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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (hautement?) éclairés...

Un film, un jour (ou presque) #422 : Kill Your Friends (2015)

Publié le 28 Novembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Thriller, Comédie, Musique, UK

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Kill Your Friends :

À Londres, en 1997, l'industrie musicale est à son apogée, et Steven Stelfox (Nicholas Hoult), un jeune dénicheur de talents cynique et ambitieux, est prêt à tout pour gravir les échelons de son industrie. À tout, y compris au meurtre...

Une comédie noire anglaise, adapté d'un roman de l'écossais John Niven, et qui se veut une satire du milieu de la musique, marchant dans les traces d'un Loup de Wall Street, de Syrup, et surtout d'un American Psycho.

Le problème étant que ce Kill Your Friends lorgne tellement sur ce dernier métrage qu'il souffre énormément de la comparaison. Notamment parce qu'ici, la satire manque de mordant ou de punch, et que le tout est finalement très sérieux, manquant fortement d'humour, de rythme, de détachement, voire même d'intelligence : l'écriture - pourtant de Niven lui-même - est assez quelconque et maladroite (avec des flashbacks inutiles), l'illustration musicale est envahissante (tout ce qui se faisait de pire à l'époque) et le film semble se croire beaucoup plus transgressif et malin qu'il ne l'est vraiment.

Bien tenté, mais insuffisant.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #385 : Suicide Squad (v. cinéma + v. longue - 2016)

Publié le 27 Novembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Fantastique, DC, DCU

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Suicide Squad :

Pour contrer l'émergence des métahumains et pallier la mort de Superman, Amanda Waller (Viola Davis), agent du gouvernement, décide de mettre sur pieds un commando de forces spéciales composée des pires criminels connus : Deadshot (Will Smith), Killer Croc (Adewale Akinnuoye-Agbaje), Harley Quinn (Margot Robbie), Captain Boomerang (Jay Courtney), et autres psychopathes aux capacités spéciales font ainsi équipe pour affronter l'une des leurs, l'Enchantresse (Cara Delevingne), alors même qu'en arrière plan plane l'ombre du maléfique Joker (Jared Leto)...

Récapitulons rapidement : Warner/DC Comics est à la traîne derrière Marvel, et tente d'établir son propre univers cinématographique de manière précipitée et baclée, en laissant Zack Snyder superviser le tout. Mais l'approche Snyder est très polarisante, et après un Man Of Steel destructeur, et un Batman v Superman bordélique, sa vision pluvieuse et bourrine de l'univers DC fait sérieusement débat.

Aussi, pour tenter de contrer cette désaffection croissante du grand public et des critiques (les films font de bons scores au box-office, mais n'atteignent jamais les cartons faramineux de la concurrence, et souffrent d'un bouche à oreille négatif), DC a décidé de faire comme Marvel, et de singer l'approche Guardians of The Galaxy : sur papier, un film d'équipe décalé, original, avec des seconds couteaux DC méconnus du grand public, un sens de l'humour, et une bande-son pop-rock légère et amusante.

Du moins, c'est ce que DC a vendu avec la bande-annonce de Suicide Squad. Seul problème : David Ayer, lui, tournait un film de bande façon Les Douze Mercenaires, pluvieux, sombre et bourrin. Et donc DC de paniquer, d'ordonner des reshoots visant à alléger l'ambiance du film, d'axer la promo sur le tournage excentrique et déjanté, et de commander un second montage parallèle au premier, qui ressemblerait plus au film vendu dans la bande-annonce.

Résultat : à l'écran, Suicide Squad est un bordel improbable, un hybride de ces deux directions créatives opposées, constamment tiraillées entre celles-ci, et ce sans jamais que l'une ou l'autre ne parvienne à s'imposer (et à imposer un ton cohérent au film).

Autrement dit, Suicide Squad a constamment le postérieur entre deux chaises, sans jamais convaincre dans une catégorie ou dans l'autre : à la fois terne et forcé (les morceaux musicaux font vraiment datés et insérés de manière automatique par un monteur incapable), plein d'action insipide (des fusillades, et encore des fusillades), mal rythmé, totalement dominé par Will Smith et Margot Robbie (pas forcément surprenant, tant on pouvait très tôt deviner que tout le reste de la squad, au charisme de poulpe mort, ferait de la figuration se limitant même parfois à deux lignes de dialogues ; le Joker, pourtant omniprésent dans la promo, a quant à lui un temps de présence ultra-limité) et aux choix créatifs très discutables (la relation à sens unique Joker/Harley du comic-book et des dessins animés s'est ici changée en relation amoureuse réciproque), antagoniste "mystère" totalement décevant, oubliable et disproportionné (le film aurait mieux fonctionné avec le Joker en antagoniste), et surtout, "commando de méchants" qui n'ont absolument rien de méchants, et paraissent presque plus sensés, calmes et héroïques que les Batman et Superman de ce même univers...

