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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #science fiction catégorie

Un film, un jour (ou presque) #1860 : Deborah (2022)

Publié le 16 Juin 2023 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Science-Fiction, Science Fiction, Politique, USA, Review, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Deborah (2022) :

Invités à passer un week-end chez leurs amis Ada (Deborah Ann Woll) et Albert (Kevin Bigley), scientifiques et inventeurs, Chet (Scott Michael Foster), provocateur nihiliste, Gabby (Ciara Renee), sa nouvelle petite-amie, Nora (Sophia Bush), radieuse et enthousiaste, Jim (Michael Waller), le frère trumpiste de Nora, et Frank (Arjun Gupta), universitaire philosophe, découvrent rapidement que la dernière invention du couple, Deborah - une assistante domestique connectée, à l'intelligence artificielle unique - est capable d'arrêter et de remonter le temps à volonté. Aussitôt, cela sème le chaos dans le petit groupe...

Une comédie noire qui aurait très bien pu être un épisode de Black Mirror et qui est globalement bien interprétée, mais qui, je dois bien l'avouer, ne m'a pas convaincu plus que ça.

Écrit et réalisé par la scénariste de Meet Cute (déjà centré sur les voyages temporels), le film partage pas mal de points communs avec ce dernier métrage, qui m'avait laissé dubitatif : c'est bavard, ronflant, ça aime s'écouter parler (notamment tout le laïus sur la masculinité toxique), c'est parfois un peu con (l'histoire d'inceste), les personnages sont assez antipathiques de bout en bout, avec un groupe d'archétypes ambulants à baffer dès les premières scènes, et dont le caractère ne fait qu'empirer au gré du film.

On me répondra que c'est voulu, mais ça ne fait pas pour autant un film intéressant à suivre : tout l'argument temporel est assez brouillon, à nouveau, et lorsque le film se fait plus sérieux avant de virer au massacre, on se contente de regarder le tout sans trop s'intéresser, puisque l'on sait déjà que tout sera rebooté avant la fin, et qu'aucun personnage ne parvient à susciter l'empathie.

À nouveau, l'écriture n'est pas assez subtile ou maîtrisée pour justifier son artifice scénaristique et sa mécanique, du moins, pas sur 90 minutes.

2.25/6 

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Un film, un jour (ou presque) #1859 : I'm Totally Fine (2022)

Publié le 15 Juin 2023 par Lurdo dans Comédie, Cinéma, Critiques éclair, Drame, USA, Science Fiction, Science-Fiction, Review

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

I'm Totally Fine (2022) :

Alors que Jennifer (Natalie Morales), sa meilleure amie et partenaire en affaires, vient de décéder subitement, Vanessa (Jillian Bell) part s'isoler quelques jours dans la maison qu'elles avaient louée pour y tenir une fête à l'occasion du lancement de leur produit. Mais sur place, elle tombe nez à nez avec Jennifer, bien vivante... et qui affirme être une extraterrestre ayant adopté l'apparence de la défunte pour étudier l'humanité pendant 48 heures.

Une comédie dramatique indépendante plutôt réussie sur le deuil, l'amitié, et le regret, qui conserve un ton assez mélancolique tout au long du métrage, même lors des moments les plus excentriques (avec Harvey Guillen en DJ à la veste lumineuse).

Ça ressemble fortement à un film de pandémie (petit budget et deux actrices en tête à tête dans une villa isolée), mais grâce à l'interprétation de Bell et de Morales (qui tient très bien le phrasé décalé de son extraterrestre), on reste intéressé par cette amitié interrompue, qui trouve ici une conclusion inespérée pour Vanessa.

Sympathique, en somme, si l'on apprécie le genre et le propos.

3.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #1858 : Fast X (2023)

Publié le 14 Juin 2023 par Lurdo dans Action, Aventure, Science Fiction, Science-Fiction, Thriller, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, USA, Review

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Fast X (2023) :

Dante (Jason Momoa), le fils d'Hernan Reyes, que la bande de Dom (Vin Diesel) avait éliminé il y a quelques années, a décidé de se venger de Dom et de toute sa clique, en en faisant des hors-la-loi traqués par les autorités et par ses nombreux sous-fifres...

