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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (hautement?) éclairés...

Halloween Oktorrorfest 2016 - 136 - Tricks & Treats 2016 : Films en vrac (4)

Publié le 6 Novembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Comédie, Japon, Jeunesse, Anthologie, Action

Halloween, c'est terminé, et pour conclure l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, un assortiment de critiques en vrac de tous les films dont je n'ai pas pu parler avant...

Vamp (1986) :

Keith (Chris Makepeace) et AJ (Robert Rusler), deux étudiants, veulent entrer dans la meilleure fraternité du campus. Mais ils doivent trouver une strip-teaseuse pour les membres, et se rendent donc à l'"After Dark Club", un club de strip-tease dirigé par Katrina (Grace Jones)... une danseuse aux dents longues.

Une comédie horrifique des années 80, qui a assez mal vieilli, n'est jamais vraiment drôle ni totalement horrifique (malgré des effets et des maquillages qui sont loin d'être désagréables ou ridicules), mais qui, pourtant, est très intéressante, car il ne fait aucun doute à mes yeux que Quentin Tarantino et Robert Rodriguez s'en sont fortement inspirés, 10 ans plus tard, au moment d'écrire et de tourner Une Nuit En Enfer.

Tout est déjà là : le duo soudé qui va passer une nuit dans un club de strip-tease mal famé, dirigé par une strip-teaseuse aux prestations hypnotiques ; le nom du club (After Dark, qui est aussi la fameuse chanson du strip-tease de Salma Hayek) ; le changement soudain de genre au bout de 30 minutes de film, lorsque l'on découvre que le club est un club de strip-teaseuses vampires ; le portier à grande gueule ; l'un des deux protagonistes qui est mordu par la strip-teaseuse en chef, et devient un vampire ; le déroulement du métrage, qui se finit face à la lumière du jour ; l'apparence des vampires, bestiaux et difformes ; etc.

On a souvent l'impression d'assister à un proto-Nuit en Enfer, un brouillon très daté, mal rythmé, racoleur, aux éclairages aux néons multicolores dignes de Joel Schumacher, et aux personnages antipathiques (même le personnage de DeeDee Pfeiffer est d'une bétise confondante)... mais un brouillon indubitable (bien que dispensable).

Et rien que pour ça, ma note remonte jusqu'à la moyenne.

3/6

Dans le Noir (Lights Out - 2016) :

Fille d'une mère dépressive (Maria Bello), Rebecca (Teresa Palmer) a quitté la maison familiale, traumatisée, et hantée par le souvenir d'une présence fantômatique et agressive, Diana, qui vivait dans la pénombre de sa demeure. Désormais, son petit frère (Gabriel Bateman) doit faire face à la même présence ; refusant de dormir, il finit par attirer l'attention des services sociaux, et Rebecca est alors contrainte de renouer avec sa mère, pour tenter de protéger le jeune garçon...

Une adaptation d'un court-métrage de quelques minutes à peine, ce film participe de cette tendance aux longs-métrages horrifiques très économiques, façon Blumhouse productions, et est ici produit par James Wan.

Au programme, une déclinaison du concept de l'ami(e) imaginaire et de la peur du noir, au script très générique et cousu de fil blanc, qui donne presque l'impression que l'on est revenu au début des années 2000, à l'époque des Nuits de terreur & compagnie.

La thématique de l'abandon est assez basique, la réalisation aussi, les personnages ont des arcs télégraphiés, on voit venir tous les jump scares, bref, on est en terrain archi-balisé, et il n'y a rien de vraiment mémorable dans le lot.

Heureusement, la distribution est plutôt sympathique, et le film ne fait que 80 minutes tout compris, ce qui aide à être indulgent.

2 + 0.5 pour le cast = 2.5/6 (vite vu, vite oublié)

Fender Bender (2016) :

Après un bref accrochage en voiture avec un homme étrange (Bill Sage), Hilary (Makenzie Vega), une adolescente de 17 ans, devient la proie de ce dernier, qui l'assiège chez elle, alors que ses parents l'y ont laissée seule...

Un slasher ultra-basique, à l'écriture, à la réalisation (de Mark Pavia, responsable des Ailes de la Nuit) et à l'interprétation assez médiocres, et dont toute l'ambiance repose sur la musique rétro-80s de Night Runner, et sur un désir de faire volontairement un slasher à l'ancienne.

Le problème étant que la limite entre "à l'ancienne" et "cliché au possible" est très mince, et que ce Fender Bender accumule les gros clichés du genre "le tueur est dans la maison !" sans rien apporter de neuf ou de particulièrement efficace.

Le plus agaçant, en fait, c'est qu'avec un postulat de ce type - une jeune femme devient la proie d'un conducteur fou après un accident de voiture - , on aurait pu avoir un film à la Boulevard de la Mort, avec des poursuites, une énergie non-stop, de la nervosité, etc.

Mais non : une pauvre fille, une maison, un tueur, trois autres ados qui servent de chair à canon, de la pseudo-tension qui se dégonfle systématiquement, un montage mollasson et des angles de caméra quelconques, des protagonistes assez stupides (tout le duel final est un festival de conneries et de décisions idiotes)... c'est tellement médiocre pendant le plus clair de son temps que je ne comprends vraiment pas les critiques indulgentes et positives qui fleurissent outre-Atlantique.

On se contentera donc de retrouver Cassidy Freeman durant la scène d'intro, dans le rôle ingrat de "la fille qui rentre chez elle, prend un bain, et se fait tuer avant le carton-titre". C'est peu, m'enfin bon.

1.25/6

All Hallows' Eve (2016) :

Le jour de son 18ème anniversaire, Eve (Lexi Giovagnoli) apprend qu'elle est l'héritière d'une dynastie de sorcières, qui se transmettent une amulette magique de mère en fille. Mais alors qu'elle décide d'utiliser ces nouveaux pouvoirs pour invoquer l'esprit de sa mère décédée, elle finit par invoquer celui d'une ancètre cruelle et maléfique (Diane Salinger). Avec l'aide de sa meilleure amie (Ashley Argota) et de son nouveau famillier, Barnaby (Martin Klebba), Eve va alors tenter de corriger ses erreurs, et d'empêcher que le pire ne se produise...

Une comédie pour adolescents produite par MarVista, et par conséquent, ultra-fauchée et médiocre.

D'après ce que j'ai compris, ce métrage était initialement présenté, pendant son tournage, comme un futur téléfilm Disney, mais vu le budget et la qualité globale du tout, je doute que ça ait vraiment appartenu à Mickey, et ce malgré des visages familiers et assez sympathiques : Giovagnoli (qui jouait les étudiantes romantiques pour trentenaire dans La Promenade de Noël, en 2015, et ici joue les adolescentes à peine majeures), Argota (toujours attachante, et qui vole la vedette à l'héroïne), Klebba, DeLuca...

Malheureusement, le tout est laborieux, très mal rythmé, assez médiocrement réalisé et écrit (il y a une étrange gay vibe qui se dégage de tout le métrage... ce qui n'est pas forcément surprenant quand on réalise que le scénariste est ouvertement gay, et que son film le plus connu est une comédie romantique aux protagonistes déguisés en femmes), avec des effets numériques sans le moindre budget, et une interprétation en roue libre.

On est vraiment dans le fond de catalogue de MarVista, là... et le poster de ce téléfilm est probablement ce qu'il y a de plus réussi dans ce projet.

1.25/6

Patient Seven (2016) : 

Le Dr. Marcus (Michael Ironside), psychiatre expert faisant des recherches pour un nouvel ouvrage, décide de s'intéresser à six patients (Anna Rose Moore, Daniel Lench, Sirry Jons, Amanda Graeff, Grace Van Dien, William Mark McCullough) du Spring Valley Mental Hospital, tous particulièrement dangereux et déséquilibrés. Mais leurs témoignages sont tous empreints de surnaturel et d'improbable, et les apparences sont particulièrement trompeuses...

