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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #television catégorie

Blog Update ! - Mise en ligne de l'Index Christmas Yulefest (alphabétique)

Publié le 4 Novembre 2019 par Lurdo dans Cinéma, Christmas, Critiques éclair, Hallmark, Les bilans de Lurdo, Noël, Review, Romance, Télévision, Yulefest, Update

Après ce mois d'Oktorrorfest consacré aux films d'horreur en tout genre, et parce que la diffusion des films de Noël a déjà commencé aux USA comme en France depuis la fin du mois d'octobre (bientôt, ils commenceront leur diffusion dès la fin de l'été, vous verrez ! *soupir*), je prends un bon mois d'avance pour annoncer que, dès le 30 novembre, le blog passera à l'heure de Noël, pour la Christmas Yulefest 2019, avec comme d'habitude un mois entier de films festifs au programme.

Et pour anticiper ce marathon de films de Noël qui se profile à l'horizon (et qui promet d'être plus chargé que jamais, puisque toutes les chaînes américaines et les plates-formes de streaming se joignent à la fête), j'en profite pour annoncer la mise en ligne d'un Index Christmas Yulefest totalement repensé et désormais alphabétique (accessible en cliquant ici ou en passant par l'onglet Index de haut de page).

Un Index alphabétique qui devrait faciliter les recherches des visiteurs du blog (toujours plus nombreux en cette période de l'année), et qui devrait aussi bien me faciliter la tâche quand viendra le moment de vérifier si, oui ou non, j'ai déjà traité tel ou tel film, ou encore pour tenir à jour les titres français de ces métrages...

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Blog Update ! - Octobre 2019 - Halloween Oktorrorfest 2019 : le bilan

Publié le 3 Novembre 2019 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Les bilans de Lurdo, Oktorrorfest, Review, Thriller, Télévision, Update

Un mois d'octobre qui, comme chaque année, a été l'occasion pour les Téléphages Anonymes de se mettre aux couleurs d'Halloween, pour l'Oktorrorfest 2019, avec des critiques quotidiennes de films d'horreur, et quelques séries le week-end...

Liste des films critiqués ci-dessous :

Cliquer :
Cliquer :

41 - World of Darkness : The Documentary (2017) - 4.5/6

42 - Halloween (2018) - 2.5/6

43 - Scary Stories (2019) - 3/6

44 - L'Échelle de Jacob (2019) - 2/6

45 - Tone-Deaf (2019) - 2/6

46 - The Dead Don't Die (2019) - 1.75/6

47 - Satanic Panic (2019) - 2.75/6

48 - You Might Be The Killer (2019) - 4/6

49 - I Trapped The Devil (2019) - 3.5/6

50 - Annabelle : La Maison du Mal (2019) - 2.5/6

51 - Man Vs. (2015) - 3/6

52 - Eli (2019) - 2/6

53 - Deadtectives (2019) - 2.75/6

54 - Doom - Annihilation (2019) - 1.25/6

55 - Ça : Chapitre 2 (2019) - 2.75/6

56 - Wedding Nightmare (2019) - 2.75/6

57 - Fun Size Horror : Volume Two (2016) - 2.5/6

58 - Retour à Zombieland (2019) - 3/6

59 - La Famille Addams (2019) - 3/6

60 - CYCLE JASON - Vendredi 13 (1980) - 2.5/6

61 - CYCLE JASON - Vendredi 13 - Chapitre 2 : Le Tueur du Vendredi (1981) - 2/6

62 - CYCLE JASON - Vendredi 13 - Chapitre 3 : Meurtres en 3 dimensions (1982) - 2.5/6

63 - CYCLE JASON - Vendredi 13 : Chapitre Final (1984) - 3.5/6

64 - CYCLE JASON - Vendredi 13 - Chapitre V : Une Nouvelle Terreur (1985) - 2/6

65 - CYCLE JASON - Vendredi 13 - Chapitre VI : Jason le Mort-vivant (1986) & The Crystal Lake Massacres Revisited (2009) - 3.5/6 & 4/6

66 - CYCLE JASON - Vendredi 13 - Chapitre VII : Un Nouveau Défi (1988) - 3/6

67 - CYCLE JASON - Vendredi 13 - Chapitre VIII : L'Ultime Retour (1989) - 1.5/6

68 - CYCLE JASON - Vendredi 13 - Chapitre IX : Jason va en Enfer (1993) - 1.25/6

69 - CYCLE JASON - Vendredi 13 - Chapitre X : Jason X (2001) - 4.25/6

70 - CYCLE JASON - Freddy contre Jason (2003) - 2.5/6

71 - CYCLE JASON - Vendredi 13 (2009) - 3.5/6

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# Bilan :

Un bon paquet de films (60 !) passés en revue, donc, comme chaque année, dans le cadre de l'Halloween Oktorrorfest, mais assez peu de films vraiment marquants ou mémorables : le genre de l'horreur peine à se renouveler, entre les productions Blumhouse à la chaîne, les métrages dérivatifs et sous influences, les grosses productions produites dans la précipitation, les petites productions trop brouillonnes pour leur propre bien, les films indépendants survendus par une certaine critique et/ou par les réseaux sociaux, etc, etc, etc.

Difficile de trouver de quoi se mettre sous la dent, mais d'un autre côté, n'en a-t-il pas toujours été ainsi avec le genre de l'horreur, dominé par des œuvres médiocres, parmi lesquelles il faut fouiller un bon moment avant de trouver la perle rare... ?

Cette année, ainsi, aucun film d'horreur ne m'a particulièrement convaincu : pas une note au-dessus de 3.5/6, hormis deux comédies (Critters 2 et You Might Be The Killer), voire trois si l'on prend en compte Jason X et son côté parodique. Par contre, pas mal de notes inférieures ou égales à 2.5/6 (plus de la moitié des films de cette saison), ce qui n'est pas forcément surprenant ou très parlant, compte tenu des bilans des saisons précédentes.

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# Top 3 du mois :

Le top 3 de ce mois, je l'ai déjà mentionné ci-dessus : Critters 2 et Jason X, des déclinaisons décomplexées de leurs franchises respectives, et You Might Be The Killer, un pastiche amusant du genre slasher, mélangeant des inspirations assumées dans un tout léger et bien mené. Rien de révolutionnaire, mais ça se regarde tranquillement.

# Flop 3 du mois :

J'ai l'embarras du choix, mais je vais restreindre mon choix à The Dead Don't Die, de Jarmusch, une zom-com insipide, gratuitement ironique et qui se croit plus intelligente et drôle qu'elle ne l'est réellement ; Doom Annihilation, un reboot fauché de la franchise déjà bien mal en point au cinéma ; et The Curse of La Llorona, une énième déclinaison du Conjuring-verse, générique au possible, et qui n'a pour elle que Linda Cardellini, affreusement sous-exploitée.

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Quoiqu'il en soit, comme tous les ans, n'oubliez pas que vous pouvez retrouver la liste complète des films visionnés dans le cadre de cette Oktorrofest - mais aussi lors des éditions précédentes de ce marathon cinématographique - en vous rendant sur son index dédié, qui se trouve ici, ou en passant directement par le menu Index de haut de page.

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# Petit écran :

Un mois assez chargé du côté du petit écran, entre l'intégrale de la saison 1 de Into The Dark (particulièrement médiocre), quelques comédies inégales (What We Do In The Shadows, Los Espookys), bon nombre de revivals nostalgiques (Critters - A New Binge, Creepshow, Fais-moi Peur) et d'autres programmes plus ou moins probants, pour les plus jeunes (Costume Quest, Les Chroniques de la Peur, Amandine Malabul) ou pour les plus grands ([Dark/Web], A Discovery of Witches, Stranger Things 3).

Un résultat assez mitigé, dans l'ensemble, sans franche réussite, si ce n'est (à ma grande surprise) la saison 3 de Stranger Things, plus décomplexée et amusante qu'à l'accoutumée.

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Et bien entendu, comme d'habitude, la liste alphabétique de toutes les séries critiquées sur ce blog se trouve sur une page dédiée, accessible elle aussi en cliquant ici ou en passant par l'onglet Index de haut de page.

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# À venir :

En novembre, bref retour à la normale sur le blog des Téléphages Anonymes, avec chaque jour, une critique de long-métrage, et le week-end, des séries...

Au programme, entre autres, Dave Batista, les Teen Titans, Roger Corman en Argentine, Dora l'exploratrice, Wonder Woman, Sarah Connor, les Angry Birds, et sur le petit écran, NOS4A2, The Detour, Carnival Row, et bien d'autres encore...

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Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2019 - Creepshow, saison 1 (2019)

Publié le 3 Novembre 2019 par Lurdo dans Anthologie, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Les bilans de Lurdo, Oktorrorfest, Review, Thriller, Télévision, USA, Shudder

L'Halloween Oktorrorfest touche aussi le petit écran, avec chaque week-end, tout le mois d'octobre, des critiques de séries fantastiques et horrifiques...

Creepshow, saison 1 (2019) :

Anthologie en 6 épisodes de 45 minutes, composés chacun de deux récits courts inspirées de diverses nouvelles, ou totalement originales, et chapeautées par Greg Nicotero, du célèbre studio d'effets spéciaux KNB.

Bien évidemment inspirée des deux (ou trois, selon que l'on accepte la canonicité de l'ultime volet) films Creepshow, l'anthologie évoque aussi les Contes de la Crypte (forcément), une comparaison renforcée par l'apparence et l'utilité du Creep, qui agit fortement comme le Crypt Keeper de la série HBO.

Sauf que, premier problème : ce Creep est visuellement assez raté, et totalement inutile. On sent que la série n'a pas été faite avec un gros budget, comme le laisse deviner son affiche approximative, et ses séquences animées très limitées (les transitions façon comic-book, par contre, sont plutôt réussies).

Une impression d'anthologie quasi-discount, qui ne fait que se renforcer lorsque l'on découvre ses premiers segments...

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# Gray Matter : lorsque le fils de Richie, un alcoolique, arrive en pleine tempête dans l'épicerie de sa petite ville, il explique au trio présent (Adrienne Barbeau, Tobin Bell, Giancarlo Esposito) que son père ne va pas bien, et que tout a commencé lorsqu'il a commencé à abuser de la boisson...

Adaptation de King, réalisée par Nicotero, ce segment est regardable, mais souffre d'un fanservice Kingien trop appuyé, d'une réalisation un peu penchée, d'une créature dont le mélange numérique/réel ne fonctionne à moitié, et surtout, d'une scène finale totalement forcée et gênante, où tout le monde surjout affreusement. Bref, bilan très mitigé.

# House of the Dead : la petite Evie (Cailey Fleming) découvre un beau jour, dans sa maison de poupée, une tête de cadavre zombifiée, qui semble se déplacer seule. Bien vite, les autres occupants de la maison de poupée sont alors traqués par la tête, et la situation s'envenime dès qu'Evie détourne le regard...

Écrit par le scénariste de Bird Box, ce récit n'est pas effrayant pour un sou, mais, au contraire, s'avère plutôt ludique et amusant. Est-ce dû à l'apparence de la tête tranchée, tout sauf menaçante, ou au simple fait que tout se concentre sur une maison de poupée, et que le risque est par ailleurs inexistant ? Quoi qu'il en soit, c'était sympathique à regarder, mais hautement anecdotique.

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# Bad Wolf Down : le face à face, pendant la Seconde Guerre Mondiale, entre un commando de soldats américains et une escouade nazie, alors même qu'un loup-garou rode dans les parages...

Un bon gros ratage bisseux d'un compère de Dan Harmon, qui donne dans le grotesque et dans la débauche de lumières et de couleurs agressives, avec des maquillages fauchés, un Jeffrey Combs en roue libre, une "Française" qui parle mal français, et des onomatopées qui éclatent à l'écran comme dans un mauvais Batman.  Je n'ai pas du tout accroché à cette proposition, qui ressemblait plus à un mauvais court-métrage de potes qu'à un segment professionnel.

