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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #cinema catégorie

Halloween Novembrrrfest 2015 - 124 - Unfriended (2014)

Publié le 4 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique

Halloween est passé, mais comme tous les ans, l'Oktorrorfest continue sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

Unfriended :

Alors qu'ils discutent en ligne, Blaire (Shelley Hennig), Mitch (Moses Jacob Storm), Jess (Renee Olstead), Adam (Will Peltz), Ken (Jacob Wysocki) et Val (Courtney Halverson) sont soudain rejoints par un utilisateur inconnu, qui se fait passer pour Laura Barns (Heather Sossaman), l'une des élèves de leur classe s'étant suicidée un an plus tôt. Rapidement, la présence surnaturelle commence alors à prendre le contrôle de leurs ordinateurs, à révéler les sombres secrets des adolescents, et à les tuer, un par un...

Un film d'horreur ultra-low budget qui met ses acteurs devant des webcams, et filme un écran d'ordinateur pendant toute sa durée.

C'est malheureusement plus un concept fort qu'autre chose, et ça se ressent : en effet, si le postulat de départ est intéressant, et techniquement assez bien mené dans son illustration du monde en ligne et des réseaux sociaux, le métrage finit par être lassant, et par se limiter à un gimmick qui devient assez fatiguant et répétitif, notamment lorsque le tout devient hystérique, dans sa dernière partie.

Jamais vraiment effrayant (les meurtres sont assez risibles, je dois dire), avec des personnages peu sympathiques, et un déroulement assez prévisible (une banale histoire de cyber-harcèlement dont on devine très vite les tenants et aboutissants) : ça aurait probablement fait un moyen-métrage bien meilleur.

2.25/6

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 123 - Descendants (2015)

Publié le 4 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Comédie, Fantastique, Jeunesse, Musique

Halloween est passé, mais comme tous les ans, l'Oktorrorfest continue sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

Descendants :

Lorsque Ben (Mitchell Hope), le fils de la Belle (Keegan Connor Tracy) et de la Bête (Dan Payne) accède enfin au trône, sa première décision est d'amnistier les héritiers des plus grands Méchants du Royaume. C'est ainsi que Mal (Dove Cameron), la fille de Maléfique (Kristin Chenoweth), Jay (Booboo Stewart), le fils de Jafar (Maz Jobrani), Carlos (Cameron Boyce), le fils de Cruella d'Enfer (Wendy Raquel Robinson), et Evie (Sofia Carson), la fille de la Méchante Reine (Kathy Najimy) quittent l'île où ils étaient confinés pour intégrer l'école du Royaume au côté des descendants de tous les héros Disney emblématiques...

Il fut un temps où, tous les ans, Disney produisait des D-Coms d'Halloween fraîches, sympathiques et relativement amusantes. Malheureusement, entre temps, High School Musical est passé par là, changeant à jamais le profil des D-Coms du network. Désormais, les D-Coms ne sont plus que très rarement synchronisées avec le calendrier, et elles sont toutes à vocation musicale ou presque.

Je mentionne cela, car il fut donc un temps où un tel postulat de départ ("les héritiers des méchants Disney rencontrent les héritiers des héros Disney, dans un combat du bien contre le mal") aurait justement fait un parfait téléfilm d'Halloween Disney. Malheureusement, comme je le disais, High School Musical est passé par là, donc, imposant ici son réalisateur, ses morceaux insipides, ses chorégraphies, et ses chansons autotunées qui donnent envie de se pendre. Sans même parler de sa romance dégoulinante, et de ses "descendants" qui finissent tous par rejoindre le côté lumineux de la Force par le simple pouvoir des bons sentiments et de la danse. Youpi.

Oui, ce Descendants n'est rien de plus qu'un High School Musical qui ferait du cosplay (et même pas du bon cosplay, non, du mauvais cosplay à la Once Upon a Time), avec une facture technique qui ferait honte aux productions des années 90 (honnêtement, la post-synchro et le playback sont tellement mauvais, dans ce film, que je me suis parfois demandé si le budget n'avait pas été coupé en deux en cours de production, et ce de manière imprévue).

Et comme pour couronner le tout, les chiffres d'audience sont plus importants que la période de l'année (en dépit du fait que traditionnellement, chez Disney, les Méchants sont toujours mis à l'honneur à l'approche d'Halloween, que ce soit dans les parcs, ou sur le Disney Channel)... on diffuse ça en plein mois de juillet, histoire de tenter de rameuter les enfants en vacances.

Un bon gros flop bien honteux, qui se paie une reprise inaudible de "C'est la fête" de "La Belle et la Bête", et dont les rares moments de grâce proviennent de Chenoweth en Maléfique, qui se donne à fond dans son rôle, et pousse la seule chansonnette qui tienne à peu près la route.

1/6

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 122 - La Malédiction des Whateley (1967)

Publié le 3 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Lovecraft, Drame

Halloween est passé, mais comme tous les ans, l'Oktorrorfest continue sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

La Malédiction des Whateley (The Shuttered Room) :

Adoptée après une enfance tragique, Susannah (Carol Lynley) apprend un jour que ses parents biologiques ne sont plus, et qu'elle vient d'hériter de leur propriété, sur l'île de Dunwich, au large du Massachusetts. Accompagnée par son époux Mike (Gig Young), elle part alors pour Dunwich, où elle découvre une communauté hostile et ignorante, aux moeurs arriérées. Et tandis que le couple s'intéresse à un vieux moulin, ils sont prévenus par la tante excentrique de Susannah, Agatha (Flora Robson), de ne pas s'en approcher, car quelque chose d'étrange hante les parages...

Moui.

Je ne sais pas trop ce à quoi je m'attendais avant d'attaquer cette adaptation d'un récit de Lovecraft/Derleth... mais une chose est sûre, je ne m'attendais pas à ça.

Entre sa réalisation télévisuelle assez pataude (c'est le premier long-métrage de David Greene, réalisateur tv anglais) et datée, son interprétation très inégale, sa musique free jazz & percussions qui détruit la moindre tentative d'ambiance ou de suspense, et son script tout simplement plat et insipide, à base de paysans arriérés et de secret de famille tragiquement réaliste et quelconque, ce long-métrage est d'un ennui confondant.

Tout le mystère, l'étrange et le surnaturel de la nouvelle originelle sont ici aux abonnés absents, et avec eux, c'est tout l'intérêt du film qui s'est fait la malle.

Énorme bof, donc, pour un film qui n'est jamais à la hauteur de la nouvelle d'origine, ou même de son titre français.

1.5/6

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 121 - Dark Was The Night (2014)

Publié le 3 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique

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Dark Was The Night :

Lorsqu'une opération de déforestation réveille une créature menaçante, un shérif (Kevin Durand) et son adjoint (Lukas Haas) doivent organiser la défense de la communauté paniquée...

