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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #television catégorie

Christmas Yulefest 2019 - 33 - Noël à la une (2019)

Publié le 16 Décembre 2019 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Noël, Review, Romance, Télévision, Yulefest, Lifetime

Noël approche, et chez les Téléphages Anonymesc'est donc l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

Noël à la une (Christmas 9 to 5 - 2019) :

Journaliste dans un quotidien, Jennifer (Tiya Sircar) reçoit pour Noël une mission improbable : se faire passer, le temps des fêtes, pour une employée saisonnière chez Desmonds, un grand magasin incontournable de la ville. Là, elle rencontre des employés attachants, un jeune patron séduisant (Joe Dinicol), et elle retrouve le véritable sens de Noël, alors même qu'elle réalise que l'avenir de Desmonds est compromis...

Un long-métrage Lifetime qui partait assez bien, entre son actrice principale sympathique, sa distribution secondaire amusante, et son cadre toujours agréable (un grand magasin à l'ancienne, à l'approche de Noël)... et puis finalement, le tout s'avère assez moyen, pour plusieurs raisons.

La romance principale, déjà, n'est pas très intéressante : Joe Dinicol change un peu du tout-venant des acteurs Hallmark/Lifetime, avec son personnage un peu nerdy, mais il a peu de présence, et sa relation avec Tiya Sircar reste assez terne. Il faut dire que cette dernière n'aide pas forcément : comme dans Good Sam (où elle tenait déjà un personnage assez similaire), l'actrice est compétente, mais laisse toujours, très ponctuellement, l'impression de ne pas être totalement sincère.

C'est dû au personnage, bien entendu (elle ment sur la raison de sa présence, et elle fouine à droite et à gauche), mais aussi à l'interprétation de Sircar : il y a toujours un moment ou un autre où l'actrice ne sonne pas convaincue, où elle semble très légèrement fausse, et ne jamais croire aux bons sentiments qui l’entourent.

Alors c'est une impression très subjective, j'en conviens, et cela pourrait aussi bien venir de l'écriture, de l'interprétation de Sircar, que de mon ressenti personnel, mais j'avais déjà eu la même impression lorsque je regardais Good Sam, avec une Sircar juste à 80%, et étrangement peu convaincante à 20%.

Mais passons. Outre ce souci, le téléfilm reste tout à fait honorable, notamment au niveau de la direction artistique. On regrettera seulement que l'héroïne avoue son mensonge dès la moitié du métrage : cela évacue une grosse partie de la tension dramatique du script, qui bascule alors, de manière moyennement plausible, vers un énième sauvetage de bâtiment historique à Noël, comme on en voit chaque année dans ces histoires.

Un téléfilm assez moyen, mais qui a pour lui un environnement assez agréable.

Un petit 3/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien (classement alphabétique), ou celui-ci (classement saisonnier)...

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Christmas Yulefest 2019 - 31 - Noël en Escarpins (2019)

Publié le 15 Décembre 2019 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Noël, Review, Romance, Télévision, Yulefest, Lifetime

Noël approche, et chez les Téléphages Anonymesc'est donc l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

Noël en Escarpins (The Magical Christmas Shoes - 2019) :

Noelle (Erin Karpluk), jeune femme pétillante, a mis de côté ses aspirations artistiques pour devenir comptable. Jusqu'à ce qu'elle croise le chemin de John Reid (Damon Runyan), héritier d'une chaîne de magasin de confiseries, qui tente de sauver l'une de ses boutiques : ensemble, Noelle et John décident de réinventer la vitrine du magasin, et cette décision créative va ranimer en eux une flamme artistique... et amoureuse.

Mouais.

Un long-métrage Lifetime assez peu convaincant, je dois dire, car assez brouillon, et souffrant d'un ton très inégal.

D'un côté, l'intrigue principale, très peu énergique, et en demi-teinte, contraste assez sérieusement avec le surjeu enthousiaste de Karpluk ; de l'autre, il y a Damon Runyan, généralement plus efficace en rival/antagoniste qu'en protagoniste amoureux, et qui ici souffre de daddy issues qui se finissent de manière larmoyante ; et puis il y a cette histoire de chaussures pseudo-magiques (spoiler : il n'y a pas une once de magie ou de fantastique dans ce téléfilm), un prétexte un peu bancal qui ne fonctionne pas vraiment, et sert surtout à justifier le titre, tout permettant au film de profiter du référencement de Les Souliers de Noëlle dans les moteurs de recherche web (c'est d'autant plus transparent que l'héroïne de ces Christmas Shoes portait un tout autre prénom dans la majorité des documents promotionnels originaux de Lifetime).

En résumé, un métrage assez mollasson sur la durée, et pas forcément très convaincant, comme souvent avec ces téléfilms indépendants achetés par les concurrents de Hallmark pour étoffer leur catalogue.

2.25 + 0.25 pour l'énergie de l'attachante Genelle Williams, en meilleur copine de l'héroïne = 2.5/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien (classement alphabétique), ou celui-ci (classement saisonnier)...

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Christmas Yulefest 2019 - 27 - L'Alchimie de Noël (2019)

Publié le 13 Décembre 2019 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Netflix, Noël, Review, Romance, Télévision, Yulefest, Jeunesse

)Noël approche, et chez les Téléphages Anonymesc'est donc l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

L'Alchimie de Noël (The Knight Before Christmas - 2019) :

À l'approche de Noël, Brooke (Vanessa Hudgens) rêve de rencontrer l'âme sœur, sans trop y croire ; mais lorsque sa voiture heurte Cole (Josh Whitehouse), un chevalier médiéval transporté par delà les époques pour accomplir avant Noël une quête dont il ne sait rien, elle tombe sous le charme, et décide de l'aider...

J'ai un peu eu la même réaction devant ce Knight Before Christmas que devant La Princesse de Chicago de l'année dernière : malgré l'enthousiasme indulgent de la plupart des critiques, je suis incapable de faire autre chose que de hausser les épaules, et d'émettre un énorme bof devant un tel métrage dérivatif, approximatif et insipide.

On se retrouve ici devant une sorte de mélange générique de Kate et Léopold mâtiné de Outlander, sans la rigueur historique ou le charisme du voyageur temporel de ces deux œuvres : ici, Cole est affreusement transparent, enchaîne tous les clichés du voyageur temporel qui découvre une nouvelle époque, et cela confère à sa romance avec Vanessa Hudgens un côté mécanique, sans grande alchimie (ce qui est assez paradoxal, vu le titre du film).

Ajoutez à cela une écriture vraiment plate et forcée, entre les échanges de Brooke avec son élève, les scènes sirupeuses des proches de Brooke (une Emmanuelle Chriqui qui cachetonne dans le rôle ingrat de la sœur de l'héroïne) et de la famille défavorisée de la ville, tous les poncifs du Moyen-Âge vu par les Américains, la fin abrupte, les sous-intrigues abandonnées en cours de route (l'ex, la voisine), etc, et l'on se retrouve avec un film qui, étrangement, donne l'impression d'avoir été conçu pour un public adolescent, avec ce que ça implique de rigueur moindre à de nombreux niveaux.

Vraiment pas convaincu, donc. Et le manque d'énergie du tout semble s'être transmis à Hudgens, qui paraît nettement plus effacée et en retrait que dans La Princesse de Chicago.

2.25/6

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Christmas Yulefest 2019 - 26 - Les Rikikis au Pays du Père Noël (1989)

Publié le 13 Décembre 2019 par Lurdo dans Aventure, Christmas, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, France, Jeunesse, Noël, Review, Télévision, Yulefest

Noël approche, et chez les Téléphages Anonymesc'est donc l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

Les Rikikis au Pays du Père Noël - saison 1 (1989) :

Dans le village du Père Noël, en Suède, le Père Noël (André Nader) peut toujours compter sur la bonne fée Oriane (Cécile Auclert) et sur ses fidèles lutins, les Rikikis, pour préparer les jouets des enfants. Il y a Rikiki Vert, l'ami des animaux, Rikiki Rouge, le gourmand, Rikiki Jaune, le turbulent, Rikiki Bleu, le farceur sportif, et Turluru, le chef de la troupe. Mais entre Boudou le bonhomme de neige vivant, Flop le chien, ou encore le menaçant Troll qui rôde dans les parages, la vie au Pays du Père Noël n'est pas de tout repos...

Peut-être plus encore que J'ai rencontré le Père Noël, du même réalisateur/concepteur, et dont ces Rikikis reprennent des pans entiers (le traîneau, certains interprètes et personnages, la fée, la musique, et, vers la fin de saison, les effets spéciaux et certaines scènes), c'est bien de cette mini-série calendrier de l'avent, de 24 x 5 ou 6 minutes dont je me souviens.

Sa diffusion quotidienne sur Antenne 2 avait alors largement marqué le petit garçon que j'étais, et aujourd'hui encore, je revois avec une certaine nostalgie ce programme court et mensuel, un concept de calendrier de l'avent télévisuel que la télévision française a totalement délaissé, mais qui continue pourtant de connaître un succès jamais démenti, notamment chez nos cousins des pays nordiques.

Ici, donc, Christian Gion recycle son film original, et le décline sous forme de mini-série tournée à Mora, en Suède (contrairement au long-métrage, tourné en Finlande), changeant quelques éléments (l'ogre devient un troll ressemblant comme deux gouttes d'eau aux trolls de Rien Poortvliet, Karen Chéryl est remplacée par une autre Fille d'à Côté, et les lutins acquièrent des noms et des personnalités), mais gardant l'essentiel de son univers, qu'il peuple de personnages supplémentaires.

Et, histoire de renforcer encore le côté calendrier de l'avent, il ajoute un calendrier physique qui encadre chaque épisode, calendrier dont deux enfants (qui jouent très mal) et leur nounou suédoise ouvrent les fenêtres une à une, les aventures des Rikikis devenant ainsi des histoires racontées par la nourrice à ses protégés.

Alors certes, ces épisodes, qui racontent chacun une mésaventure des Rikikis, ou répondent à une question que se posent les enfants, ont toujours un budget très limité (les barbes des Rikikis, le doublage, le recyclage d'images...), mais ils ont la chance d'être nettement mieux écrits que le film de 1984, et d'être plus ludiques. Ainsi, les personnages sont moins manichéens, comme ce Troll finalement pas si méchant, et contrairement à la Finlande de Rovaniemi, plus désolée et ne servant que d'arrière-plan au film, la Suède est ici l'occasion pour les personnages de faire du sport, du patinage, de la motoneige, etc, dans un décor naturel des plus séduisants et enneigés.

