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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Résultat pour "luke cage"

Un film, un jour (ou presque) #1225 : Mortal Kombat Legends - La Revanche de Scorpion (2020)

Publié le 10 Juin 2020 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Cinéma, Critiques éclair, DC, Fantastique, Jeunesse, Review, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Mortal Kombat Legends - La Revanche de Scorpion (Scorpion's Revenge - 2020) :

Une fois par génération, le sorcier Shang Tsung (Artt Butler) organise un grand tournoi entre les meilleurs combattants de tous les royaumes, pour déterminer, in fine, qui dominera l'univers. Rayden (Dave B. Mitchell), déité protectrice du royaume de la Terre, a ainsi choisi Liu Kang (Jordan Rodrigues), Sonya Blade (Jennifer Carpenter) et l'acteur Johnny Cage (Joel McHale) pour défendre notre planète ; Quan Chi (Darin De Paul), un sorcier fourbe, a lui sélectionné Hanzo Hasashi (Patrick Seitz), un ninja assassiné par son rival Sub-Zero (Steve Blum), et l'a doté de pouvoirs infernaux, le rebaptisant Scorpion...

Un long-métrage d'animation assez surprenant, car globalement inattendu, et confié aux équipes de Warner Animation et de DC, dont on retrouve une grosse partie des habitués derrière la caméra et au doublage.  Un long-métrage qui lorgne très fortement sur un remake animé des grandes lignes du film de 1995 (musique exceptée, malheureusement), mâtinée d'une origin story du personnage de Scorpion - origin story un peu maladroite et basique, avec quelques relents de Hellraiser, mais pas désagréable dans l'ensemble.

La caractérisation des personnages est respectée, Joel McHale est très amusant en Johnny Cage, le fanservice bat son plein (énormément de répliques, de mouvements, etc, renvoient directement au reste de la franchise, parfois de manière un peu trop gratuite), et le tout s'avère bien plus stylisé que la moyenne des productions DC Animated, avec notamment des combats ultra-dynamiques... et fidèles en tous points au jeu. Comprendre par là que tout est particulièrement gore et violent, avec moments rayons x et blessures apparentes au programme.

C'est peut-être là que ça a un peu coincé pour moi : j'aime bien la franchise, mais je ne suis pas très fan de la direction toujours plus graphique et brutale des derniers opus, et de leurs finishers anatomiquement détaillés. Donc forcément, comme ce film en reprend totalement les codes, ce débordement de sang (clairement inutile, dans l'absolu) m'a rapidement lassé.

C'est dommage, d'autant que le reste est plutôt agréable à suivre.

4.5 - 0.5 pour l'avalanche de gore, le fanservice un peu superflu, et l'absence du thème désormais culte = 4/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Catch Review : WWE Hell in a Cell 2014 (26/10/2014)

Publié le 27 Octobre 2014 par Lurdo dans Catch, Critiques éclair, Review, Télévision, WWE

Un PPV à la carte peu inspirante, mais aux deux MOTN potentiels : Ziggler vs Cesaro, Two Out of Three Falls, et Ambrose vs Rollins en cage.

- Ziggler vs Cesaro, 2 out of 3 falls, IC Title. Un début technique prometteur, un premier tombé précipité et décevant, un milieu de match beaucoup plus lent, une jolie superplex, quelques échanges inégaux, et une victoire clean 2 à 0 de Zigg. Très décevant.

- Orton tape la discute avec l'Authority, whatever, IDGAF.

- Nikki vs Brie, personal assistant match. Meh. Pas de vrai botch (ce n'est pas passé loin sur le saut à l'extérieur), mais franchement rien de passionnant, au point que le public scande le nom de JBL. M'enfin à leur décharge, le match était meilleur qu'un match standard de Velvet Sky.

- Usos vs Dust Brothers. Tag Titles. Pas regardé (parce que j'ai déjà vu ce match 25963588 fois) mais je suppose que c'était de l'action solide, remportée par les Dust Brothers.

- Orton vs Cena, HIAC. Je n'ai pas vraiment suivi le tout, là non plus, puisque je regardais British Boot Camp 2 en parallèle, et que c'était bien plus intéressant ; mais de ce que j'ai vu d'un oeil, Cena se fait démolir pendant la majorité du match, il y a échange de finishers toutes les trente secondes, et Cenawinslol, avant de no-seller le tout en post-match.

- Miz vs Sheamus, US Title. Pas regardé non plus, je finissais BBC2. Je suppose que Sheamus a gagné et humilié Miz/Sandow.

- Nikki Bella est une biatch.

- Une récap du feud le plus con du monde.

- Show vs Rusev. Pas très intéressant, malgré les efforts des deux hommes.

- AJ vs Paige, Divas Title. Un match en pilotage automatique et au public décédé.

- Rollins vs Ambrose, HIAC. Énormément de meublage, avec Jamie Noble et Joey Mercury envoyés par Rollins pour faire descendre Ambrose du haut de la cage, ce qui prend facilement cinq bonnes minutes. Un double table spot prévisible ensuite, avec fausse blessure, civière, tout ça, ce qui rallonge encore plus le tout.

Le match commence enfin après trois plombes, est un hardcore match décérébré durant lequel Ambrose démolit Rollins, jusqu'à ce que l'arène vire au noir, et qu'ils nous fassent un show holographique ridicule, avec intervention de Bray Wyatt, qui coûte la victoire à Ambrose. Finish risible.

 

Un PPV soporifique au possible, avec une carte apparemment organisée pour m'endormir au plus vite une fois le match d'ouverture (au booking foireux) passé. Quand au match final, il était bien parti (après le meublage), mais la WWE, forcément, a plombé le tout avec ce finish tout piteux... Le genre de PPV qui récoltera un 17 ou 18/20 dans Planète Catch, donc...

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Christmas Yulefest 2019 - 45 - Les Milles Couleurs de Noël (2019)

Publié le 22 Décembre 2019 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Hallmark, Noël, Review, Romance, Télévision, Yulefest

Noël approche, et chez les Téléphages Anonymesc'est donc l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

Les Milles Couleurs de Noël (Christmas at Dollywood - 2019) :

Organisatrice de spectacles, Rachel (Danica McKellar) profite des fêtes de Noël pour revenir dans sa ville natale du Tennessee, non loin du parc d'attractions Dollywood, avec une mission : organiser le 30è anniversaire du parc pour le compte de Dolly Parton. Elle est ainsi associée à Luke (Niall Matter), l'un des responsables de l'établissement, qui a une conception bien différente des festivités. Malgré tout, le duo commence alors à faire des étincelles, et va rapidement transformer le parc à l'approche des fêtes...

Un métrage assez agréable que ce Noël à Dollywood, clairement calqué par Hallmark sur le modèle de ses Noël à Graceland, mais sans la prétention et le pompeux associés à la propriété d'Elvis.

Ici, quand bien même le récit serait du Hallmark basique au possible - une veuve sur le point d'avoir une promotion à New York, un retour dans sa ville natale, un prétendant local, etc, etc, etc -, le tout fonctionne de manière sympathique, porté par l'énergie et la motivation d'une Danica McKellar apparemment ravie de croiser le chemin de Dolly Parton.

Danica passe donc tout le métrage avec un grand sourire sincère sur les lèvres, ses interactions avec Niall Matter sont dynamiques et pétillantes, et dans l'ensemble, elle élève le tout au dessus de la moyenne.

Après, il ne faut pas se leurrer : on est ici dans une grande opération de promotion croisée pour Dollywood, un parc qui reste à l'image de Dolly Parton, à savoir country, clinquant, pas du meilleur goût visuel, un peu cheap et retapé de partout - les intérieurs du parc sont donc loin d'être particulièrement glamours et convaincants, et tout le monde passe son temps à louer les mérites de Dolly... mais dans l'ensemble, ce n'est pas forcément bien problématique.

3.5/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien (classement alphabétique), ou celui-ci (classement saisonnier)...

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Un film, un jour (ou presque) #1192 : Sex and Drugs and Rock and Roll (2010)

Publié le 24 Avril 2020 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Musique, Review, UK

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Sex & Drugs & Rock & Roll (2010) :

Poète iconoclaste et musicien décalé au carrefour des genres, Ian Dury (Andy Serkis) tente de concilier son combat permanent contre les séquelles de la polio, sa vie de couple avec Denise (Naomie Harris), ses enfants d'une première union (Bill Milner, Charlotte Beaumont) et les excentricités de la scène musicale anglaise des années 70, le tout sous les yeux de son fils, témoin de chaque instant...

Un biopic anglais reposant quasi-intégralement sur la performance central d'Andy Serkis, impeccable dans le rôle-titre, et qui révèle là (pour ceux qui ne s'en doutaient pas encore) un talent d'acteur et de caméléon incroyable.

Autour de lui, le reste de la distribution est compétent (et on retrouve de nombreux visages familiers dans les seconds rôles : Mackenzie Crook, Arthur Darvill, Luke Evans, Toby Jones, Noel Clarke, Olivia Williams, Ray Winstone), mais c'est bien la forme très particulière du métrage qui fera que l'on adhèrera ou pas au projet : un peu comme son personnage central, le film est protéiforme et inclassable, très stylisé et déstructuré, mêlant narration théâtrale et reconstitutions scénaristiques, montages accélérés, séquences imaginaires, flashbacks éparpillés, clips vidéo et séquences animées, pour composer un récit biographique dynamique, romancé, mais aussi chaotique que les prestations scéniques de Dury et de son groupe.

Personnellement, une telle approche, sur près de deux heures, m'a laissé un peu de marbre, voire a eu tendance à me fatiguer sur la durée. Nul doute, cependant, que ça parlera plus à d'autres que moi.

