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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #star trek catégorie

Critiques éclair - The Orville 2x10 (2019) & Star Trek Discovery 2x08 (2019)

Publié le 17 Mars 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, CBS, Comédie, Critiques éclair, Drame, Netflix, Review, Science-Fiction, Star Trek, Télévision, Orville, Discovery

Après plusieurs semaines de séparation des critiques de Star Trek Discovery et de The Orville, retour à des critiques combinées collant à peu près au rythme de diffusion...

The Orville 2x10 - Blood of Patriots

Alors que le Discovery tente de négocier un traité de paix avec les Krills, Oren (Mackenzie Astin), un humain en fuite avec sa fille (Aily Kei), et considéré comme criminel de guerre par les Krills, trouve refuge à bord, et se révèle être un vieil ami de Malloy...

Un épisode très premier degré et sérieux, qui s'intéresse à Malloy, mais qui malheureusement, sous la plume de MacFarlane, manque cruellement de finesse, de subtilité, de légèreté, et de surprise.

Dès la première scène, le spectateur avisé reconnaîtra en effet des intrigues tirées tout droit de The Wounded (STTNG s04e12), et de Past Prologue (STDS9 s01e03), mais qui n'ont ici ni la profondeur ni l'intérêt de ces modèles, faute de leur apporter quoi que ce soit de nouveau, de frais ou d'original.

Le résultat semble ainsi assez superficiel, ça ronronne rapidement, et les rebondissements de la dernière partie sont globalement particulièrement téléphonés, pas aidés par l'interprétation et l'apparence d'Aily Kei.

Franchement, je me suis ennuyé, et ça manquait d'un meilleur équilibre humour/sérieux, qui aurait pu donner de l'énergie au script.

(et puis l'absence totale de continuité vis à vis d'Isaac, qui fait presque de la figuration, ainsi que le changement total d'attitude des Krills vis à vis des humains, a de quoi laisser dubitatif)

Star Trek Discovery 2x08 - If Memory Serves :

Spock et Burnham font route vers Talos IV, pour tenter de convaincre les Talosiens de les aider à explorer les souvenirs de Spock, et à mieux comprendre ses visions de l'Ange Rouge ; le Discovery cherche Spock et Burnham ; Stamets et Culber ont des problèmes de couple...

Mouais. C'est à peu près tout ce que m'évoque cet épisode, un épisode qui joue très fort la carte du fanservice, en s'ouvrant sur un montage approximatif de scènes de The Cage, de TOS - un montage aux effets de transition vraiment fauchés, et qui, en prime, enchaîne directement un plan de Pike-Hunter sur un plan de Pike-Mount : le contraste est rude, il fait vraiment mal à voir, et n'est bénéfique ni à TOS ni à Discovery.

À la limite, j'aurais préféré un flashback en cours d'épisode, avec des scènes reconstituées de manière plus moderne.

Encore que... si le remplacement de la Vina d'origine par Melissa George ne gène pas du tout, les Talosiens de Discovery sont, comme les Klingons de Discovery, assez ratés : des aliens génériques à crête nasale, sans une once du malaise que l'apparence et le doublage des Talosiens d'origine pouvaient susciter (et je ne parle même pas des approximations au niveau de la continuité).

En réalité, le déroulement de cet épisode, son écriture assez bavarde, ses tours et ses détours, ses révélations assez creuses (la raison de la grande séparation entre Spock et Burnham, c'est l'équivalent de ça ou de ça : du bon gros cliché des familles, indigne d'une série "prestige"), et donc, ce gros flashback et ce passage par Talos IV, tout ça m'a paru vraiment forcé, comme si les scénaristes voulaient à tout prix rattacher leur série à TOS, mais n'avaient ni le talent ni l'imagination pour le faire de manière astucieuse et fluide. Le résultat : on ramène Vina et Talos pour... scanner les souvenirs de Spock.

Ajoutez à cela une réalisation agaçante, toute en lens flares, en fish eye, en caméra tournoyante, etc ; un rythme étrangement mollasson ; une énième menace mécanique venue du futur pour détruire la galaxie (et qui ne peut qu'échouer, puisque Discovery est une préquelle) ; une histoire de taupe à bord du vaisseau, à peine développée ; une Burnham abrasive et bornée, qui en plus est directement responsable de la personnalité du Spock tel qu'on le connaît (une retcon de plus, une !) ; une Section 31 lassante ; et une fin d'épisode (la téléportation/la navette) télégraphiée au possible... et voilà un épisode qui m'a frustré plus qu'il ne m'a convaincu.

Tout n'est pas mauvais, cependant, puisque Pike/Vina, c'était sympathique (décidément, je préférerais tellement une série centrée sur l'Enterprise de Pike), et que les problèmes de Stamets et Culber étaient assez intéressants, et bien interprétés.

Mais dans l'ensemble, comme je le disais en ouverture : mouais.

(et puis l'utilisation du moteur sporique qui ne semble plus déranger personne... étrange)

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Critiques éclair - The Orville 2x08-09 (2019)

Publié le 10 Mars 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Drame, Review, Science-Fiction, Star Trek, Télévision, Orville

Il y a 15 jours, je décidais de découpler un temps les critiques hebdomadaires de The Orville et de Star Trek Discovery, non sans raison : je savais en effet qu'un double épisode de The Orville se profilait à l'horizon, et qu'il me faudrait le passer en revue d'un bloc. Dont acte.

The Orville 2x08-09 - Identity (part 1 & 2) 

- Lorsque Isaac cesse soudain de donner des signes de vie, l'équipage de l'Orville part pour Kaylon, sa planète natale, pour s'entretenir avec les siens. Mais une mauvaise surprise les attend sur place...

Une première partie de double épisode signée Braga et Bormanis (dont on reconnaît la structure à mille lieux : du suspense, un retournement final, une grosse fusillade et un cliffhanger dramatique) pour un résultat plutôt efficace, jouant vraiment la carte de l'émotion et de la découverte avant de partir dans l'horreur (toutes proportions gardées) et dans l'action.

In fine, les Cylons Kaylons ressemblent ici beaucoup à des Cybermen mâtinés de Daleks et de Borgs, et la conclusion de l'épisode fonctionne donc assez bien.

Elle n'est cependant pas forcément surprenante, d'autant que je m'interrogeais récemment sur la disparition des traits de caractère initiaux d'Isaac au profit de son humanisation, et l'on peut toujours se demander si un tel double épisode n'aurait pas été plus efficace si l'on n'avait pas déjà eu un épisode d'adieux cette saison, mais c'était loin d'être inintéressant, en plus d'être spectaculaire.

Reste la question de la résolution du tout, Braga & Bormanis ayant tendance (notamment sur les épisodes de Voyager en deux parties) à ne pas se montrer à la hauteur de leur cliffhanger initial, et à revenir très rapidement à un status quo assez décevant.

- Faits prisonniers par les Kaylons, les membres d'équipage de l'Orville tentent de contacter le reste de la flotte pour les avertir de l'assaut imminent des androïdes, mais finissent par être contraint d'aller chercher de l'aide auprès des Krills...

Un épisode qui confirme bien la référence Kaylons/Cylons, et qui prend son temps avant d'exploser à l'écran durant une bataille stellaire spectaculaire (bien qu'un peu brouillonne par moments). On sent que MacFarlane (revenu à l'écriture) a voulu se faire plaisir, et reproduire les grandes heures de First Contact et de Deep Space Nine, en mettant à profit le budget économisé sur les épisodes plus intimistes de début de saison...

...et honnêtement, le risque a payé, puisque cette seconde partie est convaincante. Il y a bien quelques facilités narratives un peu voyantes, on navigue forcément en terrain très balisé pour peu qu'on soit familier avec la franchise Trek, mais le tout reste assez efficace, et permet de dégager les Krills de leur case de "grands méchants caricaturaux" pour les faire potentiellement évoluer vers quelque chose de plus intéressant.

(et puis, à contrario de Discovery qui fait dans l'action pour l'action, et paraît souvent creux sur ce plan-là, ici, la scène d'action est justifiée par le récit, par les enjeux, et bénéficie en plus de l'attachement du spectateur aux personnages)

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Critiques éclair - Star Trek Discovery 2x06 & 2x07 (2019)

Publié le 3 Mars 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Drame, Review, Science-Fiction, Star Trek, Télévision, Discovery

Comme la semaine dernière, je continue de séparer exceptionnellement les critiques de The Orville et de Star Trek Discovery, après une cinquième semaine de diffusion des deux séries qui ne m'avait pas beaucoup plus convaincu que la quatrième.  Discovery, notamment, nous avait proposé un épisode honorable, sans plus, qui voyait le retour de la Section 31 et d'un membre d'équipage décédé...

Star Trek Discovery 2x06 - The Sound of Thunder :

Alors que le Discovery suit la trace du phénomène rouge mystérieux, il arrive en orbite de la planète natale de Saru, un Saru qui, désormais transformé, décide de changer la destinée de son espèce...

Alors là, on est pile dans ce qui ne va pas avec Star Trek Discovery, saison 2.

Non seulement on continue dans les épisodes de retcon (cette semaine, on reboote totalement la race de Saru, histoire de se débarrasser de tout ce qui faisait l'essence du personnage), mais en plus, on le fait de manière totalement précipitée : alors qu'on aurait pu se dire, à la fin du 2x04, qu'une sous-intrigue de fond allait avoir lieu dans la seconde moitié de la saison, une intrigue amenant Saru à retourner spontanément sur sa planète contre l'avis de Starfleet, etc, ici, les scénaristes choisissent de nous catapulter tout ça dès ce 2x06, sans même que Saru ne soit à l'initiative de ce choix (puisque la présence du Discovery en orbite est une "coïncidence", motivée par la présence de l'Ange Rouge) ou qu'il n'ait eu le temps de découvrir à quoi ressemblait vraiment sa nouvelle existence "sans peur".

Mouais. Alors je réalise tout à fait que, sans la moindre surprise, les scénaristes font de l'ange rouge un voyageur temporel aiguillant le Discovery sur son chemin (soit tout ce qu'on pouvait deviner dès le tout premier épisode de la saison...), et que par conséquent, ce n'est pas vraiment une "coïncidence", mais reste que c'est bâcler tout un développement dramatique du personnage de Saru pour pouvoir passer à autre chose, et que c'est typique de Discovery.

D'autant plus typique que l'épisode, en lui-même, enchaîne les moments et les raccourcis narratifs grossiers, comme à la grande heure de la saison 1.

Pas la moindre finesse d'écriture ni la moindre subtilité au programme, il faut avancer à tout prix, et tant pis si, pour cela, il faut fracasser la Prime Directive, en renversant l'équilibre des forces en présence sur la planète de Saru, et en rendant aux Kelpiens leur statut d'hyper-prédateurs incontrôlables ayant manqué d'exterminer les Ba'uls (qui sont une sorte de mélange entre Meg Mucklebones de Legend et Armus de STTNG). Le Discovery a peut-être bien condamné les Ba'uls à être de nouveau massacrés à terme, ce n'est pas grave ! Pas le temps de s'attarder là-dessus, ou sur les implications morales des actions de l'équipage, il faut repartir à la poursuite de Spock !

C'est d'autant plus rageant qu'il n'en faudrait pas beaucoup pour que tout cela soit tout à fait honorable : c'est spectaculaire, c'est dynamique, c'est relativement bien interprété (Saru en tête, Burnham nettement moins), mais non, c'est écrit de manière approximative, et ça ne semble pas vraiment se préoccuper du fond, préférant se concentrer sur la forme.

Et même là, on a de nouveau droit à une caméra constamment virevoltante et en mouvement, histoire d'imposer un rythme artificiel à toutes les scènes, et de donner un mal de mer au spectateur. a a de quoi agacer...

Star Trek Discovery 2x07 - Light and Shadows :

Alors que le Discovery, toujours en orbite de la planète de Saru, est confronté à une anomalie spatio-temporelle qui amène Pike et Tyler à l'explorer en navette, Burnham retourne sur Vulcain pour y trouver son frère...

Un épisode qui n'atteint même pas les 40 minutes, et qui semble à la fois précipité/bâclé dans ses avancées, tout en ne faisant que du surplace de transition assez approximatif. Un joli paradoxe, principalement dû au fait qu'une bonne moitié de l'épisode est consacrée à Pike et Tyler à bord de leur navette, une navette qui, forcément, connaît des problèmes, et que l'autre moitié s'intéresse à Burnham sur Vulcain, puis à bord du vaisseau de la Section 31.

