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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (hautement?) éclairés...

Catch Review : WWE United Kingdom Championship Tournament - Round 2 & Finale (15/01/2017)

Publié le 12 Février 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Catch, WWE

Après un premier round assez quelconque, empli de matches courts et assez basiques, deux noms surnagent clairement dans ce tournoi : Pete Dunne, le bagarreur sadique et technique, et Tyler Bate, le jeune moustachu évoquant clairement Cesaro dans le ring. Suite et fin de ce tournoi, donc, avec les quarts de finale, les demis, et la grande finale permettant de couronner le tout premier champion anglais de la WWE...

WWE United Kingdom Championship Tournament 2017 - Round 2 & Finale :

# Quarts de finale

- Pete Dunne vs Sam Gradwell :

Une belle intensité, même si Gradwell ne vend pas bien la blessure subie la veille durant attaque, ce que soulignent les commentateurs... juste avant que Gradwell ne commence justement à vendre la douleur en fin de match (!) Une fin de match un peu abrupte, enchaînant un compte de 9 en dehors du ring sur un simple bodyslam contre un turnbuckle, et zou, c'est fini. Dommage, parce que Dunne a vraiment une personnalité bien à lui, et fait un bad guy impeccable.

- Mandrews vs Joseph Conners :

Démarrage assez rapide et nerveux, mais Mandrews est un peu en pilotage automatique, refaisant les mêmes spots que le match précédent, dans le même ordre, ce qui téléphone un peu sa victoire et son avancée dans la suite du tournoi. Cela dit, Mandrews est plus souvent contré, ici, ce qui rend l'affrontement plus équilibré, à défaut d'être mémorable.

- Wolfgang vs Trent Seven : 

Un match qui ne fait pas du tout dans la finesse, avec deux brutes qui se mettent sauvagement sur la tronche jusqu'à ce que ça saigne ; un vrai gros contraste avec le match précédent.

- Jordan Devlin vs Tyler Bate :

Un match plus classique et équilibré, même si, un peu comme pour le match de Mandrews, Bate fait ici le minimum syndical, ce qui a tendance à téléphoner son avancée dans le tournoi, et le fait qu'il doive donc s'économiser. 

 

# Demi-finales

- Mandrews vs Pete Dunne :

Un très bon match, tour à tour brutal, agressif, sadique et acrobatique, avec un Mandrews qui se donne complètement (prouvant par là-même une nouvelle fois qu'il était totalement sous-exploité à la TNA), et un Dunne égal à lui-même.

- Tyler Bate vs Wolfgang :

Un affrontement décevant, car une opposition de style, de gabarit, et d'âge qui avait du potentiel, mais qui débouche sur un match court et peu mémorable, avec deux adversaires qui ne se dépensent pas vraiment ; une sorte de gros prétexte pour l'après-match, avec un Dunne qui attaque directement Bate, et lui démolit l'épaule.  

 

# Entracte

- Neville vs Tommy End :

Neville dans le ring pour expliquer qu'il n'a pas voulu participer au tournoi parce que les compétiteurs n'étaient pas à son niveau. Tommy End, un Néerlandais tatoué de partout, au mohawk, et fraîchement signé à la NXT, débarque, pour un match pas très intéressant, avec beaucoup (trop) de coups de pied.

 

# Finale :

- Bate vs Dunne :

Bate, "blessé" à l'épaule, joue parfaitement les héros en péril, Dunne, lui, est impeccable en méchant sadique, et le tout donne un match très réussi, voire même relativement épique, entre deux hommes qui se connaissent bien, et qui donnent tout ce qui leur reste (450 double foot stomp O_O) pour finir la soirée en beauté.

 

En somme, une seconde soirée de tournoi nettement plus satisfaisante, comme souvent, avec des matches plus longs, plus homogènes et plus réussis. Le choix des deux finalistes est assez logique, le gagnant très satisfaisant, et, je ne le répéterai jamais assez, mais le duo Michael Cole/Nigel McGuinness était impeccable aux commentaires. 

commentaires

Les bilans de Lurdo - Santa Clarita Diet, saison 1 (2017)

Publié le 12 Février 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Télévision, Review, Les bilans de Lurdo, Comédie, Netflix, Sitcom, Horreur

Après avoir volontairement laissé dans le flou la véritable nature de cette comédie mettant en vedette Drew Barrymore, Netflix a fini par lever le voile, il y a peu, en publiant l'affiche ci-dessous : une affiche parodie des publicités pour régimes qui pullulent dans les magazines féminins, avec pour seule différence la véritable nature de ce régime Santa Clarita - des morceaux humains empilés dans le cocktail que boit Drew. CQFD : Santa Clarita Diet est donc une comédie horrifique, à mi chemin entre iZombie et Weeds, un ajout inattendu au catalogue du diffuseur...

