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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #television catégorie

Un film, un jour (ou presque) #276 : Teen Beach 2 (2015)

Publié le 22 Mars 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Télévision, Musique, Romance, Disney

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Teen Beach 2 :

Après leur aventure dans leur film préféré, le "beach party movie" Wet Side Story, Mack (Maia Mitchell) et Brady (Ross Lynch) ont repris le lycée... mais les aléas du quotidien ont un impact imprévu sur le couple. Heureusement, l'arrivée inattendue, dans leur monde moderne, de Lela (Grace Phipps) et de Tanner (Garrett Clayton), les deux protagonistes principaux du film, va les aider à retrouver le véritable sens des priorités.

Le premier Teen Beach Movie (2013), une DCOM initialement vendue comme un clone de High School Musical, s'était avérée un hommage sympathique et dynamique aux vieux beach party movies des années 60, avec une lead très attachante, une ambiance dynamique et légère, et un cast globalement très sympathique.

Pour cette suite, changement de scénaristes, et un script qui inverse le postulat du premier, envoyant ici un couple de personnages des 60s dans notre monde moderne, pour en extirper pataudement un propos sur la condition féminine, et un paradoxe temporel improbable.

Les problèmes se succèdent donc à tous les niveaux, puisque le film finit par n'avoir ni le charme ou la bonne humeur du premier, ni ses numéros musicaux sympathiquement rétros (le dernier numéro de ce métrage partait pourtant dans la bonne direction), ni le rythme (le tout se traîne très mollement pendant la majorité de ses 100+ minutes), ni les interprètes (puisque les 3/4 des personnages de Wet Side Story y restent coincés pour des scènes plates, génériques et anecdotiques pendant 95% de leur temps de présence à l'écran, déjà bien faible).

Sans parler de déception (parce que pour qu'il y ait déception, il faut qu'il y ait attente), un échec assez flagrant, qui prouve que de mettre précipitamment en chantier la suite d'un succès inattendu n'apporte jamais rien de bon.

Un film qui est au premier opus ce que Grease 2 est à Grease.

Un minuscule 2/6 (pour Maia & Grace, et pour Tanner le flamboyant)

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Les bilans de Lurdo : La Fête à la Maison - 20 ans après, saison 1 (2016)

Publié le 20 Mars 2016 par Lurdo dans Télévision, Les bilans de Lurdo, Comédie, Sitcom, Netflix, Review, Critiques éclair

Fuller House : La Fête à la maison : 20 ans après - saison 1 :

Le reboot/revival/remake/suite de La Fête à la Maison par Netflix, avec tout le monde qui rempile de manière plus ou moins régulière (les adultes du show original ne font ici que des caméos, de temps en temps), pour treize épisodes... sauf les soeurs Olsen (ce qui leur vaut plein de vannes et de remarques méta à leur dépens).

Sans surprise, ce Fuller House est exactement comme la série originale, ni meilleur, ni pire, et avec les mêmes qualités et défauts. Ce qui rend les critiques assassines, outre-atlantique, assez "amusantes", tant elles donnent l'impression d'avoir été écrites par des personnes n'ayant jamais regardé la série mère, et/ou choisissant d'adopter une posture cynique et sarcastique du genre "ha, comment c'était trop de la daube, les séries des années 80, heureusement qu'aujourd'hui on a The Big Bang Theory et Modern Family, ça c'est de la sitcom de qualité sans clichés et sans vannes pourries."...

Cela dit, avis personnel, mais bien que le tout reste effectivement typiquement kitschouille 80s, ça passe nettement mieux sans Dave Coulier (et ses imitations médiocres) et sans les Olsen (et leur personnage tête à claques et envahissant), au point que le tout soit (presque) agréable à regarder. Ou du moins, pas désagréable, pour peu qu'on sache dans quoi on s'embarque.

(bémol, DJ Tanner manque un peu trop de charisme ou d'alchimie avec ses enfants, ce qui fait qu'elle se fait clairement éclipser à l'écran par sa frangine et par l'autre cinglée)

Je m'attendais à avoir envie de zapper après 15 minutes du premier épisode, et en fait, je pense que je reviendrai probablement en seconde saison, pour voir si ça continue sur cette lancée.

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Les bilans de Lurdo : Star Trek Voyager, saison 4 (suite - 3)

Publié le 19 Mars 2016 par Lurdo dans Télévision, Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Science-Fiction, Star Trek

Je continue mes mini-reviews de l'intégrale de Star Trek Voyager, une intégrale commencée il y a bien longtemps, et une saison 4 qui débute sous de bons auspices, avec l'arrivée de Seven of Nine !

4x10 - Random Thoughts :

Alors que l'équipage visite une planète idyllique et pacifique, où le crime n'existe pas, Wesley Crusher commet un impair, et est condammné à un sort funeste par les autorités loc-- oups, mauvaise série. Désolé. Je reprends. Alors que l'équipage visite une planète idyllique et pacifique, où le crime n'existe pas, B'elanna Torres commet un impair, et est condamnée à un sort funeste par les autorités locales. Heureusement pour elle, Tuvok mène l'enquête, et il va infiltrer un réseau de télépathes/trafiquants d'images violentes copyrightées par la Paramount.

Pas grand chose à dire sur cet épisode très dérivatif, si ce n'est qu'il est nettement moins fauché et kitsch que Justice, de STTNG, et qu'il fonctionne mieux, même si au final, il reste assez peu marquant.

Deux choses à retenir : le nouveau brushing risible de Janeway, qui lui rajoute au moins dix centimètres de hauteur dans certaines scènes ; et la scène finale entre Seven et Janeway, qui a clairement été tournée/écrite pour un autre épisode et rattachée à l'arrache (le brushing de Janeway trahit cet état de fait), et dans laquelle Seven pose une question intéressante : Janeway ne devrait-elle pas plutôt tenter de ramener son équipage sain et sauf, et le plus vite possible, sur Terre, plutôt que de mettre en danger ses membres d'équipage de manière répétée en s'arrêtant sur toutes les planètes croisées par le Voyager, et en tentant d'intéragir avec tous les aliens rencontrés. Réponse de Janeway : lolnon, ce ne serait pas aussi amusant. Soit.

4x11 - Concerning Flight :

Le Voyager est attaqué par des contrebandiers qui lui volent du matériel fédéral grâce à leurs téléporteurs, et repartent avec l'ordinateur de bord, l'hologramme de Leonardo de Vinci, et l'holoémetteur du Doc ; le tout se combine (forcément) sur une planète locale, où Janeway et Leonardo de Vinci vont devoir affronter les maychants contrebandiers.

Je vais faire simple : je me suis vraiment particulièrement ennuyé avec cet épisode. Mais vraiment. Outre d'éventuelles scènes sur l'holodeck, d'une durée d'une minute ou deux, je n'ai aucune envie ni intérêt de voir Janeway vivre son fantasme de cotoyer Da Vinci, et d'être sa géniale apprentie. Et ce malgré John-Rhys Davies, excellent en Da Vinci. Alors sur 45 minutes, avec un script soporifique et bavard, des décors et des aliens génériques au possible, j'ai rapidement décroché. Un premier vrai flop pour cette saison 4 jusqu'à présent globalement sympathique et fréquentable.

4x12 - Mortal Coil :

Neelix est tué dans un accident, avant d'être ramené à la vie par Seven et sa technologie borg, ce qui le plonge dans une dépression mémorable, et le force à réaliser que la religion de son peuple n'est qu'un mensonge, et qu'il n'y a qu'une seule solution : le suicide.

Un épisode particulièrement sombre et mesuré, signé Bryan Fuller, qui va à cette occasion dans des directions plutôt audacieuses pour de la tv mainstream. En prime, une jolie interprétation de Jeri Ryan et de Ethan Phillips, et un caméo de Naomi Wildman et de sa mère. Seul bémol, pour moi, la spiritualité indienne de Chakotay, qui donne toujours l'impression d'être un gimmick jamais vraiment travaillé ou sérieux. Mais dans l'ensemble, c'était assez bien, et ça confirme l'espoir que Fuller fera un bon showrunner sur la prochaine série.

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Les bilans de Lurdo : Star Trek Voyager, saison 4 (suite - 2)

Publié le 13 Mars 2016 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Télévision, Critiques éclair, Review, Science-Fiction, Star Trek

Je continue mes mini-reviews de l'intégrale de Star Trek Voyager, une intégrale commencée il y a bien longtemps, et une saison 4 qui débute sous de bons auspices, avec l'arrivée de Seven of Nine !

4x07 - Scientific Method :

Un peu à l'identique du précédent : pas désagréable du tout, sans être exceptionnel. Principalement parce que c'est une grosse redite de l'épisode Schisms de Next Generation, avec ici l'équipage du Voyager victime de symptomes étranges, qui sont les conséquences d'expériences scientifiques faites par des aliens invisibles. Seven et le Doc sont les seuls à se rendre compte de la présence des envahisseurs, et tentent donc de résoudre le problème sans alerter les aliens.

Dérivatif, certes, mais efficace, et le show continue de faire évoluer la relation de Tom et B'el, de manière très sympathique et rafraichissante.

4x08/09 - Year of Hell :

Alors là, j'ai un problème de taille avec ce double épisode. En fait, j'ai un paquet de problèmes !

Rappelons le pitch : le Voyager doit traverser l'espace des Krenims, une race hostile et xénophobe dont l'un des membres commande un vaisseau temporel surpuissant, à bord duquel il change régulièrement le cours de l'histoire, afin de restaurer la grandeur perdue de son empire ; le Voyager est pris dans cette affaire, et passe une année éreintante à subir les assauts constants des Krenims.

Premier problème : le pitch de ce double épisode est clairement ce qu'aurait pu/dû être Voyager, à savoir la difficile survie d'un navire coupé de tout, en territoire inconnu et souvent ennemi. Un pitch qui a tout le potentiel du monde, qui a plus ou moins bien été exploité dans Galactica, mais qui chez Voyager, ne donne lieu qu'à un double épisode assez moyen.

