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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #television catégorie

Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2020 - Dracula (2020)

Publié le 3 Octobre 2020 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Halloween, Horreur, Les bilans de Lurdo, Oktorrorfest, Review, Thriller, Télévision, UK, BBC

L'Halloween Oktorrorfest touche aussi le petit écran, avec chaque week-end, tout le mois d'octobre, des critiques de séries fantastiques et horrifiques...

Dracula (2020) :

L'arrivée en Angleterre du Comte Dracula (Claes Bang), aristocrate roumain et vampire immortel cherchant à apaiser sa soif de sang auprès des habitants de ce pays, et sa lutte contre Agatha Van Helsing (Dolly Wells), une nonne érudite bien décidée à percer à jour les secrets du suceur de sang...

Une adaptation très libre du roman de Bram Stoker par Steven Moffat et Mark Gatiss (déjà à l'origine de Sherlock), sous forme de mini-série de trois épisodes de 90 minutes diffusés à l'occasion du Nouvel An 2020 - un choix de contre-programmation assez improbable, et qui n'a pas vraiment payé niveau audiences.

Ce qui n'est pas vraiment surprenant lorsque l'on regarde le programme, séparé en trois chapitres bien distincts, et au ton tellement particulier qu'il ne pouvait que diviser.

Dès le premier épisode, le plus fidèle au roman (et encore !), les deux sensibilités de Moffat et de Gatiss sont perceptibles, se mariant avec plus ou moins de succès, dans des ruptures de ton parfois assez abruptes : tour à tour sanglant, horrifique, sarcastique, flamboyant, sombre, malicieux, moderne et rétro, ce premier épisode narre, en flashbacks, la visite de Jonathan Harker (John Heffernan) au château de Dracula, et sa découverte des capacités horrifiques de son hôte.

Le personnage de Harker se trouve ici réinventé (transformé en vampire, et très proche du Renfield dont on a l'habitude), et plongé dans un récit à la direction artistique très travaillée (avec notamment un hommage ou deux marquants à Christopher Lee/la Hammer) : visuellement, la série en jette, Dolly Wells est excellente, et Claes Bang campe un Dracula convaincant (mais très particulier), mais pour être franc, je ne suis pas certain d'avoir totalement accroché à cette vision de ce récit. Certains rajouts paraissent en effet uniquement là pour se différencier de ce qui a déjà été fait, sans réellement apporter grand chose au récit ; d'autres, cependant, fonctionnent, comme ce bébé vampire à la fois grotesque et glauque.

Dans l'ensemble, cependant, le mélange des tons et les choix créatifs (ainsi que la perruque de Mina ^^) m'ont laissé mitigé. Curieux, mais mitigé, notamment avec cette fin en cliffhanger, laissant Mina et Agatha à la merci du vampire.

Une impression qui se confirme avec le second épisode, qui retrace le voyage maudit du Demeter vers les côtes anglaises. Un épisode en huis-clos, narré en flashbacks déconstruits par un Dracula opposé à un jeu d'échecs intense contre Van Helsing - des échanges que l'on découvre être dans la "prison mentale" de Van Helsing, où Dracula maintient la nonne prisonnière durant la traversée.

Avec cet épisode, à nouveau, on sent les influences de Moffat et de Gatiss s'entremêler, ça et là : d'un côté, une structure alambiquée, des renversements de situation, une écriture ciselée et impertinente des dialogues, de l'autre, des hommages à la Hammer, des personnages secondaires un peu extravagants, un clin d'œil à Inside No. 9... et puis bien entendu ces quelques acteurs familiers, comme Jonathan Aris ou Sacha Dhawan (qui surjoue toujours autant).

Cela dit, ce second épisode m'a semblé plus efficace que le premier, probablement grâce à son côté bottle episode et à ses variations sur un thème habituellement laissé à l'imagination des lecteurs. De plus en plus joueur et manipulateur, ce Dracula développe ici un côté séducteur et, tel un chat jouant avec ses proies, il élimine un à un les membres d'un équipage qu'il avait soigneusement constitué pour s'assurer une source de nourriture optimale et éducative.

Et puis arrive la fin du second épisode, une fin semi-surprenante, qui se veut une version modernisée du Dracula 73 de la Hammer : un Dracula ramené à notre époque et confronté à une descendante de Van Helsing.

C'est là que la mini-série commence à se déliter un peu : avec son troisième épisode, le programme se déroule désormais totalement à l'ère moderne, et si cela s'avère amusant en ce qui concerne Dracula, qui s'adapte très facilement à cette nouvelle époque technologique, le reste du script part un peu dans tous les sens.

On y retrouve un ressort narratif déjà présent dans Jekyll de Moffat (l'organisation secrète qui tente d'étudier les capacités surnaturelles du monstre-titre), des digressions peu probantes - la réinvention de Seward, de Morris et de Lucy Westenra en millenials aux caractérisations assez quelconques (et au casting peu convaincant) -, une mise en image qui devient un peu clipesque, un Mark Gatiss en Renfield comique étrangement hors sujet, et une toute fin en queue de poisson, avec déconstruction du personnage de Dracula et de ses peurs, et mise en image assez discutable de la conclusion.

En fait, c'est bien simple, ce dernier épisode peu satisfaisant renforce une impression persistante qui me taraude depuis le début de cette mini-série : une impression d'inachevé et de précipité. Un peu comme si Moffat et Gatiss étaient initialement partis pour écrire une mini-série en 6 épisodes d'une heure, qui avaient été repensés, en cours de route, en trois épisodes de 90 minutes.

Résultat, des transitions abruptes, des ellipses temporelles, des ruptures de ton trop brutales, des idées intéressantes sous-exploitées, des thématiques sous-explorées (le vampirisme comme contamination virale, le cancer d'Agatha/Zoe), bref, quelque chose de partiellement inabouti et d'assez frustrant.

Cela dit, entre la distribution, les dialogues, et l'énergie, le tout est loin d'être désagréable à suivre... mais ça aurait probablement pu être bien meilleur.  

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de toutes les séries passées en revue sur ce blog en cliquant directement sur ce lien...

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Halloween Oktorrorfest 2020 - 04 - Scooby-Doo et la Malédiction du 13e Fantôme (2019)

Publié le 29 Septembre 2020 par Lurdo dans Animation, Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Jeunesse, Oktorrorfest, Review, Télévision, USA

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Scooby-Doo et la Malédiction du 13e fantôme (Scooby-Doo! and the Cruse of the 13th Ghost - 2019) :

Peu de temps après qu'une de leurs enquêtes ait mal tourné, le Scooby Gang - à la retraite forcée - reçoit un message de Vincent Van Ghoul, qui demande l'aide de Scooby, Shaggy et Daphne pour capturer le 13e Fantôme du Coffre aux Démons. Accompagnés de Fred et Velma, qui découvrent effarés tout ce que leurs trois amis leur avaient caché, Daphne, Shaggy et Sammy partent à l'aventure, direction l'Himalaya...

Comme en témoigne ce blog, je n'ai jamais été très convaincu par Les 13 Fantômes de Scooby-Doo, première tentative de sérialisation de la franchise Scooby : dépourvue de conclusion, la série de 13 épisodes peinait à établir son concept (13 fantômes... échappés du Coffre aux Démons... mais qui ne sont ni des fantômes ni des démons !), tiré vers le bas par l'absence de Fred et Velma, par une direction artistique bancale, et par des Flim-Flam et Scrappy-Doo agaçants et redondants, mes souvenirs nostalgiques des années 80 n'avaient pas survécu à un nouveau visionnage, il y a quelques années.

J'ai donc abordé ce métrage avec un certain scepticisme : 34 ans après, proposer une conclusion à une série déjà guère reluisante avait de quoi laisser perplexe. Mais bizarrement, pendant une grosse demi-heure, j'ai totalement adhéré à la proposition de ce dessin animé : une remise en questions assez méta de la série de 1985, en réutilisant de manière astucieuse et intéressante de multiples éléments, et en permettant à Daphne (en mode bikeuse sexy et indépendante) de briller un peu en prenant la place de Fred à la tête de l'équipe, et en menant la charge dans diverses scènes d'action (un girl power facile mais efficace).

Et puis progressivement, j'ai déchanté. À trop vouloir se moquer gentiment de la série originale, le scénario en vient en effet à être agaçant, avec un Van Ghoul impotent et ringard qui enchaîne les jeux de mots pourris, un Fred insupportable et abêti qui passe tout le métrage à être bouleversé d'avoir perdu le leadership de l'équipe, et à se chercher un rôle de substitution (il finit par être le cheerleader du Gang, avec des pompons), une Velma trop sceptique (alors qu'elle en a vu d'autres), un Flim Flam inutile, un Scrappy aux abonnés absents (son nom est mentionné dans une réplique, et c'est tout - cela dit, c'est toujours mieux que le sort réservé aux deux fantômes de la série, probablement trop compliqués à intégrer à cette suite de manière probante), et une explication finale de Velma qui résume cette histoire de 13 fantômes à une grosse hallucination collective.

Le tout, avec un rythme particulièrement mollasson - le film a un vrai gros ventre mou entre deux aventures de Daphne l'héroïne - et une conclusion télégraphiée au possible, qui n'apporte même pas réellement de fin satisfaisante à la série de 1985.

Bref, un Scooby-Doo assez frustrant, et qui ne m'a clairement pas réconcilié avec ces 13 Fantômes...

2.5/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2020 - What We Do In the Shadows, saison 2 (2020)

Publié le 27 Septembre 2020 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Documentaire, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Les bilans de Lurdo, Review, Télévision, Nouvelle-Zélande

L'Halloween Oktorrorfest touche aussi le petit écran, avec chaque week-end, tout le mois d'octobre, des critiques de séries fantastiques et horrifiques...

What We Do In The Shadows, saison 2 (2020) :

Particulièrement frustré par l'absence de reconnaissance qu'il reçoit de la part de Nandor (Kayvan Novak), Laszlo (Matt Berry), Nadja (Natasia Demetriou) et Colin (Mark Proksch), les vampires qu'il sert et qu'il protège, Guillermo (Harvey Guillen) doit désormais faire face à son héritage : celui des Van Helsing, chasseurs de vampires de génération en génération...

Amusante, la première saison de What We Do In The Shadows (spin-off du mockumentaire Vampires en Toute Intimité) s'était avérée très sympathique, bien que parfois légèrement creuse et superficielle : le programme semblait se chercher, appuyant ici un peu trop sur de l'humour graveleux et facile, là pas assez sur la continuité scénaristique, pour un résultat en demi-teinte.

Mais une demi-teinte tout de même au-dessus de nombreuses autres séries comiques, ne serait-ce que par cette approche très décalée et particulière du genre.

Pour la saison 2, on pouvait se demander dans quelle direction la série allait se diriger ; la réponse est simple : Guillermo. Le familier de Nandor devient ainsi vraiment le centre de la série, son fil directeur, et son évolution en tant que chasseur de vampires s'inscrit en tant que filigrane de cette seconde année.

Une émancipation à petit niveau, certes, mais une émancipation tout de même, qui permet au personnage de s'affirmer et d'évoluer.

Sans surprises, on ne peut pas en dire autant des autres personnages : en tant que vampires, Nandor, Laszlo, Nadja et Colin ne changent pas vraiment. Colin a droit à une promotion qui le rend tout-puissant le temps d'un épisode, Nadja finit en possession d'une poupée habitée par son double mortel (poupée malheureusement très sous-exploitée), Laszlo tente d'échapper à un vieil ennemi (Mark Hamill) dans une petite ville de Pennsylvanie, et Nandor réalise que sans Guillermo, sa non-vie n'est plus la même... mais dans l'ensemble, le status-quo est préservé, à temps pour enchaîner les idées toujours improbables.

On peut citer, par exemple, Haley Joel Osment en familier zombifié par Benedict Wong, une troupe de chasseurs de vampires menés par Craig Robinson, le retour de Nick Kroll et de sa bande, Lucy Punch à la tête d'une troupe de sorcières (dans un épisode assez amusant), et Jemaine Clement qui revient dans l'épisode final, un épisode malheureusement un peu décevant tant son scénario est transparent, et son montage parfois illisible.

Et au final, on ne peut que constater que, pour le meilleur ou pour le pire, WWDITS reste égale à elle-même : toujours agréable mais toujours un peu trop graveleuse, toujours décalée et excentrique, mais laissant toujours une impression légèrement mitigée, comme s'il manquait juste un petit quelque chose pour que le tout passe au niveau supérieur. 

Si on adhère totalement à la proposition, pas de problème, mais si l'on espérait un peu plus de structure et de narration, on risque d'être un peu frustré. En attendant la saison 3...

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

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Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2020 - Wellington Paranormal, saison 2 (2019)

Publié le 26 Septembre 2020 par Lurdo dans Action, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Les bilans de Lurdo, Oktorrorfest, Review, Science-Fiction, Thriller, Policier, Télévision, Nouvelle-Zélande

L'Halloween Oktorrorfest touche aussi le petit écran, avec chaque week-end, tout le mois d'octobre, des critiques de séries fantastiques et horrifiques...

Wellington Paranormal, saison 2 (2019) :

La suite des enquêtes de Minogue (Mike Minogue) et O'Leary (Karen O'Leary), officiers de police pas très doués de la ville de Wellington, en Nouvelle-Zélande, accompagnés du Sergent Maaka (Maaka Pohatu), et qui sont chaque jour confrontés au surnaturel...

Deuxième saison de ce spin-off indirect du film Vampires en toute intimité, après une première saison très sympathique, mais parfois un peu superficielle et inégale : cette fois-ci, on remarque que les épisodes semblent plus solides, et ce dès le début de la saison.

Celle-ci commence en effet avec une histoire de monstre marin plutôt amusante, qui se finit dans une débauche d'effets spéciaux (voire dans une débauche tout court) ; ensuite, un lycée où sévissent trois sorcières adolescentes, dans une sorte de remake décalé de Dangereuse Alliance : à nouveau, de nombreux détails absurdes, de l'humour kiwi, ça fonctionne bien.