3.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #1191 : Le Paquet (2018)

Publié le 23 Avril 2020 par Lurdo dans Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Review, Romance, USA, Netflix

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Le Paquet (The Package - 2018) :

Lorsque l'un des leurs (Eduardo Franco) se coupe malencontreusement le pénis lors d'une virée alcoolisée dans la forêt, un groupe d'adolescents pas très futés (Daniel Doheny, Luke Spencer Roberts, Sadie Calvano, Geraldine Viswanathan) fait tout son possible pour sauver l'organe tranché, et le rapporter à l'hôpital à temps pour le recoudre... tout en gérant la nature, leurs hormones bouillonnantes, et nombreux autres obstacles se dressant sur leur chemin !

Teen comedy graveleuse produite pour Netflix par le réalisateur de Hors Contrôle et des parodies de la team Sandberg, et par l'équipe de Workaholics, ce Paquet a pour lui une Géraldine Viswanathan toujours très attachante et juste, et un certain sens du n'importe quoi débridé qui, par moments, fonctionne.

Le reste du temps, malheureusement, le tout est inutilement hystérique, bourré de rebondissements tour à tour forcés, grotesques et/ou prévisibles, avec une mise en place assez maladroite, et des personnages profondément stupides et tous surjoués.

J'avoue : je n'avais pas réalisé que la team Workaholics se trouvait derrière ce métrage, du moins, jusqu'à ce que je commence à m'en doute à l'apparition de Blake Anderson dans un rôle secondaire. Et lorsque je l'ai confirmé, au moment de publier cet avis, j'ai aussitôt compris pourquoi je n'avais pas du tout accroché à ce récit, dont je ne suis clairement pas le public cible : je n'ai jamais accroché non plus au style d'humour de Workaholics.

Cela dit, je suppose que si on y adhère, on adhèrera aussi à ce long-métrage gentiment débile et cabotin.

2/6

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Christmas Yulefest 2018 - 15 - Le Gala de Noël (2018)

Publié le 11 Décembre 2018 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Hallmark, Noël, Review, Romance, Yulefest, Télévision

Noël approche, et chez les Téléphages Anonymesc'est donc l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

Le Gala de Noël (Pride, Prejudice and Mistletoe - 2018) :

À l'occasion des fêtes de Noël, Darcy Fitzwilliam (Lacey Chabert), une conseillère financière, rentre dans sa famille pour aider sa mère à préparer un gala caritatif dans leur luxueuse demeure. Mais rapidement, elle découvre que le traiteur engagé par sa mère n'est autre que Luke Bennett (Brendan Penny), son grand rival de lycée, avec lequel elle entretient une relation des plus tendues. Une relation qui, pourtant, évolue à mesure que le couple travaille côte à côte à l'organisation des festivités...

En théorie, une adaptation Hallmark d'un roman inspiré par les écrits de Jane Austen (la deuxième de cette saison festive, après Noël à Pemberley), et qui se voulait une revisite moderne, avec inversion du sexe des protagonistes, d'Orgueil et Préjugés.

Dans les faits, en réalité, on se retrouve avec une comédie romantique Hallmark ultra-basique et balisée, avec tous les clichés habituels de la chaîne (la carriériste citadine à la profession intellectuelle qui revient chez elle, et tombe amoureuse d'un ex au métier plus "manuel" ; la collaboration hasardeuse des deux personnages principaux qui se disputent mais finissent par s'apprécier ; le quiproquo de fin sous-développé ; le rival amoureux ; la rivale professionnelle ; etc...) et à peine saupoudrée de quelques références à Jane Austen, notamment dans les noms.

Pour ne rien arranger, le métrage a une fâcheuse tendance à passer beaucoup trop de temps à parler affaires, finance et manigances professionnelles, tout en souffrant d'une écriture un peu maladroite de ses dialogues : de quoi gentiment plomber le tout, et notamment son couple principal, pourtant pas désagréable.

Certes, Chabert fait du Chabert, comme d'habitude, et ses personnages sont un peu interchangeables de film en film, mais Brendan Penny fait un prétendant plutôt sympathique, notamment dans la première partie de la relation, plus conflictuelle.

Dommage que tout le reste du téléfilm soit à ce point basique et générique.

2.25/6

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Christmas Yulefest 2018 - 23 - Les Souliers de Noëlle (2018)

Publié le 15 Décembre 2018 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Hallmark, Noël, Review, Romance, Télévision, Yulefest

Noël approche, et chez les Téléphages Anonymesc'est donc l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

Les Souliers de Noëlle (A Shoe Addict's Christmas - 2018) :

Passionnée de chaussures, Noëlle (Candace Cameron Bure) travaille dans un grand magasin où elle se trouve coincée un soir, seule, alors qu'une tempête de neige fait rage à l'extérieur. Elle y rencontre alors Charlie (Jean Smart), un ange gardien débutant et maladroit là pour faire visiter à Noelle les Noël de son passé, pour l'aider à trouver le bonheur et à renouer avec sa passion pour la photographie...

Je ne suis habituellement pas vraiment fan des téléfilms de Noël de Candace Cameron Bure, souvent moyennement probants, donc j'ai abordé cette comédie Hallmark au titre inhabituel avec une certaine méfiance... mais finalement, ce Shoe Addict's Christmas s'est avéré une très bonne surprise.

Bon, ce n'est pas un téléfilm forcément très original (on est dans une déclinaison de A Christmas Carol, It's A Wonderful Life, etc), mais le ton de cette production Hallmark est assez rafraichissant : pas de mélodrame, pas de romance premier degré, pas de clichés surabondants et surexploités, mais quelque chose de plus léger, de plus dynamique et de plus enjoué, avec une CCB quasiment en mode sitcom, un Luke MacFarlane qui se met au diapason, et des personnages secondaires assez sympathiques (Vanessa Matsui, Jean Smart, Kristian Bruun).

Le film bénéficie par ailleurs d'un budget clairement plus conséquent (on sent que CCB est l'égérie de la chaîne), assez agréable à l'oeil, et le spectateur finit par passer un moment agréable, à défaut d'être extrêmement mémorable.

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1079 : SEMAINE CORMAN EN ARGENTINE - Kaine le Mercenaire (1984)

Publié le 12 Novembre 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Review

À partir de 1983, Roger Corman a produit toute une série de films de sword & sorcery en Argentine, pour tenter de surfer sur la vague de popularité de Conan le Barbare, sorti un an plus tôt : de quoi remplir une semaine complète de notre rubrique, au rythme d'un film par jour...

Kaine le Mercenaire (The Warrior and the Sorceress - 1984) :

Ancien guerrier de légende offrant désormais son épée au plus offrant, Kain (David Carradine) arrive dans un village désolé où deux seigneurs de guerre, Zeg (Luke Askew) et Bal Caz (Guillermo Marin) se disputent le seul puits existant. Kain décide alors de manipuler les deux hommes en prétendant se ranger du côté de l'un ou de l'autre, avec pour seul objectif de libérer la sorcière Naja (Maria Socas), et de défendre les villageois...

Remake officieux mais assumé de Yojimbo de Kurosawa, Kaine le mercenaire est un bon cran au-dessus de Deathstalker, à tous les niveaux.

Oui, il y a toujours une dose énorme de nudité gratuite (la pauvre Maria Socas est topless du début à la fin du métrage) ; oui, l'interprétation est toujours très inégale ; oui, les effets sont approximatifs (le lézard qui parle marmonne est assez moyen ; bizarrement, un budget plus important semble avoir été consacré aux quatre seins d'une danseuse topless... allez comprendre ^^) et les combats encore plus...

Mais le film est globalement mieux structuré, les personnages mieux définis, Carradine a un certain charisme très efficace en mercenaire manipulateur vêtu de noir, et dans l'ensemble, le tout semble nettement plus maîtrisé, avec un petit côté western spaghetti pas déplaisant.

À noter une bande originale intéressante (bien que massacrée au montage), et un quota de viols nettement en recul par rapport à Deathstalker : c'est toujours ça de pris.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #999 : Murder Mystery (2019)

Publié le 3 Juillet 2019 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Netflix, Policier, Review

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Murder Mystery (2019) :

Invités par Charles Cavendish (Luke Evans), riche héritier rencontré à bord d'un avion alors qu'ils partaient fêter leur anniversaire de mariage, Audrey (Jennifer Aniston) et Nick Spitz (Adam Sandler) séjournent à bord du yacht familial, où sont réunis tout un groupe de personnages excentriques venus assister aux fiançailles de Malcolm Quince (Terence Stamp) : Suzi (Shiori Kutsuna), la jeune compagne de Quince ; l'actrice Grace Ballard (Gemma Arterton) ; Tobias (David Walliams), le fils homosexuel de Quince ; le Maharajah Vikram Govindan (Adeel Akhtar) ; le Colonel Ulenga (John Kani) et son garde du corps Sergei (Ólafur Darri Ólafsson) ; et Juan Carlos Rivera (Luis Gerardo Mendez), un pilote de course. Mais lorsque Quince est assassiné, et qu'un à un, les invités trouvent la mort, les Spitz deviennent les suspects de l'Inspecteur Delacroix (Dany Boon), et doivent tout faire pour prouver leur innocence en identifiant le coupable...

La comédie Netflix/Sandler annuelle, dite "de vacances", au cours de laquelle Adam Sandler emmène sa famille et des amis en vacances dans un pays lointain, sous prétexte d'y tourner un film : on a l'habitude, la formule est la même depuis des années, mais cette fois-ci, on a droit à un métrage plus homogène, moins déconneur et moins "bande de potes qui font du tourisme".

Comme son nom l'indique, Murder Mystery est une comédie policière légère (dans tous les sens du terme) à la Agatha Christie, avec meurtre mystérieux à bord d'un yacht, policier français incapable (Dany Boon, pas trop caricatural), suspects tous excentriques, enquête approximative des deux protagonistes... et ça fonctionne à peu près.

