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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #usa catégorie

Halloween Oktorrorfest 2021 - 12 - Fear Street, partie 1 : 1994 (2021)

Publié le 12 Octobre 2021 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Jeunesse, Netflix, Oktorrorfest, Review, Romance, Thriller, USA

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Fear Street, partie 1 : 1994 (Fear Street, part 1 : 1994 - 2021) :

Réputée pour être maudite depuis des générations par la sorcière Sarah Fier, la ville de Shadyside, dans l'Ohio, est le lieu de meurtres fréquents, commis par des individus lambdas perdant soudain pied avec la réalité. Après un accident de voiture, Samantha (Olivia Scott Welch) devient la nouvelle cible de la sorcière, traquée par des esprits tueurs qui la suivent à la trace : avec l'aide de son ex Deena (Kiana Madeira), de Josh (Benjamin Flores Jr.), le frère de celle-ci, et de Simon (Fred Hechinger) et Kate (Julia Rehwald), les deux amis de Deena, Sam va devoir trouver un moyen de briser la malédiction...

Premier volet d'une trilogie de films d'horreur vaguement "inspirés" des romans Fear Street de R.L. Stine, le papa de Chair de Poule, cette première partie se veut un hommage aux slashers des années 1990, désormais la référence des générations actuelles en matière d'horreur.

Et dès son introduction en forme d'hommage plus ou moins évident à Scream, on comprend qu'il ne va pas falloir s'attendre à une retranscription fidèle des années 90, mais plutôt à une enfilade de coups de coude nostalgiques assez creux, éclairés de néons, et rythmés par une bande originale incessante qui ressemble à un best-of de la musique des Nineties.

Ça s'arrête à peu près là sur la forme, puisque le fond, lui, est un slasher surnaturel tout à fait moderne et classique, pour ne pas dire dérivatif.

Bien que la trilogie ait été initialement conçue pour le cinéma, le cahier des charges woke de Netflix est respecté (l'héroïne est une triple minorité : métissée, lesbienne et issue d'un milieu supposément défavorisé - enfin, ce dernier point, le film nous le dit encore et encore, mais à l'écran, son frère et elle semblent mener une vie tout à fait confortable), les seconds rôles sont tous bien clichés (la cheerleader, le pote vanneur, le petit frère geek, la petite amie innocente, blablabla), et à l'exception d'un meurtre bien violent (qui semble uniquement là pour justifier la classification du film), tout le reste est relativement gentillet et aseptisé, au point de ressembler souvent à une version CW du genre slasher.

Cela dit, ça se regarde, et la réalisatrice (déjà à l'origine de Honeymoon) est tout à fait compétente... mais entre le côté jukebox de la musique, les tueurs insipides, et les personnages peu attachants (c'est bien simple, outre le meilleur pote vanneur qui ne la ferme jamais, le couple principal est à baffer : Sam est transparente et insipide au possible, et Deena est totalement antipathique, que ce soit dans son caractère agressif et impulsif, dans la manière dont elle traite Sam avant leur réconciliation, ou dans son interprétation survoltée), le film peine à passionner ou à laisser une véritable impression positive ou négative.

Ce qui rend d'autant plus surprenant (voire incompréhensible) l'unanimité critique qui a entouré ce premier métrage, applaudi par la majorité des spectateurs et des journalistes. On va dire que c'est la nostalgie qui a joué...?

2.5/6 (en espérant que les suites seront plus probantes)

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Halloween Oktorrorfest 2021 - 11 - Sans un bruit 2 (2021)

Publié le 11 Octobre 2021 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, Science-Fiction, Thriller, USA, Science Fiction, Fantastique

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Sans un bruit 2 (A Quiet Place, part II - 2021) :

Un an après l'arrivée des extraterrestres sur Terre, le massacre de la plus grande partie de l'humanité, et peu de temps après la mort de son époux Lee (John Krasinski), Evelyn (Emily Blunt), sa fille sourde Regan (Millicent Simmonds) et ses fils Marcus (Noah Jupe) et Beau sont contraints de fuir leur demeure fortifiée, pour trouver de l'aide et tenter de partager avec le monde leur solution sonique contre les envahisseurs...

Malgré son succès public et critique, le premier A Quiet Place m'avait laissé une impression plutôt mitigée, ses qualités formelles étant souvent éclipsées par un scénario brouillon aux décisions improbables, et aux grosses ficelles un peu abusives.

Sans surprise, il en va de même avec cette suite, une suite qui m'a donné l'impression d'un métrage contractuel, jamais envisagé par la production, mais mis en chantier précipitamment suite au succès du premier : en effet, ce ne sont pas les idées qui abondent ici, et l'on sent que le scénario peine à trouver un fond à cette histoire privée de l'unité familiale du premier métrage.

Une fois évacué le bref prologue en flashback (qui narre l'arrivée des extraterrestres sur Terre, et permet de revoir Krasinski pendant quelques scènes), Emily Blunt est mise de côté, les deux enfants sont séparés et continuent de n'en faire qu'à leur tête, Cillian Murphy se trouve embarqué dans un Last of Us-bis avec la fillette sourde, et le plus gros du film se fait en montage alternatif entre les divers protagonistes et leurs intrigues, trop rarement connectées.

Le résultat, c'est que j'ai vraiment peiné à m'intéresser au tout et à ressentir la moindre tension, pas aidé par des rebondissements et de nouveaux personnages sous-développés donnant l'impression d'un premier jet de scénario pas vraiment abouti ni travaillé.

Il n'y a qu'à voir cette idée des monstres incapables de nager, ou encore cette fin abrupte, en queue de poisson, pour s'apercevoir que cette suite n'apporte pas grand chose au premier. Pire, en surexposant les aliens, elle affaiblit d'autant leur présence, sans réussir à les rendre vraiment plus menaçants qu'ils ne l'étaient à l'origine.

Un bon gros bof pour moi, donc, même si cela me place dans la minorité, à en juger par la réception enthousiaste de la critique et des spectateurs.

2.5/6

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Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2021 - Castlevania, saison 4 (2021)

Publié le 10 Octobre 2021 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Critiques éclair, Fantastique, Drame, Halloween, Horreur, Les bilans de Lurdo, Netflix, Oktorrorfest, Review, Religion, Romance, Thriller, Télévision, USA, UK

L'Halloween Oktorrorfest touche aussi le petit écran, avec chaque week-end, durant tout le mois d'octobre, des critiques de séries fantastiques et horrifiques...

Castlevania, saison 4 (2021) :

Alors qu'Alucard, seul dans son chateau, reçoit un message de détresse d'un village voisin, Trevor et Sypha tentent de déjouer les plans des disciples de Dracula, qui essaient de ramener ce dernier à la vie...

Je ne m'en suis pas caché : alors que les fans de la franchise adorent cette adaptation et son fanservice, et que les critiques saluent l'écriture de Warren Ellis, j'ai toujours eu beaucoup de mal avec cette adaptation animée made in Netflix.

Saison 1 qui servait de proof of concept un peu provoc, saison 2 plus aboutie mais trop souvent mollassonne, et saison 3 particulièrement bancale et n'ayant pas grand chose à raconter - le programme a toujours semblé tiraillé entre les bases de la franchise, et ce qui intéressait réellement Warren Ellis, à savoir des sous-intrigues à la Game of Thrones parmi les vampires et les personnages secondaires.

Cette année, il en va malheureusement de même, puisque pendant les 2/3 de la saison, Ellis (depuis viré pour des histoires de mœurs) se contente de faire le point sur le sort de chacun, et de développer les états d'âmes de tous ses personnages au travers de dialogues peu captivants (c'est surtout flagrant du côté des vampires).

Malheureusement, cette tendance aux débats quasi-philosophiques sur la vie, la nature vampirique, le pouvoir, etc, et le rythme généralement lent de l'écriture d'Ellis se marient mal avec les impératifs du récit et de la production : il ne reste que 10 épisodes pour boucler la série, ce qui se prête mal à du surplace narratif et à l'introduction de nouveaux personnages.

Alors forcément, pour faire rentrer tout ça dans le cadre de la saison, Ellis tasse. Beaucoup.

La caractérisation de plusieurs personnages fait un 180° par rapport aux saisons précédentes (Alucard, qui partait dans une direction sombre et solitaire après avoir été trahi par un couple de Japonais, accueille soudain à bras ouverts tous les habitants d'un village dans son château, il tombe amoureux, il rit avec les enfants, youpi les oiseaux gazouillent ; Hector/Lenore forment désormais un petit couple amoureux, avec Lenore dans le rôle de la petite-amie qui s'ennuie et passe son temps à se plaindre ; St Germain fait un heel turn bien forcé...), les motivations se font parfois vaseuses, les scènes d'exposition laborieuses (les manigances alchimiques de St Germain, le Couloir infini, la nature réelle de Varney), les nouveaux personnages sont à peine développés, certains anciens sont aux abonnés absents (Carmilla est absente de la saison, et ne revient que pour son grand final contre Isaac)...

Heureusement, l'action est au rendez-vous. Parfois gratuitement, pour meubler ; souvent sans grands enjeux, puisqu'on se doute bien que les héros ne seront jamais en vrai danger tant qu'ils n'ont pas affronté le big boss (et même face à la Mort, Trevor s'en sort...) ; mais toujours très spectaculaire, surtout à mesure que la saison avance.

À ce titre, les derniers gros affrontements (la mort de Carmilla, le siège du château de Dracula, Trevor/Sypha/Alucard réunis contre les mini-bosses, Trevor seul contre la mort) sont vraiment très aboutis graphiquement, même lorsque, comme moi, on n'adhère pas vraiment au style graphique du show.

Le visuel l'emporte donc largement sur le scénario, la forme sur le fond, dans cette ultime saison de Castlevania, toute aussi mitigée que les précédentes. Et l'on regrettera, d'ailleurs, que le scénario opte pour une happy end généralisée, y compris pour Dracula et son épouse : ce n'était pas utile, en plus de ne surprendre personne.

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Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2021 - Creepshow, saison 2 (2021)

Publié le 9 Octobre 2021 par Lurdo dans Anthologie, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Les bilans de Lurdo, Oktorrorfest, Review, Science-Fiction, Télévision, USA, Thriller, Shutter, Science Fiction

L'Halloween Oktorrorfest touche aussi le petit écran, avec chaque week-end, durant tout le mois d'octobre, des critiques de séries fantastiques et horrifiques...

