment l'air décidé à les aider à libérer tous les autres Ewoks, emprisonnés par Terak...

La Journée Star Wars du 4 mai déborde un peu aujourd'hui, avec ce second téléfilm diffusé sur ABC en 1985 : la Bataille d'Endor.

Suite directe de La Caravane du Courage (l'action se déroule six mois après, il me semble), cette Bataille d'Endor s'inspire à nouveau d'une intrigue de George Lucas pour partir dans une direction moins convaincante, en commençant, à la manière d'un Conan, par la mise à sac du village des Ewoks, et par la mort de toute la famille de l'héroïne.

Ce qui, tout de suite, pose un certain ton assez particulier, et globalement polarisant. On reste ainsi dans de la fantasy assez classique, avec ces pillards maléfiques (chevauchant de gros monstres bipèdes récemment revus dans Le Mandalorien) aidés d'une sorcière (Siân Phillips) capable de se transformer en corbeau , ce vieil ermite ronchon qui prend une petite orpheline sous son aile, le passage "il faut libérer la princesse enfermée dans le donjon", la grande bataille finale, etc.

La continuité est assurée avec le téléfilm précédent, donc, mais quelque chose fait que cette Bataille d'Endor fonctionne moins bien que le précédent métrage : plus statique, cet opus ne se met à véritablement fonctionner que dans son dernier tiers, lorsque le rythme décolle un peu.

La grande bataille finale, notamment, est plutôt efficace, une version à plus petit budget de celle du Retour du Jedi, où les Ewoks tiennent une place plus importante et dynamique. Il faut aussi dire que les Ewoks se sont techniquement améliorés entre les deux métrages : ici, ils possèdent une bouche bien plus mobile, et ça fait une grande différence au niveau du rendu final des personnages (leurs yeux restent malheureusement fixes, ce qui est regrettable).

À l'identique, Teek, le compère de Noa Briqualon, bénéficie d'expressions convaincantes et amusantes, qui complètent sa tête un peu ahurie, et qui se marient bien avec le côté plus slapstick de l'action.

Reste que dans l'ensemble, le film m'a bien moins intéressé que le précédent - cela dit, j'aurais bien aimé avoir d'autres téléfilms centrés sur les Ewoks : par exemple, je ne dirais pas non à une suite se déroulant à l'époque de l'Épisode IX, et qui verrait une Cindel adulte revenir sur la lune d'Endor pour y retrouver Wicket, et tenir la promesse qu'elle lui a faite à la fin de ce téléfilm. Si jamais Disney+ lit ces lignes... ^^

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Un film, un jour (ou presque) #1198 : JOURNÉE STAR WARS - L'Aventure des Ewoks : la Caravane du Courage (1984)

Publié le 4 Mai 2020 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Disney, Fantastique, Jeunesse, Review, Science-Fiction, Télévision, USA, Star Wars, ABC

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

L'Aventure des Ewoks - la Caravane du Courage (Caravan of Courage : An Ewok Adventure - 1984) :

Lorsque leur vaisseau s'écrase sur une lune d'Endor, la famille Towani doit apprendre à y survivre. Plus facile à dire qu'à faire alors même que les parents (Fionnula Flanagan, Guy Boyd) sont enlevés par un gigantesque Gorax, laissant les deux enfants, Cindel (Aubree Miller) et Mace (Eric Walker), livrés à eux-mêmes. Heureusement, ces derniers finissent par croiser le chemin d'une tribu d'Ewoks, au nombre desquels Wicket (Warwick Davis), qui vont les aider à retrouver à libérer leurs parents...

Nous sommes le 4 mai, journée officielle de la franchise Star Wars, et une bonne occasion pour moi de revenir, aujourd'hui et demain, sur deux téléfilms autrefois considérés comme faisant partie du canon lucasien, et qui, lentement sont réintégrés à l'univers Star Wars de Disney (le Gorax, les fées, etc).

