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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Résultat pour "twilight 2019"

Halloween Oktorrorfest 2019 - 69 - CYCLE JASON - Vendredi 13 - Chapitre X : Jason X (2001)

Publié le 1 Novembre 2019 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, Science-Fiction, Thriller, Friday

Chez les Téléphages Anonymes, d'octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Vendredi 13 - Chapitre X : Jason X (Jason X - 2001) :

En 2455, une équipe universitaire menée par le Professeur Lowe (Jonathan Potts) découvre le corps de Jason Voorhees (Kane Hodder), cryogénisé en 2008 par Rowan LaFontaine (Lexa Doig) dans une ultime tentative désespérée d'échapper au tueur sanguinaire. Mais alors que l'équipe n'avait prévu de ramener à la vie que la jeune femme, Jason reprend lui aussi conscience, et entreprend de massacrer un à un les membres d'équipage du vaisseau Grendel...

Huit années se sont écoulées depuis Jason va en Enfer : huit années de development hell pour un hypothétique Freddy vs Jason, huit années durant lesquelles la franchise Vendredi 13 a été mise en stand-by par New Line, huit années qui ont débouché sur ce projet improbable : Jason Voorhees dans l'espace.

Et pourtant, ce Jason X est probablement mon film préféré de toute la franchise : un mélange de références cinématographiques jamais trop appuyées (contrairement au Necronomicon du film précédent - ici, tout le script est clairement modelé sur la franchise Alien), de premier (Lexa Doig, la menace de Jason, toute la fin du film) et de second degré (le côté quasi-parodique, l'humour des dialogues, etc), bourré d'idées loufoques mais qui fonctionnent (Jason qui se réveille lorsqu'un couple commence à faire l'amour, l'androïde et sa love story, l'holodeck, etc), grâce à une distribution sympathique et compétente (contrairement à de nombreux autres Vendredi 13, ici, tout le monde est juste - mention spéciale à Melyssa Ade, amusante en membre d'équipage sarcastique et pleutre).

Bref, si c'est loin d'être parfait (les éclairages constamment en contre-plongée et les angles de caméra assez bas sont parfois lassants, les effets spéciaux sont limités par le budget, notamment au niveau des miniatures), ça reste un divertissement très amusant, qui prend sa composante slasher au sérieux (Jason n'est jamais ridicule : mieux encore, Über-Jason est splendide et impressionnant), et qui parvient à être tout à fait honorable, tant sur le plan de l'horreur que de la science-fiction et de la comédie.

Un bon 4.25/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Halloween Oktorrorfest 2019 - 63 - CYCLE JASON - Vendredi 13 : Chapitre Final (1984)

Publié le 30 Octobre 2019 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, Thriller, Friday

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Vendredi 13 - Chapitre Final (Friday the 13th : The Final Chapter - 1984) :

Alors que le jeune Tommy Jarvis (Corey Feldman) séjourne avec sa mère (Joan Freeman) et sa grande soeur (Kimberly Beck) dans la région de Crystal Lake, un groupe de jeunes (Crispin Glover, Barbara Howard, Peter Barton, Alan Hayes, Judie Aronson, Lawrence Monoson, Camilla et Carey More) s'installe non loin de là. Mais Jason est toujours en vie, échappé de la morgue, et bien décidé à punir tous ceux qui vivent près du lac. Rob (Rich Anderson), un mystérieux auto-stoppeur, semble cependant en savoir plus qu'il ne le dit... 

Probablement mon Vendredi 13 préféré à ce point de la franchise, et cela tient principalement à une chose : des protagonistes plus intéressants et plus développés.

Je ne parle bien sûr pas des campeurs, toujours aussi dénudés et basiques (encore que, même là, il semble y avoir eu un petit effort au niveau de leur personnalité, notamment grâce à la présence de Crispin Glover, déjà légèrement déphasé par rapport à ses congénères - son pas de danse ^^, et qui donne au tout une atmosphère un peu différente ; de manière générale, ces jeunes ne sont pas antipathiques, ce qui est un plus) ; de Rob, transparent au possible ; ni de Jason, qui a finalement peu de présence physique pendant une grande partie du film, et n'a toujours pas développé la silhouette imposante et le langage corporel que Kane Hodder apportera ultérieurement à la franchise).

Mais bien de Tommy et sa famille, plutôt sympathiques et intéressants : certes, le côté "fan d'horreur et de monstres" de Tommy est clairement du fan-service à destination des amateurs de la franchise (et un clin d'oeil à Tom Savini), mais bizarrement, cela fonctionne, et participe au côté un peu décalé du film. Les interactions des Jarvis sont naturelles, légères et crédibles, et on s'attache à cette petite famille plus qu'à n'importe quel personnage des trois films précédents.

Un film qui n'est pas sans défauts, notamment au niveau du rythme. Heureusement, les mises à mort sont plus sèches et brutales, Jason est plus implacable et intense, et le final est plus inventif, ce qui permet au tout d'avoir un bonne longueur d'avance sur les trois autres films de la saga.

3.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2019 - 61 - CYCLE JASON - Vendredi 13 - Chapitre 2 : Le Tueur du Vendredi (1981)

Publié le 29 Octobre 2019 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, Thriller, Friday

Chez les Téléphages Anonymes, d'octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Vendredi 13 - Chapitre 2 : Le Tueur du Vendredi (Friday the 13th : Part 2 - 1981) :

Deux mois après la mort de Mme Voorhees, Alice (Adrienne King), la seule rescapée du massacre de Crystal Lake, est retrouvée morte dans son appartement, victime d'un tueur mystérieux. Cinq années passent, jusqu'à ce qu'un nouveau groupe de jeunes (Amy Steel, John Furey, Stu Charno, Lauren-Marie Taylor, etc) s'installe à proximité du Camp abandonné. Un à un, les apprentis-moniteurs sont alors décimés par Jason Voorhees, au visage masqué par un sac de toile...

Une suite directe assez frustrante, pour de multiples raisons. À commencer par son introduction à rallonge, une reprise directe des 5 dernières minutes du film précédent (ce qui donne lieu à un flashback dans un flashback ^^)... et puis, rapidement, on réalise (après la mort d'Alice) qu'on va avoir droit à un copier-coller du premier film, avec tout un troupeau de jeunes sexy mais totalement insipides, bien trop nombreux pour être correctement développés et/ou traités.

Si à la limite, ce nombre accru de victimes donnait lieu à des effets spéciaux variés et mémorables... mais non, les mises à mort sont assez génériques et quelconques, Jason est difficile à prendre au sérieux avec son sac à patates sur la tête (en plus de manquer de carrure, de force et de présence physique), l'interprétation des jeunes reste toujours très inégale, le racolage accru du film (plus de nudité) n'apporte pas grand chose, bref, ce n'est pas terrible du tout.

D'autant que la réalisation de Steven Miner ne fait rien pour arranger la situation : des fondus au blanc assez laids en guise de transitions, et un recours systématique aux feintes visuelles et scénaristiques qui désamorcent les 3/4 du film (on pense que tel personnage va se faire tuer par Jason, on voit les pieds du tueur, la musique, la réalisation, etc, tout se met au diapason... mais non, c'est une feinte, et c'est un autre campeur qui surgit - une méthode aussi connue sous le nom de jump-scare du chat, et qui peut fonctionner une fois, pas trente)...

Mais de toute façon, tout se résume en un point : la final girl. Et là, comme dans le premier film, problème, puisque cette final girl est tout sauf intéressante ou bien interprétée.

Ajoutez à cela une fin assez plate et prévisible, et voilà, une suite en deçà de l'original.

2/6

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Halloween Oktorrorfest 2019 - 68 - CYCLE JASON - Vendredi 13 - Chapitre IX : Jason va en Enfer (1993)

Publié le 31 Octobre 2019 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, Thriller, Friday

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Vendredi 13 - Chapitre IX : Jason va en Enfer (Jason Goes to Hell : The Final Friday - 1993) :

Lorsqu'il est réduit en miettes par le FBI, les morceaux du corps de Jason Voorhees finissent à la morgue. Mais rapidement, le Mal infestant le cœur de Jason se transmet d'hôte en hôte, tel un parasite, avec un objectif : trouver un descendant des Voorhees pour se réincarner, et redonner vie à Jason. Mais Creighton Duke (Steven Williams), un chasseur de primes, est sur la piste du tueur, et il va utiliser Steven (John D. Le May) et Jessica (Kari Keegan) pour parvenir à ses fins...

Premier film de la franchise sous l'égide New Line... et c'est un joli ratage : script très approximatif qui suit un parasite passant de corps en corps, et nous prive donc de Kane Hodder pendant les 3/4 du film ; un Jason laid au possible, sorte de grosse boursouflure au masque incrusté dans sa chair ; des personnages principaux insipides (dont un protagoniste ressemblant à la doublure lumière de Ted Raimi) ; une réécriture des origines de Jason qui n'est pas très cohérente avec le reste de la franchise (le Necronomicon et la dague kandarienne de la saga Evil Dead, voulus par le réalisateur/scénariste comme une explication de la résurrection perpétuelle et de la violence de Jason) ; un rythme anémique ; et pour ne rien arranger, des mises à mort inégales, parfois censurées pour la version cinéma (notamment les campeurs rajoutés lors des reshoots).

Bref, si Jason Goes To Hell peut avoir des moments amusants, et des effets physiques réussis (signés KNB), le film est vraiment pénible à suivre, entre son histoire de dernier parent éloigné des Voorhees (qui fait très Halloween), ses effets spéciaux datés années 90, et son fanservice cinématographique (qui case donc Evil Dead, Stephen King, Creepshow, John Carpenter, et bien sûr Freddy Krueger).

Probablement l'un des épisodes les plus faibles de la saga, si ce n'est le plus faible (alors que, bizarrement, je gardais le souvenir d'un métrage plutôt divertissant, là, j'ai vraiment lutté pour arriver au bout).

1.25/6

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Halloween Oktorrorfest 2019 - 67 - CYCLE JASON - Vendredi 13 - Chapitre VIII : L'Ultime Retour (1989)

Publié le 31 Octobre 2019 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Halloween, Horreur, Fantastique, Thriller, Review, Friday

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Vendredi 13 - Chapitre VIII : L'Ultime Retour (Friday the 13th Part VIII : Jason Takes Manhattan - 1989) :

Pour fêter son diplôme, Rennie Wickham (Jensen Daggett), au passé traumatique, embarque avec son oncle (Peter Mark Richman), son petit-ami (Scott Reeves), son enseignante préférée (Barbara Bingham) et tous leurs amis à bord d'un navire de croisière, le SS Lazarus, qui quitte Crystal Lake pour rejoindre New York. Mais Jason est à bord, et décide de massacrer tous les passagers du navire..

Probablement le Vendredi 13 que j'aime le moins, jusqu'à présent, tant il ne présente pas le moindre élément intéressant à mes yeux : en lieu et place de Jason à Manhattan (ce qui ne prend place que dans les dernières 20-25 minutes, plus ou moins), on a droit à Jason vs la Croisière s'amuse, un concept particulièrement creux - comment un navire de croisière passe de Crystal Lake à l'Océan Atlantique pour rejoindre New York, mystère - qui limite 75% de son action aux coursives du bateau, avec une distribution insipide (Martin Cummins et Kelly Hu dans de petits rôles, cela dit), un Jason qui prend beaucoup trop son temps (énormément de plans d'insert sur Jason qui ouvre lentement une porte, entre lentement dans une pièce, prend lentement une arme, déclenche lentement une alarme incendie, etc) et une final girl qui a des visions jamais vraiment cohérentes avec la mythologie et la chronologie de la série.

Et puis, la dernière partie new-yorkaise accumule tous les clichés des 80s sur la ville (les violeurs drogués latinos...) : certes, cela permet quelques gags amusants, et un Kane Hodder qui se lâche un peu dans les mises à mort grotesques, mais New-York se limite à quelques rues sous-éclairées, une poursuite à Times Square et dans le métro (où Jason aurait largement l'occasion de faire un massacre... mais se contente de faire peur aux gens en leur montrant son visage démasqué), et un grand final pas très cohérent dans les égouts, où Jason est dissout par des vagues de produits chimiques, et où ne subsiste qu'un masque fondu, et le cadavre de Jason, enfant, nu. Okay.

Une fin à l'image du film : décousue, brouillonne, et pas franchement pertinente, avec un rythme en dents de scie. On a vraiment l'impression que, pour le dernier film de la saga sous la bannière Paramount, le studio a bricolé un script patchwork à partir de plusieurs idées inabouties, sans se préoccuper de la cohérence ou de la logique. *soupir*

Enfin bon, au moins, le film tente des choses.

1.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2019 - 65 - CYCLE JASON - Vendredi 13 - Chapitre VI : Jason le Mort-vivant (1986) & The Crystal Lake Massacres Revisited (2009)

Publié le 30 Octobre 2019 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Oktorrorfest, Horreur, Review, Thriller, Friday, Documentaire

Chez les Téléphages Anonymes, d'octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Vendredi 13 - Chapitre VI : Jason le Mort-vivant (Friday the 13th Part VI : Jason Lives - 1986) :

Bien décidé à mettre un terme définitif à l'existence de Jason Voorhees, Tommy Jarvis (Thom Mathews) quitte son hôpital psychiatrique pour aller déterrer le cadavre de Jason, et le brûler. Mais des forces surnaturelles sont à l’œuvre, et Jason revient à la vie, bien décidé à se venger de Tommy et de tous les habitants de Crystal Lake, avec parmi eux le shérif Mike Garris (David Kagen), sa fille Megan (Jennifer Cooke), et tous les enfants du camp de vacances voisin...

Un épisode particulièrement apprécié des fans, notamment parce qu'il boucle l'arc Jarvis, qu'il met en scène un affrontement final réussi, et qu'il donne naissance à un Jason indestructible et immortel, un véritable Terminator masqué que rien n'arrête, incarnation du Mal à l'état brut. Et je dois dire que je comprends pourquoi ce film plaît aux fans... mais bizarrement, je n'ai pas trop accroché.

