Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #star trek catégorie

Critiques éclair - Star Trek Discovery 3x07-08 (2020)

Publié le 9 Janvier 2021 par Lurdo dans Action, Aventure, CBS, Critiques éclair, Drame, Netflix, Review, Science-Fiction, Star Trek, Télévision, Discovery

Après des débuts laissant supposer un approfondissement des personnages secondaires, et un nouveau contexte affranchissant la série de la continuité, la nouvelle saison de Discovery semble bien être retombée dans ses mauvaises habitudes : une série gravitant exclusivement autour de Michael Burnham, et usant de trop nombreuses facilités pour parvenir à ses fins... Maintenant que la pause de Noël est terminée, je reprends donc le visionnage de cette saison 3, sans grand espoir de changement ou d'amélioration.

Star Trek Discovery 3x07-08 (2020) :

- 3x07 - Unification III : À la recherche d'informations supplémentaires sur la source du Burn, Burnham se rend sur Ni'Var, et y trouve Vulcains et Romuliens, enfin unifiés. Mais ces derniers n'ont plus confiance en la Fédération et Burnham tente le tout pour le tout afin de les convaincre...

Pas mal d'arrogance de la part de la production de Discovery, qui confie à Kristen Beyer la mission d'écrire un épisode invoquant directement (notamment en images) des classiques de Star Trek The Next Generation, pour en faire 50 minutes larmoyantes intégralement centrées sur Mary-Sue Burnham.

Une Burnham qui se retrouve propulsée au cœur d'une unification improbable entre Vulcains et Romuliens, une Burnham que l'on explique être tellement formidable que c'est probablement grâce à elle que son frère Spock est devenu la légende qu'il était, une Burnham qui participe à un procès... et est défendue par sa mère (!?) qui a intégré l'ordre des nonnes guerrières romuliennes inventé pour Picard (!?) et qui joue en fait le rôle de procureur, une Burnham qui, comme dans l'épisode précédent, se fait remettre à sa place, mais finit par avoir le dernier mot, et par voir la situation tourner à son avantage, une Burnham qui est tellement impressionnante qu'au cours d'un procès rituel reposant sur les faits scientifiques et la logique, par la seule force de ses émotions à fleur de peau, elle parvient à convaincre les Vulcains/Romuliens de donner une nouvelle chance à la Fédération....

Bref, une Burnham au centre du monde, une Burnham qui est la lumière de la Renaissance de Starfleet, une Burnham qui larmoie encore et encore, une Burnham... qui m'exaspère. D'autant plus que, comme je l'avais pressenti en fin d'épisode précédent, sa rétrogradation n'aura eu aucune conséquence pour elle, si ce n'est de lui laisser le champ libre pour enquêter sur le Burn, pendant que Tilly lui garde bien chaude la place de 1er officier.

Parce que oui, j'ai failli oublier qu'à côté de tout ça, on a Saru qui promeut Tilly, enseigne de vaisseau, au poste de 1er officier remplaçant, parce qu'il lui fait confiance, qu'elle a un cœur gros comme ça... et qu'il faut bien mettre quelqu'un à ce poste en attendant que Burnham sauve à nouveau la galaxie et retrouve son statut en fin de saison.

Pas de doute, Discovery est retombé dans ses pires travers.

- 3x08 - The Sanctuary : lorsque Book reçoit un message de sa planète natale, lui demandant de revenir au plus vite, il n'hésite pas, et Michael convainc le Discovery de l'y emmener. Sur place, ils sont confrontés aux forces orionnes de l'Emerald Chain...

Un bon gros bof pour cet épisode signé Jonathan Frakes, et qui m'a fait, bizarrement, un peu l'impression d'un script composé des chutes d'autres épisodes, des sous-intrigues diverses et variées assemblées un peu à la va-vite, de manière décousue, et centrées sur de multiples personnages différents.

En vrac, on a ainsi le manifeste trans d'Adira, qui demande qu'on la désigne par un "iel" bien laid (je préfère amplement le them anglosaxon) ; Stamets et son chéri qui agissent comme des pères très fiers dans leurs rapports avec Adira ; cette dernière qui n'arrive plus à parler à l'esprit de son ex ; Culber qui étudie la maladie de Giorgiou ; Detmer qui reprend goût au pilotage au cours d'une séquence très Star Wars durant laquelle elle pilote un chasseur avec des manettes façon Oculus ou Wiimote ; Book et son frère narcotraficant colombien qui se disputent sur leur planète ; les méchants orions en plastique (le maquillage est vraiment immonde) qui s'en prennent à eux ; Saru qui tente de se trouver une nouvelle catchphrase ; Tilly qui a l'idée d'un plan stupide (qui échoue) ; Adira et Stamets qui découvrent que l'origine du Burn est liée à la mélodie récurrente, qui est en fait un signal de détresse de Starfleet (bien entendu !) ; et une histoire de sauterelles extraterrestres qu'il faut rediriger, sur une planète ressemblant aux forêts de Vancouver recouvertes d'un filtre orange assez moche...

Tout cela fait beaucoup, et honnêtement, ce n'est pas particulièrement bien géré par le script. Ponctuellement, ça fonctionne, ponctuellement, ça fait sourire, mais dans l'ensemble, ça ressemble beaucoup à un épisode de semi-transition, presque du remplissage qui ne fait avancer le schmilblick que sur le front de la Emerald Chain... et encore.

Honnêtement, j'ai largement vu le temps passer.

--

Retrouvez aussi toutes les critiques de la saga Star Trek publiées sur ce blog en cliquant ici ou en passant par notre Index Séries alphabétique...

commentaires

Critiques éclair - Star Trek Discovery 3x05-06 (2020)

Publié le 22 Novembre 2020 par Lurdo dans Action, Aventure, CBS, Critiques éclair, Drame, Netflix, Review, Science-Fiction, Star Trek, Télévision, Discovery

Avec son début de saison, Discovery tente des choses, notamment en s'éloignant un peu de Burnham, habituellement toujours au centre du monde. Malgré cela, après ses deux premiers épisodes de remise en place, et deux épisodes suivants globalement consacrés à Adira, la nouvelle venue à bord, le show souffre un peu des erreurs d'écriture de son passé, et peine à insuffler de l'énergie dans son déroulement...

Star Trek Discovery 3x05-06 (2020) :

- 3x05 - Die Trying : Le Discovery arrive en orbite du QG de Starfleet, où rapidement, l'Amiral Vance (Oded Fehr), le commandant de la base, commence à réassigner le personnel du vaisseau à de nouveaux postes. Mais lorsque l'équipage réalise que des réfugiés, à bord de la base, sont malades, la situation change de manière inattendue...

Là, c'est un peu différent des épisodes précédents : oui, Burnham est encore une fois à baffer, forte tête incapable de respecter ses supérieurs, toujours à deux doigts de passer en conseil de discipline, ayant réponse à tout, tout le temps (décidément, entre Burnham et Mariner, on peut se demander ce que la team actuelle de Kurtzman trouve si fascinant dans l'archétype de ces jeunes Afro-américaines rebelles et surdouées autour desquelles les deux séries gravitent) ; oui, il y a un peu de fanservice, avec l'apparition du Voyager J et d'un USS Nog ; oui, Saru prend un peu la grosse tête en finissant l'épisode avec une métaphore comparant le Discovery au déclencheur de la Renaissance ; oui, Adira disparaît totalement de l'épisode après ses premières scènes ; et oui, la sidequest sur le vaisseau-silo fleure un peu le prétexte, mais bon - dans l'ensemble, ce n'était pas désagréable à suivre et c'était relativement bien rythmé.

Après, il y a le cas Nhan. Quand je l'ai vue apparaître dans le Previously, je me suis dit "tiens, c'est bizarre". Quand j'ai remarqué qu'une partie de l'épisode était centrée sur elle et sur les siens, je me suis dit "tiens, ils ont décidé de se débarrasser du personnage, et de le tuer en fin d'épisode". Et puis finalement, c'est tout comme...

Depuis son arrivée à bord jusqu'à cet épisode, Nhan aura fait, peu ou prou, de la figuration, et les scénaristes ont décidé de l'évacuer, non sans lui avoir gracieusement offert un tout petit peu de développement de dernière minute. Assez décevant, mais finalement tellement typique de l'écriture approximative de Discovery.

Un peu comme Georgiou qui bugge après s'être entretenue avec David Cronenberg (des scènes amusantes, en soi) dans le rôle d'un psy étrange (ou d'un agent de l'équivalent de la Section 31 ?) ou comme cette histoire de mélodie étrange et récurrente : clairement le fil conducteur de la saison, mais si tout ça débouche sur un "on n'est pas dans le futur, mais dans la Matrice un holodeck géant géré par Control" ou que sais-je encore, ça ne va pas le faire du tout...

- 3x06 - Scavengers : Alors que le Discovery est remis au goût du jour, Burnham désobéit aux ordres et part avec Georgiou pour une planète-ferraillerie, où Book est retenu prisonnier...

Techniquement, un épisode pas désagréable à regarder, plutôt bien rythmé (malgré quelques transitions et une structure globale un peu approximatives) et suffisamment contenu pour être satisfaisant. Mais il reste toujours des scories assez flagrantes dans tout ça, qui font que j'ai vraiment du mal à totalement accrocher à l'ensemble.

Les scénettes de Linus qui se téléporte partout par erreur ? Amusantes. Tilly avec le chat ? Idem. Le rapprochement de Stamets et Adira ? Pertinent. Les scènes d'action ? Efficaces.

Malheureusement, tout ce qui tourne autour de Burnham reste particulièrement frustrant et agaçant, depuis son caractère de rebelle qui désobéit aux ordres directs, son hyper-émotivité qui la met au bord des larmes dès qu'elle ouvre la bouche, sa relation amicale avec Space-Hitler Georgiou (que les scénaristes adorent vraiment au point de l'humaniser encore et encore, passant joyeusement l'éponge sur son passé génocidaire), son arrogance la persuadant d'être la seule capable de résoudre le mystère du Burn, sa relation sentimentale avec Book (nan, mais le baiser au ralenti avec caméra tournoyante, au secours)... et je ne parle même pas de cette fin d'épisode, qui voit Burnham se faire passer un savon par l'Amiral, et être rétrogradée par Saru.

Au premier abord, enfin une réaction cohérente de la part de sa hiérarchie, encore un conseil de discipline... mais non, elle a tout de même le dernier mot face à un Amiral, gêné, elle ne peut s'empêcher de placer aussi un dernier mot face à Saru (en lui donnant son approbation pour sa décision...), et de retour à son poste de scientifique en chef du vaisseau, libérée des responsabilités du statut de premier officier, elle va avoir tout le temps du monde pour étudier le Burn et continuer son enquête : même lorsqu'elle est punie, les scénaristes se débrouillent pour que ça tourne à son avantage... *soupir*

Bon, et puis il y a bien quelques problèmes d'ordre technique qui me gênent toujours dans la série, comme ce refit immonde du Discovery "avec nacelles amovibles", les quelques grosses ficelles télégraphiées (l'Andorien qui se sacrifie in extremis) ou ces maquillages toujours caoutchouteux (l'Orion et l'Andorien, dont les cous en latex font des plis disgracieux à chaque mouvement). Des soucis récurrents chez Discovery, mais bon, ce n'est plus maintenant qu'ils vont y remédier...

--

Retrouvez aussi toutes les critiques de la saga Star Trek publiées sur ce blog en cliquant ici ou en passant par notre Index Séries alphabétique...

commentaires

Critiques éclair - Star Trek Discovery 3x03-04 (2020)

Publié le 15 Novembre 2020 par Lurdo dans Action, Aventure, CBS, Critiques éclair, Drame, Netflix, Review, Science-Fiction, Star Trek, Télévision, Discovery

Avec deux premiers épisodes visuellement assez jolis (car tournés en Islande) mais pas très passionnants, Star Trek Discovery a fait son grand retour sur les écrans, pour une troisième saison aux promesses de renouvellement et d'un show libéré des chaînes de la continuité...

Star Trek Discovery 3x03-04 (2020) :

- 3x03 - People of Earth : Alors que Burnham et l'équipage du Discovery se retrouvent enfin, ils approchent de la Terre, mais finissent bien vite pris dans un conflit entre des pirates de l'espace et les actuels occupants de la Terre...

Dans l'absolu, pas un mauvais épisode, en cela qu'il repose, en fin de compte, sur une négociation typiquement trekienne entre deux peuples hostiles, etc.

Mais pour y parvenir, il faut se farcir un premier tiers d'épisode assez médiocre, particulièrement bavard, qui voit Burnham renouer avec l'équipage dans un déluge de larmes, de gros violons et de moments sentimentalistes bien forcés, comme Discovery nous y a habitués. Pourtant, du point de vue de l'équipage, Burnham n'a pas été absente très longtemps - et même du point de vue de cette dernière, cela ne fait qu'une année (même si ses cheveux ont vraiment beaucoup poussé en un an ^^) ; mais non, tout le monde parle comme s'ils avaient été séparés pendant des années, et on a droit à de nombreux faits d'armes de Burnham 2.0, des faits d'armes racontés plutôt que montrés.

Show, don't tell, Discovery ne connaît pas.

Et c'est dommage, parce que Burnham 2.0, plus détendue, fonctionne un peu mieux dans cette série. Certes, elle continue de n'en faire qu'à sa tête, mais elle le fait avec plus de décontraction. Bref : après ce premier tiers passé, on passe plus ou moins aux choses sérieuses, avec l'arrivée sur Terre, un accueil hostile, et quelques scènes dynamiques. Ça fonctionne relativement bien, même si c'est ultra-classique pour du Trek.