Creepshow, saison 2 (2021) :

Après une première saison assez décevante, car très inégale et assez fauchée, et deux épisodes spéciaux un peu à l'identique (un premier épisode animé, et un second, en live action, bordélique et déglingué), retour de la série chapeautée par Greg Nicotero, avec apparemment un peu plus de budget, pour 5 épisodes diffusés au printemps dernier, et 9 segments de 20-25 minutes au total.

- 01 - Model Kid ! : En 1972, lorsque sa mère décède du cancer, le jeune Joe Aurora (Brock Duncan) est confié à sa tante (Jana Allen) et à son oncle (Kevin Dillon), un homme colérique, violent et qui déteste la passion de Joe pour les vieux films d'horreur et les maquettes de monstres. Jusqu'à ce que Joe décide qu'il en a assez...

Un premier récit qui se regarde, sans plus - on devine que le tout est un peu autobiographique à un niveau ou un autre, et les créatures sont sympathiques, mais Dillon cabotine comme ce n'est pas permis, et la chute ne fonctionne que partiellement. Ce n'est pas mauvais pour autant, cela dit.

- 02 - Public Television of the Dead : Lorsque Ted Raimi rend visite à une chaîne locale de Pittsburgh pour y faire expertiser en direct son exemplaire du Necronomicon, il réveille involontairement la malédiction du livre, et déchaîne des Cadavéreux sur le studio...

Un gros clin d'œil parodique et rétro à la franchise Evil Dead (mais aussi aux télévisions locales et publiques américaines, et à Bob Ross), plutôt amusant et décomplexé, signée d'un scénariste de Rick et Morty. Bon, Greg Nicotero (toujours à la réalisation) n'est pas Sam Raimi, donc la mise en images est parfois un peu sommaire et molle, mais dans l'ensemble, c'était plutôt amusant.

- 03 - Dead and Breakfast : Alors que leur bed & breakfast peine à connaître le succès commercial, Pamela Spinster (Ali Larter) et son frère Samuel (Thomas C. Howell) décident d'inviter une influenceuse (Iman Benson) spécialisée dans les anciennes demeures de serial killer. Leur but : la convaincre que leur établissement, hérité de leur grand-mère, a été le lieu de multiples meurtres jamais élucidés...

Un épisode un peu évident et téléphoné, même si Ali Larter se donne à fond dans son rôle, et parvient à donner un peu de punch au tout. La chute de l'épisode, plutôt amusante, fait très Contes de la Crypte.

- 04 - Pesticide : Harlan King (Josh McDermitt), un exterminateur arrogant et grande gueule, accepte le contrat proposé par le mystérieux Mr Murdoch (Keith David) : exterminer les vagabonds qui occupent illégalement un terrain. Mais bien vite, King commence à être hanté par des visions de cauchemar...

Pas du tout aimé, celui-là, un épisode au protagoniste cabotin, gentiment surjoué, avec des bestioles numériques, une structure décousue... bref, c'est assez bordélique, et ça m'a agacé plus qu'autre chose.

- 05 - The Right Snuff : Dans des années 60 alternatives, les deux spécialistes de la mission spatiale Ocula échappent de justesse à une collision avec un objet inconnu : une sonde envoyée par des extraterrestres, avec lesquels ils vont devoir effectuer un premier contact. Mais la jalousie prend de l'ampleur entre le Capitaine Alex Toomey (Ryan Kwanten) et le Major Ted Lockwood (Breckin Meyer)...

Un épisode co-écrit par Paul Dini, réalisé par Joe Lynch, et malheureusement bien trop fauché et cheap pour vraiment fonctionner. C'est dommage, parce que ce sous-Outer Limits n'était pas forcément désagréable à suivre, mais le manque de moyens et le côté approximatif des effets spéciaux (les aliens... aïe) tire vraiment le tout vers le bas.

- 06 - Sibling Rivalry : Lola (Maddie Nichols) est persuadée que son frère Andrew (Andrew Brodeur) cherche à la tuer depuis qu'elle est rentrée d'une pyjama party avec sa meilleure amie Grace (Ja'ness Tate)... mais elle ne sait pas pourquoi.

Un épisode amusant, façon high-school drama raconté en flashback par l'héroïne (excellente Maddie Nichols) à sa conseillère d'éducation (Molly Ringwald). Ce n'est pas particulièrement original (on devine la plupart des rebondissements bien à l'avance, et l'inversion des points de vue ne surprend guère), et la chute finale semble un peu sorte de nulle part, mais le tout fonctionne bien grâce à l'interprétation de l'héroïne, aux effets efficaces et au ton peu sérieux du tout.

- 07 - Pipe Screams : Linus (Eric Edelstein), un plombier, est engagé par Victoria Smoot (Barbara Crampton), une propriétaire raciste et arrogante, pour nettoyer les canalisations bouchées d'un immeuble vétuste... mais le bouchon est vivant.

Un épisode qui m'a fortement agacé, tant pour son absence cruelle de budget (les éclairages au néon pour faire comic-book, ça va cinq minutes, mais ça ne cache pas le manque de moyens) que pour son écriture pataude, et son interprétation à l'identique.

Crampton cabotine affreusement, est très mal écrite et dirigée, le tout est simpliste au possible, et la chute finale, comme souvent dans cette version de la série, semble sortir un peu de nulle part, comme si la caractérisation des personnages changeait subitement pour permettre un twist final cruel.

- 08 - Within the Walls of Madness : Dans une station en Antarctique, un étudiant (Drew Matthews) est accusé d'avoir massacré ses collègues et le Dr Trollenberg (Denise Crosby) à coups de hache. Lui, cependant, affirme être innocent, et être la victime d'une machination du Dr, qui aurait découvert sur place une forme de vie venue des étoiles, et aurait tenté d'ouvrir un portail aux Grands Anciens...

Un épisode clairement lovecraftien et inspiré par The Thing et Terreur sur le Trollenberg, entre autres, mais qui une nouvelle fois, souffre des limites de budget drastiques de la série, et est obligé de recourir à une narration cache-misère pour éviter de dévoiler ses créatures jusqu'à la toute fin. Cette toute fin, cela dit, est plutôt amusante, à défaut d'être surprenante.

09 - Night of the Living Late Show : Simon Sherman (Justin Long) a inventé un appareil de réalité virtuelle permettant de se plonger dans de vieux films, comme si l'on faisait partie de l'histoire. Obsédé par "Terreur dans le Shangaï Express" et par la belle Comtesse Petrovski (Silvia Tortosa/Hannah Fierman), il délaisse ainsi son épouse, la richissime Renee (D'Arcy Carden), qui va commencer à éprouver de la jalousie...

Aïe. Un épisode de 45 minutes, pour un récit qui n'en méritait que 25, et encore : tout est cousu de fil blanc, et prétexte à un recyclage abusif des images du film, dans lesquelles Justin Long est incrusté de manière approximative et gratuite, jamais vraiment convaincante.

Et il en va de même tout du long, avec des scènes entière de Terreur dans... dans lesquelles Long apparait une demi-seconde, pour échanger une réplique avec un personnage - mais même là, le montage et les répliques font que ça ne fonctionne jamais vraiment.

Une actrice de remplacement est utilisée pour jouer le rôle de la Comtesse dans une scène ou deux et interagir avec Carden et Long, mais elle ne ressemble pas franchement à l'originale, et le tout finit par être un exercice de style creux au possible, n'ayant ni les moyens, ni la technologie, ni l'attention du détail nécessaires pour que le résultat soit autre chose que du fanservice.

Ah, et une nouvelle fois, cette chute finale cruelle qui tranche avec la caractérisation préalable...

- Bilan saisonnier -

Nouvelle saison de Creepshow, nouvel accueil enthousiaste des critiques et bloggeurs spécialisés... et nouvelle déception pour ma part. Ce n'est pas surprenant, en fait : cette série vise un public bien précis, celui des amateurs de genre connaissant leurs classiques, nostalgiques d'une horreur à l'ancienne, et d'effets simples et basiques.

D'où les nombreux clins d'œil et coups de coude référentiels au genre, du premier épisode à l'enfant passionné d'horreur et de monstres, au final dans lequel le protagoniste s'incruste dans de vieux films, en passant par une relecture d'Evil Dead, un caméo de Barbara Crampton, un épisode avec des aliens en caoutchouc, une revisite de The Thing...

On est dans le fanservice qui brosse ses spectateurs dans le sens du poil, ce qui assure à la série une grosse indulgence de leur part, notamment vis à vis de tout ce qui est limites budgétaires et effets très approximatifs.

Ce qui est dommage, c'est que cela semble aussi justifier une écriture faiblarde et une réalisation guère plus probante : la série force sa caractérisation pour aboutir à ses conclusions tranchantes, et finit par frustrer, plus qu'autre chose, avec une qualité globale très inégale. N'est pas les Contes de la Crypte qui veut...

M'enfin bon, ça plaira forcément au public visé. Moi qui suit généralement allergique au fanservice trop évident, par contre, j'ai plus de mal avec le manque d'homogénéité et d'originalité du tout...

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Halloween Oktorrorfest 2021 - 10 - Army of the Dead (2021)

Publié le 8 Octobre 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Netflix, Oktorrorfest, Review, Thriller, USA

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Army of the Dead (2021) :

Ville murée depuis qu'une épidémie de zombies s'y est déclarée, Las Vegas va être détruite dans quelques jours par une frappe atomique. Juste avant, Bly Tanaka (Hiroyuki Sanada), propriétaire de casino, dépêche sur place une équipe de mercenaires menés par Scott Ward (Dave Bautista) pour y ouvrir le coffre-fort de son établissement, et repartir avec 200 millions de dollars en liquide. Accompagné de Martin (Garret Dillahunt), l'associé de Tanaka, Ward, Cruz (Ana de la Reguera), Vanderohe (Omari Hardwick), Peters (Tig Notaro), Dieter (Matthias Schweighöfer), Guzman (Raul Castillo), Chambers (Samantha Win) ainsi que Kate (Ella Purnell), la fille de Ward, et Lily (Nora Arnezeder), guide connaissant la ville comme sa poche, entrent alors dans la ville dévastée...