Petit coup de mou pour l'épisode du policier fantôme qui hante un tunnel, mais la série se reprend rapidement en revenant sur un épisode de la saison 1, celui des clones produits par des extraterrestres depuis une ferme isolée. Des clones encore plus stupides que les policiers originaux, et qui donnent lieu à un épisode plutôt drôle. Le suivant, sur un fantôme resté bloqué dans les années 80, et hantant sa voiture d'alors, est moins percutant, mais heureusement, la série a gardé le meilleur pour la fin, avec un épisode signé Jemaine Clement, sur la révolte des machines.

Mais pas de Terminators au programme, ici : à la place, ce sont de vieux appareils Nokia miteux et des objets délaissés qui se réunissent par magie, formant des mini-robots, jouant au serpent, puis s'assemblant enfin en une sorte de Transformer de taille humaine. Effets spéciaux convaincants, humour qui fonctionne, bref, un sixième et dernier épisode qui se termine sur une note convaincante.

Et puis il reste le Christmas Special, septième épisode officieux de la saison. Un Christmas Special en mode patchwork, avec une succession de cas plus ou moins probants : un responsable de centre commercial dyslexique qui embauche Satan au lieu de Santa, un barbecue perturbé par des portails dimensionnels aspirant les invités, un jouet vivant, une photocopieuse aspirant les personnes posant leurs fesses sur la vitre... un peu inégal, mais le flegme typiquement néozélandais fait que le tout fonctionne.

Dans l'ensemble, une saison 2 que j'ai préférée à la première : mieux maîtrisée, avec (apparemment) plus de moyens, le tout est tout simplement plus homogène qu'en saison 1. Il reste tout de même quelques flottements, ici ou là, mais dans l'ensemble, tout le monde semble plus à l'aise avec ce programme, et avec sa direction créative. En attendant la saison 3 !

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de toutes les séries passées en revue sur ce blog en cliquant directement sur ce lien...

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Blog Update ! - Septembre 2020

Publié le 26 Septembre 2020 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, Télévision, Update, Oktorrorfest

Septembre n'a pas été tendre avec les Téléphages Anonymes, qui ont dû faire face à quelques soucis d'ordre privé, et à un nouvel algorithme de Google ayant divisé par 2 ou 3 la fréquentation du blog ! Mais tout finira bien par rentrer dans l'ordre un de ces jours... ou pas.

#1289 : Les folles aventures de Bill et Ted (1991) - 4.75/6

#1290 : You Cannot Kill David Arquette (2020) - 4.5/6

#1291 : Bill & Ted Face The Music (2020) - 3/6

#1292 : Deathstroke - Chevaliers et Dragons (2020) - 2.75/6

#1293 : Class Action Park (2020) - 3.5/6

#1294 : Greed (2019) - 2.5/6

#1295 : Debt Collectors (2020) - 3.25/6

#1296 : The Vast of Night (2019) - 3.5/6

#1297 : Bienvenue à Marwen (2018) - 3.5/6

#1298 : Feels Good Man (2020) - 3.75/6

#1299 : Superman - Man of Tomorrow (2020) - 4.25/6

#1300 : Man of the Year (2006) - 3/6

#1301 : Project Power (2020) - 2/6

#1302 : The Myth (2005) - 2.25/6

#1303 : Undertaker - The Last Ride (2020) - 4.5/6

#1304 : Batman Begins (2005) - 3/6

#1305 : The Dark Knight - Le Chevalier Noir (2008) - 3.75/6

#1306 : The Dark Knight Rises (2012) - 2.25/6

#1307 : The Very Excellent Mr Dundee (2020) - 3/6

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# Bilan :

Un petit mois de septembre sans réelle surprise, bonne comme mauvaise. Les documentaires restent une valeur sûre, avec notamment You Cannot Kill David Arquette, ou encore le documentaire consacré à la fin de carrière de The Undertaker : deux métrages efficaces, touchants, et consacrés à des facettes différentes du monde du catch.

En parallèle, rien de marquant : les Batman de Nolan restent égaux à eux-mêmes, et Bill et Ted n'ont jamais été meilleurs que dans les années 90... le reste ? Mwébof.

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# Film(s) du mois :

Documentaires exceptés, Les folles aventures de Bill et Ted restent en haut du panier, avec une folie que la suite de 2020 ne parvient même pas à effleurer... et juste en dessous sur le podium, Superman : Man of Tomorrow, un relaunch imparfait mais globalement réussi de l'univers DC au format long-métrage animé.

 

# Flop(s) du mois :

Project Power, la dernière grosse sortie Netflix, un film pseudo-superhéroïque qui ressemble surtout à un Bright sous-développé et ultra-creux - alors déjà que Bright n'était pas exceptionnel...

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# Petit écran :

Saluons le courage de Sygbab, qui, ce mois-ci, a enfin conclu, bon gré mal gré, son intégrale Highlander (saisons 4, 5 et 6) : un très bel effort pour lequel il mérite bien quelques vacances, avec un retour prévu en novembre.

De mon côté, outre Star Trek Lower Decks, toujours aussi peu convaincante, j'ai principalement donné dans la comédie. De la comédie animée, avec Harley Quinn, saison 2, une seconde cuvée plus maîtrisée que la première ; de la comédie absurde, avec Medical Police, saison 1, un spin-off officieux de Childrens Hospital ; de la comédie british, avec It's Personal with Amy Hoggart, saison 1 ; et de la comédie plus classique, avec Die Hart, saison 1.

Dans l'ensemble, rien de vraiment mémorable ou exceptionnel, mais des programmes suffisants pour changer les esprits et garder un peu de bonne humeur.

Tous ces bilans sont, bien sûr, directement accessibles depuis l'index Séries alphabétique qui leur est consacré.

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# À venir :

Dès cet après-midi, et jusqu'à début novembre, le blog des Téléphages Anonymes se met à l'heure de l'horreur et du fantastique pour célébrer Halloween : c'est le moment d'inaugurer l'Oktorrorfest 2020, et de passer quotidiennement en revue plusieurs films de genre, sans oublier les séries !

Pour un aperçu de ce à quoi ressemblait l'Halloween Oktorrorfest les années passées, direction l'index dédié, en cliquant ici !

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Critiques éclair - Star Trek : Lower Decks, épisodes 1x07-08 (2020)

Publié le 25 Septembre 2020 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, CBS, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Les bilans de Lurdo, Review, Science-Fiction, Star Trek, Télévision, USA

La mi-saison est désormais dépassée, et le ton de Lower Decks semble désormais bien établi (cf épisodes 1-2, 3-4 et 5-6) : une parodie de l'univers Trek, paradoxalement canon, où tout le monde crie et s'agite beaucoup, et dans laquelle les scénaristes peinent à équilibrer le temps de présence à l'écran des différents personnages, privilégiant clairement Mary-Sue Mariner et son souffre-douleur Boimler aux autres protagonistes...

Star Trek : Lower Decks 1x07-08 (2020) :

En 2380, les mésaventures de Mariner, Boimler, Tendi et Rutherford, un groupe de sous-officiers chargés des tâches les moins essentielles à bord de l'USS Cerritos, un vaisseau secondaire de Starfleet...

- 1x07 - Much Ado About Boimler : Alors que le senior staff du Cerritos est absent, en mission secrète, Amina, la meilleure amie de Mariner, arrive à bord au poste de capitaine temporaire, et choisit Mariner pour être son premier officier, au grand dam de celle-ci ; victime d'un incident de téléporteur, Boimler est quant à lui récupéré par la Division 414, qui se débarrasse de tous les accidentés de Starfleet en les emmenant dans une "Ferme" mystérieuse...

Un épisode très bien accueilli par la critique... mais qui m'a autant déçu que les précédents. Comme d'habitude, Boimler est humilié dans le cadre d'une sous-intrigue pas forcément très probante, au cours de laquelle il est pleutre, geignard et trahit allègrement ses semblables ; comme d'habitude, ni Tendi ni Rutherford n'ont grand chose à faire, comme d'habitude, il y a plein de fanservice pour brosser les fans dans le sens du poil, et comme d'habitude, Mariner est trop badass et sauve tout le monde à la fin.

Alors oui, on peut toujours arguer du fait qu'elle a droit ici à un pseudo-développement, histoire d'apporter de nouvelles facettes à son caractère d'adolescente rebelle : si elle se rebelle contre l'autorité comme une gamine immature de 15 ans, c'est parce qu'elle refuse les responsabilités. Si elle n'est qu'enseigne de navire alors que sa meilleure amie est capitaine de vaisseau (ce qui lui donne donc au moins 35 ans !?), c'est parce qu'elle préfère se saboter et paraître incompétente plutôt que d'assumer un poste plus important et de devoir être en position d'autorité.

Pourquoi pas. Ça marcherait cependant mieux avec un autre personnage qu'avec Mariner, constamment décrite par les scénaristes comme trop rusée, trop intelligente, trop baroudeuse, trop cool, etc, bref, une héroïne incontournable et sarcastique : le refus des responsabilités ressemble plus chez elle à du je-m'en-foutisme et à une rébellion adolescente contre sa mère qu'à un vrai profil psychologique...

- 1x08 - Veritas : Mariner, Boimler, Tendi et Rutherford se retrouvent contraints de défendre le senior staff du navire au cours d'un "procès" étrange, mais chacun des quatre sous-officiers a une version différente des événements...

Aïe aïe aïe... Rashomon version Lower Decks, qui commence par un in media res, enchaîne avec des flashbacks bourrés de références, de fanservice et de coups de coude au spectateur, et se finit de manière plate (et un peu prévisible, compte tenu de la structure de l'épisode et du ton de la série) : en prenant totalement le contre-pied des suppositions du spectateur, en lui faisant comprendre que cela ne servait à rien d'essayer de comprendre les tenants et aboutissants réels de l'épisode, et en se moquant totalement des conventions de Star Trek.

Le tout avec de l'humour de répétition prévisible qui ne fonctionne pas vraiment (le reboot non-stop de Rutherford, l'Andorien qui beugle à propos des scans romuliens), et des dialogues encore et toujours criards.

Décidément, je n'accroche vraiment pas au ton du programme et à ses personnages. Plus que deux épisodes.

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Retrouvez aussi toutes les autres séries Star Trek passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

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Un film, un jour (ou presque) #1303 : Undertaker - The Last Ride (2020)

Publié le 21 Septembre 2020 par Lurdo dans Action, Biographie, Catch, Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, Review, Sport, Télévision, USA, WWE

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Undertaker - The Last Ride (2020) :

Un documentaire passionnant en 5 épisodes d'une heure, revenant sur les dernières années de la carrière du légendaire Undertaker, et ouvrant exclusivement la porte sur l'intimité et sur les angoisses de Mark Calaway, l'homme derrière le masque.

Une fois passée la surprise d'entendre Taker s'exprimer avec sa voix naturelle teintée d'accent texan, on y découvre un Calaway sincère et franc, respecté par tous les catcheurs et les cadres de la WWE, un père de famille attentionné, passionnément épris de son épouse, Michelle McCool.

Un athlète humble, manquant étrangement de confiance en soi, et constamment à la recherche d'un ultime match à la hauteur de sa légende, en vain.

Les cinq épisodes de cette mini-série narrent ainsi les quelques derniers Wrestlemania du catcheur, à commencer par Wrestlemania 33, et son match contre Reigns. Un match censé être le dernier de la carrière de Taker (après un affrontement contre Brock, à Wrestlemania 30, dont il ne garde aucun souvenir suite à une commotion cérébrale, et qui avait ébranlé la confiance en soi de Taker), mais tellement peu probant (Calaway n'était pas en forme) que le lutteur a décidé de tout faire pour effacer ce mauvais souvenir.

En l'occurrence, un match contre John Cena à Mania 34, match pour lequel Taker s'est préparé intensivement... pour un résultat de quelques secondes à peine, convaincant, mais particulièrement frustrant pour tout le monde : de quoi relancer à nouveau la machine.

Le troisième épisode (moins bien structuré) revient ensuite sur 2018, une année qui a vu Taker tenter de mettre en place une intrigue de conclusion à sa carrière, et au feud qui l'oppose depuis des années à Triple H. On y découvre un Triple H qui voit en Taker un égal, un homologue ayant la même vision du catch, de sa carrière et la même fidélité envers Vince - malheureusement, cela se traduit aussi par un circuit en boucle fermé : les deux hommes (et Shawn/Kane) sont persuadés de la qualité de leur intrigue et de leurs matches, du caractère épique de ce feud... et personne ne veut les contredire.

Résultat, un match décevant, un Undertaker encore plus mécontent de la direction de sa carrière, et une comparaison qui commence à devenir récurrente dans le documentaire, de la bouche de multiples intervenants retraités (Foley, Shawn, Triple H, Edge, etc) : celle avec la drogue. Le monde du catch est une drogue, se produire devant des millions de personnes est incomparable, et lorsque l'on a connu les sommets, on passe le reste de sa carrière à tenter de les atteindre de nouveau.

Taker est donc un junkie, passant son temps à tenter de mettre en place un ultime match à la hauteur de son personnage, un personnage qu'il a longtemps habité 24h/24, 7j/7 - mais confronté à la réalité de l'âge, de la fatigue et des blessures, ses matches sont de moins en moins convaincants... c'est un cercle vicieux, que l'on retrouve encore dans le quatrième épisode, avec un match contre Goldberg en Arabie Saoudite.

Un fiasco, qui frustre encore un peu plus Taker... mais le lutteur semble commencer à se résigner, et après un feud honorable contre Shane McMahon et Drew McIntyre, l'Undertaker prend sa retraite.

Ou presque, puisque l'ultime épisode du documentaire est centré sur son Boneyard Match contre AJ Styles. AJ, un vieil ami de la famille, pour qui Taker a tout le respect du monde... et un match initialement prévu pour se dérouler dans le ring, jusqu'à l'irruption de la COVID.

AJ et Taker ont beau sembler totalement satisfaits de leur affrontement cinématique (surjoué, surproduit, illogique et incohérent) de Mania 36, le doute subsiste : désormais à la retraite, on devine qu'il n'en faudrait pas beaucoup pour que l'Undertaker remonte une nouvelle fois sur le ring, toujours à la recherche d'un ultime match spectaculaire...