Il n'y a rien d'exceptionnel, et le film manque cruellement de rythme, d'énergie et de style dans sa première heure, mais il se réveille sur son dernier tiers, et garde un certain sens de l'humour jamais lourd ou graveleux, qui rend le tout assez regardable.

Pas forcément un film qui restera dans les mémoires, mais c'est sympathique à regarder, et ça a le bon goût de ne pas dépasser 1h40.

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #111 : Suing The Devil (2011)

Publié le 20 Avril 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Drame, Religion, Fantastique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Suing the Devil :

Luke O'Brien (Bart Bronson), un apprenti avocat australien, décide soudain qu'il en a assez de sa vie ratée, et, suivant l'inspiration biblique qu'il trouve dans un tiroir, il choisit d'assigner Satan en justice pour la somme de huit trilliards de dollars. Mais à sa grande surprise, Satan (Malcolm McDowell) se présente le jour du procès, accompagné des dix avocats les plus cruels et talentueux de la planète. Le monde tout entier se précipite alors devant son petit écran, pour assister à ce duel au sommet...

Avec un concept pareil, un bon réalisateur et un scénariste avisé pourraient créer un film drôle, pertinent, mémorable et provocant. D'autant plus avec Malcolm McDowell, qui campe un Satan excellent et mémorable.

Malheureusement, Suing the Devil n'est rien de tout ça.

C'est un film chrétien décidé à prêcher la bonne parole et à marteler des citations bibliques comme vérité absolue, réalisé et écrit avec les pieds, et dans lequel McDowell est le seul acteur à jouer correctement de tout le métrage (mais vraiment : le lead est calamiteux, les seconds rôles sont encore pire, Tom Sizemore a un micro-rôle dans lequel il semble bourré en permanence - peut-être la solution ultime pour apprécier le film - et Corbin Bernsen fait de la figuration).

Je vais même aller plus loin : ce métrage est le degré zéro du cinéma, c'est de la propagande pataude, une leçon de morale et de théologie particulièrement bancale, avec des arguments de niveau CP sur fond de christian pop insipide, et qui décrète que tout ce qui n'est pas prière et Dieu est un pêché passible de l'enfer.

Limite, on m'aurait dit que ce film est une satire croisée des films de procès et des films chrétiens, je l'aurais cru sans peine... mais là, tout est mortellement sérieux, et le niveau est tellement bas que c'est à se demander comment ça a pu rafler des prix (oh, wait... des prix remis par des organisations chrétiennes, ça explique tout !). Et je ne parle même pas du twist final (dans lequel le héros se réveille, et s'aperçoit que tout ça n'était qu'un rêve inspiré par une affiche sur un maychant athée interprété par McDowell), tout simplement ridicule.

0.25/6 (pour le potentiel du concept)

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Halloween Septembrrrfest 2015 - 04 - Dracula Untold (2014)

Publié le 16 Septembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Horreur, Action, Fantastique, Halloween

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

Dracula Untold :

Dans la Transylvanie du 15è siècle, le Prince Vlad Tepes (Luke Evans), est un guerrier sanguinaire mais juste et aimé de son peuple. Mais lorsque les Turcs, menés par le Sultan Mehmed II (Dominic Cooper), décide de durcir les termes de leur traité jusqu'à l'inadmissible, Vlad finit par conclure un pacte démoniaque avec une créature nocturne maléfique, en échange de pouvoirs surnaturels incroyables.

Un film assez problématique pour moi.

D'un côté, ça mange à d'innombrables râteliers tous plus ou moins déjà vus sur ce sujet, du Coppola à des dizaines d'autres films et romans à ce sujet, ça transforme une icône de l'horreur en super-héros mécompris, romantique et pacifiste, c'est assez terne visuellement, la musique est insipide au possible, et techniquement, il y a ça et là des problèmes de format et de réalisation. Ce qui fait que je n'ai aucun mal à comprendre le rejet viscéral de bon nombre d'amateurs d'horreur et de fantastique.

Mais d'un autre côté, le tout se regarde très bien, les effets spéciaux sont réussis, et les acteurs croient à ce qu'ils font (même s'ils ne sont pas toujours très bien castés, cf Cooper en méchant Turc).

Donc le tout est finalement une expérience assez frustrante, qui oscille constamment pour moi entre "tiens, c'est sympa, cette scène", et "pff, quelle utilité que celle-ci"...

Un très petit 3/6 sur l'échelle des films "origin story superflue".

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Un film, un jour (ou presque) #77 : Une Maison pour Deux (2015)

Publié le 3 Mars 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Hallmark, Comédie, Romance

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Une Maison pour Deux (All of My Heart) :

Employée d'un traiteur (Paul McGillion) et future chef, Jenny (Lacey Chabert) vient de se séparer de son petit-ami carriériste (Greyston Holt) lorsqu'elle hérite soudain d'une maison à la campagne... en co-propriété avec Brian, un trader de Wall Street obsédé par son métier (Brennan Elliott). Ayant tout plaqué pour recommencer sa vie à la campagne, Jenny n'a d'autre choix que de partager cette demeure le temps de la restaurer, et s'accommoder de ce colocataire abrasif, au charme duquel elle n'est cependant pas totalement insensible.

À nouveau un téléfilm Hallmark très classique et prévisible, avec toujours la même opposition "vie campagnarde et travail manuel peu rémunérateur mais aux valeurs de vie saines et honnêtes" vs "vie citadine et travail intellectuel et rémunérateur, sans aucune valeurs éthiques", et toujours le même problème de casting : malgré Lacey, Ed Asner (à la présence toujours appréciable) et un Daniel Cudmore en plombier-homme à tout faire barbu, géant et laconique (réminiscent du Luke de Gilmore Girls), le reste de la distribution masculine est transparente et insipide au possible.

Ici, que ce soit Greyston Holt ou Brennan Elliott (qui a l'air nettement plus âgé que Chabert), ils sont tous deux particulièrement génériques, et sans la moindre alchimie avec l'héroïne (et ce même si Elliott se décoince un peu au bout d'un moment, ce qui améliore un peu les choses, sans plus). Une héroïne qui, en plus, est un peu trop impulsive et intransigeante (elle plaque son compagnon en trois secondes chrono lorsque celui-ci lui annonce qu'il a décroché un nouveau job, alors qu'elle attendait une demande en mariage ; elle plaque son job pour s'installer dans cette maison en ruines sans même réfléchir...) pour être totalement attachante.

Cela dit, malgré le caractère particulièrement routinier du métrage, il reste assez regardable, principalement parce qu'il ne se prend pas trop au sérieux, et qu'il y a une chèvre amusante.

Ouaip. Une chèvre. On se contente de peu, parfois.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #448 : Cheerful Weather for the Wedding (2012)

Publié le 10 Février 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Comédie, Drame, Review, UK

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Cheerful Weather for the Wedding :

Dans les années 1930, une famille se prépare au mariage de l'une des leurs, dans leur manoir luxueux au milieu de la campagne anglaise. Mais celle-ci, Dolly (Felicity Jones) est cloîtrée à l'étage, étrangement déprimée et noyant ce chagrin inexplicable dans l'alcool ; au rez-de-chaussée, son fiancée Owen (James Norton), discret et bien sous tous rapports, qu'elle connaît depuis deux mois à peine ; et arpentant les couloirs du manoir, son ex-amant, Joseph (Luke Treadaway), qui semble lui aussi hanté par un secret troublant...

Adaptation d'une nouvelle de 1932, ce long-métrage anglais ressemble presque, pendant une bonne demi-heure, à un épisode de Downton Abbey sous acide, dans lequel tous les personnages auraient un répondant acerbe et sarcastique, seraient particulièrement mécontents d'être là, et l'ambiance serait nettement plus déjantée et animée qu'en temps normal. Et ça fait toujours plaisir de revoir un morceau du parcours de Felicity Jones, qui a commencé dans The Worst Witch et a terminé dans Rogue One...

Et puis tout à coup, les flashbacks s'invitent, et le film perd soudain totalement pied.

Le récit freine ainsi des quatre fers, pour se perdre dans des réminiscences sépias d'un passé idyllique, qui développent en un peu moins d'une heure ce qui prend une phrase à résumer : Dolly et Joseph ont eu une aventure, elle est tombée enceinte, et elle se marie précipitamment pour éviter le scandale.

Rien de bien neuf sous le soleil, donc, et le tout manque cruellement de punch et de mordant, que ce soit dans sa forme ou dans son fond, et surtout après cette première demi-heure enjouée. Ajoutez à cela du surjeu total sur la fin, guère aidée par une réalisation un peu lourde, et par un récit qui n'a pas vraiment de structure (tout ça ne débouche sur rien, il n'y a pas de résolution), et l'on se retrouve devant une comédie dramatique typiquement british, mais qui échoue à convaincre, ou à laisser le moindre souvenir.

Vraiment dommage que ce métrage n'ait pas conservé l'énergie de son premier tiers...

2/6

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Christmas Yulefest 2016 - 62 - Jonathan Toomey : Le Miracle de Noël (2007)

Publié le 31 Décembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Christmas, Yulefest, Noël, Review, Drame, Jeunesse

Noël est passé, mais comme tous les ans, la Christmas Yulefest continue sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année, et ce jusqu'à l'arrivée des Rois Mages...

Jonathan Toomey : Le Miracle de Noël (The Christmas Miracle of Jonathan Toomey) :

À la mort de son père soldat, le jeune Thomas McDowell (Luke Ward-Wilkinson) et sa mère (Joely Richardson) sont contraints de s'installer dans la ferme de leur tante, dans un petit village reculé de Nouvelle-Angleterre. Là, vit Jonathan Toomey (Tom Berenger), un menuisier bougon à la réputation terrible... et à l'approche de Noël, ce dernier accepte de laisser Thomas l'observer dans ses oeuvres, tandis qu'il recrée une crèche de Noël en bois que les McDowell ont perdue durant le déménagement...

