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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #yulefest catégorie

Christmas Yulefest 2015 - 55 - Une Couronne Pour Noël (2015)

Publié le 19 Décembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Review, Noël, Christmas, Comédie, Romance, Télévision, Hallmark

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

Une Couronne pour Noël (Crown For Christmas) :

Femme de chambre dans un hôtel luxueux de New York, Allie (Danica McKellar) se fait renvoyer à quelques jours de Noël, et est alors contrainte d'accepter un poste temporaire de gouvernante en Europe, dans un petit royaume situé près du Luxembourg. Sa mission : s'occuper de la Princesse Theodora (Ellie Botterill), au tempérament très affirmé, alors que son père, le Roi Maximillian (Rupert Penry-Jones), gère les affaires de son royaume. Mais rapidement, Allie s'attache à la fillette et à son père, alors que Celia (Alexandra Evans), promise à Maximillian depuis leur enfance, arrive à l'occasion des festivités de fin d'année...

Une rom-com Hallmark ultra-classique, clairement dérivative (on pense à Le Roi et Moi, ou à La Mélodie du Bonheur, entre autres), et particulièrement balisée, mais qui, malgré quelques écrans verts assez moches, quelques scènes surjouées, et des clichés à la pelle, s'avère étrangement sympathique.

La bande originale, notamment, est plutôt réussie, et la distribution est globalement satisfaisante (petit bémol pour Celia, assez quelconque, mais Rupert Penry-Jones, lui, fait un très bon Roi coincé et anglais au possible).

Rien d'exceptionnel, mais ça se regarde tranquillement.

3.5/6

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Christmas Yulefest 2015 - 54 - The Hebrew Hammer (2003)

Publié le 18 Décembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Review, Christmas, Noël, Comédie, Action

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The Hebrew Hammer :

Séducteur charismatique (et juif orthodoxe), Mordechai Jefferson Carver, dit le "Hebrew Hammer" (Adam Goldberg) est un homme d'action, et un héros parmi les siens. Mais lorsque Damian (Andy Dick), le fils du Père Noël (Richard Riehle), se débarrasse de son père, pour transformer les fêtes de fin d'année en une opération militaire visant à l'éradication de Hannukah et de Kwanzaa, le Hammer passe à l'action, aidé par Esther Bloomenbergensteinenthal (Judy Greer), et par son homologue afro-américain Mohammed Ali Paula Abdul Rahim (Mario Van Peebles)...

Une parodie des films de blaxploitation à la Shaft, mais ici à la sauce hébraïque, ce qui donne un métrage de Noël totalement décomplexé et déjanté, forcément un peu inégal, mais avec des acteurs habitant tellement leurs rôles (Goldberg en impose, Greer est excellente, Van Peebles hilarant, et Dick fait son numéro) que l'on ne peut qu'adhérer à ce concept improbable et jouissif.

"Shabbat Shalom, Motherfucker"/ 6

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Christmas Yulefest 2015 - 53 - Famille à Louer (2004)

Publié le 18 Décembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Review, Comédie, Christmas, Noël, Romance

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Famille à Louer (Surviving Christmas) :

Publicitaire richissime, Drew (Ben Affleck) n'a ni famille ni vrais amis et, à l'approche des fêtes de fin d'année, abandonné par sa compagne (Jennifer Morrison), il se sent particulièrement nostalgique des Noëls de son enfance. Alors qu'il visite brièvement la maison où il a grandi, désormais occupée par la famille de Tom Valco (James Gandolfini), il lui propose alors l'impensable : en échange d'une somme d'argent très confortable, Drew veut passer Noël chez eux, et être traité comme leur fils. Mais lorsque Alicia (Christina Applegate), la fille de Valco, arrive à son tour, la situation se complique...

Si je devais me fier aux critiques de la presse et du public de l'époque (lorsque régnait l'anti-Affleck-mania post Gigli), j'aurais dû détester ce Famille à louer plein de personnages antipathiques, de bons sentiments et de gags éventés.

Et pourtant, j'ai toujours apprécié cette comédie semi-improvisée (les acteurs n'avaient pas de script complet pendant le tournage, et ça se sent par moments, sans que cela soit trop gênant), à la distribution attachante (entre autres, Affleck en fait - à raison - trois tonnes dans le mode tête à claques, et Jennifer Morrison est mimi tout plein en brunette, dans un petit rôle un peu ingrat), à l'humour parfois un peu noir (l'introduction est plus percutante que le reste du film, c'est dommage), et au déroulement finalement assez convenu, mais divertissant.

Ce n'est pas le film du siècle, ce n'est même pas le film de Noël le plus mémorable du genre, mais ça aurait eu sa place dans les années 80, avec un Chevy Chase ou un Tom Hanks à la place d'Affleck.

3.75/6

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Christmas Yulefest 2015 - 52 - La Vie est Belle (1946)

Publié le 18 Décembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Review, Noël, Christmas, Drame, Fantastique

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

La Vie est Belle (It's a Wonderful Life) :

George Bailey (James Stewart), un businessman ambitieux et bienveillant, a toujours tenté de faire le bien dans sa ville de Bedford Falls. Mais suite aux machinations du maléfique Mr Potter (Lionel Barrymore), le voilà ruiné, et au bord du suicide, un soir de Noël. Heureusement pour George, son ange-gardien Clarence (Henry Travers) a été envoyé pour l'en empêcher, et pour lui montrer combien sa présence et ses actions ont changé ses proches et le monde qui les entoure pour le meilleur...

Un classique absolu de Noël, signé Frank Capra, et adapté d'une histoire courte de 1943.

J'avoue que lors de mon premier visionnage, je ne m'attendais pas à un film structuré de cette manière, mais en fait, ce n'est pas plus mal, et cela permet de faire passer les 2h10 du métrage comme une lettre à la poste.

D'autant plus que la distribution, l'écriture et l'humour du tout sont finalement assez attachants.

C'est donc très bien, mais je dois dire que, de par sa durée et sa tonalité particulière, ce n'est pas un film que je regarderai tous les ans, contrairement à nos amis américains qui en font un passage obligé des fêtes de fin d'année...

4.5/6

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Christmas Yulefest 2015 - 51 - Animation en vrac (4)

Publié le 17 Décembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Review, Noël, Christmas, Animation, Aventure, Disney, Jeunesse, Télévision, CBS

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

Frosty, le Bonhomme de Neige (Frosty, The Snowman - 1969) :

Lorsque le chapeau d'un magicien se pose sur sa tête, Frosty, le bonhomme de neige, prend vie pour le bonheur de tous les enfants qui l'ont créé. Mais lorsque Frosty décide de partir pour le Pôle Nord, afin de ne jamais fondre, le magicien décide de récupérer son chapeau avant qu'il ne soit trop tard, et il monte en secret sur le train pour le Pôle, à bord duquel Frosty et la petite Karen ont déjà embarqué.

Un dessin animé de 25 minutes diffusé sur CBS en 1969 et signé Rankin-Bass, qui applique là la même formule que pour leurs films d'animation en stop-motion, mais en s'essayant ici à l'animation 2D traditionnelle.