Une conclusion en demi-teinte pour ce documentaire instructif permettant à Mark Calaway de s'ouvrir, de révéler des facettes inédites de sa personnalité, sa vie de famille, ses émotions, et surtout ses doutes.

Malgré quelques moments inégaux (on aurait pu se contenter d'un documentaire de quatre heures en condensant un peu certains passages et témoignages, notamment tous les hommages hagiographiques des autres catcheurs, vers la fin), une belle rétrospective pour un personnage hors du commun, un véritable Parrain du monde du catch, dans tout ce que ça a de positif.

4.5/6

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Les bilans de Sygbab - Highlander, saison 6 (1997-1998)

Publié le 20 Septembre 2020 par Sygbab dans Action, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Histoire, Les bilans de Sygbab, Review, Romance, Télévision, France, Canada

There can only be one... Et comme Sygbab conclue vaillamment cette nouvelle intégrale hebdomadaire, ce sera sûrement lui !

Highlander, saison 6 (Highlander : The Series, season 6 - 1997-1998) :

Immortel âgé de plus de quatre cent ans, Duncan MacLeod (Adrian Paul) doit faire face au démon Ahriman, qui a déjà coûté la vie à Richie...

Ou plutôt, The Raven - Saison 0, comme on le verra plus bas...

Après une fin de saison 5 un peu lamentable, le début de celle-ci n'est pas tellement plus glorieux (NDLurdo - la saison 5 était censée être la dernière de la série, et la saison 6, raccourcie, a été bricolée à l'arrache, dans la précipitation, et sans la moitié de la distribution, engagée dans d'autres projets). Le double épisode qui voit Duncan combattre le démon qui l'a poussé à tuer Richie est ainsi un concentré de toutes les mauvaises idées possibles, d'autant que le sujet ne cadre pas du tout avec la série.

Son ancrage dans le monde du fantastique par la seule existence des immortels était largement suffisant, il n'était pas nécessaire d'introduire l'idée que l'un d'entre eux soit un élu destiné à combattre un démon millénaire, à plus forte raison quand aucun élément ne pouvait le laisser supposer auparavant, et que cela rend débile même les personnages les plus raisonnables (au hasard : Joe, qui accepte d'aider Duncan juste parce qu'il lui fait confiance et que ce dernier ne peut pas être fou).

Le Dark Quickening ou le cristal qui rend supposément les humains immortels et les immortels potentiellement invincibles étaient des éléments bien plus intéressants à creuser pour étoffer la mythologie, malheureusement ce potentiel n'a jamais été exploité... De la même manière que l'absorption des pouvoirs et des connaissances d'un adversaire terrassé n'a jamais vraiment été utilisée, alors qu'il y avait de quoi se pencher sur les conséquences au niveau de la personnalité du vainqueur.

Cette incapacité à aller au bout des idées développées est le plus gros défaut de la série. Les situations mises en place ont toujours été désamorcées sans réelle explication, et le statu quo reprend très vite droit de cité, de manière à garder une formule classique.

C'est le cas ici aussi, et c'est encore plus compliqué de trouver un réel intérêt dans la mesure où Duncan devient quasiment un personnage secondaire pour laisser la place à des immortelles, qui toutes donnent l'impression de passer un casting pour jouer dans le spin-off à venir (la série The Raven, mettant notamment en scène Amand,a a connu une unique saison dans la foulée de l'arrêt de Highlander).

(NDLurdo - ce n'est pas qu'une impression, puisque c'était exactement ça : la production tentait justement de trouver un moyen de prolonger la franchise tout en remplissant leur quota d'épisodes saisonniers sans Adrian Paul)

Bien évidemment, la plupart d'entre elles connaissent le natif des Highlands, voire ont eu une relation avec lui : le manque d'originalité est criant. Quitte à tenter de faire accepter ce concept, il aurait été plus judicieux de présenter une immortelle qui ne tombe pas sous son charme afin de construire un personnage fort.

Le générique fait également partie des mauvaises pioches et ce pour plusieurs raisons. Pour commencer, la voix-off de Dawson est en décalage complet avec son statut d'observateur puisqu'il passe son temps à faire de l'ingérence dans les affaires des immortels - notamment lorsqu'il s'agit de Duncan -, ce qui ne manque pas de nuire à la crédibilité de l'ensemble, ainsi qu'à la cohérence et la logique internes de la série.

Ensuite, Amanda et Methos y sont intégrés alors qu'ils sont relégués au troisième plan tant leurs apparitions sont sporadiques. Fort heureusement, ils sont présents dans le double épisode final.

Cet épilogue est en revanche réussi, d'une certaine manière. En mettant de côté le concept un peu bancal du what if et le rôle de Fitz, faire comprendre à Duncan qu'il a changé la vie des gens qu'il a croisés est une conclusion parfaite pour répondre à sa lassitude de voir mourir les êtres chers qui l'entourent, la plupart du temps à cause de lui.

Témoin de l'évolution de l'humanité, il a fat l'expérience de ce qu'elle offre de plus beau comme l'amour et l'amitié, et ce qu'elle a de plus horrible en ayant participé à de nombreuses guerres. Il n'a pas toujours été du bon côté et s'est rendu coupable de nombreux actes qui ne font pas de lui un héros, mais il s'est construit au fil des siècles et a su tirer des enseignements de tout ce qu'il a traversé pour se forger un code d'honneur auquel il ne déroge jamais.

S'il irrite parfois son entourage à cause de cette inflexibilité, il suscite l'admiration et est une véritable source d'inspiration. Même Methos vient le sauver, alors que c'est un individualiste forcené prêt à tout pour survivre. C'est dire. 

C'était un moindre mal de terminer la série sur une bonne note, en évoquant les bons moments et en proposant un dernier combat bien rythmé. À ce niveau, la progression fut spectaculaire tout au long des saisons, au point qu'il n'est pas difficile de croire que Duncan est un maître dans le maniement de l'épée tant Adrian Paul est convaincant, de même que certains de ses opposants.

C'est ce qu'il faut retenir : Highlander est une série sympathique avec des personnages dans l'ensemble attachants, des flashbacks qui permettent de visiter toutes les époques et des combats divertissants. Mais il ne faut rien en attendre de plus, car le concept n'est jamais poussé jusqu'au bout. C'est une histoire de verre à moitié vide ou à moitié plein : soit on accepte de se contenter de ce qui est proposé, soit on a le sentiment d'un sacré gâchis.

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Les bilans de Lurdo : Harley Quinn, saison 2 (2020)

Publié le 19 Septembre 2020 par Lurdo dans Action, Animation, Critiques éclair, Comédie, DC, Fantastique, Les bilans de Lurdo, Review, Science-Fiction, Télévision, USA

En dépit de l'engouement critique outre-atlantique (comme toujours dès que le personnage de Harley Quinn est concerné, avec son supposé message d'émancipation), la première saison de cette série d'animation m'avait laissé plutôt dubitatif, rendu perplexe par un programme aussi schizophrène que son héroïne : un début immature et vulgaire, une première moitié de saison parfois discutable (mais globalement amusante), et une deuxième moitié partant en vrille dans des directions pas forcément toutes probantes, mais où l'ultra-violence rigolarde dominait pour accompagner les aventures post-apocalyptiques de Harley...

Place à la saison 2, une saison dont je ne sais pas vraiment quoi attendre, si ce n'est à la très forte probabilité d'une bonne dose de shipping entre Ivy et Harley, l'un des points de la saison 1 les plus critiqués par les fans (Ivy avait été placée dans une relation amoureuse, sortie de nulle part, avec... Kiteman !?)...

Harley Quinn, saison 2 (2020) :

Congelée pendant deux mois, Harley est secourue par ses alliés, et découvre que, en son absence, et en l'absence de Batman, Gotham a été ravagée : les membres de l'Injustice League ont partagé les restes de la ville... mais Harley est bien décidée à leur donner une bonne leçon, l'un après l'autre.

À nouveau, une saison à la structure assez inégale. La première moitié de la saison, en effet, se consacre à la revanche d'Harley sur ses ennemis, une revanche qui commence par Pingouin (violemment exécuté), puis passe à Riddler (qui s'est installé dans l'université locale, et y sert de Doyen), avant d'enchaîner avec le Dr. Trapp, et avec Mr Freeze.

De quoi permettre aux scénaristes de varier les ambiances, de continuer dans la violence gratuite et ultra-sanglante, et de parodier l'univers de Batman, avec son Gordon (vraiment trop) pathétique et loser, son Robin miniature assez risible, etc.

Mais cette première moitié de saison est globalement agréable à suivre, profitant de son cadre improbable (Gotham City est en ruines, et les USA s'en désolidarisent) pour narrer l'origin story de Batgirl (visuellement très proche de la Batgirl of Burnside des comics) et pour réinventer Freeze de manière absurde - tout en conservant son côté tragique.

Agréable à suivre, sans être parfaite : outre les sbires de Harley, aux intrigues secondaires pas toujours probantes, les scénaristes, désireux de contrer les critiques de la saison 1, mettent fortement l'accent sur le côté shipping, avec en ligne de mire, la relation Harley/Ivy. Une relation pourtant longtemps présentée comme celle de deux meilleures copines inséparables, d'autant plus que l'écriture passe toute cette moitié de saison à renforcer la sincérité de la relation Ivy/Kiteman et des sentiments qu'ils éprouvent l'un pour l'autre, alors qu'ils préparent leur mariage.

Et puis, à mi-parcours, c'est le drame. Faut-il blâmer le confinement et le chaos qui en a découlé, difficile à dire, mais la série fait quelques sorties de route, semblant se perdre un peu dans ses errances : un épisode métadiscursif (qui se moque au passage des incels du web critiquant le show et soutenant la Snyder Cut) sans Harley et Ivy, consacré à un Batman handicapé moteur et immature, qui refuse de voir Batgirl lui voler la vedette et endosse une armure à la Iron Man (avec parodie de Knightfall à la clef contre Bane), puis un épisode sur Harley et Ivy qui se persuadent qu'un barman est en fait le Joker revenu à son état normal, amnésique (l'occasion de gros flashbacks sur la première rencontre d'Harley avec Ivy, le Joker, Dent, etc)... et enfin, l'épisode où tout bascule : envoyées dans le "Trou" de Bane pour y être rééduquées par ce dernier, Harley et Ivy finissent par s'embrasser après un sauvetage de dernière minute.

En théorie, pourquoi pas, et d'ailleurs, cette évolution de la relation Harley/Ivy a été (forcément) très bien accueillie par le web.

Le problème, c'est qu'elle est écrite avec la subtilité d'une série pour ados de la CW, comme le prouve la suite de la saison : les deux femmes refusent de parler de ce baiser, Harley (frustrée et jalouse) pique une crise et fait un détour par Apokolips parce qu'elle veut détruire la Terre, et toute la bande part fêter l'enterrement de vie de jeune fille d'Ivy sur l'île de Themiscyra... ce qui mène à deux nuits de passion alcoolisée entre les deux femmes.

À partir de là, on tombe vraiment dans les clichés du genre, les non-dits, les mensonges, le triangle amoureux avec Kiteman qui ignore tout de cette aventure extraconjugale, et n'a pas voix au chapitre... ça aurait pu fonctionner avec plus de subtilité, si la série n'avait pas passé deux saisons à mettre en place Ivy/Kiteman, si le tout ne ressemblait pas aux pires heures de Rachel/Ross dans Friends, et si ce n'était pas d'une simplicité binaire assez typiquement américaine.

(je ne demande pas non plus à ce que Harley, Ivy et Kiteman se mettent en trouple, mais bon, là, on passe presque en un claquement de doigt de "Poison Ivy, hétéro amoureuse et satisfaite sur le point de se marier" à "Poison Ivy, lesbienne menteuse et infidèle incapable de contrôler ses pulsions"... et Kiteman est le dindon de la farce, dans cette affaire)

M'enfin bon. Vu que je suis l'un des rares à émettre une objection sur la manière dont cette relation a été écrite, j'en déduis que pour la plupart des gens, le résultat Ivy+Harley est plus important que la façon d'aboutir à ce résultat (et ce n'est pas la fin de saison, avec Kiteman qui voit le mariage de ses rêves ruiné et préfère partir en laissant Ivy et Harley ensemble, pour un final à la Thelma et Louise, qui y change quoi que ce soit).

Bref, passons sur cette relation fanservice que j'ai trouvée forcée et artificielle, et saluons cependant la manière dont l'ensemble de la saison a été construite : si l'on excepte les errances de mi-parcours, et certaines idées dont on se demande qui les a validées (King Shark a droit à une parodie assez lamentable d'Aquaman et de la Petite Sirène, avec un crabe jamaïcain qui chante sur les différentes manières de faire caca sous la mer ; un caméo de George Lopez ; la caractérisation bitchy de Catwoman ; "Tim Burton"), la seconde moitié de saison parvient à réutiliser de multiples éléments mis en place précédemment, pour conclure le tout de manière cohérente.

L'excursion vers Apokolips, suggérée par Dr. Psycho, amène ainsi Gotham à être envahie par les Paradémons de Darkseid, laissés sans contrôle : de quoi motiver Gordon à cesser de boire, et à reprendre la ville. D'autant que Psycho trahit tout le monde, prend le contrôle des Paradémons, et réduit Gotham à feu et à sang. Ne reste qu'une solution : retrouver la Justice League, enfermée en fin de saison 1 dans le livre de la Reine des Fables. Et le seul à savoir où se trouve ce livre, c'est le Joker, amnésique.

Tout se lie donc plutôt bien, notamment le personnage du Joker qui, une fois de nouveau en possession de ses moyens, décide que finalement, il va essayer de conserver la relation amoureuse qu'il avait, sous son identité de barman, avec une mère de famille. Était-ce bien nécessaire, cependant, de faire ouvrir et fermer un épisode par la plante carnivore en mode discussion de stoner sur canapé, et qui souligne à maintes reprises de manière mi-goguenarde, mi-sérieuse, à quel point la saison est bien écrite et pensée à l'avance ?