L'adaptation anglaise d'un livre pour enfants épais de 32 pages, ce Jonathan Toomey trahit très rapidement ses origines, quand on s'aperçoit, même sans avoir lu le livre original, du temps improbable que le récit met pour se mettre en route.

Ça meuble énormément pour remplir ces 90 minutes, ça prend trois fois trop de temps, et ça finit par lasser, puisque le récit est (forcément) élémentaire et ultra-prévisible (puisque issu d'un livre de Noël pour enfants), et que malgré cela, le script semble parfois bâclé et incomplet (la fin est en queue de poisson, l'époque et le lieu sont très vagues, et l'évolution de la caractérisation est discutable).

C'est d'autant plus dommage qu'à part la fausse barbe évidente de Berenger, et quelques éclairages qui trahissent des décors de studio, la direction artistique est plutôt honorable, tout comme la réalisation, la photographie et la distribution (Saoirse Ronan dans un petit rôle).

Avec un meilleur script (premier métrage et scénario de Bill Clark, le réalisateur), et un budget un peu plus important, ça aurait pu donner un petit film de Noël mineur, mais touchant. Là, en l'état, c'est très très moyen, mais pas forcément honteux.

3/6

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Les bilans de Sygbab - Gilmore Girls, saison 4 (2003-2004)

Publié le 4 Février 2017 par Sygbab dans Télévision, Critiques éclair, Review, Gilmore Girls, Les bilans de Sygbab, Comédie, Romance

Sygbab regarde (beaucoup) la tv, Sygbab écrit (parfois) des bilans : retrouvez-les sur le blog des Téléphages Anonymes !

Gilmore Girls, Saison 4 : 

Entre l'ouverture du Dragonfly Inn à gérer pour Lorelai et l'adaptation à l'Université pour Rory, les nouveaux défis que doivent relever les deux jeunes femmes sont immenses et ont un impact sur leur relation fusionnelle. Si dans les premiers épisodes Rory revient très souvent à Stars Hollow le week-end, elle se retrouve rapidement débordée par les cours, et n'a presque pas le temps d'appeler sa mère. De son côté, Lorelai monte son nouveau business quasiment à elle seule, ne pouvant compter sur Sookie. Cette période est donc une épreuve pour les deux protagonistes, puisqu'elles ne peuvent plus se soutenir comme auparavant.

C'est la limite de leur dépendance affective : elles se manquent mutuellement, et l'épisode où elles craquent toutes les deux - Rory sur l'épaule de Dean et Lorelai sur l'épaule de Luke - en est la parfaite représentation. La façon dont le thème est traité réconcilie quelque peu le téléspectateur avec les scénaristes quant au choix de Yale : il est évident que mère et fille ont du mal à couper le cordon, et l'éloignement qu'aurait entraîné un départ de Rory à Harvard aurait sans doute été destructeur. De toute évidence, elles ne sont pas prêtes pour gérer une telle situation.

Si cet aspect est mis en avant, il est en revanche assez paradoxal de constater que la construction du Dragonfly et la vie de Rory à l'Université constituent des intrigues assez diffuses, dans le sens où certaines idées développées ici et là ne sont pas poursuivies. Il suffit de penser à Marty pour s'en convaincre : alors qu'une amitié semble se développer entre lui et Rory, il est par la suite oublié. Il en est de même pour le journal de Yale : après les critiques de Doyle concernant l'article que Rory a écrit à propos d'un ballet, la transformation de son style d'écriture n'est jamais évoquée de nouveau. Ce dernier point est d'ailleurs particulièrement gênant, car le journalisme est son rêve et au bout de quatre saisons, il est difficile de savoir où elle en est exactement; si ce n'est qu'elle doit encore progresser.

Enfin, sa colocation avec Paris - pourtant pleine de potentiel - n'apporte strictement rien. Au contraire, cette dernière est horripilante, et sa relation avec Asher Fleming n'a aucun intérêt. Cette histoire entre un professeur âgé et une jeune femme "innocente" était un écueil tout à fait évitable... S'il avait encore été là, Terrance lui aurait sans doute conseillé de ne pas se lancer dans cette aventure... Mais comme d'autres, il disparaît aussi vite qu'il est apparu.

Dans le rayon des disparitions, le fait qu'Adam Brody ne soit plus présent nécessite de trouver une explication, et de dénicher un autre membre pour le groupe de rock de Lane & co. Et là, c'est un véritable contre-pied, avec l'introduction de Gil, dont l'âge pose quelques problèmes au départ. Cette intrigue prend au fur et à mesure un peu plus d'importance et c'est une bonne chose : outre Brian et Zack qui sont assez drôles ensemble, cela s'inscrit dans la continuité du développement de Lane.

Les changements dans sa vie sont radicaux : elle travaille en tant que serveuse chez Luke, décide de se consacrer à la musique, et finit par emménager avec Brian et Zack après avoir été plus ou moins expulsée de chez elle par sa mère. Malgré le peu de liberté dont elle jouissait, la réalité de ce qu'elle a perdu la rattrape vite, ce qui annonce là aussi une adaptation difficile. Il est en tout cas intéressant de s'apercevoir que Mrs Kim a des failles, même si montrer ses sentiments est pour elle une faiblesse qu'elle ne peut se permettre.

Ce que ne peut pas se permettre Richard, c'est de perdre ses clients. Pour ne pas se retrouver devant cette possibilité, il réintègre son ancienne compagnie après les menaces du père de Jason, laissant le fils avec une réputation complètement ruinée. À vouloir jouer avec le feu et vouloir mettre son père en colère en rejoignant Richard, il fallait sûrement s'attendre à ce dénouement pour Jason.

Cette volonté de vouloir s'émanciper de ses parents tout en recherchant ce qui pourrait les rendre fous se retranscrit aussi dans la décision de Lorelai de poursuivre sa relation avec ce dernier. Tout les oppose, et il fait partie d'un monde qu'elle a toujours rejeté : cela ne pouvait pas fonctionner, et le fait que Jason veuille intenter un procès contre Richard tombe à point pour rompre avec lui. Mais les remous de cette histoire qu'elle a voulu cacher sont bien plus importants qu'elle ne pouvait l'imaginer et sont sans doute à l'origine de la séparation de ses parents. Une fois encore, malgré son énergie et sa bonne humeur, Lorelai apparaît comme une égocentrique immature.

Peut-on donc en vouloir à Rory de ne pas savoir où elle en est au niveau sentimental, quand sa mère est elle-même perdue ? Alors qu'elle semblait avoir retrouvé de la stabilité, Dean et Jess réapparaissent tour à tour. Le premier se rapproche de plus en plus et finit dans son lit - ce qui ne fait que confirmer que son mariage était tout sauf honnête -, le second lui avoue qu'il l'aime avant de lui proposer de venir vivre avec lui.

De quoi rendre la jeune femme confuse et incapable de prendre une décision raisonnée. Mais les apparitions sporadiques des deux rivaux - qui n'en seront pas venu aux mains cette fois-ci - ainsi que leur absence au générique laissent penser qu'une conclusion ne saurait tarder, pour que Rory passe à autre chose et ne s'embarque pas dans des relations trop compliquées à gérer.

La multiplication des intrigues a cependant un effet pervers : la maîtrise des scénaristes n'est plus la même qu'auparavant. La preuve en est avec Nicole, qu'on ne voit quasiment pas alors qu'elle est la femme (!) de Luke, ou encore Jackson, qui est presque absent alors qu'il vient de devenir père. Ce manque de fluidité peut aussi s'expliquer par des ajustements nécessaires entre les personnages qui s'en vont et ceux qui arrivent (parmi eux Liz et TJ, une perspective peu réjouissante puisqu'ils sont aussitôt agaçants), mais un recadrage s'impose.

À trop se focaliser sur le côté drama, Stars Hollow est mis de côté alors que la vie de cette communauté est l'essence même de la série. Heureusement, l'épisode centré sur les peintures vivantes offre des scènes fabuleuses en nous replongeant dans cette atmosphère unique, mélange d'excentricité et de joie de vivre.

La lumière viendra peut-être de la relation naissante entre Lorelai et Luke, qui a enfin franchi le pas après bien des tergiversations. Ou peut-être de Kirk, qui a enfin une petite amie et qui se charge bien entendu de le faire savoir à tout le monde, avec force répétition. Quand il n'est pas en train de se ridiculiser comme il sait si bien le faire.

Quoi qu'il en soit, il va falloir faire mieux car cette saison donne, comme la précédente, l'impression d'être une transition vers une nouvelle ère qui a du mal à se mettre en place. Et il faudrait penser à développer Michel un peu plus : Kirk est largement suffisant comme sidekick.

 

 

(voir aussi le bilan de Lurdo - nettement plus sommaire - des saisons 1 à 4 de la série, publié sur ce blog en 2012)

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Les bilans de Sygbab - Gilmore Girls, saison 5 (2004-2005)

Publié le 11 Février 2017 par Sygbab dans Télévision, Review, Romance, Critiques éclair, Comédie, Les bilans de Sygbab, Gilmore Girls

Sygbab regarde (beaucoup) la tv, Sygbab écrit (parfois) des bilans : retrouvez-les sur le blog des Téléphages Anonymes !

Gilmore Girls, Saison 5 : 

Comme s'il y avait eu une prise de conscience à propos de la difficulté grandissante de maîtriser une multitude de personnages en même temps, l'écriture se resserre et se concentre de plus en plus sur la famille Gilmore. Certes, Paris est toujours aussi irritante, et sa relation naissante avec Doyle présage de bonnes choses pour l'avenir, tant leur couple est improbable. Oui, Lane Et Zack vont bien ensemble, et il est un peu question du groupe de temps en temps. Et Kirk est toujours aussi bizarre, mais drôle.

