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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Résultat pour "luke cage"

Christmas Yulefest 2020 - 08 - Noël au Château (2020)

Publié le 3 Décembre 2020 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Hallmark, Review, Romance, Télévision, USA, Yulefest, Noël

Noël est en chemin : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefestet ce jusqu'à mi-janvier...

Noël au Château (Chateau Christmas - 2020) :

Pianiste internationale réputée mais pleine de doutes, Margot (Merritt Patterson) revient au Château Neuhaus, un hôtel de luxe, pour y passer les fêtes de fin d'année en famille, et retrouver le goût de la musique. Sur place, cependant, elle rencontre Jackson (Luke MacFarlane), son ex, qui tente de la convaincre de prendre part au concert de Noël annuel du Château...

Troisième téléfilm Hallmark visionné cette saison, et déjà, on commence à repérer une tendance dans les thématiques : le cliché de la musicienne ultra-talentueuse dont la carrière est au point mort et qui retrouve l'inspiration en même temps que l'amour.

C'était déjà le cas dans Christmas Tree Lane, c'est le cas ici, et j'ai cru comprendre qu'il y avait plusieurs autres téléfilms Hallmark à venir fonctionnant sur des notes similaires (sans mauvais jeu de mots).

Par chance, ici, ça fonctionne mieux qu'avec Alicia Witt. Peut-être parce que comme Merritt Patterson n'est pas, à ma connaissance, une pianiste de niveau international (contrairement à Witt qui est musicienne IRL), le récit ne se sent pas obligé de se centrer (autant que dans Christmas Tree Lane) sur ses tourments d'artiste et sur une performance tellement exceptionnelle qu'elle sauve Noël.

Ici, il n'y a pas de rue commerçante ou de village à sauver, mais simplement un concert à organiser, avec des musiciens à recruter, un gérant d'hôtel plutôt sympathique (le toujours fiable Jess Hutch) et un déroulé relativement agréable à suivre.

Après, ça reste un téléfilm mineur, malgré un couple principal à l'excellente alchimie, et des clichés (légèrement) détournés : pas sûr que le tout reste particulièrement dans les mémoires. Mais pour le moment, ça reste un peu au-dessus du reste de la saison Hallmark.

3.5/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien (classement alphabétique), ou celui-ci (classement saisonnier)...

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Christmas Yulefest 2021 - 05 - Un Chat pour la vie (2016)

Publié le 3 Décembre 2021 par Lurdo dans Biographie, Christmas, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Noël, Review, UK, Yulefest

C'est bientôt Noël : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest, et ce jusque début janvier...

Un Chat pour la vie (A Street Cat Named Bob - 2016) :

Musicien de rue sans-abri et drogué, James (Luke Treadaway) survit à peine de dose en dose, malgré tous ses efforts pour se sortir de cette situation. Jusqu'à ce qu'un chat roux, bien vite surnommé Bob, s'invite une nuit sur sa couche, et décide de faire de James son maître : sans le savoir, c'est là le catalyseur que James attendait pour entamer sa reconstruction, et se sortir de la rue...

Pas vraiment un film de Noël en soi, mais un film qui se passe pour une grande partie lors des fêtes de fin d'année, et qui met en contraste la vie dans la rue, en hiver, avec les festivités de la société dans son ensemble. Mais le véritable sujet de cette "histoire vraie", c'est la feel good story assez typiquement british de ce sdf drogué qui parvient à se reconstruire en apprenant à s'occuper d'un chat errant particulièrement sociable et affectueux.

Et ça fonctionne, globalement : c'est bien interprété, le chat est adorable, ça ne sombre pas trop dans le pathos, et ça se regarde, même si ce n'est pas exempt de défauts - Roger Spottiswoode (ancien réalisateur de James Bond et d'autres blockbusters avec Stallone et Schwarzie !) fait ainsi des choix parfois improbables (tous les plans du point de vue du félin, pas franchement utiles), le chat est un peu trop bavard (beaucoup de bruitages superflus), et le script aurait probablement mérité un peu plus de subtilité (toutes les scènes dans la famille du protagoniste, notamment leurs réactions lors des fêtes du Nouvel An, auraient mérité une écriture un peu moins simpliste)... mais ça passe, et ça reste une histoire de rédemption assez jolie. Sans plus.

3.75/6 (parce que Bob, qui joue son propre rôle, est assez attachant)

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien (classement alphabétique), ou celui-ci (classement saisonnier)...

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 132 - In The Deep/47 Meters Down (2016), Dernier Train pour Busan (2016) & I Am Not A Serial Killer (2016)

Publié le 5 Novembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Thriller, Horreur, Fantastique, Comédie, Halloween

Halloween, c'est terminé, et jusqu'à la fin de la semaine, on achève l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme la fin de ce marathon de cinéma fantastique et d'horreur qui a duré un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

In The Deep/47 Meters Down :

En vacances au Mexique, Lisa (Mandy Moore) et Kate (Claire Holt), deux soeurs, décident d'aller observer les requins au fond de l'océan, grâce à une cage de plongée. Mais lorsque l'attache de la cage cède, les deux jeunes femmes se retrouvent prises au piège sous la mer, entourées de grands blancs affamés, et avec des réserves d'oxygène en chute libre...

Un long-métrage distribué par les Weinstein, produit par Alexandre Aja, mis en musique (pour le meilleur et pour le pire) par Tomandandy, et qui se résume à un huis-clos sous-marin confrontant deux demoiselles criardes et pas très malignes aux ténèbres de l'océan, et à quelques requins à la recherche d'un casse-croûte.

En soi, ce n'est pas forcément désagréable, c'est assez bien filmé, et les effets sont convaincants ; on regrettera néanmoins le script très prévisible, bourré de rebondissements téléphonés (la cage qui se décroche à deux reprises, la frangine qui disparaît... et réapparaît, le sauvetage qui tourne court, la décompression, etc) et souffrant d'une exposition très balisée qui dure près de 30 minutes.

Si, en comparaison d'Instinct de Survie, qui arrive à la même période, ce métrage arrive à imposer nettement plus de pression et de tension, il reste assez anecdotique (à moins d'avoir naturellement peur des profondeurs, de l'eau, du noir ou des squales, ce qui, j'en conviens, couvre un assez large éventail de phobies), et tente, sur la fin, un rebondissement façon "tout était dans sa tête" qui ne fonctionne que moyennement, d'autant que tout cela se termine par une semi-happy end de trop pour moi.

3/6

(par contre, je ne suis toujours pas certain de savoir comment les deux filles font pour discuter ensemble sous l'eau avec leur équipement ultra-basique, alors qu'elles n'ont ni oreillettes, ni masque intégral...)

Dernier train pour Busan (Busanhaeng/Train to Busan - 2016) :

Seok-Woo (Gong Yoo), divorcé sud-coréen et gérant de portefeuille boursier obnubilé par son travail, accepte d'emmener sa fille Soo-an (Kim Su-an) voir sa mère à Busan pour son anniversaire. Ils embarquent donc à bord du KTX, un train à grande vitesse, en compagnie d'une équipe de baseball lycéenne, d'un sans-abri (Choi Gwi-hwa), de deux soeurs âgées (Ye Soo-jung et Park Myung-sin), d'un grand patron (Kim Eui-Sung) et d'un couple qui attend un bébé (Ma Dong-seok et Jung Yu-mi). Mais bien vite, il apparaît qu'une épidémie meurtrière frappe la Corée, et que le train, qui a quitté le quai, contient à son bord une infectée... qui propage rapidement sa maladie.

Un film de zombies carré, professionnel et dynamique, avec des personnages assez attachants et qui ont une bonne alchimie (facteurs trop souvent sous-estimés dans les films d'horreur), des hordes d'infectés désarticulés et parfois comiques (rappelant un peu World War Z, mais en réussi et en plus drôle - excellente gestuelle des acteurs zombifiés), et un environnement qui rappelle évidemment Snowpiercer (y compris, et à un degré très moindre, au niveau de la critique sociale).

On passe donc un très bon moment devant ce Dernier Train pour Busan, même si, forcément, le métrage n'est pas dépourvu de défauts : on peut notamment citer un déroulement un peu trop prévisible (on devine qui facilement va mourir, et dans quel ordre), conséquence du caractère relativement caricatural de certains personnages, et d'un métrage à la durée un peu trop longue pour son propre bien.

Ce qui, en conséquence, rend les occasionnels ralentis larmoyants un peu trop superflus et forcés, et peut agacer.

Mais dans l'ensemble, Train to Busan est une très bonne surprise sud-coréenne, qui, pour une fois, est à la hauteur de sa réception enthousiaste parmi les amateurs de genre.

4.25/6

I am not a Serial Killer (2016) :

Morbide, fasciné par les cadavres, la mort, les tueurs en série, et arborant lui-même tous les signes annonciateurs d'une futur carrière de sociopathe tueur en série, John (Max Records) vit une vie pénible, constamment torturé par ses penchants obscurs à peine contrôlés par des règles de vie qu'il s'impose, et passant son temps entre séances de psychothérapie, travail avec sa mère (Laura Fraser) dans la morgue familiale, et lycée, où il n'a quasiment aucun ami. Mais lorsque des meurtres sanglants se multiplient dans sa petite ville, John décide de mener l'enquête, fasciné, et en vient à soupçonner son voisin, Mr Crowley (Christopher Lloyd), un vieillard aux habitudes étranges...

Un film indépendant qui pourrait se résumer à une sorte de croisement assez premier degré et sombre entre Un élève doué, Dexter et Vampire, vous avez dit vampire ?, adapté du premier roman d'une série young adult consacrée à son protagoniste principal, cet adolescent luttant constamment contre ses pulsions meurtrières.

Le métrage, lui, parvient à établir une ambiance très particulière et déroutante, aidée par une illustration musicale globalement inattendue (du synthé Moog, du grunge, du punk, du rock 70s, de la dissonance, des plages sonores à la limite de Philip Glass, etc), par une interprétation impeccable, et par des moments un peu excentriques (toutes les réactions de la mère de John, notamment, semblent étrangement peu normales, ce qui est à la fois un défaut et une qualité.)

Si le film s'avère finalement assez classique dans son déroulement (la bascule s'opère au bout de trente minutes, et ensuite, ça file droit sur ses rails, avec un rythme néanmoins assez mesuré), il n'en reste pas moins intéressant, grâce à un improbable jeu du chat et de la souris entre deux êtres qui, en fin de compte, ont plus de similarités que de différences... seul vrai reproche, les effets numériques, qui trahissent le budget limité du métrage, et n'ont pas l'impact souhaité.