Attention, c'est nettement meilleur que le précédent, mais entre la musique qui reprend Dies Irae, les personnages secondaires agaçants (Megan, notamment, est à baffer dès sa première apparition, alors que son père le shériff, lui, est plutôt convaincant), l'interprétation inégale, le nouveau Tommy assez quelconque (c'est quand même hallucinant que le tout jeune Corey Feldman soit meilleur que les deux adultes qui l'ont suivi), et le sens de l'humour ponctuellement hors-sujet (le carton-titre avec son Jason en mode James Bond, euh...), je suis resté un peu mitigé.

Cela dit, le virage ouvertement fantastique est agréable, Jason commence enfin à avoir de la prestance, et la toute fin est plutôt réussie, y compris visuellement, donc ce n'est pas mauvais. Je m'attendais seulement à un peu mieux (et j'ai toujours un peu de mal avec le côté semi-parodique du tout).

3.25 + 0.25 pour la chanson d'Alice Cooper = 3.5/6

The Crystal Lake Massacres Revisited (2009) :

Mockumentaire de moins d'une demi-heure, servant initialement de bonus à un dvd de la franchise, mais toujours visible, à ce jour, sur YouTube, ce métrage a pour postulat la réalité des meurtres ayant secoué le Camp Crystal Lake, et traite du sujet comme un véritable documentaire criminel, avec les témoignages de médecins légistes, d'officiers de police, experts, etc, et des reconstitutions approximatives des crimes.

Plutôt amusant, très méta et bourré de clins d’œil et de fanservice (parfois un peu trop), le tout souffre cependant d'une interprétation assez inégale, qui tire un peu ce mockumentaire vers le bas (les deux rappeurs, par exemple).

Rien de dramatique, cependant, et ce Crystal Lake Massacres Revisited s'avère une manière assez ludique et sympathique de revisiter les aventures de Jason et de Tommy Jarvis...

4/6

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Christmas Yulefest 2019 - 40 - Un Noël à New-York (2016)

Publié le 20 Décembre 2019 par Lurdo dans Cinéma, Christmas, Comédie, Critiques éclair, Drame, Noël, Review, Romance, Yulefest

Noël approche, et chez les Téléphages Anonymesc'est donc l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

Un Noël à New York (A New York Christmas/A Christmas in New York/A Night in New York - 2016) :

Durant les fêtes de Noël, six couples passent une nuit dans un hôtel luxueux de Manhattan : Diego (Maurice Mejia) et Gabriela (Catherine Toribio), deux jeunes latinos venus participer à un bal de promotion, à l'occasion duquel Diego veut avouer ses sentiments à son amie ; Bob (Richard Herd) et Irene (Lee Meriwether), deux octogénaires venus fêter leur 50è anniversaire de mariage, malgré les débuts de l'Alzheimer de Bob ; Jack (Christophe Backus), un musicien à succès, qui passe la nuit avec une groupie pour noyer son spleen ; Jasmine (Jasika Nicole) et Katherine (Tracie Thoms), qui ne sont pas sur la même longueur d'ondes à l'idée d'avoir un enfant ; Susan (Jaime Ray Newman), au mariage désastreux, qui flirte avec son amant Ben (Ross McCall) ; et Courtney (Linda Park)  et Sam (Jamie Bamber), deux ex qui se retrouvent après dix ans et qui s'avouent tous leurs secrets...

Comédie dramatique indépendante intimiste qui trahit à chaque instant son budget minimaliste et ses origines quasi-théâtrales, puisque le film se résume à une succession de scénettes d'intérieur, restreintes à des chambres d'hôtel, et aux personnages qui y séjournent.

Ces sous-intrigues se déroulent donc en parallèle, et s'entremêlent par le montage de manière un peu bancale et hachée, surtout dans la première moitié du film : la mise en place du métrage paraît en effet laborieuse, sautant de couple en couple sans vraiment laisser au spectateur le temps de s'y intéresser ou de s'y attacher, et la réalisation et la photographie assez ternes, de leur côté, ne font pas grand chose pour rendre le tout attirant à l’œil.

Et puis progressivement, malgré des sous-intrigues à l'intérêt très variable (le coup de blues du musicien m'a totalement laissé de marbre, les jeunes latinos sont un peu clichés et à l'interprétation inégale), le tout finit par trouver un rythme et un fil narratif à peu près fluide, et qui parvient à sonner juste (principalement parce que les acteurs trouvent, pour la plupart, l'authenticité nécessaire pour exprimer la sincérité de leurs personnages).

Cela dit, ça aurait aussi bien pu s'intituler Un Nouvel An à New York, Un 4 juillet à New York, ou Une Saint Valentin à New York, tant l'environnement festif n'a aucune incidence sur le récit ou sur le métrage.

Un petit 3/6

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Christmas Yulefest 2019 - 16 - Le Sapin a les Boules (1989)

Publié le 8 Décembre 2019 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Christmas, Critiques éclair, Noël, Review, Yulefest

Noël approche, et chez les Téléphages Anonymesc'est donc l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

Le Sapin a les Boules (National Lampoon's Christmas Vacation - 1989) :

À l'approche des fêtes de Noël, Clark Griswold (Chevy Chase) ne veut qu'une chose : passer un réveillon familial paisible, avec sa femme Ellen (Beverly D'Angelo) et ses deux enfants (Juliette Lewis, Johnny Galecki), et leur offrir une piscine grâce au bonus qu'il va toucher en fin d'année. Mais lorsque tout le reste de la famille débarque, des parents aux beaux-parents, en passant par le clan du cousin Eddie (Randy Quaid, etc), les choses se compliquent, surtout lorsque la prime tant attendue tard à arriver...

Cela fait trente ans que ce classique de Noël est sorti en salles : l'occasion est donc rêvée de revoir (une énième fois) ce troisième volume de la série des Vacation, un troisième volume écrit et produit par John Hughes, et qui parvient à s'imposer comme un film à la fois sincère, touchant, tout en étant complètement absurde et déjanté.

Que ce soit son générique animé au thème musical entêtant, ses voisins yuppies coincés (Julia Luis-Dreyfus !), ses enfants mémorables (Juliette Lewis, Johnny Galecki), sa belle-famille déglinguée, son patron acariâtre (Brian Doyle-Murray, le frère de Bill Murray), son chien baveur, son écureuil, son chat inflammable, son illustration musicale rigolarde, son rythme si particulier (une succession de vignettes qui confère un dynamisme certain au récit, tout en faisant progressivement monter la pression à l'approche de Noël), son père de famille impulsif, sarcastique, imprudent, et pourtant possédant un cœur gros comme ça, et son message (la famille qui se déteste cordialement, mais qui finit par s'unir face à un patron injuste qui ruine le Noël du clan), Christmas Vacation est un métrage toujours agréable à suivre, même au 258è visionnage, et la plume de John Hughes, toujours à cheval entre sincérité et absurdité cartoonesque, y est pour beaucoup.

Bref : Le Sapin a les Boules (titre français très fun, d'ailleurs), c'est excellent, c'est intemporel, c'est drôle, et c'est un incontournable du cinéma festif (à contrario de sa suite DTV).

5/6

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Critiques éclair - Star Trek Discovery 2x13 (2019)

Publié le 14 Avril 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, CBS, Critiques éclair, Drame, Netflix, Review, Science-Fiction, Star Trek, Télévision, Discovery

Comme je le disais la semaine dernière, la saison 2 de Star Trek Discovery continue lentement de se désagréger à mesure que la saison approche de sa conclusion, et que les scénaristes naviguent globalement à vue...

Star Trek Discovery 2x13 - Such Sweet Sorrow :

Alors que les informations de la Sphère refusent de laisser le Discovery s'autodétruire, Burnham réalise qu'elle va devoir partir dans le futur à bord du Discovery, pour y échapper à Control. Elle fait donc ses adieux à tout l'équipage...

La semaine dernière, j'avais conclu par un facepalm de Jean-Luc Picard. Cette semaine, il me faudrait plutôt une tête qui explose, tant cet épisode s'est avéré un véritable calvaire.

Pour ceux qui, comme moi, ont énormément de mal avec l'émotion forcée et manipulatrice de la série, et avec sa tendance à placer constamment Burnham au centre de tout (avec ce que ça entraîne d'interprétation discutable de la part de SMG), on a droit ici à 75% de Burnham en mode émotion très émouvante, qui fait ses adieux à tous ses amis et ses collègues, pour une mission dont on devine déjà qu'elle ne se déroulera pas comme les scénaristes veulent bien nous le faire croire (rien que la présence de Spock à bord impose qu'un bouleversement assez conséquent de l'intrigue devrait se produire avant un éventuel saut temporel).

Déjà que notre hypothèse de base "les signaux rouges/l'ange, c'est Burnham" est à nouveau confirmée après une feinte pas très convaincante en la personne de sa mère, mais là, en plus, les scénaristes ramènent la jeune Reine extraterrestre issue du Short Trek consacré à Tilly, en mode deus ex machina qui résout tous les problèmes en un coup de baguette magique.

Ce qui peut faire peur, puisque cela laisse à penser que l'épisode Calypso, qui se déroulait dans un futur très lointain, avec un Discovery déserté et occupé par une Intelligence Artificielle, va lui-aussi être réintégré à l'intrigue de cette saison, peut-être pour expliquer comment le Discovery, le spore drive, et tout ça, ont été expurgés de la continuité.

(ce qui laisserait l'équipage du Disco... à bord de l'Enterprise pour une saison 3 ?)

Quoiqu'il en soit, cet épisode sert de grosse mise en place au final de la semaine prochaine, de manière pas toujours très cohérente (les vaisseaux de la section 31/de Control sont menaçants... mais les parents de Spock et Burnham parviennent à rendre visite sans problème au Discovery), comme d'habitude, et gentiment forcée.

Ajoutez à cela une caméra constamment tournoyante, et les grosses ficelles habituelles de la série... et on se retrouve devant un épisode assez typique de Disco : laborieux, et terriblement frustrant.

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et ici.

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Les bilans de Lurdo : The Witcher, saison 1 (2019)

Publié le 30 Mai 2020 par Lurdo dans Action, Review, Critiques éclair, Comédie, Télévision, Fantastique, Drame, Romance, Les bilans de Lurdo, Aventure, Netflix, USA

Adaptation des romans d'Andrzej Sapkowski (et des jeux vidéo en étant tirés) narrant les aventures de Geralt le Sorceleur, The Witcher est chapeautée, pour Netflix, par Lauren Schmidt Hissrich (Daredevil, The Defenders, The Umbrella Academy... aïe), et a pris la forme, en 2019, d'une première année de 8 épisodes d'une heure à l'ambition très claire : remplir le vide laissé dans le cœur des fans d'heroic fantasy par la fin de Game of Thrones. Mission accomplie ?

The Witcher, saison 1 (2019) :

Les aventures de Geralt de Rive (Henry Cavill), Sorceleur mutant possédant des pouvoirs magiques et mercenaire chasseur de monstres, qui se trouve embarqué dans un conflit qui le dépasse lorsqu'il croise le chemin de Yennefer (Anya Charlotra), sorcière tourmentée, alors même que le royaume de Nilfgaard décide d'envahir violemment les nations voisines...

Résultats assez inégaux, pour cette première saison du Witcher, une première saison qui adapte plus ou moins diverses nouvelles, et adopte donc une approche décousue et déstructurée de sa narration : la plupart de ces épisodes sont des quasi-stand alones, avec des intrigues relativement closes (Geralt accompagne un groupe dans une quête, Geralt doit tuer tel monstre, etc) mais qui, en filigrane, construisent le monde où vit le Witcher, ses relations avec divers personnages secondaires récurrents, et les événements qui mènent au grand final - le siège de Sodden Hill, défendu par l'ordre des sorcières et des mages contre les troupes de Nilfgaard.

En parallèle des aventures de Geralt et de son barde Jaskier (Joey Batey), on suit donc le parcours initiatique de Yennefer, la bossue devenue sorcière toute-puissante en échange de sa fertilité, ainsi que celui de la jeune Ciri (Freya Allan), jeune princesse du royaume de Cintra, en fuite depuis la destruction de son château par les Nilfgaardiens, et destinée à retrouver Geralt.

Contrairement à ce que j'ai pu lire çà ou là, je n'ai pas trouvé la chronologie déstructurée de la série particulièrement difficile à suivre ou inutilement compliquée : au contraire, j'ai trouvé le tout plutôt clair et lisible, de par la présence d'indicateurs temporels visuels, et de personnages récurrents.

Je n'ai pas non plus trouvé que la série était particulièrement honteuse au niveau de ses effets spéciaux (c'est dans la moyenne du genre) ou de l'interprétation d'Henry Cavill (il est effectivement un peu raide dans un premier temps, mais c'est voulu, et il se détend au fil des années et des épisodes).

Là où ça a coincé un peu plus pour moi, c'est au niveau de l'intérêt des diverses sous-intrigues, ainsi que de certains choix de direction artistique, parfois gentiment kitschouilles. Ainsi, les mésaventures de Ciri sont d'un inintérêt chronique, pas aidées par un passage assez raté chez les dryades (des amazones dignes d'un mauvais épisode d'Hercule ou de Xena, dans des décors à la photographie plutôt laide), et par un rythme mollasson, histoire de faire durer le tout jusqu'au final.

À l'identique, les Nilfgaardiens ne paraissent jamais vraiment menaçants ou dangereux, ou du moins, peinent à acquérir une véritable présence à l'écran, engoncés dans des armures fripées très peu probantes, façon cosplay. Et le design des créatures monstrueuses (faune, strige, dragon) est un peu trop générique pour totalement convaincre.

Et puis, je dois bien l'avouer, j'ai toujours du mal avec la diversité forcée façon Netflix, à l'américaine, qui est plus maladroite et pataude qu'autre chose, altérant le récit et les personnages originaux pour leur apporter une ethnicité différente ; je pense notamment à Fringilla, qui, dans les romans, est une sorcière caucasienne pâle aux yeux verts,  ressemblant étrangement à Yennefer au point que Geralt la fréquente un temps, et qui devient ici noire et ouvertement manipulatrice/malfaisante, quitte à rajouter au personnage une caractérisation à la limite du cliché raciste noir = méchant.