Second problème : le pitch de ce double épisode est censé renvoyer à l'épisode Before and After, dans lequel Kes avait une vision de ce Year of Hell, apprenait beaucoup de choses sur les Krenims et sur la manière dont fonctionnent leurs armes, et prévenait Janeway & co lorsqu'elle revenait dans le présent. Sauf qu'ici, Janeway & co semblent avoir tout oublié et de toute façon, cette pseudo-continuité n'a plus aucun sens, puisque dans la vision de Kes, elle était à bord du Voyager, et qu'ici, non seulement elle est partie, mais en plus elle a fait gagner 10000 années lumières au Voyager : autrement dit, jamais le Voyager n'aurait dû rencontrer les Krenim, qui devraient être à 10000 a.l. derrière lui.

Troisième problème : Janeway. Insupportable de suffisance. Une tête brûlée qui n'écoute rien ni personne, et agit dans ce double épisode comme un petit général ne tolérant pas la moindre contradiction. Les scénaristes ont vraiment du mal à l'écrire de manière cohérente et satisfaisante, et ce depuis quatre saisons... ça ne s'arrange pas.

Et enfin, le problème le plus gênant : il est évident, dès les premières minutes du premier épisode, que tout cela va se régler à coup de gros reboot bien pataud (après tout, c'est Braga, à l'écriture). Par conséquent, il est difficile de se passionner pour toutes les épreuves et les souffrances endurées pendant 90 minutes par l'équipage du Voyager. C'est forcément un peu creux, et la tentative de faire un parallèle avec Jules Verne, Nemo, le Nautilus, etc (littéralement cité dans les dialogues) tombe un peu à plat, même si l'interprétation de Kurtwood Smith en bad guy (malheureusement nommé Anorax, ce qui prête à sourire ^^) est l'un des bons points du tout.

Bref. Au final, un épisode qui fait mumuse avec l'idée de guerre temporelle (c'est quasiment un brouillon de ce que les scénaristes recycleront avec tout aussi peu de succès dans Enterprise), et qui n'est pas trop mal mené du point de vue de la production, mais qui, au final ne change pas le status-quo, ni n'apporte quoi que ce soit de véritablement intéressant à la série. Bof.

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Les bilans de Lurdo : Star Trek Voyager, saison 4 (suite)

Publié le 12 Mars 2016 par Lurdo dans Télévision, Les bilans de Lurdo, Review, Critiques éclair, Science-Fiction, Star Trek

Je continue mes mini-reviews de l'intégrale de Star Trek Voyager, une intégrale commencée il y a bien longtemps, et une saison 4 qui débute sous de bons auspices, avec l'arrivée de Seven of Nine !

4x04 - Nemesis :

Aka Chakotay a un accident de navette (encore un !) et refait Predator dans une jungle avec une escouade d'humanoïdes qui se battent à coup d'armes à feu (d'ailleurs totalement terriennes ^^) contre des aliens qui sont leur "nemesis".

Un propos sur la propagande guerrière, sur les horreurs de la guerre, sur l'endocrination, sur les apparences trompeuses, etc... typiquement Trek, mais reposant malheureusement sur des artifices de scénario assez téléphonés (les aliens sont en fait un peuple pacifique, les humanoïdes sont les vrais criminels de guerre qui lavent le cerveau de Chakotay pour en faire un soldat dans leur guéguerre, la jungle est une simulation d'entraînement...) et finalement trop convenus pour vraiment passionner.

C'est vraiment l'exemple type du problème "Star Trek" à la télévision : un script relativement intelligent et réfléchi (pour de la tv) mais qui souffre d'un rythme anémique (trop de gunfights mous dans une jungle nocturne peu intéressante visuellement), de dialogues fatigants (les humanoïdes parlent un dialecte métaphorique/synonymique censé montrer leur endoctrination - Chakotay commence à parler comme eux vers la fin de l'épisode - mais qui s'avère surtout assez agaçant à la longue, et passait probablement mieux sur papier.) et de ressorts dramatiques pas assez forts pour en faire une heure de programme captivante. Beltran est bon, cependant.

4x05 - Revulsion :

B'elanna & l'Holodoc vs un hologramme tueur sur un vaisseau à la dérive, pendant que l'uniforme moulant de Seven réveille la libido adolescente d'Harry Kim, à bord du Voyager.

D'un côté un thriller assez moyen, un peu surjoué par l'interprète du bad guy, mais sauvé par Picardo et Dawson (et par le contraste entre le psychopathe/le doc, et la discussion sur leur nature respective) ; de l'autre, de la comédie amusante, mais finalement très anecdotique, et qui n'apporte pas grand chose de plus qu'une distraction temporaire. Un épisode honorable, mais assez oubliable.

4x06 - The Raven :

Un épisode signé Bryan Fuller (et Levar Burton à la réalisation), et dans lequel les implants borgs de Seven se réveillent, alors qu'elle est victime d'hallucinations la guidant progressivement vers l'épave du vaisseau de ses parents.

Pas désagréable sans être exceptionnel, notamment parce que le script recycle un peu (Seven en mode invulnérable qui arpente les couloirs du Voyager sans se préoccuper des équipes de la sécurité, ça rappelle fortement une scène équivalente avec Data - ou était-ce Lore ? - dans Next Generation.), parce  que les aliens-of-the-week ne sont vraiment qu'un prétexte là pour insérer du conflit au forceps, et parce que les origines de Seven posent des questions problématiques (on ne sait pas trop comment Seven et sa famille ont fait pour arriver là, à 50 ans de voyage de l'espace Fédéral).

À part ça, une navette perdue (encore une !), et une Jeri Ryan qui est excellente, une fois de plus (et semble plus à l'aise dans sa tenue marron, moins "renforcée" que la tenue argentée des premiers épisodes).

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Un film, un jour (ou presque) #268 : Trouver l'amour à Charm (2015)

Publié le 10 Mars 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Comédie, Drame, Romance, UpTV, Religion

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Trouver l'amour à Charm (Love Finds You in Charm) :

Emma Miller (Danielle Chuchran) est une jeune femme amish vivant une vie paisible dans sa communauté, et fiancé un peu à son insu au célibataire le plus populaire des alentours, Jacob. Néanmoins, la jeune femme rêve d'autre chose : passionnée par les livres de Jane Austin, elle veut découvrir le monde et voyager. Elle profite alors des vacances estivales pour aller aider sa cousine veuve, Lydia, qui vit à Charm, une ville touristique de l'Ohio. Là, Emma s'ouvre au monde moderne et rencontre la sympathique Kelly (Tiffany Dupont), une bibliothécaire qui lui fait découvrir la vie de jeune femme contemporaine ; sans oublier le séduisant Andy (Drew Fuller), un blogger foodie local qui tombe sous le charme de la cuisine d'Emma, et Noah (Trevor Donovan), un Amish sculptural qui partage les nombreuses passions de la jeune femme.

Un téléfilm romantique Up TV, apparemment adapté de l'un des ouvrages d'une série de livres, et que j'ai principalement regardé pour Danielle Chuchran, qui se fait décidément une petite carrière sympathique, et qui ira probablement assez loin... si elle évite les scripts de ce genre.

Parce qu'autant la plus grosse majorité de ce métrage est sympathique, et se suit tranquillement, à mesure que Emma s'ouvre au monde moderne, et découvre qu'il n'y a pas que la religion et les valeurs amishs dans la vie... autant les dernières vingt minutes sont tout simplement écoeurantes de conservatisme et de communautarisme.

Certes, le triangle amoureux mis en place était finalement assez classique et prévisible (l'amish blond aryen et athlétique, intelligent et sensible, toujours en blanc VS le blogger brun mal rasé, toujours en noir, et qui n'a rien en commun avec l'héroïne), mais la manière dont il est résolu, en faisant d'Andy, en une scène, un fils à papa cupide, violent, et inculte qui tente soudain de violer Emma, est vraiment le degré zéro de l'écriture, et est même insultant pour le spectateur.

Surtout qu'ensuite, forcément, Up TV oblige (Up TV, la chaîne des valeurs traditionnelles chrétiennes !), Emma range tous ses rêves au placard, et choisit de retourner à la communauté amish pour y épouser Noah, et avoir ses enfants. Whouhou ! Live the dream !

Bref. 3.5/6 jusqu'aux 20 dernières minutes, 0/6 pour ces vingt dernières minutes.

1.5/6

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Les bilans de Lurdo : Star Trek Voyager, saison 4 (première partie)

Publié le 6 Mars 2016 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Télévision, Critiques éclair, Review, Science-Fiction, Star Trek

Je continue mes mini-reviews de l'intégrale de Star Trek Voyager, une intégrale commencée il y a bien longtemps, et une saison 4 qui débute sous de bons auspices, avec l'arrivée de Seven of Nine !

Voyager s4 :

4x01 - Scorpion part 2 :

Conclusion de l'épisode précédent, efficace, mais un peu en dessous. La faute à quelques raccourcis génants (Kim et Janeway qui guérissent hors-champ en trois secondes chrono), quelques moment de jeu très moyens (Lien qui joue très très mal la terreur), et à une Janeway aux réactions caricaturales et forcées (de son point de vue, elle n'a jamais tort, même lorsqu'elle se plante joyeusement, ou met en place des plans assez risibles ; la manière agressive dont elle réagit aux décisions de Chakotay lorsqu'elle se réveille est WTF).

Cela dit pour une reprise, ça aurait pu être bien pire.

4x02 - The Gift :

La suite directe de l'adaptation de Seven à sa nouvelle vie, alors qu'en parallèle, Kes est sur le départ, parce qu'elle est en train de développer des super-pouvoirs façon Jean Grey.

Mwé. Autant Jeri Ryan se donne à fond dans son rôle et est excellente, autant j'ai toujours énormément de mal avec l'interprétation de Jennifer Lien, toujours assez limite. En plus, il faut bien avouer qu'elle n'est pas aidée par son personnage, insipide et jamais développé correctement, comme si les scénaristes n'avaient jamais su quoi en faire.

Ici, son départ laisse de marbre, et coûte une navette (encore une !) au Voyager, en plus de faire gagner quelques années de voyage au vaisseau, comme par magie : pourquoi pas, mais dans les faits, ça ne sert pas à grand chose. Du côté de Seven, cet épisode ne fait que confirmer mes impressions de l'époque : Janeway est vraiment antipathique et hypocrite dans bon nombre de ses décisions, elle est manipulatrice, et à un code moral à géométrie très variable, au sein même de cet épisode. Il suffit de comparer son approche du libre-arbitre face à Seven et face à Kes pour s'en convaincre.

