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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (hautement?) éclairés...

Articles avec #lifetime catégorie

Un film, un jour (ou presque) #541 : Dans l'ombre de mon mari (2016)

Publié le 21 Juin 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Canada, Thriller, Lifetime

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

​Dans l'ombre de mon mari (Undercover Wife / Not With His Wife) :

Comptable judiciaire, Monica Bolland (Jewel Staite) est horrifiée d'apprendre que son époux (Jesse Moss) a trouvé la mort alors qu'il infiltrait les opérations de Collin Murphy (Martin Cummins), un patron de la pègre. Accusée de corruption par l'Inspection Générale du FBI, Monica prend alors la fuite et, avec l'aide d'un ex-collègue de son époux, Isaac (John Cassini), elle décide d'infiltrer seule l'organisation de Murphy, pour trouver le responsable du meurtre de ce dernier...

Un téléfilm canadien diffusé sur Lifetime et assez surprenant, puisque ultra-sérieux et premier degré dans son enquête, sans vraiment tomber dans les clichés inhérents des téléfilms de la chaîne.

C'est bien simple, en inversant le sexe de l'héroïne et des autres protagonistes principaux, on se retrouverait avec un polar tout ce qu'il y a de plus normal, sans rien de honteux, comme il en a été produit des centaines dans le registre "infiltration dans la pègre".

Jewel est juste, comme d'habitude, Ryan Robbins, Martin Cummins et Leah Gibson sont compétents, ça ne traîne jamais trop la patte (hormis durant quelques flashbacks laborieux et inutiles), et si ce n'était pour un visuel ultra-terne et délavé, et pour l'interprétation très inégale de John Cassini, ça mériterait sans problème plus qu'une simple moyenne.

Mais en l'état, non.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #457 : Trahie par le Passé (2015)

Publié le 23 Février 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Drame, Policier, Thriller, Lifetime, Télévision

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Trahie par le Passé (Buried Secrets) :

Renvoyée des forces de police pour une affaire de corruption dont elle est pourtant innocente, Sarah Winters (Sarah Carter) est devenu un auteur policier à succès. Mais lorsque la dernière enquête menée par Sarah avant son renvoi refait surface, et qu'un indice crucial est découvert - indice inconnu de tous, mais que Sarah avait pourtant pointé du doigt dans son dernier roman - tous les soupçons portent sur l'ex-policière, notamment lorsque la maire actuelle (Sarah-Jane Redmond), en pleine période de réélection, décide de faire d'elle le bouc-émissaire de tous les problèmes actuels des forces de l'ordre...

Un téléfilm policier de la chaîne Lifetime qui accumule les défauts : décisions improbables (faire de Sarah Carter, 35 ans mais qui en fait 10 de moins, la mère d'une adolescente de 13 ans qui en paraît 2 ou 3 de plus et qui ne lui ressemble pas du tout, ça passe moyen), mystères familiaux inutiles (à base d'adoption) qui embrouillent le récit, coïncidences un peu trop grosses pour être crédibles, les protagonistes unanimement têtes à claques (tout le monde, mais vraiment tout le monde, Sarah y compris, réagit régulièrement de manière stupide et agaçante), interprétation très inégale, et script qui manquant de rigueur, en plus d'être à fond dans les clichés du genre Lifetime (à savoir : tous les personnages négatifs sont des hommes, qui tous font souffrir les femmes de ce récit, Sarah étant en tête de ligne)...

En résumé, c'est mauvais.

1.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 137 - Tricks & Treats 2016 : Films en vrac (5)

Publié le 6 Novembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Horreur, Fantastique, Télévision, Hallmark, Halloween, Comédie, Romance, Canada, Lifetime, Thriller

Halloween, c'est terminé, et pour conclure l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, un assortiment de critiques en vrac de tous les films dont je n'ai pas pu parler avant...

La Maison des Ténèbres (Don't Breathe - 2016) :

Rocky (Jane Levy), Alex (Dylan Minette) et Money (Daniel Zovatto), trois jeunes cambrioleurs de Detroit, s'introduisent dans la maison d'un vieil aveugle (Stephen Lang), pour lui dérober son magot. Mais celui-ci s'avère bien plus dangereux que prévu, et bien vite, les trois intrus deviennent sa proie.