Le résultat n'est pas désagréable, même s'il repose quasi-intégralement sur la chanson Frosty The Snowman, au point de l'utiliser quasiment en boucle pendant les 10-12 premières minutes.

On fait rapidement une overdose, donc, mais heureusement, la seconde moitié est nettement plus jolie et mignonne (avec le Père Noël, les animaux de la forêt, etc), et permet de faire passer un peu mieux la pilule.

Joyeux Noël, Charlie Brown ! (A Charlie Brown Christmas - 1965) :

Comme toujours dépressif, Charlie Brown se plaint du mercantilisme des fêtes de Noël, et Lucy lui suggère de devenir le metteur en scène du spectacle de Noël de l'école, afin de lui changer les idées. Il accepte, mais la tâche s'avère plus que compliquée pour le jeune garçon...

Bon, je crois que c'est définitif. Après Grosse Citrouille, l'épisode d'Halloween que j'ai découvert cette année (mais qui a été diffusé outre Atlantique un an après cet épisode de Noël), ce Joyeux Noel, Charlie Brown ! confirme que Snoopy, Peanuts et compagnie, ce n'est pas fait pour moi.

En même temps, un épisode de Noël qui commence sur un paysage froid et enneigé, avec des enfants malheureux et geignards qui arpentent des rues et des paysages vides, pendant qu'une chanson mélancolique t'explique que "Christmas time is here, happiness and cheer"... forcément, je ne pouvais que rejeter en bloc.

On me répliquera que c'est voulu, que ça illustre parfaitement la déprime de Noël de Charlie Brown, etc... mais le problème, c'est que tous ces enfants sont assez antipathiques, et que par conséquent, je n'ai absolument aucun intérêt dans leur parcours.

Lucy, arrogante et donneuse de leçons, et son stand de psychologie de comptoir ? Je n'ai qu'une envie, lui mettre des baffes. Ou plutôt, arrêter sur le champ ce dessin animé pourtant classique, aux USA (d'un autre côté, pas trop difficile de devenir un classique lorsque l'on est à ce point ancré dans l'inconscient collectif national, parce que l'on a été l'un des rares dessins animés de Noël disponibles - et donc diffusés en boucle - tous les ans à la télévision américaine depuis 1965).

Bref, une expérience à nouveau très désagréable pour moi, entre cette bande originale jazzy, dépressive et froide, qui illustre de manière paradoxale des scènes parfois pleines d'action, leur conférant un manque d'énergie et de joie chronique, ainsi qu'une atmosphère contemplative et sombre typiquement neurotique.

Énorme bof.

Mes amis Tigrou et Winnie : Un Noël de super détectives (Super Sleuth Christmas Movie - 2007) :

Winnie l'Ourson, la jeune Darby et tous leurs amis de la Forêt des Rêves Bleus sont aux anges, car Noël est proche ! Mais bientôt, ils apprennent que le sac de jouets du Père Noël a été perdu, et qu'un petit renne nommé Holly est à sa recherche... heureusement, Petit Gourou et Lumpy l'ont retrouvé à temps. Reste alors à ramener Holly au Pôle Nord, une tâche qui est plus facile à dire qu'à faire...

Un petit épisode spécial de 45 minutes, en images de synthèse et à destination des plus petits, avec une Darby qui s'adresse directement aux jeunes spectateurs, les interpelle, leur pose des questions, etc... et de multiples chansons, heureusement suffisamment brèves pour ne pas être insupportables.

D'ailleurs, je dois dire que le tout est assez mignon, tant dans le style utilisé que dans le doublage (je l'ai vu en VO anglaise, avec tous les jeunes animaux qui parlent avec des petites voix à l'accent adorable)... bref, c'est sympathique comme tout, et puis rien que pour voir Bourriquet en train de tirer le traîneau du Père Noël, ça vaut le déplacement. :D

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Christmas Yulefest 2015 - 50 - A Christmas Story (1983)

Publié le 17 Décembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Review, Christmas, Noël, Comédie

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

A Christmas Story :

À l'approche de Noël, le petit Ralphie Parker (Peter Billingsley) ne rêve que d'une chose : une carabine à air comprimé Red Ryder. Malheureusement, sa mère (Melinda Dillon) refuse de la lui offrir, et son père (Darren McGavin), perpétuellement irascible, est trop occupé à se battre contre sa chaudière pour s'intéresser à son fils. Ralphie n'a alors d'autre choix que de rêver à son cadeau, tout en traînant avec ses amis, et en tentant d'esquiver une brute locale (Zack Ward) qui les martyrise...

Une adaptation signée Bob Clark des ouvrages de Jean Shepherd, par ailleurs co-scénariste du long-métrage.

Et quel long-métrage ! Drôle, touchant, nostalgique et un peu suranné, mais sonnant tellement vrai, A Christmas Story est un véritable classique de Noël, maintes fois imité mais jamais égalé.

Quelque part, c'est aussi tellement représentatif d'une certaine Amérique qu'il n'est pas surprenant que ce film soit finalement quasi-inconnu par chez nous, et que je puisse le regarder tous les ans s'en m'en lasser.

5.5/6

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Christmas Yulefest 2015 - 49 - Krampus : The Reckoning (2015)

Publié le 17 Décembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Review, Noël, Christmas, Horreur, Fantastique

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

Krampus - The Reckoning :

Rachel Stewart (Monica Engesser) est une assistante sociale à l'enfance mystérieuse, dont elle n'a aucun souvenir après l'incendie meurtrier qui a tué toute sa famille, et l'a laissée avec une cicatrice au poignet ; aujourd'hui, elle doit pourtant s'occuper du cas de Zoe (Amelia Haberman), une fillette étrange et antipathique. Bizarrement, celle-ci ne semble pas vieillir, et tout autour d'elle, les morts mystérieuses par combustion se succèdent : Zoe prétend en effet que Krampus, le démon de Noël, punit tous ceux de son entourage qui n'ont pas été sages...

Depuis cinq-dix ans, pour une raison que je ne m'explique pas vraiment, les USA se sont pris de passion pour Krampus, ce Père Fouettard germanique et démoniaque, et nous le collent désormais à toutes les sauces, à la tv, au cinéma, dans les comics, etc... ici, cependant, dans ce métrage d'horreur qui tente de prendre de vitesse le film à venir de Michael Dougherty, Krampus n'est qu'un prétexte à une histoire de fillette "fantômatique" qui contrôle un démon vengeur, et il faut bien avouer que Noël n'est qu'une très très très vague toile de fond à ce récit générique.

Comme en plus, le tout est particulièrement amateur (dans l'interprétation, dans l'écriture, dans la mise en images, etc), que c'est très racoleur, que le Krampus en images de synthèse est 1) raté et 2) n'apparaît que 20 secondes dans le film, et que le tout n'est même pas digne d'une diffusion sur Syfy, autant oublier tout de suite.

