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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (hautement?) éclairés...

Articles avec #policier catégorie

Un film, un jour (ou presque) #539 : CHIPS (2017)

Publié le 19 Juin 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Action, Policier, Télévision

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

CHIPS : 

Jon Baker (Dax Shepard) est un ex-pilote, à la carrière ruinée, et qui tente de reconquérir son épouse infidèle (Kristen Bell) en rejoignant la police autoroutière californienne. À peine sorti de l'académie, il est assigné à la patrouille CHIPS, en tant que partenaire de Frank Poncherello (Michael Peña) ; mais ce dernier est en réalité un agent du FBI enquêtant sur un gang de criminels motards mené par Ray (Vincent D'Onofrio), un officier de police corrompu...

Adaptation très libre de la série CHiPS par Dax Shepard (le mari de Kristen Bell), par ailleurs rôle principal et scénariste du film.

Et par "très libre", j'entends que ça n'a tout simplement pas grand chose à voir avec la série : l'époque est moderne, "Ponch" n'est que l'alias ringard d'un agent du FBI, les deux motards passent la moitié du film en combinaison de sport et sur des motos de course tunées, Ponch et Jon passent tout le film à parler de cul, à faire des vannes scatologiques, homophobes, sexistes (etc), le thème musical n'est jamais utilisé (les premières mesures, à la trompette, surgissent deux ou trois fois, mais sont aussitôt interrompues, et ne servent qu'à amorcer/ponctuer des chutes ou du slapstick), l'ambiance typiquement disco/symphonique de la série (alors signée Alan Silvestri) est forcément absente, et dans l'ensemble, tout le film est le postérieur entre deux chaises, entre buddy comedy lourde et vulgaire, et film policier mal rythmé.

C'est bien là le problème, en fait : ça se veut être dans la lignée de 21 Jump Street et de Starsky & Hutch, mais ça manque totalement sa cible en ne sachant jamais équilibrer humour, fanservice, second degré, et intrigue rythmée.

Dax Shepard s'avère ainsi un scénariste médiocre (le rythme global du film est bancal), un réalisateur passe-partout (et certains choix sont assez étranges : des ralentis, des arrêts sur image, qui n'apportent rien), en plus de n'être que moyennement attachant en héros.

On regrettera aussi le rôle ingrat de Kristen Bell (de toute façon, aucun des personnages féminins n'est particulièrement mis en valeur dans ce film : soit ils sont là pour séduire/être séduits, soit pour se déshabiller, soit pour être des clichés caractérisés en deux ou trois mots - la biatch, la vieille fille, la cougar, la dure à cuire, la fourbe), mais on saluera D'Onofrio, qui est efficace en tant que méchant.

En conclusion, un CHIPS begins totalement inutile avec des acteurs de cet âge, au script générique et lourd, à la violence peu crédible (les véhicules percutent de nombreuses personnes sans que personne ne s'en inquiète, les fusillades sont traitées sur un mode comique), à l'humour bas de plafond, et aux poursuites à moto pas désagréables, mais totalement oubliables en fin de compte.

Un film raté, un.

1.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #493 : Bridgend (2013)

Publié le 14 Avril 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Documentaire, Policier

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Bridgend :

Depuis 2007, une vague inexplicable de suicides a lieu dans la petite ville de Bridgend, dans le sud du Pays de Galles, et les adolescents de la communauté sont retrouvés pendus, les uns après les autres. Certains parlent de secte, d'autres de pacte suicidaire, ou même de tueur en série... et si les véritables coupables étaient les médias ?

Un documentaire de 2013 qui s'ouvre sur un carton-titre d'assez mauvais goût (un jeu du pendu avec les lettres du titre), et qui aborde le "mystère" Bridgend avec une esthétique et une musique que l'on dirait sorties d'un film d'horreur des années 80.

Le coeur du documentaire, ce sont des interviews détaillées avec les familles des victimes... et c'est à peu près tout.

On s'ennuie très rapidement devant ce métrage un peu répétitif, qui n'apporte pas grand chose de pertinent ou d'original à son sujet, ne fait que contribuer au sensationnalisme entourant celui-ci (et donc au problème lui donnant naissance), et sur la fin, sert un peu trop la soupe à son réalisateur-musicien-botoxé, qui se met en scène devant ses propres caméras.

Bof.

2/6

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Les bilans de Lurdo : Angie Tribeca, saisons 1 & 2 (2016)

Publié le 26 Mars 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, TBS, Comédie, Policier

Rashida Jones, Deon Cole et Jere Burns dans une sitcom produite (et partiellement dirigée/interprétée) par Steve Carrell et sa femme, sur Angie Tribeca (Rashida Jones), super-inspectrice au sein d'une brigade totalement déjantée et absurde, avec laquelle elle enquête sur des crimes toujours plus improbables.

Angie Tribeca saison 1 :

(critique effectuée lors la diffusion initiale, en Janvier 2016)

Énormément de guests, dans cette saison 1, parmi lesquels Lisa Kudrow, Alfred Molina, Gary Cole, Adam Scott, James Franco, Jeff Dunham, Sarah Chalke, John Michael Higgins, Amy Smart, David Koechner, Keegan Michael-Key, Cecily Strong, Gene Simmons, Danny Trejo, Ryan Hansen...