À l'identique, le script rajoute de nouveaux personnages exotiques pas franchement utiles (Dara l'elfe), qui souvent ne semblent là que pour assurer un quota de représentativité. Si c'était fait de manière naturelle et plus subtile, aucun problème, mais là, ce n'est pas le cas, et il est difficile de faire abstraction de cette artificialité dans les premiers épisodes de la saison...

Après, l'ensemble reste agréable à suivre : je n'ai pas binge-watché le tout (ce qui explique peut-être pourquoi je n'ai pas eu trop de mal à suivre la chronologie) mais j'ai pris mon temps, au rythme d'un épisode par jour, et je n'ai jamais vraiment eu l'impression que le programme souffrait du syndrome Netflix habituel.

Les acteurs sont, dans l'ensemble, bons, la série conserve un léger sens de l'humour, la nudité n'est pas trop gratuite, les combats à l'épée sont efficaces, et si l'on pourra reprocher un world-building un peu pataud selon les scénaristes, le tout commence à prendre forme une fois que la chronologie se cristallise, à partir de la mi-saison.

Le bilan est donc mitigé positif, avec quelques épisodes qui se démarquent, pas toujours en bien : l'épisode du chevalier hérisson a le souci de recycler un récit traditionnel déjà vu, notamment dans les Monstres et Merveilles de Jim Henson, et d'être tiré vers le bas par la sous-intrigue de Ciri chez les dryades ; à l'inverse, l'épisode de la recherche du dragon dans les montagnes était plutôt amusant, bien que très prévisible ; et puis l'épisode final, particulièrement frustrant, puisque choisissant de placer Geralt dans un semi-coma pendant toute la bataille de Sodden Hill - un choix étrange que de penser que le spectateur est plus intéressé par Yennefer et ses copines défendant d'illustres inconnus, que par le sort et les actions du héros de la série.

C'est peut-être là que la série trahit le fait qu'une showrunneuse soit aux commandes : le programme semble souvent plus intéressé par le destin tragique et les états d'âme de ses protagonistes féminins (au demeurant bien interprétés), plutôt que par Geralt, qui traverse bon nombre d'épisodes en grognant, quasi-impassible.

À nouveau, avec un peu plus de subtilité et de maîtrise, une telle approche pourrait pleinement fonctionner. En l'état, ça reste un peu maladroit, et ça tente parfois trop de lorgner sur le Trône de Fer pour son propre bien.

Ah, et j'ai failli oublier un point important de la série : sa musique. Important, mais plutôt par son absence, car elle ne m'a pas du tout marqué, entre un thème principal et des sonorités m'ayant immédiatement renvoyé au thème principal de Black Sails, et des chansons de fin de générique assez insipides, le tout m'a semblé plat au possible, sur ce front. Y compris au niveau de Toss a Coin..., qui a fait sensation sur le web au moment de la diffusion de la saison 1, mais qui est honnêtement assez pauvre dans son écriture.

Je serai au rendez-vous d'une saison 2, plus par curiosité de voir s'ils vont trouver leur rythme de croisière que par véritable passion pour la série, mais une chose est sûre : il y a eu bien pire dans le genre fantasy télévisuelle, et finalement, cette saison 1 du Witcher est plutôt honorable.

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Les bilans de Lurdo : The Good Place, saison 4 (2019-2020)

Publié le 22 Février 2020 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Drame, Les bilans de Lurdo, Review, Télévision, Sitcom, NBC

Au terme de la saison 3 de The Good Place, chroniquée en ces pages, j'étais resté particulièrement dubitatif, assez frustré par l'engouement critique autour du programme, alors même que les problèmes d'écriture de ce dernier se faisaient à mon sens de plus en plus notables et évidents.

Néanmoins (et de manière assez logique, compte tenu de sa popularité critique et sur les réseaux sociaux), la série est revenue pour une quatrième et ultime saison, une saison de 14 épisodes à la diffusion commencée à l'automne 2019, et terminée en janvier dernier.

The Good Place, saison 4 (2019-2020) :

Désormais aux commandes de la Good Place, Eleanor (Kristen Bell), Chidi (William Jackson Harper), Jason (Manny Jacinto), Tahani (Jameela Jamil), Janet (D'Arcy Carden) et Michael (Ted Danson) doivent prouver à la Juge (Maya Rudolph) que l'humanité mérite d'être sauvée...

Je suis bien embêté par cette dernière saison de The Good Place. Une dernière saison dont la conclusion a vu le web fondre en larmes, parler de meilleure fin de série de tous les temps, de chef d’œuvre d'émotion et de profondeur, et de réussite absolue.

Personnellement, j'ai trouvé ça gentil. Sans plus. Et cela est sans nul doute directement lié aux problèmes récurrents que j'ai avec le show : suite à sa première saison et à son twist tonitruant, The Good Place a lentement évolué, passant de comédie décalée saupoudrée de philosophie et d'existentialisme à fable philosophique à message saupoudrée d'humour. À un moment ou un autre, la bigger picture a un peu pris le pas sur le reste, à mesure que la série s'est prise au jeu de la hype critique.

Ce qui a amené le programme à tenter plusieurs approches, tout d'abord en tentant de renouveler ses effets de surprise et ses rebondissements improbables (jamais aussi percutants ou surprenants qu'en saison 1), puis en mettant fortement l'accent sur la romance de Chidi et Eleanor (là non plus jamais vraiment probante, faute de véritable alchimie entre les acteurs). Et puis, enfin, en renversant totalement la donne, et en partant toujours plus loin dans l'excentricité théologique et philosophique, avec des exposés sur le destin, le libre-arbitre, la bonté, etc, parfois digne d'un étudiant en première année de philosophie trop heureux à l'idée de répéter aux néophytes ce qu'il a appris.

Je ne m'en cache pas, malgré le capital sympathie de la série et de ses acteurs, aucune de ces directions ne m'a jamais vraiment convaincu. Certes, on ne pourra jamais dire que la série n'a pas fait preuve d'ambition, ou qu'elle n'est pas bien interprétée par ses acteurs. Mais à l'image de cette saison 4, je n'ai jamais pu me défaire de l'impression que la production n'avait rien prévu après sa saison 1, et que depuis lors, elle navigue un peu à vue d'année en année.

Ici, c'est assez perceptible dans la structure de cette quatrième année. Une quatrième année dans l'ensemble assez précipitée, cahotique, et qui commence par un arc narratif centré sur les quatre humains devant servir de cobayes à la nouvelle Good Place : Brent l'avatar trumpien égocentrique et chauviniste, Linda la vieille femme indifférente, Simone (l'ex de Chidi) l'incrédule, et John, un journaliste people flamboyant et mesquin.

Quatre personnages (enfin, trois, puisque Linda s'avère être un démon déguisé, retournement de situation révélé de manière expédiée dès la première moitié de l'épisode de reprise) qui, pendant une bonne moitié de cette première saison, évoluent au second plan, artifices scénaristiques permettant, en théorie, de séparer un peu le groupe de base, de donner quelque chose à faire à tous les protagonistes, et d'apporter un éclairage différent sur ces derniers.

Dans les faits, malheureusement, ce n'est pas le cas. Les trois nouveaux sont globalement transparents (voire antipathiques) et pas très intéressants, et si la série tente des choses en parallèle, elles semblent souvent approximatives et/ou télégraphiées (le double maléfique de Janet, c'était évident, tout comme ce qui lui arrive par la suite après lecture du manifeste de Michael). Sans compter sur certains personnages secondaires qui ne m'ont jamais plu, comme Derek.

D'ailleurs, en parlant de personnage secondaire déplaisant... la Juge. Alors, oui, je sais, Maya Rudolph, SNL, formidable, hilarante, tout ça... mais la Juge n'a jamais vraiment fonctionné sur moi, ni dans ses références à la pop culture (Tim Olyphant), ni dans la façon dont elle est écrite.

Et quand, à mi-saison, elle revient rendre son verdict sur "l'expérience", tout s'emballe. En l'espace de 6 ou 7 épisodes, l'humanité est condamnée, les Janets se rebellent, la série repart dans le shipping en revenant sur la vie de Chidi et sa relation avec Eleanor, toute la bande réinvente l'au-delà, le tout freine des quatre fers, la bande part au Paradis, la bande réinvente le Paradis, et pour finir, on a droit aux adieux de chaque personnage qui met un terme à son existence éternelle.

De toute cette demi-saison, il émane donc vraiment une impression de précipitation, comme si la série jetait en vrac toutes ses idées dans la série avant son annulation, de manière condensée : c'est compréhensible, et l'on peut supposer que toutes ces idées auraient potentiellement été développées dans une saison supplémentaire, mais structurellement parlant, ce n'est pas forcément la solution la plus judicieuse.

Le season finale, notamment, est assez frustrant (bien que tout à fait logique). Après avoir passé des millénaires (hors champ) dans la Good Place, Jason est le premier à partir (ou presque), Tahani devient Architecte après avoir pris des cours de menuiserie avec Nick Offerman, Chidi et Eleanor ont droit à des adieux sentimentaux (avec tournage en Grèce et en France), Michael devient humain (et prend des cours de guitare auprès de Mary Steenburgen, la compagne de Ted Danson), et la série se termine ainsi, d'une manière qui se veut une happy end sans l'être.

Alors j'ai bien conscience d'être dans la minorité : l'immense majorité des spectateurs de la série adorent le couple Chidi/Eleanor, ont été bouleversés par ces adieux, trouvent la série d'une profondeur philosophique exemplaire, et estiment que le show est un quasi-sans-faute (tout en reconnaissant des petits coups de mou et des errances çà et là).

Mais privé de cet attachement émotionnel aux protagonistes (mon personnage préféré est Jason, et l'on ne peut pas vraiment dire que le destin de son couple soit particulièrement joyeux, du point de vue de Janet), et peu impressionné par le propos de la série (louable, mais souvent maladroit dans sa forme), je suis toujours resté sur ma faim (notamment quand le programme a commencé à privilégier la réflexion à l'humour).

Pour finir sur une note positive, j'admets sans problème que The Good Place est une série de qualité à la distribution attachante et à l'ambition remarquable. Je lui suis simplement resté nettement plus insensible que d'autres spectateurs et critiques.

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Les bilans de Lurdo : GLOW, saison 3 (2019)

Publié le 15 Septembre 2019 par Lurdo dans Action, Comédie, Critiques éclair, Drame, Catch, Les bilans de Lurdo, Netflix, Review, Romance, Télévision

En saison 1, les filles de GLOW découvraient le monde du catch (à peu près) professionnel ; en saison 2, c'était la production d'un show tv régulier qui occupait le centre de leurs vies ; en saison 3, les catcheuses de GLOW partent s'établir à Las Vegas, et... elles s'ennuient ferme ?

GLOW, saison 3 (2019) :

Alors que les membres de GLOW se produisent chaque soir à Vegas, dans le casino de Sandy Devereaux St. Clair (Geena Davis), la routine s'installe, et les relations évoluent peu à peu : Sheila (Gayle Rankin) se découvre un mentor en la personne de Bobby Barnes (Kevin Cahoon), drag queen donnant un spectacle sur le Strip ; Tammé (Kia Stevens) souffre d'une blessure récurrente au dos ; Debbie (Betty Gilpin) supporte de moins en moins la séparation d'avec son fils ; Cherry (Sydelle Noel) se sépare de son compagnon ; Carmen (Britney Young) veut prendre son catch plus au sérieux ; Et Ruth (Alison Brie) semble prise dans un triangle sentimental, entre Russell (Victor Quinaz) et Sam (Marc Maron), dont la proximité constante devient problématique...

Troisième saison (et peut-être bien la dernière, si l'on suit le modèle habituel Netflix d'annuler ses séries au bout de trois ans, surtout si la série n'est pas un gros succès d'audience) de ce programme très 80s, un programme au capital-sympathie énorme à mes yeux, et qui change cette année de cadre pour s'installer à Las Vegas.

Malheureusement, ce nouveau cadre s'accompagne aussi d'un changement de direction assez évident, qui fait de cette fournée d'épisodes une saison un peu décousue et assez frustrante : la saison 3 de GLOW est paradoxalement une saison sans GLOW, le monde du catch disparaissant presque totalement de la série.

Le sort réservé à Tammé/Kia Stevens/Awesome Kong est ainsi assez emblématique de cette nouvelle direction : physiquement usée par le show, elle devient incapable de bouger, et est contrainte d'adopter (hors-champ) un rôle de manager. La seule vraie catcheuse de la distribution se retrouve ainsi à ne pas catcher, ce qui est assez symptomatique d'une saison où le catch, le show et l'action sont presque totalement évacués, au profit des relations interpersonnelles des filles de la bande, et de leur évolution.

Dans son écriture et son approche de ses personnages, la série n'a ainsi jamais été plus proche d'Orange is The New Black, l'autre programme de Jenji Kohan, productrice exécutive de GLOW ; ce qui n'est pas forcément un mal, attention : la distribution est toujours attachante, plus que compétente, et lorsque les scénaristes parviennent à cristalliser leurs intentions, le show fonctionne toujours très bien.

Mais il est difficile de ne pas remarquer que le tout s'éparpille vraiment, privé de véritable moteur narratif : pas de "il faut entraîner ces femmes qui n'y connaissent rien" ou de "il faut sauver notre show", mais une succession d'épisodes-vignettes, façon "les filles font du camping", "les filles font de la danse", "Sam et Justine à Hollywood", etc, et de sous-intrigues pas toujours probantes, car souvent sous-développées et anecdotiques (les problèmes de jeu de Cherry, la relation de Melrose avec un gigolo, la boulimie de Debbie, la relation de Sheryl avec la drag queen, l'ambition de costumière de Jenny, etc), et parfois trop "modernes" et "2019" dans leur traitement (notamment la place prise, dans la saison, par l'homosexualité d'Arthie et sa relation avec Yolanda, par tout ce qui tourne autour du spectacle de Bobby et de son bal caritatif, le mécontentement de Jenny vis à vis du racisme supposé de Melrose et des clichés ethniques) pour être convaincantes. 