Téléfilm diffusé sur ABC en 1984, à partir d'une histoire de George Lucas, La Caravane du Courage est ainsi un métrage beaucoup plus proche d'un film d'heroic fantasy lambda que d'un Star Wars. À la limite, on pourrait même dire que les deux métrages Ewoks sont une sorte de brouillon pour le Willow de 1988, tant on y retrouve les mêmes composants, le même format "quête héroïque" qui passe d'obstacles en obstacles, le même environnement forestier, les mêmes êtres féériques, etc, etc, etc, avec ici, en prime, une narration en voix off, qui renforce encore le côté conte de fées.

C'est d'ailleurs ce qui rend cette Caravane assez agréable à suivre, malgré des défauts d'interprétation évidents (encore renforcés par un doublage VF assez médiocre) : oui, ses enfants sont assez agaçants (l'adolescent, surtout), oui, ses animaux sont tous des animaux terriens (en même temps, quand on voit les chevauxmouths de l'Épisode IX, ils ne sont guère plus probants...), oui, les Ewoks sont trop figés pour être crédibles en tant que personnages à part entière, oui, le thème musical de Bernstein lorgne fortement sur celui de Star Trek, oui, le tout accuse un peu son âge et on est loin du space-opera de Star Wars, mais il reste un charme certain à la simplicité du tout, à son récit intemporel, à ses effets spéciaux made in ILM, et à ses créatures animées en stop-motion.

Après, c'est loin d'être un chef-d'œuvre, je crois que tout le monde est d'accord sur ce point... mais ça se regarde tout de même tranquillement, et le facteur nostalgie fonctionne totalement sur moi.

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Les bilans de Sygbab : Supernatural, saison 8 (2012)

Publié le 3 Mai 2020 par Sygbab dans Action, Aventure, Critiques éclair, Comédie, Drame, Fantastique, Horreur, Les bilans de Sygbab, Review, Télévision, Thriller, Supernatural, CW, USA

Après près de deux ans et demi d'absence sur ce blog, Sygbab revient en force à l'occasion de la conclusion de la série Supernatural : une épopée de 15 saisons qu'il va passer en revue à raison d'un bilan par semaine...

Supernatural, saison 8 (2012) :

Après s'être échappé du Purgatoire, Dean retrouve son frère Sam et, ensemble, ils s'associent au prophète Kevin pour effectuer une série d'épreuves qui leur permettra, à terme, de refermer pour de bon les portes des Enfers...

Il fallait s'en douter : raconter les tribulations de Dean au Purgatoire ne pouvait pas constituer un fil rouge. Ce serait effectivement une folie que de séparer les deux frères trop longtemps, sachant que cette situation n'a jamais été gérée correctement par le passé, malgré de nombreuses tentatives. Par conséquent, quoi de mieux qu'une ellipse pour éluder cette partie ? Voilà une solution de facilité idéale, surtout quand le procédé a déjà été utilisé à de maintes reprises...

En effet, voir Dean revenir au bout d'un an dans la vie d'un Sam désormais rangé ne peut que rappeler le début de la saison 5, avec toutefois des rôles inversés. Le résultat est le même puisque les Winchester se retrouvent très rapidement ensemble, avec bien entendu des griefs l'un envers l'autre pour respecter le quota de pleurnicheries habituelles.

Ceci étant, les scénaristes essaient pour une fois quelque chose de différent en proposant des flashbacks alternés sur la première partie de saison, afin d'expliquer comment Dean est revenu du Purgatoire, et pourquoi Sam est triste d'avoir quitté une vie paisible qu'il n'a jamais eue auparavant (Jessica doit se retourner dans sa tombe en entendant ça, la pauvre).

Pour ce dernier, sa relation avec Amelia n'apporte franchement rien de plus au personnage, si ce n'est que cette fois elle ne se solde pas par la mort de sa dulcinée. Quant au Purgatoire, il paraît beaucoup moins menaçant qu'il ne pouvait l'être dans le final de la saison précédente. Normalement peuplé de monstres, il paraît ici désert avec des forêts clairsemées, et il ne s'y passe rien d'excitant : il s'agit juste d'un prétexte pour montrer que Castiel veut se repentir et pour créer un solide lien d'amitié entre Dean et... un vampire.

