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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (hautement?) éclairés...

Articles avec #anthologie catégorie

Les bilans de Lurdo : Dimension 404, saison 1 (2017)

Publié le 11 Juin 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Science-Fiction, Fantastique, Hulu, Anthologie, Comédie, YouTube, Horreur

Anthologie de 6x45 minutes, produite par RocketJump, une équipe créative originaire de YouTube (et par le créateur des séries Siberia et Emerald City, ouch), et diffusée sur Hulu, Dimension 404 se veut un hommage référentiel et nostalgique aux anthologies du type Quatrième Dimension ou Au Delà du Réel.

Un hommage assez transparent dès le générique de début, narré par Mark Hamill de sa voix la plus dramatique, et qui reprend exactement les codes visuels et narratifs de ses modèles, en prétendant (sans forcément faire illusion) les remettre au goût du jour pour la génération internet.

1x01 - Matchmaker :

Adam (Robert Buckley), blogueur musical exigeant vivant à New-York, rêve de trouver l'âme soeur, en vain. À l'initiative de son colocataire (Matt Jones), il s'inscrit sur une application de rencontres créée par le Dr. Matthew Maker (Joel McHale), et fait la connaissance d'Amanda (Lea Michele), une femme parfaite à ses yeux. Mais à l'instant où il lui avoue ses sentiments, le monde d'Adam bascule...

Un premier épisode écrit par cinq personnes différentes, réalisé par un duo, et qui trahit assez rapidement ses origines et ses influences, en imposant des rebondissements successifs, toutes les 10 minutes, quitte à affaiblir le tout.

Si je devais trouver un mot pour définir cet épisode, en fait, je dirais "anecdotique" : les différents segments de l'épisode ont des intérêts assez inégaux, les réalisation/mise en scène/photographie/éclairage sont assez fauchés et médiocres, et dans l'ensemble, le ton globalement optimiste et enjoué du tout (y compris de la musique) font que ce segment n'a pas de véritable impact, et finit par paraître trop superficiel et dilué pour fonctionner, notamment au niveau message/thématique. Bof. 2.5/6

1x02 - Cinethrax :

Dusty (Patton Oswalt), un fanboy quadragénaire, accompagne sa nièce Chloe (Sarah Hyland) et ses amis millennials au cinéma, mais il s'aperçoit bien vite que le film 3D qu'ils découvrent en "Cinethrax", un format inédit et mystérieux, invoque en réalité une entité pandimensionnelle monstrueuse et meurtrière...

Nettement plus compétent (techniquement parlant) que le premier épisode (le réalisateur est différent), même si, sur le plan du scénario (là aussi écrit par cinq scénaristes différents), on est dans la grosse satire bien baveuse, gentiment surjouée, blindée de fanservice pataud et ultra-référentiel (Carpenter, etc), et tout droit sortie d'un épisode de Fais-Moi Peur.

Rien de bien exceptionnel, donc, jusqu'aux dix dernières minutes et leurs nombreux effets spéciaux, qui donnent lieu à un dernier acte apocalyptique plutôt sympathique. Ça ne fait pas de l'épisode un chef d'oeuvre, mais ça le sauve de la médiocrité pour en faire quelque chose de tout à fait honorable, bien qu'étant méga-dérivatif. 4/6

1x03 - Chronos :

Susan (Ashley Rickards), une étudiante en physique passionnée par Time Ryder, un dessin animé des années 90, s'aperçoit soudain qu'elle est la dernière personne à se souvenir de ce cartoon ; avec l'aide d'Alex (Utkarsh Ambudkar), un ami étudiant, elle découvre alors qu'elle est victime d'un paradoxe temporel...

Un épisode qui donne fortement l'impression d'un postulat de court-métrage plus ou moins rallongé artificiellement pour atteindre les 40 minutes.

En résulte un récit assez décousu et bordélique, qui change de cap de manière anarchique et inaboutie, et peine à vraiment garder un rythme satisfaisant : ce n'est pas désagréable à regarder, les effets et certains gags fonctionnent, mais dans l'ensemble, ça ressemble vraiment beaucoup à un épisode de Fais-moi peur trop ambitieux pour le manque de rigueur de son scénariste.

Ajoutez à cela une interprétation très inégale, des costumes et accessoires un peu fauchés, et surtout, plus agaçant, un script qui joue une nouvelle fois la carte de la nostalgie et du fanservice des années 80 (pourtant, on semble deviner une esquisse de propos sur le besoin de se débarrasser de sa nostalgie et des restes de son enfance pour pouvoir avancer dans sa vie d'adulte... un propos pas vraiment développé et jamais très probant), et on se retrouve au final avec quelque chose de très peu satisfaisant et d'un peu ennuyeux. 2.5/6

1x04 - Polybius :

Dans les années 80, Andrew (Ryan Lee), un jeune garçon homosexuel, timide et religieux, trouve le réconfort dans la salle d'arcade de Wilma (Adrienne Barbeau), où il tente désespérément d'obtenir un killscreen sur Frogger, et où il rêve en admirant le beau Jess (Sterling Beaumon). Mais alors qu'il fait la connaissance d'Amy (Gabrielle Elyse), il découvre un nouveau jeu, Polybius, qui déclenche bientôt chez lui d'étranges cauchemars...

Et encore un épisode axé nostalgie 80s, cette fois-ci sur une borne d'arcade faisant l'objet d'une légende urbaine déjà utilisée par divers autres médias en tous genres (y compris, il me semble, une autre anthologie fantastique pour adolescents, qui s'était contentée de changer le nom de la borne d'arcade). Bref. Un postulat de départ qui fleure bon le déjà vu, pour un résultat assez frustrant, car bourré de bonnes idées et d'un traitement intéressant, qui sont malheureusement un peu desservis par l'exécution.

Pourtant, visuellement, ça fait illusion pendant un bon moment, tout en lorgnant gentiment sur Stranger Things, notamment au niveau de la musique ; l'interprétation est correcte (Barbeau et Foree font à peine plus que la figuration, cela dit) ; et l'ajout de tout un propos sur l'homosexualité refoulée du héros avait du potentiel... mais on retombe assez rapidement dans les clichés des films estampillés 80s, avec ses brutes, son prof de sport vaniteux et indifférent, la nerd qui vient d'arriver en ville et devient l'amie du héros, le beau gosse dont le héros est épris, et qui fait un retour in extremis pour l'aider (à la Han Solo), etc.

Cela dit, ce n'est pas rédhibitoire, loin de là, et le tout se regarde très facilement, malgré une exposition un peu maladroite, et un rythme toujours inégal. Le vrai problème, par contre, arrive lorsque la situation devient sérieuse, et que Polybius apparaît.

Un Polybius en latex figé, plus risible et grotesque que menaçant, et qui finit noyé dans un déluge d'effets vidéos verts fluos du plus mauvais goût (et là, la caution "rétro 80s" ne tient pas forcément, puisque les effets sont parfois trop modernes).

