Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (hautement?) éclairés...

Articles avec #netflix catégorie

Un film, un jour (ou presque) #590 : Naked (2017)

Publié le 29 Août 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Fantastique, Netflix

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Naked :

Sur le point d'épouser sa fiancée Megan (Regina Hall), Rob (Marlon Wayans) se réveille soudain totalement nu dans un ascenseur désert. Il comprend vite qu'il est pris au piège dans une boucle temporelle, et qu'il n'a qu'une heure pour tenter de rendre cette cérémonie de mariage parfaite, avant d'être renvoyé, nu, dans l'ascenseur...

Adaptation afro-américaine d'un film suédois de 2000 (Naken), produite pour Netflix, ce Naked n'est tout simplement qu'un Un Jour Sans Fin black, mou, sans rythme, sans énergie, à la réalisation et à la direction artistique plate et terme, et sans la moindre dose d'originalité.

Reste Wayans, qui fait tout son possible, en vain, et Eliza Coupe en antagoniste.

1.5/6

commentaires

Les bilans de Lurdo : Dirk Gently, détective holistique - saison 1 (2016)

Publié le 20 Août 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Comédie, Science-Fiction, Fantastique, Drame, UK, USA, BBC, Netflix

Co-production BBC America/Netflix en huit épisodes de 42 minutes, Dirk Gently's Holistic Detective Agency est une adaptation très libre des romans de Douglas Adams, l'auteur du Guide du Voyageur Galactique, de ses suites, d'épisodes du Docteur Who, et de sketches des Monty Python.

L'oeuvre originale était donc typiquement british dans son ton, dans son décalage et dans son humour, et en faire une adaptation moderne et actuelle demande donc à la fois une rigueur formelle et un certain je-ne-sais-quoi d'excentricité et de flegme anglais, ce qui n'est pas à la portée de tout le monde... surtout dans le cas présent.

Dirk Gently's Holistic Detective Agency, saison 1 :

Renvoyé de son poste de garçon d'étage après avoir découvert le meurtre sanglant et incompréhensible du milliardaire Patrick Spring (Julian McMahon) dans son hôtel, Todd (Elijah Wood), un jeune trentenaire paumé, croise le chemin de Dirk Gently (Samuel Barnett), un pseudo-détective anglais totalement excentrique, qui décide spontanément de faire de Todd son assistant. Rapidement, le duo va se trouver embarqué dans une affaire improbable mélangeant voyage temporel, pouvoirs psychiques, héritière disparue, requin invisible, secte étrange, conspiration gouvernementale, enquêteurs incapables, garde du corps kidnappée, assassin invulnérable, et incubes rebelles...

Max Landis, showrunner américain de cette série et fils du réalisateur John Landis, est un grand dadais excentrique, jeune trentenaire hipster survolté et épuisant, au look improbable, au débit vocal soûlant, aux opinions bien arrêtées sur tout et sur tout le monde, à la personnalité versatile, à la vision très particulière de la vie, de l'univers et de la société, et qui semble parfois se croire plus rusé, original et intelligent qu'il ne l'est réellement. 

Sa version de Dirk Gently, donc - dans les romans, un homme rondouillard au long manteau en cuir, aux lunettes épaisses, au chapeau rouge assorti à sa chemise à carreaux, à la cravate rayée verte et au costume usé -, s'avère être un grand dadais excentrique, jeune trentenaire hipster survolté et épuisant, au look improbable, au débit vocal soûlant, aux opinions bien arrêtées sur tout et sur tout le monde, à la personnalité versatile, à la vision très particulière de la vie, de l'univers et de la société, et qui semble parfois se croire plus rusé, original et intelligent qu'il ne l'est réellement. 

Pour faire simple : Dirk Gently, ici, est un avatar à peine dissimulé de Max Landis, et c'est la voix de ce dernier qui domine toute la série (d'autant qu'il est responsable de l'écriture de la grande majorité de ces huit épisodes). Le show a l'énergie frénétique de Max Landis, les goûts très particuliers de Max Landis, l'absence caractéristique de subtilité et de discipline de Max Landis, l'obsession caractéristique de Max Landis pour les conspirations gouvernementales et les organisations paramilitaires surveillant des personnages dotés de capacités extra-ordinaires, bref, on va faire simple : Dirk Gently version Landis, c'est 95% de Landis, et à peine 5% de ce qui fait l'essence des romans et de Douglas Adams.