Premier projet de Zack Snyder depuis le fiasco Justice League (et son Director's Cut), AOTD voit le retour du réalisateur à une valeur sûre (le film de zombies), qu'il avait déjà abordée en 2004 avec son Dawn of the Dead (malencontreusement traduit chez nous par L'Armée des Morts) alors écrit par James Gunn.

Cette fois-ci, cependant, pas de James Gunn à l'écriture, mais Snyder, accompagné d'un scénariste de John Wick 3 et du scénariste du Roi Arthur - et malheureusement, ça se sent tout de suite. Pas tant parce que le scénario évoque immédiatement celui de Busan 2 : Peninsula, déjà chroniqué en ces pages, mais bien parce que cet Army of the Dead, pour lequel Snyder a eu carte blanche de Netflix, est un gros bordel mal rythmé, bourré de ralentis et de scènes d'émotion™ pataudes, avec des personnages sous-développés, et des idées inabouties.

Un film typique du Zack Snyder actuel, me répliquera-t-on, et il est vrai que le métrage en a de nombreux aspects : humour balourd, un peu de racolage, des choix esthétiques très discutables (la photographie semi-floue), une illustration musicale vraiment évidente, et une incapacité chronique a créer une véritable tension (cf. la scène des zombies en hibernation, qui aurait pu être un summum de tension, et qui en fait finit par dégénérer en une fusillade pseudo-badass)... 

Ajoutez à cela des infectés intelligents évoquant immédiatement le Ghosts of Mars de Carpenter (en même temps, Snyder a repris le même acteur que dans GoM pour incarner le leader des infectés), et dont les déplacements sauvages ne dévient guère de ce qui est désormais la norme du genre, un récit qui met 50 bonnes minutes à démarrer, et des effets spéciaux qui sont totalement à bout de souffle quand arrive la dernière ligne droite du métrage... et voilà, un film de zombies assez typique de Snyder, qui se regarde vaguement, mais qui peine à convaincre.

Et encore, je n'ai pas parlé des idées à la con inexpliquées (les zombies robots, les aliens, la boucle temporelle) qui permettent à Snyder de faire le buzz en interview en teasant des projets futurs (mais semblent simplement avoir été ajoutés au film sur un coup de tête, parce que ça amusait le réalisateur), des rebondissements tous prévisibles au possible (tout ce qui concerne Theo Rossi, par exemple) ou des passages qui évoquent fréquemment d'autres œuvres similaires, bien meilleures...

Un bon gros bof.

2.5/6 (pour une Ella Purnell qui se donne à fond, une Nora Arnezeder efficace et un Batista toujours sympathique)

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Halloween Oktorrorfest 2021 - 08 - The Grudge (2020)

Publié le 6 Octobre 2021 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, Thriller, USA

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The Grudge (2020) :

Peu de temps après avoir emménagé à Cross River avec son fils, l'inspectrice Muldoon (Andrea Riseborough) découvre l'histoire sinistre qui entoure le 44 Reyburn Drive : une adresse où trois familles - Les Landers (Tara Westwood, David Lawrence Brown, Zoe Fish), les Spencer (John Cho, Betty Gilpin) et les Matheson (Frankie Faison, Lin Shaye) - ont trouvé la mort dans des circonstances inexplicables, comme les cibles d'une malédiction qui a aussi contaminé tous ceux qui se sont approchés de ces victimes...

Un reboot/sidequel de la franchise The Grudge, que je suppose uniquement produit pour pouvoir en conserver les droits d'adaptation, car sinon, je serais bien en peine d'expliquer les motivations justifiant la production de ce métrage visuellement terne et délavé, à la distribution plus que compétente, mais au récit (et au produit fini) sans le moindre intérêt intrinsèque.

Et je dis cela sans garder le moindre souvenir du Ju-on original, de son remake et des diverses déclinaisons de cette série : cette version produite par Sam Raimi, et réalisée/écrite par Nicolas Pesce, est tout simplement ratée, sans grande tension (hormis lors des quelques effets gore réussis), et surtout tirée vers le bas par une structure calamiteuse, à base de flashbacks et de passages constants d'une sous-intrigue/famille à l'autre, de manière totalement déstructurée, au point d'en être presque incompréhensible.

Malgré son casting intéressant (mais sous-exploité), on finit donc par se désintéresser totalement de cette production qui, il faut bien le dire ne se fait pas de cadeau en peinant à surprendre, avec ses rebondissements quelconques et prévisibles.

1.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2021 - 07 - Psycho Goreman (2021)

Publié le 5 Octobre 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Jeunesse, Oktorrorfest, Review, Science-Fiction, Thriller, USA, Shudder

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Psycho Goreman (2021) :

Dans le cadre de leurs jeux, Mimi (Nita-Josee Hanna) et son frère Luke (Owen Myre) ramènent malencontreusement à la vie un seigneur de guerre extraterrestre (Matthew Ninanber), que Mimi est capable de contrôler grâce au médaillon trouvé à ses côtés. Mais alors que les deux enfants font du guerrier sanguinaire (rebaptisé PG - Psycho Goreman) leur compagnon de jeu, les forces des Templiers stellaires, menés par Pandora (Kristen MacCulloch) débarquent sur Terre, prêts à éliminer PG... sans oublier les anciens sbires du général, eux aussi assoiffés de sang.

Une bonne surprise que ce Psycho Goreman (du réalisateur-scénariste de The Void), un long-métrage étrangement familial, qui pourrait s'apparenter à un Bigfoot et les Henderson, si Bigfoot était une créature extraterrestre démoniaque bien décidée à massacrer l'humanité et sa famille "d'accueil".

Et c'est probablement sur ce point là que le film se démarque : le ton global est gentiment déconneur et léger, et les rapports de la famille des deux jeunes héros sont ludiques, du début à la fin.

Après, on est plus dans des rapports frère/sœur du type Dipper/Mabel, avec une Mabel qui serait plus autoritaire (voire limite sociopathe), mais tout aussi barrée que le personnage de Gravity Falls : la jeune actrice est excellente, sa rivalité avec son frère est amusante, leurs rapports à la fois conflictuels et affectueux aussi, et tous les petits détails de cette relation (la communication en "morse", les règles improbables de leur version de la balle au prisonnier) ajoutent du sel au métrage (tout comme les rapports de leurs parents).

Et puis il y a tout ce bestiaire, et tous ces maquillages et costumes monstrueux : très inventifs, ils sont plus ou moins réussis (parfois, on est proche des Power Rangers, à d'autres moments, c'est la post-synchronisation qui fait défaut) mais ils ont le mérite d'exister et de donner beaucoup de travail aux studios de maquillage.

Alors certes, ce film ne plaira pas à tout le monde : il faut adhérer au postulat de départ, et au côté parfois un peu kitsch du tout (c'est un peu du Troma pour enfants), mais ce Psycho Goreman est un film où se côtoient déluges d'effets sanglants, monstres difformes et caricaturaux, montages musicaux 80s, garçon transformé en cerveau géant conscient, zombie policier, ange psychopathe, conseil galactique incapable, et plein d'autres choses toujours plus barrées.

Ce n'est absolument pas à prendre au sérieux, ce n'est pas parfait, mais c'est très fun.

4/6

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Halloween Oktorrorfest 2021 - 06 - Black Christmas (2019)

Publié le 4 Octobre 2021 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, Thriller, USA, Noël, Christmas

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Black Christmas (2019) :

Étudiante dans une université américaine, Riley (Imogen Poots) peine à se remettre de son viol par le président d'une fraternité du campus, Brian (Ryan McIntyre). Heureusement, à l'approche de Noël, elle peut compter sur les membres de sa sororité, Kris (Aleyse Shannon), Marty (Lily Donoghue), Jesse (Brittany O'Grady) et Helena (Madeleine Adams) pour la soutenir pendant les vacances de fin d'année. Mais bien vite, des meurtres mystérieux se succèdent sur le campus, alors que les jeunes femmes reçoivent des textos menaçants...
 
Aïe aïe aïe... j'aurais mieux fait de me renseigner avant d'attaquer ce nouveau remake de Black Christmas, après l'original (le proto-slasher influent de Bob Clark) et le remake de 2006 (plus creux, mais aussi plus sanglant et stylisé, signé Glen Morgan).

Si je l'avais fait, j'aurais probablement réalisé que ce n'était qu'un pseudo-remake (ne gardant de l'original que le concept de sororité et de vacances de Noël), confié à une réalisatrice-scénariste issue de la mouvance mumblecore, et surtout, produit par Blumhouse (décidément).

Et si je dis "surtout", c'est qu'après avoir visionné le remake de The Craft par Blumhouse, avec son message ultra-lourd de "les gentilles sorcières wokes qui se battent contre le patriarcat maléfique et la masculinité toxique", voilà que je tombe sur ce remake de Black Christmas, ou "les gentilles étudiantes wokes qui tentent de survivre contre le patriarcat maléfique et la masculinité toxique". Avec à peu près le même degré de subtilité et d'intérêt global.

Il faut dire que lorsque l'on transforme à ce point le postulat de départ du métrage original (un tueur mystérieux, une maison, une sororité, des appels menaçants), pour en faire un sous-The Skulls dans lequel la société secrète maléfique qui traque les filles dans tout le campus a littéralement des pouvoirs surnaturels issus du buste en pierre du fondateur de la fraternité, un raciste esclavagiste pratiquant la sorcellerie, c'est qu'on a un peu jeté l'éponge.

Et le tout aurait pu tout de même s'avérer un film amusant s'il avait été décomplexé, ou bien rythmé. Mais non : le métrage est tellement préoccupé par ses intentions girl power, #MeToo, et par ses personnages à tendance SJW (et je n'emploie pas innocemment ce terme, puisque la plus militante des étudiantes, une Afro-américaine faisant signer des pétitions et tentant de faire tomber un professeur de l'université pour ses cours pas assez wokes, finit par mener, arme à la main, la charge féministe des étudiantes contre les frat-boys violeurs et tueurs - devenant littéralement, par là-même, une guerrière de la justice sociale) que le tout tombe misérablement à plat, dépourvu d'énergie, de tension ou d'intérêt.

1.5/6

(et puis honnêtement, rien de tel pour me braquer contre un film se déroulant à Noël que de présenter des personnages choisissant un sapin de Noël dans une pépinière... où il n'y a pas un seul sapin, mais uniquement ce qui semble être des pins blancs hâtivement mis en pot ; oui, je sais, c'est du pinaillage, mais je suis intransigeant avec tout ce qui est festif, bordel !)