1/6 (pour les efforts évidents de tout le monde... qui ne paient pas du tout au final)

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Christmas Yulefest 2015 - 48 - Very Bad Santa (2005)

Publié le 16 Décembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Review, Noël, Christmas, Comédie, Horreur, Fantastique

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

Very Bad Santa (Santa's Slay) :

Après avoir perdu un pari avec un ange, un démon (Bill Goldberg) a été contraint de devenir Santa Claus pendant plus de mille ans, afin d'apporter joie et bonheur aux humains la nuit de Noël. Mais en 2005, c'en est fini de cette mascarade, et le Père Noël arrive dans la ville de Hell pour se venger de l'ange qui l'a trompé il y a si longtemps, et de toute sa descendance. Cet ange (Robert Culp) est en effet désormais un grand-père bien sous tous rapports, dont le petit-fils, Nicholas Yuleson (Douglas Smith), vient de découvrir la véritable identité, et qui va devoir survivre à cette nuit de Noël sanglante, en compagnie de sa petite-amie Mary Mackenzie (Emilie de Ravin)...

Une comédie horrifique bordélique qui part d'un postulat simple : et si l'on prenait un catcheur juif massif pour jouer le rôle d'un Père Noël meurtrier qui tuerait tout ce qui bouge ?

C'est évidemment à prendre au 25ème degré, c'est bourré de références et de clins d'oeil, les meurtres sont assez amusants, et mine de rien, Goldberg a vraiment la carrure de l'emploi (et le voir arriver aux commandes de son traîneau tiré par un bison a une certaine allure qui fait regretter que Jingle Belle, de Paul Dini, n'ait jamais été adapté au cinéma).

4.25/6

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Christmas Yulefest 2015 - 47 - A Christmas Horror Story (2015)

Publié le 16 Décembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Review, Noël, Christmas, Comédie, Horreur, Fantastique, Anthologie, Canada

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

A Christmas Horror Story :

Alors que Dj Dan (William Shatner), animateur radio dans la ville de Bailey Downs, présente son show pendant la nuit de Noël, quatre intrigues parallèles et surnaturelles prennent place dans les environs : des adolescents s'introduisent dans leur école pour enquêter sur un meurtre sanglant ; un couple à la recherche d'un sapin perd de vue son fils dans les bois avant de le retrouver étrangement changé ; une famille subit la colère de Krampus ; et les elfes du Père Noël se transforment en zombies...

Une anthologie horrifique de Noël canadienne, assez populaire auprès des critiques, souvent sur la base de son association supposée avec les talents de la franchise Ginger Snaps (déjà elle-même assez surcotée en soi, mais ceci est un autre débat). Mais en réalité, l'association se limite à la présence, derrière deux des caméras, de Grant Harvey, producteur de Ginger Snaps 2 et 3/réalisateur du 3, et de Steven Hoban, producteur sur la franchise et réalisateur débutant. Avec eux, à la réalisation, un réalisateur de comédies musicales, et à l'écriture, tout un assortiment de scénaristes tv (ainsi que le scénariste du déjà très bordélique Hellions).

Pas surprenant alors que le problème principal de ce film s'avère être son script. Et ce à deux niveaux différents : tout d'abord, au niveau de la structure du film en elle-même. A Christmas Horror Story semble clairement vouloir prétendre au titre de Trick'r'Treat de Noël, mais là où Trick développait ses segments de manière indépendante avant de les lier ensemble par petites touches (puis de manière plus frontale), ici, les scénaristes choisissent une approche radicalement différente : ils préfèrent alterner les quatre histoires de manière constante, par tranches de trois ou quatre minutes, avec un rythme très télévisuel et forcé.

On se retrouve donc avec un faux rythme imposé aux segments, rythme qui paradoxalement semble là pour cacher le vide intersidéral du script. Pour résumer, il y a environ dix minutes de substance par segment, mais découpés ainsi, ces derniers sont étalés sur près de cent minutes au total, ce qui handicape sérieusement le rythme global du métrage.

Cette mise en place structurelle assez peu convaincante empêche ainsi toute immersion, casse la moindre montée en puissance ou la moindre tension par des ruptures et des transitions maladroites et, de par son articulation, empêche donc de s'intéresser ou de s'attacher aux personnages.

La seule exception à ce dernier point étant le segment sur Santa Claus, qui s'avère le plus réussi du lot.

En effet, c'est là l'autre niveau problématique du script : les trois autres intrigues souffrent nettement de leur format, de leur structure, et d'un manque d'originalité flagrant :

- le premier segment, sur les adolescents en reportage dans leur lycée, la nuit, peine à captiver, victime d'un pitch assez générique, et de jump scares agaçantes. 

- le second, sur le changeling, est affreusement téléphoné pour qui connaît ses classiques. Heureusement, quelques scènes visuellement réussies sauvent le tout. 

- le troisième segment, sur Krampus, à la chance d'avoir un démon esthétiquement très réussi. Mais ses personnages sont tous antipathiques, et la petite grand-mère surjoue allègrement, ce qui est dommage. 

Reste alors le segment sur le Père Noël, ainsi que le fil conducteur sur William Shatner en animateur radio. Deux segments qui, indépendamment, et en dépit de la structure globale qui les affaiblit, auraient été très sympathiques en soi... s'ils ne finissaient pas par se saboter mutuellement sur la fin.

Car autant le segment sur Santa est très amusant, décomplexé et bien enlevé, avec un Santa qui a la classe et dézingue des zombies comme Ash dézingue des Deadites, autant il repose au final sur un twist de fin assez moyen.

D'autant plus moyen que l'inutilité chronique du fil conducteur mettant en scène Shatner impose à ce dernier un retournement final pour justifier sa présence, et, de par la structure du film qui conclut tous les autres segments auparavant, s'en suit logiquement que les deux intrigues restantes soient liées : aussi, lorsque Shatner commence à parler de son Mr Météo manquant et dépressif, ainsi d'une prise d'otages inexpliquée au centre commercial où se trouvait celui-ci, le déclic se fait aussitôt.

Et la toute fin tombe donc à plat, sabotant le seul segment vraiment réussi du film avec une conclusion plate et attendue.

Vraiment dommage, d'autant que visuellement, et au niveau de l'ambiance, le tout était assez réussi.

2.75/6

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Christmas Yulefest 2015 - 46 - Animation en vrac (3)

Publié le 16 Décembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Review, Noël, Christmas, Animation, Jeunesse, Finlande, Musique, Comédie, Aventure

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Niko, le petit renne (The Flight Before Christmas - 2008) :

Niko (Andrew McMahon), un jeune renne ne connaissant pas son père et souffrant d'un vertige carabiné, décide de vaincre ses peurs, en suivant des leçons de vol auprès de Julius (Norm Macdonald), un écureuil volant maladroit ; mais lorsque le Père Noël et ses rennes deviennent la cible de loups maléfiques, Niko s'avère le seul à pouvoir les aider...

Un dessin-animé finno-européen en images de synthèse, qui trahit régulièrement ses origines non-américaines par des choix narratifs et créatifs très particuliers : tous les rennes de Santa Claus sont ainsi bizarrement décrits comme des beaufs/alcooliques/couards/dragueurs impénitents profitant de leur statut de star pour coucher avec un maximum de groupies (scandale aux USA lors de la diffusion télévisée !!), ou encore le choix d'Emma Roberts, 16 ans, au doublage d'une hermine séductrice/chanteuse de cabaret qui flirte avec un vieil écureuil veuf (scandale n°2 !)...