Ou encore, je pourrais dire que Dirk Gently version Landis, c'est une représentation assez fidèle de l'imagination, de la personnalité et de l'oeuvre de Landis, saupoudrée d'un peu de Doctor Who (la comparaison est inévitable, tant les romans d'Adams étaient adaptés de scripts refusés écrits pour Who, et tant le nouveau Gently rappelle immédiatement Tennant et Matt Smith dans leur énergie et leur excentricité), d'un peu de Terry Gilliam (pour les visuels improbables et l'esthétique de beaucoup de choses), et d'un peu de Wilfred (car le personnage interprété ici par Elijah Wood ressemble comme deux gouttes d'eau à celui qu'il interprétait alors dans la série de F/X).

Mais surtout, Dirk Gently version Landis, c'est une oeuvre à laquelle on adhère totalement ou pas du tout.

Car ici, tout est perpétuellement survolté, et tout le monde surjoue de manière caricaturale, en adoptant des accents forcés et bizarres (mention spéciale au grand méchant, sorte de croisement entre Terry Gilliam pour le physique, et Mr. Plinkett pour la voix) ; tout le monde débite ses dialogues à deux cent à l'heure, et en criant (c'est surtout vrai dans les épisodes écrits par Landis, soit 80% du show : chaque dialogue y est a) hystérique et/ou b) des tirades d'exposition dans laquelle les personnages se racontent mutuellement leur parcours, leurs sentiments, ou résument les tenants ou aboutissants du show) ; les personnages entrent et sortent du récit comme bon leur semble ; la violence est très prononcée et particulièrement gratuite ; le récit est totalement déstructuré, avec des flashbacks, des in media res, des deus ex, une boucle temporelle, etc ; l'illustration musicale est particulièrement décalée, occasionnellement agaçante, mais parvenant aussi à établir une certaine ambiance étrange qui n'est pas désagréable (les bruitages du van des Rowdy 3 sont à ce titre assez réussis).

Bref, Gently made in Landis, c'est une sorte de gros cartoon frénétique qui remplace le flegme et la subtilité absurde de l'humour anglais par un barrage constant d'images, de sons, et d'idées aléatoires qui finissent, progressivement, par prendre un semblant de forme vers la fin de la saison. Ou pas, c'est selon.

On adhère donc ou pas à la proposition... mais les personnages principaux, malgré leur hystérie un peu épuisante, finissent par s'avérer attachants. Todd est rongé par ses problèmes et ses mensonges, mais Elijah Wood lui apporte son innocence naturelle, qui contrebalance son caractère ; Hannah Marks est impeccable dans le rôle de sa soeur ; Jade Eshete est surprenante en garde du corps ultra-compétente à la coiffure improbable (même si l'accélération visuelle de ses scènes de combat est assez risible) ; et Fiona Dourif - pour peu qu'on supporte son personnage de tueuse implacable en surjeu complet et à la voix éraillée de fumeuse - se donne totalement à son rôle, et parvient même à se montrer touchante.

Petite pensée aussi pour la jeune fille qui joue le rôle de l'héritière, et qui passe toute la saison à quatre pattes à imiter un chien : un rôle ingrat dont elle s'acquitte très bien (paradoxalement, elle est nettement moins convaincante lorsqu'elle "est" humaine).

Reste Dirk Gently. Qui est bien interprété, là n'est pas le problème. Le problème, c'est sa caractérisation. Malgré quelques moments supposés l'humaniser (par sa solitude, notamment), Gently-Landis s'avère un personnage frustrant, sorte de croisement entre le Docteur, Mister Bean, Pee-Wee Herman et Sheldon Cooper. Il est très maniéré (pour ne pas dire... flamboyant), il est globalement incompétent, il ne sert pas à grand chose, et de manière générale, il est faire-valoir comique au sein de sa propre série, et n'est que rarement sympathique ou intéressant. 