4x03 - Day of Honor :

B'elanna questionne son héritage et les rituels associés à celui-ci, avant de finir coincée seule avec Tom, dans des combinaisons spatiales, au milieu de nulle part, lorsque leur navette explose (encore une !), Seven s'ennuie et tente de convaincre l'équipage de lui faire confiance, et des aliens roumains demandent la charité, et s'énervent quand le Voyager ne leur donnent pas toutes leurs réserves.

Un épisode très sympathique et réussi, signé Jeri Taylor, avec un beau travail de développement du personnage de B'elanna, notamment dans ses rapports avec Tom, qui franchissent ici un nouveau palier lors d'une scène assez touchante. Du côté de Seven, j'avais oublié à quel point ils avaient eu la main lourde dans le racolage, avec sa tenue argentée initiale et son Wonder-Mega-Ultra-Bra. Non pas que ça me dérange, hein, mais bon, on sent les producteurs qui tentent d'attirer le quadrant démographique 18-34 M...

Seul vrai bémol de l'épisode, l'alien mendiant, assez agaçant dans son interprétation, et qui aurait tout à fait eu sa place dans le métro aux heures de pointe.

"Sivouplé madaaaame, un peu de dilithium pour mon vaisseau, j'ai 87 membres d'équipage à nourrir... sivouplé..."

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Les bilans de Lurdo : Star Trek Voyager, saison 3 (fin)

Publié le 5 Mars 2016 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Télévision, Critiques éclair, Review, Science-Fiction, Star Trek

Je continue mes mini-reviews de l'intégrale de Star Trek Voyager, une intégrale commencée il y a bien longtemps, et une saison 3 qui commence à peine à prendre de la vitesse, avec l'arrivée des Borgs !

3x25 - Worst Case Scenario :

Un épisode sympathique, bien qu'inégal, sur l'équipage du Voyager qui se passionne pour une simulation holographique anonyme récemment redécouverte dans les archives du vaisseau, et mettant en scène la mutinerie du Maquis à bord.

Pendant les deux premiers tiers de l'épisode, le tout est agréable, assez léger, centré sur Paris et Torres, et le récit avance à un rythme soutenu et efficace ; aux 2/3, cependant, on retombe dans les clichés habituels de l'épisode holo-centrique, avec une méchante holographique (ici, en l'occurrence, Seska) qui prend le contrôle de la simulation et menace la vie des officiers. Rien d'exceptionnel, au final, mais un tout assez agréable à suivre, et bien mené.

3x26 - Scorpion, part 1 :

Enfin l'arrivée tonitruante des Borgs... qui se font démolir en cinq secondes dès le pré-générique par l'espèce 8472. Difficile de faire plus efficace, et d'ailleurs, l'épisode tout entier est plutôt bien mené, profitant du format double pour développer un peu plus ses autres personnages (Janeway/Chakotay) et pour se ménager des moments de calme bienvenus (bon, cinq minutes d'ouverture sur Janeway/Leonardo Da Vinci, c'était peut-être un peu trop).

Cela dit, malgré l'efficacité de l'épisode et de son cliffhanger, force est de reconnaître que l'espèce 4872 est assez datée dans son imagerie numérique, que le plan de Janeway (négocier un traité de paix avec les Borgs en échange d'un moyen d'assimiler les 4872) est très très mal avisé (offrir aux Borgs un moyen d'assimiler une technologie surpuissante... je ne vois pas comment ça ne pourrait pas ne pas mal tourner), et que c'est la première étape dans l'affaiblissement malheureusement systématique des Borgs dans Voyager, qui passent ainsi de menace ultime de l'univers Trek à race vaguement méchante que l'on peut repousser et avec laquelle on peut négocier.

Bilan :

Je vais me contenter d'un bilan de mi-saison, puisque la première moitié de la saison 3 est beaucoup trop vague dans mon esprit... et donc, une seconde moitié de saison 3 très inégale. Pendant un bon moment, les épisodes sont (au mieux) anecdotiques, jusqu'à ce que, pour une raison ou une autre, la production retrouve du poil de la bête, à peu près au moment où ils décident d'utiliser les Borgs, dans la dernière ligne droite de la saison.

En parallèle, alors que la majorité de l'équipage reste inexistante et transparente, soudain, B'elanna et Tom Paris prennent de l'importance, deviennent attachants, et existent en tant que personnages à part entière (et plus seulement en tant qu'archétypes-fonctions). Probablement parce que Roxann Dawson est l'interprète la plus solide du cast féminin de la série (en face, c'est clairement Picardo), et que les scénaristes n'hésitent plus à se reposer lourdement sur elle, quitte à faire passer Kate Mulgrew au second plan.

Bref, une saison 3 qui ne m'a pas marqué (c'est le moins que l'on puisse dire, vu que je m'ennuyais tellement que j'ai fais un break de deux ans et demi), mais qui se termine de manière intéressante et intrigante, avec l'arrivée des Borgs, et le passage du Voyager en territoire ennemi. Place à la s4, et à l'uniforme argenté de Seven trois tailles trop petit.

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Les bilans de Lurdo : Star Trek Voyager, saison 3 (suite - 4)

Publié le 28 Février 2016 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Télévision, Critiques éclair, Review, Star Trek, Science-Fiction

Je continue mes mini-reviews de l'intégrale de Star Trek Voyager, une intégrale commencée il y a bien longtemps, et une saison 3 qui commence à peine à prendre de la vitesse, avec l'arrivée des Borgs !

3x22 - Real Life :

Pendant que le Doc fait l'expérience holographique d'une vie de famille, le Voyager est confronté à un phénomène mystérieux et destructeur ressemblant étrangement à une tornade spatiale. Un épisode assez inégal et peu homogène, avec d'un côté une intrigue prévisible et quelconque (l'anomalie spatiale), et de l'autre, quelque chose de plus réussi (le doc holographique qui découvre ce que c'est que la vie de parent), et qui prend même un tournant nettement plus sombre et déprimant sur la toute fin.

Reste que le contraste est un peu trop important entre cette partie sérieuse et dramatique, et le reste de ce qui se passe en dehors de l'holodeck (et ce même si Paris qui flirte avec B'elanna et la taquine sur ses lectures de romans Harlequin klingons, c'est plutôt amusant).

3x23 - Distant Origin :

Le scénariste de The Chase (avec ses Ancient Aliens qui ont répandu leur ADN dans toute la galaxie, et les scientifiques de toutes les races qui tentent de retrouver cette race première) remet le couvert, avec ici des extraterrestres sauriens descendants des dinosaures terrestres, qui auraient évolué sur Terre jusqu'à créer des vaisseaux spatiaux, et partir dans le quadrant Delta à la fin de l'âge des dinos, et qui tentent de retrouver leur planète d'origine en étudiant l'ADN de leur race, etc.

Alors bon, il faut fermer les yeux sur ce postulat scientifiquement très très improbable (pour être gentil), qui utilise encore à tort et à travers le terme de "théorie", et se base encore sur une conception assez discutable de l'évolution et de l'adn (Braga est coscénariste sur celui-ci, et on sait à quel point lui et l'évolution, ça fait deux). Néanmoins, malgré ces bases vacillantes, cet épisode s'avère plutôt bon, ouvrant sur 15-20 minutes exclusivement du point de vue de deux scientifiques extraterrestres qui suivent la piste archéologique du Voyager en étudiant les traces laissées durant les épisodes et saisons précédents ; puis les deux espèces se rencontrent, et c'est là encore bien mené ; et enfin le tout se finit par un procès très inspiré par celui de Galilée, durant lequel Robert Beltran se livre à une chouette plaidoirie bien interprétée et écrite.

En prime, l'épisode évite la happy end, et se termine de manière douce amère ce qui est toujours intéressant.

3x24 - Displaced :

Les membres d'équipage du Voyager disparaissent un à un, remplacés par des extraterrestres humanoïdes apparemment pacifiques, et ne comprenant apparemment pas ce qu'ils font là... Encore un épisode assez générique et prévisible, dont le seul intérêt réside dans le développement des membres d'équipage du vaisseau. Ou plutôt, devrais-je dire, dans les scénettes permettant le développement de B'elanna et Tom, puisque ce sont les seuls personnages à y avoir droit de manière régulière et compétente (Janeway, notamment, fait presque de la figuration depuis une demi-saison).

Le reste (la seconde moitié de l'épisode, une fois le mystère éventé, et l'équipage en captivité chez les aliens) est assez basique, et se regarde donc distraitement, et Robert Beltran s'en sort assez bien dans le rôle de l'ultime humain à bord, mais pour être honnête, c'est vite vu, vite oublié. (ah, et puis j'adore le dialogue "Mon dieu, ils sont dans un environnement où les températures descendent jusqu'à -20°c, ils ne vont pas tenir plus que quelques minutes, vite !" typiquement californien)

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Critique éclair : Donald Trump - The Art of the Deal : The Movie (2016)

Publié le 27 Février 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Télévision, Review, Comédie, Politique

Donald Trump : The Art of the Deal, The Movie :

Un mockumentaire de 50 minutes produit par Funny or die, sorti en pleine campagne présidentielle américaine, et introduit par Ron Howard comme étant une adaptation télévisée jamais diffusée du best seller de Trump, The Art of the Deal.

Avec Johnny Depp méconnaissable dans le rôle principal, et pléthore de visages connus de la comédie américaine, on aurait pu s'attendre à quelque chose de drôle, mais malheureusement, si l'ambiance années 80 et le maquillage de Depp sont très bons, le tout sent la précipitation et le bâclage : au final, ce moyen-métrage est trop inégal pour convaincre, et son manque de punch chronique fait qu'il reste amusant, sans plus.

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Un film, un jour (ou presque) #257 : Un Couple Parfait (2015)

Publié le 24 Février 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Romance, Télévision, Hallmark

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Un Couple Parfait (Perfect Match / A Perfect Wedding) :

Lorsqu'un couple (Elise Gatien & Anthony Konechny) ne parvient pas à s'entendre sur les préparatifs de son mariage, la mère du fiancé (Linda Gray) engage Jessica (Danica McKellar), une organisatrice de mariage ; mais son fils, lui, a recours aux services d'Adam (Paul Greene), un ami organisateur d'événements privés. Radicalement différents, tant dans leur caractère que dans leurs méthodes, Jessica et Adam vont pourtant devoir collaborer et, peut-être trouver plus qu'une satisfaction purement professionnelle dans cette relation imprévue...