# The Finger : lorsqu'il trouve un étrange doigt coupé dans la rue, Clark (DJ Qualls) le ramène chez lui, et s'aperçoit progressivement qu'il donne naissance à Bob, une créature sanguinaire, mais finalement assez attachante, qui semble décidée à prouver son affection à Clark en le débarrassant de tous ses ennemis...

Un segment (du scénariste de Critters 3, 4 et de The Crow) reposant entièrement sur DJ Qualls et sur la créature avec laquelle il interagit, une créature plus ou moins réussie selon les plans, mais finalement assez attachante. La narration face caméra et en voix off ne plaira pas à tout le monde, mais elle est justifiée, compte tenu de la conclusion du tout : à l'image du reste de ce récit, ça plaira ou non, mais en ce qui me concerne, j'ai trouvé le tout plutôt amusant et sympathique, à défaut d'être totalement maîtrisé.

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# All Hallows Eve : Les Golden Dragons, une bande d'ados (Connor Christie, Madison Thompson, Andrew Eakle, Jasun Jabbar, Michael May) un peu trop âgés et fatigués pour faire la tournée d'Halloween, décident de se déguiser une dernière fois et de réclamer leur dû à un quartier terrifié par leur présence...

Un segment à l'atmosphère Halloweenesque assez agréable, mais à l'interprétation assez inégale, et au fil narratif cousu de fil blanc : on devine très tôt ce qu'il en est réellement, et on attend patiemment que le récit rattrape le spectateur, ce qu'il fait de manière assez basique et quelconque.

# The Man in the Suitcase : Récemment plaqué par Carla (Madison Bailey), Justin (Will Kidrachuck), stoner et glandeur invétéré, s'aperçoit qu'il s'est trompé de valise à l'aéroport, et que dans son bagage se trouve un contorsionniste moyen-oriental (Ravi Naidu) souffrant le martyre. Mais lorsqu'il tente de l'aider, il découvre que la douleur amène l'inconnu à cracher des pièces d'or. Aussitôt, en compagnie de Carla et d'Alex (Ian Gregg), le colocataire de Justin, le jeune homme commence à exploiter cette occasion inespérée...

Personnages antipathiques pour un postulat pourtant amusant, mais au résultat bien trop plat et prévisible, avec en prime une illustration sonore assez médiocre. À l'image de son personnage principal, ça ressemble un peu à un script basé sur une idée de stoner, développée de manière approximative, et qui se finit donc de façon bancale, avec des effets visuels plutôt laids, et un retournement de situation final qui ne surprendra personne.

1x04 :

# The Companion : Harold (Logan Allen), un adolescent harcelé, se réfugie dans une ferme abandonnée pour échapper à son frère aîné qui le maltraite. Là, il découvre un épouvantail sinistre, qui revient à la vie lorsqu'il retire la dague plantée dans son cœur...

Un récit adapté d'une histoire courte de Joe Lansdale, et qui s'avère affreusement creux, en cela qu'il est cousu de fil blanc, et qu'il manque cruellement de punch, d'énergie et de suspense. On a l'impression d'avoir déjà vu cette histoire à de multiples reprises, ce n'est pas particulièrement bien filmé ou interprété (les éclairages colorés assez fauchés n'aident pas), et il n'y a que la chute qui fonctionne un minimum (tout en étant télégraphiée au possible).

# Lidya Lane's Better Half : Lydia Lane (Tricia Helfer), PDG d'une grande entreprise, doit gérer la colère de sa maîtresse, Celia (Danielle Lyn), lorsque celle-ci apprend qu'elle ne recevra pas la promotion qu'elle attendait. Mais un accident plus tard, et voilà Lydia prise au piège dans un ascenseur avec le corps de Celia, visiblement bien décidé à se venger.

Pas franchement plus original ni mieux filmé (beaucoup de problèmes de continuité, notamment au niveau du cadavre qui change de position en fonction des angles de caméra et des prises - sans que ce soit voulu par le récit), cette histoire bénéficie cependant d'une interprétation nettement plus solide (principalement de Helfer), qui parvient à transcender un peu l'écriture pataude. Ce n'est pas terrible, c'est déjà vu, mais ça se regarde gentiment.

1x05 :

# Night of the Paw : Angela (Hannah Barefoot) réchappe de justesse à un accident de voiture grâce à Avery Whitlock (Bruce Davison), propriétaire d'un salon mortuaire, qui la recueille et la soigne. Rapidement, elle découvre cependant que Whitlock est hanté par ses actions passées, et par les souhaits qu'il a fait grâce à une patte de singe magique...

Rien de vraiment original ou inédit dans cette énième version de la Monkey's Paw de W.W. Jacobs, mais une interprétation fiable de Bruce Davison, et un peu de racolage, avec une Hannah Barefoot en petite tenue. À part ça, on est en terrain vraiment familier et ce segment, plus long que la moyenne, semble paradoxalement souffrir de la stylisation à outrance de sa réalisation (éclairages prononcés, plans débullés, etc) et de sa durée inutile, puisque le tout finit par tomber un peu à plat sur la fin, à bout de souffle. Pas forcément mauvais en soi, mais rien de mémorable.

# Times is Tough in Musky Holler : Menacés par ses concitoyens d'être livrés en pature à des zombies dans de pseudo-jeux du cirque, le maire de la ville de Musky Holler (Dane Rhodes), son shérif (David Arquette), et plusieurs de leurs sbires tentent de se justifier de leurs actes.

Moins de 15 minutes, pour un segment qui semble avoir été tourné à la dernière minute, en fin de saison, une fois que le budget de cette dernière avait été épuisé : avec ses flashbacks narrés et interprétés en voix off, et illustrés par des images fixes façon bande dessinée, l'épisode tombe à plat, surjoué au possible (notamment par Arquette), cachant la plupart de ses effets, et ressemblant plus à une ébauche d'idée qu'à un script vraiment développé.

1x06 :

# Skincrawlers : Henry (Dana Gould), en surpoids et malheureux, décide d'essayer un régime miracle proposé par le Dr. Sloan (Chad Michael Collins) : ingérer une anguille lacustre mutante qui, en quelques jours à peine, semble dévorer toute graisse superflue. Mais l'approche d'une éclipse solaire semble tout changer...

Un segment co-écrit par Paul Dini, et qui déborde de gore jusqu'à en devenir grotesque. Amusant, pour peu que l'on fasse abstraction de tous les acteurs qui cabotinent affreusement, et de son déroulement très prévisible, qui donne presque l'impression que l'épisode tout entier a été construit autour de sa punchline finale.

 

# By The Silver Water of Lake Champlain : Rose (Sydney Wease), une adolescente orpheline de père, vit avec son petit-frère, sa mère Leigh (Gena Shaw) et son beau-père Chet (James Devoti), violent et méprisant. Mais Rose n'a qu'une obsession : le monstre du Lac Champlain, où elle vit, et auquel son père a consacré toute son existence, jusqu'à en perdre la vie. Persuadée que le monstre existe, Rose décide de tout faire pour laver la mémoire de son père...

Un segment mou, éventé et plat réalisé par Tom Savini, à partir d'une nouvelle de Joe Hill, et qui passe tellement de temps sur son mélodrame familial qu'il finit par en sous-exploiter ses créatures (tout le budget est clairement passé dans la bête, avec un résultat très inégal), et par livrer un récit télégraphié et pas du tout convaincant. Et je dois avouer que la jeune Sydney Wease ne m'a pas particulièrement convaincu.

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Bilan :

Voilà voilà.

Ce revival de Creepshow est terminé, et pour être franc, je ne comprends pas. Je ne comprends pas la réception critique et publique totalement extatique outre-atlantique, où, à en croire ce qu'on peut y lire, ce Creepshow est la meilleure anthologie horrifique depuis des décennies.

Je ne comprends pas comment un programme aussi fauché et dépourvu d'idées soit à ce point applaudi, alors que systématiquement, ces épisodes donnent l'impression de premiers jets de scripts tournés à la va-vite avec une réalisation souvent approximative, et des effets de style (animation, etc) trop ambitieux pour les moyens du programme.

Je ne vais pas m'épancher plus que ça sur cette anthologie : je n'ai pas été impressionné par le produit fini, loin de là, et je trouve que le tout est un beau gâchis (à un ou deux épisodes près, peut-être). Cela dit, la série ayant déjà été renouvelée suite à son succès d'audience, il faudra voir si la saison 2 sera plus maîtrisée, ou si elle bénéficiera d'un budget plus confortable.

Une chose est sûre, cependant, on ne pourra pas dire que j'attendrai la suite de ce sous-Contes de la Crypte avec grande impatience...

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de toutes les séries passées en revue sur ce blog en cliquant directement sur ce lien...

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Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2019 - Fais-moi peur ! (2019)

Publié le 2 Novembre 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Jeunesse, Les bilans de Lurdo, Oktorrorfest, Review, Télévision, USA, Nickelodeon

L'Halloween Oktorrorfest touche aussi le petit écran, avec chaque week-end, tout le mois d'octobre, des critiques de séries fantastiques et horrifiques...

Fais-moi peur ! (Are You Afraid of The Dark ? - 2019) :

Lorsqu'elle arrive dans un nouveau lycée, Rachel (Lyliana Wray), une adolescente créative, découvre vite l'existence de la Société de Minuit, un groupe de plusieurs élèves partageant une même passion pour les histoires qui font peur : Graham (Jeremy Ray Taylor), germaphobe rondouillard ; Louise (Tamara Smart), cheerleader populaire ; Akiko (Miya Cech), apprentie-réalisatrice cassante ; et Gavin (Sam Ashe Arnold), voisin séduisant de Rachel. Pour être admise dans le groupe, Rachel leur raconte alors l'histoire de Mr Tophat (Rafael Casal) et du Carnival of Doom, un cirque maléfique. Mais dès le lendemain, Rachel et ses amis découvrent que le cirque de Mr Tophat vient de s'installer en ville, et que l'histoire de Rachel semble prendre corps sous leurs yeux...

Relaunch de la fameuse série canadienne Fais-moi peur ! (déjà chroniquée il y a bien longtemps en ces pages), ce téléfilm en trois parties diffusées cet octobre sur Nickelodeon trouve ses origines dans un projet de long-métrage supposément écrit par le scénariste des deux Ça récents. Au fil du temps, le concept a été chamboulé, a changé de forme, le scénariste a quitté le projet, et Nickelodeon a donc commandé ces 3 x 45 minutes qui, comme Chair De Poule ou Scary Stories, prennent le parti de se concentrer sur de jeunes adolescents aux prises avec une histoire effrayante et imaginaire qui envahit le monde réel.

Et malheureusement, en se démarquant à ce point de la série d'origine, pour réinventer le tout en quelque chose de plus métadiscursif, cette mini-série loupe en grande partie le coche ; en effet, il n'est guère surprenant de constater que, des trois épisodes de cette mini-série, seul le premier fonctionne réellement.

Un premier épisode de mise en place, qui voit la jeune Rachel arriver dans son nouveau lycée, et découvrir progressivement les us et coutumes de la Société de Minuit, qui l'invite à faire part de son histoire au coin du feu, etc, comme dans la série originale. Jusque là, ça fonctionne, les acteurs et actrices (dont Jeremy Ray Teylor, de Ça) sont efficaces et attachants, l'écriture est ludique et référentielle (tous les personnages portent les noms de famille de réalisateurs de genre, Fulci, Raimi, Lynch, Coscarelli, etc), et cette mise en contexte de la Midnight Society est plutôt pertinente et réussie (bien que déjà abordée dans la saison 7 de la série originale).

Et puis après, rapidement, l'intérêt de la mini-série décroît, alors que les personnages découvrent le cirque maléfique mené par Mr Tophat. Déjà, parce qu'un cirque maléfique, c'est un concept assez éventé et dérivatif (bonjour, La Foire des Ténèbres !), qui ne fonctionne pas vraiment sur moi, mais en plus parce que la production a fait le choix d'étirer vers le haut toutes les images prenant place dans le cirque.