C'est tout de même amusant de constater que malgré tous ses efforts, Vin Diesel reste l'élément le moins intéressant de sa franchise. Ou presque, puisque Ludacris et Gibson sont toujours là pour tirer le métrage vers le bas avec leur humour insipide qui n'apporte rien.

Mais tout de même : à chaque film, la franchise Fast ramène de nouveaux acteurs, de nouveaux gros bras, et systématiquement, ils sont plus charismatiques, plus drôles, plus attachants et plus intéressants que Diesel, bloqué en mode "famille" : Statham, Momoa, The Rock, Alan Ritchson, John Cena - systématiquement, Diesel est éclipsé... et ce n'est pas forcément un mal.

La critique de ce Fast X, supposément le grand final de la franchise (mais en réalité l'Infinity War d'un Endgame encore à venir), va être assez simple, en réalité : prenez la critique du film précédent (lisible ici), avec tous les défauts frustrants de la franchise (c'est très mal écrit, surtout les dialogues, c'est un tout numérique souvent laid qui méprise totalement les lois de la physique, de la mécanique, de la biologie, etc, c'est un bordel sans nom, etc), ajoutez-y une réalisation signée Leterrier au montage bourré de faux raccords (surtout visibles dans les premières 20 minutes du film et noyés ensuite dans l'action), un rythme très inégal, une continuité toujours plus malmenée, des caméos inutiles (Pete Davidson ^^) et un Jason Momoa qui cabotine, comme un pseudo-Joker chaotique et flamboyant, constamment sur le point d'en faire beaucoup trop... et voilà, Fast X.

C'est toujours autant le foutoir, ça se prend toujours trop au sérieux pour son propre bien, et ça se finit, de manière agaçante, en queue de poisson (même si ça laisse présager d'un Fast X qui devrait ressembler à un Hobbs & Shaw 2 plus qu'à un Fast & Furious normal) mais ça reste spectaculaire et regardable, pour peu qu'on éteigne son cerveau.

2 + 0.5 pour Hobbs, Shaw et Dante = 2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1857 : Ratchet et Clank (2016)

Publié le 13 Juin 2023 par Lurdo dans Action, Aventure, Animation, Cinéma, Critiques éclair, Jeunesse, Jeu vidéo, USA, Canada, Review, Science Fiction, Science-Fiction, Sony

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Ratchet et Clank (Ratchet & Clank - 2016) :

Lombax courageux et impulsif, Ratchet (James Arnold Taylor) n'a qu'un rêve : intégrer les rangs des Rangers galactiques, aux côtés du Capitaine Quark (Jim Ward), son idole de toujours. Mais lorsque ce rêve se réalise, en compagnie de Clank (David Kaye), un robot évadé des usines du maléfique Drek (Paul Giamatti) et de son scientifique en chef, le Dr Nefarious (Armin Shimerman), il s'aperçoit bien vite que la réalité n'est pas à la hauteur de ses espérances, et qu'ensemble, ils vont devoir tout faire pour sauver l'univers...

Un film d'animation dont je n'avais même pas connaissance il y a quelques jours... sans surprise, au final, puisque ce métrage produit par un studio canadien (Rainmaker Entertainment, alors uniquement responsable de Les Zévadés de l'espace et de pléthore de DTV Barbie, et depuis intégré à WOW Unlimited) et librement basé sur le scénario du jeu vidéo Playstation de 2002, est particulièrement générique et inintéressant. 

En réalité, ça ressemble bien souvent à des épisodes de série télévisée mis bout à bout (pas surprenant, car Rainmaker a fait beaucoup de séries tv en images de synthèse), avec un doublage compétent mais peu remarquable, un scénario assez plat et prévisible, une animation honorable mais générique, et une direction artistique... moche.

Bref, on a fréquemment l'impression de regarder un dessin animé de 2006, pas de 2016, et le film peine à rester intéressant jusqu'à sa conclusion finalement assez attendue.

2/6 

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Un film, un jour (ou presque) #1856 : Green Ghost and the Masters of the Stone (2021)

Publié le 12 Juin 2023 par Lurdo dans Action, Aventure, USA, Comédie, Science Fiction, Science-Fiction, Fantastique, Critiques éclair, Review

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Green Ghost and the Masters of the Stone (2021) :

Élevé par sa Nana (Renee Victor) aux côtés de Karina (Sofia Pernas) et de Marco (Kuno Becker), Charlie (Charlie Clark) découvre à l'âge adulte qu'il est supposé faire partie, avec eux, d'une triade aux pouvoirs surnaturels, supposée défendre la Terre contre Drake (Marko Zaror), incarnation du chaos et de l'apocalypse maya. Mais pour cela, il va falloir que Charlie s'entraîne...