En conclusion de ce bilan bien plus long que prévu, j'ai préféré cette saison 1 à la première, et ce malgré la façon dont la relation Ivy/Harley a été écrite. Moins gratuitement vulgaire, moins puérile, plus excentrique et audacieuse, cette saison 2 fonctionne mieux, sans être pour autant un chef d'œuvre du genre. C'est amusant (j'ai un faible pour le Clayface de Tudyk), ça se regarde facilement, mais ça ne vole pas forcément très haut.

Mais en même temps, qu'attendre d'autre d'une version de l'univers DC où tous les personnages, héros comme méchants, sont plus ou moins débiles et caricaturaux... ?

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Les bilans de Sygbab - Highlander, saison 5 (1996-1997)

Publié le 13 Septembre 2020 par Sygbab dans Action, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Histoire, Les bilans de Sygbab, Review, Romance, Télévision, France, Canada

There can only be one... Et comme Sygbab continue vaillamment cette nouvelle intégrale hebdomadaire, ce sera sûrement lui !

Highlander, saison 5 (Highlander : The Series, season 5 - 1996-1997) :

Immortel âgé de plus de quatre cent ans, Duncan MacLeod (Adrian Paul) peine à concilier son destin avec sa vie quotidienne, surtout lorsque Methos (Peter Wingfield) lui fait part d'une prophétie improbable...

Comme prévu, les éléments mis en place lors de la fin de la saison précédente ne sont pas exploités : à l'instar du dispositif mis en place par Kalas afin de révéler au monde l'existence des immortels, la guerre qui semblait avoir été déclarée par les Watchers n'est jamais évoquée.

Pire encore, l'organisation est totalement inexistante et son seul représentant est Joe, sans doute histoire de justifier le générique puisqu'il en est la voix off. Cette propension à ne jamais assumer ses intentions jusqu'au bout pour se satisfaire d'un statu-quo qui finit par devenir rébarbatif est presque rédhibitoire, tant la chute qualitative est importante après une saison 4 qui tentait pas mal de choses.

Cela se retrouve également dans le double épisode autour des Quatre Cavaliers. La référence est intéressante, et le background de Methos devient plus étoffé en confortant l'idée qu'il essaie avant tout de survivre sans s'embarrasser d'un code moral, ce qui avait d'ailleurs été annoncé dès sa première apparition.

Sa longévité ne l'a pas rendu sage, juste plus lucide sur les choix à faire quand il se retrouve face à un dilemme. Malheureusement, c'est tout ce qui en ressort de positif. Si on met de côté Cassandra pour laquelle il est difficile d'avoir de l'empathie (sa présentation comme une sorcière dotée de pouvoirs magiques n'aide pas), les tumultes que ce passé engendre entre Methos et Duncan ne sont que trop éphémères.

Il aurait été plus judicieux de les opposer sur une durée plus longue, afin de bien marquer la divergence de leurs points de vue respectifs, mais ce n'est pas le choix des scénaristes, qui ont également décidé de ne pas réutiliser le Dark Quickening alors la situation était adéquate lorsque Duncan terrasse Kronos. Cela aurait demandé une écriture plus rigoureuse, et cette vertu a visiblement disparu. Il faut toutefois noter que la conclusion de ce dyptique a lieu dans le 5.12 Revelations 6:8, qui marque le cap du centième épisode de la série.

Au lieu d'enrichir l'univers comme ce fut le cas lors de la précédente saison, les scénaristes préfèrent adopter un ton plus léger en multipliant les épisodes décalés. Cette voie n'avait jamais été explorée auparavant, et ce virage à 180° a de quoi surprendre, surtout en imaginant ce qu'une guerre entre les Watchers et les immortels aurait pu donner. Cela fait d'autant plus mal qu'Adrian Paul n'est pas très à l'aise quand il s'agit de jouer la comédie, il est donc difficile d'adhérer à ce nouveau projet de divertissement.

L'exemple parfait se situe au milieu de la saison : le 5.13 The Ransom of Richard Redstone nous sert une histoire abracadabrantesque où Richie se fait kidnapper car il est pris pour un millionnaire. La bonne humeur est au rendez-vous, la structure diffère par rapport à d'habitude puisqu'il n'y a ni flashbacks ni de confrontation avec un autre immortel, mais ce n'est pas ce qu'on pouvait attendre de cette saison.

Le plus triste, finalement, c'est que cette volonté de forcer le trait sur l'humour sonne presque comme un aveu d'impuissance. Certes, Il était devenu impératif de se renouveler car le concept de l'Immortel de la semaine montre ses limites depuis longtemps, mais ce procédé n'est pas naturel.

D'autres idées sont plus intéressantes, puisque certains flashbacks reviennent sur des moments clés de la vie de Duncan, notamment son premier Quickening. À cette époque, il était assoiffé de vengeance envers les Anglais, et les atrocités qu'il a commises le hantent encore malgré les siècles passés. Ce genre de développement devrait avoir lieu plus souvent, mais ce n'est pas le cas, par conséquent l'essoufflement se fait réellement sentir, et il n'y a plus grand-chose de captivant.

La traversée de cette saison plus que mitigée est donc pénible, car elle ne décolle à aucun instant. Alors, dans une dernière tentative désespérée, le final balance allègrement l'idée d'une prophétie millénaire impliquant un démon que les immortels devraient combattre. Et, bien sûr, l'élu serait probablement Duncan. Le scepticisme de Dawson à ce sujet représente très bien le sentiment du téléspectateur : il sait très bien qu'on lui raconte des conneries, et que la couleuvre est bien trop grosse à avaler.

Qu'à cela ne tienne, une fois que la machine est en marche, impossible de revenir en arrière... D'autant que cette fois-ci, il serait ahurissant que ça n'ait aucun impact sur le déroulement de la suite, étant donné que Mac tue Richie dans un état second. Cette scène honteuse a au moins l'avantage de se débarrasser d'un personnage qui n'avait plus aucune utilité depuis bien longtemps, mais ça ressemble à de l'acharnement thérapeutique concernant Duncan, qui n'avait pas besoin de mélodrame supplémentaire pour souffrir...

La seule véritable satisfaction réside dans les combats - désormais maîtrisés au niveau de la gestuelle et de la chorégraphie - qui procurent quelques minutes de plaisir par épisode, ce qui devient de plus en plus rare. Même si les ambitions n'ont jamais été élevées, il serait dommage de gâcher un divertissement sympathique avec des choix hasardeux mais l'orientation prise n'augure rien de bon.

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Critiques éclair - Star Trek : Lower Decks, épisodes 1x05-06 (2020)

Publié le 12 Septembre 2020 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, CBS, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Les bilans de Lurdo, Review, Science-Fiction, Star Trek, Télévision, USA

Quatre épisodes de cette déclinaison animée de la franchise Star Trek diffusés par CBS All Access, et pour le moment, on ne peut pas dire que ce soit un franc succès : personnages hystériques, caractérisation simpliste, protagoniste agaçante et immature, rebondissements télégraphiés et humour assez peu inspiré sont au rendez-vous de ce qui ressemble de plus en plus à une parodie générique de l'univers Trek, bien trop sous influence.

Star Trek : Lower Decks 1x05-06 (2020) :

En 2380, les mésaventures de Mariner, Boimler, Tendi et Rutherford, un groupe de sous-officiers chargés des tâches les moins essentielles à bord de l'USS Cerritos, un vaisseau secondaire de Starfleet...

- 1x05 - Cupid's Errant Arrow : Lorsque Boimler rend visite à sa petite-amie, Mariner est persuadée que celle-ci est suspecte, et décide de tout faire pour prouver qu'elle a raison ; pendant ce temps, l'équipage tente de gérer une peuplade autochtone particulièrement récalcitrante...

La série continue dans des rebondissements de sitcom médiocre, avec Mariner qui fait tout pour prouver que la copine de Boimler est une extraterrestre aux desseins maléfiques, Boimler qui sabote sa relation parce qu'il est jaloux d'un collègue de sa petite-amie (d'ailleurs, le cliché du petit blanc malingre menacé dans sa virilité par le grand black musclé, mwébof, même s'il est certainement involontaire), et une intrigue principale qui se termine donc de manière attendue, avec les deux femmes qui deviennent meilleures copines, Boimler qui est humilié, et Mariner qui finit par avoir raison d'avoir fait preuve de méfiance.

À côté, le reste est du remplissage gueulard, tant au niveau de Tendi et Rutherford, embarqués dans une histoire de transfert de navire, que du senior staff : ce n'est pas assez développé pour être intéressant, et ça confond toujours rythme frénétique, dialogues énervés et name-dropping/fanservice à gogo avec un véritable sens de l'humour et un propos intéressant.

Toujours très quelconque, tout ça.

- 1x06 - Terminal Provocations : Alors que l'équipage est en conflit avec un groupe d'extraterrestres tentant de dérober des épaves fédérales, Tendi et Rutherford se retrouvent prisonniers d'un holodeck dépourvu de mesures de sécurité. Boimler et Mariner, eux, enquêtent sur l'agression de l'un de leurs collègues, Fletcher...

Un épisode qui continue de multiplier les sous-intrigues (plutôt que de consacrer la moitié de l'épisode à Boimler/Mariner et l'autre à Tendi/Rutherford, les scénaristes semblent bien décidés à faire de la série une alternance de sous-intrigues survolées, avec les membres de l'équipage principal du vaisseau comme protagonistes de l'une d'entre elles, pour le meilleur et pour le pire) avec plus ou moins de succès, et avec plus ou moins d'originalité.

Ici, les trois intrigues finissent par se lier (même si Tendi/Rutherford reste la sous-intrigue la plus anecdotique et détachée du reste), et par dégénérer en grand final explosif durant lequel, encore une fois, Boimler et (surtout) Mariner sauvent le vaisseau.

Ça se regarde, mais bon... ça continue de s'époumoner et de crier dans tous les sens, sans nécessairement être suffisamment drôle ou original pour justifier un tel rythme énervé.

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Les bilans de Lurdo : Die Hart, saison 1 (2020)

Publié le 12 Septembre 2020 par Lurdo dans Action, Comédie, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, Télévision, USA, Quibi

Après Dummy, une comédie assez quelconque tenant uniquement sur l'énergie et le capital-sympathie d'Anna Kendrick, je tente une autre série Quibi, en 10 épisodes de 7 à 10 minutes : Die Hart, parodie de films d'actions chapeautée par le scénariste des John Wick, et par celui de Stuber et de deux épisodes d'I Am Not Okay With This.

Die Hart, saison 1 (2020) :

Las de jouer les seconds rôles, Kevin Hart décide de devenir une star de film d'action, motivé par les encouragements de Claude Van De Velde (Jean Reno), réalisateur de son prochain film. Pour cela, il se tourne vers Ron Wilcox (John Travolta), responsable d'une école pour "action heroes" aux méthodes peu conventionnelles, où il croise le chemin de Jordan King (Nathalie Emmanuel), une actrice de sitcom dans la même situation que lui, et de Josh Harnett, diplômé de cette école. Mais rapidement, Hart se persuade que Wilcox veut sa peau...

Une petite série comique pas désagréable à suivre, mais dont on ne peut s'empêcher, à nouveau, de se dire que c'est un projet de long-métrage repensé et redécoupé pour rentrer dans la case Quibi.

Et c'est peut-être ce qui a fait que Bruce Willis, pour qui le rôle de Ron Wilcox avait été imaginé, a refusé le projet, prétextant ne pas comprendre le concept de Quibi. En lieu et place de Willis, on a donc Travolta (qui s'est fait le look de Willis ^^), et on y gagne probablement au change : moins impressionnant que Willis, Travolta semble cependant beaucoup plus s'amuser, là où les prestations indifférentes et monolithiques de Bruce se succèdent depuis des années.

Face à lui, Kevin Hart fait du Kevin Hart (il a cependant droit à sa scène d'action finale !), Nathalie Emmanuel est convaincante (notamment dans l'action), et Jean Reno... est mauvais comme un cochon. Ah, et il y a de petits caméos sympathiques, comme Milana Vayntrub, Jason Jones et Josh Harnett.

Reste que, tout amusant que le programme soit, le tout demeure anecdotique : les grandes lignes de Die Hart sont cousues de fil blanc, le rebondissement de mi-parcours (tout est une énorme supercherie faisant partie du film de Van De Velde, qui tourne là un film d'action façon "cinéma vérité") est prévisible au possible et, hormis un running-gag avec un écureuil, les gags et les punchlines restent dans l'ensemble assez évidentes et téléphonés (Stuber n'était pas forcément très convaincant non plus, sur ce plan-là).

Bref, une nouvelle fois, le concept de Quibi peine à justifier son existence... reste à voir si d'autres projets de la plateforme sauront tirer leur épingle du jeu.

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Un film, un jour (ou presque) #1293 : Class Action Park (2020)

Publié le 7 Septembre 2020 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, Review, Télévision, USA, HBO, Jeunesse

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Class Action Park (2020) :

Un documentaire HBO Max narré par John Hodgman, et qui revient sur la "légende" de l'Action Park, un parc d'attractions aquatiques du New Jersey qui, dans les années 70/80, avait acquis une réputation improbable de parc le plus dangereux du monde.

Au point que Johnny Knoxville en a fait un long-métrage chroniqué en ces pages (Action Point) et que bon nombre de personnalités ayant grandi à New-York ou dans le secteur en gardent des souvenirs nostalgiques.

Il faut dire que, comme le raconte le documentaire, l'histoire de ce parc a quelque chose de cinématographique : Gene Mulvihill, un requin de la bourse, chassé de Wall Street pour ses magouilles, décide de racheter deux stations de ski dans le New Jersey, et d'en faire, en été, une attraction touristique sans foi ni loi, sans sécurité, conçue et surveillée par tous les jeunes du coin, et où, époque oblige, se côtoient bizutages bourrins, bagarres, drogues, alcool et sexe...

Un endroit à l'image des années 80, où les enfants sont laissés en liberté, sans supervision, où les attractions ne sont pas entretenues, où les blessés et les accidentés sont vaguement soignés, et où l'argent du parc et des alentours est un moyen, pour Mulvihill et son associé, de blanchir des fonds à l'origine souvent louche.