Résultat : toutes ces scènes sont visuellement fatigantes et désagréables à l’œil, surchargées en couleur criardes, et en visages écrasés. Et puis il y a le problème de Mr. Tophat, qui manque cruellement de charisme et de présence, ressemblant plus à un Chapelier Fou cabotin façon Johnny Depp qu'à un Monsieur Loyal menaçant.

Tout ça se combine pour déboucher sur un troisième épisode assez lourd et pataud, bourré d'exposition maladroite, d'explications assénées par les personnages, et souffrant d'une résolution assez plate.

Assez frustrant, je dois dire, puisque cette réinvention de Fais-moi peur commençait assez bien, avant de succomber à des problèmes d'écriture vraiment agaçants. Par ailleurs, difficile de ne pas avoir l'impression que le script original a été sérieusement dégraissé à un moment ou à un autre, puisque certains personnages secondaires (les parents, le policier, Brandon Routh qui vient dire bonjour le temps d'une scène) sont affreusement sous-développés et sous-exploités, disparaissant aussi vite qu'ils étaient arrivés.

Un revival qui n'est pas à la hauteur de la série originale, donc, malgré les efforts de la distribution, et de la production. Dommage.

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Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2019 - Amandine Malabul, Sorcière Maladroite - Saison 3 (2019)

Publié le 2 Novembre 2019 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Drame, Halloween, Jeunesse, Les bilans de Lurdo, Netflix, Oktorrorfest, Review, Télévision, CBBC

L'Halloween Oktorrorfest touche aussi le petit écran, avec chaque week-end, tout le mois d'octobre, des critiques de séries fantastiques et horrifiques...

Amandine Malabul, Sorcière Maladroite - Saison 3 (The Worst Witch, Season 3 - 2019) :

Désormais reconnue comme une sorcière à part entière, Mildred (Bella Ramsey) décide de faire à sa mère mortelle (Nicola Stephenson) un cadeau inattendu, en utilisant une étoile à souhaits pour lui offrir des pouvoirs magiques. Mais ce faisant, elle ignore qu'elle s'engage sur une pente glissante qui va ouvrir une porte dangereuse sur le passé de l'Académie Cackle, et de Miss Hardbroom (Raquel Cassidy)...

Troisième saison de cette adaptation made in BBC et Netflix des romans de Jill Murphy, après une première année assez peu mémorable, et une seconde année qui partait des idées du roman pour partir dans quelque chose de bien plus large sur les origines réelles de Mildred et de sa mère, tout en déléguant une grosse partie des sous-intrigues de la saison à des élèves de la classe inférieure.

Sans surprise, cette troisième saison se coule dans le moule des épisodes qui l'ont directement précédée, en adaptant très superficiellement les idées du roman Amandine Malabul, la Sorcière et sa bonne étoile pour déboucher sur quelque chose de radicalement différent : dans une optique d'intégration et de rupture avec les traditions (un grand thème de cette saison), la mère de Mildred finit par intégrer l'Académie Cackle en tant qu'enseignante en arts plastiques.

De quoi provoquer bien des conflits, notamment vis à vis des sorcières n'acceptant pas une mortelle parmi elles ; et lorsque Maman Hubble récupère des pouvoirs suite à un vœu d'une Mildred cette année toujours plus rebelle et impulsive, c'est le désastre, puisque la mortelle est incapable de maîtriser ses pouvoirs, et se laisse consumer par ceux-ci.

De quoi amener Hardbroom à expliquer à Mildred qu'elle a connu une situation similaire avec Indigo Moon (Kelsey Calladine-Smith), son amie d'enfance désormais changée en pierre, une situation qui a fait de Hardbroom celle qu'elle est aujourd'hui.

Aux deux-tiers de la saison, une rupture s'opère ainsi : privée de ses pouvoirs, la mère de Mildred quitte l'Académie, et le récit se centre, de manière épisodique, sur Indigo, ramenée à la vie, et qui, désormais sans nulle part où aller, devient une épine dans le pied de Hardbroom.

L'amitié naissante de Mildred et Indigo passe alors sur le devant de la scène, quitte à négliger les autres personnages, ou à leur conférer une caractérisation assez simpliste (je pense notamment à Ethel, qui est plus que jamais une caricature ambulante, gratuitement méchante, manipulatrice et égoïste, et à l'origine de tous les problèmes de l'Académie).

Et pourtant, malgré cela, difficile de se défaire d'une impression bien précise, pendant cette saison : comme l'année dernière, on sent que les scénaristes préparent largement le terrain pour une éventuelle suite de série sans Bella Ramsay, et les nouvelles générations d'élèves prennent ainsi une place toujours plus importante. La saison introduit notamment la cuisinière de l'Académie, et sa fille, Mabel, une jeune femme de petite taille au caractère abrasif, qui devient membre du groupe formé par Sybil, Clarice et Beatrice.

Mais ces quelques nouveaux personnages n'apportent pas grand chose au programme, si ce n'est qu'ils permettent aux scénaristes de partir sur des tangentes servant de remplissage et qui, malheureusement, ont un peu tendance à embrouiller le tout.

C'est décidément une plaie des séries pour enfants : une écriture fréquemment approximative, et une vraie tendance à emprunter tous les raccourcis possibles pour parvenir à la fin narrative et émotionnelle voulue. Comme avec la seconde saison de Creeped Out, on sent que les scénaristes de cette troisième année de The Worst Witch avaient des idées, des thèmes à traiter, mais que dans la pratique, il manque un petit quelque chose (une certaine rigueur ?) pour que cela fonctionne totalement.

Après... j'avoue que toutes les jeunes actrices de la série ont bien progressé, semblent à l'aise, et donnent l'impression de s'amuser dans ces rôles improbables ; à l'identique, les effets spéciaux sont désormais honorables pour un tel programme au budget minuscule.

Difficile de se montrer vraiment critique, par conséquent : avec son message d'ouverture du savoir et de l'éducation à toutes les classes sociales, la troisième saison de The Worst Witch reste agréable, et satisfera probablement le public visé. C'est toujours ça de pris.

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Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2019 - Les Chroniques de la Peur, saison 2 (2019)

Publié le 27 Octobre 2019 par Lurdo dans Anthologie, Canada, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Les bilans de Lurdo, Jeunesse, Netflix, Oktorrorfest, Review, Science-Fiction, Thriller, Télévision, UK

L'Halloween Oktorrorfest touche aussi le petit écran, avec chaque week-end, tout le mois d'octobre, des critiques de séries fantastiques et horrifiques...

Les Chroniques de la Peur, saison 2 (Creeped Out, season 2 - 2019) :

Seconde saison de cette anthologie fantastique/horreur anglo-canadienne diffusée sur Netflix, une anthologie à nouveau au format 10x25 min, et qui lorgne toujours autant sur les Fais-moi Peur et autres Chair de Poule d'antan, mâtinés de Black Mirror pour le rapport aux nouvelles technologies.

La première saison, chroniquée ici, n'était pas vraiment originale, pas vraiment inspirée, et souffrait d'une interprétation inégale... mais pour autant, elle restait sympathique à regarder malgré ses nombreux défauts d'écriture, principalement grâce à son atmosphère très particulière. En sera-t'il de même pour cette nouvelle cuvée ?

# One More Minute : Passionné de jeux vidéo, Jack (Tomaso Sanelli) s'aperçoit qu'à chaque partie en compagnie de Paladin, un ami en ligne, il perd toute notion du temps, et se réveille des heures, des jours, des mois, voire des années plus tard...

Une sorte de grosse métaphore pataude de l'évasion par les jeux vidéo, à grand renfort de dédoublement de personnalité (ou plutôt du petit diablotin sur son épaule, qui pousse à céder à ses mauvais penchants). Bien interprété, mais trop long pour son propre bien, et tourne un peu en rond.

# The Takedown : Seule fille d'une équipe de lutte d'une école d'Alaska, Alexa (Imogen Tear) reçoit un texto lui offrant d'exaucer le souhait de son choix, à la condition que quelque chose d'autre lui soit retiré. Elle demande alors la force physique de vaincre ses adversaires, et commence rapidement à y prendre goût...

À nouveau, un récit un peu faiblard pour tenir 25 minutes, pas aidé par une interprétation en dents de scie, et par des affrontements de lutte tout sauf crédibles. Avec sa structure en chapitres, sa réalisation à la caméra portée et tremblotante, et son final assez grotesque, à la chute assez plate, c'est là un épisode bien bancal, qui ne convainc pas franchement.

# Help : Crispin et Molly (Jakob Davies et Quincy Kirkwood) passent le week-end seuls chez eux, mais l'assistante connectée qui contrôle toute la maison se rebelle soudain, à la recherche d'un hôte humain pour s'y transférer avant qu'une mise à jour n'efface sa personnalité...

On retombe dans le Black Mirror pour enfants, avec les dangers du tout connecté... sauf que, problème, les deux enfants ciblés par la Alexa du pauvre sont assez antipathiques, l'écriture est grossière et maladroite (c'est un point commun de tous ces épisodes : les réactions sont précipitées, peu naturelles, et l'écriture souvent décousue), et dans l'ensemble, l'interprétation est faiblarde (notamment chez la fillette).

# The Many Place : les trois enfants (Hannah Saxby, Alex Warburton, Minti Gorne) d'une famille de touristes anglais arrivent dans un hôtel en Australie, où un ascenseur en panne les dépose à un étage étrange, carrefour entre les réalités et prison d'une créature sanguinaire...

Sur le papier, un concept amusant et ludique, avec beaucoup de potentiel. À l'écran, un script très mal structuré, des dialogues jamais vraiment naturels ou bien rythmés, des personnages aux réactions agaçantes, et une interprétation inégale font que l'épisode tombe à plat, n'exploitant jamais pleinement ses idées, au profit d'un rebondissement final assez moyen.

# Only Child : Fille unique impertinente et intelligente, Mia (Shechinah Mpumlwana) accepte plus ou moins bien l'arrivée de son nouveau petit-frère... jusqu'à ce qu'elle s'aperçoive que le bébé possède des pouvoirs étranges, et semble bien décidé à l'éliminer.

Un épisode assez classique en soi, mais assez amusant et bien interprété, en plus d'avoir des effets convaincants. Après, il reste toujours quelques raccourcis habituels à la série, quelques réactions improbables, et la toute fin manque de punch, mais c'était sympathique.

# No Filter : Marcy (Shanice Archer) et Keira (Imogen Faires) sont deux sœurs bien différentes : la première est responsable, et passionnée de programmation informatique ; tandis que la deuxième préfère passer tout son temps à se prendre en photo. Jusqu'au jour où Keira installe une app de retouche photo révolutionnaire, sans en lire les conditions d'utilisation...

Un épisode plutôt pertinent et d'actualité, d'ailleurs assez bien interprété, et avec un moment ou deux assez glauques au niveau des visuels. À nouveau, on pourra reprocher les quelques facilités narratives, et le maquillage fauché de Richard Brake, vers la fin, mais dans l'ensemble, c'était honorable.

# Splinta Claws : Deux enfants (Alex Eastwood, Taighen O'Callaghan) passent une nuit dans un grand magasin à l'approche de Noël, et sont pris en chasse par un Père Noël animatronique bien décidé à punir les enfants... sages.

Pas désagréable, ce changement d'ambiance, et ce petit côté FNAF une fois que Santa perd son masque... mais le tout traine beaucoup trop en longueur pour vraiment fonctionner. Heureusement, la chute finale, joyeusement noire, rattrape un peu le tout.

# Itchy : Gabe (Oliver Finnegan), jeune élève anxieux d'une académie militaire située sur une île anglaise, s'aperçoit soudain qu'il parvient à entendre les poux qui envahissent peu à peu les dortoirs de l'établissement, et que ces poux ont pour projet de conquérir le monde...

Alors là, malgré tous les efforts du jeune protagoniste (une sorte de mini-Alfie Allen), c'est un grand n'importe quoi grotesque et assez peu inspiré, entre ces hordes de poux au nombre infini, au déplacement immédiat, et à la reproduction instantanée, tous détectables avec une tablette et un capteur infra-rouge, ces personnages qui acceptent sans broncher les élucubrations du héros, cette contamination éclair qui rend tout le monde fou par ses démangeaisons, et cette conclusion (biologiquement non-sensique) à base de chat plein de poux. Un joli ratage.