Bref, du bon et du moins bon, mais au moins, le tout est suffisamment homogène et solide pour se placer dans le top 2 de cette anthologie (du moins pour l'instant). 3.75/6

1x05 - Bob :

La veille de Noël, Jane (Constance Wu), une psychologue militaire n'ayant qu'une envie - rentrer chez elle pour retrouver sa compagne et leur fille - est assignée à un projet urgent : tenter de comprendre pourquoi Bob (Tom Noonan), une intelligence artificielle omnisciente créée par la NSA, est déprimé, et pourquoi il ne parvient pas à localiser un dangereux terroriste sur le point de passer à l'acte.

Un épisode une nouvelle fois très gentillet, probablement même trop, puisqu'il abat ses cartes bien trop tôt sur la table, téléphonant ainsi directement sa résolution, et son parallèle bien trop évident entre Bob et Santa Claus.

C'est un peu le problème principal de l'épisode, en fait : c'est un petit conte de Noël assez sympathique, qui tente ponctuellement d'être sérieux (l'attentat) et touchant (Constance Wu, comme toujours, se démène pour rendre le tout sincère et émouvant, malgré le grotesque inhérent à l'apparence de Bob et à son doublage nonchalant), mais ne va jamais assez ouvertement dans ces directions pour se défaire de sa légèreté, et faire oublier que le tout est sans surprise, et un peu trop long pour son propre bien.

Sympathique en théorie, mais un peu trop maladroit dans la pratique. 3.25/6

1x06 - Impulse :

Val "Speedrun" Hernandez (Lorenza Izzo), une joueuse de FPS ambitieuse, est prête à tout pour gagner, et éviter de finir comme son père. Ainsi, lorsqu'un inconnu, "Kojima" (Kenneth Choi) lui propose un produit dopant lui permettant d'être imbattable en accélérant sa perception, elle se rue sur cette occasion, sans se douter que c'est toute sa vie qui va en être accélérée...

Alors là, on est vraiment en plein dans du Fais-moi Peur et compagnie, tant au niveau des enjeux (avec l'héroïne qui apprend une leçon sur les responsabilités, blablabla) que du ton (pas trop sérieux).

Le problème, c'est que du Fais-moi Peur de 46 minutes, tourné pour pas cher dans le désert californien, et gentiment surjoué de bout en bout par la femme d'Eli Roth, ça n'a malheureusement pas grand intérêt.

Et ce n'est pas le coup de coude maladroit "hey, regardez, il s'appelle Kojima" ou la fusillade bancale de la fin (qui ressemble à une scène d'action de fan-film) qui rehaussent l'intérêt du tout. 2.25/6

Bilan :

Avec du recul, on s'aperçoit que le mot d'ordre de Dimension 404 était donné dès son générique d'ouverture : de la nostalgie, du fanservice (deux facettes d'un même mal qui est la plaie des médias américains actuels), le tout agrémenté d'un ton globalement léger et déconneur, qui rapproche clairement plus cette anthologie d'oeuvres jeunesse comme Chair de Poule ou Fais-moi Peur, que de leurs homologues "adultes" (plus travaillés, plus profonds, ou plus cruels et sombres, c'est selon).

Ici, tout est assez inoffensif, anecdotique, et les bonnes idées que l'on trouve çà ou là ne survivent pas forcément au traitement qui en fait. Néanmoins, le tout reste relativement regardable, et même assez bien produit pour un petit budget.

Cela est loin d'en faire une oeuvre incontournable, cependant, et elle est finalement assez caractéristique de la génération YouTube. Mais pour peu qu'on ferme les yeux sur la superficialité globale du tout, et que l'on accepte de se laisser porter par ce qui ressemble presque plus à un pastiche gentiment ironique du genre qu'à autre chose, Dimension 404 s'avère relativement divertissant. 

Totalement oubliable, et très inégal, mais relativement divertissant.

3/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 136 - Tricks & Treats 2016 : Films en vrac (4)

Publié le 6 Novembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Comédie, Japon, Jeunesse, Anthologie, Action

Halloween, c'est terminé, et pour conclure l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, un assortiment de critiques en vrac de tous les films dont je n'ai pas pu parler avant...

Vamp (1986) :

Keith (Chris Makepeace) et AJ (Robert Rusler), deux étudiants, veulent entrer dans la meilleure fraternité du campus. Mais ils doivent trouver une strip-teaseuse pour les membres, et se rendent donc à l'"After Dark Club", un club de strip-tease dirigé par Katrina (Grace Jones)... une danseuse aux dents longues.

Une comédie horrifique des années 80, qui a assez mal vieilli, n'est jamais vraiment drôle ni totalement horrifique (malgré des effets et des maquillages qui sont loin d'être désagréables ou ridicules), mais qui, pourtant, est très intéressante, car il ne fait aucun doute à mes yeux que Quentin Tarantino et Robert Rodriguez s'en sont fortement inspirés, 10 ans plus tard, au moment d'écrire et de tourner Une Nuit En Enfer.

Tout est déjà là : le duo soudé qui va passer une nuit dans un club de strip-tease mal famé, dirigé par une strip-teaseuse aux prestations hypnotiques ; le nom du club (After Dark, qui est aussi la fameuse chanson du strip-tease de Salma Hayek) ; le changement soudain de genre au bout de 30 minutes de film, lorsque l'on découvre que le club est un club de strip-teaseuses vampires ; le portier à grande gueule ; l'un des deux protagonistes qui est mordu par la strip-teaseuse en chef, et devient un vampire ; le déroulement du métrage, qui se finit face à la lumière du jour ; l'apparence des vampires, bestiaux et difformes ; etc.

On a souvent l'impression d'assister à un proto-Nuit en Enfer, un brouillon très daté, mal rythmé, racoleur, aux éclairages aux néons multicolores dignes de Joel Schumacher, et aux personnages antipathiques (même le personnage de DeeDee Pfeiffer est d'une bétise confondante)... mais un brouillon indubitable (bien que dispensable).

Et rien que pour ça, ma note remonte jusqu'à la moyenne.

3/6

Dans le Noir (Lights Out - 2016) :

Fille d'une mère dépressive (Maria Bello), Rebecca (Teresa Palmer) a quitté la maison familiale, traumatisée, et hantée par le souvenir d'une présence fantômatique et agressive, Diana, qui vivait dans la pénombre de sa demeure. Désormais, son petit frère (Gabriel Bateman) doit faire face à la même présence ; refusant de dormir, il finit par attirer l'attention des services sociaux, et Rebecca est alors contrainte de renouer avec sa mère, pour tenter de protéger le jeune garçon...

Une adaptation d'un court-métrage de quelques minutes à peine, ce film participe de cette tendance aux longs-métrages horrifiques très économiques, façon Blumhouse productions, et est ici produit par James Wan.

