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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #television catégorie

Les bilans de Lurdo - Westworld, saison 1 (2016) - première partie (1x01-02)

Publié le 3 Mars 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Science-Fiction, Drame, Thriller, Western, Les bilans de Lurdo, HBO

Il y a un an et demi, peu avant le lancement de la saison 1 de Westworld, j'avais passé en revue les deux films adaptant le même récit initial de Michael Crichton, car je prévoyais à l'époque de suivre en temps réel l'évolution du programme.

Et puis, par manque de temps, et surtout de motivation devant les trouzemille théories et discussions animées ayant surgi dans les premières semaines de diffusion - discussions difficile à éviter si l'on voulait, à l'époque, jauger les réactions du public sans se faire gâcher les surprises de la série, j'ai fini par repousser ce visionnage, encore et encore, évitant le moindre spoiler, pour pouvoir aborder le tout en toute sérénité...

Donc, maintenant que la saison 2 est à l'horizon, il est temps de me mettre, progressivement, à cette saison 1 (produite par JJ Abrams et pilotée par Jonathan Nolan & Lisa Joy), en me laissant le temps de la digérer, au rythme de deux épisodes par semaine.

Westworld saison 1 :

Dans le parc d'attractions Westworld, les visiteurs peuvent découvrir la ville de Sweetwater, une bourgade du Far-West emplie de personnages atypiques, en réalité des robots ultra-modernes, au sein desquels les arrivants peuvent s'immerger et donner libre court à leurs envies. Jusqu'à ce que des dysfonctionnements commencent à se produire chez certains androïdes...

1x01 :

Les premiers dysfonctionnements touchent les androïdes du parc ; un mystérieux Homme en noir (Ed Harris) s'en prend sauvagement à Teddy (James Marsden) et Dolores (Evan Rachel Wood) ; la direction du parc tente de minimiser les problèmes de ses robots, en déclenchant un braquage qui tourne mal...

Une bonne surprise. J'avoue que je craignais un déséquilibre entre le côté western (qui est loin d'être mon genre préféré lorsqu'il est abordé au premier degré), et le côté futuriste/anticipation, mais ce premier épisode pose de bonnes bases, et une ambiance prenante et intrigante.

Notamment au niveau de Ed Harris, un hardcore gamer totalement désensibilisé à la violence de son jeu, et qui n'a qu'une ambition : découvrir les niveaux cachés du Westworld. C'est une approche intéressante de cet univers, aidée par le charisme indubitable de Harris.

Cela dit, les autres acteurs sont au diapason. Evan Rachel Wood (avec qui j'ai pourtant beaucoup de mal, habituellement) est très bien en androïde tour à tour froide et souriante, Louis Herthum est formidable, Anthony Hopkins semble cacher des choses, les personnages secondaires sont tous convaincants (ça fait plaisir de voir Shannon Woodward dans un rôle secondaire, et même si je supporte moins Simon Quarterman, c'est clairement voulu et écrit ainsi), et le mystère reste entier quant aux origines du mal étrange qui frappe les robots (le bug représenté par la mouche ^^).

Quelques bémols, cependant : le générique d'ouverture, esthétique mais assez insipide musicalement, avec Ramin Djawadi qui recycle ses ostinati zimmeriens, déjà utilisés sur Game of Thrones ; et autant l'utilisation de Black Hole Sun dans le saloon ne m'a pas gêné, autant celle de Paint It Black (en version orchestrale symphonique) pendant la fusillade m'a semblé totalement hors-sujet et contre-productive.

Bref, on voit clairement le budget (c'est visuellement superbe), c'est bien mené, je suis curieux de voir la suite.

1x02 :

Logan (Ben Barnes) et William (Jimmi Simpson) arrivent à Westworld, mais ils semblent avoir deux conceptions diamétralement opposées du parc ; Maeve (Thandie Newton) se réveille pendant une opération de maintenance, et s'échappe dans les couloirs de l'installation ; l'Homme en noir continue ses massacres, et sa quête des niveaux cachés du parc...

Ça continue plutôt bien, même si le rythme m'a paru un peu moins soutenu. Content de voir Jimmi Simpson arriver dans le parc (Ben Barnes, un peu moins, car il semble tout simplement refaire la même partition que dans Punisher - enfin, c'est l'inverse, mais je me comprends), j'ai toujours apprécié cet acteur, notamment dans Psych : Enquêteur Malgré Lui.

D'ailleurs, je me demande si les scénaristes ne vont pas positionner William comme l'antagoniste/nemesis, in fine, de l'Homme en noir : le script semble en effet établir une sorte de parallèle entre les deux personnages (notamment le salut du chapeau adressé à Dolores), tout en les opposant sur de nombreux plans (chapeau noir/chapeau blanc, comportement vis à vis du parc et des robots, personnalité).

Alors peut-être que je me trompe, et que le contraste est uniquement là pour démarquer William de Logan, mais je sens la feinte, et je ne serais pas surpris que les chemins de Jimmy et de l'Homme en noir viennent à se croiser dans peu de temps.

Et sinon, j'ai trouvé que tout ce qui tournait autour de Thandie Newton était ici assez réussi. Hopkins et ses dialogues pseudo-profonds, un peu moins.

Zou, on continue...

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Les bilans de Lurdo : Black Mirror, saison 1 (2011)

Publié le 25 Février 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Anthologie, Drame, Science-Fiction, UK, Fantastique, Black Mirror

Anthologie anglaise conçue, écrite et supervisée par Charlie Brooker, un scénariste et satiriste britannique déjà à l'origine de la mini-série Dead Set, Black Mirror est rapidement devenue une série culte pour bon nombre de critiques et de spectateurs.

Ce programme utilise en effet un format bien éprouvé et une distribution généralement prestigieuse, pour narrer ses intrigues sombres et pessimistes sur l'avenir de l'humanité, et le rapport toujours plus fusionnel de cette dernière avec la technologie moderne, sous toutes ses formes. De quoi séduire bien des spectateurs en quête de sens, d'analyses et de cynisme, mais... est-ce que le programme est à la hauteur de sa réputation ?

Black Mirror - Saison 1 :

1x01 - The National Anthem :

Lorsque l'une des princesses de la famille royale est enlevée, le Premier Ministre anglais (Rory Kinnear) reçoit une vidéo du ravisseur : s'il ne veut pas que la princesse soit tuée, il devra copuler avec un porc en direct à la télévision. Mais rapidement, l'opinion publique et les médias s'en mêlent...

Un premier épisode qui m'a fait dire "tout ça pour ça". Le problème, en fait, c'est qu'il faut fermer les yeux sur plein de menus détails improbables si l'on veut se laisser embarquer par le postulat de départ de cet épisode ; simple exemple : les autorités reçoivent un doigt tranché portant une bague appartenant à la princesse, et en déduisent immédiatement qu'elle a été blessée par son ravisseur... sauf que plus tard, on apprend que c'est le doigt de l'artiste responsable de l'enlèvement. Le problème, c'est que même sans analyse ADN, il devrait y avoir une différence évidente entre un doigt de princesse manucuré et soigné, et un gros doigt d'artiste sculpteur habitué à travailler de ses mains.

Mais ce n'est qu'un exemple de ces raccourcis qui font que j'ai vraiment eu du mal à adhérer à ce propos caricatural. Oui, j'ai bien compris que c'est de la satire, une satire de la politique prête à tout pour rester populaire, du voyeurisme du grand public, des médias, etc : c'est supposé être caricatural.

Pourtant, l'impression que j'ai eue en regardant cet épisode, c'est presque celle d'être devant un script de Chris Chibnall, avec des personnages unanimement antipathiques, aux réactions forcées, dans des situations artificielles. Et c'est dommage, parce que la réalisation et la montée en tension sont ici plutôt réussies et prenantes... mais dans l'ensemble, bof.

1x02 - Fifteen Million Merits :

Dans un monde alimenté par les efforts constants de ses citoyens pour alimenter en électricité les innombrables écrans qui les entourent, et gagner ainsi des "mérites" indispensables pour profiter d'un peu de confort, Bing (Daniel Kaluuya) s'éprend d'Abi (Jessica Brown Findlay), et la convainc de participer à un radio-crochet télévisé, seul moyen de sortir de cet enfer numérique...

Un épisode qui fait partie de ceux qui ont clairement inspiré Seth MacFarlane pour l'un de ses épisodes de The Orville, et qui, une fois de plus, souffre d'une écriture au trait un peu trop forcé et appuyé.

C'est très bien interprété, la satire des X-Factor et autres Simon Cowell est amusante (Rupert Everett ^^), et dans l'absolu, ce n'est pas inintéressant, mais je trouve toujours que ça manque cruellement de subtilité... et, dans le cas présent, de rythme.

Ce n'est pas mauvais, en soi, mais j'ai de plus en plus peur d'être tout simplement réticent au style d'écriture de Brooker : j'ai systématiquement l'impression que le propos de ces épisodes pourrait être résumé en deux ou trois phrases, mais est ici à la fois tellement dilué et surligné qu'il en perd toute efficacité.

(et je me demande aussi si ce n'est pas la raison qui fait que le show a une telle réputation de profondeur et d'intelligence, et un tel succès public et critique : le spectateur lambda aime se sentir plus intelligent que la moyenne, et il suffit parfois de lui prémâcher le message et les thématiques de son programme pour y parvenir... )

1x03 - The Entire History of You :

Jeune avocat, Liam (Toby Kebbell) découvre lors d'une soirée que son épouse Ffion (Jodie Whittaker) est très proche d'un inconnu, Jonas (Tom Cullen). Jaloux, Liam décide alors d'utiliser toutes les capacités des "grains", des implants mémoriels que tout le monde possède, pour tenter délucider le mystère de cette relation...

Nouveau scénariste, pour un épisode qui délaisse un peu la satire à gros sabots, afin de s'intéresser à un drame plus intimiste, sur fond de technologie mémorielle implantée.

Et il devient rapidement évident qu'on aurait pu écrire quasiment le même script sans l'argument "anticipation" ou la thématique des souvenirs et de la mémoire, un peu trop survolés : il suffit de remplacer les implants mémoriels par des photos ou des vidéos prises au smartphone, par exemple, et le résultat serait grosso modo le même, à savoir une histoire de jalousie qui tourne mal.

Il est dommage que ce script n'aille pas plus loin dans ses idées, et dans sa conclusion, tout comme l'est le fait que les personnages (très bien interprétés au demeurant) restent dans la droite lignée des deux épisodes précédents : assez antipathiques.

---

Bilan :

Après ces trois premiers épisodes, je fais un premier bilan assez mitigé de Black Mirror.

Le ton volontairement satirique et pessimiste du programme me laisse dubitatif ; le rythme des épisodes fait que ces derniers manquent étrangement de punch et d'énergie ; et comme je n'aime généralement pas que l'on me tienne par la main lorsque je regarde une série, là, le manque de subtilité et de nuances du propos fait que je reste sur ma faim.

Reste à voir si la saison 2 changera quelque chose à la donne, ou si je continuerai d'avoir l'impression d'assister à une déclinaison (techniquement compétente à défaut d'être particulièrement inspirée) de thématiques et de sujets déjà traités à maintes reprises dans d'autres anthologies du type Outer Limits et compagnie.

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Critiques éclair - Stargate Origins 1x01-05 (premières impressions)

Publié le 24 Février 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Science-Fiction, Fantastique, Action, Aventure

Dernière tentative en date de relancer la franchise télévisée Stargate (avant que Emmerich ne la reboote au cinéma) à l'occasion du lancement d'une plate-forme de VOD dédiée à cet univers, cette série de 10 x 10 minutes se veut une préquelle au reste de la franchise, et aux aventures interstellaires de l'équipe SG-1.

Stargate Origins 01x01-05 :

Depuis plus de dix ans, Catherine Langford (Ellie Gall) ne peut qu'assister à la quête improbable de son père Paul (Connor Trinneer), qui peine à comprendre l'arche de pierre qu'il a découverte dans le désert égyptien, en 1928. Et lorsque les Nazis commencent à s'y intéresser, les choses se compliquent pour les Langford, déjà à court de fonds...

Bref passage en revue des cinq premiers épisodes de ce qui avait été présenté par son équipe créative (qui n'a travaillé ni sur le film, ni sur les séries précédentes) comme la renaissance de la franchise Stargate, un film complet servant de préquelle à l'univers tant apprécié de ses fans... et qui en réalité n'est guère plus qu'une web-série ultra-fauchée (tout prend place dans un pauvre hangar, dans un temple en carton-pâte, et sous des tentes ; sans oublier... la moustache et le vieillissement de Connor ^^), pas très bien jouée (tous les seconds rôles sont, au mieux, médiocres), écrite (par l'un des acteurs), structurée ou filmée (la caméra tourbillonne et penche de manière très amateure), et au ton semi-comique, qui ne convainc pas du tout.

Ajoutez à cela une intrigue qui, pour le moment, semble joyeusement rendre caduque la continuité interne de la saga (et rendre le travail de Daniel Jackson inutile - même s'il est probable que tout ça reviendra à la normale à la fin de la mini-série, via un bon gros reboot), des personnages assez caricaturaux (le girl power constant de l'héroïne, totalement forcé), un format frustrant, et voilà, une préquelle à la limite du fan-film, qui n'a aucun véritable intérêt, et qui parvient même à rendre les fans de la franchise particulièrement furieux...

(alors imaginez un peu ce qu'un spectateur totalement indifférent à la franchise - ou du moins, qui, comme moi, n'attend absolument rien de formidable de celle-ci - peut bien penser de tout ça...)

Peut-être que les derniers épisodes sauveront le tout, mais pour être franc... je n'en ai plus grand chose à faire.

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Les bilans de Lurdo : The Good Place, saison 2 (2017)

Publié le 18 Février 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Comédie, Sitcom, Fantastique, NBC

Après sa saison 1 surprenante, qui n'hésitait pas à chambouler tous ses acquis au terme de ses 13 premiers épisodes, The Good Place revient pour une seconde saison, sur laquelle reposent beaucoup d'espoirs, et d'attentes...

The Good Place, saison 2 :

Désormais bien décidé à ce que son projet d'enfer personnel soit une réussite, Michael (Ted Danson) redémarre la Good Place et efface la mémoire d'Eleanor (Kristen Bell), de Chidi (William Jackson Harper), de Jianyu (Manny Jacinto) et de Tahani (Jameela Jamil). Mais malgré ses efforts pour les séparer, les quatre compères semblent toujours se retrouver, et déjouer ses plans...

Un bilan assez mitigé, en ce qui me concerne, pour cette comédie NBC en 13 épisodes : en saison 1, la série avait su développer son fil rouge narratif en parallèle de personnages excentriques, mêlant humour, philosophie, romance, et rebondissements bien dosés et maîtrisés, culminant en un twist final qui chamboulait totalement le status quo établi.

Pour cette saison 2, c'est comme si cet équilibre fragile était rompu pour de bon, et que Michael Schur et ses co-scénaristes avaient décidé, tout simplement, de ne pas chercher à le retrouver.