Un long-métrage qui combine le mythe du Wendigo (encore lui !) avec celui du Jersey Devil, pour en faire un film fantastique assez lent et contemplatif, plus préoccupé par ses personnages et leurs problèmes (notamment le héros, dépressif, séparé, et hanté par la mort accidentelle de son fils) que par la créature et sa menace.

C'est une optique louable, et plutôt bien interprétée, mais malheureusement, Dark Was The Night finit par être peu captivant ou stressant, d'autant que visuellement, le tout est assez terne, avec beaucoup de filtres bleutés, grisâtres ou verdâtres.

Ça manque de terreur ou d'angoisse, ça manque de rythme, le climax est un peu faiblard, la créature pas terrible, et c'est bien dommage.

2.5/6

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 120 - Les Contes de la Crypte présentent : Le Cavalier du Diable (1995)

Publié le 3 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Télévision, Halloween, Horreur, Fantastique, Comédie

Halloween est passé, mais comme tous les ans, l'Oktorrorfest continue sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

Les Contes de la Crypte présentent - Le Cavalier du Diable (Demon Knight) :

Brayker (William Sadler), un ancien soldat, est le gardien d'une clef ancestrale capable de déchaîner un mal impensable sur la Terre ; poursuivi par le maléfique Collectionneur (Billy Zane), un démon charismatique voulant mettre la main sur la clef, il se réfugie dans une pension de famille, au Nouveau Mexique, où il se trouve bientôt assiégé par les forces du Mal, qui sont prêtes à éliminer tous les occupants du motel pour parvenir à leurs fins...

L'un des trois films dérivés de la série Les Contes de la Crypte, Demon Knight est aussi probablement le plus mémorable de cette trilogie officieuse, principalement grâce au charisme et à la prestation déjantée d'un Billy Zane génial en démon cabotin.

Alors certes, cela reste un long-métrage assez bancal et racoleur, et souffrant d'une réalisation et d'un montage très fauchés et télévisuels... mais c'est aussi un film de siège décomplexé, avec des monstres en latex assez réussis, et de nombreux visages familiers et sympathiques.

Ce n'est pas forcément un bon film, mais en comparaison des autres long-métrages de la série, c'est un chef d'oeuvre.

3.5/6

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 119 - Infernal (2015)

Publié le 2 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Found Footage, Religion

Halloween est passé, mais comme tous les ans, l'Oktorrorfest continue sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

Infernal :

Nathan (Andy Ostroff) et Sophia (Heather Adair) se marient en apprenant qu'ils attendent une petite fille. Quelques années plus tard, cependant, il apparaît qu'Imogene (Alyssa Koerner) n'est pas une enfant normale, et qu'elle a un comportement frôlant l'autisme. Pire encore, une entité insaisissable semble hanter la fillette, et met en danger la famille...

J'ai essayé.

Vraiment, j'ai fait de mon mieux.

J'ai fait de mon mieux pour ne pas me laisser décourager par cette introduction ridicule, avec ce couple qui décide de se fiancer lorsqu'ils apprennent qu'ils attendent un bébé. Je me suis efforcé de faire abstraction de ce cadrage pourri et injustifié, de cette prise de son amateure (les dialogues sont clairement enregistrés en studio), de ces bruitages de cartoon (les criquets omniprésents, au secours !), et de ce crucifix mural ridicule qui se met à tourner au ralenti en arrière-plan pendant que des grésillements effrayants retentissent, avant que le réalisateur ne secoue la caméra pour faire croire à un tremblement de terre.

J'ai même fermé les yeux sur les dix minutes suivantes de vidéo de mariage mal cadrée, dans laquelle des invités émêchés parlent pour ne rien dire.

Et j'ai volontairement fait abstraction de ces séances insipides chez le psychiatre, toutes aussi mal cadrées et jamais justifiées par le récit.

Mais voilà. Ce mélange de found footage et de devil child (deux sous-genres avariés et surexploités du cinéma d'horreur) dure 1h40.

Et semble clairement plus intéressé par les problèmes du couple principal (jamais attachant), plutôt que par la nature horrifique de son postulat de départ.

Résultat, le film devient rapidement insupportable et soporifique, et les quelques scènes intéressantes (celles où l'on aperçoit une silhouette démoniaque gollumesque qui évolue dans la pénombre, et s'approche des membres de la famille) sont noyées dans un océan de choix techniques incompétents (le montage décousu... :facepalm:) et de scènes sans le moindre intérêt.

M'enfin j'aurais essayé, au moins.

1/6

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 118 - Une Nuit En Enfer, la série - Saison 1 (2014)

Publié le 2 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Télévision, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, El Rey

Halloween est passé, mais comme tous les ans, l'Oktorrorfest continue sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

From Dusk till Dawn, saison 1 (2014) :

Criminels impitoyables et braqueurs de banque, Seth (DJ Cotrona) et Richard Gecko (Zane Holtz) sont en cavale, et tentent de rejoindre la frontière mexicaine en laissant d'innombrables cadavres sur leur passage. À leurs trousses, le Ranger Freddie Gonzalez (Jesse Garcia), bien décidé à venger son mentor, Earl McGraw (Don Johnson). En route, les Gecko prennent en otage Jacob Fuller (Robert Patrick), un ancien pasteur, et sa famille (Madison Davenport et Brandon Soo Hoo), afin de leur dérober leur van... mais Don Carlos (Wilmer Valderrama), un baron de la drogue auquel obéissent plus ou moins les Gecko, envoie les deux frères au Titty Twister, un strip club étrange qui s'avère peuplé de vampires...

Alors forcément.

Oui, forcément.

Robert Rodriguez qui lance sa chaîne de tv, et qui décide d'adapter en série tv son film culte Une Nuit en Enfer, ça fait envie, sur le papier. Dans les faits, cependant, il en va tout autrement.

Car adapter une heure 40 de métrage dynamique, fun et décomplexé, en dix épisodes d'une heure, ça pose des problèmes de taille. Non seulement le spectateur connaît déjà très largement tous les ressorts narratifs, mais il n'a qu'une envie : voir des vampires, du sang, et de l'action.

Malgré cela, Rodriguez et compagnie ont, pour une raison ou pour une autre, décidé de faire l'exact opposé, à savoir meubler, meubler et encore meubler, en délayant jusqu'à l'ennui la partie dont le spectateur, même dans le film original, se contrefoutait royalement : la première demi-heure, sans vampires.

Une première demi-heure qui prend ici plus de cinq épisodes, et s'avère un véritable calvaire à suivre, tant cette demi-saison est inintéressante, mal rythmée, mal structurée et s'attarde sur des personnages insipides au possible.