Et n'oublions pas la réalisation (bourrée de gimmicks et de moments clichés), ou l'interprétation, affreusement inégale : si Robbie et Smith font leur truc de manière assurée, Cara Delevingne en fait trois tonnes, Kinnaman est, au mieux, médiocre, Jared Leto... disons que son Joker gangsta-bling-in-love n'apparaîtra jamais sur ma liste de méchants réussis au cinéma.... et les autres disparaissent sous leur maquillage (pauvre, pauvre Killer Croc).

Bref, on est dans un ratage indubitable (le troisième, créativement parlant, sur trois films de l'univers partagé DC comics : ça commence à faire beaucoup), un film bancal, sans une once de fun, et qui peine à intéresser le spectateur, ou à rester dans sa mémoire.

Malheureusement, les fanboys de DC (ceux-là mêmes qui crient au complot, et exigent la fermeture de RottenTomatoes, parce que leur film préféré ne reçoit pas de critiques extatiques) sont toujours au rendez-vous, et assurent des rentrées d'argent confortables (bien que peu durables) à ces films, donc à moins d'un énorme plantage financier, il est probable que la sous-médiocrité et le gâchis de potentiel de ces adaptations DC Comics ne fera que continuer...

0.5 pour Harley + 0.5 pour Deadshot (même si Will Smith se contente de faire du Will Smith) + 0.25 pour Waller + 0.25 pour Boomerang (inutile et une vraie caricature ambulante, mais paradoxalement, Jai Courtney fait un bon comic relief dans ce film) = 1.5/6

 

Initialement publié le 18/08/2016 ; Edit du 26/11/2016 :

Suicide Squad - Version longue :

Moins d'un quart d'heure supplémentaire pour cette version longue de cette seconde grosse sortie DC Comics de 2016... mais contrairement à Batman vs Superman, où les ajouts apportaient plus de clarté et de limpidité au script (tout en rallongeant le film d'autant, ce qui compensait malheureusement les bons points de ces ajouts), ici, ces minutes supplémentaires ne changent absolument rien au produit fini.

Certes, on a droit à un peu plus de Harley et de Deadshot, avec quelques moments pas désagréables, (ainsi qu'à un caméo du réalisateur...) mais dans l'ensemble, ce Suicide Squad est toujours un film profondément raté, au montage redondant et médiocre, à la narration bancale, au script plein de trous, au rythme défaillant, à la distribution globalement fade, et à la méchante de service risible, à mi-chemin entre la Zuul de Ghostbusters et une publicité de parfum Thierry Mugler (et je ne mentionne même pas la manière pataude dont la production a, en VO, fait jouer l'Enchanteresse en anglais par Cara Delevingne, avant de la redoubler avec une grosse voix synthétique dans une langue fictive, et de sous-titrer le tout à l'écran en anglais ; déjà que son interprétation "ondulante" est plus que discutable...).

La note ne change pas.

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Catch Review : WWE NXT Takeover : Toronto - 19/11/2016

Publié le 26 Novembre 2016 par Lurdo dans WWE, NXT, Catch, Review

La veille du Survivor Series mythique de la WWE, la franchise secondaire de la compagnie de Vince avait son propre PPV, en terre là-aussi particulièrement conquise.

NXT Takeover - Toronto :

- Énorme ovation pour Roode, qui a droit à un choeur d'une cinquantaine de personnes pour chanter son thème.

- Tye Dillinger, lui aussi du pays, et lui aussi ovationné par son public.

- Bobby Roode vs Tye Dillinger. Une belle intensité, et un public motivé, pour un match solide et méthodique, sans plus.

- Dusty Rhodes Tag Team Classic Tournament Finals - Authors of Pain vs TM61. Deux high-flyers australiens contre deux colosses coachés par Paul Ellering (qui passe le match dans une cage suspendue au dessus du ring, comme au bon vieux temps). Un tag match assez basique, pas vraiment mémorable, mais sans rien de honteux.

- The Revival vs #DIY (Gargano & Ciampa), 2 out of 3 falls, NXT tag titles. Second tag match, nettement plus nerveux, avec un niveau nettement supérieur, et un rythme nettement plus élevé. Un très bon affrontement, et les trois ou quatre dernières minutes étaient épiques, surtout vu le public déchaîné.

- Asuka vs Mickie James, NXT Women's Title. Mickie, toujours en forme, et surtout, toujours aussi talentueuse dans le ring. Je ne serais pas surpris de la revoir de manière plus permanente à la WWE, dans un futur proche. Un très bon match, avec deux athlètes qui en ressortent grandies.

