Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (hautement?) éclairés...

Les bilans de Lurdo : Star Trek Voyager, saison 7 (5/7)

Publié le 3 Septembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Science-Fiction, Star Trek

Les scénaristes de Star Trek Voyager continuent de vider leurs fonds de tiroir, pour le meilleur et pour le pire, et la saison 7 s'avère assez riche en idées et en concepts intéressants. Mais paradoxalement, pour le moment, l'impression qui se dégage vraiment de cette saison, c'est "tant de potentiel gâché, par un refus formel de tenter des choses", avec beaucoup de notions et de scénarios qui auraient pu être passionnants si bien développés durant les premières saisons, et qui s'avèrent frustrants lorsqu'ils sont résumés en un épisode, durant cette ultime année....

 

Star Trek Voyager, saison 7

 

- 7x18 - Human Error : Seven of Nine passe de plus en plus de temps dans l'holodeck, à tenter d'explorer ses émotions et ses désirs humains dans les bras d'un Chakotay virtuel, et cela a un effet négatif sur sa vie professionnelle... et sur sa santé.

Arf. Cet épisode est assez rapide à commenter, en fait : c'est Seven qui se prend pour Reginald Barclay, et réalise ses fantasmes holographiques pendant ses heures de travail. Ce qui pose problème, forcément.

En effet, autant voir Jeri Ryan dans d'autres tenues que son uniforme, c'est un changement agréable (tant pour l'actrice que pour le spectateur), autant cette attirance pour Chakotay sort vraiment de nulle part... pour y retourner à la fin de l'épisode, lorsqu'on nous explique soudain que les implants borgs de Seven l'empêcheront toujours de ressentir des émotions fortes en lui faisant perdre connaissance lorsque celles-ci se manifesteront.

Seul problème : depuis son arrivée dans la série, Seven a régulièrement ressenti des émotions particulièrement fortes (panique, angoisse, tristesse, etc)... et ses implants n'ont jamais réagi ainsi.

C'est donc une pure astuce scénaristique assez grossière pour empêcher Seven d'évoluer (Braga est au scénario, pas étonnant d'y voir de grosses ficelles), et c'est particulièrement frustrant, d'autant que dans l'ensemble, le reste de l'épisode tenait plutôt honorablement la route, et était intéressant.

 

- 7x19 - Q2 : Q réapparaît sur le Voyager en compagnie de son fils adolescent et incontrôlable, et demande à Janeway de lui apprendre à mieux se tenir...

Un épisode sur lequel il n'y a vraiment pas grand chose à dire : c'est de la comédie, c'est un Q-centric, le fiston DeLancie est convaincant, l'amitié de Q Jr et d'Icheb est sympathique, mais dans l'ensemble, ça reste anecdotique et assez classique, sans jamais parvenir à dépasser son postulat de départ.

On sent que les scénaristes voulaient d'amuser une dernière fois avec Q avant de mettre les clefs sous la porte, quitte à gaspiller un de leurs derniers épisodes pour ça.

 

- 7x20 - Author, author : Le Docteur parvient à faire publier son premier holo-roman dans le quadrant Alpha, mais celui-ci s'avère bien trop autobiographique pour son propre bien, et lui cause bien des ennuis.

Une vraie déception, car un épisode très apprécié et recommandé par les critiques et les fans, alors que, de mon côté, j'ai trouvé tout ça ultra-dérivatif et bancal.

Le côté dérivatif saute tout de suite aux yeux, que ce soit dans la première moitié comique (l'équipage qui découvre un Voyager caricatural, tel que perçu du point de vue du Doc), ou dans la seconde moitié, sérieuse, et qui nous refait Measure of a Man sans rien y apporter de particulièrement intéressant (et sans même mentionner cet autre épisode). On rajoute une louche de Flesh and Blood pour le côté "les hologrammes sont une race à part entière, oppressée par les organiques", et zou, on se retrouve avec cet Author, author bancal, qui gère assez mal le passage de la comédie quelconque au drame légal, et qui se contente de répéter ce que d'autres personnages et d'autres scénaristes ont fait ailleurs, en mieux.

Je ne suis donc vraiment pas aussi enthousiaste que d'autres au sujet de cet épisode, qui arrive trop tard, et finit par être trop basique et caricatural, malgré quelques scènes et idées réussies, çà et là, et une interprétation toujours impeccable.