Dès son premier épisode, en deux parties, la saison 2 semble ainsi décidée à aller de l'avant, toujours plus vite et toujours plus loin, prenant le spectateur à contre-pied : le spectateur s'attendait à une seconde saison rebootant la "Good Place" et développant cette intrigue sur 13 épisodes ? On condense tout ça en 40 minutes, du point de vue de Michael et de ses démons, et on reboote à nouveau le tout à la fin de l'épisode de reprise.

Et ensuite, ça continue à ce rythme : on a droit à plusieurs centaines de reboots successifs, à la rébellion des démons, à l'association de Michael et des quatre protagonistes, à la crise existentielle de Michael, aux bugs de Janet, à la destruction de la Good Place, à une visite de la Bad Place, à un passage au tribunal, et enfin, pour conclure, à un reboot encore plus radical, qui rend apparemment la vie à Eleanor (ou du moins, qui semble le faire).

Tout ça en moins de 6 heures de programme : on ne peut pas nier que les scénaristes soient ambitieux (même si parfois, on a l'impression qu'ils avaient peur d'être annulés au terme de leur seconde saison, et qu'ils se sont empressés de placer à l'écran l'équivalent de 3 ou 4 saisons d'idées et de concepts avant qu'il ne soit trop tard).

Mais cette ambition se traduit aussi par un déséquilibre certain dans l'écriture, et ce à tous les niveaux : en se concentrant ainsi sur le développement (très réussi, par ailleurs) de Michael, les scénaristes ont fortement tendance à flanderiser nos quatre protagonistes, qui deviennent parfois l'ombre d'eux mêmes (Jason est réduit à être plus bête que ses pieds, Chidi à n'être que névrosé et coincé, Eleanor à jurer...) ; il en va de même pour les antagonistes, notamment Tiya Sircar, qui semble un temps être destinée à devenir le bâton dans les roues de Michael.

Malheureusement, elle n'est jamais suffisamment développée, et finit par tomber dans l'oubli, vaguement liquidée sans réellement avoir été utilisée à sa juste mesure (apparemment, les scénaristes préféraient laisser Maya Rudolph, Dax Shephard et Jason Mantzoukas faire leur show pendant plusieurs épisodes... et c'était loin d'être convaincant à mes yeux, compte tenu de mon intérêt limité pour ces trois acteurs).

Le déséquilibre se ressent aussi au niveau des thématiques : la philosophie est toujours présente, mais plus didactique et moins bien intégrée au tout (puisqu'il faut apprendre à Michael l'éthique, etc), et la romance, elle, est de retour, avec des relations improbables (Jason/Tahani), et d'autres qui ne m'intéressent toujours pas (Eleanor/Chidi).

C'est probablement ce dernier point qui m'a posé problème, et qui a fait qu'occasionnellement, j'ai trouvé le rythme et l'intérêt de cette saison inégaux : le tout enchaîne les rebondissements à 200 à l'heure (de manière presque systématique et mécanique à chaque fin d'épisode)... et pourtant, il y a fréquemment de petits ventres mous, qui généralement vont de pair, pour moi, avec les leçons de Chidi, ou les moments de shipping entre Eleanor et Chidi.

Progressivement, au fil de la saison, je me suis en effet aperçu que je n'en avais tout simplement rien à faire de Chidi et d'Eleanor (d'autant que çà et là, j'ai trouvé que Kristen Bell se forçait dans son jeu), ce qui, forcément, enlève une grande partie de l'intérêt de la série.

(et à en juger par les réactions des spectateurs, à la fin de la saison - tout le monde était en extase devant la profondeur philosophique de la série, et devant le baiser Chidi/Eleanor - c'est probablement que la série n'est finalement pas vraiment faite pour moi).

C'était déjà le cas en saison 1, mais le rebondissement surprenant de fin de saison, les autres personnages, et le concept ambitieux, compensaient sans problème mon manque d'intérêt chronique pour ce duo.

Ici, les concepts se multiplient tellement qu'ils n'ont pas le temps d'être vraiment aboutis, les rebondissements se succèdent (mais sont tous globalement très prévisibles - certains scénaristes sont plus doués que d'autres en la matière), certaines scènes dialoguées ressemblent plus à du remplissage qu'à un approfondissement des thématiques, et le scénario se concentre beaucoup trop sur Chidi et Eleanor, à l'image de cet épisode final, entièrement centré sur Kristen Bell (et gentiment surjoué par les seconds rôles), au détriment du reste du cast.

Alors oui, Ted Danson reste excellent, et la série continue d'être ambitieuse, originale, et très facile et agréable à regarder, mais cette saison, la mayonnaise n'a pas pris sur moi. Le show se prend un peu trop au sérieux, on finit par ne plus rire beaucoup, et je redoute un peu le pire pour la saison à venir...

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Un film, un jour (ou presque) #651c : SEMAINE ST-VALENTIN - Je ne t'oublie pas (2017), La Reine du Remariage (2018) & Comment trouver l'amour à la Saint Valentin ? (2018)

Publié le 18 Février 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Comédie, Romance, Drame, Hallmark, PixL

Exclusivement, ce week-end, à l'occasion de la semaine de la Saint Valentin, un petit bonus : deux fournées supplémentaires de comédies romantiques en tous genres...

Je ne t'oublie pas (Same Time Next Week) :

Veuve, Sara (Jewel Staite) tente de faire son deuil de son époux en remplissant à sa place sa bucket list. Un jour, alors qu'elle se blesse en tentant d'accomplir l'une des tâches de la liste, elle est soignée par Ryan (Travis Milne), un médecin lui aussi veuf. Le duo sympathise rapidement, et finit par décider de s'associer, pour tenter de finir ensemble cette liste si importante...

Une comédie dramatique/romantique PixL assez classique et qui ronronne assez vite, mais qui a le mérite de joliment traiter le sujet du deuil, notamment dans le cadre de la romance, sans en faire un sujet à sens unique. Autre bon point, les personnages secondaires tous un peu excentriques et caractérisés, ce qui n'est pas désagréable, et l'existence d'une intrigue secondaire bien développée pour la sœur de l'héroïne (Stephanie Bennett) et son fiancé.

En fait, hormis le rythme faiblard, le seul vrai problème, dans ce téléfilm, c'est que Travis Milne est un protagoniste assez terne et peu attachant, qui ne fait pas vraiment le poids face à Jewel.

3/6

La Reine du Remariage (The Wedding Do-Over) :

Spécialiste en sauvetage de mariages ratés, Abby (Nicole Gale Anderson), organisatrice de mariages, est contrainte de faire équipe avec son ex-fiancé, Peter (Parker Young), pour organiser le mariage de la sœur de ce dernier, qui est sa meilleure amie...

Comédie romantique PixL ultra-basique, façon "script refusé par Hallmark", qui manque cruellement de fantaisie, et qui, si elle a les qualités habituelles des téléfilms de la chaîne (personnages principaux d'origines ethniques diverses et variées, personnages secondaires ayant une caractérisation et des sous-intrigues développées), souffre aussi de leurs problèmes habituels : rythme particulièrement plat, absence de rebondissements mémorables, production au budget très limité et en pilotage automatique, bande originale un peu envahissante, bref, c'est ultra-balisé de bout en bout, et c'est tout sauf passionnant.

Dommage, parce que le couple principal est sympathique (même si j'ai toujours du mal à prendre Parker Young au sérieux après Suburgatory), et que les seconds rôles ne sont pas désagréables (Carolyn Hennesy, Maria Canals-Barrera, Alisha Wainwright...), mais... bof.

2.25/6

Comment trouver l'amour à la Saint Valentin ? (My Perfect Romance)

Wes Robinson (Christopher Russell), jeune directeur arrogant et séducteur de l'entreprise technologique familiale, n'a qu'un objectif : trouver une application vendeuse, pour gagner un maximum d'argent. Pour la Saint Valentin, il décide ainsi de précipiter la mise sur le marché d'une application de rencontres supervisée par Vivian (Kimberly Sue-Murray), mais lorsque vient le moment de prouver aux médias l'efficacité de leur produit, Wes et Vivian finissent par devoir s'inscrire eux-mêmes sur l'application... et par se rapprocher.

Comédie romantique canadienne produite par BDS, maison de production canadienne qui monte, et qui a récemment produit Mariage sous la Neige, 48 Voeux de Noël, Un Noël pour se Retrouver, Une Demande en Mariage pour Noël...

Un métrage visiblement adapté d'un roman Harlequin (quel gage de qualité ! ^^) et qui aurait très bien pu être diffusé tel quel sur PixL ou Lifetime : à priori, rien de bien folichon, mais il y a ici une certaine décontraction et une nonchalance qui ne sont pas désagréables du tout, et qui font que le tout fonctionne relativement correctement.

Ce n'est pas particulièrement original, captivant, ou convaincant, mais Christopher Russell est très bien en tête-à-claques arrogante, Sue-Murray s'en sort bien en chef de projet maladroite, et les seconds rôles ne sont pas désagréables : Lauren Holly s'amuse en secrétaire sarcastique, Morgan Fairchild cachetonne en mère carriériste, et Jodie Sweetin a probablement tourné toutes ses scènes en une demi-heure, seule, dans une cuisine, mais elle y met du sien.

Tout sauf mémorable, mais suffisamment compétent pour avoir un

3/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Critiques éclair - Star Trek Discovery 1x15 (épisode final)

Publié le 17 Février 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Science-Fiction, Star Trek, Action, Aventure, CBS, Drame

Après le gros épisode récapitulatif diffusé la semaine dernière, place au final de cette première saison des plus polarisantes... un épisode final signé Akiva Goldsman (aïe), qui réalise et co-écrit l'épisode avec les deux showrunners (ouch)...

​Star Trek Discovery 1x15 :

Sous le commandement de la maléfique Impératrice Giorgiou, le Discovery fait route vers Qo'nos, pour y mettre un terme à la guerre de Starfleet contre les Klingons, de manière totalement radicale...

Ma première réaction, en regardant ce season finale, ça a été de me dire "par le Grand Oiseau de la Galaxie... quelle sombre merde !"

Et puis, en lisant des avis positifs ici et là, des avis aux argumentaires toujours plus convaincants, à base de "visuellement c'est superbe, le reste je m'en fous", de "arrêtez de dire du mal de la série, vous préféreriez quoi ? Pas de Star Trek du tout ?", "de toute façon, aucune autre série Trek n'a eu de première saison réussie, donc en comparaison, c'est génial" et autres "c'était excellent, probablement la meilleure série Star Trek depuis vingt ans", j'ai réfléchi.

Serait-il possible que je sois totalement passé à côté d'un chef d’œuvre complet ? Peut-être était ma rigidité de fanboy dogmatique qui m'a empêché de percevoir le génie de cette réinterprétation radicale de tout Trek ? Peut-être que ces personnages quasiment tous sous-caractérisés, toutes ces sous-intrigues abandonnées en cours de route, ou bâclées de manière précipitée, tous ces rebondissements prévisibles et télégraphiés, toutes ces entorses à la continuité, tout ce fanservice non-sensique, c'est (à l'instar de ce que les défenseurs de Star Wars - Les Derniers Jedis affirment) une manière de détruire le mythe pour mieux le reconstruire et l'inscrire dans la modernité ?

Ou alors, c'est tout simplement que l'équipe créative qui s'occupe de la série (une équipe créative, je le rappelle, quasi-intégralement en provenance de séries type Reign, GCB, et Revenge) est incapable de gérer de front le cahier des charges de la franchise, le développement de ses personnages, et une intrigue solide et cohérente.

Cet épisode final est ainsi symptomatique de tout le reste de la saison, avec une écriture indigente (la guerre est réglée en un clin d’œil, pour des raisons qui ne tiennent pas vraiment la route ; l'Impératrice est laissée en liberté ; comme prévu, Burnham se mutine, et atteint le statut d'ultra-héroïne qui sauve l'univers et fait un grand discours pontifiant ; Tyler est évacué de la série sous un prétexte bancal) dissimulée derrière des visuels clinquants et travaillés (pas forcément aidés par la réalisation tremblotante de Goldsman, et par un montage étrange, cela dit), du blabla inutile (Burnham et Tyler qui se racontent leurs origin stories respectives), et surtout, énormément de fanservice qui va de l'anecdotique - Clint Howard - au risible - tout le passage sur Qo'nos, avec strip-teaseuses orionnes, drogues, jeux illégaux, et melting-pot de races - jusqu'à l'insultant - la scène finale de l'épisode, que bon nombre de spectateurs avaient prédite dès l'épisode pilote, et qui n'est là que pour flatter les fanboys dans le sens du poil, et les inciter à renouveler leur abonnement payant, pour la saison 2.

Le plus triste, en fait, c'est que cette scène finale résume bien toute la série, et ne fait que renforcer son statut de produit conçu pour plaire au plus grand nombre, en jouant à la fois la carte de la nostalgie facile, et des rebondissements à tout va : les spectateurs qui veulent une série moderne (comprendre très rythmée, sombre et pleine d'action) drapée des oripeaux de Star Trek sont ravis, on flatte leurs instincts, on leur montre ce qu'ils veulent voir, ils n'ont pas le temps de réfléchir, et tant pis si le tout est, en réalité, creux et bâclé (l'affichage "END SIMULTATION" fait vraiment honte, même s'ils ont tenté de le camoufler en inversant l'écran).

Les autres, eux, ne peuvent que souffrir devant un show aussi mal écrit, aussi mal caractérisé, aux rebondissements éventés, et au fanservice tellement flargrant qu'il en est risible. Mais attention, il faut souffrir en silence, car la moindre critique un peu trop virulente se voit aussitôt noyée sous les insultes et les reproches : visiblement, il ne fait pas bon se montrer trop exigeant envers une série, de nos jours, car cela fait de vous un "faux fan" qui ne sait pas de quoi il parle, et qui ferait mieux de cesser de regarder un programme s'il ne l'aime pas à 200%.

Bref. Une saison bancale, décevante, qui a été clairement écrite à la va-vite et à rebours en prenant pour point de départ sa conclusion (de l'aveu même de la production), et qui souffre donc d'énormément de problèmes de structure et de résolutions tout simplement insatisfaisantes.

Le problème n'est ainsi même pas vraiment que la série ne s'inscrit pas du tout dans l'univers Star Trek tel qu'on le connaît actuel, non. Même sous un nom générique façon Space Adventure MachinTruc, ce serait une série à l'écriture médiocre, digne d'une production SyFy, et guère plus.

Ça fait peut-être illusion visuellement parlant (encore heureux), mais on est très loin des standards de la prestige tv que la série était supposée atteindre...

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Un film, un jour (ou presque) #651b : SEMAINE ST-VALENTIN - Romance d'Automne (2017), Cherche fiancé pour une semaine (2016) & L'Aventure à Deux (2017)

Publié le 17 Février 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Romance, Hallmark, Télévision, Pixl

Exclusivement, ce week-end, à l'occasion de la semaine de la Saint Valentin, un petit bonus : deux fournées supplémentaires de comédies romantiques en tous genres...