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Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2021 - 50 States of Fright, saison 1 et 2 (2020)

Publié le 2 Octobre 2021 par Lurdo dans Anthologie, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Les bilans de Lurdo, Oktorrorfest, Review, Thriller, Télévision, USA

L'Halloween Oktorrorfest touche aussi le petit écran, avec chaque week-end, durant tout le mois d'octobre, des critiques de séries fantastiques et horrifiques...

50 States of Fright, saison 1 et 2 (2020) :

Anthologie horrifique produite et supervisée par Sam Raimi pour (feue) la plateforme Quibi, dont le concept, rappelons-le, était de proposer des récits découpés en mini-épisodes de 5 à 10 minutes, pour une consommation sur téléphone portable.

Deux saisons, donc, au générique d'ouverture très Au Delà du Réel / La Quatrième Dimension, pour un total de 9 récits découpés en 24 "minisodes", à la distribution et à l'intérêt très variables...

- 1x01 - Michigan - The Golden Arm : Lorsqu'un accident dans les bois coûte son bras à Heather (Rachel Brosnahan), son épouse vaniteuse et dépensière, Dave (Travis Fimmel) fait tout son possible pour la satisfaire, et lui fabrique une prothèse en or... mais cette dernière l'empoisonne petit à petit.

Une narration en mode témoignage documentaire, une réalisation assez sage dans son ensemble (ça décolle cependant vers la fin, et il y a une gerbe de sang assez Raimiesque lors de l'accident), et une distribution efficace, pour un récit cousu de fil blanc, qui évoque directement les Contes de la Crypte, sans forcément en avoir le mordant.

- 1x02 - Kansas - America's Largest Ball of Twine : Susan (Ming-Na Wen), une mère célibataire, visite avec sa fille Amelia (Thailey Roberge) la plus grande pelote de ficelle d'Amérique lors d'un road-trip qui les fait passer par le Kansas. La bourgade l'abritant, cependant, est plus étrange, et la pelote de laine plus menaçante, qu'il n'y paraît.

Un épisode de 15 minutes à peine, et qui parvient cependant à établir une atmosphère Kingienne pas désagréable du tout, surtout vers la fin du récit. Certes, certains moments (les hommes de paille) sont un peu cheesy, et l'artifice d'écriture de l'interview (comme dans le premier épisode) tombe à plat, mais Karen Allen fait un shérif assez menaçant, et Ming-Na Wen assure comme toujours.

- 1x03 - Oregon - Scared Stiff : Légende du monde de la taxidermie, Sebastian Klepner (James Ransone) reçoit un soir la visite d'un homme venant tout juste d'écraser une créature inconnue...

Treize minutes à peine, tout compris, pour une histoire s'ouvrant à nouveau en mode narration face caméra (apparemment, c'est un gimmick récurrent de l'anthologie), et un récit assez moyen (car très prévisible), pas aidé par des créatures assez inégales et par une interprétation un peu caricaturale. C'est du sous-Conte de la Crypte, encore une fois.

- 1x04 - Minnesota - Grey Cloud Island : Brandon (Asa Butterfield) et trois autres étudiants prennent part à une initiation de fraternité, qui les amène en pleine nuit au village perdu de Grey Cloud, lieu de nombreuses rumeurs...

Retour à un format 23 minutes pour un slasher assez générique et prévisible. Pas forcément mauvais, mais globalement quelconque, hormis un choix créatif ou deux.

- 1x05 - Florida - Destino : Appelés sur les lieux d'un vol de chèvre, Vasquez (Danay Garcia) et ses collègues de la police de Miami (Warren Abbott, Alexander Soto, Greyston Holt) se retrouvent confrontés à un rituel sanglant...

Un récit de 16 minutes en mode found footage (tout est filmé par des caméras de surveillance et par les bodycams des officiers), et un résultat qui m'a laissé totalement de marbre, en plus d'être assez peu lisible (déjà, sur mon écran de pc, c'était parfois compliqué, alors sur un écran de téléphone portable, je n'ose même pas imaginer).

- 2x01 - Iowa - Almost There : Hantée par son passé tragique et désormais victime de vertige, Hannah (Taissa Farmiga) est appelée en urgence pour aider Blake (Ron Livingston) à réparer une turbine éolienne en panne, alors même qu'une tempête approche...

Nouvelle saison, et près de 25 minutes pour cet épisode des scénaristes et producteurs de Sans un bruit, un épisode qui consacre le plus clair de son temps à l'ascension de la turbine par une Taissa Farmiga ultra-fébrile, avec très ponctuellement, une hallucination ou deux. Pas forcément très convaincant ou passionnant, même s'il y a, ici ou là, une ou deux idées visuelles réussies - et puis c'est le premier chapitre de cette anthologie à avoir une happy end, ce qui peut surprendre.

- 2x02 - Washington - 13 Steps to Hell : Mallory (Lulu Wilson) et ses deux frères partent enterrer leur hamster dans un vieux cimetière local abandonné, sujet de nombreuses légendes sinistres. Là, ils découvrent un escalier mystérieux s'enfonçant dans les profondeurs de la terre...

Quinze minutes de récit écrit et réalisé par Lee Cronin, réalisateur-scénariste du film The Hole in the Ground, et du futur volet de la saga Evil Dead, ce 13 Steps to Hell n'a pas vraiment fonctionné sur moi, malgré une distribution compétente. Déjà, parce que le gimmick du narrateur face caméra (Rory Culkin) fait son retour (avec un rebondissement final étrangement prévisible), et ensuite parce la fillette traumatisée par le cancer de sa mère (le syndrome Peter Quill, en somme) et victime d'une force maléfique qui exploite cette peur, mouais bof.

- 2x03 - Colorado - Red Rum : Un trio de jeunes influenceurs "chasseurs de fantômes" (Victoria Justice, Jacob Batalon, Colin Ford) arrive au célèbre Stanley Hotel, supervisé par Bitsy (Christina Ricci), mais bien vite, les esprits se manifestent...

Un épisode d'une vingtaine de minutes qui commençait de manière sympathique, avec une distribution intéressante, un gros hommage à The Shining, et une Christina Ricci agréablement décomplexée... mais en fait, ça vire rapidement au jeu de hantise et de massacre basique et peu mémorable, voire même assez raté dans ses effets (le cow-boy en noir et blanc animé en step-motion, les enfants-fantômes). Dommage : avec un second degré plus prononcé (ou, pour être plus exact, plus maîtrisé), ça aurait pu être amusant.

- 2x04 - Missouri - Dogwood-Azalea : Lorsqu'elle s'installe avec ses parents (Elizabeth Reaser, Warren Christie) dans sa nouvelle demeure, Azalea (Erica Tremblay) découvre une poupée dans le cimetière voisin... et rencontre bientôt sa propriétaire, Lucy (Grace Sunar).

Bof. Rien de vraiment mémorable ou d'original dans cette histoire de fillette fantôme possessive, dont tous les tenants et aboutissants sont explicités par une voix off dès le début de l'épisode. Ce qui n'aide pas forcément, c'est que la petite Tremblay est inégale, que la réalisation est relativement plate, et que le dénouement semble précipité.

- Bilan -

Finalement, deux saisons d'une anthologie assez inégale en intérêt, et qui ressemble très souvent à une collection de courts métrages, plus qu'à de véritables épisodes de série.

La saison 1 est cependant nettement plus homogène dans son approche et dans son format (avec ce fameux artifice narratif de l'entretien face caméra), tandis que la saison 2, elle, ressemble plus à un ensemble de scripts rejetés en saison 1, nettement plus faibles et quelconques.

50 States of Fright restera donc comme une expérience avortée sur le format et l'approche du genre horrifique, expérience aux résultats mitigés... un peu comme toutes les autres séries Quibi, donc. Pas de surprise au programme, donc, ni de vraie déception : on savait à quoi s'attendre, même avec la présence de Sam Raimi à la production.

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Halloween Oktorrorfest 2021 - 05 - The Craft : les nouvelles sorcières (2020)

Publié le 1 Octobre 2021 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, Jeunesse, Thriller, USA

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

The Craft : les nouvelles sorcières (The Craft : Legacy - 2020) :

Lorsque Lily (Cailee Spaeny) arrive en ville avec sa mère (Michelle Monaghan), elle est rapidement remarquée par Frankie (Gideon Adlon), Tabby (Lovie Simone) et Lourdes (Zoey Luna), un trio d'apprenties sorcières à la recherche d'une quatrième membre pour leur coven. Rapidement, cependant, la vie lycéenne et les premiers émois amoureux de Lily compliquent la donne, d'autant qu'une menace maléfique rode dans le secteur, ayant apparemment jeté son dévolu sur les pouvoirs exceptionnels de Lily...

Et allez, Blumhouse continue de ressusciter de vieilles licences, en confiant à Zoe Lister-Jones (scénariste de sitcom et réalisatrice débutante populaire chez les critiques US) le remake/suite de Dangereuse Alliance, ce fameux film fantastique semi-culte de 1996 principalement entré dans les mémoires pour l'interprétation de Fairuza Balk, et pour son style typiquement 90s.

Malheureusement, contrairement à Freaky, qui s'était avéré hier une bonne surprise, ce The Craft 2.0 est ultra-générique, à la fois typique de son époque actuelle (et de la justice sociale à la mode chez les jeunes) et totalement quelconque.

Hormis l'héroïne (assez attachante), en effet, aucune des actrices principales n'a vraiment de charisme (mais elles cochent chacune une case du bingo de la représentation ethnique de rigueur : une afro-américaine qui adore Beyonce, une latina transgenre et une caucasienne juive), leurs personnages sont sous-développés et immatures (elles ressemblent et réagissent plus comme des collégiennes que des lycéennes, elles en font trois tonnes en mode zoomers qui piaillent) et le script fait le choix étrange d'ajouter un antagoniste au tout.

Car, attention spoiler : oui, c'est bien David Duchovny le grand méchant de l'histoire, un Duchovny qui est en fait un sorcier défenseur de la masculinité toxique et de la suprématie des hommes sur les femmes, un sorcier qui a trois fils interchangeables aux prénoms bibliques (et totalement inutiles au récit), et qui a pour but de voler les pouvoirs de Lily).

