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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #television catégorie

Blog Update ! - Mai 2019

Publié le 2 Juin 2019 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Télévision, Update

Sur le blog des Téléphages Anonymes, le mois de mai a commencé en fanfare, avec l'Endgame des Avengers, et a continué en demi-teinte avant de fêter l'anniversaire de la franchise Alien...

#952 : The Self-Destruction of the Ultimate Warrior (2005) - 3.75/6

#953 : Henchmen (2018) - 2/6

#954 : Avengers - Endgame (2019) - 4.75/6

#955 : The Front Runner (2018) - 3/6

#956 : Smack 'Em Up - Reality Bites (2014) - 3.5/6

#957 : Mayor Cupcake (2011) - 2.25/6

#958 : Lego DC Comics Super Heroes - Justice League : S'évader de Gotham City (2016) - 2.5/6

#959 : Alex, le Destin d'un Roi (2019) - 3/6

#960 : Tooken (2015) - 1/6

#961 : L'Attaque des Titans (2015) - 2/6

#962 : The Gilligan Manifesto (2018) - 1.5/6

#963 : Lego DC Comics Super Heroes - The Flash (2018) - 3.75/6

#964 : L'Attaque des Titans 2 - La Fin du Monde (2015) - 1.5/6

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# Bilan :

Mettons de côté l'anniversaire Alien, qui a eu droit à son propre bilan publié plus tôt ce jour : cela nous laisse un mois de mai à 13 films, dont la moitié environ arrive à la moyenne - cela aurait pu être bien pire, même si les chiffres bruts ne disent pas toute la vérité.

En effet, ces 6 films atteignant la moyenne sont, pour la plupart, des documentaires... et Avengers Endgame, gagnant indiscutable de l'année, tant au box-office qu'au niveau critique.

À côté, des adaptations de manga et des comédies ratées (Attack on Titan, Tooken), des thèses universitaires creuses (The Gilligan Manifesto), et de l'animation peu inspirée (Henchmen) : rien de bien mémorable, pour un mois dominé par les extraterrestres agressifs...

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# Film du mois :

Avengers Endgame, sans surprise. Spectaculaire, explosif, mémorable, et tout et tout : une fin de cycle digne de ce nom pour le MCU.

 

# Flop du mois :

L'Attaque des Titans 1 et 2, des adaptations médiocres, laides et sans inspiration, soit tout le contraire de Endgame.

 

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# Petit écran :

Ce mois-ci, les morts étaient de retour sur le blog, avec les zombies de Santa Clarita (toujours en demi-teinte), les fantômes de Marley (guère plus mémorables), et ceux, beaucoup plus métaphoriques, de Ricky Gervais dans After Life.  En parallèle, on a conclu la saison 2 de The Orville, avec une fin toujours trop centrée sur le couple principal de la série, et on a regardé les mésaventures assez bancales de l'Umbrella Academy, sur Netflix.

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# À venir :

En juin, une fois l'anniversaire Alien terminé, le blog des Téléphages Anonymes reprend son cours normal, avec sa chronique Un film, un jour... ou presque ! et ses séries, avec quelques aventures de Bond, James Bond, une enquête du Détective Pikachu, la vie et l'oeuvre de Mötley Crüe, un Rêve bleuuuu, des hommes (et femmes) en noir, une apprentie catcheuse anglaise et le chant du cygne (ou du Phénix) d'une franchise mutante...

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Les bilans de Lurdo : The Umbrella Academy, saison 1 (2019)

Publié le 19 Mai 2019 par Lurdo dans Action, Comédie, Drame, Fantastique, Les bilans de Lurdo, Netflix, Review, Science-Fiction, Thriller, Télévision

Adaptation de la série limitée du même nom, créée par Gerard Way et publiée par Dark Horse Comics en 2007, The Umbrella Academy se veut une relecture décalée et excentrique du genre super-héroïque et des drames familiaux, relecture confiée à Steve Blackman (co-showrunner d'Altered Carbon) et Jeremy Slater (Les 4 Fantastiques, Death Note, Lazarus Effect, Pet et la série L'Exorciste). Autant dire qu'il y avait de quoi se méfier, même sans rien connaître de l’œuvre d'origine...

The Umbrella Academy, saison 1 (2019) :

Dans les années 80, sept enfants aux pouvoirs spéciaux, nés le même jour, ont été adoptés par Reginald Hargreeves (Colm Feore), un milliardaire excentrique, qui a alors fondé l'Umbrella Academy, pour faire de ces enfants un groupe de justiciers masqués. Trente ans plus tard, seuls six enfants ont survécu, adultes et en froid : Luther (Tom Hopper), un géant ayant passé plusieurs années sur la Lune, mais particulièrement fragile émotionnellement ; Diego (David Catañeda), un justicier rebelle capable de toujours toucher sa cible avec ses projectiles ; Klaus (Robert Sheehan), alcoolique et drogué, capable de parler et d'interagir avec les morts ; Allison (Emmy Raver-Lampman), capable de contrôler autrui en lui parlant, et devenue superstar du grand écran ; Vanya (Ellen Page), dépressive, et ne semblant pas avoir de pouvoirs. Et puis il y a Numéro 5 (Aidan Gallagher), capable d'effectuer des sauts spatio-temporels, et que tout le monde croyait mort : mais lorsqu'il ressurgit, en provenance du futur et prisonnier de son corps d'enfant, c'est pour annoncer à sa famille que la fin du monde est imminente, et qu'ils doivent absolument trouver un moyen d'empêcher l'apocalypse...

Et honnêtement, compte tenu du palmarès des scénaristes/showrunners de la série, The Umbrella Academy évite le plantage.

Bon, il faut être très clair : la série dans son ensemble (la première moitié de saison en particulier), est balourde, mal écrite et laborieuse, téléphonant systématiquement tous ses effets et rebondissements, donnant aux spectateurs vingt longueurs d'avance sur les personnages, empilant les flashbacks pas forcément utiles (car déjà explicités par des dialogues dans des épisodes précédents), souffrant d'une illustration musicale évidente et forcée (les morceaux de pop décalée qui illustrent mécaniquement ce qui se passe à l'écran, très peu pour moi), et de choix artistiques vraiment frustrants, que ce soit au niveau des costumes - pauvre Tom Hopper et son muscle suit encore moins crédible que celui de Jason Flemyng dans LXG, en 2003 - ou de la réalisation, constamment en plongée, contre-plongées et avec un rendu excentrique.

À cela s'ajoute le rythme Netflix (10 x 45-55 minutes), qui tire tout vers le bas, en ralentissant l'intrigue de manière abusive, et une distribution assez inégale, notamment au niveau du charisme - si Hopper, Raver-Lampman, Gallagher et Cameron Britton sont très bien, j'ai plus de mal avec Jordan Claire Robbins, Catañeda, ou encore John Magaro ; idem pour Mary J. Blige, pas toujours ultra-juste dans son interprétation - quant à Ellen Page, elle est tellement en retenue et effacée qu'elle ne laisse pas la moindre impression, ce qui est bien dommage. Et ce cher Robert Sheehan, lui, donne dans un premier temps l'impression de nous faire un Johnny Depp/Keith Richards-bis assez cliché, mais parvient heureusement à donner de la profondeur et de la sensibilité à son personnage.

Bref, ce n'est pas exceptionnel, et le programme se trouve constamment le postérieur entre deux ou trois chaises, jamais aussi décalé et stylisé (notamment artistiquement) qu'un Lemony Snicket, jamais suffisamment sérieux et maîtrisé pour que l'émotion et le mélodrame fonctionnent à plein régime, et jamais assez dynamique ou percutant pour appartenir au genre super-héroïque.

Paradoxalement, en fait, ce sont des détails et des sous-intrigues qui s'avèrent les plus convaincants, face à une intrigue générale cousue de fil blanc, jamais surprenante, et totalement dénuée du moindre sentiment d'urgence (assez paradoxal puisque toute la saison repose sur un compte à rebours avant l'apocalypse).

La relation de Hazel et de sa serveuse ? C'est touchant. Les scènes se déroulant au sein de la Commission Temporelle, avec une Kate Walsh déjantée ? Intrigantes. Le singe majordome et ses lourds secrets ? Très réussi, et même par moments émouvant. La relation de Luther et Allison ? Assez joliment traitée.

Le reste, malheureusement, fonctionne nettement moins. Au niveau de la famille, de nombreux moments tombent à plat faute d'une écriture efficace : Diego et son ex policière, la mort et la résurrection de "Maman", tout le développement effectué autour du personnage de Vanya (et sa relation insipide avec Leonard/Harold, un Syndrome-bis sans la moindre subtilité), la rivalité Hazel/ChaCha et même la relation de Klaus avec celui qu'il a perdu, une relation qui ne fonctionne qu'à moitié tant elle est surlignée par l'écriture, et tant son compagnon n'a aucun développement.

Cela dit, malgré ces défauts, cette première saison n'est pas un désastre : alors que je m'attendais, au terme de la première moitié de saison, à quelque chose de plus en plus mauvais et laborieux, le show parvient à retrouver un peu de rythme et d'énergie à mesure qu'il s'approche de sa conclusion. C'est bien simple, à partir du moment où la série met de côté les retrouvailles compliquées de la famille, et cesse de revenir sur leurs traumatismes respectifs, pour faire interagir les personnages et faire avancer l'intrigue, ça devient tout de suite nettement plus agréable à suivre.

Néanmoins, les défauts sont bel et bien présents, l'écriture est vraiment pataude et maladroite, la série privilégie trop souvent la forme au fond (avec un certain détachement ironique sur ce qu'elle montre à l'écran), et il est assez symptomatique de constater que l'épisode fonctionnant le mieux de la saison est celui où les choses avancent, où les relations progressent, etc... avant d'être malheureusement rebootées en fin d'épisode, pour revenir au status-quo !

Au final, The Umbrella Academy m'a laissé des plus mitigés. J'ignore quelle part des problèmes de la série est inhérente à son récit originel, et quelle part est issue du traitement Netflix, mais le tout peine un peu à convaincre, et semble toujours persuadé d'être plus cool, plus original, plus décalé et plus stylisé que le programme ne l'est vraiment.

Tout n'est pas à jeter, loin de là, mais la série est loin de m'avoir convaincu, et ne m'a certainement pas donné envie de revenir en deuxième année...     

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et ici.

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Les bilans de Lurdo : After Life, saison 1 (2019)

Publié le 18 Mai 2019 par Lurdo dans Comédie, Drame, Les bilans de Lurdo, Netflix, Review, Télévision, UK

Comédie dramatique produite, réalisée et écrite pour Netflix par Ricky Gervais, After Life prend la forme de 6 épisodes de 25-30 minutes, intégralement centrés sur le personnage de Tony, interprété par Gervais, et sur la manière dont il gère le décès de son épouse...

After Life, saison 1 (2019) :

Profondément ébranlé par le décès de son épouse suite à un cancer, Tony (Ricky Gervais), reporter dans un journal local gratuit, peine à retrouver un sens à sa vie. Décidé à ne plus se laisser marcher sur les pieds par quiconque, et possiblement à faire souffrir autrui autant que lui souffre encore, Tony choisit alors de ne plus faire et dire que ce dont il a envie, quoi que son entourage puisse en penser...

Ce n'est pas nouveau : tout au long de sa carrière, Ricky Gervais a eu deux visages.

Tout d'abord, celui qu'il arbore sur scène et en interview, dans ses films et dans ses séries, un personnage misanthrope, sarcastique, clairement persuadé d'être entouré d'abrutis nettement plus bêtes que lui, une tête à claques égocentrique et moqueuse au petit sourire narquois, qui se targue d'être provocateur et de ne pas tenir compte des normes d'autrui.

Et puis il y a un second visage plus sincère, plus touchant et émotionnel, un pathétisme que l'on peut distinguer en filigrane, mais qui, trop souvent, est éclipsé derrière cette arrogance (de façade ?).

Généralement, les projets conçus en collaboration avec Stephen Merchant permettent aux deux hommes d'équilibrer leurs forces et leurs faiblesses respectives ; en solo, cependant, Gervais a tendance à laisser sa misanthropie prendre le dessus, ce qui peut le rendre assez agaçant.

Pour After Life, Gervais est en solo, et au premier abord, on est pile dans son personnage habituel de misanthrope, ici drapé dans des atours de veuf endeuillé. Et comme d'habitude, il est entouré d'idiots, auxquels il dit leurs quatre vérités, et devant lesquels il s'adonne ponctuellement à des sermons sur son athéisme, etc.

La routine, en somme, une routine un peu mélancolique (deuil oblige), et parfois émaillée de scènes touchantes avec sa chienne - à chaque fois que Tony veut se suicider, c'est son amour de cet animal qui l'empêche de passer à l'acte) - ou avec son père. Mais malgré une distribution convaincante, aux nombreux visages familiers - Tony Way, Ashley Jensen, David Bradley, Penelope Wilson, David Earl, Tim Plester, etc - les personnages secondaires restent trop souvent à peine esquissés, et éclipsés par Gervais (notamment Mandeep Dhillon, la journaliste débutante indienne, qui a un développement proche du néant).