Encore un film vendu par la critique et les amateurs de genre comme le meilleur film d'horreur/thriller de ces 10/20 dernières années, blablabla, comme The Witch ou It Follows avant lui... et encore une déception.

Ici, on a donc le réalisateur du remake d'Evil Dead, qui s'associe de nouveau avec la star de ce remake, la toujours sympathique et talentueuse Jane Levy, pour un huis-clos au postulat de départ assez banal et quelconque, et déjà vu à de multiples reprises, notamment cette année (cf The Neighbor, ou même, plus bas sur cette page, The Good Neighbor).

En soi, ce n'est pas un problème, il y a toujours moyen d'offrir des variations sur un thème imposé ; mais c'est là que le bas blesse, puisque ces variations, ici, donnent l'impression d'une idée de base "des jeunes s'introduisent chez un ex-soldat aveugle pour le cambrioler, mais il les tue un par un" qui aurait donné un court métrage efficace, mais à laquelle les scénaristes n'ont eu de cesse de rajouter des couches et des couches de provoc' et de surenchère, jusqu'à l'overdose : le premier rebondissement, sur ce qui se trouve dans la cave, passe encore ; le second, une fois que Levy est capturée, donne lieu à une scène vraiment too much, qui n'apporte rien, et fait basculer le tout d'un survival à un quasi rape and revenge assez cliché.

Alors attention, ça reste bien mené, bien joué et assez bien filmé (malgré des parti-pris de photographie et d'éclairage assez radicaux, à base d'éclairages néons multicolores, et de contrastes omniprésents), avec une vraie tension par moments... mais ce sont les choix du script, et ses grosses ficelles, qui déçoivent.

Le trio de tête est cliché au possible, avec une tentative d'humaniser deux des trois criminels, histoire de ranger le public à leurs côtés ; le vieil aveugle, lui, est presque plus efficace que Daredevil dans ses déplacements, et sa caractérisation est vraiment... discutable ; et le tout semble un peu tirer en longueur, notamment sur la fin, une fois que Levy sort de la maison... pour y être ramenée dix minutes plus tard, s'évader à nouveau, etc. J'avoue qu'à ce moment du film, j'avais presque décroché, et j'attendais passivement que ça se termine.

Dans l'ensemble, c'est un thriller honnête et compétent, bien qu'assez balisé... mais on est tout de même loin de la tuerie absolue vantée un peu partout.

3.5/6

Pumpkin Pie Wars (2016) :

Dix ans après que leurs mères respectives (Michele Scarabelli et Jennifer Juniper Angeli) aient mis un terme à leur amitié & à leur collaboration professionnelle en ouvrant chacune une pâtisserie dans leur petite ville de l'Ohio, Casey (Julie Gonzalo) et Sam (Eric Aragon) sont contraints de reprendre le flambeau, et de défendre l'honneur familial dans le grand concours annuel de Tarte à la Citrouille. Rien de plus simple pour Sam, un chef, mais nettement plus compliqué pour Casey, qui est experte-comptable...

Cette année, plutôt que d'essayer de produire une comédie romantico-familiale d'Halloween, comme le October Kiss de l'année dernière, Hallmark a préféré se rabattre sur sa (très médiocre) série des The Good Witch/Un Soupçon de Magie, déclinée en plus d'une demi-douzaine de téléfilms, et en une série tv mélangeant romance et collagène.

Les spectateurs allergiques à la série des Good Witch sont donc contraints de se rabattre sur ce Pumpkin Pie Wars, très vaguement de saison... et mine de rien, ils n'y perdent pas forcément au change, puisque cette rom-com cuisinière, si elle ne brille pas nécessairement par son originalité, s'avère tout à fait respectable : la distribution est très sympathique (Gonzalo en tête, mais aussi les deux mères, et la voisine jalouse), le récit évite pas mal d'écueils habituels des productions Hallmark (pas de quiproquo ou de dispute, les deux protagonistes règlent leurs problèmes en discutant ouvertement et clairement, pas de triangle amoureux, etc), et le récit se déroule de manière suffisamment rythmée pour ne pas perdre le spectateur en cours de route.