Au programme, une déclinaison du concept de l'ami(e) imaginaire et de la peur du noir, au script très générique et cousu de fil blanc, qui donne presque l'impression que l'on est revenu au début des années 2000, à l'époque des Nuits de terreur & compagnie.

La thématique de l'abandon est assez basique, la réalisation aussi, les personnages ont des arcs télégraphiés, on voit venir tous les jump scares, bref, on est en terrain archi-balisé, et il n'y a rien de vraiment mémorable dans le lot.

Heureusement, la distribution est plutôt sympathique, et le film ne fait que 80 minutes tout compris, ce qui aide à être indulgent.

2 + 0.5 pour le cast = 2.5/6 (vite vu, vite oublié)

Fender Bender (2016) :

Après un bref accrochage en voiture avec un homme étrange (Bill Sage), Hilary (Makenzie Vega), une adolescente de 17 ans, devient la proie de ce dernier, qui l'assiège chez elle, alors que ses parents l'y ont laissée seule...

Un slasher ultra-basique, à l'écriture, à la réalisation (de Mark Pavia, responsable des Ailes de la Nuit) et à l'interprétation assez médiocres, et dont toute l'ambiance repose sur la musique rétro-80s de Night Runner, et sur un désir de faire volontairement un slasher à l'ancienne.

Le problème étant que la limite entre "à l'ancienne" et "cliché au possible" est très mince, et que ce Fender Bender accumule les gros clichés du genre "le tueur est dans la maison !" sans rien apporter de neuf ou de particulièrement efficace.

Le plus agaçant, en fait, c'est qu'avec un postulat de ce type - une jeune femme devient la proie d'un conducteur fou après un accident de voiture - , on aurait pu avoir un film à la Boulevard de la Mort, avec des poursuites, une énergie non-stop, de la nervosité, etc.

Mais non : une pauvre fille, une maison, un tueur, trois autres ados qui servent de chair à canon, de la pseudo-tension qui se dégonfle systématiquement, un montage mollasson et des angles de caméra quelconques, des protagonistes assez stupides (tout le duel final est un festival de conneries et de décisions idiotes)... c'est tellement médiocre pendant le plus clair de son temps que je ne comprends vraiment pas les critiques indulgentes et positives qui fleurissent outre-Atlantique.

On se contentera donc de retrouver Cassidy Freeman durant la scène d'intro, dans le rôle ingrat de "la fille qui rentre chez elle, prend un bain, et se fait tuer avant le carton-titre". C'est peu, m'enfin bon.

1.25/6

All Hallows' Eve (2016) :

Le jour de son 18ème anniversaire, Eve (Lexi Giovagnoli) apprend qu'elle est l'héritière d'une dynastie de sorcières, qui se transmettent une amulette magique de mère en fille. Mais alors qu'elle décide d'utiliser ces nouveaux pouvoirs pour invoquer l'esprit de sa mère décédée, elle finit par invoquer celui d'une ancètre cruelle et maléfique (Diane Salinger). Avec l'aide de sa meilleure amie (Ashley Argota) et de son nouveau famillier, Barnaby (Martin Klebba), Eve va alors tenter de corriger ses erreurs, et d'empêcher que le pire ne se produise...

Une comédie pour adolescents produite par MarVista, et par conséquent, ultra-fauchée et médiocre.

D'après ce que j'ai compris, ce métrage était initialement présenté, pendant son tournage, comme un futur téléfilm Disney, mais vu le budget et la qualité globale du tout, je doute que ça ait vraiment appartenu à Mickey, et ce malgré des visages familiers et assez sympathiques : Giovagnoli (qui jouait les étudiantes romantiques pour trentenaire dans La Promenade de Noël, en 2015, et ici joue les adolescentes à peine majeures), Argota (toujours attachante, et qui vole la vedette à l'héroïne), Klebba, DeLuca...

Malheureusement, le tout est laborieux, très mal rythmé, assez médiocrement réalisé et écrit (il y a une étrange gay vibe qui se dégage de tout le métrage... ce qui n'est pas forcément surprenant quand on réalise que le scénariste est ouvertement gay, et que son film le plus connu est une comédie romantique aux protagonistes déguisés en femmes), avec des effets numériques sans le moindre budget, et une interprétation en roue libre.

On est vraiment dans le fond de catalogue de MarVista, là... et le poster de ce téléfilm est probablement ce qu'il y a de plus réussi dans ce projet.

1.25/6

Patient Seven (2016) : 

Le Dr. Marcus (Michael Ironside), psychiatre expert faisant des recherches pour un nouvel ouvrage, décide de s'intéresser à six patients (Anna Rose Moore, Daniel Lench, Sirry Jons, Amanda Graeff, Grace Van Dien, William Mark McCullough) du Spring Valley Mental Hospital, tous particulièrement dangereux et déséquilibrés. Mais leurs témoignages sont tous empreints de surnaturel et d'improbable, et les apparences sont particulièrement trompeuses...

Une anthologie américaine qui joue un peu la carte de l'arnaque, puisqu'elle se contente de regrouper une poignée de courts-métrages internationaux sortis ces 10 dernières années, et de leur greffer un fil rouge assez bancal et capillotracté, et expliquant que ce sont les témoignages des patients interviewés par ce bon vieux Michael Ironside.

L'avantage évident, c'est que ça permet à la production de faire de grosses économies ; l'inconvénient, c'est que le fil rouge n'a généralement absolument rien à voir avec les segments, et, dans le pire des cas, les spoile grossièrement et maladroitement.

# Patient 1 - The Visitant (USA, 2014) : Une mère psychotique (Amy Smart) tente d'assassiner ses filles car elle est persuadée que celles-si sont attaquées par une créature démoniaque (Doug Jones boosté aux CGI médiocres) ; à part le clin d'oeil à Shining, et la présence de Smart, toujours sympathique, c'est trop court pour être marquant.

# Patient 2 - The Body (UK, 2013) : Le soir d'Halloween, un tueur à gages (Alfie Allen) tente de finir un contrat et de se débarrasser du corps, mais il finit par être interrompu par des fêtards persuadés qu'il est costumé pour faire la fête. Plutôt amusant et décalé, l'un des plus longs courts-métrages du lot.

# Patient 3 - Undying Love (Islande, 2011) : Dans un environnement post-apocalyptique, un survivant humain sauve une jeune femme de hordes zombies, et la ramène chez lui ; honorable, mais assez prévisible, dans l'absolu.

# Patient 4 - The Sleeping Plot (Nouvelle-Zélande, 2013) : Une fillette est prête à tout pour réunir un peu d'argent, et s'acheter une pelle... mais pourquoi ? ; un court plus léger et amusant, sans plus, d'autant qu'il est, là aussi, un peu prévisible. 