Alors un film un peu égocentré (l'acteur principal, vendeur de voitures, est scénariste, co-réalisateur et producteur, et son personnage est inspiré de sa vie), au budget limité, tourné au Texas, à moitié en espagnol, avec Danny Trejo, pour un résultat gentiment déconneur, qui mélange plusieurs genres (arts martiaux, fantastique, etc), avec des effets spéciaux pas toujours aboutis, une facture technique approximative, et qui recycle allègrement la mythologie mésoaméricaine... on dirait du Robert Rodriguez.

Et sans surprise, on retrouve en effet ce cher Robert sur la bande originale du film, et son frère à la production du métrage. Green Ghost est donc un succédané de Robert Rodriguez, écrit comme un hommage un peu maladroit d'un caucasien à la culture latino et à sa nana d'adoption, et qui semble parfois sorti de l'imagination d'un enfant de 10 ans...

Mais ce n'est pas forcément rédhibitoire, car si le costume et le personnage du Green Ghost semblent vraiment intégrés là-dedans au forceps, à la limite de la pièce rapportée, le film ne déçoit pas par ses scènes d'action.

Pour un métrage indépendant au budget très limité, les combats nombreux sont efficaces, les training montages sont amusants (Danny Trejo en Drunken Master, Cain Velasquez en instructeur de MMA, Andy Cheng en expert en kung-fu), et ça ne se prend pas au sérieux : de quoi rendre le tout sympatoche, à défaut d'être très abouti ou mémorable.

3/6 (en étant gentil)

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Les bilans de Lurdo : Cyberpunk - Edgerunners (2022)

Publié le 11 Juin 2023 par Lurdo dans Animation, Action, Japon, Pologne, Jeu vidéo, Review, Critiques éclair, Thriller, Science Fiction, Science-Fiction, Les bilans de Lurdo, Netflix, Télévision

Préquelle animée au jeu vidéo Cyberpunk 2077 produite par le studio Trigger, Edgerunners prend la forme de 10 épisodes de 20-25 minutes diffusés sur Netflix fin 2022, et se déroulant environ 1 ans avant les événements du jeu de CD Projekt Red...

Cyberpunk - Edgerunners (2022) :

Peu de temps après la mort de sa mère, victime collatérale d'une fusillade dans les rues de Night City, David, un jeune adolescent paumé et sans argent, entre en possession d'un implant militaire expérimental, qui le dote de capacités uniques. Mais rapidement, cela attire sur lui bien des convoitises malveillantes, alors qu'il intègre les rangs des Edgerunners, un gang de Cyberpunks travaillant pour le plus offrant...

J'avoue, je partais avec un à priori négatif, n'étant vraiment pas fan de la patte graphique de la série, et du genre anime en général... et puis finalement, je me suis pris au jeu. En grande partie grâce à l'illustration musicale décalée de la série, entre son générique signé Franz Ferdinand, et toutes les variations de style imaginables qui vont et viennent au gré des scènes d'action ou d'autres moments plus contemplatifs, mais aussi parce que le récit est bien développé et plutôt prenant.

Oui, Edgerunners reste très stylisé graphiquement parlant, c'est jusqu'auboutiste (c'est très violent et sanglant), et on accroche ou pas (je mentirais en disant que j'ai toujours adhéré à 100 % à la proposition de chaque épisode), mais le script a la bonne idée d'équilibrer tout le côté glauque de l'univers de Night City avec des sentiments, de la romance, et l'histoire de ce jeune homme pris dans la spirale infernale des implants cybernétiques toujours plus puissants, à mi-chemin entre une addiction et un besoin de compenser un manque affectif évident.

Une spirale à l'issue forcément tragique, qui évite la fin heureuse, et qui confère au tout une atmosphère mélancolique, déjà bien appuyée par l'illustration musicale. Alors ce n'est pas parfait, on sent le récit un peu comprimé par le format de la série (ça aurait probablement pu respirer un peu plus avec deux épisodes en plus, ne serait-ce que pour mieux faire ressentir la progression de David, plutôt que de succomber à l'utilisation d'ellipses un peu abruptes), mais globalement, ça fonctionne plutôt pas mal en tant que récit unitaire prenant place dans un univers cyberpunk.