4/6

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Catch Review : WWE Extreme Rules 2014

Publié le 5 Mai 2014 par lestelephagesanonymes dans Catch, Critiques éclair, Review, Télévision, WWE

Ou plutôt, un show qui aurait dû être rebaptisé Non-Extreme Rules, ou Facepalm Sunday...

WWE Extreme Rules 2014 :

- Kickoff Show : Torito vs Horny, WeeeLC Match. Ultra stupide, avec 3MB et les Toreadors qui se jettent dans des tables et des échelles pour vendre les coups des nabots, et des spots tellement artificiels que ça en fait pitié. Bien évidemment, l'internet et le public ont adoré. Parce que les nains, c'est rigolo.

- RVD vs Cesaro vs Swagger, Elimination 3-way. Promo sans intérêt de Heyman, Cesaro avec un thème de merde, des commentateurs qui semblent découvrir après la première élimination que c'est un elimination match, et un affrontement brouillon, laborieux, et assez décevant.

- Steph qui s'inquiète pour Bryan, et qui tente de lui faire abandonner le titre. Lulz.

- Encore une vidéo pour Bo Dallas.

- La russe qui dédie le squash à venir de son protégé bulgare à Vladimir Putin, parce que Rusev "habite désormais en Russie". Méga facepalm.

- Rusev vs Truth & Consequences. Un squash, avec un Woods qui ne rentre jamais dans le ring. Là, j'ai commencé à me dire que le PPV était mal parti.

- Promo sans intérêt d'Evolution. Batista avec une barbe, WTF.

- Barrett vs Big E, IC title. Un match plat, avec un public qui chante pour le heel et ne réagit pas/siffle Big E.

- Vignette sur Adam Rose, qui débute Lundi.

- Récap de Evolution vs Shield, avec Triple H qui réécrit au passage l'histoire du Shield à son profit...

- Evolution vs Shield. Un trios match assez pépère, qui met énormément de temps à décoller, et qui se finit, comme d'hab, par une spear de Reigns. La fin du match était sympa, cela dit.

- Cena vs Wyatt, Cage match. Un match très lent, parfois ridicule (le spot de la porte, avec Cena plus fort que les deux Wyatts), sans grande logique (tout le concept de Bray Wyatt, c'est de détruire Cena et tout ce qu'il représente, et pourtant, il passe tout le match a essayer de sortir de la cage plutôt que de continuer l'assaut), un Cena dominant, et un finish stupide. Pfff.

- Tamina vs Paige, Divas title. Un match un peu laborieux, les deux femmes ne fonctionnent pas très bien ensemble, et Paige ne me convainc toujours pas, m'enfin bon, rien de forcément mauvais, et aucun botch.

- Les Wyatts avec Little Johnny, toujours aussi ridicule. Il faut le voir pour le croire. Et le public qui éclate de rire quand le gamin parle... oops.

- Bryan vs Kane, Extreme Rules Match, HW title. Un brawl qui commence à 200 à l'heure, avant de virer au grand n'importe quoi à coups de transporte-palettes et de spots débiles. Le finish était bien honteux, avec Kane qui passe au travers d'une table enflammée (instantanément éteinte par les pompiers), se relève immédiatement pour rentrer dans le ring, se prendre le Knee Plus de Bryan, perdre le match, se relever, et rester debout au milieu du ring pour poser pendant que sa musique retentit.

Bilan :

Honnêtement, il n'y a que cinq minutes à retenir de ce show, les cinq dernières minutes du match du Shield. Et encore, ça devient particulièrement routinier de voir Reigns toujours triompher de la même manière. Le reste ? Soit sans intérêt, soit très très très con. Le genre de PPV qui aurait valu des torrents d'insultes à la TNA, par exemple, pour avoir osé Little Johnny, le porte palettes, la table en feu inutile, les feuds qui continuent, Vladimir Putin, et le match des nains...

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 13 - Le Dernier Chasseur de Sorcières (2015)

Publié le 25 Septembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Action, Aventure, Fantastique, Halloween

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Le Dernier Chasseur de Sorcières (The Last Witch Hunter) :

Dans un monde très similaire au nôtre, les sorcières existent, et vivent parmi nous, cachées, un traité de paix garantissant leur cohabitation harmonieuse avec le reste de l'humanité. Pour faire respecter ce traité, Kaulder (Vin Diesel) le Chasseur traque les sorciers et sorcières renégats et maléfiques, assisté d'un ordre de prêtres et de centaines d'années d'expérience. Car Kaulder est immortel depuis qu'il a tué la Reine des Sorcières (Julie Engelbrecht), qui l'a maudit avant de s'éteindre. Mais lorsque le bras droit de Kaulder, le 36ème Dolan (Micheal Caine), est assassiné, Kaulder découvre que quelqu'un veut ramener la Reine à la vie, et se venger du Chasseur : épaulé par le 37ème Dolan (Elijah Wood) et par une sorcière (Rose Leslie), Kaulder tente alors d'empêcher le pire...

Honnêtement, j'aime bien Vin "Baboulinet" Diesel.

C'est un ancien nerd qui s'est construit un corps de catcheur, et vit désormais ses rêves de gosse en incarnant des personnages cinématographiques tout droit sortis de campagnes de rôlistes et de fantasmes d'ados, que ce soit Riddick, Dominic Toretto, Xander Cage, ou ce Witch Hunter. Le problème étant... que ces personnages sont, pour la plupart, tous semblables, à savoir qu'ils sont l'image badass, stoïque et idéalisée que Vin a de lui-même.

Ce qui, parfois, dans certaines circonstances, suffit pour que le personnage fonctionne (Riddick, notamment)... mais le plus souvent, malheureusement, j'ai toujours l'impression que Vin se force à prendre la pose, qu'il se force à débiter des one-liners, et qu'il se force à jouer le badass... par conséquent, j'ai parfois énormément de mal à le prendre au sérieux, ou à le trouver crédible dans son jeu monolithique.

Dans les Riddick, ça passe ; dans F&F, aussi ; XXX ou ce Witch Hunter, par contre, ça coince.

La distribution du film est sympathique, ses effets visuels sont spectaculaires (tout en étant inégaux), sa direction artistique est travaillée, le script n'est pas désagréable (notamment dans son approche de la création d'un monde crédible et détaillé) bien qu'imparfait (la caractérisation des personnages, et leur évolution, laissent à désirer, et le postulat rappelle parfois Van Helsing, avec ce héros immortel chasseur de monstres, épaulé par un prêtre débutant), la musique est dérivative mais remplit son office, et la réalisation est relativement compétente (Breck Eisner est un faiseur honorable, même s'il peine toujours à insuffler du rythme et de l'énergie à ses films), bref, Le Dernier Chasseur de Sorcières avait de quoi être un métrage d'urban horror-fantasy assez satisfaisant (faute d'être mémorable ou excellent)... si quelqu'un d'autre que Vin avait tenu le rôle principal.

Parce qu'une fois le métrage repassé dans l'ère moderne, Vin est en mode plus minimaliste que jamais, Vin est surpuissant, Vin démolit tout le monde sans effort, Vin est mono-expressif, Vin a une voiture de luxe, bref, Vin n'est pas intéressant pour un sou, et son interprétation ne permet jamais à son personnage d'exister au delà du mur impassible qu'il incarne sans broncher.

Résultat, bon nombre de ses scènes sonnent tout simplement faux, que ce soit parce que Vin surjoue soudain une émotion (le contraste avec son impassibilité perpétuelle est alors ultra-brutal), parce que les dialogues sont bancals et maladroits, ou parce que la mise en scène simpliste de ces scènes et de ces dialogues favorise les poses caricaturales adoptées par le héros.

Mais encore une fois, je ne jette pas forcément la pierre à Vin Diesel, qui a besoin d'un bon réalisateur et directeur d'acteurs pour ne pas se laisser dévorer par ses tics de jeu (un peu comme Nicolas Cage, bien qu'ils évoluent dans des catégories totalement différentes).

Ici, il n'était pas forcément épaulé par un cador de la discipline, et si l'on ajoute à cela un script parfois mal équilibré (le personnage d'Elijah Wood est tellement inutile durant tout le film que son importance finale en devient télégraphiée), et qui aurait fait un bien meilleur pilote de série tv, tout cela finit par tirer ce métrage pourtant divertissant vers le bas.

Pas sûr que ça mérite la moyenne, mais bon, je mets tout de même un minuscule 3/6, pour le spectacle, pour l'ambiance et pour Rose (mais pas pour Vin).

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 02 - Pet (2016)

Publié le 18 Septembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Horreur, Oktorrorfest, Halloween, Thriller, Review

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Pet :

Seth (Dominic Monaghan), employé timide et maladroit d'un refuge animalier, est épris de Holly (Ksenia Solo), une serveuse qu'il connaît depuis le lycée. Mais Holly refuse de répondre positivement à ses avances, et Seth finit par céder à ses pulsions : il enlève la jeune femme, et l'enferme dans une cage, au sous-sol du refuge animalier. Rapidement, cependant, il apparaît que Holly cache bien des secrets, et un jeu de manipulation s'instaure entre le geôlier et sa captive...

Un thriller aux accents de torture porn horrifique, écrit par le scénariste des 4 Fantastiques et de The Lazarus Effect, ça n'augurait rien de bon... et effectivement, c'est très très moyen, tout ça.

La faute à un script gentiment bancal, qui tente de jouer avec les conventions du genre en les désamorçant maladroitement, et à des personnages assez antipathiques, qui se combinent pour former un tout assez désagréable à regarder, et à la structure qui laisse dubitatif.

Assez rapidement, en effet, le film commence à abattre ses cartes, les unes après les autres (ATTENTION SPOILERS DANS LE RESTE DE CETTE CRITIQUE) : ça commence comme un torture porn assez classique, avec Monaghan en stalker déséquilibré qui décide de forcer l'objet de ses désirs à l'aimer, en la traitant littéralement comme une chienne ; puis rapidement, on nous montre que Holly est elle aussi bien barrée, et s'imagine parler à sa meilleure amie (Jennette McCurdy) ; on devine alors qu'elle l'a tuée, et effectivement, on nous l'explique bien vite (McCurdy disparaît aussitôt du film), ainsi que le caractère psychopathe de la captive, qui tue des hommes dans les rues pour se libérer de ses pulsions agressives.