# Patient 5 - The Banishing (USA, 2013) : Après la mort de leur chien, de la main de sa petite soeur possédée par un fantôme, une adolescente décide de faire un rituel pour bannir ce mauvais esprit ; pas trop mauvais, mais l'esprit a une apparence risible, et le rebondissement final est affreusement téléphoné et dérivatif.  

# Patient 6 - Death Scenes (UK, 2012) : Accusé de nombreux meurtres sanglants, un homme est interrogé par un officier de police ; une histoire de vampires malheureusement ruinée par le fil rouge, qui en révèle la nature avant même le début du segment ; ce n'est donc pas forcément désagréable, mais tout effet de surprise est absent, et donc, ça perd beaucoup de son intérêt.

# Patient 7 - Evaded (Suède, 2013) : Perdus au milieu de nulle part, un garçon et sa mère trouvent une voiture abandonnée, et décide de la prendre pour fuir une apocalypse zombie ; encore une historie de zombies, reliée à l'arrache au fil rouge global, et qui fonctionne surtout pour son ambiance glaciale et sa nature suédoise enneigée. À part ça, c'est basique au possible, avec une post-synchro aléatoire.

# Fil rouge : une écriture et une interprétation manquant de subtilité, et un rebondissement final affreusement dérivatif et éventé, qui a le mérite de justifier, à posteriori, la structure bancale et le rapiéçage exercé pour tenter de relier le fil rouge aux courts-métrages. Mais ça ne va pas beaucoup plus loin, et on est vraiment dans le déjà vu sans grand intérêt.

En fin de compte, une anthologie assez médiocre et inégale, qui tente de manger à tous les râteliers de l'horreur, en mélangeant les courts-métrages, les genres, et le niveau de professionnalisme. Résultat : la mayonnaise ne prend pas vraiment, et on finit avec un 

2.5/6

Blood - The Last Vampire (2009) :

Sous ses allures d'éternelle écolière, Saya (Jun Ji-hyun) est en réalité un demi-vampire japonais vieux de plus de 400 ans et qui, sans relâche, combat les autres buveurs de sang en secret, afin de protéger l'humanité. Dans les années 70, elle est envoyée sur une base militaire américaine, afin d'y traquer la génitrice de tous les vampires du monde, Onigen (Koyuki). Et sur place, elle reçoit l'assistance inattendue d'Alice (Allison Miller), la fille du chef de la base...

Jamais vu/lu l'oeuvre d'origine ou ses suites, mais une chose est sûre, ce n'est pas après avoir vu ce succédané de Blade en jupette que je vais avoir envie de me plonger dans cette franchise.

Ce film réalisé par un frenchie est en effet des plus médiocres, entre sa photographie très laide, ses effets spéciaux numériques ayant déjà 15 ans de retard à sa sortie (le sang virtuel est tout simplement risible), son interprétation très très inégale (Miller et Jun Ji-hyun s'en sortent très honorablement, les autres nettement moins), son script dérivatif et cousu de fil blanc, son illustration musicale sans inspiration, et sa période temporelle jamais perceptible (c'est supposé se dérouler dans les années 70, mais tout est tellement filmé/éclairé/etc de manière moderne qu'on n'en a jamais l'impression).

Zéro subtilité, donc, et zéro intérêt, si ce n'est lorsque le film s'essaie au cinoche asiatique surnaturel façon chambara, durant ses flashbacks, où là, ça ressemble enfin un peu à quelque chose. Un peu. Mais l'on passe son temps à se demander si la seconde équipe n'y est pas pour quelque chose.

Énorme bof, donc.

1.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 134 - Tricks & Treats 2016 : Films en vrac (2)

Publié le 6 Novembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Télévision, Review, Fantastique, Horreur, Comédie, Anthologie, Romance, Jeunesse, Halloween

Halloween, c'est terminé, et pour conclure l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, un assortiment de critiques en vrac de tous les films dont je n'ai pas pu parler avant...

Les Sorcières d'Eastwick (The Witches of Eastwick - 1987) :

Alexandra (Cher), Jane (Susan Sarandon) et Sukie (Michelle Pfeiffer), trois amies vivant dans une petite ville tranquille de Nouvelle Angleterre, ne sont pas heureuses en amour : l'une est veuve, l'autre divorcée, et la troisième seule avec ses nombreux enfants. Jusqu'au jour où Daryl Van Horne (Jack Nicholson), un charismatique et richissime entrepreneur, arrive en ville, pour s'installer dans un manoir laissé à l'abandon. Rapidement, Daryl séduit les trois femmes, et leur fait découvrir l'étendue de ses pouvoirs... et des leurs. Mais Daryl cache un sombre secret...

Une comédie fantastique de 1987, adaptée d'un roman, et mise en images par George "Mad Max" Miller, qui a eu la bonne idée de laisser Jack Nicholson en roue libre, dans le rôle de Satan.

Ce dernier s'en donne donc à coeur joie, cabotine, passe de la folie à la rage à l'humour et à l'émotion en quelques secondes, et vole littéralement la vedette à ses trois co-stars, pourtant actrices confirmées, et pas des moindres.

Dans l'ensemble, le film n'a pas trop vieilli, hormis quelques incrustations bien voyantes (mais la créature finale est superbe, à défaut d'être longtemps à l'écran), et une durée un peu excessive de deux heures de film, là où 95-100 minutes auraient largement suffi.

Néanmoins, le tout se regarde sans trop de problèmes, la musique de John Williams est excellente, et les décors/paysages sont splendides. Sympathique, sans plus.

4/6

Wolf (1994) :

Will Randall (Jack Nicholson), éditeur discret au sein d'une maison de publication, est trahi par son protégé Stewart (James Spader), qui lui vole son poste, et a une aventure avec sa femme. Mais Will a récemment été mordu par un loup, alors qu'il circulait sur une route de montagne, et cette morsure a des effets surprenants : lentement, Will se transforme en loup-garou, et à mesure que cette métamorphose s'opère, l'employé de bureau reprend le contrôle de son existence, trouvant un soutien inattendu en la personne de Laura (Michelle Pfeiffer), la fille rebelle de son patron (Christopher Plummer).

Sept ans après Les Sorcières d'Eastwick, on retrouve ici Michelle Pfeiffer face à Jack Nicholson, dans un film de garous assez moyen, car signé Mike Nichols.

Forcément, quand on confie un tel métrage à un réalisateur plus connu pour ses drames et comédies urbaines/yuppies, il ne faut pas s'attendre à autre chose ; paradoxalement, cela dit, c'est la partie comédie urbaine qui fonctionne le mieux : la première moitié du film ressemble un peu à un Teen Wolf plus adulte, avec un Nicholson qui fait preuve de retenue et de quasi-sobriété, une Pfeiffer plus affirmée et volontaire (même si son personnage est assez creux, en fin de compte), et un rythme assez maîtrisé.