On est ici dans de la grosse parodie absurde et débile à la ZAZ, directement inspirée des Mr. Gun (Sledge Hammer), de Police Squad/Y-a-t-il un Flic... ?, et des films Alarme Fatale... et quand je dis "directement inspirée", j'entends par là qu'à de nombreuses reprises, j'ai eu l'impression de voir des gags et des scènes directement reprises de tous ces modèles.

Ce qui n'aide pas vraiment Angie Tribeca à se forger sa propre identité, d'autant que les gags de la série ne fonctionnent qu'une fois sur deux ou trois, en étant généreux : la plupart du temps, ces gags sont soit beaucoup trop faciles et attendus, soit étirés trop longtemps, ou bien sont répétés jusqu'à plus soif, et ils finissent par tomber à plat, lassants.

Surtout lorsqu'ils ne sont pas drôles : il y a vraiment un abus de vannes "littérales" , façon "prenez donc un siège" = le personnage saisit une chaise et la tient à bout de bras, ou encore "les médias sont déjà en train de renifler dans le coin" = plan sur des journalistes qui tournent en rond, à quatre pattes, en train de renifler partout.

Une fois de temps en temps, ça passe. Répétées dans chaque épisode, voire plusieurs fois par épisode, voire même plusieurs fois dans une même scène, c'est l'overdose et on se contente de lever les yeux au ciel (un peu comme pour les gimmicks "littéraires" des Désastreuses Aventures des Orphelins Baudelaire), malgré la bonne volonté et l'énergie de la distribution (une distribution en surjeu complet et volontaire, ce qui tend aussi à affaiblir l'impact de certaines vannes, en soulignant d'autant plus un décalage bien forcé).

Et on touche là aussi aux limites du format binge-watching popularisé par Netflix : ici, TBS, la chaîne de production, a lancé la série d'un bloc, avec un marathon de 25 heures non-stop, diffusant ces 10 premiers épisodes en boucle pendant une journée. Autant dire que l'overdose était instantanée, et qu'il était bien difficile de finir la première saison d'une traite.

Heureusement pour le show, son écriture s'améliore progressivement, jusqu'à devenir gentiment sympathique à partir de la mi-saison... mais bon : la première saison d'Angie Tribeca reste dérivative, et oubliable malgré son absurdité, d'autant plus que des séries comme NTSF:SD:SUV:: ou Brooklyn 99 marchent sur les mêmes plates-bandes, et sont (ou étaient, dans le cas de NTSF) clairement un niveau au-dessus de cet Angie Tribeca.

(cela dit, Rashida est toujours ♥♥♥♥)   

Angie Tribeca saison 2 :

(critique effectuée en Mars 2017)

Un an après la saison 1, Angie Tribeca (Rashida Jones) se réveille de son coma pour découvrir que Geils (Hayes MacArthur) et le Dr. Scholls (Andrée Vermeulen) sont désormais ensemble, et que le Sergent Pepper (James Franco), son ex-partenaire et amant, est peut-être toujours en vie. Mais la mystérieuse organisation Mayhem Global semble bien décidée à saboter les élections municipales à venir, et Angie doit mener l'enquête...

Avec Jon Hamm, Rhys Darby, Busy Phillips, James Franco, David Walton, Kevin Pollak, Heather Graham, Danny Pudi, Mary McCormack, Maya Rudolph, Noah Wyle, Eriq La Salle, Saul Rubinek, les membres de plusieurs boybands, Jonathan Frakes, Ed Begley Jr, Peggy Lipton, Nancy Carrell...

Une seconde saison diffusée six mois après la première, et qui prend totalement le contre-pied de celle-ci, puisque non seulement toute l'équipe des scénaristes de la saison 1 est passée à la trappe (ne reste que l'un des showrunners), mais en plus, la série change totalement de style et de format : on oublie totalement les épisodes indépendants, pour installer une intrigue de fond sur Mayhem Global/James Franco, on adopte un ton plus sérieux et sombre (y compris visuellement) et on se débarrasse de la plupart des jeux de mots et des gags ultra-parodiques de la saison 1 (ceux qui faisaient ressembler le show à un photocopillage des aventures de Frank Drebin), pour se concentrer sur un humour moins prononcé, plus "subtil" (par exemple, les mésaventures du chien partenaire de Deon Cole et le légiste excentrique interprété par Molina sont nettement moins présents, et le hurlement de fin de générique d'ouverture, façon Les Experts Miami, disparaît totalement), plus près d'un Brooklyn 99 que d'un film des ZAZ.

Ce qui ne veut pas dire pour autant que le côté absurde a été oublié, loin de là : il est juste nettement plus modéré (mais parfois complètement aléatoire et non-sensique, au point de paraître totalement hors-sujet et plat).