Et donc voilà, on est environ à mi-film, et on a deux personnages plus antipathiques l'un que l'autre : d'un côté, Monaghan, déséquilibré, en position de force théorique, mais impuissant, faible et amoureux, et en face, Holly, psychopathe emprisonnée, qui a clairement l'ascendant sur lui. Et c'est à peu près tout ce sur quoi repose le reste du métrage : Seth qui se fait manipuler, Seth qui croit contrôler la situation, Seth qui est incapable, et Holly qui télécommande tous ses gestes depuis sa cage.

L'équilibre des forces n'évolue jamais vraiment dans un sens ou dans l'autre, la relation non plus, et toute la suite du script est affreusement balisée et prévisible (quand il ne part pas dans des digressions comiques improbables, comme lorsque Seth tente de poignarder le garde obèse avec la minuscule paire de ciseaux d'un couteau suisse).

Résultat : on regarde tout ça ultra-passivement, on trouve les deux personnages repoussants, on remarque la post-synchronisation médiocre, les grosses ficelles de l'écriture, et on lève les yeux au ciel lorsque le film tente du gore gratuit et inutile, histoire de choquer un spectateur qui serait éventuellement encore captivé par le récit.

Mais bon, quand deux psychopathes détestables se torturent et se blessent mutuellement, il est difficile d'éprouver une quelconque empathie pour l'un ou pour l'autre.

En résumé, l'inversion des rôles et la véritable nature des personnages de ce script arrivent beaucoup trop tôt dans le film, qui ensuite tourne largement à vide, faute de laisser suffisamment de doute sur le dénouement, ou sur les intentions réelles des protagonistes.

2.25/6 (dommage, parce que c'est plutôt bien interprété, sinon)

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Un film, un jour (ou presque) #852 : Spider-Man - New Generation (2018)

Publié le 9 Janvier 2019 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Review, Animation, Action, Fantastique, Marvel, Science-Fiction, Aventure

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Spider-Man - New Generation (Spider-Man : Into the Spider-Verse - 2018) :

Mordu par une araignée radio-active, Miles Morales (Shameik Moore) se découvre des pouvoirs incroyables, alors même que Peter Parker (Chris Pine) trouve la mort, devant ses yeux, aux mains du Kingpin (Liev Schreiber) et de ses sbires. Mais lorsqu'un autre Peter Parker (Jake Johnson), croise le chemin de Morales, ils comprennent vite que le Kingpin tente d'abattre les barrières entre les réalités parallèles : avec l'aide de Spider-Gwen (Hailee Steinfeld), de Spider-Cochon (John Mulaney), de Spider-Noir (Nicolas Cage), et de Peni Parker (Kimiko Glenn), versions alternatives de Spider-Man, Miles et Peter vont alors tenter de mettre fin aux plans sinistres du criminel...

Une très bonne surprise que ce long-métrage d'animation Sony/Marvel supervisé par Lord & Miller (Tempêtes de Boulettes Géantes, 21/22 Jump Street, La Grande Aventure Lego et Solo - avant d'en être débarqués et remplacés par Ron Howard), qui rejoue la carte de l'origin story de Spider-man (mais cette fois-ci, on parle de Miles Morales et non de Peter Parker) et adapte plus ou moins librement l'arc narratif du Spider-Verse, pour se dégager de toute continuité avec le Spidey des Studios Marvel.

Ici, on a donc droit à un gigantesque crossover de multiples incarnations de Spider-man en provenance de dimensions parallèles, de Spider-cochon à Spider-Noir (interprété par Nicolas Cage ^^) qui se rencontrent et s'associent pour déjouer les plans du Kingpin.

Le tout réalisé et écrit de manière très fluide, ultra-dynamique et improbable, stylisée, bigarrée, référentielle, drôle... ce qui n'est pas sans rappeler un peu, dans sa forme et dans son adaptation du médium d'origine, le Speed Racer des Wachowski (et aussi un peu le Hulk de Ang Lee).

On retrouve en effet le même respect pour le matériau d'origine et la même folie créative et esthétique... mais aussi, il faut bien l'avouer, une certaine tendance à l'overdose sensorielle.

Peut-être est-ce dû au fait que je n'ai jamais été particulièrement attaché au personnage et à l'univers de Spider-man, mais je dois bien avouer que, contrairement à certaines critiques extatiques, j'ai aussi perçu certains défauts évidents dans ce métrage.

À commencer par les personnages - si Miles et son entourage direct sont bien développés, on ne peut pas en dire autant de tous les autres Spider-mans secondaires. Leurs origin-stories sont volontairement réduites à des gags, et ils ne sont guère plus développés que les méchants de service (les sbires de Kingpin, notamment, sont de belles coquilles vides), le Peter Parker en pleine crise existentielle monopolisant tout le temps de présence à l'écran.

À l'identique, on se retrouve avec un rythme un peu en dents de scie : les séquences d'action sont tellement dynamiques et effrénées que dès que le film en sort pour faire dans l'émotion ou dans la narration, on a l'impression qu'il retombe lourdement et un peu maladroitement dans quelque chose qui ne fonctionne qu'à moitié.

Rien de rédhibitoire, cependant, et heureusement que le film n'est pas à 200% dans l'action constante, car, revers de la médaille, lorsque les scènes d'action se prolongent et partent dans des délires psychédéliques techniquement impressionnants (la toute fin, notamment), il arrive aussi un moment où le spectateur se dit "okay, c'est beau, c'est dynamique, et tout et tout, mais parfois, il faut savoir freiner un peu, aussi".

Cela dit, malgré ces soucis mineurs d'écriture, de rythme et d'overdose d'action débridée, Into The Spider-verse est un bon film d'animation. Voire peut-être même un très bon film d'animation, surtout compte tenu du niveau habituel des productions Marvel animées. Mention spéciale au doublage, très compétent, même si la voix de Liev Schreiber manque peut-être un peu de poids pour correspondre totalement à ce design de Kingpin.

Un bon 4.25/6 + 0.25 pour la scène de post-générique, vraiment très drôle = 4.5/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Un film, un jour (ou presque) #873 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Une Romance-photo (2014) & Je Vais Épouser un Prince ! (2018)

Publié le 5 Février 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Romance, Télévision, Drame, Hallmark, St Valentin

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec chaque jour plusieurs critiques de films romantiques...

Une Romance-photo (The Memory Book - 2014) :

Jeune photographe ne croyant plus vraiment à l'amour, Chloe Davenport (Meghan Ory), découvre un vieil album photo des années 70 dans une brocante. Inspirée et décidée à retrouver le couple amoureux et heureux qui y apparaît (Art Hindle & Adrienne Barbeau), elle s'associe alors à Gabe Sinclair (Luke Macfarlane), un séduisant barman, pour tenter de remonter la piste de ces deux inconnus, quitte à traverser le pays pour y parvenir...

Une comédie romantique Hallmark tout ce qu'il y a de plus classique, et que j'ai abordée sans à priori, ni négatif ni positif : j'apprécie généralement Luke Macfarlane, mais j'ai habituellement nettement plus de réserves envers Meghan Ory.

Ici, cependant, bonne surprise, puisque l'histoire change un peu du tout-venant façon "héroïne citadine redécouvre le bonheur de la vie à la campagne" : c'est un film Hallmark Movies & Mystery, ce qui signifie que c'est mieux écrit/produit/filmé que la moyenne du genre, et que c'est un peu plus sérieux et dramatique.

Sans oublier le couple principal, qui a une très bonne alchimie. Macfarlane et Ory semblent ainsi vraiment s'amuser, leurs échanges sont dynamiques et malicieux, et leur enquête s'avère assez agréable à suivre (arrivant même à se montrer touchante sur la toute fin grâce à Hindle et Barbeau).

Ça ne casse pas trois pattes à un canard unijambiste, c'est prévisible, et on se doute bien que les extérieurs tournés sans les acteurs à San Francisco ne sont que des stock-shots, mais dans l'absolu, c'est loin d'être désagréable dans le genre.

3.75/6

Je Vais Épouser un Prince ! (Royally Ever After - 2018) :

Sara (Fiona Gubelmann), une enseignante du New Jersey, découvre un beau jour que son fiancé, Daniel (Torrance Coombs), est en réalisé le prince héritier d'une petite île anglaise, St-Ives, et que si elle veut l'épouser, elle va devoir choisir entre sa vie tranquille, et une vie de princesse auprès d'une famille royale assez hostile...

Si ce résumé vous rappelle quelque chose... ce n'est pas surprenant. Royally Ever After, téléfilm Hallmark mis en chantier pour profiter au maximum du mariage princier de Harry & Meghan, est une énième resucée de la même histoire, traitée en long, en large et en travers par la chaîne, et d'ailleurs très similaire au My Christmas Prince (Lifetime) de Noël 2017.

Je vais donc juger cette nouvelle version à l'aune de ce dernier métrage, et tout de suite, quelque chose saute aux yeux : le ton. Contrairement à bon nombre d'autres téléfilms au même sujet, Royally Ever After opte pour un ton beaucoup plus léger et décontracté.

Malgré sa coiffure ridicule et son manque de charisme, le Prince a ainsi une bonne alchimie avec Fiona Gubelmann, et le couple possède par conséquent une jolie énergie.

Malheureusement, si Gubelmann fait tout son possible pour rendre crédible son personnage d'institutrice un peu gauche du New Jersey, l'écriture ne suit pas vraiment : rapidement, les traits sont grossis jusqu'à l'overdose, entre les mésaventures de Sara à la cour, les parents royaux froids et distants, la sœur du Prince manipulatrice... tous les clichés se succèdent, les dialogues paraissent artificiels, et dans un effort de compenser pour tout ça, l'interprétation finit par être forcée.

La situation ne s'améliore pas lorsque les parents de Sara (écrits comme des beaufs) débarquent au palais, et lentement mais surement, le film sombre dans la caricature, jusqu'à un final "émouvant" totalement surjoué tant l'écriture lui fait défaut.

Bref, un téléfilm cliché au possible, à l'écriture très faible, et qui n'a pour lui que son environnement naturel (tournage en Irlande), et son interprète principale, qui fait tout son possible pour donner de la vie à la caricature dont elle tient le rôle (le jeu de Gubelmann a fortement déplu, outre-Atlantique, mais franchement, elle n'y est pas pour grand chose dans le vide abyssal de Royally Ever After).

C'est faible, c'est redondant, c'est inutile, et ça a probablement été "écrit" en quelques jours sur un coin de table par un producteur fainéant.