Une anthologie américaine qui joue un peu la carte de l'arnaque, puisqu'elle se contente de regrouper une poignée de courts-métrages internationaux sortis ces 10 dernières années, et de leur greffer un fil rouge assez bancal et capillotracté, et expliquant que ce sont les témoignages des patients interviewés par ce bon vieux Michael Ironside.

L'avantage évident, c'est que ça permet à la production de faire de grosses économies ; l'inconvénient, c'est que le fil rouge n'a généralement absolument rien à voir avec les segments, et, dans le pire des cas, les spoile grossièrement et maladroitement.

# Patient 1 - The Visitant (USA, 2014) : Une mère psychotique (Amy Smart) tente d'assassiner ses filles car elle est persuadée que celles-si sont attaquées par une créature démoniaque (Doug Jones boosté aux CGI médiocres) ; à part le clin d'oeil à Shining, et la présence de Smart, toujours sympathique, c'est trop court pour être marquant.

# Patient 2 - The Body (UK, 2013) : Le soir d'Halloween, un tueur à gages (Alfie Allen) tente de finir un contrat et de se débarrasser du corps, mais il finit par être interrompu par des fêtards persuadés qu'il est costumé pour faire la fête. Plutôt amusant et décalé, l'un des plus longs courts-métrages du lot.

# Patient 3 - Undying Love (Islande, 2011) : Dans un environnement post-apocalyptique, un survivant humain sauve une jeune femme de hordes zombies, et la ramène chez lui ; honorable, mais assez prévisible, dans l'absolu.

# Patient 4 - The Sleeping Plot (Nouvelle-Zélande, 2013) : Une fillette est prête à tout pour réunir un peu d'argent, et s'acheter une pelle... mais pourquoi ? ; un court plus léger et amusant, sans plus, d'autant qu'il est, là aussi, un peu prévisible. 

# Patient 5 - The Banishing (USA, 2013) : Après la mort de leur chien, de la main de sa petite soeur possédée par un fantôme, une adolescente décide de faire un rituel pour bannir ce mauvais esprit ; pas trop mauvais, mais l'esprit a une apparence risible, et le rebondissement final est affreusement téléphoné et dérivatif.  

# Patient 6 - Death Scenes (UK, 2012) : Accusé de nombreux meurtres sanglants, un homme est interrogé par un officier de police ; une histoire de vampires malheureusement ruinée par le fil rouge, qui en révèle la nature avant même le début du segment ; ce n'est donc pas forcément désagréable, mais tout effet de surprise est absent, et donc, ça perd beaucoup de son intérêt.

# Patient 7 - Evaded (Suède, 2013) : Perdus au milieu de nulle part, un garçon et sa mère trouvent une voiture abandonnée, et décide de la prendre pour fuir une apocalypse zombie ; encore une historie de zombies, reliée à l'arrache au fil rouge global, et qui fonctionne surtout pour son ambiance glaciale et sa nature suédoise enneigée. À part ça, c'est basique au possible, avec une post-synchro aléatoire.

# Fil rouge : une écriture et une interprétation manquant de subtilité, et un rebondissement final affreusement dérivatif et éventé, qui a le mérite de justifier, à posteriori, la structure bancale et le rapiéçage exercé pour tenter de relier le fil rouge aux courts-métrages. Mais ça ne va pas beaucoup plus loin, et on est vraiment dans le déjà vu sans grand intérêt.

En fin de compte, une anthologie assez médiocre et inégale, qui tente de manger à tous les râteliers de l'horreur, en mélangeant les courts-métrages, les genres, et le niveau de professionnalisme. Résultat : la mayonnaise ne prend pas vraiment, et on finit avec un 

2.5/6

Blood - The Last Vampire (2009) :

Sous ses allures d'éternelle écolière, Saya (Jun Ji-hyun) est en réalité un demi-vampire japonais vieux de plus de 400 ans et qui, sans relâche, combat les autres buveurs de sang en secret, afin de protéger l'humanité. Dans les années 70, elle est envoyée sur une base militaire américaine, afin d'y traquer la génitrice de tous les vampires du monde, Onigen (Koyuki). Et sur place, elle reçoit l'assistance inattendue d'Alice (Allison Miller), la fille du chef de la base...

Jamais vu/lu l'oeuvre d'origine ou ses suites, mais une chose est sûre, ce n'est pas après avoir vu ce succédané de Blade en jupette que je vais avoir envie de me plonger dans cette franchise.

Ce film réalisé par un frenchie est en effet des plus médiocres, entre sa photographie très laide, ses effets spéciaux numériques ayant déjà 15 ans de retard à sa sortie (le sang virtuel est tout simplement risible), son interprétation très très inégale (Miller et Jun Ji-hyun s'en sortent très honorablement, les autres nettement moins), son script dérivatif et cousu de fil blanc, son illustration musicale sans inspiration, et sa période temporelle jamais perceptible (c'est supposé se dérouler dans les années 70, mais tout est tellement filmé/éclairé/etc de manière moderne qu'on n'en a jamais l'impression).

Zéro subtilité, donc, et zéro intérêt, si ce n'est lorsque le film s'essaie au cinoche asiatique surnaturel façon chambara, durant ses flashbacks, où là, ça ressemble enfin un peu à quelque chose. Un peu. Mais l'on passe son temps à se demander si la seconde équipe n'y est pas pour quelque chose.

Énorme bof, donc.

1.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 135 - Tricks & Treats 2016 : Films en vrac (3)

Publié le 6 Novembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Horreur, Halloween, Fantastique, Animation, Jeunesse, Action, Thriller, Lovecraft

Halloween, c'est terminé, et pour conclure l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, un assortiment de critiques en vrac de tous les films dont je n'ai pas pu parler avant...

American Nightmare 3 : Élections (The Purge : Election Year - 2016) :

Alors que la Purge annuelle est sur le point de commencer, Leo Barnes (Frank Grillo) est désormais assigné à la protection de la sénatrice Charlie Roan (Elizabeth Mitchell), une politicienne en course pour la Présidence des USA, et qui s'oppose vivement à la Purge. Mais les opposants politiques de la sénatrice, actuellement en place, semblent bien décidés à se débarrasser d'elle avant qu'elle ne devienne une menace réelle...

J'ai vraiment énormément de mal avec cette série des Purge/American Nightmare qui, pourtant, connaît un succès monstre outre-atlantique.

En ce qui me concerne, le simple fait que la franchise se complaise dans de l'action bourrine et de l'horreur sanglante inhérentes à ses origines de film de genre, en se drapant derrière des atours de critique sociale qui ne sont qu'illusion, m'a toujours dérangé, et pas qu'un peu.

Le premier était ainsi un film de siège/d'home invasion basique, confrontant une famille WASP privilégiée à une violence à laquelle elle refusait de se confronter : pas terrible (2/6), mais au moins, il y avait là une idée de base dont on pouvait se dire qu'elle serait exploitée ultérieurement. La suite déclinait le concept en version ethnique, aussi caricaturale et simpliste que le premier opus, mais plus dynamique, et avec un Frank Grillo qui aurait fait un Frank Castle idéal (3/6).

Pour ce numéro 3, on fait une fusion des deux, en conservant le côté minorité ethnique, en rajoutant Frank Grillo, plus une couche de privilège caucasien et aisé, le tout soupoudré d'une bonne dose de politique manichéenne, qui sert de décoration plus qu'autre chose.

Je vais être clair : arrivé à la moitié du film, je me suis aperçu que je n'en avait absolument rien à faire de ce qui se passait à l'écran, de qui survivait et qui passait l'arme à gauche, etc.