C'est donc le Gervais show habituel, qui plaira aux amateurs et ne convaincra pas les sceptiques... mais progressivement, plus la saison avance, et plus Gervais semble remettre en question le personnage cynique et moqueur qui est le sien sur scène et dans la vie.

L'émotion commence alors à se frayer un chemin (malgré quelques moments sombres, comme la mort du SDF, par la faute de Tony), tandis que notre héros asocial connaît une prise de conscience, et revient "du côté clair" de la force, prêt à entamer une nouvelle vie plus sereine.

Le seul problème, c'est que, comme je le disais, Gervais manque d'équilibre en solo. Ce qui se traduit, ici, par une happy end sirupeuse et pataude pour tous les personnages secondaires, comme si Gervais cherchait à faire amende honorable, par le biais de son personnage, pour toutes les provocations qu'il a pu faire au fil des ans...

Au final, After Life s'avère une série assez inégale, et, comme son créateur, elle possède deux facettes qui se marient très maladroitement : ce n'est pas désagréable à suivre, le format fait que tout ça se regarde facilement, et c'est même assez amusant, mais c'est très imparfait, et ça aurait mérité l'influence d'un second scénariste pour aider Gervais à garder le contrôle de ses défauts d'écriture habituels...

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Un film, un jour (ou presque) #962 : The Gilligan Manifesto (2018)

Publié le 15 Mai 2019 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Comédie, Documentaire, Histoire, Review, Sitcom, Télévision, USA, Politique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

The Gilligan Manifesto :

Tournée un an après la crise des missiles cubains, la sitcom Gilligan's Island racontait les mésaventures d'un groupe de naufragés sur une île déserte, contraints de rebâtir une société loin de tout et de toute règle. Une société qui, à en croire la thèse de Cevin Soling, ferait en réalité l'apologie du communisme soviétique, dissimulé derrière un vernis de comédie destiné à brouiller les pistes...

Un documentaire basé sur un article publié dans un magazine d'études culturelles, et qui, pour faire simple, évoque très fortement Room 237 : en effet, en assimilant Gilligan's Island à une apologie cachée d'un mode de vie communiste et marxiste, le réalisateur/scénariste de ce métrage (Cevin Soling, auteur de l'article en question) développe une thèse improbable, et passe près de 85 minutes dessus.

Le problème étant que ce qui peut passer en vidéo de 15-20 minutes sur YouTube (Game/FilmTheory en sont deux bons exemples) devient rapidement soûlant et montre clairement ses limites plus le métrage s'éternise.

Pour remplir son documentaire vraiment peu convaincant, Soling s'appuie en effet sur d'interminables montages d'images d'archive et de films de l'époque (censés illustrer la peur de la menace atomique), sur des extraits d'interviews subtilement génériques, et sur des scènes entières de Gilligan's Island, prises hors contexte. Le tout narré par ses soins, avec une voix off monotone vraiment peu captivante.

Autrement dit, comme pour Room 237, le produit fini ressemble à la thèse conspirationniste d'un esprit obsédé par son sujet, impossible à prendre au sérieux, ou à une thèse approximative et capillotractée d'un étudiant en communication, qui présenterait quelques idées intéressantes, noyées dans un manque de preuves, et dans des raccourcis problématiques assignant un sens précis et délibéré à des thématiques générales alors dans l'air du temps.

Faible tant de par sa forme, que par son fond.

1.5/6

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Les bilans de Lurdo : Marley's Ghosts, saison 2 (2016)

Publié le 12 Mai 2019 par Lurdo dans Comédie, Fantastique, Les bilans de Lurdo, Review, Sitcom, Télévision, UK

Après sa brève première saison, peu convaincante, Marley's Ghosts est revenue sur Gold pour une seconde année de 6 épisodes d'une demi-heure, toujours écrits par Daniel Peacock, acteur, réalisateur et scénariste officiant à la télévision britannique depuis la fin des années 70...

Marley's Ghosts, saison 2 (2015) :

Une seconde saison dans la droite lignée de la première : malgré un nombre d'épisodes deux fois plus important, il reste une désagréable impression de brouillon, et un manque de rythme notable dans la plupart des épisodes de la saison.

Systématiquement, on a l'impression que chaque épisode a une vingtaine de minutes de contenu, tout au plus, délayé pour en remplir 35, et que tout est terminé aux 2/3 de chaque script... sans oublier le fait que l'ensemble reste très décousu (une impression régulièrement renforcée par des ellipses "XXXX heures/mois plus tard" assez abruptes) : sur des postulats basiques, le show peine à développer ses personnages, qu'ils soient principaux ou secondaires.

Si la vanité et l'égocentrisme de Marley restent amusants, ainsi que son désir de séduire, c'est Adam qui reste le plus développé, et se taille la part du lion, principalement grâce au charisme de John Hannah. La vicaire, elle, semble toujours jouer la même partition (tout au plus devient-elle un peu plus intéressante quand elle traverse une brève crise existentielle, dans un épisode), et Michael, de son côté, semble régulièrement faire de la figuration, présent au second plan, sans rien apporter de vraiment indispensable au programme.

À ces personnages principaux, le scénariste ajoute la nièce de Marley (Ella Rae-Smith), une adolescente rebelle assez clichée, et sa mère (Juliet Cowan), une alcoolique affreusement surjouée et insupportable. Sans oublier la nouvelle voisine de Marley (Elizabeth Berrington, qui disparaît de la série après quelques épisodes), et les divers prétendants de l'héroïne, des prétendants qui systématiquement suscitent la jalousie de l'un ou l'autre des esprits, et repartent aussi vite qu'ils sont venus.

Et puis, bien entendu, le côté très prévisible du tout n'aide pas à se débarrasser de cette sensation de remplissage qui hante (sans mauvais jeu de mots) toute la série : lorsque, dans le premier épisode de la saison, Michael tente de convaincre Marley de contacter son ex-compagne probablement bouleversée par sa mort, on se doute bien que cette dernière n'en a rien à faire. Quand le scénario se met à parler de Noël et de Nativité en plein été, et qu'on apprend ensuite que Marley est enceinte, on voit venir de très loin toute la dernière partie de l'épisode...

Je pourrais aussi revenir sur la répétition de certaines idées (personnages qui meurent soudainement et reviennent sous forme de fantômes, les hommes séduisants qui s'avèrent tous des menteurs à un degré ou un autre, etc), ou sur la tentative de jouer sur la carte sensible, çà et là, mais bon : pas la peine de s'éterniser.

Marley's Ghosts est une sitcom britannique inaboutie, qui semble peiner à trouver son rythme et son énergie, qui manque de folie, mais qui reste regardable. Pas sûr, cependant, qu'elle me laissera le moindre souvenir.

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Les bilans de Lurdo : Marley's Ghosts, saison 1 (2015)

Publié le 11 Mai 2019 par Lurdo dans Comédie, Fantastique, Les bilans de Lurdo, Review, Sitcom, UK, Télévision

Série comique anglaise diffusée en 2015 et en 2016 sur la chaîne Gold, Marley's Ghosts a connu deux saisons, pour un total de neuf épisodes d'une petite demi-heure, tous écrits par Daniel Peacock, acteur, réalisateur et scénariste officiant à la télévision britannique depuis la fin des années 70...

Marley's Ghosts, saison 1 (2015) :

La vie de Marley Wise (Sarah Alexander), une quadragénaire magistrate, n'est pas des plus tranquilles, entre un mariage malheureux avec Adam (John Hannah), et une relation extraconjugale compliquée avec Michael (Nicholas Burns). Et la situation ne s'arrange pas lorsque Adam s'étouffe, le jour même où Michael a un accident de voiture fatal avec une vicaire (Jo Joyner)... d'autant que les fantômes de ces trois morts décident de s'installer chez Marley et de la hanter !

Une première saison qui n'atteint même pas les 90 minutes d'un long-métrage, et qui s'avère, par conséquent, assez superficielle, et finalement peu convaincante. Après un premier épisode de mise en place, la série tente rapidement d'exploiter son postulat de départ, en faisant venir une exorciste excentrique (Cariad Lloyd) et une cambrioleuse (Sydney Rae White) puis, dans le dernier épisode, en allant dans une direction plus mélodramatique, avec Beth (Beattie Edmondson), la fille cachée d'Adam, qui débarque et cherche à connaître son père.

En soi, pourquoi pas... mais le souci principal de la série, c'est son rythme. La série manque ainsi cruellement de dynamisme, de timing comique et d'énergie, et cela se ressent dans chaque épisode : sur les 35 minutes de ces derniers, on a souvent l'impression que l'épisode est terminé au bout d'une vingtaine de minutes, et que les dix dernières servent de remplissage.

À l'identique, malgré des acteurs attachants (Hannah, Alexander, Mina Anwar dans le rôle de la voisine ; les autres personnages, je suis moins convaincu, notamment Nicholas Burns, qu'on a un peu de mal à prendre au sérieux en tant qu'amant séduisant de l'héroïne), les dialogues ne pétillent que trop rarement, et les moments vraiment amusants sont rares, alors même que la série semble régulièrement vouloir adopter les codes du théâtre de boulevard.

Bref, ça ne fonctionne pas réellement, malheureusement, à tel point que j'ai fréquemment eu l'envie, au fil de ces trois épisodes, d'arrêter là sans passer à la seconde saison.

Cela dit, le tout dernier épisode donne lieu à quelques échanges assez touchants entre Adam et sa fille, et cela m'a donné envie de voir si, oui ou non, la série allait trouver son ton en saison 2. Une saison 2 composée de six épisodes, que j'espère plus maîtrisés, et moins éparpillés...

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Un film, un jour (ou presque) #956 : Smack 'Em Up - Reality Bites (2014)

Publié le 7 Mai 2019 par Lurdo dans Action, Biographie, Catch, Critiques éclair, Documentaire, Review, Sport, Irlande, Télévision

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Smack 'Em Up - Reality Bites :

Documentaire télévisuel irlandais, de moins d'une heure, retraçant les derniers jours et les derniers match de Fergal "Prince" Devitt sur la scène indépendante irlandaise et au Japon, avant qu'il ne rejoigne la WWE sous le nom "Finn Balor".

Ce que ce métrage manque en budget et en finition professionnelle - c'est du documentaire télévisuel avec tout ce que ça comporte de prise de son et de mixage assez moyens, et de technique basique -, il le compense en sincérité et en visages familiers, que l'on retrouve à l'arrière-plan de chaque scène : le Bullet Club, bien entendu, qui semble encore plus soudé dans la vie qu'à l'écran, mais aussi Zack Saber Jr, croisé au détour d'une beuverie au Japon ; Jordan Devlin ; Noam Dar ; Grado...

Autant de lutteurs s'étant, depuis, fait un nom, que ce soit à l'ICW, sur la scène indépendante, ou au sein des majors. Il ressort finalement de ce métrage le portrait d'un catcheur humble et constamment à la recherche de nouveaux défis, un homme passionné qui aborde sa discipline comme un art, et pas comme un métier bêtement mécanique.

Reste que ce documentaire tv survole un peu son sujet - ce n'est pas du Louis Theroux, en somme - et laisse donc sur sa faim, d'autant qu'il manquait peut-être quelques images des débuts de Balor à la WWE, histoire de conclure vraiment le tout.

3.5/6

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Critiques éclair - The Orville 2x14 (2019)

Publié le 5 Mai 2019 par Lurdo dans Aventure, Comédie, Critiques éclair, Drame, Review, Romance, Science-Fiction, Star Trek, Télévision, Orville, Fox

La semaine dernière, The Orville a eu la mauvaise idée de consacrer un épisode complet à la relation Ed/Kelly, au travers d'un recyclage peu inspiré d'un épisode de Next Generation ; cette semaine, on en découvre les conséquences directes...

The Orville 2x14 - The Road Not Taken

En refusant de sortir avec Ed, Kelly a changé le cours de l'histoire. Sept ans plus tard, l'univers est sous le contrôle des Kaylons : Ed et Gordon tentent péniblement de survivre, jusqu'à ce que Kelly et les autres membres de l'équipage de l'Orville les retrouvent, et leur expliquent comment ils comptent changer le cours de l'histoire en remontant dans le passé...

Un épisode de fin de saison très premier degré, et pour lequel on sent que la production a lâché tout ce qui lui restait de budget, puisque ça déborde d'effets spéciaux et de scènes d'action en tous genres... ce qui est bien pratique pour cacher la pauvreté du script.

Pour faire simple, il ne se passe pas grand chose durant ces 48 minutes d'épisode, un épisode qui, pour ne rien arranger, photocopie lorgne allègrement sur bon nombre d'épisode similaires (Endgame, Timeless, Yesterday's Enterprise...).

Alors on va me répondre que ce sont des hommages, mais lorsque l'épisode ne consiste plus qu'en des hommages successifs, sans la moindre valeur ajoutée au niveau de l'humour ou des péripéties, le tout retombe dans la pâle imitation.

Sans compter que le propos du récit, in fine, c'est "la relation de Kelly et de Ed est tellement centrale et importante à l'univers, que sans elle, c'est la fin de toute civilisation". Mwébof.