Encore une fois (je me répète), on adhère ou pas au programme : on adhère ou non à la version Landis de Gently et de son univers, à son rythme frénétique, à son surjeu, à ses accents, à ses costumes et postiches assez médiocres (seule exception : l'armure Steampunk des derniers épisodes), à son style assez "artificiel", à son écriture pas forcément aussi subtile, drôle ou fine qu'elle ne pense clairement l'être, à ses rebondissements parfois forcés, etc, etc, etc 

Bref : l'univers de Dirk Gently, vu par Landis, c'est le toutéliage fait monde, une sorte d'hybridation bâtarde et pas totalement aboutie du décalage anglo-saxon d'Adams, de la direction artistique de Terry Gilliam, et d'une certaine rébellion adolescente pseudo-punk à l'américaine, clinquante et bruyante, où la subtilité n'a pas vraiment droit de séjour, et où le chaos fait force de loi.

Ce n'est pas forcément totalement désagréable, ce n'est pas dénué de bonnes idées, de moments amusants et de personnages attachants, mais l'emballage bordélique et indiscipliné peut clairement rebuter. D'autant que paradoxalement, c'est lorsque la série n'est pas directement écrite par Max Landis qu'elle s'avère mieux écrite et structurée, plus homogène, pour ne pas dire plus touchante et sincère...

En ce qui me concerne, je n'ai pas vraiment accroché à cette version de Dirk Gently, qui m'a plus souvent agacé que séduit. De plus, la conclusion de la saison (à base de fusillade et de cliffhanger ramenant une nouvelle fois la série à cette histoire de conspiration et d'organisation gouvernementale qui ne m'intéresse pas le moins du monde) ne m'a pas du tout envie de revenir en deuxième année, donc il est très probable, pour ne pas dire certain, que je vais laisser là ce Dirk Gently, détective holistique...

commentaires

Les bilans de Lurdo : GLOW, saison 1 (2017)

Publié le 30 Juillet 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Catch, Review, Télévision, Netflix, Comédie, Drame, Action, Histoire

En 1985, à Los Angeles, Ruth (Alison Brie), une actrice au chômage, répond à une annonce de casting, et découvre sur place qu'elle auditionne pour G.L.O.W., un show de catch féminin réalisé par Sam Sylvia (Marc Maron) et financé par Bash Howard (Chris Lowell).

Contre toute attente, la timide Ruth décroche un rôle, et entame alors la préparation du tournage aux côtés de Machu Picchu (Britney Young), de Melrose (Jackie Tohn), de Britannica (Kate Nash), de Scab (Britt Baron), d'Ethel et Edna (Kimmy Gatewood et Rebekka Johnson), de Beirut (Sunita Mani), de la Welfare Queen (Kia "Awesome Kong" Stevens), de la Louve (Gayle Rankin), de Fortune Cookie (Ellen Wong), de Vicky la Viking (Marianna Palka), et de Junkchain (Sydelle Noel). Sans oublier Liberty Belle (Betty Gilpin), la star du show, une actrice de soap récemment séparée de son mari, après que Ruth ait couché avec lui...

GLOW - saison 1 :

Une série Netflix à côté de laquelle je ne pouvais définitivement pas passer : j'aime le catch, j'apprécie beaucoup Alison Brie, je suis très client des années 80, et de manière générale, j'ai toujours accroché au format court de 30 minutes des comédies dramatiques du câble, notamment à l'époque de Weeds.

Et donc, forcément, en apprenant que Jenji Kohan (la créatrice de Weeds et d'Orange Is The New Black), ainsi que deux scénaristes et productrices de ces deux séries, de Nurse Jackie et de Homeland, avaient choisi Alison Brie (entre autres) pour réaliser une adaptation très libre de la genèse des Gorgeous Ladies of Wrestling (dont elles avaient pris connaissance grâce au documentaire que j'ai chroniqué ici cette semaine), je n'ai pas hésité.

Et j'ai bien fait, puisque les 10 épisodes de GLOW s'avèrent une réussite globale. Une réussite globale n'évitant pas l'aseptisation de son sujet, certes (déjà un problème qui hantait le documentaire), ce qui est assez normal : l'angle d'approche principal de la série, c'est comment ses protagonistes mises à l'écart de la société pour des raisons diverses et variées (race, physique, sexe, obsessions, etc) finissent par former une véritable famille d'adoption grâce à GLOW, par devenir des soeurs, et par s'émanciper au travers de ce projet.

