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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Résultat pour "twilight 2019"

Les bilans de Lurdo : Masters of Science-Fiction (2007)

Publié le 16 Mars 2012 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Science-Fiction, Drame, Thriller, ABC, Anthologie

En 2007, l'équipe de Masters of Horror décide de remettre le couvert, mais cette fois-ci dans le genre de la science-fiction, et sur une chaîne mainstream, ABC. Le résultat, Masters of Sci-fi, met ainsi l'accent sur des récits classiques de la science-fiction littéraire, adaptés avec de nombreux acteurs connus.

Problème : rien ne différencie vraiment MOSF des autres anthologies du genre, comme Outer Limits. Pire : les récits choisis ne sont pas parmi les plus originaux, palpitants, ou réussis.

Autant dire que lors de leur diffusion, en plein été, les quatre premiers épisodes de la série ont fait un flop. Un flop menant immédiatement au retrait de la série de l'antenne, avant la diffusion des deux ultimes épisodes du show...

- 1x01 - A Clean Escape : Une psychiatre tente d'aider le Président des USA à retrouver la mémoire, pour qu'il prenne conscience de l'holocauste nucléaire qu'il a déclenché.

Meh. Heureusement qu'il y avait Allison Hossack, ça aide à maintenir un semblant d'intérêt, en ce qui me concerne. Franchement, c'est du Outer Limits, ni plus ni moins. Avec la voix robotique de Hawking en guise de narrateur... (mouais, pas du tout convaincu, par ce choix... dans une anthologie, un narrateur est synonyme de succès ou d'échec : Rod Serling était excellent ; Henri Rollins en imposait par sa seule présence ; le CryptKeeper est devenu mythique, Forrest Whitaker le faisait très moyennement ; et là, Mister Roboto, c'est pas franchement top...), la musique est inutilement grandiloquente... Et ils ont repris la police de caractère de Star Trek Deep Space Nine pour le générique.

M'enfin, du côté des bons points, ils ont l'air d'avoir mis de l'argent dans le show, et le format 40 minutes laisse moins de place aux baisses de rythme de MOH. C'est toujours ça. Même si ça n'empêche pas que ce soit super bavard, au final.

Sinon, le twist de fin : Mossieur Président a fait exploser sa super arme, a tué tout le monde, a pété un cable, et a oublié tout de l'année où il a appuyé sur le bouton rouge. La psy, c'est une ancienne militaire, qui a survécu aux bombes, mais dont la famille a été tuée par celles-ci. Et elle est malade, donc elle se suicide, mais Hossack prend sa suite, ce qui sous-entend que la torture psychologique du président est devenue, en quelque sorte, un divertissement pour ces 800-et-quelques survivants (voire qu'elle dure depuis des années, et que la psy malade n'était qu'une des nombreuses psy assignées à la torture du président).

- 1x02 - The Awakening : Un hélicoptère militaire se crashe en Irak, après avoir abattu ce qui ressemble très à un être volant non identifié... c'est la panique au gouvernement.
Alias "l'épisode avec Locke, Elizabeth Rohm, l'Homme à la cigarette (en président des States ), et Namaste-man". Problème : le twist de mi-épisode, sur la nature réelle de la créature abattue (un ange) est très rapidement éventé, tant le scénario et la réalisation mettent l'accent sur cette hypothèse dès la première scène, tout en tentant de convaincre le spectateur que la chose est un alien belliqueux.

Les personnages sont de plus assez classiques (j'ai même envie de dire bateau pour le sceptique qui a perdu la foi suite à la mort de sa femme, qui lui a cependant transmis un dernier message mystérieux, qui va l'aider à redevenir croyant, blablabla), et ça frôle clairement le prosélytisme et le préchi-précha, avec Dieu qui se rappelle aux hommes de manière bourrine... mais bon, c'est pas trop grave, à la limite, si on le prend comme on peut prendre Emprise de Paxton.

Bon, au final, c'est presque du Prince Of Darkness inversé, dans la première partie, et ensuite ce n'est pas inintéressant, mais pas franchement génial non plus, et pas super fin dans le message (la guerre c'est mal, les USA sont trop belliqueux, leur Président est un boulet xénophobe, et si l'homme ne se contrôle pas, Dieu viendra lui foutre une fessée).

- 1x03 - Jerry Was A Man : Un esclave créé en laboratoire tente d'obtenir son émancipation et que son statut d'être humain à part entière soit reconnu par tous...

Bon, ça aide d'avoir Anne Heche - qui n'est pas la dernière pour partir en vrille et faire le clown - dans le cast, un production design assez barge, une illustration musicale assez enjouée, un éléphant en CGI, d'adapter du Heinlein, et de s'inspirer aussi un peu de Measure of a Man (Star Trek Next Gen - dont le scénariste a d'ailleurs probablement dû s'inspirer d'Heinlein pour l'épisode ).

Car effectivement, c'était déjà plus sympa que les deux premiers. Bon, la voix de Mr Roboto fait toujours tache comme c'est pas permis, mais sinon, ça allait. J'ai bien aimé le serment juré sur "Dieu, Bouddha, blablablabla... et la grande tortue qui porte l'univers sur son dos". Et puis McDowell qui cachetonne, c'est toujours fun.

Par contre, bémol très clair sur le rythme, le premier quart d'heure pouvant être coupé sans problème et sans rien changer à l'histoire... à la limite, ça aurait même été plus efficace en format 25 minutes.

- 1x04 - The Discarded : Un navire en orbite terrestre, abritant de nombreux mutants exilés là, devient le seul moyen de sauver les terriens d'un virus dangereux.

Un épisode écrit par Harlan Ellison, une légende de la sci-fi (Bab 5, Trek, Outer Limits, Twilight Zone, etc), accessoirement un gros boulet dans la vie de tous les jours... et dirigé assez joliment par Jonathan "Riker" Frakes.

Et pourtant, ça reste décevant. C'est très clairement une histoire qui aurait été largement mieux traitée au format court, parce que là, ça se traîne monumentalement sans que rien de très extraordinaire ne se produise. Le format court aurait certainement masqué le côté convenu de l'histoire, et l'inutilité de plusieurs scènes, qui ne sont là que pour meubler et n'apportent rien au récit... J'ai un peu eu la même impression que devant certains MOH, donc, avec un récit délayé au possible pour un postulat de départ solide, mais mal exploité. Et puis le plombier de Wisteria Lane, il ne sert à rien...

- 1x05 - Little Brother : Une énième société dystopienne, dans laquelle la justice est administrée par des robots inflexibles, et par les consciences numérisées des innocents décédés. Un petit malin défavorisé accusé de meurtre tente alors de vaincre le système judiciaire, pour éviter la peine de mort.

C'est visuellement assez cheap, ça meuble beaucoup (yavait moyen de faire un Outer Limits de 30 minutes solide, plutôt qu'un épisode de 40 assez mou), et la fin est... peu convaincante.

- 1x06 - Watchbird : Sean Astin, moyennement crédible en inventeur de drones aériens intelligents, automatisés et surarmés, utilisés par l'armée qui veut en généraliser l'usage à la société civile pour faire baisser la criminalité et empêcher de potentielles actions terroristes (forcément arabes). Et évidemment, les drones finissent par outrepasser leur programmation...

La musique est , mais l'épisode n'est cependant pas inintéressant, et James Cromwell est très bon en boss de Sean Astin. Dommage que tout cela se termine juste en queue de poisson absolument pas satisfaisante...

 

Bilan global : une belle déception que cette série, donc. Quitte à faire une anthologie de SF/fantastique, franchement, Night Visions était beaucoup plus fun.Mais bon, je suppose qu'il ne fallait pas en attendre beaucoup plus de Mick Garris &co...

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Les bilans de Lurdo : Stephen King's Rêves et Cauchemars (2006)

Publié le 13 Décembre 2011 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Cinéma, Critiques éclair, Review, Télévision, Halloween, Fantastique, Thriller, Drame, Comédie, Anthologie, TNT

Mini-série de huit épisodes diffusés en 2006 sur la chaîne TNT, Rêves et Cauchemars est passée assez inaperçue à son apparition sur les petits écrans américains. Ne bénéficiant ni du budget ni de la publicité des autres adaptations télévisuelles de King, cette mini-série a beau posséder une distribution intéressante, elle est en effet un peu trop inégale pour convaincre totalement.

Dans le désordre, quelques impressions de visionnage :

1x02 - Crouch End :

Un couple en vacances à Londres se perd à Crouch End, portail vers une dimension lovecraftienne...

Je me souvenais un peu de la nouvelle originale, du moins de quelques passages... et là, et bien... c'est Masters of Horror 2.5. Avec ce que ça sous-entend qualitativement. Jeff Beal à la musique, sympathique... le couple est très attachant, c'est assez joli visuellement... mais effectivement, c'est du lovecraftien très classique, en moins bien, et sans réelle tension : les sfx sont moches, les persos ont des réactions peu naturelles face aux évènements (ils perdent instantanément pied... ou alors c'est qu'ils surjouent constamment, je sais pas - surtout Forlani, qui a dû prendre des cours de comédie à la Tom Welling School of Acting), la réal alterne le bon et l'hideux, ça passe d'un truc à un autre sans s'y attarder, et la fin ne fonctionne pas très bien, la faute aux mauvais SFX du chat... Paglop, donc.

2/6

1x01 - Battleground :

L'affrontement sanguinaire entre un tueur à gages, et les petits soldats envoyés par sa dernière victime, patron d'une entreprise de jouets...

Une nouvelle dont je me souvenais très bien... et cette version, écrite par le fils Matheson, et réalisée par le fils Henson, est assez marrante. William Hurt est bon, Mia Sara passe à l'écran, l'absence de dialogue ne gêne pas du tout, les sfx sont plutôt bons... Par contre, l'épisode aurait clairement gagné à être amputé des 10 premières minutes illustrant le meurtre, qui auraient facilement pu être résumées en quelques phrases au début de l'épisode, pendant le passage de Hurt à l'aéroport... et un peu plus de rythme n'aurait pas été le malvenu... mais c'est quand même fun.

4/6

1x05 - The Road Virus Heads North :

Un auteur de romans d'horreur achète un tableau sinistre dont il s'inspire... mais bientôt le tableau commence à montrer les images d'évènements dramatiques réels.

Aucun souvenir de la nouvelle si ce n'est le pitch de base... La version épisode, elle, est très bof. La réalisation est très moyenne, pleine d'effets bancals, le rythme n'est pas génial, et l'adaptation est dénuée de rythme ou de suspense : on devine le dénouement dès le premier changement du tableau, et après, tout se déroule de manière systématique, presque machinale, avec des mini-intrigues secondaires, et des personnages qui ne servent pas à grand chose, si ce n'est à donner un peu de profondeur au perso de Berenger... L'absence de conclusion n'aide pas, tout comme la musique trip-hop/jazz/je sais pas quoi, gentiment soûlante... Bref...

2/6

1x04 - The End of the Whole Mess :

Agonisant, un réalisateur narre l'expérience menée par son frère, un vrai génie, décidé à mettre un terme à la violence de la société, quel qu'en soit le prix...

Absolument aucun souvenir de celui-là non plus, donc un épisode abordé avec un esprit frais... Bon point, la présence de Ron "Office Space" Livingston. Et dans une moindre mesure, celle de Henry "E.T." Thomas, même si sa tête me rappelle trop le désastreux Chocolate. À part ça, des sfx très limités... heureusement, car s'ils devaient tous être comme le bébé qui parle, ça aurait été un vrai carnage. Je me demande d'ailleurs s'ils n'ont pas concentré tous le budget effets spéciaux dans le premier épisode, pour le coup. Sinon, un très chouette épisode, assez touchant, et très bien interprété.

4.5/6 

1x03 - Umney's Last Case :

Un écrivain s'insère dans son nouveau roman, pour tenter d'obliger son personnage principal, Umney, à prendre sa place dans la vie réelle...

Ah, celui-là, je l'ai adoré. En même temps, je suis fan de l'ambiance noire des 30s, et de Macy donc, là, c'était parfait pour moi, avec ce face à face auteur/création. Pas parfait, cela dit, avec quelques moments de surjeu un poil trop flagrant, mais rien de rédhibitoire. Et puis la réal était jolie.

4.5/6

1x06 - The Fifth Quarter :

La chasse au trésor d'un détenu, prêt à tout pour mettre la main sur de l'argent volé et dissimulé...

Aucun souvenir de la nouvelle non plus. Un épisode sans aucun passage surnaturel, ça fait un choc, mais pourquoi pas. Bowman s'amuse à faire comme dans Day Break, il rajoute des effets purement gratuits, comme du ralenti, des jump-cuts, des trucs comme ça... pas utile. Sinon, l'histoire en elle-même est pas déplaisante, mais loin d'être exceptionnelle. C'est solide, porté par de bons acteurs, mais en fin de compte (attention, paradoxe) il se passe plein de choses sans que rien vraiment ne se produise de manière crédible (tout arrive sans réelle difficulté, il arrive, il bute un gars, il repart, le tout en 4 minutes chrono, ça s'enchaîne, c'est trop rapide, et trop survolé... il y aurait pourtant de quoi en faire un long-métrage, de cette histoire, en développant un peu). Un épisode moyen.

3/6

1x08 - You Know They Got A Hell Of A Band :

Un couple arrive à un endroit assez étrange, où les fantômes des stars de la musique sont tous présents...

Beaucoup plus space, celui-là... mais pas moins fun, avec Steven Weber qui débarque avec sa femme dans une ville étrange au milieu de nulle part, où vivent toutes les stars disparues du rock'n'roll... une ville que l'on ne quitte pas facilement. Très (trop ?) Twilight Zone, effectivement, comme ils le font remarquer...

4/6

1x07 - Autopsy Room Four :

Mordu par un serpent venimeux, un homme perd conscience, et entre dans un état catatonique, qui l'amène à assister impuissant à sa propre autopsie...

Voix-off un peu saoûlante, mais ça se laisse regarder, sans plus. La scène du serpent dans l'ascenseur est particulièrement moche et ratée, mais à part ça, c'est parfois amusant. De là à en faire un épisode de 45 minutes....

3/6

 

Bilan :

Sur huit épisodes, le bilan est très mitigé : près de la moitié des épisodes peine à atteindre la moyenne, tandis que l'autre moitié ne s'élève finalement pas très haut (deux épisodes sympas, sans plus, et deux bons épisodes qui ont tout de même des défauts évidents). Cela dit, ce n'est pas pire que le bilan des Masters of Horror et autre Fear Itself, donc après tout... et le générique et sa musique, très Tales from the Crypt dans l'esprit, sont très sympathiques, ça aide.

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Les bilans de Lurdo : Scooby-Doo, Mystery Incorporated - Saison 1

Publié le 10 Novembre 2011 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Animation, Action, Aventure, Fantastique, Lovecraft, Jeunesse

Qu'obtient-on lorsque l'on confie la production de Scooby-Doo à des scénaristes trentenaires/quadra, sevrés aux films des 80s, et légèrement geeks sur les bords ? Possiblement la meilleure incarnation animée de Scooby depuis des décennies.

Scooby Doo : Mystery Inc, c'est un peu le JJ Abrams' Star Trek des personnages de Hannah Barbera, en plus fidèle aux personnages d'origine : une réinvention du concept de Scooby Doo et de son Scooby Gang, qui jongle habilement entre références au passé, et schémas narratifs innovants pour un show de ce type.

À commencer par un changement de taille : SDMI est construit comme une série live à la Buffy. Comprendre que ces 26 épisodes enchaînent les cas-de-la-semaine, tout en tissant en parallèle une intrigue de fond, avec un Big Bad, un mystère global à élucider, etc.