Bref, pour les plus petits, c'est dépaysant, ce n'est pas dénué de charme, et la narration de Cécile Auclert (il me semble), maîtrisée, fait beaucoup pour donner un côté conte de fées au tout, idéal pour les plus jeunes à l'approche des fêtes.

Ça mériterait presque un remake plus contemporain, avec un budget plus important. ^^

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Christmas Yulefest 2019 - 25 - Père Noël Incognito (2019)

Publié le 12 Décembre 2019 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Lifetime, Noël, Review, Romance, Télévision, Yulefest

Noël approche, et chez les Téléphages Anonymesc'est donc l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

Père Noël Incognito (Random Acts of Christmas - 2019) :

Alors qu'un bon Samaritain mystérieux organise des événements festifs en ville à l'occasion de Noël, Sydney (Erin Cahill), une journaliste, tente de comprendre les motivations et l'identité du bienfaiteur inconnu. Elle reçoit alors l'aide inespérée de Cole (Kevin McGarry), lui aussi reporter, et qui l'aide à retrouver l'esprit de Noël...

Et si Bruce Wayne, au lieu de devenir Batman et de se battre contre le crime dans les rues de Gotham, avait décidé de mettre sa fortune au service de Noël pour, durant les fêtes de fin d'année, contrevenir à toutes les lois en organisant des surprises festives illégales dans les rues de la ville, afin d'expliquer aux citoyens de Gotham comment fêter Noël de manière correcte ?

Avec son postulat de départ discutable (quand on y réfléchit plus de 2 secondes, le personnage de Cole est problématique) qui n'est pas sans rappeler le Good Sam de Netflix (critique à venir en février), en nettement plus forcé et caricatural (l'enthousiasme débridé d'Erin Cahill n'a d'équivalent que l'incompétence chronique de son personnage), ce téléfilm Lifetime laisse donc une impression très mitigée.

D'un côté, le tout se regarde tranquillement (principalement parce que le couple principal fonctionne bien et s'avère sympathique), mais de l'autre, c'est très moyen sur tous les plans, entre l'intrigue souvent assez forcée, les effets spéciaux fauchés, l'interprétation très inégale (le petit garçon), le cachetonnage de Patrick Duffy et de Jaclyn Smith, et les quelques idées un peu idiotes (les innombrables poinsettias posés à même la neige, le "chocolat chaud pour adultes" révolutionnaire - un mocha !...).

Bref, même si c'est suffisamment bien mené pour ne pas être soporifique, ça reste vraiment quelconque et anecdotique, surtout si l'on a vu Good Sam (ou l'un des métrages similaires) il y a peu.

2.75/6 

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Christmas Yulefest 2019 - 23 - Le Meilleur Pâtissier de Noël (2018)

Publié le 11 Décembre 2019 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Noël, Review, Romance, Télévision, Yulefest, UpTV

Noël approche, et chez les Téléphages Anonymesc'est donc l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

Le Meilleur Pâtissier de Noël (Christmas Cupcakes - 2018) :

Bien décidées à sauver la pâtisserie de leur père décédé, condamnée à fermer à l'approche de Noël, Kim (Erin Karpluk) et Gina (Cindy Busby) Remo abandonnent leurs carrières respectives, et en reprennent les rênes ; mais, confrontées à des difficultés financières, elles réalisent rapidement qu'elles vont devoir participer à une compétition culinaire télévisée nationale, et la remporter, si elles veulent pouvoir payer les dettes de leur établissement...

Aïe. Bon, déjà, ce Christmas Cupcakes est un téléfilm UpTV, ce qui donne un bon indice du budget ultra-limité du métrage : on est dans de la production très bon marché, qui ne passerait pas sur Hallmark ou Lifetime, aux exigences qualitatives plus élevées.

Et rapidement, on comprend que ça va être le problème principal de ce métrage : en plus de ses moyens très limités, il est clairement voulu et écrit comme un film de Noël semi-parodique, avec des personnages caricaturaux, aux accents forcés (çà et là, on frôle la mauvaise imitation de Super Mario), une interprétation assez cabotine, et surtout, une pseudo-compétition culinaire télévisée particulièrement surjouée par ses juges.

À partir de là, le film peut toujours tenter de placer du mélodrame familial, ou une romance bancale entre Busby et un rival, ça ne fonctionne pas, puisque ça reste brouillon, approximatif, et surtout toujours au second plan de cette parodie d'émission télévisée fauchée, vraiment interminable (les épreuves durent encore et encore...), laborieuse et jamais drôle, qui occupe le dernier tiers du film (si ce n'est plus).

Difficile de trouver un intérêt dans ce Christmas Cupcakes bancal, donc, surtout que Karpluk est largement sous-exploitée, et que le tout fait fréquemment très amateur dans sa mise en images, en musique, et dans son écriture.

Sur la base du ton plus décomplexé du film, et de la présence au casting de Karpluk, je m'attendais à apprécier, et finalement, c'est probablement le métrage qui m'a le plus agacé de la saison.

1.75/6

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Christmas Yulefest 2019 - 21 - Noël sous un ciel étoilé (2019)

Publié le 10 Décembre 2019 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Hallmark, Noël, Review, Romance, Télévision, Yulefest

Noël approche, et chez les Téléphages Anonymesc'est donc l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

Noël sous un ciel étoilé (Christmas under the Stars - 2019) :

Lorsqu'il est renvoyé peu de temps avant Noël, Nick (Jesse Metcalfe), un trader, n'a d'autre choix que d'accepter un poste de vendeur de sapin au cœur de Chicago, sous la direction de Clem (Clarke Peters), sur le point de partir à la retraite. Là, il rencontre une amie de Clem, Julie (Autumn Reeser), une institutrice qui élève seule son fils, et qui tente de faire face à des dettes médicales importantes...

Un téléfilm Hallmark qui, soyons francs, aurait nettement plus eu sa place dans la gamme Hallmark Movies & Mysteries, ou dans le Hallmark Hall of Fame : on retrouve ici en effet tous les classiques de ce style de films plus mélodramatiques, ce qui veut aussi dire que ce Christmas under the Stars évite (presque tous) les clichés actuels des comédies romantiques de la marque.

Ici, pas d'opposition ville rurale/grande ville, traditions/modernité, pas de citadine qui revient dans sa ville natale pour retrouver le sens de la communauté et la magie de Noël, pas de veuf séduisant, pas de maison à rénover, etc : tout se déroule à Chicago, la protagoniste est institutrice, mère d'un enfant adopté, son prétendant est un ex-trader au chômage, et les personnages ont tous des failles et des problèmes plus réalistes, à tous les niveaux (fins de mois difficiles, dettes, recherche d'emploi, retraite, etc).

Le résultat, c'est un métrage tout en émotion, en mélancolie, en retenue, et qui, s'il donne tout de même plus dans le mélodrame que dans la rom-com basique, ne sombre jamais dans le larmoyant.

C'est agréable à suivre, la distribution est assez sympathique (notamment les seconds rôles), et dans l'ensemble, c'est assez réussi.

4 - 0.25 (parce que je ne suis pas ultra-fan de Jesse Metcalfe) = 3.75/6

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Christmas Yulefest 2019 - 19 - Les 12 Traditions de Noël (2019)

Publié le 9 Décembre 2019 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Hallmark, Review, Romance, Noël, Télévision, Yulefest

Noël approche, et chez les Téléphages Anonymesc'est donc l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

Les 12 Traditions de Noël (Two Turtle Doves - 2019) :

Sharon (Nikki DeLoach), chercheuse en neurosciences, revient dans sa ville natale pour gérer l'héritage de sa grand-mère, récemment décédée. À cette occasion, elle rencontre Sam (Michael Rady), exécuteur testamentaire de son aïeule, un veuf sympathique, père célibataire d'une fillette, Sophia (Michaela Russell). À l'approche des fêtes, cependant, Sharon doit renouer avec les traditions familiales si elle veut pouvoir hériter de la maison de son enfance ; l'une de ces traditions - 12 décorations de Noël symboliques - est cependant incomplète, et Sharon, Sam et Sophia se mettent alors en quête de la décoration manquante...

Au premier abord, un film Hallmark Movies & Mysteries comme les autres, avec les clichés habituels du genre : la protagoniste professionnellement épanouie, qui hérite d'un bien immobilier à Noël, et retourne dans sa ville natale pour renouer avec son passé ; le voisin veuf père d'une fillette attachante et intelligente ; le spectacle de Noël ; la tradition improbable, etc, etc, etc...

En théorie, donc, rien de mémorable, puisqu'on est clairement en terrain connu, avec un récit bourré des clichés habituels de la chaîne, et autres. Sauf que rapidement, il apparaît que ce métrage est nettement plus travaillé que la moyenne, et qu'il finit même par ressembler à ce que devrait être tout téléfilm Hallmark de ce type : quelque chose de mieux écrit, de mieux interprété, avec un couple principal attachant à la relation adulte et ludique, et un script qui utilise le cahier des charges imposé par Hallmark pour développer quelque chose de plus réfléchi sur la thématique du deuil, de l'émotion, etc.

Alors ne nous faisons pas d'illusion : non seulement l'immense majorité des spectateurs/trices du genre recherche plutôt, à Noël, quelque chose de plus léger, superficiel et lumineux qu'un mélodrame souvent sérieux et une réflexion sur la mort et le deuil (et je les comprends, puisqu'à la base, les mélodrames larmoyants ne sont pas non plus mon genre préféré), mais en plus, comme le passé l'a souvent démontré, de tels projets dépendent toujours de la qualité de la plume du scénariste.

Ici, ça fonctionne, comme cela fonctionnait dans Love to the Rescue, un sympathique téléfilm Hallmark de la même scénariste, avec déjà DeLoach, Rady et Russell (critique à venir dans le cadre du Mois Saint Valentin, en février 2020). Tout au plus pourra-t-on reprocher à ce Two Turtle Doves un rythme un peu trop mollasson sur la durée, rythme inhérent à l'aspect plus émotionnel de ce qui s'y déroule.

