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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #television catégorie

Les bilans de Sygbab - Seaquest DSV : saison 1 (1993-1994)

Publié le 29 Avril 2017 par Sygbab dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Sygbab, Science-Fiction, Aventure

Sygbab regarde (beaucoup) la tv, Sygbab est parfois très fainéant quand il écrit des bilans : retrouvez-les sur le blog des Téléphages Anonymes !

SeaQuest DSV - Saison 1 :

Afin de décrire cette saison, la comparaison la plus adaptée serait de considérer qu'il s'agit d'un Star Trek : The Next Generation remanié, se déroulant en plein coeur des océans en lieu et place de l'espace. Bien évidemment, les possibilités de découverte sont moindres : l'univers est infini, ce qui n'est pas le cas des étendues d'eau recouvrant notre planète.

Cette limite est néanmoins compensée par un parti pris intéressant de la part des scénaristes : la plupart des épisodes sont basés sur des recherches existantes ou des faits scientifiques établis, conférant ainsi à l'ensemble un aspect quasi documentaire. Cette idée est renforcée par les apparitions de l'océanographe Bob Ballard à chaque fin d'épisode, afin de revenir sur quelques points en étayant le propos exemples à l'appui.

De ce choix découle une structure composée essentiellement d'épisodes indépendants, dont la qualité varie en fonction du sujet mais qui gardent toujours un aspect instructif. À cela s'ajoute une situation géopolitique nouvelle, conséquence directe de la colonisation des océans par la race humaine - ce qui place plutôt la série dans la catégorie anticipation, d'ailleurs.

En effet, le monde a été réorganisé en plusieurs confédérations gérant chacune un territoire marin, et cela crée forcément des tensions. L'une des missions du SeaQuest est d'assurer la paix, tout en continuant la recherche scientifique ; ce qui n'est pas sans rappeler l'Enterprise et renforce le lien avec Star Trek.

La ressemblance entre les deux séries ne s'arrête pas là : le fait que SeaQuest DSV soit plus axé sur les histoires racontées a un impact direct sur le développement des personnages puisque ceux-ci n'évoluent pas. Il y a tout de même une exception concernant la relation père/fils qui s'installe petit à petit entre Lucas et le capitaine Bridger.

Le premier est un adolescent surdoué bien plus sympathique qu'un Wesley Crusher tête à claques, le second possède visiblement un don de prescience qui pourrait être intéressant par la suite. En revanche, si l'équipage de l'Enterprise est généralement assez froid, celui du SeaQuest est solidaire et uni derrière son captaine, faisant apparaître un véritable aspect de groupe. Il existe donc quelques éléments qui permettent de différencier les deux séries.

Il faut tout de même noter que le programme spatial n'a pas été abandonné : l'annexion des océans n'est qu'une première étape, mais la découverte d'autres planètes habitables serait plus viable. C'est une donnée non négligeable qui pose la question de l'orientation qui sera donnée à la saison 2, puisqu'il y a un premier contact avec une race extraterrestre, et il n'est pas anodin que celle-ci se déroule sous l'eau et non sur la terre ferme

Sans être absolument indispensable, cette première saison bénéficie d'une écriture plutôt solide et d'une ambiance générale sympathique. Cela incite à plonger, juste après avoir repris sa respiration, dans un univers dont les bases qui ont été posées sont pour le moins intrigantes.

 

Retrouvez aussi le bilan de la saison 1 de Seaquest DSV publié sur ce même blog par Lurdo !

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Un film, un jour (ou presque) #499 : Amours et Vignobles (2016)

Publié le 24 Avril 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Comédie, Romance, ION, Review, Télévision

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Amours et Vignobles (Heart Felt) :

Spécialiste immobilière, Molly (Emmanuelle Vaugier) s'est séparée, le jour de la Saint Valentin, de son compagnon Jackson (Matthew MacCaull), lorsqu'elle a appris, en même temps que lui, qu'il était le père d'un nouveau-né conçu 10 mois plus tôt avec son ex. Désormais fiancée à Greg (Christopher Russell), un trader séduisant mais superficiel et immature, Molly s'installe un temps au Nouveau-Mexique, pour participer à la mise en vente d'un vignoble à la mode, au propriétaire mystérieux... mais lorsqu'il s'avère que c'est Jackson qui possède le vignoble, les choses se compliquent.

Rom-com de St. Valentin diffusée à la St. Valentin 2016 sur ION, ce téléfilm souffre d'un script un peu chaotique, qui part dans de nombreuses directions jamais totalement abouties (la virtual girlfriend, "Jean-Luc", les infidélités de Greg, le sidekick mexicain et la meilleure amie, etc), et d'un budget limité, comme toujours.

Cela dit, les rôles principaux sont bien castés (Vaugier et MacCaull ont une bonne alchimie ; Lydia Campbell et Edwin Perez font des sidekicks amusants, bien qu'affreusement clichés ; Christopher Russell trouve enfin là un rôle qui casse son image de poupée Ken plastifiée - cf Merry Matrimony et Le Prince de Minuit), et le ton général, peu sérieux, tout comme l'environnement néo-mexicain font que le tout a un semblant d'identité que les autres productions ION n'ont généralement pas.

Pas terrible, mais ça pourrait être pire.

2.25/6

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Les bilans de Lurdo : Star Trek Voyager, saison 6 (4/9)

Publié le 23 Avril 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Star Trek, Science-Fiction

Je continue mon passage en revue de la saison 6 de Star Trek Voyager, entamée il y a trois semaines, une saison qui reste toujours assez inégale et frustrante, mais néanmoins plus homogène que certaines saisons passées...

Star Trek Voyager, saison 6

6x10 - Pathfinder :

Sur Terre, Reginald Barclay a peut-être trouvé un moyen d'établir un moyen de communication durable et fiable avec le Voyager, mais ses névroses et son excentricité l'empêchent de convaincre ses supérieurs du bien-fondé de son idée. Après un entretien avec Deanna Troi, il décide de passer tout de même à l'action...

Un épisode événement, qui combine caméos de Marina Sirtis et de Dwight Schultz, fanservice jouant la carte de la nostalgie pour la Next Generation et pour Reginald Barclay, et un semblant de progrès quant à la situation du Voyager, désormais en contact avec la Terre.

C'est globalement bien interprété et écrit (même si par moments, Dwight et Marina sont un peu en surjeu, peinant à se remettre dans la peau de leurs personnages), c'est intéressant, ça fait évoluer Reginald dans une direction logique, et dans l'ensemble, c'est plutôt réussi... malgré des décors un peu fauchés (la vue depuis la fenêtre de l'appartement de Barclay), et un problème de scénario assez voyant : depuis la dernière fois que le Voyager a contacté la Terre, le vaisseau a traversé des distances improbables grâce à des raccourcis, gagnant plusieurs années de voyage (ne serait-ce que dans l'épisode précédent !!!).

Par conséquent, même avec toutes les approximations permises par les scénaristes, Reginald n'aurait jamais pu retrouver le vaisseau en se basant sur leurs coordonnées initiales... ce qui fait s'effondrer tout le postulat de départ de l'épisode.

Mais bon, fermons les yeux sur ce "détail", pour une fois que l'on change un peu d'environnement et d'approche...

 

6x11 - Fair Haven :

Alors que le vaisseau est pris dans une tempête, et que, dans l'intervalle, l'équipage est contraint de trouver un moyen de passer le temps, Janeway s'aventure dans l'holodeck, où elle s'éprend du tenancier du pub d'un petit village irlandais holographique créé par Tom Paris ; mais elle n'assume pas totalement cette relation...

Une romance impossible sans alchimie entre une Kate Mulgrew en surjeu, et un barman sans grand charisme : quel bonheur. Le pire, c'est que l'épisode en lui-même n'est pas forcément totalement désagréable, puisqu'il y a là une certaine décontraction intéressante, notamment dans les sous-intrigues secondaires, parfois amusantes. 

Mais le problème, c'est que l'intrigue principale - la romance - qui aurait pu déboucher sur quelque chose de nouveau, d'inédit et d'intéressant si le show avait eu une certaine forme de continuité, est une accumulation de clichés sur l'Irlande (rien que l'illustration musicale et les accents...), de raccourcis narratifs, et d'interprétation caricaturale, à la limite du soap.

Un bon gros bof, et l'on ne me fera pas croire qu'à bord du Voyager, perdu depuis 6 ans à l'autre bout de l'univers, l'holodeck n'est pas déjà devenu depuis bien longtemps l'échappatoire romantico-sexuel de l'immense majorité de l'équipage...

 

6x12 - Blink of An Eye :

Pris au piège de l'orbite gravitationnelle d'une planète où le temps s'écoule 60000 fois plus vite qu'à bord, le Voyager profite de l'occasion pour observer le développement de la vie et des civilisations de cet astre ; en parallèle, les civilisations de la planète en question se développent en observant les cieux, fascinées par une étoile qui brille plus que tout, et semble liée aux séismes qui frappent leur monde : le Voyager, qui devient tour à tour objet d'intérêt, de fascination, de vénération et de terreur.

Un épisode très chouette, sorte de variation inversée d'un épisode de TOS, Wink of an Eye, et qui développe une intrigue bien menée, toujours intéressante, et parfois même pertinente sur la futilité des religions, la versatilité de l'âme humaine, et le besoin, pour aller de l'avant, d'avoir quelque chose vers quoi tendre et aspirer.

On regrettera néanmoins un sacré manque d'inventivité et d'imagination au niveau de la civilisation extra-terrestre, vraiment trop humanisée pour être convaincante (ils parlent et écrivent anglais, ils ont des forteresses médiévales avec parapets, des robes de bure, des moines, des scaphandres, etc, etc, etc), des seconds rôles bien trop inégaux au niveau des aliens (c'est notamment très visible au niveau des deux astronautes qui montent à bord du Voyager : un jolie séquence, presque plombée par l'interprétation robotique de l'actrice, alors que ce bon vieux Daniel Dae Kim fait de son mieux pour injecter de l'émotion dans ses scènes), et une fin précipitée, avec beaucoup de pistes oubliées (la famille de l'Holodoc sur la planète, par exemple, ou encore le caméo inutile et sous-développé de Naomi Wildman) et/ou bâclées.

Pour une fois, ça aurait mérité un double épisode.

 

À suivre...

(épisodes 6x01-03 ; 6x04-06 ; 6x07-09)

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Les bilans de Sygbab - Invasion Planète Terre : Saison 4 (2000-2001)

Publié le 22 Avril 2017 par Sygbab dans Critiques éclair, Review, Les bilans de Sygbab, Télévision, Science-Fiction, EFC

Sygbab regarde (beaucoup) la tv, Sygbab écrit (parfois) des bilans : retrouvez-les sur le blog des Téléphages Anonymes !

Invasion Planète Terre (Earth : Final Conflict) - Saison 4 :

Enfin ! La flotte juridienne fait son apparition au tiers de la saison et prend tout le monde de court, provoquant la panique la plus complète chez les Taelons. Loin d'être préparés et pensant bénéficier d'un laps de temps plus long avant que leurs ennemis jurés ne découvrent les secrets du voyage interdimensionnel, cela les met au pied du mur et les oblige à faire face à leurs tergiversations envers la race humaine.

À cette occasion, Zo'or se révèle sous un jour peu glorieux : au lieu de prendre ses responsabilités en reconnaissant ses torts et de s'allier avec les humains pour combattre la menace du mieux possible, il décide d'abandonner la Terre sans autre forme de procès pour assurer sa survie. Mais au final, il s'avère que tous ces vaisseaux n'étaient qu'une illusion... Un twist du plus mauvais effet; qui pousse le téléspectateur à se demander si on ne serait pas en train de se moquer de lui.

Cette interrogation est justifiée : jouer avec les attentes du public est une chose, le faire en dépit du bon sens en usant de subterfuges aussi éculés en est une autre. Il n'y avait pas besoin de cela pour appuyer la duplicité de Zo'or, dont les idées de grandeur confinent à la folie et vont à l'encontre de ce que le Synod espérait. Cette fracture est mise en avant de manière plus intéressante quelques épisodes plus tard. En effet, les Taelons savaient déjà qu'ils étaient voués à l'extinction et que l'humanité représentait leur salut.

Depuis le début, la mission première du vaisseau-mère était de faciliter le contact entre les deux races et de partager leur culture, afin de comprendre comment l'énergie constituant le corps humain est fabriquée. Zo'or est très éloigné de cette optique, et doit faire face à une rébellion : tous ses codes d'accès sont bloqués, et il est menacé de ne plus avoir aucune autorité tant qu'il ne décide pas de changer son fusil d'épaule.

Malheureusement, comme toutes les bonnes idées de cette série (et elle n'en manque absolument pas), cette situation est évacuée assez rapidement, et cela n'impacte en rien la psychologie de Zo'or. C'est désespérant, voire même exaspérant de constater autant de frilosité et un manque de rigueur aussi criant.

Cela se traduit également dans le season premiere avec le même procédé que lors de la saison précédente : le cliffhanger est résolu rapidement, et ce qui avait été introduit (en l'occurrence la maternité de Lily, donnant naissance à un hybride humain et juridien) ne sert absolument à rien. Cette gestion aléatoire du fil rouge de la série et du développement des personnages font que l'ensemble devient chaotique, et la continuité ainsi que la cohérence de l'univers de la série sont soumises à rude épreuve.

L'exemple de Sandoval est sans doute le plus représentatif : selon son humeur, il a de sérieux doutes sur le statut de double agent de Liam ou lui fait presque entièrement confiance. Puis il trahit Zo'or, mais ce dernier lui sauve tout de même la vie et le laisse toujours en charge de sa protection avant d'être à nouveau trahi. Sandoval est un monstre, Sandoval a encore une once d'humanité... On ne sait plus sur quel pied danser, à force.

La complexité du personnage était auparavant un atout, mais à vouloir trop jouer sur ses multiples facettes il en devient presque fade. Fade comme Renee Palmer dont les rares tentatives de développement sont ratées, fade aussi comme la petite nouvelle de l'équipe, Julia Street.