Le métrage est filmé sans finesse, interprété à l'arrache par certains (les deux jeunes femmes blacks qui assiègent la boutique cabotinent affreusement, filmées en plans serrés très laids), ça fétichise et rend la violence de la Purge ultra-glamour, cool et clinquante, à base de ralentis abusifs, de costumes et maquillages toujours plus travaillés, etc... bref, je n'ai pas aimé, et le seul moment qui a semblé fonctionner à mes yeux, c'est cette messe sanglante des nantis politiciens fanatiques, qui sacrifient des pauvres victimes pour se purger de leurs pulsions meurtrières, dans ce qui paraît tout droit sorti d'un cauchemar malsain de complotiste américain illuminé.

C'est peu.

2/6  

31 (2016) :

Cinq employés d'une fête foraine - Charly (Sheri Moon Zombie), Venus (Meg Foster), Panda (Lawrence Hilton-Jacobs), Levon (Kevin Jackson), et Roscoe (Jeff Daniel Phillips) - sont enlevés, la nuit d'Halloween, et maintenus captifs dans une usine désaffectée par un groupe de sociopathes menés par le Père Napoléon-Horation-Silas Murder (Malcolm McDowell). Ce dernier leur explique alors que, s'ils veulent être libérés, les cinq captifs doivent désormais prendre part au 31, un jeu qui leur impose de survivre toute une nuit face à des vagues successives de psychopathes tous plus dérangés les uns que les autres...

Un plantage spectaculaire signé Rob Zombie, de plus en plus en roue libre à mesure que le temps passe, et qu'il s'enferme dans ses gimmicks de réalisation et de trashitude provoc' stupide et creuse.

Ici, on a l'impression que le film a été conçu un soir de beuverie ou de fumette, alors que Rob était dans un état second ; qu'au réveil, le lendemain matin, sa gueule de bois était telle qu'il n'a retrouvé que le pitch du film griffonné sur un coin de nappe ; et qu'il a fini par se dire "bah, ça suffira bien à remplir une centaine de minutes, tout ça, il ne me reste plus qu'à crowdfunder un million et demi de dollars de budget, à réunir tous les copains, et c'est parti !".

Malheureusement, ça ne suffit pas.

Les personnages sont tous unanimement antipathiques et détestables, on descend toujours plus profondément dans les abysses du white trash vulgaire, et le pitch, qui tiendrait sur une demi-feuille de papier à cigarettes, est constamment saboté par les choix artistiques de l'ami Zombie.

Non seulement les scènes d'action sont illisibles (car secouées en tous sens, et prenant place dans des environnements sombres et poisseux), mais en plus, hormis une poignée de scènes à la photographie plus travaillée que la moyenne (et le look des tueurs, visuellement intéressants), le tout est tellement filmé et monté à l'arrache, tout en étant totalement vide point de vue scénario, qu'on ne peut que trouver le métrage assez insipide (parce que c'est sympa de travailler la photographie et l'éclairage, mais quand le décor principal du film, c'est une usine abandonnée plongée dans la pénombre, on ne peut pas faire de miracle, surtout quand la gestion de l'espace est inexistante).

Ajoutez à cela des dialogues assez nuls, un format répétitif, un concept dérivatif, et des grands méchants commanditaires tout simplement ridicules, et on obtient là un bon gros flop, assez rebutant et saoûlant.

1/6

Blair Witch (2016) :

Une bande d'amis (James Allen McCune, Callie Hernandez, Brandon Scott, Corbin Reid) décide de visiter les bois de Black Hills, dans le Maryland, pour tenter de retrouver la soeur de l'un d'entre eux, disparue 17 ans plus tôt, victime supposée de la Blair Witch qui hante ces bois...

De l'avis général - et aussi du mien - ce Blair Witch 2016 n'est qu'une pâle copie de l'original de 1999, très dérivative, remise au goût du jour technologique, mais sans la moindre originalité, et moins efficace que l'original.

Malheureusement pour moi, j'avais déjà trouvé que l'original, à l'époque, était particulièrement médiocre, et pouvait se résumer à une bande de citadins pas très malins faisant du camping pour la première fois, et sursautant à chaque pet de hibou : un métrage probablement plus efficace si l'on n'a pas l'expérience du camping ou si l'on n'a jamais passé du temps à arpenter des forêts, et qui n'avait vraiment d'intérêt que pour ses cinq dernières minutes (ainsi que pour sa production et sa promotion atypiques).

Autant dire que cette version 2016 est, à mes yeux, un néant d'autant plus absolu, qui tente de refaire le premier film pour une nouvelle génération, mais arrive 10 ans trop tard, après que pléthore de found footages aient exploité le genre jusqu'à l'agonie.

Résultat : la version 2016 donne constamment l'impression d'avoir pioché ses (rares) nouvelles idées à droite et à gauche (REC, Grave Encounters, etc) sans la moindre originalité propre (hormis peut-être le duo de baratineurs qui est responsable de les avoir perdus dans les bois, et quelques détails ici ou là), et, le reste du temps, il se contente de dérouler le schéma narratif de l'original, sans jamais parvenir à instaurer la moindre ambiance, une ambiance qui, de toute façon, est régulièrement sabotée par des semi-jump scares piteuses, et par un travail d'éclairage beaucoup trop artificiel et moderne.

Alors oui, ici, ça n'attend pas les 3 dernières minutes pour s'énerver un peu... mais ça n'est pas pour ça que le film en est plus réussi, ou a de l'intérêt.

1/6 (ça ferait presque revoir l'original et son économie de moyens à la hausse)

Satanic (2016) :

En route pour Coachella, quatre étudiants américains (Sarah Hyland, Marc Barnes, Justin Chon, Clara Mamet) décident de faire une escale à Los Angeles pour y visiter des lieux célèbres pour avoir été au centre de la Panique Satanique des années 80s. Là, ils tombent sur une cérémonie de véritables satanistes, et interrompent ce qui semblait être le sacrifice rituel d'une inconnue (Sophie Dalah) ; mais lorsqu'elle les retrouve, celle-ci s'avère bien plus dangereuse que prévu....

Un navet écrit par le scénariste de Kristy, et d'Instinct de Survie, deux films qui partagent avec ce Satanic une vacuité pas croyable, des clichés à la pelle, et des personnages caricaturaux au possible.

Ici, le quatuor de tête est à baffer, entre Mamet la wannabe-goth, Barnes le beau gosse sportif, Chon le fêtard, et Hyland qui ne fait que crier d'horreur ; la sataniste n'est guère meilleure, et tout le monde semble étrangement mal à l'aise dans les scènes la mettant en scène ; toutes les scènes d'horreur se produisent hors-champ ; et l'on finit par se demander si ce métrage n'est pas tout simplement un film sans le moindre budget, tourné en improvisation totale, avec des acteurs de passage pour Coachella.

Et puis l'on se souvient alors que le film a été produit et financé par MarVista Entertainment, maison de production californienne spécialiste des pires téléfilms fauchés des chaînes Lifetime et Hallmark, et soudain, on comprend le plantage de ce Satanic.

Creux, insipide, et générique : 1/6

Howard Lovecraft and the Frozen Kingdom (2016) :

Après avoir rendu visite à son père, enfermé à l'Asile, Howard Lovecraft (Kiefer O'Reilly) lit le livre maudit de son géniteur, et est aspiré par un portail jusque dans un monde étrange et enneigé, le monde de R'lyeh. Là, il sauve la vie d'un Profond, Thu Thu Hmong, qui devient sa monture, et il se met en route jusqu'au Château de Glace où trône le Roi de R'lyeh, capable de ramener Howard chez lui...