Bref, une véritable continuité s'instaure entre les épisodes, tant au niveau du mystère de fond, qu'au sujet des relations entre les personnages. Dans SDMI, on découvre ainsi le gang, qui vit à Crystal Cove, une sorte de Hellmouth qui se proclame la ville la plus hantée des USA. Seulement problème : les enquêtes du Scooby Gang font beaucoup de mal à l'économie locale, au grand dam du maire et des commerçants locaux...

Lorsque la série commence, Velma (assez fidèle au personnage originale, une nerd douée en informatique, à l'esprit brillant, et à la répartie cinglante) s'ennuie à jouer les guides touristiques pour le musée de ses parents. En secret, elle sort avec Shaggy (qui n'a pas changé d'un poil, et est doublé par Matthew Lillard), qui n'assume pas leur relation, et refuse d'en parler à Scooby. Daphne, elle, doit faire face aux exigences de ses parents snobs et ambitieux, qui fondent sur elle de grands espoirs : en réalité, elle n'a d'yeux que pour Fred, une relation qui n'est pas vraiment réciproque. Forcément, puisque Fred (par ailleurs le fils du Maire), est constamment plongé dans l'élaboration de pièges à criminels, un moyen pour lui de compenser l'absence de présence parentale chez lui.

On est donc clairement loin des archétypes basiques de la série originale, et de ses dérivés ultérieurs : outre la composante shipping, et l'évolution des relations entre les personnages au cours de la saison (Scooby découvre la relation Shaggy/Velma, qui met une demi-saison à se décanter avant de s'auto-détruire ; Daphne et Fred finissent par se fiancer dans les derniers épisodes), on a par ailleurs droit à des personnages récurrents assez savoureux : les familles de tous les membres du gang, le shériff légèrement abruti (doublé par Patrick Warburton, simplement génial), le maire, la disk-jockey black afro (doublée par Vivica Fox, et dont le studio sert de point de chute au Gang), et bien sûr le Mystery Inc. original, une bande de jeunes ayant mystérieusement disparu il y a plusieurs décennies, et dont la destinée funeste est l'objet de l'arc narratif saisonnier.

Pour guider le Gang sur la trace de ses prédécesseurs, l'énigmatique Mr. E (doublé par Lewis Black), qui leur laisse des indices plus ou moins obscurs sur le sujet. Face à lui, Mr Pericles, un hibou maléfique à l'accent anglais (doublé par Udo Kier), sorte d'Hannibal Lecter volant, ancienne mascotte du Mystery Inc original, et peut-être responsable de leur disparition. Chacun de leur côté, ils tentent de mettre la main sur les pièces d'un artefact espagnol datant de l'époque des conquistadores, raison de la disparition du Gang 1.0.

Sur cette base narrative, les scénaristes font preuve d'un ton assez surprenant : si les séries Scooby n'ont jamais eu peur de se moquer d'elles-mêmes, ici, c'est encore plus le cas. Parfois, cela se fait en montrant que le Gang n'est pas très doué dans la résolution des enquêtes ; parfois, cela se fait au travers de références plus ou moins explicites : les caméos superficiels de personnages Hannah Barbera dans les scènes de foules sont innombrables, tandis que certains autres, plus emblématiques et old-school, reviennent sur le devant de la scène. On a ainsi droit à un épisode centré sur les Hex Girls, un sur le mythique Vincent Van Ghoul (le Vincent Price des 13 fantômes de Scooby-Doo), et, encore plus jubilatoire, on assiste, à mi-saison, à un rêve enfiévré de Scooby, qui s'imagine à la tête d'un groupe de sidekicks Hannah Barbera (dont le Caaaaaapitaaaaaine Caaaaaaaveeeeeeerne !!) pour retrouver leurs comparses humains enlevés par un maychant (le tout au cours d'une enquête au design et à l'animation 70s).

Sans oublier un moment assez amusant, lors d'une visite de Daphne et Fred au musée des criminels, lorsque le couple tombe sur les mannequins en cire de Flim Flam et de Scrappy, et finit par conclure par un "non, non, Daphne, nous étions d'accord pour ne plus jamais parler d'eux, et pour faire comme s'ils n'avaient jamais existé". Et pan, dans tes dents, Scrappy.

Donc second degré + caractérisation fouillée et sexuée (shipping + baisers + velma en mode séductrice avec Shaggy pendant la moitié du show + tenues osées pour du cartoon pour enfants/Daphne qui se retrouve en bikini ou en nuisette dans plusieurs épisodes) + intrigue de fond réussie + personnages récurrents intrigants... qu'est-ce qui manque à la recette pour qu'elle soit complète ?

Les références pour un public plus âgé, pardi ! Et c'est là qu'on prend conscience des influences culturelles de la nouvelle équipe de scénaristes. En vrac, un Scooby-robot-assassin, aux apparitions ponctuées d'un rythme percussif à la Terminator, et qui est vaincu par Scooby aux commandes d'un monte-charge jaune ; une visite façon Silence des Agneaux dans un zoo, pour interroger Mr Pericles ; une parodie de la Horde Sauvage, avec des Orcs au guidon des motos ; une invasion de zombies sous l'influence d'un philtre d'amour, et qui pointent du doigt en hurlant, à la Bodysnatchers ; un épisode à la Cube, bourré de références à Shining, Saw, ou encore au Seigneur des Anneaux, avec un gamin enfermé dans une maison enterrée, survivant on ne sait comment, après avoir assisté à la mort progressive de sa famille, et transformé en gollum-like protégeant son trésor inestimable ; un mogwai dans une boutique chinoise, au coeur d'un épisode très Jack Burton, qui voit le Scooby Gang et leur van pris dans l'affrontement de deux sorciers asiatiques (dont un doublé par George Takei) jetant des éclairs en pleine rue ; un épisode inspiré de Fright Night, avec un maychant copie conforme du Darkness de Legend ; un accompagnement musical très nettement inspiré de Carpenter, avec notamment un épisode qui reprend à quelques notes près le thème d'Assault on Precinct 13...

And last but not least, un épisode excellent centré sur "HP Hatecraft", auteur de récits pleins de gloumoutes indicibles, dont la créature principale et tentaculaire s'en prend soudain aux habitants de Crystal Cove. Quand on sait qu'en plus, Harlan Ellison y double son propre personnage, tandis que Jeffrey Combs s'occupe de la voix de Hatecraft... =

Un Hatecraft qui revient d'ailleurs un peu plus tard dans la saison, contraint par son éditrice à rédiger une vampire teen romance novel, pour faire concurrence au Twilight de service.

Scooby-Doo - Mystery Incorporated est donc une très très bonne surprise, en ce qui me concerne, tant pour son second degré de lecture, aux références constantes et bien intégrées, que pour l'approche relativement adulte de son sujet : oui, ça reste le Scooby Gang, oui, une poignée d'épisodes est un peu moins inspirée que le reste, et oui, Velma est un peu tête à claques dans la première moitié de la saison, mais le show atteint parfois des moments sombres et sérieux assez surprenants pour une production de ce genre. Et puis ce doit être la première fois qu'une série intitulée Scooby-Doo soit finalement aussi équilibrée entre le chien/Shaggy et le reste du groupe (finalement, Scoob et Shaggy n'ont que rarement droit à leurs gags alimentaires habituels, et c'est tant mieux). Et rien que pour ça, c'est très recommendable.

En attendant la saison 2, un jour prochain, probablement en 2012.

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Les bilans de Lurdo : R.L. Stine's The Haunting Hour, saison 1

Publié le 24 Janvier 2012 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Anthologie, Fantastique, Horreur, Comédie, Jeunesse, Hub

Nouvelle série de 2010, inspirée par l'anthologie Nightmare Hour de R.L. Stine, et par le téléfilm The Haunting Hour : Don't Think About It (2007). Au programme, comme dans Chair de Poule, des histoires au format 23 minutes, parfois regroupés en double-épisodes pas forcément pertinents.

Épisodes :

- 01-02 : Premier épisode du nouveau show de RL Stine, après Chair De Poule. Avec pour commencer une histoire de real doll pour enfants qu'acquiert une petite peste pourrie gâtée (la petite soeur de Terabithia, qui a toujours sa bonne bouille, et joue bien), qui voit alors la doll devenir vivante, pour prendre lentement sa place dans sa famille, et vice-versa. Plutôt bien joué par tout le monde, avec un caméo de Britt Irvin en prime, et niveau visuel, c'est beaucoup moins cheap et tv que ne pouvait l'être Chair de Poule, mais bon, le récit est hautement convenu, et rien de plus qu'une énième variation sur un thème vu et revu dans les anthologies de ce genre. En plus d'avoir une happy end totalement déplacée. À noter cela dit un jump scare assez fun, à la Paranormal Activity.

- 03 : Épisode de Noël, sur une famille qui affronte un goblin meurtrier sorti d'un paquet cadeau. Pas trop mal joué, et assez dynamique, mais affreusement convenu et téléphoné, à nouveau, et relativement cheap.

- 04 : Un ado constamment tourmenté par d'autres élèves finit par se venger avec l'aide d'un nouvel élève fantômatique plus agressif que prévu. Pas désagréable à suivre, même si le twist final est assez convenu.

- 05 : Un ado et sa mère passent une nuit dans un hôtel isolé et hanté par des garous. Encore une fois, c'est clairement plus lêché visuellement que les séries précédentes du genre, mais bon, ça reste quelconque, et là, en l'occurence, ça abuse des jump scares.

- 06 : Petits cameos d'Elise Gatien et d'Emmanuelle Vaugier pour une histoire assez médiocre de robe volée par une nerd timide dans une boutique magique, cette dernière retrouvant aussitôt confiance en soi et pouvoir de séduction, mais à un prix certain. Pas super bien joué, en plus...

- 07 : Une ado et son frangin, habitués des cimetières, sont confrontés à un fantôme qui prend possession du petit frère. À l'ado de le sauver avant l'aube. Pas très bien rythmé, et la fin était assez téléphonée.

- 08 : Gina Holden en guest dans l'histoire d'une famille s'installant dans une nouvelle maison, et de l'ado confronté au goblin maléfique qui hante ses murs. Manque de rythme, mais pas désagréable, notamment lorsque le gamin découvre l'identité du streum dans son Guide des Monstres de D&D, et c'est même plutôt fun sur la fin. 

- 09 : Deux gamers testent un nouveau zombie shooter, qui les transporte directement dans le jeu. Cheap, déjà daté, et pas du tout original.

- 10 : Un jeune geek passionné d'aliens rencontre deux élèves de son écoles, des aliens déguisés qui lui proposent de prendre part à un programme secret d'échange ; Gentiment surjoué, téléphoné, et sans intérêt. 

- 11 : Ariel Winter, en petite-fille d'un psy possédant un magnétophone magique qui rend réelles les peurs de ses patients, une fois que le magnétophone est mis en lecture. Sympathique, même si ça cabotine joyeusement une fois que la Peur se tape l'incruste.

- 12 : Un gamin à la recherche d'un animal domestique se retrouve avec un zombie sur les bras. Pas désagréable, mais ça ne vaut surtout que pour la toute fin.

- 13 : Des gamins s'introduisent dans une maison abandonnée, et y découvrent un masque, qui semble être une fenêtre sur le passé, et sur un drame s'étant déroulé dans la demeure. Assez bien joué, et avec une jolie atmosphère.

- 14 : À la veille de son 13è anniversaire, un ado coulrophobe se croit traqué par des clowns arrivés en ville. RAS niveau jeu, mais le scénar est franchement trop téléphoné pour être intéressant.

- 15 : Un pré-ado découvre que sa grande soeur (Jodelle Ferland, qui a bien grandi ) fraîchement rentrée de son pensionnat a désormais tout d'une sorcière maléfique. Pas hyper passionnant, et là aussi assez convenu.

- 16 : Debby Ryan (une Disney girl à la bouille sympatoche) en biatch de lycée caricaturale, qui se trouve prise dans un remake de Drag Me to Hell, avec une vieille gitane vengeresse. Amusant, dans le registre "copie".

- 17 : Un petit gros, fasciné par un camion de glaces fantômes, est prêt à tout pour en goûter les glaces. Assez prévisible.

- 18 : Un ado hawaiien traumatisé par une attaque de requin dans son enfance revit son drame dans une piscine municipale. Sans grand intérêt.

- 19 : Un ado sceptique et ses deux amis décident de débunker Ghost Hunters & co en faisant leur propre vidéo bidon de ce genre dans un asile. Sauf que forcément, l'asile est hanté. Pas trop mal filmé et interprété, mais le twist final, comme souvent, est déjà vu.

- 20 : Bon gros recyclage, avec l'histoire de deux frères d'un âge similaire, l'un supra doué, l'autre moyen, aux parents froids et exigeants. Et quand l'un des deux frangins se met à avoir des vertiges, perdre connaissance, et bégayer, il est envoyé "à la clinique" par ses parents. Twist mégaprévisible pour qui a déjà vu un Twilight Zone/Fais Moi Peur/Shyamalan/etc avant, mais réal et interprétations honorables.

- 21-22 :
- Première partie du double season finale, avec une ado timide qui joue à Scary Mary, et entre en contact avec l'entité de l'autre côté du miroir. Un mélange de Mirrors et de Bloody Mary, donc, pas particulièrement exceptionnele un à un les humains, un truc du genre.
- L'ado se réveille de l'autre côté du miroir, où toutes les filles qui y vivent n'ont plus de visage, et se cachent derrière des masques informes, au service de la Scary Mary originale, qui leur vole leur visage. S'engage alors une course contre la montre pour les amis de l'héroine, à l'extérieur du monde des miroirs. Une ambiance gentiment glauque, et un épi plutôt juste dans l'interprétation.

Bilan de la saison 1 :

Niveau visuel, c'est clairement plusieurs degrés au dessus de Fais-moi Peur et autres Chair de Poule ; c'est beaucoup plus professionnel, mieux léché, et assez bien interprété dans l'ensemble... problème, les scénars sont assez faiblards, et rarement originaux, comme souvent chez Stine.

Dommage. Mais ça reste assez sympa à regarder, surtout compte tenu de l'absence d'alternative plus adulte dans le genre, et le tout est souvent assez sombre pour un show à destination des enfants.

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Les bilans de Lurdo : Chair de Poule, saison 1

Publié le 18 Janvier 2012 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Anthologie, Fantastique, Horreur, Comédie, Jeunesse, Fox

On ne présente plus non plus Goosebumps, l'anthologie fantastique pour enfants/ados inspirée des romans de R.L. Stine : succès international, omniprésence médiatique, le show, diffusé de 1995 à 1998 aux USA, est l'un des succès indubitables du petit écran pour enfants. Au point que la série a quasiment éclipsé Fais-moi peur dans la mémoire de plusieurs générations, cette dernière étant souvent considérée comme moins effrayante et plus cheap que ce Chair de Poule.

Saison 1 :

Et pourtant, en regardant la première saison de Goosebumps, l'on s'aperçoit très rapidement qu'il n'en est rien, et que la réalité est même plutôt toute autre. Immédiatement, en effet, on sent le gouffre qui existe entre les deux séries. Fais-Moi Peur était principalement un série à destination des enfants & ados (8-14 ans, je dirais), un peu cheap dans les premières saisons, mais totalement regardable par des spectateurs plus âgés (même une fois le facteur nostalgie évacué), et somme toute assez bien ficelée, lors des bonnes saisons.

Goosebumps, elle, est une série Fox Kids, beaucoup plus enfantine et basique (limite un peu niaise), difficilement appréciable pour un spectateur désormais adulte. Tout est constamment étriqué et fauché dans sa réalisation comme dans ses sfx, c'est rarement rythmé, les fins d'épisodes sont abruptes (comme s'ils avaient perdu la dernière page du script) et le show tout entier est clairement destiné à une tranche d'âge inférieure à celle de FMP. Sans compter que, contrairement à cette dernière, le cast de Goosebumps manque affreusement de diversité ethnique, avec des persos principaux quasi-exclusivement blancs dans les premières saisons. Ce qui fait un peu tâche alors que l'une des grandes qualités de FMP, c'était précisément d'avoir un cast pluri-ethnique ultra varié.