2.75/6 si l'on n'a jamais vu aucune autre romance royale de la chaîne, 1.5/6 dans le cas contraire... disons 2/6 au final.

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien....

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Les bilans de Sygbab - Gilmore Girls, saison 1 (2000-2001)

Publié le 14 Janvier 2017 par Sygbab dans Télévision, Les bilans de Sygbab, Comédie, Romance, Gilmore Girls

Après plus de quatre ans et demi d'absence, Sygbab fait son grand retour au sein des Téléphages Anonymes, pour des bilans séries hebdomadaires...

Gilmore Girls, saison 1 : 

Bienvenue à Stars Hollow, une petite ville où il fait bon vivre grâce à une atmosphère unique. Ici règnent la bonne humeur, la bienveillance envers son prochain, et une joie de vivre contagieuse. Difficile de ne pas tomber sous le charme de ce lieu presque magique, peuplé de personnages excentriques et attachants, et qui donne l'impression au téléspectateur de se retrouver en famille. Plus que de raconter l'histoire d'une mère et sa fille, la grande force de la série consiste à brosser le portrait d'une communauté solidaire.

Certes, la plupart des personnages sont secondaires, mais leur caractérisation est soignée de telle manière qu'ils ne sont pas simplement fonctionnels. Au contraire, chacun apporte sa pierre à l'édifice et permet de rendre l'ensemble vivant. De Kirk - l'homme à tout faire un peu trop à cheval sur les principes et qu'on moque avec affection - à Miss Patty - dont la propension à la séduction est aussi vive que son amour pour la danse - en passant par Taylor et sa dévotion envers les traditions, il est impossible de détester qui que ce soit.

Le revers de la médaille, c'est qu'il est compliqué de trouver sa place lorsque l'on vient de l'extérieur, ce qu'apprendra Dean à ses dépens. S'immiscer entre Lorelai et Rory n'est déjà pas chose facile tant leur relation est fusionnelle, mais il doit composer également avec le fait que cette dernière est adorée de tous.

Il est donc sous les feux des projecteurs, et le moindre faux pas ne lui sera pas pardonné. Il est d'ailleurs très rapidement affublé du rôle du méchant lors de leur rupture, alors qu'il n'a pas grand-chose à se reprocher. Leur relation a évolué de manière constante, et il prouve à plusieurs reprises que ses sentiments sont sincères. Sa seule erreur est de l'exprimer aussi clairement.

Pour Rory, le choc est assez violent, et elle n'a pas assez de références en matière d'amour pour gérer cette annonce inattendue. Et ce n'est pas sa mère qui peut la conseiller de la meilleure des manières. La relation qu'elles entretiennent ressemble plus à celle que pourraient avoir deux meilleures amies, à tel point que Lorelai a mis de côté sa vie sentimentale et qu'elle a toutes les peines du monde à s'engager auprès des hommes.

Ballottée entre son histoire avec Max, nécessairement compliquée du fait que ce dernier est un des enseignants de Rory, le retour de Christopher qui veut s'impliquer dans la vie de leur fille, et son incroyable entêtement à nier que sa relation avec Luke est tout sauf amicale, elle a du mal à trouver l'équilibre qui pourrait lui permettre de trouver le bonheur. Et elle se réfugie toujours derrière sa volonté de protéger Rory pour ne pas aller trop loin. Mais avec la demande en mariage de Max, les choses évolueront peut-être...

En revanche, la relation mère-fille entre Lorelai et Emily est nettement plus compliquée. En effet, l'accouchement de Lorelai à 16 ans a provoqué une fracture difficile à réparer. D'un côté, une jeune fille en détresse que ses parents ne soutiennent pas et qui éprouve le besoin de se séparer d'un environnement qu'elle considère étouffant, de l'autre des parents pour lesquels les plans mis en place afin de tracer l'avenir de leur fille s'effondrent.

Emily ne rate dont pas l'occasion de proposer une aide financière à sa fille pour que Rory puisse intégrer l'école privée de Chilton, en échange d'un dîner hebdomadaire. Mais au lieu de les rapprocher, cela ne fait que creuser le fossé existant entre eux. Mettant souvent en exergue leur petite-fille avec fierté car elle représente tout ce qu'ils auraient voulu que leur fille soit, ils ne reconnaissent pas à Lorelai une force de caractère extraordinaire qui lui a permis d'élever sa fille seule, et de se construire une vie qui n'est certes pas fastueuse mais confortable à son goût, avec un travail qui la passionne.

Outre les maisons des Gilmore, le très bizarre magasin d'antiquité de Madame Kim (pauvre Lane, vivre avec toutes ces règles doit être pesant) et le café de Luke (un ours pataud un peu engoncé, qui a le coeur sur la main et qui est définitivement attachant), l'Independance Inn est également un des lieux les plus fréquentés.

On peut y rencontrer Michel - dont la réticence à être en contact avec les gens rend la tâche difficile lorsqu'il doit accueillir des clients ou pour répondre au téléphone - qui illumine l'écran les rares fois où il sourit. Ou encore Sookie en cuisine, tellement tête-en-l'air qu'elle doit compter sur ses aides pour ne pas mettre le feu à chaque fois qu'elle invente une de ses recettes dont elle a le secret. Elle est à elle seule l'incarnation de l'excentricité et de la bonne humeur omniprésentes dans la série.

Reste l'école de Chilton, dont les élèves proviennent pour la plupart d'une classe sociale un peu plus élevée, avec des préoccupations moins basiques. En passant rapidement sur Tristan pour lequel il ne faut pas s'arrêter à la première impression, il faut surtout s'attarder un peu plus sur Paris, qui représente en quelque sorte l'arch-nemesis de Rory. Ambitieuse et déterminée, mais aussi timide et peu à l'aise pour exprimer ce qu'elle ressent, elle veut absolument montrer qu'elle est la meilleure et n'hésitera pas à mettre des bâtons dans les roues de quiconque se dressera sur sa route. Mais au contact de Rory, elle semble s'adoucir et devient au fur et à mesure plus étoffée.

La dextérité avec laquelle tous ces personnages sont développés par petites touches est tout de même assez effarante au regard de leur quantité, et cela est possible grâce à une écriture tout en justesse, qui ne cherche jamais à verser dans le larmoyant, ni dans le spectaculaire. Au contraire, c'est souvent avec le sourire que l'on regarde un épisode, ne serait-ce que parce que la marque de fabrique de la série est de proposer des dialogues en mode mitraillette entre ses deux protagonistes principales.

 

(voir aussi le bilan de Lurdo - nettement plus sommaire - des saisons 1 à 4 de la série, publié sur ce blog en 2012)

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Un film, un jour (ou presque) #450 (2/2) - Spécial St Valentin : La Vie Rêvée de Gwen (2017) & Coup de Foudre à Paris (2017)

Publié le 14 Février 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Hallmark, Comédie, Romance, Review, Fantastique, Télévision

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Et qui dit 14 février, dit St Valentin, donc place à la romance et aux bons sentiments sirupeux made in Hallmark et compagnie !

La Vie Rêvée de Gwen (The Birthday Wish - 2017) :

Gwen (Jessy Schram), réalisatrice publicitaire ambitieuse et aux idées bien arrêtées, aimerait que son compagnon Alex (Marcus Rosner) la demande en mariage pour ses 30 ans. Mais lorsque celui-ci rechigne, Gwen s'énerve, et fait le voeu de connaître ce que lui réserve l'avenir : soudain, la voici projetée dans une vision du futur où, mariée à Dave (Luke Macfarlane), un collègue, sa vie n'a plus rien à avoir avec ce qu'elle avait prévu. De retour dans le présent, Gwen se remet alors en question, d'autant que les choses évoluent dans une direction étrange...

Luke Macfarlane n'a pas vraiment de chance, avec ses téléfilms Hallmark : le bonhomme est sympathique, détendu, et fait un lead masculin assez agréable pour ce genre de métrages, mais malheureusement, ses films ne sont jamais particulièrement réussis (voir aussi Le Pays de Noël et The Mistletoe Promise).

Et même lorsqu'ils l'associent à une actrice attachante (ici, Jessy Schram, assez pétillante et dynamique), il finit par souffrir d'un scénario assez quelconque, fruit du travail de la scénariste de Wedding Bells (un métrage médiocre sauvé par son couple principal) et de Un Fiancé qui tombe à Pic (très mauvais, et dont la critique devrait être publiée ici-même le mois prochain, il me semble).

Ici, en l'occurrence, on est en plein dans de la rom-com classique estampillée Hallmark, avec deux prétendants gentiment caricaturaux - le carriériste pas romantique ou drôle pour un sou, et le gars cool, détendu, attentionné, spontané, etc -, une meilleure amie ethnique, un ton plutôt léger, un quiproquo dans le dernier quart du film, etc, etc, etc.

Malheureusement, le métrage tourne très rapidement à vide, puisque ici, la balance est tellement déséquilibrée en faveur de Dave (le rival météorologue disparaît même totalement pendant 75% du film, avant d'annoncer soudain qu'il veut devenir acteur et part pour Hollywood !) que les hésitations de Gwen finissent par devenir incompréhensibles, et par la rendre un peu fatigante dans son refus de prendre des décisions.

Et comme en prime le côté fantastique du postulat de départ (la "vision du futur", renforcée par une sorte de Cupidon/ophtalmologue indien) est finalement quasi-inexistant, ne tenant que du prétexte, ça achève de faire de ce Birthday Wish une énième occasion ratée, trop balisée et plate pour être autre chose qu'anecdotique.

2.5/6

Coup de Foudre à Paris (Love Locks - 2017) : 

Alors qu'elle faisait des études d'art à Paris, Lindsey (Rebecca Romijn) est tombée amoureuse de Jack (Jerry O'Connell), un américain installé sur place. Vingt ans après leur rupture, Lindsey est désormais divorcée et directrice d'un magazine d'art ; mais lorsqu'elle revient à Paris avec sa fille adolescente (Jocelyn Hudon) pour lui faire découvrir la ville, elle apprend que le gérant de l'hôtel où elle séjourne est justement Jack, et bien vite, elle renoue avec son amour d'antan...

Une rom-com Hallmark diffusée sous l'appellation "Hallmark Hall of Fame" par la chaîne, histoire de justifier le budget clairement plus élevé, dépensé dans le casting - les deux protagonistes, forcément, mais aussi Bruce Davison dans un rôle secondaire - et dans le tournage à Paris.