Mais quelque part, Two Turtle Doves est un métrage qui redonne un peu d'espoir en la marque Hallmark, en prouvant qu'elle était toujours capable de renouer avec un style de téléfilms plus sincère, comme on pouvait en voir à la télévision dans les années 80-00.

Encore une fois, ce n'est pas forcément mon type de téléfilm préféré, et le fait que les clichés Hallmark soient à ce point surexploités et surexposés tout au long de la saison affaiblit d'autant leur utilisation ici (d'où la note), mais ça reste un pas dans la bonne direction.

3.75/6

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Christmas Yulefest 2019 - 17 - Noël dans la Prairie (2019)

Publié le 8 Décembre 2019 par Lurdo dans Action, Cinéma, Christmas, Comédie, Critiques éclair, Drame, Noël, Review, Romance, Télévision, Yulefest, INSP

Noël approche, et chez les Téléphages Anonymesc'est donc l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

Noël dans la Prairie (Christmas on the Range - 2019) :

Héritière du ranch familial, Kendall (Erin Cahill) tente désespérément de le sauver en obtenant une certification bio pour son bétail, et ce malgré les bâtons que Brick McCree (A Martinez), rancher rival, lui met constamment dans les roues. Jusqu'à ce que Clint (Nicholas Gonzales), un séduisant vétérinaire, se rapproche de Kendall : lorsqu'elle découvre que Clint est le fils de McGree, la jeune femme ne sait plus si elle doit lui faire confiance, et céder à l'attraction qu'elle éprouve pour lui...

Si pour vous, Noël rime avec troupeaux de vaches, chevauchées dans la nature, prairies automnales, rivalités familiales sur fond de concurrence entre ranchs, accents bancals (ce qui ne posera pas de problème lors de sa diffusion française, j'en conviens), vétérinaire insipide, cancer en rémission, etc, alors Christmas on the Range est peut-être fait pour vous.

Diffusé outre-atlantique sur Insp (chaîne à vocation religieuse et "inspirationnelle"), ce téléfilm festif n'a toutefois de festif que quelques guirlandes lumineuses et une illustration musicale en sourdine, sur des plans de cowboys et de bétail ; pire, il faut subir des personnages secondaires caricaturaux au possible (dont le ton excentrique tranche radicalement avec le mélo romantique et sérieux de l'intrigue principale), des scènes d'action bancales (le passage à tabac du vétérinaire par l'homme de main très méchant), des enjeux quelconques (une certification bio, ouhlàlà, ça fait rêver), du mélodrame familial, et un rythme mollasson qui ronronne rapidement.

Le genre "romance dans un ranch avec un beau cow-boy" a ses amatrices, qui pourront trouver là un semblant d'intérêt... mais honnêtement, le tout est tellement plat et quelconque que c'est encéphalogramme plat du début à la fin, malgré des décors naturels pas désagréables, et une distribution principale à l'identique (les personnages secondaires, cependant, sont vraiment une calamité, notamment toutes les langues de vipères du salon de coiffure local).

1.75/6

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Christmas Yulefest 2019 - 15 - L'Atelier de jouets du Père Noël (2019)

Publié le 7 Décembre 2019 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Hallmark, Noël, Christmas, Review, Romance, Télévision, Yulefest

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L'Atelier de jouets du Père Noël (Nostalgic Christmas - 2019) :

Anne (Brooke D'Orsay), cadre new-yorkaise responsable des achats de plusieurs magasins de jouets, revient pour Noël dans sa ville natale du Maine, pour y retrouver son père, sur le point de prendre sa retraite et de fermer sa boutique de jouets en bois. Mais à peine arrivée, Anne se retrouve co-responsable des festivités de Noël de la ville, aux côtés de Keith (Trevor Donovan), bucheron veuf et père d'une fillette, qui tente de sauver la scierie locale, sur le point d'être vendue...

Hmm. Que vais-je bien pouvoir dire sur ce métrage... ?

Je me pose la question, car Nostalgic Christmas est l'exemple même de ces téléfilms Hallmark en pilotage automatique intégral, du début à la fin. Écrit par un mercenaire mexicain du petit écran, Nostalgic Christmas ainsi accumule tous les clichés du genre : cadre citadine qui refuse de prendre la succession de l'entreprise familiale, petite ville festive, veuf père célibataire au métier viril et manuel, rival amoureux jamais convaincant, fillette précoce, spectacle musical à organiser, institution locale à sauver et sous la menace d'un développeur immobilier, blablabla...

Et non seulement il accumule ces clichés de manière mécanique, mais surtout, il n'en fait absolument rien.

Vaguement adapté d'un roman centré sur les Pères Noël en bois qui apparaissent dans le métrage, Nostalgic Christmas est ainsi aussi générique que ne l'est son titre : tout se déroule de manière plate, sans tension, sans énergie, un problème renforcé par une écriture assez maladroite, qui rend assez laborieuse l'entame de chaque scène, et amène des répliques assez forcées (la fillette qui découvre un vieux Père Noël en bois, et qui s'exclame que c'est "trop cool", avec le même enthousiasme que si l'on venait de lui offrir des places pour aller voir BTS ; de manière générale, tout ce qui est échange décontracté entre les personnages sonne assez faux).

À l'identique, l'enthousiasme et le sourire constants de Brooke D'Orsay renforcent encore l'artificialité du tout, sans même parler des problèmes de continuité de l'enneigement, entre les plans extérieurs, les intérieurs avec fenêtres, etc.

C'est dommage, car la distribution n'est pas désagréable, et visuellement, la direction artistique est efficace.

Mais il n'est pas surprenant de constater que Hallmark a sacrifié ce métrage le soir d'Halloween, sur sa chaîne secondaire : ce n'est même pas mauvais, c'est simplement totalement insipide, monotone et soporifique pour peu qu'on ait déjà vu un film de ce genre dans sa vie.

2/6

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Christmas Yulefest 2019 - 13 - Une Romance de Noël en Sucre d'Orge (2019)

Publié le 6 Décembre 2019 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Hallmark, Noël, Review, Romance, Télévision, Yulefest

Noël approche, et chez les Téléphages Anonymesc'est donc l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

Une Romance de Noël en Sucre d'Orge (Merry & Bright - 2019) :

Nouvelle patronne de Merry & Bright, une entreprise familiale de cannes à sucres en difficultés financières, Cate (Jodie Sweetin) reçoit la visite de Gabe (Andrew Walker), consultant dépêché par une firme new-yorkaise pour tenter de sauver la société. Malgré leur vision radicalement différente de l'avenir de l'entreprise, Cate et Gabe vont finir par se rapprocher, pour sauver Merry & Bright...

Un téléfilm Hallmark qui, au premier abord, paraît vraiment générique et éventé, entre son entreprise en difficulté, sa patronne privilégiant la tradition, son cadre new-yorkais professionnel et froid, ses personnages secondaires excentriques, etc : on a déjà vu ça des dizaines de fois chez Hallmark, et sur le papier, M&B n'apporte rien de nouveau.

Et pourtant, progressivement, on s'aperçoit que l'écriture est un peu plus dynamique que d'habitude, que les dialogues sont plus détendus, que les clichés imposés par la chaîne sont gérés de manière intelligente et mature, bref, que M&B parvient à se démarquer un peu du tout-venant de la chaîne, et ce malgré une histoire somme toute banale.

Il faut dire qu'entre le couple principal Sweetin/Walker, qui fonctionne très bien (je le dis chaque année, mais Sweetin apporte à ses films une énergie et un rythme plus soutenu que bon nombre d'autres actrices - la formation sitcom, je suppose), la sous-intrigue amusante des fiançailles, celle de la mère de Cate (Sharon Lawrence) et son chien, et donc, cette écriture plus maîtrisée (le script a été écrit par deux scénaristes de tv, qui ont travaillé sur Boston Legal, entre autres, et signent là leur premier métrage pour Hallmark, sous la supervision d'une scénariste habituelle de la chaîne), Merry & Bright finit par être un peu au-dessus de la moyenne sur tous les plans, ce qui est une bonne surprise.

Pas indispensable, pas exceptionnel, mais sympathique.

3.75/6

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Christmas Yulefest 2019 - 11 - La Chasse au trésor de Noël (2019)

Publié le 5 Décembre 2019 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Hallmark, Noël, Review, Romance, Télévision, Yulefest

Noël approche, et chez les Téléphages Anonymesc'est donc l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

La Chasse au trésor de Noël (Christmas Scavenger Hunt - 2019) :

Lorsque Belinda (Kim Shaw) rentre dans sa bourgade natale à l'occasion des fêtes de Noël, c'est pour y conclure la vente d'un vieux musée à un développeur immobilier. Mais sur place, elle se retrouve embarquée dans la traditionnelle chasse au trésor de Noël de la ville, et elle doit faire équipe avec son ex-petit-ami, Dustin (Kevin McGarry)...

Un téléfilm Hallmark pas forcément désagréable à suivre, mais dont on sent que c'est un métrage indépendant acheté par Hallmark, et repassé au filtre de la chaîne pour y être diffusé : entre les paysages véritablement enneigés, le concept même du métrage (la chasse au trésor, qui propulse le récit vers l'avant), l'énergie un peu différente du tout, et son casting secondaire (Tom Arnold, le nez bouché et à bout de souffle !?), on perçoit qu'il y a là un film moins formaté qui tente de subsister, mais qui est submergé par les clichés imposés par le cahier des charges Hallmark : montages à gogo, fiancé obsédé par son métier, héroïne qui revient dans sa ville natale et retrouve son ex, relation conflictuelle avec ce dernier, enfant qui fait le souhait de voir sa mère militaire rentrer pour Noël, éléments festifs insérés à la truelle, méchant développeur immobilier qui menace de raser un lieu historique, etc...

Ce formatage tire ainsi un peu le tout vers le bas (notamment au niveau du rythme, gentiment cassé par tous les passages obligés du scénario), ainsi que certains choix de casting (Tom Arnold, donc, mais aussi le personnage de la meilleure copine de l'héroïne, totalement transparente, et même cette dernière, une Kim Shaw déjà vue dans Un Réveillon sur Mesure, et dont les expressions parfois un peu forcées ou ahuries peuvent frustrer - même si, au demeurant, elle est assez sympathique) mais Christmas Scavenger Hunt reste un téléfilm tout à fait regardable, à défaut d'être très mémorable.

