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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (hautement?) éclairés...

Articles avec #sitcom catégorie

Les bilans de Lurdo : Hollywood Darlings, saison 1 (2017)

Publié le 15 Juillet 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, PopTV, Comédie, Sitcom, Documentaire, Les bilans de Lurdo

Anciennes gloires du petit écran, dans les années 90, Christine Lakin (Notre Belle Famille), Jodie Sweetin (La Fête à la Maison) et Beverley Mitchell (7 à la Maison) sont amies dans la vie, et désormais de jeunes mamans, qui tentent de concilier vie de famille, carrière au point mort, et mésaventures du quotidien...

Hollywood Darlings - saison 1 :

Une sitcom mockumentaire (façon The Office) en huit épisodes, diffusés sur Pop Tv, et qui rappelle beaucoup la web-série de Christine Lakin, Lovin' Lakin (2012 - visible sur YouTube), qui fonctionnait sur le même concept - d'ailleurs, je ne serais pas surpris que Hollywood Darlings ait commencé comme une extension de cette web-série, et ait reçu un coup de fouet suite au succès du revival de La Fête à la Maison, sur Netflix.

Bref, on retrouve là les mêmes ressorts comiques et narratifs, le même style de réalisation, le même recours aux innombrables caméos des amis des trois actrices (entre autres, on a Patrick Duffy et Stacy Keanan de Notre Belle Famille, Andrea Barber de La Fête à la Maison, Nicholle Tom de Une Nounou d'Enfer, Jaleel White aka "Steve Urkel", Soleil Moon Frye de Punky Brewster, Lance Bass de N'Sync, Tamera Mowry des Twitches, Andrew Keegan de 7 à la Maison - "he did a lot of shows, back then. He did a lot of actresses, too."...), pour un résultat sympatoche pour peu qu'on sache à quoi s'attendre.

On est clairement là dans de la cringe comedy semi-improvisée jouant fortement sur la fibre nostalgique, avec un format pseudo-tv réalité (avec interviews sur canapé) pas forcément toujours maîtrisé (certains épisodes assument pleinement la filiation avec The Office & co, à base de regards caméra désespérés des protagonistes, etc, mais d'autres font comme si les caméras étaient invisibles, ce qui casse un peu la suspension d'incrédulité et l'homogénéité du concept), et des actrices n'ayant pas peur du ridicule, et qui campent des versions un peu caricaturales d'elles-mêmes - Mitchell est la mère de famille un peu naïve, sage et mal fagotée, Lakin la Californienne égocentrique toujours victime de la dernière mode et prête à tout pour trouver un rôle, et Sweetin est la grande blonde sculpturale, poumonnée et rebelle, revenue de tout, qui ronchonne et qui jure comme un charretier. 

Cela dit, bien que le show reste somme tout assez superficiel et anecdotique, le capital sympathie et l'énergie des trois actrices font que le tout fonctionne plutôt bien dans le genre : Lakin se retrouve notamment, par défaut, dans le rôle de l'"héroïne" du show, ou du moins, de celle qui se donne le plus, puisque comme à son habitude, l'actrice n'a pas peur de donner dans le slapstick ou dans le ridicule pour rendre son personnage mémorable.

De plus, comme les deux autres actrices tiennent bien leurs rôles respectifs, et que le trio n'a pas peur de donner occasionnellement dans un humour plus cru et mordant, on finit par se dire qu'il est bien dommage qu'on ne leur propose pas de rôles plus prestigieux, dans des sitcoms ou des séries de networks...

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Les bilans de Lurdo : Unbreakable Kimmy Schmidt, saison 3 (2017)

Publié le 9 Juillet 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Comédie, Sitcom, Netflix

Après une première saison très attachante, et une seconde saison plus sérieuse, et en demi-teinte (dont j'avais brièvement fait des critiques éclair ici et ), je passe à la troisième saison des mésaventures de Kimmy Schmidt, récemment diffusées sur Netflix.

Unbreakable Kimmy Schmidt - saison 3 :

Cette année, Kimmy Schmidt et ses compères ont décidé de grandir, d'évoluer, et de trouver une direction à leur vie. Plus facile à dire qu'à faire pour tous ces personnages plus improbables que jamais...