Rom-com basique made in Hallmark, mais comme la dernière rom-com avec Danica McKellar visionnée par mes soins (Rendez-vous à Noël) était une bonne surprise, pourquoi pas... et à en juger par ce métrage, je me dis que McKellar doit se montrer un peu plus exigeante que d'autres sur les scripts qu'elle choisit.

En effet, si ce film n'est pas aussi réussi que celui de Noël, il s'avère assez agréable à regarder, esquive quelques-uns des clichés habituels du genre (pas de meilleure amie caution ethnique, pas de rivalité amoureuse), et développe suffisamment la personnalité de ses personnages pour éviter que les clichés "elle est ordonnée, il est chaotique, elle est coincée, il est décomplexé" ne soient trop envahissants.

Rien d'exceptionnel, mais j'ai vu nettement pire.

3.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #255 : A Gift of Miracles (2015)

Publié le 22 Février 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Hallmark, Fantastique, Drame, Comédie, Romance

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

A Gift of Miracles :

Darcy (Rachel Boston), une scientifique sceptique et rationnelle, est contrainte de faire équipe avec un professeur de littérature fantaisiste (Jesse Moss) afin d'améliorer le contenu et la présentation de son doctorat. Mais ce faisant, la jeune femme va progressivement découvrir la vérité au sujet de sa mère décédée, et va apprendre à croire en la magie du destin...

Un téléfilm Hallmark absolument générique et inintéressant au possible, avec une écriture caricaturale qui fait de la scientifique une cynique sans coeur, et du littéraire un esprit naïf et ouvert d'esprit jusqu'à la crédulité.

Sans compter que toute cette histoire de destin et de toutéliage ne fonctionne pas franchement, tant elle est convenue et téléphonée. M'enfin bon, le cast n'est pas désagréable.

1.25/6

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Les bilans de Lurdo : Star Trek Voyager, saison 3 (suite - 3)

Publié le 21 Février 2016 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Télévision, Critiques éclair, Review, Science-Fiction, Star Trek

Je continue mes mini-reviews de l'intégrale de Star Trek Voyager, une intégrale commencée il y a bien longtemps, et une saison 3 qui commence à peine à prendre de la vitesse, avec l'arrivée des Borgs !

3x19 - Rise :

Encore un script de Braga plein de trous (comme d'habitude, Braga sacrifie la continuité et la technologie établie de l'univers Trek sur l'autel des raccourcis et autres rebondissements faciles) et de recyclage (ici, c'est très inspiré par Le Vol du Phoenix, où l'on aurait remplacé l'avion par la cabine de l'ascenseur orbital), encore une histoire de crash de navette sur une planète à l'environnement hostile, encore un épisode reposant sur le contraste Neelix/Tuvok... mais à la limite, toute ce concept de planète bombardée par des météorites artificielles aurait pu être regardable et intéressant, s'il avait été bien casté et bien réalisé.

Malheureusement, le tout est particulièrement mou, soporifique, et globalement assez médiocrement interprété par les seconds rôles. Il reste bien quelques moments intéressants entre Neelix et Tuvok, mais c'est peu.

3x20 - Favorite Son :

Ouch, l'enchaînement de ces trois derniers épisodes est assez douloureux, je dois dire, puisqu'après un Kes-centric et un Neelix-centric, on se retrouve avec un Kim-centric, un Kim qui a des souvenirs et des symptômes étranges, et qui découvre alors (après avoir mis la vie de l'équipage en danger) qu'il pourrait bien être, en fait, un extra-terrestre appartenant, comme par hasard, à une race fraîchement rencontrée par le vaisseau (et au sein de laquelle les femmes sont apparemment très peu farouches, à en juger par la demi-douzaine de bimbos qui se jette immédiatement au cou de Kim "parce que la population de cette race est à 90% composée de femmes"). On y croit à fond.

Et c'est bien là tout le problème de l'épisode : on ne croit jamais au postulat de départ, et Kim est un personnage qui n'a jamais eu la profondeur ou le développement suffisants pour être intéressant, surtout dans le cadre de ce récit qui se résume à "Kim se fait tripoter par des figurantes pendant 35 minutes, et doit résister au charme de ces sirènes" (un parallèle maladroit avec Ulysse est même fait dans les dialogues de conclusion).

Et toute aussi problématique est la réaction de tout le reste de l'équipage, qui, confrontée à une race extraterrestre féminine supposément capable de traverser la galaxie pour inséminer des humaines sur Terre, ne se pose pas la moindre question, ni ne se demande si ces aliens ne pourraient pas aider Voyager à rentrer à la maison... Avec Patricia Tallman dans un petit rôle anonyme.

3x21 - Before and After :

Oh, un épisode réussi. Je n'y croyais plus ! Bon, dans l'absolu, cet épisode (qui narre les sauts temporels de Kes, qui remonte le temps et rajeunit un peu plus à chaque saut, parvenant progressivement à comprendre pourquoi cela se produit, et comment y remédier) n'a rien de révolutionnaire, ou même de fondamentalement original. mais il est très bien exécuté, il reste constamment intéressant, et est bien interprété.

Et puis le tease du Year of Hell qui arrivera en saison 4 est vraiment sympathique (même si on peut se demander si le Year of Hell était vraiment prévu depuis tout ce temps, ou si les scénaristes ont décidé à postériori de coller à cette vision de Kes. Bref, un Kes-centric qui n'est pas insipide ou mauvais, ça se fête !

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Les bilans de Lurdo : Star Trek Voyager, saison 3 (suite - 2)

Publié le 20 Février 2016 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Télévision, Critiques éclair, Review, Science-Fiction, Star Trek

Je continue mes mini-reviews de l'intégrale de Star Trek Voyager, une intégrale commencée il y a bien longtemps, et une saison 3 qui commence à peine à prendre de la vitesse, avec l'arrivée des Borgs !

3x16 - Blood Fever :

B'elanna, contaminée par le Pon Farr de son collègue vulcain, se rabat sur Tom Paris : un épisode que j'ai toujours apprécié, probablement parce qu'il met l'accent sur le relationnel entre certains des personnages, et qu'il a (forcément) des conséquences dans la continuité globale de la série, que ce soit au niveau de Paris/B'el, ou de la manière dont les Borgs sont introduits dans Voyager (une scène qui rappelle assez, dans l'esprit, The Neutral Zone de TNG). En plus, il est globalement bien joué.

Bon, après, dans l'écriture, ça reste très superficiel, ça n'aborde jamais le côté éthique des actions de ses persos (le Pon Farr, le Vulcain qui tente de violer B'el, etc, le manque de préparation de l'équipage, les réactions des uns et des autres...), et la résolution de l'épisode botte en touche avec un combat B'el/Vulcain assez risible (surtout avec les autres membres d'équipage qui regardent la baston en spectateurs, les bras croisés, à un mètre de là). M'enfin on ne peut pas tout avoir, non plus.

3x17 - Unity :

Chakotay a un accent de navette (encore un), et tombe sur une colonie de borgs s'étant arrachés au collectif, et tentant de reconstruire une société paisible ; un bon épisode, qui approche le problème borg de manière intéressante, et qui met un peu en vedette Chakotay, ce qui est suffisamment rare pour ne pas être passé sous silence.

Cela dit, on sent tout de même que First Contact est sorti deux ou trois mois avant la diffusion de l'épisode, et que tout cela participe d'une synergie corporate volontaire visant à capitaliser sur le succès du film et de ses méchants, tout en économisant du budget en recyclant les costumes et effets du métrage, mais le résultat est néanmoins convaincant.

3x18 - The Darkling :

Un Kes-centric (non, ne partez pas... bis) dans lequel Kes tente de retrouver l'amûûûûûûr avec un alien/aventurier séduisant (un mec avec une perruque moche, un nez de Bajoran, et des lentilles de couleurs mal ajustées), mais est confrontée à un agresseur jaloux : l'Holo-Doc, victime d'un changement de personnalité suite à une expérience ratée.

Un script peu abouti, co-signé par Braga, qui se contente de refaire Dr Jekyll et Mr Hyde enrobé de scènes soporifiques avec Kes et les aliens. Très classique et routinier, pas forcément très bon ni intéressant, mais porté à bout de bras par Picardo, excellent en psychopathe violent et pervers, et brièvement face à lui, par Roxann Dawson, convaincante en victime impuissante et paralysée. En fait, l'intérêt de cet épisode est plus dans son potentiel (il y aurait eu moyen de faire quelque chose de plus fort, surtout avec l'interprétation de Picardo) que dans le produit fini, dommage.

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Un film, un jour (ou presque) #HS : Spécial Saint Valentin (2/2)

Publié le 14 Février 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Hallmark, Comédie, Romance, Histoire, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^) et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus... mais ce dimanche, à l'occasion de la Saint Valentin, Un film, un jour (ou presque) revient exceptionnellement pour deux hors-séries placés sous le signe de la romance !

Tom, Dick & Harriet (All's Fair In Love And Advertising - 2013) :

Publicitaire de génie, Tom Burns (Steven Weber) est malheureusement trop vieux pour son nouveau patron, qui le renvoie sans attendre ; désespéré, Tom recrute alors Dick (Andrew Francis), un jeune arnaqueur talentueux à la répartie et au mensonge flamboyants, pour intégrer son ancienne agence, et vendre pour lui tous ses concepts publicitaires. Mais les choses se compliquent quand Tom et Dick s'éprennent tous deux d'Harriet (Michelle Harrison), l'une de leurs collègues, et que la fille de Tom, Kelly (MacKenzie Porter), s'installe chez son père...

Une comédie semi-romantique Hallmark qui souffre d'une réalisation assez médiocre, de quelques rebondissements capillotractés, et d'un casting de seconds rôles peu convaincants.

Cela dit, le tout se regarde très bien, et fonctionne même globalement, grâce à son trio principal (Weber en tête), professionnel et crédible. Ça aurait pu être bien pire.