Il ne faut cependant pas se voiler la face : ce sont des histoires annexes, dont l'intérêt principal est de ne pas laisser en plan les autres protagonistes. Ils deviennent ainsi des accessoires et sont de plus en plus secondaires. À tel point que Jason est évacué sans autre forme de procès dans le premier épisode, alors que ce dernier est une suite directe du final de la saison précédente.

Cela pourrait être gênant, mais il faut bien admettre que le programme est chargé pour les Gilmore. Il semblerait que chez eux, la dramaturgie soit une seconde nature, et les rebondissements ne sont pas des moindres. La source de ce chaos est unique, et bien identifiée : l'ingérence d'Emily. Cela commence avec son intervention auprès de Christopher, en lui intimant presque l'ordre de faire ce qu'il faut pour être de nouveau avec sa fille, maintenant que Sherry l'a abandonné.

Elle est tellement convaincue que sa fille ne sait pas ce qu'elle fait en développant - enfin - une relation avec Luke qu'elle ne prête aucune attention aux conséquences de ses actes. Pour les autres, mais aussi pour elle, puisqu'elle s'attire les foudres de Lorelai. Alors qu'elle était la première à dire à Richard que ses actions pouvaient leur faire perdre leur fille, elle s'en charge d'elle-même en ne comprenant pas que celle-ci est indépendante et qu'elle avait coupé les ponts pour une bonne raison.

Il n'en faut pas tellement plus pour que Luke se pose des questions. Sa réaction est compréhensible : la propension de Lorelai à cacher les choses - une sorte de réflexe vis-à-vis de ses parents, qu'elle applique malheureusement à toutes les situations - ne peut que le faire douter vis-à-vis de Chris. À plusieurs reprises, elle ne lui dit pas qu'elle a vu le père de son enfant, et au vu de leur passif il est difficile pour l'homme à la casquette vissée sur le crâne d'accorder une totale confiance à sa dulcinée, et surtout d'accepter un tel poids. Pas seulement par rapport à un ex qui ne disparaîtra jamais, mais aussi parce qu'il n'est pas apprécié par Richard et Emily, qui ne le jugent pas dignes d'être avec leur fille.

Le plus désolant, finalement, c'est que leur monde est tellement à part qu'ils ne font même pas preuve de mépris : pour eux, il s'agit simplement un constat. Un sentiment d'insuffisance s'installe en lui, sans qu'il n'ose le formuler, et il le prend de plein fouet quand Dean lui explique qu'il ne peut pas offrir à Lorelai ce dont elle a besoin. Selon lui, leur combat est le même, futile et voué à l'échec.

Emily prend également de plus en plus de place dans la vie de Rory, et son voyage en Europe avec sa petite-fille est en quelque sorte l'élément déclencheur d'une transformation qui couvait. La jeune femme autrefois simple prend de plus en plus goût au luxe, au faste, et commence à se sentir à l'aise dans un monde que sa mère a rejeté. Il n'est pas innocent qu'elle s'intéresse à Logan plutôt qu'à Marty : le premier peut lui faire vivre des aventures grâce à ses ressources quasi illimitées, le second n'est qu'un énième avatar du charmant garçon avec lequel on s'ennuie.

Ironique, puisque le comportement de Logan n'est pas si lointain de celui que pouvait avoir un certain Tristan. De même, l'ancienne Rory n'aurait pas accepté le poste que lui propose Mitch, et ce pour deux raisons : elle aurait tenu à le mériter, et elle aurait trouvé futile cette tentative de se rattraper aux branches après avoir été humiliée par la famille Huntzberger.

Alors qu'elle semblait faire des progrès avec un rôle plus actif dans le journal de Yale, cette mission s'avère être un échec total. Mitch Huntzberger n'est pas un homme sympathique qui est là pour faire plaisir aux gens, et il n'hésite pas à dire ce qu'il pense sans ambages : selon lui, Rory est une très bonne assistante mais n'a pas ce qu'il faut pour être une bonne journaliste. Les propos sont durs, mais il a au moins raison sur un point : malgré tous les apports de l'éducation de Lorelai, Rory est trop gentille et ne sait pas aller au-delà ce qu'on lui demande.

Une qualité pourtant essentielle pour évoluer et se démarquer des autres. Et surtout, elle n'a pas la même force que sa mère, qui a dû faire face à l'adversité très jeune et n'a reculé devant rien pour que son rêve aboutisse. Ce revers est pour elle une catastrophe, et elle remet complètement en question son avenir.

Tous ces évènements sont rudes pour Lorelai, car la relation fusionnelle qui l'unit à sa fille bat de l'aile. Ce qu'elle a essayé de lui inculquer part petit à petit en fumée, et elle s'aperçoit que le rôle de meilleure amie qu'elle tenait tourne maintenant en sa défaveur puisqu'elle ne se fait pas entendre en tant que mère. Pourtant, alors qu'elle passe la plupart du temps pour une irresponsable immature, elle gère les hauts et les bas de sa fille de manière assez remarquable, en prenant sur elle.

Mais entre le premier rapport de Rory avec Dean encore marié ou son petit séjour en prison, elle aurait pu - et dû - mettre un cadre et faire valoir son autorité, en étant plus ferme. Derrière cela se cache la peur de perdre sa fille, qui lui échappe inexorablement au profit de ses parents. Ce sentiment est latent depuis les premières saisons : même si elle ne l'avoue pas, elle souhaiterait que sa fille s'éloigne de leur monde. Mais il est sans doute déjà trop tard pour ça.

Ce n'est pas la décision prise par Richard et Emily en fin de saison qui vient contredire ce point : après avoir pourtant assuré à Lorelai qu'ils allaient l'aider pour que Rory ne quitte pas Yale, ils la trahissent en donnant leur bénédiction à leur petite-fille, tout en l'invitant à venir vivre chez eux. C'est peut-être le point de non-retour pour Lorelai, alors qu'elle commençait à gagner le respect et la fierté de son père. Plutôt que de l'emplir de colère, c'est un affront qui l'abat totalement au point qu'elle demande à Luke de l'épouser dans la foulée. Une proposition effectuée pour d'aussi mauvaises raisons ne peut qu'entraîner des conséquences fâcheuses, et le couple pourrait vite imploser.

Il a donc beaucoup de turbulences dans cette saison, car elle exacerbe les sentiments de chacun. Se concentrer sur les personnages clés était une bonne option pour amener des situations déterminantes pour l'avenir, tout en développant des relations toujours plus complexes. Dans le même temps, le changement d'ère qui avait du mal à s'amorcer est maintenant bien en place, avec notamment un Dragon Fly opérationnel. Un lieu toutefois rapidement déserté, avec un Michel de plus en plus transparent (un gâchis, à n'en pas douter) et une Sookie encore enceinte.

Il faudra attendre encore un peu pour revoir ses engueulades en cuisine avec Jackson. La ville de Stars Hollow est aussi moins mise en avant, mais il y a encore quelques bons moments, comme quand Taylor distribue des rubans rose et bleu pour diviser la ville selon deux groupes pro-Lorelai ou pro-Luke. Il y a quand même une constante : les références à la pop-culture sont toujours aussi présentes, et sont toujours très appréciables (mentionner une intégrale Cop Rock, il fallait vraiment y penser tant cette série est un OVNI télévisuel).

En quelques mots, pour conclure : c'est un très bon cru.

 

(voir aussi le bilan - un peu plus sommaire - de Lurdo de la saison 5 de la série, publié sur ce blog en 2012)

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Les bilans de Sygbab - Gilmore Girls, saison 6 (2005-2006)

Publié le 18 Février 2017 par Sygbab dans Télévision, Review, Romance, Critiques éclair, Les bilans de Sygbab, Comédie, Gilmore Girls

Sygbab regarde (beaucoup) la tv, Sygbab écrit (parfois) des bilans : retrouvez-les sur le blog des Téléphages Anonymes !

Gilmore Girls, saison 6 :

La justesse étant un atout depuis ses débuts, à quelques exceptions près, une question s'impose au visionnage de cette saison : les scénaristes auraient-ils perdu leur bon sens ? Cela peut paraître dur d'emblée, mais les choix effectués sont le plus souvent discutables, quand ils ne vont pas à l'encontre de l'esprit de la série. Les rebondissements commencent à être éculés, et la psychologie des personnages devient aléatoire pour satisfaire un semblant de suspense qui devient presque néfaste.

Comme si l'inspiration s'était tarie d'un coup, tout ce qui fait l'originalité de Gilmore Girls disparaît, et le téléspectateur a la désagréable surprise d'être devant un drama plutôt classique. Difficile de l'accepter quand les standards sont habituellement un peu plus élevés.

Au lieu d'influencer les principaux fils rouge, les intrigues secondaires deviennent de plus en plus sporadiques et donnent droit à des évolutions pour le moins étonnantes. Passons Kirk et ses facéties habituelles, qui apporte toujours une nécessaire dose d'humour en étant toujours à côté de la plaque, pour en venir à Sookie et Jackson : leurs enfants sont tout bonnement invisibles, et c'est un petit peu gênant.

Il aurait été intéressant de se pencher un peu plus sur leur vie familiale, étroitement liée à la relation professionnelle que les deux époux entretiennent toujours. Au lieu de ça, ils doivent se débarrasser de la marijuana que Jackson découvre avec stupeur parmi ses plantations. Certes, c'est décalé, mais c'est surtout un aveu d'impuissance concernant leur développement quasi inexistant.

Cela concerne tout aussi bien Lane, dont la relation avec Zack ne colle pas vraiment. D'autant que Mrs Kim semble l'accepter sans plus de difficulté que cela, alors qu'elle menait la vie dure à un Dave bien plus attrayant à ses yeux. Dur d'avaler le fait qu'elle abandonne ses traditions et ses idéaux si rapidement, alors qu'elle a toujours été inflexible. Que dire quand elle s'invente experte dans le domaine de la musique en donnant des avis tranchés sur ce que fait Zack et qu'elle l'aide à écrire un hit...