Qu'est-ce qu'on obtient quand on mélange l'univers de Lovecraft à une narration tout droit héritée des classiques pour enfants du genre Alice au Pays des Merveilles, pour en faire un comic book indépendant ? La trilogie d'Howard Lovecraft & The Three Kingdoms, de Bruce Brown, des romans graphiques pas désagréables, avec de l'humour, mais finalement assez anecdotiques et oubliables, car presque trop lisses et tous publics.

Qu'est-ce qu'on obtient quand le patron d'Arcana, la maison de publication du comics, et déjà réalisateur/scénariste du très médiocre Pixies, décide d'adapter très très librement le premier de ces romans graphiques en un film d'animation de 90 minutes, à destination des plus jeunes ? Quelque chose d'encore plus creux et étriqué que Pixies, à l'animation raide et vide (même s'il y a eu du progrès depuis son film précédent : plus de décors, plus de textures...), aux dialogues assez hachés (et au doublage très inégal - toute la famille du réalisateur double des personnages, notamment le héros et sa monture) et innombrables, avec beaucoup de meublage, de références datées (le moment bullet time à la Matrix), et une histoire finalement assez peu intéressante, car sans grand humour.

En fin de compte, je me suis vraiment ennuyé devant ce métrage très bavard, qui évoque presque plus un film de Noël (tous les environnements enneigés, les grelots, les batailles de boules de neige, etc) que quelque chose de sinistre ou d'étrange.

En fait, malgré la bonne volonté évidente des auteurs du comic book et même du patron d'Arcana, c'est l'archétype même de l'exploitation lovecraftienne, qui se contente de reprendre les noms, les visuels et la réputation de Lovecraft, pour les plaquer sur quelque chose de totalement insipide, d'un peu agaçant, et de paradoxalement totalement inaccessible aux plus jeunes.

Et bien qu'il y ait des stars comme Ron Perlman, Christopher Plummer et Doug Bradley au cast vocal, le mixage sonore est tellement plat qu'ils finissent par, malheureusement, ne rien apporter au récit ...

2/6 (1 pour le film, 1 pour la musique, surprenante)

The Alchemist Cookbook (2016) :

Dans une forêt du Michigan, un jeune afro-américain mentalement instable nommé Sean (Ty Hickson) vit seul, isolé de tous, avec pour seul compagnon son chat. Régulièrement, il est ravitaillé par un proche, Cortez (Amari Cheatom), mais Sean n'a que faire des bavardages : plongé dans un vieux grimoire, il s'est en effet fixé pour mission d'invoquer le démon Belial, afin d'obtenir des richesses insoupçonnées...

Film d'horreur indépendant écrit et réalisé par Joel Potrikus, ce métrage somme toute assez court (moins de 85 minutes) sera probablement assez polarisant, en cela qu'il est très minimaliste et naturaliste : tout repose ici sur l'excellent travail sonore effectué sur les bruitages (les grognements et les bruits démoniaques, hors caméra, ou dans la nuit, font leur petit effet), et sur le portrait d'un personnage principal instable, dont on se demande forcément à un moment ou à un autre s'il communie vraiment avec le diable, ou s'il hallucine tout.

Et c'est cette lente spirale vers la folie qu'illustre ce film, qui n'a vraiment d'horreur qu'une poignée de scènes : si l'on n'a pas peur d'un film très contemplatif, mais néanmoins intriguant, alors pas de problème. Dans le cas contraire, mieux vaut passer son chemin.

3.75/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 134 - Tricks & Treats 2016 : Films en vrac (2)

Publié le 6 Novembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Télévision, Review, Fantastique, Horreur, Comédie, Anthologie, Romance, Jeunesse, Halloween

Halloween, c'est terminé, et pour conclure l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, un assortiment de critiques en vrac de tous les films dont je n'ai pas pu parler avant...

Les Sorcières d'Eastwick (The Witches of Eastwick - 1987) :

Alexandra (Cher), Jane (Susan Sarandon) et Sukie (Michelle Pfeiffer), trois amies vivant dans une petite ville tranquille de Nouvelle Angleterre, ne sont pas heureuses en amour : l'une est veuve, l'autre divorcée, et la troisième seule avec ses nombreux enfants. Jusqu'au jour où Daryl Van Horne (Jack Nicholson), un charismatique et richissime entrepreneur, arrive en ville, pour s'installer dans un manoir laissé à l'abandon. Rapidement, Daryl séduit les trois femmes, et leur fait découvrir l'étendue de ses pouvoirs... et des leurs. Mais Daryl cache un sombre secret...

Une comédie fantastique de 1987, adaptée d'un roman, et mise en images par George "Mad Max" Miller, qui a eu la bonne idée de laisser Jack Nicholson en roue libre, dans le rôle de Satan.

Ce dernier s'en donne donc à coeur joie, cabotine, passe de la folie à la rage à l'humour et à l'émotion en quelques secondes, et vole littéralement la vedette à ses trois co-stars, pourtant actrices confirmées, et pas des moindres.

Dans l'ensemble, le film n'a pas trop vieilli, hormis quelques incrustations bien voyantes (mais la créature finale est superbe, à défaut d'être longtemps à l'écran), et une durée un peu excessive de deux heures de film, là où 95-100 minutes auraient largement suffi.

Néanmoins, le tout se regarde sans trop de problèmes, la musique de John Williams est excellente, et les décors/paysages sont splendides. Sympathique, sans plus.

4/6

Wolf (1994) :

Will Randall (Jack Nicholson), éditeur discret au sein d'une maison de publication, est trahi par son protégé Stewart (James Spader), qui lui vole son poste, et a une aventure avec sa femme. Mais Will a récemment été mordu par un loup, alors qu'il circulait sur une route de montagne, et cette morsure a des effets surprenants : lentement, Will se transforme en loup-garou, et à mesure que cette métamorphose s'opère, l'employé de bureau reprend le contrôle de son existence, trouvant un soutien inattendu en la personne de Laura (Michelle Pfeiffer), la fille rebelle de son patron (Christopher Plummer).

Sept ans après Les Sorcières d'Eastwick, on retrouve ici Michelle Pfeiffer face à Jack Nicholson, dans un film de garous assez moyen, car signé Mike Nichols.

Forcément, quand on confie un tel métrage à un réalisateur plus connu pour ses drames et comédies urbaines/yuppies, il ne faut pas s'attendre à autre chose ; paradoxalement, cela dit, c'est la partie comédie urbaine qui fonctionne le mieux : la première moitié du film ressemble un peu à un Teen Wolf plus adulte, avec un Nicholson qui fait preuve de retenue et de quasi-sobriété, une Pfeiffer plus affirmée et volontaire (même si son personnage est assez creux, en fin de compte), et un rythme assez maîtrisé.

Bon, on n'évite pas une réalisation très plate, avec des effets assez datés (zooms, ralentis, répétition d'images) et un score d'Ennio Morricone totalement transparent (voire même médiocre quand arrivent les saxophones), mais dans l'ensemble, le film n'est alors pas désagréable.

Et puis plus le récit avance, plus il tire en longueur (125 minutes, tout de même), plus il bascule dans le film de genre, et plus il devient cliché et risible, culminant en un duel fauché entre Nicholson et Spader en mode garous hirsutes, et par une fin un peu trop baclée et ambiguë. En somme, une moitié de bon film, et une moitié à oublier rapidement.

3/6

Les Ensorceleuses (Practical Magic - 1998) :

Dernière génération d'une lignée de sorcières vivant sur une petite île du Massachusetts, Sally (Sandra Bullock) et Gillian (Nicole Kidman) Owens ne se ressemblent pas vraiment : l'une est brune et casanière, l'autre est rousse et aventureuse. Néanmoins, elles sont particulièrement unies, et ont été élevées par leurs tantes excentriques, Frances (Stockard Channing) et Bridget (Dianne Wiest) à la réputation sulfureuse au sein de leur petite ville côtière. Mais une malédiction hante la famille Owens, et condamne toutes ses femmes à être malheureuses en amour. Gillian, notamment, croise le chemin du brutal Jimmy (Goran Visnjic) qui, après une soirée très chaotique, est tué par les deux soeurs, en état de légitime défense. Les forces de la magie, cependant, ont d'autres idées en tête, et lorsque un enquêteur (Aidan Quinne) commence à s'intéresser à la famille Owens, la situation de cette dernière se complique drastiquement...