# Tilly Bone : Cass (Lola Mae Loughran), vloggeuse se filmant constamment, organise avec ses amis une soirée chez elle poir visionner l'intégrale de leur saga préférée. Mais Junebug (Alice Franziska Woodhouse), nouvelle arrivante au lycée, leur propose un Tilly Bone, instrument magique qui donne corps aux pensées, et qui va faire tourner la soirée au cauchemar...

Un épisode au postulat intéressant, puisque jouant la carte du found footage diffusé à l'envers, révélant progressivement comment la soirée a tourné au cauchemar.

Le problème, en fait, c'est qu'encore une fois, l'écriture est très approximative, et plus l'épisode avance, plus le scénario s'embrouille, entre le Tilly Bone, la blague qui tourne mal, la critique des vloggeurs, les nombreuses références à peine dissimulées à Star Wars et George Lucas qui s'en prennent plein la tête, et les motivations peu claires de Junebug.

Résultat, ça tombe à plat sur la fin, en voulant trop compliquer les choses.

# The Unfortunate Five : cinq lycéens (Olivia Presti, Claire Qute, Yathath Bath, Danre Zee, Brielle Robillard) sont collés un week-end dans leur établissement, et sont  confiés à Faye (Morgan Kohan), une conseillère psychologique et spirituelle qui semble tout faire pour attiser les tensions et échauffer leurs esprits...

Une revisite du Breakfast Club avec des personnages très clichés, mais ça fonctionne néanmoins à peu près, notamment parce que la "succube" se donne à fond à son rôle (et que le vice-proviseur interprété par Tony Nappo est plutôt amusant).

Il y a toujours des raccourcis un peu brutaux dans le récit, toujours l'impression qu'il manque des morceaux çà ou là, et la fin assez cynique rappelle celle de Splinta Claws, mais dans l'ensemble, c'est loin d'être le pire épisode de la saison.

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Bilan :

Je ne sais pas si mon indulgence vis à vis de la saison 1 s'est, depuis, estompée, mais cette saison 2 de Creeped Out m'a paru nettement plus laborieuse et approximative. 

Avec pour problème principal, comme je l'ai fréquemment répété au cours de ces 10 épisodes, l'impression persistante que des pages entières de script ont été jetées à la poubelle avant le tournage, pour faire tenir ces épisodes dans le format 25 minutes imposé par le cahier des charges.

Résultat, c'est tout un tissu connectif qui est absent, et les personnages, leurs réactions, les rebondissements, leurs décisions semblent fréquemment illogiques et bâclées, comme le produit du premier jet d'un script assez inabouti.

Alors certes, ce n'est clairement pas le genre de chose qui posera problème au public principalement visé par la série (les enfants et jeunes adolescents), mais pour un adulte, c'est assez flagrant.

C'est d'autant plus dommage que jamais les scripts ne parviennent à égaler l'atmosphère mystérieuse et étrange qui entoure systématiquement les introductions et conclusions mettant en scène le Curieux.

À croire que l'inspiration des scénaristes (principalement les deux showrunners) s'est en grande partie tarie après la création de la série...

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Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2019 - Los Espookys, saison 1 (2019)

Publié le 26 Octobre 2019 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Les bilans de Lurdo, Oktorrorfest, Review, Télévision, USA, HBO

L'Halloween Oktorrorfest touche aussi le petit écran, avec chaque week-end, tout le mois d'octobre, des critiques de séries fantastiques et horrifiques...

Los Espookys, saison 1 (2019) :

En Amérique du Sud, Renaldo (Bernardo Velasco), Ursula (Cassandra Ciangherotti), Andrés (Julio Torres) et Tati (Ana Fabrega) sont Los Espookys, un groupe passionné d'horreur qui met ses talents en matières d'effets spéciaux au service de clients privés, pour des soirées, des événements, etc. Mais entre véritables événements paranormaux, problèmes personnels, et rencontres improbables, le quotidien des Espookys est des plus étranges et décalés...

Une série HBO en 6 x 25 minutes, entièrement en espagnol, chapeautée par Lorne Michaels (SNL) et Fred Armisen, ainsi que par deux de ses acteurs principaux, Torres et Fabrega. Et sans surprise, ces deux derniers se donnent le beau rôle dans la série, avec des personnages totalement déjantés et excentriques : Torres, gay flamboyant à la chevelure bleue, seul héritier d'une dynastie de chocolatiers, persuadé d'avoir un sombre passé, fiancé à un autre héritier séduisant, Juan Carlos (José Pablo Minor)), et possédé par un démon aquatique qui l'oblige à voir Le Discours du Roi... et Fabrega, dans le rôle de Tati, la cobaye de toutes les prestations des Espookys, une jeune femme lunaire, sorte de Luna Lovegood qui aurait perdu 50 points de QI, et qui passe toute la saison à chercher un  job, pour finir embarquée dans une histoire d'arnaque pyramidale débouchant sur une prise d'otage.

À côté de ces personnages amusants, décalés et mémorables, Renaldo et Ursula sont nettement plus sages : le passionné de films d'horreur, et sa technicienne lesbienne, qui connaissent leur part de mésaventures, mais ne parviennent jamais à marquer autant les esprits que leurs collègues, ou à vraiment servir de noyau émotionnel de la série.

Car Los Espookys, même si elle est totalement barrée, et dotée d'un ton très particulier, tente aussi d'être sincère et touchante lorsqu'elle aborde la vie de ses protagonistes : l'obsession de Renaldo pour une réalisatrice (Carol Kane) qui a suscité sa vocation est ainsi le fil conducteur de la saison, et le moteur principal de la carrière des Espookys.

Le seul problème, c'est que les 3/4 de ce fil conducteur impliquent Fred Armisen, oncle de Renaldo et chauffeur privé à Los Angeles. Un Armisen qui rencontre la réalisatrice en question, mettant en route les événements de la fin de saison, mais un Armisen qui évolue dans son coin pendant ces six épisodes, sans vraiment apporter grand chose au programme.

À l'identique, çà et là, on sent bien que les showrunners sont issus du monde des sketches télévisés, puisque certaines séquences semblent totalement détachées du reste, et uniquement là pour aboutir à un gag donné.

C'est dommage, car le monde très particulier des Espookys, avec ses miroirs maudits, ses faux monstres aquatiques, ses extraterrestres de pacotille, ses murder parties barrées, ses voisines en chaleur, ses doubles maléfiques, ses ambassadrices rose bonbon, etc, est assez ludique et amusant à regarder.

Ça reste un programme inégal et très particulier, parfois à la limite de la télénovéla dans son approche du genre, de l'interprétation et de la réalisation, mais qui aussi sait partir dans des directions totalement inattendues : ce n'est pas pour tout le monde (je ne suis pas particulièrement fan de l'humour d'Armisen, habituellement, et ici, par moments, j'ai eu un peu de mal), mais c'est suffisamment court et inventif pour mériter un coup d’œil.

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Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2019 - Stranger Things 3 (2019)

Publié le 20 Octobre 2019 par Lurdo dans Aventure, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Jeunesse, Les bilans de Lurdo, Netflix, Oktorrorfest, Review, Science-Fiction, Thriller, Télévision

L'Halloween Oktorrorfest touche aussi le petit écran, avec chaque week-end, tout le mois d'octobre, des critiques de séries fantastiques et horrifiques...

Stranger Things, saison 3 (2019) :

Alors que Hawkins s’apprête à célébrer la Fête nationale, une créature maléfique rôde dans les ténèbres, contaminant et remplaçant un à un les habitants de la ville : le Mind Flayer est bien décidé à se venger de Elle (Millie Bobbie Brown) et, profitant d'une brèche entre les mondes ouverte par les Russes, il commence à reconstruire son armée...

Une très bonne surprise que cette saison 3 de Stranger Things, après une saison 1 sympathique (sans plus), et une saison 2 décevante et éparpillée, qui ne semblait pas vraiment savoir sur quel pied danser.

Ici, le ton est rapidement donné : cette saison 3 est placée sous le signe du spectaculaire et du décomplexé, et cela se retrouve à tous les niveaux. Pour ces 8 nouveaux épisodes, les Duffer ont décidé de ne plus prendre de pincettes, et d'assumer pleinement un ton plus léger et humoristique, immédiatement perceptible dans les relations entre les personnages.

Si la série met en effet l'accent sur les relations sentimentales entre les différents couples de protagonistes (quitte à paraître ponctuellement assez pataude et redondante dans son écriture de ces relations), l'ajout de personnages récurrents dans chaque sous-groupe formé cette année permet d'ajouter du piment et de l'humour dans les dialogues, et de changer un peu la dynamique du tout.

On peut ainsi citer Erica (Priah Ferguson), la petite sœur de Lucas (Caleb McLaughlin), au répondant amusant ; Robin (Maya Hawke), la nouvelle collègue de Steve (Joe Keery) ; ou encore Alexei (Alec Utgoff) et Murray (Brett Gelman), qui finissent par rejoindre le duo de Hopper (David Harbour) et Joyce (Winona Ryder) pour des mésaventures assez improbables.

Alors certes, ce ton plus décomplexé s'accompagne ponctuellement de moments vraiment too much, comme avec le duo Hopper/Joyce, justement : déjà que Winona Ryder ne fait pas vraiment dans la subtilité, avec ce personnage, mais là, avec un David Harbour qui se met à son niveau de surjeu, on se retrouve avec des échanges gueulards qui se veulent amusants et semi-romantiques, mais sont rapidement épuisants. Dommage, parce que le personnage de Hopper acquiert, dans cette saison, un côté Magnum un peu rondouillard pas désagréable du tout, et a droit à des scènes d'action sympathiques contre un Terminator russe (Andrey Ivchenko) très convaincant.

Le point fort de la saison, cependant, c'est bien l'absence de véritable sous-intrigue ratée ou inutile : tout le monde mène une petite enquête de son côté, les choses avancent bien, et ces sous-intrigues se rejoignent toutes vers la fin de saison, pour avoir chacune leur utilité.

On pourra toujours reprocher au show d'être parfois assez prévisible, mais ce n'est pas nouveau : les Duffer ont l'habitude de souligner un peu trop leurs effets (en voyant la fin de la saison, le baroud d'honneur offert à Hopper ne surprend pas ; idem pour la résolution de la sous-intrigue de la copine de Dustin : prévisible au possible, même si le moment Neverending Story m'a bien amusé), et d'abuser un peu de l'illustration musicale 80s (comme d'habitude, les premiers épisodes de la saison ressemblent trop à un jukebox pour être vraiment maîtrisés) ; qui plus est, à trop jouer avec les clichés narratifs des années 80, on finit parfois par y succomber (tout ce qui concerne la base russe et les soldats incapables qui y travaillent demande une grosse suspension d'incrédulité, notamment au niveau logistique ; le dernier épisode traîne en longueur, avec plein de moments surlignés et téléphonés).

Mais dans l'ensemble, come je le disais en ouverture, cette saison 3 s'est avérée une très bonne surprise, et m'a réconcilié avec la série. Plus décontractée, avec une créature vraiment réussie, et un bon dosage de l'humour, de l'action, et du suspense, Stranger Things 3 fonctionne bien (et puis le fait de faire du Mall américain la source de tout ce qui ne va pas à Hawkins, ça s'inscrit clairement dans la tradition de Zombie), et son format de 8 épisodes permet au show de ne pas s'éterniser et de ne pas subir le coup de mou habituel des productions Netflix.

Cela dit, le programme semble avoir conçu cette troisième année comme une année de potentielle conclusion de ses arcs principaux. Difficile d'imaginer une saison 4 utilisant, à nouveau, le Mind Flayer et ses sbires comme antagonistes principaux... d'où l'utilisation des Russes, je suppose, qui peuvent devenir des Big Bads par proxy.

