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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Résultat pour "luke cage"

Les bilans de Lurdo - Gilmore Girls - Une Nouvelle Année - Printemps (2016)

Publié le 10 Décembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Comédie, Romance, Netflix, Gilmore Girls

Retrouvez l'intégralité des critiques des Gilmore Girls par les Téléphages Anonymes, en cliquant ici !​​

Gilmore Girls - A Year in the Life 1x02 - Spring :

Alors que la vie professionnelle de Rory s'effondre progressivement autour d'elle, Lorelai et Luke se remettent eux aussi en question, influencés plus ou moins directement par les actions d'Emily...

Un épisode signé David Palladino, ça implique toujours quelque chose d'un peu plus décousu, chaotique et excentrique.

Pas de surprise, donc, ici, on retrouve de nombreuses scènes improbables, entre le nouveau chef d'oeuvre cinématographique de Kirk, la réunion municipale qui se finit en tentative de coming out collectif de Taylor, le festival culinaire international (avec apparition de Mrs. Kim et de Mr. Kim !), la tournée des queues de New-York (avec apparitions de Michael Ausiello, et de Mae Whitman - la fille de Lauren Graham dans Parenthood), le pétage de plomb de Paris à Chilton (avec apparitions de "Francie" et d'un faux Tristan) puis chez elle (avec Danny Strong, et leur escalier tueur de nounous), les séances de Lorelai et de sa mère chez la psy, etc, etc, etc...

Bref, il y a de quoi s'amuser, malgré une forme et une structure un peu brouillonnes. Mais le vrai sujet de cet épisode, en réalité, c'est que chacun des personnages est confronté à un profond changement, qui reflète l'espèce de cocon figé dans laquelle les personnages se sont placés depuis la fin de la série.

D'un côté, on a Emily, qui se trouve à un carrefour de son existence suite à la mort de Richard, et semble bien décidée à ne pas laisser cela bouleverser sa vie, ni celle de sa fille ; Luke, qui découvre que Richard avait mis de l'argent de côté pour l'expansion de son diner ; Lorelai, qui comprend que son couple stagne depuis des années, et qu'elle se refuse à aller de l'avant avec Luke faute de motivation ; et aussi Michel, qui trouve que le Dragonfly Inn ne progresse plus...

Et bien entendu, n'oublions pas Rory : tous les problèmes que je mentionnais la semaine dernière à son sujet reviennent ici la frapper en pleine tête. Incapable de se fixer professionnellement, elle ne fait que ruiner ses chances, les unes après les autres, faute de préparation et de maturité (l'entretien sans préparation avec Julia Goldani Telles, de Bunheads, l'interview où elle s'endort, et finit par coucher avec un inconnu...) ; et sa vie amoureuse n'est guère plus reluisante.

En fait, Rory la trentenaire n'est pas plus mûre ou adulte que Rory, l'adolescente de 16 ans, et malgré ses dénégations, elle n'a fait que profiter de son nom et de son héritage toutes ces années, sans rien accomplir de plus qu'un simple article publié dans un grand magazine : c'est bien ça son problème, et ce qui la pousse à rentrer à la maison, chercher le réconfort du cocon familial.

Malheureusement, quelque chose me dit que cela ne va pas arranger ses affaires, et que toute sa vie amoureuse misérable va finir par lui revenir, là-aussi, en pleine tête.

Nous verrons ça dans la suite de la saison, si possible avec un peu plus de rigueur structurelle et formelle, toujours autant d'excentricité, et en espérant que les choix désastreux de Rory ne seront pas passés sous le tapis pour lui offrir une happy end.

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Halloween Oktorrorfest 2018 - 06 - Mom and Dad (2018)

Publié le 3 Octobre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Horreur, Halloween, Comédie, Thriller

Chez les Téléphages Anonymes, du 1er octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Mom and Dad :

Sans raison, tous les parents habitant une petite banlieue paisible deviennent ultra-violents, et s'en prennent à leurs enfants. Carly (Anne Winters) et son petit frère Josh (Zackary Arthur) doivent ainsi trouver un moyen d'échapper à leurs géniteurs Brent (Nicolas Cage) et Kendall (Selma Blair), avant que ces derniers ne les punissent... pour de bon.

Nicolas Cage en roue libre dans un rôle de psychopathe cherchant à tuer ses enfants, dans une sorte de Cooties inversé et plus ciblé, le tout sous la direction de Brian Taylor (Hyper Tension 1 & 2, Ghost Rider 2, Gamer), ça laissait augurer de quelque chose de déjanté, d'implcabale et de brutal... et en fait, pas tant que ça.

En effet, de par sa structure (une bonne moitié de mise en place, une bonne moitié de huis clos), sa mise en images (la caméra portée et tremblotante est omniprésente), son illustration musicale (quelques moments décalés fonctionnent, mais le plus clair du temps, c'est du sound design bruitiste et agaçant) et son rythme artificiel (imposé par le montage), le film paraît étrangement bâclé, ou du moins, relativement décousu.

Alors certes, quand Cage s'énerve un peu, c'est amusant, et certains moments fonctionnent à peu près dans le dernier quart d'heure (même si les conséquences de l'arrivée des grands-parents sont téléphonées au possible), mais dans l'ensemble, le film ne fait jamais vraiment peur, il n'est jamais vraiment stressant, et à l'opposé, il ne pousse jamais vraiment le bouchon suffisamment loin pour virer ouvertement et durablement à la comédie noire.

On finit donc par se retrouver devant un film assez quelconque et étrangement timide (le plus gros des actes de violence est hors-champ), qui déçoit forcément au final (surtout avec cette conclusion en queue de poisson), et n'exploite jamais complètement son postulat de départ pourtant percutant, préférant se perdre dans des flashbacks inutiles cherchant à humaniser les personnages adultes - comprendre : à donner à Cage et à Blair une raison d'accepter ces rôles et une occasion de jouer autre chose que des psychopathes décérébrés le temps d'une scène ou deux.

2 + 0.5 pour Olivia Crocicchia (aperçue dans L'amour par accident, Men, Women & Children, At The Devil's Door, et Teacher of the Year), Lance Henriksen et Grant Morrison (?!) dans de petits rôles =

2.5/6 

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Un film, un jour (ou presque) #486 : xXx 3 - Reactivated (2017)

Publié le 5 Avril 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Aventure, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​

xXx - Reactivated (xXx - Return of Xander Cage) :

Lorsque la Boîte de Pandore, une arme permettant de transformer les satellites orbitaux en armes de guerre, est dérobée, et Gibbons (Samuel L. Jackson) tué, l'Agent Jane Marke (Toni Collette), de la CIA, décide de sortir Xander Cage (Vin Diesel) de son exil, pour l'opposer à Xiang (Donnie Yen), responsable du vol. Mais Xander et son équipe (Ruby Rose, Kris Wu, Nina Dobrev, Rory McCann) s'aperçoivent rapidement que les apparences sont trompeuses...

Alors visiblement, à en juger par ce xXx 3, Vin Diesel semble bien décidé à faire des aventures de Xander Cage et de ses potes le clone débiloïde et cartoonesque des Fast & Furious récents.

On retrouve le même concept de Vin Diesel à la tête d'une équipe soudée de spécialistes hors-la-loi, on retrouve le même genre de personnages aux origines diverses et variées, les mêmes voyages internationaux, les mêmes personnages féminins badass, la même tentative risible d'imposer Vin en séducteur irrésistible, le même sens de la famille, on retrouve la même tendance aux cascades câblées/numériques improbables et physiquement impossibles, aux doublures numériques et réelles évidentes (Vin le quasi-quinquagénaire, qui s'empâte de plus en plus entre les films, et qui ici se transforme en yamakazi virevoltant) et aux personnages indestructibles aux capacités surhumaines (la poursuite piétonne sur route fréquentée de Yen et Vin, lulz)...

Tout ça... mais avec un Xander Cage qui, à contrario de Dom Torretto, prend tout à la légère, avec un sourire goguenard et des vannes constantes. Et ce ton plus léger et plus outrancier se retrouve dans tous les autres personnages (tout le monde s'amuse à en faire trois tonnes, surtout Dobrev en tech-girl geekette fangirl, et Collette en patronne ultra-glaciale), dans l'ouverture du film (avec Neymar et Sam Jackson, ainsi que toute une mise en scène graphique façon Vaughn/Millar), et dans l'atmosphère générale du métrage.

On est clairement ici dans quelque chose de plus décomplexé que les F&F, et étrangement, pour peu qu'on éteigne son cerveau avant de commencer le métrage, ça s'avère plutôt regardable, et moins premier degré que les Fast & Furious, dans leurs moments les plus sérieux et dans leurs prétentions dramatiques occasionnelles.

Et franchement, alors que je n'attendais strictement rien d'un film de DJ Caruso (faiseur particulièrement médiocre), et encore moins d'un film de la franchise xXx (je ne garde absolument aucun - bon ou mauvais - souvenir des deux premiers métrages), j'ai eu l'agréable surprise de ne pas m'ennuyer.

Bon, ça reste très très con, et très très débile, mais rien que pour le deus ex machina qui déboule à la barre des 90 minutes de film, tout droit sorti de 2005, et pour les multiples clins d'oeil à Nick Fury/aux Avengers, impossible de détester. Du moins, pour peu qu'on sache à quoi s'attendre.

3.25/6

(par contre, on va dire que le "photocopillage" de la scène de True Lies est un hommage, parce que sinon, le plagiat est un peu trop voyant)

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Un film, un jour (ou presque) #606 : Ghost Rider (2007)

Publié le 1 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Fantastique, Action, Marvel

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Ghost Rider :

Lorsqu'il était plus jeune, Johnny Blaze (Nicolas Cage), cascadeur à moto, a vendu son âme au diable en échange de la guérison de son père cancéreux. Désormais, il est le Ghost Rider, chasseur de primes squelettique et implacable au service de l'Enfer. Et lorsque Blackheart (Wes Bentley), le fils du Diable (Peter Fonda) arrive sur Terre pour détruire le monde, son père charge le Rider de mettre un terme à cette rébellion...

Pas revu depuis la sortie cinéma, assez traumatisante, et en cette période de quasi-Halloween, je me suis dit que j'allais retenter le coup, et que, peut-être, j'allais trouver cela meilleur que dans mes souvenirs.

Et non. Vraiment pas. Pour faire simple, Ghost Rider est un métrage qui se vautre lamentablement à tous les niveaux, y compris les plus élémentaires.