Celle-ci remplace Augur au pied levé : vu que les scénaristes ne savaient plus quoi faire de ce dernier, c'était plus simple de s'en débarrasser et de le faire revenir uniquement quand c'est utile. Peut-être pensaient-ils mieux s'en tirer avec elle, mais c'est un échec. Se rendant sans doute compte que ses apparitions limitées n'aident pas à s'attacher au personnage, ils délivrent un épisode centré sur elle - linéaire et sans surprise - pour ensuite ne plus la faire apparaître pendant 5 épisodes ! Mais de manière tout à fait ingénue, ils essaient de nous faire avaler qu'elle est la clé pour découvrir le secret de l'énergie Taelon, parce qu'elle est la seule à pouvoir décrypter le code de Ma'el en neuf dimensions.

Une preuve de plus que les idées sont exploitées sans aucune finesse, quand elles ne sont pas abandonnées en cours de route. C'est le cas pour Da'an : sa dépendance au Kryss - substance produite par les humains après avoir ingéré une plante bien spécifique et permettant aux Taelons de supporter l'atmosphère humaine - est vite mise de côté, alors que cela pouvait donner une autre dimension au personnage.

Reste le cas Liam Kincaid. Il était évident que son côté Chimera se manifesterait à nouveau et qu'il utiliserait son shakarava, et le contexte dans lequel il le fait est d'ailleurs intéressant puisqu'il s'oppose à l'ANA (une alliance composée de membres éminents de gouvernements éparpillés un peu partout dans le monde, représentant en quelque sorte la nouvelle résistance) pour sauver les Taelons d'une extinction immédiate.

Mais comme son pouvoir a longtemps été laissé de côté grâce à un prétexte fallacieux et qu'il devient humain de manière définitive une fois qu'il s'en est servi, on peut une fois de plus regretter l'aspect commode de certains choix. Malgré tout, son apparente ultime destinée qui est de servir de conduit pour la réunion entre les Taelons et les Juridiens afin qu'ils retrouvent leur forme atavistique et assurent ainsi leur survie commune semble intéressante.

Sachant ce dont l'Atavus est capable lorsque les Taelons sont coupés de la communalité, l'apprivoisement de ce côté noir par les Juridiens sera-t-il suffisant pour équilibrer cette nouvelle "ancienne race" ? C'est en tout cas intrigant, et cette réunion de deux races qui ont suivi deux branches différentes de l'évolution avant d'en revenir à une souche commune est quelque part séduisante.

Dommage que cela soit développé dans une cinquième saison qui est unanimement considérée comme la plus mauvaise de toutes, parfois même reniée. De toute les façons, le passif des scénaristes sur la série n'incite pas à la plus grande confiance.

Parce que pour le moment, Earth Final Conflict, c'est presque un guide de tout ce qu'il ne faut pas faire dans une série de science-fiction. Pourtant, le potentiel est indéniable.

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Un film, un jour (ou presque) #494 : Une Célibataire à New York (2003)

Publié le 17 Avril 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, ABC Family, Review, Comédie, Télévision, Romance

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Une Célibataire à New York (See Jane Date) :

Éditrice dans une maison de publication new-yorkaise, Jane (Charisma Carpenter) n'a que quelques semaines pour trouver l'homme de ses rêves, à temps pour l'union de sa cousine Dana (Kim Schraner), à laquelle elle a été invitée. Mais entre sa famille insupportable, sa vie professionnelle compliquée - sa cliente, Natasha Nutley (Holly Marie Combs), actrice hollywoodienne, est aussi son ancienne rivale de lycée -, et ses deux meilleures amies Eloise (Rachelle Lefevre) et Amanda (Sadie LeBlanc), qui la poussent à se caser, Jane peine à mettre de l'ordre dans son quotidien...

Une comédie romantique diffusée sur ABC Family et adaptée d'un livre à succès, qui choisit d'adopter un ton léger et peu sérieux pour raconter les mésaventures amoureuses de sa protagoniste.

Malheureusement, ce téléfilm a de nombreux défauts, au nombre desquels Charisma Carpenter : non pas qu'elle joue mal, au contraire, elle est même attachante... mais il y a un véritable problème de réalisme lorsque l'on essaie de nous faire croire que Charisma/Jane - ultra-sexy, constamment dans des tenues particulièrement flatteuses, souriante, drôle, sympathique, facile à approcher, intelligente, etc - n'a aucun succès en amour.

Pire, on nous demande de croire que, parmi les nombreux hommes qu'elle croise durant le film, pas un ne soit particulièrement intéressé par elle - enfin si, un, Antonio Sabato Jr (par ailleurs calamiteux dans son rôle)... qui la trompe aussitôt.

Léger problème de crédibilité, donc, qui explique d'ailleurs probablement pourquoi Charisma n'a pas enchaîné les rom-coms dans sa carrière, alors que son style de jeu est particulièrement approprié à ce genre : elle est trop sexy pour ce genre de rôle, qui demande souvent une héroïne jolie-mais-pas-trop, à laquelle toutes les spectatrices peuvent s'identifier.

Mais passons. Ce téléfilm, donc, prend des allures épisodiques, enchaînant les rendez-vous manqués avec bon nombre de visages familiers (Joshua Malina, Zachary Levi, Sabato, etc).

Cela ne fonctionne pas trop mal en soi, d'autant que la distribution secondaire du film est assez sympathique : Rachelle Lefevre, Yannick Bisson, Yanic Truesdale... ; à l'identique, Holly Marie Combs est excellente, et donne corps à un personnage moins cliché qu'il ne semblait l'être à l'origine (à vrai dire, la vrai histoire d'"amour" du film, c'est entre elle et Jane, qui se réconcilient et apprennent à s'apprécier).

On ne peut pas en dire autant de tous les autres personnages secondaires : outre les deux meilleures copines de Jane, Natasha, et Max, tous ces protagonistes sont envahissants, insupportables, caricaturaux, etc, notamment la famille de Jane, qui n'a même pas droit à une scène bien sentie durant laquelle Jane la remettrait en place.

C'est d'ailleurs peut-être là l'autre problème du film : Jane est une serpillière. Elle se fait insulter/critiquer, on se moque d'elle, on la blesse sentimentalement, on la trompe, et Jane se contente trop souvent d'encaisser, passive et transparente.

Assez frustrant, surtout avec la fin du métrage, qui tente de se présenter comme une coïncidence heureuse, mais qui a des faux airs de "on sait ce qui est bon pour toi, alors continue de rester passive, et fais ce qu'on te dit".

2.5/6 (principalement pour la distribution)

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Catch Review : TNA One Night Only - Victory Road 2017 (14/04/2017)

Publié le 16 Avril 2017 par Lurdo dans Review, Télévision, Catch, TNA, ONO, Critiques éclair

Pour une raison obscure, Jarrett et compagnie ont décidé, cette année, de rebaptiser le Knockouts Knockdown annuel du nom d'un des anciens PPVs de la compagnie, Victory Road. On se retrouve donc avec ce Victory Road 2017, dans lequel de multiples compétitrices indépendantes affrontent les catcheuses sous contrat, avec à la clef un contrat d'un an avec la compagnie. Ce qui est toujours mieux que le titre de "Reine des Knockouts" qui était habituellement décerné... et aussitôt oublié !

TNA One Night Only - Victory Road 2017 - 14/04/2017 :

- Interview de Rachael Ellering (fille de Paul Ellering, aka Mr Road Warriors & Authors of Pain) en coulisses, interrompue par Lauren Van Ness, et mini-brawl. Relativement efficace.

- Comme d'habitude, JB dans le ring pour présenter, avec l'aide de Gail Kim, la soirée & les participantes :
# Kayci Quinn, vue dans quelques épisodes d'Impact récents, une rouquine entraînée par Jay Lethal, et assez moyenne au micro.
# Leva Bates, aka NXT's Blue Pants, ici en cosplay d'écolière manga que je ne reconnais pas, et qui fait une promo plutôt forcée.
# Amanda C. Rodriguez, ACR, elle aussi aperçue durant un épisode d'Impact, une grande latina dans une forme physique et une tenue très peu flatteuses, et qui nous fait une promo médiocre.
# MJ Jenkins, aperçue durant un épisode d'Impact, une black à la coiffure improbable, qui a fait 22h de bus depuis NYC, et qui semble très à l'aise au micro, et dynamique.
# Alisha Edwards (Alexxis Nevaeh), la femme d'Eddie Edwards, une petite blonde minuscule qui ne fait pas grande impression.
# Santana Garrett, que la compagnie avait totalement gâchée lorsqu'elle était sous contrat sous le pseudo de Brittany, et qui semble à l'aise.
# Rebel, de retour (alors qu'elle n'avait jamais vraiment quitté la compagnie, mais bon), qui pose énormément, et fait une promo assez forcée, là aussi.

- A-Love vs Kayci Quinn. Dix minutes tout sauf mémorables, et semblant être là pour qu'A-Love domine, fasse son numéro, et meuble beaucoup. Mwé. Ah, et on initialise ici le compteur des interventions extérieures pendant le match : 1/1.

- Allie vs Leva Bates. 12 minutes de comédie un peu maladroite et forcée (et un peu trop bavarde de la part d'Allie), qui ne débouche sur rien de vraiment intéressant. Gros bof. Compteur d'interventions : 2/2.

- Diamante vs ACR. Nettement plus solide et compétent que les deux matches précédents, même si le muffin top disgracieux d'ACR (qui passe son temps à rajuster son pantalon trop petit) l'empêchera probalement de décrocher un contrat télévisé pour le moment. Après, ce n'était pas particulièrement rythmé (tous les matches font une dizaine de minutes, ce soir, ce qui est trop), ou mémorable, et le compteur passe à 3/3.

- MJ Jenkins vs Rosemary. MJ n'est pas mauvaise au micro, mais ce match était assez décevant, avec une MJ qui tente de la voltige et des acrobaties, mais semble se déplacer au ralenti, être hésitante, et tout simplement ne pas être au niveau de Rosemary la plupart du temps. On va mettre ça sur le compte de sa nervosité. Compteur d'interventions extérieures : 4/4.

- Sienna vs Alisha. Un match compétent, même si Alisha n'est là que parce que c'est la femme d'Eddie Edwards. Non pas qu'elle soit particulièrement mauvaise, mais elle est simplement bien trop générique, dans le registre petite blonde qui refuse de s'avouer vaincue. Compteur d'interventions : 5/5.

- Santana Garrett vs Brandi Rhodes. Assez bonne surprise, avec une Brandi Rhodes qui tient le rythme, grâce à une Santana très expérimentée, qui l'a bien aidée pendant tout le match. Rien d'exceptionnel, mais vu le niveau de la soirée, ce n'était pas désagréable. Et pas d'intervention !

- Rebel vs ODB. Aïe. De la comédie pas drôle avec Earl Hebner, de l'action quelconque à tendance médiocre (Rebel s'est améliorée, mais bon, ce n'est pas encore ça ; ODB est en pilotage automatique), et globalement, une gentille perte de temps.

- LVN vs Rachael Ellering. Promo compétente de LVN en pré-match, et un affrontement assez classique entre la heel dominante, et la babyface blessée mais vaillante. Ellering est à sa place dans le ring, et le match est globalement efficace et solide.

- Tag Team Match entre toutes les gagnantes de la soirée. Pas désagréable, comme souvent, mais rien d'exceptionnel, d'autant que la gagnante était peu surprenante.

 

Dans l'ensemble, un show très décevant, qui ne méritait pas d'être rebaptisé, et au niveau in-ring assez médiocre. Les nouvelles lutteuses étaient, dans l'ensemble, assez  peu convaincantes, et le booking de l'ensemble de la soirée et des matches était particulièrement paresseux, ce qui est très agaçant. On saluera tout de même la performance de Brandi Rhodes, aidée par la toujours efficace Santana Garrett, et celle de Rachael Ellering, qui ferait une bonne recrue si elle n'allait probablement pas finir à la WWE après le tournoi féminin qui y est prévu...

Et donc, au terme de la soirée, deux lutteuses ont été signées : Alisha Edwards (forcément *soupir*) et MJ Jenkins (mwé). Décevant, comme je le disais.

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Les bilans de Lurdo : Star Trek Voyager, saison 6 (3/9)

Publié le 16 Avril 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Star Trek, Science-Fiction

Je continue mon passage en revue de la saison 6 de Star Trek Voyager, entamée il y a deux semaines, une saison qui, pour l'instant, s'avère plutôt regardable, bien que soufflant le chaud et le froid...

Star Trek Voyager, saison 6

6x07 - Dragon's Teeth :

Lorsque le Voyager se réfugie sur une planète pour échapper à un peuple extraterrestre hostile, ils y découvrent les survivants d'une autre race, exterminée par leurs ennemis belliqueux. Mais une fois extirpés de leurs caissons d'hibernation, les rescapés ne semblent avoir qu'une chose en tête : reprendre le combat, et tant pis si le Voyager est pris entre deux feux...

Un épisode frustrant, à nouveau : les intentions ne sont pas mauvaises, l'interprétation est honorable, les scènes d'action ne sont pas désagréables (et même assez spectaculaires), et Neelix est utilisé de manière intéressante, mais dans l'ensemble, le script ressemble au premier épisode d'un double épisode de mi-saison, qui se serait vu réduit à 45 minutes suite à des coupes budgétaires.

La mise en place est ainsi longue et peu palpitante, et soudain, vers ses 3/4, le show s'emballe, et s'aperçoit qu'il faut tout boucler avant la fin de l'épisode, quitte à ce que ça soit un peu précipité.

Et puis le "à mon avis, on n'a pas fini d'entendre parler de ces aliens belliqueux" final sonne tellement creux (surtout que les aliens en question ne reparaissent jamais, il me semble), qu'il ne peut qu'agacer un peu. Si seulement les scénaristes avaient bien voulu faire un effort de continuité...