Pour une fois, cependant, je suis curieux de voir ce que nous réserve la série l'année prochaine, et de découvrir si oui ou non, elle saura rebondir dans une nouvelle direction intéressante.

Wait & see...

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Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2019 - What We Do In The Shadows, saison 1 (2019)

Publié le 19 Octobre 2019 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Documentaire, Fantastique, Halloween, Horreur, Les bilans de Lurdo, Oktorrorfest, Review, Télévision, Shadows

L'Halloween Oktorrorfest touche aussi le petit écran, avec chaque week-end, tout le mois d'octobre, des critiques de séries fantastiques et horrifiques...

What We Do In The Shadows, saison 1 (2019) :

À Staten Island, aux USA, quatre vampires vivent en colocation : Nandor (Kayvan Novak), ancien dirigeant d'un royaume ancien, assisté par Guillermo (Harvey Guillén), son familier ; Lazlo (Matt Berry), vampire anglais marié à Nadja (Natasia Demetriou) ; et Colin (Mark Proksch), un vampire énergétique capable de se déplacer le jour, et de se nourrir des émotions des autres...

Seconde série dérivée du mockumentaire Vampires en toute intimité, après la série néozélandaise Wellington Paranormal, ce programme en 10 épisodes d'une vingtaine de minutes revient aux sources, en se concentrant à nouveau sur des vampires colocataires, et sur leur quotidien parmi les humains.

Pas de surprise : ces dix épisodes sont amusants, décalés, et bien interprétés, les trois acteurs incarnant aussi bien leurs personnages que ne le faisaient Waititi, Clement et Brugh dans le film original.

Mieux encore, les sous-intrigues saisonnières - Guillermo tiraillé entre son désir de devenir un vampire, et ses origines familiales ; Nadja et son amour pour Gregor (Jake McDorman) ; le Baron ; l'étudiante vampirisée (Beanie Feldstein) - apportent un peu de continuité à la saison, une saison qui se paie par ailleurs des guests sympathiques tout au long de la saison : Doug Jones en Baron, Vanessa Bayer, Nick Kroll et, dans un épisode très spécial, Batista, Kristen Schaal, Waititi, Brugh, Clement, Tilda Swinton, Evan Rachel Wood, Danny Trejo, Paul Reubens et Wesley Snipes.

Bref, une saison très agréable à suivre, mais...

Car il y a un "mais".

En effet, un peu comme devant Wellington Paranormal, on a parfois l'impression que cette saison est un peu superficielle, comme si Waititi et Clement peinaient à donner de l'épaisseur à leur show. Une impression pas forcément aidée par le déroulé étrange de cette saison, avec le fameux épisode du Conseil des Vampires qui est tout simplement ignoré lors de la suite de la saison.

Le trio de vampires y est ainsi condamné à mort, ils s'évadent... et deux épisodes plus tard, ils organisent l'orgie bi-annuelle de la communauté vampirique, comme si de rien n'était.

Ajoutez à cela un humour qui donne parfois dans le gratuitement graveleux, et l'on se retrouve avec une série amusante, suffisamment rythmée pour que ses défauts ne soient pas trop problématiques ou rédhibitoires, mais parfois en demi-teinte, et légèrement anecdotique, comme s'il manquait un petit quelque chose pour vraiment convaincre.

Ou alors, c'est peut-être tout simplement que je ne suis pas totalement sensible à l'humour néozélandais, très particulier, et moins frontal que d'autres styles humoristiques...

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Halloween Oktorrorfest 2019 - 38 - Into The Dark - 1x12 - Pure (2019)

Publié le 17 Octobre 2019 par Lurdo dans Anthologie, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Halloween, Horreur, Les bilans de Lurdo, Oktorrorfest, Religion, Review, Télévision, Hulu, Thriller

Chez les Téléphages Anonymes, d'octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Into The Dark - 1x12 - Pure (2019) :

Pour la première fois de sa vie, Shay (Jakhara Smith) va participer, avec le père qu'elle n'a jamais connu (Jim Klock), à un Bal de la Pureté, où elle va réaffirmer ses vœux de chasteté et de foi jusqu'au mariage. Pendant un week-end, elle loge ainsi avec sa demi-soeur, Jo (McKaley Miller), son amie Kellyann (Annalisa Cochrane), et Lacey (Ciara Bravo), la fille du pasteur Seth (Scott Porter), qui organise le bal et la cérémonie. Mais lorsque les filles, pour se distraire et exprimer leur rébellion, invoquent Lilith, la première femme de l'Histoire, elles ne se doutent pas que cette dernière va se manifester, et les aider à vaincre le patriarcat qui les oppresse...

Ultime épisode de la première saison de l'anthologie Into The Dark, un épisode célébrant le Daughter's Day (?), mais qui s'avère en réalité un moyen d'effectuer une charge bien bourrine contre la masculinité toxique, le patriarcat et les Purity Balls, cette pseudo-tradition contemporaine assez malsaine de certains cercles américains, qui voit pères et filles prendre part à un bal célébrant la virginité de ces dernières, blablabla, Dieu, l'Amérique, et tout le bordel.

Dans la forme, ce métrage évoque un peu une sorte de Carrie au Bal du Diable (montée en puissance des manifestations surnaturelles et explosion finale lors d'un "bal de promo"), avec quelques touches de Sofia Coppola, mais c'est surtout le message global qui prévaut, façon féminisme revanchard pataud, "tous les hommes sont des ordures, massacrons-les, et libérons-nous toutes du joug du patriarcat", avec symbolique lourde en prime. Enrobé de manifestations assez ratées de Lilith, avec un sourire exagéré et numérique qui est plus ridicule qu'autre chose.

C'est dommage, car la distribution est excellente, tant du côté des filles, que du pasteur et des pères. Et dans l'absolu, le concept de Purity Ball est assez glauque, en soi, pour qu'une atmosphère pesante et menaçante règne naturellement sur tout le métrage. Mais malheureusement, le résultat n'est pas à la hauteur de l'attente et, cumulé avec la lourdeur du message et de sa mise en images, il finit par décevoir. Tout ça pour ça, en somme... heureusement que c'est à peu près compétent, et que l'interprétation est bonne.

3.25/6

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Halloween Oktorrorfest 2019 - 37 - Into The Dark - 1x11 - School Spirit (2019)

Publié le 17 Octobre 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, Thriller, Télévision, Hulu, Anthologie, Les bilans de Lurdo

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Into The Dark - 1x11 - School Spirit (2019) :

Un groupe d'adolescents - Lizzy (Jessi Case), Russ (Philip Laves), Vic (Julian Works), Brett (Corey Fogelmanis), Erica (Annie Q.) - se retrouve en colle, sous la surveillance du Vice-Principal Mr. Armstrong (Hugo Armstrong). Mais rapidement, un esprit vengeur hantant les couloirs du bâtiment s'en prend aux lycéens, et les décime un à un...

Un slasher plat, dérivatif et insipide, sorte de sous-Breakfast Club aux personnages inintéressants et clichés, qui passe 70% de ses 85-90 minutes à digresser en suivant ces protagonistes quelconques dans des discussions génériques (et de la fumette illégale), et qui, le reste du temps, les massacre sans grande inspiration.

Un téléfilm creux et ultra-laborieux, malgré sa distribution compétente (Annie Q, notamment, mais aussi Hugo Armstrong), et qui souffre d'une révélation finale éventée, d'ailleurs un peu plombée par les motivations banales et l'interprétation très inégale de "l'entité".

1.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2019 - 34 - Into The Dark - 1x10 - Culture Shock (2019)

Publié le 16 Octobre 2019 par Lurdo dans Anthologie, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, Science-Fiction, Thriller, Télévision, Hulu, Les bilans de Lurdo

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Into The Dark - 1x10 - Culture Shock (2019) :

Le 4 juillet, une jeune femme mexicaine enceinte (Martha Higareda) tente de passer illégalement aux USA. Elle perd cependant connaissance, et à son réveil, elle se retrouve dans un village américain irréel, où elle est entourée de personnes souriantes qui ne veulent que son bien (Shawn Ashmore, Barbara Crampton)...

Un épisode de Into The Dark qui aurait pu sortir tout droit de la Twilight Zone de Peele, et qui d'ailleurs ressemble fortement à l'un des épisodes de ce remake, tant dans ses thèmes que dans sa forme. Pour faire simple, cet Into The Dark, c'est Matrix à la sauce immigration clandestine et "le gouvernement américain, c'est tous des connards", avec toute la finesse qui caractérise la satire politique moderne, et un format à rallonge qui dessert le récit, comme toujours.

Autrement dit, il n'y a pas une once de subtilité dans ce métrage : ça commence par une bonne demi-heure totalement premier degré, retraçant le parcours des immigrés clandestins mexicains, entre passeurs, violeurs, argent, etc ; tout y est terne, sérieux, réaliste, dramatique... on sent que l'équipe derrière cet épisode veut éveiller les consciences des spectateurs, leur montrer la dure réalité des immigrants, blablabla. Et soudain, on bascule dans le fantastique à proprement parler, lorsque l'héroïne se réveille dans un village façon Stepford Wives, où tout le monde sourit de manière forcée, où tous les immigrants sont parfaitement intégrés, bref, le spectateur devine immédiatement dans quelle direction se dirige le récit (il faut dire que le générique de début mettait déjà la puce à l'oreille du spectateur attentif, et que la réalisation manque cruellement de subtilité dans ses effets, parfois grotesques).

Et donc, la dernière partie, il faut "s'échapper de la Matrice", avec des éclairages verdâtres moches, un moment rape and revenge à se facepalmer, une scène de bagarre superflue, etc, et une conclusion "émouvante" sur la condition des immigrés face à un gouvernement inhumain et hostile.

Sans surprise, un peu comme la Twilight Zone de Peele, avec une femme derrière la caméra, et avec son propos woke totalement d'actualité au moment de sa diffusion (la polémique du moment étant alors les "camps de concentration" mis en place par le gouvernement Trump pour détenir les migrants dans des conditions inhumaines), cet épisode a reçu un accueil critique totalement unanime et enthousiaste outre-atlantique.

Malheureusement, j'ai trouvé le tout affreusement pataud et lourd, sans la moindre subtilité dans le fond ou dans la forme, et de manière générale, comme la plupart des métrages de cette anthologie, ça se traine jusqu'à sa conclusion, alors que le spectateur a déjà vingt longueurs d'avance sur tout le monde. Bref, un récit jamais horrifique, jamais tendu, qui abat toutes ses cartes bien trop tôt, qui aurait nettement plus eu sa place dans Au-delà du Réel, et qui a le malheur de passer après Peele et ses épisodes balourds.

Et ne me lancez pas sur ce générique de fin balourd, parodie de Fox News et des tweets de Trump...

2.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2019 - 33 - Into The Dark - 1x09 - They Come Knocking (2019)

Publié le 16 Octobre 2019 par Lurdo dans Anthologie, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, Thriller, Télévision, Hulu, Les bilans de Lurdo

Chez les Téléphages Anonymes, d'octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Into The Dark - 1x09 - They Come Knocking (2019) :

Le jour de la Fête des Pères, un père (Clayne Crawford) et ses filles (Josephine Langford, Lia McHugh) partent en road trip en pleine nature, pour honorer la mémoire de la mère disparue (Robyn Lively) des deux enfants. Mais sur place, le trio se trouve en proie à une force maléfique mystérieuse, qui tente de les attirer dans le désert...

Un métrage réalisé par Adam Mason, déjà responsable du Into the Dark d'avril (que j'avais détesté), un Mason qui reprend ici certains de ses tics visuels - la caméra bouge beaucoup, les éclairages et les partis-pris visuels sont très marqués - mais nous livre, étrangement, probablement le meilleur épisode de cette anthologie à ce jour.