3/6 (mention spéciale à la rupture adulte et mature, ce qui est rare)

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Christmas Yulefest 2019 - 10 - À Noël, Mon Prince Viendra 2 (2019)

Publié le 5 Décembre 2019 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Christmas, Noël, Review, Romance, Télévision, Yulefest, UpTV, Politique

Noël approche, et chez les Téléphages Anonymesc'est donc l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

À Noël, Mon Prince Viendra 2 : Becoming Royal (Christmas with a Prince 2 : Becoming Royal - 2019) :

Un an après leur rencontre, Tasha (Kaitlyn Lebb) part passer les vacances de Noël à San Saverre, avec son compagnon, le Prince Alec (Nick Hounslow), mais elle réalise rapidement que Miranda (Anastasia Marinina), sa rivale, est prête à tout pour provoquer la rupture du couple princier.

Produit par Brain Power Studio, cette maison de production canadienne à petit budget qui tente de devenir un concurrent aux producteurs habituels de films de Noël et de romances de Lifetime, Hallmark et compagnie, le premier Christmas with a Prince s'était avéré, l'année dernière, une bonne surprise relative.

Bien que ne bénéficiant pas du même budget que la compétition, ce téléfilm proposait une variation agréable sur le thème de la romance  princière de Noël, avec un Prince jet-setteur, une héroïne pédiatre et volontaire, des personnages secondaires décalés, etc. Certes, le métrage finissait par retomber dans le schéma habituel de la romance, du bal, etc, dans sa dernière ligne droite, mais au moins, le postulat de départ était différent, et assez rafraîchissant.

Pour cette suite, à nouveau, on ne pourra pas dire que le scénariste et la production jouent la carte du formatage et du convenu... en effet, ce second opus, façon "mariage royal", passe en fait le plus clair de son temps à s'intéresser aux manigances de Miranda, la rivale de l'héroïne : une rivale manipulatrice, qui n'hésite pas à faire arrêter Tasha, à faire chanter la famille royale, à mentir ouvertement, à détourner des ressources humanitaires, etc, de la manière la plus transparente et assumée possible, et à grands renforts de regards foudroyants et d'accent russe à couper au couteau.

Le métrage adopte donc un ton beaucoup plus dramatique et qui repose beaucoup plus sur son intrigue que les romances basiques d'Hallmark et compagnie. Ce qui ne veut pas dire pour autant que c'est une réussite totale : à trop se reposer sur son intrigue, CwaP 2 trahit rapidement ses points faibles, à savoir son manque de budget, sa direction d'acteurs parfois inégale (certains personnages secondaires en font trois tonnes), son écriture parfois maladroite...

Alors certes, c'est décomplexé, c'est plus ambitieux que la norme, mais c'est aussi assez décousu, et peu captivant sur la longueur : on est parfois assez proche d'un soap, une impression pas aidée par un Nick Hounslow toujours plus botoxé et manscapé, et par conséquent, on se trouve un bon niveau en dessous du précédent (notamment parce que le personnage du frère est mis en retrait, au profit de Charles Shaughnessy, qui est nettement plus présent dans le récit).

Dommage.

2.5/6 (par contre, pour caster Jack Foley dans le rôle d'un Santa Claus façon Grant Morrisson, c'est quand ils veulent)

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Christmas Yulefest 2019 - 09 - Noël sous le gui (2019)

Publié le 4 Décembre 2019 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Hallmark, Noël, Review, Romance, Télévision, Yulefest

Noël approche, et chez les Téléphages Anonymesc'est donc l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

Noël sous le gui (Christmas Wishes & Mistletoe Kisses - 2019) :

Après de longues années sabbatiques passées à élever son fils, Abbey (Jill Wagner) décide de revenir à la décoration d'intérieur, et décroche, contre toute attente, un contrat d'envergure pour Noël : redécorer en un mois la propriété de Nick Sinclair (Matthew Davis), un richissime businessman célibataire qui n'a pas grand esprit de Noël, et qui doit organiser un gala de Noël aux enjeux financiers colossaux... 

Premier téléfilm officiel de la saison Hallmark, ce Christmas Wishes est adapté d'un roman de type Harlequin (de la même romancière que Un Noël à Ashford, dont on retrouve pas mal des ressorts narratifs et des clichés) et ça se sent plus que jamais.

Tout est tellement centré sur la romance principale qu'on réalise vite qu'il n'y a pas grand chose autour (à part un petit garçon amusant), et cette telle absence d'enjeux, de rythme, d'énergie ou de rebondissements fait qu'à moins d'être captivé par le côté "c'est un riche businessman grognon, elle est une pauvre mère célibataire qui tente de vivre son rêve, vont-ils réussir à dépasser leurs différences de classe sociale pour se retrouver ?", il n'y a pas grand chose de vraiment intéressant là-dedans.

À l'image des pseudo-triangles amoureux que le script semble un temps vouloir mettre en place, avec un séduisant médecin (Brandon Quinn du Loup-Garou du Campus), ou avec l'associée de Mr Sinclair : deux personnages sous-développés, auxquels le film ne croit jamais vraiment, et qui finissent par faire de la figuration (et par finir ensemble), parce que de toute façon, il n'y a de place dans ce métrage que pour le couple qui est sur l'affiche.

Bref, la distribution fait son possible, et si l'on est sensible à ce type de récit, ça peut marcher, mais c'est tout sauf mémorable, et surtout, c'est trop mollasson pour convaincre.

2.5/6 - 0.25 pour la photographie qui m'a semblé un peu trop terne = 2.25/6

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Christmas Yulefest 2019 - 08 - Comme Cendrillon 5 : Un Conte de Noël (2019)

Publié le 4 Décembre 2019 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Musique, Noël, Review, Romance, Télévision, Yulefest

Noël approche, et chez les Téléphages Anonymesc'est donc l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

Comme Cendrillon 5 - Un Conte de Noël (A Cinderella Story : Christmas Wish - 2019) :

Apprentie-chanteuse orpheline, Kat Emerson (Laura Marano) vit désormais avec sa belle-mère Deirdra (Johannah Newmarch) et ses deux demi-sœurs, la vaniteuse Joy (Lillian Doucet-Roche) et l'idiote Grace (Chanelle Peloso), qui la traitent comme une esclave et dilapident son héritage. Jusqu'à ce qu'elle rencontre, dans le Santaland où elle travaille, le séduisant Dominic (Gregg Sulkin), Père Noël remplaçant au charme duquel elle n'est pas indifférent... et qui s'avère être le fils du propriétaire du parc, un riche milliardaire.

Mouais.

Techniquement, j'ai de la sympathie pour cette distribution, de Marano à Peloso, en passant par la sympathique Isabella Gomez en meilleure copine décomplexée ; la direction artistique du tout n'est pas désagréable, avec des costumes amusants pour le parc, etc ; et Marano/Sulkin fonctionnent bien ensemble.

Mais ce qui aurait pu donner un téléfilm regardable mais générique (du 3.25/6, en somme) s'écroule totalement dès lors qu'il tente d'être une comédie musicale. Déjà parce qu'il n'y a que trois ou quatre chansons dans tout le film, mais aussi et surtout parce que toutes ces chansons (sauf une) sont de la soupe immonde et affreusement autotunée, qui ne donne qu'une envie : arrêter immédiatement le métrage.

Tout le côté musical est donc un flop intégral, et pour ne rien arranger, on se retrouve aussi avec un trio de "méchantes" en cabotinage total (surtout Newmarch, qui semble tenter d'imiter Carolyn Hennesy), que l'écriture inégale rend assez fatigantes sur la durée.

Bref, le tout est tiré vers le bas par ces défauts, et c'est assez dommage de gâcher ainsi ces acteurs et leur talent.

2.25/6

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Christmas Yulefest 2019 - 07 - L'Amour sonne à Noël (2019)

Publié le 3 Décembre 2019 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Noël, Review, Romance, Télévision, Yulefest, Hallmark

Noël approche, et chez les Téléphages Anonymesc'est donc l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

L'Amour sonne à Noël (A Merry Christmas Match - 2019) :

Bien qu'elle ait toujours rêvé de devenir metteuse en scène de théâtre, Corey (Ashley Newbrough) a toujours refusé de quitter sa petite ville natale, où elle travaille dans la boutique d'antiquités de sa mère. Jusqu'au jour où elle croise le chemin de Ryder (Kyle Dean Massey), un célibataire très prisé en provenance de Los Angeles, qui l'incite à remettre en question ses choix de vie...

Premier téléfilm Hallmark de la saison, initialement prévu au mois de juillet, puis repoussé et relégué sur Hallmark Movies & Mysteries, habituellement la chaîne des téléfilms de Noël plus sérieux, dramatique et larmoyants... sauf que ce métrage n'a rien de vraiment sérieux, de dramatique ou de larmoyant.

A Merry Christmas Match est en effet un téléfilm Hallmark tout ce qu'il y a de plus lambda et quelconque, mollasson, générique, et dont la programmation en début de saison n'est franchement pas surprenante, tant rien ne fonctionne vraiment dans ce métrage.

Surtout pas le couple principal, et pour une raison que je vais tenter d'exprimer de manière politiquement correcte : dès sa première scène, mon gaydar s'est affolé en voyant Kyle Dean Massey.

Je n'avais jamais vu l'acteur dans ses œuvres, je ne le connaissais ni d'Ève ni d'Adam, je ne savais rien de sa vie privée (qui, après vérification, confirme largement tous mes soupçons) et pourtant, dès sa première scène, j'ai tiqué. Difficile de déterminer ce qui m'a dévoilé le pot-aux-roses - la posture cambrée et le port de tête de Massey, son apparence, sa garde-robe, son absence totale d'alchimie avec Newbrough, ou sa tendance à forcer ponctuellement un peu son jeu pour paraître viril et séducteur... - quoi qu'il en soit, j'ai immédiatement repéré la "supercherie", et par conséquent, je n'ai jamais pu prendre cette romance et ce film au sérieux.