3/6

Jane (Becoming Jane - 2007) :

Bien que les parents de Jane Austen (Anne Hathaway), en difficultés financières, s'attendent à ce qu'elle épouse le neveu de la riche Lady Gresham (Maggie Smith), celle-ci n'en a aucune envie, et redoute cette union plus que tout. Elle finit par rencontrer l'impertinent et rebelle Tom Lefroy (James McAvoy), un séducteur sans le sou, qui apporte à la jeune écrivaine l'expérience d'un amour dont elle ignorait l'existence...

En partie adapté d'un ouvrage de 2003 sur Jane Austen, ce semi-biopic romantique en costume est bien filmé, bien reconstitué, bien mis en musique, bien casté, bien joué... mais malheureusement, non seulement il est un peu ampoulé et relativement convenu, mais surtout, il s'avère gentiment soporifique pour peu qu'on ne sache rien de Jane Austen, ou que l'on n'ait d'elle/de ses ouvrages que de vagues connaissances.

Un 3/6 technique pour moi, probablement nettement plus pour les passionnés et autres amateurs d'Austen.

L'amour, c'est compliqué (Love is Complicated - 2016) :

Leah Townsend (Holly Marie Combs) est un paillasson : auteur à succès et fille de sénateur, elle a une fâcheuse tendance à éviter le moindre conflit en se rangeant à l'avis des autres. C'est notamment le cas dans son couple avec Edward (Randal Edwards), où la routine s'installe, et dans sa vie professionnelle, où son nouveau roman peine à convaincre son éditrice. Contrainte de prendre des cours de résolution de conflit, elle rencontre alors Cinco Dublin (Ben Bass), un animateur radio volubile et sarcastique qui n'est guère friand des oeuvres de Leah. Malgré leurs différences et leur hostilité réciproque, Leah et Cinco vont alors apprendre à mieux se connaître...

Une adaptation fictionnalisée made in Hallmark d'un livre de coaching pseudo-profond et spirituel écrit par un auteur ouvertement chrétien, cette rom-com ne vaut franchement que pour son actrice principale, comme toujours naturelle, attachante et impeccable.

Le reste, par contre, est d'un soporifique improbable, entre les réunions sans intérêt, le boyfriend déclencheur de gaydar, l'animateur radio sans le moindre charisme (alors que Bobby Cannavale, par exemple, aurait été parfait dans le même rôle), le propos façon réflexions de bac à sable... vraiment pas intéressant, ni bien rythmé.

2/6 (pour HMC)

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Un film, un jour (ou presque) #HS : Spécial Saint Valentin (1/2)

Publié le 14 Février 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Hallmark, Comédie, Romance, Saint Valentin

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus... mais ce dimanche, à l'occasion de la Saint Valentin, Un film, un jour (ou presque) revient exceptionnellement pour deux hors-séries placés sous le signe de la romance !

Un Coach pour la Saint-Valentin (All Things Valentine - 2016) :

Journaliste bloggeuse pour un journal de Portland, Avery (Sarah Rafferty) est assez désabusée, et ne croit plus en l'amour. À l'approche de la St Valentin, cependant, la voilà contrainte de rédiger une rubrique romantique sous un pseudonyme, ce qui lui attire rapidement les critiques d'un internaute anonyme. Cet internaute, c'est Brendan (Sam Page), un vétérinaire récemment plaqué par sa compagne (Kimberly Sustad) après que cette dernière ait reçu de mauvais conseils de la part d'Avery. Mais lorsqu'Avery et Brendan se rencontrent sans connaître leurs pseudonymes respectifs, c'est le coup de foudre, et ils commencent à se fréquenter... tout en échangeant sans le savoir d'acerbes critiques sur le web.

Une rom-com de St Valentin made in Hallmark, diffusée fin Janvier, et qui ne convainc que moyennement.

Ce n'est pas forcément la faute du couple principal (Sam Page est toujours sympathique, et Rafferty, si elle fait un peu "Amy Adams fatiguée", reste compétente ; leur alchimie, cependant, n'est que moyenne), qui est ici développé de manière plus approfondie et sérieuse que dans bon nombre d'autres téléfilms Hallmark, mais plutôt de l'ensemble, jamais vraiment intéressant, original, rythmé ou enlevé.

Et comme en plus le métrage a clairement été tourné en automne, on se retrouve avec un produit fini assez mollasson et quelconque, qui manque de fantaisie, et dans lequel on s'intéresse plus au chiot adorable, et aux problèmes de coeur du meilleur ami du protagoniste principal, plutôt qu'à ce dernier. Ce qui est assez problématique.

2/6 + 0.25 pour le toutou = 2.25/6

Comment rencontrer l'âme soeur en 10 leçons (Dater's Handbook - 2016) :

Lorsqu'elle réalise qu'elle continue de choisir des hommes qui ne lui conviennent pas, Cassandra Barber (Meghan Markle), une publicitaire douée, cède aux conseils de sa soeur et se tourne vers le Dater's Handbook du Dr. Susie (Teryl Rothery), un livre de conseils qui préconise de cesser de chercher l'homme parfait, et de se contenter d'un homme stable et fiable. L'homme parfait et charmeur, c'est Robert (Kristoffer Polaha), qui est drôle, sympathique, et partage de nombreux points communs avec Cassandra ; l'homme stable et fiable, c'est George (Jonathan Scarfe), l'un des clients de Cassandra, avec qui elle n'a pas grand chose en commun. Entre eux deux, le coeur de Cassandra balance... et sa famille ne fait rien pour faciliter son choix.

Romance Hallmark de la Saint Valentin 2016, ce téléfilm semble bénéficier d'un budget un peu plus important que la moyenne : outre la présence de REO Speedwagon dans le script et à la béo, la réalisation est un peu plus travaillée qu'à l'habitude (effets de transition, etc), et le script semble un peu plus abouti (les deux hommes ont même des défauts !).

Non pas que cela soit un gage d'une écriture très subtile ou originale, mais le ton léger et sympathique rend le tout très regardable, aidé par un couple principal assez attachant (Markle, notamment, pétille dans ce rôle).

Bon, après, la protagoniste principale passe tout de même la moitié du film à sortir avec deux hommes en même temps (ce qui est moyen niveau éthique), elle ne se remet pas forcément en question, et Scarfe (le sosie de Spud de Angel of Christmas) hérite d'un rôle un peu ingrat, mais il ne faut pas trop en demander non plus à du Hallmark...

3/6

La Guerre des Pères (Our Family Wedding - 2010) :

De retour de la fac, Lucia (America Ferrera) et Marcus (Lance Gross) annoncent soudain leurs fiançailles à leurs parents respectifs, qui ne se sont jamais rencontrés, et qui ne pourraient pas être plus différents : fils d'un célèbre DJ radio afroaméricain (Forest Whitaker) célibataire et dragueur, Marcus n'est pas très bien accepté par l'énorme famille hispanique de Lucia, dont le père garagiste (Carlos Mencia) ne provient pas des mêmes couches sociales que la famille de Marcus. Et alors que le mariage approche, les tensions montent entre les deux clans...

Une comédie romantique et familiale générique au possible, sur laquelle il n'y a absolument rien à dire tant elle cumule les clichés éculés, notamment sur le mariage mixte, et gaspille le capital sympathie et le potentiel de sa distribution avec un script prévisible et mollasson.

2/6

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Les bilans de Lurdo : Star Trek Voyager, saison 3 (suite)

Publié le 13 Février 2016 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Télévision, Critiques éclair, Review, Science-Fiction, Star Trek

En Novembre 2013, je publiais ici-même un bilan de la première mi-saison 3 de Star Trek Voyager, tout décidé que j'étais alors à me refaire l'intégrale de la série sur la lancée.

Malheureusement, le niveau qualitatif de la série, et le manque d'intérêt chronique des épisodes à ce point du show avaient alors eu raison de ma détermination... et il m'a fallu près de deux ans et demi pour trouver le courage de m'y remettre.

Cette fois-ci, cependant, je vais faire ça de manière plus progressive, avec des mini-reviews plus régulières, de trois épisodes à la fois.

Et pour commencer...

3x13 - Fair Trade :

Pas de continuité avec l'épisode précédent : Janeway voulait y faire de Neelix un ambassadeur, tout le monde était content, mais là, Neelix se sent mal, il trouve qu'il n'a pas sa place à bord, il veut soudain être officier de sécurité, ingénieur, ou que sais-je encore.

Bon, sinon, un épisode sur Neelix et son passé trouble, lorsqu'il retrouve un de ses anciens compères contrebandiers. Pas désagréable, même si Neelix a un peu tendance à être incapable et hésitant dans cet épisode, et à se laisser influencer par tout le monde. Ce qui peut être agaçant. M'enfin la dernière scène était réussie. On peut toutefois se demander où était Kes pendant tout ça...

3x14 - Alter Ego :

Un Kim-centric - hey, revenez, partez pas comme ça ! - sur Kim qui tombe amoureux de l'une des bimbos holographiques du Club Med holographique du vaisseau (assez quelconque, d'ailleurs, la demoiselle), et demande à Tuvok de l'aider, mais l'hologramme, elle, tombe amoureuse du gros... hum... cerveau du Vulcain.

Hormis les quelques scénettes amusantes de certains personnages hors du cadre professionnel (la soirée de l'équipage au Club Med, avec notamment B'elanna qui se fait draguer par son collègue vulcain sous les yeux d'un Tom interloqué, ou encore le Doc qui découvre les charmes des serveuses), pas grand chose de mémorable.

Rien de honteux non plus (si ce n'est Kim, qui réagit comme un ado de 14 ans pendant tout l'épisode ; et bien sûr, le Club Med qui ressemble toujours ponctuellement à un mauvais décor de studio, surtout avec les brushings parfaits des figurantes), mais le script donne vraiment l'impression d'être un script de Next Generation mettant en scène Wesley Crusher et Data, transposé dans l'univers de Voyager.

3x15 - Coda :

Un épisode assez frustrant, puisqu'il commence par Chakotay et Janeway qui partent seuls en navette (pourquoi ? Ce n'est jamais expliqué), et s'écrasent (forcément) ; puis l'épisode joue la carte de la boucle temporelle, avant de changer de direction, de faire de Janeway un fantôme refusant de quitter ce plan d'existence pour rejoindre l'au-delà, et de la confronter à l'esprit de son père qui en fait est un alien maléfique/démon qui veut dévorer son âme (retournement de situation involontairement téléphoné par la production, qui met l'acteur dans un vieil uniforme de Next Generation - logique, le personnage est mort 15 ans plus tôt -, mais lui colle un combadge moderne apparu avec DS9/VGR... Oups).