3.5/6

​The Dark Stranger (2015) :

Jeune dessinatrice suicidaire et dépressive, Leah (Katie Findlay) peine à se remettre du suicide de sa mère, au grand dam de son frère (Alex Ozerov) et de son père (Enrico Colantoni). Un jour, cependant, elle retrouve l'inspiration en commençant à dessiner avec son propre sang, et progressivement, une entité maléfique, l'Étranger Ténébreux (Stephen McHattie), se manifeste, exigeant qu'elle continue son oeuvre, et le nourrisse de son énergie créatrice.

Un film canadien écrit et réalisé par une même personne... qui donne fortement l'impression d'être tout juste sortie d'une école d'art, et/ou d'adhérer fortement au cliché de l'artiste torturé qui ne trouve sa rédemption qu'au travers de son art cathartique, blablabla.

Je ne serais pas surpris qu'une partie du script soit du vécu (la dépression, la tentative de suicide), tant tout ça sonne à la fois vrai, et paradoxalement très caricatural. En fait, en lieu et place d'un film d'horreur, on a droit ici à un métrage du niveau d'un épisode de Fais Moi Peur, ou de Chair de Poule.

Leah a à peu près la même profondeur qu'un personnage de ces séries, le méchant est tout aussi manichéen et peu menaçant, l'explication de ses origines est à peu près aussi maladroite, et de manière générale, il y a tout autant de tension et de suspense (c'est à dire pas beaucoup) que dans les 20-25 minutes des épisodes de ces séries (si ce n'est moins).

Les intentions sont louables, et la distribution sympathique, mais le reste, c'est à l'image des décors de l'affrontement final : en carton.

2/6​

​The Watcher (2016) :

Heureux et détendu, un jeune couple (Erin Cahill & Edi Gathegi) s'installe dans la demeure de leurs rêves, après avoir fait la connaissance de Jeanne (Denise Crosby), leur voisine, et de son fils trisomique, Mikey (Riley Baron). Mais rapidement, ils apprennent que tous les habitants de cette maison sont harcelés par une présence menaçante et agressive, le Corbeau...

Téléfilm Lifetime supposément inspiré d'une histoire vraie, ce The Watcher m'a surpris. En effet, malgré sa chaîne de diffusion, et son script somme toute prévisible, le film tient visuellement très bien la route, et parvient même à imposer plus d'ambiance et de suspense que bon nombre de films d'horreur mainstream qui encombrent les salles de cinéma et les bacs à DVDs.

C'est plutôt bien joué, la présence d'un couple mixte dans les rôles principaux est la bienvenue, et le travail sonore est plutôt intéressant, se mariant très bien avec la photographie et les effets employés (le Corbeau, notamment, est assez réussi visuellement).

3.5/6

Dead 7 (2016) :

Dans un futur post-apocalyptique, une petite ville de l'Ouest américain est menacée par la maléfique Apocalypta, une sorcière capable de contrôler les hordes de zombies qui ont dévasté le pays. Pour s'opposer à elle, le shérif recrute une troupe de mercenaires issus de nombreux horizons...

Alors là, soyons très clairs : nous sommes en face d'un nanar Syfy produit par The Asylum, prenant place dans un univers de western post-apocalyptique empli de zombies, et écrit (et interprété) par Nick Carter, des Backstreet Boys. Déjà, ça augure du pire.

Et quand on rajoute à cela un réalisateur issu de la tv-réalité, et une distribution très largement issue du milieu des boy-bands (membres des Backstreet Boys, de Nsync, d'O-Town, et que sais-je encore...), on comprend très rapidement que tout cela n'a aucune prétention de qualité, et n'existe que comme un coup de publicité pour une chaîne à la recherche d'un Sharknado potentiel. C'est d'autant plus évident que le métrage - une resucée des 7 Mercenaires - a été diffusé le 1er Avril dernier sur la chaîne, ce qui est assez clair sur les intentions de cette dernière.