Et donc, forcément, on a les quatre sorcières et leur magie féminine, synonyme de passage à l'âge adulte (dès son arrivée au lycée, Lily a ses règles), qui se retrouvent confrontées à la patriarchie et à la misogynie des hommes de la ville, ce qui les amène, par exemple, à reformater le jock de service, bourrin et macho, pour en faire un mec sensible, respectueux et woke, maniant comme personne le jargon de la justice sociale et des études de genre... juste à temps pour qu'il s'ouvre à elles et leur avoue sa bisexualité dans une scène larmoyante.

Il est donc honnêtement assez difficile de s'intéresser à ces personnages creux à l'écriture incohérente (pendant la moitié du film, les filles utilisent leurs pouvoirs pour des choses ultra-futiles - du maquillage, une vengeance, un bain multicolore, arrêter le temps, reformater le jock - avant de soudainement s'indigner lorsque l'héroïne fait de même vers la fin, à base de grands discours sur l'irresponsabilité de Lily, etc), le tout dans un film peinant à avoir un dixième de la personnalité et de l'attitude de son aîné.

Devant la caméra de Lister-Jones, The Craft : Legacy est ainsi terne, mollasson, bourré de choix artistiques, musicaux et visuels peu probants (et qui paraissent même parfois totalement aléatoires et risibles - toute la mise en musique de l'affrontement final - bâclé - entre le coven et Duchovny, notamment), et il se paie un caméo de dernière minute reliant directement l'héroïne à une certaine sorcière du film original... pourquoi pas, mais ça arrive tellement tard que c'est bien insuffisant pour donner de l'intérêt au tout.

À se demander ce que Michelle Monaghan et David Duchovny sont venus faire dans cette galère qui s'apparente plus à la version 2018 de Charmed qu'au Dangereuse Alliance original.

1.5 + 0.5 pour Cailee Spaeny, à surveiller de près = 2/6

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Halloween Oktorrorfest 2021 - 04 - Freaky (2020)

Publié le 30 Septembre 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, Thriller, USA

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Freaky (2020) :

À Blissfield, un mystérieux tueur en série (Vince Vaughn) frappe régulièrement, à l'occasion du bal de promo des lycéens. Cette année, cependant, un étrange concours de circonstances (et une dague ensorcelée) va échanger l'âme de ce tueur avec celle de Millie (Kathryn Newton), une lycéenne timide et harcelée. Une course contre la montre s'engage alors pour Millie et ses amis (Celeste O'Connor, Misha Osherovich) afin d'arrêter le tueur qui, dans le corps de l'adolescente, est bien décidé à faire un carnage parmi les élèves de l'établissement...

Après le succès de Happy Birthdead (Un jour sans fin à la mode slasher) et de Nightmare Island (L'Île fantastique à la mode slasher), Blumhouse continue de décliner des concepts préexistants en version slasher, avec ici Freaky Friday à la sauce slasher... très logiquement intitulé Freaky.

Et contre toute attente, ça fonctionne plutôt pas mal, porté par un Vince Vaughn qui s'amuse à interpréter les tueurs en série possédés par une adolescente, et qui adapte son jeu en fonction (la scène du flirt dans la voiture de police est à ce titre plutôt amusante). À l'identique, tout le film conserve ce ton léger, à mi-chemin entre parodie et hommage (de nombreux clins d'œil aux classiques du genre), qui fait que le métrage reste très divertissant, porté par une bande originale efficace de Bear McCreary.

Paradoxalement, cela dit, c'est dans ses moments les plus premier degré que le film trébuche un peu : toute la mise en place délibérément clichée au possible, mais aussi et surtout la toute fin, qui confronte une ultime fois Millie et sa famille au tueur, dans le seul but de placer une punchline finale après un travail d'équipe des trois femmes - ce qui n'a pas vraiment fonctionné sur moi.

Rien de bien méchant, cela dit, et dans l'ensemble, Freaky s'avère une bonne surprise, à la fois sanglante et pleine d'énergie.

4/6

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Halloween Oktorrorfest 2021 - 03 - Shadow in the Cloud (2021)

Publié le 29 Septembre 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, Thriller, USA, Guerre, Histoire

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Shadow in the Cloud (2021) :

Pendant la Seconde Guerre Mondiale, une jeune femme (Chloe Grace Moretz) monte à bord d'un avion militaire, en possession d'un colis et d'ordres top secrets. Confrontée à l'hostilité de l'équipage (Taylor John Smith, Beulah Koale, Nick Robinson, Callan Mulvey, Benedict Wall, Joe Witkowski, Byron Coll), l'inconnue est enfermée dans une tourelle ventrale de l'épisode. Mais rapidement, le vol se complique lorsqu'une créature étrange, un gremlin, commence à s'en prendre à l'avion et aux passagers...

Co-écrit par Max Landis et la réalisatrice, Shadow in the Cloud se veut un film de guerre prenant place durant la Seconde Guerre Mondiale, auquel se greffe un élément surnaturel inattendu.

Et comme tant d'autres films écrits par Max Landis, ça prend l'eau de partout, ça tente trop souvent d'être cool et badass, et c'est globalement très dérivatif : c'est une grosse variation militaire sur l'épisode de La Quatrième Dimension avec Shatner, mais en mode girl power pataud (tous les personnages masculins sont de gros boulets sexistes et stupides, l'héroïne est capable de tout, même avec un bras en bandoulière et un doigt cassé), avec une approche stylistique assez polarisante (musique rétro-synthétique façon Carpenter et Stranger Things, éclairage au néon coloré) et des rebondissements particulièrement idiots (la nature du contenu du colis mystérieux, notamment, est totalement improbable et jamais plausible).

Mais paradoxalement, pendant 50 minutes, ça fonctionne à peu près, avec une Moretz seule à l'écran, et un quasi-huis clos dans la tourelle, seule face à la lourdeur des hommes l'équipage (à la radio) et à la créature qui rampe sur les ailes de l'avion.

Et puis ensuite, quand arrive le dernier acte du film, ça part totalement en vrille, avec un film qui bascule en mode actioner du pauvre : les Japonais attaquent l'avion, Moretz escalade tout l'extérieur de l'avion, la tête en bas et à la force des bras malgré toutes ses blessures (des scènes sur fond vert pas très convaincantes du tout, notamment au niveau du rendu de la vitesse), elle tombe d'un avion et remonte à bord catapultée par l'explosion d'un autre avion, elle donne des ordres à droite et à gauche, elle se bat contre le gremlin sur fond de pop punk, elle pilote seule l'avion, elle abat la créature sans viser, elle l'affronte une dernière fois à mains nues et lui explose la tête avec ses petits poings, etc, etc... bref, Chloe Moretz, dans ce film, c'est Hit-girl en uniforme, ou plutôt c'est Ellen Ripley à la puissance mille, avec les même motivations, mais dans 10 m², en plein vol et totalement indestructible.

Au point que ça en devienne vite risible (et prévisible), surtout dans ses dix dernières minutes.

2.5/6

(l'ouverture animée façon film de propagande est sympathique, cela dit, même si elle téléphone un peu tout le déroulement du film)

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Halloween Oktorrorfest 2021 - 02 - Save Yourselves ! (2020)

Publié le 28 Septembre 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, Romance, Science-Fiction, Thriller, USA, Halloween, Oktorrorfest

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Save Yourselves ! (2020) :

Hipsters new-yorkais hyperconnectés, Su (Sunita Mani) et Jack (John Reynolds) décident d'aller se ressourcer pendant quelques jours en pleine nature, coupés de toute technologie, dans un chalet isolé. C'est le moment que choisit malheureusement une forme de vie extraterrestre pour envahir la Terre, et pour s'en prendre au couple, livré à lui-même...

Sur le papier, une idée sympathique, et un film d'invasion qui a tout à fait sa place dans le cadre de l'Oktorrorfest qui vient de débuter ; dans la pratique, un film indépendant qui m'a fortement déplu, notamment à cause de ses trentenaires hipsters incapables, bourrés de névroses et de first world problems, mais aussi de son ton vraiment incertain (l'humour n'est pas très drôle, l'invasion pas très nerveuse ou tendue) et de sa gestion de son récit, à la mise en place très longue, et à la résolution en queue de poisson.

En somme, à part ses extraterrestres ressemblant littéralement à des tribules XXL (surnommés "Pouffes" par les deux protagonistes) qui passent de temps à autre à l'écran, le tout est particulièrement plat, nombriliste et frustrant.

Énorme bof.

2/6

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Halloween Oktorrorfest 2021 - 01 - Come Play (2020)

Publié le 27 Septembre 2021 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Thriller, USA

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Come Play (2020) :

Autiste et enfant d'un couple dans la tourmente, Oliver (Azhy Robertson) ne s'exprime qu'au travers de sa tablette tactile, et vit une existence bien solitaire. Jusqu'à ce que Larry, une créature sortie d'un étrange récit pour enfants contenu dans la tablette, commence à s'adresser au garçon, et à se faire de plus en plus menaçant. Sarah (Gillian Jacobs), la mère d'Oliver, est alors confrontée à cette menace d'un autre monde, qui cherche à entrer dans le nôtre et à enlever son fils...

Une co-production Amblin qui ressemble un peu à un Mister Babadook plus high-tech, avec cette mère épuisée confrontée à une créature surnaturelle, un monstre imaginaire tout droit sortie d'un livre d'enfant de son fils, lequel souffre d'une pathologie psychiatrique compliquée à gérer, etc.

C'est d'ailleurs probablement sur ce front-là que Come Play coince un peu : non seulement le titre est ultra-générique, mais le récit, en lui-même, semble lui aussi fréquemment familier et dérivatif, avec une certaine tendance à introduire mécaniquement des éléments dans le récit (la tablette, le vocodeur, le mètre numérique, etc) de manière un peu trop évidente et artificielle, pour les réutiliser ultérieurement dans des conditions similaires, afin de "détecter" la présence de la créature.

C'est dommage, car il y a une certaine efficacité dans la mise en images de Larry, avec sa silhouette d'échalas inhumain, ses cartilages qui craquent, et la manière dont il est présenté à l'écran. À l'identique, c'est plutôt bien interprété, et même si, dans la dernière ligne droite, les personnages adultes ont un peu tendance à croire à la menace et à échafauder des hypothèses un peu trop rapidement, le tout reste plutôt sympathique à suivre.