Une comédie fantastico-romantique adaptée d'un livre, et qui se regarde tranquillement, sans être particulièrement mémorable dans un sens ou dans l'autre : les paysages et décors sont très réussis et pittoresques, la distribution efficace, le score de remplacement de Silvestri est discret mais mélodieux, et les effets ne sont pas mauvais, d'autant que le tout ne se prend jamais trop au sérieux.

Cela dit, il y a un abus de montages et de chansons pops féminines (menées par Sheryl Crow), le film est bordélique au possible (énormément de changement de tonalité et de direction - horreur, comédie, romance, fantastique, drame, etc), et au final, c'est probablement trop girly pour parler à un autre public que celui pour lequel le film a été conçu.

3.25/6

La Mort Vous Va Si Bien (Death Becomes Her - 1992) :

Madeline Ashton (Meryl Streep), superstar hollywoodienne vaniteuse et sur le déclin, vole Ernest (Bruce Willis), le fiancé chirurgien d'Helen (Goldie Hawn), une amie peureuse et timide. Quatorze ans plus tard, après une dépression carabinée et une prise de poids considérable, Helen ressurgit dans la vie de Madeline et d'Ernest, métamorphosée et plus sexy que jamais. Décidée à lutter contre sa rivale prête à la tuer, et contre les ravages de l'âge, Madeline a alors recours aux services d'une mystérieuse sorcière (Isabella Rossellini), qui lui offre la vie et la jeunesse éternelle... à condition de prendre soin de son corps...

Une comédie surnaturelle macabre, décalée, mordante, et satirique, signée Robert Zemeckis, et dans laquelle le cast s'amuse très clairement, notamment ses deux interprètes féminines principales, qui font un duo de frenemies impayables et totalement détestables.

Un film dont je ne me lasse pas, qui n'a pas vraiment vieilli (le thème principal, de Silvestri, est toujours ludique et mémorable), et qui fonctionne toujours aussi bien aujourd'hui que lorsque je l'ai découvert, beaucoup plus jeune.

4.5/6

The Midnight Hour (1985) :

Le soir d'Halloween, dans une petite ville de Nouvelle-Angleterre, un groupe de lycéens (Lee Montgomery, Dedee Pfeiffer, Peter DeLuise, Levar Burton et Shari Belafonte) organise un bal costumé, où tous les jeunes de la ville sont invités. Mais pour se trouver un costume, ils entrent par effraction dans le musée abandonné retraçant l'histoire de la ville, et découvrent là de vieux objets aux origines macabres : involontairement, ils réveillent alors l'esprit d'une sorcière maléfique, et avec elle, des hordes de créatures nocturnes et surnaturelles, qui fondent progressivement sur les habitants inconscients du danger.

Un téléfilm ABC de 1985 (disponible en VO sur Youtube) qui accuse son âge (le look des jeunes ; l'influence évidente et omniprésente de Thriller, sorti quelques années plus tôt ; le numéro musical et chorégraphié face caméra, à un quart d'heure de la fin !), tout en étant étrangement intemporel.

En effet, tout le film baigne dans une ambiance rétro-fifties/sixties, renforcée par son illustration musicale, par la voix d'un célèbre DJ radio qui rythme le métrage, et par l'intrigue secondaire de Phil (Montgomery), qui passe la soirée en compagnie de Sandy, une mystérieuse inconnue assez charmante (Jonna Lee), tout droit sortie des 50s/60s.

Et c'est justement cette intrigue secondaire qui fait que le film fonctionne en grande partie : car s'il ne semble jamais savoir sur quel pied danser - ça commence comme un film familial, ça continue comme un teen movie, puis une zombie comedy parodique, puis ça passe par de la romance, avant de basculer sur la fin dans l'horreur sérieuse - cela lui permet de rester toujours intéressant et surprenant, et de sauter de zombies en rut qui s'emballent dans un canapé, à des scènes plus sincères entre Phil et Sandy.

Bref, une assez bonne surprise, d'autant que le tout est plutôt bien joué : on retrouve pas mal de visages connus au casting, de Pfeiffer, DeLuise, Burton à Kurtwood Smith, Dick Van Patten, ou Kevin McCarthy, soit autant d'acteurs solides, qui donnent du naturel à un film pas très sérieux.

Alors oui, c'est daté, moyennement rythmé, un peu décousu, on sent que le script a été un peu charcuté (des scènes ou des personnages ne débouchent sur rien) et c'est loin d'être un classique, mais je n'en attendais absolument rien, et finalement, avec cette ambiance d'Halloween en Nouvelle Angleterre, je lui mets un sympathique

3.5/6

Aux Portes du Cauchemar (R. L. Stine's The Nightmare Room - 2001-2002) :

Unique saison de cette anthologie adaptée d'une collection de romans écrits par R.L. Stine, collection à la durée de vie toute aussi brève que son adaptation. The Nightmare Room a été diffusée en 2001 sur Kids' WB, un choix assez paradoxal vue l'orientation plus adolescente du programme, mais l'intention, avec ce show, étant clairement de reproduire le succès de Chair de Poule (terminée en 1998), ce n'est pas forcément surprenant.

En l'état, donc, une série de 13x20 minutes, avec énormément de visages familiers (notamment de l'écurie Disney) parmi les jeunes acteurs, un budget assez limité, et une narration en voix-off ultra-sérieuse d'un pseudo R.L. Stine (interprété par l'Oncle Phil du Prince de Bel-Air) qui se prend pour Rod Serling.

1x01 - "Don't Forget Me" - Adapté de R.L. Stine
Après la découverte de fissures étranges dans le sous-sol de leur nouvelle maison, Danielle (Amanda Bynes) s'aperçoit que son frère s'efface de sa mémoire... comme la plupart des enfants ayant vécu là avant eux.
Pas désagréable, en plus d'être plutôt honorablement joué par Bynes (bien avant qu'elle ne sombre dans les excès et ne disparaisse totalement de la carte), qui à l'époque était encore une actrice à potentiel. Cela dit, le script est un peu décousu, notamment à cause de péripéties totalement inutiles (l'hypnose).

1x02 - "Scareful What you wish for"
Dylan (Shia LaBeouf) va fêter son 14ème anniversaire, et pour ce faire, il se débarrasse de ses jouets d'enfance, au nombre desquels une poupée reçue des années plus tôt. Mais bien vite, un nouvel élève (Dylan & Cole Sprouse) se présente à l'école, exigeant de devenir l'ami de Dylan, et se vengeant sur ses amis (Tania Raymonde, Marcus T. Paulk) de manière surnaturelle.
Plutôt réussi, celui-là, avec une métaphore sympathique du passage à l'âge adulte, et une interprétation très solide de Shia (qui est un bon acteur, avant d'être un mec totalement barré).

1x03 - "The Howler" - Adapté de R.L. Stine
Trois enfants (Cara DeLizia, Jeremy Ray Valdez, Jermaine Williams) découvrent une machine étrange leur permettant d'entrer en contact avec le monde des esprits... esprits qui n'ont qu'une envie : posséder le corps des vivants.
Un script basique et relativement efficace, malgré une résolution totalement faiblarde, un Robert Englund qui ne sert à rien, et de jeunes acteurs qui surjouent dès qu'ils sont possédés. 