Malheureusement, ça n'améliore pas le show pour autant, car il souffre toujours d'un timing comique assez inégal, avec des gags qui s'éternisent, et durent beaucoup trop longtemps pour être efficaces... un problème que le nouveau format n'améliore guère, puisqu'en se concentrant sur une intrigue de fond pas particulièrement passionnante, la série perd énormément en rythme et en dynamisme.

D'autant qu'on a du mal à se passionner pour le triangle Tribeca/Geils/Scholls (aucun des acteurs n'a d'alchimie avec les deux autres), ou pour l'histoire de Mayhem Global : le show prend tellement peu au sérieux son univers en temps normal qu'en tentant de nous impliquer dans une histoire plus "dramatique", ou dans des relations amoureuses, il vise complètement à côté de la cible, et le tout tombe à plat.

Bref, une saison sérialisée qui a beau essayer de faire des parodies à droite et à gauche (Alerte à Malibu, Scorpion/Les Experts Cyber, The Social Network, Castle, etc), et de donner un peu d'épaisseur à son univers et à ses personnages, elle n'arrive pas à convaincre plus que lors de ses dix premiers épisodes.

Les problèmes sont différents (j'ai même envie de dire qu'ils sont radicalement opposés, la plupart du temps), mais le résultat est le même : Angie Tribeca est regardable, elle est même régulièrement amusante, mais au final, elle reste hautement anecdotique.

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Un film, un jour (ou presque) #457 : Trahie par le Passé (2015)

Publié le 23 Février 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Drame, Policier, Thriller, Lifetime, Télévision

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Trahie par le Passé (Buried Secrets) :

Renvoyée des forces de police pour une affaire de corruption dont elle est pourtant innocente, Sarah Winters (Sarah Carter) est devenu un auteur policier à succès. Mais lorsque la dernière enquête menée par Sarah avant son renvoi refait surface, et qu'un indice crucial est découvert - indice inconnu de tous, mais que Sarah avait pourtant pointé du doigt dans son dernier roman - tous les soupçons portent sur l'ex-policière, notamment lorsque la maire actuelle (Sarah-Jane Redmond), en pleine période de réélection, décide de faire d'elle le bouc-émissaire de tous les problèmes actuels des forces de l'ordre...

Un téléfilm policier de la chaîne Lifetime qui accumule les défauts : décisions improbables (faire de Sarah Carter, 35 ans mais qui en fait 10 de moins, la mère d'une adolescente de 13 ans qui en paraît 2 ou 3 de plus et qui ne lui ressemble pas du tout, ça passe moyen), mystères familiaux inutiles (à base d'adoption) qui embrouillent le récit, coïncidences un peu trop grosses pour être crédibles, les protagonistes unanimement têtes à claques (tout le monde, mais vraiment tout le monde, Sarah y compris, réagit régulièrement de manière stupide et agaçante), interprétation très inégale, et script qui manquant de rigueur, en plus d'être à fond dans les clichés du genre Lifetime (à savoir : tous les personnages négatifs sont des hommes, qui tous font souffrir les femmes de ce récit, Sarah étant en tête de ligne)...

En résumé, c'est mauvais.

1.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #387 : Dredd (2012)

Publié le 22 Août 2016 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Review, Action, Policier, Science-Fiction

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Dredd :

Dans un futur post-apocalyptique, MegaCity, une métropole gigantesque, est en proie à une criminalité rampante. Seuls les Juges, des officiers servant à la fois de juges, de jurés et de bourreaux, peuvent s'opposer aux criminels, et parmi eux, Dredd (Karl Urban) est le plus redouté. Mais lorsque Dredd et Cassandra (Olivia Thirlby), une apprentie-Juge aux pouvoirs de télépathie, sont pris au piège dans un immeuble contrôlé par le gang de Ma-Ma (Lena Headey), une dangereuse trafiquante de drogues, les deux Juges vont devoir se battre pour survivre et pour faire régner la Loi et l'Ordre...

Ma première réaction à la vision de ce Dredd, à sa sortie, face à une hype considérable qui parfait de classique instantané, avait été une indifférence polie.

Le tout m'avait paru assez fauché et étriqué, malgré l'évidente bonne volonté et les efforts très clairs pour proposer quelque chose de violent et de fidèle à la bande dessinée, tout en s'éloignant un maximum du blockbuster de Stallone.

Mais le film se trouvait malheureusement beaucoup trop le cul entre deux chaises pour me convaincre : pas assez réaliste (trop d'effets de style inutiles, uniquement là pour la 3D ; la violence trop caricaturale et sanguinolente ; l'interprétation forcée d'Urban et des autres acteurs) et pas assez comics (manque considérable d'ampleur, costumes très moyens, maquillages et effets visuels contrastant trop avec l'environnement réaliste dans lequel les personnages évoluent) à la fois.

En revoyant aujourd'hui le film, et en sachant à quoi m'attendre, ça passe mieux. Les problèmes qui m'avaient dérangés à l'époque sont toujours présents, impossibles à ignorer, et ce métrage a toujours des allures de pilote de série tv "Dredd & Anderson", mais le tout finit par apparaître sympathique, voire même assez réussi dans certains plans.

Dommage que le film n'ait pas été plus homogène...

3.5/6

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