Reste qu'il n'y a pas grande originalité dans ce film à la métaphore convenue et maladroite sur "la solitude de l'être humain plongé dans ses écrans". Ce n'est pas forcément rédhibitoire, tout comme la fin douce-amère-mais-pas-trop n'est pas non plus trop problématique, mais ça empêche cette adaptation de court-métrage de s'élever bien au-delà de la moyenne.

3.25/6

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Les bilans de Lurdo : Star Trek Lower Decks, saison 2 - deuxième partie : 2x04-06 (2021)

Publié le 25 Septembre 2021 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, CBS, Comédie, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, Science Fiction, Science-Fiction, Star Trek, Télévision, USA, Lower Decks

Avec son début de saison 2, Lower Decks semble s'être un peu calmée, du moins en ce qui concerne son rythme frénétique : les épisodes respirent un peu plus, les acteurs ne débitent plus leurs dialogues à 200 à l'heure, et le show devient ainsi plus supportable. Heureusement, d'ailleurs, parce que sinon, la formule ultraréférentielle de la série reste la même, toujours centrée sur Mariner - on adhère ou pas.

Lower Decks, saison 2 - deuxième partie (2021) :

- 2x04 - Le Cerritos est dépêché sur une planète où un Mugato sauvage a été repéré, et Mariner découvre aussitôt que des Ferengis sont responsables de cette présence ; Boimler et Rutherford se persuadent que Mariner travaille pour les services secrets de Starfleet ; Tendi reçoit pour mission de traquer, à bord du Cerritos, les officiers refusant de passer leur visite médicale ; un extraterrestre tente d'arnaquer le Capitaine Freeman...

Un épisode frustrant, car il y a du bon (l'intrigue et la résolution des Ferengis/Mugatos, la recherche de confiance en soi de Tendi), malheureusement parasité par le fanservice facile habituel à la série (j'espère qu'un jour, les scénaristes comprendront qu'énumérer littéralement, dans des dialogues, les clichés de la franchise, voire même citer les titres des épisodes auxquels on fait référence, c'est le degré zéro de l'écriture), par son humour facile (les Mugatos qui couchent ensemble pendant qu'un troisième se masturbe, la CMO qui se comporte comme un chat) et prévisible (le spécialiste en Mugatos qui ne fait pas long feu), et par des sous-intrigues multiples uniquement là pour donner quelque chose à faire à tout le monde et remplir un peu le tout (Freeman/l'alien).

Après, le tout se cristallisait plutôt bien vers la fin, donc ça allait encore.

- 2x05 - Le Cerritos accueille à son bord un ambassadeur (Richard Kind) dont la moindre émotion forte provoque la division en deux clones, tandis que Tendi et Rutherford fabriquent un modèle réduit du vaisseau, et que Boimler et Mariner partent assister à une méga-fête donnée à l'occasion d'une conférence entre vaisseaux de Starfleet...

Un épisode qui a bon fond (Boimler et Mariner qui crèvent l'abcès de leur ressentiment, l'équipage du Cerritos qui fraternise dans le bar), mais dont la forme laisse assez à désirer, entre une intrigue dupliquant celle de The Trouble with Tribbles (mais avec un ambassadeur en lieu et place des tribules, et en mode Rick et Morty), une poursuite en voiture totalement inutile et longuette, et une sous-intrigue Tendi/Rutherford qui ne sert à rien...

Pas forcément désagréable à regarder, mais très anecdotique et oubliable.

- 2x06 - Le Cerritos tente de négocier un traité de paix avec les Pakleds, pendant que Tendi, Rutherford et Mariner sont chargés de récolter tous les artefacts dangereux présents à bord, à mettre au rebut ; Boimler, lui, attire l'attention d'un groupe d'enseignes ambitieux et dynamiques, qui le relookent...

Un peu le même problème que le précédent : ce n'était pas mauvais, mais ce n'était pas bon non plus. Et je n'ai pas grand chose à en dire : très quelconque, en somme, entre le relooking de Boimler, le slapstick des trois autres avec leurs objets bizarres, et l'intrigue des Pakleds, assez générique et répétitive.

Les scénaristes semblent trouver ces derniers totalement hilarants, alors qu'en fait, ça se limite trop souvent à un gag récurrent ("les Pakleds sont bêtes") qui tourne rapidement à vide... et ça s'arrête là. Alors oui, pour passer 25 minutes dans le monde de Star Trek, ça va encore, mais globalement, encore un épisode assez peu mémorable.

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Un film, un jour (ou presque) #1536 : Nos pires amis (2021)

Publié le 24 Septembre 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, Romance, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Nos pires amis (Vacation Friends - 2021) :

En vacances au Mexique, Marcus (Lil Rel Howery), bourreau de travail un peu coincé, et sa petite-amie Emily (Yvonne Orji), découvrent qu'ils doivent partager une suite avec un jeune couple décomplexé, Ron (Cena) et Kyla (Meredith Hagner). Contre toute attente, ces deux inconnus finissent par emporter Marcus et Emily dans un tourbillon de fêtes et de loisirs tous plus déchaînés les uns que les autres... mais une fois les vacances terminées, chacun repart de son côté. Jusqu'au mariage de Marcus et Emily, sept mois plus tard, où Ron et Kyla s'invitent, au grand dam des fiancés et de leur vie bien rangée.

Initialement conçue pour mettre en avant le couple Anna Faris/Chris Pratt (lorsqu'ils étaient encore ensemble), Vacation Friends a fini par évoluer, et par être transformée en comédie semi-afro-américaine, centrée sur un couple black (pour tenter d'appâter le public afro-américain friand des comédies de Tyler Perry et autres) bien sous tous rapports, "harcelé" par un jeune couple caucasien un peu trop exubérant.

Lil Rel Howery (qui apparemment a le vent en poupe, en ce moment, cf Free Guy) prend donc la tête du casting (en lieu et place de... Ice Cube, habitué des films de ce genre), face à une Yvonne Orji pas très mémorable, une Meredith Hagner en mode Goldie Hawn (ou Anna Faris), et un John Cena déglingué qui prend de plus en plus d'assurance... le tout sous la direction du créateur de Silicon Valley, et la plume des scénaristes de Vive les Vacances et des Comment tuer son Boss (entre autres).

Sans surprise, on se retrouve donc avec une comédie assez médiocre et gentiment graveleuse, où Howery et Orji jouent les personnages coincés face à un couple en surjeu total, et ce qui aurait pu donner une comédie exotique décalée, à Mexico, devient rapidement un film de mariage afro-américain, avec deux blancs dans le rôle des wedding crashers qui sèment involontairement la zizanie.

Et ça s'arrête à peu près là, puisque le film se contente d'enchaîner les clichés des films de ce genre, sans vraiment faire preuve d'une originalité quelconque, ou parvenir à surprendre avec des gags et des punchlines bien trop téléphonées ; la grossesse de Kyla, notamment, est un bon exemple de sous-intrigue peu inspirée dont on devine immédiatement le déroulement, et qui se déroule alors mollement jusqu'à ce dernier.

Cela dit, malgré cette écriture quelconque, et des effets visuels ratés (les scènes dans la grotte puent le studio), le film se regarde vaguement, probablement parce que Cena et Hagner (que je ne porte pourtant pas dans mon cœur) y mettent de l'énergie (probablement parfois trop).

Mais ça ne va pas plus loin.

2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #1535 : Stuck (2018)

Publié le 23 Septembre 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, Romance, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Stuck (2018) :

Infirmière stoner et sarcastique au caractère bien trempé, Darby (Heather Matarazzo) est arrêtée par la police pour possession illégale de médicaments hospitaliers, et condamnée à passer trente jours en résidence surveillée... chez son ex Mo (Amir Talai), qui vit désormais avec sa nouvelle fiancée Chloe (Heather Turman). Darby décide alors de tout faire pour briser ce couple bien sous tous rapports...

Une comédie indépendante américaine à la distribution plutôt sympathique (énormément de seconds rôles familiers et amusants : Joel McHale, Felicia Day, Paul Scheer, Mindy Sterling, Kate Flannery, Chris Redd...) mais qui est globalement à réserver aux amateurs d'humour stoner et un peu trash, tant la protagoniste du métrage est une slackeuse invétérée aux mœurs décomplexés.

Le film y va ainsi franco dans l'humour graveleux et scatologique, Heather Matarazzo n'hésitant pas à jouer le jeu et à paraître ridicule pour faire rire le spectateur... ou pour l'émouvoir. Car oui, Stuck est encore ce type d'histoire où le protagoniste immature, refusant toute responsabilité, touche le fond avant de se reprendre et de devenir enfin un adulte plus ou moins responsable, blablabla...

On est en terrain balisé, en somme, et honnêtement, le film n'a pas vraiment fonctionné sur moi : un peu trop en dessous de la ceinture, un peu trop inégal, il connaît un vrai ventre mou jusqu'à la fête de fiançailles où tout le monde se retrouve défoncé par erreur...

Bof, en somme.

2.75 ou 3/6 (pour le cast, et parce que ça plaira probablement aux amateurs du genre)

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Un film, un jour (ou presque) #1533 : The Witcher - Le Cauchemar du loup (2021)

Publié le 21 Septembre 2021 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Critiques éclair, Cinéma, Fantastique, Horreur, Netflix, Review, Romance, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

The Witcher - Le Cauchemar du loup (The Witcher : Nightmare of the Wolf - 2021) :

Vesemir (Theo James), un Witcher, reçoit la mission de traquer un monstre sanguinaire qui hante les forêts du royaume de Kaedwen, mais rapidement, il découvre l'origine de ces monstres, ce qui remet totalement en question ce qu'il croyait savoir jusque là. En parallèle, Tetra (Lara Pulver), une sorcière, tente de convaincre la cour de Kaedwen que les Witchers font plus de mal que de bien, et qu'il serait bon de les éradiquer définitivement...

Pour être tout à fait franc, la première saison du Witcher de Netflix ne m'a pas laissé un souvenir particulièrement impérissable... tout au plus ai-je de vagues souvenirs des grandes lignes de l'intrigue, et surtout de son écriture inutilement déstructurée, ainsi que de sa dose de diversité à la Netflix, amenée sans aucune finesse ni demi-mesure.

Rien de dramatique, mais rien d'exceptionnel non plus, et c'est avec une certaine indifférence que j'attends la seconde saison de la série-mère ; autant dire que ce spin-off animé servant de préquelle suscitait encore moins d'attente chez moi, qui ne suis déjà pas hyper fan d'animation asiatique, et en particulier des productions Netflix dans le domaine.