 

6x08 - One Small Step :

Lorsque le Voyager découvre une anomalie spatiale rarissime, qui a autrefois absorbé une mission d'exploration terrienne partie vers Mars, Chakotay parvient à convaincre Janeway de le laisser explorer l'anomalie en compagnie de Seven et de Tom, à bord du Delta Flyer, afin de tenter de récupérer le module spatial terrien.

Un épisode centré sur l'exploration scientifique, qui développe Chakotay et sa passion pour la science, et qui, s'il n'est pas très subtil dans son écriture (un épisode écrit à quatre mains, forcément, c'est toujours un peu bancal, et le développement et les réactions de Chakotay paraissent un peu forcés et sortis de nulle part) et déborde de technobabble, a le mérite de privilégier l'exploration, l'histoire et la science, plutôt que les extra-terrestres belliqueux habituels et quasi-interchangeables.

Pas forcément ultra-mémorable, et avec quelques problèmes de rythme, mais néanmoins plutôt rafraîchissant dans le genre.

 

6x09 - The Voyager Conspiracy :

Lorsque le Voyager rencontre un extra-terrestre ayant mis au point une catapulte galactique capable de raccourcir le voyage du vaisseau de plusieurs années, l'équipage est enthousiaste ; mais Seven, qui a récemment mis à niveau son alcôve avec un système de synthèse d'informations révolutionnaire, semble dubitative, et commence à se persuader qu'une immense conspiration se tisse autour d'elle, du vaisseau et de son équipage...

Seven of Nine se prend pour Fox Mulder dans un épisode particulièrement capillotracté, qui joue à fond la carte de la pseudo-continuité (Seven débite des kilomètres de dates et d'événements passés pour expliquer ses théories), quitte à finir par être un peu pataud et laborieux...

Malgré cela, pourtant, c'est par moments assez amusant à regarder, à défaut d'être très bien écrit ou le moins du monde crédible (non seulement les conspirations de Seven ne tiennent pas la route une seule seconde, mais en plus la manière dont Janeway et Chakotay acceptent totalement les délires de la Borg est totalement out-of-character), et puis pour une fois qu'un scientifique extra-terrestre n'est pas un traître fourbe et manipulateur, ça se fête...

 

À suivre...

(épisodes 6x01-03 ; 6x04-06)

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Les bilans de Sygbab - Invasion Planète Terre : Saison 3 (1999-2000)

Publié le 15 Avril 2017 par Sygbab dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Sygbab, Science-Fiction, EFC

Sygbab regarde (beaucoup) la tv, Sygbab écrit (parfois) des bilans : retrouvez-les sur le blog des Téléphages Anonymes !

Invasion Planète Terre (Earth : Final Conflict) - Saison 3 :

Blablabla. Zzzzz. Oh, 22 épisodes sont passés ? Bien, bien. Mais est-ce que le schmilblick a avancé ? Non, pas vraiment, il serait même assez judicieux de dire qu'il est rare de voir une saison qui raconte si peu de choses. Cette troisième saison sonne le glas des intentions scénaristiques de l'équipe en charge, et l'impression donnée à l'écran se mue rapidement en certitude absolue : ils ne savent plus comment faire avancer leur histoire.

La seule chose à mettre à leur crédit, c'est la continuité : toutes les intrigues développées sont basées sur des éléments déjà introduits auparavant. Au moins ont-ils le courage d'assumer ce qu'ils ont mis en place, même si ce n'est pas toujours brillant. Pour autant, l'absence de prise de risques et un délayage criant sont désolants.

Ça l'est d'autant plus que la fin de saison 2 se terminait par un état d'urgence qui mettait la résistance dans la panade. Mais il est déjà levé à la fin du season premiere avec un pseudo retournement de veste de Doors auquel personne ne croit, et qui a pour conséquence de complètement évacuer la résistance.

La série est ainsi amputée de l'un des aspects les plus enthousiasmants de la première saison, en réduisant le traitement du mouvement libératoire au minimum syndical. Cela se résume à en montrer les trois protagonistes principaux que sont Augure, Renée Palmer - fraîchement arrivée dans la série et à la tête de Doors International - et Liam. Assez ridicule donc, puisque toute notion d'ampleur est inexistante.

Mais ce qui fait vraiment rager, ce sont les missions d'infiltration incessantes de Liam et Renée. Ce n'est pas crédible une seule seconde car il est impossible que Renée ne soit jamais reconnue, avec la position qu'elle occupe auprès des Taelons qui fait d'elle une figure publique présentée mondialement par Jonathan Doors lui-même. Encore une grossière erreur de la part des scénaristes, qui ne savent de toute façon pas gérer leurs personnages la plupart du temps.

En effet, ils s'empêtrent souvent dans des contradictions et ne vont pas au bout de leurs idées, quand ils ne décident pas tout simplement de se débarrasser arbitrairement de l'un des protagonistes. L'exemple le plus flagrant concerne Augur : dans un premier temps, celui-ci ne veut plus faire partie de la résistance afin de revenir à ses activités de hacker et d'être à la tête d'un immense empire financier qu'il a perdu de vue. La saison 1 l'ayant présenté tel quel,cela n'a rien d'incohérent en soi. Sauf que cette décison ne change rien :on le voit toujours en train de donner des coups de main à chaque épisode, avant que son passé de hacker le rattrape et le pousse à trahir ses anciens acolytes.

Sans conséquence : Lam et Renée lui en veulent (logique), mais se réconcilient avec lui dans le même épisode sans que cela n'ait d'impact par la suite sur leurs relations (pas logique du tout). En terme de développement, il y a sûrement moyen de faire mieux..La palme revient au traitement de Doors, qui est dans le générique alors qu'il n'apparaît qu'une demi-douzaine de fois, et qui disparaît d'une manière assez honteuse, sans aucune émotion. C'est d'ailleurs bien là le problème : il n'y a aucun attachement aux personnages.

L'élément le plus intéressant dans la saison reste l'opposition toujours aussi marquée entre Da'an et Zo'or, empreinte d'une révélation sur leur relation. Da'an est toujours aussi ambigu, mais c'est Zo'or qui se révèle puisqu'il commence à remettre en question les fondements même de sa civilisation. Il passe de plus en plus pour un extrémiste, et il ébranle les convictions les plus profondes en affirmant que la faiblesse de sa race vient de ce qui fait depuis longtemps leur fierté : leur communalité.

Bien que considérant toujours les humains comme une espèce inférieure, il est impressionné par leur instinct de survie qui à son sens ne peut provenir que du fait qu'ils sont avant tout une entité individuelle qui cherche à se sauver soi-même avant de sauver sa communauté. Un point de vue, selon Da'an, qui mènera leur civilisation à sa perte car Zo'or ne semble pas avoir compris toutes les subtilités de l'être humain et notamment sa capacité à se regrouper derrière une même cause, lorsqu'elle est juste et noble. Leurs dialogues ont donc généralement du poids, et il vaut mieux en profiter car les motifs de satisfaction ne sont pas légion.

Venons en au coeur même du schmilblick qui n'avance pas, puisque la fin de la deuxième saison accélérait les choses en laissant penser que l'on verrait plus de Juridiens, et que la résistance ne saurait plus où donner de la tête puisque des Taelons dissidents avaient également fait leur apparition. De tout ça, nous ne verrons que Sandoval kidnappant Lily Marquette pour l'envoyer dans l'espace à la rencontre des Juridiens. Ceux-ci l'interceptent en milieu de saison, et elle leur donne accès bien malgré elle à la technologie interdimensionnelle qu'il leur manquait pour arriver sur Terre.

Ça soulève beaucoup de questions sur la manière dont Sandoval a communiqué avec les Juridiens (mais ça lève le voile sur ses intentions), et le dernier épisode lance quelque chose qui laisse perplexe concernant Lily. Si le traitement qui y est réservé est aussi moyen que ce qui est proposé depuis le début de la deuxième saison, il n'y a pas de quoi être rassuré : le coup de l'hybride, ça a déjà été fait avec Liam, et ça a donné un personnage dont tous les attributs ont été oubliés (sûrement pour réapparaître à la convenance des scénaristes d'ailleurs...).

Enfin, maintenant que les Juridiens ont mis pied à Terre et ont les moyens de venir titiller des Taelons qui tergiversent un peu trop sur leur ligne de conduite, ça devrait peut-être bouger un peu... Wait & See, selon l'expression consacrée.

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Un film, un jour (ou presque) #490 : Un Mariage Exceptionnel (2016)

Publié le 11 Avril 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Hallmark, Comédie, Romance

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Un Mariage Exceptionnel (Ms. Matched) :

Libby (Alexa PenaVega) est une wedding planner de renom, toujours prête à se démener pour offrir à ses clients le mariage de leurs rêves. Ben (Shawn Roberts), lui, est un conseiller financier qui s'est spécialisé dans les mariages à petit budget. Opposés l'un à l'autre dans le cadre d'une exposition professionnelle, et à l'occasion du mariage d'Annie (Elise Gatien) et d'Alex (Andrew Francis), deux amis de Ben, Libby et ce dernier vont cependant finir par se rapprocher plus qu'ils ne s'y attendaient...

Une comédie romantique Hallmark de Mai 2016, et qui est techniquement compétente : l'interprétation est correcte, le rythme acceptable, les seconds rôles bien castés, et pour faire court, il y a bien pire dans le genre.

Malheureusement, pour une raison (pas réellement) inexpliquée, je me suis royalement ennuyé devant ce métrage.

Probablement parce que je ne me suis pas un seul instant attaché au couple principal, entre une Alexa PenaVega qui a pris un petit coup de vieux, et un Shawn Roberts trop musclé pour ses vestes de costume une taille trop petite, ce qui lui confère une apparence par moments assez risible.

Ajoutez à cela quelques problèmes de scénario - fin ultra-précipitée, trop de disputes et de cris, un paradoxe inexpliqué (Libby est une wedding planner populaire et réputée... mais elle semble pourtant être en panne de clients, et au bord de la faillite. Cherchez l'erreur !), et on se retrouve avec un téléfilm assez générique, et manquant cruellement d'une fantaisie nécessaire pour transcender son postulat bien trop classique.

2.25/6

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Critiques éclair - Pilotes en vrac (2017) - The Marvelous Mrs. Maisel 1x01 (premières impressions)

Publié le 9 Avril 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Comédie, Gilmore Girls, Drame, Historique, Amazon

The Marvelous Mrs. Maisel - Pilote :

En 1958, quatre ans après son mariage avec Mr. Maisel (Michael Zegen), apprenti comique new-yorkais à mi-temps, Midge (Rachel Brosnahan) mène une vie épanouie de mère et de femme au foyer... mais progressivement, elle découvre qu'en dépit de son soutien et de ses conseils avisés, son époux est un plagiaire incapable, qui, de plus, la trompe avec sa secrétaire. Seule et imbibée, Midge finit alors dans le club de Susie (Alex Borstein), où elle monte sur scène, et raconte sa vie, trouvant là un succès et une vocation inattendus...

Pilote Amazon signé Amy Sherman-Palladino (et son mari, à la production), cette première heure de Mrs. Maisel (on espère qu'il y en aura d'autres) est du Palladino typique : une brunette volontaire, pétillante et indépendante, au débit de mitrailleuse, et qui, confrontée à une situation de crise, fait un choix de vie inattendu, c'est clairement dans la droite lignée des Gilmore Girls et de Bunheads, tout en étant ici un peu plus calme et moins fantaisiste, époque et lieu obligent.

Néanmoins, on passe 58 minutes très agréables avec ce pilote, où l'on retrouve Bailey Buntain, de Bunheads, Alex Borstein (la Sookie originale des Gilmore), et plusieurs visages très familiers, de Tony Shalhoub à Gilbert Gottfried.

C'est bien écrit, c'est bien interprété, c'est drôle, l'illustration musicale d'époque est rafraîchissante, Brosnahan n'est pas désagréable (bien qu'elle manque du charisme et du capital sympathie instantané de Lauren Graham et de Sutton Foster, probablement parce qu'elle m'a constamment évoqué une Kat Dennings qui parlerait avec les affectations et la bouche de travers d'Alicia Silverstone) et dans l'ensemble (ce n'est pas surprenant), le tout s'avère très prometteur.

Reste maintenant à espérer que le public Amazon (qui, de par le passé, n'a pas toujours eu un jugement très avisé) saura reconnaître le potentiel de ce programme (il faut bien avouer que l'ambiance, le sujet et l'époque sont particuliers, et ne plairont pas forcément à tout le monde), et incitera la marque à financer la production d'une première saison complète...

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Les bilans de Lurdo : Star Trek Voyager, saison 6 (2/9)

Publié le 9 Avril 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Science-Fiction, Star Trek

Je continue mon passage en revue de la saison 6 de Star Trek Voyager, entamée la semaine dernière, une saison qui, pour l'instant, s'avère plutôt regardable...

Star Trek Voyager, saison 6

6x04 - Tinker Tenor Doctor Spy :

L'Holo-Doc a bricolé un programme pour pouvoir rêvasser en pleine journée, mais lorsqu'un peuple extraterrestre parvient à pirater ces rêveries, les exploits imaginaires du médecin deviennent pour eux la réalité de la vie à bord du Voyager...

Un épisode centré sur l'Holo-Doc et ses rêveries : c'est drôle, c'est bien joué, c'est léger, et il n'y a ici quasiment rien à jeter, puisque même les extraterrestres-de-la-semaine (qui sont des photocopies évidentes des Sontarans de Doctor Who) sont assez drôles et sympathiques.

 

6x05 - Alice :

Tom Paris récupère "Alice", une navette en piteux état, chez un brocanteur interstellaire nommé Abaddon, et commence à la remettre en état, mais rapidement, il s'avère que la navette est douée d'une volonté propre, assez jalouse de B'elanna.