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Un film, un jour (ou presque) #1853 : Avatar 2 - La Voie de l'eau (2022)

Publié le 7 Juin 2023 par Lurdo dans Animation, Action, Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Science Fiction, Science-Fiction, USA, Review

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Avatar 2 - La Voie de l'eau (Avatar - The Way of Water - 2022) : 

Parce que le Colonel Quaritch (Stephen Lang) est de retour, cette fois-ci dans un corps d'Avatar na'vi, Sully (Sam Worthington), sa compagne Neytiri (Zoe Saldaña), leurs trois enfants biologiques et leurs deux enfants adoptifs, Kiri (Sigourney Weaver) et Spider (Jack Champion), le fils humain de Quaritch, sont contraints de revoir leurs priorités ; ils fuient ainsi leur forêt pour se réfugier auprès des tribus na'vi aquatiques, dans celle dirigée par Tonowari (Cliff Curtis) et Ronal (Kate Winslet). Mais Quaritch est sur leurs traces, et s'associe à des chasseurs de Tulkuns, des pseudo-cétacés dont le corps abrite une substance hors de prix...

Très longtemps après la bataille, et alors même que le film est sorti il y a près de six mois, a fait un carton au box-office... mais a déjà été totalement oublié, et n'a pas laissé la moindre trace dans l'inconscient collectif (comme le premier, en fait),  je m'attaque enfin à Avatar 2 et à sa durée de 3 h 15 minutes.

Un film que j'ai donc regardé en deux sessions (parce qu'il ne faut pas déconner non plus, 3 h 15 tout de même), et avec l'esprit globalement vide de toute idée préconçue (puisque je ne garde quasiment aucun souvenir du film original, ou de ce que j'aurais pu lire au sujet du second).

Et honnêtement, c'est une très jolie démo technique. Il n'y a pas à dire, les effets spéciaux sont somptueux, les Na'vis sont crédibles, leur peau est réaliste (principalement parce que l'humidité est toujours là pour lui donner de la texture), les environnements sont spectaculaires, et toutes les scènes sous-marines sont confondantes de réalité. Mais... ça s'arrête un peu là, en fait.

Je ne sais pas trop par où commencer... le script, probablement. Un script trop long, manichéen, simpliste, naïf et manipulateur (Cameron qui prend un malin plaisir à décrire les baleines spatiales, à les humaniser, à les sous-titrer (!) avant de montrer leur chasse en long, en large et en travers, y compris leur mise à mort et l'exploitation de leur carcasse aux mains de méchants très méchants, histoire de bien se mettre le spectateur dans la poche), articulé en trois parties distinctes (la forêt pendant 50 minutes, une grosse bataille finale pendant un peu moins d'une heure, et entre deux, pendant 1 h 30, c'est un remake du premier film, mais dans un univers aquatique), qui se concentre particulièrement sur les personnages adolescents de l'histoire (Neytiri est ainsi aux abonnés absents, ou presque) et multiplie les gros clichés (les gamins qui sont capturés encore et encore) et les personnages caricaturaux, notamment Quaritch, plus "maychant" que jamais.

Ce n'est jamais très probant, mais en même temps, l'écriture d'Avatar n'a jamais été son point fort (il n'y a qu'à voir le personnage de Spike, un ratage complet), donc pas surprenant de voir que les thématiques autres que le new-age écolo sentimental faisandé sont toutes sous-développées.

Donc forcément, tout repose sur les effets spéciaux. Qui sont, comme je le disais, exemplaires. Pas parfaits - il y a des différences de rendu notables entre les gros plans bluffants, et les plans larges moins détaillés, notamment lors des scènes d'action, aux arrière-plans moins réussis et aux doublures numériques moins bien finalisées - mais remarquables. J'ai toujours des problèmes avec la direction artistique de cet univers, avec la morphologie des Na'vis, avec le bestiaire peu inspiré, avec le côté ethnique vraiment cliché, ainsi qu'avec l'écriture des personnages (les adolescents qui enchaînent les "bros", les insultes terriennes, etc), mais bon, ça n'allait pas changer entre les deux films.