On a ainsi souvent l'impression que les scénaristes de la série (qui sont souvent deux ou trois sur chaque épisode de 25-35 minutes) s'occupent séparément de certains personnages, et qu'ils tentent de fusionner des sous-intrigues disparates pour obtenir un épisode complet : une stratégie qui ne fonctionne pas totalement, alors que les personnages secondaires se multiplient, et que l'orientation de la série change.

Qui plus est, la série se tire un peu une balle dans le pied en effectuant un saut temporel de six mois aux deux tiers de sa saison : c'est pratique, ça permet d'évacuer des sous-intrigues en suspens, et de passer à autre chose, mais ça frustre aussi beaucoup, et ça rajoute à l'impression de saison naviguant à vue, sans intrigue forte, et sans énergie.

Le thème principal de la saison est l'ennui, la routine, et ses différentes conséquences émotionnelles, physiques et relationnelles - et il faut dire que c'est réussi : effectivement, cette cuvée de GLOW, avec son rythme inerte et décousu, son absence de catch, ses environnements claustrophobiques (Vegas n'est jamais mis en valeur, et le show passe le plus clair son temps à l'intérieur de l'hôtel), son focus placé sur les relations amoureuses de ses personnages (notamment Sam/Ruth, une relation qui ne fonctionne vraiment pas pour moi sur le plan amoureux) et sur leur vie en dehors de GLOW, parvient à bien retranscrire le manque de fun et de passion ressenti par les protagonistes.

Dommage que pour y parvenir, les scénaristes n'aient pas trouvé d'autre moyen que de placer le spectateur dans une position similaire : on finit par regarder passivement tout ça, sans passion, voire même on s'ennuie ponctuellement (l'épisode du camping, et ses échanges larmoyants entre les filles, m'a gentiment donné envie de faire avance rapide - alors même qu'il est cité par de nombreuses critiques comme l'un des meilleurs de la saison), et lorsqu'il y a enfin un peu de catch (l'épisode de mi-saison, où tout le monde endosse le rôle de quelqu'un d'autre, est amusant ; l'épisode final, avec quelques minutes de revisite du Conte de Noël de Dickens à la sauce catch, propose un beau moment de comédie et d'action, principalement pour Ruth), on se réveille, et on regrette que cette troisième année ne soit pas plus équilibrée.

Et puis il y a cette fin, une sorte de double heel turn pour les personnages de Debbie (qui trahit son compagnon, et manipule un Bash vulnérable pour l'amener à acheter une chaîne de tv, afin de rebooter GLOW sous un autre nom, et de placer le show sous son contrôle) et de Ruth (de plus en plus antipathique, ce qui ne surprend guère, puisque le personnage de Ruth n'a de cesse de prendre les pires décisions imaginables), qui apporte une sorte de conclusion douce-amère à la série : alors que jusqu'à présent, GLOW était décrit comme un facteur bénéfique dans la vie des femmes y participant, un élément leur permettant de se réunir, de constituer une famille soudée, de s'exprimer et de s'amuser, désormais, GLOW est un élément perturbateur, moteur de frustration, de division, et d'ennui.

Ça change tout, et ça laisse assez dubitatif sur l'avenir éventuel de la série.

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Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2019 - Les Chroniques de la Peur, saison 2 (2019)

Publié le 27 Octobre 2019 par Lurdo dans Anthologie, Canada, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Les bilans de Lurdo, Jeunesse, Netflix, Oktorrorfest, Review, Science-Fiction, Thriller, Télévision, UK

L'Halloween Oktorrorfest touche aussi le petit écran, avec chaque week-end, tout le mois d'octobre, des critiques de séries fantastiques et horrifiques...

Les Chroniques de la Peur, saison 2 (Creeped Out, season 2 - 2019) :

Seconde saison de cette anthologie fantastique/horreur anglo-canadienne diffusée sur Netflix, une anthologie à nouveau au format 10x25 min, et qui lorgne toujours autant sur les Fais-moi Peur et autres Chair de Poule d'antan, mâtinés de Black Mirror pour le rapport aux nouvelles technologies.

La première saison, chroniquée ici, n'était pas vraiment originale, pas vraiment inspirée, et souffrait d'une interprétation inégale... mais pour autant, elle restait sympathique à regarder malgré ses nombreux défauts d'écriture, principalement grâce à son atmosphère très particulière. En sera-t'il de même pour cette nouvelle cuvée ?

# One More Minute : Passionné de jeux vidéo, Jack (Tomaso Sanelli) s'aperçoit qu'à chaque partie en compagnie de Paladin, un ami en ligne, il perd toute notion du temps, et se réveille des heures, des jours, des mois, voire des années plus tard...

Une sorte de grosse métaphore pataude de l'évasion par les jeux vidéo, à grand renfort de dédoublement de personnalité (ou plutôt du petit diablotin sur son épaule, qui pousse à céder à ses mauvais penchants). Bien interprété, mais trop long pour son propre bien, et tourne un peu en rond.

# The Takedown : Seule fille d'une équipe de lutte d'une école d'Alaska, Alexa (Imogen Tear) reçoit un texto lui offrant d'exaucer le souhait de son choix, à la condition que quelque chose d'autre lui soit retiré. Elle demande alors la force physique de vaincre ses adversaires, et commence rapidement à y prendre goût...

À nouveau, un récit un peu faiblard pour tenir 25 minutes, pas aidé par une interprétation en dents de scie, et par des affrontements de lutte tout sauf crédibles. Avec sa structure en chapitres, sa réalisation à la caméra portée et tremblotante, et son final assez grotesque, à la chute assez plate, c'est là un épisode bien bancal, qui ne convainc pas franchement.

# Help : Crispin et Molly (Jakob Davies et Quincy Kirkwood) passent le week-end seuls chez eux, mais l'assistante connectée qui contrôle toute la maison se rebelle soudain, à la recherche d'un hôte humain pour s'y transférer avant qu'une mise à jour n'efface sa personnalité...

On retombe dans le Black Mirror pour enfants, avec les dangers du tout connecté... sauf que, problème, les deux enfants ciblés par la Alexa du pauvre sont assez antipathiques, l'écriture est grossière et maladroite (c'est un point commun de tous ces épisodes : les réactions sont précipitées, peu naturelles, et l'écriture souvent décousue), et dans l'ensemble, l'interprétation est faiblarde (notamment chez la fillette).

# The Many Place : les trois enfants (Hannah Saxby, Alex Warburton, Minti Gorne) d'une famille de touristes anglais arrivent dans un hôtel en Australie, où un ascenseur en panne les dépose à un étage étrange, carrefour entre les réalités et prison d'une créature sanguinaire...

Sur le papier, un concept amusant et ludique, avec beaucoup de potentiel. À l'écran, un script très mal structuré, des dialogues jamais vraiment naturels ou bien rythmés, des personnages aux réactions agaçantes, et une interprétation inégale font que l'épisode tombe à plat, n'exploitant jamais pleinement ses idées, au profit d'un rebondissement final assez moyen.

# Only Child : Fille unique impertinente et intelligente, Mia (Shechinah Mpumlwana) accepte plus ou moins bien l'arrivée de son nouveau petit-frère... jusqu'à ce qu'elle s'aperçoive que le bébé possède des pouvoirs étranges, et semble bien décidé à l'éliminer.

Un épisode assez classique en soi, mais assez amusant et bien interprété, en plus d'avoir des effets convaincants. Après, il reste toujours quelques raccourcis habituels à la série, quelques réactions improbables, et la toute fin manque de punch, mais c'était sympathique.

# No Filter : Marcy (Shanice Archer) et Keira (Imogen Faires) sont deux sœurs bien différentes : la première est responsable, et passionnée de programmation informatique ; tandis que la deuxième préfère passer tout son temps à se prendre en photo. Jusqu'au jour où Keira installe une app de retouche photo révolutionnaire, sans en lire les conditions d'utilisation...

Un épisode plutôt pertinent et d'actualité, d'ailleurs assez bien interprété, et avec un moment ou deux assez glauques au niveau des visuels. À nouveau, on pourra reprocher les quelques facilités narratives, et le maquillage fauché de Richard Brake, vers la fin, mais dans l'ensemble, c'était honorable.

# Splinta Claws : Deux enfants (Alex Eastwood, Taighen O'Callaghan) passent une nuit dans un grand magasin à l'approche de Noël, et sont pris en chasse par un Père Noël animatronique bien décidé à punir les enfants... sages.

Pas désagréable, ce changement d'ambiance, et ce petit côté FNAF une fois que Santa perd son masque... mais le tout traine beaucoup trop en longueur pour vraiment fonctionner. Heureusement, la chute finale, joyeusement noire, rattrape un peu le tout.

# Itchy : Gabe (Oliver Finnegan), jeune élève anxieux d'une académie militaire située sur une île anglaise, s'aperçoit soudain qu'il parvient à entendre les poux qui envahissent peu à peu les dortoirs de l'établissement, et que ces poux ont pour projet de conquérir le monde...

Alors là, malgré tous les efforts du jeune protagoniste (une sorte de mini-Alfie Allen), c'est un grand n'importe quoi grotesque et assez peu inspiré, entre ces hordes de poux au nombre infini, au déplacement immédiat, et à la reproduction instantanée, tous détectables avec une tablette et un capteur infra-rouge, ces personnages qui acceptent sans broncher les élucubrations du héros, cette contamination éclair qui rend tout le monde fou par ses démangeaisons, et cette conclusion (biologiquement non-sensique) à base de chat plein de poux. Un joli ratage.

# Tilly Bone : Cass (Lola Mae Loughran), vloggeuse se filmant constamment, organise avec ses amis une soirée chez elle poir visionner l'intégrale de leur saga préférée. Mais Junebug (Alice Franziska Woodhouse), nouvelle arrivante au lycée, leur propose un Tilly Bone, instrument magique qui donne corps aux pensées, et qui va faire tourner la soirée au cauchemar...

Un épisode au postulat intéressant, puisque jouant la carte du found footage diffusé à l'envers, révélant progressivement comment la soirée a tourné au cauchemar.

Le problème, en fait, c'est qu'encore une fois, l'écriture est très approximative, et plus l'épisode avance, plus le scénario s'embrouille, entre le Tilly Bone, la blague qui tourne mal, la critique des vloggeurs, les nombreuses références à peine dissimulées à Star Wars et George Lucas qui s'en prennent plein la tête, et les motivations peu claires de Junebug.

Résultat, ça tombe à plat sur la fin, en voulant trop compliquer les choses.

# The Unfortunate Five : cinq lycéens (Olivia Presti, Claire Qute, Yathath Bath, Danre Zee, Brielle Robillard) sont collés un week-end dans leur établissement, et sont  confiés à Faye (Morgan Kohan), une conseillère psychologique et spirituelle qui semble tout faire pour attiser les tensions et échauffer leurs esprits...

Une revisite du Breakfast Club avec des personnages très clichés, mais ça fonctionne néanmoins à peu près, notamment parce que la "succube" se donne à fond à son rôle (et que le vice-proviseur interprété par Tony Nappo est plutôt amusant).

Il y a toujours des raccourcis un peu brutaux dans le récit, toujours l'impression qu'il manque des morceaux çà ou là, et la fin assez cynique rappelle celle de Splinta Claws, mais dans l'ensemble, c'est loin d'être le pire épisode de la saison.

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Bilan :

Je ne sais pas si mon indulgence vis à vis de la saison 1 s'est, depuis, estompée, mais cette saison 2 de Creeped Out m'a paru nettement plus laborieuse et approximative. 

Avec pour problème principal, comme je l'ai fréquemment répété au cours de ces 10 épisodes, l'impression persistante que des pages entières de script ont été jetées à la poubelle avant le tournage, pour faire tenir ces épisodes dans le format 25 minutes imposé par le cahier des charges.

Résultat, c'est tout un tissu connectif qui est absent, et les personnages, leurs réactions, les rebondissements, leurs décisions semblent fréquemment illogiques et bâclées, comme le produit du premier jet d'un script assez inabouti.

Alors certes, ce n'est clairement pas le genre de chose qui posera problème au public principalement visé par la série (les enfants et jeunes adolescents), mais pour un adulte, c'est assez flagrant.

C'est d'autant plus dommage que jamais les scripts ne parviennent à égaler l'atmosphère mystérieuse et étrange qui entoure systématiquement les introductions et conclusions mettant en scène le Curieux.

À croire que l'inspiration des scénaristes (principalement les deux showrunners) s'est en grande partie tarie après la création de la série...

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Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2019 - Creepshow, saison 1 (2019)

Publié le 3 Novembre 2019 par Lurdo dans Anthologie, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Les bilans de Lurdo, Oktorrorfest, Review, Thriller, Télévision, USA, Shudder

L'Halloween Oktorrorfest touche aussi le petit écran, avec chaque week-end, tout le mois d'octobre, des critiques de séries fantastiques et horrifiques...

Creepshow, saison 1 (2019) :

Anthologie en 6 épisodes de 45 minutes, composés chacun de deux récits courts inspirées de diverses nouvelles, ou totalement originales, et chapeautées par Greg Nicotero, du célèbre studio d'effets spéciaux KNB.

Bien évidemment inspirée des deux (ou trois, selon que l'on accepte la canonicité de l'ultime volet) films Creepshow, l'anthologie évoque aussi les Contes de la Crypte (forcément), une comparaison renforcée par l'apparence et l'utilité du Creep, qui agit fortement comme le Crypt Keeper de la série HBO.

Sauf que, premier problème : ce Creep est visuellement assez raté, et totalement inutile. On sent que la série n'a pas été faite avec un gros budget, comme le laisse deviner son affiche approximative, et ses séquences animées très limitées (les transitions façon comic-book, par contre, sont plutôt réussies).

Une impression d'anthologie quasi-discount, qui ne fait que se renforcer lorsque l'on découvre ses premiers segments...