Pas inintéressant, tout ça, même s'il faut bien l'avouer, le documentaire est un peu frustrant et mécanique dans sa forme, avec de nombreuses interviews d'anciens membres du personnel et d'anonymes ayant participé, dans leur jeunesse, aux attractions du parc, et les racontant avec moult superlatifs nostalgiques, le tout illustré par des animations reconstituant les dites attractions (et leurs accidents).

Au bout d'un moment, ce format devient répétitif, pas aidé par des témoignages qui, au fil du temps et des années, ressemblent de plus en plus à des légendes urbaines et à des "on-dits" qu'à une vérité objective.

Je suppose que ça fait partie de la légende du parc, désormais, un endroit totalement improbable et inconcevable où la jeunesse populaire du New Jersey et des alentours pouvait se lâcher et évacuer toute tension... en mettant sa vie en danger. Un danger aux conséquences pourtant bien réelles, comme l'illustre la dernière ligne droite du film, avec des témoignages de personnes directement touchées par les morts et les blessés provoqués par le parc.

Malgré cela, le documentaire conserve un ton très léger et clairement positif envers le parc et la place importante qu'il tient dans le cœur de tous les intervenants : une approche très particulière, pour un endroit qui l'était tout autant.

3.5/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Les bilans de Sygbab - Highlander, saison 4 (1995-1996)

Publié le 6 Septembre 2020 par Sygbab dans Action, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Histoire, Les bilans de Sygbab, Review, Romance, Télévision, France, Canada

There can only be one ! Et comme Sygbab continue vaillamment cette nouvelle intégrale hebdomadaire, ce sera sûrement lui...

Highlander, saison 4 (Highlander : The Series, season 4 - 1995-1996) :

Continuant ses pérégrinations d'immortel, Duncan MacLeod (Adrian Paul) doit faire face à un Quickening sombre, qui le fait basculer du côté obscur ; Methos (Peter Wingfield), lui, s'éprend d'une humaine malade ; Joe (Jim Byrnes), enfin, est accusé par les autres Guetteurs d'avoir trahi le code de son organisation en sympathisant avec Duncan et ses amis...

Les scénaristes n'avaient visiblement pas envie de bouleverser la série et la révélation de l'existence des Immortels est restée lettre morte. C'est une opportunité manquée d'apporter un angle différent et de modifier la donne, mais certaines contraintes de production empêchent d'être trop ambitieux, d'autant que la formule est désormais bien établie et que, contre toute attente, elle fonctionne de mieux en mieux.

Mais ce n'est pas pour autant que la série fait du surplace, car la nouvelle direction prise est elle aussi très intéressante. En effet, cette saison développe la mythologie et enrichit le background des personnages, ce qui renforce la cohérence interne de l'univers dans lequel ils évoluent.

Même si les immortels se taillent la part du lion comme d'habitude, les humains - outre les Watchers - ont encore un peu de place, tout en restant limitée. Ainsi, Charlie revient le temps d'un épisode en début de saison, pour bénéficier d'une belle sortie. C'est toujours difficile de tuer un personnage secondaire sans donner l'impression de se débarrasser de lui par commodité, dans le cas présent l'exercice est réussi grâce à la très belle scène où il meurt dans les bras de Duncan. Son meurtrier n’est autre qu’un immortel auquel Joe doit la vie ainsi que sa reconversion après une scène de guerre, ce qui crée un conflit d’intérêt entre lui et McLeod.

L’autre particularité de cet épisode (4.02 Brothers in Arms) concerne les flashbacks, qui sont, pour une fois, centrés sur les humains. Par ailleurs, ce n’est pas le seul qui propose une variation sur le concept puisque dans le 4.12 The Blitz, qui marque la dernière apparition d'Anne mettant au monde son enfant dans de dangereuses conditions, certaines scènes reviennent sur la saison précédente afin de nous expliquer que Duncan avait déjà en tête de remettre à neuf la maison qu'il lui offre.

La grandeur d'âme de Duncan n'est plus à mettre en doute, mais son bien-fondé peut être questionné. Ce que ne manque pas de faire Methos, en reprochant au Highlander un code d'honneur désuet qui lui porte préjudice dans certaines situations, comme s'il était resté ancré dans le Moyen-Âge sans s'adapter au monde qui l'entoure.

Ce n'est pas le cas de Methos, qui a survécu 5000 ans en pensant avant tout à soi-même et en n'hésitant pas à faire ce qui doit être fait quand le besoin s'en fait sentir. Son apport est considérable, car il crée une nouvelle dynamique et se place dans une position qui fait écho à celle de Duncan par rapport à Richie - ce dernier ne servant pas à grand-chose au demeurant - grâce à une riche expérience qui lui permet d'avoir un autre point de vue sur la vie et le monde.

En revanche, Amanda est très présente et sa relation avec Duncan devient plus sérieuse qu'elle ne l'a jamais été. Malgré son âge avancé, sa fraîcheur et son enthousiasme sont toujours aussi communicatifs, et son background s'enrichit également. C'est notamment l'occasion d'apprendre qu'elle a pris Kenny sous son aile lorsqu'il est mort la première fois - ce dernier n'a visiblement pas profité des siècles passés pour éviter d'être aussi tête à claques qu'un gamin même s'il en a le corps - ou encore de parler du cristal que souhaitait récupérer Luther dans la saison 2.

Cette saison multiplie les références à des personnages déjà vus dans les saisons précédentes, avec entre autres Fitz et St Cloud, qui revit à travers les meurtres de son ancien disciple. Certains flashbacks approfondissent également des moments connus de la vie de Duncan et d'Amanda, ce qui donne plus de cohésion à l'ensemble et c'est bien agréable.

D'autres éléments comme le Dark Quickening sont introduits. L'idée qu'au bout d'un moment le mal puisse l'emporter sur le bien lorsqu'un immortel a atteint un certain quota de Quickenings a beaucoup de potentiel. Même si c'est utilisé de manière éphémère pour justifier un Duncan en mode bad guy pendant deux épisodes, c'est une des premières fois que les scénaristes s'intéressent aux conséquences de l'absorption des pouvoirs d'un autre immortel. Mieux vaut tard que jamais...

Le cristal de Mathusalem revient également au centre des débats, une fois que Methos veut s'en emparer de manière égoïste pour rendre immortelle sa bien-aimée - un des pouvoirs supposés de la pierre -, mais il n'est pas le seul sur le coup. Un membre dissident des Watchers souhaite devenir comme ceux qu'il est censé observer, et est prêt à tout pour s'en emparer.

Depuis que Duncan est entré en contact avec Joe, c'est la Bérézina au sein de cette organisation multi-centenaire : non seulement des branches extrémistes se créent, mais en plus bon nombre d'agents meurent. Cette coïncidence ne passe pas inaperçue, et toute la faute est rejetée sur Dawson. Accusé par ses pairs dans un procès qui fait également office de résumé des évènements principaux de la série (un procédé tout sauf original, mais qui reste efficace quand l'écriture est suffisamment rigoureuse), ses actions sont remises en question.

Et il faut bien avouer que certains éléments à charge contre lui vont bien dans le sens d'une trahison de son serment, car il a noué des liens d'amitié avec Duncan alors qu'il n'était pas censé le faire, et il n'est pas toujours resté neutre. Même si ses raisons semblaient juste, il a fait preuve d'ingérence dans les affaires des immortels à plusieurs reprises. Mais peut-être fallait-il se libérer de certaines règles pour faire prévaloir une certaine forme de justice quand ces derniers tuent de simples mortels.

Les évènements du final tendent la situation au point qu'une résolution pacifique est à exclure. Tout porte à croire que la guerre ouverte est désormais déclarée entre les Watchers et les Immortels, et les premiers nommés ont un avantage certain puisqu'ils disposent d'une base de données contenant l'identité et le lieu de vie de leurs adversaires.

Mais il faut se méfier, car le final de la saison 3 laissait aussi entrevoir de belles promesses qui n'ont pas été tenues. Quoi qu'il en soit, c'est à ce stade la meilleure saison, car elle exploite un potentiel qui avait jusque là été délaissé. Comme quoi, il suffisait juste d'ajouter un peu de liant pour que le tout devienne réellement intéressant...

Pour conclure, il faut également noter que l'un des thèmes principaux de la série est désormais évoqué dans un générique encore remanié : eh oui, depuis 400 ans, Duncan est un lover.

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Les bilans de Lurdo : It's Personal with Amy Hoggart, saison 1 (2020)

Publié le 5 Septembre 2020 par Lurdo dans Biographie, Comédie, Critiques éclair, Documentaire, Les bilans de Lurdo, Review, Télévision, TruTV

Série semi-documentaire en 8 épisodes de 25 minutes, It's Personal with Amy Hoggart met en vedette (comme son nom l'indique) Amy Hoggart, déjà aperçue dans Almost Royal et comme correspondante dans l'émission de Samantha Bee (qui produit par ailleurs ce programme-ci). Sans surprise, It's Personal se trouve au carrefour de ces deux formats, pour un résultat amusant, mais un peu inégal...

It's Personal with Amy Hoggart, saison 1 (2020) :

Amy Hoggart n'est pas thérapeute. Elle n'est pas psychologue. Du tout, même. Mais elle est (ou plutôt se prétend) empathe, et parce qu'elle a (spontanément) décidé qu'elle était gentille, elle a décidé d'aider des inconnus à faire face aux problèmes qui les accablent...

Si j'évoquais, en introduction une sorte de carrefour de deux formats, c'est qu'un peu à l'instar d'Almost Royal, Amy Hoggart joue en effet ici la carte de la cringe comedy, se confrontant à des milieux et à des thématiques dont elle ignore tout ; une confrontation qui prend la forme d'un segment tel qu'elle pouvait en tourner pour l'émission de Samantha Bee, mais étendu sur plus de 20 minutes.

En se positionnant en pseudo-thérapeute cherchant à aider son prochain, Hoggart navigue ainsi dans des eaux difficiles, constamment sur le fil du rasoir entre parodie de télé-réalité (avec commentaires sarcastiques et bourrés de second degré, propositions absurdes, et raisonnements improbables) et émission "transformative" sincère : un équilibre périlleux qui fonctionne plus ou moins bien en fonction des épisodes, des thématiques abordées, et des personnes qu'elle doit aider.

On a ainsi, dans l'ordre, Laura, une femme dépourvue de sens de l'humour ; Livi, une jeune habitante de Miami complexée par son physique et par sa méconnaissance de la ville et de ses habitants ; Gilbert, anxieux et stressé par la vie à New York ; un couple de Pennsylvanie qui veut s'essayer à la polygamie ; Collette, une musicienne qui veut renouer avec les anciens membres de son groupe ; Matthew, un enfant voulant se venger de son père ; Kevin, honteux de s'être abstenu lors des élections de 2016 ; et John, qui peine à faire son deuil à la fois de son père et de son chien...

Des personnalités et des problèmes bien différents, et donc des épisodes à l'intérêt très variable - parfois très premier degré et donc moyennement probants, parfois totalement déjantés, comme l'épisode Revenge, dans lequel Amy tente d'aider un petit garçon à se débarrasser de sa colère envers son père en écrivant un livre pour enfants, en lui faisant rencontrer un groupe de métal et en embauchant un ex-Marine pour monter un plan d'attaque...

Un programme en demi-teinte, donc, qui fonctionne principalement sur le flegme et l'humour à froid de Hoggart, mais qui flirte un peu trop avec le genre de la télé-réalité pour totalement fonctionner en tant que parodie de ces programmes.

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Les bilans de Lurdo : Medical Police, saison 1 (2020)

Publié le 5 Septembre 2020 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Review, Télévision, Action, Thriller, Netflix, Les bilans de Lurdo

Avec sept saisons (et trois saisons de la série quasi-dérivée NTSF:SD:SUV::, qui parodiait les séries d'action et procédurales, façon CSI, 24 h chrono, etc), Childrens Hospital a fait les beaux jours de la chaîne Adult Swim, avec son humour totalement absurde et décalé, ses innombrables caméos improbables, et ses scripts déjantés, dénués de toute logique ou de tout semblant de réalisme.

Un type très particulier d'humour, destiné à un public averti, et qui était porté par la bande de Rob Corddry (et de Paul Scheer pour NTSF) jusqu'en 2016, date de fin de diffusion de Childrens Hospital. Qu'à cela ne tienne : la bande a fait des adeptes, elle a ses nombreux fans, au nombre desquels, visiblement, Netflix, qui a commandé ici un spin-off en 10 épisodes de Childrens Hospital, spin-off qui, justement, lorgne en partie sur le NTSF de Paul Scheer.

Medical Police, saison 1 (2020) :

Lola Spratt (Erinn Hayes) et Owen Maestro (Rob Huebel), deux médecins du Childrens Hospital de Sao Paulo, au Brésil, se retrouvent embarqués dans une course contre la montre pour le compte du CDC lorsqu'un virus meurtrier est libéré par des imprimantes 3D disséminées aux quatre coins de la planète...

Si la parenté de NTSF:SD:SUV avec Childrens Hospital était plus spirituelle, dans le style d'humour et dans les intervenants, ici, on est littéralement dans un spin-off de la série mère, dont tout le cast (Henry Winkler, Rob Corddry, Lake Bell, Ken Marino, Malin Akerman, Zandy Hartig, Beth Dover, Michael Cera, etc...) revient, et dont l'hôpital sert de cadre au premier et au dernier épisode.

On est vraiment dans une situation de "et si deux personnages de Childrens Hospital se retrouvaient plongés dans un bio-thriller international ?", un récit hautement sérialisé et supervisé par David Wain (de la troupe Stella et des Wet Hot American Summer). Et c'est au niveau de cette sérialisation que le bât blesse un peu.

Car si l'humour de la mini-série reste égal à lui-même, si le côté globe-trotting permet d'avoir des décors et des caméos variés (Jason Schwartzman, Randall Park, Judith Godrèche, Carlito, Craig Robinson, Lilly Singh, Joel McHale, etc...), et si le tout reste très plaisant à suivre, la sérialisation du récit fait que ce dernier connaît des hauts et des bas, des passages plus bavards et plats que d'autres, et peine à articuler de manière fluide et rythmée ses séquences d'action parodiques, ses gags visuels, et ses dialogues absurdes.