Et là, forcément, problème, puisque les problèmes de famille de Burnham sont 90% moins intéressants que les scénaristes ne semblent le penser : un problème que la série a toujours eu, et qui est systématiquement amplifié par le jeu particulier de SMG (yeux écarquillés, air constipé) dès que l'émotion est supposée poindre, un jeu pas aidé par une réalisation en plan serrés et penchés (quand la caméra arrive à ne pas bouger, ce qui est rare) sur son visage.

Bref, toute l'intrigue de Burnham, et surtout la fin de l'épisode, avec la Section 31, était très approximative (je me répète, je sais) au niveau de l'écriture, avec notamment le recours avec cette référence à Alice au Pays des Merveilles, une référence que les scénaristes tentent d'imposer depuis un moment, histoire de se donner des airs de profondeur littéraire et intellectuelle, et qui ne fonctionne pas vraiment tant elle n'apporte rien au récit ou aux épisodes. Et je m'abstiendrai de parler de cette révélation finale au sujet des parents de Burnham... parce qu'honnêtement, ça ne m'intéresse pas du tout.

En face, l'anomalie temporelle, sa description, ses effets, sa résolution, ses conséquences, tout cela était clairement assez brouillon, mais à la limite, peu importe : c'était assez ludique et dynamique (à contrario de Burnham/ses parents), ce qui aide toujours à faire passer la pilule.

On regrettera néanmoins que Airiam n'ai jamais été développée avant d'être infectée ici (un problème récurrent du show), que Stamets serve désormais de couteau-suisse capable de tirer le vaisseau de toute situation périlleuse grâce à ses pouvoirs magiques, ou que Tilly peine à suivre la cadence de Stamets dans les couloirs, alors qu'elle a gagné un marathon à bord il y a quelques épisodes : c'est du pinaillage, certes, mais c'est assez symptomatique de l'approximation globale des scénaristes et de la production.

Cela dit, on commence à en avoir l'habitude, et d'un épisode à l'autre, les mêmes critiques ont tendance à revenir sur le manque de rigueur de l'équipe scénaristique.

En résumé, un épisode de transition indolore à regarder, assez efficace, mais tout sauf mémorable ou maîtrisé.

(tout ce que j'espère, à la vue de cette sonde upgradée et hostile, c'est que la production ne tente pas de recycler la Guerre Froide Temporelle de Star Trek Enterprise...)

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Critiques éclair - The Orville 2x06-07 (2019)

Publié le 24 Février 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Critiques éclair, Comédie, Drame, Review, Science-Fiction, Star Trek, Télévision, Orville

Exceptionnellement, je sépare un peu les critiques de The Orville et de Star Trek Discovery, après une cinquième semaine de diffusion des deux séries qui ne m'avait pas beaucoup plus convaincu que la précédente. The Orville, notamment, nous avait présenté un épisode très maladroit sur une planète dominée par l'astrologie...

The Orville 2x06 - A Happy Refrain

Claire découvre qu'elle éprouve des sentiments pour Isaac l'androïde, et entreprend de sortir avec lui : plus facile à dire qu'à faire, d'autant qu'Isaac ne comprend absolument rien aux choses de l'amour...

Un épisode écrit et réalisé par Seth MacFarlane, qui décide d'être ultra-premier degré, et de faire 45 minutes d'une comédie romantique lorgnant très fortement sur l'épisode In Theory de STTNG, dans lequel un membre d'équipage s'éprenait de Data, en vain.

On retrouve les mêmes clichés, les mêmes rebondissements, les mêmes enjeux, bref, on est en terrain très familier, voire même ultra-balisé de bout en bout, et le temps paraît occasionnellement long tandis que MacFarlane déroule son histoire et ses innombrables plans de coupe sur l'Orville traversant l'espace.

Ce n'est pas mauvais, et il y a même des moments assez jolis (bien que très prévisibles - tout ce qui tourne autour de Singing in the Rain), mais dans l'ensemble, ce n'est pas hyper passionnant ni original. Cela dit, je suis plutôt content de voir que Norm McDonald, l'interprète d'Isaac, et l'arrangeur musical de la série ont tous eu droit à quelques instants à visage découvert. Et la moustache de Bortus était amusante (bien que sous-exploitée).

(Par contre, la civilisation dont est issue Issac n'était pas supposée être xénophobe ? Parce que le moment où le Doc demande à Isaac ce qui se passera une fois qu'il aura terminé ses rapports à son peuple m'a paru empreint d'une menace latente, et ce bien que Isaac réponde que les Kaylons rejoindront probablement l'Union Planétaire...)

The Orville 2x07 - Deflectors

Lorsque Locar (Kevin Daniels), un ingénieur moclan, monte à bord de l'Orville, Bortus est mécontent : non seulement Locar est l'un de ses ex, mais en plus, lorsqu'il exprime de l'intérêt sentimental pour Talla Keyali, il commet là une erreur impardonnable aux yeux des siens...

Encore un épisode "sentimental", cette fois-ci centré sur Talla, la petite nouvelle, sur les Moclans, et, en parallèle, sur la fin du couple de Kelly avec son instituteur.

Tout ce qui concerne les Moclans rappelle fortement l'épisode The Outcast de Star Trek : The Next Generation (où Riker s'éprend d'un extraterrestre androgyne qui s'identifie comme femme hétérosexuelle, allant ainsi à l'encontre des traditions et croyances de son peuple), mâtiné de Court Martial de Star Trek TOS (Finney qui se fait passer pour mort et se cache à bord de l'Enterprise afin qu'un membre de l'équipage soit accusé), pour le meilleur et pour le pire : difficile en effet de se départir de l'impression que tout ça est gentiment forcé - la romance Talla/Locar arrive comme un cheveu sur la soupe, les réactions des différents personnages aussi -, d'autant qu'en parallèle, la rupture de Kelly et de son compagnon est aussi assez artificielle, clairement uniquement là pour relancer du shipping Ed/Kelly, et rendant presque cette dernière un peu antipathique dans la manière abrupte dont elle met fin à cette relation.

Un épisode qui, à nouveau, évolue en terrain vraiment balisé, et qui semble plus destiné aux spectateurs ne connaissant pas trop la franchise Trek (et aux fans voulant s'abreuver de fanservice avec des épisodes doudous qui leur rappellent leurs jeunes années) qu'aux plus exigeants du lot s'attendant à un point de vue un peu plus frais et original.

(m'enfin au moins, ça reste vaguement sympathique à regarder)

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Critiques éclair - The Orville 2x05 (2019) & Star Trek Discovery 2x05 (2019)

Publié le 18 Février 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Drame, Netflix, Review, Science-Fiction, Star Trek, Télévision, Orville, Discovery

En quatrième semaine de diffusion, The Orville et Star Trek Discovery ont moyennement convaincu. Orville a laborieusement tenté de nous passionner pour les peines de cœur du Capitaine, dans un épisode signé par deux vétérans de Trek, tandis que Discovery, elle, s'est essayée au bottle episode façon premier contact, prévisible, et bourré de retcon approximative.

Une fournée très mitigée, et l'on peut craindre, avec cette cinquième semaine, qu'il en aille de même...

The Orville 2x05 - All The World is Birthday Cake :

Alors que l'équipage de l'Orville établit un premier contact avec une nouvelle planète, Bortus et Kelly sont arrêtés sans explication. Rapidement, le Capitaine et son équipe comprennent que cette civilisation inconnue est entièrement basée sur l'astrologie, et qu'un signe en particulier est mal vu du reste de la société...

Et en effet, un nouveau script signé MacFarlane... et un nouveau plantage. Un plantage (réalisé par Robert Duncan McNeill) qui pourtant, ne commençait pas trop mal, avec un premier contact accueilli avec un enthousiasme qui faisait plaisir à voir ; et d'ailleurs, évacuons le sujet, mais la remplaçante d'Alara, Talla (Jessica Szohr), s'avère plutôt convaincante, après une première impression mitigée - elle est plus assurée et plus adulte qu'Alara, et plus convaincante dans ses scènes physiques.

Le problème, en fait, de cet épisode, c'est son manque total de subtilité ou d'originalité. Dès l'arrivée de l'équipage sur la planète, avec ses autochtones en uniformes gris souris et leur architecture très particulière, on s'attend aussitôt à ce que le revers de la médaille soit sombre : des nazis ? Des eugénistes ? Des fanatiques religieux ? L'histoire de Star Trek est emplie de tels épisodes, et on a l'embarras du choix.

MacFarlane, lui, opte pour un mélange de tout cela, avec des fanatiques astrologues qui enferment ceux qu'ils considèrent comme une sous-espèce dangereuse dans des camps de travail, où ils portent des uniformes marqués d'un signe distinctif... on le voit, la subtilité est présente à tous les niveaux.

Et plus l'épisode avance, plus les réactions des personnages se font improbables et forcées, plus le showrunner en rajoute des couches (l'accouchement dans le camp), et plus les grosses ficelles se font honteuses, comme toute cette résolution capillotractée (la scène d'action toute piteuse, aux nombreux morts, et le deus ex Orville final), qui s'effectue en un claquement de doigt, et en dépit de toute plausibilité.

Bref, un épisode vraiment peu réussi, qui se prend beaucoup trop au sérieux, souffre d'une direction artistique bien trop générique et terrienne, et renforce l'idée que MacFarlane devrait se concentrer sur l'humour de ses scripts, ou les co-écrire avec d'autres scénaristes plus aguerris en matière de drame.

Star Trek Discovery 2x05 - Saints of Imperfection :

Alors que le Discovery continue de pister Spock, il tombe sur la Section 31, et doit bientôt retourner dans l'espace mycélaire, où l'équipage fait une rencontre inattendue...

Mouais. Les scénaristes continuent de soft rebooter la saison 1, en revenant ici sur la mort de Culber, à base de technobabble qui tient plus du n'importe quoi magique que de quelque chose de pseudo-scientifique/science-fictionnel qui pourrait passer dans du Star Trek.

Mais peu importe. En soi, l'épisode n'était pas désagréable à regarder, plutôt spectaculaire, et assez bien rythmé. C'est donc un bon point pour la série... pour peu que l'on ne soit pas trop gêné par la Section 31-light (version STD : des services secrets à peine secrets, que tout le monde tolère en levant les yeux au ciel), qui revient encore et encore, avec sa Giorgiou qui cabotine, son capitaine sans charisme, et son Ash Tyler qui, forcément, récupère un poste de liaison à bord du Discovery (De quoi nous refaire des scènes pseudo-romantiques entre lui et Burnham dans la suite de la saison ? Je n'espère pas.)...

Je n'ai, bizarrement, pas grand chose à dire sur l'épisode : tout ce qui avait trait au réseau mycélaire était, au minimum, intéressant, et la relation d'Amy et de Tilly était plutôt attachante ; le couple Culber/Stamets ne m'a jamais posé de problème, et Anson Mount continue de faire un excellent capitaine.

Reste qu'après 5 épisodes, un schéma récurrent commence à apparaître : celui d'épisodes indépendants centrés sur un sujet générique permettant aux scénaristes de retconner les erreurs de la saison 1, avec, en filigrane, la recherche de Spock, qui risque de durer encore longtemps...

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Critiques éclair - The Orville 2x04 (2019) & Star Trek Discovery 2x04 (2019)

Publié le 10 Février 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Drame, Netflix, Review, Science-Fiction, Star Trek, Télévision, Orville, Discovery

En troisième semaine de diffusion, The Orville et Star Trek Discovery sont partis dans des directions radicalement opposées. Tandis que Orville faisait ses adieux de manière respectueuse et honorable à l'un des membres de sa distribution, Discovery, elle, retombait de manière piteuse dans ses pires travers de saison 1, avec des Klingons insipides, des intrigues et des révélations précipitées, et du surplace sans intérêt.

Une belle déception, donc, dont il faut espérer qu'elle ne soit qu'un faux pas passager...

The Orville 2x04 - Nothing Left on Earth Excepting Fishes :

Alors qu'il part en excursion avec sa nouvelle petite amie, le Lieutenant Tyler (Michaela McManus), le Capitaine est capturé par les Krills, qui tentent de le faire parler en torturant Tyler. Mais les apparences sont trompeuses...

Évacuons tout de suite le point le plus amusant de cet épisode : le fait que The Orville recycle ouvertement l'un des rebondissements majeurs de la saison 1 de Discovery, en faisant (spoiler) du Lieutenant Tyler une taupe Krill infiltrée à bord... comme l'était Ash Tyler dans STD, taupe pour le compte des Klingons.