Romance d'Automne (Falling for Vermont - 2017) :

Après avoir décidé d'échapper au cirque médiatique qui l'entoure, Angela (Julie Gonzalo), écrivaine de romans jeunesse, part pour le Vermont en voiture, et subit un accident de voiture. Lorsqu'elle revient à elle, elle est amnésique, et devient l'invitée du Dr. Callan (Benjamin Ayres), un médecin veuf et séduisant...

En décembre 2016, Hallmark Movies & Mysteries diffusait A Christmas to Remember, une romance de Noël dans laquelle Jennifer Wade, présentatrice locale surbookée d'un show de cuisine, décidait soudain de partir en voiture se ressourcer dans le Colorado. Mais un accident de voiture plus tard, et là voilà amnésique, recueillie par un vétérinaire veuf (et ses enfants) dont elle s'éprend rapidement.

En septembre 2017, Hallmark diffusait donc ce Falling For Vermont, une romance automnale dans lequel Angela Young, auteure surbookée de romans à succès, décidait soudain de partir se ressourcer dans le Vermont. Mais un accident de voiture plus tard, et là voilà amnésique, recueillie par un médecin veuf (et ses enfants), dont elle s'éprend rapidement.

À part l'époque de l'année, et quelques menus détails, la seule différence entre les deux films : Mira Sorvino dans le rôle principal du premier, Julie Gonzalo dans celui du second. Ce qui se traduit, chez moi, par : je m'abstiens sur le téléfilm de Noël, et je regarde ce Falling For Vermont.

Malheureusement, malgré tous ses efforts, Gonzalo ne suffit pas à sauver ce métrage cousu de fil blanc et dérivatif, puisqu'elle n'a pas grande alchimie avec son partenaire (pas très charismatique ou attachant, à la base), ce qui tue plus ou moins dans l’œuf ce téléfilm.

Ajoutez à cela un script assez quelconque et plat (il ne se passe pas grand chose, tout simplement, et la sous-intrigue de la sœur de l'héroïne et de son agent qui tentent de la retrouver est insipide au possible), et une fillette assez moyenne dans son interprétation (cela dit, elle doit composer avec des dialogues assez laborieux, çà et là), et l'on se retrouve avec un téléfilm particulièrement dispensable et quelconque.

Et puis honnêtement, si l'on veut que ce genre de récit fonctionne à l'ère du web, il aurait mieux valu de ne pas faire de l'héroïne amnésique une figure publique mondialement connue par ses fans, au nombre desquels la fille du médecin qui connaît ses romans par cœur (mais ne semble pas reconnaître son auteur préféré qui fait trois tonnes de convention et passe à la tv,, comme par hasard), surtout alors que les personnages fréquentent plusieurs fois une librairie (ou était-ce une bibliothèque, je ne sais plus) bien achalandée et connectée au net.

2.5/6 - 0.5 pour toutes ces grosses ficelles agaçantes = 2/6

Cherche fiancé pour une semaine (Sisters of the Groom) :

Prête à tout pour aider l'entreprise de traiteur de sa soeur (Savannah Jade), Sarah (Malese Jow) doit impressionner William Quinn (Greg Evigan), un businessman et client potentiel. Pour cela, elle accepte de se faire passer pour la petite amie de Jason (Jeremy Sumpter), le fils de Quinn, à l'occasion d'une réunion familiale et d'un mariage...

Une distribution principale très sympathique (Jade & Jow, déjà ensemble dans Big Time Rush, mais aussi Sumpter et Evigan, même si le premier n'a pas du tout l'air investi dans son personnage), pour un téléfilm PixL ultra-générique et brouillon, avec une illustration musicale ratée, un rythme bancal, et qui a vraiment beaucoup trop de personnages secondaires insipides (tant dans l'écriture que dans le casting) et de sous-intrigues inutiles.

Vraiment rien d'autre à dire, si ce n'est que les têtes d'affiche méritaient mieux.

2/6

L'Aventure à Deux (All Of My Heart 2 : Inn Love) :

Plusieurs mois après leur rencontre, Brian (Brennan Elliott) et Jenny (Lacey Chabert) se préparent à l'ouverture de leur bed & breakfast, et commencent à songer à leur mariage. Mais après une tempête, le couple se retrouve financièrement dans le rouge : Brian décide alors de repartir un temps travailler à Wall Street, le temps de se renflouer, ce qui sied peu à Jenny, restée seule pour s'occuper de son auberge...

Une suite parmi les productions Hallmark, c'est assez rare dès que l'on sort des enquêtes policières, ou de certaines séries bien établies. Et pourtant, c'est le cas ici, avec une suite au All of My Heart de 2015, un téléfilm chroniqué en ces pages, et qui souffrait notamment d'un casting masculin affreusement terne (comme bon nombre de rom-coms Hallmark).

Tellement terne, en fait, que ce métrage ultra-routinier ne m'avait pas du tout convaincu, au point de ne même pas hériter de la moyenne, malgré la présence de la toujours sympathique Lacey Chabert, abonnée aux productions de la chaîne.

Ici, on reprend les mêmes, et... euh... en fait, non. on reprend la même distribution, certes, mais le cœur du premier film, son sujet principal - la demeure dont les deux héros héritaient - a complètement changé*, et avec elle, c'est la "tension dramatique" (bien grand mot, compte tenu du métrage et de son genre) du film qui s'est volatilisée. Fini la romance, place à quelque chose de plus insipide.

*pour la demeure, le script parle de rénovation, mais le spectateur n'est pas dupe, la demeure n'est plus la même, et niveau continuité, on se pose donc des questions. Idem au niveau des chèvres, pourtant l'un des points mémorables du premier film, des chèvres qui, elles aussi, ont été recastées pour paraître plus jeunes (^^). À se demander pourquoi ils ont pris la peine de faire une suite...

Plus sérieusement, même distribution & même scénariste = mêmes qualités et mêmes défauts de base que le premier téléfilm, notamment au niveau de l'écriture, qui ici, est en peu un peu plus forcée et caricaturale, que ce soit au niveau des réactions de Jenny (toujours impatiente, dramatique et impulsive, à se morfondre dès que son compagnon la délaisse plus de quelques jours pour aller gagner de l'argent), de l'écriture et de l'interprétation de Brian (Elliott surjoue pas mal, pour tenter de rendre crédible cette relation et ses problèmes capillotractés), ou des nombreuses romances entre les personnages secondaires (notamment Daniel Cudmore et une bloggeuse citadine arrogante, qui surjoue affreusement).

Bref, comme en plus le script reprend grosso modo les mêmes enjeux et thèmes que le premier (vivre en ville, c'est le mal, vivre à la campagne, c'est bien, blablabla, tout ça alors que l'action du film se déroule à une centaine de kilomètres en voiture de NYC), en encore moins subtil, Une Maison pour Deux 2 hérite de la même note, minorée d'un demi-point.

2/6 (s'il y avait eu plus de chèvres, ça aurait mérité une note plus indulgente)

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Un film, un jour (ou presque) #651 : SEMAINE ST-VALENTIN - Spanglish (2004), La Saison des Amours (2012) & Un Prince Pas Très Charmant (2011)

Publié le 16 Février 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Drame, Romance, Télévision, Hallmark

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. Et cette semaine, on se concentre sur la romance, à l'occasion de la Saint Valentin...

​Spanglish :

Mère célibataire, Flor (Paz Vega), une immigrante illégale mexicaine, trouve un travail chez les Clasky, Deborah (Téa Leoni) et John (Adam Sandler), un couple américain aisé qui ne parle pas espagnol. Bien vite, cependant, la barrière du langage fait que Flor s'installe avec sa fille chez les Clasky, et se rapproche progressivement de John, qui peine par ailleurs à supporter son épouse instable, égocentrique et hystérique...

Une dramédie romantique américaine assez inégale, qui aborde de nombreuses thématiques (différences culturelles, immigration, lutte des classes, intégration, mariage, problèmes psychologiques, parents, enfants, romance, etc), mais ne parvient pas à toutes les approcher avec la même subtilité.

Parfois, cela fonctionne très bien (tout ce qui a trait aux enfants, ou encore la romance jamais consommée entre Sandler et Vega), et parfois, cela vire à la mauvaise caricature (Leoni et sa mère, notamment, et leurs scènes clairement sitcomesques, alors que Leoni assure pourtant dans un rôle déjà particulièrement antipathique et insupportable - d'autant plus que ce personnage me rappelle des personnes que j'ai bien connues IRL).

Ajoutez à cela une réalisation assez transparente, et on se retrouve avec un tout longuet et qui déçoit un peu. Dommage, parce que le tout est globalement plutôt intéressant, et assez bien interprété (la jeune Sarah Steele est mémorable).

3/6

La Saison des Amours (Strawberry Summer) :

Beth Landon (Julie Mond), enseignante en musique dans un lycée et Reine des Fraises de sa ville, invite une superstar de la musique country, Jason Keith (Trevor Donovan) à se produire lors du Festival des Fraises local. Mais Keith est un bad-boy à la réputation calamiteuse, et lorsqu'il arrive, Beth comprend vite que, derrière son attitude, le chanteur est quelqu'un de torturé, et qui cache un profond secret pouvant bouleverser sa carrière. Pourtant, ensemble, l'enseignante et la star de la country vont apprendre à se connaître, et à se faire confiance...

Un téléfilm Hallmark particulièrement country et... euh... je m'aperçois que je n'ai absolument rien à en dire. Rien de bien, en tout cas.

C'est clairement l'un de ces téléfilms romantiques Hallmark faits avec un budget minimaliste, avec un couple d'acteurs principaux inconnus, peu charismatiques, mais suffisamment beaux et compétents pour faire illusion, et confiés à une équipe technique bon marché.

Ici, outre l'histoire inintéressante au possible, et les seconds rôles (Shelley Long en tête) qui en font trois tonnes, cela se traduit surtout par un montage déficient, qui change d'axe et de sujet toutes les deux secondes, ou à chaque fin de phrase, tentant ainsi d'insuffler un rythme de blockbuster à des scènes et à un film qui n'en ont pas besoin.

Résultat, tout sonne faux et forcé, et instinctivement, on perçoit que quelque chose ne tourne pas rond d'un point de vue technique. À oublier très vite.

1.5/6

Un Prince Pas Très Charmant (Fixing Pete) :

Pete (Dylan Bruno), journaliste sportif, est un véritable cliché ambulant de l'homme beauf, sexiste et macho, sans le moindre raffinement ; Ashley (Brooke Burns), elle, est l'une de ses collègues, qui présente une rubrique de relooking ultra-populaire. Lorsque leurs patrons leur demandent de s'associer, pour qu'Ashley relooke Pete dans le cadre de sa rubrique, les deux reporters s'insurgent, d'autant que le courant ne passe pas du tout entre eux. Jusqu'à ce qu'ils apprennent mieux à se connaître...

Le titre français de cette rom-com Hallmark résume bien le tout : on est dans un conte de fées, avec personnages caricaturaux, musique envahissante, rebondissements totalement prévisibles et basiques, et protagoniste masculin assez peu attachant.

Non pas que cette version masculine de My Fair Lady soit mal jouée, mais tout y est tellement générique et insipide qu'au final, on oublie les 3/4 du récit à peine le métrage terminé.

Et Stacy Keibler y est sous-exploitée, en plus.

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #650 : SEMAINE ST-VALENTIN - Marions-nous ! (2015), Un Baiser au Coin du Feu (2017) & L'Inconnu du Bal (2018)

Publié le 15 Février 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Drame, Romance, Review, Télévision, Hallmark, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. Et cette semaine, on se concentre sur la romance, à l'occasion de la Saint Valentin...

Marions-nous ! (Jenny's Wedding) :

Jenny (Katherine Heigl) vit depuis cinq ans une parfaite histoire d'amour avec Kitty (Alexis Bledel), sa "colocataire", mais elle n'a jamais osé avouer la vérité à sa famille. Un jour, cependant, elle décide de se marier et de fonder une famille, et fait le grand saut : ses parents (Tom Wilkinson et Linda Emond) et sa soeur (Grace Gummer) découvrent le mensonge de Jenny, et c'est toute la cellule familiale unie qui s'effondre soudain...

Apparemment inspiré des expériences familiales de la scénariste/réalisatrice septuagénaire, ce drame indépendant est plein de bons sentiments, mais a un problème de taille : il est particulièrement daté et balisé.

Si ce métrage était sorti tel quel il y a 15-20 ans, les réactions particulièrement basiques des personnages auraient fait sens ; mais aujourd'hui, de telles réactions épidermiques (la sœur jalouse et compétitive, les parents qui ne comprennent pas et rejettent en bloc, les voisins qui montrent du doigt et qui jasent, etc), bien que toujours possibles, sont un peu caricaturales, du moins à ce degré.

Et comme le film reste totalement élémentaire dans son approche du sujet, n'injectant jamais le moindre humour, la moindre originalité, ou la moindre modernité dans les rapports de tous ces personnages, on se retrouve avec un métrage particulièrement standardisé, digne d'un téléfilm Lifetime un peu friqué, et honnêtement assez platement écrit.

Qui plus est, il est un peu difficile pour le cynique qui sommeille en moi de ne pas me demander si ce script n'était pas un moyen pour Heigl, à la carrière en sérieuse perte de vitesse et à la popularité en berne, de se racheter une image et une crédibilité en jouant un personnage LGBT fort...

Mais trêve de mauvaise foi, d'autant que Heigl, comme la plupart des autres acteurs de la distribution, s'acquitte très bien de son rôle, et est très convaincante (on ne peut pas en dire autant de Bledel, mais c'est plus la faute de la scénariste, qui ne développe jamais le personnage, ni ne lui donne plus de 15 lignes de dialogue dans tout le film, ce qui l'empêche - et par extension, empêche le couple qu'elle forme avec Heigl - d'exister).

Pour résumer, l'interprétation des acteurs sauve le film de la médiocrité, sans toutefois parvenir à vaincre les clichés et les dialogues peu inspirés qui font de ce métrage une énième variation sur ce sujet, sans la moindre originalité intrinsèque.

2.25/6

Un Baiser au Coin du Feu (Campfire Kiss) :

Enseignante en mathématiques zélée et protectrice, Dana (Danica McKellar) couve un peu trop son fils adolescent (Dylan Kingwell) et décide, pour se faire pardonner, de l'emmener dans un camp de vacances en pleine nature. Là, elle tombe sur Steve (Paul Greene), père célibataire spontané et aventureux d'une jeune adolescente (Alissa Skovbye) en difficulté scolaire, et rapidement, les deux unités monoparentales se rapprochent, en dépit de leurs différences...

Comédie romantique/familiale made in Hallmark, Campfire Kiss n'évite pas les clichés habituels de la mère célibataire rigide, peureuse et über-organisée (avec la collègue/bff ethnique et l'ado timide et maladroit) opposée à un père de famille cool, aventureux, bricoleur et détendu, mais dépassé par son adolescente, avec les deux parents qui se rencontrent en vacances, s'éprennent l'un de l'autre, et se rapprochent de par leur complémentarité vis à vis de leurs enfants respectifs, blablabla.