 

3x01 - Le Révérend veut forcer Kimmy à divorcer, mais elle hésite, et Titus passe une audition pour Rue Sésame, avant de retrouver son petit ami.

Pas exceptionnelle, cette reprise : il y a un étrange manque de rythme dans le montage de certaines scènes, et tout ce qui a trait à Lillian et à Fred Armisen ne fonctionne pas vraiment, que ce soit dans l'interprétation ou dans l'écriture. À part ça, Kimmy reste adorable (d'autant plus avec sa coupe de cheveux courte), et quelques répliques font vraiment mouche, mais dans l'ensemble, le tout s'avère assez inégal.

 

3x02 - Titus se prend pour Beyonce et parodie Lemonade, Kimmy visite des facs, et Lillian et Jacqueline tentent de se faire élire au conseil municipal.

Alors je sais que Lemonade est devenu une institution et un incontournable aux USA, mais moi, je n'ai que faire de Beyonce, je n'ai jamais vu le clip/la vidéo, et donc, la parodie est totalement tombée à plat en ce qui me concerne. Le reste, classique et peu mémorable, d'autant plus que le tout est paradoxalement assez daté (entre les références à Lemonade, le "lock her up", la mention des "deplorables", on sent que Tina Fey a écrit l'épisode mi-2016), qu'il y a des vannes prévisibles, et que la sous-intrigue des élections municipales est assez quelconque.

 

3x03 - Jacqueline et Russ tentent de convaincre le père de Russ de rebaptiser les Redskins par le biais de tout un stratagème improbable ; Kimmy reçoit la visite de la fiancée (Laura Linney) du Révérend qui veut l'amener à signer les papiers de divorce.

À nouveau un peu mitigé : les "Redskins", ça date aussi pas mal l'épisode, la manière peu cavalière dont la série évacue David Cross est assez décevante, et l'intrigue est moyenne ; du côté de Kimmy, c'est ponctuellement amusant, mais dans l'ensemble, l'épisode est assez plat.

 

3x04 - Kimmy accepte de petits jobs pour payer la Fac ; Titus devient le choriste de Judah Friedlander, conspirationniste reclus mais qui paie bien.

Pas désagréable du tout, cet épisode : mis à part le retour de Xan, insipide, les petits jobs de Kimmy étaient drôles, et tout ce qui avait trait aux chansons de Titus & du conspirationniste fonctionnait bien, malgré une chute très prévisible.

3x05 - Kimmy réquisitionnée par le FBI pour convaincre Gretchen de ne pas se faire sauter avec sa secte d'adolescents glandeurs ; Jacqueline fait de la cuisine avec un fantôme ; Lillian aide Titus, atteint de scorbut. 

Un épisode assez équilibré, rythmé et drôle, malgré un féminisme assez pataud chez Kimmy/Gretchen ; avec en prime un crossover avec Orange is the new Black. 

 

3x06 - Kimmy découvre sa première fête universitaire, et y retrouve Perry (Daveed Diggs) ; Jacqueline, Titus et Lillian tentent de tromper le frère de Russ (Josh Charles).

Épisode longuet, qui manque de punch et de subtilité, avec une caricature pataude et facile des millennials et des universités libérales. Le seul truc qui fonctionne vraiment, dans tout ça, c'est la relation de Kimmy et de Perry, et encore, on a droit à un obstacle gentiment artificiel inséré par les scénaristes pour rendre cette relation impossible.

 

3x07 - Kimmy découvre les fake news devant une alerte météo, et Titus comprend qu'il n'est pas un mec bien lorsqu'il découvre qu'il est devenu, à son insu, le méchant d'une publicité pour un médicament.

Mwé. La romance de Lillian et d'Artie n'est pas désagréable, bien que l'interprétation de Carol Kane soit toujours assez agaçante, mais le reste m'a paru plutôt laborieux et mollasson. 

 

3x08 - Cloîtrés dans l'appartement pour cause de tempête, Titus raconte enfin ce qui s'est passé durant sa croisière à Kimmy & co : il a dévoré Dionne Warwick (Maya Rudolph).

Avec une Maya Rudolph en pilotage automatique dans la peau de Dionne Warwick, pour un résultat relativement mitigé : trop de Rudolph en roue libre, trop de Titus manipulateur et mesquin, pas assez de Kimmy, une réconciliation finale précipitée, mais quelques scènes et gags très efficaces. J'attendais mieux de Tina Fey.