Cette similitude est clairement voulue, comme l'atteste le nom identique du personnage... mais dans les faits, on est plus dans une sorte de clin d’œil moqueur, d'autant qu'ici aussi, les fans assidus avaient remarqué que l'actrice interprétant Tyler avait déjà tenu un rôle de Krill la saison précédente.

Bref. Outre ce détail, je dois dire que cet épisode signé Braga et Bormanis était assez typique du travail des deux vétérans de Star Trek : regardable, mais ultra-balisé (combien de fois avons-nous vu le même genre de script se terminant par le capitaine et son ennemi juré contraints, après un crash ou un accident, de coopérer dans un environnement hostile en attendant les secours ?) et reposant malheureusement sur l'un des points faibles de la série : la vie amoureuse du personnage de MacFarlane.

Un MacFarlane dont l'interprétation se limite un peu à "chien battu mélancolique" pendant toute la dernière partie de l'épisode, qui aurait mérité un peu plus d'intensité ou de talent. D'autant que, franchement, ni la sous-intrigue de Malloy voulant s'essayer à une formation d'officier de commandement (comme Tilly dans Discovery, mais avec des motivations et des résultats radicalement différents), ni la romance de Mercer et Tyler ne sont particulièrement passionnantes (la faute, pour ce dernier point, à une relation sous-développée, introduite il y a deux épisodes, et jamais mentionnée depuis).

Après, encore une fois, c'était tout à fait regardable, les effets spéciaux sont toujours de qualité, la troisième race extraterrestre, ennemie des Krills, avait un design sympathique, et de manière globale, ce n'est pas pire que bon nombre d'épisodes de Voyager ou d'Enterprise... mais ça aurait aussi pu être largement mieux et moins manichéen.

Star Trek Discovery 2x04 - An Obol for Charon :

Alors que le Discovery tombe en panne en rencontrant une anomalie spatiale apparemment hostile, les choses se compliquent à bord pour Saru, atteint d'un mal étrange, pour Tilly, aux prises avec l'entité sporique qui l'a envahie, et pour le reste de l'équipage, confronté à une panne de traducteur universel...

Un épisode gentiment bordélique, mais qui s'avère tout de même en progrès par rapport à l'épisode précédent.

En fait, cet épisode est à la fois un épisode de remplissage (ça n'avance pas sur le front de l'intrigue de Spock, et le reste fait du surplace), et de recyclage, puisque toutes les intrigues présentées ici sont des intrigues récupérées d'autres incarnations de Star Trek.

La panne générale provoquée par un astre inconnu et hostile, mais qui ne l'est finalement pas tant que ça, et qui ne cherche qu'à communiquer ? Ça évoque de nombreuses intrigues made in Trek, depuis Vger jusqu'aux sondes baleinières de Star Trek IV.

Le membre d'équipage atteint d'un mal inconnu qui le foudroie et donne lieu à des adieux larmoyants avant qu'il ne se remette in extremis ? Là aussi, on a déjà vu ça à de multiples reprises, au point que cette sous-intrigue n'ait pas une once de suspense.

Tilly, les spores, et le fait que le moteur spécial du Discovery endommage leur espace ? C'est un beau recyclage de Next Generation, et de l'épisode Force of Nature qui obligeait Starfleet à limiter son usage de la vitesse de distorsion à Warp 5 pour ne pas endommager la fabrique de l'espace-temps, blablabla...

Bref, un épisode patchwork (j'ai cru apercevoir 4 ou 5 scénaristes crédités, ce qui explique beaucoup de choses) qui recycle énormément, et tente aussi de faire de la rétrocontinuité et de passer un coup de balai narratif, avec entre autres le pourquoi du retour  ultérieur aux communications par vidéo à bord de l'Entreprise (Pike n'aime pas les communications holographiques), le pourquoi de l'élimination ultérieure du Spore Drive, et aussi, un tour de passe-passe assez amusant de la production qui, clairement gênée par les ganglions et le "Spider-sense" de Saru (que les scénaristes n'ont jamais été capables d'exploiter correctement), s'en débarrasse une fois pour toutes d'une manière qui ne fait que rajouter un peu plus de confusion autour des Kelpiens (à chaque fois qu'ils rajoutent des choses à la description de cette race, ça ne fait que rendre le tout encore plus bancal).

Un patchwork bordélique, donc, qui ne tient que par le rythme effréné imposé au récit par les multiples sous-intrigues : ça fait illusion, ça évite que l'on ne s'aperçoive trop du degré de recyclage de l'écriture, du ridicule de certains moments (Tilly possédée, la trépanation improvisée) et quand bien même toute la scène d'émotion entre Saru et Burnham serait tirée vers le bas par le fait qu'on n'y croit pas vraiment, que SMG a toujours un jeu très inégal, et que l'écriture tente de tout ramener une nouvelle fois à son personnage (en faisant notamment dire à Saru, agonisant et souffrant le martyre, que celle qui est vraiment à plaindre, c'est Burnham, qui va perdre encore quelqu'un de cher dans sa vie :facepalm:), ça permet de faire évoluer un peu le Kelpien dans une direction intéressante.

Et puis je dois dire que j'ai apprécié de voir Number One, ainsi que tout ce qui était en rapport avec Linus, et le passage concernant le traducteur universel.

Reste que maintenant, il faudrait que ça avance sur le fond, tout ça.

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Critiques éclair - The Orville 2x03 (2019) & Star Trek Discovery 2x03 (2019)

Publié le 9 Février 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Review, Science-Fiction, Star Trek, Télévision, Orville, Drame, Discovery

Durant leur deuxième semaine de diffusion, The Orville et Star Trek Discovery ont continué leur petit bonhomme de chemin, en s'améliorant par rapport à leurs season premieres respectifs. Espérons que cela continue ainsi...

The Orville 2x03 - Home :

Parce que son état de santé s'aggrave subitement et qu'elle perd toute sa force, Alara est contrainte de quitter l'Orville pour retourner sur sa planète natale, auprès de sa famille (Robert Picardo, Molly Hagan & Candice King). Là, cependant, cette dernière reçoit la visite, dans sa maison de vacances, d'un couple voisin (John Billingsley & Kerry O'Malley), inquiet d'une possible effraction...

Un épisode quasi-intégralement centré sur Alara, qui fait ici ses adieux à la série (ce qui a bien entendu incité de nombreux spectateurs à se demander si la relation entre l'actrice et MacFarlane s'était terminée plus tôt que prévue), avec une histoire pas forcément désagréable, mais qui manquait un peu d'une sous-intrigue à bord de l'Orville, pour faire contre-poids.

Là, en l'occurrence, on passe 95% de l'épisode sur la planète d'Alara (très jolis effets spéciaux, à nouveau), devant un drame familial assez classique (l'enfant contraint de quitter les siens pour s'affirmer et trouver une famille d'adoption qui l'estime à sa juste valeur - ça rappelle d'ailleurs un peu Prodigal Daughter, de Deep Space Nine, sur Ezri qui retourne dans sa famille...), mais avec des acteurs compétents et sympathiques (deux docteurs de Star Trek !). On notera aussi une brutalité certaine (trois membres brisés, une main ébouillantée), et une interprétation globalement bonne, ce qui aide à faire passer la pilule.

Du côté de l'Orville, le caméo de Patrick Warburton en Elephant Man alien n'était pas très inspiré (j'espère qu'il ne sera pas le nouveau chef de la sécurité permanent), et les grands adieux larmoyants d'Alara, vers la fin, étaient un peu trop appuyés et mélodramatiques pour vraiment convaincre : un tel épisode aurait probablement mieux fonctionné après plusieurs saisons, et pas après moins d'une quinzaine d'épisodes.

Néanmoins, la musique de Joel McNeely assure le quota émotion et spectacle, et une nouvelle fois, The Orville s'améliore. C'est tant mieux.

Star Trek Discovery 2x03 - Point of Light :

Alors qu'Amanda rend visite à Burnham, sur le Discovery, pour aborder le sujet de Spock, Tilly découvre la vérité sur les visions qu'elle a d'une amie d'enfance décédée. Dans l'Empire Klingon, enfin, L'rell et Voq sont confrontés aux manigances d'un autre dignitaire, et tentent de cacher l'existence de leur enfant...

Version courte : c'était vraiment de la m*rde.

Version longue : je suis vraiment admiratif de la capacité qu'à cette série à donner l'impression, pendant deux épisodes, d'avoir appris de ses erreurs, et d'avoir changé de cap... pour revenir aussitôt à tout ce qui caractérisait - en mal - sa première saison.

C'est bien simple, rien n'a fonctionné sur moi dans cet épisode.

- La réalisation. Une scène sur deux commence la tête en bas, avant de tournoyer pour se remettre à l'endroit, sans raison. Inutile, et agaçant.

- Burnham/Amanda. C'est bavard, c'est mou, c'est inintéressant, et la seule chose que ça sous-entend, c'est que l'Ange Rouge a radicalement changé l'histoire de Star Trek et de Spock en altérant sa personnalité. Certes. De deux choses l'une : comme je mettrais ma main à couper que l'Ange Rouge est Burnham voyageant dans le temps avec l'aide des spores pour sauver l'univers, soit tout cela est envisagé comme une explication au manque de continuité de Discovery (une sorte de nuTrek 2.0, où l'intervention de Burnham, très tôt dans la vie de Spock, aurait créé une nouvelle ligne temporelle), soit les scénaristes ont simplement envie de pousser le bouchon encore plus loin avec Mary-Sue Burnham, en la rendant encore plus importante et essentielle à tout l'univers Trek. Dans un cas comme dans l'autre, ça me laisse particulièrement dubitatif.

- La sous-intrigue de Tilly. Passons sur Tilly qui remporte haut-la-main le marathon des cadets, en étant en plus distraite par ses visions, en s'arrêtant quelques instants, et en se trompant de chemin - ce n'est pas un instant crédible, mais bon. Plus étonnante, en fait, est la capacité des scénaristes à échouer sur tous les fronts avec Tilly et sa copine d'enfance. D'un côté, le spectateur avait tout de suite deviné, dans l'épisode précédent, que c'était une vision imaginaire certainement reliée à la spore entrée en contact avec Tilly en saison 1 : inutile, donc, de faire durer le suspense. Et pourtant, quand bien même le spectateur aurait déjà plusieurs longueurs d'avance sur les personnages, il se dégage de cette sous-intrigue (reléguée à la B-story de l'épisode) un sentiment de bâclage, exactement comme en saison 1 : les scénaristes n'en font pas assez pour rendre ces rebondissements et révélations suffisamment percutantes et efficaces, et on finit avec l'impression qu'ils ont précipitamment grillé toutes leurs cartouches, pour faire de la place à....

- Les Klingons. Bon. On ne va pas revenir dessus, mais les Klingons de Discovery sont un ratage, tant esthétique (avec leur maquillage caoutchouteux et épais, et leurs scènes sous-éclairées) que conceptuel (avec leurs intrigues façon Trône de Fer du pauvre). La production a beau tenter de sauver les meubles en leur collant des perruques et des moustaches risibles, ça ne convainc guère, et quand en plus, on a droit à une grosse moitié d'épisode centrée sur L'rell et Ash Tyler - un couple qui ne fonctionne pas, sans charisme, sans alchimie, sans intérêt -, il est difficile de se passionner pour ce qu'on a à l'écran.

Cela dit, l'épisode semble vouloir mettre un terme à toute cette sous-intrigue klingonne, en séparant L'rell et Tyler, et en plaçant quelques scènes d'un simili backdoor pilot pour le spin off Section 31 : aucun intérêt, en soi, mais si ça peut leur faire plaisir, et nous épargner toutes ces scories improbables à l'avenir, tant mieux.

Reste que cet épisode était mauvais, et totalement insipide. Après les deux premiers épisodes de la saison, dynamiques et plus légers, le show s'est ici repris totalement au sérieux, et il aurait mieux valu qu'il évite.

Allez, on croise fort les doigts pour que ça se reprenne la semaine prochaine.

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Critiques éclair - The Orville 2x02 (2019) & Star Trek Discovery 2x02 (2019)

Publié le 2 Février 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Review, Science-Fiction, Star Trek, Drame, Télévision, Orville, Discovery

De manière assez inattendue, les épisodes de reprise de The Orville et de Star Trek Discovery, la semaine dernière, se sont avérés des plus surprenants, et à l'opposé l'un de l'autre, avec un Orville vraiment décevant et insipide, totalement centré sur les relations soapesques des personnages, et un Discovery prometteur, laissant augurer d'une seconde saison plus aboutie, travaillée, et décontractée...