En fait, à peu de choses près, on n'est pas loin du postulat de départ d'une comédie comme Famille Recomposée, sans le budget voyage qui avait payé des vacances africaines à Adam Sandler et Drew Barrymore.

Ici, on a donc un script assez basique, un couple principal qui fonctionne assez bien, un camp de vacances plus hivernal que printanier, et une écriture assez inégale, qui confère au tout un rythme un peu nonchalant et décousu.

Sans surprise, le métrage ressemble ainsi plus à une suite de scénettes prévisibles qu'à un vrai récit, et on sent que McKellar était productrice, car son personnage passe plusieurs scènes à vanter de manière forcée et maladroite les mérites des mathématiques, comme si elle faisait la promotion de l'un des nombreux livres éducatifs pour enfants dont elle (diplômée en mathématiques) est par ailleurs l'auteur.

Dans l'ensemble, donc, rien de vraiment formidable : l'interprétation est honorable, et ça a bon fond, mais ça ne restera vraiment pas gravé dans les mémoires, surtout si l'on a revu Famille Recomposée récemment.

Un petit 3/6 (et encore...)

L'Inconnu du Bal (Very, Very, Valentine - 2018) :

Fleuriste et botaniste amateure, Helen (Danica McKellar) rencontre un séduisant inconnu - Charles (Damon Runyan) - lors d'un bal masqué se tenant aux Jardins Botaniques, et tombe sous son charme ; mais ce dernier disparaît, laissant derrière lui la rose qu'il portait à sa boutonnière. Helen le retrouve alors et commence à le fréquenter, sans se douter que Henry (Cameron Mathison), le meilleur ami de la jeune femme, est épris d'elle, et que ce sont ses conseils qui guident Charles dans leur relation...

À nouveau Danica McKellar, mais dans un autre registre, celui d'une version de Cendrillon dans laquelle les protagonistes auraient échangé leurs places, avec le "Prince" qui s'enfuie, et laisse derrière lui quelque chose permettant à sa belle de le retrouver (le tout mâtiné de Cyrano, avec Charles qui séduit Helen grâce aux conseils secrets de Henry). 

Rien de forcément très original, rien de très subtil, c'est vraiment cousu de fil blanc, mais à la limite, pourquoi pas. Le vrai problème, cependant, c'est la distribution masculine de ce téléfilm : comme je l'avais mentionné dans ma critique de Le Festival de Noël, Damon Runyan fait un partenaire romantique très peu engageant, dans de tels métrages ; il manque d'énergie, de punch, de charisme, bref, il est assez terne et oubliable.

Face à lui, Cameron Mathison s'en sort mieux... mais il n'a pas grande alchimie romantique avec McKellar (en tant qu'amis de toujours, aucun problème, mais lorsqu'il s'agit de transformer cette alchimie en quelque chose de romantique, ça ne marche pas vraiment).

Résultat : le film ronronne très rapidement, les seconds rôles sont oubliables, les montages musicaux sur fond de pop sont quelconques, et les enjeux de la dernière demi-heure laissent globalement de marbre.

Un bon gros bof, donc.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #649 : SEMAINE ST-VALENTIN - Michael Bolton's Big Sexy Valentine's Day Special (2017), L'Étincelle de l'Amour (2014) & Mon Amoureux Secret (2018)

Publié le 14 Février 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Netflix, Comédie, Musique, Saint Valentin, Romance, Hallmark

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. Et cette semaine, on se concentre sur la romance, à l'occasion de la Saint Valentin...

Michael Bolton's Big, Sexy Valentine's Day Special :

Lorsque, le jour de la Saint Valentin, le chanteur Michael Bolton est contacté par le Père Noel, il apprend qu'il doit aider ce dernier à concevoir 75000 nouveaux bébés avant Noël, afin d'écouler les stocks de jouets du Pôle Nord. Pour cela, un seul moyen : organiser un Téléthon spécial Saint Valentin, où les stars se succèdent, et inciter les téléspectateurs à copuler devant leur écran...

Un moyen-métrage spécial d'une heure, diffusé pour la St. Valentin 2017 sur Netflix, et conçu par toute la bande de The Lonely Island et ses compères, que l'on retrouve tout au long du show, que ce soit dans leurs propres rôles, ou dans celui de personnages improbables : en vrac, on a Adam Scott, Sarah Shahi, Brooke Shields, Janeane Garofalo, Bob Saget, Sarah Silverman, Randall Park, Andy Samberg, Fred Armisen, Maya Rudolph, Chris Parnell, Eric André, Will Forte ou encore Michael Sheen dans le rôle d'un chorégraphe très énervé. :p

Ce spécial est donc une succession de mini-sketches, numéros et chansons décalés, à l'intérêt et à l'humour forcément très variables, mais qui dans l'ensemble fonctionnent assez bien, notamment parce que Bolton, malgré sa raideur et son manque de naturel, est prêt à tout pour faire rire. D'ailleurs, cette raideur participe un peu au décalage absurde de toute cette heure, et ne fait que le renforcer, donc c'est bien la preuve que Bolton était fait pour ça.

Et puis rien que toute la séquence finale, à base d'assassinat, de Nessun Dorma, de Boltron 90s, et de Super Noël, ça vaut le détour.

This is the tale of Captain Jack Sparrow/6

L'Étincelle de l'Amour (When Sparks Fly) :

Journaliste, Amy Peterson (Meghan Markle) a abandonné sa vie provinciale et son fiancé Hank (Christopher Jacot) pour se lancer dans sa carrière rêvée, à Chicago. Sept ans plus tard, cependant, son rédacteur en chef lui demande de retourner dans sa ville natale à l'occasion du 4 Juillet, afin d'écrire un article sur l'entreprise de feux d'artifice de ses parents. Là, elle retrouve sa meilleure amie Sammie (Kristina Pesic), qui lui annonce qu'elle est sur le point d'épouser Hank, et qu'elle place Amy en charge de l'organisation de la réception : de quoi raviver les sentiments d'Amy pour ce dernier, et amener la jeune femme à faire le point sur toute son existence.

Une rom-com Hallmark diffusée à l'occasion de la Fête Nationale américaine 2014, et qui a l'insigne honneur d'avoir pour héroïne Meghan Markle (désormais plus connue pour le Prince qu'elle va épouser que pour sa carrière), une métisse afro-américaine (chose généralement impensable dans les productions de la chaîne, lavant habituellement plus blanc que blanc). Sauf que... son personnage est ici caucasien, fille de deux parents globalement caucasiens : l'honneur Hallmark est sauf ! :S

(pas de panique, la moitié des personnages secondaires & figurants est d'origine ethnique, comme souvent, afin d'assurer le quota...)

D'un autre côté, pour être parfaitement honnête, l'ethnicité de l'héroïne est vraiment le moindre des problèmes de ce métrage.

Au rayon des problèmes, commençons par l'écriture, fruit du travail d'une scénariste qui n'a écrit que cinq ou six scripts en 25 ans, et plus rien depuis ce téléfilm.

Une écriture assez bancale et caricaturale, qui fait de l'héroïne (pourtant citadine depuis 7 ans et fiancée à quelqu'un d'assez riche) une fille "rurale", aux manières toujours rustres, commandant des hamburgers dans des restaurants trois étoiles ; qui transforme sa meilleure amie en psychopathe hystérique über-patriote et jalouse durant la préparation de son mariage ; qui insère des rebondissements et des événements totalement forcés et improbables dans le cadre du mariage ; qui change la personnalité des protagonistes en fonction des besoins du script ; et qui traite les relations sentimentales de ses protagonistes comme des relations interchangeables et sans profondeur, puisque à l'instant où Amy revient en ville, son ex commence à flirter avec elle, sans la moindre honte, pendant que Phil (Lochlyn Munro), le compagnon de l'héroïne, commence immédiatement à flirter avec la future mariée dès son arrivée en ville.

Bref, les personnages ont tendance à agacer, ont des comportements très discutables, mais forcément, tout s'arrange, parce que Hallmark, et tout et tout.

Reste qu'Amy finit par plaquer sa carrière, son mec, et sa vie citadine pour s'installer chez ses parents (sans autre emploi que webmaster de l'entreprise familiale), et pour se marier avec son ex (un ex qui, pendant tout le métrage, était plus intéressé par Amy que par la préparation de son mariage). N'oubliez pas, les filles, pour trouver le bonheur, laissez tomber vos rêves et rentrez à la maison !

Et si encore l'ex en question était un homme charismatique et charmant... mais non, Jacot n'a pas grand chose d'un protagoniste de comédie romantique, il est terne et générique, et n'a pas grande alchimie avec Meghan Markle. Résultat : on peine à se ranger aux côtés du couple vedette, et on finit par se désintéresser de ce métrage prévisible, aux personnages et à l'écriture très frustrants.

1.75/6

Mon Amoureux Secret (My Secret Valentine - 2018) :

Lorsque son père lui annonce qu'il a prévu de prendre sa retraite et de vendre le vignoble familial, Chloe (Lacey Chabert), restauratrice, n'en revient pas. Elle décide alors de rentrer à la maison, et de superviser la visite de Seth (Andrew Walker), le représentant commercial d'une grande entreprise de vente de vin. Mais en parallèle, Chloe s'éprend d'un homme énigmatique et bricoleur louant le chalet de la propriété, et avec lequel elle échange des mots doux par le biais d'un tableau noir...

Le premier téléfilm du Countdown to Valentine's Day 2018 de Hallmark, ce métrage assez classique réunit l'indéboulonnable Lacey Chabert (qui, à ce point de sa carrière, ne tourne plus que pour la chaîne, à raison d'un ou deux téléfilms par saison) et Andrew Walker (lui aussi une valeur sûre), une combinaison inédite pour la chaîne.

Malheureusement, cette combinaison au potentiel certain se retrouve plongée dans une histoire de vignoble très basique, mâtinée de quiproquos, et d'une histoire d'identité secrète rapidement éventée et déjà vue (on est dans un semi-remake de Rendez-vous et de ses divers remakes). En fait, j'ai vraiment eu l'impression d'un bon gros recyclage, de bout en bout, de la meilleure copine rouquine, en passant par la retraite du père, par l'environnement, par le festival municipal, et par la traditionnelle dispute de fin de métrage (ici gentiment bâclée dans les 5 dernières minutes).

Un recyclage tout à fait regardable, cela dit, notamment parce que les deux acteurs principaux ont une bonne alchimie (et Chabert semble un peu plus impliquée que dans d'autres téléfilms où elle semblait fatiguée et en pilotage automatique), mais un recyclage néanmoins - celui d'une comédie romantique probablement prévue pour être initialement tournée et diffusée en été (ou au début de l'automne), mais déplacée en hiver, avec des acteurs qui semblent transis de froid durant leurs scènes en extérieur, sous un ciel couvert et grisâtre des plus menaçants.

Le (très vague) rapport avec la Saint Valentin ? Les quelques kiosques malingres du festival de fin de métrage, je suppose.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #648 : SEMAINE ST-VALENTIN - Are You Ready For Love ? (2007), Un Café et un Nuage d'Amour (2017) & Amour, Rupture et Littérature (2016)

Publié le 13 Février 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Comédie, Romance, UK, Review, Télévision, PiXL

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. Et cette semaine, on se concentre sur la romance, à l'occasion de la Saint Valentin...

Are You Ready For Love ? :

Randy Bush (Michael Brandon) et Candy Connor (Leigh Zimmerman), un couple d'auteurs américains à l'origine d'un best-seller de conseils romantiques, arrivent à Londres pour promouvoir leur ouvrage, et organiser un coup publicitaire : ils vont aider trois Londoniens à trouver l'amour en trois jours, devant les caméras d'une émission documentaire spéciale. Il y a ainsi Luke (Ed Byrne), une ex-pop-star quasi-quadragénaire, graveleuse et grande gueule ; Barry (Andy Nyman), un dentiste juif, trentenaire à la mère envahissante, et qui a des attentes improbables en matière de romance ; et Melanie (Lucy Punch), une jeune photographe trentenaire, romantique et rêveuse...

La jaquette de ce dvd est assez claire sur tout ce qu'on peut attendre de ce film, puisqu'elle copie sans vergogne l'affiche de Love Actually... mais en plus fauché et moins réussi. Et c'est une parfaite illustration de ce métrage : une comédie romantique anglaise indépendante qui tente de "faire comme les grandes", sans en avoir le budget, le talent, ou le savoir-faire.

Ce qui est d'autant plus surprenant que le film a été primé en festival pour sa réalisation, sa photographie, son écriture et son interprétation : or sur ces quatre points, seule l'interprétation s'en tire honorablement, avec une distribution qui fait de son mieux (notamment Punch et Nyman) avec des personnages sommaires et caricaturaux, surjoués par la faute d'une direction d'acteurs inexistante.

Tout le reste, cependant, est très amateur. La réalisation est quelconque, peu inspirée, et fait très "vidéo" ; la photographie est assez passe-partout (et là-aussi, fait "vidéo") ; le montage est maladroit ; l'écriture est générique, prévisible, manque de punch, et est donc très caricaturale, avec un humour en-dessous de la ceinture, et de gros clichés bien honteux. Qui plus est, le film ne maintient jamais le postulat de départ du "documentaire", alternant sans raison entre point de vue omniscient, et point de vue "caméra documentaire", sans aucune logique.

Sans oublier l'illustration musicale, que l'on dirait tout droit sortie de la playlist d'une discothèque de campagne des années 90, avec des morceaux insipides d'eurodance et d'europop, pour lesquels on se dit que la production a dû payer un prix de gros durant les soldes...

Et pourtant, malgré tous ces défauts, je ne peux pas vraiment me montrer trop méchant avec tout ça, principalement parce que Lucy Punch y est excellente, et que ça a bon fond. M'enfin c'est tout de même assez peu...

2.25/6

Un Café et un Nuage d'Amour (Brimming with Love) :

Désabusée et ne croyant plus à l'amour, Allie (Kelsey Asbille Chow), une journaliste, rencontre Sam Jenson (Jonathan Keltz) pour les besoins d'une chronique. Ce dernier tient en effet un café-agence matrimoniale, où la fidélité des clients est récompensée par des rencontres toujours plus nombreuses. Sceptique, Allie finit par s'intéresser à l'établissement...

Une comédie romantique Pixl qui, à l'instar de bon nombre de rom-coms actuelles de la chaîne, prend le contre-pied total du casting des productions Hallmark, en mettant en scène une romance mixte, et des personnages secondaires nombreux qui sont plus que de simples faire-valoir, ayant leurs propres sous-intrigues/romances.

Malheureusement, à nouveau comme bon nombre de roms-coms de la chaîne, on a droit à des personnages masculins assez quelconques, à un rythme fainéant, à un budget clairement limité, à un script cousu de fil blanc et surtout à une illustration musicale déplorable, façon "une scène = un instrumental ou une chanson générique, insipide et hors-sujet".