Et effectivement, le film n'est pas bon : découpé en sept chapitres, il se traîne pourtant lamentablement, la photo est délavée, ça hésite constamment entre premier et second degré, et de manière générale, c'est médiocre sur tous les plans. Mais paradoxalement, ce n'est pas désastreux pour autant.

C'est très inégal, mais il y a quand même du bon dans l'interprétation, dans la mise en images, dans la musique, dans les idées... étrangement, alors que tout laissait penser que le film n'était qu'un véhicule pour la hype et le gimmick des boy-bands, en fait, on s'aperçoit vite que ces derniers se sont donnés à fond (pour le meilleur et pour le pire) à ce projet. Et malgré toute la médiocrité ambiante, on finit par s'intéresser à certains des personnages, joués avec entrain et volonté par les acteurs et apprentis-acteurs (Fatone s'amuse bien, A.J. McLean se prend pour le Joker, Carrie Keagan - clairement là pour son profil poumonné - est compétente et convaincante...)

En résumé, ce n'est pas bon, même pour du téléfilm, mais difficile de se montrer méchant avec un projet qui semble avoir été fait avec tant de bonne volonté.

1.75/6

The Good Neighbor (2016) :

Deux lycéens (Logan Miller, Keir Gilchrist) décident de se lancer dans une expérience sociale avec leur voisin, un vieillard bougon et hostile à la réputation terrifiante (James Caan) : profitant des ressources considérables de l'un d'entre eux, ils piègent la maison du vieillard pour lui faire croire à une hantise, et pour observer ses réactions. Mais les réactions du vieil homme sont étrangement calmes, et il semble dissimuler quelque chose de sinistre dans son sous-sol fermé à clef...

Un thriller pseudo-horrifique (le postulat de départ l'est, du moins) particulièrement basique, téléphoné et quelconque, qui déçoit tant sur la forme que sur le fond.

La forme, parce que le film est un mélange de found footage/caméras de surveillance au format assez laid, et de plans plus traditionnels et cinématographiques ; le fond, parce que le script se sabote lui-même, en tentant de mêler le found footage, justement, avec un procédural judiciaire absolument inutile (le récit n'est qu'un gros flashback utilisant les images des caméras comme preuves dans un procès, le tout étant raconté sous formes de chapitres qui n'apportent rien au film).

Résultat, non seulement les protagonistes adolescents sont antipathiques dès leur première apparition à l'écran, non seulement James Caan ne fait que le strict minimum, non seulement Anne Dudek est mal castée (elle ressemble plus à la grande sœur de l'adolescent qu'à sa mère), non seulement la structure est défaillante et peine à créer la moindre tension, mais en plus, quand arrive la fin du film, on a une énorme impression d'avoir vu un téléfilm Lifetime moralisateurcousu de fil blanc et sans intérêt. 

1.5/6 (la comparaison avec La Maison des Ténèbres, au postulat pas si différent que ça, est sans appel pour ce Good Neighbor)

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 128 - Un Ange aux Deux Visages (2016), Prémonitions (1999) & Le Masque de la Mort Rouge (1964)

Publié le 4 Novembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Horreur, Fantastique, Thriller, Halloween, Télévision, Lifetime

Halloween, c'est terminé, et jusqu'à la fin de la semaine, on achève l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme la fin de ce marathon de cinéma fantastique et d'horreur qui a duré un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Un Ange aux Deux Visages (Mommy's Little Girl / Mommy's Little Monster) :

Après trois années de sobriété, Theresa (Fiona Gubelmann) peut enfin assumer la garde de sa fille Sadie (Emma Hentschel), qui, jusque là, a vécu chez la belle-mère de Theresa, une vieille femme acariâtre et fondamentaliste. Theresa est ravie de s'installer chez sa mère, en compagnie du fiancé de celle-ci, et de son fils adolescent. Mais rapidement, il s'avère que Sadie peine à s'adapter à une vie normale, qu'elle souffre d'un déséquilibre mental, et qu'elle règle tous ses conflits d'une manière brutale et définitive...

Un thriller diffusé sur la chaîne Lifetime, assez mauvais, écrit avec les pieds, à la structure un peu bancale, à la réalisation et au montage basiques au possible, et à l'interprétation en roue libre de la jeune Emma Hentschel, qui fait de son mieux, mais n'est pas du tout aidée par le script et la direction d'acteurs inexistante.