1x04 - "Tangled Web"
Josh (Justin Berfield) passe son temps à mentir, mais lorsqu'un instituteur remplaçant (David Carradine) arrive en ville, et choisit de le croire, Josh découvre rapidement que tous ses mensonges deviennent réalité.
Clairement l'épisode qui ressemble le plus à un Chair de Poule basique et enfantin, avec le grand frère de Malcolm en protagoniste, la soeur de Kaley Cuoco en meilleure amie, et Sting & David Naughton dans des petits rôles. Classique, mais plutôt amusant, rythmé et bien mené. 
 
1x05 - "Fear Games" - Adapté de R.L. Stine
Un groupe d'adolescents arrive sur une île reculée, pour participer à un jeu de tv-réalité façon Survivor. Mais bien vite, des phénomènes paranormaux se produisent.
Globalement assez mauvais, très daté, avec une distribution assez insipide remplie de jeunes acteurs en débardeurs moulants, et une Tippi Hedren qui ne sert à rien. 
 
1x06 - "School Spirit"
Un groupe de lycéens (au nombre desquels Madeline Zima et Keiko Agena) se retrouvent collés, sous la supervision de Mr Langley (James Karen), un enseignant à la réputation sinistre... et qui est mort depuis quatre ans.
Très moyen, se limite à un quasi-slasher basique, avec des lycéens qui courent dans une école plongée dans le noir. Bof. 

1x07 - "Full Moon Halloween" - Adapté de R.L. Stine
Le groupe de lycéens de l'épisode précédent se retrouve chez l'un d'entre eux pour Halloween, alors qu'un loup-garou sème la terreur dans le voisinage...
Un postulat assez sympathique, mais qui mange à tous les râteliers, entre maison hantée d'Halloween, loup-garou, tribules/gremlins à rattraper avant qu'ils ne sèment le chaos, et twist de fin télégraphié au possible. À peu près le même intérêt que l'épisode précédent, en fait. 

1x08 - "Four Eyes"
Lorsqu'il chausse ses nouvelles lunettes pour la première fois, Jeremy (Josh Zuckerman) découvre que le monde est envahi d'extraterrestres se préparant à conquérir la planète ; paniqué, il ne peut compter que sur sa meilleure amie (Lynsey Bartilson)...
Un bon gros remake d'Invasion Los Angeles, à la mode adolescente, typiquement Chair de Poule, avec en prime John C. McGinley en opticien. Pas désagréable, mais déjà vu, gentiment surjoué, et surtout tellement prévisible que ça en devient agaçant. 

1x09 - "Locker 13" - Adapté de R.L. Stine
Lorsqu'on lui attribue le vestiaire numéro 13, Luke (Brandon Gilberstadt), un adolescent superstitieux, est plus qu'inquiet. Mais dans ce vestiaire, il découvre un pendentif enchanté, qui lui apporte chance et bonheur... jusqu'à ce que le propriétaire du pendentif (Angus Scrimm) lui explique le prix à payer pour toute cette chance.
Avec aussi Ken Foree dans un petit rôle. Pas très palpitant, notamment parce que Scrimm est en pilotage automatique, et que la distribution, les personnages et les enjeux ne sont pas très intéressants. 

1x10 - "Dear Diary, I'm Dead" - Adapté de R.L. Stine
Alex (Drake Bell) découvre un jour un journal qui semble prédire le futur. Mais lorsqu'il décide de commencer à exploiter cet objet pour son gain personnel, les choses se compliquent, notamment lorsque le journal prédit sa mort...
Avec Brenda Song, "Ted" de Scrubs et "Wallace" de Veronica Mars dans des petits rôles. Plutôt sympatoche, dans le genre, bien qu'un peu maladroit çà et là (la toute fin, notamment, est de trop). 

1x11 - "My Name is Evil" - Adapté de R.L. Stine
Maudit par une bohémienne, Morgan (Marco Gould), un lycéen bien sous tous rapports et très gentil, devient soudain un paria à l'école lorsqu'il semble développer des pouvoirs étranges, qui se manifestent en réponse à ses pulsions négatives. Mais la jolie et manipulatrice Kristin (Kaley Cuoco) n'est peut être pas étrangère à cette situation...
Un récit à la structure assez moyenne (sauvée par le rebondissement final, prévisible mais réussi), à l'interprétation guère mémorable (Cuoco est un cliché sur pattes), et à la réalisation relativement médiocre (à base de ralentis et de plans serrés de travers à gogo). Mais c'est regardable.

1x12-13 - "Camp Nowhere pt.1 & 2" - Adapté de R.L. Stine
Un groupe d'adolescents (parmi lesquels Allison Mack et Sam Jones III) en camp de vacances va passer un peu de temps dans l'un des chalets d'un autre camp abandonné, réputé pour être hanté par des esprits indiens maléfiques... et ils se retrouvent transportés dans le temps et l'espace.
Un épisode en deux parties qui joue beaucoup la carte du meublage, notamment dans sa première partie, qui est, aux 3/4, un gros canular assez pataud et maladroit dans sa mise en image (plus kitchouille qu'efficace), et dans son écriture. La suite, une fois le déplacement temporel effectué, est nettement plus sympathique, et fortement aidée par la présence d'un bon paquet de visages familiers et attachants au fil de ces deux épisodes (outre "Chloe" et "Pete" de Smallville, on a aussi "Le Loup-Garou du Campus", "Topanga", "Malcolm"...). Mais on reste tout de même dans une production télévisée assez laborieuse, et plutôt inégale au niveau de l'interprétation et de la production (j'ai ri en entendant la virgule musicale de Koh Lanta à la flûte de pan, lorsque les esprits indiens apparaissent).

Une anthologie jeunesse très très moyenne, qui a pour seul véritable avantage, par rapport à Chair de Poule, d'avoir une distribution un peu plus âgée (à l'interprétation logiquement meilleure), et un public-cible à l'identique. Mais bon, après, tout cela reste toujours particulièrement dérivatif, notamment de Fais-moi Peur, diffusé plus de dix ans plus tôt.

3/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 133 - Tricks & Treats 2016 : Films en vrac (1)

Publié le 6 Novembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Horreur, Halloween, Fantastique, Religion, Thriller, Science-Fiction

Halloween, c'est terminé, et pour conclure l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, un assortiment de critiques en vrac de tous les films dont je n'ai pas pu parler avant...

Sector 7 (2011) :

Le personnel d'une plate-forme pétrolière située au large de la Corée du Sud est confronté à une créature sous-marine agressive, qui les décime un à un après être monté à bord...

Un monster movie sud-coréen qui se contente de reprendre le pire du cinéma de genre dérivatif des années 80, en lui rajoutant une bonne dose d'effets numériques laids (mouvements de caméra, scaphandre, incrustations ratées, monstre informe et mal finalisé, fonds verts immondes - comme lors de la poursuite à moto), un jeu outrancier et caricatural, une bande originale totalement ratée et un script cousu de fil blanc, aux clichés innombrables, et aux personnages assez bêtes.

Pas la moindre tension, pas le moindre suspense, pour un métrage franchement laborieux.

1.5/6

Teketeke (2009) :

Après la mort mystérieuse de sa meilleure amie, coupée en deux dans la rue alors qu'elle rentrait chez elle, Kana (Yuko Oshima) découvre l'existence de Teke Teke, une légende urbaine japonaise selon laquelle le tronc fantômatique d'une femme coupée en deux hanterait les rues de la ville, et s'en prendrait aux passants attardés osant la regarder ou portant du rouge. Avec l'aide de sa cousine, Rie (Mami Yamasaki), l'adolescente va mener l'enquête ; mais les deux jeunes femmes n'ont pas de temps à perdre, car elles ont toutes deux croisé le chemin de l'esprit, et quiconque survit à une première rencontre avec Teke Teke n'a droit qu'à un sursis de trois jours...