Dans l'ensemble, donc, un épisode mitigé positif, pour moi : il n'est pas exceptionnel ni mémorable, mais il ressemble un peu à du Trek classique, et ne m'a pas endormi comme l'épisode précédent. Par contre, je suis loin d'être convaincu par Adira (Blu del Barrio), une adolescente humaine géniale qui, en plus, porte en elle un symbiote trill.

Une sorte de fusion entre Wesley Crusher et Ezri Dax qui est loin de m'avoir fait une impression particulièrement positive, pour l'instant, et qui se greffe de manière un peu artificielle à l'équipage du Disco...

(ah, et ça choque toujours un peu d'avoir l'équipage du Disco accepter sans broncher l'existence et la nature des Trills et de leurs symbiotes, pour agir comme s'ils en avaient toujours eu connaissance... alors qu'à l'époque de Picard, la race était méconnue de tous)

- 3x04 - Forget Me Not : Pour aider Adira a retrouver ses souvenirs et ceux de son symbiote, le Discovery fait route vers Trill, alors même que Saru tente d'apaiser le stress qui règne au sein de son équipage...

Je suis bien embêté par cet épisode, un épisode globalement très bien reçu par la critique et les fans, notamment les plus critiques. Car Forget Me Not fait le choix du développement des personnages présents, principalement Adira, mais aussi les personnages secondaires de l'équipage.

Et il est vrai que c'est ce qui fait grandement défaut à la série, habituellement obnubilée par Super-Burnham et par des déluges d'action et d'effets spéciaux : quand au bout de trois années, le spectateur a toujours du mal à nommer les quelques membres récurrents du bridge crew (et ne parlons même pas de les caractériser au delà de "elle, c'est la pilote, et elle, c'est l'officier des ops" !), c'est qu'il y a ici un sérieux déficit au niveau de l'écriture.

Les intentions de cet épisode sont donc louables, et je comprends qu'il ait été bien reçu (y compris si l'on met de côté l'aspect représentativité LGTBQ de la relation Adira/Gray)... malheureusement, Discovery reste du Discovery, ce qui signifie que le tout est fait de manière vraiment trop pataude et maladroite à mon goût.

Très bavard, l'épisode joue en effet beaucoup la corde du sentimentalisme manipulateur, et, Disco oblige, on a droit à un déluge d'effets spéciaux pour l'exploration des souvenirs d'Adira. Une exploration qui ne peut avoir lieu qu'en présence de Michael, forcément, puisque cette dernière se doit d'être toujours au centre de tout ce qui se déroule à l'écran !

Reste que toute cette intrigue principale (bien que finalement peu passionnante, surtout si l'on a un peu de mal avec l'actrice qui interprète Adira) a le mérite de donner un peu d'épaisseur à l'humaine jointe - j'ai cependant peur de l'avenir, si elle continue d'interagir au long de la saison avec l'esprit de son petit-ami décédé : c'est un bon gros cliché scénaristique qui pourrait vite devenir soûlant. Espérons que les scénaristes de Discovery n'y succombent pas.

Et puis il y a cette sous-intrigue un peu forcée, qui amène tout le bridge crew autour d'une table pour un repas de Thanksgiving  collectif qui dégénère rapidement en dispute. Je dois bien dire que je n'ai pas particulièrement accroché à la manière dont tout cela était écrit, à la crise de nerfs de Detmer, et à la présence anonyme de certains membres d'équipage : il aurait fallu que les personnages soient développés en amont, que leurs relations soient bien établies, que la dynamique d'équipage existe vraiment pour que les reproches et les réactions sonnent juste.

Sans oublier le fait que là aussi, tout était très sérieux et mélodramatique, alors que l'épisode, déjà bien pesant, aurait mérité d'avoir quelque chose de plus léger pour contrebalancer l'intrigue Adira.

À nouveau un bilan mitigé positif : je n'ai pas été très intéressé par cette heure de Discovery, mais je n'ai pas détesté non plus, ce qui est déjà une bonne chose.

--

Retrouvez aussi toutes les critiques de la saga Star Trek publiées sur ce blog en cliquant ici ou en passant par notre Index Séries alphabétique...

commentaires

Critiques éclair - Star Trek Discovery 3x01-02 (2020)

Publié le 8 Novembre 2020 par Lurdo dans Action, Aventure, CBS, Critiques éclair, Drame, Netflix, Review, Science-Fiction, Star Trek, Télévision, Discovery

Après le très décevant Picard, et le très polarisant Lower Decks (qui a cependant de nombreux fans, apparemment très clients du fanservice de la série), Star Trek Discovery revient avec un nouveau showrunner (Michelle Paradise, déjà à l'écriture durant la saison 2), pour, à nouveau, un changement de direction, un soft reboot qui lorgne très fortement sur Andromeda, la série créée à partir des idées de Gene Roddenberry...

Star Trek Discovery 3x01-02 (2020) :

- 3x01 - That Hope is You : Au sortir du trou de ver temporel, Burnham (Sonequa Martin-Green) entre en collision avec le vaisseau de Book (David Ajala), un contrebandier, et s'écrase avec lui sur une planète inconnue. Là, elle comprend qu'elle est arrivée en 3188, une époque où la Fédération n'est plus qu'un souvenir, où le dilithium est une denrée rarissime, et où le Discovery reste introuvable...

Et qui dit soft reboot dit aussi changement total de paradigme : on envoie Burnham (et tout l'équipage - mais pas dans cet épisode, uniquement centré sur Burnham, encore et toujours) dans le futur lointain, on y décrit un univers dystopien où la Fédération n'est plus, désintégrée à cause d'une panne de carburant (le Burn simultané et inexpliqué de tous les cristaux de dilithium de l'univers - on parie que Burnham n'y est pas étrangère ? Une conséquence du renvoi de l'Ange Rouge dans le passé pour s'y auto-détruire, peut-être ?), et où seule Michael et le Discovery pourront un jour restaurer la grandeur de Starfleet et de la Fédération...

Alors certes, tout cela est un joli mélange de l'un des projets de série Trek avorté de l'époque Bermaga, et de l'Andromeda de Kevin Sorbo, qui sortait d'un trou noir avec son vaisseau, et découvrait un futur où l'équivalent de la Fédération n'était plus, et où la galaxie avait perdu espoir.

Certes, pour décrire ce futur dystopien, on passe par de grosses ficelles assez typiques des séries Trek actuelles : il n'y a plus de dilithium, et les voyages temporels sont interdits - ça rappelle l'interdiction de toutes les formes de vie artificielles de Picard, ou celles du réseau mycellaire ou de la moindre mention du Discovery...

Et certes, tout cela est cousu de fil blanc, de la relation de Burnham avec le contrebandier au grand cœur qui aime les animaux (entre la Fédération privée de son carburant fétiche et qui s'écroule, et Book qui lutte contre les méchants trafiquants animaliers, on le sent bien, le message écolo de la saison) et tombe la chemise, aux péripéties de l'épisode (la poudre de vérité, avec SMG qui en fait trois tonnes), en passant par le grand final pompeux sur la nécessité de garder l'espoir et tout et tout.

Mais d'un autre côté, comment attendre autre chose de Discovery : après trois saisons, on sait à quoi s'attendre - c'est visuellement très travaillé, les effets spéciaux sont spectaculaires mais les maquillages sont caoutchouteux, les gros violons sont de sortie, SMG est constamment sur le fil du rasoir et au bord du surjeu, Burnham est au centre du monde, et le fil narratif est souvent approximatif et bourré de facilités.

La routine, en somme...

- 3x02 - Far From Home : Écrasé sur une planète glacée inconnue au sortir du wormhole, l'équipage du Discovery tente de réparer en urgence le vaisseau, avant qu'il ne soit pris par les glaces. Saru et Tilly, de leur côté, tentent de contacter une peuplade autochtone...

Ah là là... Après l'épisode 100 % Burnham de la semaine précédente, j'y croyais, à cet épisode sans Burnham, entièrement consacré au Discovery, à son équipage et à leurs rapports. Et puis non, on se retrouve avec quelque chose qui ressemble fortement à un épisode filler dépourvu d'énergie, bourré de scènes de dialogue superflues, au rythme soporifique, et à la caractérisation à la truelle : entre Georgiou toujours aussi insupportable, Tilly qui est bourrée de failles, Detmer qui souffre de PTSD, et les échanges forcés de Stamets et Reno, difficile de trouver une sous-intrigue probante ou qui sonne juste.

D'autant que le script est ultra-basique, recyclant une intrigue de western peu intéressante, avec des antagonistes clichés, des décors ternes et génériques, des autochtones aux maquillages faisant encore une fois très "plastique mal fini"... et un rebondissement final tellement cliché et prévisible (le sauvetage made in Burnham) qu'il fait de la peine pour les scénaristes, sur lesquels le spectateur à une très large avance.

*soupir*

C'est frustrant. Très frustrant. Quelques belles images et un Saru toujours impeccable ne suffisent décidément pas à remplacer une écriture de qualité.

--

Retrouvez aussi toutes les critiques de la saga Star Trek publiées sur ce blog en cliquant ici ou en passant par notre Index Séries alphabétique...

commentaires

Critiques éclair - Star Trek : Lower Decks, épisodes 1x09-10 + Bilan (2020)

Publié le 7 Novembre 2020 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, CBS, Comédie, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, Science-Fiction, Star Trek, Télévision, USA, Lower Decks

Dernière fournée d'épisodes pour cette première saison de Lower Decks, parodie au ton aussi polarisant que ne l'étaient Discovery et Picard : une vision très particulière et moderne de l'univers Trek, qui, au fil des épisodes (cf épisodes 1-2, 3-4, 5-6, 7-8), n'a pas eu peur de s'aliéner une partie de la fanbase avec des personnages criards, du fanservice facile et une caractérisation outrée. Il est peu probable que ces deux ultimes épisodes changent la donne, mais qui sait, avec un peu de chance ?

Star Trek : Lower Decks 1x09-10 (2020) :

En 2380, les mésaventures de Mariner, Boimler, Tendi et Rutherford, un groupe de sous-officiers chargés des tâches les moins essentielles à bord de l'USS Cerritos, un vaisseau secondaire de Starfleet...

- 1x09 - Crisis Point : parce qu'elle a une fois de plus désobéi au protocole, Mariner doit aller voir un thérapeute... ce qui l'incite à créer un programme holographique pour évacuer ses frustrations.

Un holo-épisode qui, plus que jamais, joue la carte du coup-de-coude au spectateur en recyclant ouvertement, sous couvert d'hommage, tous les moments incontournables des films Star Trek, de la contemplation du vaisseau à quai, aux lens flares de l'époque Abrams, en passant par une poursuite motorisée, un score tonitruant singeant Goldsmith, Horner et Giacchino, un crash de vaisseau dans l'atmosphère d'une planète, un générique d'ouverture solennel, un générique de fermeture avec signatures du cast, un format d'image widescreen, un méchant qui cite Shakespeare, etc.

Certes, sur la forme, c'est visuellement très réussi et assez spectaculaire. Sur le fond, par contre, pour peu qu'on ne soit pas très friand de ce fanservice à gogo, ça coince un peu. Parce qu'à côté, la tentative de développement de Mariner qui occupe le plus clair de l'épisode semble étrangement forcée et redondante, se contentant de réitérer ce qui avait déjà été abordé dans l'épisode 1x06 : si Mariner se comporte constamment comme une adolescente rebelle, hostile à l'autorité, si elle est toujours sarcastique et hystérique, si elle se comporte comme une psychopathe dans l'holodeck face à ses collègues et sa mère (qu'elle traite de bitch...), c'est parce qu'elle est bourrée de failles psychologiques, et qu'elle ne veut pas montrer qu'elle aime son vaisseau, ses collègues et son job.

C'est bien. Mais je ne peux m'empêcher de penser que cette prise de conscience un peu facile et sommaire ne sera aucunement suivie de conséquences, que ce soit dans le dernier épisode de la saison, ou dans les saisons à venir. Compte tenu de l'atmosphère globalement criarde et frénétique de la série, ce semblant d'approfondissement de Mariner donne plus l'impression d'un minimum syndical que d'autre chose.

Et l'absence totale de développement des autres personnages de la série n'inspire pas vraiment confiance non plus.

- 1x10 - No Small Parts : alors que la véritable identité de Mariner est désormais connue par tout le Cerritos, un groupe de Pakleds attaque le navire, aux commandes d'un vaisseau destructeur assemblé de bric et de broc...

Un season finale plus sérieux, avec de la continuité et des "conséquences" pour les personnages, mais pas de panique : tout reste centré sur Mariner, sur sa relation avec sa mère, et bien entendu, Mariner sauve tout le monde à la fin, en prenant les commandes du Cerritos !

Quant au quota fanservice, il reste bien assuré ici, notamment par Will Riker, capitaine du Titan, qui vient dire bonjour le temps de quelques scènes, et que Mariner tutoie (forcément), parce qu'elle le connaît (forcément) très bien. Et par les Pakleds, et par la scène d'ouverture bourrée de namedropping, et par les références constantes dans les dialogues, et par Riker qui cite le générique d'Enterprise, et par...

Alors oui, je me répète chaque semaine, mais visuellement, c'est assez spectaculaire (ça bourrine et ça explose dans tous les sens), c'est assez bien rythmé, et pour une fois, tout le monde a son petit moment de gloire, mais les défauts du show restent toujours présents. Malheureusement.