Donc pour sa première saison, alors en concurrence directe avec la saison 5 de Fais-Moi Peur, Chair de Poule ne fait franchement pas le poids. Après, nul doute que pour ceux qui étaient fans des bouquins, les voir portés à l'écran devait être suffisant pour passer un bon moment...

Épisodes :

01/02 - R.L. Stine qui fait la présentation, ça ne le fait pas. Pas motivé, robotique, il n'est pas à l'aise, et ça se sent. Bon, sinon, le fameux épisode du masque d'Halloween qui transforme son porteur en monstre. L'héroine est est assez agaçante, avec son côté peur de tout et de tout le monde joyeusement surjoué (sans compter qu'en plus elle vole le masque en question), l'exposition est plutôt maladroite, et le fameux masque sensé être "plus vrai que nature, et bouger comme de la vraie peau" est affreusement rigide. Un double épisode qui est, en plus, trop long pour ce que ça raconte.

03 - Un ado de 12 ans (le Stifler des dtv American Pie) décide de se venger de sa petite soeur en endommageant l'horloge de ses parents pour lui faire porter le chapeau... mais à la place, l'horloge lui fait remonter le temps. Assez simpliste, à la fois dans l'histoire et la réal, et la fin est WTF, avec l'ado qui, tout content, efface la naissance de sa soeur de l'histoire, et retourne fils unique à son époque.

04 - Une ado qui crie "au monstre" tout le temps, finit par en voir un vrai à la bibliothèque, mais personne ne la croit. Uber-convenu, ça cabotine, et des bouts de la scène de métamorphose du monstre sont même répétés plusieurs fois... reste le twist de fin, amusant, mais absolument pas crédible.

05/06 - Une tête familière (déjà dans FMP, qui plus est la même année) arrive dans un camp de vacances bizarre, autour duquel rôde un garou. Un double épisode qui tourne plutôt à vide, et qui se conclut par un double twist bancal au possible - 1) tout ça n'était qu'un test du gouvernement, et 2) "maintenant que tu es prêt, nous pouvons partir en expédition sur Terre, c'est un endroit bizarre et dangereux" (avec plan de la Terre dans le ciel, comme vue de la Lune) - Euh... okay.

07 - Encore une adapt du Fantôme de l'Opéra, bien soporifique, et avec une fin en queue de poisson. Zzzzzzz....

08 - Un épisode bancal, qui mélange trois intrigues différentes (un piano hanté qui joue une mélodie la nuit, un prof de piano bizarre obsédé par les mains de ses élèves, et un homme de ménage ingénieur en robotique) qui ne fonctionnent jamais vraiment de manière homogène, qui sont baclées, et qui annihilent l'effet de la seule scène potentiellement marquante de l'épisode. Et encore une fin à l'arrache.

09 - Le jeune conteur de FMP (le seul à être revenu en régulier pour les deux dernières saisons) dans une histoire de Momie qui revient à la vie à l'ouverture d'une tombe. Enfin, il faut attendre les 5 dernières minutes pour que quelque chose se produise... et quand ça se produit... ça dure 1 minute, et c'est fini.

10 - Marionnette maléfique, tout ça... Bof.

11 - Un jeune garçon se transforme petit à petit en chien, après s'être mis de la lotion solaire étrange. Ça aurait pû être fun (notamment le twist de fin) si ça n'était pas aussi cheap et mal joué.

12/13 - Deux gamins qui se battent contre la plante body-snatcheuse qui a pris la place de leur père et le maintient en captivité au sous-sol. Beaucoup trop long pour le peu que ça a à raconter.

14 - Amanda Tapping & Katharine Isabelle emménagent dans une nouvelle maison, occupée par une éponge carnivore porteuse de malchance. Cheapissime (la tronche de l'éponge, on dirait un muppet foireux), pas trop mal interprété, mais loin d'être palpitant.

15 - Tiens, une photocopie de l'épisode de FMP sur l'appareil photo qui prédit la malchance... apparemment, le roman original de Chair de Poule est sorti quelques semaines avant la diffusion de l'épisode de FMP, donc soit il y a eu pompage ultra-rapide de FMP sur Stine, soit les deux ont développé le même concept à partir de l'épisode de la Twilight Zone qui avait un thème similaire. En tous cas, dans celui-ci, il y a Ryan Gosling, un méchant à la perruque immonde, un appareil photo au design ridicule... et cet épisode n'arrive, après tout, que trois ans après celui de Fais-moi Peur.

16/17 - Stine qui présente à nouveau le show, toujours aussi peu à l'aise. Une actrice du pilote qui revient. Deux gamins poursuivis par un bourreau fantôme lors d'une visite à la Tour de Londres. Encore une fois, si ce n'est pas trop mal interprété (du moins en ce qui concerne les gamins, parce que du côté des péquenots et de leur quasi- "Burn The Witch", ça cabotine à fond) c'est un double épisode vide, l'histoire n'étant pas suffisante pour remplir plus d'un épi normal. Et le twist de fin, qui est supposé apporter un éclairage différent sur le double épisode, est franchement trop capillotracté pour être convaincant.

18/19 - À nouveau, Stine, et à nouveau, un double épi, sur Brendan Fletcher qui s'installe dans une vieille baraque au milieu du bayou avec sa famille, qui trouve un chien, et qui est confronté à un loup-garou. Mouais, ça n'avance pas du tout et c'est hypra convenu.

Bilan : une saison guère engageante, mollassonne et peu inspirée. Ça ne promet pas grand chose pour la suite...

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Les bilans de Lurdo - Tween Wars XIII : Anubis & Vampires

Publié le 1 Juin 2012 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Fantastique, Comédie, Sitcom, Drame, Nickelodeon, Disney, Jeunesse, Tween

Episode XIII : Rare Imports

House of Anubis (2010 - ? )
 

Nerd, rebelle, douchebag, américaine, blonde, black, sportif, intello.

Koicé ?
Le quotidien des occupants de la Maison d’Anubis, l’un des dortoirs mixtes d’un lycée privé anglais, et leur quête de divers artefacts égyptiens issus de la tombe de Tutankhamon, qui une fois assemblés forment la coupe de la vie éternelle. En parallèle, le complot des différents instituteurs et proviseurs du lycée, pour mettre la main sur la coupe avant les élèves, et vider ces derniers de leur force vitale.

Aveckicé ?
De nombreux jeunes acteurs anglais et américains. Avec dans l’ordre Nina (Nathalia Ramos), une américaine, descendante de ceux qui ont caché les artefacts dans la Maison, et qui est l’Élue, seule capable d’assembler la Coupe ; Fabian (Brad Kavanagh), le nerd amoureux de Nina ; Amber (Ana Mulvoy Ten), la bimbo blonde de service, au QI de poulpe mort ; Patricia (Jade Ramsey), la goth/rockeuse rebelle de service, à grande gueule ; Mick (Bobby Lockwood), le sportif de service, pas très finaud ; Mara (Tasie Dhanraj), la good girl amoureuse du sportif ; Alfie (Alex Sawyer), le comique black de service, qui en pince pour Amber ; Jerome (Eugene Simon), le fourbe manipulateur de service. Au niveau des adultes, plusieurs visages connus : l’antagoniste principal de la bande, et surveillant général de la HoA, Victor (Francis "Game of Thrones" Magee) ; la gouvernante bienveillante de la HoA, Trudy (Mina "Brigadier Fowler et Sarah-Jane Adventures" Anwar) ; la prof de français (Marsha de Spaced) ; et quelques autres personnages secondaires de moindre importance, si ce n’est Rufus Zeno (Roger Barclay), l’un des anciens membres des conspirateurs adultes, expulsé du groupe, et qui tente de se venger pendant toute la saison.

Koiçavo ?
La saison 1 de HoA, show Nickelodeon, est un produit assez étrange. Remake US/UK de la série néerlandaise du même nom, le show se divise en une soixantaine d’épisodes de 10-11 minutes environ.

Les quatre protagonistes masculins de la série. Indice : le traître ne porte pas de veste.

Avec ce format de quasi-short-com, la série a donc un rythme efficace, enchaînant cliffhanger sur cliffhanger, dans une histoire à l’atmosphère assez réussie, entre Club des Cinq en uniformes anglais et chasse au trésor dans une vieille baraque pleine de passages secrets.

Problème, cependant, malgré ce rythme et la nature surnaturelle du show, avec quelques effets spéciaux, potion d’immortalité, etc… ça reste tout de même très soap. Tant dans la forme que dans le fond : la réalisation est assez fauchée, on sent les décors de studio à la sitcom pour les intérieurs, ce qui enlève pas mal de crédibilité et d’immersion, surtout dans les premiers épisodes.

Les quatre protagonistes féminins de la série. Indice : la cinquième est kidnappée dans le premier épisode, et ne réapparaît pas plus de trois minutes dans le reste de la saison.

Quant à l’histoire, là aussi, on enchaîne pas mal de figures imposées du style : des triangles amoureux, des regards transis, un kidnapping, une prise d’otage, et des épisodes de meublage qui ne sont pas du tout passionnants, comme le bal de promo, un épisode à la sauce Nouvelle Star, un quizz show, etc.

Cela dit, le format court étant, ces diversions ne prennent pas trop de temps. Car c’est bien là l’avantage principal du format : le tout se regarde très facilement. Alors certes, les cliffhangers résolus en deux phrases peuvent parfois agacer, le jeu hésitant de l’une ou l’autre actrice peut énerver (cela dit, en moyenne, ça tient assez bien la route vu l’âge des acteurs), et on regrette régulièrement que le show ne prenne pas plus de temps ou d’argent pour construire ses intrigues et ses effets, mais finalement, pour ce que c’est, ça va encore.

Perte de Santé mentale :
Non négligeable, mais assez supportable. Le show trouve ses marques à mesure qu’il avance dans sa saison, et le côté "Club des Cinq/Six Compagnons à la recherche de la Momie perdue" est finalement assez sympatoche, sur le plan fibre nostalgique. Cela dit, ça reste anecdotique, et maintenant que l’intrigue de base est bouclée avec la fin de s1, la s2 diffusée dès janvier 2012 a enchainé avec de nouveaux artefacts à découvrir. Pas forcément mégapassionnant non plus, mais bon...



My Babysitter’s a Vampire (2010 - ? )
 

Le héros, la « babysitter », et le meilleur pote pas doué.

Koicé ?
Ethan, un ado légèrement nerd, est contraint par ses parents de supporter, malgré son âge, une babysitter à domicile. Celle-ci s’avère être Sarah, une des élèves du lycée où va Ethan... et und Fledgling (un vampire qui n’a pas encore consommé de sang humain). Rapidement, Ethan va alors se découvrir des dons de voyance et, avec l’aide de son meilleur ami Benny, de Sarah, et de Rory, leur pote/boulet de service, ils vont devoir affonter à de multiples reprises les forces du mal dans la petite ville de Whitechapel.

Aveckicé ?
Matthew Knight et Atticus Mitchell, respectivement dans la peau de Ethan et Benny : rien à leur reprocher, ils sont juste et efficaces dans leurs rôles ; Vanessa Morgan, la petite black qui joue le rôle de Sarah, s’en tire très bien elle aussi, même si elle est aidée par son physique forcément avantageux, et par son soutien-gorge blindé ; Cameron Kennedy (Rory) est excellent dans son rôle, celui du nerd boulet vampirisé pendant le pilote, et qui passe toute la saison à essayer de maîtriser ses pouvoirs... et de séduire Erica (Kate Todd), la meilleure amie de Sarah, une ancienne nerd/twitard elle aussi vampirisée dans le pilote, et qui vit cette transformation comme une renaissance ; reste aussi la petite sœur de Ethan (un prétexte plus qu’un véritable perso), la grand-mère de Benny (une mamie cool, sorcière à ses heures perdues), et les parents d’Ethan, gentiment excentriques.

Koiçavo ?
My Babysitter’s a Vampire, c’est en quelque sorte l’héritier de Big Wolf on Campus. Car si le show est un peu moins cartoonesque que la série de garous, elle partage de nombreux points communs avec celle-ci.

À commencer par un univers légèrement surréaliste : les trois vampires vont tranquillement au lycée, en pleine journée, avec un bon auto-bronzant ; Dusk, l’équivalent local de Twilight, fait fureur, et donne aux vrais vampires une bonne couverture pour leurs agissements ; les deux héros sont gaffeurs au possible, et provoquent plus de catastrophes qu’ils n’en résoudent ; le lead est voyant, son meilleur pote sorcier, leurs amis vampires : chacun son rôle dans la chasse aux monstres ; Whitechapel est une Hellmouth 2.0 qui attire tous les monstres possibles et imaginables, sans que personne d’autre ne s’en rende compte…

Les vampirettes récurrentes du show. Grrrr.

Ainsi, en un téléfilm pilote + 13 épisodes, la série (canadienne, et diffusée aux USA par Disney) enchaîne-t’elle de nombreux phénomènes qui rappellent fortement Buffy et compagnie : des animaux de compagnie maléfiques ramenés à la vie par un sort raté ; une cheerleader sorcière vengeresse ; des infirmières vampires qui se servent de leur job pour faire des "prises de sang" ; une poupée barbie qui devient vivante ; un appareil photo qui sépare en deux moitiés, une positive & une négative, ceux qu’il prend en photo ; un fantôme jock afro bodybuildé issu des 70s, et qui colle aux basques des héros ; un filtre d’amour qui dégénère, à la Xander dans Buffy ; un virus végétal qui envahit le lycée ; un épisode à base de garous ; un présentateur de show tv à la Ghost Adventures qui veut chasser du vrai vampire ; une invasion de zombies provoquée par le café du starbucks local ; un hommage à Ghostbusters, avec une séance de spiritisme qui transforme Sarah en Zuul-bis, l’occasion pour les protagonistes de sortir un souffleur à feuilles en guise de pièges à fantômes…

Heureusement, tout ça est fait avec second degré et bonne humeur, et le cast semble s’amuser. Il n’y a pas trop de shipping (même si, vue la relation entre le nerd-héros et la vampirette poumonnée, du shipping est inévitable), il y a un minimum de continuité, et le seul vrai reproche que l’on puisse faire au show (hormis ses influences un peu trop voyantes), c’est probablement son rythme assez aléatoire, malgré le format 20 minutes.

Perte de Santé mentale :
Anecdotique. Ça se regarde sans difficulté, et l’on risque plus de s’endormir devant certains passages à vide de certains épisodes, plutôt que de perdre des points de QI. Avec un peu plus de maîtrise, ce show pourrait facilement devenir un pilier du genre, une sorte d'héritier spirituel aux premières saisons de Buffy, décomplexé et léger. Reste à voir le devenir de la saison 2, pour le moment en cours de production.

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Les bilans de Lurdo : Halloween Oktorrorfest 2017 - Rétrospective TV

Publié le 23 Septembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Horreur, Fantastique, Comédie, Jeunesse

L'Halloween Oktorrorfest touche aussi le petit écran, avec chaque week-end, de mi-Septembre à début Novembre, des critiques de séries fantastiques et horrifiques...

Avant de me lancer de plein pied dans des bilans hebdomadaires de séries horrifico-fantastiques, j'ai cru bon de revenir un peu sur les divers programmes déjà traités sur ce blog.

Du moins, sur certains programmes, notamment les plus anciens, car, comme je l'ai déjà mentionné dans une Update précédente, j'ai eu l'occasion de redonner un coup de balai sur les plus vieux bilans publiés dans ces pages, afin de les rendre un peu plus présentables.