Un remake à peine dissimulé de Christine de Stephen King, transposé dans l'espace sans grande finesse (le brocanteur spatial s'appelle "Abaddon" !), et souffrant d'une interprétation un peu transparente de l'incarnation humaine d'Alice.

Pas particulièrement passionnant ou surprenant, donc, même si Dawson & McNeill font tout leur possible, et que Fuller, co-scénariste, tente de rendre crédible leur relation (qui n'a pas évolué d'un pouce en trouzemille épisodes). 

 

6x06 - Riddles :

Lors d'une mission, Tuvok est abattu par un alien invisible, et à son réveil, il a perdu tout souvenir de sa vie. Neelix, qui était présent lors de la mission, décide alors de prendre en charge la rééducation du Vulcain, tandis que les aliens invisibles entourent le Voyager...

Un épisode frustrant, car il se veut une variation sur les thématiques Alzheimer/amnésies assez communes à la télévision, et assez ambitieuses si bien traitées (dans la durée) et bien interprétées. Or ici, on est dans Voyager, et le tout est forcément un peu trop forcé : on sait forcément qu'à la fin de l'épisode, tout sera revenu dans l'ordre et oublié, et pour être tout à fait franc, le duo Tuvok/Neelix n'a jamais été particulièrement passionnant ou intéressant... du moins, pas assez pour être le sujet principal d'un épisode, avec une intrigue secondaire assez faiblarde à base d'aliens invisibles.

Résultat : si ponctuellement, certaines scènes fonctionnent très bien, et si l'interprétation de Phillips et Russ assure sans aucun problème, dans l'ensemble, la mayonnaise n'a pas pris pour moi, et le tout m'a paru assez prévisible (et même un peu manipulateur, au niveau des grosses ficelles employées).

Dommage, car le potentiel était là (et ce même si l'épisode a un semblant de Tuvix dans son concept, avec un Tuvok 2.0 qui s'épanouit dans ses nouveaux loisirs, et qui doit être "éliminé" pour faire place au Tuvok 1.0).

 

À suivre....

(épisodes 6x01-03)

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Les bilans de Sygbab - Invasion Planète Terre : Saison 2 (1998-1999)

Publié le 8 Avril 2017 par Sygbab dans Critiques éclair, Review, Télévision, Science-Fiction, Les bilans de Sygbab, EFC

Sygbab regarde (beaucoup) la tv, Sygbab écrit (parfois) des bilans : retrouvez-les sur le blog des Téléphages Anonymes !

Invasion Planète Terre (Earth : Final Conflict) - Saison 2 :

Il serait tentant de faire un parallèle avec la déliquescence observée dans beaucoup de séries dont la seconde saison détruit les espoirs générés après une première saison prometteuse. C'est le cas ici, puisque la qualité entrevue auparavant n'est réitérée qu'à de rares occasions. La faute en partie à la disparition de William Boone, remplacé par un nouveau personnage dont l'introduction est la conséquence d'une énorme ficelle scénaristique qui demande une grosse suspension d'incrédulité.

Liam Kincaid est un hybride qui prend la forme humaine d'un jeune homme d'une trentaine d'années dans les heures qui suivent sa conception. Il n'y aura pas plus d'explications, mais le personnage est cependant doté du shakarava, pouvoir perdu par les Taelons et provenant des Chimeras, avec lesquels ils avaient fusionnés. Malheureusement, si son statut d'être exceptionnel - à la fois plus évolué que les Taelons et les humains - a un énorme potentiel, celui-ci n'est pas du tout exploité car le traitement qui lui est accordé ne se centre que très peu sur les questions qui l'entourent. Ce qui n'aide pas non plus, c'est un acteur qui peine à faire passer des émotions avec les trois expressions qu'il possède à son répertoire. Comparé à Boone qui était attachant grâce à un acteur subtil, le changement est brutal.

De subtilité il n'y a plus, puisque la part belle est donnée à l'action, avec des scènes qui ne sont que rarement crédibles et dont les effets spéciaux font souvent mal aux yeux. Si on a encore en tête les dialogues teintés de philosophie et de métaphysique entre Da'an et Boone, on ne peut que déplorer ce changement de direction.

Il en va de même pour les intrigues proposées dans la majorité des épisodes, qui s'acharnent à explorer toutes les possibilités liées aux recherches génétiques des Taelons, constamment détournées de leur but initial par Zo'or pour servir ses intérêts.

Cela aurait pu être passionnant si les épisodes étaient écrits intelligemment, mais les scénarii se suivent et se ressemblent avec un tic plus qu'agaçant : la plupart des personnages introduits le temps d'un épisode ne survivent pas. De fait, malgré toutes les bonnes idées qu'elle développe, cette saison souffre énormément de ce manque de finesse dans les scripts.

Pourtant, le nombre d'informations données est assez dense. On apprend que les Taelons se sont séparés des Juridiens à un moment donné de leur évolution afin de poursuivre leur quête spirituelle, dans le but ultime d'accéder à une forme de vie purement composée d'énergie. Ce faisant, ils ont abandonné le shakarava car ils ne pouvaient pas contrôler son côté noir, et ont créé la communalité pour compenser (par conséquent, tout Taelon qui en est séparé retrouve une forme atavique), mais ont surtout sacrifié leur reproduction.

C'est pour cette raison que leur race est proche de l'extinction et qu'ils se joignent à d'autres civilisations pour survivre. Il s'avère également que les sondes entrevues - comme celle de la première saison - sont envoyées par les Juridiens, et que les Taelons sont en guerre avec eux. En découle l'opposition entre Da'an et Zo'or : le premier pense que les deux races doivent fusionner, le deuxième veut à tout prix génétiquement modifier les humains pour en faire des super soldats aptes à combattre.

Pour autant, ces révélations importantes sont gérées à l'emporte-pièce, mais la fin de saison propose de nouvelles voies qui pourraient donner de l'espoir aux humains. En effet, certains dissidents Taelons ainsi que les Juridiens cherchent à entrer en contact avec la résistance afin de combattre l'occupation de plus en plus étouffante du Synod ,qui n'est pas arrangée par un Sandoval en roue libre et dont les plans sont très flous.

Une résistance moins présente, dont le leader Jonathan Doors se lance sur la scène de la politique afin de concurrencer le président Thompson qui souhaite entamer un deuxième mandat. Un formidable forum public pour dénoncer les pratiques Taelons... Et une véritable opportunité pour les scénaristes de réduire son temps d'antenne, puisque cette campagne présidentielle est traitée par-dessus la jambe sauf dans le final où Doors, trahi par son fils, perd toute crédibilité et promet des jours dangereux pour les résistants. C'était judicieux d'aborder le thème de la politique, mais l'exécution n'est pas au rendez-vous.

L'un n'allant pas sans l'autre, le traitement des intrigues se répercute sur le traitement des personnages. Outre la rivalité entre Da'an et Zo'or - ce dernier devient leader du Synod, ce qui a pour conséquence de transférer la majorité des scènes de l'Ambassade de Da'an au vaisseau-mère - et l'ambiguïté toujours aussi exacerbée du premier cité (qui reste le personnage le plus complexe), le reste est sans grand intérêt.

Lily Marquette n'est pas plus passionnante que ça, et Augur ne reste que le geek de service, hacker de génie mais ne dépassant jamais ce statut. La palme revient à Maya, contrepartie d'Isabel - soeur cachée du Capitaine Marquette - dans un monde parallèle, dont les scénaristes se sont encombrés pour ensuite la faire disparaître purement et simplement. C'était bien la peine d'introduire ces histoires d'autres dimensions pour y accorder un tel crédit...

Voir de telles idées si mal exploitées et injectées pêle-mêle au milieu d'épisodes laborieux donne quand même un sentiment de gâchis. Au risque de se répéter, un peu plus d'intelligence et de finesse auraient pu conférer à tout cela un aspect plus reluisant et un intérêt plus vif. Ça n'inspire pas non plus une grande confiance en ce qui concerne la gestion de la suite de la série.

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Les bilans de Lurdo : Star Trek Voyager, saison 6 (1/9)

Publié le 2 Avril 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Science-Fiction, Star Trek

Un tout petit peu plus de six mois après la fin de mon passage en revue de la saison 5, je me lance enfin dans la saison 6 de Star Trek Voyager, avant-dernière saison de la série, que je n'avais vue qu'en partie à l'époque de sa diffusion originale, et très partiellement revue depuis.

Star Trek Voyager, saison 6

6x01 - Equinox part 2 :

Suite directe de l'épisode précédent (dont je ne me souviendrais quasiment pas sans mes bilans), qui se terminait par un cliffhanger assez creux et expédié ici en deux lignes de dialogue, comme souvent. On retrouve donc le Voyager aux trousses de l'Equinox et de son équipage renégat, alors qu'une espèce trans-dimensionnelle veut exterminer les humains.

Et c'est assez regardable, je dois dire, dans le genre "divertissement plein d'action pour lequel il vaut mieux oublier de brancher son cerveau." Parce que qui dit épisode en deux parties signé Braga/Berman/Menosky dit aussi pas mal de grosses ficelles honteuses (par exemple, l'Holodoc qui devient un psychopathe en puissance dès qu'on déconnecte son sens éthique... beaucoup trop facile ; d'ailleurs, l'élimination du Evil Holodoc est encore plus bâclée... ) et surtout, des personnages en roue libre : outre l'équipage de l'Equinox, toujours aussi manichéen et caricatural, on a ici Janeway qui pète un câble et vire subitement mini-dictatrice hostile et insupportable, qui décide de torturer ses victimes, de mettre tout le Voyager en danger pour éliminer Ransom et son équipage, etc... et qui envoie Chakotay en prison dès qu'il ose lui faire remarquer qu'elle part en vrille. Pour le coup, c'est bien joué par Mulgrew, mais... ça reste du n'importe quoi au niveau de la continuité des personnages.

Mais pas de panique, comme toujours dans Voyager, à la fin de l'épisode, tout est pardonné, tout est oublié, et on repart comme si de rien n'était. Assez agaçant, à la longue.

 

6x02 - Survival Instinct : 

Lorsque trois anciens Borgs appartenant à l'Unimatrice de Seven arrivent à bord, ils espèrent que cette dernière pourra les aider à séparer leurs trois esprits, et à retrouver leur individualité totale... mais bien vite, ils réalisent que Seven est responsable de leur état actuel.

Un épisode sobre et mesuré, le seul épisode de Voyager écrit en solo par Ron D. Moore (avant qu'il ne claque la porte), et centré sur Jeri Ryan et les trois autres guests, plutôt bons dans leurs rôles respectifs.

Dans l'ensemble, l'épisode est assez solide, renforçant la relation Seven/Naomi, insistant sur la différence de Seven (assimilée lors de son enfance, et ignorant tout de l'individualité que les autres Borgs, assimilés adultes, ont en mémoire et regrettent) et adoptant, dans les scènes n'impliquant pas l'intrigue de Seven, un ton plutôt léger et sympathique, qui a deux avantages : il renforce le sérieux de l'intrigue principale, et il permet de donner au Voyager et au Quadrant Delta une impression de vie et de symbiose (le Voyager est à quai, à bord d'une station, et le vaisseau est empli de visiteurs curieux).

Rien de particulièrement exceptionnel (les Borgs ont malheureusement été surexploités par la franchise, donc un épisode de plus sur ce sujet, c'est de moins en moins enthousiasmant), mais pour un premier essai de Moore dans le cadre restrictif de Voyager, c'est assez concluant.

 

6x03 - Barge of the Dead :

Lorsqu'elle est victime d'une expérience de mort imminente, B'el se retrouve sur la Barge des Morts, dans l'Au-delà klingon, où elle y croise sa mère, en route pour l'Enfer. Soudain persuadée qu'elle est là à cause d'elle, B'elanna décide de risquer sa vie pour se replonger dans l'au-delà, et sauver sa génitrice.

Une combo Bryan Fuller & Ron D. Moore, un B'elanna-centric, des Klingons = un très bon épisode, forcément très bien interprété par Roxann Dawson, bien produit, et qui développe joliment le personnage de B'elanna.Certes, il ne faut pas être allergique aux épisodes klingons, et il ne faut pas s'attendre à ce que le travail effectué dans cet épisode porte ses fruits ou soit développé ultérieurement, mais bon, on commence à être habitués, avec Voyager.

 

À suivre....

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Critiques éclair - Pilotes en vrac (2017) - Imaginary Mary 1x01 (premières impressions)

Publié le 1 Avril 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Comédie, Sitcom, ABC

Lorsqu'elle était petite, Alice (Jenna Elfman) a inventé Mary, une amie imaginaire (Rachel Dratch) afin de réussir à faire face à la séparation de ses parents. Seul problème : désormais spécialiste en relations publiques, Alice commence à voir de nouveau Mary dès qu'elle doit rencontrer les trois enfants adolescents de son petit ami, et la présence de cette créature imaginaire lui complique fortement la vie...

Imaginary Mary 1x01 :

Sitcom ABC créée/écrite par les scénaristes de Trophy Wife et de Les Goldberg, Imaginary Mary est une série qui fonctionne sur deux ressorts comiques : Jenna Elfman en surjeu total, et la bestiole en images de synthèse, abrasive et provocante, qui rappelle exactement le personnage de Jane Lynch dans la sitcom Angel From Hell (si Jane Lynch était une petite bestiole blanche et poilue, qui doit probablement coûter la moitié du budget de la série).

Malheureusement, c'est bien peu pour assurer la survie d'une telle sitcom, qui apparaît particulièrement creuse et superficielle, et n'apporte rien au genre.

C'est bien là le problème, en fait : on pense constamment à d'autres séries ou films (de Ally McBeal à Angel from Hell, en passant par Ted, Alf, etc... et bien sûr Drop Dead Fred, de 1991, méconnu par chez nous), et si ce pilote est représentatif de la direction globale du programme, alors rien ici ne justifie que l'on y consacre du temps.