Car l'autre vrai problème de la série, c'est sa distribution : difficile de rivaliser avec les trognes, le talent et le charisme de la version ciné, que ce soit Clooney, Saxon, Parks, Trejo, Hayek, Keitel ou Tarantino (et j'en passe)... mais ce n'est pas pour autant qu'il fallait recruter toute cette collection d'endives improbables. Robert Patrick s'en sort bien, et Valderrama aussi, mais tous les autres, c'est un vrai défilé de têtes interchangeables, en particulier au niveau des deux Gecko, pourtant piliers du film et de la série.

On passe donc son temps à s'ennuyer ferme, jusqu'à ce que les vampires passent enfin à l'action en milieu de saison... et là, on retombe dans les problèmes, cette fois-ci des problèmes de budget (les effets spéciaux sont plus mauvais qu'en 1996), de meublage (tous les personnages se retrouvent avec des origines à rallonge qui n'apportent pas franchement grand chose dans certains cas ; et les déviations par rapport au film original sont assez moyennement inspirées), et encore une fois de rythme (là où le film était ultra-rythmé, toutes les scènes d'action sont ici délayées en long, en large et en travers, perdant ainsi énormément de leur punch et de leur énergie). Pour ne rien arranger, enfin, la réalisation et le montage desservent régulièrement l'action.

Bref, une première saison qui accomplit l'exact opposé du métrage qu'elle adapte, et ce à tous les niveaux.

Au lieu d'être original, c'est du réchauffé, au lieu d'être captivant, c'est mou, au lieu d'être bref, concis et déjanté, c'est longuet, redondant et assez générique, au lieu d'être sexy, c'est dépourvu de toute sexualité (il y a bien la fameuse scène de la danse avec le boa albinos, et la demoiselle est loin d'être vilaine, mais la scène est là encore tellement rallongée et "améliorée" qu'elle perd une grosse partie de sa force et de son potentiel évocateur) et au lieu de donner l'impression d'avoir été produit avec trois fois son budget, c'est régulièrement fauché.

Décevant. Et la fin de saison, façon Vampires de Carpenter, qui ouvre le tout sur une saison 2, ne fait pas vraiment envie. Ce sera sans moi.

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 117 - Echoes (2014)

Publié le 2 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Fantastique, Thriller

Halloween est passé, mais comme tous les ans, l'Oktorrorfest continue sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

Echoes :

Scénariste et bloggeuse à la carrière florissante, Anna (Kate French) souffre malheureusement d'une paralysie du sommeil qui s'aggrave, et commence à influencer négativement son travail. Pour lui changer les idées, Paul (Steven Brand), son compagnon et agent, l'emmène dans sa résidence secondaire, une demeure de verre au milieu du désert. Mais progressivement, les visions d'Anna empirent, et elle finit par comprendre que quelque chose d'horrible s'est produit dans cette maison...

Un thriller fantastique assez frustrant, car plutôt bien joué et bien filmé (certains plans du désert sont très réussis) mais particulièrement cousu de fil blanc, plat, et franchement assez générique. On regrettera aussi le passage chez le guérisseur new age, à la fois peu inspiré et caricatural.

Dommage.

2.25/6

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 116 - Hell on Earth - The Making of Hellraiser 3 (2015)

Publié le 1 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Documentaire

Halloween est passé, mais comme tous les ans, l'Oktorrorfest continue sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

Hell on Earth - The Story of Hellraiser 3 :

Suite du coffret 3 dvd couvrant toute la saga, ce bref documentaire d'une petite demi-heure s'avère assez là encore anecdotique, bien que plus facile à digérer grâce à son format plus concis et bref.

À nouveau, quasiment personne de la distribution n'apparaît à l'écran, Anthony Hickox est lui aussi absent, et ces 30 minutes finissent par être assez superficielles, tout le monde s'accordant pour dire que ce troisième volet, bien que tourné pour un public plus jeune, et avec moins d'argent, a été le plus amusant à produire, et probablement le plus rentable pour Barker (qui a été payé une première fois pour ne pas se mêler de la production du film, et une seconde fois pour finalement y jeter un oeil et donner son avis, ainsi que sa "caution").

On sent néanmoins qu'hormis Peter Atkins (dont c'est le script, et qui a énormément de bons souvenirs du film : il y jouait un Cénobite, il a rencontré sa femme sur le plateau, etc) et Doug Bradley (qui est la star du film), les autres intervenants sont un peu plus dubitatifs quant au résultat final de cette production délocalisée aux USA.

3/6

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 115 - Leviathan : The Story of Hellraiser II - Hellbound (2015)

Publié le 1 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Documentaire

Halloween est passé, mais comme tous les ans, l'Oktorrorfest continue sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

Leviathan - The Story of Hellraiser II : Hellbound :

Suite du précédent opus, et là encore un documentaire fleuve de 3h20, qui revient dans tous ses détails sur la genèse de Hellraiser 2.

Toujours pas de Clive, mais un peu plus de membres de la distribution du film, cette fois-ci, ce qui rend le documentaire nettement plus agréable à suivre, bien que toujours beaucoup trop long.

Cela dit, l'histoire de ce second opus est peut-être plus intéressante, puisqu'il marque le moment du passage de flambeau entre Barker et Peter Atkins, qui est devenu alors le gardien du temple Hellraiser, pour le meilleur et pour le pire (personnellement, je ne suis pas très fan de son approche du mythe, qu'il a rendu beaucoup trop "religieuse" et manichéenne).

Comme dans le volet précédent, le documentaire manque de structure, de rythme, et de ruptures, ce qui lui donne un ton particuièrement monotone, avec des talkings heads qui se succèdent encore et encore, passent un temps fou sur des détails qui ne doivent intéresser qu'eux, et répètent souvent la même anecdote à deux ou trois reprises, avec très peu de variations.

Sempiternel problème de forme, donc, un peu compensé par une ouverture, vers la fin des 3h20, sur le destin global de la franchise, l'idée d'un reboot, et sur le bilan global que les intervenants ont de la série Hellraiser.

Il y a du mieux, mais pourrait encore facilement mieux faire...

3.5/6

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 114 - Leviathan : The Story of Hellraiser (2015)

Publié le 1 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Documentaire, Halloween, Horreur

Halloween est passé, mais comme tous les ans, l'Oktorrorfest continue sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

Leviathan - The Story of Hellraiser :

Un très long documentaire (plus de 4h30) intégré dans un triple Dvd couvrant toute la saga, dans ses moindres détails, au travers de très nombreuses interviews de membres de l'équipe technique et d'acteurs.

Pour le moment, je n'ai regardé que le documentaire traitant du premier Hellraiser et je dois bien avouer que, bien que me considérant comme un fan de Clive Barker et de son univers, j'ai bien souvent eu envie d'abandonner en cours de route.