Bon, je reconnais que si l'on est investi dans cette relation, on doit probablement se passionner pour les deux derniers épisodes de la saison. Personnellement, ce n'est pas le cas, et je me suis donc gentiment ennuyé devant cette succession d'"hommages" et de scènes d'action évoquant directement Star Wars (entre autres).

Et pour ne pas terminer sur une note négative : j'ai apprécié la bande originale, et j'ai été content de revoir, même brièvement, cette chère Alara.

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Un épisode qui conclut une saison 2 assez mitigée, dans la droite lignée de la saison 1, avec peut-être un meilleur équilibre entre l'humour et le sérieux. Mais les problèmes de la série restent les mêmes, et tant que The Orville ne cessera pas de piocher directement dans la franchise Star Trek pour ses scénarios, elle ne parviendra jamais à se démarquer et à donner quelque chsoe de mémorable et d'original.

Pour le moment, la série a la chance d'être diffusée en parallèle de Star Trek Discovery, ce qui lui permet, en comparaison, de ressembler à du Shakespeare, et d'attirer nettement plus la sympathie grâce à sa distribution nettement plus attachante et mieux développée.

Mais dans l'absolu, qualitativement parlant, je ne suis pas certain qu'une fois une certaine indulgence (inhérente au statut de pastiche humoristique de la série) mise de côté, The Orville soit à ce point supérieure à la série franchisée, quoi que veulent bien en dire les trekkies frustrés par Disco.

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Les bilans de Lurdo : Santa Clarita Diet, saison 3 (2019)

Publié le 4 Mai 2019 par Lurdo dans Comédie, Fantastique, Horreur, Les bilans de Lurdo, Netflix, Review, Sitcom, Télévision

Avec déjà deux saisons au compteur, Santa Clarita Diet faisait, début 2019, figure d'outsider parmi les nombreuses séries exclusives à Netflix. Discrète et passant totalement sous le radar de la plupart des critiques, cette comédie signée Victor Fresco (Earl, Better off Ted, Andy Richter, etc...) continuait de surfer sur la vague de popularité (pourtant quasi-agonisante) des zombies, en proposant une sitcom familiale un peu décousue, pas toujours maîtrisée, et pourtant assez sympathique, portée par l'interprétation décomplexée de Drew Barrymore et de Timothy Olyphant....

Santa Clarita, saison 3 :

Influencée par Anne (Natalie Morales), qui s'invite de plus en plus dans leur vie, Sheila (Drew Barrymore) remet son existence en question, et se cherche une vocation. Pendant ce temps, les Chevaliers de Serbie se rapprochent de Santa Clarita, à la recherche de morts-vivants, alors que les autorités, elles, mènent l'enquête sur l'acte écoterroriste causé par Abby (Liv Hewson) et Eric (Skyler Gisondo)...

À la fin de la saison 2 de SCD, j'avais un avis un peu mitigé sur la série. La faute à une saison pleine de pistes inexploitées - ou mal exploitées - séparant les Hammond du duo de jeunes pendant toute la saison, s'éparpillant dans des directions pas toujours convaincantes, et peinant à équilibrer le mélange sitcom familiale et fil conducteur surnaturel.

Au vu de la saison 3, je pense qu'on peut dire que Fresco & compagnie n'avaient tout simplement pas vraiment eu le temps de planifier leur seconde saison, et l'avaient peut-être écrite dans la précipitation. En troisième année, ils corrigent bon nombre de ces erreurs, et structurent nettement mieux le tout : les éléments délaissés de la saison précédente reviennent sur le devant de la scène (Mr Ball-Legs, la tête de Nathan Fillion - désormais décomposée et méconnaissable, ce qui permet à la production de remplacer l'acteur par Alan Tudyk - , les Chevaliers de Serbie, Anne, Ramona), Abby finit par réintégrer la cellule familiale, la maladie zombiesque se propage... bref, ça évolue dans une direction intéressante.

Cela ne se fait cependant pas sans quelques heurts : les traits sont toujours plus gros et forcés, au point de donner parfois l'impression que tous les personnages féminins de la série sont impulsifs, autoritaires et castrateurs (et, réciproquement, que les personnages masculins sont tous émasculés, incapables et névrosés) : ce n'est pas forcément délibéré de la part de la série, mais c'est parfois assez agaçant, notamment au niveau de Sheila, de plus en plus égocentrique et énervante.

À l'identique, on retrouve certains des défauts des saisons précédentes : Anne disparaît tout simplement de la série après quelques épisodes (pour permettre à Natalie Morales de tourner sa sitcom ?), les adolescents passent encore la moitié de la saison à se tourner autour, embarqués dans une sous-intrigue totalement détachée des autres personnages, et les trois Serbes (menés par Goran Visnjic) font à peine plus que de la figuration dans cette saison, dont ils étaient pourtant présentés comme les méchants.

Heureusement, la série multiplie les idées excentriques, les guest stars motivées (Ethan Suplee de Earl, qui prend la succession de Zachary Knighton ; Malcolm Barrett, de Better Off Ted...), et finit par placer Sheila à la tête d'une armée grandissante de "disciples" voués à la protéger.

Au terme de cette saison 3 , il y avait donc là le potentiel d'une quatrième année intéressante, partant dans une direction intrigante... pour peu que la série réussisse à ne pas trop partir dans la caricature grossière et forcée, et à conserver un certain équilibre qu'elle peine pourtant déjà trop souvent à atteindre.

Cependant, avec l'annulation du programme, la question ne se posera pas vraiment. Ce que l'on peut se demander, par contre, c'est si la série manquera vraiment dans le paysage audiovisuel des séries tv/en streaming.

Pas sûr, car en plus d'arriver un peu après la bataille des séries de zombies, et malgré son approche plus légère et caricaturale du genre, Santa Clarita Diet n'a jamais semblé trouver son rythme de croisière, tiraillée entre un format sitcom, un désir de continuité et d'intrigues de fond, et une diffusion en mode binge watching, qui s’accommodent mal les uns des autres.

In fine, SCD n'est guère plus qu'une série amusante et divertissante, qui se regarde d'un oeil, mais qui manque un peu trop de rigueur, de structure et de direction pour être vraiment convaincante. Sympathique, mais loin d'être indispensable.

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Un film, un jour (ou presque) #952 : The Self-Destruction of the Ultimate Warrior (2005)

Publié le 1 Mai 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Action, Catch, Biographie, Documentaire, WCW, WWE

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

The Self-Destruction of the Ultimate Warrior :

Un documentaire-rétrospective assez particulier dans la collection de la WWE, puisque fait sans l'aval de l'Ultimate Warrior, et se résumant, pour faire simple, à 90 minutes d'intervenants démolissant systématiquement le Warrior, son caractère, ses capacités de catcheur, etc.

C'est vraiment un enterrement de première catégorie, unique en son genre dans l'histoire de la fédération : même quelqu'un comme Macho Man a fini par avoir droit à son documentaire exhaustif et objectif, après des années de silence. Ici, l'hostilité de tout le monde est palpable (le mépris dégouline notamment de manière palpable des paroles de Ric Flair, de Jim Ross et de Bobby Heenan), et le métrage ne rate pas la moindre occasion pour critiquer le Warrior et son personnage.

Tout y passe : sa musique (très similaire à d'autres thèmes composés à l'époque - les Rockers, etc), son entrée (qui était tellement énergique que Warrior était parfois essoufflé et épuisé avant même le début des ses matches), ses origines (les intervenants se moquent copieusement de "Parts Unknown", quand bien même de multiples catcheurs venaient de là à l'époque), son talent ultra-limité dans le ring, ses promos et sa fiction incompréhensibles, son caractère de cochon, et sa tendance à ne se préoccuper que de sa petite personne, sans avoir la moindre estime pour la discipline.

C'est probablement ce dernier point qui pose le plus de problèmes à tous les vétérans et officiels interrogés ici : si à plusieurs reprises, au faîte de sa carrière, le Warrior a été renvoyé de la WWF, c'est parce qu'il a commencé à croire à sa propre hype, et à avoir la grosse tête, se comportant de manière non-professionnelle, et refusant occasionnellement de se produire quelques minutes avant un match, si on ne lui donnait pas une somme conséquente.

Un chantage qui n'est pas du tout passé du tout auprès de Vince McMahon et des lutteurs les plus aguerris, et qui est vraisemblablement la raison pour laquelle, jusqu'à ce qu'ils se réconcilient en 2013-2014, ni le Warrior ni la WWE ne se supportaient.

Loin de moi l'idée de défendre Warrior, cependant : tout ce que disent les intervenants du documentaire était de notoriété publique depuis des décennies, et ne surprend guère. Oui, le Warrior était égocentrique, prétentieux, persuadé d'être unique en son genre, un bodybuilder qui a longtemps tout misé sur son physique, n'avait que faire de la sécurité de ses adversaires/partenaires, et a fréquemment laissé son égo et ses demandes financières prendre le dessus sur sa carrière.

Néanmoins, le ton global du documentaire, méprisant, mesquin et hostile, agacera sans nul doute plus d'un spectateur ; seuls les lutteurs les plus jeunes (Christian, Y2J, Edge), n'ayant pas connu directement le Warrior, mais ayant grandi devant ses matches, rééquilibrent un peu ce documentaire à charge, en affirmant qu'il était un catcheur sous-estimé, et qu'il avait beau être incontrôlable, il a marqué à jamais les mémoires d'une génération ou deux.

Le métrage se termine d'ailleurs sur ces affirmations, comme pour ne pas trop charger la bête. Un peu trop tard, à vrai dire, mais ce n'est pas forcément rédhibitoire, puisque malgré tout, pour peu qu'on parvienne à passer outre le massacre et le mépris, ainsi qu'un certain manque de repères chronologiques, les 90 minutes du tout restent vraiment intéressantes, voire même hilarantes quand arrivent les promos déjantées du Warrior.

Et puis, pour être franc, c'est toujours intéressant de voir Hogan, maître-baratineur s'il en existe, s'avérer ici un peu plus sincère que d'habitude, et admettre ses erreurs...

3.75/6

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Blog Update ! - Avril 2019

Publié le 30 Avril 2019 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, Télévision, Update

Sur le blog des Téléphages Anonymes, un mois d'avril se préparant à l'Endgame des Avengers, mais avec quelques surprises - bonnes comme mauvaises - en chemin...

#930 : Django Unchained (2012) - 4.25/6

#931 : L'Ombre d'Emily (2018) - 3/6

#932 : Jesus Camp (2006) - 5/6

#933 : Lego DC : Batman Harcelé (2014) & La Ligue des Justiciers contre la Ligue des Bizarro (2015) - 3.5/6 & 3.5/6

#934 : Geography Club (2013) - 2.25/6

#935 : Sweet Seventies (2018) - 4/6

#936 : Nerdgasm (2015) - 2.25/6

#937 : My Dinner with Hervé (2018) - 3.75/6

#938 : La Grande Aventure Lego 2 (2019) - 3/6

#939 : Le Retour de Mary Poppins (2018) - 3/6

#940 : Le Complexe de Frankenstein (2015) - 4.5/6

#941 : Lego DC - La Ligue des Justiciers : L'Attaque de la Légion maudite (2015) - 2.5/6

#942 : Incoming (2018) - 2/6

#943 : Shazam ! (2019) - 2.75/6

#944 : I Hate Kids (2019) - 2.25/6

#945 : Piégée (2011) - 2/6

#946 : Mayor of the Sunset Strip (2003) - 4.75/6

#947 : Les Animaux Fantastiques - Les Crimes de Grindelwald (2018) - 2/6

#948 : Lego DC - La Ligue des Justiciers : l'Affrontement Cosmique (2016) - 4/6

#949 : La Révolution de Mme Ratcliffe (2007) - 3.75/6

#950 : Waffle Street (2015) - 2/6

#951 : Les Huit Salopards (2015) - 3/6

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# Bilan :

Un mois de cinéma qui s'ouvre et se ferme sur du Quentin Tarantino, deux films qui encadrent une période franchement assez médiocre : 23 films passés en revue, et seuls 9 d'entre eux atteignent la barre symbolique du 3.5/6.

C'est très peu, et au nombre de ces métrages qui peinent à convaincre, on trouve notamment des blockbusters aux moyens conséquents, et aux équipes expérimentées. Mais non, que ce soit du côté de la franchise Potter, de Mary Poppins ou de DC, ça tombe à plat, ça fait des choix discutables, et surtout, ça fait preuve d'un flagrant manque d'ambition et de structure.

Heureusement, les documentaires sont là pour sauver la mise, avec un Jesus Camp glaçant, un Mayor of the Sunset Strip nostalgique, et un Complexe de Frankenstein intéressant.

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# Film du mois :

Hors documentaires, c'est Django Unchained qui remporte la mise, et qui a su me convaincre malgré le fait qu'il appartienne à un genre (le western) qui ne me parle pas beaucoup. J'ai toutefois eu plus de difficultés avec Les Huit Salopards, tout en lui reconnaissant des qualités formelles indubitables.

 

# Flop du mois :

Les Crimes de Grindelwald, un blockbuster décousu, laborieux, brouillon, qui a tous les problèmes des pires films de la saga Harry Potter, sans en avoir la magie, le merveilleux ou l'humour. Un vrai beau ratage, qui laisse présager du pire pour la suite de la saga.