Tout est décousu, la fillette ne semble jamais vraiment sincère ou naturelle, même lorsque son personnage l'est, et la belle-mère fondamentaliste maléfique est une caricature sur pattes.

Heureusement que Fiona Gubelmann est toujours très attachante et sympathique, ça aide un peu à faire passer la pilule.

1.25/6

Prémonitions (In Dreams) :

Douée de pouvoirs de clairvoyance, Claire (Annette Bening) a tendance à prévoir le futur dans ses rêves, des rêves qui deviennent de plus en plus sinistres, à mesure qu'un tueur en série mystérieux (Robert Downey Jr.) sévit dans la région. Jusqu'au jour où Rebecca, la fille de Claire, est retrouvée noyée dans un lac artificiel. Perturbée, et frustrée par le refus de la police de croire en ses visions, Claire se tourne alors vers Silverman (Stephen Rea), un thérapeute qui finit par la faire interner. Mais alors que les rêves de Claire se transforment en cauchemars de plus en plus intenses, la mère éplorée comprend qu'elle est télépathiquement liée au tueur dans son sommeil, et qu'elle est actuellement enfermée dans son ancienne cellule...

Un thriller fantastique intéressant, car adapté d'un roman par Neil Jordan, ce qui garantit, d'office, un rendu visuel assez artistique et fascinant.

C'est le cas ici, avec des visions oniriques sous-marines, des cauchemars étranges et abscons... au point de l'être justement un peu trop.

Si l'intrigue est assez simple dans son déroulement, toutes ces séquences oniriques et ces visions finissent par l'embrouiller un peu trop, au point qu'une bonne partie des spectateurs semble aujourd'hui persuadée que Claire et le tueur ne sont qu'une seule et même personne, et qu'elle souffre de dédoublement de personnalité. Une théorie qui ne tient pas vraiment la route, mais qui profite des nombreuses zones d'ombre du métrage pour gagner en popularité.

Hormis ce côté un peu brouillon du produit fini, sinon, le film est assez bien produit, et bien interprété, même si j'aurais préféré un peu plus de retenue à certains moments dans le jeu de Bening et de Downey Jr.

De même, au bout d'un moment, une fois que Downey apparaît à l'écran, le film perd en tension, en mystère et en énergie, et débouche sur une résolution un peu décevante. Rien de calamiteux, mais ça empêche ce Prémonitions d'être un vrai bon film, et ça le limite à un

3.25/6

Le Masque de la Mort Rouge (Masque of the Red Death) :

Alors que la Mort Rouge, une épidémie meurtrière, ravage le pays, le Prince Prospero (Vincent Price), cruel et sataniste, invite tous les nobles de la région à se réfugier dans son chateau, à l'abri de la plèbe contaminée. Là, il organise un bal costumé décadent et dépravé, auquel la pauvre Francesca (Jane Asher), récemment kidnappée par le Prince, ne peut qu'assister, impuissante. Mais lorsqu'une silhouette drapée de rouge se joint à la fête, Prospero ne sait s'il s'agit là de son maître démoniaque, ou d'une menace bien plus sinistre encore...

Septième des huit adaptations d'Edgar Allan Poe par Roger Corman, ce Masque de la Mort Rouge n'a absolument rien d'un film bon marché et fauché : tout y est chatoyant, luxueux, splendide et fascinant, c'est un vrai régal pour les yeux.

Sans surprise, Vincent Price y est excellent en despote mesquin et cruel, et avec une durée de 90 minutes à peine, pas le temps de s'ennuyer, même si le script se permet quelques digressions pas forcément indispensables au récit.

Dans l'ensemble, une réussite intelligente et plus subtile qu'il n'y paraît (qui profite d'ailleurs de son récit pour adapter, en passant, la nouvelle Hop-Frog de Poe).