Ce n'est pas très sérieux, et surtout pas vraiment crédible. Tout au plus, cela permet d'organiser le mariage de Lane, pour qu'une Lorelai complètement ivre s'y ridiculise en annonçant à tout le monde qu'elle ne se mariera pas à son tour. C'est bien là l'enjeu principal : il faut à tout prix empêcher cette fameuse union tant attendue entre Luke et Lorelai. Tous les moyens sont bons pour y parvenir, notamment la dispute qui oppose cette dernière à Rory. En effet, rien ne sera possible tant qu'elles ne seront pas réconciliées.

Par ailleurs, la jeune fille apprend à ses dépens que vivre avec ses grands-parents n'est pas une sinécure, et elle se retrouve confrontée à l'ingérence compulsive d'Emily, à tous les niveaux. Cela a au moins le mérite de remettre en perspective ce que sa mère a enduré pendant sa jeunesse. Le parallèle n'est pas inintéressant, d'autant que Rory pousse l'expérience un peu plus loin en participant pleinement aux réceptions que donne sa grand-mère, avant de s'apercevoir qu'elle prend le mauvais chemin.

Peut-être fallait-il qu'elle en passe par là pour trouver la même force intérieure que sa mère, qui l'autorise à se rebeller et à croire en ses capacités comme jamais auparavant. Il est juste dommage qu'elle ne s'en rende pas compte seule et qu'elle ait besoin d'un bon coup de pied aux fesses de la part de Jess, qui réapparaît ici ou là histoire de dire qu'il s'en sort et qu'il va devenir quelqu'un de bien.

Quel trublion ce Jess, tout de même. Sa venue ne manque pas de créer une énorme dispute entre Rory et Logan, car il fallait bien ajouter un peu de piment dans une relation qui se déroulait un peu trop bien, alors qu'elle est quelque part assez incongrue. Rory est toujours irrésistiblement attirée par Logan alors qu'il est la représentation d'un monde qu'elle n'apprécie pas.

Et ce dernier a beau justifier son attitude en prétextant qu'il doit profiter de sa vie avant qu'elle ne soit finie car son avenir lui est imposé, il reste tout de même un fils à papa désinvolte et le plus souvent irresponsable. C'est surtout un goujat, qui va se réfugier dans les bras d'autres filles à la moindre difficulté, et qui rachète l'amour avec son argent. Il n'y a guère que Christopher pour le trouver cool, finalement.

Celui-ci réapparaît encore et toujours, cette fois-ci parce qu'il est devenu riche. Une richesse tombée du ciel, bien commode pour qu'il vienne de nouveau jouer les trouble-fêtes tout comme Jess. Les fantômes du passé ne disparaissent jamais, et cela commence à devenir un peu trop répétitif. La ficelle est un peu trop grosse, et dégage Emily et Richard de toute responsabilité puisque Chris va désormais payer pour Yale.

Cela aurait dû sonner le glas des friday night dinners, mais Lorelai est prise de culpabilité et réussit à convaincre sa fille de continuer à y aller. Après tout ce qui s'est passé entre elle et ses parents, notamment l'hébergement de Rory sans avoir été consultée au préalable, cela sonne assez faux de la voir pardonner les multiples trahisons dont elle a été victime. Au moins cela mène-t-il à un dîner assez extraordinaire dans le 6.13 Friday Night's Alright For Fighting, alternant avec brio séquences de rires et de confrontations emplies de ressentiment.

Tout cela n'est rien en comparaison du véritable impair : April. Sans fustiger le personnage - au demeurant plutôt sympathique -, ce nouveau rebondissement imposé après la réconciliation entre Luke et Lorelai est presque une insulte tant cette manoeuvre est digne d'un mauvais soap. Qui plus est, cela rend Luke absolument détestable. Il a attendu Lorelai pendant des années, il lui a reproché de lui cacher ses entrevues avec Christopher, mais au final il fait exactement la même chose, quitte à la perdre.

Ce n'est pas dans l'esprit du personnage, il perd tout sens de la raison alors qu'il est d'un naturel pragmatique. De ce fait, le fossé qui se creuse dans le couple est complètement artificiel, et franchement malvenu. Plus encore quand la discorde pousse Lorelai à poser un ultimatum et à se retrouver dans les bras de Chris car Luke refuse de se laisser imposer quoi que ce soit. Ce qui la rend détestable aussi, par ailleurs.

Heureusement que Liz et TJ nous sont épargnés la majeure partie du temps, il ne manquerait plus que leur présence vienne phagocyter l'écran pour ajouter un soupçon d'antipathie à un show qui prend un bien mauvais tournant. La magie n'opère plus, à tel point que le final de la saison comporte une intrigue totalement secondaire autour d'une invasion de chanteurs de rue consécutive au départ en tournée du troubadour officiel de la ville.

À croire qu'il s'agit d'une tentative désespérée de rappeler le charme de Stars Hollow, dont les habitants deviennent de plus en plus shallow. Le plus malheureux, c'est que cette histoire emporte facilement l'adhésion au détriment du fil rouge : il faut sans doute y voir un signe sur la nécessité de redonner de la légèreté à l'ensemble.

Ceci étant, they will always have Paris, pour faire référence à une réplique de Lorelai dans la saison 4. Sa franchise est toujours autant dépréciée par ses pairs et appréciée par les téléspectateurs, et sa prise de conscience à propos de son incapacité à gérer une position de leader est bénéfique pour la suite. Enfin une évolution qui va dans le bon sens, ce qui n'est pas non plus suffisant pour faire de cette saison une réussite. Loin de là.

 

(voir aussi le bilan de Lurdo de la saison 6 de la série, publié sur ce blog en 2012)

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Un film, un jour (ou presque) #566 : Beverly Hills 90210 - l'histoire interdite (2015)

Publié le 26 Juillet 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Biographie, Comédie, Drame, Lifetime

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Beverly Hills 90210 : l'histoire interdite (The Unauthorized Beverly Hills 90210 Story) :

La création et le succès international de la série Beverly Hills 90210, ainsi que l'ascension et la célébrité mondiale de ses interprètes, Jason Priestley (Max Lloyd-Jones), Luke Perry (Jesy McKinney), Shannen Doherty (Samantha Munro), Jennie Garth (Abby Cobb), Gabrielle Carteris (Michele Goyns), Brian Austin Green (Ross Linton), Ian Ziering (David Lennon), et Tori Spelling (Abby Ross).

Lifetime continue ses téléfilms nostalgiques façon "les coulisses de...", mais cette fois-ci, à contrario des opus consacrés à Sauvés par le Gong et à La Fête à la Maison, ce 90210 a parfaitement conscience de l'absurdité de son existence, et par conséquent, le script délaisse tout premier degré, et traite son sujet de manière presque parodique.

Musique cartoonesque, acteurs à l'interprétation improbable (le père et la fille Spelling sont assez mauvais), vannes foireuses et références méta (Sharknado...), tout est réuni pour que l'on ne puisse pas prendre ce métrage au sérieux.

Et ce dès le casting : si "Jennie Garth" et "Shannen Doherty" sont parfaites dans leurs rôles respectifs (et ressemblent vraiment à leurs modèles), on ne peut que se gausser devant une Tori Spelling séduisante (!), intelligente, perspicace, douce, généreuse, innocente, etc... une Tori Spelling qui est clairement épargnée par le script, puisque présentée comme à l'origine de toutes les bonnes idées, depuis la genèse du show jusqu'à son casting. On y croit à fond.

(gros moment de rigolade lorsque "Tori" se plaint auprès de son père que personne ne lui donne sa chance, que le monde est trop injuste... et que son paternel ferait bien de concevoir des projets pour jeunes, afin qu'elle ait enfin une chance de briller).

À l'inverse, le film fait de Shannen Doherty sa grande méchante, et aurait pu s'intituler "Shannen : grandeur et décadence", tant elle est présentée sous un mauvais jour.

Bref, on n'apprend pas forcément grand chose (si ce n'est que tout le monde couchait avec tout le monde), et ce n'est pas forcément très bien rythmé, mais paradoxalement, c'est probablement le plus regardable et amusant des trois téléfilms de ce genre que j'ai chroniqués jusqu'à présent.

Il y a donc du progrès !

2.5/6

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Christmas Yulefest 2015 - 97 - Le Pays de Noël (2015)

Publié le 2 Janvier 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Review, Christmas, Comédie, Romance, Noël, Télévision, Hallmark

2016 est enfin là, mais comme tous les ans, la Christmas Yulefest continue sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année, jusqu'à l'arrivée des Rois Mages, le 6 Janvier...

Le Pays de Noël (Christmas Land) :

Jules (Nikki DeLoach), une femme d'affaire new-yorkaise, hérite à l'approche de Noël de Christmas Land, un village de Noël centré autour d'une ferme à sapins, autrefois en possession de sa grand-mère décédée. Sur les conseils de son petit-ami avocat (Jason-Shane Scott), Jules décide de se rendre sur place afin de remettre les lieux en état, et de les revendre au meilleur prix. Mais à Christmas Land, Jules est submergée par l'enthousiasme des habitants de la communauté, et elle finit par changer progressivement d'avis, d'ailleurs pas insensible au charme de Tucker (Luke MacFarlane), l'avocat en charge de la bonne transmission du parc.

Ultime film de Noël Hallmark, un peu mis en chantier précipitamment, terminé au dernier moment, quasiment pas promu par la chaîne... et tout ça se ressent dans le script (gentiment générique et un peu baclé) et dans les réactions de ses protagonistes, relativement caricaturales et forcées.

Ce qui ne veut pas forcément dire pour autant que ce métrage soit particulièrement mauvais..... mais clairement insipide, oui. Et techniquement assez faible, que ce soit au niveau de l'écriture globale (assez laborieuse et simpliste) que de l'interprétation de nombreux personnages secondaires (forcée ou artificielle, comme si le film n'était composé que des premières et uniques prises de chaque scène, à la mise en scène baclée et à la post-synchro médiocre).