Et le résultat, s'il reste intéressant (surtout par ce qu'il révèle des origines des monstres et ce qu'il montre de la création des Witchers), est dans la droite lignée de ce à quoi l'on pouvait s'attendre de la part d'un film d'animation de ce type : ça déborde d'action surnaturelle, de looks improbables (Vesemir a l'air bien trop moderne), de monstres difformes (mais pas assez mémorables), de gore et de sang, ça souffre un peu d'un doublage très inégal (que l'on devine en partie réalisé pendant la pandémie) et d'un rythme qui souffle le chaud et le froid.

En soi, ce n'est pas rédhibitoire, et les fans du Witcher et de l'univers trouveront clairement là un spin-off efficace et bourrin (d'ailleurs, la petite touche de romance impossible fonctionne relativement bien). Les néophytes, eux, risquent d'être un peu plus perdus, et de trouver le tout "sans plus".

Je n'ai pas détesté, ça reste compétent, mais je n'ai pas non plus été passionné.

3.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #1532 : The Green Knight (2021)

Publié le 20 Septembre 2021 par Lurdo dans USA, Irlande, Fantastique, Action, Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Romance, Review, Histoire

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

The Green Knight (2021) :

La quête de Gauvain (Dave Patel), jeune chevalier réticent qui, après avoir tranché la tête d'un être surnaturel venu lancer un défi à la cour du Roi Arthur, a un an pour créer sa légende, avant que lui-même n'ait sa tête coupée en retour...

J'avoue que j'ai eu un peu peur, au début de ce Green Knight. Principalement, parce qu'il est signé de la patte si caractéristique de David Lowery, réalisateur américain typiquement estampillé indépendant, aux sensibilités très arty/hipsters et issu d'une bulle de réalisateurs de la nouvelle génération, notamment influencés par le mumblecore de Joe Swanberg (l'un des leurs).

Un Lowery dont le Peter et Elliott le Dragon ne m'avait pas convaincu, terne et nonchalant, et qui conserve toujours une certaine prétention auteurisante dans ses métrages, généralement assez contemplatifs, intégralement écrits et réalisés par ses soins.

Ici, c'est exactement le cas, et la première ligne droite du film, très ampoulée, entrecoupée de cartons-titres semi-sarcastiques, d'effets de style et de choix artistiques et de réalisation très particuliers, m'a laissé globalement de marbre.

Heureusement, une fois la quête de Gauvain vraiment engagée, le récit est suffisamment fort et solide pour apporter une base intéressante aux expérimentations visuelles de Lowery.

Oui, c'est lent, oui, c'est contemplatif, oui, c'est parfois poseur et pompeux, mais c'est aussi visuellement très travaillé, souvent somptueux et poétique, quitte à verser parfois dans l'onirique hallucinatoire potentiellement abscons.

Mais tout cela est finalement très approprié pour cette quête chevaleresque, qui a toujours eu plusieurs degrés de lecture métaphoriques.

Le film en lui-même a lui aussi plusieurs degrés de lecture, ne serait-ce que par le choix d'un acteur d'origine indienne (Dev Patel, habité) dans le rôle principal : race, refus de l'héroïsme, religion, sexe, quête de soi, acceptation des responsabilités, honneur, tout se mêle ici avec plus ou moins de bonheur, pour donner un tout déconcertant, aux images frappantes et à l'interprétation convaincante.

Intéressant et atmosphérique, donc, porté par une bande originale pertinente et efficace, mais succombant occasionnellement aux lubies artistiques et modernes de son créateur, qu'elles soient visuelles, structurelles (toute la dernière partie) ou narratives.

Un OFNI qui ne plaira pas à tout le monde, mais qui a su m'envoûter, alors que je partais méfiant.

4.25/6

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Les bilans de Lurdo : What If...?, saison 1 - deuxième partie : 1x04-06 (2021)

Publié le 18 Septembre 2021 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Anthologie, Comédie, Critiques éclair, Disney, Fantastique, Horreur, Jeunesse, Les bilans de Lurdo, MCU, Marvel, Review, Science-Fiction, Science Fiction, Télévision, USA, What If

Avec ses trois premiers épisodes, What If... ?, la série d'animation de Marvel, a su poser les bases de son multivers : une variation sur Captain America, avec Peggy Carter en vedette ; une fusion de Black Panther et des Gardiens de la Galaxie, en mode film de casse ; et enfin un murder mystery servant de relecture de Fury's Big Week - de quoi satisfaire les fans du MCU, tout en leur offrant suffisamment d'approches différentes pour ouvrir autant de portes sur un multivers intrigant...

What If...?, saison 1 - deuxième partie - 1x04 à 1x07 (2021) :

- 1x04 - What If... Doctor Strange Lost His Heart Instead of His Hands ? : lorsque le Dr. Strange (Benedict Cumberbatch) perd sa petite amie Christine Palmer (Rachel McAdams) dans un accident de voiture, il se tourne vers les arts mystiques pour tenter de trouver un moyen de la ramener à la vie. Mais progressivement, cette quête impossible tourne à l'obsession, et Strange s'engage sur un chemin particulièrement dangereux, qui met en danger son univers...

Un épisode plus sombre et sérieux que la norme, qui revisite le premier métrage Docteur Strange pour le transformer en spirale infernale au cours de laquelle Strange bascule du côté obscur, et devient un Sorcier une créature assoiffée de puissance et de ténèbres.

Strange reste cependant une figure tragique, incapable de faire passer le bien de son univers avant les sentiments qu'il éprouve pour Palmer (jolie boucle funeste façon Un jour sans fin), mais réalisant néanmoins l'étendue des dégâts qu'il a provoqué, lors d'une conclusion sombre et défaitiste.

Plutôt réussi, je dois dire, avec une musique inspiré du thème de Giacchino, des acteurs tous motivés (Cumberbatch, notamment, est très impliqué), une utilisation de la magie assez spectaculaire, et une quasi-intervention du Gardien, qui laisse augurer du meilleur pour la suite.

- 1x05 - What If... Zombies !? : lorsque Hank Pym retrouve son épouse dans le monde quantique, celle-ci est infectée par un virus la transformant en zombie. Rapidement, l'épidémie se propage au reste de l'Amérique, et aux Avengers. Tout juste revenu de l'espace, Bruce Banner (Mark Ruffalo) découvre donc une Terre ravagée, et tente de survivre alors même que la menace de Thanos se profile à l'horizon...

Une adaptation officieuse des comic-books Marvel Zombies, assez populaires il y a quelques années, et qui, à nouveau, décide d'opter pour une direction assez sombre (qui conserve cependant l'humour inhérent au MCU - Scott et la cape, par exemple), proposant une conclusion sans appel.

Une nouvelle fois, en effet, pas de happy end pour les protagonistes (un groupe assez éclectique, qui permet de revisiter Ant-Man, Wandavision, Spider-man, Falcon & the Winter Soldier, etc), mais une planète où une immense majorité des humains est désormais assoiffée de sang et de chair fraîche. De quoi donner lieu à de multiples visuels assez frappants, très bien animés, et à un propos sur l'espoir, logiquement incarné par Spidey.

Plutôt réussi, tout ça, même si on aurait bien aimé en voir un peu plus encore.

Et la fin (que je ne spoilerai pas) laisse présager d'une menace potentiellement plus importante pour le reste du multivers... wait & see.

- 1x06 - What If... Killmonger Rescued Tony Stark ? : lorsque Tony Stark est sauvé in extremis par Killmonger en Afghanistan, le destin de la planète toute entière est bouleversé ; Tony ne devient pas Iron Man, les Avengers ne sont jamais formés, et Killmonger rejoint Stark Industries, dont il devient un élément indispensable... tout en manipulant autrui, dans l'ombre, afin de reprendre sa place au Wakanda.

Un épisode plus sérieux et "classique" que les précédents, qui choisit le postulat d'une intervention de Killmonger dans la vie de Tony Stark, pour réécrire Iron Man et avec lui, une grande partie du MCU tel qu'on le connaît.

Killmonger y devient le meilleur ami de Tony en lieu et place de Rhodey, il est son confident, et il exploite ceci pour mettre en place son grand plan : conquérir le Wakanda, quel qu'en soit le prix. En soi, rien de mauvais, et l'épisode pris dans sa globalité est plutôt agréable à suivre... mais il souffre un peu de grosses ficelles narratives, qui exigent que tout se passe exactement (et de manière improbable) comme Killmonger l'a prévu pour qu'il arrive enfin à ses fins.

Avec, en prime, cette tendance récurrente (mais finalement assez logique, compte tenu du format de la série) de conclure l'épisode par une ellipse, ou du moins de laisser les choses en suspens. De quoi frustrer plus d'un spectateur. Au final, un épisode intéressant, et avec de jolies scènes d'action, mais finalement assez mineur dans la série.

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Un film, un jour (ou presque) #1531 : Bloody Milkshake (2021)

Publié le 17 Septembre 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Netflix, Review, Thriller, USA, France, Allemagne

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Bloody Milkshake (Gunpowder Milkshake - 2021) :

Abandonnée par sa mère Scarlet (Lena Headey) lorsqu'elle était enfant, Sam (Karen Gillan) est devenue, comme elle, une tueuse à gages froide et distante. Jusqu'à ce qu'une mission tourne mal, et l'oblige à prendre sous son aile une fillette de 8 ans, Emily (Chloe Coleman), fille de l'une de ses cibles décédées... un geste qui va déclencher la furie de la Firme, qui fournit à Sam ses missions et décide de terminer son contrat.

Un film d'action made in Netflix qui semble constamment lorgner sur le cinéma de Rodriguez, de Tarantino, sur les John Wick ou encore sur les films de Guttierez (le casting globalement féminin, et la présence de Carla Gugino dans l'un des rôles principaux n'y sont pas étrangers), avec un girl-power bien basique, un univers décalé et improbable à la lisière du comic-book, de la violence sanglante et décomplexée, et une vraie tendance à privilégier les effets de style et l'esbrouffe poseuse au fond et au scénario.