D'autant qu'à côté, les personnages secondaires ne sont guère mieux lotis, entre la copine rondouillarde comic-relief, la meilleure amie actrice et chanteuse (une Lindsey Gort uniquement là pour pousser la chansonnette, et qui aurait été plus intéressante en lead), le compagnon de celle-ci (un John DeLuca sous-utilisé), l'assistant antiquaire insipide (un mannequin à l'interprétation assez plate, et lui aussi clairement du même bord que Massey), Kathleen Kinmont et Stepfanie Kramer n'ont pas grand chose à faire...

Bref, par moments, on a l'impression que les rôles ont été chamboulés au dernier moment lorsque le téléfilm (initialement produit par Gaumont) a été acheté par Hallmark, et l'on se surprend à penser que le tout aurait été nettement plus original et intéressant en inversant un peu les rôles : par exemple, éliminer le personnage de Gort, donner à celle-ci le rôle principal, utiliser DeLuca en lieu et place de Massey, et avoir une romance entre Massey et l'assistant, en guise de sous-intrigue...

Mais non. À la place, on se retrouve avec un début de saison Hallmark des plus médiocres, qui, espérons-le, ne présage pas de la suite du calendrier de la chaîne.

2/6 en étant gentil.

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Christmas Yulefest 2019 - 05 - Sur un Air de Noël (2019)

Publié le 2 Décembre 2019 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Lifetime, Noël, Review, Romance, Musique, Télévision, Yulefest

Noël approche, et chez les Téléphages Anonymesc'est donc l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

Sur un Air de Noël (The Road Home For Christmas - 2019) :

Lindsay (Marla Sokoloff) et Wes (Rob Mayes) sont deux musiciens de La Nouvelle-Orléans qui s'affrontent tous les soirs au piano dans un club de jazz. Malgré leurs différences (il est nonchalant et chaleureux, elle est organisée et stricte), le duo doit apprendre à se supporter alors qu'il entreprend un road trip à travers le pays jusqu'à leur région natale...

Un téléfilm Lifetime assez agréable à suivre, malgré quelques problèmes qui deviennent évidents sur la durée.

Dans l'absolu, le capital-sympathie du couple principal permet au film de bien fonctionner pendant 45-50 minutes : l'atmosphère de la Nouvelle-Orléans est agréable, l'illustration musicale est ludique et sautillante, les deux acteurs chantent bien et sont crédibles, bref, ça se regarde tranquillement pendant la première moitié du métrage.

Et puis progressivement, on s'aperçoit que l'équilibre entre les péripéties improbables du road-trip (des nonnes déguisées, une convention de Pères Noël, un spectacle de fin d'année, une tempête de neige, etc), la promotion croisée pour la tournée de Marie Osmond, et surtout les moments estampillés émotion et tête à tête sincère entre les deux protagonistes, est un peu bancal et maladroit.

Résultat : plus le film avance, et plus le rythme est en dents de scie, ce qui provoque, à la longue, un essoufflement du récit, et une perte d'intérêt progressive. Ce n'est pas rédhibitoire, et la distribution conserve suffisamment de charisme pour que l'on ne décroche pas totalement, mais dans l'ensemble, le téléfilm ne parvient pas à conserver l'énergie de sa première demi-heure, et se conclut même par une note un peu kitschouille, avec tout ce petit monde réuni autour d'un petit-déjeuner dans des pyjamas assortis.

Mouais.

3.25/6

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Christmas Yulefest 2019 - 03 - Au secours je suis dans un film de Noël ! (2019)

Publié le 1 Décembre 2019 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Noël, Review, Romance, Télévision, Yulefest, UpTV

Noël approche, et chez les Téléphages Anonymesc'est donc l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

Au secours je suis dans un film de Noël ! (A Christmas Movie Christmas - 2019) :

Passionnée de films de Noël romantiques, Eve (Lana McKissack) passe le plus clair de son temps à rêver du Prince Charmant, sous le regard cynique de sa sœur Lacy (Kimberly Daugherty), plus sarcastique. Jusqu'au jour où un vœu émis dans la rue propulse les deux sœurs dans un film de Noël, à Holiday Falls : là, elles sont confrontées à tous les clichés du genre, qu'elles gèrent de manière bien différente...

Une comédie romantique UpTv produite et écrite par deux de ses interprètes principaux (Kimberly et Brant Daugherty), et qui se démarque immédiatement du tout-venant du genre par le recul et l'humour qu'elle emploie : ici, tous les clichés de la comédie romantique de Noël (de l'opposition ville/campagne, à la rivale snob et manipulatrice, en passant par la neige artificielle, le vieux grincheux qui redécouvre le sens de Noël, les triangles amoureux, la superstar musicale de passage en ville, le spectacle de fin d'année à organiser, le maquillage, la coiffure et les voix toujours parfaites, l'enthousiasme forcé de tout le monde, la petite fille adorable, le militaire qui revient au dernier moment du front, etc, etc, etc) sont utilisés de manière ludique et détournée pour donner lieu à une comédie ouvertement parodique, et interprétée à l'identique (traduction : ne pas s'attendre à beaucoup de subtilité dans l'interprétation des seconds rôles, volontairement caricaturaux).

On pense un peu au Parfait Village de Noël de l'année dernière (avec des défauts et qualités un peu différents), et le tout s'avère une très bonne surprise festive, légère, avec un duo d'héroïnes aux origines ethniques variées, et qui ne se prend jamais au sérieux.

Tout au plus pourra-t-on regretter que le film traîne un peu en longueur sur la fin, qu'il finisse par succomber un peu aux clichés dont il se moque, et que le duo de prétendants d'Eve - Ryan Merriman et Randy Wayne - soit à ce point insipide : quitte à ce le monde de Holiday Falls soit un monde imaginaire, autant y aller franco, et choisir dans ces deux rôles des acteurs plus séduisants et charismatiques...

3.75/6

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Christmas Yulefest 2019 - 01 - Santa Girl (2019) / Noël dans mes Montagnes (2019)

Publié le 30 Novembre 2019 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Noël, Review, Yulefest, Romance, Télévision, Lifetime, Jeunesse, Fantastique

Noël approche, et chez les Téléphages Anonymesc'est donc l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

Santa Girl (2019) :

Peu encline à prendre la succession de son père, Santa Claus (Barry Bostwick), et à honorer le contrat de mariage qui doit la lier au fils de Jack Frost (Hank Stone), Cassie (Jennifer Stone) décide de partir faire des études sur un campus universitaire humain, accompagnée de Pup (McKayla Witt), une elfe assez collante. Là, elle rencontre JR (Joshua Cody), un étudiant séduisant et aisé, et Sam (Devon Werkheiser), étudiant boursier et sarcastique, mais alors même qu'elle tente de s'acclimater à la vie parmi les humains, Cassie ignore que Jack Frost rôde, et manigance dans l'ombre...

Une assez bonne surprise, puisque je n'attendais absolument rien d'un tel métrage indépendant, que je redoutais naturellement ultra-cheap et amateur, en plus d'être plat et dérivatif.

Et puis en fait, s'il trahit effectivement à chaque instant sa nature de film indépendant à petit budget (stock shots d'un certain château de Bavière, prise de son et post-synchronisation parfois aléatoires, interprétation inégale, photographie un peu fauchée au rendu vidéo, effets spéciaux de qualité variable - plus d'effets que prévu, mais certains sont vraiment ratés, comme le décollage de la voiture, ou les oreilles pointues des elfes), il s'avère rapidement que l'écriture compense largement ces points faibles, tout comme l'interprétation et l'alchimie de son duo principal, Jennifer Stone et Devon Werkheiser : tous deux vétérans du petit écran, les acteurs apportent une véritable énergie et un mordant certain à leurs dialogues et à leurs interactions, et l'on s'attache immédiatement à ce couple improbable (nettement plus qu'à celui formé par Cassie et JR, qui est insipide, terne, et dont l'interprétation est faiblarde).

Ajoutez à cela une McKayla Witt amusante en elfette surexcitée, un Barry Bostwick qui se lâche en Santa chef d'entreprise, un Jack Frost réussi, et un script plutôt dynamique et aux nombreuses idées amusantes... et l'on se retrouve avec un métrage festif surprenant et décomplexé qui, avec un budget un peu plus important et un acteur plus charismatique en JR, aurait sans problème eu sa place au sein des comédies Disney des années 90-00, ou sur une chaîne comme ABC Family.

3.75/6 (et puis ça change de voir une protagoniste au physique plus "normal")

Noël dans mes Montagnes (Sweet Mountain Christmas - 2019) :

Star de la country cherchant à se réinventer, Laney Blue (Megan Hilty) n'est pas revenue dans sa petite ville du Tennessee depuis qu'elle a connu le succès, et qu'elle a laissé son ancienne vie derrière elle. Mais cette année, à l'occasion des fêtes de fin d'année, elle a décroché une participation à un concert de Noël prestigieux, à New York. Laney prend alors la route seule, faisant un détour par sa ville natale pour rendre visite à sa mère (Teryl Rothery)... mais une tempête de neige va la bloquer dans la petite bourgade, et l'obliger à se confronter à son passé, et à son ancien petit-ami, Robbie (Marcus Rosner).

Une comédie romantique indépendante diffusée sur Lifetime, et qui n'est pas forcément mauvaise (c'est assez bien produit, la distribution est sympathique, le récit se déroule sans trop de problèmes), mais qui est clairement générique au possible.

Il faut dire que le Noël country, spécialité américaine, notamment dans les téléfilms de ce type, ne me parle pas du tout : ouvrir son téléfilm sur la Californie, ses palmiers, ses rues, et rajouter là-dessus du "Dolly Parton chante Noël", c'est loin d'être la solution idéale pour me faire rêver.

Heureusement, le "Tennessee" est déjà nettement plus agréable à l’œil, et une fois Laney arrivée dans sa ville natale, le film s'engage ainsi sur une voie très balisée, mais qui a fait ses preuves. Les passionnés de country adoreront peut-être, les autres resteront plus dubitatifs face aux chansons de "la star" (et au playback du spectacle final), aux habitants de la ville un peu trop abrasifs et hostiles, au maire/architecte/déblayeur/homme à tout faire/ex-petit ami au physique de mannequin, etc...

Mais dans l'ensemble, j'ai vu bien pire dans le genre, et si l'on fait abstraction de la couche épaisse de maquillage et de bronzer de Megan Hilty dans certaines scènes, ainsi que du côté pépère et ronronnant du tout, ça se regarde. En faisant autre chose. Et uniquement parce que la distribution est agréable.