Je peux donc tout à fait comprendre que l'on adhère à la proposition visuelle du film, surtout si le film a été vu sur grand écran, en IMAX 3D et compagnie, et que cela suffise à qualifier ce métrage de réussite. Personnellement, je me contenterai de dire que j'ai trouvé le tout techniquement abouti et spectaculaire, mais totalement creux et vide sur les autres plans.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #1852 : Nouvelle génération (2018)

Publié le 6 Juin 2023 par Lurdo dans Aventure, Action, Animation, Cinéma, Critiques éclair, Comédie, Jeunesse, Review, Netflix, Chine, USA, Canada, Science Fiction, Science-Fiction

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Nouvelle génération (Next Gen - 2018) :

Dans une ville futuriste emplie de robots, Mai (Charline Yi), une adolescente rebelle, vit seule avec sa mère Molly (Constance Wu) depuis que son père les a quittées. Agacée par la passion de sa mère pour les robots de l'entreprise IQ Robotics, dirigée par le charismatique Justin Pin (Jason Sudeikis), Mai fait tout pour leur échapper... jusqu'à ce que 7723 (John Krasinski), un robot de combat top secret conçu par le Dr. Tanner Rice (David Cross), scientifique en chef de Pin, soit activé par erreur, et décide de devenir le meilleur ami de Mai, en commençant par la défendre des autres enfants qui la harcèlent...

Un film d'animation Netflix coproduit par la Chine, le Canada et l'Amérique, et adaptant le manhua 7723, pour un résultat honnêtement plus que réussi visuellement, proposant un futur cyberpunk ensoleillé, bourré de robots en tous genres et d'architecture urbaine improbable. 

Quel dommage alors que la caractérisation ne suivre pas vraiment : le récit, un simple "un enfant et son robot", est très prévisible (d'ailleurs, le scénario le souligne au détour d'un dialogue moqueur, très tôt dans le film... ce qui ne suffit pas à faire pardonner ce défaut d'écriture), très caricatural, et surtout, la jeune héroïne, Mai, est une ado rebelle en colère clichée, vraiment très peu attachante, voire même assez antipathique dans ses réactions sans nuances.

Alors j'ai bien compris que c'était voulu, que ça allait de pair avec le ton Riot grrrl de l'illustration musicale du film (par ailleurs assez quelconque au niveau BO), que ça participait de l'évolution du personnage, mais honnêtement, ça m'a rapidement fatigué, pas aidé par l'écriture globalement assez basique du tout.

Certes, c'est bien animé, bien doublé (même si je ne suis pas super fan de la façon dont la voix de John Krasinski est utilisée ici), et la direction artistique est sympathique (même si visuellement, les robots, tout ça, c'est assez dérivatif), mais au final, il manque un petit je-ne-sais-quoi pour que j'accroche réellement, et pour faire oublier les grosses ficelles manipulatrices que le film utilise dans sa dernière ligne droite.

3.25/6

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Critiques éclair - Star Trek Picard 3x10 + bilan saisonnier (2023)

Publié le 27 Mai 2023 par Lurdo dans Action, Aventure, Critiques éclair, Drame, Science Fiction, Science-Fiction, CBS, USA, Review, Les bilans de Lurdo, Star Trek, Picard, Télévision

Les deux premières saisons de Picard suivaient un parcours assez similaire, posant des bases intéressantes, et se délitant progressivement pour finir dans un gros bordel raté et approximatif.

Après ses débuts plus solides, cette saison 3 au fort parfum de nostalgie et de fanservice a su tenir un peu plus longtemps la route, avant d'entamer un virage assez prononcé ces derniers épisodes. Ce n'est pas aussi problématique qu'en saison 1 ou 2, mais disons que mon enthousiasme est redescendu d'un bon cran, et que je reste dubitatif de la conclusion encore à venir...

Star Trek Picard, saison 3 (2023) :

- 3x10 : Alors que toute la flotte de Starfleet est passée sous le contrôle des Borgs, Picard et l'équipage de l'Enterprise D tentent le tout pour le tout pour sauver Jack des griffes de leur ennemie...