---

Bilan saisonnier :

Que dire de plus qui n'ait pas déjà été dit au fil de cette première saison ? Je partais avec un à priori positif, à l'annonce du projet, espérant une série animée avec un minimum de fond et des personnages attachants ; pas de chance, la production a opté pour des personnages absolument caricaturaux (Mariner, c'est Burnham 2.0, dans un genre légèrement différent : tout tourne autour d'elle, elle arrive toujours à ses fins, elle n'en fait qu'à sa tête et sait tout mieux que tout le monde...), pour de l'humour référentiel, et pour un rythme hystérique.

Je ne sais plus qui disait que Lower Decks, de par son utilisation constante des références, du name-dropping, etc, était un peu le Family Guy de l'univers Star Trek. Pas forcément surprenant, puisque la série animée était positionnée comme une réponse directe au Orville de Seth McFarlane, le papa de Family Guy... plus surprenant, cependant, le fait que McFarlane ait réussi, avec Orville, à créer des personnages sympathiques et attachants, et à se démarquer de ce style de référence directes et constantes ne satisfaisant qu'un public peu exigeant ou nourri aux memberberries de South Park.

Je n'ai donc pas du tout accroché à l'écriture et à l'humour de la série, loin de là, et ça m'agace d'autant plus que le style graphique du tout est loin de me déplaire : la même série, avec la même esthétique, mais des scripts un peu plus sérieux, un peu moins référentiels et sarcastiques, bref, plus sincères (et ne reposant pas sur des clichés lassants comme l'héroïne rebelle et grande gueule, son partenaire émasculé et pleutre, etc), j'aurais dit banco.

En l'état, c'est tout simplement décevant et frustrant... une fois de plus. Comme je le disais en haut de page, Lower Decks est une vision moderne de l'univers Star Trek où l'on crie, où l'on jure, où l'on ne respecte pas l'autorité, et où l'on n'est pas très compétent - c'est un choix qui plaira à certains (à en juger par les critiques du web, particulièrement positifs, et qui semblent tous ravis de pouvoir dire "Han, j'ai compris cette référence ! Trop bien !") mais c'est aussi un choix qui me laisse totalement de marbre.

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries Star Trek passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

commentaires

Critiques éclair - Star Trek : Lower Decks, épisodes 1x07-08 (2020)

Publié le 25 Septembre 2020 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, CBS, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Les bilans de Lurdo, Review, Science-Fiction, Star Trek, Télévision, USA, Lower Decks

La mi-saison est désormais dépassée, et le ton de Lower Decks semble désormais bien établi (cf épisodes 1-2, 3-4 et 5-6) : une parodie de l'univers Trek, paradoxalement canon, où tout le monde crie et s'agite beaucoup, et dans laquelle les scénaristes peinent à équilibrer le temps de présence à l'écran des différents personnages, privilégiant clairement Mary-Sue Mariner et son souffre-douleur Boimler aux autres protagonistes...

Star Trek : Lower Decks 1x07-08 (2020) :

En 2380, les mésaventures de Mariner, Boimler, Tendi et Rutherford, un groupe de sous-officiers chargés des tâches les moins essentielles à bord de l'USS Cerritos, un vaisseau secondaire de Starfleet...

- 1x07 - Much Ado About Boimler : Alors que le senior staff du Cerritos est absent, en mission secrète, Amina, la meilleure amie de Mariner, arrive à bord au poste de capitaine temporaire, et choisit Mariner pour être son premier officier, au grand dam de celle-ci ; victime d'un incident de téléporteur, Boimler est quant à lui récupéré par la Division 414, qui se débarrasse de tous les accidentés de Starfleet en les emmenant dans une "Ferme" mystérieuse...

Un épisode très bien accueilli par la critique... mais qui m'a autant déçu que les précédents. Comme d'habitude, Boimler est humilié dans le cadre d'une sous-intrigue pas forcément très probante, au cours de laquelle il est pleutre, geignard et trahit allègrement ses semblables ; comme d'habitude, ni Tendi ni Rutherford n'ont grand chose à faire, comme d'habitude, il y a plein de fanservice pour brosser les fans dans le sens du poil, et comme d'habitude, Mariner est trop badass et sauve tout le monde à la fin.

Alors oui, on peut toujours arguer du fait qu'elle a droit ici à un pseudo-développement, histoire d'apporter de nouvelles facettes à son caractère d'adolescente rebelle : si elle se rebelle contre l'autorité comme une gamine immature de 15 ans, c'est parce qu'elle refuse les responsabilités. Si elle n'est qu'enseigne de navire alors que sa meilleure amie est capitaine de vaisseau (ce qui lui donne donc au moins 35 ans !?), c'est parce qu'elle préfère se saboter et paraître incompétente plutôt que d'assumer un poste plus important et de devoir être en position d'autorité.

Pourquoi pas. Ça marcherait cependant mieux avec un autre personnage qu'avec Mariner, constamment décrite par les scénaristes comme trop rusée, trop intelligente, trop baroudeuse, trop cool, etc, bref, une héroïne incontournable et sarcastique : le refus des responsabilités ressemble plus chez elle à du je-m'en-foutisme et à une rébellion adolescente contre sa mère qu'à un vrai profil psychologique...

- 1x08 - Veritas : Mariner, Boimler, Tendi et Rutherford se retrouvent contraints de défendre le senior staff du navire au cours d'un "procès" étrange, mais chacun des quatre sous-officiers a une version différente des événements...

Aïe aïe aïe... Rashomon version Lower Decks, qui commence par un in media res, enchaîne avec des flashbacks bourrés de références, de fanservice et de coups de coude au spectateur, et se finit de manière plate (et un peu prévisible, compte tenu de la structure de l'épisode et du ton de la série) : en prenant totalement le contre-pied des suppositions du spectateur, en lui faisant comprendre que cela ne servait à rien d'essayer de comprendre les tenants et aboutissants réels de l'épisode, et en se moquant totalement des conventions de Star Trek.

Le tout avec de l'humour de répétition prévisible qui ne fonctionne pas vraiment (le reboot non-stop de Rutherford, l'Andorien qui beugle à propos des scans romuliens), et des dialogues encore et toujours criards.

Décidément, je n'accroche vraiment pas au ton du programme et à ses personnages. Plus que deux épisodes.

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries Star Trek passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

commentaires

Critiques éclair - Star Trek : Lower Decks, épisodes 1x05-06 (2020)

Publié le 12 Septembre 2020 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, CBS, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Les bilans de Lurdo, Review, Science-Fiction, Star Trek, Télévision, USA, Lower Decks

Quatre épisodes de cette déclinaison animée de la franchise Star Trek diffusés par CBS All Access, et pour le moment, on ne peut pas dire que ce soit un franc succès : personnages hystériques, caractérisation simpliste, protagoniste agaçante et immature, rebondissements télégraphiés et humour assez peu inspiré sont au rendez-vous de ce qui ressemble de plus en plus à une parodie générique de l'univers Trek, bien trop sous influence.

Star Trek : Lower Decks 1x05-06 (2020) :

En 2380, les mésaventures de Mariner, Boimler, Tendi et Rutherford, un groupe de sous-officiers chargés des tâches les moins essentielles à bord de l'USS Cerritos, un vaisseau secondaire de Starfleet...

- 1x05 - Cupid's Errant Arrow : Lorsque Boimler rend visite à sa petite-amie, Mariner est persuadée que celle-ci est suspecte, et décide de tout faire pour prouver qu'elle a raison ; pendant ce temps, l'équipage tente de gérer une peuplade autochtone particulièrement récalcitrante...

La série continue dans des rebondissements de sitcom médiocre, avec Mariner qui fait tout pour prouver que la copine de Boimler est une extraterrestre aux desseins maléfiques, Boimler qui sabote sa relation parce qu'il est jaloux d'un collègue de sa petite-amie (d'ailleurs, le cliché du petit blanc malingre menacé dans sa virilité par le grand black musclé, mwébof, même s'il est certainement involontaire), et une intrigue principale qui se termine donc de manière attendue, avec les deux femmes qui deviennent meilleures copines, Boimler qui est humilié, et Mariner qui finit par avoir raison d'avoir fait preuve de méfiance.

À côté, le reste est du remplissage gueulard, tant au niveau de Tendi et Rutherford, embarqués dans une histoire de transfert de navire, que du senior staff : ce n'est pas assez développé pour être intéressant, et ça confond toujours rythme frénétique, dialogues énervés et name-dropping/fanservice à gogo avec un véritable sens de l'humour et un propos intéressant.

Toujours très quelconque, tout ça.

- 1x06 - Terminal Provocations : Alors que l'équipage est en conflit avec un groupe d'extraterrestres tentant de dérober des épaves fédérales, Tendi et Rutherford se retrouvent prisonniers d'un holodeck dépourvu de mesures de sécurité. Boimler et Mariner, eux, enquêtent sur l'agression de l'un de leurs collègues, Fletcher...

Un épisode qui continue de multiplier les sous-intrigues (plutôt que de consacrer la moitié de l'épisode à Boimler/Mariner et l'autre à Tendi/Rutherford, les scénaristes semblent bien décidés à faire de la série une alternance de sous-intrigues survolées, avec les membres de l'équipage principal du vaisseau comme protagonistes de l'une d'entre elles, pour le meilleur et pour le pire) avec plus ou moins de succès, et avec plus ou moins d'originalité.

Ici, les trois intrigues finissent par se lier (même si Tendi/Rutherford reste la sous-intrigue la plus anecdotique et détachée du reste), et par dégénérer en grand final explosif durant lequel, encore une fois, Boimler et (surtout) Mariner sauvent le vaisseau.

Ça se regarde, mais bon... ça continue de s'époumoner et de crier dans tous les sens, sans nécessairement être suffisamment drôle ou original pour justifier un tel rythme énervé.

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries Star Trek passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

commentaires

Critiques éclair - Star Trek : Lower Decks, épisodes 1x03-04 (2020)

Publié le 29 Août 2020 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, CBS, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Les bilans de Lurdo, Review, Science-Fiction, Star Trek, Télévision, USA, Lower Decks

Nouvelle déclinaison de la franchise Star Trek confiée par CBS à Mike McMahan (Rick et Morty, Solar Opposites), Lower Decks a peiné à me convaincre avec ses deux premiers épisodes (critiqués ici), bien trop creux pour leur propre bien, et avec des personnages tellement clichés et hystériques qu'ils en devenaient agaçants. Espérons que tout ça va se calmer un peu pour la suite de la saison...

Star Trek : Lower Decks 1x03-04 (2020) :

En 2380, les mésaventures de Mariner, Boimler, Tendi et Rutherford, un groupe de sous-officiers chargés des tâches les moins essentielles à bord de l'USS Cerritos, un vaisseau secondaire de Starfleet...

- 1x03 - Temporal Edict : Frustrée par l'annulation d'une mission diplomatique par Starfleet, le Capitaine Freeman décide d'imposer une discipline de fer sur le vaisseau - mais lorsqu'une race extraterrestre attaque le navire, tout le monde est trop fatigué pour se défendre. Sur la planète d'origine de ces assaillants, Mariner et le Commander Ransom, emprisonnés, se disputent pour savoir qui affrontera le champion local en duel singulier...

Et encore une fois, on ouvre un épisode en renforçant les caricatures que sont les personnages principaux, avec Boimler le nerd fils-à-maman humilié qui joue du violon vs Mariner qui est trop cool, rebelle et joue du métal sur sa guitare comme une rock goddess.

D'ailleurs, tout le reste de l'épisode est à l'identique : tout comme sa fille, le Capitaine n'en fait qu'à sa tête et est caractérielle, imposant ses volontés à son équipage de manière totalement caricaturale ; Mariner se rebelle encore et encore, parle à son Premier officier comme à l'un de ses potes, et se croit au-dessus de tout ; et si Boimler finit par sortir gagnant de toute cette histoire, c'est uniquement parce qu'il est un nerd studieux et respectueux du règlement, comme un idiot.

Encore une fois, pourquoi pas, dans l'absolu... si ce show n'était pas présenté comme une série faisant officiellement partie du canon de Trek, et si l'écriture n'était pas à ce point forcée, façon "regardez comme ils sont tous déjantés et incontrôlables, c'est trop drôle !!!".

En l'état, c'est tout simplement laborieux, jamais particulièrement original, jamais particulièrement amusant, et Mariner reste particulièrement agaçante.

- 1x04 - Moist Vessel : L’impertinence de Mariner amène sa mère à tenter de la forcer à quitter le navire... en faisant d'elle un membre du senior staff du Cerritos. De son côté, Tendi sabote malencontreusement une cérémonie d'Ascension, et fait tout son possible pour réparer sa bêtise.

Mouais. Deux personnages quasiment absents (Boimler et Rutherford), une sous-intrigue de l'Ascension digne d'une mauvaise sitcom (et qui dégénère en romance forcée et en slapstick parodique), et une Mariner-Sue toujours aussi agaçante, toujours caractérisée comme une ado rebelle de 15 ans anti-autorité, et qui triomphe toujours à la fin, après avoir fait la leçon à sa mère, et sauvé le vaisseau d'une énième catastrophe spectaculaire et hystérique, en partie grâce à ses méthodes peu orthodoxes.

Je commence vraiment à me lasser de tout ça, je dois dire, et quand bien même j'irai jusqu'au bout de ces dix épisodes, je commence à perdre espoir. Après, j'ai l'impression que la production tente des choses au niveau visuel (les lumières, les ombres), donc c'est un point positif à souligner.

Mais je ne trouve pas Lower Decks drôle. Du tout.