The Orville 2x02 - Primal Urges  :

Alors que le vaisseau arrive en orbite d'une planète sur le point d'être détruite par son étoile, et que l'équipage doit sauver la poignée de survivants y vivant encore, Bortus développe une addiction à la pornographie holographique, addiction qui finit par mettre son couple et l'équipage en danger...

Un second épisode un peu mitigé, en ce qui me concerne : pas de MacFarlane au scénario... mais ça ne veut pas dire que le script et son écriture soient formidablement aboutis.

Ici, avec cet épisode initialement produit pour la saison 1, Orville reprend clairement une intrigue habituelle de Star Trek The Next Generation (Hollow Pursuits, etc - bref, tout ce qui tournait autour de Reginald Barclay et de sa tendance à se réfugier dans l'holodeck pour fuir le monde extérieur, et éviter d'interagir avec autrui), en lui rajoutant une dose de graveleux et d'humour... et en tentant néanmoins d'en faire quelque chose de sérieux, sur un couple en crise, traumatisé par une action passée (le choix que le compagnon de Bortus a fait au sujet de leur enfant, la saison passée)... le tout enrobé d'une menace ultra-générique pensant sur le vaisseau (un virus informatique), d'une mission urgente (le sauvetage des habitants de la planète), et d'un dilemme cornélien (le sacrifice d'une partie de ces habitants).

Autant dire que le script, qui tente de jongler avec toutes ces directions, et toutes ces tonalités différentes, est un peu à la peine, et donne souvent l'impression de survoler ce qui mériterait d'être traité plus en profondeur (la dépression de Bortus, par exemple, qui est réglée d'un coup de "mission dangereuse qui redonne le sens des priorités").

Et pourtant... cet épisode n'est pas désagréable pour autant. Le budget conséquent alloué aux créatures et aux effets spéciaux (assez spectaculaire, le grand final de l'épisode) permet de conserver l'intérêt, et l'humour, çà et là, fait mouche. En comparaison du premier épisode de la saison, c'est donc nettement meilleur, et ce, même si ça mériterait un bon coup de polish pour lisser les problèmes de l'écriture.

Star Trek Discovery 2x02 - New Eden :

Alors qu'il suit les traces de l'un des phénomènes lumineux rouges, le Discovery arrive dans le quadrant bêta, en orbite d'une planète inconnue menacée de destruction, et occupée par des humains dépourvus de technologie...

Un épisode de Discovery qui, pour une fois, ressemblait vraiment à du Star Trek. Peut-être trop, d'ailleurs, puisque le couplet de la peuplade autochtone dérivée des humains et en danger de mort, et la Prime Directive, etc, c'est vraiment du réchauffé.

Néanmoins, à choisir, je préfère encore que Discovery nous resserve du réchauffé de Star Trek, que de subir quelque chose de 100% action, 0% scénario, comme en saison 1. Ici, donc, on est confronté à une opération de sauvetage de dernière minute (plutôt bien rendue à l'écran), à des interactions de l'Away Team avec les habitants de la planète (moyennement convaincant, principalement parce que je n'ai pas aimé le jeu de l'interprète de Jacob), et à un développement des membres de l'équipage qui se poursuit (Tilly commence à avoir des visions - probablement la spore de fin de saison dernière ; on apprend des choses sur Owosekun ; la pilote a du travail et des répliques).

De quoi remplir les 44 minutes de l'épisode, même si, étrangement, j'ai trouvé qu'il manquait un peu de développement et de profondeur pour que le scénario fonctionne vraiment. À l'identique, tout ce qui tournait autour de la proto-Prime Directive, ou encore de la thématique de la Foi, m'a semblé vraiment sous-développé. En somme, il reste des progrès à faire sur l'écriture, notamment des dialogues.

Néanmoins, à aucun moment je n'ai eu envie de m'arracher les cheveux, donc je crois qu'on peut dire que la série progresse, et continue dans la bonne direction.  (et je dois dire que les similitudes involontaires entre le Orville et le Discovery chroniqués cette semaine m'ont fait sourire)

 

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Critiques éclair - The Orville 2x01 (2019) & Star Trek Discovery 2x01 (2019)

Publié le 26 Janvier 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Review, Star Trek, Science-Fiction, Télévision, Orville, Drame, Discovery

Durant la saison 1 de la série (critiques disponibles ici), Seth MacFarlane, le scénariste, créateur, acteur principal et showrunner de The Orville, s'était toujours avéré l'un des points faibles de sa série, principalement lorsqu'il était au scénario : incapable de sortir de l'ombre de son modèle (Star Trek), ou de se détacher d'une écriture pataude centrée sur son personnage et ses relations amoureuses, il avait tendance à produire des épisodes dérivatifs et mal rythmés, qui n'exploitaient jamais le plein potentiel du show. Et là, pas de chance, c'est lui qui est à la plume de cet épisode de reprise...

The Orville 2x01 - Ja'loja :

Alors que Bortus doit rentrer chez lui pour prendre part à une cérémonie traditionnelle, les autres officiers vaquent à leurs occupations : Gordon tente de séduire une nouvelle venue, Alara accepte une blind date, Claire doit gérer les mauvaises influences subies par son fils à l'école, et Ed, lui, peine à gérer la nouvelle relation de Kelly...

Pile tout ce que je ne voulais pas voir dans cet épisode de reprise, un épisode qui donne l'impression d'être entièrement composé de sous-intrigues de développement des personnages, sans qu'il y ait d'intrigue principale pour lier le tout et lui donner de l'énergie. Ce qui en fait, je suppose, le total opposé des épisodes de Star Trek Discovery, qui sont généralement à 100% centrés sur leur intrigue et protagoniste principaux, sans laisser de temps aux autres personnages pour exister.

Et ce patchwork de b-stories, comme aiment à les appeler nos amis américains, est problématique, puisqu'aucune de ces sous-intrigues n'est particulièrement intéressante, drôle ou bien rythmée. On se trouve ici dans une sorte d'assemblage de moments assez routiniers et dérivatifs, avec encore une fois la vie sentimentale/les peines de coeur du Capitaine qui prennent une place certaine, quelques moments vaguement amusants, et un tout qui s'avère particulièrement bavard et oubliable... d'autant que ça culmine sur une cérémonie insipide et plate (l'équivalent Orvillien du Pon Farr qui ouvrait la saison 2 de Star Trek TOS), qui n'est pas à la hauteur de ce à quoi l'on pouvait s'attendre.

Je ne peux pas dire que je sois déçu (c'est du niveau des scripts de MacFarlane de la saison 1), mais bon, j'en attendais tout de même un peu plus, dommage. Pour une reprise, c'est faiblard et insignifiant (et même un caméo de George Costanza en barman alien ne suffit pas à relever la sauce).

Star Trek Discovery 2x01 - Brother :

Lorsque le Capitaine Pike (Anson Mount), de l'Enterprise, monte à bord pour prendre le commandement du Discovery, l'équipage est surpris ; mais d'étranges phénomènes lumineux se produisent aux quatre coins de la galaxie, et le Discovery part aussitôt enquêter sur ceux-ci... d'autant que Spock (Ethan Peck), le frère adoptif de Burnham, est lié à ces manifestations rougêatres inexpliquées.

Après une première saison particulièrement frustrante et bancale, misant tout sur la réinvention dark et edgy de l'univers Star Trek, avec de la violence, du sang, et une narration totalement axée sur l'action et les rebondissements improbables (mais particulièrement téléphonés), Discovery avait fort à faire pour me convaincre de remettre le couvert.

Le renvoi des showrunners de la saison 1, remplacés par Alex Kurtzman, pouvait laisser présager du pire comme du meilleur, tout comme l'utilisation de Spock, de l'Enterprise, etc...

Et je suis soulagé de voir qu'avec ce premier épisode saisonnier, le show reprend du poil de la bête. J'irais même plus loin : si cet épisode de reprise avait été le premier de la série (avec de menues modifications), j'aurais été nettement plus enthousiaste pour ce programme.

Ici, tout fonctionne plus ou moins : visuellement, c'est spectaculaire comme toujours ; Anson Mount est excellent en Capitaine Pike (un Capitaine Pike qui, à plusieurs reprises, semble directement servir de porte-parole aux scénaristes pour expliquer le changement de cap de la série) ; le ton plus léger est nettement plus agréable ; il n'y a pas de Klingons ; les autres membres d'équipage sont présentés et actifs ; il n'y a pas trop de Burnham ou de ses états d'âme...

Bref, tout cela est nettement plus équilibré et appréciable.

Ce n'est pas parfait pour autant, puisque Kurtzman & co ne peuvent s'empêcher de recycler des scènes de Star Trek 09 (la découverte de Reno rappelle fortement celle de Scotty, ici affublé du caractère de Pulaski dans STTNG) et d'Into Darkness (la traversée du champ d'astéroïdes), que l'humour est parfois un peu forcé (Tilly, mais aussi l'éternuement dans le turbolift), que ça reste très chargé en action, que SMG a toujours tendance a un peu surjouer, et que l'arc saisonnier, à peine effleuré ici, pourrait aussi bien donner quelque chose d'intéressant que quelque chose d'éventé (l'ange rouge entraperçu a vraiment l'air d'avoir une silhouette féminine, alors j'espère qu'ils ne vont pas nous faire le coup de Burnham face à elle-même - que ce soit la version Miroir, ou une version venue du futur)... mais c'est nettement meilleur que l'année dernière.

En espérant que ça se confirme.

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Critiques éclair - Star Trek Discovery - Short Treks 1x03/1x04 : The Brightest Star/The Escape Artist (2018)

Publié le 6 Janvier 2019 par Lurdo dans CBS, Critiques éclair, Drame, Netflix, Review, Science-Fiction, Star Trek, Télévision, Discovery

Le premier mini-épisode, Runaway, était honorable, sans plus. Calypso, le second, était réussi, mais se contentait de recycler des sources d'inspiration évidentes. Place aux deux derniers de ces Short Treks, courts-métrages de 13 minutes visant à développer des personnages secondaires de l'univers de Star Trek Discovery, et ce au rythme d'un par mois.

Short Treks 1x03 - The Brightest Star :

Saru (Doug Jones), un Kelpien, est le seul de sa race pacifique et agraire à ne pas vouloir se sacrifier lorsque vient l'appel des Ba'ul, car il a les yeux tournés vers le ciel. Et lorsqu'il met la main sur un morceau de technologie extraterrestre, il en fait un communicateur de fortune, et tente de contacter les cieux...

Mouais.

Plus les Short Treks passent, et moins je suis convaincu.

Ici, formellement, à part un léger abus de shaky-cam, c'est plutôt réussi, et le récit (s'il est assez dérivatif de ce qu'on a déjà vu un peu partout en science-fiction, y compris dans l'univers Trek) s'avère suffisant pour fournir un background acceptable (bien que basique) à Saru.

Le problème, en fait, c'est que ce background est aux antipodes du personnage tel qu'il avait été présenté en saison 1 : les Kelpiens, une race de proies toujours sur le qui-vive, aux réflexes et à la rapidité affûtés par des siècles de fuite pour échapper à des prédateurs omniprésents, et capables de percevoir le danger et la mort imminente, à l'instar du Spider-sense de Spider-man.

Ici, on découvre donc une race de Kelpiens religieux, résignés et paisibles, qui cultivent leurs champs, et, ponctuellement, s'assoient en rond autour d'un monolithe extraterrestre pour lui être sacrifiés, et être désintégrés par une force inconnue.

Ça n'a absolument plus rien à voir, c'est un retcon complet, et en soi, c'est assez agaçant.

Short Treks 1x04 - The Escape Artist :

Capturé par un Tellarite (Harry Judge), Harry Mudd (Rainn Wilson) tente de convaincre ce dernier de ne pas le livrer à la Fédération en échange d'une prime confortable...

Un mini-épisode comique et décomplexé interprété et réalisé par Rainn Wilson, qui revient à nouveau sur son personnage de Harry Mudd, pour continuer à l'adoucir un peu, après ses apparitions dans Discovery, qui en faisaient un psychopathe meurtrier en puissance.

Ici, pour peu qu'on adhère à l'interprétation de l'acteur et au bagoût du personnage (ainsi qu'à la réinvention visuelle de l'espèce Tellarite, et au fait que la Fédération emploie des chasseurs de prime pour arrêter ses criminels...), le tout fonctionne assez bien, notamment grâce à un rebondissement final assez réussi.