Le ton global ? À demi-déconneur, avec des répliques et des détails débiles, qui cassent la moindre atmosphère, et l'aura du héros. Une approche assez typique des adaptations Marvel produites par Avi Arad, à l'époque...

La réalisation de Mark Steven Johnson (Daredevil) ? Souvent forcée, risible et artificielle, jamais subtile, montée avec les pieds (la première transformation en Rider, avec caméra tournoyante autour de Cage qui cabotine et plans de coupe sur des explosions numériques... aïe), avec des zooms, des rétroprojections bancales, etc.

La direction artistique ? Bipolaire : autant le travail effectué sur le Rider et sur certains décors est très sympathique, autant les méchants ont un look ridicule, digne de Charmed, que ce soit au niveau de la garde-robe ou du maquillage (Bernadette Chirac en Satan, c'est intéressant, comme choix de casting :p).

Les effets visuels ? Le Rider qui chevauche en ville est assez réussi, bien que manquant de poids et souffrant de proportions aléatoires, et les effets de transformations ne sont pas désagréables, mais tout le reste va du médiocre au calamiteux, notamment le Regard d'expiation, le générique d'ouverture, ou encore les effets des démons.

L'interprétation ? Cage fait du Cage, tour à tour en surjeu ou en sous-jeu, tous les seconds rôles sont mauvais (notamment Bentley), et à part les deux vétérans (Sam Elliott et Fonda), c'est globalement des plus médiocres.

Et enfin, le scénario ? Ça regorge de raccourcis improbables et de scènes débiles (Elliott qui se transforme en Rider pour une ultime chevauchée... et repart aussitôt !), d'affrontements bâclés et de moments inutiles, bref, c'est assez naze.

Au final, hormis un ou deux moments qui fonctionnent grâce aux équipes des effets spéciaux, le capital sympathie d'Eva Mendes, et les dix premières minutes de flashbacks, à peu près sobres et potables, il n'y a vraiment qu'une chose à sauver de ce naufrage : la bande originale de Christopher Young, qui a composé sa partition comme s'il avait sous les yeux un bon film épique et sombre.

Malheureusement, dans le produit fini... sa musique n'est pas du tout mise en valeur. Oups.

1.5/6 (j'ai hâte de revoir la suite : ça ne pourra pas être pire...?)

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Catch Review : TNA Impact (29/05/2015)

Publié le 30 Mai 2015 par Lurdo dans Catch, Critiques éclair, Review, Télévision, TNA

Ultime Impact du mois de mai, et ultime Impact du vendredi soir, ce show arrive au terme de deux semaines chaotiques pour la compagnie, puisque, profitant de l'absence de nouveau show la semaine dernière, les dirt sheets se sont déchaînées contre la compagnie, en annonçant, ni plus ni moins, l'annulation d'Impact dès Septembre.

Ce qui a entraîné une réplique agacée de la compagnie, réplique en partie sabotée par Destination America, qui a annoncé l'arrivée de la ROH (apparemment négociée dès Novembre dernier, avant même qu'Impact ne soit signée) en lead in d'Impact dès la semaine prochaine.

Traduction : c'est le bordel. Et c'est assez amusant que ces fameuses dirt sheets si bien informées n'aient réussi à prévoir ni le changement de case horaire, ni la signature de la ROH...

Impact 29/05/2015 :

- EY dans sa voiture, en train de donner une interview, mais Angle l'attend sur place et mini-brawl, interrompu par la sécurité

 Josh Matthews & Al Snow aux comms.

- Gail vs Taryn, Cage match. Démarrage sur les chapeaux de roue, et une très belle énergie des deux femmes. Chouette match d'ouverture.

- En post-match, la Dollhouse passe Gail à tabac, pendant que Kong s'efforce d'entrer en assénant de grands coups de chaise à la porte de la cage. Efficace.

- Récap de Magnus/Mickie/Storm. Mickie dans une robe qui fait son effet, entre dans le ring, fait un début de promo ; Storm s'invite, petit échange de promos entre les deux, et Storm fait miroiter à Mickie une carrière dans la musique boostée par ses contacts. Storm continue de manipuler son petit monde de manière très réussie, et Mickie mort à l'hameçon.

- Kenny King est confiant.

- EY et Angle séparés backstage, et EY toujours plus cinglé que jamais.

- X-Division gauntlet. Dommage qu'Argos se soit sonné sur l'un de ses premiers mouvements, parce qu'il était bien parti. Un match sympatoche, avec un finish bien mené.

- Wolves vs Dirty Heels 2/5. Une mécanique parfaitement huilée, et encore une fois un excellent affrontement. 2-0 pour les Wolves, surprenant.

- MVP aux abonnés absents, King agacé.

- A-love va nous parler de Darth Velvet, et menace cette dernière de sa team de sécurité perso. Velvet reste impassible et silencieuse, ce qui n'est pas forcément un mal... jusqu'à ce qu'elle attaque, pour un mini-brawl. Rarement vu une sécu privée aussi incapable, moi...

- Anderson a prévu une cage pour Tyrus.

- Anderson vs EC3, w/ Tyrus in a cage. RAS. Un match tranquille mais tout à fait honorable. Joli finish, et, enfin, EC3 gagne à la régulière.

- Spud est extatique, et s'interroge au sujet de l'Option C.

- Angle vs EY, I Quit match. Angle se prend pour Brock Lesnar, et enchaîne les German suplexes pendant un bon moment ; et sinon, le reste du match était un main event solide, sans plus.


Un bon show, à l'action convaincante, et sans réel meublage. Même le segment de Love/Velvet était potable, c'est dire...

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Catch Review : WWE RAW (13/01/2014)

Publié le 14 Janvier 2014 par Lurdo dans Catch, Critiques éclair, Review, Télévision, WWE

Après le Raw Old School de la semaine dernière, qui m'avait tellement passionné que je m'étais endormi devant après la première heure, voici enfin un Raw plus ou moins normal... en espérant qu'il s'y passe des choses intéressantes...

RAW :

Et disons que cette semaine, RAW était assez schizophrène. D'un côté, 95% du show étaient absolument sans intérêt : trouzemille mentions/promos/récaps au sujet du WWE Network, du meublage intensif avec des matches longs, mais inutiles (Sandow/Cena, Show/Swagger, Kofi/Orton, Rhodes/Rybaxel, Divas, Punk & les New Age Outlaws contre le Shield...), une promo routinière de Heyman... en somme, pour la majeure partie du show, c'est l'encéphalogramme plat, et le public décède lentement mais sûrement.

Et de l'autre côté, deux matches Bryan & Bray vs Usos. Oui, deux. Un inutile, pour ouvrir le show, et un second match, en main event, dans une cage (forcément, la TNA a eu un match en cage jeudi dernier, la WWE n'allait donc pas se laisser faire...). Et ce second match (assez faible, et avec un public qui n'en avait que pour Bryan) valait principalement pour ce qu'il révèlait du booking de la WWE : deux semaines après avoir pris la décision stupide de faire de Bryan un heel, soumis à la famille Wyatt, la WWE s'est aperçue que c'était une connerie abyssale, et a renversé la vapeur, en précipitant la fin de l'intrigue, et en faisant triompher un Bryan rebelle, qui a démoli Bray dans la cage.

Okay, pourquoi pas, le public était déchaîné, ce qui faisait plaisir à voir... mais reste que c'est un bel indicateur, s'il en fallait un, que le booking de la WWE est fait en totale improvisation... et qu'à en juger par les réactions sur le web, tout le monde s'en moque royalement, du moment que le chouchou du web finit gagnant. Ce qui a tendance a être un peu agaçant, surtout lorsque l'on a une mémoire supérieure à quelques semaines, et que l'on se souvient qu'en face, à la TNA, lorsque les bookers doivent improviser ou changer une intrigue à la dernière minute, l'internet ne se montre JAMAIS indulgent ou compréhensif... deux poids, deux mesures... *soupir*

Bref, un show soporifique, mais un final à voir pour les réactions du public...

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Un film, un jour (ou presque) #81 : Le Chaos (Left Behind - 2014)

Publié le 9 Mars 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Fantastique, Religion

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Le Chaos (Left Behind) :

L'heure du jugement dernier est arrivée, et toutes les âmes pures sont soudain emportées au Paradis, laissant le reste du monde dans le chaos. À bord d'un avion de ligne, Ray Steele (Nicolas Cage), le pilote, doit ainsi gérer la crise en cours, ainsi que le fait de n'avoir pas été jugé digne du Paradis...

Seconde adaptation d'une série de romans chrétiens fondamentalistes / évangéliques, déjà adaptés en une série de DTVs avec Kirk Cameron (laule), en jeux vidéo et maintenant ré-adapté au cinéma avec Nicolas Cage (laule bis).

Sans surprise, ce film est inepte de bout en bout : la musique est hors-sujet, c'est mal filmé, mal dirigé, mal joué (même si pour une fois, Nic Cage est sobre), mal rythmé, ça se transforme en film de catastrophe aérienne insipide, et surtout, d'un point de vue idéologique, ça pue tellement la bouse infâme d'une certaine droite conservatrice born-again américaine que ça en devient vite nauséabond.

Parce que souvenez-vous, les copains : lorsque viendra le moment de l'ascension céleste, si vous n'êtes pas chrétien évangélique américain pratiquant, c'est direction l'enfer ! Adieu, les athées, les musulmans, les juifs et tous les autres pêcheurs en tous genres ! Et adieu aussi, les gens bien, mais qui ne croient pas assez fort ! Direction l'enfer ! Our god is the only way !

0/6

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Un film, un jour (ou presque) #1041 : MOIS AVENTURE - Benjamin Gates et le Trésor des Templiers (2004)

Publié le 21 Août 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Disney, Review, Histoire, Thriller

C'est le mois d'août, il fait chaud, et les Téléphages Anonymes partent explorer des contrées lointaines à la recherche de l'aventure...

Benjamin Gates et le Trésor des Templiers (National Treasure - 2004) :

Avec l'aide du Dr. Abigail Chase (Diane Kruger), employée des Archives Nationales, et de Riley Poole (Justin Bartha), spécialiste informatique, Benjamin Gates (Nicolas Cage), historien et aventurier, tente de trouver le légendaire trésor perdu des Templiers, dissimulé par des Francs-Maçons sur le territoire américain lors de la Guerre de Sécession. Pour le retrouver, une seule indication, inscrite au dos de la Déclaration d'Indépendance ; mais Ian Howe (Sean Bean), ex-collègue de Gates, est lui aussi sur les traces du trésor, et l'agent Sadusky (Harvey Keitel), du FBI, veille jalousement sur le parchemin...

