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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Un film, un jour (ou presque) #111 : Suing The Devil (2011)

Publié le 20 Avril 2015 par Lurdo in Critiques éclair, Cinéma, Review, Drame, Religion, Fantastique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Suing the Devil :

Luke O'Brien (Bart Bronson), un apprenti avocat australien, décide soudain qu'il en a assez de sa vie ratée, et, suivant l'inspiration biblique qu'il trouve dans un tiroir, il choisit d'assigner Satan en justice pour la somme de huit trilliards de dollars. Mais à sa grande surprise, Satan (Malcolm McDowell) se présente le jour du procès, accompagné des dix avocats les plus cruels et talentueux de la planète. Le monde tout entier se précipite alors devant son petit écran, pour assister à ce duel au sommet...

Avec un concept pareil, un bon réalisateur et un scénariste avisé pourraient créer un film drôle, pertinent, mémorable et provocant. D'autant plus avec Malcolm McDowell, qui campe un Satan excellent et mémorable.

Malheureusement, Suing the Devil n'est rien de tout ça.

C'est un film chrétien décidé à prêcher la bonne parole et à marteler des citations bibliques comme vérité absolue, réalisé et écrit avec les pieds, et dans lequel McDowell est le seul acteur à jouer correctement de tout le métrage (mais vraiment : le lead est calamiteux, les seconds rôles sont encore pire, Tom Sizemore a un micro-rôle dans lequel il semble bourré en permanence - peut-être la solution ultime pour apprécier le film - et Corbin Bernsen fait de la figuration).

Je vais même aller plus loin : ce métrage est le degré zéro du cinéma, c'est de la propagande pataude, une leçon de morale et de théologie particulièrement bancale, avec des arguments de niveau CP sur fond de christian pop insipide, et qui décrète que tout ce qui n'est pas prière et Dieu est un pêché passible de l'enfer.

Limite, on m'aurait dit que ce film est une satire croisée des films de procès et des films chrétiens, je l'aurais cru sans peine... mais là, tout est mortellement sérieux, et le niveau est tellement bas que c'est à se demander comment ça a pu rafler des prix (oh, wait... des prix remis par des organisations chrétiennes, ça explique tout !). Et je ne parle même pas du twist final (dans lequel le héros se réveille, et s'aperçoit que tout ça n'était qu'un rêve inspiré par une affiche sur un maychant athée interprété par McDowell), tout simplement ridicule.

0.25/6 (pour le potentiel du concept)

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