Ainsi, à mi-parcours, une fois les premiers tenants et aboutissants du virus révélés, la saison connaît un petit coup de mou, et peine à reprendre du poil de la bête, jusqu'à sa conclusion heureusement assez improbable.

Dans l'ensemble, la saison est amusante, mais on sent tout de même que si Childrens Hospital fonctionnait si bien, c'était par son côté unitaire et relativement indépendant. Là, dans ce thriller aux accents pseudo-procéduraux à la Burning Zone : Menace Imminente, l'humour et l'efficacité de ce type de programmes se trouve dilué, et tourne ponctuellement à vide, malgré les efforts de chacun.

Rien de rédhibitoire, mais un peu décevant néanmoins.

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Blog Update ! - Août 2020

Publié le 31 Août 2020 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, Télévision, Update

Un mois d'août hétéroclite et caniculaire sur le blog des Téléphages Anonymes, qui résistent aux températures, coûte que coûte (et quoi qu'il en coûte) !

#1267 : SEMAINE AVENTURE - Hercule et les Amazones (1994)

#1268 : SEMAINE AVENTURE - Hercule et le Royaume Oublié (1994)

#1269 : SEMAINE AVENTURE - Hercule et le Cercle de Feu (1994)

#1270 : SEMAINE AVENTURE - Hercule et le Monde des Ténèbres (1994)

#1271 : SEMAINE AVENTURE - Hercule et le Labyrinthe du Minotaure (1994)

#1272 : SEMAINE AVENTURE - Kull le Conquérant (1997) - 1.5/6

#1273 : Dino De Laurentiis - The Last Movie Mogul (2001) - 4/6

#1274 : Mister Dynamite (1986) - 2.5/6

#1275 : Expendables 3 (2014) - 2.5/6

#1276 : Justice League Dark - Apokolips War (2020) - 3/6

#1277 : Le Mans 66 (2019) - 4.25/6

#1278 : Le Flingueur (2011) - 3.75/6

#1279 : Artemis Fowl (2020) - 2/6

#1280 : Wunderkammer - World of Wonder (2019) - 3/6

#1281 : An American Pickle (2020) - 2.5/6

#1282 : Opération Condor (1991) - 5/6

#1283 : Mechanic - Résurrection (2016) - 2.25/6

#1284 : Chinese Zodiac (2012) - 2.25/6

#1285 : Misbehaviour (2020) - 3/6

#1286 : Fahrenheit 11/9 (2018) - 2.5/6

#1287 : Far Cry (2008) - 1.5/6

#1288 : La formidable aventure de Bill et Ted (1989) - 3.5/6

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# Bilan :

Pas vraiment d'actualité en ce mois d'août toujours placé sous le signe de la COVID (hormis le décevant Artemis Fowl), mais l'occasion de liquider un peu les stocks de films plus anciens qui s'accumulent.

Et qui dit "vider les fonds de tiroir" dit aussi beaucoup de métrages quelconques ou médiocres, qu'il faut bien regarder un jour ou un autre. Un mois faiblard, donc, avec plusieurs films de Jackie Chan et autres films d'action, des documentaires, et une semaine AVENTURE qui m'a permis de redécouvrir les premiers métrages de la série Hercule.

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# Film(s) du mois :

Opération Condor domine largement la compétition, avec son mélange de comédie, d'aventure et d'arts martiaux que Jackie Chan a, depuis, tenté de reproduire à maintes reprises, sans succès. Un incontournable de sa carrière, cela dit.

Le Mans 66 m'a, lui, agréablement surpris, malgré sa réécriture parfois fantaisiste de l'Histoire.

 

# Flop(s) du mois :

Far Cry, forcément (on ne refait pas Uwe Boll) ; Kull le Conquérant, forcément (Sorbo aurait mieux fait de s'abstenir) ; et malheureusement, Artemis Fowl, sacrifié par Disney sur sa plate-forme de VOD, non sans raisons, puisque l'adaptation signée Kenneth Branagh est totalement anémique, générique et dépourvue d'intérêt. Si le film est resté si longtemps en development hell, ce n'était pas innocent...

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# Petit écran :

Énormément de séries passées en revue, ce mois-ci, à commencer par l'intégrale Conan, en trois parties, et par les téléfilms de la série Hercules : The Legendary Journeys (voir les liens plus haut) : de la fantasy inégale, tout ça, mais dont l'innocence et la sincérité peut rendre nostalgique d'une époque où toutes les séries de genre n'étaient pas censées être des blockbusters sérieux conçus pour être le nouveau Game of Thrones, mais osaient la bonne humeur, la légèreté et les scénarios simples et directs.

En parallèle, bonne surprise que l'intégrale de la série Future Man (saison 1, 2 et 3), une comédie de science-fiction gentiment graveleuse mais qui ose de nombreuses choses et des idées improbables ; excellente surprise que la première partie de la série animée Primal, sauvage, brutale et touchante à la fois ; amusante surprise que Year of the Rabbit, parodie de série policière historique britannique ; et mauvaise surprise que les premiers épisodes de Star Trek Lower Decks, nouvelle déclinaison de la franchise, qui semble penser que l'hystérie et le fanservice constant suffisent pour rendre une série drôle et pertinente.

Et puis il y a bien entendu les bilans de Sygbab, qui a entamé ce mois-ci une intégrale de la série Highlander, entreprise des plus courageuses et téméraires.

Tous ces bilans sont, bien sûr, directement accessibles depuis l'index Séries alphabétique qui leur est consacré.

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# À venir :

En septembre, avec les premières notes de l'automne, les Téléphages Anonymes voyageront dans le temps avec Bill et Ted, iront à Marwen, enfileront la cape du Chevalier Noir, rejoindront les Boys, se prendront pour des stars de film d'action avec Kevin Hart, et bien plus encore !

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Les bilans de Sygbab - Highlander, saison 3 (1994-1995)

Publié le 30 Août 2020 par Sygbab dans Action, Aventure, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Histoire, Les bilans de Sygbab, Review, Romance, Télévision, Canada, France

There can only be one... Et comme Sygbab continue vaillamment cette nouvelle intégrale hebdomadaire, ce sera sûrement lui !

Highlander, saison 3 (Highlander : The Series, season 3 - 1994-1995) :

Alors qu'il a retrouvé l'amour dans les bras d'Anne (Lisa Howard), à qui il cache son immortalité, Duncan est confronté à Kalas (David Robb), un vieil ennemi qui prend la tête de Hugh Fitzcairn (Roger Daltrey). Décidé à venger son ami, Duncan se tourne alors vers Joe (Jim Byrnes) et Adam Pierson (Peter Wingfield), un Guetteur qui s'avère être Methos, le plus vieux des immortels...

Après une seconde saison qui laissait espérer la mise en place d'une certaine continuité, il faut vite se rendre à l'évidence : les épisodes s'enchaînent dans un format qui n'est que trop répétitif, avec une multitude d'adversaires que Duncan a déjà rencontrés par le passé. Il est par moment mis en difficulté (par un ancien ami, ou encore par un immortel dans la peau d'un enfant), mais il n'est jamais réellement mis en danger.

Quant aux flashbacks, ils sont toujours aussi peu passionnants en général - le seul intérêt réside presque dans les costumes -, avec la même tendance obstinée à placer Duncan dans toutes les guerres, histoire de revenir encore et encore sur son lourd passé. Il y a au moins une constante : quelles que soient les époques, son honneur n'est pas remis en cause et il se pose sans cesse des questions sur le bien-fondé des actions de ceux qui l'accompagnent.

Mais la plus grande thématique le concernant, finalement, c'est cette notion qui échappe au contrôle de tous, et que personne ne peut comprendre totalement même après des siècles à tenter de l'apprivoiser : l'amour. C'est à cause de la perte de Tessa que Duncan refuse de révéler à Anne ce qu'il est réellement, et qu'il l'éloigne le plus possible malgré les sentiments qu'il a pour elle.

C'est aussi pour cela qu'il se réfugie de nouveau à Paris - l'occasion de revoir Maurice, toujours aussi bon vivant - après être été tué devant elle ; ce qui constitue en soi une bonne excuse pour ne pas l'impliquer dans sa vie. Bizarrement, leur relation fonctionne plutôt bien, et il y a une complicité qui n'existait pas avec Tessa. Par ailleurs, l'annonce de la grossesse d'Anne offre une possibilité intéressante pour que Duncan devienne père - même si l'enfant ne serait pas de lui -, mais elle est évacuée assez rapidement. Reste à savoir si c'est de manière définitive, ce qui serait dommage.

C'est une idée qui fait écho à l'un des premiers épisodes de la saison, dans lequel une ancienne petite amie de Ritchie réapparaît avec un enfant. Malgré toute la bonne volonté de ce dernier, dont l'envie d'explorer la paternité est sincère, la relation tourne court. Son développement est enfin un peu plus travaillé, notamment grâce à sa nouvelle passion pour la moto qui ne le mènera pourtant pas bien loin puisqu'il meurt sur la piste, à la lutte avec son coéquipier. Cet évènement va d'ailleurs le hanter et le conduire à s'éloigner de Duncan.

Quant à Joe, il est mis en avant car il est confronté à des situations qui l'interrogent sur sa mission. Il s'aperçoit en effet qu'il n'est pas possible de rester spectateur dans toutes les circonstances, et qu'il est parfois nécessaire d'agir au risque d'aller à l'encontre des règles établies par l'organisation séculaire dont il fait partie. Il y a toutefois une limite, car il ne faut pas verser dans l’extrémisme comme certains.

C'est dans cette optique qu'il tente d'abattre Christine dans le final, alors qu'elle s'apprête à dévoiler le secret entourant les immortels, en s'appuyant sur les archives des Watchers. Mais celles-ci tombent entre les mains de Kalas, qui s'en empare sans vergogne pour faire chanter Duncan. Son introduction en milieu de saison fait grimper l'intérêt d'un cran : en plus de briser la monotonie des épisodes indépendants, c'est la première fois qu'un immortel est présenté comme un antagoniste récurrent avec des motivations bien établies et des capacités qui le rendent dangereux.

C'est une vraie menace qui tranche avec les saisons précédentes, et c'est appréciable. Leur duel final - pas très original au niveau de la chorégraphie - est épique grâce au cadre dans lequel il se déroule : ni plus ni moins que la Tour Eiffel, ce qui donne l'occasion de mettre en scène un quickening magistral.

La mort de Kalas est censée modifier la donne puisque ce dernier a clairement indiqué que cet évènement amènerait à la divulgation des informations que Christine avait en sa possession. Ce stratagème machiavélique pousse à Duncan à envisager de se sacrifier mais heureusement Methos intervient en lui proposant une autre perspective. Selon lui, étant donné que la civilisation est amenée à évoluer, il est peut-être temps que le monde soit au courant de leur nature.

Ce nouveau personnage est une excellente idée  et ce pour plusieurs raisons. Dans un premier temps, sa physionomie prend les téléspectateurs à contre-pied : faire du plus vieil immortel existant un homme dans la trentaine alors qu'on aurait pu s'attendre à un homme plus mûr est intéressant. Ensuite, le fait qu'il se soit infiltré au sein de l'organisation des Watchers pour être chargé de sa propre recherche est un véritable coup de génie.

Il semble désormais que la série soit sur la bonne voie car les scénaristes tentent d'exploiter le potentiel de la mythologie mise en place, mais elle reste malgré tout handicapée par des épisodes indépendants souvent monotones et trop nombreux et un développement des personnages qui est dans l'ensemble assez laborieux. Il y a de la cohérence dans le propos, mais ça ne décolle toujours pas.

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Critiques éclair - Star Trek : Lower Decks, épisodes 1x03-04 (2020)

Publié le 29 Août 2020 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, CBS, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Les bilans de Lurdo, Review, Science-Fiction, Star Trek, Télévision, USA

Nouvelle déclinaison de la franchise Star Trek confiée par CBS à Mike McMahan (Rick et Morty, Solar Opposites), Lower Decks a peiné à me convaincre avec ses deux premiers épisodes (critiqués ici), bien trop creux pour leur propre bien, et avec des personnages tellement clichés et hystériques qu'ils en devenaient agaçants. Espérons que tout ça va se calmer un peu pour la suite de la saison...

Star Trek : Lower Decks 1x03-04 (2020) :

En 2380, les mésaventures de Mariner, Boimler, Tendi et Rutherford, un groupe de sous-officiers chargés des tâches les moins essentielles à bord de l'USS Cerritos, un vaisseau secondaire de Starfleet...

- 1x03 - Temporal Edict : Frustrée par l'annulation d'une mission diplomatique par Starfleet, le Capitaine Freeman décide d'imposer une discipline de fer sur le vaisseau - mais lorsqu'une race extraterrestre attaque le navire, tout le monde est trop fatigué pour se défendre. Sur la planète d'origine de ces assaillants, Mariner et le Commander Ransom, emprisonnés, se disputent pour savoir qui affrontera le champion local en duel singulier...

Et encore une fois, on ouvre un épisode en renforçant les caricatures que sont les personnages principaux, avec Boimler le nerd fils-à-maman humilié qui joue du violon vs Mariner qui est trop cool, rebelle et joue du métal sur sa guitare comme une rock goddess.

D'ailleurs, tout le reste de l'épisode est à l'identique : tout comme sa fille, le Capitaine n'en fait qu'à sa tête et est caractérielle, imposant ses volontés à son équipage de manière totalement caricaturale ; Mariner se rebelle encore et encore, parle à son Premier officier comme à l'un de ses potes, et se croit au-dessus de tout ; et si Boimler finit par sortir gagnant de toute cette histoire, c'est uniquement parce qu'il est un nerd studieux et respectueux du règlement, comme un idiot.

Encore une fois, pourquoi pas, dans l'absolu... si ce show n'était pas présenté comme une série faisant officiellement partie du canon de Trek, et si l'écriture n'était pas à ce point forcée, façon "regardez comme ils sont tous déjantés et incontrôlables, c'est trop drôle !!!".

En l'état, c'est tout simplement laborieux, jamais particulièrement original, jamais particulièrement amusant, et Mariner reste particulièrement agaçante.