Long-métrage d'aventure signé Jon Turteltaub et plaçant Nicolas Cage en chasseur de trésor désabusé à la recherche d'un trésor mêlant Francs-maçons, histoire de l'Amérique, Templiers, Égyptiens, et tout le toutim.

De la pseudo-histoire qui a malheureusement inspiré bon nombre de vrais "experts" persuadés que l'Amérique est le centre du monde, et que son histoire est forcément liée à des mythes et à des conspirations improbables pouvant changer la face du monde... mais dans le cadre du film, peu importe.

Honnêtement, même en mettant de côté son américano-centrisme, National Treasure n'est pas un très bon film : la bande originale de Trevor Rabin est un mélange de sons Mediaventures/Remote Control génériques, et de sonorités copiées sur Thomas Newman ; le film est bien trop long pour son propre bien (ce qui lui confère un rythme assez inégal) ; ça lorgne beaucoup sur la relation d'Indiana Jones et de son père ; Diane Kruger est assez transparente ; l'intrigue est bourrée d'approximations, de n'importe quoi, de grosses ficelles, et d'ellipses ; la partie "film de casse" se marie moyennement avec le côté "aventures archéologiques" (notamment au niveau du rythme et de la tension)...

Mais pour être totalement franc, ce n'est pas désastreux. Cage est, comme souvent, efficace, Bean aussi, et en tout cas, ce n'est pas pire que les deux premiers Tomb Raider : ça obtient donc une note similaire.

2.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2020 - 05 - La Couleur tombée du Ciel (2020)

Publié le 30 Septembre 2020 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Drame, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, Science-Fiction, Thriller

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

La Couleur tombée du Ciel (H.P. Lovecraft's Color Out of Space - 2020) :

Lorsqu'une météorite s'écrase sur le terrain de la famille Gardner (Nicolas Cage, Joely Richardson, Madeleine Arthur, Brendan Meyer, Julian Hilliard), la curiosité est de mise. Et alors que les phénomènes étranges commencent à se multiplier sur la ferme familiale, ses membres sombrent peu à peu dans la folie...

Grande retour derrière la caméra de Richard Stanley (réalisateur sud-africain "maudit" surtout connu pour le fiasco du tournage de L'ïle du Dr Moreau, tel que chroniqué dans le documentaire Lost Soul - The Doomed Journey of Richard Stanley’s Island of Dr. Moreau) qui est ici aussi à la co-écriture de cette adaptation libre d'H.P. Lovecraft. 

Une adaptation qui, au premier abord, a de quoi décontenancer, avec sa bande originale particulièrement envahissante, son approche assez contemplative (le film dure près de deux heures), et sa mise en place conséquente d'une famille déjà un peu excentrique (en même temps, avec Nicolas Cage en père de famille.... ^^). De quoi polariser le spectateur, qui accrochera ou pas à la proposition de Richard Stanley.

Et puis, progressivement, la menace s'installe, et avec elle, une atmosphère onirique, psychédélique et très sensorielle, qui vire parfois au grand-guignol (il faut voir Cage basculer ponctuellement dans un étrange accent à mi-chemin entre la mauvaise imitation de Donald Trump et son accent de Embrasse-moi, vampire !), mais qui monte en puissance jusqu'à un climax déglingué et mémorable.

Le tout plutôt bien filmé, et avec des créatures convaincantes.

Pas parfait (et je comprends tout à fait qu'on puisse faire un rejet), mais je partais hautement dubitatif, et j'en ressors plutôt séduit.

4.5/6 (amusant de voir ce métrage arriver après Annihilation, tant les deux films ont beaucoup en commun, malgré un traitement radicalement différent)

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Catch Review : TNA Impact (09/01/2014)

Publié le 10 Janvier 2014 par Lurdo dans Catch, Critiques éclair, Review, Télévision, TNA

Dernier show de la session d'enregistrements en cours de diffusion, un Impact intégralement construit sur LE match incontournable : AJ Styles vs Magnus, pour l'unification des titres de la compagnie (prévue et enregistrée bien avant que la WWE ne fasse de même).

Impact :

- Dixie n'est pas là pour déconner, et fait signer son contrat d'un soir à AJ, avec une clause supplémentaire, NO Dq ; AJ accepte, mais il explique qu'il a du renfort. Des promos croisées clairement plus chargées en émotion (notamment du côté de Dixie) que d'habitude, puis Magnus se pointe, kickbanne Dixie, et fait une promo confiante. Un début efficace.

- Dixie a apparemment recruté Gail, Tapa et les Bromans pour... une tâche quelconque.

- Bromans vs EY & JP. Domination rapide de la Team Initiales, jusqu'à ce que EY ne se barre pour aller aider ODB, attaquée par Gail/Tapa ; seul contre deux, JP se fait laminer, et en post-match, se fait détruire sur un rail de sécurité.

- Joe est prêt à aider AJ, ce qui agace Dixie.

- JP est hors-service, EY emmène ODB à l'hosto : petit à petit, Dixie élimine tous les alliés potentiels d'AJ.

- Storm et Gunner s'engueulent, et remettent la valise en jeu @ Genesis.

- EC3 démolit Joe backstage, et continue de le démolir jusqu'au ring.

- EC3 vs Joe. Une rapide DQ, après que EC3 et Spud s'en soient pris aux genoux de Joe... et un allié d'AJ en moins, un.

- Backstage, Angle veut un cage match pour se préparer à un cage match. Oh, Kurt... ça va mal finir.

- Joe en piteux état.

- Gunner & Storm sont HS, Sting et Dixie s'engueulent bruyamment backstage.

- Angle vs Bad Influence, Handicap Steel Cage match. Solide.

- Dixie booke Roode contre Sting en cage. Roode surjoue. :mrgreen:

- Al Snow doit emmener Kurt à l'aéroport pour une urgence inexpliquée.

- Roode vs Sting, Cage match. Efficace, et finish logique.

- Anderson rend visite à une maison funéraire, où il trouve Ray, qui balance une promo obscure et menaçante. Un segment surproduit, mais bizarrement, ça finit par marcher.

- Sting est toujours debout, et Dixie le menace de ne pas renouveler son contrat.

- AJ vs Magnus, NODQ Unification Match. Un match qui se transforme immédiatement en 3 contre 1. Jusqu'à l'arrivée de Sting, qui égalise les chances. Jusqu'à l'arrivée des Bromans, qui ramène le tout à un 6 contre 2. Et puis ensuite c'est Bad Influence qui arrive, pour un 8 contre 2. Mais Earl Hebner en a marre, et se révolte. Jusqu'à ce que Dixie se pointe, et impose Hebner Jr pour le remplacer. AJ parvient à reprendre le dessus, mais Bad Influence se débarrasse de l'arbitre. AJ continue de lutter, prend le dessus, Hebner revient en courant, est sur le point de déclarer AJ vainqueur, mais Bad Influence intervient. AJ sur le point de placer un Spiral Tap, mais intervention de Roode, triple death valley driver, Dixie ramène un autre arbitre, et le match se termine sur une victoire de Magnus über-heel. Un bordel pas possible, clairement signé Jarrett (qui bookait les shows à ce moment-là) mais étrangement particulièrement fun, logique et bien mené.

 


 

 

D'ailleurs, tout le show était à l'identique : logique, et bien mené. Le plan était d'éliminer toute possibilité d'assistance pour AJ, et de s'assurer que le main event soit absolument chargé en sa défaveur, et c'est ce qui s'est produit, de manière cohérente. Certes, en guise de main event, ça ne donne pas un match très joli (si le match avait été booké pour un vrai PPV, on aurait eu 10-15 minutes d'action traditionnelle avant... là, pas le temps), et il est évident que ça ne plaira pas à l'interwebz, mais à entendre l'Impact Zone exploser pour AJ, et huer à tout va pour Magnus et Dixie, le résultat attendu est obtenu. Ah, et avec la sortie qu'ils lui ont bookée, AJ seul contre tous, il ne reste plus qu'à attendre qu'AJ revienne, dans six mois ou un an, pour reprendre son titre.

 

 

Next week, Genesis... et jamais un PPV de la TNA n'aura aussi bien porté son nom : c'est une nouvelle ère qui s'ouvre.

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Christmas Yulefest 2017 - 72 - Embrassez l'Esprit de Noël (2017)

Publié le 30 Décembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Christmas, Noël, Yulefest, Comédie, Romance, Hallmark

Noël est passé, mais chez les Téléphages Anonymesc'est toujours l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

Embrassez l'Esprit de Noël (Karen Kingsbury's Maggie's Christmas Miracle) :

Avocate à la carrière florissante, Maggie (Jill Wagner) élève seule son fils, mais peine à lui apporter tout le soutien scolaire et la magie de Noël qu'elle voudrait pourtant lui donner. Elle engage donc Casey (Luke Macfarlane) pour servir de tuteur à son fils, sans se douter qu'elle va trouver là la solution à tous ses problèmes...

Ouhlà, celui-là, j'ai mis trois jours à le finir.

Le problème principal, en fait, malgré sa distribution sympathique et sa neige réelle en extérieur, c'est que le personnage principal, Maggie, est tout sauf attachant.

Ok, d'accord, elle a été traumatisée dans sa jeunesse par la séparation de ses parents à Noël... mais est-ce que cela justifie d'en faire une psycho-rigide quasi-égocentrique, qui évite constamment le moindre conflit ou la moindre discussion sérieuse, et refuse de prender la moindre décision importante ; qui plante son collègue et pseudo-petit-ami lors d'une soirée célébrant sa promotion, sans jamais s'excuser, alors que ce dernier vient de lui faire une déclaration d'amour ; qui rêvasse et songe à sa vie sentimentale plutôt que d'écouter sa meilleure amie (forcément ethnique) qui la paie pourtant pour l'aider pendant son divorce ; qui passe son temps à se montrer trop protectrice envers son fils ; et que l'on est supposé plaindre, alors qu'elle vit dans un appartement luxueux et immense, et est constamment assistée au quotidien par sa mère....