 

- 7x21 - Friendship One : Le Voyager reçoit la mission de retrouver une sonde terrienne perdue dans le quadrant Delta, et les membres de l'équipage s'aperçoivent que cette sonde a détruit l'écosystème d'une planète extraterrestre...

On est à 4 épisodes et demi de la fin de la série, et on retombe à nouveau dans le script formaté "Voyager tombe sur telle ou telle chose en provenance du quadrant Alpha", alors même qu'on a déjà eu les Klingons religieux, plus tôt dans la saison.

On se retrouve donc devant un épisode ultra-générique de Voyager, avec un red-shirt sacrifié, des méchants pas si méchants, une solution finale bien pratique, et une histoire tout simplement téléphonée au possible, et bourrée de poncifs. Ça serait arrivé en saison 2 ou 3, pourquoi pas, mais là, non, c'est too little, too late...

(ah, et selon le speech final de Janeway, "l'exploration spatiale, ça ne mérite pas que l'on risque sa vie"... elle a mal choisi sa carrière, je crois *soupir*)

 

À suivre...

(épisodes 7x01-04 ; 7x05-08 ; 7x09-12 ; 7x13-17)

commentaires

Catch Review : WWE Mae Young Classic 2017 - Seizièmes de Finale - Round 1

Publié le 2 Septembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Catch, Action, WWE, MYC

Après le succès du Cruiserweight Classic, place aux femmes, avec le Mae Young Classic opposant 32 catcheuses des quatre coins de la planète...

WWE Mae Young Classic 2017 - Seizièmes de Finale - Round 1 :

- Commenté par Lita et Jim Ross (qui ne semblent pas vraiment très à l'aise, bizarrement).

- Amusant d'avoir des images d'archive de Shimmer avec le logo présent en gros dans le coin de l'écran.

- Moins amusant d'avoir un public d'über-smarks réagissant devant le moindre mouvement avec des cris extatiques, et ponctuant chaque compte de deux d'un one-two-sweeeet !

- Princesa Sugehit (Mexico) vs Kay Lee Ray (Écosse). Pas forcément un match désagréable, mais rien d'exceptionnel : le booking limitait Kay Lee Ray dans ses acrobaties, le rythme était un peu haché et le résultat était assez prévisible, vu que Sugehit est la seule représentante du Mexique dans le tournoi.

- Serena Deeb vs Vanessa Borne. Le comeback de Serena (avec des cheveux, des kilos en moins, sans alcool et sans ses prothèses mammaires), avec en prime interview de pré-match sur son passage dans la SES (hey, Punk dans des images d'archive !) vs une catcheuse débutante déjà sous contrat avec la NXT, très confiante, et possédant une bonne attitude de méchante. Sans surprise, c'est Deeb qui dirige le match, et fait le gros du travail, tandis que Borne reste très basique et limitée. RAS.

- Zeda vs Shayna Baszler. Une asiatique de la NXT ("représentant" la Chine), vs Baszler, une ex-compétitrice de MMA, copine de Ronda Rousey (présente dans le public). Un match un peu sec et abrupt, clairement là pour établir Baszler en tant que tank indestructible. RAS à nouveau.

- Kimber Lee (Abbey Laith) vs Alpha Female (Jazzy Gabert). Kimber Lee, ex-championne de la Chikara, désormais à la NXT, vs Alpha Female, l'allemande en mode tank, là aussi, avec un thème d'entrée orchestral et choral plutôt réussi. Un match assez typique de Kimber Lee, qui se fait démolir par une adversaire impressionnante, mais finit par se reprendre, et par arracher une victoire. Efficace.

-------------

Un démarrage en douceur pour le Mae Young Classic : aucun match particulièrement mémorable, et des résultats sans trop de surprise, mais en guise d'introduction, c'était tout à fait honorable.

(prochain épisode : Marti Belle, Mia Yim, Rachel Ellering, Mercedes Martinez et Crazy Mary Dobson.... ça devrait donner quelque chose de plus pêchu, déjà.)

commentaires

Les bilans de Sygbab - Zorro, saison 1 (1957-1958) - dernière partie

Publié le 2 Septembre 2017 par Sygbab dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Sygbab, Action, Aventure, Jeunesse, Disney

De la pointe de sa plume virtuelle, Sygbab signe un mini-bilan de la confrontation entre le renard rusé qui fait sa loi et l'aigle qui tire les ficelles de la conspiration..