Ce docu-marathon est tout simplement interminable et épuisant, sa durée monumentale le rendant assez rapidement répétitif dans sa forme et son fond. D'autant que le métrage vire assez rapidement à l'hagiographie d'un Clive Barker qui brille par son absence (à l'instar de quelques autres personnes pourtant importantes), et dont tout le monde s'accorde ici pour dire que c'est un Dieu vivant qui transforme tout ce qu'il touche en or, et qui ne fait jamais aucune erreur.

D'ailleurs, à vrai dire, seul le témoignage de Christopher Young m'a vraiment interpellé, car étant assez sincère et humble, tout en faisant preuve d'une sensibilité bien différente de celle des autres intervenants.

Bref, s'il est pourtant très complet sur le premier Hellraiser, passé en revue en long, en large et en travers, ce documentaire reste pourtant étrangement peu satisfaisant, puisqu'assez laborieux à regarder, et débordant d'informations pas forcément toujours pertinentes.

Pour résumer, qui trop embrasse mal étreint, et ces 4h30 auraient facilement pu être divisées par deux, pour obtenir une oeuvre moins bourrative et redondante. On lui préfèrera les bonus des divers coffrets dvds anglo-saxons déjà existants, plus concis et convaincants.

3/6

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Halloween Oktorrorfest 2015 - 113 - Fun Size (2012)

Publié le 31 Octobre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Nickelodeon, Halloween, Comédie, Jeunesse

Aujourd'hui, c'est Halloween, et pour fêter ça, l'Oktorrorfest met les bouchées doubles, avec la publication d'une nouvelle critique ciné toutes les heures, et ce jusqu'à minuit ce soir !

Fun Size :

Le soir d'Halloween, Wren (Victoria Justice) est obligée de s'occuper de son petit frère Albert (Jason Nicoll), un trouble-fête muet qui décide de profiter de la tournée des bonbons pour s'enfuir. Aidée par sa meilleure amie April (Jane Levy) et deux nerds du lycée (Thomas Mann & Osric Chau), Wren passe alors toute la nuit à tenter de retrouver son frère disparu, qui, de son côté, vit des aventures toujours plus improbables...

Un long-métrage d'Halloween produit par Nickelodeon et réalisé par Josh Schwartz (le créateur de Gossip Girl, Chuck et Newport Beach), dont c'est là le premier film cinéma... et ça se sent.

En effet, si cette comédie commence de manière honorable, réussissant plus ou moins à instaurer l'ambiance d'un Halloween typiquement américain, le tout se délite très rapidement : énorme manque d'énergie, de rythme, d'humour et plus simplement de fun (ce qui est paradoxal compte tenu du titre), le film finit par se retrouver le cul entre deux chaises, trop puéril et bancal pour plaire aux adultes, et trop "adulte" et mollasson pour plaire aux ados et plus jeunes.

Pire : Fun Size perd rapidement tout le charme d'Halloween qu'il possédait dans son premier tiers, et devient alors une aventure nocturne basique et dérivative, dans la lignée de Nuit de Folie, mâtiné d'autres films typiques des 80s...

Bref, un récit plat pour lequel il est difficile de se passionner, et un échec d'autant plus dommage que la distribution est très sympathique.

2.25/6

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Halloween Oktorrorfest 2015 - 112 - Fun Size Horror : Volume One (2015)

Publié le 31 Octobre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Comédie, Anthologie

Aujourd'hui, c'est Halloween, et pour fêter ça, l'Oktorrorfest met les bouchées doubles, avec la publication d'une nouvelle critique ciné toutes les heures, et ce jusqu'à minuit ce soir !

Fun Size Horror :

Une compilation de 31 courts-métrages d'horreur à la durée comprise entre 2 et 5 minutes, initialement diffusés (chacun pendant 24 heures) en Octobre 2014 sur plusieurs sites web de genre et de cinéma, et ici réunis (pour 21 d'entre eux) sous forme de long-métrage anthologique.

- Générique animé très réussi, et à la musique très Elfmanienne... ce qui n'est pas forcément surprenant puisque la fille de Danny Elfman produit (et joue dans) le film, et que Danny a contribué à la bande originale.

- When They Say You're Alone : un semi-timelapse d'une chambre où dort une jeune femme qui reçoit des visites étranges dans son sommeil. Pas désagréable, notamment visuellement, mais trop court pour vraiment marquer.

- Knock Knock : un garçon, un lit, un monstre dans le placard. Bof.

- Happy Birthday : une fillette, un anniversaire, et un petit chien en cadeau. Dommage que ce soit mal joué, parce que l'idée est assez amusante.

- Entity : deux colocataires (dont l'une des actrices principales d'Absentia) découvrent une poupée possédée dans le grenier de leur nouvelle demeure. Générique et pas très bien réalisé.

- Bad Eggs : deux marionnettes racontent une histoire lovecraftienne. Moui. Très court.

- The Screaming : du noir et blanc, et une femme seule qui entend un cri. Cheap et creux.

- Persephone : une jeune femme enterrée vivante s'extirpe de son cercueil. La fin est très efficace et sympathique.

- Voice : deux soeurs trient les affaires de leur mère décédée, et entendent une voix. Sans intérêt.

- Somebody's Watching You : cinq femmes (aux secrets multiples) dans un loft, devant des caméras, avec pour défi de choisir de sacrifier l'une d'entre elles toutes les cinq minutes. Ça aurait mérité un peu plus de temps, voire un moyen-métrage, histoire de développer tous les personnages et leur toutéliage, mais en l'état, c'est intéressant. La fin est cheap, cela dit.

- Trust : deux hommes enchaînent les défis stupides et dangereux, jusqu'à l'accident. Assez con.

- The Lover : la fille de Danny Elfman furieuse d'avoir été plaquée par son fiancée, décide d'avoir recours à des moyens sanglants pour l'oublier. Joliment filmé, formellement réussi, et une fin percutante.

- The creepy fucking kid in Apt B : une nouvelle locataire rencontre le fils d'une voisine, doué de pouvoirs psychiques. Trop téléphoné pour vraiment fonctionner.

- A Dog and his Boy : un chien affamé, dont le maître reçoit une jeune femme à dîner. Assez quelconque, très très fauché, et oubliable.

- Quad : un trio regarde un film d'horreur, pendant qu'un tueur sanguinaire s'introduit chez eux. Techniquement réussi, car filmé avec quatre caméras distinctes, une par personnage. On regrettera cependant un ton hésitant entre horreur et comédie.

- Let Me Go : un court en noir-et-blanc sur un homme dans un cinéma, face à l'esprit de sa bien-aîmée. Ou quelque chose de ce genre, puisque le tout ressemble particulièrement à un court d'étudiant en cinéma, pseudo-profond, et réellement creux.