Cette propension à refuser d'exploiter correctement certains concepts est assez exaspérante, surtout au regard du traitement de Benny. Pour cautionner l'idée qu'il a bon fond, lorsqu'il tue, c'est en état de légitime défense, et il se sacrifie pour servir de guide à Sam qui doit transiter par le Purgatoire afin de transférer Bobby de l'Enfer au Paradis. Il s'agit d'un personnage purement fonctionnel, existant en premier lieu pour opposer les deux frères.

Mais ce n'est rien en comparaison de la gestion de Castiel... Cherchant pénitence après sa débâcle en tant que nouveau Dieu, il devient d'abord le pantin de Naomi puis celui de Metatron, avec un petit intermède pendant lequel il essaie d'être un hunter. À force d'être tourné en ridicule - sans qu'il s'agisse de second degré -, le personnage perd toute crédibilité malgré quelques vaines tentatives de rappeler sa puissance devenue toute relative.

Pour autant, le fil rouge tient plutôt bien la route. L'objectif principal reste réalisable, même si la présence de deux tablettes sur lesquelles la parole de Dieu est inscrite pour décrire les épreuves à passer afin de fermer les portes du Paradis et de l'Enfer frôle la limite du ridicule.

Au moins, on revoit Kevin, et Crowley revient sur le devant de la scène. Ses manipulations sont toujours aussi détestables, et il est toujours aussi inflexible dans la torture. Malgré tout, son plan consistant à tuer toutes les personnes sauvées par les Winchester en se basant sur les livres de Chuck est plus que dérivatif...

À côté de cela, les scénaristes posent des fondations pour le futur en incluant de nouveaux éléments et en renouvelant la galerie des personnages. Que ce soient Garth, Krissy et son équipe de chasseurs de vampires ou encore Charlie (même si dans son cas, on lorgne beaucoup du côté du fan-service), il y a de quoi développer de nouvelles interactions avec des personnalités distinctes.

Et même si sa découverte est la conséquence d'un épisode totalement honteux (Henry Winchester revient le temps d'un épisode pour foutre en l'air toute la caractérisation de John), le nouveau QG avec ses faux airs de Batcave a un gros potentiel. De même, la confrérie des Men of Letters et sa remise en question de certains acquis - la guérison des démons, par exemple - est une idée intéressante.

Paradoxalement, même si le tournant plus sombre pris par la série (les tueries sont de plus en plus sanglantes et la méthode préférentielle pour achever les monstres en tous genres est la décapitation, parfois très visuelle) laisse peu de place aux épisodes légers (à part le délire autour des cartoons et l'incursion dans le monde du LARP, il n'y a pas grand-chose à se mettre sous la dent), c'est aussi ce qui rehausse un peu le niveau, rendant le tout honorable dans l'ensemble.

Après le naufrage de la saison précédente, le navire est presque remis à flots.

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Les bilans de Lurdo : Histoires Fantastiques, saison 1 (2020)

Publié le 2 Mai 2020 par Lurdo dans Anthologie, Comédie, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Les bilans de Lurdo, Review, Romance, Science-Fiction, Télévision, AppleTV+, Apple

Nouvelle version de l'anthologie Amazing Stories (Histoires Fantastiques - 1985) de Steven Spielberg, ce programme en 5 épisodes d'une heure était initialement chapeauté par Bryan Fuller pour NBC. Quelques divergences créatives (et une nouvelle plate-forme de streaming) plus tard, le projet renaît de ses cendres pour Apple Tv+, sous l'égide des deux showrunners/créateurs de la série Once Upon a Time...