Bref, ça dépayse un peu, et même si le doublage anglo-saxon (techniquement, irlando-américain) n'est pas toujours formidable, le tout est plutôt joli visuellement (caniche rose excepté), et l'animation n'est pas forcément beaucoup moins bonne que celle d'un Âge de Glace de Dreamworks.

Bon, ce métrage reste tout de même anecdotique, mais finalement, il n'y a là rien de vraiment honteux.

3/6

Santa Claus is Coming to Town (1970) :

SD Kluger (Fred Astaire), un postier, décide de répondre aux questions les plus communes au sujet de Santa Claus : il raconte alors l'histoire du petit Kris (Mickey Rooney), bébé abandonné sur le palier de la famille Kringle, fabricants de jouets de père en fils. En grandissant, Kris décide qu'il veut apporter des jouets aux enfants de Sombreville, mais le maire de la bourgade, Herr Meisterburger (Paul Frees) s'oppose à lui. Et pour ne rien arranger, un sorcier maléfique nommé Hiver (Keenan Wynn) se dresse sur le chemin de Kringle...

Un classique de l'animation américaine de Noël, signé Rankin & Bass, et lorsqu'on le regarde, on comprend immédiatement pourquoi.

L'animation image-par-image se marie en effet parfaitement avec les doublages de Fred Astaire et de Mickey Rooney, et donne vie à cette biographie imaginaire du Père Noël d'une manière particulièrement charmante.

C'est beau, c'est musical (bien que certaines chansons paraissent un peu datées), bref, c'est très sympathique, à condition que l'on garde à l'esprit la nature du programme : un moyen-métrage produit pour la télévision, et à destination des plus petits.

4.25/6

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Christmas Yulefest 2015 - 45 - Maman Noël (1996)

Publié le 15 Décembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Review, Noël, Christmas, Télévision, CBS, Hallmark, Comédie, Musique

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

Maman Noël (Mrs Santa Claus) :

Une semaine avant Noël, en 1910, la Mère Noël (Angela Lansbury) s'ennuie ferme au Pôle Nord, alors que son époux (Charles Durning) est obnubilé par le 25 Décembre. Afin de lui prouver qu'elle n'est pas inutile, elle prend les rennes et le traîneau afin de vérifier un nouveau parcours pour la tournée, mais à cause de la météo horrible, elle est contrainte de se poser en urgence à New York, dans un quartier populaire. Là, alors que l'un de ses rennes, blessé, se remet lentement, "Mme Nord" passe une semaine en compagnie des nombreux immigrants qui l'entourent, et dont elle découvre - et parfois transforme - le quotidien.

Comédie musicale télévisée, diffusée sur CBS en 1996, produite par Hallmark, et qui met en scène une Angela Lansbury en pleine forme malgré ses 71 ans.

Visuellement, le tout est clairement téléfilmesque et scénique (les angles de caméra sont très  basiques, le rendu, les décors et les éclairages assez théâtraux) ; l'interprétation est inégale (les accents, notamment, sont parfois discutables), tandis que l'écriture, elle, appuie un peu fort sur le côté justice sociale de l'intervention de la Mère Noël, entre l'intégration raciale, les suffragettes, l'exploitation des enfants, etc...

D'ailleurs, c'est bien là le problème principal de ce métrage : plutôt que de les laisser en filigrane et de permettre à la magie de Noël faire son oeuvre, le script fait passer au premier plan du récit tous les problèmes sociaux rencontrés par la Mère Noël, jusqu'à en faire l'un de ses sujets principaux.

Des ambitions qui sont louables, mais qui ont tendance à faire de cette comédie musicale quelque chose de trop laborieux et de morne, qui freine des quatre fers entre ses passages chantés. Cela dit, heureusement, le tout reste assez honorable grâce à ces derniers, du moins, pour peu qu'on apprécie les comédies musicales.

À ce niveau, rien d'exceptionnel ; cependant, les compositions très "yiddishs" de Jerry Herman (par ailleurs compositeur de Hello, Dolly! et de la version musicale de La Cage aux Folles) restent assez entraînantes, et bien interprétées par la distribution du métrage.

Mais bon... il faut bien avouer que pour une comédie musicale sur la Mère Noël, le film est étrangement peu festif ou magique. D'autant qu'en parallèle de toute cette histoire, on revient régulièrement sur le Père Noël, qui déprime seul au Pôle Nord. Youpi.

Dommage, car Lansbury est ici excellente, et aurait mérité de se produire dans une oeuvre plus légère, et moins "réaliste".

3.5/6

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Christmas Yulefest 2015 - 44 - Animation en vrac (2)

Publié le 15 Décembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Review, Noël, Christmas, Animation, Jeunesse, CBS

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

Le Noël des Looney Tunes (Bah, Humduck ! - A Looney Tunes Christmas - 2006) :

La version Looney Tunes d'Un Conte de Noël de Dickens, avec Daffy Duck en grand patron capitaliste qui martyrise ses employés.

Ça repompe sans vergogne les adaptations précédentes du récit, depuis Daffy en Oncle Picsou du pauvre (qui se roule dans son coffre plein d'or plutôt que de rentrer chez lui), jusqu'à Fantômes en Fête (le businessman capitaliste qui martyrise tous ses employés, et qui lorsqu'il est confronté à un des fantômes, se moque de son apparence de fée... avant de se faire pulvériser par cette même fée lors de moments slapstick ; le fantôme du futur qui apparaît à travers un mur d'écrans de tv pour pointer du doigt Scrooge), en passant par toutes les variations qu'on a pu voir ces dernières décennies.

Le tout pendant 45 laborieuses minutes qui mettent un temps fou à démarrer (le premier fantôme ne fait pas son apparition avant la moitié du film) et bourrées de "gags" qui tombent à plat. Assez mauvais, donc.

Les Schtroumpfs : Les Chants de Noël (The Smurfs : A Christmas Carol - 2011) :

La version Schtroumpf du Conte de Noël de Dickens, avec le Schtroumpf Grognon en guise de Scrooge.

Un court-métrage de 20 minutes qui, des images numériques du film, bascule en animation 2d laide et baclée au bout de 3 minutes, pour revenir aux images de synthèse à la toute fin.

Médiocre au possible. Et puis les nabots bleus doublés par des new-yorkais et des mexicains, sans façons.

An Elf's Story : The Elf on the Shelf (2011) :

Le lutin Chippy est dépêché par Santa Claus pour aider le petit Taylor à retrouver foi en la magie de Noël...

Une sorte de grosse publicité à peine déguisée pour un jouet, l'Elf on the Shelf, une poupée de chiffons qu'une illustratrice de livres pour enfants a inventé en 2005, et que des businessmen tentent depuis d'imposer comme "une nouvelle tradition moderne de Noël" dans chaque foyer.

