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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (hautement?) éclairés...

Articles avec #cbs catégorie

Christmas Yulefest 2015 - 51 - Animation en vrac (4)

Publié le 17 Décembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Review, Noël, Christmas, Animation, Aventure, Disney, Jeunesse, Télévision, CBS

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

Frosty, le Bonhomme de Neige (Frosty, The Snowman - 1969) :

Lorsque le chapeau d'un magicien se pose sur sa tête, Frosty, le bonhomme de neige, prend vie pour le bonheur de tous les enfants qui l'ont créé. Mais lorsque Frosty décide de partir pour le Pôle Nord, afin de ne jamais fondre, le magicien décide de récupérer son chapeau avant qu'il ne soit trop tard, et il monte en secret sur le train pour le Pôle, à bord duquel Frosty et la petite Karen ont déjà embarqué.

Un dessin animé de 25 minutes diffusé sur CBS en 1969 et signé Rankin-Bass, qui applique là la même formule que pour leurs films d'animation en stop-motion, mais en s'essayant ici à l'animation 2D traditionnelle.

Le résultat n'est pas désagréable, même s'il repose quasi-intégralement sur la chanson Frosty The Snowman, au point de l'utiliser quasiment en boucle pendant les 10-12 premières minutes.

On fait rapidement une overdose, donc, mais heureusement, la seconde moitié est nettement plus jolie et mignonne (avec le Père Noël, les animaux de la forêt, etc), et permet de faire passer un peu mieux la pilule.

Joyeux Noël, Charlie Brown ! (A Charlie Brown Christmas - 1965) :

Comme toujours dépressif, Charlie Brown se plaint du mercantilisme des fêtes de Noël, et Lucy lui suggère de devenir le metteur en scène du spectacle de Noël de l'école, afin de lui changer les idées. Il accepte, mais la tâche s'avère plus que compliquée pour le jeune garçon...

Bon, je crois que c'est définitif. Après Grosse Citrouille, l'épisode d'Halloween que j'ai découvert cette année (mais qui a été diffusé outre Atlantique un an après cet épisode de Noël), ce Joyeux Noel, Charlie Brown ! confirme que Snoopy, Peanuts et compagnie, ce n'est pas fait pour moi.

En même temps, un épisode de Noël qui commence sur un paysage froid et enneigé, avec des enfants malheureux et geignards qui arpentent des rues et des paysages vides, pendant qu'une chanson mélancolique t'explique que "Christmas time is here, happiness and cheer"... forcément, je ne pouvais que rejeter en bloc.

On me répliquera que c'est voulu, que ça illustre parfaitement la déprime de Noël de Charlie Brown, etc... mais le problème, c'est que tous ces enfants sont assez antipathiques, et que par conséquent, je n'ai absolument aucun intérêt dans leur parcours.

Lucy, arrogante et donneuse de leçons, et son stand de psychologie de comptoir ? Je n'ai qu'une envie, lui mettre des baffes. Ou plutôt, arrêter sur le champ ce dessin animé pourtant classique, aux USA (d'un autre côté, pas trop difficile de devenir un classique lorsque l'on est à ce point ancré dans l'inconscient collectif national, parce que l'on a été l'un des rares dessins animés de Noël disponibles - et donc diffusés en boucle - tous les ans à la télévision américaine depuis 1965).

Bref, une expérience à nouveau très désagréable pour moi, entre cette bande originale jazzy, dépressive et froide, qui illustre de manière paradoxale des scènes parfois pleines d'action, leur conférant un manque d'énergie et de joie chronique, ainsi qu'une atmosphère contemplative et sombre typiquement neurotique.

Énorme bof.

Mes amis Tigrou et Winnie : Un Noël de super détectives (Super Sleuth Christmas Movie - 2007) :

Winnie l'Ourson, la jeune Darby et tous leurs amis de la Forêt des Rêves Bleus sont aux anges, car Noël est proche ! Mais bientôt, ils apprennent que le sac de jouets du Père Noël a été perdu, et qu'un petit renne nommé Holly est à sa recherche... heureusement, Petit Gourou et Lumpy l'ont retrouvé à temps. Reste alors à ramener Holly au Pôle Nord, une tâche qui est plus facile à dire qu'à faire...

Un petit épisode spécial de 45 minutes, en images de synthèse et à destination des plus petits, avec une Darby qui s'adresse directement aux jeunes spectateurs, les interpelle, leur pose des questions, etc... et de multiples chansons, heureusement suffisamment brèves pour ne pas être insupportables.