Autant y aller franco : cet épisode final mise tout sur l'action et l'émotion, et si l'action est divertissante (malgré le plan complètement stupide du Titan, la Fleet formation bancale de Starfleet et le baroud d'honneur de l'Enterprise D en mode Retour du Jedi, franchement hors-sujet), je suis totalement resté de marbre face à l'émotion que voulait me transmettre Matalas, au scénario et à la réalisation de ce finale.

Peut-être parce que le tout semble un peu forcé et cousu de fil blanc dans ses tenants et aboutissants.

Peut-être parce que tout le quota émotion repose sur une suite de scénettes façon Le Retour du Roi, qui tentent d'offrir à tout le monde une fin heureuse à peu près cohérente et méritée, quitte à ce que ces fins s'affaiblissent mutuellement à force d'enchaîner les pseudo-conclusions approximatives (comme la vidéo de la petite fille de Raffi qui est du stock footage évident, mal couvert par l'écriture et par une post-synchro bancale).

Ou peut-être, tout simplement, parce que boucler la boucle en revenant exactement à la fin de Star Trek The Next Generation (avec la partie de poker de All Good Things) trahit un peu l'inutilité et la redondance de la saison dans son ensemble (surtout lorsque derrière, ils concluent avec le retour de Q).

Je ne sais pas trop, cette fin m'a frustré plus que de mesure, sans que j'aie pour autant détesté. Pour du nuTrek, c'est compétent, ça se regarde, mais est-ce que ça apporte vraiment beaucoup plus aux personnages de STTNG et à leur vécu (d'ailleurs, la fille de Riker semble avoir totalement été kelleyrisée, elle aussi, comme Laris en début de saison) qu'une réunion basique, 20 ans après leur dernier film ? Pas sûr.

- Bilan saisonnier - 

Et c'est cette même conclusion qui revient en ce qui concerne l'intégralité de la saison : c'est mieux que les deux premières saisons de Picard, c'est mieux que l'immense majorité de Discovery... mais c'est toujours bourré de défauts d'écriture, et ça repose outrageusement sur la nostalgie et les memberberries.

En fait, pour être totalement franc, cette saison 3 de Picard me rappelle fortement la saison 4 de Star Trek Enterprise. Une saison sous l'égide d'un nouveau showrunner, qui a bouleversé la routine du programme pour proposer quelque chose d'intimement lié à la continuité de l'univers Trek, en jouant fortement la carte de la nostalgie et des références constantes, pour aboutir à ce qui est unanimement considéré comme la meilleure saison de son programme... 

Est-ce que cela fait pour autant d'Enterprise saison 4 une bonne saison de Star Trek, voire une bonne saison de série télévisée ? N'en déplaise à certains fans révisionnistes, la réponse est non. Mais en comparaison de ce qui venait avant, oui, la saison 4 d'Enterprise paraissait bien meilleure... comme cette saison 3 de Picard vis à vis des deux premières

Terry Matalas est en quelque sorte le Manny Coto de 2023, ayant comme lui grimpé les rangs pour passer de scénariste sous Berman et Braga à showrunner, et conservant une profonde révérence (pour ne pas dire une vénération) pour les séries plus anciennes de la franchise (il n'y a qu'à voir comment Matalas est obsédé par les vaisseaux de classe Constitution, au point de rejeter totalement l'évolution du design des vaisseaux de Starfleet pour faire dans le rétro) - guère surprenant de voir donc cette saison 3 se concentrer entièrement sur "les anciens", qui, heureusement, ont conservé leur alchimie et leur bonne humeur.

D'ailleurs, pour continuer sur cette note positive : si cette grande tournée de fanservice a ramené énormément de visages familiers, et si certains absents manquent cruellement (80 % de la saison sont centrés sur les Changelins, mais pas une apparition d'un acteur de DS9), Matalas a l'œil pour faire son casting : Jack/Speleers est excellent et charismatique, Shaw me manquera, Sidney La Forge est sympathique...

S'il veut en faire un spin-off (les aventures du Titanterprise !), pourquoi pas.

Reste qu'une fois dépouillée de ses atours nostalgiques, et de son côté "célébrons ces acteurs tant qu'ils sont encore tous vivants" (ce qui n'est pas le cas avec d'autres séries), la saison 3 de Picard souffle le chaud et le froid, ses facilités narratives et scénaristiques sautant fréquemment aux yeux, tout comme sa tendance frustrante à retconner sans le dire ses deux premières saisons (vous avez fait de la m*rde, assumez, plutôt que de tenter de la cacher sous le tapis).