2.25/6

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Blog Update ! - Novembre 2019

Publié le 30 Novembre 2019 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, Télévision, Update

Un mois de novembre "entre deux", toujours un peu bancal, pris entre le marathon intensif de l'Halloween Oktorrorfest, et la Christmas Yulefest de décembre, alors même qu'en France comme à l'étranger, la télévision s'est déjà mise à l'heure de Noël...

#1073 : Endiablé (2000) - 3.5/6

#1074 : Stuber (2019) - 2.25/6

#1075 : Teen Titans Go ! vs. Teen Titans (2019) - 4.5/6

#1076 : Tron (1982) - 4.25/6

#1077 : Tron - L'héritage (2010) - 3.75/6

#1078 : SEMAINE CORMAN EN ARGENTINE - Deathstalker (1983) - 1.5/6

#1079 : SEMAINE CORMAN EN ARGENTINE - Kaine le Mercenaire (1984) - 2.5/6

#1080 : SEMAINE CORMAN EN ARGENTINE - Barbarian Queen (1985) - 1.5/6

#1081 : SEMAINE CORMAN EN ARGENTINE - Les Magiciens du Royaume Perdu (1985) - 2.5/6

#1082 : SEMAINE CORMAN EN ARGENTINE - Amazons (1986) - 2/6

#1083 : SEMAINE CORMAN EN ARGENTINE - Deathstalker 2 (1987) - 3.5/6

#1084 : SEMAINE CORMAN EN ARGENTINE - Stormquest : Kimbia, la Cité des Femmes (1987) - 1/6

#1085 : Bigger, Stronger, Faster* (2008) - 3.5/6

#1086 : Prescription Thugs (2015) - 2.5/6

#1087 : Dora et la Cité Perdue (2019) - 4/6

#1088 : Wonder Woman - Bloodlines (2019) - 3/6

#1089 : La Petite Sirène (2018) - 2/6

#1090 : Angry Birds 2 - Copains comme Cochons (2019) - 2.5/6

#1091 : Terminator - Dark Fate (2019) - 1.75/6

#1092 : Icarus (2017) - 4.5/6

#1093 : The Oath (2018) - 3/6

#1094 : The Turkey Bowl (2019) - 2.75/6

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# Bilan :

Comme prévu, un petit mois pour les Téléphages Anonymes, un mois de récupération, qui nous a permis de partir en Argentine pour toute une collection de films particulièrement bancals, mais assez amusants néanmoins.

À part cette semaine Corman, et quelques documentaires plus ou moins réussis, on pourra noter des films d'animation assez quelconques (Wonder Woman, Angry Birds 2) et deux films de Thanksgiving qui ne pourraient pas plus être aux antipodes l'un de l'autre (l'un étant une comédie bas de plafond, l'autre une satire politique anti-Trump).

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# Film du mois :

Et ce mois-ci, ce sont une nouvelle fois les Teen Titans Go ! qui s'imposent avec un nouveau long-métrage toujours amusant, et bien plus malin que l'on ne veut bien souvent le croire. Sans oublier une mention spéciale pour l'adaptation en prises de vue réelles de Dora l'exploratrice, surprenante et inattendue...

# Flop du mois :

Mettons de côté la semaine Corman en Argentine, une semaine délibérément consacrée à des nanars éprouvés, et qui seraient trop facile à pointer du doigt dans la catégorie flop. Non, le véritable flop de ce mois de novembre, c'est Terminator Dark Fate, un blockbuster anémique et inintéressant, qui n'a bénéficié de l'indulgence des critiques que parce que le nom de James Cameron était vaguement rattaché au script. C'est insipide, le Terminator est transparent, les doublures numériques sont caoutchouteuses, bref, rien à sauver...

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# Petit écran :

Un petit mois, niveau séries, avec les premiers épisodes des Short Treks de Star Trek Discovery (des vignettes sympathiques, mais qui ne donnent paradoxalement pas envie de voir la suite de Discovery), ceux de Star Wars : The Mandalorian (un début de saison là aussi sympathique, malgré des défauts évidents), la première saison de NOS4A2 (bon gros bof), celle de Carnival Row (bon gros bof, bis), et l'ultime saison de The Detour (bon gros bof, ter).

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# À venir :

Dès cet après-midi, et jusqu'à début janvier, place à la Christmas Yulefest 2019, ce festival de films de Noël débordant de bons sentiments et de films douillets... des films dont vous pouvez toujours retrouver la liste alphabétique en cliquant ici ou en passant par l'Index de haut de page...

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Les bilans de Lurdo : Carnival Row, saison 1 (2019)

Publié le 24 Novembre 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Drame, Fantastique, Histoire, Les bilans de Lurdo, Review, Romance, Télévision, Amazon

Série en 8 épisodes de 60 minutes diffusée sur Amazon, et signée Travis Beacham (Pacific Rim, Le Choc des Titans 2010, l'épisode Autofac d'Electric Dreams), Carnival Row était initialement un script de long métrage, sur lequel Beacham travaillait avec Guillermo Del Toro il y a plus de 10 ans. Depuis, Del Toro s'est éloigné du projet, et a été remplacé, sur cette version télévisée, par René Echevarria (Star Trek Deep Space Nine) et par Mark Guggenheim (toutes les séries Berlanti, sur la CW)...

Carnival Row, saison 1 (2019) :

Suite à l'invasion de leur terre natale par un ennemi implacable, les Fae, des êtres magiques, se sont réfugiés chez les humains, amenant avec eux tensions raciales et sociales qui divisent la société. Dans une ville où humains et Fae cohabitent difficilement, Rycroft Philostrate (Orlando Bloom) enquête sur des meurtres sanguinaires et inexplicables. Mais lorsqu'il retrouve Vignette Stonemoss (Cara Delavigne), une Fae rebelle dont il était épris lorsqu'il était soldat, Rycroft est tiraillé entre son devoir, son enquête, ses origines et cette relation qu'il pensait terminée à jamais...

Voilà voilà. Carnival Row, grosse production Prime Vidéo, au budget clairement conséquent (la direction artistique est assez conséquente), et visiblement en faveur auprès de la chaîne, puisqu'une deuxième saison a déjà été commandée.

Une série qui mange clairement à de nombreux râteliers, entre le film noir, la série policière victorienne façon Ripper Street, la fantasy, l'allégorie sur le racisme/les réfugiés/l'immigration/le colonialisme/l'impérialisme, l'horreur pseudo-lovecraftienne (mais "pseudo", seulement, tant la créature meurtrière qui rôde dans les bas-fonds de la ville s'avère décevante), les manigances politiques et l'inceste à la Trône de Fer, les romances impossibles et conflits de classe à la Jane Austen, le steampunk, Penny Dreadful, etc... et qui malheureusement, finit par ressembler à un gros patchwork inabouti et approximatif.

Pour être tout à fait franc, on sent en effet immédiatement que Carnival Row est un portage du cinéma à la télévision. La série est en effet divisée en trois grosses intrigues différentes : la principale, que l'on devine facilement être l'intrigue du script d'origine, est centrée sur la relation de Vignette et de Rycroft, articulée autour de l'enquête de ce dernier sur la créature qui rode à Carnival Row, et du parcours de la fée au sein des Black Ravens, un groupe aux activités assez louches (des Black Ravens qui disparaissent tout simplement de la série à mi-saison, soit dit en passant).

Et à côté, on a deux sous-intrigues totalement détachées du fil conducteur de la série, et qui ressemblent fortement à du remplissage utilisé pour étoffer le script initial : ici, une affaire politique assez austère et rigide, où l'enlèvement du fils du chef du gouvernement (Jared Harris) provoque une crise politique ; et là, une héritière de bonne famille (Tamzin Merchant, qui semble s'inspirer des héritières débiles de Another Period pour son personnage cliché) outrée par l'arrivée d'un Puck (un faune) dans son voisinage, et qui se voit contrainte de se rapprocher de lui pour assurer ses finances.

Deux intrigues secondaires qui, certes, étoffent l'univers global de Carnival Row, mais ne semblent jamais totalement intégrées au reste de la série. Et ce malgré une tentative, sur la toute fin de la saison, de faire converger tous les personnages et toutes les sous-intrigues, quelle que soit leur importance respective : malheureusement, l'écriture ne se montre jamais à la hauteur de ces ambitions, et cette convergence se fait de manière tellement pataude, avec tellement de clichés et de grosses ficelles, que le tout tombe totalement à plat, puisque le spectateur avisé a constamment un ou deux épisodes d'avance sur le récit et les personnages, voire plus (tout l'épisode final, notamment, est un festival de révélations et de mystères largement éventés).

Parce que c'est bien là l'un des gros problèmes de la série : passe encore que la distribution soit assez moyenne (Bloom et Delavigne s'en sortent, mais leur romance ne convainc jamais, et la plupart des seconds rôles sont affreusement transparents et peu mémorables), que les accents soient très aléatoires, que les noms de tous les personnages soient risibles au possible, que les intrigues soient souvent cousues de fil blanc, avec des personnages bourrés de clichés (l'enquêteur bourru mais juste, hanté par les actions de son passé, torturé par un secret qui le place au carrefour de deux mondes, et autour duquel tout cet univers gravite forcément ; la prostituée au grand cœur ; la mère manipulatrice ; le fils rebelle, blablabla), et que le script semble constamment sous influence : c'est du Beacham, après tout, et le bonhomme n'a jamais été particulièrement original ou inspiré, que ce soit sur Pacific Rim ou sur Electric Dreams.

Là où sa coince, c'est que la série se veut une série à message woke, dénonçant une société où le racisme et le sexisme dominent, où les hommes blancs sont très méchants, les femmes manipulatrices et/ou opprimées, les minorités méprisées, maltraitées, exploitées et réduites en esclavage, etc.

Et malheureusement, de telles ambitions se marient mal avec le côté patchwork du récit, avec sa nature de mélange approximatif de nombreuses sources jamais vraiment assumées - Carnival Row, c'est du pulp/néo-noir/fantasy assez brouillon, qui choisit d'asséner son message et son world-building à la truelle, en espérant que la romance de son couple principal, ses sous-intrigues dérivatives et ses effets spéciaux suffiront à captiver le public pendant 8 heures.