Santa Clarita Diet, saison 1 :

Couple d'agents immobiliers californiens, Sheila (Drew Barrymore) et Joel Hammond (Timothy Olyphant) ont une fille adolescente, Abby (Liv Hewson), et, ensemble, ils vivent une vie banlieusarde particulièrement routinière et balisée. Jusqu'au jour où Sheila contracte une maladie mystérieuse, qui la désinhibe totalement, mais la force à manger de la chair humaine. Désormais morte-vivante, Sheila doit s'habituer à cette nouvelle existence, une existence qui, étrangement, redonne un second souffle à sa famille : contraints de se serrer les coudes pour faire face à ce problème, les Hammond décident de se mettre à chercher des victimes potentielles pour Sheila parmi les criminels de la région. Plus facile à dire qu'à faire, surtout avec Dan (Ricardo Chavira), leur voisin fouineur, membre des forces de l'ordre, et qui tente de les faire chanter... 

Sitcom single cam Netflix, écrite et pilotée par Victor Fresco (Better Off Ted, Le Monde Merveilleux d'Andy Richter, Earl), et qui s'inscrit totalement dans la lignée de ce que Showtime pouvait faire dans le genre à une certaine époque (Weeds, par exemple), avec une touche de folie et de décalage en plus, et le drama premier degré en moins.

Et c'est peut-être à la fois la grande qualité et le défaut de ce Santa Clarita Diet : le second degré absurde du show, cette réalité où tout le monde est un peu caricatural, un peu déjanté, et pas forcément très finaud, un peu comme dans My Name is Earl.

C'est une qualité, car ça permet de rendre ces 10 épisodes de 25 minutes plutôt regardables et sympathiques, avec des moments improbables, des guests inattendus (Nathan Fillion, Andy Richter, Patton Oswald, Ryan Hansen, Thomas Lennon, Portia DeRossi, Natalie Morales), des seconds rôles excentriques, ainsi que du gore généreux... le tout sans toutefois éclipser totalement, derrière ces aspects grand-guignolesques, un propos sur les liens indestructibles d'un couple qui s'aime, et est prêt à tout l'un pour l'autre, même au pire.

Et défaut, parce que le tout est tellement outrancier, tellement improbable, les acteurs (Barrymore et Olyphant en tête) prennent tellement le tout à la rigolade (ils se donnent complètement à leurs rôles, mais sont clairement et régulièrement en surjeu, quand ils n'ont tout simplement pas un sourire goguenard sur les lèvres dans les scènes les plus délirantes), qu'au final, il est difficile de vraiment prendre tout ça au sérieux, de vraiment s'attacher à ces personnages, bref, on regarde le tout avec une certaine distance, et on finit par s'apercevoir que la série, en fin de compte, tourne un peu à vide.

Parce qu'après tout, cette satire de la vie de banlieue US, soporifique et formatée, a déjà été faite et refaite à la tv : pas grande originalité sur ce plan là. Sur le plan de l'horreur, le show rappelle aussi un iZombie débarrassé de son sérieux et de son aspect procédural, donc rien de neuf non plus de ce côté (d'ailleurs, le semblant de mythologie, ou la promesse d'une épidémie par contagion, sont rapidement étouffés dans l'oeuf). Et comme le relationnel de cette famille est là encore plutôt convenu (les parents enfermés dans le carcan sociétal, la fille rebelle et sarcastique, etc), au final, ne reste que l'humour et le gore.

Ce qui est déjà pas mal, et suffira sans nul doute à plein de spectateurs ; mais dans l'absolu, Santa Clarita Diet se résume à une digression amusante, qui commence bien, ronronne un peu en milieu de saison, et se finit par un cliffhanger assez plat : en somme, une série amusante, sans plus, et qui paradoxalement manque un peu de mordant et de tripes.

Distrayant, sympathique, mais pas particulièrement mémorable ou exceptionnel.

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Les bilans de Sygbab - Gilmore Girls, saison 5 (2004-2005)

Publié le 11 Février 2017 par Sygbab dans Télévision, Review, Romance, Critiques éclair, Comédie, Les bilans de Sygbab, Gilmore Girls

Sygbab regarde (beaucoup) la tv, Sygbab écrit (parfois) des bilans : retrouvez-les sur le blog des Téléphages Anonymes !