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# Petit écran :

Ce mois-ci, chez les Téléphages Anonymes, on a terminé la saison 2 de Star Trek Discovery - pas vraiment un franc succès, ce qui n'est guère surprenant ; Orville, à l'identique, a continué son petit bonhomme de chemin ; en saison 4, Angie Tribeca est restée égale à elle-même ; YouTube, avec ses séries courtes Lifeline et Weird City, a peiné à me convaincre ; et la saison 2 de Jessica Jones, elle, m'a totalement laissé de marbre.

Pas terrible, ce mois d'avril.

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# À venir :

En mai, le blog des Téléphages Anonymes continue sa chronique Un film, un jour... ou presque ! et ses séries, avec la fin de partie des Vengeurs, des Titans qui passent à l'attaque, un mini roi Arthur, Ricky Gervais, une Académie des plus étranges, des zombies californiens, et une dernière quinzaine dédiée aux extraterrestres les plus dangereux du cinéma contemporain, à l'occasion de leur 40è anniversaire...

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Critiques éclair - The Orville 2x13 (2019)

Publié le 28 Avril 2019 par Lurdo dans Aventure, Comédie, Critiques éclair, Drame, Review, Romance, Science-Fiction, Orville, Star Trek, Fox, Télévision

Maintenant que la diffusion de Star Trek Discovery est terminée, et que la série s'est joyeusement vautrée sur la ligne d'arrivée, The Orville reste seule en piste pour faire bonne impression...

The Orville 2x13 - Tomorrow, and Tomorrow, and Tomorrow : 

Lorsqu'un incident technique déclenche l'apparition à bord d'un double temporel de Kelly, plus jeune de 7 ans, l'équipage de l'Orville ne sait comment la gérer. Ted, en particulier, est bien tenté de reprendre une relation sentimentale avec la jeune femme, qui n'a pas encore connu leur mariage et leur divorce...

Mouais. Cette critique, je vais la faire brève.

The Orville nous refait (encore) un remake d'un épisode de Star Trek : ici, Second Chances, de Next Generation, avec son double de Riker qui tente de reprendre une relation amoureuse avec Troi lorsqu'il arrive sur l'Enterprise.

Sauf que The Orville nous le refait sans panache, sans rythme, sans sous-intrigue secondaire qui permettrait de dynamiser tout ça (les quelques instants de menace kaylonne sont visuellement jolies, mais ça s'arrête là) et, pire encore, il nous le fait avec un couple dont bon nombre de spectateurs (moi y compris) se moquent royalement.

Je l'ai toujours dit, depuis le début de la série : Ted/Kelly, et le shipping qui accompagne cette relation avortée, ça ne m'intéresse pas, ça n'a jamais été particulièrement bien traité, et par conséquent, 48 minutes consacrée intégralement à cette relation, c'est soporifique à mes yeux.

D'autant qu'à côté, l'humour est largement absent (à part deux ou trois pas de danse), et que l'épisode continue d'ignorer toute continuité concernant 1) le couple de Bortus en difficulté, et 2) les actions et le statut d'Isaac à bord.

À se demander si, en fait, ce n'était pas un épisode stand-alone, prévu pour plus tôt dans la saison, et replacé là au petit bonheur la chance, en fonction de demandes de programmation de la chaîne.

Bof, donc, et j'espère que le season finale de la semaine prochaine sera meilleur.

(ah, et mention spéciale à la perruque immonde de Kelly-jeune)

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Les bilans de Lurdo : Jessica Jones, saison 2 (2018)

Publié le 27 Avril 2019 par Lurdo dans Action, Critiques éclair, Drame, Les bilans de Lurdo, Thriller, Marvel, Netflix, Science-Fiction, Télévision, Review

Juste après Daredevil, la saison 1 de Jessica Jones était l'une des toutes premières saisons de l'association Marvel/Netflix à être passée devant mes yeux ; malgré son accueil critique quasi-unanime, j'étais largement resté sur ma faim devant le programme, pour des raisons que j'énumérais ici. Et encore, quand je dis "resté sur ma faim", je suis gentil, puisque la première année de JJ m'avait tellement déçu que j'avais totalement délaissé l'univers partagé Netflix/Marvel pendant près de huit mois...

Je reconnaissais alors cependant, sans la moindre hésitation,  que David Tennant était l'un des points les plus forts de cette premières année... un point fort qui, malheureusement, n'est plus présent dans cette suite.

Jessica Jones, saison 2 (2018) :

Alors que Jessica Jones (Krysten Ritter) tente de trouver des informations sur IGH, l'organisation responsable de ses pouvoirs, elle croise le chemin d'Alisa (Janet McTeer), une femme déséquilibrée possédant des dons similaires aux siens, et liée à son passé. En parallèle, Trish (Rachael Taylor) sombre progressivement dans l'addiction aux substances produites par IGH...

Par où commencer ?

En saison 1, Jessica Jones proposait donc un méchant ultra-charismatique aux pouvoirs intéressants, qui était intrinsèquement lié à tous les autres éléments de la série - son ambiance de film noir/détective privé, sa métaphore globale sur le viol et ses conséquences psychologiques/post-traumatiques, et son développement relationnel conséquent. Tout reposait et tournait autour de Kilgrave, qui agissait comme ciment de cette première saison, et de ses éléments très volatiles.

Cette année, privée de David Tennant, (si l'on excepte de brefs passages éclair dans un épisode en deuxième partie de saison), la série se trouve contrainte de se reposer sur tous ses autres éléments... et ça ne fonctionne pas vraiment. Les scénaristes tentent bien de lier toutes les sous-intrigues, toutes les thématiques (comme toujours, le stress post-traumatique, mais aussi la maladie, l'héritage familial et génétique, le rapport aux médicaments et à la médecine, la réputation aux yeux d'autrui, la gestion de la colère, la maternité, le contrôle, etc), et tous les personnages à IGH, cette organisation pratiquant des expériences sur de pauvres personnes innocentes, mais IGH reste globalement désincarnée, et par conséquent, n'a pas la même présence que Tennant en saison 1..

Le résultat : les grosses ficelles narratives liant les autres éléments apparaissent plus évidentes que jamais, les coïncidences bien pratiques sont flagrantes, et la saison peine à trouver le moindre rythme ou la moindre cohésion, souffrant d'une première moitié tout simplement superflue.

D'autant qu'en faisant le choix de consacrer la saison aux origines de Jessica, la série commet l'erreur qu'elle avait su éviter en saison 1 : l'origin story pas forcément indispensable, et pleine de fanservice, à l'image de cet épisode flashback de mi-saison, qui nous apprend l'origine du nom du cabinet de JJ, et de sa veste en cuir : passionnant...

Et il faut bien l'admettre, le traitement des personnages, cette saison, n'aide vraiment pas. Je l'admets sans problème, la série Jessica Jones part déjà, à mes yeux, avec un handicap de taille : j'ai énormément de mal à apprécier Krysten Ritter dans le rôle principal, et je trouve que c'est une erreur de casting considérable.

Je n'ai rien contre Ritter, attention, mais elle ne m'a jamais convaincu dans le rôle de Jones, tant par sa "physicalité" forcée que par son interprétation toujours boudeuse.

Sans surprise, donc, j'ai toujours autant de mal avec le personnage durant cette saison 2. Un personnage toujours aussi grincheux, un personnage toujours aussi alcoolique, toujours aussi hanté par son passé, toujours aussi mauvaise détective privée, et qui (comble de l'inintérêt), tombe dans les bras de son voisin, un artiste latino (avec une scène risible de sexe dans de la peinture ^^). Un personnage insipide et sans charisme, qui pourtant semble vraiment apprécié des scénaristes, et uniquement là pour que JJ retrouve, à la fin de la saison, une famille de substitution.

Et autour d'elle, ça n'est guère mieux.

Sa soeur Trish ? Elle tombe dans les bras de Malcolm après avoir plaqué son fiancé, elle se drogue, continue de cumuler les comportements irresponsables et agaçants, et mérite tout simplement des baffes... Bref, un joli massacre du personnage, alors même que je l'avais apprécié en saison 1. Et ce massacre semble délibéré de la part des scénaristes, comme pour en faire une antagoniste possible à JJ (surtout compte tenu de ses actes dans le dernier épisode)... mais étrangement, ils ne peuvent s'empêcher de présenter cette descente aux enfers de Trish sous l'angle de l'héroïsme, et de donner in extremis au personnage des capacités super-héroïques, comme pour justifier son parcours : mouais.

Hogarth ? La magie des coïncidences bien pratiques qui animent toute cette saison l'affuble de la maladie de Charcot, et la place, comme par hasard, sur le chemin d'une infirmière SDF ex-employée d'IGH. Une employée dans les bras de laquelle elle tombe, et qui la met sur la piste d'un remède à sa maladie par le biais de l'organisation... Je vais être franc : cette saison, toutes les sous-intrigues relatives à Hogarth sont tout simplement inintéressantes, et donnent l'impression de n'exister que pour donner quelque chose à faire à Carrie Ann Moss, histoire de rentabiliser son contrat.

La fameuse Alisa ? C'est la mère de JJ, une mère tout aussi tourmentée qu'elle, responsable de la mort du petit ami de JJ... Et qui est tombée dans les bras du médecin qui l'a soignée et remise sur pied après son accident. Une Janet McTeer qui, à l'instar de Ritter, n'est pas totalement convaincante dans son interprétation de l'action et de la violence... la digne mère de sa fille, donc ! Cependant, le personnage parvient à amener quelques jolis moments mère/fille avec Jessica, ce qui est toujours ça de gagné.

Les lecteurs les plus perspicaces auront remarqué un point commun des descriptions de tous ces personnages : la romance. Car oui, dans sa première moitié, histoire de faire du remplissage, Jessica Jones prend parfois un peu des airs de soap américain. Ce n'est qu'un aspect anecdotique du tout, certes, mais ça rend tous ces premiers épisodes assez laborieux et pénibles à suivre. D'autant que ce soap opera n'avance pas, entre rebondissements télégraphiés, remplissage abusif, et incohérences diverses (j'ai encore en mémoire le cliffhanger improbable de ce bassin d'aquarium qui se fissure devant une JJ tétanisée, et qui éclate en off, pendant le générique - lorsque l'épisode suivant débute, JJ sort en courant de l'aquarium, parfaitement sèche, et se lance à la poursuite d'Alisa & co, pour se rendre compte que son téléphone, qu'elle sort de sa poche, est noyé. Pourquoi ? Comment ? Qui a validé de tels scripts non-sensiques !?)...

Bref, ce n'est pas avec cette saison particulièrement médiocre que Jessica Jones justifiera à mes yeux, de l'indulgence critique dont elle bénéficie. C'était mou, c'était très inégal dans son interprétation, et comme d'habitude avec Netflix/Marvel, cette saison semble n'avoir comme contenu que l'équivalent de 5 ou 6 épisodes de 45 minutes : un contenu limité, décompressé et étiré pour remplir 13 épisodes d'une heure, ce qui, bien entendu, est un véritable calvaire interminable.

Une saison qui se traîne, qui use et abuse de grosses ficelles, et pour résumer, une saison que je n'ai pas aimée, mais étant masochiste complétiste et jusqu'au-boutiste, je sais pertinemment que je regarderai la saison 3, histoire de finir l'intégralité de l'univers Marvel/Netflix.

Ça ne sera pas une partie de plaisir, mais l'important, c'est le sentiment du devoir accompli, non ?

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Critiques éclair - The Orville 2x12 (2019) & Star Trek Discovery 2x14 (2019)

Publié le 21 Avril 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Drame, Netflix, Review, Science-Fiction, Star Trek, Télévision, Orville, Fox, CBS

Dernière ligne droite, tant pour The Orville que pour Star Trek Discovery, après plusieurs semaines de pause pour la première, et une succession d'épisodes toujours plus brouillons pour la seconde...

The Orville 2x12 - Sanctuary : 

Lorsque Bortus facilite le passage de deux ingénieurs moclans (Regi Davis, Shawn Andrew) et de leur fille sur l'Orville, sans en avertir ses supérieurs, il encourt la colère de ces derniers, jusqu'à ce que l'équipage découvre une colonie reculée où 6000 femmes moclannes vivent, réfugiées. Soudain, l'existence même de la colonie est en péril lorsque le gouvernement moclan découvre son existence, et veut l'exterminer...

Un peu mitigé, sur cet épisode signé Joe Menosky, et réalisé par Jonathan Frakes, un épisode qui a indéniablement bon fond, mais qui pèche un peu sur sa forme.

D'un côté, j'apprécie le propos de l'épisode, trekkien en diable, sa continuité avec le reste de la série, les différentes guest stars issues de l'univers Trek (F. Murray Abraham, Tony Todd, Marina Sirtis, et bien sûr Kelly Hu, Victor Garber et Ted Danson), l'utilisation de Dolly Parton comme d'un gimmick décalé (coucou, Deadpool 2 !), et la bataille spatiale plutôt joliment mise en images.