Attention, ça ne veut pas dire pour autant que They Come Knocking soit particulièrement bon : comme d'habitude, le format 90 minutes fait plus de mal que de bien au récit, soulignant ses clichés, ses grosses ficelles, et son manque cruel d'originalité. À l'identique, le format impose au réalisateur d'avoir constamment recours à des flashbacks décousus sur la vie de la famille avant la maladie de la mère, et sur les derniers jours de celle-ci : un artifice narratif lassant à la longue, et n'apportant pas grand chose de vraiment pertinent, d'autant que la conclusion du récit (et de son traumatisme familial) est un peu brouillonne et superficielle.

Et pourtant, le tout fonctionne, et parvient même à créer un peu de tension, çà et là : il faut dire que les trois personnages forment une famille convaincante et sympathique, plus développée qu'à l'habitude, que les créatures maléfiques sont plutôt inquiétantes dans leur gestuelle et dans leurs sons, et que le concept de (mobile) home invasion/film de siège est toujours efficace.

Malgré ses défauts (et ils sont bien présents), ce neuvième épisode a su conserver mon intérêt du début à la fin, et ressemblait, pour une fois, à quelque chose de complet, et pas à un épisode de 30 minutes bourré de remplissage. Il y a donc du progrès !

3.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2019 - 30 - Into The Dark - 1x08 - All That We Destroy (2019)

Publié le 15 Octobre 2019 par Lurdo dans Anthologie, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, Science-Fiction, Thriller, Télévision, Hulu, Les bilans de Lurdo

Chez les Téléphages Anonymes, d'octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Into The Dark - 1x08 - All That We Destroy (2019) :

Mère d'un jeune psychopathe, Spencer (Israel Broussard), le Dr. Harris (Samantha Mathis), célèbre généticienne, vit recluse avec lui, tentant de trouver un remède à son état. Pour cela, elle clone encore et encore Ashley (Aurora Perrineau), victime de Spencer, pour tenter d'amener son fils à calmer ses pulsions... mais bien vite, Marissa (Dora Madison), nouvelle voisine des Harris, attire l'attention de Spencer, au grand dam du Dr. Harris.

Un épisode étrange, qui ressemble un peu à un croisement entre Bates Motel, Black Mirror, Masters of Sci-fi, et Au-delà du réel, avec un script étiré jusqu'à plus soif pour tenir les 90 minutes, quitte à forcer beaucoup de choses.

C'est formellement assez compétent, et Israel Broussard est convaincant en jeune psychopathe, mais quelque chose ne fonctionne pas dans cet épisode Fête des Mères, qui décrit tout ce qu'une mère est prête à faire pour son fils. Un quelque chose qui tient probablement de l'écriture, assez laborieuse, notamment dans les dialogues, et dans ces scènes de Skype holographique entre la mère et le père de Spencer (un père interprété par Frank Whaley qui semble avoir tourné toutes ses scènes en une demi-heure, en pleine nature), des scènes qui ne sont là que pour faire avancer le récit et débiter de l'exposition.

Cette intrigue, étrangement axée science-fiction et dangers de la technologie, finit par tourner un peu à vide, échouant à créer de la tension et du suspense, ou à développer ses personnages secondaires de manière convaincante : Dora Madison se retrouve avec un personnage presque envahissant, à l'enthousiasme forcé, supposé s'attacher immédiatement à un Spencer pourtant asocial et à l'apparence de déterré ; Aurora Perrineau (déjà dans The Body) tient ici un double rôle, mais peine à exister en tant que personnage : la version initiale d'Ashley est antipathique, le clone est amnésique, et une victime à répétition.

Bref, en soi, ce n'est pas désastreux, mais il manque vraiment quelque chose pour que le tout décolle, ou parvienne à conserver l'attention du spectateur : comme d'habitude, le format dessert le récit, et la fin, notamment, est vraiment télégraphiée bien à l'avance, et aurait mérité un peu plus de punch pour laisser une bonne impression finale...

2.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2019 - 29 - Into The Dark - 1x07 - I'm Just F*cking with You (2019)

Publié le 14 Octobre 2019 par Lurdo dans Anthologie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Horreur, Oktorrorfest, Review, Thriller, Télévision, Hulu, Les bilans de Lurdo

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Into The Dark - 1x07 - I'm Just F*cking with You (2019) :

Le soir du premier avril, Larry (Keir O'Donnell), un jeune homme névrosé passant le plus clair de son temps à troller anonymement sur le web, retrouve sa sœur Rachel (Jessica McNamee) dans un motel, alors qu'ils se rendent tous les deux au mariage de leur cousin et de le l'ex de Larry. Là, ils tombent sur Chester Conklin (Hayes MacArthur), responsable du motel, un farceur invétéré qui va se montrer de plus en plus dangereux...

Un épisode vraiment pénible à suivre, et qui m'a franchement agacé, tant par son style visuel (l'épisode est très marqué synthwave 80s et néons, comme l'indique l'affiche, mais vire en plus dans un psychédélisme de pacotille dans son dernier quart) que par son interprétation (McNamee est impeccable, lais ça cabotine pas mal au niveau des deux hommes, surtout Keir O'Donnell, qui en fait trois tonnes dans la fébrilité et la névrose).

L'intrigue, par ailleurs, n'est pas très intéressante, avec 45 minutes de farces pas drôles et inoffensives, et un brusque tournant vers le slasher ultra-brutal et violent ensuite : on a parfois l'impression que les scénaristes faisaient là leur bande démo pour un éventuel long-métrage Joker pour DC, mais surtout, on s'ennuie pas mal, ça traîne en longueur, c'est prévisible, et la toute fin tombe relativement à plat, pas aidée par une mise en images et une illustration musicale qui ont tendance à jouer la carte du cynisme et de l'ironie (comme avec ce cri d'aigle qui retentit à chaque farce et action de Chester).

Un épisode assez énervant qui va directement en bas de mon classement de cette saison.

1/6 + 0.5 pour McNamee = 1.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2019 - 26 - Into The Dark - 1x06 - Treehouse (2019)

Publié le 13 Octobre 2019 par Lurdo dans Anthologie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Les bilans de Lurdo, Review, Oktorrorfest, Thriller, Télévision, Hulu

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Into The Dark - 1x06 - Treehouse (2019) :

Chef réputé possédant une émission télévisée où il se montre imbuvable et sarcastique, Peter (Jimmi Simpson) retourne le temps d'un week-end dans la demeure familiale, où ne vit plus qu'Agnes (Nancy Linehan Charles), une gouvernante quasi-aveugle et râleuse. Là, il renoue avec son passé, jusqu'à ce qu'il croise le chemin d'un groupe de femmes  (Julianna Guill, Shaunette Renée Wilson, Stephanie Beatriz, Sophia Del Pizzo, Mary McCormick) tombées en panne dans le voisinage au beau milieu de leur enterrement de vie de jeune fille. Il les invite à passer la soirée dans sa maison vide, mais rapidement, il s'aperçoit que ses invités cachent bien leur jeu...

Un épisode qui célèbre la Journée Mondiale de la Femme, les Ides de Mars, et le concept des conséquences tardives mais inévitables pour des actions passées, en confiant le tout à James Roday... et c'est là que ça risque de coincer pour les spectateurs non-familiers du bonhomme.

Parce que James Roday, interprète et scénariste de la série Psych, a une plume très particulière, et ses scripts sont reconnaissables entre mille, entre références à la pop culture (parfois particulièrement tordues, notamment en matière de cinéma de genre), second degré, et répartie fulgurante. Sans surprise, donc, ce Treehouse possède toutes ces caractéristiques, ainsi qu'une distribution très familière à tous ceux qui ont déjà vu la série Psych, puisqu'une immense majorité des acteurs et actrices de Treehouse en est issue, Jimmi Simpson en tête.

Le métrage sera donc très polarisant pour ces raisons, mais aussi parce que, sous couvert d'hommage aux années 60/70 (notamment dans le style adopté par Roday derrière la caméra), c'est un métrage profondément ancré de nos jours, avec un message #MeToo bien marqué... probablement trop.

Le script manque en effet de finesse, malgré des efforts pour brouiller les pistes (efforts vains, puisqu'on a tendance à deviner les rebondissements du script bien à l'avance), et la morale de l'affaire finit par être pesante et maladroite.

Plus gênant, Jimmi Simpson est trop sympathique, trop charmant, trop amusant pour que son personnage de chef imbu de sa personne soit vraiment détestable à la fin du film - alors certes, c'est en partie voulu, pour que le personnage dévoile progressivement son vrai visage, et que sa rédemption façon Scrooge fonctionne un minimum... mais Simpson reste trop attachant pour qu'on le déteste vraiment malgré ses actions passées, et ça empêche le récit de vraiment fonctionner.

Au final, un métrage qui divisera probablement, et entraînera certainement un rejet massif de la part d'une gros partie du public. Personnellement, j'ai apprécié, notamment de par sa distribution et son humour, mais je reconnais que c'est très imparfait (et parfois un peu grotesque).

3/6 (pour le capital sympathie de tout le monde)

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Halloween Oktorrorfest 2019 - 25 - Into The Dark - 1x05 - Down (2019)

Publié le 13 Octobre 2019 par Lurdo dans Anthologie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Halloween, Horreur, Les bilans de Lurdo, Oktorrorfest, Review, Romance, Thriller, Télévision, Hulu

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Into The Dark - 1x05 - Down (2019) :

Le soir de la Saint Valentin, alors qu'elle quitte son bureau très tard, Jennifer (Natalie Martinez) se retrouve prise au piège dans un ascenseur en panne, en compagnie de Guy (Matt Lauria), un séduisant cadre avec qui elle commence à sympathiser...

Pas grand chose à dire sur ce cinquième épisode de l'anthologie Into The Dark de Hulu : c'est un bon gros remake de P2 - 2è sous-sol, mais dans un ascenseur, et paradoxalement, c'est la première demi-heure (exclusivement en mode comédie romantique) qui fonctionne le mieux.

Bien sûr, on se doute immédiatement que tout ça est trop beau pour être honnête, et qu'un rebondissement sinistre nous attend. Mais l'espace d'un instant, on se surprend à espérer que le réalisateur (déjà derrière la caméra du Dernier Exorcisme) et le scénariste nous réservent une surprise originale, et pas un simple "en fait, il est méchant".

Malheureusement, ce n'est pas le cas, et après une seconde demi-heure honorable (mais peinant à imposer tout sens de claustrophobie ou de véritable tension), le dernier tiers finit par tourner à vide, et au mauvais slasher interminable, avec des péripéties et une mise à mort sanglante totalement gratuites.

C'est dommage, parce que ça partait bien, avec notamment un duo d'acteurs convaincants et compétents. Mais comme d'habitude avec Into The Dark, ça aurait dû s'arrêter au bout de 45/50 minutes, et éviter d'être aussi prévisible.

2.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2019 - 24 - Into The Dark - 1x04 - New Year, New You (2018)

Publié le 12 Octobre 2019 par Lurdo dans Anthologie, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Les bilans de Lurdo, Oktorrorfest, Review, Télévision, Hulu

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Into The Dark - 1x04 - New Year, New You (2018) :

Alexis (Suki Waterhouse), Kayla (Kirby Howell-Baptiste) et Chloe (Melissa Bergland), trois amies de longue date, n'ont pu qu'assister à l'ascension fulgurant de Danielle (Carly Chaikin), une rivale de lycée devenue influenceuse lifestyle et bien-être. Les trois jeunes femmes invitent néanmoins cette dernière pour le Nouvel An, dans l'immense manoir d'Alexis, pour renouer avec elle. Mais une fois la soirée engagée, elles révèlent leur vrai visage, et décident de donner une leçon à leur ancienne ennemie.

Épisode de Nouvel An de cette saison d'Into the Dark, ce New Year New You a été unanimement salué par la critique comme une réussite, et comme un nouvel exemple du talent féminin (scénariste, actrices, réalisatrice, etc) en matière de cinéma de genre.

Le seul problème, c'est que ce New Year, New You, est particulièrement creux, pour ne pas dire mauvais.