Le concept étant donc qu'une fois caché dans la maison par les parents, le lutin en chiffon agit comme un mouchard, qui surveille toutes les actions des enfants, les note et en informe le Père Noël, et qui avertit les parents si l'enfant a besoin d'être puni... Big Brother en collants rouges, en somme, que les parents doivent déplacer chaque jour pour qu'il reste imprévisible et omniprésent, et que les enfants n'ont pas le droit de toucher.

Ici, on a donc 20-25 grosses minutes (diffusées sur CBS en 2011) qui tentent de convaincre le spectateur que l'Elf on the Shelf, "c'est l'esprit de Noël dans ta maison, et l'assurance d'un enfant bien discipliné, alors achète notre produit, et tu seras un bon Américain aux bonnes valeurs chrétiennes". Whouhou. *soupir*

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Christmas Yulefest 2015 - 43 - Les 12 Cadeaux de Noël (2015)

Publié le 15 Décembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Review, Noël, Christmas, Télévision, Hallmark, Comédie, Romance

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

Les 12 Cadeaux de Noël (12 Gifts of Christmas) :

Anna (Katrina Law), une artiste-peintre au chômage, a un don pour trouver quel cadeau sied le mieux à chacun. À l'approche de Noël, elle décide de s'improviser personal shopper, et attire l'attention de Marc (Aaron O'Connell), un publicitaire débordé qui a besoin de ses services. Mais rapidement, le couple commence à se rapprocher d'une manière inattendue...

La Fiancée des Neiges, le précédent film de Noël de K-Law, m'avait laissé particulièrement de marbre, cette pseudo screwball comedy ne fonctionnant jamais vraiment, malgré l'énergie de son actrice principale.

Ici, le script de cette comédie romantique Hallmark est plus classique, et le couple principal fonctionne assez bien... mais ces 12 Gifts of Christmas me posent un problème, sur lequel je n'arrive pas vraiment à mettre le doigt.

Tout au long du film, en effet, se dégage une impression étrange d'artificiel, de forcé... est-ce que cela vient de la post-synchro parfois un peu évidente, des dialogues parfois surexplicatifs, de l'écriture, de la mise en scène, de la direction d'acteurs ? Je ne sais pas trop, mais il y a  néanmoins, de manière récurrente, quelque chose qui sonne faux dans ce métrage.

Et c'est d'autant plus frustrant que le tout, en soi, n'est pas forcément mauvais, et que le capital-sympathie de son actrice principale reste intact. Mais ça s'arrête là.

Un minuscule 3/6 (uniquement pour K-Law)

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Blog Update ! - Bilan Christmas Yulefest 2015 (première quinzaine)

Publié le 15 Décembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Update, Review, Télévision, Noël, Christmas

Le 15 Décembre est déjà là, et après deux semaines de Christmas Yulefest, le blog des Téléphages Anonymes va faire son premier bilan de visionnage.

Alors que dire de ces premières semaines festives, qui ont vu 44 films et moyens-métrages de Noël passés en revue ?

Ces dernières années, comme je l'ai mentionné dans l'Update de début Décembre, la tendance était simple.

- Hallmark inondait le marché (et la grille de programmation) de téléfilms romantiques faits à l'emporte pièce, et monopolisant les ondes de début Novembre à la mi-Décembre : cette année, cela semble être encore une fois le cas, puisque les films Hallmark de la cuvée 2015 semblent se suivre et tous se ressembler dans la médiocrité, les uns souffrant d'une distribution sans intérêt ni charisme, les autres d'un budget microscopique, et les derniers d'un script dérivatif et insipide. Même l'unique téléfilm m'ayant un minimum plu (Once Upon A Holiday) n'avait, il faut bien le dire, pas grand chose d'original ou de spécial, et était simplement une formule bien appliquée, avec une distribution attachante. Bref, pour le moment, l'équation "plus Hallmark produit de films chaque année, et plus leur niveau qualitatif diminue" se vérifie. Une tendance qui, nous le verrons dans les jours à venir, continuera de s'affirmer...

- Lifetime pataugeait, ne sachant pas trop comment endiguer le flot de nouveautés Hallmark, et les films des autres networks. En 2015, pour l'instant, cela se confirme, puisque Lifetime, en commençant sa saison très tard (un mois de retard sur Hallmark), n'avait jusque là que Turkey Hollow, un film de Thanksgiving, pour lutter. Et malheureusement pour la chaîne, tant Turkey Hollow que les films de Noël qui ont suivi (et qui vont être critiqués dans ces pages dans les jours à venir) confirment le verdict : Lifetime a totalement jeté l'éponge, incapable de trouver un créneau ou une direction, et la chaîne se contente désormais de jouer les seconds couteaux derrière Hallmark, diffusant des films dérivatifs et au rabais, généralement produits par les deux ou trois mêmes compagnies de production, qui fournissent d'ailleurs ION, Hallmark et UpTV. Au point de parfois même se demander si ces compagnies en question ne revendent pas le même scénario ou concept à plusieurs chaînes, tant certains des téléfilms Lifetime de cette saison ressemblent étrangement à certaines productions Hallmark 2015 diffusées moins d'un mois plus tôt...

- UpTV et ION tentaient de capturer une part du gâteau, en produisant des téléfilms fauchés, à la distribution de seconde zone, et aux scripts ultra-dérivatifs (voire parfois un peu religieux). Jusqu'à présent, seule Christmas Trade, une production UpTV correspondant tout à fait à cette description, a été chroniquée cette saison. Et globalement, comme le montreront les semaines à venir, les productions de ces deux chaînes - souvent les fonds de tiroir des maisons de production MarVista et Hybrid - restent le degré zéro des films de Noël, qualitativement parlant. Toutes, sauf une qui, à ma grande surprise, pourrait bien être mon métrage préféré de cette saison 2015 toute entière...

Les tendances se confirment donc pour l'instant, et comme les dernières semaines de Décembre vont le montrer, la qualité de ces nouveaux téléfilms produits à la chaîne, par les mêmes personnes, pour les mêmes chaînes, va en décroissant. Déjà qu'elle ne partait pas forcément de très haut, compte tenu du genre et des budgets...

Mais heureusement pour moi (et pour le spectateur qui retrouve chaque année en Décembre ces métrages sur les grilles de programmation de TF1, M6, et d'autres chaînes de la TNT), çà et là, on trouve quelques perles très sympathiques qui, l'espace d'un instant, redonnent aux termes "téléfilm de Noël" un semblant de magie et d'originalité. Qu'elles proviennent des chaînes américaines, de l'Europe, ou du cinéma indépendant, peu importe, tant que la qualité est au rendez-vous...

Et puis, bien sûr, il reste les classiques, qui répondent encore et toujours à l'appel, et seront toujours là lorsque, dans cinq ou dix ans, tous ces téléfilms interchangeables Hallmark ou ION auront été oubliés...