1x01

# Gray Matter : lorsque le fils de Richie, un alcoolique, arrive en pleine tempête dans l'épicerie de sa petite ville, il explique au trio présent (Adrienne Barbeau, Tobin Bell, Giancarlo Esposito) que son père ne va pas bien, et que tout a commencé lorsqu'il a commencé à abuser de la boisson...

Adaptation de King, réalisée par Nicotero, ce segment est regardable, mais souffre d'un fanservice Kingien trop appuyé, d'une réalisation un peu penchée, d'une créature dont le mélange numérique/réel ne fonctionne à moitié, et surtout, d'une scène finale totalement forcée et gênante, où tout le monde surjout affreusement. Bref, bilan très mitigé.

# House of the Dead : la petite Evie (Cailey Fleming) découvre un beau jour, dans sa maison de poupée, une tête de cadavre zombifiée, qui semble se déplacer seule. Bien vite, les autres occupants de la maison de poupée sont alors traqués par la tête, et la situation s'envenime dès qu'Evie détourne le regard...

Écrit par le scénariste de Bird Box, ce récit n'est pas effrayant pour un sou, mais, au contraire, s'avère plutôt ludique et amusant. Est-ce dû à l'apparence de la tête tranchée, tout sauf menaçante, ou au simple fait que tout se concentre sur une maison de poupée, et que le risque est par ailleurs inexistant ? Quoi qu'il en soit, c'était sympathique à regarder, mais hautement anecdotique.

1x02

# Bad Wolf Down : le face à face, pendant la Seconde Guerre Mondiale, entre un commando de soldats américains et une escouade nazie, alors même qu'un loup-garou rode dans les parages...

Un bon gros ratage bisseux d'un compère de Dan Harmon, qui donne dans le grotesque et dans la débauche de lumières et de couleurs agressives, avec des maquillages fauchés, un Jeffrey Combs en roue libre, une "Française" qui parle mal français, et des onomatopées qui éclatent à l'écran comme dans un mauvais Batman.  Je n'ai pas du tout accroché à cette proposition, qui ressemblait plus à un mauvais court-métrage de potes qu'à un segment professionnel.

# The Finger : lorsqu'il trouve un étrange doigt coupé dans la rue, Clark (DJ Qualls) le ramène chez lui, et s'aperçoit progressivement qu'il donne naissance à Bob, une créature sanguinaire, mais finalement assez attachante, qui semble décidée à prouver son affection à Clark en le débarrassant de tous ses ennemis...

Un segment (du scénariste de Critters 3, 4 et de The Crow) reposant entièrement sur DJ Qualls et sur la créature avec laquelle il interagit, une créature plus ou moins réussie selon les plans, mais finalement assez attachante. La narration face caméra et en voix off ne plaira pas à tout le monde, mais elle est justifiée, compte tenu de la conclusion du tout : à l'image du reste de ce récit, ça plaira ou non, mais en ce qui me concerne, j'ai trouvé le tout plutôt amusant et sympathique, à défaut d'être totalement maîtrisé.

1x03 :

# All Hallows Eve : Les Golden Dragons, une bande d'ados (Connor Christie, Madison Thompson, Andrew Eakle, Jasun Jabbar, Michael May) un peu trop âgés et fatigués pour faire la tournée d'Halloween, décident de se déguiser une dernière fois et de réclamer leur dû à un quartier terrifié par leur présence...

Un segment à l'atmosphère Halloweenesque assez agréable, mais à l'interprétation assez inégale, et au fil narratif cousu de fil blanc : on devine très tôt ce qu'il en est réellement, et on attend patiemment que le récit rattrape le spectateur, ce qu'il fait de manière assez basique et quelconque.

# The Man in the Suitcase : Récemment plaqué par Carla (Madison Bailey), Justin (Will Kidrachuck), stoner et glandeur invétéré, s'aperçoit qu'il s'est trompé de valise à l'aéroport, et que dans son bagage se trouve un contorsionniste moyen-oriental (Ravi Naidu) souffrant le martyre. Mais lorsqu'il tente de l'aider, il découvre que la douleur amène l'inconnu à cracher des pièces d'or. Aussitôt, en compagnie de Carla et d'Alex (Ian Gregg), le colocataire de Justin, le jeune homme commence à exploiter cette occasion inespérée...

Personnages antipathiques pour un postulat pourtant amusant, mais au résultat bien trop plat et prévisible, avec en prime une illustration sonore assez médiocre. À l'image de son personnage principal, ça ressemble un peu à un script basé sur une idée de stoner, développée de manière approximative, et qui se finit donc de façon bancale, avec des effets visuels plutôt laids, et un retournement de situation final qui ne surprendra personne.

1x04 :

# The Companion : Harold (Logan Allen), un adolescent harcelé, se réfugie dans une ferme abandonnée pour échapper à son frère aîné qui le maltraite. Là, il découvre un épouvantail sinistre, qui revient à la vie lorsqu'il retire la dague plantée dans son cœur...

Un récit adapté d'une histoire courte de Joe Lansdale, et qui s'avère affreusement creux, en cela qu'il est cousu de fil blanc, et qu'il manque cruellement de punch, d'énergie et de suspense. On a l'impression d'avoir déjà vu cette histoire à de multiples reprises, ce n'est pas particulièrement bien filmé ou interprété (les éclairages colorés assez fauchés n'aident pas), et il n'y a que la chute qui fonctionne un minimum (tout en étant télégraphiée au possible).

# Lidya Lane's Better Half : Lydia Lane (Tricia Helfer), PDG d'une grande entreprise, doit gérer la colère de sa maîtresse, Celia (Danielle Lyn), lorsque celle-ci apprend qu'elle ne recevra pas la promotion qu'elle attendait. Mais un accident plus tard, et voilà Lydia prise au piège dans un ascenseur avec le corps de Celia, visiblement bien décidé à se venger.

Pas franchement plus original ni mieux filmé (beaucoup de problèmes de continuité, notamment au niveau du cadavre qui change de position en fonction des angles de caméra et des prises - sans que ce soit voulu par le récit), cette histoire bénéficie cependant d'une interprétation nettement plus solide (principalement de Helfer), qui parvient à transcender un peu l'écriture pataude. Ce n'est pas terrible, c'est déjà vu, mais ça se regarde gentiment.

1x05 :

# Night of the Paw : Angela (Hannah Barefoot) réchappe de justesse à un accident de voiture grâce à Avery Whitlock (Bruce Davison), propriétaire d'un salon mortuaire, qui la recueille et la soigne. Rapidement, elle découvre cependant que Whitlock est hanté par ses actions passées, et par les souhaits qu'il a fait grâce à une patte de singe magique...

Rien de vraiment original ou inédit dans cette énième version de la Monkey's Paw de W.W. Jacobs, mais une interprétation fiable de Bruce Davison, et un peu de racolage, avec une Hannah Barefoot en petite tenue. À part ça, on est en terrain vraiment familier et ce segment, plus long que la moyenne, semble paradoxalement souffrir de la stylisation à outrance de sa réalisation (éclairages prononcés, plans débullés, etc) et de sa durée inutile, puisque le tout finit par tomber un peu à plat sur la fin, à bout de souffle. Pas forcément mauvais en soi, mais rien de mémorable.

# Times is Tough in Musky Holler : Menacés par ses concitoyens d'être livrés en pature à des zombies dans de pseudo-jeux du cirque, le maire de la ville de Musky Holler (Dane Rhodes), son shérif (David Arquette), et plusieurs de leurs sbires tentent de se justifier de leurs actes.

Moins de 15 minutes, pour un segment qui semble avoir été tourné à la dernière minute, en fin de saison, une fois que le budget de cette dernière avait été épuisé : avec ses flashbacks narrés et interprétés en voix off, et illustrés par des images fixes façon bande dessinée, l'épisode tombe à plat, surjoué au possible (notamment par Arquette), cachant la plupart de ses effets, et ressemblant plus à une ébauche d'idée qu'à un script vraiment développé.

1x06 :

# Skincrawlers : Henry (Dana Gould), en surpoids et malheureux, décide d'essayer un régime miracle proposé par le Dr. Sloan (Chad Michael Collins) : ingérer une anguille lacustre mutante qui, en quelques jours à peine, semble dévorer toute graisse superflue. Mais l'approche d'une éclipse solaire semble tout changer...

Un segment co-écrit par Paul Dini, et qui déborde de gore jusqu'à en devenir grotesque. Amusant, pour peu que l'on fasse abstraction de tous les acteurs qui cabotinent affreusement, et de son déroulement très prévisible, qui donne presque l'impression que l'épisode tout entier a été construit autour de sa punchline finale.

 

# By The Silver Water of Lake Champlain : Rose (Sydney Wease), une adolescente orpheline de père, vit avec son petit-frère, sa mère Leigh (Gena Shaw) et son beau-père Chet (James Devoti), violent et méprisant. Mais Rose n'a qu'une obsession : le monstre du Lac Champlain, où elle vit, et auquel son père a consacré toute son existence, jusqu'à en perdre la vie. Persuadée que le monstre existe, Rose décide de tout faire pour laver la mémoire de son père...

Un segment mou, éventé et plat réalisé par Tom Savini, à partir d'une nouvelle de Joe Hill, et qui passe tellement de temps sur son mélodrame familial qu'il finit par en sous-exploiter ses créatures (tout le budget est clairement passé dans la bête, avec un résultat très inégal), et par livrer un récit télégraphié et pas du tout convaincant. Et je dois avouer que la jeune Sydney Wease ne m'a pas particulièrement convaincu.

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Bilan :

Voilà voilà.

Ce revival de Creepshow est terminé, et pour être franc, je ne comprends pas. Je ne comprends pas la réception critique et publique totalement extatique outre-atlantique, où, à en croire ce qu'on peut y lire, ce Creepshow est la meilleure anthologie horrifique depuis des décennies.

Je ne comprends pas comment un programme aussi fauché et dépourvu d'idées soit à ce point applaudi, alors que systématiquement, ces épisodes donnent l'impression de premiers jets de scripts tournés à la va-vite avec une réalisation souvent approximative, et des effets de style (animation, etc) trop ambitieux pour les moyens du programme.

Je ne vais pas m'épancher plus que ça sur cette anthologie : je n'ai pas été impressionné par le produit fini, loin de là, et je trouve que le tout est un beau gâchis (à un ou deux épisodes près, peut-être). Cela dit, la série ayant déjà été renouvelée suite à son succès d'audience, il faudra voir si la saison 2 sera plus maîtrisée, ou si elle bénéficiera d'un budget plus confortable.

Une chose est sûre, cependant, on ne pourra pas dire que j'attendrai la suite de ce sous-Contes de la Crypte avec grande impatience...

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Critiques éclair - The Orville 2x06-07 (2019)

Publié le 24 Février 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Critiques éclair, Comédie, Drame, Review, Science-Fiction, Star Trek, Télévision, Orville

Exceptionnellement, je sépare un peu les critiques de The Orville et de Star Trek Discovery, après une cinquième semaine de diffusion des deux séries qui ne m'avait pas beaucoup plus convaincu que la précédente. The Orville, notamment, nous avait présenté un épisode très maladroit sur une planète dominée par l'astrologie...

The Orville 2x06 - A Happy Refrain

Claire découvre qu'elle éprouve des sentiments pour Isaac l'androïde, et entreprend de sortir avec lui : plus facile à dire qu'à faire, d'autant qu'Isaac ne comprend absolument rien aux choses de l'amour...

Un épisode écrit et réalisé par Seth MacFarlane, qui décide d'être ultra-premier degré, et de faire 45 minutes d'une comédie romantique lorgnant très fortement sur l'épisode In Theory de STTNG, dans lequel un membre d'équipage s'éprenait de Data, en vain.

On retrouve les mêmes clichés, les mêmes rebondissements, les mêmes enjeux, bref, on est en terrain très familier, voire même ultra-balisé de bout en bout, et le temps paraît occasionnellement long tandis que MacFarlane déroule son histoire et ses innombrables plans de coupe sur l'Orville traversant l'espace.

Ce n'est pas mauvais, et il y a même des moments assez jolis (bien que très prévisibles - tout ce qui tourne autour de Singing in the Rain), mais dans l'ensemble, ce n'est pas hyper passionnant ni original. Cela dit, je suis plutôt content de voir que Norm McDonald, l'interprète d'Isaac, et l'arrangeur musical de la série ont tous eu droit à quelques instants à visage découvert. Et la moustache de Bortus était amusante (bien que sous-exploitée).

(Par contre, la civilisation dont est issue Issac n'était pas supposée être xénophobe ? Parce que le moment où le Doc demande à Isaac ce qui se passera une fois qu'il aura terminé ses rapports à son peuple m'a paru empreint d'une menace latente, et ce bien que Isaac réponde que les Kaylons rejoindront probablement l'Union Planétaire...)

The Orville 2x07 - Deflectors

Lorsque Locar (Kevin Daniels), un ingénieur moclan, monte à bord de l'Orville, Bortus est mécontent : non seulement Locar est l'un de ses ex, mais en plus, lorsqu'il exprime de l'intérêt sentimental pour Talla Keyali, il commet là une erreur impardonnable aux yeux des siens...

Encore un épisode "sentimental", cette fois-ci centré sur Talla, la petite nouvelle, sur les Moclans, et, en parallèle, sur la fin du couple de Kelly avec son instituteur.

Tout ce qui concerne les Moclans rappelle fortement l'épisode The Outcast de Star Trek : The Next Generation (où Riker s'éprend d'un extraterrestre androgyne qui s'identifie comme femme hétérosexuelle, allant ainsi à l'encontre des traditions et croyances de son peuple), mâtiné de Court Martial de Star Trek TOS (Finney qui se fait passer pour mort et se cache à bord de l'Enterprise afin qu'un membre de l'équipage soit accusé), pour le meilleur et pour le pire : difficile en effet de se départir de l'impression que tout ça est gentiment forcé - la romance Talla/Locar arrive comme un cheveu sur la soupe, les réactions des différents personnages aussi -, d'autant qu'en parallèle, la rupture de Kelly et de son compagnon est aussi assez artificielle, clairement uniquement là pour relancer du shipping Ed/Kelly, et rendant presque cette dernière un peu antipathique dans la manière abrupte dont elle met fin à cette relation.