Après, reste le problème de l'intérêt de ces courts-métrages, qui semblent uniquement là pour apporter ce que les scénaristes semblent incapables de placer dans leurs épisodes de 40-50 minutes : des digressions, de l'humour, et des sous-intrigues à petite échelle, qui ne soient pas liées à leur fil conducteur saisonnier reposant toujours sur des menaces galactiques, etc.

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Critiques éclair - Star Trek Discovery - Short Treks 1x02 : Calypso (2018)

Publié le 17 Novembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Star Trek, Aventure, Science-Fiction, CBS, Drame, Discovery

Après un premier mini-épisode, Runaway, honorable mais tout sauf mémorable, suite de ces Short Treks, quatre mini-épisodes de Star Trek Discovery, des courts-métrages de 13 minutes visant à développer des personnages secondaires de l'univers Discovery, et ce au rythme d'un par mois.

Short Treks 1x02 - Calypso :

"Craft" (Aldis Hodge), un soldat à la dérive, est recueilli par Zora, l'intelligence artificielle de l'USS Discovery, à l'abandon depuis 1000 ans. Progressivement, des liens se tissent entre le vétéran, et l'entité solitaire...

Une relecture avouée (de par son titre) et de toute façon assez transparente et évidente de l'Odyssée d'Ulysse et de son passage chez Calypso, en mode Star Trek.

Alors, ça aurait probablement mieux fonctionné dans le cadre d'une série normale (la même histoire avec un Kirk ou un Sisko qui aurait passé tout un épisode seul avec l'intelligence artificielle du navire, ça aurait probablement permis de développer plus cette relation inhabituelle), et ça joue un peu sur une grosse ficelle facile qui renvoie directement à Wall-E (la comédie musicale en tant que lien entre les deux personnages), mais le traitement de ce court-métrage était suffisamment joli, poétique et subtil pour emporter l'adhésion.

Plutôt agréable à regarder, donc, à défaut d'être ultra-original.

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Critiques éclair - Star Trek Discovery - Short Treks 1x01 : Runaway (2018)

Publié le 10 Novembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Science-Fiction, Aventure, CBS, Drame, Star Trek, Discovery

Pour faire patienter les fans (si, si, il y en a) de Star Trek Discovery en attendant la seconde saison, CBS a commencé la diffusion, début octobre, de quatre mini-épisodes, des courts-métrages de 13 minutes visant à développer des personnages secondaires de l'univers Discovery, et ce au rythme d'un par mois.

Short Treks 1x01 - Runaway :

Alors qu'elle vient tout juste de se disputer avec sa mère au sujet de l'avenir de sa carrière dans Starfleet, Tilly (Mary Wiseman) découvre à bord du Discovery une passagère clandestine, Po (Yadira Guevara-Prip), jeune extraterrestre surdouée recherchée par les autorités de sa planète...

Court-métrage co-écrit par Kurtzman (on reconnaît une certaine approximation dans les détails et les concepts de l'épisode, comme cette idée d'extraterrestres tous nés en même temps que leur planète... idée qui n'a pas grand sens en soi, ou alors, qui a été très mal présentée par les scénaristes), et qui, pour faire très simple, aurait fait une intrigue secondaire (une b-story, comme disent les Américains) honorable (bien que très anecdotique) dans un épisode normal de Star Trek.

Ce qui veut dire que, dans Discovery - série qui ne fait pas dans les sous-intrigues et dans le développement de personnages secondaires, mais préfère enchaîner les scènes d'action et les rebondissements éventés sans laisser le temps à quiconque de respirer -, une telle sous-intrigue est précisément ce qui manque habituellement au show. Et donc, sans surprises, tout ce développement et ces moments plus légers sont cantonnés à suite de mini-épisodes que seule une minorité de spectateurs verra, puisque pas reprise par Netflix hors USA.

Mais peu importe. En soi, donc, le mini-épisode est tout à fait regardable, bien que bourré de petits défauts. Il est naturellement centré sur Tilly (l'équivalent Trek de la Barb de Stranger Things, notamment au niveau de l'engouement démesuré d'un certain public pour ce personnage) et plaira donc plus ou moins selon que l'on est sensible ou pas au personnage.

Face à elle, une extraterrestre bien interprétée (mais au maquillage vraiment peu inspiré) pour une mini-intrigue légère, assez classique, qui fait l'impasse sur des choses essentielles (pourtant futur commandante, Tilly n'envisage pas un seul instant de prévenir sa hiérarchie de la présence à bord d'une passagère clandestine, ou de demander conseil à quelqu'un de plus expérimenté), et qui finit par s'avérer un peu bavarde dans sa dernière partie, les dialogues enchaînant un peu des platitudes et des évidences en mode "les deux personnages féminins traversent la même chose, et sont des reflets l'un de l'autre".

Pas désagréable, au final, mais pas mémorable pour un sou, et le tout serait probablement mieux passé dans le cadre d'un véritable épisode, avec une intrigue principale parallèle pour rythmer le tout.

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Les bilans de Lurdo : Black Mirror - Saison 4, première partie (2017)

Publié le 24 Juin 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Anthologie, Thriller, Science-Fiction, Fantastique, Black Mirror, Netflix, UK, Star Trek

Trois saisons de Black Mirror, et peu d'épisodes totalement convaincants pour moi. De bonnes idées, des approches intéressantes, mais au final, une écriture qui ne m'a jamais paru particulièrement subtile ou inspirée, à une exception ou deux près...

Ultime saison de cette intégrale Black Mirror, donc, saison qui commence par une parodie de Star Trek...

Black Mirror - Saison 4.1 :

4x01 - U.S.S. Callister :

Dans le monde virtuel du jeu qu'il a inventé et qu'il commercialise, Robert Daly (Jesse Plemons), un développeur de génie aigri et replié sur lui-même, est le capitaine Daly, qui dirige son vaisseau spatial d'une main de fer, et punit ses subordonnés à la moindre incartade. Mais ces derniers sont en réalité des doubles virtuels de tous ses collègues réels, et ils sont conscients de leur état ; lorsque Nanette (Cristin Milioti), nouvelle arrivante sur laquelle Daly a jeté son dévolu, frustre le programmeur, elle se retrouve elle aussi dans le jeu, mais elle décide d'utiliser ses connaissances techniques pour s'en échapper...

Un épisode amusant et beaucoup plus comique que la norme des épisodes de Black Mirror, puisqu'il joue la carte de l'hommage parodique à Star Trek, avec une distribution plutôt sympathique (Jesse Plemons, Cristin Milioti, Jimmi Simpson), et un très beau travail de direction artistique et de réalisation (rien que toute l'introduction façon 60s, et le final avec lense flares façon nuTrek...).

Sur le fond, ce n'est certes pas forcément très original : on est en plein dans une version des aventures imaginaires de l'ECH de Star Trek Voyager et des Hollow Pursuits, de Barclay dans STTNG, poussées dans leurs derniers retranchements, avec une bonne dose de recyclage de précédents concepts et thèmes de Black Mirror (la technologie est très similaire à celle de San Junipero, le concept des doubles numériques maltraités rappelle White Christmas et, quelque part, la manière dont les doubles numériques font chanter la Nanette réelle via SMS et smartphone pour parvenir à leurs fins évoque clairement Shut Up And Dance).

Le traitement, cependant, fonctionne bien, c'est dynamique, c'est plus léger que d'habitude, c'est très bien interprété, le caméo vocal final est amusant... mais c'est long. Trop long. 77 minutes, c'est beaucoup trop, et il aurait clairement été facile d'éliminer une vingtaine de minutes de métrage pour en faire quelque chose de plus solide et de plus efficace.

Autre léger problème : les personnages sont, comme souvent chez Brooker, assez antipathiques. Même Nanette, pourtant initialement présentée comme l'héroïne, n'hésite pas une seule seconde à faire chanter autrui et à ruiner la vie de son double réel (qui a laissé ses empreintes digitales partout dans l'appartement de son patron décédé, et aura probablement du mal à s'expliquer) pour sauver sa peau, et finit par attirer l'antipathie.

Mais dans l'ensemble, le tout est du fanservice plutôt distrayant et tellement bien produit qu'on peut fermer les yeux sur ces quelques défauts. Et puis la fin (relativement) heureuse de l'épisode fait toujours plaisir.

4x02 - Arkangel :

Après la (brève) disparition de sa fille, Marie (Rosemarie DeWitt), mère célibataire, choisit d'installer à celle-ci une puce qui lui permet de suivre ses déplacements à la trace, de voir ce qu'elle voit, et de brouiller toute image potentiellement traumatisante. Mais rapidement, Marie abuse de cette technologie, et finit par la mettre au placard... jusqu'à ce que Sara (Brenna Harding), adolescente, commence à se rebeller.

Alors là, énorme bof. Il faut dire que le postulat de départ de la série "la technologie n'est pas mauvaise, c'est l'Homme qui est mauvais" est lassant, à la longue, surtout lorsque les "technologies tentatrices" sont inabouties et mal conçues.

Ici, l'Arkangel semble être une évolution/variation sur le thème du blocage de White Christmas, et de l'implant mémoriel de The Entire History of You (saison 1) ; donc là, d'office, problème, puisque le concept de blocage m'était apparu, à l'époque, particulièrement bancal et inabouti dans son traitement. Pas de surprise, le concept de pixellisation préventive des images traumatisantes apparaît tout aussi mal conçu, et pas du tout pensé en amont par le scénariste (dès qu'on commence à y réfléchir un peu, d'innombrables problèmes logistiques, éthiques, matériels, etc, se présentent).

Les effets de l'Arkangel sur Sara semblent de plus vraiment mineurs, malgré la fin de l'épisode, qui semble un peu sortir de nulle part, et ne convainc pas vraiment. Quant au personnage de Marie, on reconnaît bien là la plume de Brooker, qui parvient à la rendre antipathique de par ses actions, et sa tendance à toujours succomber à ses pulsions de mère ultra-couveuse.

Bref, un épisode réalisé par Jodie Foster (rien de mémorable hormis une transition ou deux assez jolies), pas très satisfaisant sur le fond, prévisible de bout en bout, et finalement assez quelconque. Peut mieux faire.

4x03 - Crocodile :

Dans un monde où les souvenirs récents de chacun peuvent être visionnés à l'aide d'un appareil spécial, Shazia (Kiran Sonia Sawar) mène l'enquête sur un accident de la route concernant un véhicule automatisé et un piéton. Au nombre des témoins, Mia (Andrea Riseborough)... qui venait tout juste de tuer son ami Rob (Andrew Gower), qu'elle avait aidé quinze ans plus tôt à couvrir un accident fatal et un délit de fuite.

Un épisode sombre et dépressif tourné en Islande, et orienté enquête pseudo-policière nordique, avec réutilisation d'un postulat similaire à celui de The Entire History of You (l'implant mémoriel), et deux intrigues croisées, celle de l'enquêtrice en assurance, et celle de la tueuse qui couvre ses traces.

Dans l'absolu, techniquement, ce n'est pas mauvais : les décors islandais enneigés sont remarquables, l'interprétation et la réalisation sont compétentes, mais la mayonnaise n'a jamais vraiment pris pour moi.

Probablement parce que le tout est particulièrement cousu de fil blanc, que je n'ai jamais accroché au genre du polar noir nordique ou des histoires de tueurs/tueuses en série, et que le script reste globalement à la surface des choses, très premier degré, n'explorant jamais le potentiel de l'appareil mémoriel, ni ses implications éthiques, et échouant à rendre Mia intéressante ou réellement développée.

À la place, pour tout résoudre, on a droit à un "cochon d'inde de Tchekhov" assez risible, pour ne pas dire impossible... mais bon, c'est du Brooker, et il amène forcément ce genre d'éléments avec la finesse et la subtilité d'un tractopelle, pour faire le gag.

Ajoutez à cela énormément de remplissage relatif à l'enquête, et l'on se retrouve devant un épisode en pilotage automatique, qui plaira peut-être aux amateurs du genre, mais m'a totalement laissé froid.

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Critiques éclair - Star Trek Discovery 1x15 (épisode final)

Publié le 17 Février 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Science-Fiction, Star Trek, Action, Aventure, CBS, Drame, Discovery

Après le gros épisode récapitulatif diffusé la semaine dernière, place au final de cette première saison des plus polarisantes... un épisode final signé Akiva Goldsman (aïe), qui réalise et co-écrit l'épisode avec les deux showrunners (ouch)...