En effet, sur un squelette de slasher rétro/pseudo-70s (la musique, la réalisation maniérée qui fait des zooms, filme des miroirs pour se donner de la profondeur, ou s'arrête sur certains éléments du décor - portrait, couteaux, club de golf, piscine - qui ont inévitablement une importance ultérieure dans l'intrigue, flashbacks flous et vaporeux, carton-titre à la police typique de l'époque, et au copyright daté de 1979), se greffe ici un pur film de millenials, mettant en scène des millenials à la représentation démographique politiquement correcte (la protagoniste traumatisée, l'antagoniste blonde et influenceuse, la grosse mal dans sa peau, la lesbienne afro-américaine), écrites comme des ados attardées à baffer, et qui à aucun moment n'attirent la sympathie ni l'intérêt.

Il faut dire que l'écriture ne les gâte pas : entre la caractérisation simpliste, les changements d'allégeance totalement improbables et jamais bien justifiés, les réactions étranges, etc, il y a un gros manque de maîtrise et de subtilité, qui se retrouve à tous les niveaux.

Au niveau de la réalisation bien insistante, comme je l'ai mentionnée plus haut, mais aussi au montage (dès que ça s'énerve un peu, le montage part en vrille), et à l'interprétation : Waterhouse, notamment, passe la moitié du film repliée sur elle-même, façon "cliché de la fille traumatisée", sans jamais apporter la moindre nuance ou subtilité à ce personnage, qui lorsqu'il bascule, vire immédiatement dans l'hystérie cruelle et démesurée.

Pas assez de nuances, une distribution assez inégale (j'ai aussi eu du mal avec Chaikin, pas au niveau de l'interprétation, mais de son physique : elle est censée être l'idole d'une génération, admirée de tous, irrésistible, capable de taper dans l'oeil des plus grands milliardaires sur la simple base de son apparence, etc... et honnêtement, c'est superficiel, certes, mais ce n'est pas la première chose à laquelle je pense quand je vois Carly Chaikin et son physique particulier ; heureusement, elle est plutôt convaincante en manipulatrice), une écriture pataude, une critique maladroite des réseaux sociaux, une réalisation sans subtilité, une durée interminable...

Bref, même note que les précédents, à peu de choses près : 2.25/6

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Halloween Oktorrorfest 2019 - 23 - Into The Dark - 1x03 - Pooka ! (2018)

Publié le 12 Octobre 2019 par Lurdo dans Anthologie, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Les bilans de Lurdo, Oktorrorfest, Review, Télévision, Yulefest, Noël, Christmas, Hulu

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Into The Dark - 1x03 - Pooka ! (2018) :

Acteur à la dérive, Wilson (Nyasha Hatendi) accepte d'endosser, à l'occasion des fêtes de Noël, le costume de Pooka, la mascotte d'une marque de jouets interactifs exclusifs lancés pour la fin d'année. Mais rapidement, alors qu'il se rapproche de Melanie (Latarsha Rose), une mère célibataire, Wilson réalise que le costume semble réveiller en lui des pulsions négatives et hostiles, et menace son entourage...

Mouais. Malgré la présence de Nacho Vigalondo (Timecrimes, Colossal) derrière la caméra (ce qui garantissait quelque chose de plus travaillé que les épisodes précédents, et avec une sensibilité différente - c'est le cas, notamment avec une photographie et des éclairages très particuliers), je dois dire que c'est probablement là l'épisode d'Into The Dark que j'ai le moins aimé à ce jour.

Pourtant, paradoxalement, c'est peut-être le plus travaillé et ambitieux au niveau de la mise en images, et la période de Noël aurait clairement dû me rendre plus indulgent vis à vis du métrage, mais non, je n'ai pas du tout accroché à cette relecture transparente de Carnival of Souls, mâtinée du Masque hanté de Chair de Poule

L'un des problèmes principaux, en fait, c'est que le personnage principal n'est pas du tout sympathique. Non seulement son interprète est occasionnellement en surjeu, mais en prime, Wilson apparaît clairement, dès sa première apparition, comme gentiment dérangé, et rien dans son comportement ultérieur ne change cette première impression (surtout pas lorsqu'il joue les semi-stalkers avec Melanie).

Et puis, bien entendu, il y a aussi le souci de la durée. Comme les deux épisodes précédents, ce Pooka ! dure plus de 80 minutes, ce qui est bien trop long. D'autant que là, ces 80+ minutes sont délibérément assez désagréables à suivre, au niveau de la forme, du montage, des visuels, etc, pour refléter le chaos mental de Wilson. 

Résultat : une fois la première moitié passée, j'ai décroché, attendant patiemment la résolution de cette intrigue cousue de fil blanc, aux personnages me laissant totalement de marbre, et à la forme ambitieuse, mais frustrante.

2/6 + 0.75 pour le travail sur la forme, même si je n'ai pas du tout apprécié cette dernière = 2.75/6

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Halloween Oktorrorfest 2019 - 20 - Into The Dark - 1x02 - Flesh & Blood (2018)

Publié le 10 Octobre 2019 par Lurdo dans Anthologie, Critiques éclair, Cinéma, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, Télévision, Thriller, Hulu, Les bilans de Lurdo

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Into The Dark - 1x02 - Flesh & Blood :

Agoraphobe depuis l'assassinat mystérieux de sa mère, Kimberly (Diana Silvers) reste cloîtrée chez elle avec son père, Henry (Dermot Mulroney), qui rénove la maison. Mais bien vite, les absences régulières de son géniteur, ainsi que des disparitions inexpliquées dans le secteur, vont commencer à inquiéter Kimberly, et vont la pousser à enquêter sur son père...

Épisode de Thanksgiving, réalisé par Patrick Lussier, un faiseur au sens premier du terme qui officie dans les films de genre depuis des décennies, et qui n'est jamais parvenu à transcender la matière qu'on lui demande de filmer : ici, sans surprise, c'est encore une fois le cas, avec un sous-Le Beau-père vraiment très convenu et balisé... mais surtout, bien trop long.

C'est simple : il y a ici de quoi tenir 40-45 minutes (à la limite, une petite heure), et les deux interprètes principaux sont au demeurant très efficaces... mais Flesh & Blood dure 94 minutes interminables, 94 minutes qui donnent l'impression de n'avoir plus rien à raconter une fois la moitié de l'épisode atteinte, et surtout 94 minutes qui sont filmées très platement, sans réelle inspiration.

Résultat : au format 45 minutes, ça aurait probablement fait un épisode de Fear Itself tout à fait honorable. Un petit 4/6, en somme. Là, au format 94 minutes, c'est deux fois moins efficace, et la note est donc divisée par deux (ou presque).

2/6 + 0.5 pour l'interprétation = 2.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2019 - 19 - Into The Dark - 1x01 - The Body (2018)

Publié le 10 Octobre 2019 par Lurdo dans Anthologie, Cinéma, Critiques éclair, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, Romance, Thriller, Télévision, Hulu, Les bilans de Lurdo

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Into The Dark - 1x01 - The Body (2018) :

La nuit d'Halloween, un tueur à gages (Tom Bateman) tente de se débarrasser d'un cadavre au plus vite, mais il croise le chemin de plusieurs personnes enthousiastes (David Hull, Aurora Perrineau, Harvey Guillén, Ray Santiago, Rebecca Rittenhouse) qui l'invitent à une fête costumée, pensant qu'il est déguisé et transporte un cadavre factice...

Première volet de l'anthologie Into The Dark, un ensemble de 12 épisodes produits par Blumhouse et diffusés sur Hulu toute l'année, à l'occasion des principales fêtes calendaires. Une sorte de sous-Masters of Horror, donc, sans les "Masters", pour un résultat qui semble plus proche de Fear Itself que de l'anthologie Showtime...

En effet, dès ce premier épisode centré sur Halloween, on comprend que l'anthologie va souffrir de certains problèmes, au premier rang desquels son format de 85 minutes.

85 minutes, c'est long, surtout quand à la base, on n'a qu'un postulat de court métrage, comme pour ce The Body, adaptation d'un court du même nom : le pitch de base est ainsi présenté dès les cinq premières minutes, et tout le reste n'est que du remplissage.

Monologue inutile, romance à la conclusion prévisible, caméo de Sasha Grey, et un script qui commet l'erreur de basculer du point de vue exclusif du tueur à celui des fêtards - des fêtards malheureusement inintéressants, même si ça fait toujours plaisir de revoir Pablo de Ash vs Evil Dead : l'écriture est, avec le rythme, un vrai souci, et le tout se traîne vraiment mollement à mesure que le récit avance, notamment dans la dernière demi-heure.

Pire : la conclusion est télégraphiée au possible, et achève de souligner que ce The Body ressemble trop à un Conte de la Crypte délayé au possible - une morality tale qui aurait fonctionné sur moins d'une heure, mais qui finit par s’essouffler totalement au format actuel. Je crains le pire pour le reste.

2.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2019 - 13 - Rétrospective Critters : Critters Attack ! (2019)

Publié le 7 Octobre 2019 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Jeunesse, Review, Science-Fiction, Télévision, Critters, SyFy

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Critters Attack ! (2019) :

Alors qu'elle babysitte Jake (Jack Fulton) et Trissy (Ava Preston), les deux enfants d'un enseignante, Drea (Tashiana Washington), une jeune femme débrouillarde, trouve en forêt une Krite pacifique et affectueuse, que le groupe baptise Bianca. Avec son frère Phillip (Jaeden Noël), Drea va alors devoir survivre à l'attaque d'autres Krites récemment débarqués sur Terre, et bien décidés à s'opposer à Bianca, membre de leur famille royale.

Seconde itération 2019 de la franchise Critters avec le fauché mais rigolo A New Binge, ce Critters Attack ! a été produit par SyFy, avec un budget que l'on devine tout aussi limité, et un cahier des charges plus générique.

Résultat : un téléfilm insipide au possible, avec une distribution jeune qui donne au tout de faux airs de téléfilm Nickelodeon, une Bianca particulièrement laide qui fait virer le tout vers un sous-Gremlins de pacotille, un rythme inexistant, des personnages au développement insuffisant ou inutile (c'est selon), des effets inégaux (les marionnettes semblent tout droit sorties des films originaux, mais le sang ressemble à de la peinture, et certains effets numériques sont ratés), un script décousu et approximatif, et une Dee Wallace qui fait une apparition en chasseuse de primes surarmée (un caméo sans intérêt, et même pas relié aux chasseurs de prime intergalactiques des autres épisodes).

Bref, ce n'est pas bon du tout, et plus problématique : ce n'est jamais fun.

Pas forcément le pire volet de la saga, mais pas loin.

2/6 

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Halloween Oktorrorfest 2019 - 07 - Killer High (2018)

Publié le 3 Octobre 2019 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, Thriller, Télévision, SyFy

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Killer High :

Obsédée par le succès, Sabrina Swanson (Kacey Rohl) a organisé l'anniversaire des 10 ans de sa promotion de lycée pour pouvoir en mettre plein les yeux à sa rivale de toujours, Rosario (Humberly González). Malheureusement, une ancienne malédiction hante l'établissement scolaire, et quiconque enfile le costume de l'ancienne mascotte du lycée se transforme en bête sanguinaire...

Une comédie horrifique produite pour SyFy, et écrite/réalisée par des femmes, notamment par la scénariste de Leprechaun Returns : et tout de suite, on retrouve un même sens du second degré évident, avec des dialogues décalés, des personnages gentiment caricaturaux, et un ton peu sérieux qui fait plaisir à voir.

Si visuellement, on n'est pas loin du Mike Mendez du Couvent, avec des éclairages fluos et très contrastés, on retrouve aussi l'approche décomplexée de ses métrages, avec un monstre risible et assez fauché (mais conçu comme tel, puisque c'est un costume de mascotte possédé), des gags idiots, du slapstick, et plein d'autres idées incongrues comme ces moments où l'action se fige en plein déluge de gore (un gimmick qui se répète peut-être une fois de trop).

Malheureusement, Killer High a aussi les limites de ses qualités : ça ne fonctionne jamais vraiment en tant que film d'horreur, c'est trop fauché pour que toutes les idées soient vraiment concrétisées, et dans l'ensemble, ça reste très anecdotique, malgré une distribution tout à fait compétente, Kacey Rohl en tête.