(soit autant de problèmes que l'on retrouve aussi dans le Mr. Write ci-dessous)

C'est dommage, car Kelsey Chow est vraiment très attachante, et méritait nettement mieux.

2.5 -1 point pour l'illustration musicale = 1.5/6

Amour, Rupture et Littérature (Mr. Write) :

Bien décidée à conserver Michael Rothchild (Corey Sevier), un auteur à succès de livres romantiques, au sein de sa maison d'édition, Dori (Charlotte Sullivan), éditrice débutante, met sa carrière en jeu, en promettant à son patron d'obtenir de l'auteur un nouveau livre dès que possible. Mais lorsqu'elle rencontre Rothchild, celui-ci s'avère un séducteur impénitent aux moeurs dépravées, bien loin de l'image idéalisée qu'elle s'était faite de lui. D'autant qu'il n'a pas écrit une page depuis des mois et des mois...

Alors le premier problème de cette comédie romantique PixL, c'est qu'elle n'avait clairement pas de budget éclairage : tout est constamment sous-éclairé, voire même illisible, ce qui n'aide pas du tout à s'intéresser à ce qui se passe à l'écran.

Ensuite, autre souci : ce Mr. Write ressemble vraiment à deux scripts génériques et sous-développés de rom-com Hallmark, mélangés ensemble façon patchwork par un scénariste en panne d'inspiration. D'un côté, l'histoire basique de l'éditrice et de l'auteur, prévisible de bout en bout ; de l'autre, la romance compliquée de la meilleure amie de l'héroïne (à l'ethnicité forcément exotique) et de son compagnon (forcément afro-américain, là aussi), qui lui demande trois derniers rendez-vous pour la séduire de nouveau, et éviter la rupture.

Aucune des deux intrigues n'est très intéressante, rythmée, ou bien menée, aucune des deux intrigues n'est bien développée ou aboutie, et leur assemblage est chaotique au possible, ce qui donne au métrage une impression de bâclé et de décousu, pas aidée par une illustration musicale totalement à côté de la plaque, et par une héroïne (Sullivan, vue en blonde platine dans Rookie Blue) assez peu attachante et naturelle.

Même compte tenu des limites du genre (et de mon indulgence habituelle pour celui-ci), je n'ai vraiment pas accroché à ce métrage, que j'ai trouvé particulièrement raté.

1.5/6 dont 0.5 pour l'adorable femelle bulldog, qui a presque plus de personnalité que certains des personnages principaux.

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Les bilans de Lurdo : Rick et Morty, saison 1 (2013-2014)

Publié le 11 Février 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Animation, Fantastique, Science-Fiction, Comédie

Les aventures rocambolesques et improbables de Morty, un jeune adolescent, en compagnie de son grand-père Rick, un savant fou misanthrope, inventeur de génie alcoolique et râleur, qui n'a de cesse d'exploiter ses proches pour parvenir à ses fins...

Rick and Morty, saison 1 :

Gros plébiscite critique et publique, sur le web, pour cette série animée créée par Justin Roiland (qui double par ailleurs les deux personnages principaux) et Dan "Community" Harmon, dont on reconnaît bien là le ton cynique et désabusé, entre autres.

Plébiscite, car tout le monde crie au génie depuis le premier épisode de cette relecture décalée, méchante et corrosive des aventures de Doc et Marty McFly (Retour vers le Futur), passé au filtre de Doctor Who : si l'on en croit les fans très (trop ?) présents, mobilisés et insistants sur le web, R&M est une série d'animation incontournable, intelligente, particulièrement profonde, et réservée à un public exigeant... soit. Les mêmes adjectifs étaient autrefois appliqués à Community, avec le résultat commercial que l'on sait.

Cela dit, il faut bien reconnaître que la série ne manque pas d'ambition, et ce dès son pilote : épopées spatiotemporelles, dimensions parallèles apocalyptiques, multiples fins du monde, extra-terrestres tous plus déjantés les uns que les autres, doubles maléfiques, potions d'amour, rébellion canine, etc - c'est fou ce que la série parvient à caser en 11x22 minutes.

Et tout cela sans même aborder les sous-intrigues relatives à la famille de Rick et Morty : une famille dysfonctionnelle dont le mal-être (inévitable avec un Harmon à la production) se révèle  et se cristallise progressivement, sous l'influence du cynisme et de la présence de Rick : une influence qui, petit à petit, détruit l'unité familiale de l'intérieur, tout en en révélant paradoxalement les quelques liens existants.

Cet équilibre fragile entre aventures déjantées et moments plus sincères et touchants n'est pas sans rappeler le reste du travail de Dan Harmon (même s'il est évident qu'ici, il n'est pas seul à l'écriture), et fonctionne plutôt bien, dans l'ensemble.

Parfois, cependant, la série vire un peu trop dans le délire aléatoire et quelconque : l'épisode 08, par exemple (dans lequel la famille passe le plus clair de son temps à regarder les programmes télévisés de dimensions parallèles, ce qui finit par révéler au passage certaines de leurs failles psychologiques) ne fonctionne un minimum que parce qu'il n'oublie pas de revenir sur ses personnages et leurs problèmes ; le plus gros de ces 22 minutes (les programmes absurdes des autres réalités) n'a pas du tout fonctionné sur moi, tant cela ressemblait trop à un melting-pot d'idées balancées à l'aveugle pendant une session de brainstorming enfumé.

Autre problème que j'ai avec cette série (et avec beaucoup de séries d'animation modernes, d'ailleurs) : je la trouve assez laide, visuellement.

Ce n'est pas rédhibitoire, c'est totalement subjectif (même si je doute qu'on vienne un jour défendre la beauté esthétique de la série) et les intrigues compensent facilement cette esthétique repoussante, mais c'est néanmoins regrettable, et c'est le genre de problèmes qui a toujours tendance à m'empêcher d'adhérer complètement à certaines séries ou films animés.

Cela dit, dans l'ensemble, la première saison de Rick & Morty est suffisamment convaincante pour que je continue : sans être forcément le chef d’œuvre d'originalité et de profondeur tant vanté par le web (qui de toute façon s'enflamme régulièrement pour un rien), c'est une série d'animation solide, qui parvient à conjuguer humour, aventure et petites touches d’émotion dans un tout ultra-référentiel, et qui va jusqu'au bout de ses idées (pour le meilleur et pour le pire).

Reste à voir si, sur la durée, l'alcoolisme, les insultes, le je-m’en-foutisme, le cynisme et le nihilisme constant de Rick ne vont pas s'avérer un problème*, dans une série qui (sous l'influence de Dan Harmon) risquerait ainsi de virer vers toujours plus de noirceur et de misanthropie, au détriment du fun.

 

*j'ai envie de dire que les diverses personnalités des membres de la famille peuvent déjà s'avérer assez frustrantes, par moments, et qu'il suffirait de peu pour que le tout bascule dans la caricature soulante.

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Critiques éclair - Star Trek Discovery 1x14

Publié le 10 Février 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Star Trek, Science-Fiction, Action, Aventure, CBS, Drame

On voit enfin le bout de la saison 1 de Star Trek Discovery, après un épisode se terminant par le retour du vaisseau dans son univers d'origine, et qui se concluait par ce moment inoubliable, symptomatique de l'écriture incompétente de la série :

"- Mr Saru, nous sommes de retour dans notre univers, mais neuf mois dans le futur.
- Contactez Starfleet au plus vite, pour les informer de notre retour, et pour mettre à jour nos cartes tactiques afin de connaître les progrès de la guerre contre les Klingons.
- ... Monsieur, impossible de joindre Starfleet, nous ne recevons aucune réponse, pas même automatique !"
 
(pendant ce temps, en arrière-plan, les cartes tactiques se mettent à jour, n'ayant visiblement aucun problème à contacter Starfleet et à se connecter aux banques de données de la flotte pourtant ravagée et/ou conquise par les Klingons)

​Star Trek Discovery 1x14 :

De retour dans leur univers d'origine, les membres d'équipage du Discovery font le point, et reçoivent la visite de Sarek et de l'Amirale Cornwell...

45 minutes d'exposition particulièrement bavarde, avec son quota de moments qui ne fonctionnent pas (le bilan de Ash et de Burnham sur leur relation), et d'autres gentiment WTF :

- Sarek qui arrive à bord et fait aussitôt un mind-meld à autrui sans lui demander son avis (d'ailleurs, toute la caractérisation de Sarek est complètement à l'ouest, comme lorsqu'il se met à parler d'amour et de sentiments à Burnham) ;

- Ash qui est laissé quasiment libre dans le vaisseau sans que personne ne sache comment il a été guéri, ou s'il a bien été guéri, mais qui en parallèle se fait opposer une fin de non-recevoir par quasiment tout le monde à bord (paradoxe, quand tu nous tiens) ;

- la terraformation d'une planète en quelques minutes, pour y refaire le plein de spores ;

- et bien entendu, le plan final du Discovery : télésporer directement le Discovery dans la planète Qo'onos, apparemment creuse (!?), scanner toutes les installations grâce aux spores magiques (!?), faire un carnage (!?), et gagner la guerre pour le compte d'une Fédération qui, même avec l'algorithme de détection des vaisseaux camouflés, mais avec seulement 1/3 de vaisseaux en moins, ne semble pas capable de vaincre ses adversaires (!?).

Ah, et j'oubliais : pour réussir tout cela, apparemment, il faut faire croire à l'équipage du Discovery que Giorgiou est toujours vivante (!?), et laisser le champ libre à Mirror Giorgiou, placée aux commandes du vaisseau (!?).

Je me doute bien que l'objectif des scénaristes et showrunners, c'est d'avoir une fin de saison qui reflète son ouverture, avec une Burnham qui se mutine contre une Giorgiou, et met ainsi un terme à la guerre qu'elle a déclenchée, mais bon... c'est écrit avec tellement peu de finesse et de fluidité qu'on sent qu'ils avaient l'idée de base, la conclusion de l'arc, mais rien d'autre entre deux, et qu'ils ont brodé au fur et à mesure.

Vraiment toujours aussi décevant, et je redoute le pire pour le grand final de la semaine prochaine.

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Les bilans de Lurdo : The Tick, saison 1 - première partie (2017)

Publié le 4 Février 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Comédie, Action, Aventure, Fantastique, Amazon

Nouvelle adaptation/version de la bande dessinée/du dessin animé/de la série précédente The Tick, toujours par leur créateur, Ben Edlund, produite par David Fury et Barry Sonnenfeld, et avec Peter Serafinowicz dans le rôle-titre, cette nouvelle mouture de 12 épisodes d'une petite demi-heure a été produite pour Amazon, et diffusée en deux blocs, à commencer par une première fournée de six épisodes, proposée au public en août dernier.

The Tick 2017 - Saison 1 - première partie (1x01-06) :

Traumatisé par la mort de son père lorsqu'il était enfant, Arthur (Griffin Newman) ne s'est jamais remis de cet incident, et reste persuadé que la Terreur (Jackie Earle Haley), un super-criminel supposément décédé, est toujours en vie, caché dans l'ombre. Jusqu'au jour où la Tique (Peter Serafinowicz), un super-héros excentrique et surpuissant, débarque en ville, et décide de faire d'Arthur son partenaire dans son combat contre le crime...

Lorsque Amazon avait proposé le pilote original de cette version de The Tick, en août 2016, dans le cadre de ses saisons de pilotes Amazon Prime, j'étais resté un peu mitigé.

En effet, le reboot semblait se détacher de l'orientation sitcom pour partir dans quelque chose de plus sérialisé, de plus réaliste, sérieux et dramatique (avec piano solennel en illustration musicale de la déprime d'Arthur), voire même de plus dark & gritty (Arthur est dépressif, déséquilibré, possiblement suicidaire, a un passé torturé et un trauma d'enfance, notamment), ce qui, pour être franc, n'est pas forcément ce que j'attendais d'une adaptation de The Tick.

De plus, autant The Terror (Jackie Earle Haley reprend le rôle tenu par Armin Shimerman, avec en prime un costume nettement amélioré) est visuellement très réussi, et les effets numériques sont nettement plus compétents (beaucoup plus que dans un Powers, par exemple), autant j'avais nettement plus de mal avec Arthur, transparent au possible, et avec The Tick, dont le nouveau costume était loin de me convaincre, et manquait de carrure.

Bref, le bilan était assez mitigé sur la base du pilote : j'avais passé beaucoup plus de temps à m'interroger sur le pourquoi de telle ou telle décision narrative/créative (sous-entendre à de multiples reprises que The Tick n'est peut-être qu'une création hallucinatoire de l'esprit dérangé d'Arthur...) plutôt qu'à rire, ou même sourire, donc... mwé.

Dans sa version finale, intégrée au cinq autres épisodes, et avec un générique ska façon Saul Bass, le pilote reste globalement le même, et n'a subi que quelques coupes mineures, sans grand impact ; mais quid du reste du show ?

Les deux épisodes suivants ne font, malheureusement, que renforcer les impressions du pilote, avec un ton semi-sérieux - les intentions semblent clairement être de parodier le grim-dark des superhéros moderne, mais ça ne fonctionne pas vraiment, même au travers d'Overkill, le Punisher cybernétique qui massacre ses ennemis à tour de bras. Le tout manque vraiment d'humour, semble se chercher, et hésiter sur la direction à prendre : un bon exemple est le doute que la série laisse planer sur l'existence réelle de The Tick.

Un concept à la Tyler Durden qui aurait pu donner quelque chose d'intéressant si les scénaristes s'étaient pleinement engagés dedans, sur la durée, mais qui est ici désamorcé dans le deuxième épisode. Alors certes, la chute, sur fond de "Where's My Mind" des Pixies au kazoo, est amusante, mais au final, ce faux suspense introduit sur deux épisodes ne sert à rien de plus qu'à un gag facile et inabouti (c'est soit trop, soit pas assez), qui tranche radicalement avec le sérieux de cette mouture de The Tick.

Heureusement, à partir de l'épisode 4, la série retrouve son sens de l'humour, et décolle enfin. Arthur reste un protagoniste assez moyen, sur lequel toute la série est centrée, mais tous les personnages secondaires commencent alors à exister, à révéler leurs excentricités - Miss Lint et son ex-mari hipster, Overkill et sa relation de couple avec son bateau doublé par Alan Tudyk, la famille d'Arthur -, et l'univers se développe un peu (le chien qui parle, le Very Large Man, etc).

Le ton un peu trop sérieux et dramatique des premiers épisodes fait alors place à un équilibre action-humour plutôt agréable - on est loin de la pure comédie de la série de Warburton, mais dans l'ensemble, ça fonctionne tout de suite nettement mieux, et Serafinowicz, dans son nouveau costume, parvient à faire oublier, le temps de ces épisodes, les anciennes incarnations du personnage.