3x09 - Kimmy s'intéresse à la religion, et accompagne Titus à l'église, où ce dernier rencontre une grand-mère médisante, et le directeur du choeur ; Jacqueline relooke Lillian.

Pas désagréable, malgré une résolution globale un peu attendue, et précipitée, ainsi qu'une Anna Camp affreusement sous-exploitée.

 

3x10 - Titus et Kimmy tentent de tromper le propriétaire d'une station service (Ray Liotta), pour accéder gratuitement à ses toilettes ; Jacqueline tente de faire chanter les propriétaires des Redskins avec sa vidéo volée.

Pas aimé du tout, celui-là : très forcé, surjoué et épuisant du côté de T&K ; d'ailleurs, ça aurait très bien pu se dérouler en saison 1 ou 2 sans problème, il n'y a pas la moindre continuité avec le reste, et les études de Kimmy (notamment sa bourse pour aviron) ne sont quasiment pas prises en compte.

 

3x11 - Une des enseignantes (Rachel Dracht) de Kimmy & Perry les invite à un dîner de cons, Kimmy découvre le web, et Titus part dans un délire sur le prénom de la fille de son nouveau compagnon.

Rachel Dracht, un peu comme Maya Rudolph, n'est là que pour faire son numéro, et n'est pas particulièrement convaincante ; de manière générale, un épisode parfois longuet, notamment pour Jacqueline qui se fait la main sur Mimi, et récupère un séducteur en lieu et place de David Cross ; la résolution de la sous-intrigue du rap philosophique était assez sympathique, cela dit.

 

3x12 - Kimmy apprend la philosophie, et hésite à apparaître dans le show de Xan ; Jacqueline découvre que Russ n'a pas changé que physiquement ; Lillian découvre les mystères de la technologie avec Artie.

Un Titus pas très présent, une conclusion évidente et prévisible pour Jacqueline/Russ (Jacqueline a changé, ça fait plaisir), et Artie/Lillian restent touchants, eux aussi.

3-13 - Titus gagne de l'argent grâce à sa chanson, et Jacqueline le prend sous son aile pour impressionner Mikey ; Lillian et Artie se séparent ; Kimmy est renvoyée de l'université, et décide de se fier à son test d'orientation pour trouver une carrière.

Un final mi-figue mi-raisin : le tout semble vraiment précipité, notamment dans la manière dont Kimmie est renvoyée/se reconvertit/se fait à nouveau virer à cause du Révérend/trouve une carrière-miracle bien pratique, une sorte de deux ex machina qui sort de nulle part. On regrettera aussi la disparition totale de Perry, mais on saluera le caméo de Jim Gaffigan, amusant, la prise de conscience de Kimmy, et le clin d'oeil à Retour vers le Futur, gratuit et superflu, mais pas forcément désagréable.

 

Bilan :

Une saison manquant étrangement de liant et de direction : si les thématiques initiales étaient intéressantes, et si certains des personnages ont effectivement évolué dans des directions originales, dans l'ensemble, le nombre de pistes abandonnées en cours de route est assez frustrant. Outre le couple Artie/Lillian, on peut aussi citer la fiancée du Révérend, qui disparaît, David Cross et Fred Armisen, qui font de même, la relation de Perry et de Kimmie, qui ne débouche sur rien, le divorce de Kimmy, les études de Kimmy, etc.

Autant d'idées délaissées (peut-être par la force des choses - Ellie Kemper était enceinte) qui, ajoutées à des guests pas toujours très pertinents, à des références qui datent un peu trop le récit, à un manque d'homogénéité, de structure, et à une présence de plus en plus envahissante de Titus, peuvent frustrer : par moment, on a l'impression de regarder Unbearable Titus Andromedon, tant il vole la vedette à tout le monde, et tant les scénaristes semblent parfois se dire que laisser Tituss Burgess improviser suffit à créer l'hilarité.

Dans l'absolu, pourquoi pas, si le personnage évolue... je ne suis cependant pas convaincu que cela va vraiment se produire au final.