Gilmore Girls, Saison 5 : 

Comme s'il y avait eu une prise de conscience à propos de la difficulté grandissante de maîtriser une multitude de personnages en même temps, l'écriture se resserre et se concentre de plus en plus sur la famille Gilmore. Certes, Paris est toujours aussi irritante, et sa relation naissante avec Doyle présage de bonnes choses pour l'avenir, tant leur couple est improbable. Oui, Lane Et Zack vont bien ensemble, et il est un peu question du groupe de temps en temps. Et Kirk est toujours aussi bizarre, mais drôle.

Il ne faut cependant pas se voiler la face : ce sont des histoires annexes, dont l'intérêt principal est de ne pas laisser en plan les autres protagonistes. Ils deviennent ainsi des accessoires et sont de plus en plus secondaires. À tel point que Jason est évacué sans autre forme de procès dans le premier épisode, alors que ce dernier est une suite directe du final de la saison précédente.

Cela pourrait être gênant, mais il faut bien admettre que le programme est chargé pour les Gilmore. Il semblerait que chez eux, la dramaturgie soit une seconde nature, et les rebondissements ne sont pas des moindres. La source de ce chaos est unique, et bien identifiée : l'ingérence d'Emily. Cela commence avec son intervention auprès de Christopher, en lui intimant presque l'ordre de faire ce qu'il faut pour être de nouveau avec sa fille, maintenant que Sherry l'a abandonné.

Elle est tellement convaincue que sa fille ne sait pas ce qu'elle fait en développant - enfin - une relation avec Luke qu'elle ne prête aucune attention aux conséquences de ses actes. Pour les autres, mais aussi pour elle, puisqu'elle s'attire les foudres de Lorelai. Alors qu'elle était la première à dire à Richard que ses actions pouvaient leur faire perdre leur fille, elle s'en charge d'elle-même en ne comprenant pas que celle-ci est indépendante et qu'elle avait coupé les ponts pour une bonne raison.

Il n'en faut pas tellement plus pour que Luke se pose des questions. Sa réaction est compréhensible : la propension de Lorelai à cacher les choses - une sorte de réflexe vis-à-vis de ses parents, qu'elle applique malheureusement à toutes les situations - ne peut que le faire douter vis-à-vis de Chris. À plusieurs reprises, elle ne lui dit pas qu'elle a vu le père de son enfant, et au vu de leur passif il est difficile pour l'homme à la casquette vissée sur le crâne d'accorder une totale confiance à sa dulcinée, et surtout d'accepter un tel poids. Pas seulement par rapport à un ex qui ne disparaîtra jamais, mais aussi parce qu'il n'est pas apprécié par Richard et Emily, qui ne le jugent pas dignes d'être avec leur fille.

Le plus désolant, finalement, c'est que leur monde est tellement à part qu'ils ne font même pas preuve de mépris : pour eux, il s'agit simplement un constat. Un sentiment d'insuffisance s'installe en lui, sans qu'il n'ose le formuler, et il le prend de plein fouet quand Dean lui explique qu'il ne peut pas offrir à Lorelai ce dont elle a besoin. Selon lui, leur combat est le même, futile et voué à l'échec.

Emily prend également de plus en plus de place dans la vie de Rory, et son voyage en Europe avec sa petite-fille est en quelque sorte l'élément déclencheur d'une transformation qui couvait. La jeune femme autrefois simple prend de plus en plus goût au luxe, au faste, et commence à se sentir à l'aise dans un monde que sa mère a rejeté. Il n'est pas innocent qu'elle s'intéresse à Logan plutôt qu'à Marty : le premier peut lui faire vivre des aventures grâce à ses ressources quasi illimitées, le second n'est qu'un énième avatar du charmant garçon avec lequel on s'ennuie.

Ironique, puisque le comportement de Logan n'est pas si lointain de celui que pouvait avoir un certain Tristan. De même, l'ancienne Rory n'aurait pas accepté le poste que lui propose Mitch, et ce pour deux raisons : elle aurait tenu à le mériter, et elle aurait trouvé futile cette tentative de se rattraper aux branches après avoir été humiliée par la famille Huntzberger.

Alors qu'elle semblait faire des progrès avec un rôle plus actif dans le journal de Yale, cette mission s'avère être un échec total. Mitch Huntzberger n'est pas un homme sympathique qui est là pour faire plaisir aux gens, et il n'hésite pas à dire ce qu'il pense sans ambages : selon lui, Rory est une très bonne assistante mais n'a pas ce qu'il faut pour être une bonne journaliste. Les propos sont durs, mais il a au moins raison sur un point : malgré tous les apports de l'éducation de Lorelai, Rory est trop gentille et ne sait pas aller au-delà ce qu'on lui demande.