​Star Trek Discovery 1x15 :

Sous le commandement de la maléfique Impératrice Giorgiou, le Discovery fait route vers Qo'nos, pour y mettre un terme à la guerre de Starfleet contre les Klingons, de manière totalement radicale...

Ma première réaction, en regardant ce season finale, ça a été de me dire "par le Grand Oiseau de la Galaxie... quelle sombre merde !"

Et puis, en lisant des avis positifs ici et là, des avis aux argumentaires toujours plus convaincants, à base de "visuellement c'est superbe, le reste je m'en fous", de "arrêtez de dire du mal de la série, vous préféreriez quoi ? Pas de Star Trek du tout ?", "de toute façon, aucune autre série Trek n'a eu de première saison réussie, donc en comparaison, c'est génial" et autres "c'était excellent, probablement la meilleure série Star Trek depuis vingt ans", j'ai réfléchi.

Serait-il possible que je sois totalement passé à côté d'un chef d’œuvre complet ? Peut-être était ma rigidité de fanboy dogmatique qui m'a empêché de percevoir le génie de cette réinterprétation radicale de tout Trek ? Peut-être que ces personnages quasiment tous sous-caractérisés, toutes ces sous-intrigues abandonnées en cours de route, ou bâclées de manière précipitée, tous ces rebondissements prévisibles et télégraphiés, toutes ces entorses à la continuité, tout ce fanservice non-sensique, c'est (à l'instar de ce que les défenseurs de Star Wars - Les Derniers Jedis affirment) une manière de détruire le mythe pour mieux le reconstruire et l'inscrire dans la modernité ?

Ou alors, c'est tout simplement que l'équipe créative qui s'occupe de la série (une équipe créative, je le rappelle, quasi-intégralement en provenance de séries type Reign, GCB, et Revenge) est incapable de gérer de front le cahier des charges de la franchise, le développement de ses personnages, et une intrigue solide et cohérente.

Cet épisode final est ainsi symptomatique de tout le reste de la saison, avec une écriture indigente (la guerre est réglée en un clin d’œil, pour des raisons qui ne tiennent pas vraiment la route ; l'Impératrice est laissée en liberté ; comme prévu, Burnham se mutine, et atteint le statut d'ultra-héroïne qui sauve l'univers et fait un grand discours pontifiant ; Tyler est évacué de la série sous un prétexte bancal) dissimulée derrière des visuels clinquants et travaillés (pas forcément aidés par la réalisation tremblotante de Goldsman, et par un montage étrange, cela dit), du blabla inutile (Burnham et Tyler qui se racontent leurs origin stories respectives), et surtout, énormément de fanservice qui va de l'anecdotique - Clint Howard - au risible - tout le passage sur Qo'nos, avec strip-teaseuses orionnes, drogues, jeux illégaux, et melting-pot de races - jusqu'à l'insultant - la scène finale de l'épisode, que bon nombre de spectateurs avaient prédite dès l'épisode pilote, et qui n'est là que pour flatter les fanboys dans le sens du poil, et les inciter à renouveler leur abonnement payant, pour la saison 2.

Le plus triste, en fait, c'est que cette scène finale résume bien toute la série, et ne fait que renforcer son statut de produit conçu pour plaire au plus grand nombre, en jouant à la fois la carte de la nostalgie facile, et des rebondissements à tout va : les spectateurs qui veulent une série moderne (comprendre très rythmée, sombre et pleine d'action) drapée des oripeaux de Star Trek sont ravis, on flatte leurs instincts, on leur montre ce qu'ils veulent voir, ils n'ont pas le temps de réfléchir, et tant pis si le tout est, en réalité, creux et bâclé (l'affichage "END SIMULTATION" fait vraiment honte, même s'ils ont tenté de le camoufler en inversant l'écran).

Les autres, eux, ne peuvent que souffrir devant un show aussi mal écrit, aussi mal caractérisé, aux rebondissements éventés, et au fanservice tellement flargrant qu'il en est risible. Mais attention, il faut souffrir en silence, car la moindre critique un peu trop virulente se voit aussitôt noyée sous les insultes et les reproches : visiblement, il ne fait pas bon se montrer trop exigeant envers une série, de nos jours, car cela fait de vous un "faux fan" qui ne sait pas de quoi il parle, et qui ferait mieux de cesser de regarder un programme s'il ne l'aime pas à 200%.

Bref. Une saison bancale, décevante, qui a été clairement écrite à la va-vite et à rebours en prenant pour point de départ sa conclusion (de l'aveu même de la production), et qui souffre donc d'énormément de problèmes de structure et de résolutions tout simplement insatisfaisantes.

Le problème n'est ainsi même pas vraiment que la série ne s'inscrit pas du tout dans l'univers Star Trek tel qu'on le connaît actuel, non. Même sous un nom générique façon Space Adventure MachinTruc, ce serait une série à l'écriture médiocre, digne d'une production SyFy, et guère plus.

Ça fait peut-être illusion visuellement parlant (encore heureux), mais on est très loin des standards de la prestige tv que la série était supposée atteindre...

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Critiques éclair - Star Trek Discovery 1x14

Publié le 10 Février 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Star Trek, Science-Fiction, Action, Aventure, CBS, Drame, Discovery

On voit enfin le bout de la saison 1 de Star Trek Discovery, après un épisode se terminant par le retour du vaisseau dans son univers d'origine, et qui se concluait par ce moment inoubliable, symptomatique de l'écriture incompétente de la série :

"- Mr Saru, nous sommes de retour dans notre univers, mais neuf mois dans le futur.
- Contactez Starfleet au plus vite, pour les informer de notre retour, et pour mettre à jour nos cartes tactiques afin de connaître les progrès de la guerre contre les Klingons.
- ... Monsieur, impossible de joindre Starfleet, nous ne recevons aucune réponse, pas même automatique !"
 
(pendant ce temps, en arrière-plan, les cartes tactiques se mettent à jour, n'ayant visiblement aucun problème à contacter Starfleet et à se connecter aux banques de données de la flotte pourtant ravagée et/ou conquise par les Klingons)

​Star Trek Discovery 1x14 :

De retour dans leur univers d'origine, les membres d'équipage du Discovery font le point, et reçoivent la visite de Sarek et de l'Amirale Cornwell...

45 minutes d'exposition particulièrement bavarde, avec son quota de moments qui ne fonctionnent pas (le bilan de Ash et de Burnham sur leur relation), et d'autres gentiment WTF :

- Sarek qui arrive à bord et fait aussitôt un mind-meld à autrui sans lui demander son avis (d'ailleurs, toute la caractérisation de Sarek est complètement à l'ouest, comme lorsqu'il se met à parler d'amour et de sentiments à Burnham) ;

- Ash qui est laissé quasiment libre dans le vaisseau sans que personne ne sache comment il a été guéri, ou s'il a bien été guéri, mais qui en parallèle se fait opposer une fin de non-recevoir par quasiment tout le monde à bord (paradoxe, quand tu nous tiens) ;

- la terraformation d'une planète en quelques minutes, pour y refaire le plein de spores ;

- et bien entendu, le plan final du Discovery : télésporer directement le Discovery dans la planète Qo'onos, apparemment creuse (!?), scanner toutes les installations grâce aux spores magiques (!?), faire un carnage (!?), et gagner la guerre pour le compte d'une Fédération qui, même avec l'algorithme de détection des vaisseaux camouflés, mais avec seulement 1/3 de vaisseaux en moins, ne semble pas capable de vaincre ses adversaires (!?).

Ah, et j'oubliais : pour réussir tout cela, apparemment, il faut faire croire à l'équipage du Discovery que Giorgiou est toujours vivante (!?), et laisser le champ libre à Mirror Giorgiou, placée aux commandes du vaisseau (!?).

Je me doute bien que l'objectif des scénaristes et showrunners, c'est d'avoir une fin de saison qui reflète son ouverture, avec une Burnham qui se mutine contre une Giorgiou, et met ainsi un terme à la guerre qu'elle a déclenchée, mais bon... c'est écrit avec tellement peu de finesse et de fluidité qu'on sent qu'ils avaient l'idée de base, la conclusion de l'arc, mais rien d'autre entre deux, et qu'ils ont brodé au fur et à mesure.

Vraiment toujours aussi décevant, et je redoute le pire pour le grand final de la semaine prochaine.

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Critiques éclair - Star Trek Discovery 1x13

Publié le 3 Février 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Science-Fiction, Star Trek, Action, Aventure, Drame, CBS, Discovery

Star Trek Discovery continue son arc narratif de l'Univers-Miroir, enchaînant les rebondissements creux et sans inspiration, et après les 33 minutes d'épisode de la semaine dernière, on boucle enfin les pérégrinations de Burnham en massacrant allègrement le personnage de Lorca...

​Star Trek Discovery 1x13 :

À bord du Charon, Giorgiou et Burnham tentent de repousser la rébellion de Lorca, tandis qu'à bord du Discovery, l'équipage tente de trouver un moyen de sauver l'univers...

Là, je crois que j'arrive à court de patience. Heureusement qu'il ne reste qu'une poignée d'épisodes, et que la saison touche à sa fin, parce que si la saison avait été de 22 épisodes (ou plus), je crois que j'aurais choisi de jeter l'éponge dès maintenant.

Entre le sacrifice honteux du personnage de Lorca sur l'autel du rebondissement foireux et manichéen ("Hé, Jason Isaacs est excellent, en Lorca... si on transformait son personnage en psychopathe raciste et basique, qui veut conquérir le monde, et qui paraphrase Donald Trump, avant de mourir en cours d'épisode !?"), l'arc de l'Univers Miroir qui se conclue par un bon gros "tout ça pour ça ?", les raccourcis narratifs en tous genres, les problèmes évidents de production (SMG qui tient son phaseur à l'envers face à Lorca, le temps d'un plan), les idées foireuses (le grand combat de Giorgiou + Burnham qui font du kung-fu mal filmé contre l'équipe de Lorca), l'inspiration très clairement puisée du côté de Star Wars, les scènes de dialogues insipides, et l'insistance des scénaristes à aller toujours de l'avant, en enchaînant les twists, les événements, l'action, les batailles, sans jamais permettre le moindre développement pertinent ou le moindre moment de calme permettant de faire vivre les personnages et leur univers*... je n'en peux plus.

Je finis la saison, et on n'en parle plus, hein.

(à moins que Fuller ne décide de revenir en cours de route)

Et je ne peux m'empêcher de me demander si les scénaristes n'ont pas tout simplement changé de cap à mi-parcours, lorsque les premiers retours des spectateurs sont arrivés, et que tous les rebondissements prévus par la production ont commencé à être devinés et éventés les uns après les autres...

 

* en même temps, ce n'est pas plus mal, parce qu'un moment de calme permettrait aux spectateurs de réfléchir aux grandes lignes de la saison, et ça, ça ferait beaucoup de mal à la série, je pense, tant les motivations des personnages principaux ne semblent avoir aucun sens... il est clair que ce rythme effréné permet de cacher bon nombre des rustines qui colmatent vaguement le script, et de faire illusion auprès des spectateurs les moins exigeants., à en juger par l'hostilité générale (à base de "si tu n'aimes pas, arrête de regarder" ou de "arrêtez de vous plaindre de la série, elle est géniale et moderne, c'est plein d'action !") qui se manifeste de plus en plus sur le web dès que l'on ose émettre une critique (professionnelle ou non) sur la série.

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Critiques éclair - Star Trek Discovery 1x12

Publié le 27 Janvier 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Science-Fiction, Star Trek, Action, Aventure, Drame, CBS, Discovery

Désormais dans l'univers-miroir, Star Trek Discovery continue d'enchaîner les rebondissements téléphonés, dans une course vers l'avant qui ne laisse pas beaucoup de place au développement des personnages autres que l'insipide Michael Burnham...

​Star Trek Discovery 1x12 :

Dans l'Univers Miroir, Burnham rencontre l'Imperatrice, tandis que Stamets rencontre son double, et que Lorca est toujours dans une cabine d'agonie... 

Franchement, je ne sais plus vraiment quoi écrire, chaque semaine, sur Discovery. C'est probablement la faute de ces épisodes au rythme tellement bancal qu'ils paraissent à la fois trop denses, à la limite du bâclage, mais aussi particulièrement soporifiques et bavards.

C'est ainsi le cas cette semaine, avec un épisode qui ne propose, après décompte, que 33 minutes de récit. À peine plus d'une demi-heure d'épisode, donc, pour un programme qui est payant aux USA, c'est à la limite du foutage de gue*le. Mais soit, à la limite, si quelque chose d'intéressant ou de surprenant s'y déroulait, cela pourrait passer.