Histoires Fantastiques (Amazing Stories), saison 1 (2020) :

- 1x01 - The Cellar : Alors que Sam (Dylan O'Brien) et son frère Jake (Micah Stock) rénovent une vieille ferme au fin fond de l'Iowa, une tempête propulse Sam en 1919, où il rencontre et s'éprend d'Evelyn Porter (Victoria Pedretti). Mais bien vite, prêt à tout pour la rendre heureuse, il réalise qu'il va devoir prendre une décision des plus radicales...

Un épisode ultra-classique et gentillet, qui peine un peu à convaincre tant il est convenu et balisé. Pourtant, c'est bien interprété, l'illustration musicale est agréable, et visuellement, ça fonctionne, mais tout est tellement balisé et générique que c'est aussitôt vu, aussitôt oublié.

(par contre, il y a un contraste étrange entre le générique ultra-stylisé, froid et visuellement moderne, et sa musique old-school, chaleureuse et aventureuse, signée John Williams pour la série des années 80)

- 1x02 - The Heat : Tuka (Hailey Kilgore) et Sterling (Emyri Crutchfield) sont deux adolescentes à la relation fusionnelle, qui partagent une même passion pour la course à pieds. Jusqu'au jour où Tuka trouve la mort, renversée par une auto : elle se réveille, désincarnée, et tente alors de trouver le chauffard qui l'a tuée, tout en soutenant moralement une Sterling qui ne peut la voir...

Énorme bof, à nouveau, pour ce qui n'est qu'une version street LGBTQ de Ghost, à l'interprétation et à la réalisation inégales, à l'écriture basique, et au grand final ultra-mélodramatique. Pas forcément mauvais, mais encore moins intéressant et original que le précédent.

- 1x03 - Dynoman and the Volt : Vieillard ronchon, Joe Harris (Robert Forster) se blesse au genou, et est contraint de délaisser son travail pour s'installer dans la famille de son fils. Là, il retrouve Dylan (Tyler Crumley), son petit-fils passionné de superhéros, et finit par trouver des points communs avec le garçon lorsqu'une bague magique arrive par le courrier, leur conférant les pouvoirs de Dynoman, le justicier préféré de Joe.

Ah, il y a du mieux. Un récit de rapprochement familial entre un grand-père, son fils et son petit-fils, sur fond de super-pouvoirs redonnant une seconde jeunesse au vieillard : rien de forcément exceptionnel ni de totalement original, mais au moins ça a bon fond, on ne s'ennuie pas, et c'est (forcément) bien interprété, que ce soit au niveau de Crumley, de Kyle Bornheimer, et bien sûr de Forster, dont c'était là le dernier tournage avant son décès.

Pas particulièrement mémorable, mais un bon étage au-dessus des précédents, au niveau de l'intérêt.

- 1x04 - Signs of Life : Lorsque Sara (Michelle Wilson), la mère d'Alia (Sasha Lane), sort d'un coma de six ans après un accident de voiture, quelque chose ne tourne pas rond : Sara ne semble pas être elle-même, et quand elle commence à mentir à sa fille, tout en se rapprochant de Wayne (Josh Holloway), la situation se complique...

Un épisode assez moyen, qui semble tout droit sorti d'Au Delà du Réel (ou d'une version serious business d'un épisode de Fais-moi Peur), et qui ne surprendra pas vraiment le spectateur avisé, avec son histoire *spoilers* d'entités extraterrestres électromagnétiques possédant le corps de comateux pour tenter de retrouver l'un des leurs, et rentrer chez eux au plus vite.

Le vrai souci, c'est que le tout est un mélo familial assez mollasson et jamais surprenant, en plus de mettre fortement l'accent sur les bons sentiments et sur leur apprentissage par la mère extraterrestre : "Sara" finit par se sacrifier pour que l'histoire de Sara et de sa fille ait droit à une happy end, blablabla.

Et ce qui n'aide pas, c'est cette sous-intrigue de trafic de drogues du petit copain d'Alia, un côté street et gritty qui n'apporte pas grand chose au tout. Un peu comme les deux premiers épisodes, ce n'est pas forcément mauvais, mais c'est très insipide.