Autant profiter de l'occasion, donc, pour publier, dans ce bilan d'ouverture, une petite rétrospective sélective des séries les plus anciennes passées en revue par mes soins, et qui feraient, pour les spectateurs curieux, de bons programmes à binge-watcher pendant ce sombre mois d'Octobre...

ANTHOLOGIES : 

L'horreur et le fantastique sont des genres qui se prêtent très bien aux anthologies télévisuelles, pour le meilleur et souvent pour le pire.

Pour les adultes, il y a bien sûr Stephen King, les Masters of Horror, et sa déclinaison non-câblée, Fear Itself : rien de vraiment indispensable, et on leur préférera les Contes de la Crypte, qu'il faudra que je passe en revue un jour.

Les bilans de Lurdo : Stephen King's Nightmares & Dreamscapes

Les bilans de Lurdo : Masters of Horror, saison 1 (2005)

Les bilans de Lurdo : Masters of Horror, saison 2 (2006)

Les bilans de Lurdo : Fear Itself (2008)

Quand aux plus jeunes, ils ont l'embarras du choix, entre des Fais-moi Peur inventifs qui ont plutôt bien vieilli, un Deadtime Stories assez quelconque, et toute la production télévisée de R.L. Stine, de Chair de Poule à The Haunting Hour, des anthologies nettement plus inégales, qualitativement parlant. Sans oublier Eerie Indiana, une quasi-anthologie plutôt sympathique.

Les bilans de Lurdo : Fais-Moi Peur, saisons 1 à 3

Les bilans de Lurdo : Fais-Moi Peur, saisons 4 et 5

Les bilans de Lurdo : Fais-Moi Peur, saisons 6 et 7

Les bilans de Lurdo : Chair de Poule, saison 1

Les bilans de Lurdo : Chair de Poule, saisons 2 à 4

Les bilans de Lurdo : R.L. Stine's The Haunting Hour, saison 1

Les bilans de Lurdo - R.L. Stine's The Haunting Hour, saison 2

Les bilans de Lurdo - R.L. Stine's The Haunting Hour, saison 3

Les bilans de Lurdo - R.L. Stine's The Haunting Hour, saison 4

Les bilans de Lurdo - Deadtime Stories, saison 1

Oktorrorfest 2012 Hangover - 02 : Eerie Indiana

SÉRIES FANTASTIQUES :

Ici aussi, à boire et à manger pour les amateurs de frissons télévisuels : Poltergeist et The Collector sont deux séries canadiennes assez inégales, qui contiennent de bons épisodes, mais ont aussi une tendance à perdre rapidement leur chemin, et à frustrer plus qu'à satisfaire.

Kingdom Hospital est un remake totalement inutile de l'incontournable Kingdom de Lars Von Trier (qui lui, pour le coup, mérite d'être revu encore et encore). Carnivale est une série assez inégale, avec une première saison mal rythmée, et une absence de conclusion frustrante : néanmoins, elle vaut le coup d'oeil.

Enfin, Kindred et Wolf Lake sont deux OFNIS, à la durée de vie particulièrement courte, et qui ont le mérite d'avoir tenté des choses inédites à l'écran, que ce soit dans l'approche ou dans la mise en images...

Les bilans de Lurdo : Poltergeist : The Legacy, saison 1

Les bilans de Lurdo : Poltergeist : The Legacy, saison 2

Les bilans de Lurdo : Poltergeist : The Legacy, saison 3

Les bilans de Lurdo : Poltergeist : The Legacy, saison 4

Les bilans de Lurdo - The Collector : le messager des ténèbres (saison 1)

Les bilans de Lurdo - The Collector : le messager des ténèbres (saison 2)

Les bilans de Lurdo - The Collector : le messager des ténèbres (saison 3)

Les bilans de Lurdo : Stephen King's Kingdom Hospital

Les bilans de Lurdo - Carnivale, la Caravane de l'Étrange, saison 1

Les bilans de Lurdo - Carnivale, la Caravane de l'Étrange, saison 2

Les bilans de Lurdo - Kindred : the Embraced

Les bilans de Lurdo - Wolf Lake

Sans oublier quelques séries plus récentes, mais pas forcément toutes plus mémorables ou de qualité, comme The Walking Dead, Une Nuit en Enfer, et bien sûr, Stranger Things, toutes traitées au cours des précédentes Oktorrorfest.

Oktorrorfest 2012 - 01 : The Walking Dead, saison 1

Oktorrorfest 2012 - 04 : The Walking Dead, saison 2

Oktorrorfest 2015 - 118 - Une Nuit En Enfer, la série - Saison 1 (2014)

Oktorrorfest 2016 - 113 - Stranger Things, saison 1 (2016)

JEUNESSE ANGLAISE :

Nos amis les Anglais aiment bien le genre fantastique, et ils l'adaptent souvent au format télévisé, notamment pour les plus jeunes : la CBBC a ainsi toute une tradition de séries fantastiques pour enfants et pré-ados, des séries qui, bien souvent, grandissent et évoluent avec leur public, se transformant en séries pour adolescents souvent assez sympathiques et bien écrites.

Young Dracula, notamment, a bien évolué depuis ses débuts : initialement une sitcom familiale pour enfants à la distribution très attachante, elle s'est transformée en séries pour ados au fil des ans, du succès de Twilight et de sa production chaotique (plusieurs années de pause entre certaines saisons). Une métamorphose qui ne m'avait pas vraiment convaincue à sa diffusion : j'avais ainsi arrêté de regarder la série au début de la saison 4, mais je compte bien reprendre cette saison et la saison 5 à l'occasion de cette Oktorrorfest, pour boucler l'intégrale de la série.

Les bilans de Lurdo - Young Dracula, saison 1 : première partie

Les bilans de Lurdo - Young Dracula, saison 1 : suite et fin

Les bilans de Lurdo - Young Dracula, saison 2 : première partie

Les bilans de Lurdo - Young Dracula, saison 2 : suite et fin

Les bilans de Lurdo - Young Dracula, saison 3 : première partie

Les bilans de Lurdo - Young Dracula, saison 3 : suite et fin

Il en va de même pour Wolfblood : la série était très attachante en première saison, mais j'ai plus ou moins tout laissé tomber en seconde année, lorsque la distribution a changé du tout au tout. Je ne compte cependant pas rattraper plus d'une saison sur les quatre nouvelles qui ont été diffusées depuis mon bilan de la saison 1 : l'héroïne des deux premières saisons quitte le show après la saison 2, et avec elle, c'est mon envie de continuer qui s'en va.

Les bilans de Lurdo : Wolfblood, saison 1

Enfin, last but not least, Amandine Malabul, Sorcière Maladroite, alias The Worst Witch. Un personnage qui est l'un de mes plaisirs pas si coupables depuis le téléfilm des années 80 avec Fairuza Balk et Tim Curry, et depuis ma lecture, lorsque j'étais enfant, des aventures de la jeune sorcière (clairement source d'inspiration de JK Rowling, même si elle refuse de l'admettre).

Bref. Outre le téléfilm de 1986, The Worst Witch a été adapté en plusieurs séries co-produites par l'Angleterre et le Canada : une première adaptation de trois saisons, puis son spin-off envoyant l'héroïne à la fac magique, et enfin un quasi-spin-off remplaçant Amandine par sa cousine, et revenant aux bases du concept.

En 2017, la CBBC a diffusé une nouvelle adaptation de la série, adaptation que j'ai ainsi prévu de regarder dans les semaines à venir...

Les bilans de Lurdo : The Worst Witch, saison 1

Les bilans de Lurdo : The Worst Witch, saison 2 & 3

Les bilans de Lurdo : Weirdsister College (The Worst Witch, saison 4)

Les bilans de Lurdo : The New Worst Witch, saisons 1 & 2

SCOOBY-DOO :

Lorsque l'on parle de fantastique et d'horreur pour les enfants, difficile d'échapper à Scooby-Doo. Et lorsqu'on parle de Scooby-Doo, difficile d'échapper à Scooby-Doo : Mystères Associés, probablement LA meilleure série animée Scooby-Doo depuis la création des personnages, à la fois un show drôle, rythmé et dynamique, et un programme bourré de références et de clins d'oeil plus sophistiqués, à destination des parents. À ne pas manquer.

Le reste ? Plus anecdotique.

Les bilans de Lurdo : Scooby-Doo, Mystery Incorporated - Saison 1

Les bilans de Lurdo : Scooby-Doo, Mystery Incorporated - Saison 2 (1/2)

Les bilans de Lurdo : Scooby-Doo, Mystery Incorporated - Saison 2 (2/2)

Les bilans de Lurdo : Combo spéciale Scooby-Doo

Critique éclair : Scooby Doo - Camp Scare

Et maintenant que cette rétrospective est terminée, place aux nouveaux bilans tv horrifico-fantastiques, chaque week-end jusqu'à la fin de l'Halloween Oktorrorfest 2017...

 

 

(et je rappelle au passage que l'intégralité des séries critiquées par mes soins est listée ici et ici ; quant à Sygbab, son travail se trouve )

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Blog Update ! - Mars 2021

Publié le 27 Mars 2021 par Lurdo dans Review, Critiques éclair, Cinéma, Télévision, Les bilans de Lurdo, Les bilans de Sygbab, Update

Un mois de mars un peu coupé court pour laisser de la place à la semaine ZAZ qui commence dès aujourd'hui, et qui, pour une fois, a vu quelques sorties intéressantes poindre le bout de leur nez, malgré les circonstances actuelles...

#1382 - La Voix du Succès (2020) - 2.5/6

#1383 : Tom et Jerry (2021) - 2/6

#1384 : The Opening Act (2020) - 3.5/6

#1385 : Chick Fight (2020) - 2/6

#1386 : Nail in the Coffin - The Fall and Rise of Vampiro (2020) - 4.5/6

#1387 : Un Prince à New York (1988) - 3.75/6

#1388 : The Arrested Development Documentary Project (2013) - 3.5/6

#1389 : Abduction (2019) - 2.25/6

#1390 : Un Prince à New-York 2 (2021) - 3/6

#1391 : La Vallée des lanternes (2018) - 3/6

#1392 : SEMAINE SAINT PATRICK - Le Peuple loup (2020) - 4.25/6

#1393 : SEMAINE SAINT PATRICK - Wild Mountain Thyme : amoureux foux (2020) - 1.5/6

#1394 : SEMAINE SAINT PATRICK - Je suis Patrick (2020) - 3/6

#1395 : SEMAINE SAINT PATRICK - Lucky (2019) - 3.5/6

#1396 : SEMAINE SAINT PATRICK - Vieilles canailles (1998) - 4/6

#1397 : Pick it up ! Ska in the '90s (2019) - 4.25/6

#1398 : Zack Snyder's Justice League (2021) - 3.5/6

#1399 : Raya et le dernier dragon (2021) - 4/6

#1400 : Jiu Jitsu (2020) - 1.5/6

#1401 : Yes Day (2021) - 2.5/6

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# Bilan :

Un petit mois sans réelles surprises, entrecoupé d'une semaine consacrée à l'Irlande et à la Saint Patrick : de quoi passer un moment agréable, avec en prime quelques nouveautés - malheureusement pas toujours des plus probantes. Si la Snyder Cut de Justice League est effectivement meilleure que la version cinéma, de nouvelles sorties comme Yes Day ou Tom et Jerry semblent vraiment en pilotage automatique.

D'autres, comme Un Prince à New York 2, tombent dans l'écueil des suites inutiles qui n'apportent rien à leur modèle, voire l'affaiblissent rétrospectivement. Dommage, car le retour en grâce d'Eddie Murphy, entamé avec Dolemite, se fait toujours attendre.

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# Film(s) du mois :

Deux documentaires (Pick It Up ! et Nail in the Coffin), suivis de deux films d'animation : le dernier Disney, (Raya, une bonne surprise inattendue), et le Peuple Loup, forcément superbe et enchanteur.

 

# Flop(s) du mois :

Deux beaux flops, entre un Wyld Mountain Thyme insipide et agaçant au possible, et un Jiu Jitsu approximatif et sous-développé, qui ne convainc ni par son scénario ni par son action.

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# Petit écran :

Ce mois-ci, Sygbab a terminé son intégrale Marvel : Les Agents du SHIELD, avant de s'attaquer à deux one-shots qui n'ont pas connu de suite, le mythique Firefly, et le moins connu Total Recall 2070 ; un mélange des genres intéressant, complété, de mon côté, par la fin de saison 1 de Wandavision, et par (histoire de rester dans l'univers des super-héros) la bordélique saison 2 des Titans de DC.

 

Retrouvez aussi les bilans de toutes les séries critiquées jusqu'à présent en ces pages depuis l'index Séries alphabétique qui leur est consacré.

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# À venir :

En avril, on commence par un hommage à des colosses de la comédie : les ZAZ, avec une rétrospective de leur œuvre (tant cinématographique que télévisuelle) pendant une bonne semaine. Ensuite, retour à la normale, avec du lourd, du moins lourd, et de l'excentrique : Monster Hunter, la série Dark Crystal - Le Temps de la Résistance, Le Faucon et le Soldat de l'Hiver, Mulan, la série Final Space, et bien d'autres choses encore, en fonction de l'actualité...

 

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Christmas Yulefest 2019 - 49 - Christmas in Evergreen 3 : le Calendrier secret de Noël (2019)

Publié le 24 Décembre 2019 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Hallmark, Noël, Review, Romance, Télévision, Yulefest

Noël approche, et chez les Téléphages Anonymesc'est donc l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

Le Calendrier secret de Noël (Christmas in Evergreen 3 - Tidings of Joy - 2019) :

Romancière en panne d'inspiration et journaliste à mi-temps, Katie (Maggie Lawson) décide de visiter Evergreen pendant les fêtes, afin de découvrir par elle-même cette bourgade à la réputation exceptionnelle. En chemin, elle rencontre Ben (Paul Greene), lui aussi ancien reporter, et ensemble, ils s'intéressent au mystère d'une capsule temporelle cachée en ville 50 ans plus tôt par les parents des habitants actuels de la ville...

À la base, déjà, la série des Christmas in Evergreen de Hallmark (dont Un Festival pour Noël et La Clé d'un Noël réussi sont les deux premiers épisodes) est une sorte d'ultra-concentré de tout ce qui fait un téléfilm de la chaîne : clichés, acteurs, neige, production, etc.

Un ultra-concentré théoriquement indigeste mais qui, par son casting et sa volonté délibérée de développer un univers partagé, des personnages récurrents, et d'intégrer une petite touche de magie de Noël, parvient néanmoins à fonctionner : objectivement, les Christmas in Evergreen ne sont pas franchement meilleurs que la majorité des productions Hallmark, mais elles ont tout de même un charme supplémentaire, qui permet au spectateur d'accepter la folie de Noël ambiante.

Ici, avec ce troisième volet, c'est la même chose. En présentant cette journaliste sceptique et sarcastique, qui arrive à Evergreen et remet en question le Noël proposé par cette petite ville enneigée, Hallmark intègre même une petite dose de méta assez amusante. Ce qui n'empêche pas le reste du téléfilm ne ressembler à un best-of brouillon de tout ce qui fait un téléfilm de Noël Hallmark : montages musicaux, patinage, cookies, cuisine de Noël, décoration, sapin, traditions improbables, interprétation inégale des seconds rôles, etc, etc.

On est en terrain totalement familier, rendu d'ailleurs un peu plus décousu encore par la continuité imposée par le reste de la franchise : la plupart des personnages établis dans les deux épisodes précédents réapparaissent ici (y compris Ashley Williams et Jill Wagner), et bon nombre d'entre eux ont droit à des sous-intrigues plus ou moins étoffées (Rukiya Bernard, notamment, ce qui fait toujours plaisir).