Un épisode qui, à nouveau, évolue en terrain vraiment balisé, et qui semble plus destiné aux spectateurs ne connaissant pas trop la franchise Trek (et aux fans voulant s'abreuver de fanservice avec des épisodes doudous qui leur rappellent leurs jeunes années) qu'aux plus exigeants du lot s'attendant à un point de vue un peu plus frais et original.

(m'enfin au moins, ça reste vaguement sympathique à regarder)

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Un film, un jour (ou presque) #917 : Alita - Battle Angel (2019)

Publié le 13 Mars 2019 par Lurdo dans Action, Animation, Cinéma, Drame, Critiques éclair, Review, Science-Fiction, Thriller, Sport, Japon, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Alita - Battle Angel :

Dans un monde où les cyborgs sont légion, Alita (Rosa Salazar) se réveille un jour dotée d'un nouveau corps par Ido (Christoph Waltz), et totalement amnésique. Progressivement, elle redécouvre la vie dans les rues d'Iron City, où elle se trouve une vocation - chasseurs de primes -, un sport de prédilection - le motorball -, un petit-ami, Hugo (Keean Johnson), et des ennemis improbables...

Alors je vais être clair : je n'attendais absolument rien de cette adaptation de Gunnm/Battle Angel Alita par Robert Rodriguez, produite et écrite par James Cameron. Principalement parce que 1) je n'ai jamais lu les mangas, ni vus les animes, et je n'ai donc aucune nostalgie ou affection particulière pour cette histoire, 2) ni Rodriguez ni Cameron ne m'ont fait forte impression, ces dix dernières années, et 3) les premières images et bandes-annonces du film donnaient l'impression d'un personnage principal au design peu convaincant.

Et pourtant, quelle bonne surprise. À commencer par Alita, le personnage principal du film, entièrement numérique : non seulement la technique est à la hauteur (les animations du visages sont bluffantes, à défaut d'être totalement photoréalistes et naturelles), mais en plus le personnage parvient à s'avérer instantanément attachant et captivant, ce qui est une réussite incontestable.

Interprétée par Rosa Salazar, Alita porte ainsi le film sur ses épaules, techniquement crédible à 95%, touchante et naïve tout en étant diablement efficace dans l'action. Rien que pour ce personnage principal, le film est un succès, auquel je ne m'attendais pas du tout.

On ne peut pas forcément en dire autant de tous les autres personnages : si Christophe Waltz campe un Dyson Ido efficace, les autres personnages principaux non-cybernétiques (Jennifer Connelly, Mahershala Ali) connaissent des sorts un peu plus inégaux, malheureusement un peu trop simplistes et sous-exploités. Au niveau cybernétique, c'est plus le rendu qui est parfois bancal, puisque souvent réduit au visage de l'acteur/actrice incrusté sur un corps cybernétique et numérique : ponctuellement, on a l'impression de percevoir des problèmes de proportions, avec des visages un peu trop grand par rapport aux proportions du corps, à la silhouette, etc.

Et puis il y a aussi le souci Hugo (Keean Johnson), le jeune homme dont s'éprend Alita. Johnson n'est pas mauvais acteur, mais il y a là un vrai manque de charisme, qui fait que le personnage, et cette romance, ne fonctionnent pas vraiment. D'autant plus gênant que cette romance est ce sur quoi repose une grande partie de l'émotion du métrage, notamment sur la fin.

Le film ne fonctionne pas totalement sur ce plan, donc, mais heureusement, Alita (le personnage) évite que le spectateur ne décroche en cours de route, et le script, assez direct et dynamique, lui donne toujours quelque chose d'intéressant à suivre.

Niveau structure, on devine, çà et là, des arcs narratifs issus des œuvres originales, arcs qui agissent comme des chapitres involontaires dans le film : pas forcément très élégant ou fluide, narrativement parlant, mais bon. On peut aussi regretter que certains éléments de la direction artistique (je pense par exemple à l'arme de Ido) fassent un peu trop cosplay, que Hugo, justement, se déplace parfois comme un yamakasi câblé défiant les lois de la physique, que la bande originale soit insipide au possible (on ne remercie pas Junkie XL), ou que l'identité de Nova soit un énorme pétard mouillé... mais bizarrement, tous ces problèmes mineurs ne m'ont pas vraiment gêné.

Le film m'a intéressé, la patte de James Cameron est présente de bout en bout, l'héroïne du film est une vraie réussite, et l'univers dépeint est captivant : je ne m'y attendais pas, mais Alita, c'est bien.

(sans être parfait, encore une fois)

4.25/6

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Les bilans de Lurdo : Les Désastreuses Aventures des Orphelins Baudelaire, saison 3 (2019) - dernière partie (3x07)

Publié le 29 Juin 2019 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Jeunesse, Les bilans de Lurdo, Review, Netflix, Télévision

Les deux précédents épisodes de la saison 3 des Orphelins Baudelaire donnaient l'impression d'une conclusion définitive à la saga, avec une fin déprimante très appropriée à ces personnages et à cet univers. Mais reste encore cette conclusion, qui pourrait bien chambouler bien des choses...

Lemony Snicket's A Series of Unfortunate Events - 3x07 - The End :

À nouveau sous le joug du Comte Olaf, les Baudelaire s'échouent avec lui sur une île paradisiaque où vit une communauté de naufragés amnésiques, dirigés par le sage Ishmael (Peter MacNicol). Mais bien vite, les enfants découvrent que les derniers secrets du VFD se trouvent sur cette île, et qu'il faut la quitter avant qu'il ne soit trop tard...

Un épisode de conclusion à peine plus long que les épisodes précédents, et qui m'a laissé étrangement dubitatif, au point que j'aurais préféré que la série se termine au 3x06, quitte à ce que le tout conserve une conclusion déprimante, et en suspens.

Là, pour une raison ou une autre, Daniel Handler et la production choisissent de troquer l'atmosphère maussade de la série pour un environnement ensoleillé et tropical (partiellement convaincant - les fonds verts se remarquent beaucoup), et pour un épisode particulièrement chargé en références bibliques et religieuses : l'île paradisiaque, le faux prophète, ses disciplines, le ver, la pomme, l'arbre de la connaissance, le couple qui élève un enfant qui n'est pas le leur, etc...

À l'identique, on retrouve là cette sorte de questionnement moral qui a pris le dessus sur la fin de la série, et sur lequel le scénario insiste encore en offrant à Olaf une rédemption de dernière minute, pour en faire un protagoniste tragique et misérable. Avec en prime beaucoup de moments mélodramatiques et larmoyants assez peu probants.

Tout cela ne fonctionne pas vraiment, tout comme le sort réservé à Kit (assez forcé, tout ça), ou encore le fait que la mère des Baudelaire soit loin d'apparaître sous un jour très flatteur en flashbacks (j'aime beaucoup Morena Baccarin, mais elle a laissé Lemony porter le chapeau pour la mort du père d'Olaf, et pendant que ce dernier vivait une vie en cavale, traqué par ses ennemis, elle a trouvé quelqu'un d'autre, est partie s'installer sous les Tropiques, et a eu les enfants Baudelaire, avant de revenir s'installer dans une maison très confortable... difficile de sympathiser).

Bref, un épisode final qui trahit vraiment le fait que Daniel Handler n'avait pas tout planifié à l'avance dans cette série, puisque, outre la sucrière au secret franchement décevant, on se retrouve avec une fin heureuse pour tout le monde, une fin qui évacue tous les personnages originaux créés pour la série, et qui conclut les mésaventures des Baudelaire de manière bien trop propre et optimiste pour son propre bien.

La série est terminée, la boucle est bouclée, ils vécurent heureux, blablabla... mouais.

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Après trois saisons, on ne peut nier que A Series of Unfortunate Events ait effectué un joli travail d'adaptation de la série d'ouvrages signés Handler : la direction artistique était superbe, l'interprétation plutôt bonne compte tenu des difficultés inhérentes au texte initial, et dans l'ensemble, la série a toujours été amusante à regarder...

Mais il faut aussi reconnaître que le programme était bourré de défauts plus ou moins importants, à commencer par le rythme (pas aidé par le fait que ce soit une série Netflix) : chaque roman aurait pu être résumé à un téléfilm de 90 minutes, plutôt qu'en deux épisodes d'une heure. À l'identique, la série aurait bénéficié à être moins fidèle aux gimmicks littéraires de Dan Handler, ces derniers devenant rapidement répétitifs et lassant à l'écran.

Enfin, on peut regretter que la série ait passé tant de temps à introduire et à présenter des personnages importants dans la première et la deuxième saison, pour les évacuer ou les oublier en cours de route. Ce n'est pas rédhibitoire, mais c'est tout de même regrettable, et la saison 3 peine à rendre Kit ou Dewey Denouement aussi attachants/intéressants que Nathan Fillion, Sara Rue, ou même Will Arnett et Cobie Smulders pouvaient instantanément l'être.

Ne nous montrons cependant pas trop difficiles : en terme d'adaptation de romans pour enfants, ASUE se trouve sur le dessus du panier, malgré ses défauts. Reste maintenant à espérer que Netflix et Sonnenfeld remettront le couvert avec une autre série aux sensibilités similaires... la Famille Addams, peut-être ?

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(retrouvez aussi sur ce blog les critiques des épisodes 3x01-02, 3x03-04, 3x05-06 et celles des saisons précédentes en cliquant ici...)

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Les bilans de Lurdo : Ryan Hansen Solves Crimes on Television, saison 2 (2019)

Publié le 16 Juin 2019 par Lurdo dans Comédie, Les bilans de Lurdo, Review, Policier, Sitcom, Télévision, YouTube

Avec sa saison 1 de 8 x 25 minutes (critique ici), Ryan Hansen Solves Crimes on Television avait de quoi surprendre : une parodie particulièrement méta des séries policières façon Castle, chapeautée par Rawson Marshall Thurber, réalisateur et scénariste de Dodgeball, d'Agents Presque Secrets, et de Skyscraper, et qui mélangeait les genres, les formats, les caméos, les styles d'humour, etc, pour un tout très inégal, mais pas forcément antipathique.

Contre toute attente (YouTube Red est devenu YouTube Premium, une grande partie de ses programmes originaux a été annulée), la série revient donc pour une seconde saison, et  les personnages du programme en sont aussi surpris que nous...

Ryan Hansen Solves Crimes on Television, saison 2 :

Alors que Mathers (Samira Wiley) est victime d'une fusillade, et dans le coma, Ryan Hansen se retrouve à faire équipe avec un officier de police rebelle et solitaire, Vince Vincente (Wood Harris), et tente d'identifier les responsables de ce crime...

Nouvelle saison, mais toujours la même décontraction et le même décalage : plus que jamais, Ryan Hansen et son équipe assument leur impertinence, et tout au long de la saison, ce sont d'innombrables piques et vannes en tous genres que les scénaristes et l'acteur adressent à YouTube (notamment au travers du personnage de la nouvelle chef de la police/ex-cadre de chaîne de télévision, interprétée par Jessica St. Clair), que ce soit au sujet de leur service premium, de son nom, de la qualité des programmes de ce dernier, des tarifs du service, de l'audience, ou du fait que les acteurs de la série aimeraient être ailleurs (comme Samira Wiley, placée dans le coma et recouverte de bandages pour cause de rôle récurrent dans The Handmaid's Tale, ce qui devient un running gag saisonnier).

À l'identique, l'écriture se moque très sérieusement de la culture américaine actuelle : depuis Black Panther - The Musical, jusqu'au trafic de screeners de longs-métrages au moment des cérémonies de récompenses, en passant par la mode des reboots télévisuels (ici, Party Down, avec caméo de Ken Marino), le succès de Cobra Kai, le milieu des vineurs devenus YouTubeurs, le fitness à la californienne, et la tendance à imposer par la force une certaine idée de la diversité "woke" (ici illustrée par le remplacement, le temps d'un épisode, de Ryan et Vince par deux femmes, Lucy Hale et Jillian Bell, et par le remplacement constant des interprètes des parents de Ryan par des minorités).

Et puis, bien entendu, ces fins d'épisodes façon sitcom de studio, toujours plus décalées, méta et jouant avec les codes du genre : de quoi s'amuser dans cette saison qui, consciente de son annulation imminente, semble n'avoir plus rien à perdre, et tire donc toutes ses cartouches.

Ainsi que tous ses guests : Stephen Merchant, Ken Marino, Karen David, Rhys Darby, Rob Corddry, Lucy Hale, Jillian Bell, Thomas Lennon, Jane Lynch, Jon Cryer, Donald Faison, Dax Shepard (assez marrant en gay vivant confortablement dans le mensonge de son mariage avec Kristen Bell), Ben Schwartz...

Tout ça pour un monologue de fin doux-amer, qui conclut joliment une saison plus sérialisée que la précédente, et plus efficace à mon goût.

Désormais annulée par YouTube, Ryan Hansen Solves Crimes on Television ne connaîtra donc pas de suite, mais au moins, elle aura eu la bonne idée de partir en beauté, et selon ses propres termes : toutes les séries télévisées ne peuvent pas en dire autant.

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Un film, un jour (ou presque) #983 : The Dirt (2019)

Publié le 11 Juin 2019 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Musique, Netflix, Review

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

The Dirt :

L'ascension et la chute de Nikki Sixx (Douglas Booth), Tommy Lee (Colson Baker), Mick Mars (Iwan Rheon) et Vince Neil (Daniel Webber), membres du groupe Mötley Crüe, superstars incontrôlables de la scène musicale hard rock du Los Angeles des années 80...

Un long-métrage produit pour Netflix et adapté de l'auto-biographie de Mötley Crüe, une auto-biographie qui ne cachait rien des faits et méfaits du groupe de musiciens depuis ses débuts à nos jours.