Bon, on n'évite pas une réalisation très plate, avec des effets assez datés (zooms, ralentis, répétition d'images) et un score d'Ennio Morricone totalement transparent (voire même médiocre quand arrivent les saxophones), mais dans l'ensemble, le film n'est alors pas désagréable.

Et puis plus le récit avance, plus il tire en longueur (125 minutes, tout de même), plus il bascule dans le film de genre, et plus il devient cliché et risible, culminant en un duel fauché entre Nicholson et Spader en mode garous hirsutes, et par une fin un peu trop baclée et ambiguë. En somme, une moitié de bon film, et une moitié à oublier rapidement.

3/6

Les Ensorceleuses (Practical Magic - 1998) :

Dernière génération d'une lignée de sorcières vivant sur une petite île du Massachusetts, Sally (Sandra Bullock) et Gillian (Nicole Kidman) Owens ne se ressemblent pas vraiment : l'une est brune et casanière, l'autre est rousse et aventureuse. Néanmoins, elles sont particulièrement unies, et ont été élevées par leurs tantes excentriques, Frances (Stockard Channing) et Bridget (Dianne Wiest) à la réputation sulfureuse au sein de leur petite ville côtière. Mais une malédiction hante la famille Owens, et condamne toutes ses femmes à être malheureuses en amour. Gillian, notamment, croise le chemin du brutal Jimmy (Goran Visnjic) qui, après une soirée très chaotique, est tué par les deux soeurs, en état de légitime défense. Les forces de la magie, cependant, ont d'autres idées en tête, et lorsque un enquêteur (Aidan Quinne) commence à s'intéresser à la famille Owens, la situation de cette dernière se complique drastiquement...

Une comédie fantastico-romantique adaptée d'un livre, et qui se regarde tranquillement, sans être particulièrement mémorable dans un sens ou dans l'autre : les paysages et décors sont très réussis et pittoresques, la distribution efficace, le score de remplacement de Silvestri est discret mais mélodieux, et les effets ne sont pas mauvais, d'autant que le tout ne se prend jamais trop au sérieux.

Cela dit, il y a un abus de montages et de chansons pops féminines (menées par Sheryl Crow), le film est bordélique au possible (énormément de changement de tonalité et de direction - horreur, comédie, romance, fantastique, drame, etc), et au final, c'est probablement trop girly pour parler à un autre public que celui pour lequel le film a été conçu.

3.25/6

La Mort Vous Va Si Bien (Death Becomes Her - 1992) :

Madeline Ashton (Meryl Streep), superstar hollywoodienne vaniteuse et sur le déclin, vole Ernest (Bruce Willis), le fiancé chirurgien d'Helen (Goldie Hawn), une amie peureuse et timide. Quatorze ans plus tard, après une dépression carabinée et une prise de poids considérable, Helen ressurgit dans la vie de Madeline et d'Ernest, métamorphosée et plus sexy que jamais. Décidée à lutter contre sa rivale prête à la tuer, et contre les ravages de l'âge, Madeline a alors recours aux services d'une mystérieuse sorcière (Isabella Rossellini), qui lui offre la vie et la jeunesse éternelle... à condition de prendre soin de son corps...

Une comédie surnaturelle macabre, décalée, mordante, et satirique, signée Robert Zemeckis, et dans laquelle le cast s'amuse très clairement, notamment ses deux interprètes féminines principales, qui font un duo de frenemies impayables et totalement détestables.

Un film dont je ne me lasse pas, qui n'a pas vraiment vieilli (le thème principal, de Silvestri, est toujours ludique et mémorable), et qui fonctionne toujours aussi bien aujourd'hui que lorsque je l'ai découvert, beaucoup plus jeune.

4.5/6

The Midnight Hour (1985) :

Le soir d'Halloween, dans une petite ville de Nouvelle-Angleterre, un groupe de lycéens (Lee Montgomery, Dedee Pfeiffer, Peter DeLuise, Levar Burton et Shari Belafonte) organise un bal costumé, où tous les jeunes de la ville sont invités. Mais pour se trouver un costume, ils entrent par effraction dans le musée abandonné retraçant l'histoire de la ville, et découvrent là de vieux objets aux origines macabres : involontairement, ils réveillent alors l'esprit d'une sorcière maléfique, et avec elle, des hordes de créatures nocturnes et surnaturelles, qui fondent progressivement sur les habitants inconscients du danger.

Un téléfilm ABC de 1985 (disponible en VO sur Youtube) qui accuse son âge (le look des jeunes ; l'influence évidente et omniprésente de Thriller, sorti quelques années plus tôt ; le numéro musical et chorégraphié face caméra, à un quart d'heure de la fin !), tout en étant étrangement intemporel.

En effet, tout le film baigne dans une ambiance rétro-fifties/sixties, renforcée par son illustration musicale, par la voix d'un célèbre DJ radio qui rythme le métrage, et par l'intrigue secondaire de Phil (Montgomery), qui passe la soirée en compagnie de Sandy, une mystérieuse inconnue assez charmante (Jonna Lee), tout droit sortie des 50s/60s.

Et c'est justement cette intrigue secondaire qui fait que le film fonctionne en grande partie : car s'il ne semble jamais savoir sur quel pied danser - ça commence comme un film familial, ça continue comme un teen movie, puis une zombie comedy parodique, puis ça passe par de la romance, avant de basculer sur la fin dans l'horreur sérieuse - cela lui permet de rester toujours intéressant et surprenant, et de sauter de zombies en rut qui s'emballent dans un canapé, à des scènes plus sincères entre Phil et Sandy.

Bref, une assez bonne surprise, d'autant que le tout est plutôt bien joué : on retrouve pas mal de visages connus au casting, de Pfeiffer, DeLuise, Burton à Kurtwood Smith, Dick Van Patten, ou Kevin McCarthy, soit autant d'acteurs solides, qui donnent du naturel à un film pas très sérieux.

Alors oui, c'est daté, moyennement rythmé, un peu décousu, on sent que le script a été un peu charcuté (des scènes ou des personnages ne débouchent sur rien) et c'est loin d'être un classique, mais je n'en attendais absolument rien, et finalement, avec cette ambiance d'Halloween en Nouvelle Angleterre, je lui mets un sympathique

3.5/6

Aux Portes du Cauchemar (R. L. Stine's The Nightmare Room - 2001-2002) :

Unique saison de cette anthologie adaptée d'une collection de romans écrits par R.L. Stine, collection à la durée de vie toute aussi brève que son adaptation. The Nightmare Room a été diffusée en 2001 sur Kids' WB, un choix assez paradoxal vue l'orientation plus adolescente du programme, mais l'intention, avec ce show, étant clairement de reproduire le succès de Chair de Poule (terminée en 1998), ce n'est pas forcément surprenant.