Une qualité pourtant essentielle pour évoluer et se démarquer des autres. Et surtout, elle n'a pas la même force que sa mère, qui a dû faire face à l'adversité très jeune et n'a reculé devant rien pour que son rêve aboutisse. Ce revers est pour elle une catastrophe, et elle remet complètement en question son avenir.

Tous ces évènements sont rudes pour Lorelai, car la relation fusionnelle qui l'unit à sa fille bat de l'aile. Ce qu'elle a essayé de lui inculquer part petit à petit en fumée, et elle s'aperçoit que le rôle de meilleure amie qu'elle tenait tourne maintenant en sa défaveur puisqu'elle ne se fait pas entendre en tant que mère. Pourtant, alors qu'elle passe la plupart du temps pour une irresponsable immature, elle gère les hauts et les bas de sa fille de manière assez remarquable, en prenant sur elle.

Mais entre le premier rapport de Rory avec Dean encore marié ou son petit séjour en prison, elle aurait pu - et dû - mettre un cadre et faire valoir son autorité, en étant plus ferme. Derrière cela se cache la peur de perdre sa fille, qui lui échappe inexorablement au profit de ses parents. Ce sentiment est latent depuis les premières saisons : même si elle ne l'avoue pas, elle souhaiterait que sa fille s'éloigne de leur monde. Mais il est sans doute déjà trop tard pour ça.

Ce n'est pas la décision prise par Richard et Emily en fin de saison qui vient contredire ce point : après avoir pourtant assuré à Lorelai qu'ils allaient l'aider pour que Rory ne quitte pas Yale, ils la trahissent en donnant leur bénédiction à leur petite-fille, tout en l'invitant à venir vivre chez eux. C'est peut-être le point de non-retour pour Lorelai, alors qu'elle commençait à gagner le respect et la fierté de son père. Plutôt que de l'emplir de colère, c'est un affront qui l'abat totalement au point qu'elle demande à Luke de l'épouser dans la foulée. Une proposition effectuée pour d'aussi mauvaises raisons ne peut qu'entraîner des conséquences fâcheuses, et le couple pourrait vite imploser.

Il a donc beaucoup de turbulences dans cette saison, car elle exacerbe les sentiments de chacun. Se concentrer sur les personnages clés était une bonne option pour amener des situations déterminantes pour l'avenir, tout en développant des relations toujours plus complexes. Dans le même temps, le changement d'ère qui avait du mal à s'amorcer est maintenant bien en place, avec notamment un Dragon Fly opérationnel. Un lieu toutefois rapidement déserté, avec un Michel de plus en plus transparent (un gâchis, à n'en pas douter) et une Sookie encore enceinte.

Il faudra attendre encore un peu pour revoir ses engueulades en cuisine avec Jackson. La ville de Stars Hollow est aussi moins mise en avant, mais il y a encore quelques bons moments, comme quand Taylor distribue des rubans rose et bleu pour diviser la ville selon deux groupes pro-Lorelai ou pro-Luke. Il y a quand même une constante : les références à la pop-culture sont toujours aussi présentes, et sont toujours très appréciables (mentionner une intégrale Cop Rock, il fallait vraiment y penser tant cette série est un OVNI télévisuel).

En quelques mots, pour conclure : c'est un très bon cru.

 

(voir aussi le bilan - un peu plus sommaire - de Lurdo de la saison 5 de la série, publié sur ce blog en 2012)

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Un film, un jour (ou presque) #448 : Cheerful Weather for the Wedding (2012)

Publié le 10 Février 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Comédie, Drame, Review, UK

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Cheerful Weather for the Wedding :

Dans les années 1930, une famille se prépare au mariage de l'une des leurs, dans leur manoir luxueux au milieu de la campagne anglaise. Mais celle-ci, Dolly (Felicity Jones) est cloîtrée à l'étage, étrangement déprimée et noyant ce chagrin inexplicable dans l'alcool ; au rez-de-chaussée, son fiancée Owen (James Norton), discret et bien sous tous rapports, qu'elle connaît depuis deux mois à peine ; et arpentant les couloirs du manoir, son ex-amant, Joseph (Luke Treadaway), qui semble lui aussi hanté par un secret troublant...

Adaptation d'une nouvelle de 1932, ce long-métrage anglais ressemble presque, pendant une bonne demi-heure, à un épisode de Downton Abbey sous acide, dans lequel tous les personnages auraient un répondant acerbe et sarcastique, seraient particulièrement mécontents d'être là, et l'ambiance serait nettement plus déjantée et animée qu'en temps normal. Et ça fait toujours plaisir de revoir un morceau du parcours de Felicity Jones, qui a commencé dans The Worst Witch et a terminé dans Rogue One...