D'ailleurs, je dois dire que le tout est assez mignon, tant dans le style utilisé que dans le doublage (je l'ai vu en VO anglaise, avec tous les jeunes animaux qui parlent avec des petites voix à l'accent adorable)... bref, c'est sympathique comme tout, et puis rien que pour voir Bourriquet en train de tirer le traîneau du Père Noël, ça vaut le déplacement. :D

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Christmas Yulefest 2015 - 45 - Maman Noël (1996)

Publié le 15 Décembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Review, Noël, Christmas, Télévision, CBS, Hallmark, Comédie, Musique

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

Maman Noël (Mrs Santa Claus) :

Une semaine avant Noël, en 1910, la Mère Noël (Angela Lansbury) s'ennuie ferme au Pôle Nord, alors que son époux (Charles Durning) est obnubilé par le 25 Décembre. Afin de lui prouver qu'elle n'est pas inutile, elle prend les rennes et le traîneau afin de vérifier un nouveau parcours pour la tournée, mais à cause de la météo horrible, elle est contrainte de se poser en urgence à New York, dans un quartier populaire. Là, alors que l'un de ses rennes, blessé, se remet lentement, "Mme Nord" passe une semaine en compagnie des nombreux immigrants qui l'entourent, et dont elle découvre - et parfois transforme - le quotidien.

Comédie musicale télévisée, diffusée sur CBS en 1996, produite par Hallmark, et qui met en scène une Angela Lansbury en pleine forme malgré ses 71 ans.

Visuellement, le tout est clairement téléfilmesque et scénique (les angles de caméra sont très  basiques, le rendu, les décors et les éclairages assez théâtraux) ; l'interprétation est inégale (les accents, notamment, sont parfois discutables), tandis que l'écriture, elle, appuie un peu fort sur le côté justice sociale de l'intervention de la Mère Noël, entre l'intégration raciale, les suffragettes, l'exploitation des enfants, etc...

D'ailleurs, c'est bien là le problème principal de ce métrage : plutôt que de les laisser en filigrane et de permettre à la magie de Noël faire son oeuvre, le script fait passer au premier plan du récit tous les problèmes sociaux rencontrés par la Mère Noël, jusqu'à en faire l'un de ses sujets principaux.

Des ambitions qui sont louables, mais qui ont tendance à faire de cette comédie musicale quelque chose de trop laborieux et de morne, qui freine des quatre fers entre ses passages chantés. Cela dit, heureusement, le tout reste assez honorable grâce à ces derniers, du moins, pour peu qu'on apprécie les comédies musicales.

À ce niveau, rien d'exceptionnel ; cependant, les compositions très "yiddishs" de Jerry Herman (par ailleurs compositeur de Hello, Dolly! et de la version musicale de La Cage aux Folles) restent assez entraînantes, et bien interprétées par la distribution du métrage.

Mais bon... il faut bien avouer que pour une comédie musicale sur la Mère Noël, le film est étrangement peu festif ou magique. D'autant qu'en parallèle de toute cette histoire, on revient régulièrement sur le Père Noël, qui déprime seul au Pôle Nord. Youpi.

Dommage, car Lansbury est ici excellente, et aurait mérité de se produire dans une oeuvre plus légère, et moins "réaliste".

3.5/6

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Christmas Yulefest 2015 - 44 - Animation en vrac (2)

Publié le 15 Décembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Review, Noël, Christmas, Animation, Jeunesse, CBS

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

Le Noël des Looney Tunes (Bah, Humduck ! - A Looney Tunes Christmas - 2006) :

La version Looney Tunes d'Un Conte de Noël de Dickens, avec Daffy Duck en grand patron capitaliste qui martyrise ses employés.

Ça repompe sans vergogne les adaptations précédentes du récit, depuis Daffy en Oncle Picsou du pauvre (qui se roule dans son coffre plein d'or plutôt que de rentrer chez lui), jusqu'à Fantômes en Fête (le businessman capitaliste qui martyrise tous ses employés, et qui lorsqu'il est confronté à un des fantômes, se moque de son apparence de fée... avant de se faire pulvériser par cette même fée lors de moments slapstick ; le fantôme du futur qui apparaît à travers un mur d'écrans de tv pour pointer du doigt Scrooge), en passant par toutes les variations qu'on a pu voir ces dernières décennies.