Un film d'horreur signé Kôji Shiraishi (encore lui, cf Occult, Noroi, Shirome, Cult, etc), et qui met en scène deux idols dans les rôles principaux de ce métrage inspiré d'une légende urbaine japonaise.

L'intérêt du métrage s'arrête à peu près là, malheureusement, puisqu'une fois passée la scène d'intro plutôt efficace (dans laquelle la créature, en vue subjective, traque une victime à ras le sol, dans les rues, scène rythmée par les cliquetis de ses ongles sur le bitume), et le meurtre de la meilleure copine, on retombe aussitôt dans du film d'horreur pour ados qui tourne rapidement à vide, fonctionnant sur des bases très familières (on pense à The Ring pour toutes les règles entourant Teke Teke, et son compte à rebours), et possédant un énorme ventre mou, le temps que l'enquête des deux héroïnes suive son cours.

On se retrouve donc avec facilement 40-45 minutes de néant sans la moindre tension entre le début et la fin (sur moins de 65 minutes une fois la scène post-générique inutile et le générique de fin enlevés, ça fait beaucoup), ce qui est d'autant plus frustrant que les apparitions de Teke Teke fonctionnent bien : le gimmick sonore annonçant son arrivée est efficace, le visuel recroquevillé du fantôme aussi, et ses déplacements, s'ils frôlent parfois le cartoon (je pense notamment à la scène de la voiture, qui commence très bien - la forme étrange de TekeTeke qui apparaît floue, en arrière plan, loin des filles - et se finit par un encastrage du fantôme dans la portière de l'auto, façon Bip-Bip et le Coyote, assez risible), ont quelque chose d'étrange et de tellement peu naturel que ça met aussitôt mal à l'aise.

Mais le ratio positif/négatif est malheureusement trop en défaveur du film pour mériter la moyenne.

2.25/6

Teketeke 2 (2009) :

Studieuse, complexée et distante, Reiko (Miu Nakamura) n'a qu'une amie dans son lycée, Natsuki (Sayuri Iwata) ; bientôt, elle s'attire l'hostilité de la clique des lycéennes populaires de sa classe, alors même que la légende urbaine de Teke Teke gagne en ampleur dans leur ville... Et lorsque les "ennemies" de Reiko commencent à être tuées, les unes après les autres, les soupçons se portent sur la jeune étudiante, qui possède un nom lourd de sens.

On prend les mêmes, et on recommence, ou presque.

Tourné en parallèle du premier Teketeke, avec la même équipe, cette suite dure 73 minutes... enfin, 73 - 4 ou 5 minutes de générique de fin et pas loin de 6 min 30 s de résumé de l'épisode précédent, et de mise à mort expédié de l'héroïne du premier film... donc au final, on est plus proche d'un métrage de 60 minutes.

Et pourtant, ce moyen-métrage parvient à souffrir des mêmes défauts que son jumeau, à savoir un rythme tout simplement atroce, et un récit qui préfère, à nouveau, se concentrer sur l'enquête et la légende à l'origine de Teke Teke, plutôt que sur son ambiance et sa créature effrayante.

On se retrouve donc encore à subir des explications interminables et bancales, amenées sur fond d'easy listening imbitable, alors que le postulat même du film - la revanche de Reiko sur ses congénères, en utilisant Teke Teke - aurait pu donner quelque chose de très sympathique. On en devine même quelques bribes dans les dernières scènes du film, qui retrouvent un peu d'efficacité, y compris dans leur ultime rebondissement.

Mais c'est bien trop tard pour inciter à l'indulgence.

1.5/6

Abattoir (2016) :

Julia (Jessica Lowndes), journaliste traumatisée par une tragédie familiale, et passionnée par les affaires criminelles, mène l'enquête sur Jebediah Crone (Dayton Callie), un homme étrange qui se spécialise dans le rachat de sites de crimes sanglants, d'où il prélève des pièces entières, pour les transplanter dans sa propre maison...

Il faut vraiment que je cesse de redonner une chance à Darren Lynn Bousman.

Repo ! était imbitable, Mother's Day discutable, 11 un navet millénariste ridicule, The Devil's Carnival insupportable, The Barrens raté, et son segment de Tales of Halloween insipide.

Donc sans surprises, cet Abattoir est une bouse (sans mauvais jeu de mots) particulièrement agaçante.

En même temps, lorsque le réalisateur présente son oeuvre comme au croisement de Seven et de Dark City, et qu'en fait, on se retrouve avec un navet qui passe 75 minutes à esquiver son sujet (la maison patchwork) pour nous raconter une enquête insipide et ultra-bavarde, plombée par des dialogues médiocres, des personnages caricaturaux et une interprétation assez faible, le tout dans un univers stylistiquement creux et cliché au croisement des films noirs et d'un monde contemporain... forcément, ça agace.

Le métrage n'a donc tout simplement aucun intérêt pendant tout ce temps, et s'avère ultra-bavard (pour ne rien dire), jusqu'à ce que l'héroïne se réveille enfin dans la maison hantée ; et là, alors que l'on aurait pu croire que, pour ces dernières 20 minutes, le récit décolle enfin un peu, on continue dans le bavardage : Dayton Callie est bon dans son rôle, mais ce rôle se résume à être un hôte accueillant l'héroïne dans sa maison hantée, pour un tour de manège digne de la Maison Hantée de Disneyland - les effets ne sont pas particulièrement laids, mais le tout n'est guère plus qu'une promenade dans une maison emplie de fantômes inoffensifs et jamais effrayants, le tout rythmé par les monologues sinistres de Jebediah Crone.

Et quand la fin du métrage arrive... on ne se dit qu'une chose : tout ça pour ça ?

0.5/6 (ça vaut probablement un tout petit peu plus, mais ça m'a tellement énervé que... non.)

Tell Me How I Die (2016) :

Lors des vacances de Noël, un groupe de jeunes vingtenaires (Nathan Kress, Virginia Gardner, Kirby Bliss Blanton, Ryan Higa, Mark Furze, etc) accepte de prendre part à des tests cliniques supervisés par un spécialiste distant (William Mapother), pour un médicament mystérieux qui s'avère capable de stimuler de manière inouie la mémoire de ceux le prennent. Rapidement, les cobayes découvrent que le médicament leur permet de prévoir le futur immédiat... mais un tueur mystérieux semble doté des mêmes capacités, qu'il exploite pour les tuer un par un.

Un film d'horreur indépendant à petit budget, qui vaut principalement pour sa photographie et ses décors (que ce soit la clinique de test ou les extérieurs enneigés), plutôt réussis, ainsi que pour son idée de départ qui, à défaut dêtre totalement originale (on est au croisement de Destination Finale et d'un film comme Bloodwork, par exemple), reste bourrée de potentiel.

Ce potentiel, malheureusement, n'est pas très bien exploité, les effets de la molécule restant anecdotiques et contenus au tout dernier quart d'heure du film (on y assiste ainsi aux prémices d'un duel de précogs, mais l'idée tourne court), et le rythme du métrage étant assez faiblard, jusqu'à finir le film à bout de souffle et prématurément ; niveau interprétation, si le cast est assez  sympathique et compétent (amusant de retrouver là un Nathan Kress qui a pris du muscle depuis iCarly, ou encore Ryan Higa), il souffre un peu d'une trop grande uniformité (tout le monde est beau, sexy et athlétique), de personnages pas très malins (on leur donne des instructions très strictes, et tout le monde les enfreint immédiatement), et d'un bad guy évident (le spectateur avisé devine rapidement qui le tueur peut bien être, et pourquoi il agit ainsi), en plus d'être totalement sous-exploité.

En somme, un slasher assez décevant, car trop long, trop mou, et souffrant d'une fin faiblarde et précipitée, mais qui est (un peu) sauvé des abysses par son cast, et par son rendu visuel.