Bref : le personnage n'est pas attachant, Jill Wagner n'est pas assez bonne actrice pour la rendre touchante (Wagner n'est pas calamiteuse, mais son grand moment dramatique est surjoué et trop maniéré), et donc je ne me suis pas du tout intéressé à son parcours (un parcours d'ailleurs plombé par un rebondissement final à la fois évident et capillotracté).

Et comme en plus, on nous rajoute une dose de bondieuserie, avec un enfant obsédé par Dieu et qui lui écrit des lettres (apparemment, le Père Noël n'était pas disponible), c'est combo perdante pour moi...

2/6 (pour la neige, et pour Luke Macfarlane, qui mérite mieux)

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Comme toujours, retrouvez la liste complète (et mise à jour avec les titres français) des films de Noël déjà passés en revue sur ce blog les années précédentes, en consultant notre Index Christmas Yulefest disponible ici...

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Halloween Oktorrorfest 2018 - 36 - 10x10 (2018)

Publié le 22 Octobre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Horreur, Halloween, Thriller, UK

Chez les Téléphages Anonymes, du 1er octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur....

10x10 :

D'apparence ordinaire, Lewis (Luke Evans) est obsédé par l'idée de se venger de Cathy (Kelly Reilly) : il la kidnappe ainsi sur un parking, et la ramène chez lui, où il l'enferme dans une cellule isolée, et tente de lui faire avouer un secret qu'elle est la seule à connaître...

Un thriller anglais écrit par Noel Clarke (Mickey de Doctor Who, décidément un scénariste assez médiocre, cf The Anomaly et Storage 24), se déroulant quasi-intégralement entre les quatre murs d'une maison, voire entre ceux d'une cellule, et qui repose intégralement sur l'interprétation très solide de Luke Evans et de Kelly Reilly...

Et ça s'arrête plus ou moins là, puisque dans l'absolu, le tout manque cruellement de subtilité et de vraisemblance, comme par exemple dans la manière dont cette prisonnière d'1m65, les mains ligotées, parvient à plusieurs reprises à prendre physiquement le dessus sur son ravisseur d'1m85, et est régulièrement sur le point de s'échapper ou de le tuer, avant d'être reprise in extremis...

Une fois, ça passe ; deux fois, à la limite ; mais quand ça se répète à de multiples reprises jusqu'à la fin, ça coince.

La crédibilité n'est donc pas forcément le point fort du film, d'autant que l'on devine très rapidement les tenants et les aboutissants de l'intrigue, et de ses rebondissements tous très prévisibles (la porte du garage, un fusil de Tchekhov vraiment trop surligné)...

La grande explication des raisons de cet enlèvement, notamment, semble clairement conçue pour faire basculer le film, et faire changer le spectateur de camp ; elle arrive cependant bien trop tard, et la caractérisation pataude des personnages fait que le film a beau s'énerver à l'écran, avec du sang et des cris, ça laisse globalement de marbre.

Pas grand chose à retenir, donc, si ce n'est l'interprétation des deux acteurs principaux.

2/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Christmas Yulefest 2016 - 08 - La Promesse de Noël (2016)

Publié le 4 Décembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Christmas, Noël, Yulefest, Hallmark, Review, Télévision, Comédie, Romance

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

La Promesse de Noël (The Mistletoe Promise) :

Lorsqu'ils se croisent dans un centre commercial, Elise (Jaime King) et Nicholas (Luke Macfarlane) découvrent qu'ils ont un point commun : ils détestent les fêtes de Noël, suite à de mauvaises expériences à cette période de l'année. Pour éviter la folie des Fêtes et l'insistance de leurs proches, Elise et Nicholas décident alors, sur un coup de tête, d'élaborer un contrat et de faire semblant d'être en couple, et ce jusqu'à Noël. Mais à mesure qu'ils apprennent à se connaître, les deux cadres se rapprochent, et redécouvrent les joies des fêtes de fin d'année.

Je l'ai déjà dit l'année dernière, je crois, mais le problème des téléfilms Hallmark, c'est qu'ils reposent en grande partie sur l'alchimie de leurs couples principaux. Si le couple ne fonctionne pas, c'est quasiment toujours rédhibitoire. Et ici, ça ne fonctionne pas.

Pas tant du côté de Luke Macfarlane, qui n'est pas désagréable dans son rôle, mais bien de celui de Jaime King, qui est ici totalement hors-sujet en tant qu'héroïne de comédie romantique festive : froide, distante, maigre, sur-maquillée, avec un chignon et des vêtements ultra-stricts, elle ne dégage aucune chaleur, aucune alchimie avec son partenaire de jeu, et aurait été nettement plus à sa place dans un rôle d'antagoniste et de rivale, que dans celui de l'héroïne. D'autant qu'en prime, elle ne joue pas forcément très bien, çà et là.

Et comme en plus le récit (apparemment adapté très librement d'un roman) est balisé au possible, régulièrement bâclé, et tout sauf mémorable (en plus d'être un peu cheap dans sa mise en images - la fausse neige calamiteuse, l'éclairage de certaines scènes, la post-synchro et son mixage audio, etc)...

1.5/6

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Christmas Yulefest 2015 - 106 - Maman se marie ! (2008)

Publié le 5 Janvier 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Review, Télévision, Comédie, Romance, Noël, Christmas, Lifetime

2016 est enfin là, mais comme tous les ans, la Christmas Yulefest continue sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année, jusqu'à l'arrivée des Rois Mages, le 6 Janvier...

Maman se marie ! (A Verry Merry Daughter of the Bride) :

Lorsque sa mère Rose (Helen Shaver), avec qui elle tient une entreprise d'organisation de mariages, annonce à Roxanne (JoAnna Garcia) qu'elle a rencontré Jack (Kenneth Welsh), qu'elle veut épouser sur le champ, et pour qui elle veut tout quitter, Roxanne se méfie. Avec l'aide de Charlie (Luke Perry), le fils de Jack, inquiet pour son héritage, Roxanne décide alors de tout faire pour que ce mariage capote, quitte à mettre son propre bonheur sentimental en péril par la même occasion...

Un téléfilm Lifetime estampillé "Noël", que j'avais déjà vu, et dont je n'avais retenu absolument rien... et non sans raisons : en effet, si l'on omet le fait que cette histoire se déroule en Décembre, et qu'il y a donc vaguement quelques décorations et neige en arrière plan, rien de tout cela n'a de rapport avec Noël (et ce malgré le titre en VO).

À vrai dire, on pourrait prendre le même script, et le transposer à la St Valentin, en Mai-Juin, ou lors du 4 Juillet, et ce serait exactement le même film à l'arrivée, avec quelques décorations différentes.

Pour ne rien arranger, le film souffre d'effets de transition "magiques" (en fait, des fondus enchaînés fauchés et autres effets vieillots), et de personnages un peu trop basiques : la mère très amoureuse et un peu égoïste, la fille très jalouse et décidée à se débarrasser de son futur beau-père, le futur beau-frère qui n'a d'yeux que pour son héritage, l'ex qui cherche le pardon, blablabla. Ça manque clairement de subtilité, tout ça.

Dommage, car la distribution est plutôt bonne (Kenneth Welsh fait un peu vieux pour Helen Shaver, mais bon, passons), c'est assez bien joué, et on a droit à une brève réunion de Luke Perry et de Jason Priestley, ce qui est toujours amusant.

Mais il faut bien être franc, si ce n'était pour l'adorable minois de JoAnna Garcia, qui illumine l'écran dans tout ce qu'elle tourne, je n'aurais probablement même pas redonné une seconde chance à ce téléfilm.

2.5/6

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Critique éclair : Pilotes en vrac (2015) - iZombie & One Big Happy

Publié le 21 Mars 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Télévision, Review, Sitcom, Comédie, Policier, Fantastique, Thriller, CW, NBC

iZombie 1x01 :

Olivia Moore (Rose McIver), une interne en médecine urgentiste, est victime d'une attaque de zombie, et se réveille mort-vivante ; contrainte de travailler dans une morgue aux côtés de Ravi (Rahul Kohli), et de s'y nourrir des cerveaux des cadavres pour espérer conserver le contrôle sur sa faim insatiable, Liv finit par utiliser ses dons surnaturels - elle est capable d'utiliser les souvenirs, les talents et autres particularités des cerveaux ingérés - pour résoudre des affaires inexpliquées, en se faisant passer pour une médium auprès de l'inspecteur Clive Babineaux (Malcolm Goodwin)...

Je ne connais absolument rien du comic-book original (si ce n'est que Mike Allred a fait ici le générique d'ouverture du show, très réussi), donc ne comptez pas sur moi pour comparez, tout ce que je peux dire, c'est que ce pilote est assez dynamique, et se regarde très facilement, même si j'ai pensé, à plus d'une reprise, à Tru Calling, et que le tout ne casse pas trois pattes à un canard zombie unijambiste.

Ça reste cependant suffisamment léger, relativement amusant, et bien casté pour rester relativement intéressant, malgré son format procédural très très balisé et convenu, et malgré un maquillage de Rose McIver assez moyennement convaincant en live action. Après, reste à voir si Rob Thomas parviendra à garder le show suffisamment enlevé et décalé pour éviter que son côté formulaïque ne devienne trop lourd et répétitif (comme Tru Calling avant que ça ne  décolle)... wait & see...

 

One Big Happy 1x01 :

Lizzy (Elisha Cuthbert) est lesbienne, et vit avec Luke (Nick Zano), son meilleur ami hétéro. Ensemble, ils essaient d'avoir un enfant in vitro, jusqu'à ce que Luke tombe amoureux de Prudence (Kelly Brook), une Anglaise totalement libérée, et se fiance avec elle. Et comme Lizzy apprend qu'elle est enceinte, le trio finit par former alors une famille recomposée aux rapports pas toujours faciles...

Hilarity Ensues.... ou pas, en fait, puisque cette sitcom NBC produite par Ellen DeGeneres est affreusement laborieuse et quelconque, avec des rires enregistrés envahissants, de l'humour pas drôle, des acteurs en surjeu complet, un Zano totalement insipide, et une Brook qui se met à poil dès les cinq premières minutes. Whouhou. Ce show ne va pas faire long feu.