- Mother : une jeune femme passe une échographie, et découvre qu'elle est enceinte d'araignées. Un court bref, direct, et particulièrement réussi.

- Evil Voices Lie : un homme regarde une VHS montrant un autre homme en train d'interroger un déséquilibré mental. Décousu, inutile et brouillon.

- Paramnesia : un couple amoureux parle mariage, mais la fiancée commence à avoir des hallucinations. Un grand n'importe quoi brouillon, qui perd toute son efficacité tant il tente de jouer la carte de l'improbable et de l'hallucinatoire.

- Bitter : un trio de sorcièr(e)s excentriques se dispute à grands coups de pouvoirs magiques. De la gaudriole surjouée et assez décalée.

- Mr Hendrix : une fillette terrorisée par Mr Hendrix, un être vivant dans son placard, découvre qu'elle n'est pas la première à être hantée par ce dernier. Assez moyen, car téléphoné, et manque de punch, notamment à cause de son boogeyman photocopié sur les Gentlemen de Buffy.

- The Collection : ultime métrage de cette anthologie, une ambiance réussie, un rendu très professionnel, pour cette histoire de jeune femme qui va poser pour un photographe étrange (Lance Reddick), à l'appareil antique et bizarre.

Au final, un long-métrage assez inégal, comme la plupart des anthologies de ce genre. Ici, cependant, le format de chaque court est à la fois un avantage (pas le temps de s'ennuyer devant un court raté) et un inconvénient (les meilleurs courts mériteraient plus que deux minutes trente), qui permet de conserver sans trop de difficultés l'intérêt du spectateur sur la durée totale de l'anthologie (un peu plus de 80 minutes). On espère que, si Volume 2 il y a, l'horreur sera un peu plus présente et efficace...

3/6

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Halloween Oktorrorfest 2015 - 111 - The Culling (2015)

Publié le 31 Octobre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique

Aujourd'hui, c'est Halloween, et pour fêter ça, l'Oktorrorfest met les bouchées doubles, avec la publication d'une nouvelle critique ciné toutes les heures, et ce jusqu'à minuit ce soir !

The Culling :

Embarqués dans un road trip, cinq amis (Jeremy Sumpter, Elizabeth DiPrinzio, Brett Davern, Chris Coy et Linsey Godfrey) s'arrêtent brièvement dans un café de bord de route, à la recherche d'un endroit pour passer la nuit. Là, ils tombent alors sur une fillette abandonnée et perdue, Lucy (Harley Graham), qu'ils décident de ramener chez elle... mais bien vite, il apparaît que Lucy et ses parents ne sont pas ce qu'ils semblent être...

Un film d'horreur particulièrement générique, qui tente de combiner les clichés de la famille de psychopathes, de la fillette possédée, de la maison hantée, des jeunes qui servent de chair à canon, ainsi qu'une bonne dose de démonologie et de satanisme à la Supernatural (avec ce démon qui construit son armée, etc)...

Pas particulièrement transcendant, donc, d'autant qu'il ne se passe rien durant plus d'une demi-heure, hormis quelques plans sur des poupées sinistres, et des bruits étranges (et que lorsqu'il se passe quelque chose, c'est plat et sans grand intérêt.

Assez problématique, là aussi, l'interprétation très inégale de ces personnages transparents au possible, et le budget ultra-limité, qui dès le premier plan (un plan sur une fausse web-messagerie sur laquelle tous les personnages discutent de manière pas du tout naturelle, avec pour photo de profil leurs headshots d'acteurs professionnels) se fait ressentir (et le démon en CGI, à la fin, ne remonte pas le niveau).

Bref, en des mains plus avisées, ça aurait pu donner un métrage un minimum intéressant ou tendu, mais là... bof.

1.75/6

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Halloween Oktorrorfest 2015 - 110 - Sanitarium (2013)

Publié le 31 Octobre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Thriller, Anthologie

Aujourd'hui, c'est Halloween, et pour fêter ça, l'Oktorrorfest met les bouchées doubles, avec la publication d'une nouvelle critique ciné toutes les heures, et ce jusqu'à minuit ce soir !

Sanitarium :

Dans l'asile du Dr. Stenson (Malcolm McDowell), les cas les plus étranges se succèdent : celui de Gustav (John Glover), un artiste excentrique et maniaco-dépressif, qui croit que ses sculptures lui parlent, et ignore que l'un de ses amis (Walter Perez) est responsable de son état ; celui de Steven (David Mazouz), un élève de Mlle Lorne (Lacey Chabert), et qui, quotidiennement violé par son père, croit voir une silhouette démoniaque le suivant partout ; et enfin celui de James Silo (Lou Diamond Phillips), un universitaire ayant construit un abri anti-atomique par peur d'être victime de l'Apocalypse Maya...

Un petit film indépendant surprenant, car plutôt bon, et bien éloigné de l'affiche derrière laquelle il se cache : ici, loin d'être un énième film d'horreur se déroulant dans un asile d'aliénés empli de fantômes ou de psychopathes sanglants, ce Sanitarium (à ne pas confondre avec l'autre film chroniqué plus tôt dans la journée) est une anthologie très proche d'un Les Nuits de l'Étrange, Au-delà du Réel, Les Contes de la Crypte, ou La Quatrième Dimension, avec trois segments distincts partageant le même thème de la folie, et des histoires douce-amères, aux conclusions toujours en forme de retournement final pas forcément désagréable.

Le premier segment traîne un peu en longueur, malgré les figurines très burtoniennes de John Glover, et l'interprétation réussie de ce dernier ; avec sa touche de nudité gratuite et inutile, c'est peut-être le plus faible des trois, à vrai dire, d'autant qu'il manque un peu de substance.

Le second segment, lui, est beaucoup plus sombre et dépressif, puisque abordant le sujet de la pédophilie, en lui ajoutant une touche surnaturelle assez étrange et métaphorique.

Quant au troisième segment, tout en montage alternatif entre le présent (Silo enfermé dans son bunker, et perdant lentement l'esprit, harcelé par une présence de l'autre côté de la porte blindée) et le passé (l'aliénation progressive de Silo, à mesure qu'il se plonge dans les divagations des partisants de l'hypothèse des "anciens astronautes", et qu'il sacrifie famille et carrière par peur de la fin du monde), il développe une atmosphère très contemplative et mélancolique, et s'avère très bien interprété par LDP.

Au final, donc, une anthologie plutôt réussie, malgré des problèmes qui restent somme toute évidents (le film aurait par exemple gagné à être raccourci de dix ou quinze minutes, ici ou là ; Malcolm McDowell, lui, ne fait que la figuration, étant uniquement là pour parader en blouse blanche dans l'asile, et débiter quinze lignes de dialogues, à la Rod Serling du pauvre ; les chutes sont finalement assez classiques et prévisibles pour qui a l'habitude des séries sus-citées).