Ce qui permet à ce métrage d'avoir un peu plus d'intérêt que la rom-com lambda constituée par son scénario : O'Connell & Romijn, mariés à la ville, ont une bonne alchimie, et forment un couple sympathique (Romijn parle d'ailleurs assez bien français) ; Davison a sa propre sous-intrigue romantique ; la majorité des figurants et seconds rôles sont des français bilingues (qui ne nous font pas honte ^^ ) ou des canadiens qui font illusion ; et même la jeune Jocelyn Hudon s'avère une très bonne trouvaille, spontané et fraîche, au point que je ne serais pas surpris de la voir décrocher des rôles plus importants dans un futur proche.

Et bien entendu, les décors parisiens, tous tournés sur place (ainsi que, d'ailleurs, les scènes américaines, clairement tournée au coeur de l'hiver), ajoutent un charme non-négligeable au tout (même si le téléfilm semble considérer que la tradition des cadenas de l'amour est typiquement français, ce qui n'est bien sûr pas le cas) ; il faut juste fermer les yeux sur l'accordéon qui débarque ici ou là, pour faire pittoresque, et sur le script assez générique, qui ronronne assez rapidement.

3.25/6 (rien de mémorable, mais rien de honteux non plus)

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Catch Preview : Pronostics TLC 2013

Publié le 11 Décembre 2013 par Lurdo dans Catch, Critiques éclair, Télévision, WWE, PPV

TLC: Kickoff - (Pre-show) 

- Fandango vs. Dolph Ziggler - Singles match

Aucun intérêt, du meublage. Fandango jobbe à tout va, Ziggler ne va nulle part. Ce serait l'occasion de réétablir l'un des deux hommes via une victoire compétitive, mais bon...

- AJ Lee (c) vs. Natalya - Singles match for the WWE Divas Championship

Là aussi, du meublage, et le 899652è affrontement entre les deux femmes. Donner la ceinture à Natalya serait stupide à ce point du règne d'AJ, donc... les bookers risquent de céder à la tentation de promouvoir encore un peu plus Total Divas en donnant la ceinture à Natalya. Espérons que non.

- Big E Langston (c) vs. Damien Sandow - Singles match for the WWE Intercontinental Championship

Idem. Encore un rematch sans intérêt, et Big E ne perdra pas la ceinture.

- Daniel Bryan vs. The Wyatt Family (Bray Wyatt, Luke Harper and Erick Rowan) - 3-on-1 Handicap match

Un match handicap qui repose sur un feud tiède, dans lequel Bryan domine, et Wyatt tente de réveiller la bête qui est en lui. Bryan devrait dominer, pour possiblement être vaincu par le nombre de ses adversaires, et peut-être céder à son côté obscur en post-match.

- CM Punk vs. The Shield (Dean Ambrose, Seth Rollins and Roman Reigns) - 3-on-1 Handicap match

Le Shield va se désintégrer de lui-même, Reigns va donner une Spear à l'un de ses partenaires, et Punk va gagner.

- Cody Rhodes and Goldust (c) vs Ryback and Curtis Axel vs Big Show and Rey Mysterio vs The Real Americans (Jack Swagger and Antonio Cesaro) - Fatal Four Way tag team match for the WWE Tag Team Championship

Un gros bordel, pour lequel je ne vois pas les Rhodes perdre.

- John Cena (WHC) vs. Randy Orton (WWE) - Tables, Ladders and Chairs match to unify the WWE Championship and World Heavyweight Championship

Le gros morceau de la soirée, et le seul match correspondant au titre du PPV. Malheureusement, la WWE a tellement insisté sur le fait "qu'un seul homme quittera le PPV avec les deux ceintures", en choisissant bien son vocabulaire, que je redoute une situation du genre "Cena et Orton font un big spot, se retrouvent KOs, et Triple H décide de décrocher lui-même les deux titres", ou "Cena décroche la ceinture d'Orton, Orton celle de Cena, et tout revient au status-quo, avec un non-finish". Dans un cas comme dans l'autre, ou même si l'un des deux hommes remporte le match... on en sortira tous perdants.

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Catch Review : WWE RAW (04/11/2013)

Publié le 5 Novembre 2013 par Lurdo dans Catch, Critiques éclair, Review, Télévision, WWE

Okay... je n'ai pas grand souvenir du Raw de la semaine dernière (SuperCena excepté), donc pas grand chose à dire non plus préalablement au Raw de cette semaine...

Une première heure qui ne vaut absolument que pour son match d'ouverture CM Punk vs Brodie Lee euh, Luke Harper. Un match de dix minutes sans surprises, uniquement là pour mettre en place l'inévitable match de PPV par équipe entre la Wyatt Family et Punk/Bryan(/?), mais qui était suffisamment solide pour bien faire démarrer le show. Malheureusement, ensuite... c'est comme toujours un gros flop, avec du meublage dans tous les sens : Khali vs Ryback, ADR vs Kofi, et un segment un peu stupide récapitulant toutes les infractions légales du feud Big Show/Authority. Ce qui est totalement illogique si l'on se souvient que l'Authority contrôle toute la WWE, la production, etc... m'enfin bon.

Comme la première heure, la seconde heure de show s'ouvre par un match sympathique de dix minutes : Big E vs Orton. À nouveau, aucune surprise, mais un match honorable... suivi par 30 minutes de meublage. Heureusement, un tag match (redite du main event de Smackdown) Real Americans & Sandow vs Cena & The Rhodes vient réveiller tout ça et finir la deuxième heure avec un peu de brio.

Après tant d'action... revoilà l'interminable vidéo Show/Authority de tout à l'heure. Et une promo backstage des McMahon. Et une victoire à l'arrachée de Zigg sur Perfect Jr, après s'être fait dominer pendant tout le match. Et un tag match des Usos. Et un match des Divas (entre ce match et le match de Tyson Kidd, on sent que la WWE veut promouvoir le retour de Total Divas, et rien d'autre)... que de meublage ! Tout ça pour arriver au "main event", à savoir le Steph & Trips Show. Et là, mieux vaut oublier toute logique, tant rien n'est cohérent dans cette histoire de Big Show qui peut contrôler la WWE toute entière via un procès, et qui préfère exiger un match biaisé en sa défaveur en échange de l'abandon des poursuites... ce qui forcément, dégénère à la gloire des McMahons... et de Kane en costume cravate, qui reste planté là sans rien faire. WTF.

Un Raw qui peut sans difficulté se résumer à trois matches : le match d'ouverture, le Big E/Orton et le trios match de la fin de la seconde heure. Tout le reste ? Au mieux, de quoi s'endormir ou se facepalmer, selon les moments... 

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Un film, un jour (ou presque) #259 : The Ridiculous 6 (2015)

Publié le 26 Février 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Western, Netflix

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

The Ridiculous 6 :

Après avoir assisté au meurtre de sa mère, Tommy (Adam Sandler) est recueilli par une tribu indienne, qui l'élève comme l'un des leurs, et le rebaptise White Knife. Bien des années plus tard, fiancé à la belle Smoking Fox (Julia Jones), Tommy apprend que son père (Nick Nolte), un célèbre bandit, risque de mourir aux mains de ses anciens hommes de main (menés par Danny Trejo) s'il ne réunit pas la somme de 50000$. Tommy entreprend alors de pister le gang de son père, tout en réunissant la somme demandée : pour cela, il va avoir besoin de l'aide de tous les autres fils de son père, des demi-frères (Rob Schneider, Terry Crews, Jorge Garcia, Taylor Lautner, Luke Wilson) qu'il ne connaissait pas, et qui vont l'aider à dérober de l'argent aux pires criminels du Far-West...

Long métrage écrit, produit et interprété par Adam Sandler et toute sa clique (tout le monde est là, y compris Rob Schneider, qui fait enfin son grand retour dans les films de Sandler !), pour Netflix où, malgré un accueil critique absolument exécrable (0% sur rottentomatoes), et toute une controverse sur le racisme supposé du film, le métrage a battu tous les records de visionnages du service de VOD.

Et ce n'est pas forcément surprenant, puisque Sandler est désormais la tête de turc de la critique, et que ce film est du Sandler typique : c'est gras, c'est vulgaire, c'est assez bas de plafond, c'est caricatural, c'est de la parodie de western assez moyenne, et c'est une bande de potes qui s'amusent.

Du Sandler non-romantique typique, donc, qui souffre d'un rythme longuet (2h de film, alors qu'une heure 40 aurait amplement suffi), et qui ne vole jamais très haut, mais qui reste gentiment distrayant.

La musique de Gregson-Williams (non, pas HGW, l'autre) est appropriée, l'environnement est crédible, la réalisation est efficace, les nombreux caméos sont sympathiques, et Taylor Lautner trouve là ce qui restera peut-être le vrai rôle de sa vie.

Quant à la controverse générée durant le tournage par certains natifs-américains employés dans le film, elle est bien creuse, puisque non seulement presque toutes les ethnies en prennent pour leur grade à un moment ou un autre du film, mais en plus la tribu indienne n'est jamais vraiment moquée, ou l'objet de blagues douteuses (au pire, Sandler fait deux ou trois vannes sur les noms indiens, l'objet de l'une d'entre elles étant interprété par sa femme). Beaucoup de bruit pour rien, donc.

2.75/6 (plus court, ça aurait eu la moyenne, voire un peu plus)

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Un film, un jour (ou presque) #206 : Furious 7 (2015)

Publié le 31 Août 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Furious 7 :

Après avoir triomphé d'Owen Shaw (Luke Evans), Dominic Toretto (Vin Diesel), Brian O'Conner (Paul Walker) et toute leur équipe sont retournés à une vie plus normale. Mais Deckard Shaw (Jason Statham), agent spécial invisible et le frère aîné d'Owen, est décidé à venger le terroriste international. Dom et compagnie n'ont alors plus d'autre choix que de s'associer avec un agent gouvernemental (Kurt Russell) pour récupérer un système informatique révolutionnaire qui leur permettrait de retrouver Deckard et de l'éliminer pour de bon...

Dès la première apparition de Statham, le ton est donné : une scène au chevet de son frère, jouée des plus platement par Statham, et qui laisse craindre le pire... jusqu'à ce qu'on découvre le reste de l'hôpital, ravagé et en flammes, plein de cadavres et réduit en miettes par la seul force de Statham.

Et là tout est dit : c'est gentiment con-con, c'est simpliste au possible, c'est du comic-book live, et à partir de là, il ne faut pas s'attendre à autre chose qu'un gros cartoon géant avec des voitures et des mecs chauves qui se mettent sur la tronche avec un jeu d'acteur minimal.