- 1x05 - The Rift : Lorsqu'un pilote de la Seconde Guerre Mondiale (Austin Stowell) passe au travers d'une faille dimensionnelle et se retrouve de nos jours, dans l'Ohio, une veuve démunie (Kerry Bishé) et son beau-fils (Duncan Joiner) décident de tout faire pour l'aider à retrouver son époque, malgré une agence gouvernementale mystérieuse et son représentant (Edward Burns), qui se fait de plus en plus pressant...

Encore une fois, ce n'est pas mauvais... mais c'est ultra-basique et convenu (en plus de flirter avec des thèmes très similaires au premier épisode de la saison).

Alors oui, c'est très Spielbergien dans l'âme, ça joue beaucoup sur les bons sentiments, et c'est apparemment adapté d'un roman graphique, mais ça ressemble à trouzemille autres récits de type "un être venu d'ailleurs/du futur/du passé débarque dans la vie morne d'une famille dans la tourmente, qui l'aide à repartir chez lui, et se ressoude par la même occasion", avec une dose de romance impossible en prime (Peggy Carter et Steve Rogers vous passent le bonjour), et une musique un peu trop grandiloquente pour son propre bien.

À nouveau, c'est globalement regardable, mais c'est aussi particulièrement quelconque et dérivatif - d'autant que je passe volontairement sous silence les multiples problèmes d'écriture du récit, assez visibles et gênants pour peu qu'on garde son cerveau allumé, entre problèmes de continuité (les vitres du SUV), mélo familial télégraphié (le père militaire décédé, la belle-mère au bout du rouleau, les retrouvailles du militaire avec sa fiancée), personnages un peu agaçants (le gamin précoce à l'interprétation inégale, sa mère à la moue dépressive permanente, le soldat transparent au possible), et grosses ficelles qui sont dures à avaler (la barre de chocolat, les pièces de l'avion, les règles approximatives des failles, etc).

C'est dommage, car le concept du bureau gouvernemental en charge de ces failles avait du potentiel, et aurait pu donner quelque chose de sympathique (voire même être le sujet principal d'une série) si le tout n'était pas à ce point pris au premier degré.

Bilan saisonnier :

Cinq épisodes, c'est bien trop court pour se faire une véritable idée de ce que peut donner cette nouvelle version des Histoires Fantastiques. Mais un peu comme l'originale, qui ne marquait les esprits que très (trop) ponctuellement, en fonction des talents impliqués derrière la caméra, cette nouvelle mouture ne laisse pas la moindre impression, en bien ou en mal.

C'est bien trop générique, bien trop passe-partout, bien trop lisse et carré pour marquer le spectateur, et ça peine donc à susciter ne serait-ce qu'un vague intérêt poli.

Pas forcément surprenant, quand on se souvient qu'Amazing Stories a été l'une des premières séries commandées par Apple, à l'époque où le mot d'ordre était "des programmes les plus familiaux possible, sans sexe, sans violence, et sans trop de thèmes adultes, pour ne pas ternir notre image de marque", et que la série a été confiée aux créateurs de Once Upon a Time, série tout sauf subversive ou audacieuse.

Je ne serais d'ailleurs pas surpris que la première saison ait été raccourcie au dernier moment, pour permettre à la série d'être diffusée le plus vite possible, quitte à reléguer d'autres épisodes, plus travaillés mais pas encore terminés, en saison 2.

Quoiqu'il en soit, pour le moment, Amazing Stories 2020 rejoint la Quatrième Dimension de Jordan Peele (en nettement moins donneur de leçons) et le Creepshow de Nicotero au rang des remakes totalement inutiles d'anthologies nostalgiques. Dommage.

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

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Blog Update ! - Avril 2020

Publié le 1 Mai 2020 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Télévision, Review, Les bilans de Lurdo, Les bilans de Sygbab, Update

Le confinement continue partout dans le monde et sur le blog des Téléphages Anonymes, ce qui laisse beaucoup (trop) de temps pour regarder des films, des séries, et pour flâner sur le web...