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries Star Trek passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

commentaires

Critiques éclair - Star Trek : Lower Decks, épisodes 1x01-02 (2020)

Publié le 15 Août 2020 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, CBS, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Les bilans de Lurdo, Review, Science-Fiction, Star Trek, Télévision, USA, Lower Decks

Parce que visiblement, pour contrer le succès croissant de The Orville auprès des fans de science-fiction télévisée, et parce que l'objectif de la plateforme de VOD CBS All Access, c'est, de son propre aveu, "Du Star Trek. Tout le temps.", voici une nouvelle série appartenant à la franchise Trek, une série animée semi-parodique inspirée d'un épisode de The Next Generation (Lower Decks), et confiée à Mike McMahan (Rick et Morty, Solar Opposites).

Star Trek : Lower Decks 1x01-02 (2020) :

En 2380, les mésaventures de Mariner, Boimler, Tendi et Rutherford, un groupe de sous-officiers chargés des tâches les moins essentielles à bord de l'USS Cerritos, un vaisseau secondaire de Starfleet...

- 1x01 - Second Contact : Alors que Tendi vient d'arriver à bord, et que Mariner et Boimler sont en mission sur une planète, un virus qui se propage à bord du vaisseau...

Difficile de vraiment se faire une idée sur la série à partir d'un seul et unique épisode pilote, mais pour l'instant, je reste très mitigé. Visuellement, la série est efficace et agréable à suivre, mais l'influence Rick & Morty est vraiment très présente... et elle se ressent encore plus au niveau du rythme (effréné, voire même saoulant, avec ses dialogues débités de manière frénétique) et de la structure globale (un début anecdotique, et une montée en puissance jusqu'à un grand final déjanté et spectaculaire).

Le problème, c'est que les personnages, pour le moment, sont peu engageants : Mariner est assez agaçante (et le rebondissement final sur son identité est totalement téléphoné), Boimler est l'équivalent de Morty, mais en uniforme, et les deux autres sont trop peu développés, pour le moment, pour laisser la moindre impression.

Reste à voir comment ça va évoluer, mais bon, pour un premier épisode, "une invasion de zombies à bord du vaisseau", ça n'inspire pas forcément confiance.

- 1x02 - Envoys : Boimler et Mariner partent en mission diplomatique, afin d'accompagner le Général klingon K'orin en déplacement. Mais ce dernier, ivre, s'enfuit avec la navette ; de son côté, Rutherford tente de changer de spécialité à bord, pour pouvoir passer plus de temps avec Tendi...

Ce n'est pas encore avec cet épisode que je vais être convaincu.

Entre son intro, très Rick et Morty (l'entité lumineuse pourrait aussi bien balancer un "Show me what you got !" à son arrivée) ; son intrigue secondaire, pas désagréable et au fond positif (tout le monde encourage Rutherford dans sa reconversion) mais totalement improbable (la spécialisation des officiers de Starfleet intervient à l'Académie, et on ne change pas de département comme ça, sur un coup de tête) ; et son intrigue principale, bourrée de fanservice creux - Boimler et Mariner arpentent la galaxie à la recherche du Klingon, passent par Risa et une cantina, rencontrent donc des Klingons, un Ferengi, des Andoriens, des métamorphes, etc -, d'observations insipides "les noms klingons se ressemblent tous, ils ont tous une apostrophe", et à la chute téléphonée au possible (un peu comme la révélation de l'identité de Mariner, dans l'épisode 1) ; tout ça m'a franchement laissé de marbre.

Et puis la série tente tellement d'imposer sa dichotomie "Boimler est un incapable fini, un Morty-bis névrosé et ringard tandis que Marysue Mariner est cool, badass, elle n'obéit à aucune règle, elle sait tout sur tout, elle parle vite et fort, elle est trop awesome, c'est une aventurière géniale, whouhou" et son rythme tendu que tout cela me frustre plus qu'autre chose, pour le moment.

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries Star Trek passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1210 : What We Left Behind - Looking Back at Star Trek : Deep Space Nine (2018)

Publié le 20 Mai 2020 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, Review, Romance, Science-Fiction, Télévision, USA, Action, Histoire, Star Trek

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

What We Left Behind - Looking Back at Star Trek Deep Space Nine (2018) :

Un documentaire rétrospective revenant sur la meilleure série Star Trek de l'histoire de la franchise, Star Trek : Deep Space Nine, partiellement crowdfundé et chapeauté par Ira Steven Behr, l'un des scénaristes/showrunners de l'époque. Deux heures de retrouvailles, d'émotion, de bonne humeur, de lecture des lettres des fans enragés de l'époque, pour une série toujours controversée au possible pour son côté sombre, sérieux, politique, engagé, statique et paradoxalement précurseur de ce qu'est la télévision d'aujourd'hui.

Une série qui était un peu le vilain petit canard de la franchise, jamais respectée, jamais mise en avant, et qui a profité de ce statut d'outsider pour tenter des choses, pour aller là où nulle autre série Trek n'est allée, et pour développer des personnages tous attachants, dont les interprètes forment toujours, à ce jour, une grande famille soudée et très proche.

Un documentaire qui, en parallèle de ses segments consacrés aux différents aspects de la production - casting, décors, maquillages, réalisation, lumière, écriture, effets spéciaux, etc - se permet des fantaisies très agréables, comme des chansons façon lounge de Max Grodenchik et de quelques autres acteurs, et bien entendu, cette salle des scénaristes qui se réunit pour définir les grandes lignes d'une hypothétique saison 8 de la série, en commençant par son season premiere, 20 ans après, qui aurait tout chamboulé. Un travail illustré en images de storyboards, et qui donne vraiment envie que CBS ouvre son porte-monnaie pour réunir tout ce beau monde, et produire un téléfilm-réunion, ou une mini-série DS9.

Peu probable, déjà que la chaîne et Paramount refusent de remasteriser le show en HD pour une éventuelle sortie blu-ray... mais bon. 

Mais bon, peu importe. What we left behind est un documentaire rétrospective (presque) complet, passionnant, ludique, voire même touchant, et qui n'a pas peur de souligner les défauts de la série, comme lorsque Ira Steven Behr explique que la série aurait pu (et aurait dû faire mieux) sur le front des causes LGBTQ.

Et puis difficile de ne pas ressentir une pointe d'émotion en voyant le documentaire se terminer sur feu René Auberjonois, qui conclut en disant, en substance, que grâce à Odo, il aura au moins un rôle dramatique dont il puisse vraiment être fier à inscrire sur sa tombe.

5/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Critiques éclair - Star Trek : Picard 1x09-1x10 (2020) + Bilan

Publié le 28 Mars 2020 par Lurdo dans Aventure, Action, CBS, Critiques éclair, Drame, Les bilans de Lurdo, Review, Science-Fiction, USA, Télévision, Star Trek, Picard

Dernière ligne droite pour cette première saison de Star Trek Picard, une première saison qui, après un début intéressant, s'est très rapidement engoncée dans une redite de thèmes déjà abordés par Discovery, entre autres, développés de manière assez bancale par des scénaristes finalement très peu inspirés...

Star Trek : Picard - Saison 1 (2020) :

- 1x09 - Et in Arcadia Ego, Part 1 : l'équipage du Sirena fait route vers la planète natale de Soji, Coppelius, où ils découvrent une communauté d'androïdes supervisés par Sutra et par Altan Inigo Soong (Brent Spiner), le fils du créateur de Data...

Écriture à trois plumes (Chabon, sa femme et Akiva Goldsman... aïe) pour un épisode assez raté, qui cumule coïncidences bien pratiques, caractérisation à la truelle (dès sa première apparition à l'écran, Sutra, telle qu'interprétée par Isa Briones, est arrogante, hautaine, antipathique, bref, totalement caractérisée comme une méchante, ce qu'elle devient forcément en fin d'épisode), direction artistique générique au possible (les androïdes peints en dorés, les vêtements façon hippie chic californien des années 80-90, l'architecture), et choix créatifs assez peu probants (Seven of Nine, le cube borg, Elnor... on peine à voir l'intérêt de les utiliser ainsi ; le vulcan mindmeld entre deux androïdes ; le fils caché - très louche, surtout avec les initiales A.I. - de Soong ; le corps artificiel que l'on devine potentiellement destiné à l'un de nos héros - Picard ?).

Ah, et bien sûr, il y a cette histoire de message (en grande partie constitué d'images libres de droit reprises sur Shutterstock) venus de l'outre-espace lointain, sur cette race d'être cybernétiques supérieurs prêts à intervenir pour éliminer toute forme de vie organique pour libérer les androïdes de leur joug, une fois que ces derniers ont atteint un certain niveau de leur évolution. J'ai envie de dire que Mass Effect est bien passé par les studios de CBS, mais bon... ce n'est que juste retour de bâton, vu tout ce que Mass Effect a pompé à Trek, à Babylon 5, et à certains romans.

- 1x10 - Et in Arcadia Ego, Part 2 : tandis que Sutra construit une balise pour contacter les êtres synthétiques supérieurs de légende, et que Picard est captif, la flotte romulienne s'approche de Coppelius...

Aïe. Moins d'une heure pour tout boucler, forcément, ça implique qu'on ait bien fait le travail en amont. Le problème, avec Picard, c'est que le travail en question a été gentiment bâclé sur de nombreux fronts, et que la majorité des personnages et de leurs relations peinent à exister.

Résultat : cette fin de saison est précipitée, bourrée de grosses ficelles honteuses (le gadget magique des androïdes), de transitions approximatives, de rebondissements télégraphiés, "mais ce n'est pas grave, regardez, on vous a mis une grosse bataille spatiale, et de l'émotion avec la mort de Picard, et avec celle de Data !".

Mais même là, ça ne fonctionne pas. La grosse bataille spatiale ? Souvent illisible, principalement à cause d'un abus de clonage numérique des vaisseaux romuliens (idem pour la flotte de Starfleet, qui n'a jamais l'ampleur des flottes d'autrefois : ici, tous les navires sont identiques, copiés-collés par des artistes graphiques fainéants). La mort de Picard, et tous les larmoiements et gros violons qui l'entourent ? Immédiatement désamorcés par l'existence de ce corps numérique façon Altered Carbon dont le spectateur attentif sait pertinemment qu'il est destiné à Picard. La mort de Data ? Plutôt jolie et touchante... mais finalement assez inutile, et souffrant de clichés de scénaristes (sur la mort, la vie, l'immortalité, etc) assez peu originaux.

Et je pourrais continuer longtemps sur les éléments qui ne fonctionnent pas : les Borgs inexistants, Narek qui disparaît en cours de route, Seven of Nine qui finit en couple avec Raffi (!?), la maladie de Picard qui le frappe au pire moment, les revirements de Soong, la Fédération qui change subitement d'avis sur les synthétiques, le retour (télégraphié) de Riker (l'un des seuls bons moments de l'épisode - puisqu'on vous dit, depuis 20 ans, que ce qu'on veut, c'est une série sur les aventures du Capitaine Riker)...

Un vrai gâchis.

Bilan saisonnier :

Que dire de nouveau après toutes ces critiques hebdomadaires ?

Lorsque la franchise Star Trek est passée au cinéma pour les aventures de Picard et compagnie, une mutation s'est opérée. Sous la pression conjuguée des impératifs du format blockbuster moderne, des demandes des exécutifs en charge, et des désidératas de Brent Spiner et de Patrick Stewart (devenus les stars de la franchise, par la force des choses et suite au succès de First Contact), les films Trek sont passés de récits collégiaux sur un équipage soudé, à films d'action centrés principalement sur Picard et Data.

Mais visiblement, Star Trek Nemesis n'a pas déçu que les spectateurs et les fans de la franchise, puisque ce Star Trek Picard semble n'avoir aucune autre justification réelle, pour son existence, que d'apaiser les esprits de Stewart et Spiner, en réécrivant la fin de Picard et Data et en leur offrant des adieux dignes de ce nom. Personne ne le demandait vraiment, à part peut-être les deux acteurs, et l'on se demande régulièrement si ce n'est pas là la seule raison pour laquelle les deux hommes ont accepté de rempiler.

Difficile d'expliquer, sinon, le vide abyssal entourant les deux personnages : les méchants sont transparents, la menace globale n'est qu'une paire de tentacules mécaniques qui disparaît aussitôt, Elnor n'est qu'un cliché ambulant sous-développé et qui ne sert pas plus que les Borgs, leur cube et Seven, et le tout noircit délibérément le tableau de Star Trek, pour pouvoir y appliquer des idées peu abouties repompées à droite et à gauche.

Rien que le postulat de départ pose problème : comment, après des saisons entières de Star Trek au fil desquelles Data, les androïdes, les exocomps, les espèces semi-cybernétiques, les Borgs, les hologrammes, et j'en passe, ont été considérés comme des citoyens et des êtres vivants à part entière, peut-on se retrouver avec ce que l'on voit au début de la saison, à savoir des androïdes exploités en tant que main d'œuvre par la Fédération, et faisant l'objet des moqueries des humains pour lesquels ils travaillent ?

Mais peu importe, visiblement : le mot d'ordre de cette série, à en juger par le nombre de fois où Picard se fait reprendre par les autres personnages et se fait vertement tancer pour ses habitudes, ses réactions et son point de vue sur le monde, c'est un peu un "Ok boomer" spatial. Et malheureusement, ça a à peu près la profondeur et la pertinence de ce meme, une vacuité que trois tonnes de fanservice ne parviendront jamais à cacher...