Mais de l'autre, j'ai trouvé le tout assez mollasson et bavard : la mise en place prenait vraiment trop son temps, et surtout, je dois dire que j'ai eu un peu ma dose des épisodes centrés sur les Moclans et sur leurs mœurs rétrogrades (beaucoup trop d'épisodes similaires, en trop peu de temps). Ce n'est pas forcément rédhibitoire, mais le tout est souvent tellement manichéen que ça en devient caricaturale et lassant.

Dans l'ensemble, cependant, un épisode mitigé (comme je le disais), mais mitigé positif, surtout en comparaison de ce qui se fait du côté de Discovery en ce moment (c'est amusant, mais j'ai l'impression de redire exactement la même chose que la saison dernière, à la même période).

Star Trek Discovery 2x14 - Such Sweet Sorrow, deuxième partie :

L'équipage du Discovery et l'Enterprise affrontent la flotte de la Section 31, au service de Control, alors que Burnham tente de partir dans le futur avec le navire pour mettre les informations de la Sphère hors de portée de l'Intelligence Artificielle...

Voilà voilà. CQFD.

Nous avons là le plus bel aveu d'échec des scénaristes et showrunners de Star Trek Discovery : un reboot complet de la série, qui finit par faire ce que l'on pouvait deviner depuis plusieurs semaines, à savoir envoyer le Discovery et son équipage dans le futur, pour y vivre de nouvelles aventures détachées de la continuité historique de Trek.

Adieu, Klingons, Spore Drive, Enterprise, Pike, Spock, relations familiales impossibles, cristaux temporels, Section 31, et Skynet : tout ça est joyeusement mis au rebut par la production, de la manière la plus "Discovery" qui soit - comprendre : une débauche d'action et d'effets spéciaux spectaculaires (mais creux) supposés cacher la vacuité d'un script bavard et bourré de répliques et d'explications approximatives (voire incohérentes), des scènes émotionnelles forcées centrées sur le visage de SMG filmé en plan serré - ou sur des seconds rôles qui se sacrifient platement -, une réalisation bourrée d'effets maniérés, de flous artistiques et de pirouettes, et une résolution téléphonée de bout en bout, qui ne surprendra que les spectateurs les plus naïfs.

Voilà. Je n'ai pas grand chose de positif à dire sur ce season finale, d'autant plus que le temps m'a paru vraiment longuet durant le visionnage. Heureusement, Discovery, dans sa forme actuelle, c'est terminé. Et s'il y avait bien du mieux en saison 2, en comparaison de la première année, c'était principalement dû à la présence d'Anson Mount en Capitaine Pike.

Alors qu'attendre d'une saison 3 se déroulant dans un futur lointain (si tant est que c'est bien là que le Discovery est arrivé), et probablement grandement dénuée du fanservice habituel/du recours constant à une nostalgie totalement éventée (même si l'on n'est jamais à l'abri de la visite de descendants de Picard, Janeway et compagnie) ?

Personnellement, je n'en attends grand chose, tant les problèmes de Discovery se situent avant tout à un autre niveau, plus intrinsèque et fondamental (l'écriture, la réalisation, les idées) ; mais il sera intéressant de voir comment cette saison 3 parviendra à se réinventer. Car la même écriture, sans le facteur doudou nostalgique, ça ne fonctionnera pas.

La saison 3 sera peut-être la saison la plus cruciale de Discovery, celle où tout sera remis en question, et où les scénaristes joueront le futur du programme (surtout si, en parallèle, les autres séries Trek s'avèrent mieux écrites, et plus convaincantes).

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Les bilans de Lurdo : Weird City, saison 1 (2019)

Publié le 20 Avril 2019 par Lurdo dans Anthologie, Comédie, Critiques éclair, Drame, Les bilans de Lurdo, Review, Science-Fiction, Télévision, YouTube

Série anthologique d'anticipation produite pour YouTube par Jordan Peele et Charlie Sanders (scénariste et acteur de Death Valley, et co-producteur de Key & Peele), Weird City se veut une réponse plus comique à Black Mirror, reprenant des thèmes et une approche très similaires, traités à la sauce américaine et bien plus décalée que la satire anglaise. Tout cela au fil de 6 épisodes de 25 minutes, chapeautés par Jose Molina, un showrunner spécialisé dans les séries de genre...

Weird City, saison 1 (2019) :

À Weird City, les riches et les pauvres vivent divisés par la Ligne, un mur séparant les beaux quartiers et le centre-ville, situés au-dessus de la Ligne, et les banlieues dangereuses, situées sous celle-ci. Et dans ce monde dominé par la technologie omniprésente, et par les inventions du Dr Negari (LeVar Burton), chacun essaie de trouver le bonheur...

Très rapidement, en regardant le premier épisode, on comprend à quoi s'attendre : une sorte d'hybride étrange entre Black Mirror et une série à sketches, un programme un peu bâtard, qui tente de construire (pour le meilleur et pour le pire) un univers partagé pour ses histoires décalées, à l'aide de personnages secondaires récurrents assez déjantés...

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# 1x01 - The One : Stu (Dylan O'Brien), né sous la Ligne, mais vivant au-dessus, décide de trouver l'âme soeur en s'inscrivant à un service de rencontres conçu par le Dr. Negari. Mais à sa grande surprise, voilà que son âme sœur est Burt (Ed O'Neill), un vieil homme avec lequel il a effectivement beaucoup en commun...

Un épisode d'ouverture assez plat, qui repose uniquement sur le décalage créé par la nature réelle du couple principal, passant par toutes les étapes habituelles d'une romance. Et c'est à peu près tout ce que raconte l'épisode, qui aurait très bien pu être résumé en un montage de 3 minutes lors d'un sketch de Key & Peele, avec le même résultat final. Inoffensif, mais aussi totalement oubliable.

# 1x02 - A Family : Loser bon à rien et asocial, Tawny (Michael Cera) finit par rejoindre un club de remise en forme, espérant y trouver là une famille de substitution. Là, Tawny gagne une masse musculaire énorme et rapide, à la grande surprise de Delt (Rosario Dawson), coach sportive du club, qui s'inquiète du caractère possessif de Tawny...

Une belle catastrophe mettant en scène un Michael Cera en roue libre, qui mange des vers stéroïdiens, porte un muscle suit en latex bien visible, et se veut inventeur en recyclage. L'épisode vanne le Crossfit, le "mieux-vivre écolo" californien, et est tellement surjoué par moments que ça en devient gênant. À oublier très vite, même si l'absurde total du tout pourrait bien séduire un esprit déviant ou deux.

# 1x03 - Go to College : Rayna (Auli’i Cravalho), issue des régions pauvres de Sous la ligne, arrive dans une université Au-dessus de la ligne, où elle fait la connaissance d'une colocataire envahissante, d'un séduisant étudiant, et où elle découvre les mœurs inhabituelles des gens de la haute société...

Une relecture très prévisible, gentiment surjouée, et pas très mémorable de Rosemary's Baby, version technologique, qui mélange un certain nombre d'idées et de gags sans vraiment leur laisser le temps fonctionner. À la limite, le grand final, façon farce caricaturale qui enchaîne les révélations, sauve presque le tout, mais dans l'ensemble, c'est vraiment quelconque.

# 1x04 - Smart House : Liquia (Laverne Cox) et Jathryn (Sara Gilbert) emménagent dans une super-smart house conçue par le Dr. Negari, à l'intelligence artificielle ultra-développée (Mark Hamill). Mais rapidement, la maison devient possessive et incontrôlable...

Alors là, encore un énorme bof, puisque c'est clairement une idée de sketch pas très originale, délayée jusqu'à perdre tout intérêt, et prévisible de bout. Comme dans les autres épisodes, ça ne tient pas la route sur la durée, il y a une poignée de gags/moments amusants, avec des acteurs qui se donnent à fond (Mark Hamill s'amuse beaucoup), et plein de moments WTF qui tombent totalement à plat (le combat de pseudo-arts martiaux foireux).

# 1x05 - Chonathan & Mulia & Barsley & Phephanie :

Un groupe (Gillian Jacobs, Hannah Simone, Malcolm Barrett, Steven Yeun) vivant au-dessus de la Ligne décide, dans une quête permanente de bonnes actions à effectuer, de partir sous la Ligne pour "sponsoriser" un enfant défavorisé... autrement dit, le kidnapper.

Comme d'habitude, de la satire du milieu hipster/écolo/vegan californien, forcée et surjouée au possible (Gillian Jacobs ici est affreusement fausse), étirée sur 25 minutes, et qui tire toutes ses cartouches bien avant de dépasser sa première moitié. C'est plat, ça traine la patte, le caméo de Charlie Sanders en flic est inutile, bref, sans intérêt.

# 1x06 - Below :

Charlotta (Awkwafina) et Glail (Yvette Nicole Brown) découvrent soudain qu'elles ne sont que des personnages dans une série sur le point de se conclure...

Un épisode de 17 minutes seulement (par manque de budget, à en croire la voix off de Charlie Sanders, en fin d'épisode), tourné dans un unique studio, et qui joue fortement la carte du méta : plus que jamais, le côté sketch rallongé se fait ressentir, notamment dans le format (avec coupures publicitaires liant l'épisode aux personnages secondaires des récits précédents), et ce n'est pas désagréable, même si la conclusion (qui accumule un paquet de références à des fins "à twist") tombe relativement à plat.

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Voilà, c'est terminé. Et pour être tout à fait franc, ce fut très laborieux.

En réalité, Weird City ressemble beaucoup à une succession d'idées de sketches refusées de Key & Peele, qui auraient été recyclées, et artificiellement délayées pour tenir à chaque fois 25 minutes sur un seul concept de base (pas toujours très inspiré, qui plus est).

D'ailleurs, c'est bien simple, comme je l'ai mentionné plus haut, chacun des épisodes de la série pourrait être résumé en un segment de 4 ou 5 minutes, voire en un montage de 3 minutes, sans rien y perdre - c'est probablement pour ça que le dernier épisode, le plus court, est celui qui fonctionne le mieux.

Mais malheureusement, à aucun moment l'impression d'assister à des sketchs surjoués et caricaturaux ne disparaît, ce qui plombe totalement la satire employée, déjà très (trop) centrée sur l'écosystème bobo-hipster-vegan-californien.

En résumé, c'est surjoué, c'est forcé, c'est mal rythmé, ce n'est pas particulièrement original ni intéressant, mais reconnaissons au moins à Peele et à Sanders d'avoir su créer un monde à part entière. Un monde étrange, un monde désagréable, un monde dérivatif, certes, mais au moins, le world building est présent.

(il faut simplement espérer que le reboot de la Quatrième Dimension par Jordan Peele n'aura absolument rien en commun avec cette anthologie ratée...)

 

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Critiques éclair - Star Trek Discovery 2x13 (2019)

Publié le 14 Avril 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, CBS, Critiques éclair, Drame, Netflix, Review, Science-Fiction, Star Trek, Télévision

Comme je le disais la semaine dernière, la saison 2 de Star Trek Discovery continue lentement de se désagréger à mesure que la saison approche de sa conclusion, et que les scénaristes naviguent globalement à vue...

Star Trek Discovery 2x13 - Such Sweet Sorrow :

Alors que les informations de la Sphère refusent de laisser le Discovery s'autodétruire, Burnham réalise qu'elle va devoir partir dans le futur à bord du Discovery, pour y échapper à Control. Elle fait donc ses adieux à tout l'équipage...

La semaine dernière, j'avais conclu par un facepalm de Jean-Luc Picard. Cette semaine, il me faudrait plutôt une tête qui explose, tant cet épisode s'est avéré un véritable calvaire.

Pour ceux qui, comme moi, ont énormément de mal avec l'émotion forcée et manipulatrice de la série, et avec sa tendance à placer constamment Burnham au centre de tout (avec ce que ça entraîne d'interprétation discutable de la part de SMG), on a droit ici à 75% de Burnham en mode émotion très émouvante, qui fait ses adieux à tous ses amis et ses collègues, pour une mission dont on devine déjà qu'elle ne se déroulera pas comme les scénaristes veulent bien nous le faire croire (rien que la présence de Spock à bord impose qu'un bouleversement assez conséquent de l'intrigue devrait se produire avant un éventuel saut temporel).

Déjà que notre hypothèse de base "les signaux rouges/l'ange, c'est Burnham" est à nouveau confirmée après une feinte pas très convaincante en la personne de sa mère, mais là, en plus, les scénaristes ramènent la jeune Reine extraterrestre issue du Short Trek consacré à Tilly, en mode deus ex machina qui résout tous les problèmes en un coup de baguette magique.

Ce qui peut faire peur, puisque cela laisse à penser que l'épisode Calypso, qui se déroulait dans un futur très lointain, avec un Discovery déserté et occupé par une Intelligence Artificielle, va lui-aussi être réintégré à l'intrigue de cette saison, peut-être pour expliquer comment le Discovery, le spore drive, et tout ça, ont été expurgés de la continuité.

(ce qui laisserait l'équipage du Disco... à bord de l'Enterprise pour une saison 3 ?)

Quoiqu'il en soit, cet épisode sert de grosse mise en place au final de la semaine prochaine, de manière pas toujours très cohérente (les vaisseaux de la section 31/de Control sont menaçants... mais les parents de Spock et Burnham parviennent à rendre visite sans problème au Discovery), comme d'habitude, et gentiment forcée.