Dans cette catégorie, il faut bien avouer qu'il est difficile de faire plus efficace que les derniers Fast & Furious, qui assument totalement leur côté débile, fantaisiste et décomplexé (dans le précédent film, le mélange n'était pas totalement homogène, ce qui créait un effet de rupture lors du sauvetage impossible de Michelle Rodriguez par Dom en plein saut motorisé), et en mettent plein la vue (malgré quelques moments qui font lever les yeux au ciel, que ce soit des cascades aux effets numériques sans poids réel, ou bien des accélérations de l'image trop visibles pendant les poursuites).

Cet opus est, en plus, doté d'une certaine charge émotionnelle, mort de Walker oblige, qui hante tout le script, jusqu'à des adieux franchement réussis, et même touchants (ce qui était loin d'être gagné vu le niveau bourrin et bas de plafond de la franchise).

À noter aussi que James Wan nous livre ici un métrage plutôt bien filmé, notamment dans ses combats, dotés d'effets de réalisation intéressants, et souvent filmés en plans larges, ce qui fait un bien fou, et rend le tout toujours très lisible et efficace.

Bref, c'est très très bête (le pitch même du film n'a aucun sens : Dom accepte d'aider les militaires pour obtenir un système lui permettant de retrouver Deckard... mais à chaque étape du film, c'est Deckard qui les traque et se présente toujours où ils sont.), très très bourrin, mais on en a pour son argent, ce qui est suffisamment rare pour être mentionné.

4/6 (sur l'échelle des Fast & Furious, qui est, convenons-en, une échelle bien à part)

(par contre, l'interprétation en pilotage automatique de Baboulinet commence vraiment à faire tache)

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Un film, un jour (ou presque) #248 : Pan (2015)

Publié le 11 Février 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Aventure, Action, Fantastique, Musique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Pan :

Enlevé à son orphelinat londonien par des pirates, Peter (Levi Miller) est emmené au Pays Imaginaire pour y travailler dans des mines de poussière de fée pour le compte du maléfique Barbe-Noire (Hugh Jackman). S'échappant en compagnie de James Hook (Garrett Hedlund), et faisant rapidement la connaissance de la courageuse Tiger Lily (Rooney Mara), Peter va finir par découvrir qu'il est le sujet d'une prophétie ancienne, et que sa destinée est de devenir le héros du Pays Imaginaire...

Une bouse infâme, pour un flop retentissant au box office : voilà comment décrire cette énième adaptation cinématographique de Peter Pan.

En même temps, rien de surprenant, lorsque l'on confie un projet déjà conceptuellement faisandé et inutile (une préquelle à Peter Pan écrite par un scénariste relativement inexpérimenté, et racontant comment Peter était l'Élu, fils d'une humaine et d'un Prince fae, et comment Hook et lui se sont rencontrés) à un réalisateur pas forcément adéquat (Joe Wright, plus habitué à de plus petits budgets rendus intéressants par son style visuel), qu'on y rajoute une couche de direction artistique immonde - les décors, les costumes, les paysages : tout est de mauvais goût, clinquant, et décalé -, un rythme hystérique et épuisant, des effets spéciaux souvent médiocres (les doublures en images de synthèse sont laides et mal animées, les bateaux volants n'ont aucun poids réel), et une interprétation outrée et cartoonesque (le jeune Peter est très bon, cela dit).

Bref, j'ai fait un rejet immédiat, dès le premier quart d'heure, avec ses bonnes soeurs ridicules, et ses avions de la RAF en plein combat aérien de dessin animé dans le ciel londonien contre un bateau de pirates, en plein Blitz... et ensuite, ça n'a fait qu'empirer, entre Barbe Noire/Hugh Jackman qui cabotine en pirate drogué à la poussière de fée, Garrett Hedlund en Hook séduisant à l'accent calamiteux, Tiger Lily/Rooney Mara alias le quota "personnage féminin fort et badass" de service (au détriment du quota "personnage ethnique positif de service"), la prophétie de Pan (ce style de prophétie à la Potter ou Luke est désormais vraiment une béquille de scénariste incapable ; il faut trouver autre chose, maintenant, c'est bon), le score assez moyen (car peu inspiré) de John Powell, et, pire que tout, les chansons.

Des pirates, qui chantent du Nirvana et du Ramones.

WHAT. THE. FUCK.

On n'est pas chez Baz Luhrmann, bordel.

Je ne vais pas épiloguer des heures, j'ai détesté de bout en bout, et je préfère recommander encore et toujours le Peter Pan de PJ Hogan, sorti en 2003, et probablement la meilleure adaptation cinématographique de ce récit.

1/6 (pour le score de Powell, et pour Levi Miller)

(et dire que le scénariste de ce navet travaille actuellement sur Wonder Woman...)

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Les bilans de Sygbab - Gilmore Girls - Une Nouvelle Année - Été (2016)

Publié le 18 Mars 2017 par Sygbab dans Télévision, Critiques éclair, Review, Romance, Comédie, Netflix, Les bilans de Sygbab, Gilmore Girls

Sygbab regarde (beaucoup) la tv, Sygbab écrit (parfois) des bilans : retrouvez-les sur le blog des Téléphages Anonymes !

Gilmore Girls - A Year in the Life 1x03 - Summer :

Le nouveau running-gag concerne le retour de Rory dans sa ville natale, puisqu'elle n'arrive pas à convaincre les habitants de Stars Hollow que la situation est juste temporaire.

Lui faire reprendre le rôle d'éditeur de la gazette de la ville afin de la remettre sur les rails est une bonne idée - ça amène aussi une distribution des journaux assez désorganisée et complètement décalée -, d'une part parce que ça justifie qu'elle reste dans les parages, d'autre part cela l'oblige à mener une introspection sans doute salvatrice. Elle reçoit pour cela l'aide de Jess, qui est toujours là pour lui donner des conseils (ou un coup de pied aux fesses, au choix) quand elle en a besoin. L'apparition de ce dernier apparaît naturelle, et il semble apaisé maintenant qu'il a une vie plus stable avec un emploi qui lui plaît.

Le côté excentrique qui a toujours existé dans la série est vraiment développé à fond dans cet épisode, avec Stars Hollow - The Musical. Lorelai se retrouve seule contre tous en pensant que c'est totalement raté, alors que toutes les autres personnes assistant à l'avant-première sont totalement conquis et trouvent la comédie musicale absolument géniale.

En un sens, ça l'est tellement c'est over the top, de manière volontaire pour les scénaristes, mais involontaire pour Taylor qui est convaincu qu'il tient là quelque chose de rare et d'exceptionnel.

Même si elle a sans doute raison, la position de Lorelai ne fait qu'illustrer son isolement progressif. En conflit avec Luke sur la façon dont leur couple fonctionne, elle se fâche également avec Rory car elle refuse que sa fille écrive à propos de sa vie.

S'ajoute à cela le départ futur de Michel, qui a besoin d'un salaire plus élevé et d'un espace moins confiné qu'au Dragon Fly (il était d'ailleurs temps de donner un peu plus d'épaisseur au personnage et de s'attarder sur ses états d'âme). Il y a de quoi se remettre en question, d'autant que Sookie les a déjà abandonnés. Est-ce pour cela qu'il faut partir en randonnée, seule dans la nature ? L'idée peut rendre perplexe.

S'il est un peu plus brouillon que les deux premiers avec des idées un peu fourre-tout par moments, cet épisode valide tout de même le parti pris de relater une année saison par saison avec des ellipses importantes qui sont globalement bien gérées. De plus, l'essence du show est bien présente est c'est un élément indispensable pour le bon fonctionnement de ce revival.

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Les bilans de Sygbab - Gilmore Girls - Une Nouvelle Année - Automne (2016)

Publié le 25 Mars 2017 par Sygbab dans Télévision, Critiques éclair, Review, Romance, Comédie, Netflix, Les bilans de Sygbab, Gilmore Girls

Sygbab regarde (beaucoup) la tv, Sygbab écrit (parfois) des bilans : retrouvez-les sur le blog des Téléphages Anonymes !

Gilmore Girls - A Year in the Life 1x04 - Fall :

Signé de la main d'Amy Sherman-Palladino, ce final représente pour elle une chance d'apporter une conclusion - même si une suite est tout à fait envisageable - à cette fresque vivante, car elle n'en avait pas eu l'occasion en quittant la série originelle à la fin de la saison 6. Et elle s'en acquitte de fort belle manière, en bouclant la boucle.

La scène où Lorelai appelle Emily pour lui raconter une anecdote à propos de son défunt père - celle qu'elle aurait dû évoquer lors de ses funérailles - est vraiment pleine d'émotion et met en route un processus de réconciliation qui apporte une certaine satisfaction. Après tant de tumultes, il était temps que leur relation s'apaise, et il aura fallu la perte de Richard pour les rapprocher. C'est écrit avec justesse, comme aux plus beaux jours de la série.

Au final, le voyage introspectif de Lorelai lui aura servi, même s'il n'a même pas commencé la randonnée qu'elle envisageait. Elle met tout en place pour résoudre tous les problèmes qu'elle rencontre, et décide de se marier pour de bon avec Luke (leur mariage est féérique et magique comme on on aurait pu l'attendre dans cette série), et de demander de l'argent à sa mère pour trouver un nouvel endroit où agrandir le Dragon Fly. Histoire de conserver Michel avec elle, mais pas Sookie qui fait pourtant une petite apparition. Outre l'aspect physique de Melissa McCarthy qui a bien changé, c'est surtout sa voix qui choque au départ. Son timbre n'est plus tout à fait le même, et ça modifie un peu la vision du personnage.

Les avantages que présentaient le concept ont également quelques inconvénients puisque les évènements sont très condensés, mais Chris et Dean sont aussi de passage. L'hommage rendu par Rory à ce dernier est poignant, et rappelle qu'il était effectivement le petit ami parfait. C'est ce que je trouve assez réussi dans cette mini-série : faire appel à la mémoire des téléspectateurs pour se souvenir des bons moments et instaurer une douce nostalgie, tout en faisant avancer les personnages. Les prétextes amenant à certains caméos sont parfois bien commodes, mais c'est inhérent à la volonté de faire apparaître tous les personnages.

Cet épisode propose également une mise en abîme intéressante par le biais de Rory. D'abord avec le livre qu'elle tente d'écrire et qu'elle nomme comme la série - à l'exception du The que sa mère lui conseille d'enlever, ensuite avec l'annonce de sa grossesse, qui la met en position de devoir élever un enfant seule, tout comme Lorelai. Une parfaite manière de boucler la boucle, finalement.