C'est bien rythmé, et c'est assez bien interprété (notamment par Roxann Dawson ; Mulgrew, elle, est en roue libre), mais ça reste un bon gros bordel pourtant écrit par Jeri Taylor (habituellement bien meilleure) et qui ressemble à trois ou quatre idées différentes mélangées au hasard, jusqu'à obtenir un récit se déroulant intégralement dans la tête de Janeway, et donc sans conséquences (ni véritable intensité dramatique).

(intéressant de constater que c'est le second épisode à la suite où le postulat de départ, clairement recyclé - "un personnage holographique devient indépendant" et "les protagonistes sont pris dans une boucle temporelle" - est foutu à la poubelle à mi parcours, pour partir sur un autre postulat tout aussi recyclé)

(à suivre...)

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Un film, un jour (ou presque) #237 : Un Amour Plus Que Parfait (2010)

Publié le 27 Janvier 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Hallmark, Comédie, Romance

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Un Amour Plus Que Parfait (The Wish List) : 

Après de nombreuses déceptions amoureuses, Sarah (Jennifer Esposito), une responsable en ressources humaines obsédée par l'ordre et les détails décide de faire une liste des qualités idéales chez l'homme de ses rêves. Et lorsqu'elle rencontre Erik (Mark Deklin), un pédiatre parfait qui répond à toutes ses exigences, Sarah pense avoir enfin trouvé le grand amour. Mais sous l'influence de Fred (David Sutcliffe), un barista impertinent et non-conformiste, Sarah va finir par sortir de sa bulle et de sa routine, et par remettre en question sa relation avec Erik.

Une comédie romantique Hallmark de 2010 qui repose principalement sur l'énergie de son trio d'acteurs principaux, notamment Sutcliffe, qui trolle joyeusement les deux autres, sans la moindre vergogne, et avec un enthousiasme assez communicatif. Mais c'est peut-être ma nostalgie de Gilmore Girls qui influence mon jugement...

Reste que ce téléfilm est assez rythmé et agréable à suivre, bien que forcément toujours très formaté et inoffensif. Mais au moins, je ne me suis pas endormi devant, contrairement aux autres rom-coms Hallmark que j'ai récemment regardées.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #234 : Agents Très Spéciaux - Code U.N.C.L.E. (2015)

Publié le 22 Janvier 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Drame, Action, Télévision, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Agents Très Spéciaux : Code U.N.C.L.E. (The Man From U.N.C.L.E.) :

En pleine Guerre Froide, Napoleon Solo (Henry Cavill), de la CIA, et Illya Kuryakin (Armie Hammer), du KGB, doivent faire équipe malgré leurs différends, afin de protéger la fille (Alicia Vikander) d'un savant allemand porté disparu, et de tenter d'empêcher une dangereuse organisation criminelle de provoquer une guerre atomique...

Guy Ritchie + les années 60 + de l'espionnage + l'adaptation d'une série culte = on avait de quoi s'attendre à quelque chose de fun, de dynamique, de musical et de léger, avec de la couleur, du swing, de l'humour, et du rythme.

Malheureusement, ce n'est pas vraiment le cas, et ce Man From UNCLE est une déception certaine pour moi. Avec ses deux heures de métrage, le film traîne en effet sérieusement la patte, et a un problème de ton qui lui met le cul entre deux chaises : d'un côté, le métrage est trop léger pour que l'intrigue soit prise au sérieux (déjà qu'elle est particulièrement basique et oubliable), ou pour rendre son époque crédible (la reconstitution paraît trop artificielle et "esthétique" pour convaincre) ; et de l'autre, l'humour et le décalage ne sont pas assez présents et homogènes pour que le tout apparaisse comme un pastiche réussi.

Ni suffisamment drôle et léger, ni suffisamment sérieux et crédible, on se retrouve donc avec un métrage mi-figue mi-raisin, assez mal rythmé et, comme souvent chez Ritchie, à la bande originale envahissante qui s'éparpille un peu dans tous les sens.

Reste alors la réalisation et la distribution : sur le premier point, Ritchie est assez inégal, inspiré dans certaines scènes, et hors-sujet dans d'autres, mais il parvient tout de même à rendre son travail intéressant (même si les scènes d'action sont assez peu mémorables) ; et au niveau des acteurs, je dois dire que c'est à l'identique.

Autant Cavill semble s'amuser, et campe un personnage que l'on aimerait presque voir interagir avec OSS 117, autant Hammer n'est pas gâté par son personnage. Quant à Vikander, j'avoue ne toujours pas comprendre cette soudaine fascination d'Hollywood pour la demoiselle, qui est loin d'être mauvaise, mais ne fait pas grande impression pour autant.

En résumé, un film d'espionnage pas très sérieux, mais pas non plus très convaincant ou intéressant, et qui gaspille un peu un Cavill impeccable dans son rôle.

2.5/6

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Catch Review : TNA Impact (05/01/2016)

Publié le 8 Janvier 2016 par Lurdo dans Catch, Review, Télévision, Critiques éclair, TNA

Depuis Octobre, j'ai totalement cessé de regarder Impact, qui n'avait d'autre à proposer que les World Title Series, un grand tournoi enregistré cet été, et visant à déterminer le futur champion de la compagnie après le match EC3/Matt Hardy.

Autrement dit, enregistré = résultats disponibles, et enjeux nuls. D'autant qu'avec le départ de la compagnie de la chaîne Destination America, la TNA a décidé de rendre le résultat de ce tournoi nul et non avenu, et d'avoir la finale du tournoi ce Mardi, en live, sur leur nouvelle chaîne, PopTV.

Ce qui laissait malheureusement présager d'un show entièrement consacré à la division poids-lourds, et à Matt Hardy, qui a désormais acquis avec son frère énormément de pouvoir backstage, tout en laissant savoir que dès que le contrat de Jeff s'achèvera, les Hardy Boys retourneraient bien à la WWE. Bref, je n'avais que des attentes très très très modérées pour cet Impact...

Impact du 05/01/2016 :

- Quand on le regarde live, ça fait bizarre de passer des Feux de l'Amour à Impact...

- Intro potable, sans plus. Matt Hardy fait vraiment tâche dans ce quatuor de finalistes.

- Le thème tout pourri de Corgan est toujours aussi pourri et sans vie.

- Dixie cire les bottes de la chaîne, et débite des platitudes génériques et creuses. EC3 s'incruste, mécontent, et zou, du blabla pendant 10 minutes, avec un Hardy qui arrive, un EY qui le passe à tabac, et un Lashley qui vient sauver Hardy. Segment d'ouverture assez moyen. Des brawls comme ça entre tous les challengers, on a déjà vu ça, et c'est trop bordélique pour convaincre.

- Lashley vs EC3. Un match standard, assez lent, avec Tyrus qui intervient à gogo, et EC3 qui gagne de manière faiblarde, sur intervention.

- Vignette pour The Miracle.

- Roode a lancé un open challenge, qui sera probablement accepté par quelqu'un qu'on connaît, vu le "open to people from ANY promotion".

- Angle dans le ring pour une promo générique, pour annoncer ses adieux imminents au ring, et pour annoncer Galloway comme son adversaire pour son Farewell Tour. Promo basique de Galloway, interrompue par Jessie Godderz et par Eli Drake, histoire de mettre en place un tag match entre eux quatre lors du PPV. Bonne promo d'Eli Drake. Brawl.

- Promo basique de Jeff Hardy.

- EY dans le ring, interrompu par MHardy qui boîte.

- MHardy vs EY. RAS. L'histoire habituelle du héros blessé et handicapé contre le heel cruel et sanguinaire. En gros, ils viennent de rendre toute les World Title Series inutiles. Supaire.

- EY est mécontent. EC3 menace JHardy.

- Roode dans le ring, open challenge, Bram répond, et se croit en 2006.

- Roode vs Bram. RAS. Solide, mais trop rapide et pas exceptionnel. La production botche la musique de Roode, EY attaque Roode en post-match, et fait équipe avec Bram. James Storm vient sauver Roode, et reforme Beer Money, ce qui n'est pas désagréable, mais bon, ça reste toujours la même chose.

- TBP backstage, pas impressionnées malgré le fait qu'elles sont en désavantage numérique, mais elles ont quelqu'un pour les aider, qui déteste la Dollhouse.

- Beer Money défie EY & Bram pour le PPV de ce week-end.

- Dollhouse vs TBP + Gail Kim. Un chef d'oeuvre. Ou pas.

- Kong se pointe en post-match et démolit (de manière prévisible) Kim et les Beautiful People, pour se ranger aux côtés de la Dollhouse. Et maintenant, elle a du maquillage. Soupir.

- Michael Bennett fait son début avec Maria. Youpi. Au moins, Maria et lui assurent au micro, et Bennett semble utilise une sorte de cover made in TNA de la fin du thème de Black Sails pour son entrée.

- MHardy glande avec son bébé et sa femme.

- Les Wolves veulent un match contre Angle/Galloway, zou, un triple threat pour le PPV.

- Très longue bande-annonce pour une série de la chaîne.

- EC3 vs MHardy, HW Title. La routine. Heureusement, EC3 gagne, mais bon. MHardy est colère, et sa femme aussi.

 

Voilà. En résumé... plus les choses changent, plus elles restent identiques. Un show qui est exactement ce à quoi je m'attendais, dans la continuité directe de ce que la compagnie fait depuis des mois et des mois : c'est compétent et ce n'est pas mauvais, mais c'est plat, prévisible, et à part Mike Bennett et Maria (qui sont là parce qu'ils sont potes avec les Hardy), ce sont toujours les mêmes personnes qui font toujours la même chose, contre les mêmes adversaires. Et la X-division est toujours absente.

Je crois que je ne vais pas donner suite à Impact, et que je vais définitivement passer le show dans la catégorie "je lis les résumés, et je regarde seulement les segments potentiellement intéressants". Quant au ONO Live de cette semaine, avec seulement deux matches annoncés, bof.