Malheureusement, ce n'est pas le cas.

33 minutes de contenu, et pourtant, l'épisode parvient à paraître bavard et mollasson, à sacrifier platement des sous-intrigues (adieu Voq, rebonjour Stamets), à placer des rebondissements éventés (Lorca), à faire de la rétrocontinuité ("tous les humains de l'univers-miroir sont sensibles à la lumière"... parce que c'est un univers plus dark & gritty, je suppose :soupir:) et à encore et encore faire du personnage de Burnham le nombril de l'univers (maîtresse de Mirror-Lorca, fille adoptive de Mirror-Giorgiou, future héritière du trône de l'Empire, blablabla).

(ah, et Burnham qui prend l’Impératrice au mot parce que cette dernière lui dit "mon double était digne de ta confiance dans ton monde, alors je le suis forcément"... euh...)

Bref, une fois de plus, cet arc de l'Univers-Miroir ne fonctionne pas du tout pour moi, pas aidé par le jeu inégal de SMG, et par ces scénaristes qui semblent ne fonctionner qu'à base de twists inattendus, sans avoir nécessairement la finesse, l'inspiration ou le talent de les faire fonctionner.

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Critiques éclair - Star Trek Discovery 1x11

Publié le 20 Janvier 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Science-Fiction, Star Trek, Action, Aventure, Drame, CBS, Discovery

La semaine dernière, Star Trek Discovery a repris le cours de la seconde moitié de sa saison, envoyant ses personnages dans l'univers miroir, sans toutefois apporter grande originalité à sa narration et à ses rebondissements...

​Star Trek Discovery 1x11 :

Dans l'Univers Miroir, Burnham continue de se faire passer pour son double, tandis que Tyler, lui, commence à perdre pied.

Je... je ne sais pas vraiment quoi dire. Ça aurait dû être un épisode plein de rebondissements imprévisibles et de moments choquants, et puis... non. J'ai trouvé ça soporifique, sans grand intérêt, au point que j'ai mis l'épisode en pause à mi-parcours, et que je n'y suis pas revenu avant plusieurs heures.

Le problème, c'est cette écriture, qui a passé d'innombrables épisodes à établir la relation Burnham/Tyler, une romance sans la moindre alchimie et à la conclusion évidente : comme les scénaristes sont incapables de se montrer surprenants, et enchaînent les rebondissements télégraphiés (je n'attends plus que "Lorca vient de l'univers-miroir", dans un épisode à venir), tout tombe à plat, pas aidé par un rythme bancal.

Je ne parle même pas de tout ce temps passé sur Tilly, une cadette - même pas une enseigne, hein, une cadette, à savoir une étudiante en stage d'observation en milieu professionnel - sans expérience médicale, placée seule en charge du cas de l'ingénieur comateux, sans même un médecin présent. D'accord.

Et puis comme toute la série tourne autour de Burnham, qui est tellement exceptionnelle, blablabla, que tout se doit d'être relié à elle (son compagnon est un espion torturé, sa meilleure amie Tilly est la capitaine du vaisseau dans l'univers-miroir et s'occupe seule de Stamets sur le Discovery, Mirror-Burnham est la capitaine la plus badass de l'univers-miroir, son mentor-miroir est impératrice, son père d'adoption est Sarek, qui est aussi le conseiller des peuples alliés de l'univers miroir - d'ailleurs Sarek éminence grise de la rébellion et Spock premier officier de l'Enterprise, bonjour les réunions de famille - , etc) que ça en devient lassant, à deux doigts d'une mauvaise fanfiction.

Bref, j'ai vraiment énormément de mal avec la tournure que prend la série, et j'ai hâte que le Discovery quitte l'univers-miroir pour passer à autre chose, en espérant que ça redonne un petit coup de fouet au tout.

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Critiques éclair - Star Trek Discovery 1x10

Publié le 13 Janvier 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Science-Fiction, Action, Aventure, Star Trek, Drame, CBS, Discovery

La pause hivernale est terminée, et Star Trek Discovery reprend donc son cours, après une première moitié de saison soufflant le chaud et le froid...

​Star Trek Discovery 1x10 :

L'équipage du Discovery découvre que le vaisseau vient d'arriver dans l'Univers Miroir, alors même que Tyler commence à découvrir ses véritables origines...

Sans surprise, Tyler est donc bien un agent klingon dormant. Sans surprise, il n'a pas conscience de son état, et va être forcément être torturé entre ses sentiments pour Burnham et sa nature profonde de Klingon lobotomisé. Sans surprise, Burnham et Tyler n'ont toujours pas la moindre alchimie. Sans surprise, ils sont tous dans l'univers miroir (bouh ! c'est nul !). Sans surprise (parce que la série n'a pas grande originalité), ça s'inspire joyeusement du double épisode In A Mirror Darkly d'Enterprise, sur l'USS Defiant et l'univers miroir. Sans surprise, un gay y passe :ninja:. Sans surprise, le plan de Lorca & compagnie est particulièrement médiocre. Sans surprise, Tilly a l'air ridicule en mode mirror universe (mais ça, c'est cohérent avec la plupart des relookings "miroir").

Bref, sans surprise, c'est du Discovery pur jus : c'est rythmé, c'est chatoyant, ça se regarde mais ça n'apporte pas grand chose à la franchise et à l'univers, et c'est ultra-prévisible.

Maintenant, histoire de continuer dans cette prévisibilité, j'attends que les scénaristes nous révèlent que l'Empereur, c'est Michelle Yeoh, descendante de l'Impératrice Hoshi Sato d'Enterprise (ou un truc du genre ^^), et bien sûr, que Lorca avoue qu'il est le Lorca de l'univers miroir, qui a pris la place de son double à un moment ou à un autre.

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Critiques éclair - The Orville 1x12

Publié le 31 Décembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Action, Aventure, Comédie, Fantastique, Science-Fiction, Star Trek, Orville, Drame

Jusqu'à présent, le point faible de The Orville est clairement Seth MacFarlane, qui semble incapable d'écrire un script sans mettre la vie amoureuse de son personnage en vedette, ou sans recopier de manière appliquée ce que des scénaristes de Star Trek ont déjà traité en long, en large et en travers. Et malheureusement, pour cette fin de saison...

The Orville 1x12 - Mad Idolatry :

Le vaisseau découvre une planète primitive où le temps s'écoule bien plus vite qu'à bord, et lorsqu'une navette de l'Orville s'y écrase, Kelly donne involontairement naissance à une religion qui prend rapidement des proportions inouïes...

Encore un épisode signé MacFarlane, encore un bon paquet de scènes romantiques entre son personnage et Kelly, encore de l'humour inégal, et surtout, encore un script qui repompe allègrement Star Trek, au point de ressembler à une compilation de Who Watches the Watchers (STTNG), de Blink of an Eye (ST VGR), et de Meridian (ST DS9).

Pourquoi pas, en soi, si c'est bien fait. Ici, malheureusement, tout est beaucoup trop scolaire et basique, avec un accident de navette (encore un... pas surprenant, avec Braga à la réalisation !), des rebondissements tous plus téléphonés les uns que les autres, des personnages toujours aussi incompétents, et une conclusion un peu précipitée, en plus d'être vraiment didactique et donneuse de leçons.

Alors en soi, ce n'est pas forcément mauvais (et je suppose que si l'on n'a jamais vu les épisodes de référence que MacFarlane reprend, ça peut même paraître frais et original), mais au final, la série souffre toujours des mêmes problèmes, et il reste à espérer que la saison 2 saura s'en extraire pour proposer quelque chose de moins dérivatif.

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Critiques éclair - The Orville 1x11

Publié le 9 Décembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Science-Fiction, Action, Comédie, Aventure, Orville, Star Trek, Drame, Fox

The Orville a trouvé son rythme de croisière, et devient presque une série recommandable... lorsque MacFarlane n'est pas au scénario. Et malheureusement...

The Orville 1x11 - New Dimensions :

Le vaisseau découvre une poche d'espace à deux dimensions, alors même que le Capitaine et Kelly découvrent que LaMarr est en fait un surdoué génial.

C'est amusant, MacFarlane revient au scénario, et aussitôt, ça redevient bancal et très inégal, avec des vannes et des gags qui tombent à plat (l'intro), des références à la pop culture moderne, des disputes d'ex-couple, un épisode centré sur les sentiments du Capitaine, et du recyclage : ici, en l'occurrence, le côté espace 2D (assez joli, visuellement, façon rétro 80s/néons/Tron) rappelle les extra-terrestres bidimensionnels de Next Gen... et bien entendu, toute la sous-intrigue de LaMarr, littéralement photocopiée sur ce qui est arrivé à Geordi La Forge - afro-américain, navigateur inutile durant toute la première partie de la série, et qui soudain est catapulté chef ingénieur du vaisseau.

Soit. Un peu de méta n'a jamais fait de mal à personne, mais MacFarlane a une trop grande estime de son écriture : il aime se donner le beau rôle, placer des références obscures (Flatland), et le titre de l'épisode, à double sens, est bien moins malin que ce qu'en pense probablement le showrunner.

Dans l'ensemble, ça se regarde, mais ça s'éparpille, c'est loin d'être toujours intéressant (d'autant que l'acteur qui interprète LaMarr n'est pas toujours très bon), et ça n'apporte pas grand chose au schmilblick... en fait, ça ressemble beaucoup au tout début de saison de cette série, en un peu plus développé tout de même.

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Critiques éclair - The Orville 1x10

Publié le 2 Décembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Comédie, Science-Fiction, Star Trek, Drame, Action, Aventure, Orville, Fox

Star Trek Discovery, c'est terminé pour l'instant, mais The Orville continue jusqu'à la pause de Noël, et la série continue de trouver petit à petit son ton, et son chemin...

The Orville 1x10 - Firestorm :

Perturbée par sa phobie du feu, qui s'est manifestée au moment le plus inopportun et l'a empêchée de sauver un membre d'équipage, Alara décide d'étudier l'origine de cette peur. Mais rapidement, des phénomènes étranges se manifestent à bord, et des phobies de tous types commencent à s'en prendre à la jeune femme...

Un épisode plus sérieux, qui joue la carte de la tension et même de l'horreur, avec une approche qui m'a un peu rappelé certains épisodes de Star Trek TOS, jusqu'au combat mano-a-mano du protagoniste avec le méchant de service.

(techniquement, il aurait fallu que l'uniforme d'Alara se déchire pour que l'hommage aux combats de catch de Kirk soit complet, mais bon, on ne va pas trop en demander)

C'était donc plutôt sympathique - encore une fois, je remarque que lorsque MacFarlane n'est pas au script, c'est mieux équilibré et structuré (et moins lourd) - bien qu'imparfait, notamment au niveau du rythme. De plus, n'importe quel spectateur un peu aguerri devine dès le début de l'épisode qu'il va avoir droit à un retournement de situation plus ou moins inspiré pour expliquer tout ça.

Ici, le retournement en question n'est pas désagréable, sans être d'une originalité folle, mais au moins il permet de souligner qu'une fois de plus, les personnages de The Orville sont mille fois plus intéressants à suivre et attachants que ceux de STD, et qu'ils ont une véritable unité, un esprit de corps qui fait plaisir à voir.

Si la série parvient à continuer sur cette lancée, et à éviter de retomber dans les clichés du pastiche basique made in MacFarlane, The Orville va peut-être finir par évoluer dans une bonne direction.

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Critiques éclair - Star Trek Discovery 1x09 & The Orville 1x09

Publié le 26 Novembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Science-Fiction, Star Trek, Comédie, Action, Aventure, Drame, Fox, CBS, Orville, Discovery

Après une semaine de pause, je retrouve Orville et Discovery, pour la suite de la comédie de MacFarlane, et la conclusion de la première partie de la saison de Discovery...

​Star Trek Discovery 1x09 :

Alors que la guerre tourne subitement à l'avantage des Klingons, Lorca décide de jouer le tout pour le tout, afin de percer le camouflage des navires klingons... quitte à, pour cela, épuiser son ingénieur et les moteurs du Discovery...

Star Trek Discovery 1x09, ou quand le summum de la modernité, dans Trek, c'est d'avoir des "fuck" en début de saison, et une klingonne vaguement topless dans un flashback.