Ajoutez à cela une caméra constamment tournoyante, et les grosses ficelles habituelles de la série... et on se retrouve devant un épisode assez typique de Disco : laborieux, et terriblement frustrant.

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Les bilans de Lurdo : Lifeline, saison 1 (2017)

Publié le 13 Avril 2019 par Lurdo dans Action, Critiques éclair, Drame, Les bilans de Lurdo, Review, Science-Fiction, Thriller, Télévision, YouTube

Série d'anticipation produite pour YouTube Red par la maison de production de The Rock et de son épouse (Dwayne fait d'ailleurs une apparition dans le rôle d'un client de la société Lifeline, dans le pilote), ce programme en 8 épisode de 25 minutes tente de jouer la carte du voyage temporel et des concepts ambitieux, en montant en parallèle deux sous-intrigues principales, celle d'un héros traumatisé par la mort de sa femme, et commençant à avoir des remords quant à sa profession, et celle d'une jeune adolescente afro-américaine que Connor, au cours pour de la mission ayant coûté la vie de sa femme, a involontairement fait orpheline.

Lifeline, saison 1 (2017) :

Dans un futur proche, l'entreprise Lifeline vend des assurances vie très particulières : connectés à une machine à voyager dans le temps, les ordinateurs de la société sont capables de détecter, à l'avance, la mort imminente de leurs clients, et d'envoyer alors un agent dans le futur pour l'empêcher in extremis. Mais lorsque Haley (Amanda Crew), la compagne du meilleur agent de Lifeline, Connor (Zach Gilford), trouve la mort en mission, ce dernier ne s'en remet pas. D'autant qu'il commence à remettre en question le bien fondé de l'entreprise et de son fondateur, Nathan (Usman Ally)....

Le vrai problème, dans Lifeline, outre le manque de rigueur et de développement du postulat temporel de la série, c'est que le programme n'est tout simplement pas très intéressant.

Trop précipité pour avoir le temps de développer ses personnages et d'effectuer un récit aux transitions naturelles, trop vide pour vraiment intéresser le spectateur au sort de ses protagonistes relativement creux (mention spéciale à Zach Gilford, dont le jeu très inégal se limite souvent à une mâchoire serrée et à un regard intense), le résultat est une mini-série qui s'éparpille, tentant de compenser ses limites budgétaires par une multiplication de personnages secondaires tous plus insipides les uns que les autres.

Le héros, notamment, est comme je le disais assez peu engageant. À ses côtés, la jeune adolescente (Sydney Park) est assez générique, entourée d'une bande de jeunes de son âge, là aussi très inégaux (Tom Maden, notamment, joue son personnage comme s'il était Jason de The Good Place). Ajoutez à cela un big boss très méchant, un collègue sympa et nerd très intelligent, un agent rival à l'attitude très abrupte et brutale, une employée séduisante mais très carriériste (Lilan Bowden), dont on ignore dans quel camp elle se trouve, sans oublier une voix très mystérieuse qui, depuis l'autre bout d'un téléphone, s'adresse à la fois au héros et la jeune adolescente, pour leur faire découvrir les manigances de la société Lifeline... et l'on se retrouve avec une distribution quelconque et fréquemment interchangeable.

Mais malgré tous ces personnages assez peu mémorables, il y aurait pourtant de quoi développer une série potable (par exemple pour SyFy), pour peu que le concept de base soit un peu plus étoffé ou travaillé. Ici, malheureusement, tout se limite à un vague débat moral pas totalement convaincant sur le bien-fondé de Lifeline, sur le libre-arbitre, et sur la destinée, et le spectateur exigeant ne trouve pas vraiment son bonheur, tant tout semble superficiel, maladroit et sous-développé.

Cela dit, visuellement parlant, c'est tout à fait honorable, notamment dans ses effets visuels. Mais l'intérêt de Lifeline s'arrête là.  

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Un film, un jour (ou presque) #937 : My Dinner with Hervé (2018)

Publié le 10 Avril 2019 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Review, HBO, Télévision

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

My Dinner with Hervé (2018) :

Journaliste à la ramasse et ex-alcoolique, Danny (Jamie Dorman) obtient une dernière chance de ressusciter sa carrière : interviewer, dans la même journée, Gore Vidal et Hervé Villechaize (Peter Dinklage). Mais Villechaize s'avère des plus incontrôlables et fantaisistes, et promet à Danny une histoire fascinante s'il accepte de l'accompagner durant ses errances nocturnes de club en club...

Biopic HBO écrit et réalisé par Sacha Gervasi, scénariste du Terminal de Spielberg, réalisateur de Hitchcock et du documentaire sur le groupe Anvil, ex de Geri Haliwell et membre de la famille Rothschild, qui raconte ici la nuit excentrique qu'il a passée avec Hervé Villechaize juste avant sa mort.

Et dans l'absolu, l'histoire de Villechaize est assez touchante et triste, bien que très classique. C'est peut-être là le vrai problème de ce téléfilm, pourtant porté à bout de bras par un Dinklage impérial : c'est ultra balisé de bout en bout, à la limite du cliché (toute la fin est cousue de fil blanc, depuis la revanche du journaliste sur ses collègues, jusqu'à la photo finale, en passant par l'utilisation de Bittersweet Symphony), ça téléphone largement ses effets (le côté narrateur non fiable est évident), et ça passe beaucoup trop de temps à développer la vie pourrie de Dorman/de l'avatar du scénariste/réalisateur.

Et très franchement, cette partie du film ne m'a pas vraiment intéressé, et j'ai trouvé que cela alourdissait notablement le récit, en lui donnant un gros coup de mou, notamment une fois la première heure passée.

Dommage, car l'ensemble du métrage est plutôt intéressant, à défaut d'être révolutionnaire (mention spéciale à Andy Garcia en Ricardo Montalban).

3.75/6 (pour Dinklage)

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Critiques éclair - Star Trek Discovery 2x12 (2019)

Publié le 7 Avril 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, CBS, Critiques éclair, Drame, Netflix, Review, Science-Fiction, Star Trek, Télévision

Pas de The Orville, cette semaine, après une semaine axée comédie romantique ; Discovery, elle, continue à décevoir par son écriture faiblarde, après un début de saison partant pourtant dans une bonne direction...

Star Trek Discovery 2x12 - Through the Valley of Shadows :

Alors que Burnham et Spock enquêtent sur un vaisseau de la Section 31 qui ne répond plus, Pike se rend dans un monastère klingon reculé pour y chercher un cristal temporel...

Un épisode pour lequel j'ai bien envie de ressortir le meme de Picard en train de se prendre la tête dans les mains.

Pas tant pour son déroulement pas très passionnant, ou pour ses deux sous-intrigues principales peu rythmées : Pike dans le monastère klingon à l'architecture typiquement terrienne, passe encore, c'est fauché, mais ça permet de faire un peu de fanservice gratuit, même si la notion même de Destin telle que l'épisode semble la présenter là va à l'encontre des multiples changements temporels qui se sont déroulés dans toute l'histoire de Star Trek.

À l'identique, Spock et Burnham sur le vaisseau de la Section 31, c'est un peu écrit avec les pieds (Burnham qui ne se méfie pas un seul instant du seul survivant d'un massacre perpétré par une entité pouvant prendre l'apparence d'autrui, c'est trop gros, et ça donne au spectateur méfiant dix longueurs d'avance sur ces officiers surentraînés), mais ça se regarde.

Si je suis tenté de réutiliser l'image de Picard, ce n'est même pas pour les quelques scènes de Reno tentant de réconcilier Stamets et Culber, des scènes qui tranchent tellement avec le reste de l'épisode qu'elles donnent l'impression qu'elles sont issues d'un autre script.

Non, si le facepalm me démange, c'est bien à cause de cette fin d'épisode, quand Pike décide, à la suggestion de Burnham, d'enclencher l'auto-destruction du Discovery, pour éviter que les informations de la Sphère ne tombent aux mains de la flotte de la Section 31, et donc de Control.

Une auto-destruction qui, narrativement, n'est là que pour ramener l'Enterprise à l'écran, la semaine prochaine, alors même que le moteur sporique du Discovery fonctionne parfaitement, et pourrait envoyer ce dernier en un clin d’œil à l'autre bout de la galaxie, le temps de trouver une autre solution aux problèmes du navire.

Mais non. Il faut un cliffhanger de fin d'épisode, visiblement, quitte à baisser le QI des personnages de 80 points pour y parvenir... *soupir*

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Blog Update ! - Mars 2019

Publié le 31 Mars 2019 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Update, Les bilans de Lurdo, Review, Télévision

Sur le blog des Téléphages Anonymes, un mois de mars assez éclectique, avec quelques bonnes surprises au programme...

#910 : Ladies and Gentlemen, My Name is Paul Heyman (2014) - 4.5/6

#911 : Mortal Engines (2018) - 2/6

#912 : Here Comes The Grump - A Wizard's Tale (2018) - 1.5/6

#913 : Support The Girls (2018) - 3/6

#914 : The Trade (2017) - 3/6

#915 : Dance Movie (2009) - 1/6

#916 : Comic-Con - Episode IV : A Fan's Hope (2011) - 3.5/6

#917 : Alita - Battle Angel (2019) - 4.25/6

#918 : Cher Dictateur (2018) - 2/6

#919 : Robin des Bois (2018) - 1.25/6

#920 - SAINT PATRICK : Leapin' Leprechauns - Les Lutins Sauteurs (1995) & Spellbreaker : Le Secret des Leprechauns (1996) - 3/6 & 2.5/6

#921 : Apprentis Parents (2018) - 4/6

#922 : Room 237 (2012) - 2/6

#923 : Chocolat (2016) - 3.75/6

#924 : Creed II (2018) - 3.75/6

#925 : Le Grand Jeu (2017) - 4/6

#926 : Gardes du corps - Une vie dans l'ombre (2016) - 3/6

#927 : Captain Marvel (2019) - 3.75/6

#928 : Lego Batman : le Film - Unité des Super-héros (2013) - 4/6

#929 - Bohemian Rhapsody (2018) - 3.75/6

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# Bilan :

Une bonne cuvée, ce mois-ci, entre des documentaires intéressants, quelques gros films imparfaits mais divertissants (Bohemian Rhapsody, Alita, Captain Marvel, Creed II), et des drames bien menés (Le Grand Jeu, Apprentis Parents). Bien entendu, il y a toujours quelques moutons noirs, comme par exemple Mortal Engines, tellement médiocre que même ses effets visuels surprenants ne parviennent pas à sauver les meubles... mais bon. Je ne me suis pas ennuyé, ce mois-ci, ce qui est toujours ça de pris.

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# Film du mois :

Outre le documentaire sur la carrière et la vie de Paul Heyman, fascinant mais qui n'intéressera forcément pas tout le monde, le film du mois est, à ma grande surprise, Alita de ce bon vieux Roberto Rodriguez (feat James Cameron). Je n'en attendais absolument rien, je ne connaissais que vaguement l’œuvre originale, et pourtant j'ai été séduit par la performance technique, et par l'interprétation. Une vraie bonne surprise.

 

# Flop du mois :

Dance Movie, des frères Wayans, forcément... mais aussi et surtout Robin des Bois 2018, un navet à mi-chemin entre le young adult générique et la réinvention edgy mais totalement creuse. Ce n'était vraiment pas bien.

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# Petit écran :

Ce mois-ci, la conclusion de Kimmy Schmidt ne m'a pas particulièrement convaincu, guère plus que la saison 2 du Punisher, ou celle de Legion. Un bilan très mitigé, donc, pas aidé par des Star Trek Discovery et The Orville en dents de scie, et par une Angie Tribeca égale à elle-même... un mois de mars vraiment peu mémorable, niveau télévision, en espérant que le mois prochain soit plus intéressant...

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# À venir :

En avril, le blog des Téléphages Anonymes continue sa chronique Un film, un jour... ou presque ! et ses séries, avec un Django déchaîné, une Emily mystérieuse, un tas de Lego, une nounou anglaise aux pouvoirs magiques, un apprenti super-héros, huit salopards, une détective privée et sa mère, des orphelins malheureux, etc...

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Critiques éclair - The Orville 2x11 (2019) & Star Trek Discovery 2x11 (2019)

Publié le 31 Mars 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Drame, Review, Science-Fiction, Star Trek, Télévision, Orville, CBS, Fox, Netflix

Après plusieurs semaines de séparation des critiques de Star Trek Discovery et de The Orville, retour à des critiques combinées collant à peu près au rythme de diffusion...

The Orville 2x11 - Lasting Impressons : 

Lorsqu'il parvient à réactiver un smartphone trouvé lors d'une expédition archéologique, Gordon s'éprend de Laura (Leighton Meister), sa propriétaire new-yorkaise de 2015, qui a laissé de nombreuses photos, vidéos et messages dans l'appareil. Sur un coup de tête, il recrée la jeune femme et son univers dans le simulateur holographique, et commence une relation sentimentale avec elle. En parallèle, Bortus et son mari s'essaient aux cigarettes, et tombent accros...