Tout comme je ne suis pas vraiment convaincu par ce que laisse deviner la prochaine saison : Kimmy Schmidt entourée de millennials privilégiés dans une start-up, ça risque d'amener Tina Fey et ses scénaristes à ressortir tous les gros clichés et leurs préjugés sur cette génération, ce qui n'augure pas forcément de quelque chose de très frais et original.

Mais bon, nous verrons bien. Dans l'intervalle, je placerai probablement cette troisième saison au même niveau que la seconde : sympathique, sans plus, et je persiste à penser qu'il y a un problème de format inhérent au passage de la saison 1, conçue pour NBC, à la saison 2, pour Netflix : le show est désormais trop à son aise, ses épisodes dépassent la demi-heure, et ils y perdent en énergie et en concision.

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Critiques éclair - Great News 1x01-04 (premières impressions)

Publié le 7 Mai 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Télévision, Review, Comédie, Sitcom, NBC

Mécontente de sa carrière actuelle, Katie Wendelson (Briga Heelan), une productrice d'actualités télévisées locales, tente de se faire remarquer de son supérieur, Greg (Adam Campbell), en vain. Jusqu'au jour où Carol (Andrea Martin), la mère envahissante de Katie, devient stagiaire dans la chaîne de télévision de sa fille, travaillant désormais aux côtés de cette dernière, en tant qu'assistante personnelle de Chuck (John Michael Higgins), l'arrogant présentateur vedette des actualités.

Great News 1x01-04 :

Une sitcom de bureau NBC, produite par Tina Fey, et écrite/produite/conçue par Tracey Wigfield, scénariste de 30 Rock, pour laquelle elle a été primée. Il n'est donc pas étonnant de voir que ces premiers épisodes semblent tout droit appartenir au même univers que 30 Rock ou Kimmy Schmidt : une réalité décalée, improbable, avec une illustration musicale omniprésente reconnaissable entre mille, et un rythme très particulier.

Et c'est là où le bât blesse, puisque l'on sent que les producteurs/scénaristes tentent désespérément de reproduire la formule 30 Rock à l'identique, quitte à forcer un peu pour que ça passe (le montage est trop tendu, et tente d'apporter artificiellement du rythme, par exemple, ce qui finit par fausser la dynamique des scènes)... mais le show est loin d'avoir les personnages mémorables de 30 Rock.

Briga Heelan est tout à fait sympathique (elle était excellente dans Ground Floor, et l'un des rares bons points de Undateable), mais elle peine parfois un peu à se couler dans le moule très particulier des personnages de comédie "Tina Feyiens", et dans le rythme du show ; Higgins est en terrain connu, et ne se force pas trop ; Andrea Martin est fatigante en mère envahissante, insupportable et surjouée ; Adam Campbell (une sorte de croisement improbable entre Rockstar Spud et David Spade, qui était apparemment déjà dans Kimmy Schmidt, mais dont je ne garde absolument aucun souvenir) n'a pas grand charisme, et les autres personnages (dont Wigfield en Mme Météo survivaliste) sont inexistants.

En fait, la seul qui semble vraiment à l'aise et à sa place, à ma grande surprise, c'est Nicole Richie... dont le personnage n'est, ni plus ni moins, qu'un copier-coller de Jenna Maroney (Jane Krakowski) dans 30 Rock, en version un peu plus millennial.

Ajoutez à cela un humour très familier, donc, mais qui ne fonctionne pas vraiment (on  se dit régulièrement "tiens, cette vanne fait vraiment 30 Rock, mais là, elle tombe à plat à cause d'un manque de timing" ou bien "tiens, j'ai déjà vu ce cutaway gag dans Kimmy Schmidt"), reposant souvent sur un rapport générationnel assez éventé, ainsi qu'un ton global manquant de mordant, et on n'a pas trop de mal à comprendre pourquoi NBC liquide clairement les 10 épisodes de la série au rythme de 2 par semaine, au printemps, entre deux autres programmes...

(avec six mois de plus, histoire de recadrer un peu les scripts, et une diffusion à la rentrée 2017, ça aurait pu fonctionner et finir par trouver ses marques ; en l'état, c'est probablement peine perdue)

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Critiques éclair - Pilotes en vrac (2017) - Imaginary Mary 1x01 (premières impressions)

Publié le 1 Avril 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Comédie, Sitcom, ABC

Lorsqu'elle était petite, Alice (Jenna Elfman) a inventé Mary, une amie imaginaire (Rachel Dratch) afin de réussir à faire face à la séparation de ses parents. Seul problème : désormais spécialiste en relations publiques, Alice commence à voir de nouveau Mary dès qu'elle doit rencontrer les trois enfants adolescents de son petit ami, et la présence de cette créature imaginaire lui complique fortement la vie...