Zorro 1x27 à 1x39 - Zorro vs. The Eagle :

Dans la continuité de la chute du Magistrado, ce troisième arc ne tarde pas à dévoiler l'identité de l'Aigle et l'ampleur du complot qui pèse sur la Californie. Ce dernier est en réalité un haut fonctionnaire ayant profité des privilèges de sa fonction pour mener des tractations avec d'autres gouvernements, afin de vendre le territoire au plus offrant et d'en devenir le souverain grâce à cet appui. Le personnage est fascinant : outre sa mégalomanie qui met en exergue ses rêves de grandeur et sa soif de pouvoir - qu'il camoufle derrière le prétexte de servir la cause du peuple dont la vie sera soi-disant meilleure -, son complexe de supériorité cache une peut farouche de se retrouver seul.

Il ne recule devant rien, comme le démontre la révélation au sujet de la source de son pouvoir financier. Son organisation est en effet responsable de plusieurs razzias de bijoux, ainsi que de trésors religieux d'une valeur inestimable. Cela amène un chassé-croisé entre ses hommes de main et Zorro, tout comme c'est le cas pour les barils de poudre qui vont et viennent entre Zorro et le camp opposé. Ce gimmick est amusant dans un premier temps mais devient répétitif à la longue et fait perdre de vue les enjeux importants auxquels Diego doit faire face.

L'intrigue connaît un net regain d'intérêt dès lors que l'Aigle refait son apparition et prend possession de la hacienda de Don Alejandro, parti à Monterey dans l'idée d'obtenir le soutien du gouverneur pour lever une armée avec l'aide de tous les Don de Californie. Cette occupation complique la tâche de Diego : déjà mis en difficulté physiquement à plusieurs reprises, il doit désormais réfréner ses pulsions de justicier puisqu'il perd toute liberté de mouvement. Il s'adapte néanmoins en y voyant l'occasion idéale d'espionner son adversaire et d'en savoir plus sur ses plans. Les passages secrets de la maison familiale lui sont alors bien utiles...

Tout cela se termine en bataille rangée dans les rues de Los Angeles, dans une scène style western avec Bernardo, Don Alejandro et le sergent Garcia qui sont acculés dans la maison de l'Aigle et qui tiennent tête à toute une garnison avant que l'armée des Don ne vienne libérer le pueblo. Ça fait feu de tous les côtés, ce qui en fait une conclusion appréciable pour un arc qui laisse peu de place à l'humour, excepté pour le duo formé par le sergent Garcia et le caporal Reyes qui sont toujours aussi drôles malgré un contexte plus sérieux.

Un sujet intéressant et traité de manière sérieuse, des personnages attachants et une continuité bien assurée : ces éléments rendent cette première saison réussie.

 

Retrouvez les autres bilans de Sygbab sur le blog des Téléphages Anonymes !

commentaires

Blog Update ! - Août 2017

Publié le 1 Septembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Update

On attaque le mois de septembre, donc, place au bilan mensuel des films et séries visionnés ce mois-ci par les Téléphages Anonymes...

#570 : Men In Suits 4.5/6

#571 : Sex and Death 101 2/6

#572 : Cars 3/6

#573 : Sleight 2.5/6

#574 : The Perfect Catch 2.75/6

#575 : That Guy Dick Miller 4.5/6

#576 : Cars 2 3.75/6

#577 : All Nighter 2/6

#578 : Austin Found 2/6

#579 : Marchands de Doute 3.5/6

#580 : Kung Fu Yoga 2.5/6

#581 : Captive 1.75/6

#582 : The Outcasts 3.5/6

#583 : Le Roi Arthur - La Légende d'Excalibur 1.5/6

#584 : Maman par Intérim 3/6

#585 : Plastic Galaxy - The Story of Star Wars Toys 3.5/6

#586 : Larguées 2/6

#587 : Red Knot ?/6

#588 : Boyka - Un Seul deviendra Invincible 4 3.5/6

#589 : Being Canadian 2/6

#590 : Naked 1.5/6

#591 : La Guerre des Cookies 3/6

#592 : 2:22 2.5/6

#593 : White Rabbit 3/6

L'été 2017 continue... et le bilan global reste très très moyen.