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Christmas Yulefest 2015 - 111 - Or, Myrrhe, Encens, etc... (3)

Publié le 6 Janvier 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Review, Télévision, Nickelodeon, Fantastique, Christmas, Noël, Jeunesse, Animation, Musique, Russie

Le 6 Janvier est là, et les Rois Mages sont enfin arrivés à destination. Il en va de même pour la Christmas Yulefest 2015, qui touche enfin à sa fin sur le blog des Téléphages Anonymes. Pour conclure en beauté, place à l'or, à la myrrhe et à l'encens : les ultimes "trésors" de Noël, critiqués en vrac, et sans ordre particulier...

Mes Parrains Fêtent Noël (A Fairly Odd Christmas - 2012) :

Accompagné de ses parrains féériques Cosmo, Wanda et Poof, et de la belle Tootie (Daniella Monet), Timmy Turner (Drake Bell) parcourt le monde, exauçant les voeux d'autrui de manière anarchique... seul problème : tous ces voeux exaucés rendent le travail du Père Noël (Donavon Stinson) inutile, et incitent les enfants à ne plus être sages à l'approche des fêtes. Santa dépèche alors Christmas Carol (Devyn Dalton) et Dingle Dave (Travis Turner), deux de ses elfes, pour qu'ils ramènent Timmy au Pôle Nord, afin de le rappeler à l'ordre. Mais lorsque Timmy utilise sa magie pour prouver sa bonne foi et réparer l'une des machines de Santa, un accident se produit, et le Père Noël perd la tête et la mémoire. À Timmy et toute sa bande - y compris le maléfique Mr Crocker (David Lewis) - de sauver les fêtes de Noël avant qu'il ne soit trop tard...

Un téléfilm Nickelodeon, suite de Mes parrains sont magiques, le film : Grandis, Timmy !, et seconde adaptation en images réelles de la série animé Mes Parrains sont magiques, réalisé par l'un des réalisateurs attitrés de Big Time Rush, et écrit par le créateur du cartoon : forcément, cela débouche sur un métrage caricatural et surjoué (Teryl Rothery et Daran Norris en font notamment trois tonnes dans le rôle des parents de Timmy), bigarré de bout en bout, dynamique et frénétique, à la limite de l'hystérie, et bourré d'effets sonores puérils et de gags pas très fins.

Sauf que, bizarrement, cette heure de film se regarde tranquillement, malgré toutes ces caractéristiques la réservant aux moins de 10 ans.

Et si ça se regarde tranquillement, c'est probablement parce que le budget est là, qu'il est bien exploité (les costumes sont agréables à l'oeil, les décors naturels enneigés se marient plutôt bien aux décors de studio, les effets sont relativement convaincants), et que la distribution est sympathique (Devyn Dalton, notamment, est adorable en elfette, Drake Bell joue le tout au premier degré, David Lewis cabotine au possible en pseudo-méchant, et bien que Daniella Monet soit, une fois de plus, sous-exploitée, elle a quelques scènes réussies).

Bref, ce n'est pas à conseiller à tous les publics (sous peine de pertes sévères de neurones), mais en comparaison d'autres Christmas Specials au budget similaire, ce Fairly Odd Christmas s'en tire plutôt bien, et est assez festif.

The Snow Queen 2 : The Snow King (2014) :

Décidé à conquérir la main de la princesse des trolls, Orm (Sharlto Copley), le troll menteur ayant autrefois aidé Gerda à vaincre la Reine des Neiges, oublie ses bonnes résolutions, et affirme à ses semblables qu'il a vaincu seul la maléfique souveraine, et qu'il est un héros hors-pair. Mais lorsque le Vent du Nord, contrôlé par le Roi des Neiges - le reflet maléfique d'Orm - enlève la princesse, Orm est contraint de véritablement faire preuve d'héroïsme, s'il veut parvenir à sauver sa bien-aimée avant Arrog (Sean Bean), son grand rival troll.

Malgré ses ajouts et ses digressions très dispensables, son humour bas-de-plafond, sa direction artistique discutable, et son doublage anglo-saxon médiocre, le premier Snow Queen (2012), film d'animation russe produit par Timur Bekmambetov, restait pourtant un dessin-animé très regardable, porté à bouts de bras par la trame éprouvée du conte d'Andersen.

Cette suite, malheureusement, garde tous les défauts du premier opus (sauf peut-être, à la limite, le doublage un peu meilleur, et l'animation plus détaillée), et fait le choix regrettable de consacrer tout le métrage au sidekick comique de l'original, releguant Gerda et ses amis à de la figuration.

Le film souffre ainsi d'une structure bancale (la mise en place est interminable, et les poursuites répétitives et frénétiques sont fatigantes), d'un faux sens de l'épique (la bataille finale, inutile), d'une illustration musicale insipide et ultra-dérivative, et de références étrangement datées (Orm qui se déguise en Leonidas pour ressembler à un héros, avec mise en scène et musique qui vont avec).

Bref, les plus jeunes apprécieront peut-être, mais ça n'a tellement plus aucun rapport avec "La Reine des Neiges" que je n'en vois pas l'intérêt.

The Nutcracker Sweet (2015) :

Dans la famille Silberhaus, les enfants sont surexictés à l'approche de Noël, car leur parrain Drosselmayer arrive à cette occasion avec des cadeaux : Marie reçoit ainsi un casse-noisette, qui l'emmène, au gré de son imagination, dans un univers féérique et magique, où les soldats de bois affrontent sans cesse le Roi des souris et ses troupes, espérant lever ainsi une malédiction ancienne...

Adaptation relativement libre du récit de Hoffman, ce long-métrage d'animation péruvien bénéficie d'un style global volontairement très simpliste et stylisé : ce qui fonctionne très bien pour les décors et les environnements, mais nettement moins pour les personnages, à l'animation assez raide.

Ajoutez à cela un doublage un peu forcé, et une musique qui fait du mickey-mousing, et on se retrouve avec une occasion ratée et très oubliable, ce qui est dommage, car la réalisation est dynamique, et laisse présager d'un potentiel certain.

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Christmas Yulefest 2015 - 110 - Or, Myrrhe, Encens, etc... (2)

Publié le 6 Janvier 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Review, Christmas, Noël, Comédie, Romance, Télévision, ION, Drame, Allemagne

Le 6 Janvier est là, et les Rois Mages sont enfin arrivés à destination. Il en va de même pour la Christmas Yulefest 2015, qui touche enfin à sa fin sur le blog des Téléphages Anonymes. Pour conclure en beauté, place à l'or, à la myrrhe et à l'encens : les ultimes "trésors" de Noël, critiqués en vrac, et sans ordre particulier...

Un Duo d'Enfer pour Noël (A Christmas Reunion - 2015) :

Amy (Denise Richards), une publicitaire new-yorkaise, apprend qu'elle vient de recevoir en héritage la moitié de la propriété d'une boulangerie-pâtisserie traditionnelle autrefois tenue par sa tante (Catherine Hicks), dans sa petite ville natale. Seul problème : c'est son ancien ami d'enfance - et ex-petit ami - Jack (Patrick Muldoon), qui en détient l'autre moitié. Les deux ex-compagnons en froid tentent alors de mettre leurs différences de côté pour gérer la boutique, à l'approche du concours annuel de pâtisserie de Noël...

On va faire simple et direct. Ceci est un cas d'école ION TV/Hybrid Prod., avec des acteurs plutôt has-beens qui font venir leurs potes pour cachetonner (ici, on a ainsi une mini-réunion de Starship Troopers), un budget minimaliste, des interprètes assez médiocres (Muldoon, comme toujours), et un intérêt proche du néant tant tout est à ce point mou et insipide.

On oublie très vite tout ça, donc, et on regrette que le même script n'ait pas fini sur la table d'Hallmark, qui en aurait peut-être fait quelque chose de sympa.

1/6 (un bon somnifère)

Christmas for a Dollar (2013) :

En pleine dépression américaine, la famille Klamp peine à joindre les deux bouts, encore secouée par le décès traumatisant de la mère de famille. William (Brian Krause) tente ainsi de maintenir un cap droit et vertueux pour toute son clan : Norman (Jacob Buster), le petit atteint de polio, et qui rêve de monter à cheval, Verna (Danielle Chuchran), qui veut devenir infirmière, Ruthie (Ruby Jones), Warren (James Gaisford), et Russell (Ethan Hunt). À l'approche de Noël, William réunit ainsi suffisamment de monnaie pour faire 1 dollar, et le distribue à ses enfants, avec pour consigne de faire chacun un cadeau à l'un des autres membres de la famille...

Le revers de la médaille Up Tv/Ion, avec ici un long-métrage indépendant bien produit, crédible, mais aussi particulièrement bien-pensant et à tendance religieuse, avec une mise en avant de la prière, des bonnes actions, et de toutes les valeurs chrétiennes habituelles.

Adapté d'un livre populaire parmi les bloggeurs et critiques appartenant à la droite américaine, et le fruit d'une collaboration entre des maisons de production catholiques et mormones, ce métrage est exactement ce à quoi on pouvait s'attendre en apprenant ces détails : ça n'a pas forcément un mauvais fond (les valeurs sont assez honorables), c'est compétent (l'interprétation des enfants est un peu inégale) mais ça ne fait pas forcément dans la subtilité, et tout ça manque un peu d'enjeux.

2.25/6

Bataille à la Crèche (Der Weihnachtskrieg - 2013) :

Désespérés à l'idée de décrocher un place à la crèche pour leur dernier enfant respectif, les Achenbach (Christoph Grunert, Suzan Anbeh et Conrad Risch) - une famille aisée et dépensière -  et les Wieland (Sonsee Neu, Janekt Rieke et Nathalie Lucia Hahnen) - plus modeste et peinant à joindre les deux bouts sous le regard méprisant de leurs voisins fortunés - décident de se plier en quatre pour séduire Johannes Herder (Oliver Pocher), le nouveau directeur de la crèche locale. Les deux familles vont alors se livrer une compétition improbable qui va bien vite dégénérer...

Téléfilm allemand de 2013 mettant en vedette Oliver Pocher, un animateur/comique populaire outre-Rhin, lequel s'avère ici assez peu attachant et intéressant. Ce qui plombe considérablement tout le film, qui finit par s'avérer mollasson, caricatural, et occasionnellement surjoué (pas aidé par un doublage français en demi-teinte).

