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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (hautement?) éclairés...

Un film, un jour (ou presque) #513 : Ghost in the Shell (2017)

Publié le 12 Mai 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, USA, Japon, Science-Fiction, Action, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Ghost in the Shell :

Dans un futur proche, au Japon, le Major Mira Killian (Scarlett Johansson) est un être unique : un cerveau humain transplanté dans un corps cybernétique doué de capacités incroyables, que le Major exploite au sein de la Section 9, une unité anti-terroriste composé de Batou (Pilou Asbæk), de Togusa (Chin Han), et de leur supérieur, Aramaki (Takeshi Kitano). Mais lorsque Kuze (Michael Carmen Pitt), un terroriste capable de pirater les esprits d'autrui, apparaît en ville, le Major découvre bien vite qu'elle est probablement liée à lui, et qu'il détient le secret de ses origines... 

Alors avant toute chose, un disclaimer : avant de voir cette adaptation américaine, je ne connaissais quasiment rien de la franchise Ghost in the Shell, je n'en avais jamais rien lu ou vu, et à vrai dire, je n'en ai jamais eu la moindre envie, car je suis, de nature, peu attiré par le cyberpunk, et par tout ce qui est animation japonaise.

Tout ça pour dire que j'ai abordé cette version 2017 sans aucun à priori, si ce n'est celui de bandes-annonces plutôt intéressantes, et du capital sympathie de Scarlett.

Malheureusement, j'aurais dû me renseigner avant sur les personnes à l'oeuvre derrière la caméra : à la réalisation, Rupert Sanders (Blanche-Neige et le Chasseur, visuellement réussi et stylisé, mais particulièrement soporifique, mal rythmé, et avec une distribution mal dirigée) ; à la production, Avi Arad (un producteur sans la moindre vision, responsable d'énormément de bouses avant que Kevin Feige ne prenne le contrôle de Marvel) ; au scénario, Ehren Kruger (les Transformers, La Porte des Secrets) et deux scénaristes sans grande expérience ; aux effets numériques, MPC, oscarisés pour L'Odyssée de Pi et Le Livre de la Jungle - ils sont doués en animaux - mais ayant à leur actif d'innombrables blockbusters aux effets des plus inégaux).

Parce que forcément, tous ces noms, ça n'augurait pas forcément d'un chef d'oeuvre du Septième Art (sans même parler d'une adaptation digne de ce nom des oeuvres originales).

Sans surprise, donc, si le résultat final n'est pas forcément vilain, esthétiquement parlant, et a même par moment un certain style, dans l'ensemble, le film ne fonctionne pas vraiment.

Entre son script vraiment didactique et explicite (tout y est surligné), parfois plus proche d'un sous-Robocop féminin que d'autre chose ; sa musique synthétique parfois réminiscente d'un Tron : Legacy ; ses effets très inégaux (les doublures numériques sont assez ratées, surtout celle de ScarJo, dont la silhouette, les proportions et la carrure changent allègrement selon les plans et les tenues qu'elle porte) ; et son rythme global très étrange (on a parfois plus l'impression d'assister à une suite de vignettes et de belles images, comme autant de passages obligés, à peine liées par un scénario en pilotage automatique), il se dégage vraiment du tout une sensation de travail sans âme, assez faux et artificiel (et paradoxalement relativement étriqué, malgré le décor de mégalopole).

Sensation que l'on retrouve dans la direction artistique des personnages principaux, qui font souvent cosplay un peu fauché, et, ça me peine de le dire, dans l'interprétation de Scarlett, dont les choix de jeu et de langage corporel n'ont pas du tout fonctionné pour moi (pas aidés par ses proportions polymorphes, certes).

Bref, pas vraiment convaincu par ce Ghost in the Shell, qui a pour lui l'avantage d'être cependant relativement court (moins d'1h50, pour un blockbuster, c'est rare), et d'avoir un Batou plutôt sympathique.