- Joe vs Shinsuke Nakamura, NXT Title. Nakamura qui se paye une demi douzaine de violonistes plus ou moins motivés pour son entrée, c'est toujours amusant. Un match assez brutal, comme d'habitude, mais avec un no-selling de Nakamura assez agaçant pendant la moitié du match, après que Joe ait passé cinq minutes à travailler sa jambe. Et les commentateurs de tenter de camoufler ce no-selling d'une manière bancale... "c'est l'adrénaline"... mwé.

Dans l'ensemble, un show plutôt satisfaisant, qui valait surtout pour son tag match de championnat, et pour son match féminin. À noter une réalisation totalement aux fraises, avec des gros plans forcés et moches sur le public, de manière totalement aléatoire.

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Un film, un jour (ou presque) #421 : Army of One (2016)

Publié le 25 Novembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Biographie, Fantastique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Army of One : 

Un jour, Gary Faulkner (Nicolas Cage), un américain excentrique, diabétique et déséquilibré, croit recevoir une mission de la part de Dieu (Russell Brand), qui lui apparaît, et lui demande d'aller tuer Osama bin Laden au Pakistan. Sans la moindre hésitation - ni la moindre préparation, Faulkner achète alors un katana par correspondance, réunit des fonds pour partir à l'étranger, et part à la chasse au terroriste...

Un film réalisé par Larry Charles (compère de longue date de Larry David sur Seinfeld et Curb Your Enthusiasm ; et de Sasha Baron Cohen sur Borat, Brüno, Le Dictateur), et inspiré d'une histoire vraie, qui utilise une voix off (très intermittente) façon Arrested Development pour narrer les mésaventures improbables d'un Nicolas Cage totalement en roue libre, et qui se donne à 200% dans la composition de son personnage débile et bruyant.

Et c'est bien là le problème : parce qu'autant Cage est sympathique dans son abnégation et sa dévotion totale à son personnage, autant ce dernier finit par rapidement être saoulant, car étant toujours à fond dans l'outrance et dans la jacasserie.

Sans compter que l'emballage (le script, la réalisation, le montage et la structure) font très "concept de sketch décliné en une succession de vignettes plus ou moins réussies" en pilotage automatique : on n'est pas loin de la structure narrative d'un Borat, sans en avoir son efficacité ou son énergie (paradoxal, vu les efforts de Cage).

C'est dommage, car il y avait là de quoi donner quelque chose de déjanté et d'amusant, surtout avec cette distribution (outre Cage et Russell Brand, il y a aussi Rainn Wilson, Ken Marino, Paul Scheer, Will Sasso, etc ; sans oublier, Wendi McLendon-Covey, excellente).

Mais en l'état, ça tombe très vite à plat, et ça finit par se résumer à "Nicolas Cage fait son show dans un film amorphe, sans structure ni direction". Ça a bon fond, ça ne se moque pas vraiment de son protagoniste, mais dans l'ensemble, on sourit très peu (et on rit encore moins).

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #420 : Les Racines de l'Amour (2016)

Publié le 24 Novembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Comédie, Romance, Hallmark

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Les Racines de l'Amour (Love on a Limb, aka Seeds of Love) :

Lorsque le maire d'une petite ville engage Kyle (Trevor Donovan), un spécialiste, pour couper le vieux chêne qui trône au milieu de la place du village, Aimie (Ashley Williams), une activiste qui est de toutes les causes, décide de se mobiliser, et de s'enchaîner à l'arbre. Mais lentement, Kyle et Aimie vont découvrir qu'ils ont beaucoup en commun...

Je l'ai déjà dit en ces pages, j'aime beaucoup Ashley Williams qui possède une fraîcheur et un enthousiasme qui manquent à de nombreuses actrices de rom-com. Mais là, dans ce Love on a Limb (titre sans rapport avec le film, d'ailleurs ; le titre original, Seeds of Love, n'était guère meilleur), bof.

La faute au script, ultra-basique, et qui tente de faire en 90 minutes ce que bon nombre de séries télévisées ont fait en 25 ou 40 minutes (le concept de l'arbre à sauver, c'est un classique) ; la faute à l'écriture, qui trop régulièrement, fait de l'héroïne une donneuse de leçons arrogante, irritante et prétentieuse, persuadée que tout le monde partage forcément son opinion, et qu'elle doit l'imposer à tous ceux qui ne la comprennent pas... un personnage assez antipathique, que même le capital sympathie de l'actrice ne parvient pas à sauver ; et la faute à un couple principal sans grande alchimie, ce qui tire un peu plus ce téléfilm Hallmark vers le bas.

Non pas qu'il soit particulièrement mauvais, mais... c'est vraiment assez insipide, et parfois agaçant.

(et puis la solution trouvée pour tout régler, à la fin, au secours...)

2/6

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