Ici, le film s'avère un biopic musical assez classique, pour ne pas dire académique dans son illustration du succès et de la déchéance de ses protagonistes, avec deux parties bien distinctes : la première, de la formation du groupe à son succès le plus incontestable, donne lieu à un étalage complaisant de moments gentiment trashouilles, et de toutes les conneries que les membres du groupe ont pu faire.

Sex, drugs and rock'n'roll, comme on dit, mis en scène sans grand panache, mais avec un certain jusqu’au-boutisme par Jeff Tremaine, réalisateur attitré des Jackass et de tous les métrages et programmes tv qui en ont été dérivés. Sans surprise, compte tenu de ces antécédents, c'est cette partie du film qui est la plus dynamique, la plus ludique, et la plus extravagante.

Ça reste cependant malheureusement trop balisé, avec tous les passages obligés de ce genre de film musical (la rencontre, le nom du groupe, le manager, le premier morceau, etc), avec en prime un certain décalage vocal entre les enregistrements utilisés lors des chansons et la voix de Daniel Webber, qui fait que l'on y croit pas totalement.

C'est dommage, puisque la distribution (composée de beaucoup d'acteurs anglais... et de Pete Davidson du SNL ^^) est plutôt bonne et efficace (j'ai eu plus de mal avec Kathryn Morris, gentiment en surjeu dans ses quelques scènes), et que dans l'ensemble, le tout se regarde assez facilement.

Lorsque le métrage entame son virage en direction de la partie "déchéance du groupe", cependant, il commence à montrer ses limites : la structure du film se fait plus aléatoire et incertaine, la réalisation plus maladroite, et les astuces narratives (voix off, faces caméra, etc) qui pouvaient fonctionner dans la première moitié s'avèrent insuffisantes pour donner vraiment corps au mélodrame générale. Je pense notamment à l'annonce du cancer de la fille de Neil, avec fondus au noir, etc : assez forcé et contre-productif, malgré une fillette assez convaincante.

De toute façon, je crois que le problème de ce métrage est résumé dans son générique de fin, qui met côte à côte de nombreuses scènes du film et des vrais Mötley Crüe, pour montrer à quel point Tremaine et compagnie étaient proches de la réalité : un peu comme la reconstitution intégrale du concert de Wembley dans Bohemian Rhapsody, j'ai eu envie de dire "oui, et alors... ?"

Au final, The Dirt est divertissant, mais sa seconde moitié plus dramatique ne fonctionne pas vraiment, et affaiblit vraiment l'ensemble : lorsque l'on arrive à la conclusion, on ne peut s'empêcher d'avoir l'impression que le film a largement survolé une partie de la carrière de ses membres, et qu'il manque quelque chose pour que le tout tourne à plein régime. Et si en plus on n'est pas forcément très client de la musique du groupe, alors là, ça devient compliqué...

3.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #990 : Glass (2019)

Publié le 20 Juin 2019 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Review, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Glass :

À la recherche de Crumb (James McAvoy), psychopathe aux personnalités multiples, l'invulnérable David Dunn (Bruce Willis), désormais justicier à plein temps avec l'aide de son fils (Spencer Treat Clark), est capturé par les hommes du Dr Ellie Staple (Sarah Paulson). Psychiatre, celle-ci semble déterminée à prouver que Crumb, Dunn et Elijah Price (Samuel L. Jackson) ne sont que des humains normaux, et elle entame alors une thérapie de groupe pour les trois hommes...

Sorte de film-conclusion pour les personnages d'Incassable et de Split, ce Glass se voulait l'apothéose des deux films précédents, une rencontre au sommet entre des acteurs et des personnages mémorables, chapeautée par un Shyamalan motivé.

Malheureusement, comme souvent avec ce cher Manoj lorsqu'il est en confiance et laissé à ses propres oeuvres, il s'est pris les pieds dans le tapis de manière spectaculaire, laissant ses prétentions intellectuelles prendre le dessus sur ce qui aurait pu donner une oeuvre satisfaisante, tant émotionnellement que thématiquement.

C'est bien simple, une grosse partie du métrage ne fonctionne tout simplement pas : en faisant de Sarah Paulson une psychiatre tentant de convaincre Crumb, Dunn et Glass qu'ils sont normaux, qu'ils n'ont pas de pouvoirs et ne sont que des humains aux problèmes psychologiques, Shyamalan semble vouloir déconstruire encore plus le mythe du super-héros, à grands renforts de discours pompeux et didactiques qui peinent à intéresser.

D'autant que le spectateur, lui a déjà vu les deux films précédents, et est parfaitement conscient de la réalité des pouvoirs des protagonistes : par conséquent, tous les dialogues, toutes les tentatives d'analyse, bref, tout le passage dans l'asile (une grosse, grosse partie du film) ne sert tout simplement à rien, si ce n'est à faire plaisir à Shyamalan, qui peut ainsi étaler en long, en large et en travers son écriture analytique et théorique.

Seul problème : sans personnages forts et charge émotionnelle leur étant associée, tous ces discours tournent à vide.

Et là, dans Glass, les personnages sont vraiment maltraités par le scénariste. Dunn/Willis est sous-exploité, comme toujours monolithique, mais presque un personnage secondaire dans ce métrage ; Glass/Jackson, lui, est absent de la moitié du film et/ou dans un état végétatif ; reste alors Crumb/McAvoy, certes impérial dans son interprétation, mais à la limite de la roue libre, et qui bouffe l'écran au détriment du reste de la distribution.

Paulson, elle, fait son truc habituel sans grand panache, même lors des rebondissements du scénario (attention, spoilers) : outre le fait que Manoj relie directement la naissance de Crumb à celle de Dunn (ce qui est une extension thématique d'Incassable), on y apprend que Paulson est membre d'une société secrète surveillant en secret les êtres possédant des super-pouvoirs (les Guetteurs de la franchise Highlander, en résumé) pour mieux pouvoir les contrôler.

C'est là que le film, déjà bien bancal et peu intéressant, bascule vraiment, puisque l'on réalise que c'est elle le véritable protagoniste du métrage... et que c'est elle qui s'en sort triomphante (le sort réservé aux trois personnages dotés de pouvoirs donne vraiment l'impression que Shyamalan voulait simplement se débarrasser de cette saga). Le réalisateur-scénariste a beau tenter un ultime rebondissement (pas très crédible, quand on sait à quel point le web a tendance à crier "fake news" à la moindre image étrange), ça ne fonctionne pas vraiment, et Glass se termine platement.

Ajoutez à cela une réalisation assez inégale - Shyamalan filme occasionnellement à la go-pro, à la caméra de surveillance, en vue subjective, en caméra embarquée, etc (notamment pour préparer son rebondissement final), mais tous ces styles se marient mal, et sont d'ailleurs parfois visuellement assez laids -, une bande originale peu mémorable, et un rythme mollasson, et voilà, un ratage à la mécanique grinçante et laborieuse, froid et sans grande subtilité.

C'est frustrant de voir à quel point l'égo de Shyamalan (il fait ici son caméo dès le premier quart d'heure du film) et son intellect mettent des bâtons dans les roues de ses métrages. De plus en plus, Shyamalan semble appartenir au groupe de ces réalisateurs ayant tout donné dans leurs premiers films, et qui, depuis, peinent à retrouver le souffle, le succès et l'intérêt de leurs premiers métrages (cf aussi Ridley Scott, Stephen Sommers, Richard Kelly, etc)...

2/6 

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Un film, un jour (ou presque) #1071 : SEMAINE HELLBOY - Hellboy II : Les Légions d'Or Maudites (2008)

Publié le 26 Septembre 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Horreur, Review, Romance, Thriller

L'Halloween Oktorrorfest 2019 est presque là sur le blog des Téléphages Anonymes, et pour se mettre en douceur dans une ambiance sinistre et fantastique, rien de tel qu'une semaine consacrée au plus célèbre des démons chasseurs de monstres : ce bon vieux Hellboy... ​​

Hellboy II - Les Légions d'Or Maudites (Hellboy II : The Golden Army - 2008) :

Alors que sa relation avec Liz (Selma Blair) se complique, Hellboy (Ron Perlman) et Abe (Doug Jones) sont confrontés aux ambitions du Prince Nuada (Luke Goss), héritier du royaume de faerie, bien décidé à réveiller les Légions d'Or, et à détruire l'humanité. Mais les agents du BPRD peuvent compter sur Nuala, la soeur jumelle de Nuada, et sur Johann Krauss, leur nouveau supérieur, pour lui mettre des bâtons dans les roues...

Une suite là encore signée Guillermo Del Toro, qui corrige quelques-uns des points faibles du premier opus - budget plus confortable, personnages et univers ne nécessitant plus de présentation "à la MIB", un Agent Myers dont l'absence est expliquée d'une vague ligne de dialogue, flammes de Liz redevenues rouges - en amplifiant encore certains de ses points forts, comme sa direction artistique somptueuse.

À nouveau, Hellboy II est un vrai régal visuel : c'est chatoyant, chargé, inventif, le bestiaire est excentrique et omniprésent, les créatures étranges se succèdent... quitte à parfois frôler un peu l'overdose. C'est probablement là le vrai problème du film : tout juste sorti du Labyrinthe de Pan et de ses Oscars, GDT a visiblement eu carte blanche pour faire ce qu'il voulait, et ça se sent.

Del Toro met ainsi l'accent sur l'humour et la romance, deux orientations qui ne plairont pas à tout le monde, notamment parce que GDT n'est pas forcément le réalisateur et le scénariste le plus subtil à ce niveau : plus que jamais, la relation Liz/Hellboy est cruciale au déroulement du scénario, pour le meilleur (la scène de l'oracle fonctionne bien) et pour le pire (certains moments vraiment immatures et puérils, et les thématiques sur la paternité sont un peu maladroites) ; la relation de Abe et de la princesse Nuala est plus réussie, mais reste assez basique ; et l'accent est mis sur le slapstick à la Bud Spencer, les bruitages façon cartoon (à un ou deux moments vraiment WTF), et les répliques plus ou moins drôles (Seth MacFarlane se charge de la voix de Johann Krauss, et ça fonctionne donc plus ou moins bien).

Sans oublier Danny Elfman, qui remplace Marco Beltrami à la musique, et produit une bande-originale totalement insipide et générique, en pilotage automatique.

Hellboy II alterne ainsi le chaud et le froid. Plus décontracté et à l'aise, GDT se fait souvent plaisir, avec une créature somptueuse, une scène d'action mémorable, ou des décors superbes, mais cela se fait parfois au détriment de la cohérence/fluidité narrative (l'arrivée en Irlande, et son gobelin sous-développé) ; l'interprétation est inégale, notamment du côté des femmes ; les quelques bribes de morceaux pop-rock donnent l'impression d'avoir été rajoutés au dernier moment par un cadre du studio pour vendre des compilations ; Hellboy reste égal à lui-même, mais passe le plus clair de son temps en t-shirt moulant, ce qui lui donne une silhouette étrangement fluette (surtout en comparaison de sa carrure massive lorsqu'il porte son trench-coat) ; la post-synchronisation des créatures est parfois moyenne...

Et pourtant, malgré tout ces défauts, et malgré le fait que ce Hellboy II soit clairement à 80% du GDT, et à 20% du Mike Mignola, le film reste divertissant et sympathique, notamment pour ses visuels superbes.

Malheureusement, plus de dix ans après leur sortie en salles, je m'aperçois que j'apprécie nettement moins les Hellboy de GDT qu'à l'époque. Probablement que les innombrables adaptations de comic-books sorties depuis lors ont remis un peu ces deux métrages en perspective, tout comme l'ont fait les longs-métrages de Del Toro sortis en salles (et souvent applaudis plus que de mesure).

Hellboy II reste agréable à suivre, mais je me demande si je ne préfère pas le premier.

3.75/6

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Les bilans de Lurdo : Black Mirror, saison 5 (2019) - première partie (5x01-02)

Publié le 27 Juillet 2019 par Lurdo dans Anthologie, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Les bilans de Lurdo, Review, Science-Fiction, Thriller, Télévision, UK, Netflix, Black Mirror

Après Bandersnatch, un épisode interactif amusant dans son concept, mais finalement peu marquant, Charlie Brooker remet le couvert, pour une mini-saison 5 de Black Mirror, mini-saison de trois épisodes à peine.

Black Mirror 5x01 - Striking Vipers :

Amis de longue date, Danny (Anthony Mackie) et Karl (Yahya Abdul-Mateen II) se sont perdus de vue, le premier se mariant avec Theo (Nicole Beharie), et le second connaissant une vie de célibataire endurci. Ils renouent à l'occasion d'un barbecue, et se donnent rendez-vous en ligne, pour jouer à un jeu de combat virtuel révolutionnaire, Striking Vipers X. Bien vite, cependant, les deux hommes éprouvent de l'attirance sexuelle pour l'avatar de l'autre joueur (Pom Klementieff, Ludi Lin)...

Sorte de pendant masculin du San Junipero de la saison 3, ce Striking Vipers donne l'impression d'être né d'un concept assez basique, celui du jeu vidéo comme troisième roue du carrosse dans un couple. Un concept sur lequel se greffent un propos sur l'infidélité, un degré de lecture supplémentaire sur le genre et l'attirance sexuelle, et bien plus encore... autant d'idées et de notions intéressantes, mais pas forcément toutes bien traitées.

Le vrai problème, à mon sens, est le choix du protagoniste. Le parcours de Danny est ainsi assez clair et simple : il est hétéro, marié, et il prend son pied en couchant avec l'avatar féminin de son adversaire. Ni plus, ni moins. C'est là que l'épisode rate un peu le coche, en se concentrant sur Danny, qui n'a pas une évolution particulièrement passionnante : son problème, c'est plus de tromper sa femme, que de le faire avec un homme prenant l'apparence d'une femme dans un univers virtuel.