---

Retrouvez aussi toutes les critiques de la saga Star Trek publiées sur ce blog en cliquant ici ou en passant par notre Index Séries alphabétique...

commentaires

Critiques éclair - Star Trek : Picard 1x07-1x08 (2020)

Publié le 21 Mars 2020 par Lurdo dans Télévision, Star Trek, Aventure, Action, CBS, Critiques éclair, Drame, Les bilans de Lurdo, Review, Science-Fiction, USA, Picard

Plus la saison de Picard avance, et plus j'ai du mal avec l'écriture gratuitement tragique et sombre de la série, qui me déplaît fortement. Néanmoins, la fin de saison approche, et avec elle, le scénario avance enfin un peu : le programme acquiert enfin un peu d'énergie et progresse vers quelque chose... reste à savoir quoi.

Star Trek : Picard - Saison 1 (2020) :

- 1x07 - Nepenthe : Picard et Soji arrivent sur Nepenthe, où ils retrouvent la famille Troi-Riker pour un moment de détente ; à bord de l'Artefact, Hugh et Elnor tentent d'échapper aux Romuliens, tandis que Jurati, elle, est dévorée par les remords...

Un épisode plutôt agréable à regarder, principalement parce qu'il joue (bien) la carte de la nostalgie, et que tout ce qui tourne autour de Soji, de Picard et des Troi-Riker est assez réussi.

Bon, c'est loin d'être parfait, et on pourra toujours critiquer bien des points du script : Narissa, toujours aussi calamiteuse dans son registre méchante de série Z ; la mort de Hugh, gratuite et inutile ; la Vulcaine à lunettes de soleil, toujours inexplicable (le showrunner avait teasé sur ces lunettes, en sous-entendant qu'elles n'étaient pas innocentes, et qu'elles étaient un indice sur la véritable nature - romulienne ? - de Oh, mais le mindmeld, dans cet épisode, prouve qu'elle est Vulcaine, et sabote donc cette théorie ; à moins qu'elle soit de sang mêlé ?) ; l'ellipse un peu bancale entre la fin de l'épisode précédent et le début de celui-ci, à bord du vaisseau borg ; le fait qu'une fois de plus, Picard se fait passer un savon par quelqu'un d'autre ; et bien sûr, cette couche de tragédie et de toutéliage supplémentaires ajoutée à la biographie des Troi-Riker, assez typique de ce qu'est Picard jusqu'à présent : une déconstruction systématique de l'utopie trekienne, bien décidée à montrer que tous les personnages de la franchise ont connu des tragédies après la fin de leur série...

Mais dans l'ensemble, pour une fois, le fanservice a fonctionné sur moi, et donne lieu à de jolis moments sur Nepenthe. Par contre, je redoute le retour triomphant de Seven of Nine la dure à cuire dans les épisodes à venir, comme le laisse sous-entendre l'ultime scène d'Elnor.

- 1x08 - Broken Pieces : l'équipage de La Sirena poursuit sa fuite en avant, tandis que Seven of Nine arrive sur le vaisseau borg pour sauver Elnor...

Un épisode encore assez mitigé et décousu, même s'il a la bonne idée de continuer à avancer un peu en éclaircissant les zones d'ombre du script, et en explicitant bien des choses, pour le meilleur et pour le pire (Oh est donc bien à moitié romulienne).

Mitigé, car malgré des moments amusants (les hologrammes), en fin de compte, ce qui constitue l'ensemble du récit, à savoir la peur de la Singularité, de la révolte des machines, etc (bref, ce qui était déjà la thématique centrale de la saison 2 de Discovery), ne m'intéresse tout simplement pas tant que ça. Du moins, pas quand elle est traitée ainsi, avec des ficelles narratives énormes, des raccourcis bancals et des éléments à ce point sous-développés (Seven qui surgit de nulle part sur le Cube, Jurati qui souffrait apparemment "d'un blocage télépathique").

Car s'il y a bien une chose que je déteste dans les séries télévisée mal écrites, ce sont les grosses coïncidences bien baveuses qui arrangent bien les scénaristes, et qui ne tiennent pas une seule seconde la route dès que l'on allume son cerveau et que l'on réfléchit un instant au tout.

Cette saison, Picard nous a par exemple déjà fait le coup avec Seven of Nine, l'ex-Borg la plus célèbre de Starfleet, qui a croisé le chemin de Picard et compagnie par le plus grand des hasards, sorte de borg ex machina, quelques instants avant que ces derniers n'aient besoin d'un "otage" ex-borg à échanger avec l'ex de Seven, qui justement détenait Maddox. Une belle accumulation de coïncidences bien pratiques, encore renforcée cet épisode par le retour forcément capillotracté de Seven à bord du Cube, pour y devenir brièvement une mini-Reine et réveiller ce mini-collectif contre les Romuliens (d'ailleurs, c'est amusant, mais les Borgs ont un impact tellement inexistant sur le reste du récit qu'on sent vraiment que les scénaristes ont inséré toute cette sous-intrigue borg à la truelle pour flatter le spectateur et attirer le chaland).

Autre coïncidence bien honteuse : Rios. Un capitaine de navire choisi à peu près au hasard par Raffi pour aider Picard et ses compères, mais qui, forcément, s'avère lié de très près au problème des synthétiques, puisque sa grande tragédie, son origin story, c'est d'avoir assisté au meurtre d'une Soji 0.5 par son capitaine, lors d'un premier contact, près de dix ans plus tôt.

Il faut être franc : le toutéliage abusif que cela représente est tout simplement honteux, et indigne d'une série télévisée qui se veut de qualité, et rigoureuse.

Honnêtement, passe encore qu'une Amirale de Starfleet dise à Jean-Luc Picard de "fermer sa gueule".  Que Seven of Nine décide de s'improviser Reine et de réassimiler tout un Cube après 20 secondes d'hésitation, j'ai déjà plus de mal. D'ici à ce que Picard nous mette en scène un cube borg arrivant à la rescousse de ses héros dans le dernier épisode... je crains le pire.

---

Retrouvez aussi toutes les critiques de la saga Star Trek publiées sur ce blog en cliquant ici ou en passant par notre Index Séries alphabétique...

commentaires

Critiques éclair - Star Trek : Picard 1x05-1x06 (2020)

Publié le 14 Mars 2020 par Lurdo dans Télévision, Star Trek, Aventure, CBS, Action, Critiques éclair, Drame, Les bilans de Lurdo, Review, Science-Fiction, USA, Picard

Star Trek : Picard me pose bien des problèmes : après un épisode pilote assez honorable, la série n'a fait que baisser en intérêt et en qualité, victime d'une écriture peu probante, de grosses ficelles narratives assez lassantes (la conspiration, les méchants frère et sœur romuliens quasi-incestueux, tous les personnages principaux qui sont traumatisés et bourrés de failles et de défauts), et d'une caractérisation de son personnage principal assez éloignée du Capitaine diplomate, intellectuel et posé de Next Generation.

Je continue néanmoins à espérer que ce ne sont que quelques errances de jeunesse, et que le programme va trouver son rythme de croisière avant la fin de cette première saison...

Star Trek : Picard - Saison 1 (2020) :

- 1x05 - Stardust City Rag : Picard et l'équipage se rendent sur Freecloud, pour y secourir Maddox (John Ales), détenu par Bjayzl (Necar Zadegan), ex-compagne de Seven of Nine (Jeri Ryan). Le petit groupe décide alors de simuler un échange d'otage, qui tourne rapidement court...

Un épisode particulièrement frustrant, tant il part dans toutes les directions possibles et imaginables, sans jamais trouver un ton ou une cohérence d'ensemble.

On se dit, par moments, que c'était censé être un épisode supposément plus léger et déconneur, avec un Jean-Luc Picard en mode pirate borgne à l'accent calamiteux et au béret ridicule, et Rios en space pimp, sur une planète casino tout droit sortie de Blade Runner, avec ses immenses holo-publicités, etc... mais en fait, l'épisode s'avère assez désagréable à regarder, entre la torture et la mise à mort gratuites d'Icheb ; une Seven of Nine devenue vigilante vengeresse qui ignore l'appel au calme de Picard, exécute sans broncher son ex (ressemblant fortement à une jeune Marina Sirtis, et portant un nom prêtant à de mauvais jeux de motsen langue anglaise) et abat tout ses sbires à grands coups de blasters, dans une scène tout droit sortie d'un mauvais film d'action ; une Raffi droguée alcoolique qui tente de se réconcilier avec son fils qu'elle a abandonné (mais qui se voit opposer une fin de non-recevoir, forcément, car dans Picard, noir c'est noir, il n'y a plus d'espoir) ; et puis bien sûr ce rebondissement final durant lequel Agnes tue Maddox car elle est  (sans surprise) de mèche avec les Romuliens...

Bref, on est dans une série dark & gritty, mélodramatique et nihiliste, où la noirceur est forcée, où les personnages sont tous traumatisés, faillibles, déglingués, et qui n'a de Star Trek que l'univers et quelques noms. J'ai bien conscience que c'est voulu, et à la limite, si c'était bien fait, pourquoi pas, mais les scripts sont vraiment bourrés de facilités et de mystères creux, ce qui ne me convainc pas du tout...

(mais visiblement, il suffit d'un peu de fanservice facile - Mot, Quark, etc - pour se mettre une grosse partie des fans de Trek dans la poche, donc bon...)

- 1x06 - The Impossible Box : Picard arrive sur l'Artefact, où il retrouve Hugh, et ensemble, ils tentent d'évacuer Soji, alors même que cette dernière vient de prendre conscience de sa nature d'être synthétique...

Un épisode qui, s'il est meilleur que le précédent, souffle aussi constamment le chaud et le froid, entre idées intéressantes et moments donnant envie de se facepalmer.

Dans le camp des moments réussis, on trouve Picard, hanté par son expérience chez les Borgs, et dont le retour à bord d'un Cube donne lieu à du stress post-traumatique assez frappant. Stewart se donne à fond dans ces moments, la mise en images du cube 2.0 est efficace, les retrouvailles avec Hugh font plaisir, bref, ça fonctionne plutôt bien. À l'identique, la scène de Raffi qui embrouille une ex-collègue pour parvenir à ses fins n'était pas désagréable, et le fait que le récit avance enfin un peu est assez satisfaisant.

Au rang des moments plus problématiques, on a, dans le désordre, la scène de romance entre Rios et Jurati, assez honteuse dans son écriture et sa mise en images ; toujours des manigances peu convaincantes des Lannister romuliens (de toute façon un gros point faible de la série, à mes yeux) ; et toute une séquence centrée sur Narek et Soji, qui retrouve progressivement la mémoire en explorant l'un de ses rêves... une séquence en théorie intéressante, mais sur laquelle le spectateur a constamment dix minutes d'avance, ce qui la prive du moindre impact (en même temps, la romance Soji/Narek n'a jamais vraiment fonctionné à mes yeux).

Enfin, au rayon fanservice, une référence amusante à un portail sikarien, petit morceau de continuité agréable avec Star Trek Voyager.

Reste que l'épisode, s'il est plus long et fait moins de surplace que d'habitude, est tout de même assez inégal : la qualité et l'homogénéité ne sont pas encore au rendez-vous, et j'ai bien peur que Hugh ne survive pas à la scène de bataille présagée à la fin de l'épisode (parce qu'encore une fois, dans Picard, on force bien le trait et la noirceur en tuant tous les personnages secondaires inutiles...)

---

Retrouvez aussi toutes les critiques de la saga Star Trek publiées sur ce blog en cliquant ici ou en passant par notre Index Séries alphabétique...

commentaires

Critiques éclair - Star Trek : Picard 1x03-1x04 (2020)

Publié le 7 Mars 2020 par Lurdo dans Action, Aventure, CBS, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, Science-Fiction, Star Trek, Télévision, Picard

Après deux premiers épisodes inégaux - un premier plutôt intéressant, et un second qui redescendait déjà d'un bon niveau - place à la suite de cette série CBS dédiée à Jean-Luc Picard, et au futur de l'univers Star Trek...

Star Trek : Picard - Saison 1 (2020) :

- 1x03 - The End is the Beginning : Jean-Luc tente de convaincre Raffi (Michelle Hurd) de lui trouver un pilote, tandis que Soji (Isa Briones), de son côté, interroge d'anciens drones borgs d'origine romulienne...

Mouais. La série continue dans une direction qui ne m'inspire guère, avec énormément de surplace et d'exposition, et des choix créatifs qui me laissent assez dubitatif. À commencer par les anachronismes contemporains, comme les lunettes de soleil, le vape pen, ou Raffi qui utilise l'expression "pro tip".

À côté, en plus, on semble se diriger vers une vague histoire de prophétie romulienne dont Soji ferait l'objet, ce qui, honnêtement, est un peu une béquille narrative dont je me serais bien passé. Idem avec la caractérisation de Picard, qui me semble toujours avoir baissé les bras un peu trop rapidement après l'incident de Mars, et avec ces sous-Lannister romuliens, qui semblent répéter constamment la même scène sans réellement avancer (en même temps, toutes ces scènes sur le cube Borg restent assez floues dans leur positionnement et dans le pourquoi du comment, ce qui n'aide pas à se passionner pour elles).

Étrangement, alors que le Capitaine Rios m'a fait une très mauvaise première impression (l'ex-officier torturé par la mort d'une personne lui étant chère, devenu un pilote/contrebandier indépendant et rebelle, bonjour le cliché), ses rapports avec ses hologrammes (interprétés par le même acteur) peuvent donner quelque chose d'intéressant si c'est bien développé.