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Christmas Yulefest 2015 - 42 - Sacré Noël (2009)

Publié le 14 Décembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Review, Christmas, Noël, Comédie, Musique, Jeunesse

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Sacré Noël (Nativity !) :

Cette année, l'instituteur Paul Maddens (Martin Freeman) est chargé d'organiser la crèche musicale de son école, et d'affronter ainsi en duel une école rivale et huppée. Tout se complique lorsque Paul se vante de sa petite amie Jennifer (Ashley Jensen), productrice à Hollywood, qui selon les dires de Paul doit assister au spectacle, afin d'en faire un film à gros budget. Seul problème : Paul et Jennifer ne se sont pas vus depuis des années, et Paul est alors embarqué dans une spirale infernale, alors même que Mr Poppy (Marc Wootton), l'assistant de Paul, ne fait qu'aggraver la situation...

Comédie britannique de Noël dont j'avais déjà chroniqué la suite ici, Nativity met en scène Martin Freeman et Ashley Jensen (de Extras), dans un métrage pas très bien réalisé, brouillon (car en grande partie improvisé), et avec un Marc Wootton épuisant.

Le tout fonctionne tout de même par moments, grâce à l'énergie et l'émotion des enfants et de Freeman.

3.5/6

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Christmas Yulefest 2015 - 41 - Le Tumulte des Sentiments (2010)

Publié le 14 Décembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Review, Télévision, Hallmark, Noël, Christmas, Drame, Histoire, Romance

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Le Tumulte des Sentiments (An Old Fashioned Christmas) :

Une riche aristocrate, Isabella Crawford (Jacqueline Bisset) et sa petite-fille, Tilly (Catherine Steadman), arrivent des USA à l'approche des fêtes de Noël, afin de passer quelques temps en Irlande dans la famille du Comte de Shannon (Robert O'Mahoney). Mais l'épouse de ce dernier (Marion O'Dwyer) a d'autres plans : elle veut pousser Tilly à épouser son bon à rien de fils, Cameron (Leon Ockenden), afin de sauver les finances défaillantes de la famille. Mais Tilly, elle, est déjà fiancée à Gad (Kristopher Turner), qui vient justement leur rendre visite pour Noël, et de toute façon, elle n'est venue en Irlande que pour tenter de retrouver son grand-père, et ses racines irlandaises...

Téléfilm "suite" de Contre tout l'or du monde (An Old Fashioned Thanksgiving), adaptation d'une nouvelle de Louisa May Alcott, l'auteur des Quatre Filles du Dr March, et succès d'audience de la chaîne Hallmark à sa diffusion en 2008.

Ici, on reprend vaguement les mêmes personnages, un peu plus tard dans leur vie, et on les emmène en Irlande dans un mélodrame en costumes souvent niais et sirupeux, pas très bien écrit, qui n'a de Noël que son nom et sa scène finale, et qui s'avère particulièrement convenu et insipide.

Dommage, car Bisset est impeccable, et Steadman comme toujours attachante... mais ça ne vole vraiment pas haut.

2/6

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Christmas Yulefest 2015 - 40 - Animation en vrac (1)

Publié le 14 Décembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Review, Christmas, Noël, Télévision, Animation, Dreamworks, ABC, NBC, Fox, Comédie

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Joyeux Noël Shrek ! (Shrek the Halls - 2007) :

Shrek veut fêter Noël en famille, mais l'âne et tous ses amis lui rendent la vie impossible et viennent saboter ses projets.

Un court-métrage spécial de moins d'une demi-heure diffusé en prime time sur ABC, et qui a réuni près de 21 millions de spectateurs lors de sa première diffusion, et 9 de plus lors de sa rediffusion, quelques jours plus tard. 

Avec évidemment tous les acteurs des films qui reprennent leurs rôles au doublage, c'est sympathique, c'est mignon, c'est typiquement Noël à l'américaine, et c'est cent fois plus réaliste et expressif que n'importe quel Beowulf, sorti à la même période.

Joyeux Noël Madagascar (Merry Madagascar - 2009) :

Le Père Noël s'écrase sur l'île de Madagascar, et tous les animaux tentent de sauver Noël à bord d'un traîneau désormais tiré par les quatre pingouins dopés à la poudre magique...

Dreamworks continue ses mini-épisodes de Noël dérivés de ses succès, avec ici un Merry Madagascar diffusé sur NBC en 2009, et depuis multi-rediffusé chaque année.

Plutôt amusant, notamment au niveau de la rivalité Pôle Nord/Pôle Sud entre les rennes et les pingouins.

L'Âge de Glace fête Noël (Ice Age : A Mammoth Christmas - 2011) :

Lorsque Sid détruit malencontreusement le Rocher de Noël de Manny, il finit sur la liste des enfants méchants du Père Noël, et part pour le Pôle Nord afin d'arranger les choses... mais il ne fait qu'empirer la situation.

Court-métrage de Noël diffusé sur la Fox en 2011 et assez sympathique, principalement pour ses intermèdes centrés sur Scrat, et mis en musique sur Casse-Noisette et compagnie.

Pas forcément exceptionnel, mais agréable à regarder, et suffisamment court pour ne pas s'éterniser, contrairement à certains des volets de l'Âge de Glace.

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Christmas Yulefest 2015 - 39 - Escapade Princière (2015)

Publié le 13 Décembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Review, Noël, Christmas, Télévision, Hallmark, Comédie, Romance

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Escapade Princière (Once Upon A Holiday) :

Lorsque Katie (Briana Evigan), princesse d'un petit royaume européen, décide soudain d'échapper à son entourage lors d'une visite à New York à l'occasion des fêtes de Noël, c'est la panique générale. Mais de son côté, Katie fait la connaissance de Jack (Paul Campbell), un bon Samaritain qui ignore tout de son identité, et décide de l'aider quand il la trouve, errant dans les rues après avoir perdu argent et papiers.

Une comédie romantique Hallmark pour laquelle j'avais un peu d'appréhension, puisque le dernier métrage de Noël dans lequel jouait Briana Evigan (Une Star pour Noël) était calamiteux, et qu'elle en portait en grande partie la responsabilité...

Mais heureusement, cet Once Upon A Holiday s'est avéré une assez bonne surprise.

Certes, c'est très inspiré de Roman Holiday/Vacances Romaines (1953), et Evigan n'est pas Audrey Hepburn, mais le métrage a la bonne idée d'opter pour une approche plus subtile et mesurée, voire presque discrète.

Evigan, notamment, n'essaie pas d'être une héroïne Hallmark typique, joyeuse, dynamique et enjouée : elle compose ici une Kate Middleton-bis toute en retenue, gardée et prudente, qui se marie bien avec la voix naturellement basse et éraillée de l'actrice.

Face à elle, les personnages secondaires (un vieux magicien, un journaliste arriviste, le père de Briana Evigan...) sont suffisamment classiques et en retrait pour ne pas être gênants, et Paul Campbell continue d'être l'un des acteurs estampillés Hallmark les plus sympathiques du lot (il est d'ailleurs assez bon dans la sitcom Spun Out) ; sa romance avec Evigan est ainsi tellement mesurée que le film parvient à éviter la majeure partie des clichés habituels des métrages de la chaîne, pour réussir à sonner juste et sincère.

On regrettera simplement la conclusion un peu précipitée, comme si le script avait été amputé de quelques pages afin de coller au format de diffusion télévisé.