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Christmas Yulefest 2019 - 39 - Le Noël de Sophie (2019)

Publié le 19 Décembre 2019 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Hallmark, Noël, Review, Romance, Télévision, Yulefest

Noël approche, et chez les Téléphages Anonymesc'est donc l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

Le Noël de Sophie (Picture a Perfect Christmas - 2019) :

Sophie (Merritt Patterson), photographe très en vogue vivant à San Francisco, passe les vacances de Noël chez sa grand-mère, où elle rencontre David (Jon Cor), le voisin de cette dernière, un séduisant célibataire qui s'occupe seul de son neveu Troy (Luke Roessler). Spontanément, Sophie se propose alors pour garder un temps l'enfant, dépannant ainsi David, et se rapprochant progressivement de lui, jusqu'à remettre en question sa carrière et tout son mode de vie...

Un téléfilm Hallmark peu palpitant, et surtout vraiment cousu de fil blanc, dans le genre "protagoniste indépendante et carriériste se redécouvre des envies de maternité et de vie plus rangée en rentrant dans sa ville natale"... le vrai problème, en fait, c'est que pendant une bonne moitié du métrage, les relations et les réactions des personnages paraissent un peu artificielles : tout le monde se rapproche et se confie de manière un peu trop rapide, les éventuels rivaux amoureux sont trop rapidement et proprement évacués, et il ne reste ensuite pas grand chose pour tenir la dernière grosse ligne droite du métrage.

D'autant plus que si Merritt Patterson reste pétillante et attachante (idem pour Luke Roessler), Jon Cor n'est vraiment pas très charismatique ou intéressant (il ne m'avait déjà pas fait grande impression dans Coup de coeur sauvage), et par conséquent, toute la romance m'est apparue assez tiède et faiblarde.

Bref, comme beaucoup de téléfilms de la chaîne, ce n'est même pas particulièrement mauvais, mais c'est intégralement oublié à peine le film terminé, et il est donc assez difficile de mettre la moyenne à quelque chose d'aussi anecdotique.

2.5/6 (probablement plus si l'on adhère au couple Cor/Patterson)

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien (classement alphabétique), ou celui-ci (classement saisonnier)...

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Les bilans de Sygbab - Gilmore Girls, saison 7 (2006-2007)

Publié le 25 Février 2017 par Sygbab dans Télévision, Review, Critiques éclair, Romance, Les bilans de Sygbab, Comédie, Gilmore Girls

Sygbab regarde (beaucoup) la tv, Sygbab écrit (parfois) des bilans : retrouvez-les sur le blog des Téléphages Anonymes !

Gilmore Girls, saison 7 :

Amy Sherman-Palladino ayant quitté la série, c'est un nouveau producteur exécutif qui se retrouve aux manettes. Cela implique forcément des changements, dont une vision différente de la série et des scénaristes qui n'avaient pas signé d'épisode sur la saison précédente. Ce n'est évidemment pas l'idéal pour une saison finale qui est censée conclure les grands fils rouges, avec un héritage plutôt bâtard suite à une saison 6 pour le moins inégale.

Pour prolonger les tumultes de la vie amoureuse de Lorelai, sa relation avec Chris est remise au goût du jour, ce qui la rend détestable envers Luke puisqu'elle lui reproche de l'avoir poussé dans les bras de son amour de jeunesse en ne répondant pas aussitôt à son ultimatum. Voici un manque de classe évident qui ne fait que confirmer qu'elle n'est pas très mature dans le domaine de l'amour. Dire que sa fille lui demande des conseils, alors qu'elle n'est même pas capable de décider ce qui est bien pour elle... En matière de modèle, elle ne fait pas vraiment l'affaire.

Il est également étonnant de la voir déclarer sa flamme à Chris alors quelle disait elle-même dans la saison précédente qu'elle n'avait jamais aimé personne si ce n'est Luke. Une déclaration qui ne semble donc pas vraiment sincère, comme pour essayer de se convaincre que leur couple peut fonctionner alors qu'il est forcément voué à l'échec, malgré une très grande complicité. Ce dont ils se rendront compte tous les deux, malheureusement après s'être mariés.

Les mariages sont d'ailleurs dans l'air du temps, puisqu'après celui de Lane, Logan demande à Rory si elle veut l'épouser lors d'une soirée en son honneur chez ses grands-parents. Le moment ne pouvait pas être plus mal choisi, surtout après les difficultés qu'ils ont connues à cause de l'erreur financière qu'il a commise. Alors qu'il semblait évoluer dans le bon sens en étant plus responsable et digne de confiance, il redevient un jeune branleur j'm'en-foutiste assez insupportable, et il est difficile de comprendre comment Rory peut encaisser ses états d'âme récurrents.

Ceci dit, elle finit par comprendre le fonctionnement de son petit-ami, qui cherche à chaque fois à se rattraper en réalisant de grands gestes romantiques, au lieu d'être constant dans ses attentions. Au final, leur rupture est un sentiment de gâchis, car il y avait bien autre chose à faire lorsque Logan quitte l'entreprise de son père et se retrouve sans ressource.

En revanche, les difficultés que rencontre Rory pour trouver un travail dans la presse sont plus intéressantes. Pas uniquement parce qu'elle est confrontée au rejet du New York Times alors qu'elle rêvait de faire partie de la rédaction, mais aussi parce que le contrepoint apporté par l'admission de Paris dans toutes les écoles où elle a postulé est amusant. Cela sonne comme une revanche de ce fameux jour noir où elle avait été recalée par Harvard, à l'inverse de Rory. Cela marque aussi la fin d'une époque, et même si elle est diffuse, il se dégage parfois une certaine nostalgie autour de la future séparation entre Lorelai et sa fille.

Pour autant, le poste qu'elle obtient au dernier moment et qui l'oblige à partir en voyage de façon prématurée est une grosse ficelle pour amener le final le plus rapidement possible. Heureusement, ce dernier épisode est plutôt réussi. L'ambiance unique de Stars Hollow est bien là, et la fête organisée par Luke en hommage à Rory est touchante car elle regroupe multitude de têtes connues et attachantes. C'est aussi l'occasion de réconcilier Lorelai avec Luke, mais également avec ses parents et surtout son père, qui reconnaît enfin qu'elle est une personne formidable (quand il n'est pas question d'amour).

La conclusion est satisfaisante à ce niveau, d'autant qu'elle est la conséquence logique de relations moins tendues entre Lorelai et sa mère, la première apportant son aide pendant la convalescence de Richard, victime d'une crise cardiaque en plein cours magistral. Son possible décès met Emily dans tous ses états et c'est bien la première fois qu'elle montre autant de failles à sa fille, alors qu'elle a toujours mis un point d'honneur à contrôler ses émotions.

Même si les téléspectateurs avaient déjà eu l'occasion de voir qu'elle n'a pas un si mauvais fond, il était temps de la rendre plus humaine. À ce tire, le petit chant qu'elle entonne avec son mari pour féliciter Rory lui donne un côté détendu plutôt bienvenu. En ce qui concerne Richard, il n'y a pas de surprise : son humour subtil et parfois pince-sans-rire s'était déjà manifesté à plusieurs occasions.

L'accent ayant été mis sur les principaux protagonistes comme depuis quelques saisons, les personnages secondaires sont moins présents. Michel est comme toujours quasi inexistant et sert uniquement de comic relief tout comme Kirk, et c'est très désagréable. D'autres sont soumis à une variation sur le même thème : entre Sookie encore enceinte, Lane qui le devient, et Liz qui accouche, la parenté est abordée sous tous les angles.

Zack et Lane sont en panique car la grossesse intervient après une seule relation sexuelle et Sookie est mécontente car elle avait demandé à Jackson de procéder à une vasectomie, ce qu'il n'a pas fait. Quant à Liz et TJ, ils sont complètement à l'ouest comme d'habitude. Ce qui ne les rend pas moins irritants...

La paternité de Luke continue elle aussi à être développée, mais les apparitions d'April sont de plus en plus sporadiques (déménagement de cette dernière oblige). Luke se bat pour elle et obtient la garde alternée, grâce à une lettre de Lorelai à l'origine de nombreuses disputes entre elle et Chris.

Si Luke s'en tire bien dans son rôle de père et apprend des choses sur lui-même à travers cette nouvelle expérience, il reste quand même un goût amer autour de cette histoire. April arrive dans sa vie au pire moment pour briser son couple, et est sur le point d'en disparaître à un moment bien commode pour essayer de le reconstruire. Au final, la présence d'April n'aura été que purement fonctionnelle, et c'est bien dommage.

La fin justifie les moyens, dit-on. Ce qui peut s'avérer vrai aussi pour le final de la série, qui clôt les intrigues principales dans un happy ending joyeux et coloré, alors que le chemin emprunté pour y arriver était plutôt tortueux. Faut-il accepter de fermer les yeux sur deux dernières saisons dans l'ensemble bien moins rigoureuses en partant du principe que la fin est réussie ? Pas sûr.

Ce qui est certain, c'est que malgré les défauts disséminés ça et là, l'impression générale est bien évidemment positive. C'est une très bonne série qui fait rire, pleurer, et qui s'apprécie encore plus en ayant une culture cinématographique et télévisuelle étendue. Car en plus de posséder une galerie de personnages attachants comme rarement, les références pleuvent au rythme effréné des dialogues des Gilmore Girls. À savourer.

 

(voir aussi le bilan de Lurdo de la saison 7 de la série, publié sur ce blog en 2012)

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Les bilans de Lurdo : Halloween Oktorrorfest 2017 - BrainDead, saison 1 (2016)

Publié le 4 Novembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Halloween, Horreur, Fantastique, Comédie, Oktorrorfest, CBS, Thriller, Politique

L'Halloween Oktorrorfest touche aussi le petit écran, avec chaque week-end, de mi-Septembre à début Novembre, des critiques de séries fantastiques et horrifiques...

BrainDead, saison 1 :

Lorsqu'elle accepte de travailler un temps pour son frère Luke (Danny Pino), sénateur démocrate, afin de financer son prochain documentaire, Laurel Healy (Mary Elizabeth Winstead) ne se doute pas qu'elle va se retrouver au cœur d'une conspiration improbable : des insectes extraterrestres envahissent en effet Washington, et prennent le contrôle des hommes politiques et de leur entourage, radicalisant ainsi le débat politique, et affaiblissant le pays...

Unique saison de cette comédie d'horreur satirique ne se prenant pas du tout au sérieux, créée par l'équipe à l'origine de The Good Wife, et produite par Ridley Scott.

Il est assez difficile pour moi de décrire ce que j'ai ressenti en visionnant aujourd'hui l'intégralité de cette saison 1 (après avoir regardé le pilote à l'époque de sa diffusion) : la première impression qui domine, en ces temps de Trump incompétent et omniprésent, qui démolit morceau par morceau les USA et le monde, c'est une impression d'un ras-le-bol.