C'était déjà le thème du documentaire, et on le retrouve dans de nombreuses sous-intrigues du show (Macchu Picchu et sa famille ; Liberty Belle et son ex-mari ; Ruth qui prend le contrôle du projet lorsque les mecs s'effondrent ; Justine et ce dernier....) : l'approche est pertinente, elle fonctionne ici grâce au caractère assez léger de la série, et à ses personnages tous bien développés.

D'ailleurs, j'en profite pour souligner le travail des scénaristes et des responsables du casting, qui ont vraiment mis dans le mille à tous les niveaux : il n'y a pas de véritable maillon faible dans la distribution qui, si elle est clairement dominée par Brie, Maron et Gilpin, tous trois excellents, parvient toujours à faire vivre des personnages attachants et bien développés (mention spéciale à Awesome Kong, qui fait preuve d'une personnalité mémorable, et devrait donner lieu à une seconde saison spectaculaire).

Cependant, cette optique "féministe" fait tout de même abstraction des problèmes de G.L.O.W., en idéalisant un peu l'organisation : oui, Sylvia se comporte comme un connard avec ses employées, mais on est loin des insultes et humiliations constantes que subissaient les véritables catcheuses de G.L.O.W. à l'époque. À l'identique, l'exploitation et le sexisme de l'époque et de l'industrie ne sont finalement pas si présents que ça une fois les premiers épisodes passés : les filles se prêtent au jeu, et on passe à autre chose.

D'un autre côté, difficile de faire de GLOW une critique du sexisme des médias américains quand la série se doit, en parallèle, d'obéir par exemple à un quota nudité finalement franchement superflu. C'est à un numéro d'équilibriste que se livre la production, tiraillée entre réalités de l'époque et concessions aux normes contemporaines, et bien qu'on puisse toujours critiquer tel ou tel choix éditorial, il faut reconnaître que l'essence de G.L.O.W. reste présente.

Quoiqu'il en soit, la série fonctionne bien, voire même très bien à partir du moment où toutes les filles emménagent (comme en réalité) dans un même motel. Cela permet des rapprochements inattendus, et de rendre attachantes quasiment toutes les catcheuses, ce qui n'est pas un mince exploit vue la taille de la distribution.

(et là, je pense à un show comme American Gods, qui peine à rendre son couple principal attachant ou intéressant malgré deux fois plus de temps d'antenne ^^)

À partir de là, la série s'enchaîne sans réel temps mort, se permettant des passages impressionnants (le match solo d'Alison Brie est une petite performance d'actrice), des passages inévitables (le training montage tellement 80s !), de nombreuses apparitions plus ou moins importantes de catcheurs et catcheuses connu(e)s (John Morrison, Brodus Clay, Carlito, Joey Ryan, Christopher Daniels et Kazarian, Alex Riley, Brooke Hogan)... et aussi, il faut bien l'avouer, quelques sous-intrigues dont on aurait pu se passer, surtout vers la fin de la saison.

On retombe alors dans des digressions et des rebondissements un peu plus convenus et clichés, et finalement assez dispensables : je pense notamment à tout le passage de Ruth chez les Russes, pas très drôle, aux personnages secondaires masculins (le livreur de pizza, le concierge russe, les frères et le père de Machu Picchu), guère plus que des figurants, ou même à tout le faux suspense du dernier épisode, que ce soit sur Justine et Sam, ou sur Debbie et son époux.

Il en va un peu de même pour l'histoire de l'avortement, qui apparaît comme une manière de créer du drame gratuitement, et de forcer un rapprochement entre Ruth et Sam. Heureusement, le tout est assez bien écrit pour faire oublier cet aspect un peu artificiel, et il faut féliciter le show d'avoir abordé le problème de l'avortement de manière frontale, sobre, et intelligente, sans en avoir fait une histoire de morale ou de conviction religieuse.

La toute fin de la série, elle, marche dans les pas de tous les films sportifs des années 80 : finalement assez logique, compte tenu de la série, mais aussi un peu trop prévisible dans son happy end intégral.