Et puis tout à coup, les flashbacks s'invitent, et le film perd soudain totalement pied.

Le récit freine ainsi des quatre fers, pour se perdre dans des réminiscences sépias d'un passé idyllique, qui développent en un peu moins d'une heure ce qui prend une phrase à résumer : Dolly et Joseph ont eu une aventure, elle est tombée enceinte, et elle se marie précipitamment pour éviter le scandale.

Rien de bien neuf sous le soleil, donc, et le tout manque cruellement de punch et de mordant, que ce soit dans sa forme ou dans son fond, et surtout après cette première demi-heure enjouée. Ajoutez à cela du surjeu total sur la fin, guère aidée par une réalisation un peu lourde, et par un récit qui n'a pas vraiment de structure (tout ça ne débouche sur rien, il n'y a pas de résolution), et l'on se retrouve devant une comédie dramatique typiquement british, mais qui échoue à convaincre, ou à laisser le moindre souvenir.

Vraiment dommage que ce métrage n'ait pas conservé l'énergie de son premier tiers...

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #447 : Don't Think Twice (2016)

Publié le 9 Février 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Drame, Comédie, Review

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Don't Think Twice :

The Commune est une troupe d'improvisation new-yorkaise composée d'une poignée d'amis soudés : Miles (Mike Birbiglia), le vétéran et mentor du groupe, un séducteur cynique persuadé de ne jamais vraiment avoir eu sa chance ; Jack (Keegan-Michael Key), le plus talentueux du groupe, et sa compagne Samantha (Gillian Jacobs), totalement dénuée d'ambition ; Bill (Chris Gethard), dont le père vient d'être hospitalisé ; Lindsay (Tami Sagher), dont la famille aisée finance toutes ses lubies ; et Allison (Kate Micucci), artiste timide et hésitante, qui ne parvient pas à terminer ses projets. Tout le monde s'entend bien, jusqu'à ce que Weekend Live, une émission nationale ultra-populaire, vienne assister à leur spectacle, et décide de recruter Jack : la jalousie pointe alors le bout de son nez, et un par un, les membres de The Commune se remettent en question, alors même que la troupe peine à trouver un théâtre où se produire... 

Mouais. Je crois qu'on pourrait dire de ce film indépendant (qui a connu un succès critique considérable outre-atlantique - pas forcément surprenant lorsque l'on connaît un peu le paysage critique US) que c'est le Funny People du monde de l'improvisation.

Comme le film de Judd Apatow sur le monde du stand-up, on a droit ici à un réalisateur-scénariste-acteur-ancien comique d'improvisation qui s'intéresse aux coulisses de l'une de ses passions, et qui en tire un métrage gentiment nombriliste, sérieux et semi-dépressif, au rythme volontairement lent et pesant, et à la distribution intéressante.

Le problème étant qu'on ne rit pas beaucoup (voire pas du tout - les moments d'improvisation scénique étant à 95% plats et insipides), et que quasiment tous les personnages sont assez antipathiques (égocentriques, jaloux, mesquins, aigris, ambitieux...) ; les deux seuls qui s'en sortent à peu près étant les deux interprètes principaux, Keegan-Michael Key et Gillian Jacobs, qui sont aussi les plus développés, et dont le capital sympathie naturel joue beaucoup.

Cela dit, même eux ne parviennent pas à rendre supportable cette troupe de comédiens pas drôles, qui sont constamment à faire des imitations ratées, des vannes plates, et à tenter de trouver une vanne, 24h sur 24, surtout quand il ne faut pas.

Résultat, on a un peu envie de leur dire de fermer leur grande g***le, et on ne s'attache jamais à ces personnages. Et pourtant, le script fait tout pour rendre ces protagonistes pathétiques et pour susciter l'empathie du spectateur : ils sont tous pétris de doutes et d'insécurités, ce sont tous des artistes torturés d'une manière ou d'une autre, etc, etc, etc.

Mais rien n'y a fait pour moi, pas même les apparitions de Ben Stiller, d'Adam Pally et de Lena Dunham (surtout pas Lena Dunham !) : cette étude de personnages sera peut-être captivante pour les amateurs d'improvisation et de comédiens de stand-up, mais en ce qui me concerne, c'est un énorme bof, d'autant que le script est ultra-balisé, façon 1) tout va bien, 2) les tensions montent, et le groupe finit par éclater en se disant ses quatre vérités, et 3) une fois l'abcès percé, tout le monde se réconcilie, happy end, youpi.

Un cheminement dramatique basique, mais aussi assez forcé, et qui, sans personnages attachants, tombe totalement à plat.

2.5/6

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