Les gags sont basiques, les personnages particulièrement clichés (Elfman est charismatique et sympathique, comme toujours, mais le reste de la famille est une belle collection d'archétypes transparents et génériques), et, peut-être plus gênant, Mary est tout simplement inutile.

La bestiole est supposée être une manifestation imaginaire des peurs et des angoisses de l'héroïne, mais dans les faits, c'est simplement un personnage sans réelle fonction, puisqu'elle n'apporte aucun éclairage pertinent à Alice, que ses conseils n'ont aucune utilité, et qu'en fin de compte, toute réussie techniquement qu'elle puisse être, Mary ne sert à rien. 

Et la série a beau tenter de camoufler son manque de substance et d'épaisseur derrière un rythme nerveux, au final, on se contente de hausser les épaules, et de se dire que, oui, c'était regardable, mais que ça ne survivra probablement pas à la saison 2017...

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Les bilans de Sygbab - Invasion Planète Terre : Saison 1 (1997-1998)

Publié le 1 Avril 2017 par Sygbab dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Sygbab, Science-Fiction, EFC

Sygbab regarde (beaucoup) la tv, Sygbab écrit (parfois) des bilans : retrouvez-les sur le blog des Téléphages Anonymes !

Invasion Planète Terre (Earth : Final Conflict) - Saison 1 :

Œuvre posthume reprenant l’héritage de Gene Roddenberry et développée par  sa veuve Majel Roddenberry, le postulat de départ est le suivant : une race extra-terrestre a atterri sur Terre, mais au lieu d’envahir la planète par la force, la méthode des Taelons est plus insidieuse. Ils font dans un premier temps bénéficier les humains de leur technologie bien plus avancée en permettant des progrès faramineux dans des domaines aussi cruciaux que la science et la médecine, et s'installent au plus haut de la hiérarchie en introduisant un conseiller appelé Compagnon au sein des gouvernements de chaque grand pays.

Même si ces Compagnons ne sont pas à la tête de l'exécutif, il est pourtant très clair que le pouvoir est entre leurs mains et cette manière de procéder évoque le thème de l'occupation. En effet, ces aliens sont beaucoup trop généreux pour que leurs motivations ne soient pas suspectes, ce qui n'est pas sans rappeler V. À la différence près que celles des Taelons sont très floues : en parallèle de tout ce qu'ils ont apporté à la race humaine, ils développent également un panel de recherches ayant pour but de mieux comprendre la physiologie de leurs "hôtes", et dont l'objectif ultime serait une hybridation entre les deux races.

En effet, quand ils ne testent pas la régénération des membres humains ou qu'ils n'implantent pas d'embryons lors des transports interdimensionnels, ils injectent à l'un de leurs membres des séquences d'ADN ne comportant que les gènes de la violence pour constater les conséquences sur leur métabolisme complètement différent du nôtre (leur corps n'est constitué que d'énergie pure, le libérant ainsi de toute contrainte physique, soit une idée chère à Roddenberry).

Lorsque ces expérimentations échouent, ils font le maximum pour étouffer l'affaire et préserver l'agenda mis en place par le Synod, sorte de conseil de sages qui est voué à sauver sa race de l'extinction. Malgré ces indices qui laissent penser que les Taelons ne pourront survivre que si cette hybridation fonctionne - ce qu'ils ont déjà fait auparavant avec une autre race qu'ils ont ensuite éradiquée - il est difficile de comprendre pourquoi, et ce qui a pu les mener là.

Il y a donc une ambiguïté permanente qui plane au-dessus de la série, renforcée par le personnage fascinant qu'est Da'an, le Compagnon américain. Composé par une actrice dont les attitudes et les gestes - étudiés au millimètre - confèrent au personnage une aura énigmatique, son désir de compréhension de la race humaine le met souvent en position de contester les décisions du Synod ou de s'opposer ouvertement à Zo'or, qui n'a lui aucun scrupule. Sa relation avec William Boone est significative de cette curiosité. Il semble plus apprécier sa présence que celle de Sandoval, certainement parce qu'il remet souvent en question les positions des Taelons et représente un défi à la fois spirituel et intellectuel. Leurs dialogues sont teintés d'une réflexion permanente sur le bien-fondé des actions des aliens.

Boone est également très intéressant, malgré une caractérisation bâclée dans le pilote : deux minutes après son introduction, sa femme est tuée dans une explosion orchestrée par Sandoval. Cela le le pousse à rejoindre le mouvement libératoire qui lutte contre les aliens, mais la ficelle scénaristique est assez grossière. Nommé chez de la sécurité de Da'an, il se voit doté d'un CVI (Cyber Viral Implant) que la résistance a modifié afin d'en retirer l'impératif visant à ne servir que les intérêts des Taelons. L'amélioration cérébrale que cela entraîne lui sert notamment à justifier des actions parfois suspicieuses en développant des points de vue inédits et crédibles. Sa position l'amène à être partagé entre son devoir de protection envers Da'an et son rôle d'espion en faveur d'une organisation avec laquelle il n'est pas toujours en accord.

Ce n'est pas une série centrée sur l'action, malgré la présence de la résistance menée par le milliardaire Jonathan Doors qui a maquillé sa mort pour n'en être que plus redoutable en travaillant dans l'ombre. Leur QG donne un cachet différent et tranche avec les réunions du Synod; ce qui donne la possibilité de varier les intrigues. Mais généralement, le rythme est plutôt lancinant, voire presque contemplatif par moments.

L'univers proposé est également assez fourni et certains éléments ne demandent qu'à être développés : les Skrills, organismes génétiquement modifiés par les Taelons qui en ont fait une arme vivant en symbiose avec son hôte, la communalité qui est relie tous les esprits des la race alien, le fait que ces derniers avaient déjà envoyé un émissaire 2000 ans auparavant qui aurait donné aux humains des capacités psychiques leur permettant de s'y introduire, une sonde répliquant l'ADN à l'envie...

Il y a tout de même des défauts, comme les effets spéciaux qui sont régulièrement d'une profonde laideur, ou le côté "enquête de la semaine" des investigations de Boone. L'utilisation des caractéristiques du CVI est également agaçante, notamment en ce qui concerne sa capacité à donner à celui qui le porte une mémoire illimitée : au lieu de faire référence à des événements antérieurs au détour d'un dialogue, les images défilent de nouveau à l'écran. Rien de très subtil, donc.

Mais dans l'ensemble, la balance penche vers le positif puisque cette première saison est de bonne facture.

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Les bilans de Lurdo : Angie Tribeca, saisons 1 & 2 (2016)

Publié le 26 Mars 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, TBS, Comédie, Policier

Rashida Jones, Deon Cole et Jere Burns dans une sitcom produite (et partiellement dirigée/interprétée) par Steve Carrell et sa femme, sur Angie Tribeca (Rashida Jones), super-inspectrice au sein d'une brigade totalement déjantée et absurde, avec laquelle elle enquête sur des crimes toujours plus improbables.

Angie Tribeca saison 1 :

(critique effectuée lors la diffusion initiale, en Janvier 2016)

Énormément de guests, dans cette saison 1, parmi lesquels Lisa Kudrow, Alfred Molina, Gary Cole, Adam Scott, James Franco, Jeff Dunham, Sarah Chalke, John Michael Higgins, Amy Smart, David Koechner, Keegan Michael-Key, Cecily Strong, Gene Simmons, Danny Trejo, Ryan Hansen...

On est ici dans de la grosse parodie absurde et débile à la ZAZ, directement inspirée des Mr. Gun (Sledge Hammer), de Police Squad/Y-a-t-il un Flic... ?, et des films Alarme Fatale... et quand je dis "directement inspirée", j'entends par là qu'à de nombreuses reprises, j'ai eu l'impression de voir des gags et des scènes directement reprises de tous ces modèles.

Ce qui n'aide pas vraiment Angie Tribeca à se forger sa propre identité, d'autant que les gags de la série ne fonctionnent qu'une fois sur deux ou trois, en étant généreux : la plupart du temps, ces gags sont soit beaucoup trop faciles et attendus, soit étirés trop longtemps, ou bien sont répétés jusqu'à plus soif, et ils finissent par tomber à plat, lassants.

Surtout lorsqu'ils ne sont pas drôles : il y a vraiment un abus de vannes "littérales" , façon "prenez donc un siège" = le personnage saisit une chaise et la tient à bout de bras, ou encore "les médias sont déjà en train de renifler dans le coin" = plan sur des journalistes qui tournent en rond, à quatre pattes, en train de renifler partout.

Une fois de temps en temps, ça passe. Répétées dans chaque épisode, voire plusieurs fois par épisode, voire même plusieurs fois dans une même scène, c'est l'overdose et on se contente de lever les yeux au ciel (un peu comme pour les gimmicks "littéraires" des Désastreuses Aventures des Orphelins Baudelaire), malgré la bonne volonté et l'énergie de la distribution (une distribution en surjeu complet et volontaire, ce qui tend aussi à affaiblir l'impact de certaines vannes, en soulignant d'autant plus un décalage bien forcé).

Et on touche là aussi aux limites du format binge-watching popularisé par Netflix : ici, TBS, la chaîne de production, a lancé la série d'un bloc, avec un marathon de 25 heures non-stop, diffusant ces 10 premiers épisodes en boucle pendant une journée. Autant dire que l'overdose était instantanée, et qu'il était bien difficile de finir la première saison d'une traite.

Heureusement pour le show, son écriture s'améliore progressivement, jusqu'à devenir gentiment sympathique à partir de la mi-saison... mais bon : la première saison d'Angie Tribeca reste dérivative, et oubliable malgré son absurdité, d'autant plus que des séries comme NTSF:SD:SUV:: ou Brooklyn 99 marchent sur les mêmes plates-bandes, et sont (ou étaient, dans le cas de NTSF) clairement un niveau au-dessus de cet Angie Tribeca.

(cela dit, Rashida est toujours ♥♥♥♥)   

Angie Tribeca saison 2 :

(critique effectuée en Mars 2017)

Un an après la saison 1, Angie Tribeca (Rashida Jones) se réveille de son coma pour découvrir que Geils (Hayes MacArthur) et le Dr. Scholls (Andrée Vermeulen) sont désormais ensemble, et que le Sergent Pepper (James Franco), son ex-partenaire et amant, est peut-être toujours en vie. Mais la mystérieuse organisation Mayhem Global semble bien décidée à saboter les élections municipales à venir, et Angie doit mener l'enquête...

Avec Jon Hamm, Rhys Darby, Busy Phillips, James Franco, David Walton, Kevin Pollak, Heather Graham, Danny Pudi, Mary McCormack, Maya Rudolph, Noah Wyle, Eriq La Salle, Saul Rubinek, les membres de plusieurs boybands, Jonathan Frakes, Ed Begley Jr, Peggy Lipton, Nancy Carrell...

Une seconde saison diffusée six mois après la première, et qui prend totalement le contre-pied de celle-ci, puisque non seulement toute l'équipe des scénaristes de la saison 1 est passée à la trappe (ne reste que l'un des showrunners), mais en plus, la série change totalement de style et de format : on oublie totalement les épisodes indépendants, pour installer une intrigue de fond sur Mayhem Global/James Franco, on adopte un ton plus sérieux et sombre (y compris visuellement) et on se débarrasse de la plupart des jeux de mots et des gags ultra-parodiques de la saison 1 (ceux qui faisaient ressembler le show à un photocopillage des aventures de Frank Drebin), pour se concentrer sur un humour moins prononcé, plus "subtil" (par exemple, les mésaventures du chien partenaire de Deon Cole et le légiste excentrique interprété par Molina sont nettement moins présents, et le hurlement de fin de générique d'ouverture, façon Les Experts Miami, disparaît totalement), plus près d'un Brooklyn 99 que d'un film des ZAZ.

Ce qui ne veut pas dire pour autant que le côté absurde a été oublié, loin de là : il est juste nettement plus modéré (mais parfois complètement aléatoire et non-sensique, au point de paraître totalement hors-sujet et plat).

Malheureusement, ça n'améliore pas le show pour autant, car il souffre toujours d'un timing comique assez inégal, avec des gags qui s'éternisent, et durent beaucoup trop longtemps pour être efficaces... un problème que le nouveau format n'améliore guère, puisqu'en se concentrant sur une intrigue de fond pas particulièrement passionnante, la série perd énormément en rythme et en dynamisme.

D'autant qu'on a du mal à se passionner pour le triangle Tribeca/Geils/Scholls (aucun des acteurs n'a d'alchimie avec les deux autres), ou pour l'histoire de Mayhem Global : le show prend tellement peu au sérieux son univers en temps normal qu'en tentant de nous impliquer dans une histoire plus "dramatique", ou dans des relations amoureuses, il vise complètement à côté de la cible, et le tout tombe à plat.

Bref, une saison sérialisée qui a beau essayer de faire des parodies à droite et à gauche (Alerte à Malibu, Scorpion/Les Experts Cyber, The Social Network, Castle, etc), et de donner un peu d'épaisseur à son univers et à ses personnages, elle n'arrive pas à convaincre plus que lors de ses dix premiers épisodes.

Les problèmes sont différents (j'ai même envie de dire qu'ils sont radicalement opposés, la plupart du temps), mais le résultat est le même : Angie Tribeca est regardable, elle est même régulièrement amusante, mais au final, elle reste hautement anecdotique.

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Les bilans de Sygbab - Gilmore Girls - Une Nouvelle Année - Automne (2016)

Publié le 25 Mars 2017 par Sygbab dans Télévision, Critiques éclair, Review, Romance, Comédie, Netflix, Les bilans de Sygbab, Gilmore Girls

Sygbab regarde (beaucoup) la tv, Sygbab écrit (parfois) des bilans : retrouvez-les sur le blog des Téléphages Anonymes !

Gilmore Girls - A Year in the Life 1x04 - Fall :

Signé de la main d'Amy Sherman-Palladino, ce final représente pour elle une chance d'apporter une conclusion - même si une suite est tout à fait envisageable - à cette fresque vivante, car elle n'en avait pas eu l'occasion en quittant la série originelle à la fin de la saison 6. Et elle s'en acquitte de fort belle manière, en bouclant la boucle.