(ah, et par contre, l'arrivée du Docteur Jurati au bout milieu de la fusillade, comme ça, ça m'a paru particulièrement suspect. Je ne sais pas si les scénaristes ont prévu quelque chose à son sujet pour la suite, mais je me méfie)

- 1x04 - Absolute Candor : Picard demande à son vaisseau de faire une escale sur la planète Vashti, pour y faire une dernière visite à des Romuliens réfugiés là. Mais sur place, il ne rencontre que l'hostilité des locaux, et retrouve Elnor (Evan Evagora), un jeune guerrier qui lui est fidèle...

Aïe. Ça me fait de la peine de le dire, puisque Michael Chabon est au scénario, mais ça ne s'améliore pas. Du tout. Quatrième épisode, presque la moitié de la saison, et on en est toujours à faire du surplace, de la construction d'équipage, sans rien faire progresser d'autre : les scènes sur le cube Borg sont toujours d'une vacuité exemplaire (Spock-bis continue de flirter avec Soji, les Lannister-bis continuent leur relation semi-incestueuse pleine de menaces), et Picard continue de s'auto-flageller pour une erreur de son passé bien peu caractéristique de sa personnalité.

D'ailleurs, en parlant de personnalité, la caractérisation de Picard est un peu bordélique, puisque lui qui règle habituellement tout par la négociation et la parole décide ici spontanément de chercher la bagarre avec les Romuliens de Vashti en foulant au pied un panneau d'interdiction, puis il passe un savon quand Elnor (alias un Space Samuraï Legolas élevé par des nonnes guerrières... WTF ?) intervient pour lui sauver la vie. Je suis honnêtement à la limite de commencer à trouver Picard antipathique, et ce n'est pas une phrase que je pensais un jour avoir à dire...

Bref. La saison prend un tour qui me déplait de plus en plus, et ce n'est pas sa scène finale de conflit spatial incompréhensible (car montée avec les pieds) et l'apparition fanservice de Seven of Nine qui y changeront quoi que ce soit. En espérant un changement radical de cap, et pas encore trois épisodes de remplissage avec passage touristique chez les Riker...

---

Retrouvez aussi toutes les critiques de la saga Star Trek publiées sur ce blog en cliquant ici ou en passant par notre Index Séries alphabétique...

commentaires

Critiques éclair - Star Trek : Picard 1x01-1x02 (2020)

Publié le 28 Février 2020 par Lurdo dans Télévision, Star Trek, Action, Aventure, CBS, Critiques éclair, Drame, Les bilans de Lurdo, Review, Science-Fiction, USA, Picard

Bien décidé à rentabiliser sa plate-forme de streaming, et à exploiter sa franchise Star Trek au maximum, quitte à l'épuiser, CBS a lancé, en début d'année 2020, une nouvelle série dérivée en 10 épisodes de 45 minutes : Star Trek - Picard, un programme prenant place dans le futur de la Nouvelle Génération, chapeauté par Michael Chabon, Alex Kurtzman, Akiva Goldsman et d'autres, et délibérément plus sombre et dramatique.

Star Trek : Picard - Saison 1 (2020) :

- 1x01 - Remembrance : Lorsqu'il reçoit la visite de Dhaj (Isa Briones), une jeune femme perdue récemment attaquée par de mystérieux assassins et dotée de capacités surhumaines, Jean-Luc Picard (Patrick Stewart), amiral à la retraite, ne sait sur quel pied danser. Et lorsque les origines de Dhaj commencent à refaire surface, Picard n'a d'autre choix que d'aider celle qui, peut-être, est la descendante de l'un de ses meilleurs amis...

Pour l'instant, tout va bien, comme dirait l'autre. C'est avec beaucoup d'appréhensions que j'ai abordé cette série CBS (Amazon, dans le reste du monde), échaudé par la médiocrité générale de Discovery, par le fanservice évident du matériel promotionnel (Data, Seven of Nine, les Borgs, etc, etc, etc), par le dernier Short Trek nous rejouant la partition du 11 Septembre, et par les déclarations de la production et de Stewart, annonçant vouloir faire de cette série l'équivalent de Logan pour les X-men : un récit sombre, désespéré, reflétant le monde actuel et abordant des problématiques sociétales contemporaines de manière dramatique... soit tout l'opposé d'un Star Trek lumineux, optimiste et aventureux, comme je préfèrerais le voir.

Mais pour l'instant, tout va bien. Je pourrais pinailler sur Harry Treadaway en romulien beau gosse mal rasé (pas du tout convaincant dans sa brève apparition, avec son look à la Spock de Discovery) ; sur certains dialogues un peu laborieux ; sur le français calamiteux de Patrick Stewart ; sur le côté "des méchants androïdes rebelles ont attaqué la terre" déjà peu probant, à la base ; ou sur certaines facilités, çà et là...

Mais dans l'ensemble, avec 45 minutes à peine au compteur, le tout s'avère, pour le moment, un programme posé et intéressant, porté par Stewart, avec une Alison Pill qui fait plaisir à voir, une Dhaj plutôt compétente, et un récit qui fait son choix parmi les éléments de continuité de la franchise : oui à nuTrek, oui à Nemesis, mais non à B-4... et ce n'est pas plus mal (même si ce n'est pas fait de la manière la plus élégante et subtile possible).

Pour l'instant, tout va bien.

- 1x02 - Maps and Legends : Alors que Picard mène l'enquête sur la mort et le parcours de Zhat, avec l'aide de Laris (Orla Brady), il est confronté à l'hostilité ouverte de Starfleet, qui lui claque la porte au nez...

Hum... ça va déjà moins bien. Le problème étant principalement une écriture plus laborieuse, qui se paume dans des plombes de technoblabla laborieux lors d'une scène de reconstitution de scène de crime inutile, qui utilise de gros traits pour dessiner le portrait d'un Starfleet corrompu de l'intérieur et hostile à Picard, et qui en rajoute encore une couche avec un duo frère/sœur romuliens aux relations compliquées.

Bon, j'avoue, ça n'aide pas que le tout fasse vraiment du surplace, et que l'actrice interprétant Rizzo ne m'ait pas du tout convaincu, donnant l'impression de tenter de composer une Cercei Lannister du pauvre.

À part ça, le trekkie qui sommeille en moi a apprécié que la série mentionne les problèmes de dégénérescence cérébrale de Picard (cf All Good Things, le final de TNG), mais honnêtement, après un premier épisode honorable, je suis désormais nettement plus sur la défensive.

---

Retrouvez aussi toutes les critiques de la saga Star Trek publiées sur ce blog en cliquant ici ou en passant par notre Index Séries alphabétique...

commentaires

Critiques éclair - Star Trek Discovery - Short Treks 2x06 (2020)

Publié le 18 Janvier 2020 par Lurdo dans Review, Critiques éclair, Télévision, Drame, Science-Fiction, Les bilans de Lurdo, Star Trek, Anthologie, Discovery

Avec son approche décomplexée et très cartoony de l'univers Trek, le cinquième épisode de ces Short Treks, courts-métrages d'une dizaine de minutes prenant place (théoriquement) dans la continuité de Star Trek Discovery, avait divisé les fans ; place au dernier épisode de cette mini-saison, un épisode supposé servir de passerelle menant à la série consacrée à Picard...

Short Treks 2x06 - Children of Mars :

Kima (Ilamaria Ebrahim) et Lil (Sadie Munro), deux fillettes dont les parents travaillent sur Mars, ne se supportent pas, et en viennent même aux mains à l'école. Mais contre toute attente, une attaque dévastatrice sur la Planète Rouge va les rapprocher...

Et c'est à peu près tout ce qu'il y a à en dire. L'épisode, de huit minutes à peine, ne raconte rien de plus : en grande partie muet, et illustré (de manière un peu pompeuse) par une reprise lugubre de Heroes de Bowie, ce court est très contemplatif, et se termine par des bulletins d'information annonçant l'attaque, qui amène les deux fillettes à se tenir par la main.

Un côté "serrons-nous les coudes dans l'adversité" un peu naïf, qui m'a gentiment agacé, car il m'a directement renvoyé à Star Trek Enterprise, pour son portrait d'une Amérique Fédération traumatisé par une attaque terroriste pratiquée par les Talibans Sulibans.

Et ce n'est pas la brève apparition de Picard sur un écran qui y change grand chose : la promesse d'un Star Trek - Picard dépressif et sinistre, où la Fédération serait meurtrie et blessée, ne m'inspire guère, tout simplement.

---

Retrouvez aussi toutes les critiques de Star Trek Discovery et de la saga Trek publiées sur ce blog en cliquant ici...

commentaires

Critiques éclair - Star Trek Discovery - Short Treks 2x04-05 (2019)

Publié le 12 Janvier 2020 par Lurdo dans Aventure, Animation, Anthologie, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Les bilans de Lurdo, Review, Science-Fiction, Star Trek, Télévision, Discovery

Après trois premiers épisodes amusants, mais ne donnant qu'une envie (regarder une série consacrée à l'Enterprise de Pike plutôt qu'au Discovery), retour de ces Short Treks, courts-métrages d'une dizaine de minutes prenant place (théoriquement) dans la continuité de Star Trek Discovery, et s'attardant, à chaque fois, sur des aspects plus anecdotiques de l'univers Trek...

Short Treks 2x04 - The Girl who made the Stars : afin de calmer sa fille Michael Burnham, apeurée par le noir, son père lui raconte une légende africaine concernant une fillette ayant apporté la lumière aux peuples primitifs effrayés par l'obscurité...

Pas désagréable, en soi, mais ça lorgne fortement sur du Disney qui se prendrait mollement les pieds dans le tapis du message de curiosité et d'exploration qu'il veut exprimer. Je ne sais pas trop quoi en penser, c'est compétent, mais il y a quelque chose qui me dérange dans le côté "grâce à son courage et à sa curiosité, elle a apporté la lumière et les étoiles à son peuple (après qu'un extraterrestre de passage les lui ai donnés, influençant de fait l'évolution de l'espèce terrestre)".

Je sais qu'on est dans le conte pour enfants, dans la métaphore, et tout et tout, mais quelque part, ça explique beaucoup de choses sur le caractère rebelle et approximatif de Michael Burnham...

2x05 - Ephraim and Dot : les mésaventures d'une mère tardigrade qui décide de pondre ses œufs à bord de l'Enterprise de Kirk, au grand dam d'un robot de sécurité qui ne l'entend pas de cette oreille...

Un adorable épisode animé réalisé et mis en musique par Michael Giacchino, qui pour l'occasion nous produit un court-métrage hommage à Tex Avery, à Pixar et à toute l'histoire de Star Trek TOS, d'une bien belle manière ludique et dynamique.

C'est drôle, c'est mignon, c'est coloré, et forcément, ça a déplu à cette frange de la fanbase Trek qui prend sa franchise trop au sérieux, s'indigne du moindre manquement à la continuité, et t'explique que Star Trek, ça n'a jamais été tous publics, et que ça devrait être réservé à une élite intellectuelle, plutôt que d'être décliné sous forme de sous-Pixar destiné aux gamins... *soupir*

---

Retrouvez aussi toutes les critiques de Star Trek Discovery et de la saga Trek publiées sur ce blog en cliquant ici...

commentaires

Critiques éclair - Star Trek Discovery - Short Treks 2x01-03 (2019)

Publié le 23 Novembre 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, Science-Fiction, Star Trek, Télévision, Aventure, Drame, CBS, Discovery

Retour de ces Short Treks, courts-métrages d'un petit quart d'heure prenant place dans la continuité de Star Trek Discovery, et s'attardant, à chaque fois, sur des aspects plus anecdotiques de l'univers Trek...

Short Treks 2x01 - Q & A :

Spock (Ethan Peck) arrive à bord de l'Enterprise, et se retrouve rapidement coincé avec Numéro Un (Rebecca Romijn) dans un turbolift en panne...

Une petite mésaventure amusante de ces deux personnages, qui se dévoilent un peu et établissent une certaine complicité au cours de ce bref incident. Sympathique, avec sa musique qui lorgne fortement sur le score de Michael Giacchino pour les films nuTrek (Giacchino est crédité comme étant "compositeur superviseur").

Cela dit, il faut bien avouer que ce court est problématique, puisqu'il ne fait que donner envie de suivre les aventures de cet Enterprise, et pas du tout celles du Discovery...

2x02 - The Trouble with Edward :

Lorsque Lynne Lucero (Rosa Salazar), officier scientifique de l'Enterprise, prend le commandement de son propre navire, elle découvre rapidement qu'Edward Larkin (H. Jon Benjamin), un scientifique excentrique travaillant à bord, mène des expériences sur les Tribules, pour en faire une source de nourriture inépuisable...

Un épisode totalement décomplexé et parodique, avec la voix d'Archer dans le rôle du scientifique le plus incapable de la flotte = c'est franchement amusant et déconneur, même si ce n'est, au final qu'une retcon approximative des origines des Tribules, qui ne colle pas vraiment à ce que l'on sait de l'espèce, notamment depuis Enterprise.

2x03 - Ask Not :

Alors que le la Starbase 28 est attaquée par des Tholiens, Thira Sidhu (Amrit Kaur), une jeune cadette, apprend qu'elle doit garder le Capitaine Pike (Anson Mount), accusé de mutinerie...

Un épisode de 8 minutes à peine, malheureusement très anecdotique, car cousu de fil blanc, et dont on devine la chute dès les premières secondes. Par chance, ça reste bien interprété, mais le problème reste posé : malgré leurs éventuels défauts, ces Short Treks donnent toujours bien plus envie qu'une série sur l'Enterprise de Pike soit mise en chantier, plutôt qu'une nouvelle saison de Discovery...