- 1x04 - Moist Vessel : L’impertinence de Mariner amène sa mère à tenter de la forcer à quitter le navire... en faisant d'elle un membre du senior staff du Cerritos. De son côté, Tendi sabote malencontreusement une cérémonie d'Ascension, et fait tout son possible pour réparer sa bêtise.

Mouais. Deux personnages quasiment absents (Boimler et Rutherford), une sous-intrigue de l'Ascension digne d'une mauvaise sitcom (et qui dégénère en romance forcée et en slapstick parodique), et une Mariner-Sue toujours aussi agaçante, toujours caractérisée comme une ado rebelle de 15 ans anti-autorité, et qui triomphe toujours à la fin, après avoir fait la leçon à sa mère, et sauvé le vaisseau d'une énième catastrophe spectaculaire et hystérique, en partie grâce à ses méthodes peu orthodoxes.

Je commence vraiment à me lasser de tout ça, je dois dire, et quand bien même j'irai jusqu'au bout de ces dix épisodes, je commence à perdre espoir. Après, j'ai l'impression que la production tente des choses au niveau visuel (les lumières, les ombres), donc c'est un point positif à souligner.

Mais je ne trouve pas Lower Decks drôle. Du tout.

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Les bilans de Lurdo : Future Man, saison 3 (2020)

Publié le 29 Août 2020 par Lurdo dans Action, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Science-Fiction, Les bilans de Lurdo, Review, Télévision, USA, Hulu

Au fil de ses deux premières saison de 26 minutes, Future Man aura bien changé. Après une première saison décomplexée, à la fois graveleuse, référentielle et dynamique, la série a ainsi viré de cap, pour nous proposer une seconde saison nettement moins convaincante, car assez statique et plus axée sur l'aspect dramatique des relations entre les personnages.

Reste que la promesse de la fin de saison 2 - le trio enfermé dans une prison, et devenant les nouveaux "candidats" d'un jeu façon Running Man - était intrigante, et avec un nombre d'épisodes réduits (8 épisodes seulement) et la présence accrue de Seth Rogen, on pouvait s'attendre à quelque chose de différent... 

Future Man, saison 3 (2020) :

Écoutant une voix sortie de nulle part et qui prodigue des conseils à Josh (Josh Hutcherson), ce dernier, Tiger (Eliza Coupe) et Wolf (Derek Wilson) parviennent à échapper au Diecathlon, ce jeu télévisé ayant pour objectif de les punir d'avoir bouleversé la bonne marche du temps. Désormais traqué par les autorités de régulation temporelles, par leur cyborg indestructible et par Susan (Seth Rogen), le présentateur du Diecathlon, le trio traverse les époques, à la recherche de Haven, un havre de paix où ils pourront se cacher. Mais les trois compères ne sont plus ceux qu'ils étaient au début de leur aventure, et leurs aspirations sont désormais bien différentes...

Et bizarrement, cette saison 3 ressemble un peu à une fusion des deux premières fournées d'épisodes : de la saison 1, Future Man reprend des voyages temporels improbables, très Legends of Tomorrow, avec nos protagonistes qui passent par la France, le Japon, la Russie, le Québec colonial, et reviennent en 1999, avant de rejoindre Haven, une bulle temporelle où sont réfugiés toutes les célébrités de l'Histoire, sauvées juste avant leur mort par l'un des clones de Josh. On a droit aussi à un "gentil" Ben Laden, à une histoire d'amour avec James Dean, à un immense vagin lumineux dans le ciel, à une chèvre plus que sage, etc... le tout dans une certaine bonne humeur assez agréable à suivre.

De sa saison 2, cependant, la série garde aussi un côté décousu, et un rythme en dents de scie : après un début sur les chapeaux de roue - l'évasion, les voyages temporels -, la saison freine des quatre fers au Québec, s'égarant dans des sous-intrigues pas toujours abouties, et dépendant d'une caractérisation très aléatoire du trio de tête. Et puis arrive Haven, cette bulle temporelle où tout reste inchangé et immobile - et la série aussi.

Ce n'est pas que c'est désagréable à regarder : les aventures sexuelles de Josh avec toutes les stars sont hautement risibles, les personnages décalés, et visuellement, il y a des expérimentations intéressantes, mais à nouveau, les scénaristes semblent décidés à séparer le trio de tête, qui évolue sans se croiser vraiment, entre Tiger qui médite avec sa chèvre, et Wolf qui devient fou.

Heureusement, la fin de saison redonne du peps à tout le monde, en reformant le trio, en permettant enfin à Josh de briller un peu (lui qui a été humilié pendant des dizaines d'épisodes) et en confiant aux protagonistes une ultime mission plus nerveuse et efficace.

Alors certes, il ne faut pas forcément s'attendre à beaucoup de rigueur au niveau de la mécanique temporelle et de la logique, mais puisque la série décide de se conclure sur une note vraiment réjouissante, on finit par se laisser emporter par le tout : le trio finit ses jours en 1999 où, à en croire les quelques scènes "six mois plus tard", Wolf devient un Bruce Wayne-bis (avec majordome, costume et bat-signal), Tiger trouve enfin la paix intérieure avec un compagnon inattendu, et Josh... reste Josh.

Sans oublier ce générique final amusant qui révèle que la série n'est qu'une adaptation white-washed d'une histoire "vraie" totalement improbable.

Bref : dans l'ensemble, Future Man est une série assez légère et agréable à suivre, principalement grâce à sa distribution très impliquée, et à son format court. La série n'a pas forcément la rigueur scénaristique ou rythmique nécessaire pour en faire un programme indispensable (surtout avec cette saison 2 un bon cran en dessous de la première, voire de la troisième) mais ce n'est pas pour autant honteux ou mauvais - il y a là suffisamment d'idées débiles et déjantées pour conserver l'intérêt du spectateur, et la production reste à la hauteur des ambitions des scénaristes.

Toutes les séries comiques ne peuvent pas en dire autant.

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Les bilans de Sygbab - Highlander, saison 2 (1993-1994)

Publié le 23 Août 2020 par Sygbab dans Action, Aventure, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Histoire, Les bilans de Sygbab, Review, Romance, Télévision, Canada, France

There can only be one... Et comme Sygbab continue vaillamment cette nouvelle intégrale hebdomadaire, ce sera sûrement lui !

Highlander, saison 2 (Highlander : The Series, season 2 - 1993-1994) :

Immortel âgé de plus de quatre cent ans, Duncan MacLeod (Adrian Paul) continue de vivre entre les États-Unis et Paris, aux côtés de Tessa (Alexandra Vandernoot), sa compagne humaine, et de Richie (Stan Kirsch), son protégé. Mais il découvre soudain l'existence des Guetteurs, une organisation secrète humaine consacrée à l'observation des Immortels et de leurs affrontements : voilà une nouvelle source de problèmes pour MacLeod, qui trouve en Horton (Peter Hudson), un guetteur fanatique, un nouvel ennemi...

Changement de saison, changement de générique, avec une introduction bien moins énergique qu'elle ne pouvait l'être par le passé. Heureusement que la musique de Queen est toujours là pour donner la pêche avant chaque début d'épisode ; c'est un bon moment qu'il faut savoir apprécier car pour le reste, les défauts sont les mêmes que dans la première saison : les scripts sont majoritairement plats, les flashbacks ne sont pas toujours passionnants, la gestion des personnages est aléatoire, et le format de 48 minutes est encore beaucoup trop long car il engendre des problèmes de rythme.

Il faut cependant mettre en avant des améliorations notables, et pas seulement au niveau des scènes de combat qui deviennent petit à petit plus crédibles - même si en parallèle les Quickenings deviennent de plus en plus affreux visuellement. Les acteurs commencent à jouer de manière plus convenable, et la copie a été entièrement revue en ce qui concerne l'illustration musicale.

Cela donne une autre aura à cet univers qui se développe lentement mais sûrement, le rendant un peu plus palpable. En revanche, il est difficile de s'y retrouver avec les personnages, la faute à une délocalisation constante qui voit Duncan se partager entre les États-Unis et la France de manière récurrente. Il faut donc s'habituer à ce que certains éléments soient laissés en suspens, ce qui crée une discontinuité peu évidente à appréhender.

Malgré ces problèmes inhérents à la production de la série, cela élargit tout de même le cercle des connaissances de Duncan, en intégrant de nouvelles figures, pas forcément toutes aussi sympathiques les unes que les autres - cela dépend aussi des affinités du téléspectateur.

Charlie (Philip Akin), par exemple, a du mal à exister, alors qu'un vent de fraîcheur accompagne l'introduction de Maurice (Michel Modo), le genre d'ami un peu lourdingue et collant sur qui on peut toutefois compter. Il apporte un brin d'humour pour détendre l'atmosphère, bien pesante autrement. En effet, la mort de Tessa - très tôt dans la saison, dans un épisode dont la conclusion dramatique est assez prévisible, et relativement ratée au regard de l'ambiance mise en place tout du long - porte un coup sévère à MacLeod.

La perte de l'être aimé est à priori le thème de prédilection des scénaristes ; de fait, il est mis en exergue à cause de cet évènement tragique (même si malheureusement ça devient un prétexte pour que le personnage principal devienne subitement un dragueur invétéré qui tombe toutes les femmes).

Découverte au même moment puisqu'il fait initialement partie des victimes, l'Immortalité de Ritchie est à la fois une bonne et une mauvaise idée. en tout cas par rapport à ce qu'elle génère. Certes, c'est l'occasion de voir Duncan dans un rôle d'instructeur, puisqu'il le prend sous son aile afin de lui apprendre les rudiments du combat au sabre, mais c'est aussi une façon de se débarrasser momentanément de Ritchie puisqu'il est rapidement congédié.

Cette intrigue a tout de même la particularité de révéler quelque chose d'assez troublant : que ce soit pour lui, Amanda (qui revient à deux reprises, avec des épisodes plus réussis que lors de sa première apparition) ou d'autres, MacLeod a tendance à vouloir combattre à la place de ses "protégés" car il a plus de chances d'y survivre. Il y a certes de la bonne volonté de sa part, mais cela sert aussi son intérêt personnel puisqu'il récupère régulièrement les Quickenings et augmente ainsi ses chances d'être le dernier immortel debout.

Les menaces auxquelles il doit faire face proviennent encore majoritairement d'immortels déjà croisés par le passé, sauf dans les cas de Néfertiri et de Marcus qui sont vivants depuis des millénaires sans qu'il en ait entendu parler. Peut-être ont-il appris à faire profil bas et à moins se faire remarquer que le héros, toujours fourré dans de drôles d'histoires (à part amener quelques personnes à se poser des questions dans les forces de police, cet aspect-là n'est pas vraiment développé). Mais la menace la plus sérieuse vient d'un humain extrémiste, bien décidé à exterminer cette espèce étrange d'êtres immortels.

Horton fait ainsi partie des Guetteurs, une organisation qui observe les immortels depuis des siècles afin de consigner leurs faits et gestes, dans le but de garder une trace de leur histoire. Leur règle d'or est de ne jamais intervenir, mais sa vision est plus radicale : les humains doivent prévaloir, et il n'est pas question qu'ils soient sous le joug d'un individu - d'une aberration plutôt - qui bénéficierait du savoir ultime.

Il utilise donc à son avantage les ressources dont il dispose en trahissant l'esprit pacifique des Watchers, allant même jusqu'à bafouer les règles des duels entre immortels par le biais d'une association malfaisante avec Xavier St. Cloud (Roland Gift), l'un des antagonistes de Duncan. Au-delà des possibilités qu'offre cet élément, cela met Duncan dans une situation inconfortable car tuer Horton va à l'encontre de ses principes.

Ce dernier traversant les océans pour traquer son ennemi, cela compense la discontinuité évoquée auparavant en créant un peu de liant, avec des épisodes en deux parties qui pointent le bout de leur nez. Une nouveauté qui apporte de la variété, tout comme le 2.16 The Vampire qui est pour une fois structuré autour d'un flashback et non de ce qu'il se passe dans le présent. C'est un aspect à travailler pour enrichir la série grâce à des épisodes atypiques, et aussi pour voir autre chose que des flashbacks de quelques minutes qui ne sont pas toujours concluants.

Il était aisé de fournir une saison moins catastrophique que la première, mais on sent une réelle volonté de mettre quelque chose en place grâce à une mythologie qui s'instaure peu à peu et des personnages qui commencent à s'établir. Cela n'augure en rien d'une suite extraordinaire, mais les scénaristes ont des idées ; reste à voir comment celles-ci seront exploitées.

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Les bilans de Lurdo : Year of the Rabbit, saison 1 (2019)

Publié le 22 Août 2020 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Drame, Les bilans de Lurdo, Policier, Review, Sitcom, Télévision, Thriller, UK

Comédie policière britannique en 6 épisodes de 25 minutes environ, Year of the Rabbit se veut une parodie du genre "enquêtes victoriennes", façon Ripper Street, écrite et produite pour Channel 4 par des scénaristes de tv éprouvés, déjà à l'œuvre sur Veep, ou sur les séries de Matt Lucas et David Walliams...

Year of the Rabbit, saison 1 (2019) :

Les enquêtes improbables de l'Inspecteur Rabbit (Matt Berry), un alcoolique brutal et bas-de-plafond, et de ses acolytes Wilbur Strauss (Freddie Fox), jeune officier débutant, et Mabel Wisbech (Susan Wokoma), premier femme policière (et accessoirement fille adoptive du commissaire), dans le Londres de 1887...

Une comédie co-écrite par Matt Berry, et qui s'avère donc chargée en humour noir et en politiquement incorrect, une jolie satire du genre procédural en costume, où tout le monde jure, où le sexisme est roi (et où les antagonistes sont des féministes criminelles) et où les procédures judiciaires et les interrogatoires se règlent à coup de battes métalliques dans la tronche.

La bonne idée des responsables de cette "année du lapin", c'est de concilier son côté absurde et déconneur - entre son Elephant Man flamboyant, son clochard vivant dans les goûts, la Princesse de Bulgarie (une Sally Phillips qui s'amuse bien), le rival de Rabbit, les personnages joyeusement barrés - avec une intrigue de fond traitée plus sérieusement.