Au niveau des sorties récentes, c'est le néant total, dont seuls se tirent (vaguement) le dernier Boyka et The Outcasts, une teen comedy inoffensive, à la distribution sympathique. Tout le reste ? Un flop, notamment le Roi Arthur de Guy Ritchie.

Comme toujours, les documentaires s'avèrent une valeur plus ou moins sûre, dans le domaine du cinéma : Men in Suits et That Guy Dick Miller reviennent de manière intéressante sur des pans peu connus du cinéma de genre, et s'avèrent passionnants. Dans les autres domaines, il en va un peu autrement : si Marchands de Doute et Plastic Galaxy restent intéressants malgré leur forme inégale, Being Canadian est insipide et sans intérêt.

Ne reste alors que des téléfilms peu probants, et deux métrages Pixar : Cars et Cars 2, soit la franchise la moins intéressante de tout le catalogue Disney/Pixar. Et pourtant, Cars 2, malgré sa réputation de suite bâclée, m'a nettement plus intéressé que le premier opus, porteur d'une nostalgie ne me parlant pas du tout. Comme quoi...

Film du mois : Pas vraiment de film du mois, étrangement... à la limite, deux bons documentaires : Men in Suits & That Guy Dick Miller, qui parleront aux amateurs de cinéma.

Flop du mois : Le Roi Arthur de Guy Ritchie, ou quand Ritchie décide de cacher l'immense vide d'un scénario inexistant et d'une relecture inutile derrière d'innombrables effets de manche, de structure et de réalisation.

---------------

Mini-bilan TV : Ce mois-ci, Sygbab a terminé Farscape, et a entamé Zorro - un grand écart télévisuel qui permet de couvrir des genres différents, et d'éviter l'overdose de science-fiction. D'autant que, de mon côté, j'ai continué l'intégrale de la dernière saison de Star Trek Voyager, et, histoire de changer un peu, j'ai passé la première saison du Dirk Gently de Max Landis en review : un programme qui ne m'a pas totalement convaincu, notamment au niveau du ton, mais qui pourra plaire à certains.

---------------

Jusqu'au 17 Septembre, les Téléphages Anonymes vont continuer sur leur lancée habituelle, mais dès le 18, changement de formule, avec le début de notre Halloween Oktorrorfest annuelle, de mi-septembre à début novembre.

Cette année, au programme, une Halloween Oktorrorfest un peu différente et plus variée, mais nous y reviendrons lors du mini-bilan de mi-septembre...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #593 : White Rabbit (2013)

Publié le 1 Septembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

White Rabbit :

Depuis sa plus tendre enfance, Harlon (Nick Krause) souffre de troubles psychologiques. Victime d'un père drogué et violent, Harlon est quotidiennement harcelé par des brutes à l'école, et commence progressivement à entendre des voix qui le somment de se battre. Et lorsque Julie (Britt Robertson), une adolescente rebelle avec laquelle il commençait à nouer des liens, trouve la religion, et change du tout au tout, se rapprochant au passage de l'une des brutes qui harcelaient Harlon, ce dernier finit par sombrer dans une spirale destructrice à l'issue funeste...

Un long-métrage indépendant tourné en Louisiane, dans l'ensemble assez bien joué et possédant une atmosphère assez pesante et réussie...

... mais malheureusement, ce portrait d'un ado traumatisé et déséquilibré a un peu tendance à cumuler les clichés (il entend des voix, il se fait maltraiter, il se fait harceler, il lit des comics, écoute du métal, il se fait "plaquer", sa famille le méprise, il joue avec des armes à feu, son meilleur pote se suicide, etc), au point que le personnage principal frôle parfois la caricature de "l'enfant à problème susceptible de commettre un massacre" telle qu'elle est souvent utilisée par les médias américains lors des jours suivant un massacre à la Columbine.

Cela contribue fortement à l'impression de superficialité du script (à trop multiplier les facteurs aggravants, aucun n'est suffisamment développé), et pour ne rien arranger, la toute fin du métrage est un peu trop laborieuse (avec en plus une tentative de faire dans l'ambiguïté qui ne fonctionne pas vraiment) pour convaincre.

M'enfin techniquement, ça reste globalement mené de manière assez compétente, donc :

un minuscule 3/6

commentaires

Afficher plus d'articles