Malgré ses débuts inégaux, je suis désormais plutôt optimiste pour cette nouvelle version des aventures de la Tick : si Edlund parvient à conserver suffisamment du sens de l'humour de ses personnages, pour les mêler à l'action et au sérieux qu'il veut clairement intégrer ici, alors la série devrait s'avérer une adaptation tout à fait honorable de l'univers du super-héros bleu et naïf...

Reste à voir si la seconde moitié de la saison ne privilégiera pas trop le super-héroïsme et le pathos à la comédie, ce qui serait une erreur de taille dans un tel univers décalé.

 

À suivre...

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Critiques éclair - Star Trek Discovery 1x13

Publié le 3 Février 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Science-Fiction, Star Trek, Action, Aventure, Drame, CBS

Star Trek Discovery continue son arc narratif de l'Univers-Miroir, enchaînant les rebondissements creux et sans inspiration, et après les 33 minutes d'épisode de la semaine dernière, on boucle enfin les pérégrinations de Burnham en massacrant allègrement le personnage de Lorca...

​Star Trek Discovery 1x13 :

À bord du Charon, Giorgiou et Burnham tentent de repousser la rébellion de Lorca, tandis qu'à bord du Discovery, l'équipage tente de trouver un moyen de sauver l'univers...

Là, je crois que j'arrive à court de patience. Heureusement qu'il ne reste qu'une poignée d'épisodes, et que la saison touche à sa fin, parce que si la saison avait été de 22 épisodes (ou plus), je crois que j'aurais choisi de jeter l'éponge dès maintenant.

Entre le sacrifice honteux du personnage de Lorca sur l'autel du rebondissement foireux et manichéen ("Hé, Jason Isaacs est excellent, en Lorca... si on transformait son personnage en psychopathe raciste et basique, qui veut conquérir le monde, et qui paraphrase Donald Trump, avant de mourir en cours d'épisode !?"), l'arc de l'Univers Miroir qui se conclue par un bon gros "tout ça pour ça ?", les raccourcis narratifs en tous genres, les problèmes évidents de production (SMG qui tient son phaseur à l'envers face à Lorca, le temps d'un plan), les idées foireuses (le grand combat de Giorgiou + Burnham qui font du kung-fu mal filmé contre l'équipe de Lorca), l'inspiration très clairement puisée du côté de Star Wars, les scènes de dialogues insipides, et l'insistance des scénaristes à aller toujours de l'avant, en enchaînant les twists, les événements, l'action, les batailles, sans jamais permettre le moindre développement pertinent ou le moindre moment de calme permettant de faire vivre les personnages et leur univers*... je n'en peux plus.

Je finis la saison, et on n'en parle plus, hein.

(à moins que Fuller ne décide de revenir en cours de route)

Et je ne peux m'empêcher de me demander si les scénaristes n'ont pas tout simplement changé de cap à mi-parcours, lorsque les premiers retours des spectateurs sont arrivés, et que tous les rebondissements prévus par la production ont commencé à être devinés et éventés les uns après les autres...

 

* en même temps, ce n'est pas plus mal, parce qu'un moment de calme permettrait aux spectateurs de réfléchir aux grandes lignes de la saison, et ça, ça ferait beaucoup de mal à la série, je pense, tant les motivations des personnages principaux ne semblent avoir aucun sens... il est clair que ce rythme effréné permet de cacher bon nombre des rustines qui colmatent vaguement le script, et de faire illusion auprès des spectateurs les moins exigeants., à en juger par l'hostilité générale (à base de "si tu n'aimes pas, arrête de regarder" ou de "arrêtez de vous plaindre de la série, elle est géniale et moderne, c'est plein d'action !") qui se manifeste de plus en plus sur le web dès que l'on ose émettre une critique (professionnelle ou non) sur la série.

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Un film, un jour (ou presque) #637 : Mécanique Amoureuse (2017)

Publié le 29 Janvier 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Comédie, Romance, PixL

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Mécanique Amoureuse (Mechanics of Love) :

De retour dans sa ville natale à l'occasion du mariage de sa soeur Clare (Emily Tennant), Mattilynn Dupree (Shenae Grimes-Beech) passe rendre visite à son père (Lochlyn Munro) dans le garage automobile dont il s'occupe. Là, elle retrouve Jake (Tyler Hynes), un ami d'enfance au charme duquel elle n'est pas insensible, et qui songe à racheter l'affaire de son géniteur...

Une comédie romantique PixL affreusement insipide, terne et manquant cruellement de rythme et de fantaisie : on passe plus de temps à s'attarder sur les problèmes du mariage à venir de la soeur de l'héroïne que sur cette dernière, les personnages masculins ont un charisme inexistant, et ça fait toujours un peu mal de voir Lochlyn Munro en semi-retraité père de deux vingtenaires.

2/6

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Les bilans de Lurdo : Wet Hot American Summer - Dix ans plus tard (2017)

Publié le 28 Janvier 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Comédie, Netflix, Thriller, Action, Fantastique

Wet Hot American Summer, sorti en 2001, est une comédie culte que tout amateur d'absurde et d'improbable se doit d'avoir vue : parodie des summer camps movies américains, ce métrage signé de la troupe de The State est désormais un incontournable du genre, et possède, dans sa distribution, d'innombrables visages familiers et autres piliers de la comédie américaine actuelle.

Wet Hot American Summer : First Day of Camp, mini-série diffusée sur Netflix  en 2015, s'inscrivait directement dans la continuité du long-métrage... en se posant en préquelle à celui-ci, et ce quand bien même les acteurs avaient tous clairement pris 15 ans depuis le tournage du film : pas de problème, David Wain, Michael Ian Black et Michael Showalter avaient intégré cette différence d'âge et de physiques au décalage humoristique, pour une suite à la hauteur de son modèle, malgré quelques petits problèmes de rythme, inhérents à ce nouveau format.

Et donc, en 2017, toute cette petite bande de joyeux lurons a remis le couvert une fois de plus, s'inspirant des pistes laissées dans le film et dans la série, et promettant de découvrir le destin de ces personnages, dix ans plus tard.

Wet Hot American Summer : Dix ans plus tard (Wet Hot American Summer : Ten Years Later) :

En 1991, dix ans exactement après leur dernier été au Camp Firewood, tous les moniteurs et responsables de ce dernier se retrouvent sur place, pour faire le point sur leurs vies, leurs romances, et sur l'avenir du camp, que Beth (Janeane Garofalo) songe à fermer... Mais dans l'ombre, une sombre conspiration présidentielle se trame, et celle-ci pourrait bien mener à la destruction totale  du camp de vacances et de tous ses pensionnaires.

Difficile de faire un vrai bilan d'une telle saison, une saison marquée par un changement de cible évident pour la team Showalter/Wain/Black, et par des difficultés toujours plus importantes à réunir chaque année tout le cast de la série... D'autant plus que la distribution de WHAS gagne de nouveaux membres supplémentaires avec chaque nouvelle saison !

Le changement de sujet était inévitable, compte tenu de la période temporelle à laquelle se déroule cette saison : les années 90. Exit donc la parodie des camps de vacances (elle reste néanmoins présente en filigrane pendant toute la saison) et place aux parodies des métrages à la mode à la fin des années 80 et au début des années 90 : les thrillers géopolitiques à tendance nucléaire, les triangles amoureux impossibles façon Ross/Rachel/Emily, les comédies générationnelles à la Singles ou Reality Bites/Generation 90, les thrillers domestiques façon La Main Sur Le Berceau, et bien sûr, les films de "retrouvailles" centrés sur les "10-year reunions" - voire même, pour être encore plus dans le ton du camp de vacances, Indian Summer (1993), avec ses anciens campeurs qui se retrouvent des années plus tard et découvrent que le camp où ils ont passé leurs étés va bientôt fermer ses portes...

Ça donne donc de quoi faire aux scénaristes, qui nous concoctent ainsi huit épisodes improbables, pour une mini-saison à mi-chemin entre le ton du film original, et celui de la précédente déclinaison télévisuelle. En effet, cette année, compte tenu de la cible des parodies de la bande, l'accent est mis de manière assez prononcée sur le relationnel, pour le meilleur et pour le pire : s'il est toujours amusant de voir évoluer la romance impossible de Coop et de Katie, d'autres sous-intrigues de ce type (Mark et Claire, ou encore Jay Courtney - très drôle - et Amy Poehler) ne fonctionnent vraiment pas aussi bien, et semblent parfois n'être là que pour donner quelque chose à faire aux acteurs impliqués.

On regrettera aussi l'éclatement de la distribution, au fil des ans : si le remplacement de Bradley Cooper par Adam Scott fonctionne (principalement parce que c'est totalement dans l'esprit du Dj Ski Mask de la saison précédente, et que tout le monde trouve ça normal dans le cadre de la série), que l'absence de Joe Lo Truglio (qui fait la sieste pendant une grosse partie de la saison) passe inaperçue, et que le bref caméo de David Hyde Pierce (improvisé, filmé à la webcam avec une fausse moustache, devant l'étagère à Emmys de l'acteur), est tout simplement parfait, l'enquête d'Elizabeth Banks (séparée du reste de l'équipe jusqu'à la toute fin) tombe un peu à plat, et les mésaventures de Chris Pine, Jason Schwartzman et Chris Meloni (encore une fois génial) semblent toujours un peu détachées des problèmes du camp.

Et pourtant, il s'y passe de ces choses improbables !

La série monte ainsi progressivement en puissance, comme le film, pour verser dans le grand n'importe quoi jouissif et hilarant, à la conclusion métadiscursive plutôt définitive : et si la seule explication à tous ces étés improbables et à ces runnings-gags, avec conspirations présidentielles, boîte de conserve parlante, et cadavres ressuscités, c'était l'imagination hyperactive de Coop ?

Le show botte ainsi en touche d'une manière parodique - après tout, difficile de prendre au sérieux cette hypothèse, surtout compte de tenu de la réalité fantaisiste de la série... Quoiqu'il en soit, si elle donne quelques signes d'essoufflement, la saison fonctionne tout de même globalement, et si elle doit être la conclusion des mésaventures des personnages du camp Firewood, soit : ce fut un baroud d'honneur bien sympathique.

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Critiques éclair - Star Trek Discovery 1x12

Publié le 27 Janvier 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Science-Fiction, Star Trek, Action, Aventure, Drame, CBS

Désormais dans l'univers-miroir, Star Trek Discovery continue d'enchaîner les rebondissements téléphonés, dans une course vers l'avant qui ne laisse pas beaucoup de place au développement des personnages autres que l'insipide Michael Burnham...

​Star Trek Discovery 1x12 :

Dans l'Univers Miroir, Burnham rencontre l'Imperatrice, tandis que Stamets rencontre son double, et que Lorca est toujours dans une cabine d'agonie... 

Franchement, je ne sais plus vraiment quoi écrire, chaque semaine, sur Discovery. C'est probablement la faute de ces épisodes au rythme tellement bancal qu'ils paraissent à la fois trop denses, à la limite du bâclage, mais aussi particulièrement soporifiques et bavards.

C'est ainsi le cas cette semaine, avec un épisode qui ne propose, après décompte, que 33 minutes de récit. À peine plus d'une demi-heure d'épisode, donc, pour un programme qui est payant aux USA, c'est à la limite du foutage de gue*le. Mais soit, à la limite, si quelque chose d'intéressant ou de surprenant s'y déroulait, cela pourrait passer.

Malheureusement, ce n'est pas le cas.

33 minutes de contenu, et pourtant, l'épisode parvient à paraître bavard et mollasson, à sacrifier platement des sous-intrigues (adieu Voq, rebonjour Stamets), à placer des rebondissements éventés (Lorca), à faire de la rétrocontinuité ("tous les humains de l'univers-miroir sont sensibles à la lumière"... parce que c'est un univers plus dark & gritty, je suppose :soupir:) et à encore et encore faire du personnage de Burnham le nombril de l'univers (maîtresse de Mirror-Lorca, fille adoptive de Mirror-Giorgiou, future héritière du trône de l'Empire, blablabla).

(ah, et Burnham qui prend l’Impératrice au mot parce que cette dernière lui dit "mon double était digne de ta confiance dans ton monde, alors je le suis forcément"... euh...)

Bref, une fois de plus, cet arc de l'Univers-Miroir ne fonctionne pas du tout pour moi, pas aidé par le jeu inégal de SMG, et par ces scénaristes qui semblent ne fonctionner qu'à base de twists inattendus, sans avoir nécessairement la finesse, l'inspiration ou le talent de les faire fonctionner.

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Un film, un jour (ou presque) #632 : Tickled (2016) & The Tickle King (2017)

Publié le 22 Janvier 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, HBO, Documentaire, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Tickled & The Tickle King :

Journaliste néo-zélandais spécialisé dans les sujets légers et insolites, David Farrier pense avoir touché le jackpot lorsqu'il découvre en ligne des vidéos montrant de jeunes éphèbes athlétiques participant à des "compétitions d'endurance aux chatouilles". Amusé et intrigué par le caractère homo-érotique voilé de ces productions, il prend contact avec la maison de production... mais bien vite, il devient la cible d'innombrables menaces légales, de harcèlement téléphonique et physique, et d'insultes homophobes.

Car ces vidéos de chatouilles ne sont que la partie émergée d'un iceberg improbable remontant à plusieurs décennies, et menant à un homme mystérieux aux fonds apparemment illimités, qui entretient un réseau entier à la limite de la légalité, consacré à son fétiche sexuel préféré...

Un documentaire roublard qui a fait le buzz à sa sortie, puisqu'il commence comme un métrage semi-racoleur classique s'intéressant à une niche sexuelle et fétichiste, et se transforme rapidement en enquête passionnante de ce documentariste clairement dépassé par l'ampleur de ce sur quoi il a mis le doigt.

Le documentaire retrace donc son enquête, et le suit alors qu'il se confronte, un peu à la manière de Louis Theroux, aux victimes de ce réseau (des hommes souvent jeunes, naïfs, défavorisés, et se retrouvant confrontés à un outing sauvage dès qu'ils commencent à se poser des questions ou à se montrer difficiles), aux anciens collaborateurs, et aux journalistes ayant enquêté sur le sujet, il y a plus d'une dizaine d'années.

Sans spoiler le documentaire (qui mérite vraiment le coup d’œil), le personnage qui finit par émerger à la tête de ce réseau ne surprendra pas vraiment le spectateur, tant il correspond exactement à ce que l'on s'imagine : riche, intouchable (ou presque), bourré de problèmes psychologiques, n'assumant pas sa sexualité, déjà condamné à une peine négligeable, récidiviste, etc...

Et ce n'est pas son apparition dans The Tickle King (court-métrage d'une vingtaine de minutes servant de conclusion au documentaire, et retraçant la sortie du film en salles/en festival, et les réactions provoquées par celui-ci chez les personnes impliquées) qui change l'image donnée par ce Roi des Chatouilles.

Cela ne retire rien au documentaire, construit de manière solide et surprenante : on se demande bien par moments si tout cela n'est pas de la fiction, tant c'en est grotesque et improbable, et on pourra toujours reprocher une certaine mise en scène du tout début du documentaire, mais dans l'ensemble, Tickled est une vrai bonne surprise dans le registre journalisme d'investigation.