Sur moi, ça n'a pas fonctionné : si la série est visuellement sympathique, elle n'est pas très intéressante sur la durée, le couple vedette n'est pas forcément très engageant, et le tout manque cruellement de la subtilité nécessaire pour marier ses thèmes à son univers, et pour faire fonctionner son mélange des genres assez improbable.

Pas forcément surprenant (je n'ai jamais été convaincu par l'écriture de Beacham), et il reste toujours la possibilité d'une saison 2 mieux structurée, mieux rythmée, mieux maîtrisée et plus originale (surtout que Guggenheim et Beacham ont quitté la série pour cause de différences créatives). Mais dans l'ensemble, je ne suis pas impatient de remettre le couvert.

(cela dit, je n'ai aucun doute sur le succès potentiel du show auprès de certaines tranches démographiques geeks, qui s'empresseront, des paillettes plein les yeux, de louer cette série plus que de mesure, et d'expliquer que c'est trop intelligent pour tous ceux qui n'ont pas aimé...)

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Critiques éclair - Star Wars : The Mandalorian - Chapitre 1 à 3 (2019) - Premières impressions

Publié le 23 Novembre 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Critiques éclair, Disney, Drame, Les bilans de Lurdo, Review, Science-Fiction, Télévision, Star Wars

Voilà : le 12 novembre dernier, Disney a lancé sa plate-forme de VOD outre-atlantique, et ailleurs dans le monde, avec pour produit d'appel l'ensemble de son catalogue... et cette série Star Wars inédite, chapeautée par Jon Favreau (Iron Man) et Dave Filoni (Clone Wars). Une série en huit épisodes hebdomadaires, centrée (comme son nom l'indique) sur un Mandalorien, et prenant place entre le Retour du Jedi, et le Réveil de la Force...

Star Wars : The Mandalorian - Chapitre 1 à 3 (2019) :

- Chapitre 1 : Quelque temps après la chute de l'Empire, un chasseur de primes mandalorien (Pedro Pascal) accepte de capturer et de ramener, pour le compte d'un ancien officier impérial (Werner Herzog), une cible mystérieuse très chère payée. Mais rapidement, cette cible s'avère des plus surprenantes...

38 minutes à peine (tout compris) pour un pilote sympathique, sans être exceptionnel. Visuellement, dans cet épisode dirigé par Filoni, on retrouve tout ce qui faisait le charme de la trilogie originale : un côté poussiéreux, décati, au sein duquel ce Mandalorien évolue, comme dans un western spaghetti.

Les intentions de la production sont très claires : exploiter au maximum le budget conséquent de la série (la direction artistique est réussie, les effets spéciaux le sont aussi) pour donner vie à une sorte de Boba Fett-bis en mode western/samourai solitaire, dont on devine assez rapidement que la série remplace un éventuel projet de film solo consacré à Fett.

Cette impression de "next best thing" est d'autant plus présente que Filoni et compagnie, fascinés par les Mandaloriens et par la mystique qui les entoure, prennent bien leur temps autour de ce personnage, le présentant (de manière certes un peu clichée, mais efficace) comme ce chasseur de primes implacable et impressionnant, craint par tous et entouré d'une aura légendaire.

Et c'est là que ça coince un peu pour moi, puisque je n'ai jamais été particulièrement intéressé par Fett ou par les Mandaloriens : toute cette aura, cette fascination autour de ce peuple, me laissent un peu de marbre, et les efforts déployés par la production pour rendre le personnage badass m'ont même ponctuellement paru gentiment forcés.

Après, pour un pilote, ça reste tout à fait sympathique, même si ça prêche clairement pour sa paroisse. La fusillade finale fonctionne bien, le générique de fin est très esthétique, et l'identité de la cible m'a bien surpris, en plus d'être très réussie visuellement. Continuons...

- Chapitre 2 - The Child : Alors que le Mandalorien ramène sa cible à son vaisseau, il découvre que celui-ci a été pillé par des Jawas, et qu'ils lui ont volé des pièces indispensables...

Un second épisode de 30 minutes à peine, tout compris (donc plus près de 26-27 minutes, en fait, une fois évacués le générique et le résumé de l'épisode précédent) qui laisse supposer que ces deux premiers épisodes n'en faisaient qu'un, en réalité, un gros pilote d'1h20 couvrant ainsi toute la première mission du Mandalorien.

Cela dit, en voyant ce second épisode, toujours plus dans la lignée des Baby Cart, on se dit que la coupure n'est pas un mal, puisque malgré ses 27 minutes, le récit conserve quelques moments de flottement pas très maîtrisés : on ne peut qu'imaginer les gros passages à vide qu'un pilote de 60-80 minutes aurait connu.

Là, en version courte, on n'a pas trop le temps de s'ennuyer, puisque l'épisode propose deux scènes d'action sympathiques, qui éclairent le Mandalorien sous un autre jour, celui d'un chasseur de primes pas si doué et classe que ça, et qui s'en prend beaucoup dans la tête. C'est un peu l'école Harrison Ford du héros de serial, et ça se prête très bien à la série, une série qui, par ailleurs, sait exploiter au mieux sa proie, un mini-Yoda adorable comme tout, très expressif et qui passe très bien à l'écran.

À noter, aussi, que près de la moitié de cet épisode se déroule sans le moindre dialogue, et parvient cependant à créer un lien entre le Mandalorien et sa cible : un joli tour de force, qui laisse augurer du meilleur pour la suite, même si, encore une fois, j'attends de voir comment le rythme sera géré dans les prochains épisodes.

- Chapitre 3 - The Sin : Le Mandalorien rapporte sa cible à son client, mais devant le comportement évasif de ce dernier, le chasseur de primes décide de revenir sur son contrat...

Un peu plus mitigé, sur ce troisième épisode d'une trentaine de minutes, qui semble parfois un peu redondant visa à vis du tout premier : une nouvelle fois, Favreau & co semblent fascinés par les rites et les traditions des Mandaloriens, et répètent plusieurs scènes du pilote, y compris les flashbacks dans la forge, ce qui n'était honnêtement pas indispensable.

Cela a tendance à alourdir un peu le rythme des épisodes, un sentiment qui se conjugue à une mise en images de l'action moyennement convaincante : ainsi, la grande arrivée des Mandaloriens était probablement supposée être épique, mais je l'ai trouvée un peu pataude, voire maladroite, notamment à cause de ces jet-packs pas très convaincants à l'image.

Cela dit, ça reste sympathique à regarder, mais c'était probablement pour moi le plus faible des trois épisodes.

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Critiques éclair - Star Trek Discovery - Short Treks 2x01-03 (2019)

Publié le 23 Novembre 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, Science-Fiction, Star Trek, Télévision, Aventure, Drame, CBS

Retour de ces Short Treks, courts-métrages d'un petit quart d'heure prenant place dans la continuité de Star Trek Discovery, et s'attardant, à chaque fois, sur des aspects plus anecdotiques de l'univers Trek...

Short Treks 2x01 - Q & A :

Spock (Ethan Peck) arrive à bord de l'Enterprise, et se retrouve rapidement coincé avec Numéro Un (Rebecca Romijn) dans un turbolift en panne...

Une petite mésaventure amusante de ces deux personnages, qui se dévoilent un peu et établissent une certaine complicité au cours de ce bref incident. Sympathique, avec sa musique qui lorgne fortement sur le score de Michael Giacchino pour les films nuTrek (Giacchino est crédité comme étant "compositeur superviseur").

Cela dit, il faut bien avouer que ce court est problématique, puisqu'il ne fait que donner envie de suivre les aventures de cet Enterprise, et pas du tout celles du Discovery...

2x02 - The Trouble with Edward :

Lorsque Lynne Lucero (Rosa Salazar), officier scientifique de l'Enterprise, prend le commandement de son propre navire, elle découvre rapidement qu'Edward Larkin (H. Jon Benjamin), un scientifique excentrique travaillant à bord, mène des expériences sur les Tribules, pour en faire une source de nourriture inépuisable...

Un épisode totalement décomplexé et parodique, avec la voix d'Archer dans le rôle du scientifique le plus incapable de la flotte = c'est franchement amusant et déconneur, même si ce n'est, au final qu'une retcon approximative des origines des Tribules, qui ne colle pas vraiment à ce que l'on sait de l'espèce, notamment depuis Enterprise.

2x03 - Ask Not :

Alors que le la Starbase 28 est attaquée par des Tholiens, Thira Sidhu (Amrit Kaur), une jeune cadette, apprend qu'elle doit garder le Capitaine Pike (Anson Mount), accusé de mutinerie...

Un épisode de 8 minutes à peine, malheureusement très anecdotique, car cousu de fil blanc, et dont on devine la chute dès les premières secondes. Par chance, ça reste bien interprété, mais le problème reste posé : malgré leurs éventuels défauts, ces Short Treks donnent toujours bien plus envie qu'une série sur l'Enterprise de Pike soit mise en chantier, plutôt qu'une nouvelle saison de Discovery...

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Les bilans de Lurdo : NOS4A2, saison 1 (2019)

Publié le 10 Novembre 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Drame, Fantastique, Horreur, Les bilans de Lurdo, Noël, Halloween, Review, Télévision, Thriller, Christmas, AMC

Alors j'aurais clairement pu publier cette critique dans le cadre de l'Oktorrorfest fraîchement terminée, tant l'orientation horrifique du tout correspondrait parfaitement à Halloween, ou j'aurais pu attendre la Christmas Yulefest pour l'intégrer à mon marathon de Noël (puisqu'une grosse partie de ce récit tourne autour de Noël et de tous ses codes)... mais non.

J'ai préféré opter pour une publication "entre deux", qui reflète bien le côté "postérieur entre deux chaises" de cette série AMC en 10 épisodes de 45 minutes, adaptée du roman de Joe Hill, le fils de Stephen King.