Imaginary Mary 1x01 :

Sitcom ABC créée/écrite par les scénaristes de Trophy Wife et de Les Goldberg, Imaginary Mary est une série qui fonctionne sur deux ressorts comiques : Jenna Elfman en surjeu total, et la bestiole en images de synthèse, abrasive et provocante, qui rappelle exactement le personnage de Jane Lynch dans la sitcom Angel From Hell (si Jane Lynch était une petite bestiole blanche et poilue, qui doit probablement coûter la moitié du budget de la série).

Malheureusement, c'est bien peu pour assurer la survie d'une telle sitcom, qui apparaît particulièrement creuse et superficielle, et n'apporte rien au genre.

C'est bien là le problème, en fait : on pense constamment à d'autres séries ou films (de Ally McBeal à Angel from Hell, en passant par Ted, Alf, etc... et bien sûr Drop Dead Fred, de 1991, méconnu par chez nous), et si ce pilote est représentatif de la direction globale du programme, alors rien ici ne justifie que l'on y consacre du temps.

Les gags sont basiques, les personnages particulièrement clichés (Elfman est charismatique et sympathique, comme toujours, mais le reste de la famille est une belle collection d'archétypes transparents et génériques), et, peut-être plus gênant, Mary est tout simplement inutile.

La bestiole est supposée être une manifestation imaginaire des peurs et des angoisses de l'héroïne, mais dans les faits, c'est simplement un personnage sans réelle fonction, puisqu'elle n'apporte aucun éclairage pertinent à Alice, que ses conseils n'ont aucune utilité, et qu'en fin de compte, toute réussie techniquement qu'elle puisse être, Mary ne sert à rien. 

Et la série a beau tenter de camoufler son manque de substance et d'épaisseur derrière un rythme nerveux, au final, on se contente de hausser les épaules, et de se dire que, oui, c'était regardable, mais que ça ne survivra probablement pas à la saison 2017...

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Les bilans de Lurdo - Wasted, saison 1 (2016)

Publié le 19 Mars 2017 par Lurdo dans Télévision, Critiques éclair, Review, UK, Channel 4, Comédie, Sitcom

Wasted, saison 1 :

Quatre vingtenaires glandeurs - deux hommes (Danny Kirrane et Dylan Edwards) et deux femmes (Rose Reynolds et Gwyneth Keyworth) - vivent ensemble dans la petite bourgade de Neston Berry, où ils tentent d'occuper leurs journées entre alcool, drogues et références à la pop-culture...

Sitcom anglaise en 6 épisodes diffusée sur Channel 4, et qui repompe de manière évidente tout ce qui faisait le charme et le succès de Spaced et du travail d'Edgar Wright (du duo principal masculin à la Pegg & Frost, à la réalisation ultra-cut et quasi-clipesque, bourrée de bruitages de jeux vidéo, en passant par les références à Star Wars, Game of Thrones, Adventure Time, X-files, les images pseudo-8-bits, les délires visuels, les relations interpersonnelles, le format du titre, etc), en rajoutant une grosse couche de drogues en tous genres, et d'humour gentiment vulgaire/sexuel/scatologique.

Et c'est à peu près tout ce qu'il y a à en dire. Pour peu qu'on supporte tout le côté graveleux assez bas de plafond, et ces personnages parfois assez antipathiques (les deux protagonistes masculins, surtout, qui n'ont pas une once du capital sympathie de Pegg/Frost ; au niveau des filles, ça passe déjà beaucoup mieux), certains gags fonctionnent très bien, et les caméos à répétition de Sean Bean/Ned Stark en guide spirituel de l'un des personnages sont amusants.

(certes, ils finissent un peu par être forcés et répétitifs, mais leur conclusion est assez amusante et finalement assez logique)

En somme, une série pas désagréable, mais assez dérivative, et qui n'arrive jamais vraiment à la cheville de son "modèle".

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