Mais trêve de pinaillage : dans l'ensemble, GLOW est une relecture engagée et féministe de l'histoire du véritable G.L.O.W., et ça fonctionne plutôt bien. J'espère vraiment que Netflix va laisser libre court à l'équipe en place pour continuer dans cette direction, et monter la barre un peu plus haut encore pour la suite.

Car entre les conditions de sécurité discutables, les blessures mémorables, les conflits, le niveau de catch qui monte en puissance, les nouveaux personnages, et le succès croissant des lutteuses, il y a de quoi faire, avec tout ce petit monde.

Et si l'on pouvait en rajouter encore une couche dans les paillettes, le mauvais goût, les couleurs fluos et la caricature, ce serait parfait (bien qu'encore un niveau en dessous de la réalité :p)

commentaires

Les bilans de Lurdo : Unbreakable Kimmy Schmidt, saison 3 (2017)

Publié le 9 Juillet 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Comédie, Sitcom, Netflix

Après une première saison très attachante, et une seconde saison plus sérieuse, et en demi-teinte (dont j'avais brièvement fait des critiques éclair ici et ), je passe à la troisième saison des mésaventures de Kimmy Schmidt, récemment diffusées sur Netflix.

Unbreakable Kimmy Schmidt - saison 3 :

Cette année, Kimmy Schmidt et ses compères ont décidé de grandir, d'évoluer, et de trouver une direction à leur vie. Plus facile à dire qu'à faire pour tous ces personnages plus improbables que jamais...

 

3x01 - Le Révérend veut forcer Kimmy à divorcer, mais elle hésite, et Titus passe une audition pour Rue Sésame, avant de retrouver son petit ami.

Pas exceptionnelle, cette reprise : il y a un étrange manque de rythme dans le montage de certaines scènes, et tout ce qui a trait à Lillian et à Fred Armisen ne fonctionne pas vraiment, que ce soit dans l'interprétation ou dans l'écriture. À part ça, Kimmy reste adorable (d'autant plus avec sa coupe de cheveux courte), et quelques répliques font vraiment mouche, mais dans l'ensemble, le tout s'avère assez inégal.

 

3x02 - Titus se prend pour Beyonce et parodie Lemonade, Kimmy visite des facs, et Lillian et Jacqueline tentent de se faire élire au conseil municipal.

Alors je sais que Lemonade est devenu une institution et un incontournable aux USA, mais moi, je n'ai que faire de Beyonce, je n'ai jamais vu le clip/la vidéo, et donc, la parodie est totalement tombée à plat en ce qui me concerne. Le reste, classique et peu mémorable, d'autant plus que le tout est paradoxalement assez daté (entre les références à Lemonade, le "lock her up", la mention des "deplorables", on sent que Tina Fey a écrit l'épisode mi-2016), qu'il y a des vannes prévisibles, et que la sous-intrigue des élections municipales est assez quelconque.

 

3x03 - Jacqueline et Russ tentent de convaincre le père de Russ de rebaptiser les Redskins par le biais de tout un stratagème improbable ; Kimmy reçoit la visite de la fiancée (Laura Linney) du Révérend qui veut l'amener à signer les papiers de divorce.

À nouveau un peu mitigé : les "Redskins", ça date aussi pas mal l'épisode, la manière peu cavalière dont la série évacue David Cross est assez décevante, et l'intrigue est moyenne ; du côté de Kimmy, c'est ponctuellement amusant, mais dans l'ensemble, l'épisode est assez plat.

 

3x04 - Kimmy accepte de petits jobs pour payer la Fac ; Titus devient le choriste de Judah Friedlander, conspirationniste reclus mais qui paie bien.

Pas désagréable du tout, cet épisode : mis à part le retour de Xan, insipide, les petits jobs de Kimmy étaient drôles, et tout ce qui avait trait aux chansons de Titus & du conspirationniste fonctionnait bien, malgré une chute très prévisible.

3x05 - Kimmy réquisitionnée par le FBI pour convaincre Gretchen de ne pas se faire sauter avec sa secte d'adolescents glandeurs ; Jacqueline fait de la cuisine avec un fantôme ; Lillian aide Titus, atteint de scorbut. 

Un épisode assez équilibré, rythmé et drôle, malgré un féminisme assez pataud chez Kimmy/Gretchen ; avec en prime un crossover avec Orange is the new Black. 