En l'état, donc, une série de 13x20 minutes, avec énormément de visages familiers (notamment de l'écurie Disney) parmi les jeunes acteurs, un budget assez limité, et une narration en voix-off ultra-sérieuse d'un pseudo R.L. Stine (interprété par l'Oncle Phil du Prince de Bel-Air) qui se prend pour Rod Serling.

1x01 - "Don't Forget Me" - Adapté de R.L. Stine
Après la découverte de fissures étranges dans le sous-sol de leur nouvelle maison, Danielle (Amanda Bynes) s'aperçoit que son frère s'efface de sa mémoire... comme la plupart des enfants ayant vécu là avant eux.
Pas désagréable, en plus d'être plutôt honorablement joué par Bynes (bien avant qu'elle ne sombre dans les excès et ne disparaisse totalement de la carte), qui à l'époque était encore une actrice à potentiel. Cela dit, le script est un peu décousu, notamment à cause de péripéties totalement inutiles (l'hypnose).

1x02 - "Scareful What you wish for"
Dylan (Shia LaBeouf) va fêter son 14ème anniversaire, et pour ce faire, il se débarrasse de ses jouets d'enfance, au nombre desquels une poupée reçue des années plus tôt. Mais bien vite, un nouvel élève (Dylan & Cole Sprouse) se présente à l'école, exigeant de devenir l'ami de Dylan, et se vengeant sur ses amis (Tania Raymonde, Marcus T. Paulk) de manière surnaturelle.
Plutôt réussi, celui-là, avec une métaphore sympathique du passage à l'âge adulte, et une interprétation très solide de Shia (qui est un bon acteur, avant d'être un mec totalement barré).

1x03 - "The Howler" - Adapté de R.L. Stine
Trois enfants (Cara DeLizia, Jeremy Ray Valdez, Jermaine Williams) découvrent une machine étrange leur permettant d'entrer en contact avec le monde des esprits... esprits qui n'ont qu'une envie : posséder le corps des vivants.
Un script basique et relativement efficace, malgré une résolution totalement faiblarde, un Robert Englund qui ne sert à rien, et de jeunes acteurs qui surjouent dès qu'ils sont possédés. 

1x04 - "Tangled Web"
Josh (Justin Berfield) passe son temps à mentir, mais lorsqu'un instituteur remplaçant (David Carradine) arrive en ville, et choisit de le croire, Josh découvre rapidement que tous ses mensonges deviennent réalité.
Clairement l'épisode qui ressemble le plus à un Chair de Poule basique et enfantin, avec le grand frère de Malcolm en protagoniste, la soeur de Kaley Cuoco en meilleure amie, et Sting & David Naughton dans des petits rôles. Classique, mais plutôt amusant, rythmé et bien mené. 
 
1x05 - "Fear Games" - Adapté de R.L. Stine
Un groupe d'adolescents arrive sur une île reculée, pour participer à un jeu de tv-réalité façon Survivor. Mais bien vite, des phénomènes paranormaux se produisent.
Globalement assez mauvais, très daté, avec une distribution assez insipide remplie de jeunes acteurs en débardeurs moulants, et une Tippi Hedren qui ne sert à rien. 
 
1x06 - "School Spirit"
Un groupe de lycéens (au nombre desquels Madeline Zima et Keiko Agena) se retrouvent collés, sous la supervision de Mr Langley (James Karen), un enseignant à la réputation sinistre... et qui est mort depuis quatre ans.
Très moyen, se limite à un quasi-slasher basique, avec des lycéens qui courent dans une école plongée dans le noir. Bof. 

1x07 - "Full Moon Halloween" - Adapté de R.L. Stine
Le groupe de lycéens de l'épisode précédent se retrouve chez l'un d'entre eux pour Halloween, alors qu'un loup-garou sème la terreur dans le voisinage...
Un postulat assez sympathique, mais qui mange à tous les râteliers, entre maison hantée d'Halloween, loup-garou, tribules/gremlins à rattraper avant qu'ils ne sèment le chaos, et twist de fin télégraphié au possible. À peu près le même intérêt que l'épisode précédent, en fait. 

1x08 - "Four Eyes"
Lorsqu'il chausse ses nouvelles lunettes pour la première fois, Jeremy (Josh Zuckerman) découvre que le monde est envahi d'extraterrestres se préparant à conquérir la planète ; paniqué, il ne peut compter que sur sa meilleure amie (Lynsey Bartilson)...
Un bon gros remake d'Invasion Los Angeles, à la mode adolescente, typiquement Chair de Poule, avec en prime John C. McGinley en opticien. Pas désagréable, mais déjà vu, gentiment surjoué, et surtout tellement prévisible que ça en devient agaçant. 

1x09 - "Locker 13" - Adapté de R.L. Stine
Lorsqu'on lui attribue le vestiaire numéro 13, Luke (Brandon Gilberstadt), un adolescent superstitieux, est plus qu'inquiet. Mais dans ce vestiaire, il découvre un pendentif enchanté, qui lui apporte chance et bonheur... jusqu'à ce que le propriétaire du pendentif (Angus Scrimm) lui explique le prix à payer pour toute cette chance.
Avec aussi Ken Foree dans un petit rôle. Pas très palpitant, notamment parce que Scrimm est en pilotage automatique, et que la distribution, les personnages et les enjeux ne sont pas très intéressants. 

1x10 - "Dear Diary, I'm Dead" - Adapté de R.L. Stine
Alex (Drake Bell) découvre un jour un journal qui semble prédire le futur. Mais lorsqu'il décide de commencer à exploiter cet objet pour son gain personnel, les choses se compliquent, notamment lorsque le journal prédit sa mort...
Avec Brenda Song, "Ted" de Scrubs et "Wallace" de Veronica Mars dans des petits rôles. Plutôt sympatoche, dans le genre, bien qu'un peu maladroit çà et là (la toute fin, notamment, est de trop). 

1x11 - "My Name is Evil" - Adapté de R.L. Stine
Maudit par une bohémienne, Morgan (Marco Gould), un lycéen bien sous tous rapports et très gentil, devient soudain un paria à l'école lorsqu'il semble développer des pouvoirs étranges, qui se manifestent en réponse à ses pulsions négatives. Mais la jolie et manipulatrice Kristin (Kaley Cuoco) n'est peut être pas étrangère à cette situation...
Un récit à la structure assez moyenne (sauvée par le rebondissement final, prévisible mais réussi), à l'interprétation guère mémorable (Cuoco est un cliché sur pattes), et à la réalisation relativement médiocre (à base de ralentis et de plans serrés de travers à gogo). Mais c'est regardable.