#1175 : Joker (2019) - 3.5/6

#1176 : À Couteaux Tirés (2019) - 3.5/6

#1177 : Avengement (2019) - 4/6

#1178 : Three Christs (2017) - 2/6

#1179 : Bloodshot (2020) - 2.25/6

#1180 : In Search of the Last Action Heroes (2019) - 4/6

#1181 : Coffee & Kareem (2020) - 3/6

#1182 : Ad Astra (2019) - 2.5/6

#1183 : The Show Must Go On - The Queen + Adam Lambert Story (2019) - 4.25/6

#1184 : Buffaloed (2020) - 3.75/6

#1185 : This is Spinal Tap (1984) - 11/6

#1186 : Le Retour de Spinal Tap (1992) - 4/6

#1187 : Rambo - Last Blood (2019) - 3/6

#1188 : Altered Carbon - Resleeved (2020) - 3.5/6

#1189 : Good Boys (2019) - 4.5/6

#1190 : Code 8 (2019) - 3/6

#1191 : Le Paquet (2018) - 2/6

#1192 : Sex and Drugs and Rock and Roll (2010) - 3.25/6

#1193 : The Greatest Showman (2019) - 2.5/6

#1194 : Anvil ! The Story of Anvil (2008) - 4.5/6

#1195 : En Avant (2020) - 4.25/6

#1196 : Timmy Failure - Des erreurs ont été commises (2020) - 4/6

#1197 : The Courier (2019) - 1.5/6

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# Bilan :

Un mois plutôt bon, du point de vue de la qualité globale des films passé en revue sur le blog (et aussi au niveau du nombre de visiteurs, qui a presque doublé - il faut croire que le confinement a aussi un peu de bon !), avec très peu de films désastreux, et un nombre de films méritant le coup d'œil supérieur à la moyenne.

Même certains films que je redoutais - Joker, À Couteaux Tirés, En Avant - s'en sortent avec les honneurs, ou du moins, sans se planter. C'est déjà beaucoup, dans le paysage audiovisuel actuel.

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# Film(s) du mois :

En mettant de côté l’incontournable Spinal Tap et son clone documentaire Anvil !, la palme revient, étonnamment, à une teen comedy vraiment sympathique et bien interprétée, Good Boys. Une excellente surprise, suivie de très près par le dernier Pixar, En Avant.

 

# Flop(s) du mois :

Dans ce mois plutôt bon, les quelques films ratés se remarquent tout de suite : The Courier, un film d'action insipide, le dernier Vin Diesel, Bloodshot (une adaptation de comics desservie par sa technique et son récit), Le Paquet, un teen movie graveleux et énervant, et Three Christs, une comédie dramatique indépendante jamais à la hauteur de son postulat ni de sa distribution.

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# Petit écran :

Ce mois-ci, Sygbab a visionné quatre saisons de Supernatural (4, 5, 6 et 7), avec des résultats plus que mitigés. De mon côté, je suis parti dans l'espace avec le décevant Avenue 5, dans le futur cyberpunk de la seconde saison d'Altered Carbon, un gros cran en deçà de la première ; je me suis aussi plongé dans l'univers des jeux vidéo, avec l'amusant Mythic Quest et son excellent épisode 5 ; et je suis retourné du côté de l'univers DC, avec l'inégale première saison de la série animée Harley Quinn.

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# À venir :

En mai, malgré un début théorique de déconfinement, nous risquons tous bien de continuer sur la lancée actuelle. Sur le blog, l'intégrale Supernatural de Sygbab continue donc, tout comme les rubriques habituelles, avec, pour le petit écran, des Histoires Fantastiques, de Bons Présages, Geralt de Rive, et la famille Robinson dans l'Espace ; niveau grand écran, entre autres,  on célèbrera le 4 mai avec les Ewoks, on découvrira la vie de Tolkien, on suivra Mark Wahlberg à Boston, Batista en super-espion, ou encore Clark Kent en Russie...

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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