---

Retrouvez aussi toutes les critiques de Star Trek Discovery et de la saga Trek publiées sur ce blog en cliquant ici...

commentaires

Critiques éclair - The Orville 2x14 (2019)

Publié le 5 Mai 2019 par Lurdo dans Aventure, Comédie, Critiques éclair, Drame, Review, Romance, Science-Fiction, Star Trek, Télévision, Orville, Fox

La semaine dernière, The Orville a eu la mauvaise idée de consacrer un épisode complet à la relation Ed/Kelly, au travers d'un recyclage peu inspiré d'un épisode de Next Generation ; cette semaine, on en découvre les conséquences directes...

The Orville 2x14 - The Road Not Taken

En refusant de sortir avec Ed, Kelly a changé le cours de l'histoire. Sept ans plus tard, l'univers est sous le contrôle des Kaylons : Ed et Gordon tentent péniblement de survivre, jusqu'à ce que Kelly et les autres membres de l'équipage de l'Orville les retrouvent, et leur expliquent comment ils comptent changer le cours de l'histoire en remontant dans le passé...

Un épisode de fin de saison très premier degré, et pour lequel on sent que la production a lâché tout ce qui lui restait de budget, puisque ça déborde d'effets spéciaux et de scènes d'action en tous genres... ce qui est bien pratique pour cacher la pauvreté du script.

Pour faire simple, il ne se passe pas grand chose durant ces 48 minutes d'épisode, un épisode qui, pour ne rien arranger, photocopie lorgne allègrement sur bon nombre d'épisode similaires (Endgame, Timeless, Yesterday's Enterprise...).

Alors on va me répondre que ce sont des hommages, mais lorsque l'épisode ne consiste plus qu'en des hommages successifs, sans la moindre valeur ajoutée au niveau de l'humour ou des péripéties, le tout retombe dans la pâle imitation.

Sans compter que le propos du récit, in fine, c'est "la relation de Kelly et de Ed est tellement centrale et importante à l'univers, que sans elle, c'est la fin de toute civilisation". Mwébof.

Bon, je reconnais que si l'on est investi dans cette relation, on doit probablement se passionner pour les deux derniers épisodes de la saison. Personnellement, ce n'est pas le cas, et je me suis donc gentiment ennuyé devant cette succession d'"hommages" et de scènes d'action évoquant directement Star Wars (entre autres).

Et pour ne pas terminer sur une note négative : j'ai apprécié la bande originale, et j'ai été content de revoir, même brièvement, cette chère Alara.

---

Un épisode qui conclut une saison 2 assez mitigée, dans la droite lignée de la saison 1, avec peut-être un meilleur équilibre entre l'humour et le sérieux. Mais les problèmes de la série restent les mêmes, et tant que The Orville ne cessera pas de piocher directement dans la franchise Star Trek pour ses scénarios, elle ne parviendra jamais à se démarquer et à donner quelque chsoe de mémorable et d'original.

Pour le moment, la série a la chance d'être diffusée en parallèle de Star Trek Discovery, ce qui lui permet, en comparaison, de ressembler à du Shakespeare, et d'attirer nettement plus la sympathie grâce à sa distribution nettement plus attachante et mieux développée.

Mais dans l'absolu, qualitativement parlant, je ne suis pas certain qu'une fois une certaine indulgence (inhérente au statut de pastiche humoristique de la série) mise de côté, The Orville soit à ce point supérieure à la série franchisée, quoi que veulent bien en dire les trekkies frustrés par Disco.

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et ici.

commentaires

Critiques éclair - The Orville 2x13 (2019)

Publié le 28 Avril 2019 par Lurdo dans Aventure, Comédie, Critiques éclair, Drame, Review, Romance, Science-Fiction, Orville, Star Trek, Fox, Télévision

Maintenant que la diffusion de Star Trek Discovery est terminée, et que la série s'est joyeusement vautrée sur la ligne d'arrivée, The Orville reste seule en piste pour faire bonne impression...

The Orville 2x13 - Tomorrow, and Tomorrow, and Tomorrow : 

Lorsqu'un incident technique déclenche l'apparition à bord d'un double temporel de Kelly, plus jeune de 7 ans, l'équipage de l'Orville ne sait comment la gérer. Ted, en particulier, est bien tenté de reprendre une relation sentimentale avec la jeune femme, qui n'a pas encore connu leur mariage et leur divorce...

Mouais. Cette critique, je vais la faire brève.

The Orville nous refait (encore) un remake d'un épisode de Star Trek : ici, Second Chances, de Next Generation, avec son double de Riker qui tente de reprendre une relation amoureuse avec Troi lorsqu'il arrive sur l'Enterprise.

Sauf que The Orville nous le refait sans panache, sans rythme, sans sous-intrigue secondaire qui permettrait de dynamiser tout ça (les quelques instants de menace kaylonne sont visuellement jolies, mais ça s'arrête là) et, pire encore, il nous le fait avec un couple dont bon nombre de spectateurs (moi y compris) se moquent royalement.

Je l'ai toujours dit, depuis le début de la série : Ted/Kelly, et le shipping qui accompagne cette relation avortée, ça ne m'intéresse pas, ça n'a jamais été particulièrement bien traité, et par conséquent, 48 minutes consacrée intégralement à cette relation, c'est soporifique à mes yeux.

D'autant qu'à côté, l'humour est largement absent (à part deux ou trois pas de danse), et que l'épisode continue d'ignorer toute continuité concernant 1) le couple de Bortus en difficulté, et 2) les actions et le statut d'Isaac à bord.

À se demander si, en fait, ce n'était pas un épisode stand-alone, prévu pour plus tôt dans la saison, et replacé là au petit bonheur la chance, en fonction de demandes de programmation de la chaîne.

Bof, donc, et j'espère que le season finale de la semaine prochaine sera meilleur.

(ah, et mention spéciale à la perruque immonde de Kelly-jeune)

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et ici.

commentaires

Critiques éclair - The Orville 2x12 (2019) & Star Trek Discovery 2x14 (2019)

Publié le 21 Avril 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Drame, Netflix, Review, Science-Fiction, Star Trek, Télévision, Orville, Fox, CBS, Discovery

Dernière ligne droite, tant pour The Orville que pour Star Trek Discovery, après plusieurs semaines de pause pour la première, et une succession d'épisodes toujours plus brouillons pour la seconde...

The Orville 2x12 - Sanctuary : 

Lorsque Bortus facilite le passage de deux ingénieurs moclans (Regi Davis, Shawn Andrew) et de leur fille sur l'Orville, sans en avertir ses supérieurs, il encourt la colère de ces derniers, jusqu'à ce que l'équipage découvre une colonie reculée où 6000 femmes moclannes vivent, réfugiées. Soudain, l'existence même de la colonie est en péril lorsque le gouvernement moclan découvre son existence, et veut l'exterminer...

Un peu mitigé, sur cet épisode signé Joe Menosky, et réalisé par Jonathan Frakes, un épisode qui a indéniablement bon fond, mais qui pèche un peu sur sa forme.

D'un côté, j'apprécie le propos de l'épisode, trekkien en diable, sa continuité avec le reste de la série, les différentes guest stars issues de l'univers Trek (F. Murray Abraham, Tony Todd, Marina Sirtis, et bien sûr Kelly Hu, Victor Garber et Ted Danson), l'utilisation de Dolly Parton comme d'un gimmick décalé (coucou, Deadpool 2 !), et la bataille spatiale plutôt joliment mise en images.

Mais de l'autre, j'ai trouvé le tout assez mollasson et bavard : la mise en place prenait vraiment trop son temps, et surtout, je dois dire que j'ai eu un peu ma dose des épisodes centrés sur les Moclans et sur leurs mœurs rétrogrades (beaucoup trop d'épisodes similaires, en trop peu de temps). Ce n'est pas forcément rédhibitoire, mais le tout est souvent tellement manichéen que ça en devient caricaturale et lassant.

Dans l'ensemble, cependant, un épisode mitigé (comme je le disais), mais mitigé positif, surtout en comparaison de ce qui se fait du côté de Discovery en ce moment (c'est amusant, mais j'ai l'impression de redire exactement la même chose que la saison dernière, à la même période).

Star Trek Discovery 2x14 - Such Sweet Sorrow, deuxième partie :

L'équipage du Discovery et l'Enterprise affrontent la flotte de la Section 31, au service de Control, alors que Burnham tente de partir dans le futur avec le navire pour mettre les informations de la Sphère hors de portée de l'Intelligence Artificielle...

Voilà voilà. CQFD.

Nous avons là le plus bel aveu d'échec des scénaristes et showrunners de Star Trek Discovery : un reboot complet de la série, qui finit par faire ce que l'on pouvait deviner depuis plusieurs semaines, à savoir envoyer le Discovery et son équipage dans le futur, pour y vivre de nouvelles aventures détachées de la continuité historique de Trek.

Adieu, Klingons, Spore Drive, Enterprise, Pike, Spock, relations familiales impossibles, cristaux temporels, Section 31, et Skynet : tout ça est joyeusement mis au rebut par la production, de la manière la plus "Discovery" qui soit - comprendre : une débauche d'action et d'effets spéciaux spectaculaires (mais creux) supposés cacher la vacuité d'un script bavard et bourré de répliques et d'explications approximatives (voire incohérentes), des scènes émotionnelles forcées centrées sur le visage de SMG filmé en plan serré - ou sur des seconds rôles qui se sacrifient platement -, une réalisation bourrée d'effets maniérés, de flous artistiques et de pirouettes, et une résolution téléphonée de bout en bout, qui ne surprendra que les spectateurs les plus naïfs.

Voilà. Je n'ai pas grand chose de positif à dire sur ce season finale, d'autant plus que le temps m'a paru vraiment longuet durant le visionnage. Heureusement, Discovery, dans sa forme actuelle, c'est terminé. Et s'il y avait bien du mieux en saison 2, en comparaison de la première année, c'était principalement dû à la présence d'Anson Mount en Capitaine Pike.

Alors qu'attendre d'une saison 3 se déroulant dans un futur lointain (si tant est que c'est bien là que le Discovery est arrivé), et probablement grandement dénuée du fanservice habituel/du recours constant à une nostalgie totalement éventée (même si l'on n'est jamais à l'abri de la visite de descendants de Picard, Janeway et compagnie) ?

Personnellement, je n'en attends grand chose, tant les problèmes de Discovery se situent avant tout à un autre niveau, plus intrinsèque et fondamental (l'écriture, la réalisation, les idées) ; mais il sera intéressant de voir comment cette saison 3 parviendra à se réinventer. Car la même écriture, sans le facteur doudou nostalgique, ça ne fonctionnera pas.

La saison 3 sera peut-être la saison la plus cruciale de Discovery, celle où tout sera remis en question, et où les scénaristes joueront le futur du programme (surtout si, en parallèle, les autres séries Trek s'avèrent mieux écrites, et plus convaincantes).

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et ici.

commentaires

Critiques éclair - Star Trek Discovery 2x13 (2019)

Publié le 14 Avril 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, CBS, Critiques éclair, Drame, Netflix, Review, Science-Fiction, Star Trek, Télévision, Discovery

Comme je le disais la semaine dernière, la saison 2 de Star Trek Discovery continue lentement de se désagréger à mesure que la saison approche de sa conclusion, et que les scénaristes naviguent globalement à vue...

Star Trek Discovery 2x13 - Such Sweet Sorrow :

Alors que les informations de la Sphère refusent de laisser le Discovery s'autodétruire, Burnham réalise qu'elle va devoir partir dans le futur à bord du Discovery, pour y échapper à Control. Elle fait donc ses adieux à tout l'équipage...

La semaine dernière, j'avais conclu par un facepalm de Jean-Luc Picard. Cette semaine, il me faudrait plutôt une tête qui explose, tant cet épisode s'est avéré un véritable calvaire.

Pour ceux qui, comme moi, ont énormément de mal avec l'émotion forcée et manipulatrice de la série, et avec sa tendance à placer constamment Burnham au centre de tout (avec ce que ça entraîne d'interprétation discutable de la part de SMG), on a droit ici à 75% de Burnham en mode émotion très émouvante, qui fait ses adieux à tous ses amis et ses collègues, pour une mission dont on devine déjà qu'elle ne se déroulera pas comme les scénaristes veulent bien nous le faire croire (rien que la présence de Spock à bord impose qu'un bouleversement assez conséquent de l'intrigue devrait se produire avant un éventuel saut temporel).

Déjà que notre hypothèse de base "les signaux rouges/l'ange, c'est Burnham" est à nouveau confirmée après une feinte pas très convaincante en la personne de sa mère, mais là, en plus, les scénaristes ramènent la jeune Reine extraterrestre issue du Short Trek consacré à Tilly, en mode deus ex machina qui résout tous les problèmes en un coup de baguette magique.

Ce qui peut faire peur, puisque cela laisse à penser que l'épisode Calypso, qui se déroulait dans un futur très lointain, avec un Discovery déserté et occupé par une Intelligence Artificielle, va lui-aussi être réintégré à l'intrigue de cette saison, peut-être pour expliquer comment le Discovery, le spore drive, et tout ça, ont été expurgés de la continuité.

(ce qui laisserait l'équipage du Disco... à bord de l'Enterprise pour une saison 3 ?)

Quoiqu'il en soit, cet épisode sert de grosse mise en place au final de la semaine prochaine, de manière pas toujours très cohérente (les vaisseaux de la section 31/de Control sont menaçants... mais les parents de Spock et Burnham parviennent à rendre visite sans problème au Discovery), comme d'habitude, et gentiment forcée.