(Kitano, par contre, semble n'en avoir absolument rien à faire de ce film ou de son rôle)

2.5/6 (j'imagine qu'un fan des GitS originaux sera probablement encore plus sévère)

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Un film, un jour (ou presque) #512 : Parce que c'était toi (2015)

Publié le 11 Mai 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Comédie, Romance, PixL

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Parce que c'était toi (It Had To Be You) :

Contrainte d'intégrer l'agence publicitaire de son père (Corbin Bernsen) après que sa propre agence ait connu des difficultés financières, Darby (Torrey DeVitto) se trouve alors en compétition avec le Directeur Artistique de l'agence, Derrick (Michael Rady), dont la rivalité n'est pas que professionnelle...

Une rom-com de la chaîne PixL, qui prend place dans le milieu des publicitaires (absolument rien d'original ou de frais, donc), et qui est par conséquent assez basique et classique, mais dont l'intérêt réside, pour moi, dans le cahier des charges PixL TV qu'elle laisse deviner ; contrairement à Hallmark où tous les personnages principaux sont blancs, ont une meilleure copine ethnique (une, pas deux), et sont les seuls à avoir une intrigue et une évolution dans le récit, ici, comme dans Twist of Fate, on retrouve des choix créatifs qui ne peuvent pas être des coïncidences : une protagoniste principale métissée, une romance mixte, les meilleurs amis des deux héros qui sont tous deux de couleur, et finissent ensemble après une intrigue secondaire tout aussi développée que l'intrigue principale, et de manière générale, une tendance à donner plus d'épaisseur aux personnages que dans les rom-coms de la compétition.

J'ignore si cette tendance peut se généraliser à tous les téléfilms PixL, mais une chose est sûre, une alternative plus pluri-ethnique et ouverte d'esprit aux téléfilms Hallmark est toujours la bienvenue.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #511 : Le Monde de Corman - Exploits d’un rebelle hollywoodien (2011)

Publié le 10 Mai 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Documentaire, Biographie, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Corman's World - Exploits of a Hollywood Rebel :

Chouette documentaire retraçant la carrière et l'influence considérable de Roger Corman, expert en séries B et en films d'exploitation au budget microscopique (mais pas que...).

Énormément d'images d'archive et d'extraits, et beaucoup d'interviews et de témoignages de noms très connus (Jack Nicholson, Ron Howard, Tarantino, Scorsese, DeNiro, etc), ainsi que des innombrables acteurs, producteurs, scénaristes, réalisateurs, etc, qui ont travaillé avec Corman au fil des ans.

Très intéressant à voir pour tout cinéphile... et d'utilité publique, pour rappeler que l'ont peut faire du cinéma intéressant et original, sans dépenser des millions de dollars.

4.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #510 : Kong - Skull Island (2017)

Publié le 9 Mai 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Aventure, Fantastique, Histoire

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Kong - Skull Island : 

En 1973, alors que les USA sont sur le point de quitter précipitamment le Pacifique, une équipe de scientifiques (John Goodman, Jing Tian, Corey Hawkins...), une photographe (Brie Larson), un aventurier (Tom Hiddleston), et tout un escadron de soldats (Samuel L. Jackson, Toby Kebbell, Jason Mitchell, Shea Wigram, Thomas Mann...) partent explorer la Skull Island, récemment découverte grâce à un satellite ; une île inexplorée, où ils découvrent un bestiaire improbable, un ex-pilote écrasé (John C. Reilly), une peuplade indigène, et Kong, un primate gigantesque, qui règne sur ce territoire et le protège contre les assauts d'une race de monstres souterrains...

Un film de monstres (au sens le plus strict du terme), supposé établir un univers partagé avec le Godzilla de Gareth Edwards, mais qui, heureusement, prend quasiment une direction totalement opposée à celui-ci : là où le Godzilla ne montrait quasiment jamais son monstre, préférant tout filmer du point de vue des humains (parmi les plus insipides et sous-développés au monde), et réservant Godzilla à son affrontement urbain final, ici, tout est dans des environnements naturels chatoyants et exotiques, et le bestiaire de Kong est exposé en long, en large et en travers passée la première demi-heure de film (avec plus ou moins de succès, d'ailleurs).

Cependant, il reste là un problème certain et évident de caractérisation des personnages humains : pour faire simple, dès lors que les monstres ne sont pas à l'écran, on se moque royalement de ces caricatures ambulantes, dont la vie ou la mort nous indiffère totalement.