3.5/6

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Christmas Yulefest 2015 - 38 - Elfe (2003)

Publié le 13 Décembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Review, Noël, Christmas, Comédie, Fantastique

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Elfe (Elf) :

Enfant, Buddy (WIll Ferrell) s'est retrouvé au Pôle Nord, où il a grandi parmi les lutins du Père Noël. À l'âge adulte, cependant, Buddy décide de partir pour New York, à la recherche de son père humain, un certain Walter Hobbs (James Caan), businessman cynique et infidèle. Avec l'aide de la jolie Jovie (Zooey Deschanel), Buddy va alors tenter de s'habituer à cette nouvelle existence, et de rendre à son père l'esprit de Noël...

Je l'ai déjà mentionné en ces pages, mais le succès de Elfe - un film typique de Will Ferrell, dans ce que ça a de bons et de mauvais côtés -, érigé en nouveau classique de Noël outre-atlantique, m'échappe en partie.

Et même en revoyant le film avec du recul, j'ai du mal : il commence de manière assez pénible, en "Will Ferrell Show" insupportable, mais finit heureusement par se rattraper un peu vers la fin en revenant aux bases du conte de Noël cinématographique américain, et en s'éloignant du perso de Ferrell pour s'intéresser aux autres protagonistes.

Reste que le tout est assez moyen, et qu'il permet de constater que Zooey Deschanel nous fait le même numéro depuis plus de dix ans...

3.5/6

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Christmas Yulefest 2015 - 37 - Un Souhait pour Noël (2011)

Publié le 13 Décembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Review, Noël, Christmas, Comédie, Drame, Romance, Télévision, Hallmark

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Un Souhait pour Noël (A Christmas Wish) :

Abandonnée par son mari avant Noël, Martha (Kristy Swanson) décide de partir avec ses enfants et sa voiture sans se retourner. À la recherche d'un job pour passer les fêtes de fin d'année, elle échoue, en panne de voiture, dans une petite ville accueillante, où elle devient serveuse, et bénéficie soudain de l'assistance et de la charité chrétienne de tous les habitants de la bourgade. Sans oublier Joe, le séduisant officier de police local, au charme duquel Martha n'est pas insensible...

En 1999, Hallmark diffusait La Saison des Miracles, un téléfilm sur Carla Gugino en fuite avec deux enfants, qui tombait en panne dans une petite ville où, grâce à l'aide et la générosité de tous les habitants (et d'un ange), elle finissait par recommencer une nouvelle vie heureuse, et trouvait l'amour en la personne d'un officier de police local. Un mélodrame relativement assez bien mené, porté par une Gugino attachante, et qui évitait le trop larmoyant ou prosélyte.

Donc forcément, quand on se retrouve devant ce Souhait pour Noël, qui est une photocopie évidente de La Saison des Miracles, à quelques détails près, on reste dubitatif. Tout de suite, on remarque que Kristy Swanson est loin d'avoir le charisme ou le capital sympathie de Carla... rapidement, on comprend en entendant l'accompagnement musical en mode "piano dépressif" que l'on est dans le mélodrame le plus larmoyant possible... et bien vite, on réalise que, paradoxalement, ce n'est pas le récit dans lequel un ange apparaissait directement qui s'avère le plus bondieusard.

Car ici, il faut voir la manière dont le personnage de Swanson explique, au détour de plusieurs dialogues (lorsqu'elle est confrontée à sa fille croyante, au pasteur du coin, etc), qu'elle n'est pas vraiment croyante ou pratiquante, et que Dieu n'approuverait probablement pas ses choix de vie. Ce qui, forcément, se traduit à la fin du film par une protagoniste principale au bout du rouleau, désespérée, qui se tourne enfin vers Dieu, lui adresse une prière désespérée... et est exaucée !

Miracle ! Dieu l'a écoutée, et a exaucé sa prière par le biais des habitants de la ville, tous généreux, et décrits au détour d'un dialogue comme "les anges de Dieu". Whouhou, l'honneur est sauf, la pêcheresse est rentrée dans le droit chemin, elle a retrouvé la Foi !

*soupir*

Ajoutez à cela un méchant ex-mari ultra-caricatural et risible, des enfants pas mauvais acteurs (mais qui récitent un peu leur texte tout de même), et un récit qui se résume à voir la pauvre héroïne travailler dur pour gagner une maigre pitance, et il y a de quoi baisser les bras devant ce téléfilm particulièrement médiocre.

1.75/6 (dont 0.5 pour le caméo de Danielle Chuchran en babysitter, et pour feu Edward Herrmann en vieux ronchon : ça fait toujours plaisir.)

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Christmas Yulefest 2015 - 36 - Fantômes en Fête (1988)

Publié le 12 Décembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Review, Noël, Christmas, Comédie, Fantastique

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Fantômes en Fête (Scrooged) :

Dans cette version moderne d'Un Conte de Noël de Dickens, Frank Cross (Bill Murray) est un responsable de chaîne de télévision froid, arrogant et ambitieux, dont le caractère misanthrope a fini par faire fuir son âme soeur, la douce Claire Phillips (Karen Allen). Mais après avoir renvoyé l'un de ses employés (Bobcat Goldthwait) le soir de Noël, voilà que trois fantômes rendent visite à Frank, pour lui offrir une chance de corriger les erreurs de son passé...

Un long-métrage toujours très sympathique, signé Richard Donner, mais qui, en plus d'être assez daté années 80, laisse une impression globale assez similaire à celle que peuvent laisser certains des premiers succès de Jim Carrey : un film à l'acteur principal en roue libre, qui aurait bénéficié, çà et là, d'un peu plus de retenue et de sobriété.

Je lui préfère Un Jour sans Fin.

4/6

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Christmas Yulefest 2015 - 35 - L'Assistant du Père Noël (2015)

Publié le 12 Décembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Review, Noël, Christmas, Télévision, ABC Family, WWE, Comédie, Romance, Action

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L'Assistant du Père Noël (Santa's Little Helper) :

Dax (The Miz), un cadre arrogant, vantard et sans pitié, est renvoyé à quelques jours de Noël, et est sur le point de tout perdre lorsqu'une charmante blonde, Billie (AnnaLynne McCord), sonne à sa porte, pour lui proposer un marché irrésistible : s'il parvient à passer les quelques épreuves qu'elle va lui proposer, alors une carrière de rêve s'offrira à lui. Dax accepte sans hésiter, sans se douter que Billie est une elfe du Père Noël (Eric Keenleyside), qui cherche un successeur à son maître d'atelier... mais la jalouse Eleanor (Paige), fille de l'ancien maître d'atelier, est bien décidée à hériter du poste de son père, et à empêcher Dax de remporter celui-ci.

La précédente comédie de Noël de The Miz, Christmas Bounty, diffusée sur ABC Family, était particulièrement mauvaise, jamais vraiment crédible, festive, ou drôle, et avec un Miz encore assez moyen dans son interprétation. Ici, le téléfilm est à destination d'USA Network, et s'avère un programme clairement meilleur... ce qui ne veut pas forcément dire grand chose.