Forcément, cela alourdit d'autant plus le métrage, un métrage qui semblait initialement vouloir s'articuler autour de cette histoire de capsule temporelle, avant de basculer en cours de route vers un calendrier de l'avent géant à la raison d'être jamais totalement probante.

Le grand mystère de la capsule temporelle/du calendrier paraît ainsi très clairement sous-développé, parasité par tout ce qui l'entoure... mais ce n'est pas si grave que ça. Car le plus important - le couple formé par Maggie Lawson et Paul Greene - fonctionne très bien : non seulement les deux acteurs ont (sans surprise) une excellente alchimie, mais en plus, la relation évolue de manière convaincante et mature. Les quiproquos sont minimaux et rapidement réglés, de manière adulte, les baisers sont fréquents et assumés, et surtout (spoiler) l'héroïne ne choisit pas de s'installer à Evergreen, ni de sacrifier sa carrière ! Miracle !

Rien que pour ça, ça donne envie de pardonner tous les défauts du métrage (et en particulier cette scène d'ouverture dans le train, où les faux raccords sont légion, notamment au niveau de la direction dans laquelle les personnages sont assis).

3.5/6

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Christmas Yulefest 2019 - 73 - Ghosting : The Spirit of Christmas (2019)

Publié le 10 Janvier 2020 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Noël, Review, Romance, Télévision, Yulefest, Freeform

Noël est terminé, mais chez les Téléphages Anonymesc'est toujours l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefestet ce jusqu'à mi-janvier...

Ghosting - The Spirit of Christmas (2019) :

Alors qu'elle revient tout juste d'un premier rendez-vous parfait avec Ben (Kendrick Sampson), Jess (Aisha Dee) est victime d'un accident de voiture mortel. Elle revient alors sous forme de fantôme, et hante le quotidien de sa meilleure amie de toujours, Kara (Kimiko Glenn), avec laquelle elle va alors tenter de comprendre la raison qui la maintient sur ce plan d'existence... une raison qui a probablement à voir avec le séduisant Ben.

Un téléfilm Freeform (ex-ABC Family) qui m'a posé bien des problèmes. Principalement parce qu'à la base, il est tout à fait compétent : bien interprété (malgré une Kimiko Glenn à la voix agaçante), assez dynamique, efficace, avec un budget suffisant, bref, en théorie, ce serait un film assez réussi. Et qui a vraiment pu, outre-Atlantique.

Sauf que... déjà, on se trouve ici devant un film typiquement californien - non seulement au niveau de l'environnement (plages, soleil, palmiers) que de l'image (finalement peu de décorations, des images ensoleillées, chaudes et lumineuses), mais aussi des personnages, de leurs attitudes, et de leurs professions : on est tout de même dans un métrage où, au bout de quelques minutes, on a déjà eu droit aux piscines, au soleil, aux bikinis, et aux personnages principaux vingtenaires ultra-wokes et bohèmes (l'héroïne est une apprentie-pâtissière fraîchement renvoyée pour ses velléités féministes, sa BFF est une préparatrice de thés lesbienne new age amatrice de pseudo-spiritualité et de yoga, Ben est un artiste exposé dans des galeries, etc)...

Non seulement pour l'ambiance de Noël, on repassera, mais il est de plus assez difficile de faire l'impasse sur une impression désagréable, celle d'un téléfilm écrit et conçu pour être l'anti-thèse des métrages Hallmark, une antithèse nettement plus libérale et woke, quitte à le surligner à chaque instant.

Et c'est cette impression qui m'a malheureusement accompagné pendant tout le film, une impression de calcul cynique d'un producteur qui s'est dit qu'il fallait absolument produire un métrage de Noël qui irait à contre-courant de la blancheur conservatrice de rigueur chez Hallmark, en y utilisant des personnages jeunes, libres et branchés, exclusivement issus de la diversité ethnique (les deux seuls personnages caucasiens du film - notamment Missy Pyle - sont des bouffons qui n'ont que quelques scènes à l'écran), avec une relation LGBTQ mise en avant (Kara s'éprend de la sœur de Ben, qui, par la plus grande des coïncidences, est elle aussi lesbienne et célibataire, comme le hasard fait bien les choses), le tout pour un récit que l'on devine clairement construit sur un jeu de mots pourri (le double sens de ghosting).

Et puis il y a cette fin rigolarde, qui (spoilers), au terme de tout un téléfilm assez sincère basé sur le deuil et l'acceptation du décès de l'autre, et centré sur une romance impossible, reprend un an plus tard sur l'héroïne qui retrouve, dans l'au-delà, ce cher Ben, mort d'une crise cardiaque foudroyante. Ou, comme le décrit Jess, il est mort "d'un cœur brisé" (jeu de mots pourri, le retour). On se retrouve donc avec un script qui fait le choix de tuer l'un de ses protagonistes pour offrir une fin heureuse et légère à sa romance, sans se préoccuper un instant de ce que ça implique pour les autres personnages (comme la sœur de Ben, qui est désormais orpheline de mère et n'a plus de frère), ou de la cohérence tonale du tout.

Bref, comme je le disais, mais ce métrage m'a posé bien des problèmes : à la fois intéressant, et agaçant dans sa forme, avec des personnages tour à tour touchants et antipathiques, il m'a frustré plus que convaincu... mais je serais bien en peine de lui mettre une note.

2.5/6 ?

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Christmas Yulefest 2019 - 71 - Le Bel Inconnu de Noël (2019)

Publié le 8 Janvier 2020 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Lifetime, Noël, Review, Romance, Science-Fiction, Télévision, Yulefest

Noël est terminé, mais chez les Téléphages Anonymesc'est toujours l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefestet ce jusqu'à mi-janvier...

Le Bel Inconnu de Noël (Christmas Love Letter - 2019) :

Responsable du courrier du cœur pour une publication, Amalie (Ashley Newbrough) a décidé de consacrer sa rubrique de Noël à ses fiançailles. Malheureusement, son compagnon (Josh Ventura) ne lui fait pas une demande en mariage suffisamment romantique ou spontanée, et elle décide de le plaquer : désormais sans sujet de chronique, Amalie décide alors de découvrir qui est l'auteur d'une déclaration d'amour anonyme reçue par courrier. Elle retourne dans sa ville natale, pour y interroger trois de ses ex, tous autrefois fous d'elle : Will Rivers (Pierce Lackey), Joseph Harrington (Ben VanderMey), et Sander Monk (Adam Cole). Et c'est sans compter sur Ian McCallister (Tilky Jones) et sa fille au QI surdéveloppé (Izzy Herbert), qui travaillent sur un prototype de chien robotique...

Comédie romantique festive de la chaîne Lifetime, ce Bel Inconnu de Noël (titre français assez naze) m'a gentiment agacé. Que ce soit un récit basique, avec tous les clichés du genre (père veuf, gamine précoce, rupture sentimentale à Noël, ville natale, montages, bataille de boules de neige, etc), passe encore. Que le personnage principal soit égocentrique, uniquement préoccupée par le grand amour, et totalement dépourvue de la moindre personnalité, ça coince déjà plus.

Amalie (prénom aussi naze que le titre, façon "on va l'appeler Emilie, mais on veut qu'elle soit unique et originale, donc on va changer quelques lettres") passe donc le plus clair du métrage persuadée que tous les hommes qu'elle croise sont forcément amoureux d'elle, au point de lui écrire une lettre d'amour, et lorsqu'elle arrête son choix sur quelqu'un, malheur à lui : Amalie se transforme aussitôt en "petite-amie parfaite", tel qu'elle se décrit, ce qui se traduit par un personnage qui perd toute identité pour copier-coller celle de son compagnon.

Le téléfilm tente de faire de cette mauvaise habitude le cœur de l'arc narratif du personnage (autrement dit, comment elle va enfin développer sa propre personnalité, et cesser de se plier en quatre autrui), mais cela ne fonctionne jamais vraiment, et pour cause : non seulement Amalie est affreusement capricieuse et superficielle (elle se jette ainsi au cou de chacun de ses ex, se réinvente à leur image, mais très vite, elle se lasse, que ce soit à cause d'un sens de l'humour un peu trop lourd, ou d'une passion pour le sport un peu trop prononcée), mais en plus, tous ces prétendants sont assez caricaturaux, et écrits de manière pataude (notamment Sander, un véritable cliché ambulant de mec manipulateur et menteur).

Résultat : on ne s'attache ni à l'héroïne (qui comprend qu'elle n'a pas de personnalité et de goûts personnels en goûtant à tous les chocolats chauds du coin... MÉTAPHORE !!!), ni aux divers "candidats". Reste alors Ian McAllister, en mode veuf éploré toujours amoureux de sa femme, sa fillette surdouée, et leur chien robot (qui est un chien tout ce qu'il y a de plus normal sur lequel la production a rajouté des effets sonores). Là, on nage dans le grand n'importe quoi, entre le père sans grand charisme, la fillette insistante, impertinente et au jeu très inégal, et cette histoire de chien WTF, totalement prise au premier degré par le récit.

C'est dommage : lorsque le générique animé du film a commencé, je m'étais dit "tiens, ça change, on n'est pas chez Hallmark, ça va peut-être se démarquer un peu"... en effet. Mais pas de la bonne manière.

2/6 

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Un film, un jour (ou presque) #1171 : La Belle et le Clochard (2019)

Publié le 26 Mars 2020 par Lurdo dans Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Disney, Jeunesse, Review, Romance, Animation

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

La Belle et le Clochard (Lady and the Tramp - 2019) :

Lorsque ses maîtres (Thomas Mann et Kiersey Clemons) accueillent un nouveau bébé dans leur foyer, Lady (Tessa Thompson), une jeune femelle cocker, se sent délaissée. Elle finit par s'enfuir, et par tomber sous le charme d'un chien errant cynique et individualiste, Tramp (Justin Theroux), qui lui fait découvrir la dure vie de la rue, et la liberté des espaces sauvages...

L'un des titres de lancement de Disney +, La Belle et le Clochard 2019 s'inscrit dans cette vague de remakes en prises de vue réelles des classiques du studio, une vague franchement peu nécessaire, mais qui rapporte des sommes considérables à Mickey.

Ici, compte tenu de l'ancienneté du film original, et de sa popularité bien éloignée de celle de l'époque de la Renaissance des 90s, on peut comprendre que Disney ait choisi de réserver l'exclusivité du film à sa plate-forme de streaming : les attentes sont moindres, le film n'aurait probablement pas cartonné au box-office, et avec sa distribution plus secondaire et son manque de facteur nostalgique, il n'y aurait pas eu cet effet d'appel qui aurait amené les foules à se déplacer.

Dans les faits, cela dit, cette version de Lady and the Tramp n'est pas honteuse, loin de là. Les effets numériques sur les toutous sont plutôt réussis, les changements apportés à l'histoire ne sont pas flagrants (en même temps, je me souviens très peu du film original), et tout le monde est compétent : autant dire que c'est un film qui se regarde, avec des chiens amusants et mignons qui plairont aux plus jeunes.

Le seul point qui fâche un peu, je dois dire, c'est la manière dont le film a été passé à la moulinette de l'inclusivité woke et du politiquement correct, histoire de ne pas faire d'esclandre, et quitte à faire une bonne grosse dose de révisionnisme historique.

On est en effet ici au début du siècle, dans le sud des États-Unis (la Nouvelle-Orléans, et tutti-quanti)... et pourtant, les maîtres de Lady sont un couple mixte assez aisé et parfaitement intégré à la société. D'ailleurs, une bonne moitié des passants, dans la rue, et la plupart de leurs proches, eux aussi aisés, sont afro-américains ou d'origine ethnique (le médecin est interprété par Ken Jeong, par exemple, le responsable de la fourrière est latino, etc...) et bien intégrés. Et Lady elle-même est doublée par une afro-américaine, à l'attitude très moderne et pas si précieuse que ça (un peu problématique pour son personnage de "Lady").

Une sorte de vision idéalisée (j'ai envie de dire que ça fait très "promenons-nous sur Main Street USA, à Disneyland, dans une reconstitution propre, nettoyée et superficielle de l'Amérique, où ne subsistent que les bons côtés, et une esthétique un peu creuse") de la société américaine de l'époque, où régnait pourtant la ségrégation ; une vision finalement très moderne d'ailleurs renforcée par le fait que c'est clairement Kiersey Clemons qui porte la culotte dans la famille de Lady, mariée à un Thomas Mann gentiment effacé.

En soi, pourquoi pas, et avec un peu plus d'ambition et de parti-pris, il y aurait probablement eu là un parallèle intéressant à établir entre l'histoire des chiens (initialement une histoire de classe et de privilège), et l'histoire raciale des États-Unis... mais ce n'était clairement pas au programme, à en juger par la manière dont cette réalité "parallèle" est mise en images.

Et d'ailleurs, au rayon de l'inclusivité et du politiquement correct, citons aussi ces pauvres chats siamois qui, expurgés de toute caricature potentiellement offensante (ce ne sont plus des siamois, désormais), se retrouvent avec un morceau inédit, du jazz/swing pas très mémorable noyé dans une tornade d'effets numériques sans réel poids.

Mais peu importe. Ce qui m'aura gêné le plus ne posera probablement aucun problème aux plus petits, qui sont le public directement visé par ce remake... donc je n'ai pas vraiment envie de me montrer sévère.

3.25/6 (aussi peu mémorable que la majorité des autres remakes live-action de Disney, malheureusement, et peut-être un peu plus problématique)

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Christmas Yulefest 2019 - 34 - Last Christmas (2019)

Publié le 17 Décembre 2019 par Lurdo dans Cinéma, Christmas, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Noël, Review, Romance, UK, Yulefest, Drame

Noël approche, et chez les Téléphages Anonymesc'est donc l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

Last Christmas (2019) : 

Depuis qu'elle a subi une opération du cœur, Kate (Emilia Clarke) n'est plus la personne chaleureuse et bienveillante qu'elle était autrefois : cynique, mécontente de son emploi de lutin de Noël dans une boutique londonienne de Noël tenue par "Santa" (Michelle Yeoh), et récemment mise à la porte par sa colocataire, elle se cherche, plus ou moins brouillée avec le reste de sa famille (Emma Thompson, Lydia Leonard, Boris Ivakovic). Lorsqu'elle rencontre le mystérieux Tom (Henry Golding), cependant, elle est intriguée, et, espérant le revoir, elle commence à consacrer son temps à un refuge pour sans-abris, où Tom travaille habituellement. Mais sur place, personne ne semble connaître ce dernier, et contre toute attente, Kate retrouve là un sens à sa vie...

Ça aurait pu fonctionner.

Une comédie romantique à l'anglaise, avec une actrice assez sympathique dans le rôle principal, un prétendant asiatique à la mode, des décors londoniens et une bande originale rythmée par les hits de George Michael, le tout sous la plume malicieuse d'Emma Thompson... sauf que pour cela fonctionne, il aurait fallu de la subtilité, un flegme anglais, et une main légère.

Il ne fallait pas confier le tout à Paul Feig, Américain plus habitué à l'humour graveleux qu'à la décontraction britannique ; il ne fallait pas utiliser les chansons de George Michael de manière littérale, avec des paroles illustrant exactement ce qui se passe à l'écran ; et il ne fallait pas construire ce film autour d'un twist de dernière minute, façon Fight Club du pauvre, là aussi littéralement télégraphié par la chanson-titre du métrage, et par un récit nettement moins malin qu'il ne pense l'être.