Le tout pendant 45 laborieuses minutes qui mettent un temps fou à démarrer (le premier fantôme ne fait pas son apparition avant la moitié du film) et bourrées de "gags" qui tombent à plat. Assez mauvais, donc.

Les Schtroumpfs : Les Chants de Noël (The Smurfs : A Christmas Carol - 2011) :

La version Schtroumpf du Conte de Noël de Dickens, avec le Schtroumpf Grognon en guise de Scrooge.

Un court-métrage de 20 minutes qui, des images numériques du film, bascule en animation 2d laide et baclée au bout de 3 minutes, pour revenir aux images de synthèse à la toute fin.

Médiocre au possible. Et puis les nabots bleus doublés par des new-yorkais et des mexicains, sans façons.

An Elf's Story : The Elf on the Shelf (2011) :

Le lutin Chippy est dépêché par Santa Claus pour aider le petit Taylor à retrouver foi en la magie de Noël...

Une sorte de grosse publicité à peine déguisée pour un jouet, l'Elf on the Shelf, une poupée de chiffons qu'une illustratrice de livres pour enfants a inventé en 2005, et que des businessmen tentent depuis d'imposer comme "une nouvelle tradition moderne de Noël" dans chaque foyer.

Le concept étant donc qu'une fois caché dans la maison par les parents, le lutin en chiffon agit comme un mouchard, qui surveille toutes les actions des enfants, les note et en informe le Père Noël, et qui avertit les parents si l'enfant a besoin d'être puni... Big Brother en collants rouges, en somme, que les parents doivent déplacer chaque jour pour qu'il reste imprévisible et omniprésent, et que les enfants n'ont pas le droit de toucher.

Ici, on a donc 20-25 grosses minutes (diffusées sur CBS en 2011) qui tentent de convaincre le spectateur que l'Elf on the Shelf, "c'est l'esprit de Noël dans ta maison, et l'assurance d'un enfant bien discipliné, alors achète notre produit, et tu seras un bon Américain aux bonnes valeurs chrétiennes". Whouhou. *soupir*

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Critique éclair : Sitcoms en vrac (2015)

Publié le 8 Mars 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Télévision, Review, Comédie, Sitcom, Fantastique, ABC, CBS, FXX, FOX

Allez, on met la rubrique Un jour, un film (ou presque) de côté, pour revenir aux premières amours de ce blog qui, après tout, ne se nomme pas Les Téléphages Anonymes sans raison.

Place donc à quelques-unes des nouvelles sitcoms de 2015, pour des mini-reviews basées sur quelques-uns de leurs premiers épisodes...

Fresh off the Boat :

Dans les années 90, l'installation improbable d'une famille d'immigrants chinois dans la banlieue d'Orlando, Floride, après un bref séjour dans le Chinatown de Washington, le tout raconté par les yeux du fils aîné de la famille, passionné de gangsta rap.

Ici aussi, on est en terrain ultra-balisé, celui de la sitcom décrivant une époque "nostalgique", au travers du quotidien d'une famille ethnique. En gros, c'est The Goldbergs, dix ans plus tard, et avec des yeux bridés.

Il y a des clichés à tous les étages, c'est moyennement efficace, mais le cast (enfin, tout le monde sauf le personnage principal, paradoxalement, qui est un gamin assez agaçant totalement éclipsé par ses frangins, par son père - Randall Park - et par sa mère) y met beaucoup d'énergie, ce qui fait fonctionner le tout pépèrement. Les audiences sont assez stables, donc ça devrait tenir un moment, je pense.

 

The Odd Couple :

Un remake de la sitcom d'il y a quarante ans, avec Tom Lennon en obsédé de la propreté assez précieux et obsessif, qui se fait plaquer par sa femme, et emménage avec son pote de toujours, Matthew Perry, un podcasteur glandeur et bordélique.

Hilarity ensues.

J'aime bien le cast, mais c'est ultra-classique et creux, donc je ne donne pas cher de la peau du show.

 

Man Seeking Woman :

Les mésaventures amoureuses de Josh Greenberg (Jay Baruchel), un vingtenaire à la recherche de l'amour, dans un monde où tous les clichés et autres métaphores de l'amour et de la séduction ("elle ressemble à un troll", "être célibataire à un mariage, c'est l'enfer"...) prennent corps de manière tangible...