*soupir*

Bref. C'était rythmé, c'était plein d'action, mais le problème, dès que l'on prend quelques minutes pour y réfléchir, c'est que c'est bourré de facilités (l'équipage du Discovery qui résout le problème du camouflage ennemi en deux heures, alors que tout Starfleet planche dessus depuis des mois) et ça repose entièrement sur les 8 épisodes précédents, et sur leurs caractérisation/développement/écriture aléatoires. Autrement dit, ça aurait fait un final tout à fait convenable si ce qui était arrivé auparavant était meilleur.

En l'état, si on ferme les yeux sur la magouille finale de Lorca pour éviter de rentrer à la maison (magouille qui les envoie probablement dans un univers parallèle - pitié, pas l'Univers Miroir), sur la romance qui ne marche pas entre Burnham & Ash "non non non je ne suis pas un Cylon Klingon agent dormant qui s'ignore" Tyler, ou encore sur Burnham qui désobéit systématiquement aux ordres, et parvient à tenir tête à un Klingon en combat singulier parce que girl power et parce qu'elle est trop forte, ce n'était pas une fin de (demi)saison désagréable (bien que souffrant à nouveau d'une écriture gentiment pataude).

(par contre, je redoute de plus en plus le bottage en touche inutile de petit malin - n'oublions pas que c'est Alex "Fringe" Kurtzman à la barre - avec un "ha ha en fait, le Discovery, c'est un vaisseau qui ne provient pas de l'univers de TOS, ni de l'univers de nuTrek, ni de l'univers-miroir, mais d'un autre univers parallèle, c'est pour ça que tout est différent, on vous a bien eus !" ou une fausse bonne idée dans ce genre... avec tous les mystères mystérieux entourant Lorca et volontairement laissés en suspens, plus rien ne m'étonnerait, au point où on en est...)

The Orville 1x09 - Cupid's Dagger :

Alors que l'équipage du Orville tente de conclure un traité de paix entre deux peuples en guerre pour une même planète, l'archéologue Darulio (Rob Lowe), ex-amant de Kelly, arrive à bord, et aussitôt, la situation se complique, puisque sa présence semble déclencher des réactions inhabituelles au sein de l'équipage...

Retour sur la relation Ed/Kelly, à l'occasion d'un épisode ouvertement comique, puisqu'on est ici dans la farce à tendance The Naked Now (TOS) ou Fascination (DS9), avec un Rob Lowe en séducteur irrésistible au cœur d'un triangle amoureux avec les deux personnages sus-cités.

Alors on fermera les yeux sur le parallèle ultra-pataud qu'on devine entre la situation diplomatique de la semaine, et le conflit israélo-palestinien, ou encore sur le fait que le déroulement du script est cousu de fil blanc, et on se contentera d'admettre que cet épisode, dans son ensemble, fonctionne plutôt bien en tant que gaudriole parodique, qui se paie même le luxe d'avoir une scène de sexe entre le médecin et le blob (pour tous ceux qui voulaient savoir comment Kira et Odo avaient des rapports intimes... on a la réponse), et de multiples extra-terrestres au maquillage très réussi.

Et puis je me suis fait la remarque en cours d'épisode, mais Orville réussit totalement là où Discovery se plante : avoir de multiples personnages attachants que l'on prend plaisir à suivre semaine après semaine, et qui sont relativement bien développés compte tenu de leur maigre temps à l'écran.

(et puis il faut bien saluer l'ouverture d'esprit du show... ça fait toujours plaisir de voir une série aborder certaines relations sans la moindre hésitation)

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Critiques éclair - Star Trek Discovery 1x08 & The Orville 1x08

Publié le 11 Novembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Science-Fiction, Star Trek, Comédie, Action, Aventure, Drame, Fox, CBS, Orville, Discovery

Sept épisodes partout pour Orville et Discovery, et deux séries qui restent toujours, pour le moment, très peu probantes sur la durée...

​Star Trek Discovery 1x08 :

Alors que la guerre tourne à l'avantage des Klingons, Burnham, Tyler et Saru partent explorer une planète étrange, qui permettrait à la Fédération de détecter les vaisseaux klingons camouflés... mais les apparences de cette planète sont plutôt trompeuses.

Avant-dernier épisode avant la pause de mi-saison, et 37 minutes (!!!) brouillonnes et décousues qui tentent d'accomplir tout et son contraire, sans jamais vraiment y parvenir.

En vrac, on a donc la romance Burnham/Tyler ; un combat spatial ; les manigances des Klingons ; la guerre qui, soudain, alors que la Fédération remportait le tout dans le précédent épisode, est désormais largement à l'avantage des Klingons ; l'ingénieur qui commence à perdre pied ; Saru, Burnham et Tyler qui visitent Ferngully ; l'Amirale capturée ; et deux grands classiques de Star Trek : d'un côté, le membre d'équipage - ici, Saru - qui perd la tête en visitant une planète d'apparence paradisiaque, et se révolte contre les siens, et de l'autre, Errand of Mercy, avec ici des pseudo-Organiens, êtres immatériels, lumineux et pacifistes qui attirent Fédération et Klingons chez eux pour tenter de leur faire faire la paix, de gré ou de force.

Tout ça en 37 minutes, donc (une nouvelle fois, comme avec le pilote, on sent bien le double épisode de 85-90 minutes hâtivement découpé en deux), avec un rendu visuel assez fauché sur la planète-des-forêts-de-Vancouver, et une interprétation parfois moyenne de SMG.

Ça fait illusion parce qu'on n'a pas vraiment le temps de réfléchir, et parce que Doug Jones est toujours impeccable, mais en soi, ce n'est pas particulièrement bon ou mémorable.

The Orville 1x08 - Into The Fold :

Lorsqu'un accident de navette sépare le Dr. Finn de ses deux enfants, ces derniers échouent sous la surveillance d'Isaac, tandis que Finn, elle, tombe aux mains d'un autochtone menaçant (Brian Thompson)...

Encore un épisode qui me laisse étrangement mitigé...

D'un côté, avec Braga & Bermanis (de Star Trek Voyager) à l'écriture, on se retrouve avec un script ultra-balisé, mêlant un bon vieux crash de navette à la Voyager, à "Data s'occupe de deux enfants", saupoudré d'une couche d'un pseudo 10, Cloverfield Lane inabouti dans lequel Penny Johnson s'acquitte très bien de sa tâche, mais ne peut éviter les problèmes de script inhérents aux deux scénaristes (on saluera notamment le moment où, assaillis par des centaines de maychants anonymes, le docteur insiste pour que son fils règle son arme sur "étourdir", car "il ne faut pas se rabaisser à leur niveau et il faut rester humain"... alors même que cinq minutes plus tard, elle n'a pas hésité à éventrer son geôlier pour pouvoir s'échapper).

Un script cliché de bout en bout, donc, sans la moindre dose d'originalité, au rythme vraiment pépère, et au premier degré confondant...

Mais paradoxalement, il ne fonctionne pas trop mal dans le genre, principalement au niveau de l'interprétation, du rendu visuel, et des liens qui se tissent entre les personnages.

Je suis par conséquent assez mitigé, comme je pouvais l'être devant bon nombre d'épisodes de Voyager plaçant des personnages sympathiques et/ou attachants dans des situations insipides et génériques.

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Critiques éclair - Star Trek Discovery 1x07 & The Orville 1x07

Publié le 4 Novembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Science-Fiction, Star Trek, Action, Aventure, Drame, Comédie, CBS, Fox, Orville, Discovery

Après son meilleur épisode, The Orville a pris une semaine de pause, mais était de retour le 26/10 dernier ; Discovery, elle, continue son petit bonhomme de chemin, s'approchant de plus en plus de sa pause de mi-saison, sans réellement avancer...

​Star Trek Discovery 1x07 :

Le Discovery est pris dans une boucle temporelle de trente minutes manipulée par Mudd, qui s'infiltre à bord en se cachant dans le ventre d'une baleine spatiale et massacre l'équipage pour voler le navire ; la seule manière de résoudre cette situation, c'est pour Burnham d'avouer ses sentiments à Ash Tyler, pour le convaincre de l'aider.

:ninja:

Ce qui est bien avec ce photocopillage de Cause and Effect (STTNG 5x18) le format boucle temporelle à la Un Jour Sans Fin, c'est que ça permet d'imposer un rythme et une dynamique artificielle au récit, une sorte de compte à rebours forcé qui cache de manière bien pratique tous les problèmes du scénario, et ses grosses ficelles maladroites.

Par exemple, assez symptomatique : chacune des boucles temporelles présentées ici résulte en la mort de tout l'équipage. Et à aucun moment, le spidey sense de Saru ne se déclenche. Oups.

Autre exemple : toute cette situation se déclenche lorsque Mudd s'introduit à bord, caché dans une baleine de l'espace que le Discovery recueille. On peut se demander pourquoi, à aucun moment, les officiers conscients du problème ne tentent d'empêcher la boucle temporelle en laissant la baleine de l'espace à sa place, sans l'amener à bord.

Ou encore le fait que les personnages passent la moitié de leurs boucles temporelles à parler sentiments et à flirter plutôt qu'à demander leur avis au capitaine et à Saru.

Ou encore, le fait que l'épisode tente une fin semi-ironique et comique, à la TOS, avec Mudd, sa femme et son beau-père, alors qu'on vient de passer 40 minutes à transformer le Mudd rondouillard et roublard mais inoffensif de TOS, en Mudd grimdark impitoyable, qui a massacré plus de cinquante fois tout l'équipage sans le moindre remords, pour mettre la main sur le vaisseau. Forcément, tout de suite, le ton léger passe nettement moins bien, d'autant que le Mudd repart en connaissant le secret du Discovery (et celui des cristaux temporels magiques/de l'espèce inconnue qui les maîtrise), et que ça n'a pas l'air d'émouvoir qui que ce soit.

Et puis ça m'a frappé en regardant cet épisode, mais Burnham est vraiment écrite comme Seven of Nine dans Voyager : distante, torturée, victime de sa réputation et de son passé, peu à l'aise au sein de la société humaine et de l'équipage, qui tente de s'intégrer, etc... sauf que SMG n'a pas un tiers du charisme de Jeri Ryan, pas la moitié de son talent d'actrice (et je ne parle même pas du sex appeal, qui n'entre pas vraiment en ligne de compte ici), et qu'en plus, elle et Tyler ont une alchimie négative.

(ah, et j'ai failli oublier Lorca, capitaine d'un vaisseau scientifique, qui, confronté à une forme de vie extraterrestre rarissime, répète encore et encore qu'il n'en a absolument rien à foutre :pouce: )

Mais bon, si on enrobe tout ça de beer pong sur fond de Fugees remixant les Bee Gees, et de caméra penchée, ça fait visiblement illusion, à en juger par l'accueil enthousiaste de bon nombre de fans...

The Orville 1x07 - Majority Rule :

Lors d'une mission sur une planète très similaire à la Terre du 21ème siècle, où le vote populaire fait force de loi par le biais des médias et des réseaux sociaux, LaMarr commet un impair en public, et est arrêté. À l'équipage de le tirer de là avant qu'il ne soit lobotomisé...

Seth MacFarlane de retour au scénario, et on retombe immédiatement dans des sentiers bien arpentés par les franchises Trek (Wesley Crusher dans l'épisode Justice, STTNG 1x08), Sliders, mais aussi par Black Mirror et Community (MeowMeowBeenz) : on a donc droit à un script melting-pot qui recycle tout ça en une sorte de satire inégale de la société américaine moderne, de la vindicte populaire, etc.

Rien de bien original, le traitement est très simpliste, ça repompe à droite et à gauche, et ça permet d'économiser du budget en tournant à 90% dans une ville contemporaine, mais ça pourrait presque fonctionner si LaMarr n'était pas un boulet insupportable, si l'équipage n'était pas composé de bras cassés (qui se contentent de tout observer depuis l'orbite sans rien tenter pendant 95% de l'épisode), et si le script ne manquait pas à ce point de profondeur et de rigueur : par exemple, on ne nous explique jamais à quoi servent les upvotes ; Alara est obligée de se déguiser à l'arrache, alors que dans l'épisode précédent, deux membres d'équipage changeaient complètement d'apparence pour s'infiltrer, sans problème ; l'équipage arrive sur place en touriste, sans rien connaître de la planète, pas même son fonctionnement basique, alors même que des anthropologues de l'Union envoyaient supposément des rapports détaillés et réguliers depuis sa surface ; le dispositif de camouflage de la navette sort de nulle part, et y retourne tout aussi vite...

Bref, un épisode tout à fait regardable, mais ultra-dérivatif, et donc typique de ce qu'est The Orville sous la plume de MacFarlane.

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