Il faut être très clair : plutôt que la comédie romantique feel good vendue par la bande-annonce et la promo, Last Christmas est en fait un semi-mélodrame où une fille paumée et un peu dépressive sur les bords réapprend à s'aimer et à trouver un sens à sa vie. Avec, vraiment en marge, une semi-romance embryonnaire avec un mystérieux inconnu, trop absent pour qu'une quelconque alchimie ait le temps de se développer entre Clarke et Golding (qui ont plus une relation de potes que d'amants potentiels).

En tant que comédie romantique, donc, Last Christmas ne fonctionne pas vraiment, tirée vers le bas par un couple falot, par une romance anémique, et par des personnages secondaires assez peu inspirés (toute la famille yougoslave de l'héroïne, avec une Emma Thompson cabotine à l'accent forcé, prétexte à un embryon sous-développé de propos politique sur le Brexit et l'immigration).

Et donc, il y a ce rebondissement de dernière minute, traité comme une révélation stupéfiante par la réalisation (à base de montage au ralenti retraçant tout le film sous un autre point de vue) et par l'écriture, et pourtant largement télégraphié par tout le métrage.

Bref, comme je le disais, ça aurait pu fonctionner. Mais en l'état, c'est assez maladroit et pataud, avec une protagoniste qui reste un long moment assez geignarde et antipathique (elle est assez américaine, dans son écriture, un peu à la Judd Apatow), et un grand final en musique, avec grand discours de leçon de vie à la clef. Forcément.

2.5/6 (heureusement qu'il y a un peu d'humour, et une Michelle Yeoh finalement plus touchante et amusante qu'Emilia Clarke)

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Christmas Yulefest 2019 - 22 - Noelle (2019)

Publié le 11 Décembre 2019 par Lurdo dans Aventure, Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Disney, Fantastique, Jeunesse, Noël, Review, Yulefest

Noël approche, et chez les Téléphages Anonymesc'est donc l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

Noelle (2019) :

Peu de temps après la mort de Kris Kringle, le manteau de Père Noël doit revenir à son fils, Gabe (Bill Hader). Seul problème : ce dernier n'est absolument pas intéressé ni fait pour cela, et il s'enfuit, sur le conseil involontaire de sa soeur Noelle (Anna Kendrick), pour devenir professeur de yoga à Phoenix, dans l'Arizona. Afin d'éviter que Noël ne soit annulé, Noelle part alors pour l'Amérique en compagnie de sa nourrice, l'Elfe Polly (Shirley MacLaine), et a recours aux services d'un détective privé divorcé (Kingsley Ben-Adir) pour retrouver son frère...

L'un des produits de lancement de Disney +, Noelle était initialement destiné à une sortie cinématographique (toujours compliquée pour les films de ce type), avant de se voir annoncée pour la plate-forme de streaming... ce qui pouvait avoir deux significations : soit Disney croyait très fort à ce film en tant que produit d'appel incontournable, soit, au contraire, le film était un peu faiblard, et Disney voulait limiter la casse d'une sortie en salles.

Au vu du produit fini, c'est plutôt l'option 2 qui prévaut. Non pas que le film soit désastreux, mais il s'avère particulièrement décevant et générique.

Avec sa durée d'une heure quarante minutes, et son scénario (signé de la plume de Marc Lawrence, réalisateur/scénariste attitré de comédies romantiques de Sandra Bullock et de Hugh Grant) assez plat, qui enchaîne les clichés, les gags éventés (le gag du Père Noël qui descend dans un foyer et tombe sur une famille juive, notamment), et les dialogues assez laborieux (bourrés de citations de chansons de Noël), Noelle s'avère vite un film en pilotage automatique, pas aidé par des effets spéciaux parfois inégaux (Snowcone, le petit renne, est mignon tout plein, mais certaines de ses scènes, notamment au début, ne semblent pas avoir été très bien finalisées), par une réalisation relativement plate, et par une distribution qui l'est tout autant (Jake et son fils ne sont pas très intéressants ni mémorables).

Et puis, fréquemment, on a aussi l'impression de sous-intrigues coupées au montage et de personnages sous-exploités, comme Billy Eichner et ses ambitions modernes, qui passent à la trappe au bout d'un moment.

Heureusement, il reste le capital-sympathie de la distribution, Anna Kendrick en tête, qui donne de l'énergie à ce métrage finalement pas si éloigné que cela de ce qui pouvait passer sur ABC Family ou Disney Channel il y a 20-30 ans. J'oserais même dire que le premier Northpole de Hallmark n'est finalement pas si différent de ce Noelle, à quelques grammes de romance près (même si, soyons francs, le détective privé est ici clairement positionné comme un love interest potentiel pour Noelle, avant d'être évacué sans plus d'égards par le script - potentiellement sur ordre de Disney ?).

Une chose est sûre, quitte à regarder un film de Noël spécialement conçu pour le streaming, je préfère largement les Chroniques de Noël de Netflix au Noelle de Disney...

3/6, en étant très gentil (en réalité, c'est plus du 2.75 agrémenté d'un bonus pour les carolers qui font office de chœur grec amusant)

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Christmas Yulefest 2019 - 36 - Merry Happy Whatever, saison 1 (2019)

Publié le 18 Décembre 2019 par Lurdo dans Christmas, Comédie, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Netflix, Review, Sitcom, Télévision, Noël, Yulefest, Romance

Noël approche, et chez les Téléphages Anonymesc'est donc l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

Merry Happy Whatever, saison 1 (2019) :

À l'occasion des fêtes de fin d'année, Emmy Quinn (Bridgit Mendler), cadre à Los Angeles, revient dans sa famille, à Philadelphie, pour lui présenter son compagnon, Matt (Brent Morin), un musicien à la carrière médiocre. Mais la famille Quinn est des plus atypiques : il y a Don (Dennis Quaid), le patriarche officier de police, veuf strict et austère, mais qui a des vues sur une infirmière (Garcelle Beauvais) ; Sean (Hayes MacArthur), le frère d'Emmy, son épouse Joy (Elizabeth Ho) et leurs nombreux enfants ; Kayla (Ashley Tisdale), récemment séparée de son époux, et qui remet en question sa sexualité ; et Patsy (Siobhan Murphy), psycho-rigide mariée à Todd (Adam Rose), dont le judaïsme se marie mal avec le catholicisme des Quinn...

Sitcom de studio en huit épisodes de 25 minutes produite pour Netflix par Tucker Cawley, vétéran du petit écran et du format sitcom, ayant oeuvré sur Tout le Monde aime Raymond, Out of Practice, Parks and Recreation, Men of a Certain Age, Up All Night, The Mindy Project, The Odd Couple, et bien d'autres encore.

Un CV long comme le bras (et assez inégal) pour ce showrunner, qui se traduit ici par une mini-série que l'on aurait aussi bien pu voir sur CBS ou sur l'un des principaux networks américains : c'est en effet tellement générique et inoffensif que cela ne pourra choquer ou braquer personne, avec son casting United Colors of Benetton, ses archétypes, ses problématiques basiques, sa romance éventée avec rebondissements à la Friends, etc.

Le tout dans un enrobage Mon beau-père et moi là aussi très basique, avec un protagoniste (Brent Morin, déjà avec Bridgit Mendler dans la sitcom Undateable) cliché au possible : musicien raté, mal rasé, typiquement "schlubby" (glandeur, négligé, etc), comme disent nos amis Américains, et forcément en couple avec une fille "trop bien pour lui" (Mendler), intelligente, jolie, avec une carrière, etc. Le père de cette dernière est forcément ultra-austère et exigeant, ses sœurs forcément déjantées (notamment une Ashley Tisdale en surjeu total façon Sharpay, au point d'en être parfois insupportable, surtout qu'elle a une sous-intrigue de coming-out qui aurait pu se montrer touchante), et dans l'ensemble, cette réunion festive de famille est forcément compliquée, à défaut d'être un seul instant originale.

Alors pour peu que l'on ne soit pas allergique au genre de la sitcom de studio (et surtout aux rires enregistrés), ça reste regardable et professionnel. Mais soyons francs : autant un show comme La Fête à la Maison - 20 ans après peut justifier son existence sur la base de son potentiel nostalgique, autant ici, la série n'a pas vraiment de capital sympathie suffisant pour emporter l'adhésion : le seul personnage vraiment mémorable et attachant est ainsi Joy (Elizabeth Ho), la belle-sœur sarcastique au timing comique impeccable, qui mériterait une série plus intéressante pour exposer son talent.

En l'état, Merry Happy Whatever est simplement une sitcom familiale générique au possible (qui évoque un peu un succédané du Christmas Special de la série anglaise La Pire Semaine de ma Vie), et si l'on me disait qu'elle a été refusée par les networks avant d'être récupérée par Netflix pour pas cher, je ne serais pas surpris : c'est globalement insipide, ça sous-développe ses personnages et ses sous-intrigues, et ce n'est pas à la hauteur de sa distribution. Un bon gros bof, donc, qui plaira cependant peut-être aux amateurs des sitcoms façon CBS plus indulgents que moi envers les clichés et les grosses ficelles de ce type de programme.

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Halloween Oktorrorfest 2019 - 58 - Retour à Zombieland (2019)

Publié le 28 Octobre 2019 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, Thriller

Chez les Téléphages Anonymes, d'octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Retour à Zombieland (Zombieland : Double Tap - 2019) :

Dix ans après s'être rencontrés, Tallahassee (Woody Harrelson), Columbus (Jesse Eisenberg), Wichita (Emma Stone) et Little Rock (Abigail Breslin) forment toujours une famille plus ou moins unie. Mais entre des zombies qui évoluent de manière agressive, et une Little Rock qui tente de s'émanciper, les choses se compliquent rapidement pour le groupe...

En voyant débarquer cette suite, 10 ans après l'original, je me suis aperçu que je n'avais aucun vrai souvenir de l'original, vu à sa sortie, et jamais depuis. J'ai donc décidé de revoir le premier opus avant sa suite, histoire de me rafraîchir la mémoire... et je n'aurais probablement pas dû.

En effet, Zombieland (2009) était un road-movie sympathique, bourré de l'humour typique des scénaristes de Deadpool, et avec une distribution attachante, mais qui souffrait ponctuellement d'un rythme un peu inégal (inhérent au format du récit) et d'une fin de film un peu approximative. Un 4/6 pépère, en somme, aidé par le fait que le film soit sorti assez tôt dans la vague des films de zombies.

Pour cette suite très tardive, il en va autrement : la vague zombie est venue, repartie, et a joliment épuisé la patience des spectateurs ; pire : avec le succès des Deadpool, les scénaristes ont gagné en confiance et en liberté de manœuvre, ce qui n'est pas forcément une bonne chose.

Et en effet, dans cette suite, si l'on reprend les mêmes (devant et derrière la caméra) et qu'on recommence, on a souvent l'impression que le film n'est qu'un tas d'idées diverses accumulées pendant 10 ans, et mises bout à bout de manière approximative et brouillonne.

En vrac : problèmes de couple, triangle amoureux (avec une Zoey Deutch en bimbo blonde idiote), séjour à la Maison Blanche, visite à Graceland, visite à Babylone et défense de ce paradis hippie, rencontre des "clones" (Luke Wilson et Thomas Middledich), notion d'évolution des zombies, etc, etc, etc.

Autant d'idées qui fragmentent le film, et lui donnent un côté épisodique assez frustrant, d'autant que chacune de ces idées n'est que superficiellement développée (les différents types zombies, par exemple, ne reviennent jamais dans le récit après leur présentation, running-gag du Homer excepté) ; et c'est là que l'on se souvient qu'en 2013, l'équipe du film avait tenté de décliner Zombieland en série tv pour Amazon, un projet avorté après le pilote.

Difficile alors de ne pas voir dans ce Zombieland Double Tap un recyclage des idées inexploitées d'une série éventuelle, qui expliquerait vraiment le côté épisodique de ce second épisode.

Et c'est bien dommage, tout comme l'est la numérisation à outrance des zombies, qui prennent l'aspect d'une horde façon World War Z, et le fait qu'à plusieurs reprises, le scénario s'avère très prévisible (le rebondissement concernant Madison, le retour de Nevada, le sort d'Albuquerque et de Flagstaff...).

D'autant plus dommage que les personnages restent sympathiques, que l'action est réussie, et que les nouvelles arrivantes (Rosario Dawson, Zoey Deutch), bien que sous-développées, sont amusantes.

Mais dans l'ensemble, sans m'être forcément ennuyé, je suis ressorti de ce Zombieland 2 assez déçu, façon "tout ça pour ça ?".

3/6 dont facilement 0.5 pour "Bill Murray contre les zombies", la scène du générique de fin.

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Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2019 - Los Espookys, saison 1 (2019)

Publié le 26 Octobre 2019 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Les bilans de Lurdo, Oktorrorfest, Review, Télévision, USA, HBO

L'Halloween Oktorrorfest touche aussi le petit écran, avec chaque week-end, tout le mois d'octobre, des critiques de séries fantastiques et horrifiques...

Los Espookys, saison 1 (2019) :

En Amérique du Sud, Renaldo (Bernardo Velasco), Ursula (Cassandra Ciangherotti), Andrés (Julio Torres) et Tati (Ana Fabrega) sont Los Espookys, un groupe passionné d'horreur qui met ses talents en matières d'effets spéciaux au service de clients privés, pour des soirées, des événements, etc. Mais entre véritables événements paranormaux, problèmes personnels, et rencontres improbables, le quotidien des Espookys est des plus étranges et décalés...

Une série HBO en 6 x 25 minutes, entièrement en espagnol, chapeautée par Lorne Michaels (SNL) et Fred Armisen, ainsi que par deux de ses acteurs principaux, Torres et Fabrega. Et sans surprise, ces deux derniers se donnent le beau rôle dans la série, avec des personnages totalement déjantés et excentriques : Torres, gay flamboyant à la chevelure bleue, seul héritier d'une dynastie de chocolatiers, persuadé d'avoir un sombre passé, fiancé à un autre héritier séduisant, Juan Carlos (José Pablo Minor)), et possédé par un démon aquatique qui l'oblige à voir Le Discours du Roi... et Fabrega, dans le rôle de Tati, la cobaye de toutes les prestations des Espookys, une jeune femme lunaire, sorte de Luna Lovegood qui aurait perdu 50 points de QI, et qui passe toute la saison à chercher un  job, pour finir embarquée dans une histoire d'arnaque pyramidale débouchant sur une prise d'otage.

À côté de ces personnages amusants, décalés et mémorables, Renaldo et Ursula sont nettement plus sages : le passionné de films d'horreur, et sa technicienne lesbienne, qui connaissent leur part de mésaventures, mais ne parviennent jamais à marquer autant les esprits que leurs collègues, ou à vraiment servir de noyau émotionnel de la série.

Car Los Espookys, même si elle est totalement barrée, et dotée d'un ton très particulier, tente aussi d'être sincère et touchante lorsqu'elle aborde la vie de ses protagonistes : l'obsession de Renaldo pour une réalisatrice (Carol Kane) qui a suscité sa vocation est ainsi le fil conducteur de la saison, et le moteur principal de la carrière des Espookys.

Le seul problème, c'est que les 3/4 de ce fil conducteur impliquent Fred Armisen, oncle de Renaldo et chauffeur privé à Los Angeles. Un Armisen qui rencontre la réalisatrice en question, mettant en route les événements de la fin de saison, mais un Armisen qui évolue dans son coin pendant ces six épisodes, sans vraiment apporter grand chose au programme.

À l'identique, çà et là, on sent bien que les showrunners sont issus du monde des sketches télévisés, puisque certaines séquences semblent totalement détachées du reste, et uniquement là pour aboutir à un gag donné.

C'est dommage, car le monde très particulier des Espookys, avec ses miroirs maudits, ses faux monstres aquatiques, ses extraterrestres de pacotille, ses murder parties barrées, ses voisines en chaleur, ses doubles maléfiques, ses ambassadrices rose bonbon, etc, est assez ludique et amusant à regarder.