 

3x06 - Kimmy découvre sa première fête universitaire, et y retrouve Perry (Daveed Diggs) ; Jacqueline, Titus et Lillian tentent de tromper le frère de Russ (Josh Charles).

Épisode longuet, qui manque de punch et de subtilité, avec une caricature pataude et facile des millennials et des universités libérales. Le seul truc qui fonctionne vraiment, dans tout ça, c'est la relation de Kimmy et de Perry, et encore, on a droit à un obstacle gentiment artificiel inséré par les scénaristes pour rendre cette relation impossible.

 

3x07 - Kimmy découvre les fake news devant une alerte météo, et Titus comprend qu'il n'est pas un mec bien lorsqu'il découvre qu'il est devenu, à son insu, le méchant d'une publicité pour un médicament.

Mwé. La romance de Lillian et d'Artie n'est pas désagréable, bien que l'interprétation de Carol Kane soit toujours assez agaçante, mais le reste m'a paru plutôt laborieux et mollasson. 

 

3x08 - Cloîtrés dans l'appartement pour cause de tempête, Titus raconte enfin ce qui s'est passé durant sa croisière à Kimmy & co : il a dévoré Dionne Warwick (Maya Rudolph).

Avec une Maya Rudolph en pilotage automatique dans la peau de Dionne Warwick, pour un résultat relativement mitigé : trop de Rudolph en roue libre, trop de Titus manipulateur et mesquin, pas assez de Kimmy, une réconciliation finale précipitée, mais quelques scènes et gags très efficaces. J'attendais mieux de Tina Fey.

3x09 - Kimmy s'intéresse à la religion, et accompagne Titus à l'église, où ce dernier rencontre une grand-mère médisante, et le directeur du choeur ; Jacqueline relooke Lillian.

Pas désagréable, malgré une résolution globale un peu attendue, et précipitée, ainsi qu'une Anna Camp affreusement sous-exploitée.

 

3x10 - Titus et Kimmy tentent de tromper le propriétaire d'une station service (Ray Liotta), pour accéder gratuitement à ses toilettes ; Jacqueline tente de faire chanter les propriétaires des Redskins avec sa vidéo volée.

Pas aimé du tout, celui-là : très forcé, surjoué et épuisant du côté de T&K ; d'ailleurs, ça aurait très bien pu se dérouler en saison 1 ou 2 sans problème, il n'y a pas la moindre continuité avec le reste, et les études de Kimmy (notamment sa bourse pour aviron) ne sont quasiment pas prises en compte.

 

3x11 - Une des enseignantes (Rachel Dracht) de Kimmy & Perry les invite à un dîner de cons, Kimmy découvre le web, et Titus part dans un délire sur le prénom de la fille de son nouveau compagnon.

Rachel Dracht, un peu comme Maya Rudolph, n'est là que pour faire son numéro, et n'est pas particulièrement convaincante ; de manière générale, un épisode parfois longuet, notamment pour Jacqueline qui se fait la main sur Mimi, et récupère un séducteur en lieu et place de David Cross ; la résolution de la sous-intrigue du rap philosophique était assez sympathique, cela dit.

 

3x12 - Kimmy apprend la philosophie, et hésite à apparaître dans le show de Xan ; Jacqueline découvre que Russ n'a pas changé que physiquement ; Lillian découvre les mystères de la technologie avec Artie.

Un Titus pas très présent, une conclusion évidente et prévisible pour Jacqueline/Russ (Jacqueline a changé, ça fait plaisir), et Artie/Lillian restent touchants, eux aussi.

3-13 - Titus gagne de l'argent grâce à sa chanson, et Jacqueline le prend sous son aile pour impressionner Mikey ; Lillian et Artie se séparent ; Kimmy est renvoyée de l'université, et décide de se fier à son test d'orientation pour trouver une carrière.

Un final mi-figue mi-raisin : le tout semble vraiment précipité, notamment dans la manière dont Kimmie est renvoyée/se reconvertit/se fait à nouveau virer à cause du Révérend/trouve une carrière-miracle bien pratique, une sorte de deux ex machina qui sort de nulle part. On regrettera aussi la disparition totale de Perry, mais on saluera le caméo de Jim Gaffigan, amusant, la prise de conscience de Kimmy, et le clin d'oeil à Retour vers le Futur, gratuit et superflu, mais pas forcément désagréable.