Style over substance, donc, pour un résultat globalement assez creux, pas aidé par une Karen Gillan qui ne m'a jamais vraiment convaincu en tueuse blasée et impassible (ce qui se traduit par une actrice mono-expressive et raide comme un piquet) - après, derrière cette réalisation pleine d'effets en tous sens, ces visuels très stylisés, et ce féminisme ultra-violent (coucou, Snyder et son Sucker Punch), on trouve quelques scènes d'action réussies et sympathiques (merci les doublures cascades et le montage), et la distribution reste intéressante (Gillan, Headey, Gugino, Michelle Yeoh, Angela Bassett, Paul Giamatti)...

Mais bon, dans l'ensemble, ce Gunpowder Milkshake se contente de piocher à droite et à gauche dans de nombreuses sources d'inspiration, pour en faire un gros mélange divertissant, mais assez creux/superficiel et peu convaincant. Pas surprenant de voir que c'est une production Studio Canal, à la base... même si ça aurait aussi bien pu être une production Europa Corp.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1530 : The Echange (2021)

Publié le 16 Septembre 2021 par Lurdo dans Biographie, Canada, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Review, USA

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The Exchange (2021) :

En 1986, au fin fond du Canada, Tim Long (Ed Oxenbould), un jeune lycéen intellectuel et peu populaire, espère que la venue d'un correspondant français va tout changer pour lui. Mais lorsque Stéphane (Avan Jogia) débarque, il est tout l'opposé de Tim : cool, sportif, séduisant, il fume et séduit toutes les filles du lycée, tout en ignorant totalement toute la culture française de Tim vénère tant...

Un coming-of-age nostalgique clairement inspiré du vécu de son scénariste, Tim Long, scénariste de longue date des Simpsons, et réalisé par le co-scénariste de Borat... on peut se demander, alors, pourquoi, avec un tel pedigrée, ce The Exchange est aussi plat et générique.

Ce n'est pas mauvais, attention, mais on est ici dans du teen movie ultra-balisé, tant dans sa structure que dans son déroulement, dans ses échanges, et dans son écriture.

Aucune surprise à trouver dans cette tranche de vie nostalgique légèrement excentrique (mais pas assez pour marquer les esprits - cf le personnage de prof de sport de Justin Hartley, qui aurait mérité d'être écrit et joué de manière beaucoup plus caricaturale), qui est bien interprétée et plutôt sincère, mais qui se repose beaucoup trop sur la musique et l'esthétique de l'époque pour cacher ce qui n'est, au final, qu'un récit maintes fois vu et revu, et dont la composante "choc des cultures" n'est finalement pas si surprenante ou flagrante que ça (il y a une brève tentative de message anti-racisme, critiquant tant la France que le Canada, mais ce n'est jamais très probant).

Un film trop en demi-teinte pour vraiment se démarquer.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #1529 : Dead Reckoning (2020)

Publié le 15 Septembre 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Review, Romance, Thriller, USA, Politique

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Dead Reckoning (2020) :

En bord de mer, dans le Massachusetts, Tillie (India Eisley), une jeune femme qui noie dans l'alcool les souvenirs de ses parents fraîchement décédés dans un accident d'avion, s'éprend de Niko (K.J. Apa), un chauffeur de taxi albanais, et le jeune couple passe alors un été de rêve. Mais lorsque Marco (Scott Adkins), le frère aîné de Niko, arrive aux USA, bien décidé à commettre un attentat pour venger leur père terroriste assassiné par le FBI, Niko doit choisir entre l'honneur de sa famille et la vie de centaines d'innocents...

Un thriller signé du réalisateur de Doom et de Street Fighter : la légende de Chun-Li, et qui se veut inspiré de l'attentat du Marathon de Boston, en 2013.

Pour être franc, on va dire que c'est très librement inspiré (et transposé au 4 juillet sur les plages du Kentucket), un peu de mauvais goût, en plus d'être un métrage assez raté : concilier film d'action, bluette adolescente et thriller avec un budget minimaliste, des dialogues creux au possible (à l'interprétation rarement naturelle) et la finesse d'un tractopelle (tous les habitants du coin sont des connards finis, les dialogues opposent constamment "mon Amérique" et "leur Amérique", James Remar insulte Adkins en lui disant qu'il n'aura pas les 72 vierges de son Jihad, etc), ça ne passe pas vraiment, je dois dire, même au format 90 minutes.

Entre India Eisley, bien trop pâle, anémique et squelettique pour son propre bien (et bénéficiant d'une doublure fesse - trop - pulpeuse dont le visage est numériquement flouté à l'occasion d'un bain de minuit), un KJ Apa insipide, un Adkins sous-exploité (ne pas s'attendre à le voir faire des pirouettes à la Boyka, ou même à jouer autre chose que la colère avec un vague accent d'Europe de l'Est), un James Remar qui botte des culs (en face à face, il démonte Scott Adkins... j'avoue, j'ai bien rigolé ; cela dit, niveau interprétation, c'est le plus impliqué de tout le film), et un John Shea qui fait de la figuration, le film peine à intéresser, se perdant dans une grosse demi-heure d'exposition plate au possible, et ne décollant ensuite jamais.

Énorme bof, donc.

1.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1528 : Vivo (2021)

Publié le 14 Septembre 2021 par Lurdo dans Animation, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Netflix, Review, USA, Musique, Romance

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Vivo (2021) :

Lorsque son maître Andrés (Juan de Marcos González) décède alors qu'il était sur le point de quitter Cuba pour rejoindre Miami afin d'y retrouver Maria (Gloria Estefan), celle qu'il a toujours aimée sans oser lui déclarer ses sentiments, le petit kinkajou Vivo (Lin-Manuel Miranda) décide d'entreprendre seul le voyage, pour apporter à Maria une chanson d'amour écrite par Andrés. Il croise ainsi le chemin de la petite-nièce d'Andrés, Gabi (Ynairaly Simo), une fillette rebelle qui va l'aider dans cette aventure improbable...

Un film d'animation Netflix dont j'ignorais tout au moment de lancer son visionnage, et qui m'a rapidement pris de court dès son premier numéro : on y reconnaît en effet aussitôt le style très particulier de Lin-Manuel Miranda, toujours la coqueluche depuis le succès d'Hamilton, et qui apparemment avait ce projet animé en tête depuis des années, bien avant sa comédie musicale de Broadway.

Et honnêtement... j'ai toujours eu du mal avec le flow et le style Miranda, que je trouve fréquemment trop forcé et "criard" (c'est notamment le cas dans le numéro de Gabi, amusant, mais particulièrement gueulard), et pas assez mélodieux pour moi.

Ici, mâtiné de musique latino, d'ambiance cubaine, et tout et tout, ça passe à peu près, même si la majorité des morceaux du film paraissent bien ternes et peu mémorables (en plus de souffrir ponctuellement d'un auto-tuning flagrant)... le vrai problème, en fait, c'est que le film passe assez rapidement de Cuba (avec son atmosphère bien particulière, ses extérieurs, sa musique, etc) à la Floride, et perd aussitôt 90 % de son charme et de son intérêt.

Après des débuts cubains sentimentaux (qui tentent clairement de jouer la carte de l'émotion made in Pixar, avec le décès du grand-père), Vivo bascule ainsi en mode road trip, puis part dans les Everglades pour devenir un film d'animaux qui parlent (LMM avait initialement proposé le métrage à Dreamworks, et ça se ressent d'autant plus que le film est co-écrit et réalisé par le créateur des Croods), avant de revenir sur la fin à Miami, pour un final en chansons. Le tout avec une sous-intrigue de girl-scouts éco-responsables auxquelles Gabi veut échapper, et un anaconda géant détestant le bruit doublé par Michael Rooker.

Malheureusement, ces changements de direction, d'approche et de styles musicaux desservent le film plus qu'autre chose, et donnent l'impression d'un long-métrage un peu décousu, ne sachant jamais vraiment sur quel pied danser. D'autant que ce qui se présente initialement comme une course contre la montre finit par prendre bien son temps pour arriver à son inévitable dénouement.

Dans l'ensemble, cependant, ce n'est pas désagréable pour autant, c'est techniquement très compétent (même si la direction artistique et le design des personnages sont assez inégaux, les passages en 2D sont très réussis) et ça plaira sans nul doute à un jeune public (ou aux fans de LMM)... mais je suis un peu resté de marbre devant le tout.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #1527 : Playing God (2021)

Publié le 13 Septembre 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Review, Religion, USA

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Playing God (2021) :

Abandonnés dès leur plus jeune âge par leurs parents, Rachel (Hannah Kasulka) et Micah (Luke Benward), jumeaux, ont été pris sous l'aile bienveillante de Frank (Michael McKean), un escroc qui leur a tout appris. Vivant désormais de mensonges et d'arnaques, le duo se retrouve au pied du mur lorsqu'il doit rembourser une grosse somme d'argent. Seule solution : s'en prendre à Ben (Alan Tudyk), un milliardaire éploré en pleine crise spirituelle depuis la mort de sa fille, et tenter de le persuader, avec l'aide de Frank, qu'il va directement rencontrer Dieu et ses deux anges...

Une comédie dramatique indépendante qui commence comme un film d'arnaques assez classique (sans malheureusement avoir de protagonistes particulièrement attachants), prend son temps pour se mettre en place (une grosse demi-heure), et est alors plutôt divertissant pendant une petite trentaine de minutes... avant de tenter un rebondissement narratif qui, malheureusement, n'a pas fonctionné sur moi (SPOILER : Ben s'avère être le père biologique des jumeaux).

Le problème, en fait, c'est que le métrage ne fait pas forcément dans la finesse sur le front de l'émotion et de sa direction narrative : les remords de Rachel et son parcours sont cousus de fil blanc, surlignés par l'écriture (c'est le seul personnage dont on suit la vie privée, et dont on nous présente ses amis - et puis l'affiche n'aide pas vraiment), et lorsqu'arrive le twist, on ne peut que lever les yeux au ciel.

D'autant ce qui n'aide pas, c'est que les autres personnages sont pour la plupart sous-développés, au point de n'être que des personnages-fonctions. Dans l'ensemble, c'est un film centré sur Rachel et Ben, les seuls personnages vraiment développés, et si l'on ne peut nier que les deux acteurs se donnent complètement à leurs rôles (joli moment d'émotion lors d'un certain face à face, filmé en face caméra), finalement, on finit par se dire « tout ça pour ça » lorsque le film se termine sans réellement avoir poussé le bouchon suffisamment loin, que ce soit au niveau de la comédie, du drame ou de l'arnaque.

Un petit 3/6 pour Tudyk et Kasulka.

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