Malgré certains défauts, cette mini-série offre une conclusion plus que satisfaisante si l'on devait en rester là. Elle ouvre également des perspectives intéressantes si l'aventure devait continuer. Il n'était pas évident de proposer une suite en ne jouant pas uniquement sur la nostalgie, et pourtant le pari est réussi. Un seul mot à dire : bravo.

 

Retrouvez l'intégrale des bilans Gilmore Girls de Sygbab en cliquant ici.

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Un film, un jour (ou presque) #610 : High-Rise (2015)

Publié le 29 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Thriller, Science-Fiction, Drame, UK

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

High-Rise :

Dans les années 70s, de nombreuses personnes (Tom Hiddleston, Sienna Miller, James Purefoy, Reece Shearsmith, Luke Evans, Elisabeth Moss, Peter Ferdinando, Sienna Guillory, Jeremy Irons, Keeley Hawes, Tony Way...) issues de toutes les classes sociales s'installent aux divers étages d'un immeuble de luxe ultra-moderne et révolutionnaire. Mais progressivement, cet environnement devient comme une bulle pour ses occupants, décuplant et cristallisant les tensions, les envies, les injustices et les conflits, jusqu'à ce que la violence éclate, incontrôlable...

Second film de Ben Wheatley que je vois, après le décevant Free Fire, et à nouveau, j'ai là l'impression d'un film au concept fort (adapté d'un roman d'anticipation anglais de 1975) mais qui souffre fortement d'un réalisateur manquant de maîtrise.

Pas forcément de maîtrise formelle, cette fois-ci (visuellement, c'est beau, c'est ambitieux, et c'est très stylisé), mais plutôt de maîtrise structurelle : si une grosse partie de la première heure du film (la montée en puissance) est assez réussie, avec un rythme étrange et une illustration musicale parvenant à imposer un certain malaise perceptible (même si bon, le côté "utilisons des reprises musicales décalées pour donner une ambiance étrange" n'est pas des plus finauds), le film perd énormément en intérêt et en efficacité dès qu'il bascule dans la violence et la folie (soit l'intégralité de la seconde moitié du récit, une bonne heure de film).

Là, la complaisance de Wheatley vis-à-vis de son style (j'ai vraiment eu l'impression d'un réalisateur aimant se regarder réaliser, et multipliant les plans et les figures de style gratuits, pour se faire plaisir), déjà présente dans la première moitié, finit par prendre le pas sur le récit et son efficacité potentielle, et le tout finit par lasser.

Free Fire m'avait déçu parce que ce n'était ni aussi percutant, ni aussi maîtrisé, ni aussi drôle que le métrage semblait penser l'être, et ici, c'est un peu le même problème : ce n'est pas assez rigoureux et concis, ce n'est pas assez drôle (même d'un humour noir pourtant très présent), certainement pas assez subtil (la satire est bien trop caricaturale pour fonctionner, et le discours de Thatcher, à la fin, fait vraiment rajout engagé qui arrive comme un cheveu sur la soupe) et ce n'est pas assez pertinent (le propos est là... malheureusement un peu trop noyé dans les exubérances formelles) pour mériter de l'étaler sur deux heures de film, et pour s'essouffler ainsi dans cette seconde moitié grotesque.

3/6 pour la forme

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Halloween Oktorrorfest 2021 - 07 - Psycho Goreman (2021)

Publié le 5 Octobre 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Jeunesse, Oktorrorfest, Review, Science-Fiction, Thriller, USA, Shudder

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Psycho Goreman (2021) :

Dans le cadre de leurs jeux, Mimi (Nita-Josee Hanna) et son frère Luke (Owen Myre) ramènent malencontreusement à la vie un seigneur de guerre extraterrestre (Matthew Ninanber), que Mimi est capable de contrôler grâce au médaillon trouvé à ses côtés. Mais alors que les deux enfants font du guerrier sanguinaire (rebaptisé PG - Psycho Goreman) leur compagnon de jeu, les forces des Templiers stellaires, menés par Pandora (Kristen MacCulloch) débarquent sur Terre, prêts à éliminer PG... sans oublier les anciens sbires du général, eux aussi assoiffés de sang.

Une bonne surprise que ce Psycho Goreman (du réalisateur-scénariste de The Void), un long-métrage étrangement familial, qui pourrait s'apparenter à un Bigfoot et les Henderson, si Bigfoot était une créature extraterrestre démoniaque bien décidée à massacrer l'humanité et sa famille "d'accueil".

Et c'est probablement sur ce point là que le film se démarque : le ton global est gentiment déconneur et léger, et les rapports de la famille des deux jeunes héros sont ludiques, du début à la fin.

Après, on est plus dans des rapports frère/sœur du type Dipper/Mabel, avec une Mabel qui serait plus autoritaire (voire limite sociopathe), mais tout aussi barrée que le personnage de Gravity Falls : la jeune actrice est excellente, sa rivalité avec son frère est amusante, leurs rapports à la fois conflictuels et affectueux aussi, et tous les petits détails de cette relation (la communication en "morse", les règles improbables de leur version de la balle au prisonnier) ajoutent du sel au métrage (tout comme les rapports de leurs parents).

Et puis il y a tout ce bestiaire, et tous ces maquillages et costumes monstrueux : très inventifs, ils sont plus ou moins réussis (parfois, on est proche des Power Rangers, à d'autres moments, c'est la post-synchronisation qui fait défaut) mais ils ont le mérite d'exister et de donner beaucoup de travail aux studios de maquillage.

Alors certes, ce film ne plaira pas à tout le monde : il faut adhérer au postulat de départ, et au côté parfois un peu kitsch du tout (c'est un peu du Troma pour enfants), mais ce Psycho Goreman est un film où se côtoient déluges d'effets sanglants, monstres difformes et caricaturaux, montages musicaux 80s, garçon transformé en cerveau géant conscient, zombie policier, ange psychopathe, conseil galactique incapable, et plein d'autres choses toujours plus barrées.

Ce n'est absolument pas à prendre au sérieux, ce n'est pas parfait, mais c'est très fun.

4/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Un film, un jour (ou presque) #1423 : Mulan (2020)

Publié le 22 Avril 2021 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Histoire, Disney, Review, USA, Jeunesse, Chine

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Mulan (2020) :

Pour éviter que son père vieillissant et blessé ne soit incorporé dans l'armée impériale afin d'affronter les barbares rourans qui attaquent l'Empire, Hua Mulan (Liu Yifei) se fait passer pour un garçon, et rejoint les rangs de l'armée. Là, Mulan, douée d'une maîtrise incroyable du Qi, va sauver l'Empereur de Chine (Jet Li), tout en se battant contre les traditions de son peuple...

Aïe.

Déjà, un aveu : je n'ai jamais revu Mulan depuis sa sortie en VHS, il y a bien longtemps. Et ce visionnage ne m'ayant pas particulièrement passionné (tout en lui reconnaissant des qualités formelles), je n'ai jamais retenté l'expérience, et je n'ai donc absolument aucune nostalgie particulière pour le métrage... ce qui peut expliquer en partie pourquoi je me suis ennuyé comme un rat mort devant ce remake en prises de vue réelles.

Mais pas que. Il serait trop simple de blâmer exclusivement mon absence de nostalgie pour ce film, quand cette version de Mulan accumule tant de défauts : une durée abusive (près de deux heures), un ton beaucoup trop sérieux (adieu Mushu), une bande originale quelconque (adieu les chansons, mais aussi le score de Goldsmith), un montage (et un câblage) médiocre des scènes d'action, des personnages sous-développés, des problèmes de logique interne, une réalisation qui s'amuse fréquemment à basculer sur le côté de manière totalement gratuite... et j'ai failli oublier une Mulan repensée comme une Jedi maîtrisant instinctivement la Force le Qi, meilleure que tous les autres soldats, et confrontée à un Sith une autre sorcière qui tente de la faire basculer du côté obscur (mais qu'elle finit par refaire passer dans le camp du bien au dernier moment, lorsqu'elle se sacrifie pour sauver Luke Mulan - pourquoi ça me semble si familier ?).

Rey Skywalker Mulan, donc, est un peu la cerise sur le gâteau d'un long-métrage particulièrement insipide, dénué d'une grande partie de ce qui faisait l'identité du film original (Mushu, les personnages secondaires, la romance, les chansons, la musique), et bien lissé pour ne choquer personne (la romance, notamment, a été repensée pour que le vague love interest de Mulan ne soit plus son supérieur hiérarchique, parce que... c'était apparemment devenu problématique, blablabla).

Alors certes, la photographie est plutôt jolie, mais à trop rajouter de ralentis pseudo-épiques, de scènes de cheval sur fond vert, et à trop garder un ton ultra-sérieux et raide, comme pour singer les wuxia-pian historiques fidèles au genre (enfin, à la sauce occidentale), le tout s'avère vraiment inintéressant, affaiblit considérablement le message de l'original (Mulan n'est plus une héroïne volontaire, généreuse, empathique et pleine de ressources et d'inventivité, c'est une Jedi qui fait bien la bagarre), lui retire tout son charme et m'a fait décrocher en cours de route.

2/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Un film, un jour (ou presque) #63 : Le Roi Scorpion 4 - La Quête du Pouvoir (2015)

Publié le 11 Février 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Fantastique, Action, Aventure, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Le Roi Scorpion 4 - La Quête du Pouvoir (Scorpion King 4 : Quest For Power) :

Trahi par son bras droit Draze (Will Kemp), Mathayus (Victor Webster) est contraint de faire équipe avec Valina (Elle Hollman), une guerrière effrontée, et avec Sorrell (Barry Bostwick), inventeur excentrique et père de Valina, pour mettre la main sur une couronne mythique et magique avant que Draze ne s'en empare.

Un bon gros nanard d'heroic fantasy façon Xena du pauvre, tourné dans les pays de l'Est, avec trois tonnes de seconds couteaux qui cachetonnent souvent le temps d'une scène (Rutger Hauer, Lou Ferrigno, Michael Biehn, Antonio Silva, Royce Gracie, Don Wilson : autant de noms au générique, voire de visages sur l'affiche, qui n'ont que dix lignes de dialogue et trois minutes à l'écran).