Oui, la série tape gentiment sur les Démocrates, les Républicains, et le monde politique américain, elle dénonce, elle critique (non sans raison ni pertinence, d'ailleurs), mais elle le fait sur un mode assez typiquement sarcastique, sourire en coin et partisan qui ne semble rien accomplir, comme l'a prouvé l'accession de Trump au pouvoir américain.

Pour faire simple, tout le contenu politique, les magouilles, les tactiques, le gerrymandering, les sit-ins, etc, présentées dans cette saison n'apprendront rien à quelqu'un qui se tient un minimum au courant de la politique US (ne serait-ce qu'en suivant le Daily Show, ou autres programmes satiriques similaires).

Résultat, la série prêche trop souvent les convertis, paraît régulièrement inoffensive et générique sur le front de la satire, et a une certaine tendance à faire du surplace au long de ses 13 épisodes, avec un certain ventre mou qui prend de plus en plus d'ampleur, à mesure que Laurel et ses deux sbires, Gustav (Johnny Ray Gill) & Rochelle (Nikki M. James) tentent de convaincre leurs proches, mais échouent encore et encore.

(en même temps, il faut bien avouer qu'ils ne sont vraiment pas doués, et que la série tourne souvent à la farce un peu forcée)

On se retrouve donc avec une série qui présente, en dépit de son sujet et de sa structure, une certaine nonchalance, un manque d'urgence de ses personnages vis à vis de la menace en cours.

Et pour cause : la romance entre Laurel et Gareth (Aaron Tveit), mise en place dès le premier épisode, phagocyte une grosse partie de la série. On se retrouve donc avec du shipping particulièrement téléphoné et basique, qui occupe une grosse partie de la saison, au détriment de sous-intrigues abandonnées en cours de route/jamais résolues de manière satisfaisante (l'épouse et le bébé de Luke), ou de points jamais vraiment expliqués (pourquoi les insectes n'ont jamais tenté de contaminer Luke, justement).

Cette romance Laurel/Gareth, de plus, ne fonctionne jamais totalement : Tveit n'est pas quelqu'un de particulièrement charismatique ou charmant dans ce rôle, et son alchimie avec Winstead (pourtant impeccable) est assez limitée, ce qui fait que ce couple laisse vraiment de marbre, et que le côté émotionnel de la série tombe à plat.

Et c'est dommage, parce qu'à côté de ça, la série possède bon nombre de qualités : elle ne lésine pas sur le gore et les explosions cérébrales (dans sa première moitié, du moins), les effets spéciaux sont compétents, l'aspect musical est assez drôle (que ce soit la récurrence du morceau de The Cars, ou les "Previously on Braindead" musicaux hilarants et variés - mention spéciale à l'épisode au début duquel le chanteur traumatisé préfère faire le résumé d'un épisode de Gunsmoke, images d'archive à l'appui), et la distribution est très sympathique (le trio de héros est attachant, bien qu'incompétent, et Tony Shaloub est formidable en Républicain possédé et magouilleur).

Mais dans l'ensemble, le résultat est trop inégal pour totalement fonctionner : ça se regarde sans problème, c'est même ponctuellement assez drôle, mais dans l'ensemble, il manque quelque chose (du rythme ? Du mordant ? Un ton plus uniforme ?) pour que la série soit vraiment réussie.

Amusant, sans plus.

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Les bilans de Sygbab - Gilmore Girls - Une Nouvelle Année - Hiver (2016)

Publié le 4 Mars 2017 par Sygbab dans Télévision, Review, Critiques éclair, Romance, Comédie, Netflix, Les bilans de Sygbab, Gilmore Girls

Sygbab regarde (beaucoup) la tv, Sygbab écrit (parfois) des bilans : retrouvez-les sur le blog des Téléphages Anonymes !

Gilmore Girls - A Year in the Life 1x01 - Winter :

Le premier constat que l'on peut faire est le suivant : malgré les années qui sont gravées sur le visage et dans la chair des acteurs, l'alchimie entre les personnages fonctionne toujours à merveille. L'ambiance est exactement la même, et la magie de Stars Hollow est bien présente, à plus forte raison sous la neige. La première scène nous replonge tout de suite dans le bain, avec des retrouvailles entre Lorelai et Rory marquées par des dialogues toujours aussi incisifs, et débités à toute vitesse.

Il y a un double niveau de lecture puisqu'il s'agit également de retrouvailles avec les téléspectateurs, après de longues années d'absence. La discussion qui s'instaure entre les deux femmes est une bonne occasion de faire un point sur ce qui se passe dans leur vie, et de remplir les blancs entre la fin de la série originelle et le début de celle-ci.

Tous les ingrédients sont réunis pour donner l'impression que nous n'avons jamais quitté cet environnement si familier : les lieux sont intacts, Taylor et Luke sont en désaccord, Kirk essaie encore de monter un nouveau business, Paris est toujours aussi franche et directe et se moque de l'inconfort qu'elle provoque chez les autres. La situation de cette dernière a en revanche évolué, et la voie qu'elle a prise est un peu étrange par rapport aux ambitions qu'elle avait. Mais cela n'est pas non plus en décalage complet avec son côté assez radical, et sa nouvelle activité est bien commode pour que Luke et Lorelai la sollicitent sur les solutions possibles pour avoir un enfant à leur âge. Une idée qui rend d'ailleurs assez perplexe, et qui semble avoir été évoquée pour la forme, sans réelle volonté de creuser un sujet délicat.

Bien entendu, la relation entre Emily et sa fille est au centre des débats, puisque Lorelai a trouvé le moyen de fâcher sa mère lors des funérailles de son père. Il faut dire que les anecdotes qu'elle raconte pendant la veillée funèbre ne sont pas vraiment les plus adaptées... Mais cette façon de rire des évènements les plus sérieux - tout comme la conversation tournant autour du portrait de Richard, qu'il va falloir s'habituer à ne plus voir - est une composante essentielle de la série, ainsi que la marque de fabrique d'Amy Sherman-Palladino.

Le flashback relatant cette soirée est d'ailleurs amené intelligemment, et c'était sympathique de voir Jason apparaître ne serait-ce que quelques instants. Dans la liste des moments cocasses, il faut aussi compter la participation de Kirk à un dîner avec les Gilmore : ça n'avait jamais été fait, et c'est juste génial. Les réactions d'Emily sont à la mesure des sentiments que provoque ce curieux individu.

Le running-gag autour de Paul, le petit-ami de Rory, est appréciable également. Il semble pourtant qu'elle ait décidé d'avoir une liaison avec Logan sans que personne ne soit au courant, ce qui n'est pas forcément la moins bonne option : vu leur relation agitée, il vaut mieux ne pas s'engager avec lui.

Cela d'autant plus que la vie professionnelle de la jeune femme a l'air d'être tout aussi confuse que sa vie amoureuse. Elle a beau avoir écrit des articles fièrement arborés par Luke sur ses menus, son style de vie nomade semble indiquer qu'elle n'a pas autant de succès qu'elle le souhaiterait.

Sur un plan plus formel, le format "téléfilm" offre un peu plus de liberté au niveau de la réalisation. Il n'y a rien de révolutionnaire mais on a quand même le droit à des prises de vue sous de nouveaux angles, que ce soit dans la maison de Lorelai ou autour du square de Stars Hollow, par exemple. Quant à l'écriture, c'est un festival de références aux univers cinématographiques et télévisuels. De Lord of the Rings à Buffy en passant par The Sopranos, ça fuse dans tous les sens.

La conclusion de l'épisode avec cette future thérapie conjointe entre Emily et Lorelai, qui a été abusée bien trop facilement, est très intéressante.

Quoi qu'il en soit, c'est une reprise tout à fait convaincante après tant d'années.

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Critiques éclair - Star Wars : Le Livre de Boba Fett - 1x05-06 (2021)

Publié le 6 Février 2022 par Lurdo dans Action, Aventure, Critiques éclair, Disney, Les bilans de Lurdo, Science-Fiction, Science Fiction, Review, Télévision, USA, Star Wars, Boba Fett

Quatre épisodes au compteur, plus de la moitié de la saison, et un bilan très mitigé pour ce Livre de Boba Fett, qui peine à justifier son existence ou à rendre les aventures de son chasseur de primes repenti devenu caïd de la pègre au grand cœur un tant soit peu captivantes ou attachantes... en espérant que cela change assez rapidement.

Star Wars : Le Livre de Boba Fett 1x05-06 (The Book of Boba Fett, season 1 - 2021) :

- 1x05 - Le parcours du Mandalorien, qui finit par revenir sur Tatooine, et par croiser le chemin de Boba et de Fennec...

Un épisode à peine déguisé du Mandalorien, dans lequel Boba n'apparaît pas du tout, et qui se concentre exclusivement sur les pérégrinations de Din Djarin après la fin de la seconde saison de son show... et il est tout de même très ironique que ce soit là, probablement, le meilleur épisode du Livre de Boba Fett.

Un épisode sur lequel plane très fortement l'ombre de Dave Filoni, ce qui se reflète directement dans les qualités et les défauts de l'écriture : le ton est plus léger, on a de l'action efficace et dynamique, des moments plus comiques (l'arrestation par les agents de la circulation ^^), des références amusantes ("Wizard !", BD), et un protagoniste qui est tout ce que devrait être Boba Fett (chasseur de primes, énigmatique, efficace dans son travail, etc), mais on a aussi ce trop-plein et cette fascination pour la mythologie clanique des Mandaloriens et de la forgeronne... dont je me contrefous toujours autant qu'à l'époque de The Mandalorian.

Reste que le tout est plutôt efficace, et redonne une lueur d'espoir dans cette saison gentiment anémique.

- 1x06 - Avant de rejoindre les rangs de Boba contre le syndicat qui s'oppose à lui sur Tatooine, le Mandalorien part retrouver Grogu, qui étudie sous la supervision de Luke Skywalker...

Et encore un épisode du Mandalorien, réalisé et co-écrit officiellement par Dave Filoni qui, une nouvelle fois, se fait plaisir, avec beaucoup de fanservice qui éclipse totalement le fait qu'on est censés regarder une série Boba Fett.