Bref, on se lasse rapidement de ce script téléphoné et générique, qui manque d'interprètes charismatiques, et finit simplement par être instantanément oubliable.

2/6

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Christmas Yulefest 2015 - 109 - Or, Myrrhe, Encens, etc... (1)

Publié le 6 Janvier 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Télévision, Review, Christmas, Noël, Disney, Netflix, Comedy Central, Comédie, Jeunesse, Animation

Le 6 Janvier est là, et les Rois Mages sont enfin arrivés à destination. Il en va de même pour la Christmas Yulefest 2015, qui touche enfin à sa fin sur le blog des Téléphages Anonymes. Pour conclure en beauté, place à l'or, à la myrrhe et à l'encens : les ultimes "trésors" de Noël, critiqués en vrac, et sans ordre particulier...

A Colbert Christmas - The Greatest Gift of All ! (2008) :

Prisonnier de son chalet assiégé par un ours, Stephen Colbert est incapable de rejoindre Elvis Costello en studio pour le tournage de son épisode de Noël, et reçoit la visite de quelques-uns de ses amis, plus braves que lui.

En 2008, bien avant qu'il n'anime désormais le Late Show sur CBS, Stephen Colbert avait échafaudé un Christmas Special de son Colbert Report, sous la forme d'un show de variétés de 45 minutes, avec plusieurs musiciens, chanteurs et amis de Colbert rendant visite à ce dernier dans son "chalet".

L'occasion pour tout ce petit monde d'entonner des chansons parodiques (parfois en duo), et de faire de petits sketches en compagnie d'Elvis Costello, de Toby Keith, de John Legend, de Willie Nelson, de Jon Stewart et de Feist.

Qui dit chansons parodiques dit forcément intérêt et humour inégaux, mais ce Christmas Special a pour avantage de ne jamais se prendre au sérieux : le playback est mauvais, l'illustration visuelle est kitsch, les sketches sont surjoués... mais tout cela est volontaire, car c'est une parodie très claire et volontaire des Christmas Specials télévisés d'antan (rires enregistrés inclus).

Bref, sans être exceptionnel, ou totalement maîtrisé, ce Special reste assez divertissant, et suffisamment bien rythmé pour ne jamais être soporifique.

A Very Murray Christmas (2015) :

Coincé dans son hôtel où il devait enregistrer un show de variétés de Noël, Bill Murray finit par réunir quelques invités dans le bar de l'hôtel, pour y improviser une fête de Noël musicale loin des caméras et du public.

Un Christmas Special d'une heure, diffusé sur Netflix, et tourné par Sofia Coppola, qui adopte ici une approche totalement différente de celle de Colbert.

Là où Colbert était volontairement kitsch et parodique, visant l'humour et la comédie, ici, ce spécial est exactement à l'image de ce qu'est devenu Bill Murray ces temps-ci : quelqu'un qui cultive l'image d'un je-m'en-foutiste absolu, cynique et détaché, mais qui en vérité se prend totalement au sérieux.

On a donc droit à des stars à la pelle (Paul Shaffer, Maya Rudolph, Jenny Lewis, Rashida Jones, Jason Schwartzman, Chris Rock, Miley Cyrus, George Clooney, Amy Poehler, Michael Cera) filmées de manière plate et sans énergie par Coppola, et qui accompagnent Murray dans des duos au budget considérable (avec danseuses, décors, orchestre, etc) sur les grands classiques de Noël.

En voyant la liste des guests, on comprend tout de suite qu'on est de plein pied dans une certaine scène indépendante new-yorkaise - Shaffer, Rudolph, Jones, Schwartzmann, Cera, Coppola, etc - qui explique aussitôt le ton très particulier de ce Special, jamais particulièrement drôle ou mémorable, trop ironique et détaché pour être sincère, trop dépressif et plat pour être festif, et trop flambeur pour n'être autre chose qu'un vanity project pour Bill Murray.

Ne reste alors que quelques jolies prestations musicales, notamment de Miley Cyrus ou de Maya Rudolph. C'est peu.

Bob's Broken Sleigh (2015) :

Bob, le seul elfe du Pôle Nord à ne pas avoir de pouvoirs magiques, est un inventeur de génie ; un jour, cependant, il est confronté à un trio de macareux maléfiques qui tentent de voler le traîneau du Père Noël. Mais Bob parvient à leur échapper aux commandes de l'engin, l'écrasant dans la forêt. Là, il doit faire équipe avec des créatures étranges pour parvenir à ramener le traîneau au Pôle à temps pour les fêtes...

Un moyen-métrage Disney assez décevant, car il est, au final, ultra-classique, avec ces underdogs à la Rudolph le Petit Renne au Nez Rouge, qui sauvent Noël grâce à leur courage et leur volonté, blablabla.

Rien de neuf sous le soleil de Noël, donc, un problème encore renforcé par un rendu en images de synthèse assez banal et simpliste, et par des personnages tous plus improbables les uns que les autres (une truite à fourrure à l'accent et au vocabulaire datés, un lion/ours à cornes peureux, un chat girly et rose à longue queue-bélier préhensile...), et par une écriture particulièrement générique et quelconque. Énorme bof, donc.

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Christmas Yulefest 2015 - 108 - L'Homme qui n'aimait pas Noël (2012)

Publié le 5 Janvier 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Review, Télévision, Comédie, Romance, ION, Christmas, Noël

2016 est enfin là, mais comme tous les ans, la Christmas Yulefest continue sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année, jusqu'à l'arrivée des Rois Mages, le 6 Janvier...

L'Homme qui n'aimait pas Noël (Anything But Christmas) :

Depuis plusieurs mois, John (Sergio Di Zio) a trouvé le bonheur conjugal auprès de Grace (Elaine Hendrix) et de son fils de 10 ans, Zachary (Sean Michael Kyer). Mais Noël approche, et alors que Grace est, comme tous les ans, surexcitée à cette perspective, John, lui, panique, car il déteste tout ce qui a trait aux fêtes de fin d'année. Aussitôt, un gouffre se forme dans le couple, qui se sépare instantanément, et doit alors trouver un moyen de concilier ces deux réactions radicalement opposées si John et Grace veulent retrouver un foyer harmonieux...

Un téléfilm ION assez fauché (tous les plans extérieur de la rue filmés devant un fond vert), particulièrement caricatural, et à la limite du surjeu constant, un surjeu directement hérité de l'écriture de ces personnages outrés, aux réactions improbables et forcées, et aux caractères quasi-antipathiques.

Ajoutez à cela des personnages secondaires encore plus caricaturaux (l'ex de John ; ses parents se disputant constamment et violemment ; l'ex anglais de Grace, milliardaire et pédant ; la soeur caractérielle) qui empêchent la moindre subtilité ou émotion sincère, et on se retrouve avec un métrage assez agaçant et étrange, tout en étant particulièrement prévisible.

D'autant plus agaçant que le film a bon fond, dans l'absolu... mais rien en fonctionne vraiment, ni dans l'écriture (les motivations des personnages ne sont jamais plausibles), ni dans la structure ou la forme du récit (tout le film repose sur les efforts du personnage de John - psychologiquement traumatisé dans son enfance par des parents indignes et malheureux ayant ruiné à jamais pour lui les fêtes de Noël - qui tente de sauver son couple en se pliant en douze pour satisfaire Grace, ce qui finit par déséquilibrer le film en présentant involontairement cette dernière sous un jour peu flatteur), ni dans le casting (Sean Michael Kyer, par exemple, oscille constamment entre jeu convaincant et précocité artificielle ; Christopher Lloyd en fait trois tonnes, notamment dans son grand moment d'émotion, qui finit par tomber à plat, vu l'artificialité et les traits forcés de tout ce qui l'entoure - ainsi que de son personnage).

2/6

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Christmas Yulefest 2015 - 106 - Maman se marie ! (2008)

Publié le 5 Janvier 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Review, Télévision, Comédie, Romance, Noël, Christmas, Lifetime

2016 est enfin là, mais comme tous les ans, la Christmas Yulefest continue sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année, jusqu'à l'arrivée des Rois Mages, le 6 Janvier...

Maman se marie ! (A Verry Merry Daughter of the Bride) :

Lorsque sa mère Rose (Helen Shaver), avec qui elle tient une entreprise d'organisation de mariages, annonce à Roxanne (JoAnna Garcia) qu'elle a rencontré Jack (Kenneth Welsh), qu'elle veut épouser sur le champ, et pour qui elle veut tout quitter, Roxanne se méfie. Avec l'aide de Charlie (Luke Perry), le fils de Jack, inquiet pour son héritage, Roxanne décide alors de tout faire pour que ce mariage capote, quitte à mettre son propre bonheur sentimental en péril par la même occasion...

Un téléfilm Lifetime estampillé "Noël", que j'avais déjà vu, et dont je n'avais retenu absolument rien... et non sans raisons : en effet, si l'on omet le fait que cette histoire se déroule en Décembre, et qu'il y a donc vaguement quelques décorations et neige en arrière plan, rien de tout cela n'a de rapport avec Noël (et ce malgré le titre en VO).

À vrai dire, on pourrait prendre le même script, et le transposer à la St Valentin, en Mai-Juin, ou lors du 4 Juillet, et ce serait exactement le même film à l'arrivée, avec quelques décorations différentes.

Pour ne rien arranger, le film souffre d'effets de transition "magiques" (en fait, des fondus enchaînés fauchés et autres effets vieillots), et de personnages un peu trop basiques : la mère très amoureuse et un peu égoïste, la fille très jalouse et décidée à se débarrasser de son futur beau-père, le futur beau-frère qui n'a d'yeux que pour son héritage, l'ex qui cherche le pardon, blablabla. Ça manque clairement de subtilité, tout ça.

Dommage, car la distribution est plutôt bonne (Kenneth Welsh fait un peu vieux pour Helen Shaver, mais bon, passons), c'est assez bien joué, et on a droit à une brève réunion de Luke Perry et de Jason Priestley, ce qui est toujours amusant.

Mais il faut bien être franc, si ce n'était pour l'adorable minois de JoAnna Garcia, qui illumine l'écran dans tout ce qu'elle tourne, je n'aurais probablement même pas redonné une seconde chance à ce téléfilm.

2.5/6

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