Le parcours de Karl est plus intéressant : d'apparence hétéro, il prend du plaisir virtuel en couchant avec l'avatar masculin de Danny, mais ne ressent aucune attirance pour lui IRL. Probablement bisexuel à un certain degré, il devient obsédé par le jeu, qui comble chez lui un certain manque, et il adore endosser le rôle d'une femme, avec ce que cela implique de différences physiques et sensorielles. C'est Karl qui cristallise toutes les thématiques LGBTQ relatives à l'identité sexuelle, etc, et malheureusement, Karl n'est pas le sujet de l'épisode : son évolution se fait presque hors-champ, alors que le récit aurait gagné à inverser les rôles.

Autre problème, l'esthétique du monde virtuel ne convainc guère, trop cheap et ressemblant à un mauvais cosplay pour être satisfaisante. Cela tire un peu le récit vers le bas, et ça n'aide pas vraiment à s'immerger dans l'univers dépeint. Déjà que le rythme de l'épisode (qui prend un certain temps à démarrer) est assez mollasson...

Au final, malgré ses ambitions, Striking Vipers n'est pas plus marquant que cela : l'épisode se regarde assez bien, ses thématiques et sa fin heureuse sont modernes et agréables, mais ça s'arrête là. On aurait aimé que Brooker aille encore un peu plus loin, et pousse son concept dans ses ultimes retranchements...

Black Mirror 5x02 - Smithereens :

Au bord de la crise de nerfs, Chris (Andrew Scott) se fait passer pour un chauffeur de VTC, et prend en otage Jaden (Damson Idris), un jeune employé de l'entreprise de réseaux sociaux Smithereens. Sa seule exigence : pouvoir s'entretenir au téléphone avec Billy Bauer (Topher Grace), le créateur américain de Smithereens...

Une histoire de prise d'otage assez basique et cousue de fil blanc, dont les enjeux sont rapidement évidents au spectateur (ce n'est pas la première fois que l'on voit ce type d'intrigue, où le patron d'une multinationale est rendu responsable de la mort de quelqu'un par l'esprit malade d'un proche), mais qui parvient à maintenir l'intérêt grâce à son interprétation excellente, à sa tension, et à sa mise en contraste amusante des forces de police britanniques (à l'enquête lente mais probante) avec les connaissances étendues des employés de Smithereens (qui savent tout, de tout le monde, et disposent de moyens technologiques dignes des services secrets).

En résumé, ça se regarde (principalement grâce à la distribution), mais ça ne casse pas des briques.

La critique des réseaux sociaux addictifs et omniscients est légère, et Brooker, à nouveau, tente de jouer la carte émotion, à la fin, en faisant revenir (comme à son habitude) un élément détaché de l'intrigue (la mère éplorée), introduit de manière pataude et voyante au début de l'épisode.

Mouais.

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Retrouvez aussi les critiques des saisons précédentes de Black Mirror sur ce blog en cliquant ici...

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Halloween Oktorrorfest 2019 - 24 - Into The Dark - 1x04 - New Year, New You (2018)

Publié le 12 Octobre 2019 par Lurdo dans Anthologie, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Les bilans de Lurdo, Oktorrorfest, Review, Télévision, Hulu

Chez les Téléphages Anonymes, d'octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Into The Dark - 1x04 - New Year, New You (2018) :

Alexis (Suki Waterhouse), Kayla (Kirby Howell-Baptiste) et Chloe (Melissa Bergland), trois amies de longue date, n'ont pu qu'assister à l'ascension fulgurant de Danielle (Carly Chaikin), une rivale de lycée devenue influenceuse lifestyle et bien-être. Les trois jeunes femmes invitent néanmoins cette dernière pour le Nouvel An, dans l'immense manoir d'Alexis, pour renouer avec elle. Mais une fois la soirée engagée, elles révèlent leur vrai visage, et décident de donner une leçon à leur ancienne ennemie.

Épisode de Nouvel An de cette saison d'Into the Dark, ce New Year New You a été unanimement salué par la critique comme une réussite, et comme un nouvel exemple du talent féminin (scénariste, actrices, réalisatrice, etc) en matière de cinéma de genre.

Le seul problème, c'est que ce New Year, New You, est particulièrement creux, pour ne pas dire mauvais.

En effet, sur un squelette de slasher rétro/pseudo-70s (la musique, la réalisation maniérée qui fait des zooms, filme des miroirs pour se donner de la profondeur, ou s'arrête sur certains éléments du décor - portrait, couteaux, club de golf, piscine - qui ont inévitablement une importance ultérieure dans l'intrigue, flashbacks flous et vaporeux, carton-titre à la police typique de l'époque, et au copyright daté de 1979), se greffe ici un pur film de millenials, mettant en scène des millenials à la représentation démographique politiquement correcte (la protagoniste traumatisée, l'antagoniste blonde et influenceuse, la grosse mal dans sa peau, la lesbienne afro-américaine), écrites comme des ados attardées à baffer, et qui à aucun moment n'attirent la sympathie ni l'intérêt.

Il faut dire que l'écriture ne les gâte pas : entre la caractérisation simpliste, les changements d'allégeance totalement improbables et jamais bien justifiés, les réactions étranges, etc, il y a un gros manque de maîtrise et de subtilité, qui se retrouve à tous les niveaux.

Au niveau de la réalisation bien insistante, comme je l'ai mentionnée plus haut, mais aussi au montage (dès que ça s'énerve un peu, le montage part en vrille), et à l'interprétation : Waterhouse, notamment, passe la moitié du film repliée sur elle-même, façon "cliché de la fille traumatisée", sans jamais apporter la moindre nuance ou subtilité à ce personnage, qui lorsqu'il bascule, vire immédiatement dans l'hystérie cruelle et démesurée.

Pas assez de nuances, une distribution assez inégale (j'ai aussi eu du mal avec Chaikin, pas au niveau de l'interprétation, mais de son physique : elle est censée être l'idole d'une génération, admirée de tous, irrésistible, capable de taper dans l'oeil des plus grands milliardaires sur la simple base de son apparence, etc... et honnêtement, c'est superficiel, certes, mais ce n'est pas la première chose à laquelle je pense quand je vois Carly Chaikin et son physique particulier ; heureusement, elle est plutôt convaincante en manipulatrice), une écriture pataude, une critique maladroite des réseaux sociaux, une réalisation sans subtilité, une durée interminable...

Bref, même note que les précédents, à peu de choses près : 2.25/6

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Blog Update ! - Août 2019

Publié le 1 Septembre 2019 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, Update

Un mois d'août consacré, sur le blog des Téléphages Anonymes, aux films d'Aventure en tous genres...

#1025 : AVENTURE - La Momie (1999) - 4.5/6

#1026 : AVENTURE - Le Retour de la Momie (2001) - 3.75/6

#1027 : AVENTURE - La Momie : La Tombe de l'Empereur Dragon (2008) - 2/6

#1028 : AVENTURE - Le Roi Scorpion (2002) - 4/6

#1029 : AVENTURE - Le Roi Scorpion 2 : Guerrier de Légende (2008) - 1.75/6

#1030 : AVENTURE - Le Roi Scorpion 3 : Combat pour la Rédemption (2012) - 2.5/6

#1031 : AVENTURE - Le Roi Scorpion 4 : La Quête du Pouvoir (2015) - 2.25/6

#1032 : AVENTURE - Le Roi Scorpion 5 : Le Livre des Âmes (2018) - 3/6

#1033 : AVENTURE - Atlantide, l'Empire Perdu (2001) - 2/6

#1034 : AVENTURE - Allan Quatermain et les Mines du Roi Salomon (1985) - 2/6

#1035 : AVENTURE - Allan Quatermain et la Cité de l'Or Perdu (1986) - 1.5/6

#1036 : AVENTURE - Allan Quatermain et la Pierre des Ancêtres (2004) - 3/6

#1037 : AVENTURE - À la Poursuite du Diamant Vert (1984) - 3/6

#1038 : AVENTURE - Le Diamant du Nil (1985) - 3.25/6

#1039 : AVENTURE - Lara Croft - Tomb Raider (2001) - 2.75/6

#1040 : AVENTURE - Lara Croft - Tomb Raider : Le Berceau de la Vie (2003) - 2/6

#1041 : AVENTURE - Benjamin Gates et le Trésor des Templiers (2004) - 2.5/6

#1042 : AVENTURE - Benjamin Gates et le Livre des Secrets (2007) - 2/6

#1043 : AVENTURE - Crocodile Dundee (1986) - 3.75/6

#1044 : AVENTURE - Crocodile Dundee II (1988) - 2.5/6

#1045 : AVENTURE - Crocodile Dundee III (2001) - 3/6

#1046 : AVENTURE - Le Monde (presque) perdu (2009) - 2/6

#1047 : AVENTURE - Voyage au Centre de la Terre 3D (2008) - 2.5/6

#1048 : AVENTURE - Voyage au Centre de la Terre 2 : L'Île Mystérieuse (2012) - 3.5/6

#1049 : AVENTURE - Tad L'Explorateur : À la Recherche de la Cité Perdue (2012) - 3.75/6

#1050 : AVENTURE - Tad et le Secret du Roi Midas (2017) - 3/6

#1051 : AVENTURE - The Lost City of Z (2017) - 2/6

#1052 : AVENTURE - La Recherche des Dieux (1975) - 2.5/6

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# Bilan :

 

Pas vraiment besoin de faire le bilan de ce mois consacré au cinéma d'aventure dans toutes ses formes : pas beaucoup de nouveautés dans la liste, ou de films très récents (suites du Roi Scorpion et Lost City of Z exceptés), et tout le monde sait déjà plus ou moins à quoi s'en tenir avec la plupart des métrages que j'ai passés en revue ces dernières semaines (c'est aussi pour cela que je n'ai pas revu les Indiana Jones dans le cadre de ce Mois Aventure).

Pas non plus besoin d'élire un film du mois, ou un flop, tant ce mois en question a fini par s'avérer assez homogène sur la durée : après un début au top, le mois s'est en effet confortablement installé dans une routine très moyenne, entre 2 et 3/6 ; autant de films anecdotiques, tout à fait regardables mais vraiment peu mémorables.

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# Petit écran :

Pas de séries, ce mois-ci, mais l'inauguration officielle, ce premier septembre, de la nouvelle version de l'index séries (cliquez ici), un index complet et alphabétique qui remplacera désormais les deux précédents index séries (par genre) déjà en place (ils resteront accessibles, mais ne seront plus mis à jour).

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# À venir :

En septembre, retour à le normale sur le blog des Téléphages Anonymes : Hobbs et Shaw, Laurel et Hardy, Guillermo et Ron, Kevin et Tiffany, Marlon, Marlon, Marlon, Marlon, Marlon et Marlon, ou encore Batman et Robin... et niveau séries, Jessica Jones, les Boys, les girls de GLOW, Corporate, Wu Assassins, etc...

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Un film, un jour (ou presque) #712 : Tomb Raider (2018)

Publié le 14 Mai 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Aventure, Fantastique, Jeu vidéo

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Tomb Raider :

Fille d'un aventurier (Dominic West) ayant disparu durant son enfance, Lara Croft (Alicia Vikander) découvre, à l'âge de 21 ans, que son père était sur la piste d'une tombe légendaire, située sur une île perdue quelque part au large du Japon, et qu'il a laissé derrière lui des indices retraçant sa quête. Sans hésiter, elle décide alors de partir à sa recherche, et elle part à son tour en expédition pour tenter de le retrouver...

Les deux premiers films avec Angelina Jolie étaient loin d'être convaincants, et je n'ai qu'effleuré la nouvelle génération de jeux Tomb Raider, donc je ne vais pas forcément jouer au grand jeu des comparaisons et de la fidélité avec le reste de la franchise... mais bon, une chose est sûre : Alicia Vikander est loin d'être la première actrice qui me vienne à l'esprit quand on mentionne le nom Lara Croft.

J'ignore si cela est dû à Ex Machina, le premier film dans lequel je l'ai découverte, mais l'image que j'ai de Vikander est celle d'une jeune femme un peu distante et froide, ou du moins, qui ne dégage pas grande chaleur ni capital sympathie.

Ici, en Young Lara Croft, elle ne s'en sort cependant pas trop mal, et est même assez attachante, en plus d'être dans une forme physique idéale pour le personnage de Lara. Malheureusement pour l'actrice, le film et son écriture ne lui font pas de cadeau. 

Alors que le jeu adapté commençait directement in media res, sur l'île, ici, on a droit à 40 minutes de prologue - présentation de l'ancienne légende, de Lara, de son quotidien, de ses capacités, de son traumatisme fondateur, de l'ancienne légende (bis), etc, jusqu'à l'arrivée sur l'île : c'est bien trop long, assez inutile... et paradoxalement, c'est peut-être là la partie la plus intéressante du film.

Car une fois Lara arrivée sur l'île et tombée aux mains des méchants, le métrage freine des quatre fers : on a droit à une scène d'action honorable lors de son évasion, mais ensuite, c'est encéphalogramme plat, tant le script est cousu de fil blanc et générique, et le rythme peu soutenu.

Pire, entre la mollesse générale, la bande originale de Junkie XL (tellement insipide qu'on a l'impression qu'elle est absente de 90% du film), les décors du tombeau peu mémorables ou inspirés, le film commence à rapidement devenir inintéressant, alors qu'il singe d'autres films d'aventures, des deux premiers Tomb Raider (le trauma du père absent, l'histoire du virus mortel) à Indiana Jones et la Dernière Croisade (les épreuves du tombeau que Lara affronte sous la menace d'une arme, pour épargner son père), et qu'il fait des choix idiots (la scène du combat sur l'échelle, au milieu du vide, est d'une stupidité confondante).

Bref, malgré quelques caméos sympatoches (Kristin Scott Thomas, Derek Jacobi, Nick Frost, Hannah John-Kamen), cette réinvention de Tomb Raider est trop appliquée et mécanique pour être vraiment divertissante, mémorable ou dynamique.  

C'est terne, insipide, ultra-cliché, et donc éminemment oubliable.

3/6 - 0.5 pour tout ce qui arrive à la fin, affreusement maladroit et téléphoné (la conspiration, et le fanservice des deux pistolets) = 2.5/6

   (critique revue et corrigée en 04/2019)

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