Ça reste un programme inégal et très particulier, parfois à la limite de la télénovéla dans son approche du genre, de l'interprétation et de la réalisation, mais qui aussi sait partir dans des directions totalement inattendues : ce n'est pas pour tout le monde (je ne suis pas particulièrement fan de l'humour d'Armisen, habituellement, et ici, par moments, j'ai eu un peu de mal), mais c'est suffisamment court et inventif pour mériter un coup d’œil.

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Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2019 - Fais-moi peur ! (2019)

Publié le 2 Novembre 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Jeunesse, Les bilans de Lurdo, Oktorrorfest, Review, Télévision, USA, Nickelodeon

L'Halloween Oktorrorfest touche aussi le petit écran, avec chaque week-end, tout le mois d'octobre, des critiques de séries fantastiques et horrifiques...

Fais-moi peur ! (Are You Afraid of The Dark ? - 2019) :

Lorsqu'elle arrive dans un nouveau lycée, Rachel (Lyliana Wray), une adolescente créative, découvre vite l'existence de la Société de Minuit, un groupe de plusieurs élèves partageant une même passion pour les histoires qui font peur : Graham (Jeremy Ray Taylor), germaphobe rondouillard ; Louise (Tamara Smart), cheerleader populaire ; Akiko (Miya Cech), apprentie-réalisatrice cassante ; et Gavin (Sam Ashe Arnold), voisin séduisant de Rachel. Pour être admise dans le groupe, Rachel leur raconte alors l'histoire de Mr Tophat (Rafael Casal) et du Carnival of Doom, un cirque maléfique. Mais dès le lendemain, Rachel et ses amis découvrent que le cirque de Mr Tophat vient de s'installer en ville, et que l'histoire de Rachel semble prendre corps sous leurs yeux...

Relaunch de la fameuse série canadienne Fais-moi peur ! (déjà chroniquée il y a bien longtemps en ces pages), ce téléfilm en trois parties diffusées cet octobre sur Nickelodeon trouve ses origines dans un projet de long-métrage supposément écrit par le scénariste des deux Ça récents. Au fil du temps, le concept a été chamboulé, a changé de forme, le scénariste a quitté le projet, et Nickelodeon a donc commandé ces 3 x 45 minutes qui, comme Chair De Poule ou Scary Stories, prennent le parti de se concentrer sur de jeunes adolescents aux prises avec une histoire effrayante et imaginaire qui envahit le monde réel.

Et malheureusement, en se démarquant à ce point de la série d'origine, pour réinventer le tout en quelque chose de plus métadiscursif, cette mini-série loupe en grande partie le coche ; en effet, il n'est guère surprenant de constater que, des trois épisodes de cette mini-série, seul le premier fonctionne réellement.

Un premier épisode de mise en place, qui voit la jeune Rachel arriver dans son nouveau lycée, et découvrir progressivement les us et coutumes de la Société de Minuit, qui l'invite à faire part de son histoire au coin du feu, etc, comme dans la série originale. Jusque là, ça fonctionne, les acteurs et actrices (dont Jeremy Ray Teylor, de Ça) sont efficaces et attachants, l'écriture est ludique et référentielle (tous les personnages portent les noms de famille de réalisateurs de genre, Fulci, Raimi, Lynch, Coscarelli, etc), et cette mise en contexte de la Midnight Society est plutôt pertinente et réussie (bien que déjà abordée dans la saison 7 de la série originale).

Et puis après, rapidement, l'intérêt de la mini-série décroît, alors que les personnages découvrent le cirque maléfique mené par Mr Tophat. Déjà, parce qu'un cirque maléfique, c'est un concept assez éventé et dérivatif (bonjour, La Foire des Ténèbres !), qui ne fonctionne pas vraiment sur moi, mais en plus parce que la production a fait le choix d'étirer vers le haut toutes les images prenant place dans le cirque.

Résultat : toutes ces scènes sont visuellement fatigantes et désagréables à l’œil, surchargées en couleur criardes, et en visages écrasés. Et puis il y a le problème de Mr. Tophat, qui manque cruellement de charisme et de présence, ressemblant plus à un Chapelier Fou cabotin façon Johnny Depp qu'à un Monsieur Loyal menaçant.

Tout ça se combine pour déboucher sur un troisième épisode assez lourd et pataud, bourré d'exposition maladroite, d'explications assénées par les personnages, et souffrant d'une résolution assez plate.

Assez frustrant, je dois dire, puisque cette réinvention de Fais-moi peur commençait assez bien, avant de succomber à des problèmes d'écriture vraiment agaçants. Par ailleurs, difficile de ne pas avoir l'impression que le script original a été sérieusement dégraissé à un moment ou à un autre, puisque certains personnages secondaires (les parents, le policier, Brandon Routh qui vient dire bonjour le temps d'une scène) sont affreusement sous-développés et sous-exploités, disparaissant aussi vite qu'ils étaient arrivés.

Un revival qui n'est pas à la hauteur de la série originale, donc, malgré les efforts de la distribution, et de la production. Dommage.

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Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2019 - Amandine Malabul, Sorcière Maladroite - Saison 3 (2019)

Publié le 2 Novembre 2019 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Drame, Halloween, Jeunesse, Les bilans de Lurdo, Netflix, Oktorrorfest, Review, Télévision, CBBC

L'Halloween Oktorrorfest touche aussi le petit écran, avec chaque week-end, tout le mois d'octobre, des critiques de séries fantastiques et horrifiques...

Amandine Malabul, Sorcière Maladroite - Saison 3 (The Worst Witch, Season 3 - 2019) :

Désormais reconnue comme une sorcière à part entière, Mildred (Bella Ramsey) décide de faire à sa mère mortelle (Nicola Stephenson) un cadeau inattendu, en utilisant une étoile à souhaits pour lui offrir des pouvoirs magiques. Mais ce faisant, elle ignore qu'elle s'engage sur une pente glissante qui va ouvrir une porte dangereuse sur le passé de l'Académie Cackle, et de Miss Hardbroom (Raquel Cassidy)...

Troisième saison de cette adaptation made in BBC et Netflix des romans de Jill Murphy, après une première année assez peu mémorable, et une seconde année qui partait des idées du roman pour partir dans quelque chose de bien plus large sur les origines réelles de Mildred et de sa mère, tout en déléguant une grosse partie des sous-intrigues de la saison à des élèves de la classe inférieure.

Sans surprise, cette troisième saison se coule dans le moule des épisodes qui l'ont directement précédée, en adaptant très superficiellement les idées du roman Amandine Malabul, la Sorcière et sa bonne étoile pour déboucher sur quelque chose de radicalement différent : dans une optique d'intégration et de rupture avec les traditions (un grand thème de cette saison), la mère de Mildred finit par intégrer l'Académie Cackle en tant qu'enseignante en arts plastiques.

De quoi provoquer bien des conflits, notamment vis à vis des sorcières n'acceptant pas une mortelle parmi elles ; et lorsque Maman Hubble récupère des pouvoirs suite à un vœu d'une Mildred cette année toujours plus rebelle et impulsive, c'est le désastre, puisque la mortelle est incapable de maîtriser ses pouvoirs, et se laisse consumer par ceux-ci.

De quoi amener Hardbroom à expliquer à Mildred qu'elle a connu une situation similaire avec Indigo Moon (Kelsey Calladine-Smith), son amie d'enfance désormais changée en pierre, une situation qui a fait de Hardbroom celle qu'elle est aujourd'hui.

Aux deux-tiers de la saison, une rupture s'opère ainsi : privée de ses pouvoirs, la mère de Mildred quitte l'Académie, et le récit se centre, de manière épisodique, sur Indigo, ramenée à la vie, et qui, désormais sans nulle part où aller, devient une épine dans le pied de Hardbroom.

L'amitié naissante de Mildred et Indigo passe alors sur le devant de la scène, quitte à négliger les autres personnages, ou à leur conférer une caractérisation assez simpliste (je pense notamment à Ethel, qui est plus que jamais une caricature ambulante, gratuitement méchante, manipulatrice et égoïste, et à l'origine de tous les problèmes de l'Académie).

Et pourtant, malgré cela, difficile de se défaire d'une impression bien précise, pendant cette saison : comme l'année dernière, on sent que les scénaristes préparent largement le terrain pour une éventuelle suite de série sans Bella Ramsay, et les nouvelles générations d'élèves prennent ainsi une place toujours plus importante. La saison introduit notamment la cuisinière de l'Académie, et sa fille, Mabel, une jeune femme de petite taille au caractère abrasif, qui devient membre du groupe formé par Sybil, Clarice et Beatrice.

Mais ces quelques nouveaux personnages n'apportent pas grand chose au programme, si ce n'est qu'ils permettent aux scénaristes de partir sur des tangentes servant de remplissage et qui, malheureusement, ont un peu tendance à embrouiller le tout.

C'est décidément une plaie des séries pour enfants : une écriture fréquemment approximative, et une vraie tendance à emprunter tous les raccourcis possibles pour parvenir à la fin narrative et émotionnelle voulue. Comme avec la seconde saison de Creeped Out, on sent que les scénaristes de cette troisième année de The Worst Witch avaient des idées, des thèmes à traiter, mais que dans la pratique, il manque un petit quelque chose (une certaine rigueur ?) pour que cela fonctionne totalement.

Après... j'avoue que toutes les jeunes actrices de la série ont bien progressé, semblent à l'aise, et donnent l'impression de s'amuser dans ces rôles improbables ; à l'identique, les effets spéciaux sont désormais honorables pour un tel programme au budget minuscule.

Difficile de se montrer vraiment critique, par conséquent : avec son message d'ouverture du savoir et de l'éducation à toutes les classes sociales, la troisième saison de The Worst Witch reste agréable, et satisfera probablement le public visé. C'est toujours ça de pris.

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Christmas Yulefest 2019 - 07 - L'Amour sonne à Noël (2019)

Publié le 3 Décembre 2019 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Noël, Review, Romance, Télévision, Yulefest, Hallmark

Noël approche, et chez les Téléphages Anonymesc'est donc l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

L'Amour sonne à Noël (A Merry Christmas Match - 2019) :

Bien qu'elle ait toujours rêvé de devenir metteuse en scène de théâtre, Corey (Ashley Newbrough) a toujours refusé de quitter sa petite ville natale, où elle travaille dans la boutique d'antiquités de sa mère. Jusqu'au jour où elle croise le chemin de Ryder (Kyle Dean Massey), un célibataire très prisé en provenance de Los Angeles, qui l'incite à remettre en question ses choix de vie...

Premier téléfilm Hallmark de la saison, initialement prévu au mois de juillet, puis repoussé et relégué sur Hallmark Movies & Mysteries, habituellement la chaîne des téléfilms de Noël plus sérieux, dramatique et larmoyants... sauf que ce métrage n'a rien de vraiment sérieux, de dramatique ou de larmoyant.

A Merry Christmas Match est en effet un téléfilm Hallmark tout ce qu'il y a de plus lambda et quelconque, mollasson, générique, et dont la programmation en début de saison n'est franchement pas surprenante, tant rien ne fonctionne vraiment dans ce métrage.

Surtout pas le couple principal, et pour une raison que je vais tenter d'exprimer de manière politiquement correcte : dès sa première scène, mon gaydar s'est affolé en voyant Kyle Dean Massey.

Je n'avais jamais vu l'acteur dans ses œuvres, je ne le connaissais ni d'Ève ni d'Adam, je ne savais rien de sa vie privée (qui, après vérification, confirme largement tous mes soupçons) et pourtant, dès sa première scène, j'ai tiqué. Difficile de déterminer ce qui m'a dévoilé le pot-aux-roses - la posture cambrée et le port de tête de Massey, son apparence, sa garde-robe, son absence totale d'alchimie avec Newbrough, ou sa tendance à forcer ponctuellement un peu son jeu pour paraître viril et séducteur... - quoi qu'il en soit, j'ai immédiatement repéré la "supercherie", et par conséquent, je n'ai jamais pu prendre cette romance et ce film au sérieux.

D'autant qu'à côté, les personnages secondaires ne sont guère mieux lotis, entre la copine rondouillarde comic-relief, la meilleure amie actrice et chanteuse (une Lindsey Gort uniquement là pour pousser la chansonnette, et qui aurait été plus intéressante en lead), le compagnon de celle-ci (un John DeLuca sous-utilisé), l'assistant antiquaire insipide (un mannequin à l'interprétation assez plate, et lui aussi clairement du même bord que Massey), Kathleen Kinmont et Stepfanie Kramer n'ont pas grand chose à faire...

Bref, par moments, on a l'impression que les rôles ont été chamboulés au dernier moment lorsque le téléfilm (initialement produit par Gaumont) a été acheté par Hallmark, et l'on se surprend à penser que le tout aurait été nettement plus original et intéressant en inversant un peu les rôles : par exemple, éliminer le personnage de Gort, donner à celle-ci le rôle principal, utiliser DeLuca en lieu et place de Massey, et avoir une romance entre Massey et l'assistant, en guise de sous-intrigue...

Mais non. À la place, on se retrouve avec un début de saison Hallmark des plus médiocres, qui, espérons-le, ne présage pas de la suite du calendrier de la chaîne.

2/6 en étant gentil.

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Blog Update ! - Mai 2019

Publié le 2 Juin 2019 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Télévision, Update

Sur le blog des Téléphages Anonymes, le mois de mai a commencé en fanfare, avec l'Endgame des Avengers, et a continué en demi-teinte avant de fêter l'anniversaire de la franchise Alien...

#952 : The Self-Destruction of the Ultimate Warrior (2005) - 3.75/6

#953 : Henchmen (2018) - 2/6

#954 : Avengers - Endgame (2019) - 4.75/6

#955 : The Front Runner (2018) - 3/6

#956 : Smack 'Em Up - Reality Bites (2014) - 3.5/6

#957 : Mayor Cupcake (2011) - 2.25/6

#958 : Lego DC Comics Super Heroes - Justice League : S'évader de Gotham City (2016) - 2.5/6

#959 : Alex, le Destin d'un Roi (2019) - 3/6

#960 : Tooken (2015) - 1/6

#961 : L'Attaque des Titans (2015) - 2/6

#962 : The Gilligan Manifesto (2018) - 1.5/6

#963 : Lego DC Comics Super Heroes - The Flash (2018) - 3.75/6

#964 : L'Attaque des Titans 2 - La Fin du Monde (2015) - 1.5/6

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# Bilan :

Mettons de côté l'anniversaire Alien, qui a eu droit à son propre bilan publié plus tôt ce jour : cela nous laisse un mois de mai à 13 films, dont la moitié environ arrive à la moyenne - cela aurait pu être bien pire, même si les chiffres bruts ne disent pas toute la vérité.

En effet, ces 6 films atteignant la moyenne sont, pour la plupart, des documentaires... et Avengers Endgame, gagnant indiscutable de l'année, tant au box-office qu'au niveau critique.

À côté, des adaptations de manga et des comédies ratées (Attack on Titan, Tooken), des thèses universitaires creuses (The Gilligan Manifesto), et de l'animation peu inspirée (Henchmen) : rien de bien mémorable, pour un mois dominé par les extraterrestres agressifs...

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# Film du mois :

Avengers Endgame, sans surprise. Spectaculaire, explosif, mémorable, et tout et tout : une fin de cycle digne de ce nom pour le MCU.

 

# Flop du mois :

L'Attaque des Titans 1 et 2, des adaptations médiocres, laides et sans inspiration, soit tout le contraire de Endgame.