Bon, ce n'est pas non plus un thriller ultra-dramatique, mais la conspiration globale qui entoure Rabbit et ses collègues évolue tout au long de la saison et parvient à se montrer un peu plus sérieuse lorsqu'il le faut. Le tout avec un enrobage musical aux percussions modernes étrangement funky, qui créent un décalage intéressant.

En somme, une première saison plutôt amusante et sympathique, qui pourrait bien déboucher, via l'apparition finale de Jemaine Clement en agent de la Reine, vers une seconde saison encore plus excentrique, et aux enjeux toujours plus improbables.

Pour le coup, ça fait envie.

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Les bilans de Lurdo : Future Man, saison 2 (2019)

Publié le 22 Août 2020 par Lurdo dans Action, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Science-Fiction, Les bilans de Lurdo, Review, Télévision, USA, Hulu

Après une première saison qui assumait fièrement ses influences, et jouait avec ces dernières pour le meilleur et pour le pire, Future Man, chapeautée par Seth Rogen et Evan Goldberg, et écrite par les scénaristes de Sausage Party, est revenue pour deux saisons, dont une première en 2019, au même format de 13 x 25 minutes. Mais comme on va très vite le voir, le programme a radicalement changé de direction, quitte à se perdre en chemin...

Future Man, saison 2 (2019) :

Après avoir détruit l'œuvre de Kronish, Josh (Josh Hutcherson) est désormais en prison, considéré comme un terroriste mondialement connu. Jusqu'à ce qu'il réalise qu'il est dans un futur bien différent, où Stu (Haley Joel Osment) tente d'envoyer l'humanité sur Mars, et où une résistance anti-technologie vit retranchée, accueillant Wolf (Derek Wilson) à bras ouverts...

C'est bien simple : la première saison de Future Man reposait sur une intrigue de fond, une mission (arrêter Kronish), autour de laquelle se brodaient des digressions comiques, au gré des sauts temporels et des nouvelles époques visitées. Là, pour cette saison 2, les scénaristes ont pris le contrepied total de cette approche : il n'y a qu'une époque, et en lieu et place d'une intrigue de fond, la saison n'est qu'une grosse digression, durant laquelle chacun des membres du trio évolue dans son coin, séparé des deux autres.

Ce qui pose tout de suite problème, étant donné que l'alchimie et les interactions du trio Josh/Tiger/Wolf formaient l'un des intérêts principaux de la saison 1. D'autant qu'ici, une fois qu'ils se retrouvent, les personnages ont des rapports très conflictuels et relativement dénués d'humour : en saison 1, je parlais d'un équilibre précaire entre le sérieux et la parodie ; en saison 2, le sérieux domine clairement - même si la série n'est pas dénuée d'idées absurdes.

Tiger est probablement le personnage qui souffre le plus de cette nouvelle direction : confrontée à une vie de famille recomposée avec un Stu holographique et sa fille (aussi interprétée par Coupe, avec une voix délibérément insupportable), le personnage se cherche, et finit par prendre des décisions étranges, qui contrastent avec la caractérisation habituelle de Tiger. Pas particulièrement convaincant, à vrai dire.

Wolf, lui, est plongé dans une relecture (là aussi) familiale d'Idiocracy, où il est placé à la tête d'une cellule familiale complexe, et en profite pour réinventer (littéralement) la roue, en même temps qu'il se réinvente une nouvelle fois. Plutôt amusant, parfois touchant, mais aussi occasionnellement redondant et répétitif.

Quant à Josh... mieux vaut ne pas en parler. Il passe la saison en retrait, à passer d'humiliation en humiliation, à souffrir et... ce n'est tout simplement pas très drôle. À se demander si Hutcherson n'était pas totalement disponible, cette saison, et si les scénaristes ont dû broder autour de son personnage...

Quoiqu'il en soit, pour une série intitulée Future Man, le programme passe, en saison 2, énormément de temps centré sur Tiger et Wolf, qui n'ont plus vraiment de direction, dans la vie, et doivent se réinventer. Soit. Le tout culmine même en une fin de saison qui fonctionne à peu près, car retrouvant une énergie, un but et une mission... à défaut d'être très cohérente dans son utilisation des voyages temporels.

Mais pour le reste, c'est un peu l'encéphalogramme plat. Pas forcément mauvais, pas forcément inintéressant, mais jamais très hilarant, jamais rythmé, et souvent délayé.

Les guests sont peu nombreux (Kurtwood Smith, Kristen Schaal), peu mémorables, les parodies sont brèves et semblent manquer de motivation (les cop-shows façon Law & Order, les sitcoms 80s, un numéro de comédie musicale, un peu de cyberpunk), le budget semble plus faible qu'en saison 1 (mais c'est peut-être dû au fait que l'on passe énormément de temps dans l'Idiocracie médiévale boueuse, dans le désert californien et dans la demeure aseptisée de Stu), bref, cette saison 2 laisse de marbre.

Une saison 2 finalement assez laborieuse et qui effectue des choix créatifs (et budgétaires ?) malheureusement souvent dommageables - adieu les multiples sauts temporels, les époques variées, la comédie parfois graveleuse mais décomplexée, le fanservice évident, etc, place à une saison statique, dans une réalité terne, et qui décide de séparer ses trois protagonistes pendant le plus clair de ses 13 épisodes.

La fin de saison ouvre la porte à une future fournée d'épisodes façon Running Man, avec un Seth Rogen en garde-chiourme/animateur d'un jeu télévisé dont les candidats sont nos trois protagonistes, accusés d'avoir bouleversé le continuum espace-temps avec leurs conneries : pourquoi pas, si cela permet au programme d'être plus nerveux, plus décomplexé, et de moins jouer la carte de l'émotion forcée...

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Les bilans de Sygbab - Highlander, saison 1 (1992-1993)

Publié le 16 Août 2020 par Sygbab dans Action, Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Histoire, Les bilans de Sygbab, Review, Romance, Télévision, Canada, France

There can only be one... Et comme Sygbab revient pour en découdre avec une nouvelle intégrale hebdomadaire, ce sera sûrement lui !

Highlander, saison 1 (Highlander : The Series, season 1 - 1992-1993) :

Immortel âgé de plus de quatre cent ans, Duncan MacLeod (Adrian Paul) vit une vie paisible d'antiquaire entre les États-Unis et Paris, aux côtés de Tessa (Alexandra Vandernoot), sa compagne humaine, et de Richie (Stan Kirsch), un jeune voyou qu'il a pris sous son aile. Las des duels constants à l'épée auxquels se livrent les immortels, il aimerait ne plus participer à ce combat sans fin... mais la réalité de sa condition le rattrape sans cesse.

L'immortalité est un des plus grands fantasmes de l'humanité, ce qui en fait un thème souvent abordé dans les domaines de la science-fiction et du fantastique. Étant donné que la série s'y consacre exclusivement, cela représente une opportunité de se pencher sur cette condition et d'en décortiquer les avantages et les inconvénients.

Malheureusement, ce n'est pas exploité de cette manière : si ce n'est évoquer de manière assez succincte les affres d'une solitude qui peut parfois durer des siècles et la douleur inévitable éternelle de perdre un être aimé et mortel, il n'y a pas grand-chose d'autre à signaler de ce côté. C'est d'ailleurs une constante de cette première saison puisque tout ce qui pourrait être exploité de manière intelligente n'est utilisé que de manière superficielle.

Les deux exemples les plus frappants résident dans la manière de gérer le Quickening et le background de Duncan. Dans le premier cas, il s'agit de l'aboutissement de duels presque tous identiques - même si on perçoit quelques progrès chez Adrian Paul, le manque d'inspiration dans les chorégraphies finit par rendre indifférent - et cela n'apporte rien de concret. Duncan est censé intégrer toutes les connaissances de ses adversaires, mais que ce soit dans ses aptitudes au combat ou au niveau de son enrichissement personnel, cela n'est jamais vraiment retranscrit.

Quant aux flashbacks qui ont pour but de nous faire découvrir son riche passé, ils ne sont jamais percutants. Sans parler des costumes qui sont parfois peu crédibles, le schéma est souvent le même avec un retour sur les origines de la rencontre entre Duncan et un autre Immortel, celle-ci se produisant généralement en temps de guerre. Traverser les siècles semble en effet avoir poussé notre héros à participer à tous les conflits possibles et imaginables...

Cela amène à un autre point qui met en avant le manque de créativité des scénaristes. À chaque épisode son Immortel, que Duncan a déjà rencontré par le passé dans 99% des cas, et qu'il connaît régulièrement très bien. Il y en a peu qui dérogent à cette règle, et cet enchaînement d'épisodes indépendants au déroulement quasiment invariable est plus que lassant.

Et bien entendu, cette concentration d'amis ou d'ennemis autour de lui ne change guère, qu'il soit aux États-Unis ou à Paris. Au moins, la Ville Lumière donne du cachet à la deuxième partie de saison, ce qui est toujours une bonne chose. En effet, d'autres éléments ne sont pas aussi enthousiasmants : entre une illustration musicale en décalage total avec le générique (qui est lui-même un paradoxe avec une musique et des paroles qui déchirent mais une imagerie qui fait saigner les yeux), une ambiance moribonde, un manque de rythme flagrant, une écriture au rabais et des scènes d'actions pas toujours heureuses (comme évoqué auparavant), il y a de quoi s'ennuyer.

En ce qui concerne les personnages, c'est le néant le plus total. Tessa est inutile et n'attire aucune sympathie, Richie sert uniquement de faire-valoir, Duncan n'est pas foncièrement intéressant, et le jeu approximatif des acteurs n'aide pas à s'attacher à eux.

Le comble, c'est de constater que certains des protagonistes secondaires sont plus intrigants : Darius, Amanda, et même la journaliste du début de saison... En revanche, ils ne sont pas développés, et cela souligne une fois de plus quelques carences impardonnables : la mort de Darius aurait sans doute eu plus d'impact si le téléspectateur en avait su plus sur lui, et l'intrigue de la journaliste qui essaie de percer à jour le secret de Duncan passe à la trappe alors qu'il y avait du potentiel.

En résumé, cette première saison est un véritable fiasco. Heureusement, le final relève un tant soit peu la tête en introduisant un groupe obscur qui est au courant de l'existence des immortels et qui souhaite les éliminer pour faire prévaloir l'humanité, car ils les considèrent comme une aberration de la nature. Il ne reste plus qu'à espérer que ce ne soit pas un coup d'épée dans l'eau !

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Critiques éclair - Star Trek : Lower Decks, épisodes 1x01-02 (2020)

Publié le 15 Août 2020 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, CBS, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Les bilans de Lurdo, Review, Science-Fiction, Star Trek, Télévision, USA

Parce que visiblement, pour contrer le succès croissant de The Orville auprès des fans de science-fiction télévisée, et parce que l'objectif de la plateforme de VOD CBS All Access, c'est, de son propre aveu, "Du Star Trek. Tout le temps.", voici une nouvelle série appartenant à la franchise Trek, une série animée semi-parodique inspirée d'un épisode de The Next Generation (Lower Decks), et confiée à Mike McMahan (Rick et Morty, Solar Opposites).

Star Trek : Lower Decks 1x01-02 (2020) :

En 2380, les mésaventures de Mariner, Boimler, Tendi et Rutherford, un groupe de sous-officiers chargés des tâches les moins essentielles à bord de l'USS Cerritos, un vaisseau secondaire de Starfleet...

- 1x01 - Second Contact : Alors que Tendi vient d'arriver à bord, et que Mariner et Boimler sont en mission sur une planète, un virus qui se propage à bord du vaisseau...

Difficile de vraiment se faire une idée sur la série à partir d'un seul et unique épisode pilote, mais pour l'instant, je reste très mitigé. Visuellement, la série est efficace et agréable à suivre, mais l'influence Rick & Morty est vraiment très présente... et elle se ressent encore plus au niveau du rythme (effréné, voire même saoulant, avec ses dialogues débités de manière frénétique) et de la structure globale (un début anecdotique, et une montée en puissance jusqu'à un grand final déjanté et spectaculaire).

Le problème, c'est que les personnages, pour le moment, sont peu engageants : Mariner est assez agaçante (et le rebondissement final sur son identité est totalement téléphoné), Boimler est l'équivalent de Morty, mais en uniforme, et les deux autres sont trop peu développés, pour le moment, pour laisser la moindre impression.

Reste à voir comment ça va évoluer, mais bon, pour un premier épisode, "une invasion de zombies à bord du vaisseau", ça n'inspire pas forcément confiance.

- 1x02 - Envoys : Boimler et Mariner partent en mission diplomatique, afin d'accompagner le Général klingon K'orin en déplacement. Mais ce dernier, ivre, s'enfuit avec la navette ; de son côté, Rutherford tente de changer de spécialité à bord, pour pouvoir passer plus de temps avec Tendi...

Ce n'est pas encore avec cet épisode que je vais être convaincu.

Entre son intro, très Rick et Morty (l'entité lumineuse pourrait aussi bien balancer un "Show me what you got !" à son arrivée) ; son intrigue secondaire, pas désagréable et au fond positif (tout le monde encourage Rutherford dans sa reconversion) mais totalement improbable (la spécialisation des officiers de Starfleet intervient à l'Académie, et on ne change pas de département comme ça, sur un coup de tête) ; et son intrigue principale, bourrée de fanservice creux - Boimler et Mariner arpentent la galaxie à la recherche du Klingon, passent par Risa et une cantina, rencontrent donc des Klingons, un Ferengi, des Andoriens, des métamorphes, etc -, d'observations insipides "les noms klingons se ressemblent tous, ils ont tous une apostrophe", et à la chute téléphonée au possible (un peu comme la révélation de l'identité de Mariner, dans l'épisode 1) ; tout ça m'a franchement laissé de marbre.

Et puis la série tente tellement d'imposer sa dichotomie "Boimler est un incapable fini, un Morty-bis névrosé et ringard tandis que Marysue Mariner est cool, badass, elle n'obéit à aucune règle, elle sait tout sur tout, elle parle vite et fort, elle est trop awesome, c'est une aventurière géniale, whouhou" et son rythme tendu que tout cela me frustre plus qu'autre chose, pour le moment.

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