Ce qui manque de s'avérer totalement rédhibitoire, d'autant que le métrage, dans son ensemble, semble ne jamais vraiment savoir sur quel pied danser ; souvent cliché, engoncé dans son pastiche des films de guerre des 70s façon Apocalypse Now, le film use et abuse souvent de gimmicks assez répétitifs : ralentis dans l'action façon Zack Snyder, standards musicaux de l'époque enchaînés façon juke-box, montage nerveux et angles de caméra à la limite du style Guy Ritchie/Matthew Vaughn, ton pas forcément très sérieux qui évoque le comic-book, etc... et puis à d'autres moments, le métrage tente des plans iconiques et dramatiques (souvent sur Kong, et d'ailleurs assez réussis), et essaie de susciter de l'émotion et de la tension (Samuel L. Jackson, ultra-premier degré).

On se retrouve donc avec un film très inégal : inintéressant tant qu'il tourne autour de ses personnages (25 minutes avant d'arriver sur l'île, sans que ces 25 minutes n'apportent quoi que ce soit qui n'ait pas été résumé en 30 secondes dans la bande-annonce, ou n'aurait pas pu être résumé par quelques dialogues), et ce malgré sa distribution sympathique mais sous-exploitée (mention spéciale à l'asiatique de service, qui a deux lignes de dialogue et n'est là que pour le marché chinois) ; mais assez divertissant lorsque les monstres sont à l'écran et se battent.

Malheureusement, même sur ce front, ça a tendance à être un peu deux poids, deux mesures : outre le fait que bon nombre de ces créatures n'ont qu'une minute de présence à peine à l'écran, niveau technique, elles n'ont pas toutes le même niveau de finition, et certaines scènes sentent beaucoup trop le numérique inabouti. C'est le problème de toutes les productions hollywoodiennes qui délèguent leurs effets à plusieurs maisons d'effets spéciaux : le résultat est toujours inégal, surtout quand l'une de ces maisons employées est ILM, la Rolls-Royce du secteur, face à laquelle la concurrence semble toujours un niveau en dessous.

On pourra aussi regretter que ce nouveau Kong, à contrario de celui de Jackson, soit à ce point humanoïde, avec des proportions qui varient un peu selon les plans et les besoins des scènes : il est globalement bien animé, et souvent très réussi, mais régulièrement, ses attitudes et ses mouvements rappellent que le duo Toby Kebbel/Terry Notary est loin de remplacer Andy Serkis, notamment au niveau de l'émotion et de l'interprétation physique, et que la bestiole à l'écran n'est qu'une création numérique un peu froide et distante (alors que chez Jackson, on pouvait presque croire, par moments à un véritable primate géant assez touchant).

Reste enfin la bande originale de Henry Jackman, insipide au possible (que ce soit dans Pixels, ici, ou dans Captain America, Jackman réutilise les mêmes sonorités et motifs dès qu'il s'agit d'évoquer l'armée et le patriotisme), et la scène post-générique, façon Marvel, avec l'annonce d'une confrontation de Kong avec Godzilla, Mothra, et toute leur clique... pourquoi pas, mais il faudra faire mieux qu'un film bancal, et réussir enfin à donner de l'intérêt à la composante humaine de cet univers.

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #509 : Un Été à New York (2016)

Publié le 8 Mai 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Comédie, Romance, Hallmark

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Un Été à New York (Summer in the City) :

Taylor (Julianna Guill) gère une boutique de prêt à porter dans une petite-ville de l'Ohio, où son sens du style fait merveille : à un point tel qu'elle impressionne Alyssa Shaw (Vivica A. Fox), propriétaire d'une boutique similaire au coeur de New-York. Shaw engage aussitôt Taylor pour gérer son entreprise, une tâche plus facile à dire qu'à faire, d'autant que Taylor doit gérer les impératifs commerciaux de sa patronne excentrique, la jalousie de ses collègues (Marla Sokoloff, Christie Burke), et les attentions du séduisant Philip (Mark Bendavid)...

Rom-com Hallmark assez classique, qui met plus l'accent sur la comédie et sur les tracas professionnels de l'attachante Julianna Guill que sur son histoire d'amour... ce qui n'est pas désagréable du tout.

Et comme la distribution est plutôt sympathique et ne se prend pas au sérieux (avec un caméo de Natasha Henstridge en prime), le tout se regarde assez bien.

3.75/6

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