Parce que bon, il faut bien avouer que depuis deux épisodes, et à un épisode de la fin de saison, Boba Fett fait désormais de la figuration dans sa propre série ; en même temps, est-ce vraiment un mal, puisque tout le début de saison, centré sur lui, était clairement assez oubliable et quelconque ?

Ici, on monte donc considérablement en puissance, avec le retour de Luke Skywalker (dans une version deepfakée bien plus aboutie qu'en saison 2 du Mandalorien), d'Ahsoka, de Grogu... mais pas que, puisqu'un certain chasseur de primes aux allures de vieux cowboy fait enfin son apparition en prises de vue réelles, éliminant par la même occasion le personnage de Timothy Olyphant. Et ça fonctionne plutôt bien, tout ça, il faut le dire.

Que ce soit dans les détails (le sandcrawler des Jawas pimpé avec le crâne du dragon krayt) ou dans les grandes lignes (les deux camps qui se forment avant l'affrontement final), dans les clins d'œil (les moments Ahsoka/Luke) ou dans mes enjeux (le choix imposé à Grogu, assez symptomatique du problème et des failles de l'Ordre Jedi)... j'ai trouvé ça plutôt agréable, tout en n'étant pas forcément dénué de défauts de rythme ou de structure.

En tout cas, après quatre premiers épisodes médiocres, le show remonte la pente. Reste à voir comment ça va se conclure...

 

(à suivre)

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Un film, un jour (ou presque) #608 : L'Apprenti Sorcier (2010)

Publié le 15 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Fantastique, Action, Jeunesse, Disney, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

L'Apprenti Sorcier (The Sorcerer's Apprentice) :

Depuis des siècles, Balthazar Blake (Nicolas Cage), un sorcier formé par Merlin l'enchanteur, affronte les forces du mal, incarnées par les disciples de Morgane la Fée (Alice Krige), au nombre desquels Maxim Horvath (Alfred Molina) et Drake Stone (Toby Kebbell). Mais il recherche par ailleurs le futur héritier de tous les pouvoirs de Merlin : ce sera Dave (Jay Baruchel), étudiant en physique épris de la belle Becky (Teresa Palmer), et qui devient malgré lui le nouvel apprenti du Sorcier...

Je continue mon micro-cycle "Nicolas Cage a des pouvoirs improbables dans des films fantastiques à la qualité débatable", avec ce Sorcerer's Apprentice, vaguement inspiré de Fantasia (d'où le passage avec les balais), et qui n'a pas connu un grand succès au box-office.

Et franchement, c'est assez dommage, ce plantage, parce que le film est plutôt sympathique à suivre.

Alors oui, le métrage a les tares habituelles des productions Bruckheimer : réalisation passe-partout (Turteltaub est un faiseur au sens le plus basique du terme), Nicolas Cage en vedette (encore qu'il s'en sort relativement bien et est assez sobre, malgré une apparence improbable), musique calamiteuse au possible (franchement, Trevor Rabin devrait pointer à l'ANPE avec ses synthétiseurs pourris, et éviter de photocopier le Hans Zimmer de Pirates des Caraïbes), scénario simpliste (on comprend tous les enjeux et le déroulement du film au bout de 10 minutes, et le reste est en pilotage automatique)...

Sauf que pour une fois, le déluge habituel d'effets spéciaux de ce genre de blockbuster décérébré est plutôt judicieux, et approprié au métrage : sorts, boules de feu, éclairs, balais dansants, aigles de fer, dragons, pentagrammes géants, miroirs ensorcelés, voitures qui se métamorphosent, etc, tout ça n'arrête pas, et assure le spectacle.

À se demander s'il y avait un quota de 50M$ assigné aux effets de chaque demi-heure de métrage, ce n'est pas possible autrement. En tout cas, ça en jette, et ça fonctionne.

Le script, lui, est plutôt amusant (pas l'histoire, hein, mais le script), il y a un énormément d'idées très sympathiques et drôles (Drake, le faire-valoir de Molina, est un Criss Angel à 2€50), les acteurs tiennent bien leur rôle (on me rétorquera que Baruchel interprète toujours le même personnage depuis 10 ans, et je suis d'accord, mais il le tient bien et est un protagoniste attachant), et ça aurait peut-être été l'un de mes films de chevet si je l'avais découvert enfant, dans les années 80, comme un certain Les Aventures de Jack Burton dans les griffes du Mandarin (même si, c'est une évidence, les deux films ne jouent pas dans la même cour).

Reste que c'est du Bruckheimer, comme je le disais au début de cet avis, et que par conséquent, le potentiel certain du métrage est régulièrement tiré vers le bas par les tares du film, et par 10 bonnes minutes de trop. Et comme en plus, c'est clairement un film d'hiver, visuellement parlant (New-York, la nuit, les ruelles sombres, etc), je ne suis pas surpris que le film se soit planté au box-office avec une sortie en plein été.

Un gentil 4/6, pour le spectacle.

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Un film, un jour (ou presque) #1400 : Jiu Jitsu (2020)

Publié le 25 Mars 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Review, Science-Fiction, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Jiu Jitsu (2020) :

Lorsqu'il se réveille, amnésique, quelque part en Asie, Jake (Alain Moussi) est rapidement capturé par l'armée en place, puis il est libéré par d'autres combattants (Tony Jaa, Frank Grillo, JuJu Chan, Marrese Crump...), dont Wylie (Nicolas Cage) : ces derniers lui expliquent bien vite que tous les six ans, un portail s'ouvre dans l'un des temples de la région, et qu'un extraterrestre, Brax, en sort alors pour défier en combat les héritiers d'une tradition millénaire, dont Jake fait partie... un duel qui a pour enjeu la survie de la planète.

Une sorte de relecture fauchée et DTV de Predator, mais avec une mythologie bancale façons anciens extraterrestres sur laquelle se rajoute de la spiritualité et des arts martiaux asiatiques (décidément, après Abduction, c'est à la mode), et un Nicolas Cage qui vient cachetonner dans un rôle secondaire où sa doublure s'en prend plein la tête.

Ça aurait pu marcher avec plus d'énergie, de maîtrise et de savoir-faire, mais honnêtement, n'ayant pas vu le précédent métrage du réalisateur (un reboot de Kickboxer), je suis assez déçu par ce qu'il propose ici : l'action est fréquemment très moyennement filmée (occasionnellement en vue subjective, souvent trop découpée), les impacts sont faiblards (avec des bruitages sous-mixés quasi-absents), les effets numériques (impacts poussiéreux, gerbes de sang, reflets métalliques, tirs de balles) sont moches, et la créature ne ressemble à pas grand chose, si ce n'est à un mec en costume sans grand budget.

Bref, ce film d'action déçoit sur l'action, même si son côté 7 Mercenaires du Jiu Jitsu aurait pu s'avérer sympathique : malheureusement, ces Mercenaires (et des autres personnages secondaires, d'ailleurs : la militaire, Eddie "Crabman" Steeples en comic relief...) sont sous-exploités par le script et/ou se font démolir bien trop rapidement (Frank Grillo, notamment), de quoi laisser le temps à Nicolas Cage de débiter des kilomètres d'exposition approximative aux règles incertaines.

(en plus, j'avoue que j'ai toujours du mal à me faire à l'idée de cet alien venu sur Terre apprendre le jiu jitsu aux humains pour ensuite revenir tous les 6 ans pendant des millénaires affronter une poignée d'entre eux en duel singulier honorable... mais pas trop quand même, parce qu'il triche allègrement, puisqu'il se régénère, qu'il a des armes lasers, une infinité de shurikens, qu'il est invisible, ultra-rapide, etc)

Un Jiu Jitsu plus que médiocre, donc, avec des transitions comic-book inutiles (si ce n'est pour cacher les trous de scénario et les ellipses maladroites), un acteur principal sans charisme, des artistes martiaux trop souvent mal exploités, et un méchant extra-terrestre miteux.

1.5/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Les bilans de Lurdo : Jurassic World - La Colo du Crétacé, saison 2 (2021)

Publié le 14 Août 2021 par Lurdo dans Action, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Les bilans de Lurdo, Review, Science-Fiction, Thriller, Netflix, USA, Télévision, Science Fiction, Animation

Saison 2 de cette série d'animation Netflix, qui se déroule désormais après le film Jurassic World, et qui confronte ses jeunes protagonistes aux dangers d'un parc laissé à l'abandon. Après une première saison qui m'avait agréablement surpris, est-ce que la saison 2 saura garder sa fraîcheur et son intérêt ?

Jurassic World - La Colo du Crétacé, saison 2 (Jurassic World : Camp Cretaceous, season 2 - 2021) :

Darius (Paul-Mikél Williams), Kenji (Ryan Potter), Brooklynn (Jenna Ortega), Yazmin (Kausar Mohammed) et Sammy (Raini Rodriguez) sont désormais seuls sur Isla Nublar, l'île récemment évacué par le personnel et les visiteurs de Jurassic World. Livrés à eux-mêmes, ils doivent survivre au milieu des dinosaures...

Et pour répondre à la question posée en ouverture de ce billet, je dois bien dire que j'ai eu un peu peur, en début de saison. Pendant un ou deux épisodes (sur seulement huit, à nouveau !), Camp Cretaceous connaît une période de flottement assez moyenne, durant laquelle les protagonistes tentent de se réinventer une vie sur l'île : ils explorent Main Street, bâtissent un abri de fortune, se disputent, ont des remords quand à la mort de Ben, veulent libérer des dinosaures en cage...

En soi, rien de forcément mauvais, et il reste un certain quota de dinosaures agressifs, mais ça fait forcément un peu de surplace, et l'âge des personnages amène (forcément aussi) des décisions un peu idiotes (Sammy qui veut libérer tous les herbivores affaiblis et malades de leurs cages "parce qu'on ne peut pas les laisser mourir", et qui trois secondes plus tard, proteste parce que Darius refuse de libérer un carnivore en pleine forme enfermé dans une cage voisine).

Et puis, progressivement, la saison démarre, à mesure que les jeunes héros explorent leur environnement : ils trouvent un laboratoire secret, croisent le chemins de Mitch (Bradley Whitford) et Tiff (Stephanie Beatriz), un couple d'éco-touristes louches accompagnés d'un guide (Angus Sampson), et voilà, l'intrigue saisonnière est lancée.

Une intrigue pleine d'action, assez spectaculaire, qui voit le T-Rex faire enfin son apparition dans le programme, et qui se permet même un épisode tout entier consacré à Ben et à sa survie aux côtés de Bumpy.