3.75/6

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Halloween Oktorrorfest 2015 - 109 - Sanatorium (2013)

Publié le 31 Octobre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Found Footage

Aujourd'hui, c'est Halloween, et pour fêter ça, l'Oktorrorfest met les bouchées doubles, avec la publication d'une nouvelle critique ciné toutes les heures, et ce jusqu'à minuit ce soir !

Sanatorium :

Afin de fêter le centième épisode de leur show tv, un groupe d'enquêteurs en paranormal décide de s'aventurer dans le Sanatorium de Hillcrest, un lieu hanté où, en 1955, un psychopathe a profité des célébrations du Nouvel An pour massacrer plusieurs enfants malades laissés sans surveillance. 55 ans plus tard, la présence de l'équipe de tv réveille les esprits du bâtiment...

Un found footage ultra-générique produit pour le compte d'After Dark, avec ses personnages génériques (pas trop mal interprétés, cela dit), son sanatorium générique, son crime générique, ses effets génériques, son déroulement générique, sa mise en scène générique, ses plans infrarouges génériques, etc... sans grand intérêt.

1.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2015 - 108 - Insidious : Chapitre 3 (2015)

Publié le 31 Octobre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Thriller, Halloween, Horreur, Fantastique

Aujourd'hui, c'est Halloween, et pour fêter ça, l'Oktorrorfest met les bouchées doubles, avec la publication d'une nouvelle critique ciné toutes les heures, et ce jusqu'à minuit ce soir !

Insidious : Chapitre 3 (Insidious - Chapter 3) :

Bien décidée à entrer en contact avec sa mère défunte, Quinn (Stefanie Scott) se rend chez Elise (Lin Shaye), une médium au passé tragique, hésitante à utiliser ses dons, et qui tente de décourager la jeune fille. Bien vite, néanmoins, Quinn est attaquée par une entité malfaisante, et face au père désemparé de l'adolescente (Dermot Mulroney), Elise n'a d'autre choix que de s'associer à deux parapsychologues amateurs, pour tenter de combattre le démon qui en veut à Quinn.

Une préquelle aux deux Insidious précédents, qui met en scène Stefanie Scott (la biatch de ANT Farm de chez Disney, ici accompagnée de Hayley Kiyoko, sa future co-star de Jem & les Hologrammes) et Lin Shaye dans les deux rôles principaux du métrage.

Et c'est en partie là le problème de ce film, puisque si Scott est efficace et convaincante dans son rôle, et que Shaye fait de son mieux, j'ai toujours énormément de mal à prendre Lin Shaye au sérieux. Je l'ai trop vue dans des seconds rôles improbables, décalés, et pas toujours bien joués, pour qu'elle m'apparaisse ici crédible, d'autant plus qu'elle finit accompagnée des deux nerds de la franchise, qui ont toujours été problématiques pour moi.

Le résultat, c'est un film assez soporifique, bourré de jump scares pas très efficaces, et qui prend un temps fou à se mettre en place (20-25 minutes jusqu'à l'accident de voiture).

Ce qui n'aide pas non plus, c'est cet esprit maléfique peu effrayant (un individu décharné et brûlé, aux pieds sales, avec un masque respiratoire), qui n'a pas vraiment de style ou de présence... conséquence probable du changement de réalisateur, James Wan mettant les voiles en emportant son empreinte visuelle et son savoir-faire, et laissant le tout dans les mains de son scénariste, par ailleurs acteur de l'un des deux parapsychologues débiles.

Pas vraiment convaincant, pas vraiment effrayant, pas vraiment intéressant. Mwé.

2/6

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Halloween Oktorrorfest 2015 - 107 - Charlie's Farm (2014)

Publié le 31 Octobre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Thriller, Australie

Aujourd'hui, c'est Halloween, et pour fêter ça, l'Oktorrorfest met les bouchées doubles, avec la publication d'une nouvelle critique ciné toutes les heures, et ce jusqu'à minuit ce soir !

Charlie's Farm :

Parce qu'ils veulent se changer les idées, quatre amis désoeuvrés (Tara Reid, Allira Jaques, Dean Kirkright & Sam Coward) partent pour le fin fond de l'Australie, afin de visiter Charlie's Farm, le site supposé du lynchage sanglant d'une famille dégénérée et meurtrière, et le sujet de nombreuses légendes urbaines. Mais à leur arrivée sur place, c'est la déception, et la ferme n'est pas à la hauteur de sa réputation... jusqu'à ce qu'un tueur gigantesque (Nathan Jones) finisse tout de même par s'en prendre à eux...

Film d'horreur australien particulièrement générique et dérivatif (ça lorgne affreusement sur Massacre à la Tronçonneuse, et puis Bill Moseley en père d'une famille dégénérée, on ne peut pas dire que ce soit très original), qui est absolument inintéressant pendant les deux-tiers de sa durée (il ne se passe rien pendant une bonne heure), jusqu'à l'arrivée de "Charlie".

Avec Nathan Jones, assez convaincant en psychopathe beuglant, le film se réveille un peu au fil des meurtres, et on a même le droit à un petit mano-à-mano entre Jones et Kane Hodder, venu tenter d'aider les protagonistes.

Amusant, même si cela ne sauve clairement pas le métrage, qui est bourré de défauts, et de personnages insipides et inutiles (qui plus est pas toujours très bien joués).

1.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2015 - 106 - Reaper (2014)

Publié le 31 Octobre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Thriller, Fantastique

Aujourd'hui, c'est Halloween, et pour fêter ça, l'Oktorrorfest met les bouchées doubles, avec la publication d'une nouvelle critique ciné toutes les heures, et ce jusqu'à minuit ce soir !

Reaper :

Natalie (Shayla Beesley), une jeune arnaqueuse, fait de l'auto-stop au milieu de nulle part, dépouillant tour à tour les hommes qui s'arrêtent pour elle, afin de réunir suffisamment d'argent pour aider sa mère malade. Au fil de ses pérégrinations, elle croise ainsi le chemin de nombreux malfrats et autres individus corrompus (Danny Trejo, Vinnie Jones, Jake Busey, Christopher Judge...), jusqu'à finir dans un vieux motel délabré, où ils deviennent tous la proie d'une entité surnaturelle vengeresse, le Reaper (Mike Michaels), un ex-condamné à mort bien décidé à punir les pêcheurs en tous genres...

Un semi-slasher assez inattendu, qui marche clairement dans les traces d'Une Nuit En Enfer, puisqu'il ressemble fortement à un film de malfrats pendant une bonne heure, avant de prendre un virage ouvertement slasher/surnaturel une fois cette barre franchie.