La scène où Lorelai appelle Emily pour lui raconter une anecdote à propos de son défunt père - celle qu'elle aurait dû évoquer lors de ses funérailles - est vraiment pleine d'émotion et met en route un processus de réconciliation qui apporte une certaine satisfaction. Après tant de tumultes, il était temps que leur relation s'apaise, et il aura fallu la perte de Richard pour les rapprocher. C'est écrit avec justesse, comme aux plus beaux jours de la série.

Au final, le voyage introspectif de Lorelai lui aura servi, même s'il n'a même pas commencé la randonnée qu'elle envisageait. Elle met tout en place pour résoudre tous les problèmes qu'elle rencontre, et décide de se marier pour de bon avec Luke (leur mariage est féérique et magique comme on on aurait pu l'attendre dans cette série), et de demander de l'argent à sa mère pour trouver un nouvel endroit où agrandir le Dragon Fly. Histoire de conserver Michel avec elle, mais pas Sookie qui fait pourtant une petite apparition. Outre l'aspect physique de Melissa McCarthy qui a bien changé, c'est surtout sa voix qui choque au départ. Son timbre n'est plus tout à fait le même, et ça modifie un peu la vision du personnage.

Les avantages que présentaient le concept ont également quelques inconvénients puisque les évènements sont très condensés, mais Chris et Dean sont aussi de passage. L'hommage rendu par Rory à ce dernier est poignant, et rappelle qu'il était effectivement le petit ami parfait. C'est ce que je trouve assez réussi dans cette mini-série : faire appel à la mémoire des téléspectateurs pour se souvenir des bons moments et instaurer une douce nostalgie, tout en faisant avancer les personnages. Les prétextes amenant à certains caméos sont parfois bien commodes, mais c'est inhérent à la volonté de faire apparaître tous les personnages.

Cet épisode propose également une mise en abîme intéressante par le biais de Rory. D'abord avec le livre qu'elle tente d'écrire et qu'elle nomme comme la série - à l'exception du The que sa mère lui conseille d'enlever, ensuite avec l'annonce de sa grossesse, qui la met en position de devoir élever un enfant seule, tout comme Lorelai. Une parfaite manière de boucler la boucle, finalement.

Malgré certains défauts, cette mini-série offre une conclusion plus que satisfaisante si l'on devait en rester là. Elle ouvre également des perspectives intéressantes si l'aventure devait continuer. Il n'était pas évident de proposer une suite en ne jouant pas uniquement sur la nostalgie, et pourtant le pari est réussi. Un seul mot à dire : bravo.

 

Retrouvez l'intégrale des bilans Gilmore Girls de Sygbab en cliquant ici.

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Les bilans de Lurdo - Almost Royal, saison 1 et 2 (2014/2016)

Publié le 19 Mars 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Comédie, BBCA, Documentaire

Almost Royal, saison 1 & 2 :

Les tribulations de Georgie (Ed Gamble) et Poppy Carlton (Amy Hoggart), aristocrates britanniques assez mal placés dans l'ordre de succession du trône de Grande Bretagne, et qui, à la mort de leur père, grand américanophile, décident de visiter les USA en compagnie de l'urne de leur géniteur, afin de mieux comprendre ce pays étrange.

Je ne suis pas forcément très amateur du genre des caméras cachées, ou de la cringe comedy, qui a pour principe de rire en voyant des personnages se ridiculiser à cause de leur égo ou de leur manque de tact social, entre autres (cf le travail de Ricky Gervais/Stephen Merchant, par exemple), tant ce genre d'humour peut rapidement devenir cruel et gratuit (et exploiter le temps et l'énergie de personnes innocentes dont on se moque).

En effet, quand ces deux styles se combinent, comme dans les longs-métrages de Sasha Baron Cohen (Borat, Bruno), cela peut rapidement s'avérer très inégal, en fonction du talent de l'artiste, de ses intentions, et des réactions que celui-ci parvient à obtenir de ses interlocuteurs.

Ici, Almost Royal marche directement dans les traces de Cohen, avec ces deux aristocrates imbuvables - Georgie, le grand dadais un peu niais et ahuri, à la remarque toujours déplacée, et Poppy, égocentrique absente, vaniteuse et superficielle - qui traversent les USA avec plus ou moins de bonheur.

Dans l'ensemble, les deux acteurs (comédiens de stand-up et, pour Hoggart, correspondante au sein du show Full Frontal with Samantha Bee) s'en sortent très bien, incarnant toujours constamment leurs personnages, même dans les situations les plus compliquées et improbables.

Le programme, lui, est plus inégal. La faute à un schéma structurel qui change à mi-parcours, entre la première et la deuxième saison : la première saison était axée sur des villes, sous un format road trip. Georgie et Poppie visitaient ainsi une ville par épisode, commençant à Los Angeles, pour finir à Nashville, en passant par Boston, le Texas, New York, Detroit et Washington DC. Cela donnait à chaque épisode une unité de ton et de lieu, et une plus grande véracité, puisque les autochtones étaient abordés dans la rue, avec plus ou moins de succès en fonction des régions.

À contrario, la saison 2 fait le choix d'axer ses épisodes autour de thèmes : la beauté, la nature, les sports, la romance, le futur, les forces de l'ordre, le monde du travail et les fêtes américaines. Dans chaque épisode, les deux protagonistes visitent des lieux, des entreprises, des personnes situées aux quatre coins du pays, en rapport avec le thème de la semaine, le tout parsemé de morceaux d'une interview (façon Raphaël Mezrahi) avec un invité hebdomadaire : Mario Lopez, Laura Bell Bundy, Dennis Rodman, Michael Uri, George Takei, Jimmy Tatro, Whitney Port, Liza Vanderpump.

Le problème est immédiatement évident. Non seulement les épisodes semblent plus artificiels, sans réelle unité de lieu ou d'environnement, mais en plus, les interviews sont particulièrement frustrantes, car coupées en micro-extraits de 30 secondes, laissant tout juste le temps d'une ou deux punchlines, sans plus.

Une saison 2 finalement assez décevante, et l'on se demande souvent pourquoi le duo visite tel ou tel endroit, ou interroge telle ou telle star de la D-list, qui semble parfois ne pas être dupe de l'imposture.

Cela dit, le tout reste assez sympathique à suivre, et avec à peine une vingtaine de minutes par épisode, pas le temps de s'ennuyer, ou de se lasser du format. J'avoue avoir ponctuellement été tenté de faire avance rapide sur certains épisodes : non pas par ennui ou agacement, mais plus par gêne pour les personnes à l'écran. Ce qui prouve que le concept marche, mais qu'il frôle les limites de ma tolérance à ce genre de comédie.

Reste que, de manière plus générale, le changement de structure n'était pas une très bonne idée, et, si tant est que le show soit renouvelé par BBC America pour une troisième saison, j'espère qu'il reviendra à quelque chose de plus proche de la saison 1.

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Les bilans de Lurdo - Wasted, saison 1 (2016)

Publié le 19 Mars 2017 par Lurdo dans Télévision, Critiques éclair, Review, UK, Channel 4, Comédie, Sitcom

Wasted, saison 1 :

Quatre vingtenaires glandeurs - deux hommes (Danny Kirrane et Dylan Edwards) et deux femmes (Rose Reynolds et Gwyneth Keyworth) - vivent ensemble dans la petite bourgade de Neston Berry, où ils tentent d'occuper leurs journées entre alcool, drogues et références à la pop-culture...

Sitcom anglaise en 6 épisodes diffusée sur Channel 4, et qui repompe de manière évidente tout ce qui faisait le charme et le succès de Spaced et du travail d'Edgar Wright (du duo principal masculin à la Pegg & Frost, à la réalisation ultra-cut et quasi-clipesque, bourrée de bruitages de jeux vidéo, en passant par les références à Star Wars, Game of Thrones, Adventure Time, X-files, les images pseudo-8-bits, les délires visuels, les relations interpersonnelles, le format du titre, etc), en rajoutant une grosse couche de drogues en tous genres, et d'humour gentiment vulgaire/sexuel/scatologique.

Et c'est à peu près tout ce qu'il y a à en dire. Pour peu qu'on supporte tout le côté graveleux assez bas de plafond, et ces personnages parfois assez antipathiques (les deux protagonistes masculins, surtout, qui n'ont pas une once du capital sympathie de Pegg/Frost ; au niveau des filles, ça passe déjà beaucoup mieux), certains gags fonctionnent très bien, et les caméos à répétition de Sean Bean/Ned Stark en guide spirituel de l'un des personnages sont amusants.

(certes, ils finissent un peu par être forcés et répétitifs, mais leur conclusion est assez amusante et finalement assez logique)

En somme, une série pas désagréable, mais assez dérivative, et qui n'arrive jamais vraiment à la cheville de son "modèle".

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Catch Review : Chikara - King of Trios 2016 : Night 3 (04/09/2016)

Publié le 18 Mars 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Catch, Chikara, Télévision

Ultime soirée de l'édition 2016 de ce grand tournoi encadré par la Chikara, une troisième soirée qui, généralement, monte nettement en puissance...

King of Trios 2016 - Night 3 - 04/09/2016 :

- King of Trios - Demi-finale : Team Sendai Girls vs Warriors Three. Un match un peu bancal, notamment au niveau du rythme, et de l'énergie globale des compétiteurs, pas forcément tous au même niveau d'intensité : on a toujours l'impression que les deux hommes se retiennent un peu, et Thunderfrog n'est pas très présent dans le match.

- King of Trios - Demi-finale : Team JWP (Hanako Nakamori, Manami Katsu, & Command Bolshoi) vs Hallowicked, Jigsaw & Icarus. Pas un match désagréable, mais fin décevante et en queue de poisson motivée par le booking des HexMen, quand ceux-ci continuent de démolir leurs adversaires, et se font DQ.

- Arik Cannon vs. Mark Angelosetti. Un match équilibré et tout à fait honorable, mais qui ne passe jamais vraiment la seconde.

- Tag Team Gauntlet.

# Devastation Corp dans le ring, se font distraire par leur ancien manager, se font démolir par Smashmaster, et se font éliminer par N_R_G sous les sifflements de la foule.

# Big Deal Security vs N_R_G est plein de botches et de moments approximatifs.

# Drew Gulak (aka Soldier Ant) & Orange Cassidy (aka Fire Ant) vs BDS fait dans la comédie.

# Gulak & Cassidy vs Sea Stars est là aussi de la comédie nawak, avec filet de pêche, et tout et tout (!).

# G&C vs Crummels & DeFarge était bâclé.

# Crummels & DeFarge vs Los Ice Creams était encore pire, avec des botches affreux de la part de C&D.

# Dez Peloton vs C&D était beaucoup trop long et sérieux.

# DP vs Hermit Crab and Rock Lobster, un peu de comédie, et de l'agressivité.

# DP vs United Nations est une formalité.

# United Nations vs Xpac & Billy Gunn, uniquement là pour se moquer du photocopillage du gimmick de X-pac, et pour faire quelques promos post-match amusantes.

Un Gauntlet malheureusement très brouillon, avec trop de comédie, pas assez d'équipes connues, et une conclusion finalement assez inutile. Tout ça pour ça, en fait.

- Lucas Calhoun (un pseudo Elvis) vs. Chuck Taylor™ (aka Stokely Jathaway, qui a "acheté" la ™ de Chuck Taylor au catcheur appelé ainsi, et qui fait son entrée en chantant ultra-faux). Pas un vrai match, de la grosse comédie lourde, façon Grado. Bof.

- Rey De Voladores Finals - Aero Star vs Tony Nese. Nese remplace Frightmare, blessé, dans la finale du Rey de Voladores. Un excellent match plein de voltige improbable, et qui s'avère très satisfaisant malgré un finish un peu abrupt.

- King of Trios - Finale : Team Sendai Girls vs Team JWP. Mouais. Quackenbush se venge du plantage de ses Joshimanias, il y a quelques années, en offrant à son King of Trios une finale exclusivement féminine et japonaise... avec les avantages et les inconvénients que cela comporte : d'un côté, c'est assez sec, brutal, et compétent, et de l'autre, c'est approximatif, sans grand selling, et parfois assez répétitif.

 

Une troisième soirée assez moyenne, pour ne pas dire décevante, entre les matches des Trios dans lesquels les filles se sont économisées pour la finale, le Gauntlet inutile et brouillon, et le reste du meublage. Même la finale du RdV est un peu abrupte sur sa fin, et donc pas totalement satisfaisante.

Dans l'ensemble, un KoT très inégal, qui, contrairement aux autres années, donne un peu l'impression de s'essouffler à mesure que le week-end avance. Je suis curieux de voir ce que va donner l'édition 2017, en septembre, puisqu'elle se déroulera en Angleterre, et que la compagnie a perdu plus de la moitié de son roster, cette année...

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Les bilans de Sygbab - Gilmore Girls - Une Nouvelle Année - Été (2016)

Publié le 18 Mars 2017 par Sygbab dans Télévision, Critiques éclair, Review, Romance, Comédie, Netflix, Les bilans de Sygbab, Gilmore Girls

Sygbab regarde (beaucoup) la tv, Sygbab écrit (parfois) des bilans : retrouvez-les sur le blog des Téléphages Anonymes !

Gilmore Girls - A Year in the Life 1x03 - Summer :

Le nouveau running-gag concerne le retour de Rory dans sa ville natale, puisqu'elle n'arrive pas à convaincre les habitants de Stars Hollow que la situation est juste temporaire.

Lui faire reprendre le rôle d'éditeur de la gazette de la ville afin de la remettre sur les rails est une bonne idée - ça amène aussi une distribution des journaux assez désorganisée et complètement décalée -, d'une part parce que ça justifie qu'elle reste dans les parages, d'autre part cela l'oblige à mener une introspection sans doute salvatrice. Elle reçoit pour cela l'aide de Jess, qui est toujours là pour lui donner des conseils (ou un coup de pied aux fesses, au choix) quand elle en a besoin. L'apparition de ce dernier apparaît naturelle, et il semble apaisé maintenant qu'il a une vie plus stable avec un emploi qui lui plaît.