Un épisode signé MacFarlane, qui (comme d'habitude) évoque beaucoup ce qui a déjà été fait dans le genre par Star Trek (que ce soit avec Riker et Minuet, Geordi et Leah Brahms, ou Janeway et Michael Sullivan...) sans vraiment apporter grand chose de passionnant qui justifierait une nouvelle version de cette histoire.

Enfin, ce n'est pas tout à fait vrai : il apporte à ce type d'histoire une narration et une forme très "comédie romantique américaine contemporaine", comme il l'avait déjà fait, il y a peu, pour le Doc et pour Isaac (d'ailleurs, Isaac a totalement disparu de la série depuis quelques semaines...). Ce n'est pas forcément désagréable, c'est assez bien interprété, mais dans l'absolu, c'est loin d'être captivant, et c'est cousu de fil blanc.

Heureusement, à côté, il y a Bortus et ses cigarettes, une sous-intrigue ouvertement comique et parodique, qui ne fait pas dans la subtilité, mais s'avère plutôt drôle.

Reste que ce serait tout de même bien que MacFarlane cesse de photocopier d'anciens épisodes de Trek s'il n'a rien de vraiment novateur à apporter à leur postulat de départ.

Star Trek Discovery 2x11 - Perpetual Infinity :

Alors que Burnham renoue avec sa mère (Sonja Sohn), écartelée entre plusieurs époques, Giorgiou et Tyler s'aperçoivent que Leland a été contaminé par Control, et qu'il n'est plus responsable de ses actes...

Passons sur le pléonasme du titre de l'épisode, pour nous attarder sur... euh... pas grand chose, en fait, puisque je dois bien avouer m'être profondément ennuyé devant cet épisode brouillon, qui fait énormément de remplissage sur le front de Burnham et de sa mère, qui laisse énormément (trop !) de place au surjeu de SMG, qui flirte considérablement (et de bien trop près pour que je sois en confiance) avec une "borgification" de Leland, et surtout, qui dissimule derrière trois tonnes de platitudes pseudo-philosophiques et de technobabble le fait que le scénario prenne l'eau de toutes parts, et ne soit qu'un enchaînement de rebondissements et d'idées approximatives.

Je... en réalité, je n'ai même pas envie de développer. Cet épisode m'a été vraiment pénible à suivre, il ne fait vraiment pas avancer le schmilblick dans une direction intéressante à mes yeux, et il m'a vraiment donné envie d'arrêter en cours de route - ce qui est assez mauvais signe, à une poignée d'épisodes de la fin de saison.

(j'espère vraiment qu'ils ne vont pas nous envoyer Leland dans le passé, dans le Delta Quadrant, d'une manière ou d'une autre, pour en faire le premier Borg...)

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Les bilans de Lurdo : Legion, saison 2 - suite et fin (2018)

Publié le 30 Mars 2019 par Lurdo dans Action, Critiques éclair, Fantastique, Drame, Les bilans de Lurdo, Review, Marvel, Science-Fiction, Thriller, Télévision, FX

Ce serait un euphémisme que de dire que la première moitié de la saison 2 de Legion, chroniquée ici la semaine dernière, m'a déçu. Car autant la saison 1 pouvait justifier toutes ses errances et excentricités visuelles et formelles par le fait qu'une énorme partie du récit prenait place dans la tête de David, autant cette saison 2, elle, se déroule dans le monde "réel"... et pourtant, Noah Hawley et son équipe ont fait le choix d'en rajouter encore une couche dans le surréalisme, dans le bizarre, l'étrange et le décalé.

Ce qui fait que le spectateur, pour peu qu'il ait du mal à accrocher à la destinée des personnages présentés à l'écran, se retrouve confronté à un barrage d'images quasi-nonsensiques dont on ne peut nier la qualité esthétique, qui donne l'impression que Hawley a quelque chose à dire, et une direction bien précise en tête, mais qu'il ne parvient pas forcément à transmettre ses objectifs à son public.

Il n'est donc guère surprenant de lire, au fil de la saison, d'innombrables avis pouvant être résumés à "je ne comprends pas tout, voire même, je ne comprends rien du tout, mais c'est beau, et comme je suis sûr que la fin de saison rendra le tout très clair, je trouve ça génial"...

Legion, saison 2 - suite et fin (2018) :

Malheureusement, au terme de cette saison 2, je dois dire que cette confiance aveugle qu'ont certains fans en Noah Hawley me semble relativement mal placée.

Non pas qu'elle soit totalement infondée : effectivement, Hawley avait quelque chose en tête, et voulait narrer l'évolution progressive de David en Legion, son alter-ego semi-maléfique. C'est suffisamment répété au fil de la saison : le héros devient le méchant, et le méchant, le héros.

Ou du moins, il voulait donner l'impression de narrer cette évolution, ce heel turn, alors qu'en fait (pour reprendre un meme de l'ère Moffat de Doctor Who), Hawley lies.

En effet, cette évolution de David en un Legion surpuissant et incontrôlable n'est jamais vraiment convaincante... et pour cause : elle repose en très grande partie sur la relation sentimentale existant entre Syd et David, une relation qui explose cette année, et qui - malheureusement - ne m'a jamais vraiment convaincu.

D'autant que, durant la promotion de cette saison, Hawley a souvent répété qu'à ses yeux, c'était Syd la véritable héroïne de cette saison, et que cela allait devenir clair au fil des épisodes, en parallèle du basculement progressif de l'attitude des personnages de la série envers David.

Le problème, c'est que Syd ne suscite jamais la sympathie du spectateur, y compris lorsque, sur la fin de saison, elle accuse David de "viol" (techniquement psychique).

Car même en mettant de côté mon semi-rejet de Rachel Keller et de son interprétation inégale, l'écriture de ce personnage fait que l'on ne se range jamais de son côté, que ce soit à cause de ses flashbacks la montrant tout aussi manipulatrice que David (voire même bien pire que lui), de sa jalousie risible envers son double du futur, de sa naïveté et de son acceptation totale de ce que "Melanie" lui montre, ou de sa tentative de meurtre sur David à la fin de la saison, façon Minority Report : contrairement à ce qu'affirme Hawley (et à ce qu'elle dit elle-même), Syd n'est pas l'héroïne de cette histoire, mais plutôt son antagoniste (c'était d'ailleurs la prédiction de multiples spectateurs à mi-saison, après l'épisode lui étant consacré : Syd allait devenir une mutante maléfique, et David allait devoir la sauver/la tuer).

Et justement, dès lors que l'on écarte tous les effets de manche de la réalisation et du montage, le sous-texte de la saison est assez clair : le Shadow King manipule tout le monde, et amène l'intégralité de la Division 3 à se retourner contre David pour éviter qu'il ne détruise le monde (sur la base de la seule parole de Future Syd...). À fin de saison, David (présenté comme un méchant en devenir) est en fuite avec Lenny, et tout le monde est à ses trousses.

C'est un concept clair, efficace, et percutant... en théorie.

Sauf que pour en arriver là, la série brouille tellement les pistes, elle s'échine tellement à se perdre dans des digressions improbables, à faire réagir ses personnages de manière illogique, à utiliser des raccourcis incertains, etc, que lorsque la fin de saison arrive, et que tout se cristallise enfin (notamment au terme d'un duel assez spectaculaire dans le désert), la chute manque cruellement d'efficacité.

Car en dépit de tous les efforts du script pour rendre le tout confus, et donner à la Division 3 un semblant de justification en paraissant faire perdre tout contrôle à David, je n'ai jamais quitté le camp de David, spontanément rangé à ses côtés...

Et au lieu d'être trahi par la Division 3, je me suis senti un peu trahi par les scénaristes ; des scénaristes qui ont pris le chemin le plus compliqué pour arriver à un résultat simple et limpide, qui se sont perdu en cours de route, qui sont devenus victimes de leur propre ambition, et qui ont préféré troquer l'efficacité de leur récit contre des expérimentations visuelles et structurelles toujours plus excentriques.

Ils ont fait de cette saison une saison de transition, sans réelle résolution, ils ont privilégié l'esthétique au fond, ils ont "oublié" en chemin pas mal de pistes ou de personnages (pauvre Ptonomy), et même s'ils en gardent clairement sous le coude, le problème, c'est qu'après une dizaine d'épisodes n'allant (presque) nulle part et faisant beaucoup de surplace, j'en suis au même point que David, et j'ai fortement envie de faire comme Cartman dans South Park : dire "Screw you guys, I'm going home !".

Legion, ça reste ultra-ambitieux et travaillé, vraiment original, mais ça a passé le point de non-retour pour moi, et au terme de cette saison déséquilibrée, frôlant régulièrement la prétention et la vanité dans sa forme et dans son écriture, je pense que je vais m'arrêter là.

(et sans surprise, les avis que je mentionnais en ouverture de bilan se sont changés en "je n'ai pas tout compris, mais je suis sûr qu'ils expliqueront tout la saison prochaine, donc je trouve ça génial !" ^^)

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Retrouvez les critiques de la saison 1 en cliquant ici et ici, ainsi que toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et ici.

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Critiques éclair - Star Trek Discovery 2x09-10 (2019)

Publié le 24 Mars 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, CBS, Critiques éclair, Drame, Netflix, Review, Science-Fiction, Star Trek, Télévision

Pas de diffusion de The Orville, la semaine dernière, et j'en profite donc pour prendre une double dose de Star Trek Discovery, dont la saison 2 prend cependant une tournure de moins en moins intéressante (et de plus en plus prévisible) à mes yeux...

Star Trek Discovery 2x09 - Project Daedalus :

Lorsque l'Amirale Cornwell (Jayne Brook) monte à bord du Discovery, elle explique à Pike que Starfleet a perdu tout contact avec Control, l'intelligence artificielle dirigeant la base secrète de la Section 31. Le vaisseau part aussitôt pour cette destination, avec pour objectif de redémarrer Control, afin de reprendre le dessus sur l'ordinateur...

Voilà voilà. Jonathan Frakes à la réalisation (mais ça tournoie et ça bouge toujours autant, donc ça doit faire partie du cahier des charges de la série, maintenant), la future showrunneuse du show au scénario, et... hum... disons qu'on devine tout de suite vers quoi s'est tournée la production pour s'inspirer.

Pour résumer, Control nous fait donc un Skynet, se révolte contre les humains, les extermine, et envoie un agent dans le passé pour contaminer Airiam, afin que celle-ci pirate les données de la sonde extraterrestre et les transmette au Control du passé, afin que celui-ci puisse évoluer en Skynet, et... euh... non seulement c'est une boucle logique paradoxale, mais en plus, du point de vue de Control, super-ordinateur de la Section 31 ayant accès à tous les systèmes fédéraux, et à toutes leurs informations, c'est vraiment se donner beaucoup de mal pour pas grand chose (il suffisait d'attendre que le Discovery transfère toutes ses informations à Starfleet, pour les récupérer par la suite).

(et pour rajouter à la comparaison avec Terminator, on a aussi droit à une héroïne badass, à quelqu'un enfermé dans un asile, et bien sûr, à la résistance du futur qui envoie un agent dans le passé pour essayer de changer le cours de l'histoire... et comme tout tourne autour de Burnham - encore une fois, c'est Airiam qui le dit - reste à savoir si l'Ange Rouge est Old Burnham, Burnham Jr, ou, si l'on continue avec la comparaison avec Terminator, l'équivalent de Kyle Reese pour Burnham... sa mère ?)

Airiam, d'ailleurs, est ici victime du syndrome des scénaristes incapables, lesquels n'ont pas été en mesure de développer les personnages secondaires de la série depuis deux saisons, et décident de précipiter tout le développement d'Airiam pour le faire tenir dans cet ultime épisode, avant de la sacrifier dans un déluge de gros violons et de larmes qui tombent à plat.

Voilà voilà, comme je le disais. L'épisode en lui-même a de jolies scènes d'action, pas forcément indispensables ou bien écrites (je m'amuse encore de Burnham qui passe cinq bonnes minutes à se battre puis à faire d'autres choses, sans même vérifier si sa collègue Nhan est encore en vie), mais distrayantes, et ça se précise sur de nombreux plans... malheureusement, tout le mélodrame Burnham/Spock est toujours insipide au possible (la tête :HMr2Umk: de Burnham quand Spock démolit le jeu d'échec m'a bien fait rire), et dans l'ensemble, ça manque vraiment d'un bon scénariste à la barre, avec une vraie vision d'ensemble.

Star Trek Discovery 2x10 - The Red Angel :

Peu de temps après la mort d'Airiam, l'équipage du Discovery découvre la vérité sur l'Ange Rouge : ses signes biologiques indiquent que c'est Burnham, porteuse d'une combinaison temporelle créée par la Section 31. Et pour mieux comprendre ce phénomène étrange, le Discovery décide de tendre un piège à l'Ange Rouge, en mettant la vie de Burnham en jeu...

Ouhlà le beau ratage, signé de deux scénaristes débutant sur la série. C'est bien simple, que ce soit sur le plan de la logique (notamment temporelle), de l'émotion, de la romance, ou de la tension, rien ne fonctionne... et ne parlons même pas des révélations et autres rebondissements !