Seul problème, en comparaison de Une Nuit en Enfer, c'est ici la partie "réaliste" qui fonctionne le mieux, la faute à un boogeyman particulièrement générique et peu mémorable, une simple silhouette recouverte d'éclairs, qui apparaît et disparaît à volonté, et se fait éliminer trop facilement.

Dommage, parce que la distribution - que ce soit l'héroïne, globalement à l'aise et convaincante, ou les vieilles trognes habituelles qui viennent ici cachetonner - est réussie, les acteurs sont utilisés de manière pertinente, et le tout se regarde facilement.

3.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2015 - 105 - Dead Still (2014)

Publié le 31 Octobre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Télévision, Halloween, Horreur, Fantastique, SyFy

Aujourd'hui, c'est Halloween, et pour fêter ça, l'Oktorrorfest met les bouchées doubles, avec la publication d'une nouvelle critique ciné toutes les heures, et ce jusqu'à minuit ce soir !

Dead Still :

À la mort de son grand-père, Brandon Davis (Ben Browder), un photographe, hérite du domaine de celui-ci, ainsi que d'un appareil photo antique réputé pour avoir été l'outil de nombreuses photographies mortuaires de l'ère Victorienne. Malgré les avertissements de son assistante Ivy (Elle Lamont), Brandon commence alors à utiliser l'appareil pour ses clichés professionnels, mais rapidement, il apparaît que les personnes prises en photo décèdent toutes dans d'affreuses souffrances, tuées par l'esprit maléfique de Wenton Davis (Ray Wise), l'ancêtre de Brandon.

Un navet Syfy réalisé et écrit par les frères Booth, spécialistes de l'horreur indépendante et discount.

D'ailleurs ça se voit, puisque si l'on fait abstraction de Browder et Wise (uniquement là parce que c'est la chaîne qui paie), on se retrouve aussitôt devant un film d'horreur à très petit budget, mal filmé (la caméra semble constamment penchée ou zoomée), mal joué (presque tout le monde est en surjeu complet, y compris Browder et Wise, qui s'ils peuvent être bons lorsqu'ils sont bien dirigés, ont naturellement une tendance à en faire trois tonnes, et ne connaissent pas le sens du mot subtilité ; la seule qui soit plus ou moins juste, là dedans, c'est Elle Lamont. Et le garçon muet.), mal casté (tous les seconds rôles semblent être là parce qu'ils sont amis avec le réalisateur et son frère), mal écrit (la structure du métrage est calamiteuse, avec des flashbacks, des visions, des mises en parallèle, et surtout un récit téléphoné de toutes pièces), et qui n'a pour lui que des effets assez réussis, notamment vers la fin, dans la Zone Négative.

C'est donc franchement médiocre de bout en bout, et en temps normal, ça serait directement sorti en dvd soldé, sans diffusion tv ou ciné. Ce qui fait que, paradoxalement, ce soit donc tout à fait logique que ce métrage passe sur Syfy, la chaîne de la médiocrité de genre.

1.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2015 - 104 - Extinction (2014)

Publié le 31 Octobre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Fantastique, Aventure, Found Footage, UK

Aujourd'hui, c'est Halloween, et pour fêter ça, l'Oktorrorfest met les bouchées doubles, avec la publication d'une nouvelle critique ciné toutes les heures, et ce jusqu'à minuit ce soir !

Extinction (aka The Expedition) :

Une journaliste et son caméraman accompagnent la troupe d'un aventurier (Ben Loyd-Holmes) dans la forêt tropicale, à la recherche d'espèces inconnues... mais le groupe tombe alors sur des dinosaures bien décidés à les dévorer.

Found-footage anglais insipide et fauché, clairement tourné dans une forêt européenne, agrémentée de stock-shots d'animaux exotiques et/ou de bestioles provenant de l'animalerie la plus proche, et commenté pendant toute sa durée (1h40 et quelques) par la voix off agaçante d'un caméraman incapable, lourd et jamais drôle.

Et comme en plus, devant la caméra, les autres acteurs ne sont guère plus crédibles dans leurs rôles respectifs (l'aventurier avec son chapeau bancal, *soupir*, la journaliste en débardeur trempé semi-transparent, qui est incapable de se taire un instant), et que le mini-dinosaure (enfin, la tête en plastique à la gueule quasi-inamovible montée sur un cascadeur gardé dans l'ombre) n'apparaît qu'au bout d'une heure, autant dire qu'il n'y a pas grand chose à retenir de ce film... si ce n'est qu'il est naze.

1/6

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Halloween Oktorrorfest 2015 - 103 - Wakewood (2011)

Publié le 31 Octobre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, UK, Hammer

Aujourd'hui, c'est Halloween, et pour fêter ça, l'Oktorrorfest met les bouchées doubles, avec la publication d'une nouvelle critique ciné toutes les heures, et ce jusqu'à minuit ce soir !

Wakewood :

Après que leur fille unique ait été tuée par un chien déchaîné, Patrick (Aidan Gillen), un vétérinaire anglais, et sa femme Louise (Eva Birthistle) s'installent à la campagne, dans la petite communauté de Wakewood. Mais le deuil est trop dur à faire, et lorsque le couple découvre que les habitants du village sont détenteurs d'un secret ancestral et païen, qui leur permet de ramener à la vie des morts récents pour une durée assez limitée, Patrick et Louise décident de tenter l'expérience, et de ranimer leur fille. Mais leurs mensonges vont perturber le rituel, et lorsqu'Alice (Ella Connolly) revient d'entre les morts, elle n'est plus la même...

Un petit film d'horreur anglais produit par la Hammer, et qui lorgne très clairement sur de l'horreur britannique type années 70, ce qui n'est pas désagréable, en l'appliquant à un script qui évoque très fortement le Simetierre de King.

Malheureusement, les limites budgétaires, ainsi que le manque d'assurance de la réalisation (et du projet dans son ensemble) font que le métrage n'est jamais totalement convaincant : les effets sanglants ne sont pas vraiment réussis, l'interprétation est inégale, le travail de caméra est médiocre, et globalement, le tout est très prévisible.

Dommage qu'il n'y ait pas eu quelqu'un de plus confiant et maître de son art derrière la caméra, car le concept avait du potentiel, et la fin parvient même à être assez efficace.

2.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2015 - 102 - i-Lived (2015)

Publié le 31 Octobre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Comédie, Thriller

Aujourd'hui, c'est Halloween, et pour fêter ça, l'Oktorrorfest met les bouchées doubles, avec la publication d'une nouvelle critique ciné toutes les heures, et ce jusqu'à minuit ce soir !

i-Lived :

Josh Fosse (Jeremiah Watkins) est un nerd sans avenir qui passe son temps à critiquer des applications pour smartphones sur un site de vidéos. Un jour, il s'inscrit sur l'application i-Lived, qui lui promet d'exaucer tous ses voeux s'il suit les instructions du logiciel, et remplit des missions quotidiennes assez anodines. Sans trop y croire, Josh se lance alors dans ce programme, et voit sa vie changer du tout au tout grâce à l'application... mais alors que la chance sourit enfin au jeune homme, les missions du programme se font de plus en plus violentes et difficiles, et le moindre écart est sanctionné...