NOS4A2, saison 1 (2019) :

Tiraillée entre ses parents séparés, en conflit permanent, la jeune Vic McQueen (Ashleigh Cummings) ne rêve que d'une chose : faire des études artistiques. Mais elle n'a ni l'argent, ni les contacts pour y parvenir, et lorsqu'elle découvre qu'elle a des capacités étranges (au guidon de sa moto, elle est capable de créer, sous la forme d'un pont délabré, un portail instantané vers ce qu'elle recherche le plus à un moment donné), sa vie est totalement bouleversée. D'autant qu'un autre être surnaturel, Charlie Manx (Zachary Quinto), un vampire psychique qui kidnappe des enfants pour les enfermer dans son parc privé, Christmasland, est sur les traces de la jeune femme, fasciné par son pouvoir. Vic ne peut compter que sur elle-même et sur l'aide de Maggie Leigh (Jahkara J. Smith), une médium excentrique, pour espérer empêcher Manx de faire encore plus de dégâts...

Et par "postérieur entre deux chaises", j'entends que NOS4A2 n'est ni particulièrement convaincant dans le registre de l'horreur, ni dans celui des festivités de fin d'année, que ce soit au niveau thématique ou visuel. Je préfère préciser tout de suite que je n'ai jamais lu le roman de Hill : tout au plus ai-je survolé les comic-books dérivés du livre, sans jamais être convaincu par ce que je lisais.

J'ai donc abordé cette série avec une certaine curiosité, mais très rapidement, j'ai déchanté.

Car l'essentiel des problèmes de la série peut se résumer en quelques points, voire en quelques mots : "parti-pris artistique". Sous la direction de son showrunner Jami O'Brien (Hells on Wheels, Fear the Walking Dead, Flesh and Bone), la série propose dix épisodes au formatage très particulier, un peu comme si l'on avait pris un drame intimiste indépendant sur une jeune apprentie-artiste tentant d'échapper à sa condition sociale, et qu'on y avait incorporé quelques touches de surnaturel, en guise de garniture.

En effet, le drame intimiste indépendant constitue l'essentiel de ces 10 épisodes, dix épisodes visuellement délibérément ternes et fades, sans grande fantaisie ni inspiration, y compris au niveau des scènes illustrant Christmasland.

Tout est filmé de manière "réaliste", ce qui est assez logique compte tenu de l'orientation du scénario : une réalité terne, insipide, malheureuse et sinistre, où le surnaturel s'invite progressivement, pour offrir à son héroïne une échappatoire et un nouveau futur. Et donc, pendant le plus clair de ces 10 épisodes, la série se concentre sur la vie de Vic, sur ses problèmes familiaux, sur son père alcoolique et infidèle, sur sa mère pleine de défauts, sur ses amies plus riches qu'elle, sur sa romance naissante, sur ses aspirations artistiques, etc, etc, etc.

En filigrane, il y a bien un peu de surnaturel, un Zachary Quinto menaçant, quelques scènes plus tendues, mais c'est dilué dans la réalité du quotidien de Vic, au point de perdre la majeure partie de son impact, et de rendre les cinq ou six premiers épisodes assez peu engageants.

C'est dommage, car le monde surnaturel créé par Joe Hill, bien qu'évoquant fortement les œuvres de son père (de manière directe ou indirecte, d'ailleurs - clins d'oeil à Pennywise...), n'est pas inintéressant. Et à l'identique, l'interprétation (notamment de ses deux acteurs principaux) est globalement tout à fait solide et convaincante.

Mais malheureusement, alourdi par les choix créatifs de la production, et par son aspect "mélodramatique", le programme ne décolle jamais, chaque moment potentiellement captivant étant rapidement noyé dans un retour assez frustrant à la réalité et à la médiocrité d'un quotidien délavé.

D'autant plus frustrant que, lorsqu'il se passe quelque chose (vers la fin de saison), l'intérêt remonte notablement, et le ton et la direction de la série semblent devenir plus homogènes.

Mais même là, l'écriture est assez maladroite, téléphonant ses effets et ses rebondissements (tous les problèmes sentimentaux de l'héroïne, les choix faits par celle-ci, par la médium, par le petit-ami de Vic...), et forçant ses personnages dans des situations dramatiques assez agaçantes (tout l'incendie de la maison de Manx est à ce titre un beau moment narratif très artificiel).

Un bon exemple étant cet ultime épisode de la saison, qui, en un petit quart d'heure (à la réalisation assez laide en gros plans serrés) montre Vic en train de s'échapper, d'être secourue par des inconnus qui la croient instantanément et deviennent ses sidekicks, résout le conflit Vic/Manx, et la plupart des enjeux de la saison... puis la série repart dans le mélodrame familial, pour une grosse demi-heure de protagonistes qui se parlent, qui se réconcilient, qui découvrent une grossesse inattendue (pourtant un véritable cliché bien honteux, à ce point) et qui, pour finir, se remettent en route, via un flash-forward de plusieurs mois, histoire de relancer la machine pour une nouvelle saison déjà commandée.

Honnêtement, alors que je retrouvais un peu d'espoir à l'approche de la conclusion, celle-ci a achevé de me détourner du programme.

Je suppose que si l'on adhère à la vision artistique de la série, ou si l'on se retrouve dans le personnage de Vic, il est possible de vraiment adhérer à la proposition de NOS4A2.

Ce n'est pas le cas en ce qui me concerne. Pire, d'un point de vue formel, je reste persuadé que, sous la plume de quelqu'un de plus compétent et de plus concis (car l'immense majorité des scènes "réalistes" sont particulièrement redondantes), la plupart des épisodes de la saison pourraient être résumés en quelques scènes, une quinzaine de minutes chacun, tout au plus, et réunis sous forme de mini-série de 2x90 minutes... ça n'aurait pas été parfait, mais ça aurait été, sans nul doute, nettement plus efficace.

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Les bilans de Lurdo : The Detour, saison 4 (2019)

Publié le 9 Novembre 2019 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, Sitcom, Télévision, USA, Canada, TBS

Ultime saison de ce programme chapeauté par Samantha Bee et Jason Jones, une sitcom TBS qui, au fil des saisons, a connu un parcours assez compliqué : une saison 1 sympathique, une saison 2 nettement plus mitigée, car (très) décomplexée et (trop) caricaturale, une saison 3 gentiment décousue et chaotique... et cette dernière saison, donc, pas vraiment conçue comme telle, et qui continue de n'avoir plus grand chose à voir avec son postulat de départ - le détour sur la route des vacances.

The Detour, saison 4 (2019) :

Séparés de leur fille Delilah (Ashley Gerasimovich) depuis que cette dernière s'est enfuie, les Parker (Jason Jones, Natalie Zea, Liam Carroll) parcourent le monde pour tenter de la retrouver, mais ils finissent à Syracuse, où ils croisent le chemin de la sœur jumelle de Robin...

Et donc, sans surprise, cette quatrième saison s'inscrit dans la continuité directe du reste de la série : c'est un peu peu brouillon et décousu, ce n'est pas toujours du meilleur goût (les moments scatologiques et graveleux lassent plus qu'ils n'amusent), c'est bourré de slapstick (Jason Jones passe toujours son temps à se prendre des coups, à se vautrer, et à être humilié, encore et encore), c'est surjoué (Gerasimovich est souvent en roue libre, malgré son temps de présence limité à l'écran), et les tangentes inutiles ou pas très abouties du scénario sont assez frustrantes.

Pourtant, cette année dispose d'un fil conducteur plus affirmé que dans les saisons précédentes : les recherches internationales des Parker pour tenter de retrouver leur fille. L'occasion pour la famille de visiter le Tibet, le Paraguay, la Nouvelle Zélande, la Russie, et le Japon - et pour les scénaristes, de confronter brièvement les Parker aux clichés récurrents sur ces pays.

C'est notamment vrai pour le Japon, qui donne lieu, après une demi-saison de teasing, à un épisode totalement gratuit, façon game show à la japonaise, avec générique, cartons-titres et sous-titres appropriés, dans lequel Jones est une fois de plus humilié en public (se faisant notamment masturber en direct par un clown caché dans une boîte... amis du bon goût, bonsoir). Idem pour la Russie, d'ailleurs, puisque toute la fin de saison s'y déroule, et place Jones dans la position de l'Américain dont s'est entichée la fille d'un magnat russe : encore une fois, Jones déguste, en slip rose pendant le plus clair de cette aventure, tandis que le reste de sa famille est quasi-absent de ces épisodes.

On a ainsi souvent l'impression que la production a tout un tas d'idées et de gags en stock, mais qu'elle ne sait pas bien comment les organiser pour donner un tout narratif cohérent : la saison passe ainsi d'un séjour à l'étranger, à une visite à Syracuse, dans une maison de retraite où vit la mère de Nate (épisode assez raté, d'ailleurs, car reposant sur des gags particulièrement téléphonés et prévisibles), puis s'attarde, pendant deux épisodes, sur la sœur jumelle de Robin. Une sœur sortie de nulle part, (forcément) maléfique, psychopathe et manipulatrice, et qui tente (forcément) de dérober Nate à Robin. Parce que Nate est clairement irrésistible, dans son genre (mouais), et que Natalie Zea voulait apparemment montrer ses talents de pole dancer à l'écran.

Et puis on part pour deux épisodes en flashback, un sur Delilah, qui raconte son année de cavale, et donc l'épisode japonais. Avant de rebasculer sur les fausses funérailles de Nate, qui voient toute sa famille se réunir, et son père, interprété par Jere Burns, ressurgir à cette occasion (encore un épisode qui ne fonctionne pas, toutes les vannes autour de Burns étant clairement trop canadiennes pour être vraiment drôles et percutantes). Enfin, on aborde la Russie, et tous les clichés qui vont avec.

Je vais être franc : il était temps que ça s'arrête. Sans vraie direction, The Detour semblait avancer à tâtons, en roue libre, en fonction des inspirations et des vannes passant par l'esprit des scénaristes à un moment donné, sans jamais vraiment se remettre en questions.

C'est bien simple, en quatre saisons (voire même moins, puisque c'était déjà perceptible en saison 2), la série a atteint un point que la majorité des sitcoms n'atteignent qu'après 6 ou 7 ans : le moment où les personnages ne sont plus que des caricatures d'eux-mêmes, où le trait est tellement forcé qu'ils passent de mésaventures en mésaventures toujours plus improbables sans être particulièrement affectés, où la production fait un peu tout et n'importe quoi sans se soucier de la cohérence ou de la concision, et où le spectateur finit par se désintéresser du tout.

Là, c'était clairement mon cas, et je quitte donc la famille Parker sans regrets.

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