Le côté excentrique qui a toujours existé dans la série est vraiment développé à fond dans cet épisode, avec Stars Hollow - The Musical. Lorelai se retrouve seule contre tous en pensant que c'est totalement raté, alors que toutes les autres personnes assistant à l'avant-première sont totalement conquis et trouvent la comédie musicale absolument géniale.

En un sens, ça l'est tellement c'est over the top, de manière volontaire pour les scénaristes, mais involontaire pour Taylor qui est convaincu qu'il tient là quelque chose de rare et d'exceptionnel.

Même si elle a sans doute raison, la position de Lorelai ne fait qu'illustrer son isolement progressif. En conflit avec Luke sur la façon dont leur couple fonctionne, elle se fâche également avec Rory car elle refuse que sa fille écrive à propos de sa vie.

S'ajoute à cela le départ futur de Michel, qui a besoin d'un salaire plus élevé et d'un espace moins confiné qu'au Dragon Fly (il était d'ailleurs temps de donner un peu plus d'épaisseur au personnage et de s'attarder sur ses états d'âme). Il y a de quoi se remettre en question, d'autant que Sookie les a déjà abandonnés. Est-ce pour cela qu'il faut partir en randonnée, seule dans la nature ? L'idée peut rendre perplexe.

S'il est un peu plus brouillon que les deux premiers avec des idées un peu fourre-tout par moments, cet épisode valide tout de même le parti pris de relater une année saison par saison avec des ellipses importantes qui sont globalement bien gérées. De plus, l'essence du show est bien présente est c'est un élément indispensable pour le bon fonctionnement de ce revival.

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Les bilans de Lurdo : Jessica Jones, saison 1 (2015)

Publié le 12 Mars 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Netflix, Marvel, Thriller, Fantastique

Après Daredevil (passé en revue ici et ici), dont la première saison m'avait laissé particulièrement mitigé, je m'attaque à la suite de l'univers partagé Marvel/Netflix, à savoir, Jessica Jones.

Et pour être totalement franc, initialement, j'avais prévu d'adopter le même format une demi-saison = un bilan pour traiter de Jessica : malheureusement, j'ai très vite changé d'avis durant le visionnage de la série, qui m'a tellement frustré que j'ai décidé de limiter la casse. Un seul bilan, donc, cette fois-ci, pour une série qui a réussi l'exploit de me détourner de quasiment tout le reste de l'univers Marvel/Netflix.

Jessica Jones, saison 1 :

Après avoir subi l'impensable aux mains de Kilgrave (David Tennant), un criminel capable de manipuler l'esprit d'autrui, Jessica Jones (Krysten Ritter), apprentie super-héroïne réticente, décide de jeter l'éponge, et s'installe à New York, traumatisée, où elle officie en tant que détective privée. Mais bien vite, alors même qu'elle se rapproche de Luke Cage (Mike Colter), un barman doué de pouvoirs surhumains, comme elle, Kilgrave refait surface, entraînant Jessica Jones à sa poursuite...

Seconde série Marvel/Netflix, adaptée du comic-book ALIAS réservé à un public averti, et de tout ce qui en a découlé, Jessica Jones était peut-être la série pour laquelle j'étais le plus optimiste, en théorie. Pas forcément parce que j'ai de l'attachement pour les personnages concernés (pas particulièrement, du moins), mais plus parce que la combinaison de la showrunneuse Melissa Rosenberg (autrefois sur Dexter, avant que la série ne sombre), de David Tennant en grand méchant, et de Krysten Ritter (qui ne correspondait PAS DU TOUT à ma vision du personnage, mais que j'appréciais néanmoins dans Don't Trust the B---- in Apartment 23) laissait présager de quelque chose de plus original et intéressant que Daredevil ou Luke Cage. Malheureusement, après cette première saison, force est de constater que j'ai probablement préféré la première saison de Daredevil, avec tous ses défauts... et de loin.

L'un des problèmes principaux, en fait, c'est que Daredevil, malgré tous ses défauts, s'efforçait tout de même de faire dans la série super-héroïque. Ici, avec Jessica Jones, Melissa Rosenberg a choisi (assez naturellement, vu le personnage) de faire dans le pseudo-noir, avec détective torturée qui narre ses enquêtes en voix-off, ville terne et grise, musique avec cuivres et guitare lancinante, et tout et tout. Et non seulement elle fait du pseudo-noir, mais elle fait du pseudo-noir (genre habituellement très codifié d'un point de vue masculin) détourné pour être placé sous une optique féminine.

C'est l'un des points mis en avant par la production et par la chaîne ("la première série super-héroïque sérieuse écrite par une femme, et centrée sur des personnages féminins"), c'est ce qui a valu à la série des torrents et des torrents de louanges critiques, et de commentaires en tous genres de la part de tous les blogs et autres sites féministes applaudissant le caractère supposément révolutionnaire de la série, et tout et tout. Et en théorie, pourquoi pas.

Ou du moins, pourquoi pas, si ces intentions et ce point de vue n'entraient pas en perpétuel conflit avec les aspects super-héroïques et polar noir du show : ces derniers finissent par sembler n'être qu'un simple habillage moins intéressant pour les scénaristes que la psychologie de Jessica, et ses rapports avec les autres personnages (principalement féminins).

Ainsi, une constante, dans cette première saison, c'est que le côté super-héroïque de la série est minimisé au possible (Jessica Jones n'exploite que très rarement sa force et ses pouvoirs, très vagues et nettement affaiblis par rapport aux comics ; et donc, à l'écran, elle paraît souvent visuellement assez chétive et peu intéressante ; Luke Cage a déjà un peu plus d'impact); et quand il est mis en images, c'est tout simplement bâclé, comme si cela n'intéressait pas du tout la production : les effets, les combats, tout paraît fait à l'arrache, mal cadré, improvisé en quelques minutes devant les caméras, bref, médiocre au possible, surtout en comparaison du travail effectué sur Daredevil.

Un problème encore renforcé par l'absence totale d'athlétisme de Ritter, qui semble mal à l'aise et maladroite dès qu'elle a la moindre scène d'action, et par le fait que les pouvoirs de Jessica sont affreusement aléatoires et mal gérés par la production : dans un épisode, elle peut passer des gens sans broncher au travers d' un mur, alors que dans un autre, Ritter peine à actionner le verrou d'un sas blindé...

On se dit alors qu'à la limite, si le côté super-héroïque de la série est raté, peut-être que c'est compensé par des enquêtes captivantes, histoire de justifier le côté polar... mais là aussi, ça tombe à plat. Déjà, parce que le show est tellement centré sur Kilgrave qu'il ne prend vraiment jamais le temps de montrer le quotidien de détective de Jessica. On la voit sur le terrain, on l'entend débiter des monologues en voix off (Ritter n'est pas très convaincante dans ce domaine, d'ailleurs), on la voit faire vaguement une filature (assez ratée, car mal filmée et ponctuée de one-liners inutiles), on nous dit qu'elle est une bonne détective, mais le peu de travail d'enquêtrice qu'elle mène est systématiquement ramené à Kilgrave, et honnêtement peu captivant (puisqu'on se doute bien que Kilgrave ne va pas tomber avant le dernier épisode de la saison). 

Mais un autre problème qui affecte le côté polar noir, c'est la personnalité de Jessica Jones. Oui, elle est torturée, traumatisée, elle souffre de PTSD, et toute la série n'est qu'une grosse étude de personnages gérant chacun un traumatisme (viol, manipulation, mort de l'être aimé, etc) et/ou une addiction (drogue, amour, pouvoir, etc) d'une manière différente ... sauf que le résultat, c'est qu'on se retrouve avec un personnage principal non seulement assez cliché (l'enquêteur sarcastique et coriace au passé traumatique, c'est un peu un classique de la littérature de genre, qu'il soit de sexe masculin ou féminin), mais aussi rapidement épuisant d'antipathie, de répliques sardoniques, d'attitudes hostiles, etc. Par moments, plutôt que d'avoir à l'écran une femme traumatisée par la vie et par un criminel odieux, on a presque l'impression d'une adolescente capricieuse et émo, qui boude et n'en fait qu'à sa tête.

Le traumatisme de Jessica finit d'ailleurs par prendre tellement le dessus sur les autres aspects du show qu'il les rend accessoires... ce qui aurait pu passer si l'interprète de Jessica avait les épaules suffisantes pour rendre son personnage un minimum attachant. Or le jeu renfrogné et régulièrement faiblard de Krysten Ritter (le pétage de plomb de Ritter, durant l'épisode 4, est tout simplement risible de non-jeu) fait qu'à aucun moment, je ne me suis vraiment intéressé à son sort. D'autant que l'écriture ne lui fait pas de cadeaux (son caractère, mais aussi ses décisions souvent idiotes, comme par exemple son plan final pour vaincre Kilgrave), et que toute la série est plus ou moins vue par son prisme.

Ce qui, forcément, a des conséquences directes sur le reste du show : puisque tout est vu au travers du prisme de Jessica et de son traumatisme, tout le reste passe au second plan pour les scénaristes, qui semblent parfois plus préoccupés par la portée de leurs messages sociaux que par l'idée de faire une série bien équilibrée.

Par exemple, on retombe ainsi dans les travers de certains scénaristes qui, fiers d'avoir un personnage principal féminin fort et affirmé, semblent refuser de l'accompagner de personnages masculins du même calibre, par peur qu'ils ne lui volent la vedette. Dans Jessica Jones, tous les personnages masculins sont ainsi soit faibles (le drogué, le voisin, etc), soit des antagonistes criminels à punir ; j'inclus aussi dans cette liste Will Simpson, alias "reverse-Captain America" (jusque dans son look), le flic qui se rapproche de Trish, puisque après une ébauche de développement, non seulement toute son expérience militaire est instantanément rejetée par Jessica, mais en plus, il bascule du côté obscur vers la fin de la saison (avant de disparaître).

Les deux seuls personnages masculins qui sortent du lot sont ainsi Kilgrave (David Tennant est formidable, et la seule raison pour laquelle j'ai tenu jusqu'au bout) et Luke Cage (absent de la moitié de la saison), des personnages qui, lorsqu'ils sont réduits à leurs caractéristiques de base, semblent tout droit sortis d'une mauvaise série romantique ou d'un roman de chick-lit : Kilgrave, l'ex plus âgé, sophistiqué, européen, au physique élancé et mince, mais au caractère manipulateur, et toujours obsédé par l'héroïne ; Luke, le nouveau, brut de décoffrage, issu de la rue, grand, musclé, un afro-américain fort, mais aussi doux et sensible (il a perdu un être cher), et qui comprend ce que Jones traverse parce qu'il est "comme elle".

Deux archétypes assez flagrants, qui n'existent presque qu'au travers de leurs rapports avec Jessica, et qui ne font que renforcer les problèmes de caractérisation du show (Mike Colter est sympathique, mais j'ai passé toute la série à me demander s'il était volontairement tout en retenue et en intériorisation, ou si on lui avait simplement dit de non-jouer... j'ai vraiment du mal à le voir en protagoniste principal d'une série, tant il était souvent inexistant ici).

Et au rayon des clichés, les femmes ne sont guère mieux loties, entre Hogarth la lipstick lesbian aux dents longues sortie des années 80 (un homme, dans le comic-book), la stage-mom manipulatrice et menteuse de Patsy, la voisine psychotique à la limite de l'inceste, et une autre prisonnière butch lesbian sortie d'Orange is the New Black, on navigue en plein dans les clichés à gogo. S'en sort néanmoins Patsy "Trish" Walker (à ma grande surprise, puisque le personnage m'importe peu dans les comics, et que Rachael Taylor ne m'a jamais fait forte impression), au parcours intéressant, et dans une moindre mesure, Hope, la victime de Kilgrave, qui ne se sort cependant jamais de ce rôle.

L'on pourrait arguer que "tout ça, c'est voulu, c'est pour renverser les clichés et les rapports de force des récits noirs habituels, dans lesquels le héros dur à cuire est toujours entouré de personnages masculins clichés, et de femmes faibles et/ou n'existant que par leurs relations amoureuses/sexuelles avec le héros". Mais cet argument ne tient pas pour une simple et bonne raison : un récit noir classique n'est pas supposé tenir le spectateur en haleine pendant près de 13 heures. Jessica Jones, si, malheureusement, et ça exige un développement des personnages plus rigoureux.

En somme, entre les personnages peu engageants (les personnages secondaires sont unanimement oubliables, que l'on parle du drogué, du voisin, de Hogarth, etc, voire insupportables - la voisine déglinguée), les acteurs pas forcément ultra-charismatiques ou bien choisis (comme je le disais, Ritter est franchement peu adaptée à ce rôle : assez monotone, pas assez physique, elle n'incarne pas Jessica Jones de manière convaincante, et semble souvent se demander ce qu'elle fait là), la photographie terne, la réalisation basique (voire assez laide dans certains de ses effets, en début de saison), la musique un peu risible (dans l'épisode 6, ce solo de guitare électrique façon Hollywood Night, splendide ! ^^), et l'écriture qui privilégie la description très détaillée d'un stress post-traumatique à des choses élémentaires comme de la tension, du rythme, ou du dynamisme, forcément, difficile pour moi de m'intéresser à Jessica Jones

Même des choses élémentaires comme le couple Jessica/Luke, pourtant essentiel au comic-book, ne fonctionnent que très peu à l'écran. Pas aidés par une dramatisation inutile de leur relation (la mort de la femme de Luke), Colter et Ritter n'ont pas grande alchimie (lorsque les scénaristes se sentent obligés de faire dire à Trish "mon dieu, c'est évident que vous avez une alchimie du tonnerre", alors qu'il n'y avait pas la moindre étincelle entre les deux acteurs dans la scène d'avant, c'est qu'il y a un vrai problème)... et leurs scènes de sexe sont, pour être totalement franc, à mourir de rire tant elles sont caricaturales et forcées dans leur auto-censure.