Mais commençons par le commencement : une longue cérémonie d'adieux à Airiam, une cérémonie qui, comme je le disais à propos de l'épisode précédent, tombe totalement à plat du fait de l'absence totale d'attachement du spectateur aux personnages secondaires de Discovery.

Ensuite, juste avant le générique de début, grande révélation : l'Ange Rouge est Burnham, ou du moins, ils ont tous deux la même signature biologique. Première réaction du spectateur : merci, on s'en doutait ; deuxième réaction : pour qu'ils balancent ça de manière aussi peu cavalière dès le début, c'est qu'il y a une feinte quelque part.

Et effectivement, feinte il y a : l'Ange Rouge n'est pas Burnham, mais sa mère, comme on le découvre à la toute fin de l'épisode. Autrement dit, pour continuer le parallèle avec Terminator entamé la semaine dernière, ce n'est pas John Connor qui a remonté le temps, c'est Kyle Reese. Logique.

(disons que niveau surprise, c'est raté)

D'autant qu'en plus, entre deux scènes soporifiques de Burnham et Spock qui se réconcilient, de Burnham et Ash qui se réconcilient, de Culber en thérapie, de Stamets et Culber qui se réconcilient (pas tout à fait), ou encore de Giorgiou qui met mal à l'aise ces deux derniers avec des allusions balourdes et gênantes, les scénaristes et les personnages échafaudent un plan totalement stupide pour capturer l'Ange Rouge, un plan qui trahit très rapidement le fait que celui-ci ne peut pas être Burnham.

En effet, en menaçant de tuer Burnham pour attirer l'attention de l'Ange, ils créent une boucle paradoxale qui n'a pas grand sens, puisque si l'Ange-Burnham ne sauve pas Burnham, alors cette dernière meurt, et l'Ange-Burnham n'existe plus... et donc le Discovery n'enquête pas sur l'Ange, et Burnham ne meurt pas, et l'Ange existe, et le Discovery enquête, et Burnham meurt, et ainsi de suite.

(avec en bonus un grand moment de ridicule quand SMG joue l'agonie et la souffrance)

Sans oublier le fait que Skynet/Control veut clairement que l'Ange soit arrêté, et maintenant que le Discovery est en possession de la combinaison, il suffit de peu pour que Burnham décide de l'enfiler pour changer le cours de l'histoire...

Car, on nous avait prévenu (et on le savait bien), Mary-Sue Burnham est au centre de tout, ses origines sont tragiques, forcément liées à la Section 31, forcément liées au voyage temporel (une fois que le capitaine de la Section 31 explique - au cours d'une scène mollassonne qui aurait bien mérité un flashback - que les parents de Burnham travaillaient sur le voyage temporel, le twist final est grillé), blablabla...

Bref, un épisode décousu (un peu comme cette critique) et précipité, qui se sabote tout seul, et qui ne fait illusion que par son rythme assez soutenu. Je crains le pire pour la fin de saison.

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Les bilans de Lurdo : Legion, saison 2 - première partie (2018)

Publié le 23 Mars 2019 par Lurdo dans Action, Critiques éclair, Fantastique, Drame, Les bilans de Lurdo, Review, Marvel, Science-Fiction, Thriller, Télévision

Après mon visionnage en deux parties de la saison 1 - un visionnage qui s'était terminé sur une note plutôt positive, malgré un sentiment mitigé sur le rythme et le contenu global de la saison (retrouvez ces bilans de la saison 1 en cliquant ici et ici) - j'avais prévu de regarder cette seconde saison de Legion d'une seule traite, pour en faire un unique bilan saisonnier.

Malheureusement, la production a eu la mauvaise idée de rallonger la saison de 3 épisodes, pour porter le total à 11, et dès le premier de ces nouveaux 11 épisodes, j'ai senti que je heurtais un mur : il allait me falloir bien plus de temps que prévu pour me remettre dans le bain de cette série atypique, et j'allais avoir bien du mal à synthétiser en bloc mon avis sur l'intégralité de la saison. D'où un retour, un peu contre mon gré, à une saison coupée en deux mini-bilans, en espérant que je ne me décourage pas en cours de route...

Legion, saison 2 - première partie (2x01-06 / 2018) :

Après avoir disparu pendant un an, David (Dan Stevens) est retrouvé par les membres de l'excentrique Division 3, et rapidement, il comprend que Farouk, le Roi des Ombres (Navid Negahban) rôde toujours, à la recherche de son corps originel. Mais David, lui, est en contact avec une Syd (Rachel Keller) issue du futur, qui lui recommande d'aider Farouk s'il veut empêcher la fin du monde...

Après une saison 1 de rodage, qui atteignait des sommets d'audace visuelle et créative, mais pouvait aussi totalement tomber à plat par moments, on pouvait se demander ce qu'allait nous réserver la saison 2 de Legion : quelque chose de plus sage et de plus "normal", pour tenter de conquérir un peu de nouveaux spectateurs ? Quelque chose de similaire à la saison 1, pour rester en terrain conquis et familier ?

Au vu de cette première moitié de saison 2, la réponse est en fait : quelque chose de totalement décomplexé, une sorte de saison 1 sous stéroïdes et champignons hallucinogènes, un récit à base de projections temporelles, de transfert de corps, d'androïdes androgynes moustachus, de folie prenant la forme d'une petite créature noire, et de vignettes éducatives narrées en voix off par Jon Hamm.

C'est, pour faire simple, un gros bordel, qui part dans de nombreuses directions simultanées, qui multiplie les visuels psychédéliques, les effets de réalisation, de montage, de musique et de scénario improbables... et honnêtement, j'ai trouvé le tout assez imbuvable.

En réalité, cette première moitié de saison 2 m'a donné une impression persistante : celle que la série, plutôt que de mettre son excentricité visuelle au service de son récit, avait fini par faire de l'étrange et du déjanté pour le plaisir de faire de l'étrange et du déjanté, empilant les couches et les concepts délirants, certes imaginatifs, mais finalement aussi totalement superflus, histoire de cacher le fait qu'au niveau du scénario, la série fait du surplace.

Les enjeux de la saison se résument en effet assez facilement : retrouver le corps de Farouk (excellent Navid Negahban, menaçant, charismatique, et tout et tout). Une intrigue principale qui n'avance pas du tout dans cette moitié de saison, une moitié de saison distraite par une épidémie de dents qui claquent, par des affrontements mentaux sous forme de dance battle, par une créature qui se développe dans le cerveau de Ptonomy, par un épisode consacré au traumatisme fondateur de Syd, et par le retour de Lenny sous forme tangible (une Lenny qui a volé le corps de la sœur de David).

De quoi mener à un épisode 6 façon "univers alternatif", dans lequel David s'imagine avoir pris des chemins bien différents dans la vie, toujours plus ou moins accompagné par sa sœur (Katie Aselton)... intéressant, mais pas ultra-clair ou très évident à appréhender (et souffrant de maquillages un peu trop approximatifs).

Un peu à l'image de cette demi-saison : c'est toujours amusant et intéressant, visuellement et conceptuellement parlant, mais tout cela se fait au détriment de la narration, et surtout de l'empathie.

Difficile de s'intéresser au sort de Syd (ou au simili triangle amoureux qui se noue entre David et les deux Syd qu'il côtoie) quand déjà, à la base, on a énormément de mal avec l'interprète du personnage. Difficile aussi de s'intéresser au sort de tous les autres personnages secondaires, Ptonomy en tête, quand ils sont tous sous-développés, quand leur présence est anecdotique, et quand ils ne servent que de faire valoir à un show totalement centré sur les faces-à-faces David/Farouk, et sur les excentricités du monde de la Division 3. Et j'ai presque envie de dire qu'il est tout aussi difficile de s'intéresser au sort de David, et à son traumatisme suite à la découverte de la mort de sa soeur, tant cette dernière est un personnage quasi-inexistant de la série, vaguement aperçue l'année dernière, mais jamais depuis.

En résumé, je suis très mitigé sur cette demi-saison, et j'émets vis à vis de celle-ci d'énormes réserves : la suite de la saison s'avèrera déterminante pour vraiment l'évaluer dans son ensemble. Soit Legion va se reprendre, se recentrer sur son scénario, et donner un peu de substance à sa narration, soit elle va continuer dans la droite lignée de sa première moitié, dans ses expérimentations visuelles et formelles, et me perdra alors totalement.

 

(à suivre...)

 

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Critiques éclair - The Orville 2x10 (2019) & Star Trek Discovery 2x08 (2019)

Publié le 17 Mars 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, CBS, Comédie, Critiques éclair, Drame, Netflix, Review, Science-Fiction, Star Trek, Télévision, Orville

Après plusieurs semaines de séparation des critiques de Star Trek Discovery et de The Orville, retour à des critiques combinées collant à peu près au rythme de diffusion...

The Orville 2x10 - Blood of Patriots

Alors que le Discovery tente de négocier un traité de paix avec les Krills, Oren (Mackenzie Astin), un humain en fuite avec sa fille (Aily Kei), et considéré comme criminel de guerre par les Krills, trouve refuge à bord, et se révèle être un vieil ami de Malloy...

Un épisode très premier degré et sérieux, qui s'intéresse à Malloy, mais qui malheureusement, sous la plume de MacFarlane, manque cruellement de finesse, de subtilité, de légèreté, et de surprise.

Dès la première scène, le spectateur avisé reconnaîtra en effet des intrigues tirées tout droit de The Wounded (STTNG s04e12), et de Past Prologue (STDS9 s01e03), mais qui n'ont ici ni la profondeur ni l'intérêt de ces modèles, faute de leur apporter quoi que ce soit de nouveau, de frais ou d'original.

Le résultat semble ainsi assez superficiel, ça ronronne rapidement, et les rebondissements de la dernière partie sont globalement particulièrement téléphonés, pas aidés par l'interprétation et l'apparence d'Aily Kei.

Franchement, je me suis ennuyé, et ça manquait d'un meilleur équilibre humour/sérieux, qui aurait pu donner de l'énergie au script.

(et puis l'absence totale de continuité vis à vis d'Isaac, qui fait presque de la figuration, ainsi que le changement total d'attitude des Krills vis à vis des humains, a de quoi laisser dubitatif)

Star Trek Discovery 2x08 - If Memory Serves :

Spock et Burnham font route vers Talos IV, pour tenter de convaincre les Talosiens de les aider à explorer les souvenirs de Spock, et à mieux comprendre ses visions de l'Ange Rouge ; le Discovery cherche Spock et Burnham ; Stamets et Culber ont des problèmes de couple...

Mouais. C'est à peu près tout ce que m'évoque cet épisode, un épisode qui joue très fort la carte du fanservice, en s'ouvrant sur un montage approximatif de scènes de The Cage, de TOS - un montage aux effets de transition vraiment fauchés, et qui, en prime, enchaîne directement un plan de Pike-Hunter sur un plan de Pike-Mount : le contraste est rude, il fait vraiment mal à voir, et n'est bénéfique ni à TOS ni à Discovery.

À la limite, j'aurais préféré un flashback en cours d'épisode, avec des scènes reconstituées de manière plus moderne.

Encore que... si le remplacement de la Vina d'origine par Melissa George ne gène pas du tout, les Talosiens de Discovery sont, comme les Klingons de Discovery, assez ratés : des aliens génériques à crête nasale, sans une once du malaise que l'apparence et le doublage des Talosiens d'origine pouvaient susciter (et je ne parle même pas des approximations au niveau de la continuité).

En réalité, le déroulement de cet épisode, son écriture assez bavarde, ses tours et ses détours, ses révélations assez creuses (la raison de la grande séparation entre Spock et Burnham, c'est l'équivalent de ça ou de ça : du bon gros cliché des familles, indigne d'une série "prestige"), et donc, ce gros flashback et ce passage par Talos IV, tout ça m'a paru vraiment forcé, comme si les scénaristes voulaient à tout prix rattacher leur série à TOS, mais n'avaient ni le talent ni l'imagination pour le faire de manière astucieuse et fluide. Le résultat : on ramène Vina et Talos pour... scanner les souvenirs de Spock.

Ajoutez à cela une réalisation agaçante, toute en lens flares, en fish eye, en caméra tournoyante, etc ; un rythme étrangement mollasson ; une énième menace mécanique venue du futur pour détruire la galaxie (et qui ne peut qu'échouer, puisque Discovery est une préquelle) ; une histoire de taupe à bord du vaisseau, à peine développée ; une Burnham abrasive et bornée, qui en plus est directement responsable de la personnalité du Spock tel qu'on le connaît (une retcon de plus, une !) ; une Section 31 lassante ; et une fin d'épisode (la téléportation/la navette) télégraphiée au possible... et voilà un épisode qui m'a frustré plus qu'il ne m'a convaincu.

Tout n'est pas mauvais, cependant, puisque Pike/Vina, c'était sympathique (décidément, je préférerais tellement une série centrée sur l'Enterprise de Pike), et que les problèmes de Stamets et Culber étaient assez intéressants, et bien interprétés.

Mais dans l'ensemble, comme je le disais en ouverture : mouais.

(et puis l'utilisation du moteur sporique qui ne semble plus déranger personne... étrange)

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