Dommage, parce que le couple principal (dont Nikki DeLoach, déjà dans You Cast A Spell on Me à Halloween) n'est pas désagréable, et fonctionne relativement bien.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #242 : Star Wars Épisode VII - Le Réveil de la Force (2015)

Publié le 3 Février 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Star Wars, Science-Fiction, Review, Action, Aventure

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Star Wars : Le Réveil de la Force (Star Wars : The Force Awakens) :

30 ans après la destruction de l'Empire, les troupes impériales se sont regroupées sous la direction du Premier Ordre, dirigé par le maléfique Kylo Ren (Adam Driver), héritier des Siths. Lorsqu'un soldat du Premier Ordre, Finn (John Boyega), se rebelle contre ses ordres et s'enfuit, il rencontre, sur la planète Jakku, la jeune Rey (Daisy Ridley), une jeune pillarde en possession d'un droïde à l'importance capitale : il contient en effet une carte spatiale censée mener à la cachette de Luke Skywalker, le dernier des Chevaliers Jedis...

Le fameux reboot/sequelle de la franchise Star Wars par JJ Abrams, un carton absolu au box-office, des critiques dithyrambiques, des fans en extase... et au final, un mois et demi après toute cette hype, un film mi-figue mi-raisin, qui est par certains aspects bien meilleur que les préquelles (notamment au niveau de l'interprétation, et de l'absence de personnage débile pour enfants), et par d'autres aspects leur est inférieur.

Car soyons francs : ce Réveil de la Force est, délibérément, un remake à peine déguisé de l'épisode IV (et de manière plus globale, de la trilogie originale). C'est inhérent à la saga, que Lucas a toujours envisagée comme cyclique, mais malheureusement, ça donne constamment au spectateur de cet épisode une impression de déjà vu : l'héroine future jedi qui vit sur une planète de sable, et trouve un droïde avec des fichiers importants à ramener à la Rebellion ; le méchant tout de noir vêtu, qui supervise les troupes de l'Empire aux côtés du responsable d'une station spatiale méga-destructirice, sous les ordres d'un Sith présent en images holographiques ; l'attaque sur la station en question, à grands coups de X-wings ; le mentor vieillissant qui connaît un destin funeste ; la planète enneigée, la planète forestière ; les liens familiaux ; la Cantina-bis ; etc, etc, etc...

Du début à la fin, cet épisode VII n'est qu'une requelle (remake/sequel), comme Jurassic World : une suite-remake, qui se contente de recycler la majeure partie des rebondissements et des événements de son modèle, sous forme de fan-service destiné à un public avide de nostalgie.

Et c'est assez dommageable d'un point de vue intérêt : en effet, contrairement à l'épisode I, par exemple, cet épisode VII est ainsi nettement moins satisfaisant en tant que film à part entière ; c'est une grosse introduction (pas toujours très avisée dans ses choix : je pense notamment à la fin volontairement expédiée pour placer une apparition de Luke) à cette nouvelle trilogie, et elle est de plus globalement sans surprises puisqu'elle enchaîne les idées et les concepts recyclés.

Privé d'originalité, ce premier film repose alors sur ses personnages, nouveaux comme anciens.

Commençons par les anciens : Chewie est fidèle à lui-même ; les robots sont absents ; Nien Nub et Ackbar font un peu trop caoutchouteux, mais ont le mérite d'être là ; Harrison Ford nous fait un baroud d'honneur, et semble avoir réappris à jouer la comédie ; et Leia... n'est vraiment pas mise en valeur avec son lifting réel (et numérique), et le flou artistique de ses gros plans.

Au niveau des petits nouveaux, ensuite : pas grand chose à dire sur Phasma ou sur l'Empereur 2.0, assez oubliables et inexistants ; le bestiaire est sympathique, mais les créatures trahissent parfois leur nature de marionnettes un peu raides ; Poe est un pilote assez générique ; Kylo Ren est intéressant, mais n'a malheureusement pas assez de scènes avec l'un ou l'autre de ses parents pour vraiment rendre leur relation tragique et poignante (un flashback n'aurait pas fait de mal - bien que je suppose que les flashbacks arriveront dans les épisodes suivants) ; les habitués des productions JJ Abrams qui apparaissent à l'écran sont un peu gênants en cela qu'ils sortent aussitôt le spectateur de l'univers SW pour lui rappeler d'autres oeuvres ; et enfin Finn et Rey forment un duo très sympathique et attachant, mais qui n'est pas sans problèmes.

D'un côté, ils fonctionnent très bien ensemble, ont une bonne alchimie, et apportent une touche d'humour bienvenue dans ce récit ; de l'autre, difficile de ne pas voir en eux une réponse directe aux critiques récurrentes faites à l'univers SW.

"L'univers SW,  c'est un univers d'hommes blancs, les femmes et les minorités sont inexistantes, c'est pour ça que ça ne plaît qu'aux garçons." -> on choisit une héroïne douée en tout (au point d'être TROP douée et de paraître surpuissante), et on lui colle un sidekick comique noir. Ce n'est pas vraiment gênant dans le cadre du film, mais ça sent un peu tout de même le syndrome du quota.

D'autant qu'encore une fois, dans sa volonté d'avoir un personnage féminin fort, le script en fait trop, et transforme Rey en quelqu'un qui est à la fois super-pilote, super-mécano, super-combattante, super-linguiste, super-Jedi, super-indépendante, super-charismatique, super-spéciale, super-résistante aux coups, super-intuitive, etc... même si tout cela sera peut-être expliqué ultérieurement, en l'état, c'est un peu too much, et on frôle régulièrement le domaine de la fanfiction...

Cela dit, malgré toutes ces critiques que je formule, j'ai apprécié le métrage. Je regrette simplement que ce ne soit qu'une grosse introduction, certes compétente et correcte, mais redondante, et (en ce qui me concerne) nettement moins marquante (en bien et en mal) que l'Épisode I en son temps.

3.75/6

 

EDIT : entre l'écriture de cette critique, à chaud après avoir vu le film, et la date effective de sa publication, un peu de temps s'est écoulé, et j'ai eu l'occasion de repenser à ce Star Wars. Et c'est là que je me suis aperçu... qu'il ne m'avait vraiment pas marqué. Pas de moments particulièrement forts, pas de scène particulièrement mémorable... je me souviens toujours de quelques-unes des scènes clés (Solo), mais c'est plus pour leur impact narratif sur les personnages et l'univers établi que pour leur réussite technique, leur originalité ou leur puissance émotionnelle.

Et d'ailleurs, un autre problème m'est apparu évident, à postériori, un problème qui est double : d'un côté, le film détruit absolument tous les acquis de la première trilogie, en ruinant la happy end de tous les personnages de celle-ci, et en rebootant la plupart des éléments de l'univers, comme si de rien n'était.

Et de l'autre, ce film est un paradoxe. C'est un premier film introductif, qui fonctionne mal en tant que requelle tant tous les temps forts de Star Wars y sont recyclés de manière trop évidente, et qui paradoxalement n'est pas vraiment une bonne introduction non plus, en cela qu'il ne lance pas beaucoup de pistes captivantes ou intrigantes : le grand mystère (Luke) est déjà plus ou moins résolu et explicité dans ses grandes lignes (le pourquoi de son exil, sa nouvelle apparence, ses coordonnées, le lien qu'il a potentiellement avec Rey : tout ça, on peut plus ou moins déjà le deviner au travers de ce qui est dit ici, et au travers de cette scène de conclusion mal rythmée et inutile, qui aurait été plus à sa place en ouverture de l'épisode suivant) ; à l'identique, on devine aussi que l'épisode prochain risque d'être une alternance mécanique de Rey/Luke, de Finn/BB8/Poe, et des manigances de Snokes/Kylo.

Pourquoi pas, mais encore une fois : avec un univers aussi vaste que celui de Star Wars, il est vraiment regrettable que Abrams et ses scénaristes aient fait le choix d'en réduire toujours plus l'ampleur, en la limitant aux Skywalker et à leurs conflits familiaux ; ce premier épisode m'a tellement peu marqué - et à fait tellement peu preuve d'originalité - que je peine à me motiver pour ce qui va arriver dans deux ans, et que je redoute un film volontairement et gratuitement plus sombre, pour coller à la réputation de l'Empire Contre-Attaque.

Je redescends donc la note à 3.25/6, en attendant un second visionnage en VO, un de ces jours, possiblement une fois l'épisode 8 sorti et assimilé (histoire de voir si toute cette mise en place était bien utile)

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Christmas Yulefest 2017 - 26 - Better Watch Out (2016)

Publié le 11 Décembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Yulefest, Noël, Christmas, Comédie, Horreur, Jeunesse, Thriller, Australie, USA

Noël approche, et chez les Téléphages Anonymesc'est donc l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

Better Watch Out :

Âgé de douze ans, Luke (Levi Miller) n'a qu'une envie : séduire sa babysitter, Ashley (Olivia DeJonge), nettement plus vieille que lui. Mais alors que Noël approche, et qu'Ashley passe une dernière soirée à surveiller le jeune garçon devant un film d'horreur, des événements étranges se multiplient autour d'eux, et menacent leur vie...

Une comédie horrifique australo-américaine, au postulat de départ à mi-chemin entre le slasher et le film d'invasion domestique, le tout saupoudré d'une ambiance festive, et d'une certaine décontraction pas désagréable.

Mais c'est aussi là la limite du métrage, qui ne parvient jamais vraiment à se dégager de ses influences évidentes : Better Watch Out, c'est une fusion improbable (et inaboutie) entre Scream (la première demi-heure, et le rebondissement qui la conclut), Funny Games (la demi-heure qui suit), et Maman, j'ai raté l'avion (la fin, et certaines scènes et idées bien précises que je ne détaillerai pas pour ne pas spoiler).