4.75/6

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Les bilans de Lurdo : 1666, Londres en Flammes (2014)

Publié le 21 Janvier 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, UK, Drame, Histoire, ITV, Les bilans de Lurdo

Mini-série anglaise en 4 épisodes d'une heure, diffusés sur ITV, et qui racontent, au rythme d'un épisode/une journée, une version dramatisée du Grand Incendie de Londres ayant ravagé la ville début Septembre 1966.

1666, Londres en Flammes (The Great Fire) :

Écrite par un journaliste politique et romancier, cette mini série suit plusieurs couches sociales et de multiples protagonistes durant ces événements tragiques, tentant de mêler lutte des classes, romance, complots politiques, et guerres de religion protestants vs catholiques dans une grande fresque historique façon Les Piliers de la Terre.

Je dis "tentant", car, on s'en aperçoit rapidement, le tout est globalement assez brouillon, et pas forcément à la hauteur de l'événement.

On y suit donc le parcours de Thomas Farriner (Andrew Buchan), boulanger pour la Navy et pour le Roi, veuf et père de deux filles ; il est épris (sans oser passer à l'acte) de Sarah (Rose Leslie), sa belle-soeur, seule depuis la disparition de son mari durant une bataille. Cette même Sarah travaille pour un noble suspecté d'être catholique, et sous la surveillance de Lord Denton (Charles Dance), responsable de la sécurité du Roi Charles II (Jack Huston).

Un Roi plus préoccupé par la bagatelle que par son Royaume, et qui est conseillé par Samuel Pepys (Daniel Mays), l'un de ses administrateurs. Pepys, lui, a des problèmes de couple : il soupçonne sa femme (Perdita Weeks) de le tromper, et se réfugie dans les bras d'une Londonienne de basse extraction, dont le mari est jaloux. Ajoutez à tout cela l'incendie de Londres ; Sarah qui devient un pion dans les jeux politiques de Lord Denton ; James, le frère du Roi, qui complote contre ce dernier ; des romances de cour ; etc... etc... etc...

Bref, on le voit en prenant connaissance de ce simple résumé, Tom Bradby, le scénariste, a probablement vu un peu trop gros pour son propre bien, en tentant de faire de ce Grand Incendie une sorte de thriller politico-religieux impliquant toute la société anglaise, sur fond de catastrophe nationale. Pas forcément aidé par une réalisation et une photographie très inégales, le récit peine à captiver, ou à développer suffisamment l'un ou l'autre des axes qu'il semble vouloir aborder.

Au point qu'on regarde le tout de manière très passive, malgré le capital sympathie pourtant très clair de la distribution : c'est notamment assez amusant de retrouver plusieurs membres de la distribution du Trône de Fer, ainsi que d'autres visages familiers, quand bien même ils finissent par être sous-exploités (Perdita Weeks, notamment).

Jack Huston, par exemple, s'en sort très bien dans le rôle du Roi, et parvient à donner de l'épaisseur à son monarque apeuré et indécis (malgré un discours final improbable façon Roosevelt), mais Rose Leslie, elle, interprète toutes ses scènes en mode fébrile et essoufflé, faute d'avoir autre chose à jouer.

Plus gênant, cette surabondance de personnages et de sous-intrigues finit par confiner au toutéliage abusif : tous les personnages ayant une importance dans cet Incendie sont liés, ils se connaissent tous directement ou indirectement, et on a souvent l'impression que Londres fait 1 ou 2 kilomètres carrés, tant les protagonistes passent leur temps à se croiser, par "pure coïncidence".

Par pure charité chrétienne (ou protestante, c'est selon), on passera donc sur ces innombrables facilités scénaristiques vraiment honteuses, ou encore sur cette fin bâclée, en deux minutes chrono, et on conclura que The Great Fire, ça s'éparpille, ça ne passionne pas vraiment, et c'est à la fois trop dense et pas assez pour convaincre ou se montrer à la hauteur de ses ambitions.

Dommage.

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Critiques éclair - Star Trek Discovery 1x11

Publié le 20 Janvier 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Science-Fiction, Star Trek, Action, Aventure, Drame, CBS

La semaine dernière, Star Trek Discovery a repris le cours de la seconde moitié de sa saison, envoyant ses personnages dans l'univers miroir, sans toutefois apporter grande originalité à sa narration et à ses rebondissements...

​Star Trek Discovery 1x11 :

Dans l'Univers Miroir, Burnham continue de se faire passer pour son double, tandis que Tyler, lui, commence à perdre pied.

Je... je ne sais pas vraiment quoi dire. Ça aurait dû être un épisode plein de rebondissements imprévisibles et de moments choquants, et puis... non. J'ai trouvé ça soporifique, sans grand intérêt, au point que j'ai mis l'épisode en pause à mi-parcours, et que je n'y suis pas revenu avant plusieurs heures.

Le problème, c'est cette écriture, qui a passé d'innombrables épisodes à établir la relation Burnham/Tyler, une romance sans la moindre alchimie et à la conclusion évidente : comme les scénaristes sont incapables de se montrer surprenants, et enchaînent les rebondissements télégraphiés (je n'attends plus que "Lorca vient de l'univers-miroir", dans un épisode à venir), tout tombe à plat, pas aidé par un rythme bancal.

Je ne parle même pas de tout ce temps passé sur Tilly, une cadette - même pas une enseigne, hein, une cadette, à savoir une étudiante en stage d'observation en milieu professionnel - sans expérience médicale, placée seule en charge du cas de l'ingénieur comateux, sans même un médecin présent. D'accord.

Et puis comme toute la série tourne autour de Burnham, qui est tellement exceptionnelle, blablabla, que tout se doit d'être relié à elle (son compagnon est un espion torturé, sa meilleure amie Tilly est la capitaine du vaisseau dans l'univers-miroir et s'occupe seule de Stamets sur le Discovery, Mirror-Burnham est la capitaine la plus badass de l'univers-miroir, son mentor-miroir est impératrice, son père d'adoption est Sarek, qui est aussi le conseiller des peuples alliés de l'univers miroir - d'ailleurs Sarek éminence grise de la rébellion et Spock premier officier de l'Enterprise, bonjour les réunions de famille - , etc) que ça en devient lassant, à deux doigts d'une mauvaise fanfiction.

Bref, j'ai vraiment énormément de mal avec la tournure que prend la série, et j'ai hâte que le Discovery quitte l'univers-miroir pour passer à autre chose, en espérant que ça redonne un petit coup de fouet au tout.

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Les bilans de Lurdo : The Young Pope, saison 1 (2016)

Publié le 14 Janvier 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Comédie, Drame, Religion, Fantastique, Canal+, Sky, HBO, Italie, France, Espagne, Les bilans de Lurdo

Un bilan saisonnier assez compliqué à écrire, car une série assez difficile à cerner. The Young Pope souffle en effet constamment le chaud et le froid, passe régulièrement d'un grotesque ridicule à des moments de grâce improbables, alterne les idées inspirées avec les métaphores pataudes, le somptueux avec le kitsch, le bon goût avec le mauvais goût, et s'avère, en fin de compte, une expérience des plus frustrantes.

The Young Pope, saison 1 :

Jeune quadragénaire séduisant, discret et tempéré, le cardinal Lenny Bernardo (Jude Law) est, contre toute attente, élu nouveau Pape au grand dam du Cardinal Voiello (Silvio Orlando), qui tire toutes les ficelles de Rome en secret. Mais dès son élection, Bernardo, désormais rebaptisé Pie XIII, révèle son vrai visage, celui d'un homme caractériel et intransigeant, hanté par son enfance, et à la vision de l'Église particulièrement radicale et traditionaliste. Aussitôt, Pie XIII entame une transformation intégrale de l'Église, désireux de rendre à cette dernière son aura sinistre et menaçante, et de ramener par la force et la peur la Foi dans le coeur des gens...

Co-production italo-franco-espagnole diffusée chez nous sur Canal + et outre-Atlantique sur HBO, The Young Pope est la création de Paolo Sorrentino, réalisateur et scénariste italien, et présente en 10x55 minutes les premiers mois du règne de Pie XIII, depuis sa première apparition publique, jusqu'à... sa dernière ?

Impossible d'affirmer que ce Young Pope est une série mal interprétée : Jude Law s'en donne à coeur joie, et la plupart des seconds rôles (y compris français - Cécile de France, Ludivine Sagnier) sont justes, avec une mention spéciale à Silvio Orlando, impeccable en Cardinal Voiello. Difficile aussi d'affirmer que la série est mal filmée : Paolo Sorrentino sait clairement y faire derrière la caméra, il sait composer un plan (j'ai par exemple le souvenir marquant d'une opposition visuelle Pope/Voiello utilisant le décor pour souligner, de manière frappante, la supériorité de l'un sur l'autre), il sait retranscrire exactement à l'image ses intentions (quelles soient comiques, oniriques, symboliques ou dramatiques) et la plupart du temps, sa réalisation sait parfaitement souligner le faste et le clinquant de l'univers papal et de l'Église Catholique.

Malheureusement, les problèmes de cette série se situent ailleurs, pour moi. Car le Young Pope est une série profondément italienne, avec un sens du grotesque et de l'outrancier typique des artistes de ce pays, et surtout, comme je l'ai mentionné en introduction, elle manie constamment le chaud et le froid, d'une manière qui plaira à certains, et en rebutera d'autres (moi, notamment).

Une autre série dramatique plus conventionnelle aurait articulé cette première saison sur l'ascension au pouvoir de Lenny Belardo, culminant sur son élection : de quoi donner lieu à des jeux de pouvoir, à des manigances, etc, une sorte de House of Cards dans l'univers de la religion catholique.

Ici, il n'en est rien : comme la série et Sorrentino refusent formellement de se conformer aux schémas habituels de la télévision, et désamorcent systématiquement la moindre intrigue dramatique, le show commence par l'élection de ce pape, et suit ses premiers mois sur le trône pontifical : toute opposition à Pie XIII (notamment Voiello) est assez rapidement écrasée, les manigances et jeux de pouvoir disparaissent très rapidement, et Pie XIII semble vite invincible. La série devient alors contemplative, se concentrant le plus souvent sur les mesures radicales du Pape, et sur son obsession récurrente pour ses parents qui l'ont abandonné, enfant.

On devine là l'arc narratif (si tant est qu'on puisse le qualifier ainsi) sous-tendant la saison 1 : tellement obnubilé par son abandon par ses parents hippies, Lenny se venge sur la Terre entière, et ce n'est qu'en retrouvant l'Amour (avec un grand A, au sens religieux et philosophique du terme) qu'il parviendra à comprendre la vraie nature de sa vocation, et à accomplir son destin.

Du moins, c'est ce que l'on croit comprendre en fin de saison, et encore, ce n'est pas certain. Car Sorrentino se disperse beaucoup, et la série ressemble souvent plus à une suite de vignettes impressionnistes et métaphoriques qu'à un récit structuré comme on en a l'habitude.

En effet, autour de Lenny et de ses décisions caractérielles, Sorrentino brode un portrait corrosif et moqueur de l'Église, composée d'innombrables névrosés ayant tous un secret traumatisant, Lenny y compris. Une vision désacralisée guère surprenante venant de ce réalisateur et scénariste, qui refuse donc ici toute structure narrative normale, et préfère prendre systématiquement le contre-pied des attentes du spectateur, pour mieux le surprendre... quitte à ce que le show en souffre un peu.

L'arrivée d'un jeune Pape ? Oui, il est jeune, mais il est aussi caractériel, ultra-radical et ultra-croyant, manipulateur, autoritaire, vaniteux, incontrôlable, immature, bref, Pie XIII se trouve au croisement d'un méchant de James Bond et de Donald Trump (il y a d'ailleurs d'improbables similarités entre l'arrivée au pouvoir de Trump et de Lenny). Et en plus il est clairement présenté comme un Saint aux pouvoirs surnaturels...

Voeillo le cardinal machiavélique, manipulateur et comploteur, présenté comme le principal antagoniste de la série dans ses premiers épisodes ? En fait, un religieux progressiste, presque sympathique et qui a bon fond, qui a compris que jouer les politiciens permettait de faire avancer certaines causes, et qui finit par se faire rapidement écraser par le Pape...

Les tentations féminines ? Le Pape les rejette toutes. Les complots de ses ennemis ? Ils échouent tous, et tout le monde finit par rentrer dans les rangs. Une visite en Afrique, pour rencontrer une simili-Mère Teresa ? Lenny n'y va que pour démolir cette dernière pour ses péchés. Quelqu'un tente de manipuler Lenny en lui présentant de faux parents ? Lenny s'en aperçoit instantanément, on nous montre immédiatement qui est le responsable, et l'intrigue se termine là. Le Cardinal Dussollier, le meilleur ami d'enfance du Pape ? Il finit assassiné après avoir pris part à un plan à trois avec la femme d'un mafieux (quota nudité assuré !), et ne sert que de catalyseur au parcours du Pape. La possibilité de la création d'une Église rivale par un stigmatisé illuminé ? L'homme disparaît mystérieusement suite à l'intervention du Pape... sans conséquences. Le mentor de Lenny (excellent James Cromwell) qui estime que ce dernier lui a volé la papauté ? Il tombe malade, décède, et ne sert lui aussi que de catalyseur à la prise de conscience du Pape.

Etc, etc, etc : il en va de même à chaque niveau de cette série, qui préfère largement jouer la carte du symbolisme tantôt limpide tantôt abscons (avec des visions, des métaphores, des moments aléatoires et très contemplatifs) plutôt que celle d'une narration et d'un récit conventionnels. On se retrouve souvent avec des sous-intrigues et des personnages abandonnés en cours de route (Voiello finit par être relégué au second plan de la série, toute l'intrigue d'Esther et du bébé est liquidée hors-champ, Cécile de France disparaît pendant trois ou quatre épisodes (sans que cela ne change quoi que ce soit, vu que son personnage n'apporte rien d'essentiel), la rencontre tendue avec le Premier Ministre italien ne débouche sur rien...), au profit d'effets de réalisation et d'images fortes (il est indubitable que certaines scènes marquent tant elles flattent l'oeil - la prière dans la piscine, ou en Afrique, etc), mais qui peuvent aussi lasser au bout d'un moment.

À l'identique, l'obsession récurrente de Lenny pour ses parents adoptifs - c'est son traumatisme fondateur, qui revient sans cesse sous forme de visions, et qui le motive, depuis son plus jeune âge, à prendre sa revanche sur le monde - a fini par m'agacer. Il y a une sorte de manque de subtilité, dans The Young Pope, qui m'a rebuté : c'est volontairement une série outrancière et grotesque (certaines des tirades du Pape le font ressembler à un Tony Montana sous cocaïne, en surjeu total, avec en plus une posture et des costumes ridicules qui empêchent de le prendre au sérieux), cherchant à faire rire de l'Église, à choquer et à provoquer en poussant ses idées dans ses derniers retranchements, mais le problème, c'est qu'une fois qu'on a cerné ces idées, le show tourne un peu à vide.