1x12-13 - "Camp Nowhere pt.1 & 2" - Adapté de R.L. Stine
Un groupe d'adolescents (parmi lesquels Allison Mack et Sam Jones III) en camp de vacances va passer un peu de temps dans l'un des chalets d'un autre camp abandonné, réputé pour être hanté par des esprits indiens maléfiques... et ils se retrouvent transportés dans le temps et l'espace.
Un épisode en deux parties qui joue beaucoup la carte du meublage, notamment dans sa première partie, qui est, aux 3/4, un gros canular assez pataud et maladroit dans sa mise en image (plus kitchouille qu'efficace), et dans son écriture. La suite, une fois le déplacement temporel effectué, est nettement plus sympathique, et fortement aidée par la présence d'un bon paquet de visages familiers et attachants au fil de ces deux épisodes (outre "Chloe" et "Pete" de Smallville, on a aussi "Le Loup-Garou du Campus", "Topanga", "Malcolm"...). Mais on reste tout de même dans une production télévisée assez laborieuse, et plutôt inégale au niveau de l'interprétation et de la production (j'ai ri en entendant la virgule musicale de Koh Lanta à la flûte de pan, lorsque les esprits indiens apparaissent).

Une anthologie jeunesse très très moyenne, qui a pour seul véritable avantage, par rapport à Chair de Poule, d'avoir une distribution un peu plus âgée (à l'interprétation logiquement meilleure), et un public-cible à l'identique. Mais bon, après, tout cela reste toujours particulièrement dérivatif, notamment de Fais-moi Peur, diffusé plus de dix ans plus tôt.

3/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 87 - ABCs of Death 2.5 (2016)

Publié le 21 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Comédie, Anthologie, USA

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

ABCs of Death 2.5 :

Une sorte de bonus spécial pour patienter jusqu'à la sortie d'un éventuel ABCs of Death 3, et qui réunit 26 des courts-métrages finalistes d'une compétition organisée pour figurer dans les ABCs of Death 2, à la lettre M... 26 finalistes qui, donc, n'ont pas été sélectionnés.

Traduction :  le travail de ces 26 candidats n'était pas assez bon pour apparaître dans ABCs 2, une anthologie qui, je le rappelle, était très moyenne (3/6 - ce qui était toujours mieux que le premier opus2/6). Et comme le court-métrage gagnant (M is for Masticate) était en soi des plus médiocres et décevants (2.75/6), autant dire que ça laisse augurer du pire pour ce métrage-ci...

M is for Magnetic Tape : un nanard façon Troma, sur un responsable de vidéo-club qui se transforme en super-guerrier en armure VHS pour lutter contre des braqueurs. Très très con, fauché, mal sonorisé, mais assez amusant. Sauf que ça n'appartient pas vraiment au genre de l'horreur ou du gore. 3/6, mais limite hors-sujet pour cette anthologie.

M is for Maieusiophobia : de la stop-motion sur une alcoolique qui boit pour oublier qu'elle est enceinte, et qui finit par se faire une césarienne improvisée. Assez repoussant, visuellement parlant, ce qui fonctionne plus ou moins vu le sujet, mais est un peu trop vague et brouillon pour convaincre. 2.5/6

M is for Mailbox : un métrage en langue espagnole, sur une petite vampirette qui frappe à une porte le soir d'Halloween, bien décidée à massacrer la famille qui vit là. Plutôt sympathique et direct, j'ai bien aimé. 3.5/6

M is for Make Believe : des fillettes déguisées en fées découvrent un homme agonisant dans les bois, lui-même déguisé en fée, et elles tentent de le soigner avec les moyens du bord. Très moyen et superficiel. 2.25/6

M is for Malnutrition : la survie impossible d'une femme seule en quête de nourriture durant une apocalypse zombie. Assez réussi, bien filmé, de bons maquillages. 4/6

M is for Manure : le fils d'un redneck meurtrier utilise des morceaux de cadavres et du fumier pour fabriquer un golem vengeur. Pas très bien filmé ni interprété, un bon gros bof. 1.5/6

M is for Marauder : un gang de bikers post-apocalyptiques s'en prend à une femme seule sur la route. Amusant, puisque le gang et la victime sont en tricycles, et que le tout est une grosse parodie rigolarde. 3.75/6

M is for Mariachi : un concert de Death Metal est interrompu par l'irruption de Mariachis vengeurs et meurtriers. Assez basique, mais pas désagréable, sans plus. Un très petit 2.5/6.

M is for Marriage : un thérapeute et sa patiente tentent d'extraire les pensées négatives de cette dernière, qui se manifestent sous forme de tumeurs hideuses. Visuellement assez réussi, bien interprété, mais par contre, je ne sais si j'ai aimé ou non la fin. 3.5/6

M is for Martyr : choisi pour être le martyr d'une communauté, un homme apparemment immortel est ligoté et, chaque jour, blessé et tué d'une manière toujours plus horrible. Intrigant et maîtrisé. 3.5/6

M is for Matador : un matador psychopathe organise des simulacres de corrida afin de mettre à mort de jeunes captives portant une tête de taureau. Mwé. Pas exceptionnel, et beaucoup trop de hors-champ. 2.75/6

M is for Meat : à nouveau de la stop-motion, sur un homme fait de viande, qui sert de repas à une cuisse de poulet carnivore. Étrange, mais techniquement réussi. 3.5/6

M is for Mermaid : un duo de pêcheurs capture une sirène, et décide de l'épargner. Amusant, sans plus, car trop prévisible. 3/6

M is for Merry Christmas : Krampus déprime, las de son quotidien et de sa mission, et il décide d'apporter joie et bonheur aux enfants, avec l'aide de l'un de ses esclaves. Très amateur, se limite à deux acteurs qui discutent avec un accent anglais, et c'est à peu près tout. 1.75/6

M is for Mess : un homme rondouillard a un problème : il défèque par le nombril. Un court brésilien très axé scato, et donc assez peu à mon goût. 1/6

M is for Messiah : un culte primitif tente de sacrifier une vierge, mais celle-ci se rebelle, avec des conséquences inattendues. Assez basique, mais la fin est sympathique. 3/6

M is for Mind Meld : dans un laboratoire, un cobaye s'auto-mutile de nombreuses manières différentes... mais ne ressent aucune douleur. Pas désagréable, même si le titre téléphone beaucoup la révélation finale. 3/6

M is for Miracle : sur le point de se suicider, un homme reçoit une boîte en carton étiquetée Miracle Box, et sa vie change alors du tout au tout. Pas très clair ni intéressant. 2.25/6

M is for Mobile : un homme de main torture un otage sur les ordres de son commanditaire, avec qui il échange par texto. Décevant, car on voit venir la chute à des kilomètres, et que le gore n'est que suggéré. 1.5/6

M is for Mom : dans un monde post-apocalyptique, un petit garçon zombie aperçoit une fillette humaine, et en tombe amoureux. Plutôt mignon, même si encore une fois, le titre téléphone la chute. 4/6

M is for Moonstruck : de l'animation cartonnée, plutôt réussie, sur un homme qui vient se recueillir sur la tombe de sa femme. Ça manque peut-être un peu de clarté pour totalement fonctionner, mais c'est honorable. 3.5/6