Et le problème, outre le fait que le deuxième tiers du film ronronne sérieusement, c'est que le métrage n'est jamais suffisamment drôle, tendu, inquiétant, violent, sanglant, méchant ou malin pour que son concept hybride fonctionne pleinement.

Pour peu que le spectateur comprenne rapidement ce à quoi il a affaire, l'effet de surprise disparaît très tôt, et le film commence alors à trainer la patte, sans avoir nécessairement le punch nécessaire pour totalement convaincre.

Ce n'est pas la faute de la distribution du film - Patrick Warburton et Virginia Madsen sont amusants dans leurs quelques scènes en parents déjantés, les deux jeunes acteurs de The Visit s'en sortent bien, ici aussi, et si le Pan de Joe Wright n'est pas totalement convaincant dans ses réactions initiales, cela finit par être logique dans le cadre du récit et de ses rebondissements. 

Better Watch Out n'est pas calamiteux, mais dans l'ensemble, la mayonnaise ne prend pas totalement, et le film frustre. Dommage, car le potentiel était là, et aurait mérité un script se dégageant plus de l'influence de ses aînés, pour mieux surprendre.

3/6

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Christmas Yulefest 2017 - 07 - Miss Noël (2017)

Publié le 30 Novembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Christmas, Noël, Yulefest, Comédie, Romance, Hallmark

Noël approche, et chez les Téléphages Anonymesc'est donc l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

Miss Noël (Miss Christmas) :

Surnommée Miss Christmas car responsable, chaque année, de la recherche du sapin de Noël trônant au centre de Chicago, Holly (Brooke d'Orsay) se trouve contrainte de trouver un remplaçant de dernière minute à l'arbre qu'elle avait choisi. Elle part donc pour une petite bourgade pittoresque où elle rencontre la famille McNary (Marc Blucas, Erin Boyes, Luke Roessler, Greg Rogers) qui possède un arbre splendide... mais ce sapin a une signification très profonde pour Sam (Blucas), le père de famille divorcé, et Holly n'a d'autre choix que de tenter de le convaincre, au cours de son séjour chez les McNary...

Alors soyons très clairs : oui, cette comédie romantique Hallmark est blindée de tous les clichés des téléfilms de la chaîne, depuis l'opposition ville/campagne, jusqu'au gamin impertinent, en passant par l'héroïne qui retourne à la campagne et à ses origines, le père divorcé qui déteste Noël et est ronchon suite à un traumatisme, la meilleure copine rousse excentrique (alternative récente à "la meilleure copine ethnique" depuis que le quota ethnique a été transféré au rôle de la patronne de l'héroïne), le quiproquo à 20 minutes de la fin du film, et les moments ultra-fauchés qui trahissent le budget limité du programme (comme les faux flashs infos mal fichus, ou encore le détourage numérique jamais terminé lors des plans larges sur l'arbre, pour donner l'impression qu'il est couvert de neige, alors qu'en réalité, il est simplement basculé sommairement en noir et blanc).

Mais pourtant, ce téléfilm fonctionne, pour deux raisons : tout d'abord, ça ne se prend jamais vraiment trop au sérieux, le ton est léger, plein de bonne humeur, les personnages dynamiques et bien interprétés (même si Boyes est assez inégale par moments), et le tout ne traîne jamais trop la patte.

Et ensuite, Blucas et d'Orsay ont une excellente alchimie, leurs échanges pétillent et fonctionnent instantanément, et ça élève instantanément le niveau du métrage au-dessus de la base des téléfilms Hallmark.

Comme je le dis chaque année : le succès d'une comédie romantique, festive ou non, dépend énormément de son couple principal. Et ici, le duo fonctionne, ce qui fait que ce Miss Christmas fonctionne.

3.5/6

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Christmas Yulefest 2018 - 40 - Un Réveillon Sur Mesure (2018)

Publié le 23 Décembre 2018 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Noël, Review, Romance, Télévision, Yulefest, ION

Noël approche, et chez les Téléphages Anonymesc'est donc l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

Un Réveillon Sur Mesure (Rent-An-Elf - 2018) :

Patronne de Rent-an-Elf, une entreprise de party planning à thématique festive, Ava (Kim Shaw) s'éprend de son nouveau client, Liam (Sean Patrick Thomas), père célibataire voulant rendre l'esprit de Noël à son fils démoralisé depuis le départ de sa mère, un an plus tôt....

Une comédie romantique ION qui a pour qualité première de mettre en avant un couple mixte (deux, d'ailleurs, puisque l'ex du père célibataire afro-américain est interprétée par Nicholle Tom, de Une Nounou d'Enfer).

Malheureusement, ça s'arrête là, puisque le couple formé par Kim Shaw (par ailleurs très attachante) et Sean Patrick Thomas ne fonctionne jamais vraiment, restant globalement au niveau des interactions maladroites et embarrassées, et de trahissant jamais d'alchimie particulière entre les deux acteurs.

Ce qui tire le tout vers le bas, et peine à maintenir l'attention du spectateur. D'autant qu'à côté, on a un enfant (enfin, des jumeaux) assez inégaux dans leur interprétation, et deux personnages secondaires excentriques et amusants (interprétés par Rachel Grate et Luke Jones), qui s'avèrent plus intéressants que le couple principal, ou que cette rivalité amoureuse avec l'ex hippie de Liam.

Résultat, le tout finit par tourner à vide, pas aidé par une production californienne assez quelconque, signée The Asylum. Pas catastrophique, mais particulièrement quelconque.

2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #1527 : Playing God (2021)

Publié le 13 Septembre 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Review, Religion, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Playing God (2021) :

Abandonnés dès leur plus jeune âge par leurs parents, Rachel (Hannah Kasulka) et Micah (Luke Benward), jumeaux, ont été pris sous l'aile bienveillante de Frank (Michael McKean), un escroc qui leur a tout appris. Vivant désormais de mensonges et d'arnaques, le duo se retrouve au pied du mur lorsqu'il doit rembourser une grosse somme d'argent. Seule solution : s'en prendre à Ben (Alan Tudyk), un milliardaire éploré en pleine crise spirituelle depuis la mort de sa fille, et tenter de le persuader, avec l'aide de Frank, qu'il va directement rencontrer Dieu et ses deux anges...

Une comédie dramatique indépendante qui commence comme un film d'arnaques assez classique (sans malheureusement avoir de protagonistes particulièrement attachants), prend son temps pour se mettre en place (une grosse demi-heure), et est alors plutôt divertissant pendant une petite trentaine de minutes... avant de tenter un rebondissement narratif qui, malheureusement, n'a pas fonctionné sur moi (SPOILER : Ben s'avère être le père biologique des jumeaux).

Le problème, en fait, c'est que le métrage ne fait pas forcément dans la finesse sur le front de l'émotion et de sa direction narrative : les remords de Rachel et son parcours sont cousus de fil blanc, surlignés par l'écriture (c'est le seul personnage dont on suit la vie privée, et dont on nous présente ses amis - et puis l'affiche n'aide pas vraiment), et lorsqu'arrive le twist, on ne peut que lever les yeux au ciel.

D'autant ce qui n'aide pas, c'est que les autres personnages sont pour la plupart sous-développés, au point de n'être que des personnages-fonctions. Dans l'ensemble, c'est un film centré sur Rachel et Ben, les seuls personnages vraiment développés, et si l'on ne peut nier que les deux acteurs se donnent complètement à leurs rôles (joli moment d'émotion lors d'un certain face à face, filmé en face caméra), finalement, on finit par se dire « tout ça pour ça » lorsque le film se termine sans réellement avoir poussé le bouchon suffisamment loin, que ce soit au niveau de la comédie, du drame ou de l'arnaque.

Un petit 3/6 pour Tudyk et Kasulka.

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Christmas Yulefest 2021 - 05 - Un Chat pour la vie (2016)

Publié le 3 Décembre 2021 par Lurdo dans Biographie, Christmas, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Noël, Review, UK, Yulefest

C'est bientôt Noël : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest, et ce jusque début janvier...

Un Chat pour la vie (A Street Cat Named Bob - 2016) :

Musicien de rue sans-abri et drogué, James (Luke Treadaway) survit à peine de dose en dose, malgré tous ses efforts pour se sortir de cette situation. Jusqu'à ce qu'un chat roux, bien vite surnommé Bob, s'invite une nuit sur sa couche, et décide de faire de James son maître : sans le savoir, c'est là le catalyseur que James attendait pour entamer sa reconstruction, et se sortir de la rue...

Pas vraiment un film de Noël en soi, mais un film qui se passe pour une grande partie lors des fêtes de fin d'année, et qui met en contraste la vie dans la rue, en hiver, avec les festivités de la société dans son ensemble. Mais le véritable sujet de cette "histoire vraie", c'est la feel good story assez typiquement british de ce sdf drogué qui parvient à se reconstruire en apprenant à s'occuper d'un chat errant particulièrement sociable et affectueux.

Et ça fonctionne, globalement : c'est bien interprété, le chat est adorable, ça ne sombre pas trop dans le pathos, et ça se regarde, même si ce n'est pas exempt de défauts - Roger Spottiswoode (ancien réalisateur de James Bond et d'autres blockbusters avec Stallone et Schwarzie !) fait ainsi des choix parfois improbables (tous les plans du point de vue du félin, pas franchement utiles), le chat est un peu trop bavard (beaucoup de bruitages superflus), et le script aurait probablement mérité un peu plus de subtilité (toutes les scènes dans la famille du protagoniste, notamment leurs réactions lors des fêtes du Nouvel An, auraient mérité une écriture un peu moins simpliste)... mais ça passe, et ça reste une histoire de rédemption assez jolie. Sans plus.

3.75/6 (parce que Bob, qui joue son propre rôle, est assez attachant)

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