Une histoire de pacte faustien particulièrement banale, signée Franck Khalfoun, et qui lorgne particulièrement sur le Hellphone de James Huth, en un peu plus adulte et sombre.

Ce qui n'est pas forcément signe de qualité, puisque ce thriller fantastique est vraiment cousu de fil blanc, depuis son affiche et son titre à l'anagramme évident, jusqu'au déroulement du métrage, assez balisé, et qui culmine dans un face à face pas du tout inspiré avec "Satan", qui nous fait tout un discours sur les médias sociaux, les "terms & conditions" que personne ne lit jamais, etc...

Bref, ce n'est pas très bien écrit, jamais subtil, original ou particulièrement glauque, le héros est à baffer, et la mise en images est un peu pataude, notamment lors des séquences de visions/cauchemars. Je ne retiens que le caméo de Neville Page, qui fait toujours plaisir à voir.

2/6

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Halloween Oktorrorfest 2015 - 101 - Gingerclown 3D (2013)

Publié le 31 Octobre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Comédie, Hongrie

Aujourd'hui, c'est Halloween, et pour fêter ça, l'Oktorrorfest met les bouchées doubles, avec la publication d'une nouvelle critique ciné toutes les heures, et ce jusqu'à minuit ce soir !

Gingerclown 3D :

En 1983, un groupe de jeunes menés par Biff (Michael Cannell-Griffiths) martyrise Sam (Ashley Lloyd), le nerd du lycée, et l'oblige à s'aventurer dans un parc d'attractions voisin réputé pour être hanté. Mécontente de cette situation, Jenny ( Erin Hayes), la petite-amie de Biff, décide de rejoindre Sam pour l'aider à se sortir de ce pétrin... mais sans le savoir, le duo vient de tomber dans le piège de Gingerclown (Tim Curry), une créature démoniaque qui contrôle le parc, et dont les sbires hideux rôdent dans les attractions.

Un navet hongrois, supposé être une comédie horrifique rendant hommage aux années 80 et au cinéma d'horreur de cette période, avec plein de vieilles gloires (Tim Curry, Lance Henriksen, Michael Winslow, Brad Dourif, Sean Young) qui viennent doubler les monstres de ce film.

Problème : ce n'est ni drôle, ni horrifique ; les vieilles gloires, Curry y compris, sont mécon-naissables tant leurs voix sont trafiquées (sauf Henriksen, encore plus ou moins identifiable) ; les monstres qu'ils doublent sont des costumes géants aux têtes en caoutchouc immondes, probablement issus du parc d'attraction où a été tourné le film (et ce ne sont pas des costumes glauques à la 5 Nights at Freddy's, non, ici ce sont des trucs moches et ridicules) ; et les acteurs - qui jouent en anglais - sont soit très mauvais, soit des acteurs hongrois parlant un anglais laborieux.

Autrement dit : ce métrage est particulièrement amateur, assez mal écrit, et bon à jeter.

1.25/6

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Halloween Oktorrorfest 2015 - 100 - Final Girl (2015)

Publié le 31 Octobre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Thriller

Aujourd'hui, c'est Halloween, et pour fêter ça, l'Oktorrorfest met les bouchées doubles, avec la publication d'une nouvelle critique ciné toutes les heures, et ce jusqu'à minuit ce soir !

Final Girl :

Dans les années 50, un groupe de quatre jeune hommes (menés par Alexander Ludwig), a pris l'habitude d'emmener régulièrement des jeunes femmes dans les bois, où ils les traquent alors et les assassinent sans pitié. Mais leur dernière proie, Veronica (Abigail Breslin) n'est pas aussi innocente qu'elle en a l'air...

Alors là, problème.

Sur la base de ce pitch, et du titre faisant référence au cliché de la survivante dans tous les films d'horreur, on pouvait s'attendre à un long-métrage horrifique singeant les slashers, pour en détourner le concept habilement, en faisant des bourreaux les proies... un peu à l'instar d'Une Nuit en Enfer, on pouvait espérer un récit roublard, paraissant partir dans une direction banale, avant de changer totalement de cap au bout d'une demi-heure... le tout dans une ambiance joyeusement sanglante et violente.

Et puis en fait pas du tout.

Pire : ce film n'a pas vraiment sa place dans la catégorie horreur.

Le réalisateur, un photographe dont c'est le premier film, a en effet choisi d'adopter une approche totalement peu instinctive, et de placer tout le film du point de vue d'Abigail Breslin. On suit donc la demoiselle depuis son enfance, lorsqu'elle est recrutée par Wes Bentley pour être entraînée et devenir tueuse (pour le compte de qui ou de quoi, mystère), on saute 12 ans plus tard, on assiste à une partie de son entraînement, on découvre que sa prochaine mission est de tuer les quatre sociopathes, et après une petite demi-heure, on la voit se laisser prendre au piège par les tueurs, être emmenée dans les bois, et lentement, reprendre le dessus.

Dans l'absolu, pourquoi pas... ça annihile tout effet de surprise, mais un bon réalisateur pourrait rendre tout cela passionnant et plein de suspense, à la Dexter.

Mais comme je le disais en ouverture, problème : le réalisateur de Final Girl n'est pas un bon réalisateur. Ou plutôt, c'est un artiste, dans le sens "arty, poseur, prétentieux et maniéré" du terme. Et cela se ressent dans la moindre image du film, à commencer par son époque, une sorte de Fifties éthérées et pas vraiment réelles, dans lesquelles chaque plan sonne artificiel et théâtral tant dans ses éclairages que dans sa mise en scène très photographique.

L'image passe ici clairement avant le reste, ce qui donne des plans assez jolis, mais qui plombe totalement le reste, à commencer par le récit (qui se permet de grosses digressions inutiles), par sa vraisemblance (Breslin n'est jamais crédible dans son rôle de tueuse entraînée pendant 12 ans : elle est trop émotive, gamine, déconcentrée, etc... et paradoxalement, c'est le capital sympathie et le naturel de l'actrice qui rend le film un minimum intéressant), par l'interprétation de certains acteurs, et par le montage des scènes d'action, cache-misère.

Le tout semble clairement indiquer que le réalisateur pensait en terme d'images, de concepts visuels et de vignettes, plus que de film au complet, et malheureusement, cela se ressent, avec un métrage qui finit par se résumer à des jeunes qui font les cons en forêt dans des fringues rétro, tout en étant rétroéclairés par des projecteurs cachés dans les bois.

Rien de vraiment passionnant, en somme.

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