Le problème n'est pas dans la distribution - Miz est encore un peu raide et mécanique dans sa diction, mais il s'est amélioré ; McCord est enthousiaste et sympathique ; et Paige, de manière peu surprenante, est convaincante en elfette raleuse et mécontente, bien que les pointes de ses oreilles soient trop bronzées pour être raccords avec sa peau d'albâtre - mais bien dans le reste de la production, et surtout dans l'écriture très faiblarde : sur l'heure trente de métrage, on a près d'une heure durant laquelle Miz passe des épreuves creuses et insipides, tournées pour pas cher en Californie ; puis il apprend l'existence de Santa, on a droit à quelques scènes façon Un Conte de Noël ou La Vie Est Belle, et Miz part au Pôle Nord, où il affronte enfin Paige, jusque là quasi-inexistante.

Et alors que cet affrontement, s'il avait été bien écrit, ou si Paige avait été utilisée comme une antagoniste récurrente pendant tout le film, aurait pu être très distrayant, il se traduit à l'écran par un parcours du combattant mollasson dans une forêt verdoyante, alors que les habitants du Pôle Nord regardent le tout (en surjouant l'excitation) depuis une salle multimédia, devant un écran géant.

Bref, le script donne vraiment l'impression d'un premier jet de scénario mis en production hâtivement, avec des dialogues maladroits et des scènes inutiles, et filmé à la va-vite, sans grand budget, avant d'être illustré musicalement comme un mauvais téléfilm des années 90s.

Assez frustrant, car il y avait là le potentiel d'un film de Noël sympathique et décomplexé, en résumant par exemple les "épreuves" à la première demi-heure de film, en faisant de Paige un personnage plus présent et manipulateur, ou en passant plus de temps au Pôle Nord... mais en l'état, le tout se regarde, sans être particulièrement calamiteux.

C'est juste particulièrement médiocre... ce qui est toujours mieux que Christmas Bounty.

2.5/6

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Christmas Yulefest 2015 - 34 - Le Grinch (2000)

Publié le 12 Décembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Review, Noël, Christmas, Jeunesse, Fantastique, Comédie

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

Le Grinch (Dr. Seuss' How the Grinch Stole Christmas) :

À Chouville, une petite ville festive nichée au coeur d'un flocon de neige, les Choux adorent célébrer Noël... mais ils le font sans modération aucune, au grand dam de la petite Cindy Lou Chou (Taylor Momsen), qui est persuadée que ses semblables ont perdu le véritable sens des fêtes de fin d'année. Et au sommet de la montagne qui surplombe Chouville, le Grinch (Jim Carrey), une créature maléfique, poilue et verte, a décidé que cette année, il allait ruiner Noël pour tous les Choux...

Contrairement aux USA, les livres du Dr. Seuss n'ont pas vraiment le statut de classiques, par chez nous, et c'est probablement pour cela que j'ai une certaine sympathie pour ce film, malgré ses défauts évidents (alors qu'outre Atlantique, le film est vivement critiqué, et détesté, par les amateurs de Seuss).

Ici, on sent que tout le monde s'est amusé à donner vie à ces personnages, le récit est beaucoup moins niais qu'on veut bien le croire (la key party échangiste dans le flashback, huhuhu), l'énergie et la silhouette en caoutchouc de Jim Carrey portent tout le métrage sur leurs épaules, et on finit par croire à ce monde étrange, biscornu et improbable.

D'autant que la musique de James Horner (bien que rappelant parfois très fortement Elfman) soutient cet univers fantastique et enguirlandé de manière très efficace.

Dans l'absolu, ce n'est pas forcément un chef d'oeuvre, et il est difficile de revoir le métrage sans regretter la déchéance ultérieure de Taylor Momsen (tombée dans la drogue, la provoc' et la pseudo-rebellion arty), mais en tant que film de Noël, ça reste tout à fait recommandable.

4/6

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Christmas Yulefest 2015 - 33 - Un Noël de Princesse (2014)

Publié le 11 Décembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Review, Noël, Christmas, Comédie, Romance, Télévision, Hallmark

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

Un Noël de Princesse (A Royal Christmas) :

Jeune couturière humble et généreuse, issue d'une famille d'ouvriers et de tailleurs vivant à Philadelphie, Emily (Lacey Chabert) découvre, à l'approche de Noël, que son petit-ami Leo (Stephen Hagan) est en réalité le prince héritier du Royaume de Cordinia, dirigé d'une main assurée par la Reine Isadora (Jane Seymour). Et lorsque Leo l'emmène avec lui passer Noël en Cordinia, Emily comprend vite qu'il va lui falloir s'imposer face à Isadora, qui n'approuve pas la relation de son fils, et à la Duchesse Natasha (Katherine Flynn), ex-petite-amie de Leo, qui a les faveurs de la Reine...

Une comédie romantique Hallmark très balisée, qui enchaîne tous les clichés de ce genre de téléfilm à la Princesse Malgré Elle, et en rajoute même une couche maladroite à certains moments (le personnage de la petite orpheline, au secours), mais qui parvient néanmoins à rendre le tout assez sympathique et regardable, grâce à son couple principal.

Chabert et Hagan jouent en effet leurs personnages de manière décontractée et nonchalante, ce qui donne au tout une bonne humeur sympathique, et évite que les clichés ne deviennent vraiment problématiques. Un détachement qui fonctionne de plus très bien en contraste du premier degré absolu de Jane Seymour, qui compose ici une mère jalouse à l'évolution forcément prévisible.

Seul vrai problème, qui fait passer ce téléfilm sous la moyenne : il n'a rien de Noël.

À vrai dire, la période de l'année est tellement indépendante du reste de l'histoire, que ce Royal Christmas aurait aussi bien pu se dérouler en été, d'autant que le Royaume de Cordinia est représenté comme un Royaume méditerranéen typique et très ensoleillé.

Autrement dit, niveau ambiance de Noël, c'est un zéro pointé, ce qui est assez problématique pour un téléfilm qui a "Noël" dans son titre.

2.75/6

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Christmas Yulefest 2015 - 32 - Le Sapin a les Boules 2 : Cousin Eddie (2003)

Publié le 11 Décembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Review, Noël, Christmas, Comédie

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

Le Sapin a les Boules 2 - Cousin Eddie (National Lampoon's Christmas Vacation 2 : Cousin Eddie's Island Adventure) :

Employé d'une centrale nucléaire, Eddie Johnson (Randy Quaid) - le cousin de la famille Griswold - accepte mal d'être remplacé par un singe à son poste, et finit par se battre contre le primate, qui le mord. Afin qu'Eddie ne leur fasse pas un procès, ses anciens patrons décident de lui offrir, pour les fêtes de fin d'année, un séjour dans le Pacifique, séjour qui tourne mal lorsqu'Eddie et sa famille finissent échoués sur une île déserte...

Un DTV très médiocre, bourré de faux raccords, et qui finalement, de par son environnement tropical, n'a que peu de rapport avec Le Sapin a les Boules original (qui, rappelons-le, est un classique instantané et un 5/6 minimum).

Seul chose sympathique : Eric Idle qui reprend, l'espace de deux scènes, le rôle qu'il tenait dans Bonjour les Vacances II (1985), il y a plus de 15 ans.

2/6

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