2/6

L'Ange des Ténèbres (The Unholy - 1988) :

Après une chute mortelle dont il sort miraculeusement indemne, le Père Michael (Ben Cross) devient le pasteur de l'Église St Agnès, fermée pendant plusieurs années après la mort mystérieuse de son prédécesseur. Là, il découvre qu'il est l'Élu, et que sa mission est de combattre un démon maléfique et tentateur, qui, sous l'apparence d'une femme à demi-nue (Nicole Fortier), corrompt et tue d'innocentes victimes...

Ouhlà. Franchement, l'horreur des années 80, je suis toujours partant, et ce même si les films de cette époque ont rarement bien vieilli (ici, c'est le cas de l'apparence de la succube, en nuisette transparente et cheveux bouffants soufflant dans le vent, so eighties)... mais là... ouhlà.

Pourtant, ça ne commençait pas trop mal : du sang, un peu de nudité, la Nouvelle-Orléans, une ambiance de film noir avec un prêtre en lieu et place d'un détective, tout ça, c'est plutôt sympathique, pour un début.

Et puis en fait, progressivement, le film s'embourbe, perd tout rythme, enchaîne les déblatérations pseudo-religieuses... et finit dans un grand n'importe quoi, à base de monstre raté en latex, de nains en costumes de gobelins, et de prêtre qui lévite en faisant involontairement le salut nazi.

Il ne reste en fin de compte de ce film que quelques images réussies et assez jolies, ce qui est clairement trop peu pour maintenir le spectateur éveillé.

1.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 132 - In The Deep/47 Meters Down (2016), Dernier Train pour Busan (2016) & I Am Not A Serial Killer (2016)

Publié le 5 Novembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Thriller, Horreur, Fantastique, Comédie, Halloween

Halloween, c'est terminé, et jusqu'à la fin de la semaine, on achève l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme la fin de ce marathon de cinéma fantastique et d'horreur qui a duré un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

In The Deep/47 Meters Down :

En vacances au Mexique, Lisa (Mandy Moore) et Kate (Claire Holt), deux soeurs, décident d'aller observer les requins au fond de l'océan, grâce à une cage de plongée. Mais lorsque l'attache de la cage cède, les deux jeunes femmes se retrouvent prises au piège sous la mer, entourées de grands blancs affamés, et avec des réserves d'oxygène en chute libre...

Un long-métrage distribué par les Weinstein, produit par Alexandre Aja, mis en musique (pour le meilleur et pour le pire) par Tomandandy, et qui se résume à un huis-clos sous-marin confrontant deux demoiselles criardes et pas très malignes aux ténèbres de l'océan, et à quelques requins à la recherche d'un casse-croûte.

En soi, ce n'est pas forcément désagréable, c'est assez bien filmé, et les effets sont convaincants ; on regrettera néanmoins le script très prévisible, bourré de rebondissements téléphonés (la cage qui se décroche à deux reprises, la frangine qui disparaît... et réapparaît, le sauvetage qui tourne court, la décompression, etc) et souffrant d'une exposition très balisée qui dure près de 30 minutes.

Si, en comparaison d'Instinct de Survie, qui arrive à la même période, ce métrage arrive à imposer nettement plus de pression et de tension, il reste assez anecdotique (à moins d'avoir naturellement peur des profondeurs, de l'eau, du noir ou des squales, ce qui, j'en conviens, couvre un assez large éventail de phobies), et tente, sur la fin, un rebondissement façon "tout était dans sa tête" qui ne fonctionne que moyennement, d'autant que tout cela se termine par une semi-happy end de trop pour moi.

3/6

(par contre, je ne suis toujours pas certain de savoir comment les deux filles font pour discuter ensemble sous l'eau avec leur équipement ultra-basique, alors qu'elles n'ont ni oreillettes, ni masque intégral...)

Dernier train pour Busan (Busanhaeng/Train to Busan - 2016) :

Seok-Woo (Gong Yoo), divorcé sud-coréen et gérant de portefeuille boursier obnubilé par son travail, accepte d'emmener sa fille Soo-an (Kim Su-an) voir sa mère à Busan pour son anniversaire. Ils embarquent donc à bord du KTX, un train à grande vitesse, en compagnie d'une équipe de baseball lycéenne, d'un sans-abri (Choi Gwi-hwa), de deux soeurs âgées (Ye Soo-jung et Park Myung-sin), d'un grand patron (Kim Eui-Sung) et d'un couple qui attend un bébé (Ma Dong-seok et Jung Yu-mi). Mais bien vite, il apparaît qu'une épidémie meurtrière frappe la Corée, et que le train, qui a quitté le quai, contient à son bord une infectée... qui propage rapidement sa maladie.

Un film de zombies carré, professionnel et dynamique, avec des personnages assez attachants et qui ont une bonne alchimie (facteurs trop souvent sous-estimés dans les films d'horreur), des hordes d'infectés désarticulés et parfois comiques (rappelant un peu World War Z, mais en réussi et en plus drôle - excellente gestuelle des acteurs zombifiés), et un environnement qui rappelle évidemment Snowpiercer (y compris, et à un degré très moindre, au niveau de la critique sociale).

On passe donc un très bon moment devant ce Dernier Train pour Busan, même si, forcément, le métrage n'est pas dépourvu de défauts : on peut notamment citer un déroulement un peu trop prévisible (on devine qui facilement va mourir, et dans quel ordre), conséquence du caractère relativement caricatural de certains personnages, et d'un métrage à la durée un peu trop longue pour son propre bien.

Ce qui, en conséquence, rend les occasionnels ralentis larmoyants un peu trop superflus et forcés, et peut agacer.

Mais dans l'ensemble, Train to Busan est une très bonne surprise sud-coréenne, qui, pour une fois, est à la hauteur de sa réception enthousiaste parmi les amateurs de genre.

4.25/6

I am not a Serial Killer (2016) :

Morbide, fasciné par les cadavres, la mort, les tueurs en série, et arborant lui-même tous les signes annonciateurs d'une futur carrière de sociopathe tueur en série, John (Max Records) vit une vie pénible, constamment torturé par ses penchants obscurs à peine contrôlés par des règles de vie qu'il s'impose, et passant son temps entre séances de psychothérapie, travail avec sa mère (Laura Fraser) dans la morgue familiale, et lycée, où il n'a quasiment aucun ami. Mais lorsque des meurtres sanglants se multiplient dans sa petite ville, John décide de mener l'enquête, fasciné, et en vient à soupçonner son voisin, Mr Crowley (Christopher Lloyd), un vieillard aux habitudes étranges...

Un film indépendant qui pourrait se résumer à une sorte de croisement assez premier degré et sombre entre Un élève doué, Dexter et Vampire, vous avez dit vampire ?, adapté du premier roman d'une série young adult consacrée à son protagoniste principal, cet adolescent luttant constamment contre ses pulsions meurtrières.

Le métrage, lui, parvient à établir une ambiance très particulière et déroutante, aidée par une illustration musicale globalement inattendue (du synthé Moog, du grunge, du punk, du rock 70s, de la dissonance, des plages sonores à la limite de Philip Glass, etc), par une interprétation impeccable, et par des moments un peu excentriques (toutes les réactions de la mère de John, notamment, semblent étrangement peu normales, ce qui est à la fois un défaut et une qualité.)

Si le film s'avère finalement assez classique dans son déroulement (la bascule s'opère au bout de trente minutes, et ensuite, ça file droit sur ses rails, avec un rythme néanmoins assez mesuré), il n'en reste pas moins intéressant, grâce à un improbable jeu du chat et de la souris entre deux êtres qui, en fin de compte, ont plus de similarités que de différences... seul vrai reproche, les effets numériques, qui trahissent le budget limité du métrage, et n'ont pas l'impact souhaité.

4/6

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