Les péripéties sont classiques (une tribu de nains cannibales, un cage fight entre filles, un dragon, un temple de prêtresses virginales), voire hautement dérivatives (toute la fin du film est un repompage de Indiana Jones et la Dernière Croisade, entre les énigmes/pièges à résoudre à l'aide de notes, le père mourant à l'extérieur du temple, les méchants qui sont là sur les talons du héros, l'antiquité magique qui redonne la vie éternelle, etc)... mais étrangement, ça fonctionne plutôt sympathiquement.

Principalement parce que tout le monde y met une énergie et un enthousiasme communicatifs, avec pleins de sous-entendus graveleux qui auraient plu à The Rock, une musique électrico-symphonique d'un sbire/nègre de Hans Zimmer, des effets visuels honorables vu le budget, et un sens de l'humour et de la décontraction qui rend le tout attachant, comme un vieux film d'héroic fantasy fauché des années 80, avec son bad guy en surjeu cabotin total du début à la fin.

Et puis bon, difficile de détester un film qui repompe le duel Hulk vs Loki, et qui choisit Esmé Bianco (la prostituée rousse de Game of Thrones) dans le rôle de la prêtresse virginale qui est choquée par l'irruption dans son temple d'un Webster et d'un Bostwick déguisés en femmes...

3.5/6 (sur l'échelle des DTVs d'heroic fantasy fauchés)

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 73 - Carny (2009)

Publié le 17 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Télévision, Halloween, Horreur, Fantastique, SyFy

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Carny (Carnage) :

Dans la petite ville de Reliance, dans l'état de New York, le Shérif (Lou Diamond Phillips) découvre la fête foraine fraîchement installée par Cap (Alan C. Peterson), ainsi que son attraction principale, le Diable de Jersey, une créature démoniaque maintenue en cage. Mais le Shérif a d'autres problèmes : une camionnette abandonnée sur le bord de la route, un cadavre retrouvé en morceaux dans les bois, et le Pasteur Owens (Vlasta Vrana), un extrémiste opposé à la venue de la fête foraine en ville... et pour ne rien arranger, voilà que le Diable s'échappe, et commence à massacrer les habitants de la région...

Un téléfilm Syfy qui exploite le mythe du Jersey Devil... et n'en fait pas grand chose, en fait, puisque la bestiole est presque un personnage anecdotique dans cette histoire : on l'aperçoit une fraction de seconde au début, puis on la voit un peu mieux aux alentours de la première demi-heure (avant qu'elle ne disparaisse dans les bois), puis durant quelques meurtres toujours cadrés de manière à économiser au maximum le budget effets spéciaux... et enfin, à la fin, où le Diable est plus visible, fait globalement illusion, et est rapidement évacué.

Car ce qui semble intéresser le scénariste, c'est plus le développement de ses personnages, et l'enquête du Shérif sur Cap, que tout le reste. Et comme, SyFy oblige, les effets pratiques sont assez ratés (les membres arrachés et globes oculaires énuclés font vraiment toc), et l'interprétation est très très inégale (voire même par moments risible), ça n'aide pas vraiment à s'intéresser au récit.

Reste au moins une créature plutôt intéressante visuellement, un Lou Diamond Phillips en mode nonchalant, et quelques idées et trognes sympathiques. C'est peu.

2/6

(paradoxalement, certains détails et comportements - le pasteur fanatique, les rednecks qui incendient la fête foraine - semblent tellement à la limite de l'anachronisme qu'en transposant exactement ce même scénario à une période plus éloignée - 1800/1900, dans l'Ouest - on aurait probablement pu tirer de cette histoire quelque chose de nettement plus pittoresque et intéressant)

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Un film, un jour (ou presque) #413 : War Dogs (2016)

Publié le 15 Novembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Drame, Thriller, Comédie, Biographie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

​War Dogs :

En 2005, alors que les troupes américaines sont en Irak, David Packouz (Miles Teller), un masseur de Miami, renoue avec son ami d'enfance, Efraim Diveroli (Jonah Hill), magouilleur à la réputation sulfureuse. Rapidement, les deux hommes se lancent alors dans la vente d'armes et de munitions à l'armée américaine, quitte à, pour cela, s'associer avec des personnes très peu fréquentables...

Un film inspiré d'une histoire vraie, et écrit et réalisé par Todd Phillips (le "cerveau" derrière Very Bad Trip et ses suites), qui ici semble bien décidé à imiter Scorsese (on pense régulièrement au Loup de Wall Street), mâtiné d'une bonne dose de Lord of War (le film avec Cage) et de Scarface (cité explicitement dans les dialogues).

Le problème étant que Todd Phillips n'est pas un grand scénariste, et il a beau reprendre les figures et les structures imposées de ce genre balisé (l'ascension et la chute d'un jeune criminel ambitieux), son métrage reste très basique, voire même daté, faute d'un autre terme : dès le début, on a l'impression de regarder un film des années 80, façon Scarface.

La faute à l'environnement de Miami, forcément, mais aussi à l'écriture, et à l'illustration musicale, assez peu moderne ; ce qui n'est pas nécessairement un mal, en soi, mais participe de cette impression de déjà vu qui imprègne tout le film.

La narration en voix off et flashback de Miles Teller est par ailleurs basique et sans surprises (à l'image du personnage), l'interprétation cocaïnée de Jonah Hill n'aurait pas dépareillé dans les films cités plus haut, Ana de Armas (toujours charmante au possible) hérite du rôle ingrat de la petite ami du héros (qui lui sert de bonne conscience en alourdissant considérablement le récit), et quelques visages familiers font de petites apparitions (Bradley Cooper, Kevin Pollak), mais dans l'ensemble, on est vraiment devant un métrage sans surprise, aux dernières 20 minutes un peu bâclées, et qui souffre de beaucoup trop d'exposition dans sa première heure, au point de paraître alors parfois forcé et artificiel.

Néanmoins, malgré ce manque flagrant de subtilité et de maîtrise, le film se regarde sans trop de difficultés, porté sur ses épaules par Jonah Hill (j'aime beaucoup le rire étrange de son personnage), et par le caractère improbable de l'histoire de base.

3.5/6

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Catch Review : WWE NXT Takeover : Toronto - 19/11/2016

Publié le 26 Novembre 2016 par Lurdo dans WWE, NXT, Catch, Review

La veille du Survivor Series mythique de la WWE, la franchise secondaire de la compagnie de Vince avait son propre PPV, en terre là-aussi particulièrement conquise.

NXT Takeover - Toronto :

- Énorme ovation pour Roode, qui a droit à un choeur d'une cinquantaine de personnes pour chanter son thème.

- Tye Dillinger, lui aussi du pays, et lui aussi ovationné par son public.

- Bobby Roode vs Tye Dillinger. Une belle intensité, et un public motivé, pour un match solide et méthodique, sans plus.

- Dusty Rhodes Tag Team Classic Tournament Finals - Authors of Pain vs TM61. Deux high-flyers australiens contre deux colosses coachés par Paul Ellering (qui passe le match dans une cage suspendue au dessus du ring, comme au bon vieux temps). Un tag match assez basique, pas vraiment mémorable, mais sans rien de honteux.

- The Revival vs #DIY (Gargano & Ciampa), 2 out of 3 falls, NXT tag titles. Second tag match, nettement plus nerveux, avec un niveau nettement supérieur, et un rythme nettement plus élevé. Un très bon affrontement, et les trois ou quatre dernières minutes étaient épiques, surtout vu le public déchaîné.

- Asuka vs Mickie James, NXT Women's Title. Mickie, toujours en forme, et surtout, toujours aussi talentueuse dans le ring. Je ne serais pas surpris de la revoir de manière plus permanente à la WWE, dans un futur proche. Un très bon match, avec deux athlètes qui en ressortent grandies.

- Joe vs Shinsuke Nakamura, NXT Title. Nakamura qui se paye une demi douzaine de violonistes plus ou moins motivés pour son entrée, c'est toujours amusant. Un match assez brutal, comme d'habitude, mais avec un no-selling de Nakamura assez agaçant pendant la moitié du match, après que Joe ait passé cinq minutes à travailler sa jambe. Et les commentateurs de tenter de camoufler ce no-selling d'une manière bancale... "c'est l'adrénaline"... mwé.

Dans l'ensemble, un show plutôt satisfaisant, qui valait surtout pour son tag match de championnat, et pour son match féminin. À noter une réalisation totalement aux fraises, avec des gros plans forcés et moches sur le public, de manière totalement aléatoire.

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Un film, un jour (ou presque) #567 : Le Saint (2013/2017)

Publié le 27 Juillet 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Action, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Le Saint (The Saint) :

Lorsqu'un businessman (James Remar), responsable d'avoir détourné des milliards de dollars pour le compte du Fixer (Ian Ogilvy), décide de vendre ce dernier aux autorités, il n'a d'autre choix que de se tourner vers Simon Templar (Adam Rayner), voleur d'envergure internationale, pour l'aider à secourir sa fille (Sammy Hanratty) enlevée en guise de représailles par son patron. Aidé par Patricia Holm (Eliza Dushku), sa collègue experte en technologie, Templar se trouve soudain traqué par le FBI et par les sbires du Fixer, alors qu'il s'embarque dans une affaire complexe, liée à l'histoire de sa famille...

Une tentative de reboot de la franchise The Saint, tournée en 2013, et qui a été proposée à toutes les chaînes américaines en tant que pilote de série... mais qui s'est vu opposer une fin de non-recevoir assez définitive par tous les networks démarchés.

Et il n'est pas difficile de comprendre pourquoi, en fait, tant le tout est insipide : ici, on enchaîne les clichés des récits d'espionnage et autres techno-thrillers les plus génériques ; la réalisation de Simon West est quelconque, ne mettant jamais en valeur les nombreux pays européens où est tourné le téléfilm, ni les scènes d'action de ce dernier ; Adam Rayner n'a pas le moindre charisme, qu'il soit vêtu ou torse nu en train de se battre dans une cage de MMA ; l'écriture est plate et quelconque (avec traumatisme fondateur, toutéliage familial, etc) ; Eliza Dushku reste sympathique, mais devrait manger un sandwich (le maillot de bain sexy avec côtes apparentes, ça ne le fait pas trop) ; et la plupart des seconds rôles familiers - Thomas Kretschmann, Sammy Hanratty, Greg Grunberg, James Remar et même Roger Moore - sont affreusement sous-exploités et creux.

Bref, pas grand chose de valable à se mettre sous la dent, et même le célèbre thème musical du Saint se fait quasi-inexistant, limité à quelques notes timides et éthérées au clavier, çà ou là.

2/6

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