En résumé, hormis Tennant, qui cabotine totalement et parvient à faire de son Kilgrave un personnage à part entière, tour à tour sincère et psychopathe, menaçant et attachant, dans l'ensemble, Jessica Jones ne m'a pas convaincu. 

Pire, au fil de la saison, et à mesure que les scénaristes usaient et abusaient de grosses ficelles évidentes pour retarder au maximum la confrontation finale Kilgrave/Jones, j'ai commencé à perdre patience. En 8 épisodes, la série serait probablement mieux passée ; en 10 épisodes, ça aurait encore pu être regardable ; mais en 13 épisodes, avec une héroïne antipathique et amorphe, un script très très moyen, et des effets ratés, ça ne fonctionne pas.

À partir de l'épisode 10, notamment, alors que Kilgrave s'échappe une nouvelle fois grâce à l'intervention (à peine forcée) de Hogarth, que la voisine prend de plus en plus d'importance (jusqu'à assommer Jessica en un coup avec une poutre *facepalm*), que les coïncidences bien pratiques se multiplient, que les dialogues sont de plus en plus laborieux (...), tout commence à se déliter, à perdre cruellement le peu d'intérêt que la série avait encore... jusqu'à cette conclusion plate, à base d'écouteurs dans les oreilles (*soupir*) et de face à face quelconque sur un quai.

Et même l'insertion au tractopelle de Claire Temple (la Nick Fury du Marvel/Netflixverse !) n'aide pas à redonner de l'intérêt au tout, tant le personnage arrive comme un cheveu sur la soupe et fait de la figuration.

Bref.

Je ne vais pas me répéter : Jessica Jones, c'est (au mieux) médiocre au possible, nettement en dessous de Daredevil (je n'aurais jamais cru dire ça ^^), et ça a réussi à me couper l'envie de voir une éventuelle saison 2 (Ritter est hors-sujet), de voir Luke Cage (déjà que les critiques étaient assez mitigées, mais en plus Colter ne m'a pas du tout convaincu ; à la limite, j'aurais préféré une mini-série sur Hellcat), et probablement même de tenter Iron Fist (un peu le même problème de casting que pour Jessica Jones : un acteur principal qui semble hors-sujet).

Je finirai bien par m'intéresser à Daredevil saison 2 (pour le Punisher), ainsi qu'à The Defenders, la grosse série crossover, mais pour l'instant, Marvel/Netflix, c'en est fini pour moi. Merci, Jessica Jones !

(et je l'ai déjà dit, mais dans la catégorie "utilisation du genre super-héroïque pour raconter l'histoire d'une jeune femme peinant à se remettre d'un viol, et confrontée frontalement à son agresseur", Sweet/Vicious, de MTV, est nettement plus réussi, plus dynamique, et moins soporifique)

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Catch Review : TNA Impact Wrestling (09/03/2016)

Publié le 11 Mars 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Catch, TNA

Après des mois et des mois passés sans avoir regardé un seul show hebdomadaire complet, je cède aux sirènes du reboot made in Jeff Jarrett, en espérant quelque chose de... de quoi, d'ailleurs ? Je n'ai pas de grands espoirs, mais bon, restons optimistes.

Impact du 09/03/2016 :

- Grosse récap des nombreuses années d'existence de la compagnie, avec 95% de personnes mortes et/ou passées à la compétition, et pas de trace des Hardys. Oups.

- "It's time we Make Impact Great"... nouveau slogan de m*rde, qui a commencé comme un plagiat du slogan de Trump (Make Impact Great Again) sur les réseaux sociaux de la compagnie, avant qu'ils ne s'aperçoivent que Trump n'était pas des plus populaires, et qu'il valait peut-être mieux éviter de se mettre la moitié des USA à dos.

- Les Wolves se battent dans l'arène, avant d'être séparés. RAS.

- Apparemment, Josh Matthews et Jeremy Borash feudent ensemble à la table des commentateurs. Supaire. Et vas-y que ça s'insulte, vas-y que ça shoote, et vas-y que ça parle de la WWE...

- Cody Rhodes débarque, interrompt le débat, et demande à affronter Moose... qui n'est pas là.

- Le DCC (Storm, Bram & Eddie Kingston) fait son entrée (assez quelconque), suivis par Reno Scum (une tag team de punks en provenance de la GFW de Jarrett).

- DCC vs Reno Scum. Un tag match en avance rapide, avec une team DCC qui jobbe face à une team Reno Scum assez basique. Bof. Et puis les commentateurs qui refusent de la fermer avec leur dispute... arg. J'espère que les tensions au sein du DCC mèneront à une révolte de Kingston, il mérite mieux.

- Récap d'un mariage nawak qui a eu lieu il y a peu. Laurel Van Ness amusante en mariée alcoolique et dépressive.

- Sienna backstage qui est là pour expliquer le départ de Maria et boucher les trous de la narration, efficace. La demoiselle est douée, au micro.

- Marshe Rockett vs Zema Ion vs Braxton Sutter vs Caleb Konley. Moins de quatre minutes, un finish rendu évident par le fait que le gagnant est le seul à avoir eu une entrée, et un Caleb Konley qui a du potentiel. Laurel toujours amusante en post match.

- Bref teaser pour un segment naze des Hardys dans un zoo. Au secours.

- Sienna vs Rachel Ellering (fille de Paul Ellering, le manager des Road Warriors et des actuels Authors of Pain, à la NXT - on ne se demande pas pourquoi elle a été propulsée à la tv, celle-là, tiens). Pas mauvais, mais particulièrement oubliable, notamment parce que JB/Josh passent le plus clair de leur temps à s'insulter aux commentaires.

- Le retour de Bruce Pritchard qui, rappelons-le, a déféqué sur la compagnie et ses employés dès qu'il a été viré, la dernière fois. Il fait la promo de son podcast, il shoote sur la TNA, la déclare morte (maintenant, c'est officiellement "Impact Wrestling"), se passe de la brosse à reluire, namedroppe toutes les stars de la WWE, et décide de devenir le Paul Heyman de Bobby Lashley. Alberto El Patron fait son arrivée, avec un thème musical médiocre, veut un match de championnat, EC3 aussi, mais tout le monde l'ignore, et zou, title shot pour ADR, dès ce soir.

- Eddie Edwards vs Angelina Love s'affrontent au micro backstage.

- Cody Rhodes débarque à nouveau, et réclame Moose... qui n'est toujours pas là.

- Promo posée et backstage de Lashley.

- Dutch Mantell avec son scooter, se passe de la brosse à reluire, et nous refait la complainte du "hey, à l'époque, on avait plein de superstars qui sont toutes passées à l'ennemi, c'était bien, 'member that ? Maintenant, on est nazes." Mantell nous place un "We The People", forcément, en conclusion. Sans intérêt.

- Les Hardys qui se battent contre leur kangourou = *soupir* ; le Decay qui récupère les tag titles après une téléportation ratée = du rapiéçage foireux et bancal.

- ADR vs Lashley. Pas mauvais, jusqu'à ce que les arbitres commencent à voler bas, et la triche à commencer. Quant au résultat... mwé.

 

Un show-reboot qui se plante magistralement dans ce qu'il tente de faire : on a l'impression que Jarrett est persuadé que "sa" TNA d'avant-Hogan était parfaite, géniale, et mémorable, et qu'il suffit de faire comme si les années depuis son départ ne se sont pas produites (et comme si la NXT et la WWE n'avaient pas évolué depuis).

Résultat : l'action est plate, trop brève, le booking bordélique, les commentaires médiocres, et de vieilles gloires viennent parader en name-droppant des stars de la concurrence, histoire de bien souligner que la TNA, ce n'est plus ce que c'était. Pas sûr que ce soit la meilleure manière de relancer la compagnie, et de redonner de l'espoir aux ex-fans qui ont lâché le show.

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Les bilans de Sygbab - Gilmore Girls - Une Nouvelle Année - Printemps (2016)

Publié le 11 Mars 2017 par Sygbab dans Télévision, Review, Critiques éclair, Romance, Comédie, Netflix, Les bilans de Sygbab, Gilmore Girls

Sygbab regarde (beaucoup) la tv, Sygbab écrit (parfois) des bilans : retrouvez-les sur le blog des Téléphages Anonymes !

Gilmore Girls - A Year in the Life 1x02 - Spring :

Comme pressenti, l'épisode est rythmé par la thérapie de Lorelai et sa mère, ce qui nous offre de longues scènes de silence avant qu'Emily revienne sur le ressentiment qu'elle a depuis toujours à propos du départ soudain de sa fille alors qu'elle était enceinte. Les séances sont parfois hallucinantes, et la pauvre psy qui s'occupe de leur cas est parfois désespérée d'être confrontée à ces deux phénomènes.

Le traitement est en accord avec la relation compliquée qui unit les deux femmes, qui même encore maintenant ne profitent pas de cette opportunité pour dissiper les malentendus en s'enfermant dans certains non-dits ou en ressassant le passé sans avancer. Cela s'inscrit dans la continuité de leurs difficultés à communiquer, c'est donc raccord avec ce qu'on sait des deux personnages.

Le parallèle établi entre Paris et Rory est lui aussi plutôt bien vu. Outre leurs interventions aux styles diamétralement opposés à Chilton - l'occasion de revoir le directeur, et de retourner sur un lieu qui a marqué les premières saisons -, Paris a totalement réussi sa vie professionnelle alors que Rory est complètement perdue. Au moins, ce qui avait été ébauché dans la saison 7 de la série originelle n'est pas oublié.

En revanche, leurs vies personnelles sont chaotiques. Entre une Paris en plein divorce avec Doyle et qui perd toute confiance en elle en apercevant brièvement Tristan et une Rory qui a un petit-ami qu'elle délaisse au profit d'un Logan fiancé, il n'y a pas de quoi se vanter.

Un peu moins de Stars Hollow, mais ça vaut tout de même le coup avec un conseil de ville dont l'ordre du jour concerne la gay pride avec un Taylor un peu dépité de devoir annuler car il n'y a pas assez d'homosexuels dans la ville, et le second court-métrage de Kirk qui est tout aussi barré que le premier.

On sent quand même la volonté de revenir aux sources, avec une multitude de références aux premières saisons, que ce soit en terme de dialogues ou au niveau des caméos (celui de Francie est très amusant, par exemple). Sans aller jusqu'à penser que c'est une façon d'expier certains choix des dernières saisons, il faut bien avouer qu'il n'y avait plus le même esprit.

Cette tentative de raviver la flamme est suffisamment intelligente pour que le tout reste crédible et que le téléspectateur puisse de nouveau se laisser emporter par la fraîcheur qui a toujours fait la force du show. La seule réserve concerne le retour de Rory dans la maison maternelle : cela souligne un peu trop la nécessité de relancer une dynamique entre les deux femmes.

L'essai n'est pas encore transformé, mais il est évident que cette mini-saison a été pensée à la fois pour faire plaisir à ceux qui ont suivi la série depuis ses débuts et pour faire évoluer les personnages. Pas forcément dans le bon sens, mais il y a une certaine cohérence.

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Un film, un jour (ou presque) #467 : Coup de Foudre et Imprévus (2017)

Publié le 9 Mars 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Romance, Hallmark, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Coup de Foudre et Imprévus (Love at First Glance) :

À l'occasion de la Saint Valentin, Mary (Amy Smart), une journaliste mécontente de sa carrière actuelle et de la routine de son existence, se retrouve seule après que son compagnon ait rompu avec elle. Déprimée, elle prend alors le train pour rentrer chez elle, et y aperçoit James (Adrian Grenier), un photographe reporter : aussitôt, leurs regards se croisent, mais avant qu'ils n'aient pu se parler, James descend du train, oubliant son téléphone derrière lui. Mary tente alors de retrouver le propriétaire de l'appareil en interrogeant tous les contacts de ce dernier, ce qui l'emmène dans une aventure improbable et inattendue...

Une rom-com Hallmark de St Valentin qui a pour elle une structure originale (les deux protagonistes ne se parlent en face à face que trois minutes avant la fin du film, et le personnage de Grenier est développé en flashbacks), et une distribution un peu plus prestigieuse que la moyenne : Smart, Grenier, Eden Riegel, Jonathan Bennett, John Shea, Ted King...

Malheureusement, ça s'arrête un peu là, puisque le métrage est largement plombé par un script assez médiocre, pour ne pas dire mauvais (le second script - et la première comédie romantique - de cette scénariste).

Entre l'héroïne assez agaçante (vraiment pas fan de son attitude vis à vis de son ex, de leur couple, etc), le rythme calamiteux (les flashbacks sont répétitifs et mollassons, et ne font que délayer l'intrigue ; les coupures pubs sont vraiment mal placées), l'exposition et les dialogues très maladroits et laborieux (on a vraiment l'impression d'un premier jet pas très bien écrit), et les personnages über-clichés (le personnage de James est le cliché ambulant de l'homme parfait, artiste talentueux, journaliste international, cultivé, généreux, doué en tout, mais aussi sensible, avec des failles émotionnelles provoquées par des événements forcément ultra-dramatiques et larmoyants, blablabla), le film traîne rapidement la patte.

D'autant qu'il n'est pas aidé par une mise en images basique et peu inspirée (les SMS échangés par les personnages, à la fois lus à voix haute, et affichés à l'écran, sont un exemple de redondance et d'inutilité chronique symptomatique du reste de la production), et par une Amy Smart qui tente d'occuper l'espace et de donner de l'énergie à ses scènes en surjouant un peu trop (forcément, puisque c'est une comédie romantique dans laquelle les deux protagonistes n'ont quasiment aucune scène en commun ! #FausseBonneIdée...). 

2.25/6

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