3.5/6 (pour le capital sympathie du tout)

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Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2019 - A Discovery of Witches, saison 1 (2018)

Publié le 29 Septembre 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Drame, Fantastique, Halloween, Horreur, Les bilans de Lurdo, Oktorrorfest, Review, Romance, Thriller, Télévision, UK

L'Halloween Oktorrorfest touche aussi le petit écran, avec chaque week-end, tout le mois d'octobre, des critiques de séries fantastiques et horrifiques...

A Discovery of Witches, saison 1 (2018) :

Sorcière orpheline refusant d'utiliser ses pouvoirs, Diana Bishop (Teresa Palmer) enseigne l'histoire à Oxford. Jusqu'au jour où elle découvre, dans la bibliothèque de l'Université, un vieux grimoire ancestral qu'elle est la seule à pouvoir lire, et qui révèle l'origine des vampires, des démons, et leurs liens avec les sorcières. Aussitôt, toute la communauté des êtres surnaturels se rapproche agressivement de Diana, pour tenter de découvrir la vérité, et la jeune femme fait la connaissance de Matthew Clairmont (Matthew Goode), un vampire séduisant bien décidé à la protéger...

Adaptation en 8 épisodes du roman Le Livre Perdu des Sortilèges de Deborah Harkness, cette série anglaise diffusé sur Sky TV évoquera sans nul doute des choses familières au spectateur amateur de littérature de genre : on est en effet en plein dans le genre de la bit-lit (la romance vampirique), avec tout ce que ça comporte de clichés et de défauts.
 
Difficile en effet de ne pas remarquer à quel point ces clichés sont présents : entre l'héroïne, élue aux pouvoirs extraordinaires et centre du monde surnaturel, jolie mais réservée, aux origines tragiques, et à la profession intellectuelle qui renvoie directement au métier et à la passion de Deborah Harkness (historienne et universitaire : on est à deux doigts du self insert façon Laurel K Hamilton) ; son prétendant vampire, mystérieux et séduisant mais proche de sa famille et noble de naissance, dirigeant d'un ordre spécial et secret ; les deux tantes excentriques que l'on dirait tout droit sorties de Sabrina l'apprentie sorcière, les luttes de clans entre les différents peuples surnaturels (ici surnommées créatures), la romance impossible et interdite façon Roméo et Juliette du pauvre, sans oublier le concept de voyage temporel qui semble gentiment surfer sur la vague Outlander, on devine tout de suite quelle est la tranche démographique visée par cette série et par le roman qu'elle adapte.

Et malheureusement, difficile de trouver beaucoup d'intérêt au programme tant il regorge à ce point de clichés, d'une réalisation et d'une esthétique assez froide (presque publicitaire), et d'un script maladroit qui tente d'adapter un ouvrage en y faisant des coupes peu judicieuses. Du moins, c'est ce que je suppose, puisque, n'ayant pas lu le roman, je ne peux que supposer qu'il était plus développé qu'ici : en effet, A Discovery of Witches a le malheureux problème de tenter d'établir un univers en huit épisodes à peine, ce qui est insuffisant.

La série se retrouve ainsi à présenter trois peuples principaux (les vampires, les sorcières, et les démons) sans jamais expliquer ou définir chacun de ces peuples. Passe encore pour les vampires et sorcières, assez communs, mais les démons souffrent ici de n'être jamais développés correctement : le spectateur ne sait donc jamais vraiment ce qu'est un démon dans cet univers, quels sont ses pouvoirs, et pourquoi certaines règles arbitraires interdisent le mélange des races, et semblent poser problème aux autres personnages.
 
D'ailleurs, il y a énormément de moments scientifiques qui n'apportent pas grand-chose à la série, une série clairement pensée comme une introduction à quelque chose de plus développé, et donc une série qui ne se suffit pas à elle-même. Paradoxalement, en 8 épisodes, il ne se passe pas grand-chose : l'héroïne est traquée des le premier épisode, et cela ne change pas jusqu'à la fin ; tout juste subit-elle une formation accélérée chez ses tantes, des tantes par ailleurs inutiles pendant les trois quarts de la saison, ce qui est un bien mauvaise utilisation de leurs actrices (Alex Kingston et Valarie Pettiford).

En multipliant les points de vue, par ailleurs, la série peine à intéresser. En effet, la particularité de la bit-lit, bien souvent, est d'adopter le point de vue de son héroïne, ce qui permet à la lectrice de s'identifier plus facilement au personnage, et de découvrir l'univers présenté par l'auteur. Seul problème : ici, le scénario passe autant de temps auprès des antagonistes (vampires et sorcières) et personnages secondaires (qui d'ailleurs ne débordent pas vraiment de charisme), qu'auprès de l'héroïne et de son vampire.

Le résultat, c'est un déficit de capital sympathie de l'héroïne (à l'interprétation inégale - et pourtant, habituellement, j'apprécie Teresa Palmer, mais ici, elle est terne) et un manque certain d'alchimie avec son vampire, raide comme un piquet et peu charismatique (j'ai bien conscience que ton nombre de spectatrices me contrediront, mais peu importe).

Et donc, entre ce couple principal franchement insipide (qui a même droit à une scène de sexe au ralenti et tout public, bien risible), leurs antagonistes assez peu engageants ou réussis, ces personnages secondaires sous-exploités ou inintéressants, ces effets spéciaux assez médiocres, et cette ambiance globale totalement glaciale, il y a bien trop peu de choses à se mettre sous la dent si l'on n'est pas conquis d'avance par le côté bit-lit et romance impossible entre deux êtres surnaturels.

J'avoue avoir abordé cette série sans attentes particulières, et je dois donc dire que je n'ai pas été déçu. A Discovery of Witches, à l'image de son monologue d'ouverture d'épisode répété jusqu'à plus soif, m'a laissé totalement de marbre, m'a lassé, et je crois que je vais m'arrêter là.

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Les bilans de Lurdo : Wu Assassins, saison 1 (2019)

Publié le 22 Septembre 2019 par Lurdo dans Action, Critiques éclair, Fantastique, Les bilans de Lurdo, Netflix, Review, Télévision, USA

Une série Netflix en 10 épisodes de 40-45 minutes environ, et qui ressemble honnêtement à ce genre de séries canadiennes à la Lost Girl, pas forcément très maîtrisées, ou avec un budget conséquent, et qui finissent invariablement sur SyFy ou sur la CW.

Wu Assassins, saison 1 (2019) :

Kai Jin (Iko Uwais), cuisinier dans un food truck de San Francisco, découvre un beau jour qu'il est le Wu Assassin, destiné à canaliser l'énergie et les techniques d'un millier de moines (Marc Dacascos) afin d'affronter les représentants des forces du Mal élémentaires dans un combat sans merci, pour assurer sa survie et celle de ses proches. Plus facile à dire qu'à faire, surtout lorsque, comme Kai, on est issu d'une famille importante des Triades, que la police (Katheryn Winnick) tente d'infiltrer celles-ci, et que le père adoptif de Kai, Uncle Six (Byron Mann), dirige le crime organisé de la ville et possède des pouvoirs surnaturels...

Un programme mettant en scène une distribution à dominante asiatique et une mythologie à l'identique, pour un résultat qui lorgne donc, comme je le disais plus haut, sur ces séries canadiennes que l'on retrouve souvent sur la chaîne SyFy ou CW.

Cela dit, Wu Assassins ressemble aussi beaucoup à ce qui pourrait se produire lorsqu'un distributeur comme Netflix est confronté à un problème de politiquement correct autour de l'un de ses programmes (en l'occurrence, Iron Fist, accusé dès sa mise en chantier de ne pas mettre en valeur un héros asiatique, blablabla), et décide de mettre précipitamment en production, pour pas cher, un succédané de cette série, avec protagonistes asiatiques, et tout et tout. Ici, on a ainsi vraiment l'impression de regarder parfois un sous-Iron Fist, entre le héros aux pouvoirs mystiques, ses deux amis d'enfance (un frère aux problèmes d'addiction et une sœur businesswoman, qui, par ailleurs, participe à des combats en cage sur son temps libre, et finit par hériter de pouvoirs - soit un beau mélange entre les deux personnages féminins principaux d'Iron Fist), sa figure paternelle corrompue et dotée de pouvoirs, etc, etc, etc

Mais cela importe finalement peu, puisque dans un cas comme dans l'autre, le résultat est... très médiocre (en étant gentil). Je suppose que c'est ce qui arrive lorsque des producteurs et scénaristes caucasiens s'attaquent à la mythologie asiatique : c'est approximatif au possible.

Et cette approximation se retrouve à tous les niveaux de la production. L'interprétation est approximative (très inégale en fonction des acteurs, et de la lourdeur de leurs répliques), l'écriture est affreusement approximative (le script multiplie les flashbacks, est complètement déstructuré, oublie en cours de route les règles de son univers, semble changer de direction à mi-saison, les dialogues sont lourds), l'illustration musicale est approximative (pour ne pas dire calamiteuse, avec du hip-hop/gangsta rap et de la pop asiatique aux moments les plus inopportuns, et tant pis si ça démolit le moindre embryon de tension, de dramaturgie ou de suspense), les effets spéciaux sont approximatifs (façon série canadienne de 2000-2010), etc, etc, etc

Il n'y a guère que les combats qui tiennent la route, et encore, cela ne suffit pas : en confiant le rôle principal de la série à Iko Uwais, la série met la barre très haut, et si l'acteur n'est pas le meilleur comédien du monde (et oublie un peu de jouer dans la seconde moitié de la saison), il assure clairement les scènes de combat. Seulement voilà : non seulement tout le postulat de départ (Kai reçoit le savoir et les techniques de mille moines, qui le remplacent dans le monde réel aux yeux d'autrui lorsqu'il se bat) est abandonné à mi-parcours (Dacascos doit être absent des 3/4 des épisodes), mais en plus, la série part du principe que tous ses personnages (Kai, son amie d'enfance, la fliquette interprétée par Katheryn Winnick, le voleur de voitures interprété par Lewis Tan) sont de super combattants (le bon vieux cliché de "tous les asiatiques savent faire du kung-fu", poussé dans ses retranchements), y compris Kai avant même de recevoir ses pouvoirs.

Ce qui, forcément, enlève beaucoup du caractère spécial et unique du Wu Assassin. Mais de toute façon, les règles de l'univers sont tellement mal définies, et mises de côté à mi-saison (Ying Ying, le guide spirituel inutile de Kai, disparaît elle aussi d'un paquet d'épisodes), la caractérisation est tellement à l'ouest (Kai passe toute la saison à refuser de tuer, avant de massacrer des méchants à tour de bras dans les deux derniers épisodes, sans broncher), et le focus de l'écriture délaisse tellement les protagonistes (Kai devient monolithique, une romance sortie de nulle part voit le jour entre Winnick et Tan, bon nombre de personnages secondaires disparaissent, etc), qu'on se contrefout gentiment du sort de Kai et de ses amis.

Les scénaristes semblent de toute façon bien plus intéressés par les guest stars - Summer Glau, Kevin Durand, Tommy Flanagan - qui interprètent leurs antagonistes aux pouvoirs élémentaires, des antagonistes au développement là aussi bancal au possible (seul Flanagan a droit à une vraie caractérisation étendue puisqu'il est le big bad saisonnier, un Écossais immortel dont les flashbacks m'ont immédiatement renvoyé à un Highlander du pauvre).

Bref, arrêtons le massacre : c'est faible sur tous les plans, c'est un peu racoleur (le baiser entre Glau et Winnick, totalement gratuit), c'est totalement décousu (encore une fois, l'impression d'un changement de direction à mi-saison est très présente), c'est mal rythmé, c'est fréquemment peu cohérent, et ça se conclue en cliffhanger, après un final bavard et creux.

Honnêtement, je doute que le show obtienne une saison 2, mais même si c'est le cas, ça sera probablement sans moi.

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