Une sitcom cablée originale, osée, mais qui me pose problème : je commence systématiquement les épisodes en étant motivé et curieux, j'attends les délires métaphoriques avec impatience, je trouve ça réussi et amusant pendant 15 minutes, mais à chaque fois, sans exception, je finis en regardant distraitement la fin des épisodes, comme si le show tournait à vide pendant les cinq dernières minutes.

Je n'ai toujours pas compris ce qui me posait vraiment problème dans la structure et/ou l'écriture des épisodes, donc je reste assez perplexe devant la série, pour l'instant.

 

The Last Man on Earth :

Will Forte dans la peau du dernier homme sur Terre, après une épidémie virale meurtrière, le tout produit et dirigé par les scénaristes du film Lego, des Tempêtes de Boulettes géantes... et d'Extreme movie.

Ça se regarde tranquillement, ça fonctionne plus ou moins, ça ressemble plus à une comédie du cable qu'à une sitcom de network (le ton, notamment, est assez sombre et doux-amer, ce qui me fait douter du potentiel commercial de ce show), m'enfin bon, tout ça reste un peu léger à mon goût, et je dois dire que la seconde partie de ce double-pilote, avec la Kristen Schaal névrosée et coincée qui débarque histoire d'amener un conflit typiquement sitcom (là, on tombe dans un - autre - remake bien cliché de The Odd Couple), m'a nettement moins intéressé.

(et puis, je pinaille, mais un an après une apocalypse virale, il devrait y avoir des millions de cadavres en décomposition ou décomposés dans les rues, des animaux charognards, ou bien des cadavres d'animaux, si ces derniers ont été contaminés, eux aussi... là, les rues désertes et bien balayées de toutes les villes du pays, ça casse un peu la suspension d'incrédulité ; déjà que j'ai du mal avec la logique de s'installer dans un endroit réputé pour ses sécheresses alors qu'on n'a plus d'eau courante...)

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Christmas Yulefest 2014 - 84 - Trilogie Donna VanLiere : Les Souliers de Noël, Le Miracle du Coeur & De l'Espoir pour Noël

Publié le 11 Janvier 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Review, Télévision, Christmas, Noël, CBS, Lifetime, Drame, Romance

Noël est passé, les Rois sont arrivés, mais avant de tirer sa révérence, la Christmas Yulefest 2014 joue les prolongations sur le blog des Téléphages Anonymes, avec un Bonus Round d'une semaine afin de boucler dignement ce marathon de cinéma festif de fin d'année...

Les Souliers de Noël (The Christmas Shoes) :

À l'approche de Noël, Maggie Andrews (Kimberly Williams-Paisley), professeur de musique au coeur défaillant, est contrainte de confier son poste à Kate Layton (Maria DelMar), l'épouse de Robert (Rob Lowe), un avocat carriériste dont le couple bat de l'aile.

Mais Robert n'apprécie guère cette idée, et entre les disputes et la mort de sa mère, l'avocat caractériel commence à perdre pied. Jusqu'au soir de Noël, lorsque, au bout du rouleau, il croise le chemin du fils de Maggie, désespéré par l'état critique de sa mère : Nathan (Max Morrow) tente d'acheter des chaussures pour faire plaisir à sa mère, mais il n'a pas l'argent nécessaire. Robert décide alors de l'aider...

Un téléfilm mélodramatique diffusé sur CBS en 2002, et qui, à l'origine, est adapté d'une chanson déprimante de NewSong, un groupe chrétien. Succès inattendu des fêtes 2000, la chanson est aussitôt adaptée en roman par Donna VanLiere, et en téléfilm par CBS : sans surprise, le tout est particulièrement larmoyant et déprimant, mais minimise les sous-entendus religieux un peu agaçants inhérents à la chanson (qui souffre de cet égocentrisme assez récurrent dans la religion made in America : "Dieu est là pour m'aider, Dieu est là pour m'envoyer un signe, parce que je crois plus en lui que les autres, et que j'ai une relation privilégiée avec lui, Dieu est grand, et s'il m'arrive de bonnes choses pendant que les autres souffrent, c'est que Dieu existe et qu'il a un oeil sur moi.").

Bref... ce téléfilm tire très fort (trop fort, en fait) sur les cordes sensibles, joue à fond la carte des caractérisations caricaturales, des traits forcés, et des clichés mélodramatiques (la mère qui meure, l'autre mère qui meure, l'enfant miséreux, l'opposition "famille pauvre mais heureuse, travailleuse et artistique/famille plus riche, mais carriériste, intellectuelle, et en crise"), et repose sur un postulat de départ tellement larmoyant et forcé qu'il en devient contre-productif.