M is for Mormon Missionaries : deux missionnaires mormons qui font du porte à porte décident d'imposer leur religion par la force. Techniquement assez compétent, et le twist final fonctionne à peu près. 3.5/6

M is for Mother : deux jeunes femmes sont confrontées à une araignée géante. Un court très réussi visuellement... mais qui se résume à son pitch, et ne propose rien d'autre, en une minute et quelques. 3/6

M is for Muff : dans un motel, un grand-père reçoit la visite d'une call-girl obèse, qui a un accident malencontreux. De l'humour assez bas de plafond, et un segment qui dure un peu trop longtemps. 2/6

M is for Munging : deux hommes déterrent un cadavre, et s'essaient au munging. Inutile et creux. 1/6

M is for Mutant : en Australie, une infection virale transforme les humains en mutants ailés carnivores. Un court filmé en pseudo plan séquence, avec des bestioles en latex assez laides... et malheureusement, un segment qui ne va nulle part. 2/6

Une anthologie qui se finit donc avec une note moyenne de 2.75/6, soit juste en dessous de l'épisode 2. Néanmoins, il faut bien avouer que bon nombre des courts proposés ici sont nettement meilleurs que celui qui a remporté le concours, et qui a été intégré à la version finale de l'anthologie.

En effet, rappelons nous que M is for Masticate (visible sur YouTube, au besoin), reposait entièrement sur son aspect visuel, et sur l'humour qui se dégageait supposément de son gros psychopathe poilu et en slip qui courait dans une rue, berserk, et s'attaquait vaguement à quelques passants. Le tout avec un rendu visuel de clip musical, car filmé en ultra-ralenti HD.

Mais visiblement, les gros poilus au ventre qui tremblote, ça semble parler aux votants du concours....

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 37 - Southbound (2016)

Publié le 5 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Fantastique, Halloween, Horreur, Anthologie

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Southbound :

Une partie de l'équipe créative derrière les anthologies V/H/S remet ici le couvert, pour un film à sketches narrant les événements surnaturels qui touchent divers personnages voyageant sur une autoroute désertique...

# The Way Out : Mitch (Chad Villella) et Jack (Matt Bettinelli-Olpin) sont en fuite, couverts de sang, et traumatisés par ce qu'ils viennent de faire. À leurs trousses sur cette route désertique, des entités étranges et squelettiques, qui flottent dans les airs. Le duo décide alors de s'arrêter dans un motel de bord de route... mais ils n'en repartiront jamais.

Un premier segment réalisé par Radio Silence, le collectif déjà à l'oeuvre sur The Baby et sur le dernier segment de V/H/S (10/31/98). Ici, leur segment d'ouverture est un quasi-succès : toute l'entrée en matière, les entités, le motel/diner/station service étrange, et les effets sont très réussis, aidé par une jolie musique carpenterienne, qui permet d'instaurer un sentiment de malaise en moins de dix minutes. Malheureusement, la dernière partie, en intérieur et sur les lieux supposés de leur crime, est un peu plus faible. 4.5/6

# Siren : Au motel, dans la chambre voisine, trois jeunes musiciennes (Fabianne Therese, Hannah Marks & Nathalie Love) se réveillent et reprennent la route, mais une crevaison finit par les amener au domicile d'un couple étrange (Susan Burke & Davey Johnson), un peu vieillot, et aux invités tout aussi bizarres...

Un segment co-écrit par Susan Burke et Roxanne Benjamin (par ailleurs derrière la caméra), l'une des productrices des V/H/S. Pas désagréable du tout, assez efficace, mais un cran en dessous du segment précédent. 4/6

# The Accident : Alors qu'elle tente de s'enfuir, l'une des musiciennes est heurtée de plein fouet par Lucas (Mather Zickel), un businessman, au téléphone avec sa compagne. Paniqué, l'homme appelle aussitôt les urgences, mais est contraint d'emmener lui-même sa victime à l'hôpital le plus proche... un hôpital désert, dans une ville déserte, où il doit la soigner seul, guidé par les voix des "secours" dans son oreillette.

Bien joué, réalisé et écrit par le réalisateur de The Signal et du segment Amateur Night de V/H/S, ce segment s'avère un peu moins réussi que les précédents, la faute à des effets gores qui sont parfois plus comiques qu'effrayants (la jambe cassée) et à un script finalement assez prévisible (sur le mode boucle temporelle). 3.5/6

# Jailbreak : Dans un bar situé en face de l'hôpital, Danny (David Yow), un vieil homme armé d'un fusil à pompe, s'en prend aux clients et au tenancier, exigeant de ces derniers qu'ils lui expliquent où se trouve sa soeur disparue, Jesse (Tipper Newton). Mais rapidement, il apparaît que les habitants de cette ville étrange ne sont pas humains, et que Jesse est ravie de s'y trouver...

Réalisé par le réalisateur de Le Pacte 2, un segment qui souffre d'être beaucoup trop explicite, révélant la nature démoniaque de ses protagonistes de manière très peu subtile. Dommage, parce que sinon, c'était une version intéressante d'Orphée aux Enfers, et le retour de la musique carpenterienne faisait plaisir. 3/6

# The Way In : Cait, Daryl (Kate Beahan & Gerald Downey) et leur fille adolescente Jem (Hassie Harrison) arrivent au motel, où ils s'installent dans une suite pour passer le weekend. Mais rapidement, un trio d'hommes masqués s'en prend à eux, apparemment décidés à régler leurs comptes avec Daryl...

On rattrape donc le premier segment, avec la même équipe aux commandes, et dans la même suite du motel. Ici, on est dans du survival/home invasion nettement plus classique et basique, pas trop mal mené, mais sans rien de révolutionnaire. Ça explique cependant certains détails du premier segment, ainsi que le crime des deux malfrats qui y étaient en fuite. Mais à part ça, bof. 3/6 + 0.5 point pour le déluge final d'effets spéciaux = 3.5/6

 

Voilà, la boucle est bouclée, et comme on pouvait s'en douter dès le début, cette section de l'autoroute est une sorte de purgatoire ou d'enfer personnel où tous les personnages de cette anthologie sont pris au piège.

Rien de vraiment surprenant, donc, ni de particulièrement effrayant ou original, mais le tout s'avère assez efficace, en fin de compte, notamment au niveau des transitions entre segments (assez homogènes malgré la variété de ces derniers), de l'interprétation, et des effets spéciaux, avec des créatures en CGI vraiment réussies.

On regrettera cependant que les segments perdent progressivement de leur fraîcheur et de leur intérêt, devenant de plus en plus prévisibles et évidents. Pas forcément quoi que ce soit de rédhibitoire, mais tout de même dommage, tout comme le fait que le métrage abatte ses cartes un peu trop rapidement, avec une présence du film Le Carnaval des Âmes sur les écrans tv des personnages, qui spoile aussitôt le pourquoi du comment de tout le film.

4/6

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