Probablement le point fort de la saison, à vrai dire : le retour de Ben, désormais débarrassé de toutes ses phobies, et chevauchant une Bumpy adulte.

Ça fonctionne très bien, et quand arrive la fin de saison, et que Mitch et Tiff trouvent le sort qu'ils méritent, on se dit que le show a trouvé son rythme de croisière. Les scénaristes semblent maîtriser l'écriture de leurs personnages, le récit s'est détaché du film d'origine, et on est maintenant dans une histoire de pure survie, avec la promesse d'un dinosaure inconnu fraîchement libéré des laboratoires du parc...

En attendant la saison 3... critiquée en ces pages dès la semaine prochaine !

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Catch Review : Hell in a Cell 2013

Publié le 28 Octobre 2013 par Lurdo dans Catch, Critiques éclair, Review, Télévision, WWE, PPV

Après les pronostics, voilà le PPV... sans grande motivation, mettons-nous donc devant le troisième PPV de la WWE en moins d'un mois et demi, en espérant qu'il s'y passe quelque chose d'autre que "CENA EST LE CHAMPION !!!!!".....

- Préshow : Curtis Axel s'étant bousillé les deux hanches pendant un tag match hier ou avant-hier, il ne peut pas se battre, et Big E n'aura pas son match. À place, youpi, quelle joie, on se coltine Sandow vs Kofi : flux audio tout pourri sur le youtube officiel de la WWE, avec audio anglais et audio espagnol mélangés constamment. Match routinier et sans intérêt, avec victoire de Sandow, ce qui écarte d'office un cash-in réussi ce soir.

- Rhodes vs Shield vs Usos - Triple Threat for the Tag Championship. Match solide, mais avec des Tornado rules mal expliquées, des spots trop évidents, et un finish sans surprise.
- Miz se pointe (et me donne l'envie de zapper) et se fait attaquer par les sbires de la Wyatt family, sans surprise. Kane arrive, mini botch sur Harper, et Kane donne un chokeslam à Miz. Inutile.
- Fandango débarque, en fait trois tonnes.
- Fandango & Summer Rae vs Khali & Natalia. Un match cinq étoiles. Si, si. :mrgreen:
- Big E vs Ambrose - US title. Match improvisé, gentiment bordélique et, sans surprise, Ambrose conserve.
- HIAC #1 : Punk vs Ryback & Heyman. Botches techniques pour l'arrivée de Heyman, qui est hissé sur le toit de la cage, et donc ne participe pas au match/passe tout le show perché sur la cage à ne rien faire. HIAC quelconque, avec un finish sans impact, et un match uniquement là pour avoir Punk en train de passer Heyman à tabac sur le toit de la cage. Tout ça pour ça.
- Real Americans vs Los Matadores. J'aime beaucoup la manière dont Claudio porte le drapeau, comme une cape de superhéros, ça lui va bien. Le match ? Un tv-tag classique et basique, au résultat prévisible.
- Encore une fois la vidéo de Cena est grand, Cena est fort, Cena est beau, Cena est surhumain, blablabla.
- Cena vs ADR, HW title.

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Sinon, match chiant, avec ADR qui passe son temps à attaquer le bras de Cena, comme prévu ; et la production avait tellement téléphoné un éventuel cash-in de Sandow, avec de multiples plans sur lui, aux aguets backstage, que ça ne pouvait pas se produire ce soir.
- Aj (w/Tamina) vs Brie (w/the other Bella). Quelconque et sans suspens.
- Les PTP jouent à WWE2k14 pendant le PPV (on les comprend), et se font faire la morale par Backlund.
- HIAC #2 : Bryan vs Orton w/guest ref Shawn Michaels. WWE Title. Un chair match plus qu'un véritable cage match, puisqu'une fois un spot ou deux bouclés, le match était assez classique. Ah, et bien sûr, finish overbooké et merdique, et Orton champion.

Le PPV n'avait pas trop mal commencé, pourtant... mais non. La WWE s'obstine, et persiste dans son booking foireux et prévisible à la fois. On en est à trois PPVs, et une dizaine de Raws, maintenant... et donc, le futur de la WWE, des nouveaux visages frais et inédits en tant que champions : Cena et Orton. #LOLWWE

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Les bilans de Lurdo - Gilmore Girls - Une Nouvelle Année - Automne (2016)

Publié le 31 Décembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Comédie, Romance, Drame, Netflix, Gilmore Girls

Retrouvez l'intégralité des critiques des Gilmore Girls par les Téléphages Anonymes, en cliquant ici !​​​

Gilmore Girls - A Year in the Life 1x04 - Fall :

Partie seule en randonnée, Lorelai remet son couple et sa vie en question : exactement ce que redoute Luke, resté seul au diner, et totalement perdu sans sa compagne. Rory, elle, met un terme à sa relation avec Logan, et décide d'entamer l'écriture du livre portant sur sa famille...

Un téléfilm de conclusion à cette nouvelle année en compagnie des Gilmore Girls, et à cette occasion, Amy Sherman-Palladino reprend les reines de ses personnages, pour nous offrir ce qui ressemble plus à deux épisodes de 50 minutes (avec coupure pensive bien délimitée au milieu, sur Rory qui revient dans la maison de ses grands-parents, et s'installe là) qu'à un récit unitaire de 100 minutes.

Ce n'est pas forcément un mal, tant ça permet de bien séparer les deux phases importantes de la vie des femmes Gilmore : le premier "épisode" permet à tout le monde de faire le point, et de prendre des décisions, tandis que le second sert de conclusion plus légère et heureuse aux personnages, une conclusion centrée sur le mariage de Lorelai et de Luke.

La première partie bilan permet à Lorelai de réaliser qu'elle n'est pas faite pour la randonnée : on s'en doutait tous depuis bien longtemps, mais cette excursion en pleine nature donne lieu à des scénettes amusantes, à des caméos de Jason Ritter (Parenthood), de Stacey Oristano (Bunheads) et de Peter Krause (Parenthood, et le compagnon de Lauren Graham IRL), ainsi qu'à un coup de téléphone touchant de Lorelai à sa mère.

Lorelai avait besoin de faire le bilan de sa vie, et de passer un cap : ce sera celui du mariage (qui intervient au terme d'une scène-monologue mémorable de Luke/Scott Patterson, très motivé) mais aussi de l'expansion du Dragonfly Inn, histoire de garder Michel sous contrat, quitte à demander un peu d'argent à Emily.

Une Emily qui se cherche elle aussi, mais finit par comprendre durant ses vacances en compagnie de son nouveau beau (auquel elle ne semble pas particulièrement attaché ^^) et de toute la famille de sa gouvernante (interprétée depuis le début de la saison par Rose Abdoo, aka Gypsy), qu'elle n'a plus grand chose en commun avec la haute société qu'elle fréquentait du vivant de Richard.

Une rupture franche, qui est confirmée durant la seconde moitié de cet Automne, et qui semble partie pour durer, puisque Emily vend la demeure familiale, plaque le comité DAR, et part s'installer à Nantucket pour y entamer sa vie de femme libérée (et y pourrir la vie des visiteurs d'un musée local !). Une émancipation bienvenue et logique, pour un personnage qui aura su se réinventer après la mort de Richard...

Et puis reste le problème Rory. *soupir* 

Pour de nombreux spectateurs (et surtout spectatrices), il a toujours existé une certaine identification au personnage de Rory, alias "l'adolescente jeune, pâle, intelligente, timide, mécomprise, réservée, passionnée par les livres et ambitieuse, promise à une brillante carrière de journaliste, et qui en plus parvient à séduire tous les hommes qui attirent son regard, tant elle est charmante". En ce qui me concerne, je n'ai jamais été concerné par une telle identification, d'autant que très rapidement, dans la série, on pouvait comprendre que Rory prenait, comme sa mère avant elle, de nombreuses décisions peu inspirées et judicieuses.

Mais contrairement à sa mère (qui, si elle n'est pas exempte de défauts, a pendant le plus gros de sa vie adulte et dès l'âge de 16 ans, su grandir, s'affranchir des avantages liés à sa famille, et devenir une adulte plus ou moins responsable à la carrière florissante), Rory a eu un parcours bien différent. Malgré ce qu'elle a beau affirmer, Rory a, depuis l'âge de 16 ans, commis autant d'erreurs que sa mère, mais ce que cette mini-série nous montre, c'est qu'elle n'a pas su capitaliser dessus, ni en tirer la moindre leçon : à 32 ans, elle est toujours aussi immature, toujours aussi dépendante de sa famille, de son héritage, et d'autrui, et n'a jamais eu la douche froide qu'a connu sa mère adolescente, et qui a fait redescendre cette dernière sur Terre.

Tout cela s'inscrit donc plutôt bien dans la continuité du personnage tel qu'il existe depuis le pilote, et il est donc difficile pour moi de voir dans l'évolution de Rory aux mains des Palladino la trahison que bon nombre de fans ont cru déceler. En même temps, si on s'identifie au personnage, et qu'on espère pour elle (comme pour soi) le meilleur, je peux comprendre qu'on s'estime blessé en la voyant totalement paumée, entretenue, et immature à l'âge de 32 ans (c'est frustrant, on ne peut le nier).

Et si l'on rajoute, en plus, le rebondissement des trois mots finaux (assez prévisibles), on comprend que la boucle est bouclée, et qu'il faudra peut-être que Rory marche littéralement dans les pas de sa mère pour qu'elle devienne enfin une adulte responsable.

Mais à part ça, que dire de plus sur cet épisode, et sur ce revival ?

Qu'il était imparfait, mais dans l'ensemble assez réussi et touchant.

Que le mariage de Luke et Lorelai était à l'image de cette dernière : improbable et dégoulinant de guimauve.

Que toute la séquence quasi-onirique de Rory et de la Life and Death Brigade était à vomir (malgré quelques visages familiers de Bunheads parmi les danseuses du club de tango), et tout ce que je détestais déjà, à l'époque de la série, dans l'environnement bourgeois-bohème- irresponsable de Logan & compagnie.

Que le caméo d'Alex Borstein en Miss Cécile était gratuit ; que celui de Dean était très efficace ; et que le retour de Sookie a réussi à me toucher.

Et que je doute que l'on ait droit à une suite, un jour, donc autant profiter de ce revival agréable : le circle of life a repris ses droits, tout le monde passe à autre chose, et une page se tourne sur la petite bourgade de Stars Hollow.

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