Surtout quand arrive la chanson en question, illustrant une course au ralenti du gamin sous la neige, avec ses chaussures moches sous le bras...

2/6 (parce que c'est globalement tout de même compétent dans l'interprétation et la mise en images)

Le Miracle du Coeur (The Christmas Blessing) :

Désormais adulte après les évènements du film précédent, et devenu un médecin urgentiste las de sa carrière actuelle, Nathan Andrews (Neil Patrick Harris) rentre chez son père pour les vacances de Noël ; là, il tombe amoureux de Meghan (Rebecca Gayheart), une institutrice au foie défaillant, et s'attache à l'un de ses élèves, Charlie (Angus T. Jones), orphelin de mère et malade du coeur. Mais alors qu'approche Noël, la santé de Meghan et de Charlie se dégrade soudainement...

La suite "directe" du téléfilm précédent, à nouveau diffusée sur CBS, et bénéficiant à nouveau d'une adaptation de Donna VanLiere, ainsi que d'un accompagnement musical de NewSong.

La continuité relativement réussie (Rob Lowe, les chaussures, la casquette, certains personnages, les flashbacks) n'est pas désagréable, mais comme dans Les Souliers de Noël, le tout souffre d'un trait tellement forcé et caricatural que ça enlève beaucoup d'intérêt au récit.

Les clichés abondent en effet jusqu'à l'overdose : le père du gamin est veuf, dépressif, alcoolique, menteur et voleur ; le gamin est mourant et en surpoids ; la petite amie est malade et un peu autoritaire ; le héros est déprimé par sa carrière et son éducation, et préfèrerait retrouver une vie de mécano auprès de son père, dont il veut racheter la maison ; le père n'arrive plus à gérer sa vie sans sa femme, et veut tout plaquer... etc, etc, etc.

Et comme en plus le déroulement de l'intrigue est particulièrement téléphoné (on voit venir les dernières minutes très très loin en amont, que ce soit sur le front des maladies "croisées" et de leurs conséquences, que sur celui de l'avenir des personnages et des maisons...), voilà encore un métrage qui peine à convaincre, malgré des qualités équivalentes à celles du premier opus (interprétation, réalisation, etc), et un héros plus attachant que les personnages du film original.

Par contre, -0.25 d'office pour avoir NewSong et Blake Shelton qui se pointent en fin de film pour enchaîner deux chansons countrys insipides sur une scène devant les acteurs...

2/6

De l'Espoir pour Noël (The Christmas Hope) :

Patty Addison (Madeleine Stowe) a perdu son fils aux urgences où officie Nathan Andrews (Ian Ziering) ; depuis, elle se consacre à sa carrière de travailleuse sociale, préférant travailler plutôt que de faire face à sa vie de couple en perdition avec Mark (James Remar) qui, de son côté, tente d'aider le fils d'un ami. Un jour, cependant, à l'approche de Noël, Mark et Patty doivent accueillir une fillette orpheline : c'est là le déclic qui remet leur vie en place, et relie la destinée des divers personnages de la saga.

Troisième et dernier épisode de la série des Christmas Shoes, cette fois-ci diffusé sur Lifetime, et immédiatement, même si ça fonctionne sur le même principe global, on sent le changement d'orientation, Lifetime n'ayant pas les mêmes réserves que CBS sur tout ce qui touche à la religion.

Pour être franc, j'ai manqué de m'endormir devant cet épisode : la photographie est terne, le rythme anémique, les personnages ne sont jamais vraiment intéressants, et Ian Zering parvient à rendre insipide le personnage interprété par NPH dans le volet précédent.

Pire, le tout n'est que très faiblement relié aux deux autres épisodes (problème de droits, certainement), et donc n'a finalement pas grand intérêt, puisque, dépourvu de cette continuité, le récit n'est qu'une trame basique et générique, qui joue elle aussi beaucoup trop sur la corde sensible.

Bref, autant les deux précédents étaient médiocres, mais gardaient un niveau similaire, tant en intérêt qu'en qualité, autant là... zzzzz.

1/6

 

Voilà, c'en est fini de la Yulefest 2014, en espérant que vous aurez tous passé de bonnes fêtes, et vu plein de bons films. Les Téléphages Anonymes partent en vacances jusqu'à début février, mais ils reviendront avec leur rubrique habituelle : Un film, un jour... (ou presque) !

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