 

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# Petit écran :

Ce mois-ci, les morts étaient de retour sur le blog, avec les zombies de Santa Clarita (toujours en demi-teinte), les fantômes de Marley (guère plus mémorables), et ceux, beaucoup plus métaphoriques, de Ricky Gervais dans After Life.  En parallèle, on a conclu la saison 2 de The Orville, avec une fin toujours trop centrée sur le couple principal de la série, et on a regardé les mésaventures assez bancales de l'Umbrella Academy, sur Netflix.

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# À venir :

En juin, une fois l'anniversaire Alien terminé, le blog des Téléphages Anonymes reprend son cours normal, avec sa chronique Un film, un jour... ou presque ! et ses séries, avec quelques aventures de Bond, James Bond, une enquête du Détective Pikachu, la vie et l'oeuvre de Mötley Crüe, un Rêve bleuuuu, des hommes (et femmes) en noir, une apprentie catcheuse anglaise et le chant du cygne (ou du Phénix) d'une franchise mutante...

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Blog Update ! - Mars 2019

Publié le 31 Mars 2019 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Update, Les bilans de Lurdo, Review, Télévision

Sur le blog des Téléphages Anonymes, un mois de mars assez éclectique, avec quelques bonnes surprises au programme...

#910 : Ladies and Gentlemen, My Name is Paul Heyman (2014) - 4.5/6

#911 : Mortal Engines (2018) - 2/6

#912 : Here Comes The Grump - A Wizard's Tale (2018) - 1.5/6

#913 : Support The Girls (2018) - 3/6

#914 : The Trade (2017) - 3/6

#915 : Dance Movie (2009) - 1/6

#916 : Comic-Con - Episode IV : A Fan's Hope (2011) - 3.5/6

#917 : Alita - Battle Angel (2019) - 4.25/6

#918 : Cher Dictateur (2018) - 2/6

#919 : Robin des Bois (2018) - 1.25/6

#920 - SAINT PATRICK : Leapin' Leprechauns - Les Lutins Sauteurs (1995) & Spellbreaker : Le Secret des Leprechauns (1996) - 3/6 & 2.5/6

#921 : Apprentis Parents (2018) - 4/6

#922 : Room 237 (2012) - 2/6

#923 : Chocolat (2016) - 3.75/6

#924 : Creed II (2018) - 3.75/6

#925 : Le Grand Jeu (2017) - 4/6

#926 : Gardes du corps - Une vie dans l'ombre (2016) - 3/6

#927 : Captain Marvel (2019) - 3.75/6

#928 : Lego Batman : le Film - Unité des Super-héros (2013) - 4/6

#929 - Bohemian Rhapsody (2018) - 3.75/6

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# Bilan :

Une bonne cuvée, ce mois-ci, entre des documentaires intéressants, quelques gros films imparfaits mais divertissants (Bohemian Rhapsody, Alita, Captain Marvel, Creed II), et des drames bien menés (Le Grand Jeu, Apprentis Parents). Bien entendu, il y a toujours quelques moutons noirs, comme par exemple Mortal Engines, tellement médiocre que même ses effets visuels surprenants ne parviennent pas à sauver les meubles... mais bon. Je ne me suis pas ennuyé, ce mois-ci, ce qui est toujours ça de pris.

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# Film du mois :

Outre le documentaire sur la carrière et la vie de Paul Heyman, fascinant mais qui n'intéressera forcément pas tout le monde, le film du mois est, à ma grande surprise, Alita de ce bon vieux Roberto Rodriguez (feat James Cameron). Je n'en attendais absolument rien, je ne connaissais que vaguement l’œuvre originale, et pourtant j'ai été séduit par la performance technique, et par l'interprétation. Une vraie bonne surprise.

 

# Flop du mois :

Dance Movie, des frères Wayans, forcément... mais aussi et surtout Robin des Bois 2018, un navet à mi-chemin entre le young adult générique et la réinvention edgy mais totalement creuse. Ce n'était vraiment pas bien.

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# Petit écran :

Ce mois-ci, la conclusion de Kimmy Schmidt ne m'a pas particulièrement convaincu, guère plus que la saison 2 du Punisher, ou celle de Legion. Un bilan très mitigé, donc, pas aidé par des Star Trek Discovery et The Orville en dents de scie, et par une Angie Tribeca égale à elle-même... un mois de mars vraiment peu mémorable, niveau télévision, en espérant que le mois prochain soit plus intéressant...

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# À venir :

En avril, le blog des Téléphages Anonymes continue sa chronique Un film, un jour... ou presque ! et ses séries, avec un Django déchaîné, une Emily mystérieuse, un tas de Lego, une nounou anglaise aux pouvoirs magiques, un apprenti super-héros, huit salopards, une détective privée et sa mère, des orphelins malheureux, etc...

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Les bilans de Lurdo : SEMAINE AVENTURE - Genndy Tartakovsky's Primal, saison 1 - première partie (2019)

Publié le 1 Août 2020 par Lurdo dans Review, Critiques éclair, Comédie, Télévision, Fantastique, Action, Aventure, Les bilans de Lurdo, USA, Animation, Histoire

Pendant une semaine, place à l'héroïsme, à la fantasy, aux mythes et à l'aventure sur le blog des Téléphages Anonymes... ​​

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Nouvelle série d'animation en 10 x 22 minutes, signée Genndy Tartakovsky, créateur à l'origine de Star Wars - Clone Wars (la mini-série d'origine) et de Samurai Jack, ce Primal est diffusé depuis le mois d'octobre 2019 sur Adult Swim, et a reçu de nombreuses éloges critiques qui, comme on va le voir, sont plus que méritées...

Primal, saison 1 - première partie (Genndy Tartakovsky's Primal, season 1 - 2019) :

Le quotidien préhistorique de Spear, un homme des cavernes ayant perdu sa compagne et ses enfants, et de Fang, une femelle tyrannosaure dont les petits ont été tués, et qui finit par accompagner Spear dans ses aventures...

On ne présente plus le style Genndy Tartakovsky, et son savoir-faire en matière tant d'animation que de caractérisation et d'action : ici, ce savoir-faire est d'autant plus mis en évidence que la série est dépourvue de dialogues (au mieux, il y a quelques grognements, çà et là), et que tout se doit de passer par l'animation et l'expressivité des personnages, par leurs interactions, et par leurs postures.

Et c'est un véritable succès, sur ce plan. Un succès brutal, sanglant, et sans concessions (dès l'épisode pilote, il y a des morts d'enfants, et le dernier épisode de la mi-saison, Rage of the Ape-Men, est un festival de gore et de tripes), mais dont il se dégage aussi une véritable mélancolie, une poésie brutale qui nous renvoie directement à un passé lointain, et à une étrange harmonie entre l'homme et la nature.

La relation entre Spear et Fang, qui se crée dans le pilote et se développe dès le second épisode, River of Snakes, est ainsi un mélange de respect, de peur et de coopération dans un monde où la survie est plus que difficile.

Rapidement, cependant, cette relation devient celle d'un homme et de son compagnon animal (et la caractérisation de Fang, peu ou prou celle d'un gros chat sauvage, rend la créature immédiatement attachante et compréhensible du public moderne), une relation interdépendante qui trouve son apogée dans l'épisode Terror Under the Blood Moon, un épisode qui aurait été tout à fait à sa place dans un Conan : la population d'hommes-singes émaciés terrorisés par les énormes chauves-souris qui sortent la nuit, et emmènent leurs victimes dans leur montagne, où vit une araignée géante ; Spear, capturé par les bêtes et sauvé par Fang, etc...

Primal flirte ainsi occasionnellement avec la fantasy barbare, comme dans ce dernier épisode de la demi-saison, lorsque les deux compères sont faits prisonniers par une tribu simiesque qui les offre en pâture à leur champion, un champion transformé en un monstre difforme et sanguinaire par une potion étrange : un épisode un peu trop gratuitement violent à mon goût (c'est bien le seul de la saison à voir autant de tripes, de crânes dépecés, et de massacres en gros plan et au ralenti), mais qui se finit sur un cliffhanger efficace.

Cela dit, l'épisode le plus marquant de cette saison reste néanmoins, pour moi, le troisième, A Cold Death, qui confronte Spear et Fang à l'hiver, à la neige, et à un troupeau de mammouths. Un épisode qui parvient à se montrer à la fois touchant et implacable (le pauvre mammouth vieillissant et malade, délaissé par les siens), limpide et poétique (les mammouths qui rendent hommage à leur disparu), le tout en étant superbe visuellement.

Bref, Primal est une véritable réussite, tant dans sa simplicité que dans sa maîtrise, et j'attends donc avec une véritable impatience la seconde moitié de la saison, prévue pour l'automne.

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Les bilans de Lurdo : La Guerre des Mondes (2019)

Publié le 18 Juillet 2020 par Lurdo dans Critiques éclair, Drame, Horreur, Les bilans de Lurdo, Review, Science-Fiction, Thriller, Télévision, UK, BBC

Soixante-dix ans après la mort d'H.G. Wells, mi-2016, La Guerre des Mondes est enfin entrée dans le domaine public au Royaume-Uni et en France. Guère surprenant de constater que deux projets d'adaptation parallèles ont aussitôt été mis en chantier : le premier, français et (trop) moderne, a été diffusé sur Canal + à la fin du mois d'octobre 2019, tandis que le second, produit par la BBC, a été présenté au public anglais sur trois soirées, fin novembre.

Une mini-série historique en trois épisodes de 45-50 minutes, écrite par Peter Harness (scénariste sur Wallander et Doctor Who, entre autres), et réalisée par Craig Viveiros, un habitué des productions télévisées britanniques.

La Guerre des Mondes (2019) :

Alors que l'Angleterre edwardienne est, comme le reste de la planète, attaquée par des êtres venus de l'espace, George (Rafe Spall) et sa compagne Amy (Eleanor Tomlinson) tentent de survivre, séparés par les événements, et de trouver une explication à cette catastrophe mondiale...

Une adaptation centrée sur Amy et sur son destin, celui d'une femme forte et indépendante, opprimée par la société dans laquelle elle vit, que ce soit à sauce de sa romance avec George (une romance illégitime qui a brisé le couple de George et a débouché sur une grossesse) ou de son statut de femme libre, intellectuelle et scientifique... on le voit, la mini-série a un parti-pris féministe très clair, qui plaira ou non, mais qui imprègne l'intégralité du programme.

Un programme qui plus est constamment articulé autour de flashforwards montrant le monde après l'invasion, et les efforts d'Amy pour survivre dans une atmosphère corrompue et toxique - pas forcément le choix structurel le plus probant, en ce qui me concerne : les allers et retours à chaque coupure pub (ou presque) paraissent fréquemment forcés, et le tout semble parfois n'être là que pour justifier la présence de Robert Carlyle au casting (ce dernier est en effet absent du plus gros du récit).

Et donc, Amy domine la mini-série, bien interprétée par Eleanor Tomlinson, mais pas très éloignée de son personnage de Poldark. Elle domine d'autant plus le programme que Rafe Spall n'a pas grande présence dans son rôle de George, un George fébrile, hésitant et en retrait, manquant cruellement de charisme.

C'est bien là que le bât blesse : comme tout le programme est centré sur Amy et George, sur leur romance et sur la tragédie qui les frappe, le vrai manque de présence et d'intérêt de Spall fait que l'on peine à s'intéresser à ce point pourtant névralgique du show. Un déficit d'émotion qui peut poser problème, et qui m'a empêché de vraiment adhérer à cette version du récit de Wells.

Ne reste alors que l'invasion martienne à proprement parler, une invasion qui se concentre dans le premier et dans le dernier épisode (le second épisode est un joli ventre mou, il faut bien l'avouer), et qui n'est pas désagréable à regarder : les effets spéciaux sont efficaces pour de la télévision, le design insectoïde des Martiens évoque un peu les Arachnides de Starship Troopers, et visuellement, ça tient la route, l'atmosphère corrompue post-attaque donnant lieu à des images post-apocalyptiques plutôt intéressantes.

Mais dans l'ensemble, le bilan reste plutôt mitigé pour cette mini-série : le contexte historique fidèle au roman est bienvenu, la distribution est compétente, mais le rythme inégal et les choix créatifs de l'écriture (notamment les dialogues sur la colonisation, le débat religion vs darwinisme, etc, généralement amenés de manière assez pataude) laissent un peu à désirer.

Cela dit, ça reste toujours mieux que la version française, et ça a l'avantage de durer un peu moins de trois heures.

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

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Christmas Yulefest 2019 - 19 - Les 12 Traditions de Noël (2019)

Publié le 9 Décembre 2019 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Hallmark, Review, Romance, Noël, Télévision, Yulefest

Noël approche, et chez les Téléphages Anonymesc'est donc l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

Les 12 Traditions de Noël (Two Turtle Doves - 2019) :

Sharon (Nikki DeLoach), chercheuse en neurosciences, revient dans sa ville natale pour gérer l'héritage de sa grand-mère, récemment décédée. À cette occasion, elle rencontre Sam (Michael Rady), exécuteur testamentaire de son aïeule, un veuf sympathique, père célibataire d'une fillette, Sophia (Michaela Russell). À l'approche des fêtes, cependant, Sharon doit renouer avec les traditions familiales si elle veut pouvoir hériter de la maison de son enfance ; l'une de ces traditions - 12 décorations de Noël symboliques - est cependant incomplète, et Sharon, Sam et Sophia se mettent alors en quête de la décoration manquante...

Au premier abord, un film Hallmark Movies & Mysteries comme les autres, avec les clichés habituels du genre : la protagoniste professionnellement épanouie, qui hérite d'un bien immobilier à Noël, et retourne dans sa ville natale pour renouer avec son passé ; le voisin veuf père d'une fillette attachante et intelligente ; le spectacle de Noël ; la tradition improbable, etc, etc, etc...

En théorie, donc, rien de mémorable, puisqu'on est clairement en terrain connu, avec un récit bourré des clichés habituels de la chaîne, et autres. Sauf que rapidement, il apparaît que ce métrage est nettement plus travaillé que la moyenne, et qu'il finit même par ressembler à ce que devrait être tout téléfilm Hallmark de ce type : quelque chose de mieux écrit, de mieux interprété, avec un couple principal attachant à la relation adulte et ludique, et un script qui utilise le cahier des charges imposé par Hallmark pour développer quelque chose de plus réfléchi sur la thématique du deuil, de l'émotion, etc.

Alors ne nous faisons pas d'illusion : non seulement l'immense majorité des spectateurs/trices du genre recherche plutôt, à Noël, quelque chose de plus léger, superficiel et lumineux qu'un mélodrame souvent sérieux et une réflexion sur la mort et le deuil (et je les comprends, puisqu'à la base, les mélodrames larmoyants ne sont pas non plus mon genre préféré), mais en plus, comme le passé l'a souvent démontré, de tels projets dépendent toujours de la qualité de la plume du scénariste.

Ici, ça fonctionne, comme cela fonctionnait dans Love to the Rescue, un sympathique téléfilm Hallmark de la même scénariste, avec déjà DeLoach, Rady et Russell (critique à venir dans le cadre du Mois Saint Valentin, en février 2020). Tout au plus pourra-t-on reprocher à ce Two Turtle Doves un rythme un peu trop mollasson sur la durée, rythme inhérent à l'aspect plus émotionnel de ce qui s'y déroule.

Mais quelque part, Two Turtle Doves est un métrage qui redonne un peu d'espoir en la marque Hallmark, en prouvant qu'elle était toujours capable de renouer avec un style de téléfilms plus sincère, comme on pouvait en voir à la télévision dans les années 80-00.

Encore une fois, ce n'est pas forcément mon type de téléfilm préféré, et le fait que les clichés Hallmark soient à ce point surexploités et surexposés tout au long de la saison affaiblit d'autant leur utilisation ici (d'où la note), mais ça reste un pas dans la bonne direction.

3.75/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien (classement alphabétique), ou celui-ci (classement saisonnier)...

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