 

Bilan :

Une saison manquant étrangement de liant et de direction : si les thématiques initiales étaient intéressantes, et si certains des personnages ont effectivement évolué dans des directions originales, dans l'ensemble, le nombre de pistes abandonnées en cours de route est assez frustrant. Outre le couple Artie/Lillian, on peut aussi citer la fiancée du Révérend, qui disparaît, David Cross et Fred Armisen, qui font de même, la relation de Perry et de Kimmie, qui ne débouche sur rien, le divorce de Kimmy, les études de Kimmy, etc.

Autant d'idées délaissées (peut-être par la force des choses - Ellie Kemper était enceinte) qui, ajoutées à des guests pas toujours très pertinents, à des références qui datent un peu trop le récit, à un manque d'homogénéité, de structure, et à une présence de plus en plus envahissante de Titus, peuvent frustrer : par moment, on a l'impression de regarder Unbearable Titus Andromedon, tant il vole la vedette à tout le monde, et tant les scénaristes semblent parfois se dire que laisser Tituss Burgess improviser suffit à créer l'hilarité.

Dans l'absolu, pourquoi pas, si le personnage évolue... je ne suis cependant pas convaincu que cela va vraiment se produire au final.

Tout comme je ne suis pas vraiment convaincu par ce que laisse deviner la prochaine saison : Kimmy Schmidt entourée de millennials privilégiés dans une start-up, ça risque d'amener Tina Fey et ses scénaristes à ressortir tous les gros clichés et leurs préjugés sur cette génération, ce qui n'augure pas forcément de quelque chose de très frais et original.

Mais bon, nous verrons bien. Dans l'intervalle, je placerai probablement cette troisième saison au même niveau que la seconde : sympathique, sans plus, et je persiste à penser qu'il y a un problème de format inhérent au passage de la saison 1, conçue pour NBC, à la saison 2, pour Netflix : le show est désormais trop à son aise, ses épisodes dépassent la demi-heure, et ils y perdent en énergie et en concision.

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #522 : Sandy Wexler (2017)

Publié le 25 Mai 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Netflix, Romance

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Sandy Wexler :

Dans les années 90, Sandy Wexler (Adam Sandler) était un manager de Los Angeles, pas très doué ou efficace, mais possédant un coeur gros comme ça, une tendance à baratiner, et un éventail de clients des plus improbables et ringards. Jusqu'au jour où il a croisé le chemin de Courtney Clarke (Jennifer Hudson), une chanteuse au talent incroyable, dont il s'est épris, et qu'il a voulu mener sur les chemins de la gloire...

Adam Sandler, le réalisateur de Little Nicky, et Netflix s'associent pour produire le remake officieux de Broadway Danny Rose (1984), de Woody Allen, et ça donne un film bien intentionné, inspiré du manager de Sandler, et qui insiste sur l'importance de la fidélité, de l'honnêteté et de la loyauté dans le monde du show-business - ce qui explique probablement pourquoi, après tout ce temps, Sandler fait toujours des films avec toute sa bande de potes, qui sont ici vraiment tous présents (de la famille Sandler à Luis Guzman en passant par Terry Crews, Rob Schneider, Jane Seymour, Kevin James, Milo Ventimiglia, etc, etc, etc, et plus de caméos de célébrités que l'on ne peut en compter).

Le film en lui-même, malheureusement, est beaucoup trop long pour ce qu'il raconte, manque d'humour, et souffre d'un accent débile de Sandler®© comme il aime tant en faire... et c'est dommage, parce que le film aurait probablement nettement mieux fonctionné en allant un peu plus dans une direction douce-amère, sans le surjeu de Sandler.

Au final, probablement l'un des films de Sandler les moins graveleux et débiles depuis bien des années, mais toujours d'énormes problèmes de rythme et d'écriture qui font que ça n'est jamais assez efficace ou convaincant.

Si la seconde moitié du film avait été plus courte/mieux rythmée, je lui aurais mis la moyenne, voire peut-être légèrement au-dessus.

En l'état, 2.75/6

commentaires

Afficher plus d'articles

1 2 3 4 5 6 > >>