4.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 75 - Si Près du Danger (2016)

Publié le 17 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Télévision, Lifetime, Comédie, Drame, Horreur, Halloween, Fantastique

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Si Près du Danger / Amour, Danger (Mother, May I Sleep With Danger) :

Leah (Leila George), une étudiante, tombe amoureuse de Pearl (Emily Meade), une apprentie-photographe, et entre les deux jeunes femmes, c'est le grand amour, au grand dam de Julie (Tori Spelling), la mère de Leah, et de Bob (Nick Eversman), un ami de cette dernière, épris d'elle. Mais si Julie et Bob se méfient, c'est parce qu'ils ont découvert que Pearl est une Nightwalker, une vampire à la recherche du grand amour. D'autant que les trois consoeurs de Pearl (Amber Coney, Zoe Sidel & Gabrielle Haugh), assoiffées de sang, tournent aussi autour de Leah...

En 1996, dans Si Près du Danger (alias Amour, Danger), un téléfilm de la chaîne NBC (depuis diffusé régulièrement sur Lifetime), Tori Spelling interprétait (mal) Laurel, une adolescente éprise d'un beau brun ténébreux (Ivan Sergei), en réalité un dangereux psychopathe dont seule la mère de Laurel (Lisa Banes) avait conscience du secret.

Aujourd'hui, Lifetime étant désespérée à l'idée de créer un buzz ironique à la Sharknado (cf Joyeux Noël, Grumpy Cat, ou encore le téléfilm récent avec Will Ferrell et Kristen Wiig, Grossesse Sous Surveillance), elle a donc décidé de fêter les 20 ans de ce téléfilm médiocre et insipide en mettant en chantier un remake, et en demandant à James Franco de le réinventer.

Ce qui, dans l'esprit de James Franco, se résume à une phrase : "en faire un film d'exploitation avec des lesbiennes vampires". Et pour coucher sur papier cette idée de génie (parce que Franco est clairement trop occupé pour ça), rien de tel que d'avoir recours à l'une de ses copines du moment, qui en prime récolte ainsi un petit rôle, en tant que l'une des trois vampirettes antagonistes pseudo-goths à forte poitrine. À la réalisation ? Une autre amie de Franco, actuellement en charge de l'adaptation de l'un de ses livres.

Mais qui dit Lifetime, dit aussi respect des bonnes moeurs : ce téléfilm sera donc un porno soft lesbien, aux scènes de nudité toutes amputées, mais qui pourtant en garde tous les clichés et les défauts. Sans compter que, malgré l'intelligence supposée de Franco, le propos même du film est d'un pataud incroyable, choisissant de faire du vampirisme une métaphore (déjà bien éprouvée et éculée) de l'homosexualité, puis de le répéter encore et encore dans les dialogues d'un enseignant de l'université (Ivan Sergei dans un rôle microscopique), qui fait un cours étrangement obsédé par les vampires et les gays (et qui prône Twilight comme exemple de bonne adaptation vampirique !).

Autant dire que le niveau du discours est digne d'un tumblr superficiel pseudo-engagé, et qu'il vire parfois au féminisme peu assumé et contradictoire, en montrant des vampirettes qui s'en prennent principalement aux hommes brutaux, violeurs, etc.

Mais pas d'inquiétude : le peu d'ambition du film est vite recadré par l'interprétation affreusement figée et botoxée de Tori Spelling, par des passages musicaux déplacés à la limite du softcore (sous les yeux d'un James Franco goguenard, dans le rôle anecdotique du directeur d'une pièce de théâtre), par une distribution inégale (Leila George est la fille de Greta Scacchi, et ressemble nettement plus à sa mère qu'à Spelling), par une réalisation aux effets forcés et artificiels très 90s, bref, si le tout fait illusion pour un téléfilm Lifetime diffusé au mois de Juin, on est quand même à deux doigts de l'équivalent lesbien d'un film de David DeCoteau.

Restent tout de même un cast qui, Spelling exceptée, fait des efforts, ainsi qu'une histoire d'amour lesbienne, du surnaturel et une tendance au gore gratuit, trois points en particulier qui détonnent nettement sur une chaîne aussi carrée et conservatrice que Lifetime.

Au premier degré, c'est médiocre, au mieux ; au second degré, c'est kitsch au possible. En conclusion, c'est du

2.5/6

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