Ajoutez à cela une caméra constamment tournoyante, et les grosses ficelles habituelles de la série... et on se retrouve devant un épisode assez typique de Disco : laborieux, et terriblement frustrant.

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et ici.

commentaires

Critiques éclair - Star Trek Discovery 2x12 (2019)

Publié le 7 Avril 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, CBS, Critiques éclair, Drame, Netflix, Review, Science-Fiction, Star Trek, Télévision, Discovery

Pas de The Orville, cette semaine, après une semaine axée comédie romantique ; Discovery, elle, continue à décevoir par son écriture faiblarde, après un début de saison partant pourtant dans une bonne direction...

Star Trek Discovery 2x12 - Through the Valley of Shadows :

Alors que Burnham et Spock enquêtent sur un vaisseau de la Section 31 qui ne répond plus, Pike se rend dans un monastère klingon reculé pour y chercher un cristal temporel...

Un épisode pour lequel j'ai bien envie de ressortir le meme de Picard en train de se prendre la tête dans les mains.

Pas tant pour son déroulement pas très passionnant, ou pour ses deux sous-intrigues principales peu rythmées : Pike dans le monastère klingon à l'architecture typiquement terrienne, passe encore, c'est fauché, mais ça permet de faire un peu de fanservice gratuit, même si la notion même de Destin telle que l'épisode semble la présenter là va à l'encontre des multiples changements temporels qui se sont déroulés dans toute l'histoire de Star Trek.

À l'identique, Spock et Burnham sur le vaisseau de la Section 31, c'est un peu écrit avec les pieds (Burnham qui ne se méfie pas un seul instant du seul survivant d'un massacre perpétré par une entité pouvant prendre l'apparence d'autrui, c'est trop gros, et ça donne au spectateur méfiant dix longueurs d'avance sur ces officiers surentraînés), mais ça se regarde.

Si je suis tenté de réutiliser l'image de Picard, ce n'est même pas pour les quelques scènes de Reno tentant de réconcilier Stamets et Culber, des scènes qui tranchent tellement avec le reste de l'épisode qu'elles donnent l'impression qu'elles sont issues d'un autre script.

Non, si le facepalm me démange, c'est bien à cause de cette fin d'épisode, quand Pike décide, à la suggestion de Burnham, d'enclencher l'auto-destruction du Discovery, pour éviter que les informations de la Sphère ne tombent aux mains de la flotte de la Section 31, et donc de Control.

Une auto-destruction qui, narrativement, n'est là que pour ramener l'Enterprise à l'écran, la semaine prochaine, alors même que le moteur sporique du Discovery fonctionne parfaitement, et pourrait envoyer ce dernier en un clin d’œil à l'autre bout de la galaxie, le temps de trouver une autre solution aux problèmes du navire.

Mais non. Il faut un cliffhanger de fin d'épisode, visiblement, quitte à baisser le QI des personnages de 80 points pour y parvenir... *soupir*

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et ici.

commentaires

Critiques éclair - The Orville 2x11 (2019) & Star Trek Discovery 2x11 (2019)

Publié le 31 Mars 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Drame, Review, Science-Fiction, Star Trek, Télévision, Orville, CBS, Fox, Netflix, Discovery

Après plusieurs semaines de séparation des critiques de Star Trek Discovery et de The Orville, retour à des critiques combinées collant à peu près au rythme de diffusion...

The Orville 2x11 - Lasting Impressons : 

Lorsqu'il parvient à réactiver un smartphone trouvé lors d'une expédition archéologique, Gordon s'éprend de Laura (Leighton Meister), sa propriétaire new-yorkaise de 2015, qui a laissé de nombreuses photos, vidéos et messages dans l'appareil. Sur un coup de tête, il recrée la jeune femme et son univers dans le simulateur holographique, et commence une relation sentimentale avec elle. En parallèle, Bortus et son mari s'essaient aux cigarettes, et tombent accros...

Un épisode signé MacFarlane, qui (comme d'habitude) évoque beaucoup ce qui a déjà été fait dans le genre par Star Trek (que ce soit avec Riker et Minuet, Geordi et Leah Brahms, ou Janeway et Michael Sullivan...) sans vraiment apporter grand chose de passionnant qui justifierait une nouvelle version de cette histoire.

Enfin, ce n'est pas tout à fait vrai : il apporte à ce type d'histoire une narration et une forme très "comédie romantique américaine contemporaine", comme il l'avait déjà fait, il y a peu, pour le Doc et pour Isaac (d'ailleurs, Isaac a totalement disparu de la série depuis quelques semaines...). Ce n'est pas forcément désagréable, c'est assez bien interprété, mais dans l'absolu, c'est loin d'être captivant, et c'est cousu de fil blanc.

Heureusement, à côté, il y a Bortus et ses cigarettes, une sous-intrigue ouvertement comique et parodique, qui ne fait pas dans la subtilité, mais s'avère plutôt drôle.

Reste que ce serait tout de même bien que MacFarlane cesse de photocopier d'anciens épisodes de Trek s'il n'a rien de vraiment novateur à apporter à leur postulat de départ.

Star Trek Discovery 2x11 - Perpetual Infinity :

Alors que Burnham renoue avec sa mère (Sonja Sohn), écartelée entre plusieurs époques, Giorgiou et Tyler s'aperçoivent que Leland a été contaminé par Control, et qu'il n'est plus responsable de ses actes...

Passons sur le pléonasme du titre de l'épisode, pour nous attarder sur... euh... pas grand chose, en fait, puisque je dois bien avouer m'être profondément ennuyé devant cet épisode brouillon, qui fait énormément de remplissage sur le front de Burnham et de sa mère, qui laisse énormément (trop !) de place au surjeu de SMG, qui flirte considérablement (et de bien trop près pour que je sois en confiance) avec une "borgification" de Leland, et surtout, qui dissimule derrière trois tonnes de platitudes pseudo-philosophiques et de technobabble le fait que le scénario prenne l'eau de toutes parts, et ne soit qu'un enchaînement de rebondissements et d'idées approximatives.

Je... en réalité, je n'ai même pas envie de développer. Cet épisode m'a été vraiment pénible à suivre, il ne fait vraiment pas avancer le schmilblick dans une direction intéressante à mes yeux, et il m'a vraiment donné envie d'arrêter en cours de route - ce qui est assez mauvais signe, à une poignée d'épisodes de la fin de saison.

(j'espère vraiment qu'ils ne vont pas nous envoyer Leland dans le passé, dans le Delta Quadrant, d'une manière ou d'une autre, pour en faire le premier Borg...)

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et ici.

commentaires

Critiques éclair - Star Trek Discovery 2x09-10 (2019)

Publié le 24 Mars 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, CBS, Critiques éclair, Drame, Netflix, Review, Science-Fiction, Star Trek, Télévision, Discovery

Pas de diffusion de The Orville, la semaine dernière, et j'en profite donc pour prendre une double dose de Star Trek Discovery, dont la saison 2 prend cependant une tournure de moins en moins intéressante (et de plus en plus prévisible) à mes yeux...

Star Trek Discovery 2x09 - Project Daedalus :

Lorsque l'Amirale Cornwell (Jayne Brook) monte à bord du Discovery, elle explique à Pike que Starfleet a perdu tout contact avec Control, l'intelligence artificielle dirigeant la base secrète de la Section 31. Le vaisseau part aussitôt pour cette destination, avec pour objectif de redémarrer Control, afin de reprendre le dessus sur l'ordinateur...

Voilà voilà. Jonathan Frakes à la réalisation (mais ça tournoie et ça bouge toujours autant, donc ça doit faire partie du cahier des charges de la série, maintenant), la future showrunneuse du show au scénario, et... hum... disons qu'on devine tout de suite vers quoi s'est tournée la production pour s'inspirer.

Pour résumer, Control nous fait donc un Skynet, se révolte contre les humains, les extermine, et envoie un agent dans le passé pour contaminer Airiam, afin que celle-ci pirate les données de la sonde extraterrestre et les transmette au Control du passé, afin que celui-ci puisse évoluer en Skynet, et... euh... non seulement c'est une boucle logique paradoxale, mais en plus, du point de vue de Control, super-ordinateur de la Section 31 ayant accès à tous les systèmes fédéraux, et à toutes leurs informations, c'est vraiment se donner beaucoup de mal pour pas grand chose (il suffisait d'attendre que le Discovery transfère toutes ses informations à Starfleet, pour les récupérer par la suite).

(et pour rajouter à la comparaison avec Terminator, on a aussi droit à une héroïne badass, à quelqu'un enfermé dans un asile, et bien sûr, à la résistance du futur qui envoie un agent dans le passé pour essayer de changer le cours de l'histoire... et comme tout tourne autour de Burnham - encore une fois, c'est Airiam qui le dit - reste à savoir si l'Ange Rouge est Old Burnham, Burnham Jr, ou, si l'on continue avec la comparaison avec Terminator, l'équivalent de Kyle Reese pour Burnham... sa mère ?)

Airiam, d'ailleurs, est ici victime du syndrome des scénaristes incapables, lesquels n'ont pas été en mesure de développer les personnages secondaires de la série depuis deux saisons, et décident de précipiter tout le développement d'Airiam pour le faire tenir dans cet ultime épisode, avant de la sacrifier dans un déluge de gros violons et de larmes qui tombent à plat.

Voilà voilà, comme je le disais. L'épisode en lui-même a de jolies scènes d'action, pas forcément indispensables ou bien écrites (je m'amuse encore de Burnham qui passe cinq bonnes minutes à se battre puis à faire d'autres choses, sans même vérifier si sa collègue Nhan est encore en vie), mais distrayantes, et ça se précise sur de nombreux plans... malheureusement, tout le mélodrame Burnham/Spock est toujours insipide au possible (la tête :HMr2Umk: de Burnham quand Spock démolit le jeu d'échec m'a bien fait rire), et dans l'ensemble, ça manque vraiment d'un bon scénariste à la barre, avec une vraie vision d'ensemble.

Star Trek Discovery 2x10 - The Red Angel :

Peu de temps après la mort d'Airiam, l'équipage du Discovery découvre la vérité sur l'Ange Rouge : ses signes biologiques indiquent que c'est Burnham, porteuse d'une combinaison temporelle créée par la Section 31. Et pour mieux comprendre ce phénomène étrange, le Discovery décide de tendre un piège à l'Ange Rouge, en mettant la vie de Burnham en jeu...

Ouhlà le beau ratage, signé de deux scénaristes débutant sur la série. C'est bien simple, que ce soit sur le plan de la logique (notamment temporelle), de l'émotion, de la romance, ou de la tension, rien ne fonctionne... et ne parlons même pas des révélations et autres rebondissements !

Mais commençons par le commencement : une longue cérémonie d'adieux à Airiam, une cérémonie qui, comme je le disais à propos de l'épisode précédent, tombe totalement à plat du fait de l'absence totale d'attachement du spectateur aux personnages secondaires de Discovery.

Ensuite, juste avant le générique de début, grande révélation : l'Ange Rouge est Burnham, ou du moins, ils ont tous deux la même signature biologique. Première réaction du spectateur : merci, on s'en doutait ; deuxième réaction : pour qu'ils balancent ça de manière aussi peu cavalière dès le début, c'est qu'il y a une feinte quelque part.

Et effectivement, feinte il y a : l'Ange Rouge n'est pas Burnham, mais sa mère, comme on le découvre à la toute fin de l'épisode. Autrement dit, pour continuer le parallèle avec Terminator entamé la semaine dernière, ce n'est pas John Connor qui a remonté le temps, c'est Kyle Reese. Logique.

(disons que niveau surprise, c'est raté)

D'autant qu'en plus, entre deux scènes soporifiques de Burnham et Spock qui se réconcilient, de Burnham et Ash qui se réconcilient, de Culber en thérapie, de Stamets et Culber qui se réconcilient (pas tout à fait), ou encore de Giorgiou qui met mal à l'aise ces deux derniers avec des allusions balourdes et gênantes, les scénaristes et les personnages échafaudent un plan totalement stupide pour capturer l'Ange Rouge, un plan qui trahit très rapidement le fait que celui-ci ne peut pas être Burnham.

En effet, en menaçant de tuer Burnham pour attirer l'attention de l'Ange, ils créent une boucle paradoxale qui n'a pas grand sens, puisque si l'Ange-Burnham ne sauve pas Burnham, alors cette dernière meurt, et l'Ange-Burnham n'existe plus... et donc le Discovery n'enquête pas sur l'Ange, et Burnham ne meurt pas, et l'Ange existe, et le Discovery enquête, et Burnham meurt, et ainsi de suite.

(avec en bonus un grand moment de ridicule quand SMG joue l'agonie et la souffrance)

Sans oublier le fait que Skynet/Control veut clairement que l'Ange soit arrêté, et maintenant que le Discovery est en possession de la combinaison, il suffit de peu pour que Burnham décide de l'enfiler pour changer le cours de l'histoire...

Car, on nous avait prévenu (et on le savait bien), Mary-Sue Burnham est au centre de tout, ses origines sont tragiques, forcément liées à la Section 31, forcément liées au voyage temporel (une fois que le capitaine de la Section 31 explique - au cours d'une scène mollassonne qui aurait bien mérité un flashback - que les parents de Burnham travaillaient sur le voyage temporel, le twist final est grillé), blablabla...

Bref, un épisode décousu (un peu comme cette critique) et précipité, qui se sabote tout seul, et qui ne fait illusion que par son rythme assez soutenu. Je crains le pire pour la fin de saison.

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et ici.

commentaires
<< < 1 2 3 4 5 6 > >>