Ainsi, plus la série s'est écartée du format dramatique conventionnel, au fil de la saison, pour tenter de faire basculer Lenny vers une figure plus tragico-mélancolique (avec crise de Foi, visions, etc), et plus j'ai eu du mal à avancer dans ces épisodes. D'autant que la fin de saison correspond au moment où le show freine un peu des quatre fers, pour s'autoriser des digressions pas forcément surprenantes (initialement de 8 épisodes, la saison s'est vue rallongée en cours de production), mais pas non plus forcément indispensables.

Cela dit, à ce stade de la série, à moins d'être doté d'un caractère masochiste et complétiste (comme moi), soit l'on est totalement sur la même longueur d'onde que Sorrentino, et on adore tout ce que le show propose, soit l'on a déjà arrêté de regarder le programme. C'est d'ailleurs assez dommage, puisque sur la toute fin, le parcours de Pie XIII fait (un peu plus) sens. De manière assez radicale, qui laisse présager une saison 2 (intitulée The New Pope, apparemment) bien différente.

Quoiqu'il en soit, si je ne peux pas nier les qualités esthétiques et audacieuses du programme, je ne peux pas dire que j'aie vraiment trouvé cette expérience satisfaisante. J'ai lu, çà ou là, des comparaisons de ce Young Pope avec des séries comme John From Cincinnati, où il ne faut pas trop chercher un sens aux images, et où il faut se laisser porter.

Soit. Il n'empêche qu'entre l'illustration électro assez insipide ; un trait parfois beaucoup trop forcé et caricatural (oui, j'ai ri en voyant le Pape se préparer sur du LMFAO, j'avoue) et ses ruptures de ton brutales, qui font vraiment passer la série d'une farce grotesque à quelque chose de mortellement sérieux ou philosophique au sein d'un même épisode ; et un travail métaphorique volontairement ambigu, qui enchaîne symbolisme profond et pertinent avec des images surréalistes creuses et aléatoires, on finit par avoir du mal à cerner les intentions de Sorrentino, et on hésite : est-ce que le tout est une oeuvre parfaitement maîtrisée, mais difficile d'accès et réservée à un public averti, ou est-ce que c'est une saison particulièrement imparfaite et brouillonne, comportant de nombreux défauts d'écriture et de structure, et pas tout à fait à la hauteur de sa réputation, dans certains cercles, de meilleure série de l'année, si ce n'est de la décennie ?

Personnellement, je penche plutôt pour l'option b), mais je ne saurais vraiment me prononcer. Une chose est certaine : il y a du bon dans ce Young Pope, et la série ne laisse pas indifférent. Néanmoins, malgré les points positifs (interprétation, réalisation, direction artistique, humour), je risque de ne pas tenter l'expérience d'une saison 2 de ce qui semblait clairement conçu comme une mini-série au dénouement sans appel.

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Critiques éclair - Star Trek Discovery 1x10

Publié le 13 Janvier 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Science-Fiction, Action, Aventure, Star Trek, Drame, CBS

La pause hivernale est terminée, et Star Trek Discovery reprend donc son cours, après une première moitié de saison soufflant le chaud et le froid...

​Star Trek Discovery 1x10 :

L'équipage du Discovery découvre que le vaisseau vient d'arriver dans l'Univers Miroir, alors même que Tyler commence à découvrir ses véritables origines...

Sans surprise, Tyler est donc bien un agent klingon dormant. Sans surprise, il n'a pas conscience de son état, et va être forcément être torturé entre ses sentiments pour Burnham et sa nature profonde de Klingon lobotomisé. Sans surprise, Burnham et Tyler n'ont toujours pas la moindre alchimie. Sans surprise, ils sont tous dans l'univers miroir (bouh ! c'est nul !). Sans surprise (parce que la série n'a pas grande originalité), ça s'inspire joyeusement du double épisode In A Mirror Darkly d'Enterprise, sur l'USS Defiant et l'univers miroir. Sans surprise, un gay y passe :ninja:. Sans surprise, le plan de Lorca & compagnie est particulièrement médiocre. Sans surprise, Tilly a l'air ridicule en mode mirror universe (mais ça, c'est cohérent avec la plupart des relookings "miroir").

Bref, sans surprise, c'est du Discovery pur jus : c'est rythmé, c'est chatoyant, ça se regarde mais ça n'apporte pas grand chose à la franchise et à l'univers, et c'est ultra-prévisible.

Maintenant, histoire de continuer dans cette prévisibilité, j'attends que les scénaristes nous révèlent que l'Empereur, c'est Michelle Yeoh, descendante de l'Impératrice Hoshi Sato d'Enterprise (ou un truc du genre ^^), et bien sûr, que Lorca avoue qu'il est le Lorca de l'univers miroir, qui a pris la place de son double à un moment ou à un autre.

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Blog Update ! - Décembre 2017 - Christmas Yulefest 2017

Publié le 7 Janvier 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Christmas, Noël, Yulefest, Update

Un peu plus de deux semaines se sont écoulées depuis le premier bilan partiel de cette Christmas Yulefest 2017, et c'en est déjà terminé de la nouvelle édition de ce festival annuel de films de Noël. Faisons donc le bilan d'une saison particulièrement mitigée... 

37 - With Love, Christmas 2.25/6

38 - Trois Femmes pour un Destin 2/6

39 - La Plus Belle Étoile de Noël 2.5/6

40 - Le Village du Père Noël 3/6

41 - The Mistletoe Inn 2.25/6

42 - Une Maman pour Noël 2.5/6

43 - Finding Santa 3.5/6

44 - Clarence 1.75/6

45 - Wrapped Up In Christmas 3.75/6

46 - Bad Moms 2 : A Bad Moms Christmas 1.75/6

47 - L'Invité de Noël 2/6

48 - Switched For Christmas 2/6

49 - Le Plus Beau Cadeau de Noël 1.75/6

50 - A Joyous Christmas 2/6

51 - Noël en Péril 3/6

52 - A Very Merry Toy Store 1.5/6

53 - Very Bad Dads 2 2.5/6

54 - Christmas in Evergreen 3.25/6

55 - Le Cadeau de Noël 3/6

56 - 48 Vœux de Noël 3/6

57 - Santa & Cie 3.75/6

58 - Emma and Santa Claus - The Quest for the Elf Queen's Heart 3/6

59 - Casse-Noisette et le Roi des Souris & Le Prince Casse-Noisette 3.5/6

60 - Christmas Solo 2/6

61 - L'Arbre de Noël 3/6

62 - Christmas in Angel Falls 3.5/6

63 - La Promesse de Noël 3.75/6

64 - My Christmas Prince 1/6

65 - Une Nuit très Particulière 3.75/6

66 - Le Noël du Coeur 3.25/6

67 - Un Super Mini-Noël 2.25/6

68 - The Christmas Cottage 2.25/6

69 - Noël à Snow Falls 3.75/6

70 - Christmas Encore 3/6

71 - Animation (1/2) - La Reine des Neiges : Joyeuses Fêtes avec Olaf (2.25/6) & Mariah Carey Présente : Mon Plus Beau Cadeau de Noël (3/6)

72 - Karen Kingsbury's Maggie's Christmas Miracle 2/6

73 - Courts-métrages de Noël Lifetime

74 - Sharing Christmas 1.75/6

75 - Animation (2/2) - L'Étoile de Noël & Hôtel Transylvanie : The Fright Before Creepmas 3/6

76 - Mariage Sous la Neige 2.5/6

77 - Killing Gentleman 3.5/6

78 - Christmas Next Door 2.75/6

79 - A Christmas Story Live ! 2.5/6

80 - On a échangé nos Noëls 2.5/6

81 - Rocky Mountain Christmas 3/6

82 - Un Noël à El Camino 2.75/6

83 - Christmas Getaway 2.25/6

84 - Beauté Cachée 2/6

85 - Snowed-Inn Christmas 4/6

86 - La Course Aux Cadeaux 3/6

87 - Angry Angel 4.25/6

88 - Jour Blanc 2.75/6

89 - Royal New Year's Eve 3.5/6

90 - Les Rois Mages 3/6

Je l'avoue sans problème : cette année, pour des raisons de disponibilité, de santé et aussi tout simplement de préférences personnelles, j'ai délibérément fait l'impasse sur un certain nombre de productions Hallmark/Lifetime/ION et compagnie. Il faut dire qu'après toutes ces années, je commence à avoir un radar bien développé, qui me permet de voir venir les bouses de très loin, en fonction de leur réalisateur, de leur cadre, de leur thème ou de leur distribution.

Et comme en plus, la qualité moyenne des productions festives est en constant déclin, d'année en année, et que Netflix s'est désormais joint à la fête, il a fallu faire des choix.

Je pourrais presque reprendre mon bilan global de l'année dernière, tant peu de choses ont changé :

- Hallmark est toujours à la peine, privilégiant quantité à qualité, et déclinant à l'infini son script de base particulièrement formaté et caucasien.

- Lifetime a tenté de revenir sur le terrain des films de Noël, en achetant des productions indépendantes à droite et à gauche... avec un résultat très inégal et mitigé.

- UpTV & ION continuent de se faire une petite place discrète, avec des comédies parfois plus décalées et décontractées que chez Hallmark, mais qui ne marquent pas particulièrement les esprits pour autant.

- Netflix a créé le buzz avec son Christmas Prince à peine digne de Hallmark, et qui n'avait pour lui que son interprète principale ; ses autres productions de Noël sont, elles, passées un peu plus sous silence, ce qui est dommage...

- Le Canada continue de produire des téléfilms de Noël indépendants : la qualité et le budget ne sont pas encore là, mais petit à petit, à mesure que les standards de production des Hallmark et Lifetime baissent, l'écart diminue...

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Film(s) de la quinzaine :  

Les bonnes surprises ont été limitées, durant cette dernière quinzaine de la Yulefest, et pourtant, il est probable que mes métrages 2017 préférés en soient issus : Snowed-Inn Christmas, de Lifetime, m'a surpris par sa légèreté et sa malice ; Angry Angel, de Freeform, par son impertinence et sa distribution ; Noël à Snow Falls, de Netflix, par les moyens investis dans sa production, et par sa plus grande décontraction ; et dans une moindre mesure, Santa & Cie, de Chabat, et Wrapped Up In Christmas, de Lifetime, pour son mélange ethnique assez rafraîchissant.

Flop(s) de la quinzaine :

Des flops assez faciles à identifier, principalement parce qu'ils sont directement sortis en salle (Bad Moms 2, Beauté Cachée), ou parce que ce sont des bouses évidentes tournées pour pas cher et diffusées sur Lifetime (A Very Merry Toy Store, My Christmas Prince) ou Hallmark (Sharing Christmas).

D'ailleurs, il est assez amusant de constater que la plupart du temps, ces productions télévisées fauchées et ratées sont souvent le fruit des mêmes maisons de production californiennes, mercenaires spécialisés en métrages tournés pour pas cher, et proposés à plusieurs chaînes, parfois même en parallèle.

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Dès demain, la Christmas Yulefest 2017, notre festival de critiques de films de Noël en tout genre, ferme donc ses portes sur le blog des Téléphages Anonymes, et la rubrique Un film... un jour (ou presque) reprend sa place quotidienne, pour rattraper un peu toutes les sorties cinématographiques de ces derniers mois...

Comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète (et mise à jour avec les titres français) des films de Noël déjà passés en revue sur ce blog, en consultant notre Index Christmas Yulefest disponible ici ; et il en va de même pour l'Index de la rubrique Un film... un jour (ou presque), toujours présent ici.

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Les bilans de Lurdo - Psych : The Movie (2017)

Publié le 6 Janvier 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Comédie, Policier, USA

Épisode-revival de la série Psych : Enquêteur Malgré Lui, ce téléfilm de 90 minutes a été diffusé durant les fêtes de Noël 2017 sur la chaîne USA, réunissant à cette occasion toute l'équipe de la série, y compris Tim Omundson (pourtant récemment touché par une attaque cérébrale).

Psych - The Movie :

Désormais installés à San Francisco, Shawn Spencer (James Roday), Burton Guster (Dulé Hill) et Juliet O'Hara (Maggie Lawson) tentent de découvrir qui a abattu Sam (Sam Huntington), le nouveau partenaire de Juliet, alors même que les fêtes de fin d'année battent leur plein autour d'eux, et qu'un mystérieux criminel (Zachary Levi) tente de faire chanter l'inspectrice...

Un épisode spécial qui, malgré ses nombreux bons côtés, m'a tout de même un peu déçu, ou plutôt, m'a laissé assez mitigé : d'un côté, ces retrouvailles font toujours plaisir, et l'on se trouve ici dans la directe continuité de la série ; mais de l'autre, cette continuité se fait aussi pour le meilleur et pour le pire, puisque Roday et Steve Franks ont décidé de lier directement le scénario de ce spécial à une certaine intrigue récurrente de la série - pas forcément celle qui me passionnait le plus à l'époque.

Résultat : cela confère à ces 90 minutes un ton plus sérieux que prévu, surtout pour un épisode spécial diffusé à Noël. Ce n'est pas forcément rédhibitoire, mais ça déstabilise un peu, sur le coup. Néanmoins, la folie habituelle de Psych reste tout de même présente, et a de multiples occasions de s'exprimer, ne serait-ce qu'au travers de la nouvelle romance de Gus (interprétée par la fiancée de Dulé Hill IRL), ou du rêve improbable de Shawn.

Oui, il y a des longueurs - principalement des scènes qui, dans le cadre d'un épisode au format normal, auraient probablement été montées de manière plus nerveuse et raccourcies de moitié ; oui, il y a un bon paquet de caméos inutiles et gratuits, qui semblent parfois là pour placer un maximum de visages familiers et d'amis de la production (Cena, Macchio, Simpson...) ; oui, certaines sous-intrigues sont gentiment sous-développées (la fille de Karen)...

Mais dans l'ensemble, on passe néanmoins un très bon moment à retrouver toute la petite bande, d'autant que l'on ne peut que se montrer indulgent quand on connaît les conditions de production chaotique du métrage : lorsque Tim Omundson (qui a d'ailleurs une petite scène touchante, par smartphone interposé) est tombé malade, l'écriture était déjà terminée, et le tournage sur le point d'entamer sa phase principale.

Il a donc fallu tout réécrire en pleine production, ce qui explique bien des soucis de script, et des raccourcis un peu voyants.

Au final, ce Psych - Le Film n'est ni véritablement un film à proprement parler, ni un épisode spécial de Noël, mais plutôt une sorte d'épisode spécial XXL de la série, avec ses qualités habituelles et ses défauts.

Ça n'incitera pas forcément de nouveaux spectateurs à découvrir la série, mais ça devrait permettre aux fans d'avoir une dose suffisante de Shawn & Gus pour tenir jusqu'au prochain téléfilm, qui devrait arriver un de ces jours (si je devais parier, je prédirais un épisode spécial Halloween...)

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