Je ne vais pas revenir sur tout ce que j'ai dit au cours de la saison : bilan mitigé positif, en somme. On revient de loin, et c'est mieux sans être l'extase totale, surtout si l'on est peu sensible à la nostalgie et au fanservice (que ce soit parce que Next Gen n'est pas la série avec laquelle on a grandi, ou parce que les memberberries, comme toutes les baies, c'est sucré, et ça finit par être écœurant à haute dose).

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

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Un film, un jour (ou presque) #1843 : Mon martien bien-aimé (1999)

Publié le 24 Mai 2023 par Lurdo dans Comédie, Cinéma, Disney, Jeunesse, Science Fiction, Critiques éclair, Science-Fiction, Review, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Mon martien bien-aimé (My Favourite Martian - 1999) :

Tim (Jeff Daniels), producteur TV sur une chaîne locale, peine à être pris au sérieux par son patron, ou par la fille de celui-ci, Brace (Elizabeth Hurley), présentatrice vedette. En difficulté, il croit trouver l'histoire du siècle lorsqu'il assiste à un crash mystérieux dans le secteur, mais lorsque le responsable de ce crash, un Martien (Christopher Lloyd), s'invite chez lui le temps de faire des réparations, le quotidien de Tim part rapidement en vrille...

Adaptation Disney de la sitcom des années 60, Mon martien bien-aimé est assez typique de ces métrages Disney de la fin des années 90 ressemblant plus à des téléfilms Disney Channel inaboutis qu'à autre chose : c'est mollasson, l'écriture est faiblarde, les effets spéciaux inégaux, John Debney tente de singer d'autres compositeurs (notamment Elfman) à la musique, et tout le monde cabotine joyeusement, certains mieux que d'autres.

Le vrai problème, honnêtement, c'est que cette comédie n'est tout simplement pas très drôle ou divertissante, malgré les efforts de Christopher Lloyd : entre Daniels un peu transparent, Darryl Hannah enlaidie pour la rendre plus "accessible", Elizabeth Hurley qui joue les bimbos manipulatrices, la combinaison vivante du Martien qui n'a pas une réplique drôle ou une scène réussie, ça ne vole vraiment pas très haut, et il m'a fallu regarder le tout en plusieurs fois pour arriver à la fin.

2/6 

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Critiques éclair - Star Trek Picard 3x07-09 (2023)

Publié le 20 Mai 2023 par Lurdo dans Action, Aventure, Critiques éclair, Drame, Science Fiction, Science-Fiction, USA, CBS, Review, Les bilans de Lurdo, Star Trek, Picard, Télévision

N'y allons pas par quatre chemins : oui, la saison 3 de Picard est, pour le moment, nettement au dessus des deux premières années totalement ratées. Peut-être est-ce dû à un nouveau showrunner, peut-être est-ce une illusion simplement provoquée par le facteur nostalgie et fanservice de cette troisième saison, une chose est sûre : c'est nettement plus agréable à regarder. Mais cela ne veut pas dire pour autant que ce soit forcément bon ou bien écrit...

Star Trek Picard, saison 3 (2023) :

- 3x07 : N'ayant plus d'autre option, l'équipage du Titan décide de jouer le tout pour le tout et de tenter de capturer Vadic en la faisant tomber dans un piège...

Mouais. Un épisode frustrant plus qu'autre chose, principalement à cause de son écriture et des raccourcis faciles empruntés par celle-ci. L'introduction, avec caméo de "Tuvok", était sympathique, proposant enfin un peu de tension paranoïaque sur l'identité de chacun ; les hésitations de Crusher à développer une nouvelle arme biologique pour éliminer les Changelins 2.0 étaient logiques et intéressantes... mais voilà, rapidement, ça patauge un peu, ça peine à équilibrer le temps d'antenne, et ça abêtit délibérément certains personnages pour arriver à la fin voulue par les scénaristes.

Il n'y a ainsi pas vraiment un moment problématique, mais c'est un ensemble de petites décisions scénaristiques, çà et là, qui font qu'on finit par lever les yeux au ciel : la réécriture révisionniste de Starfleet en organisation génocidaire refusant de donner le vaccin au virus touchant les Changelins (ce qui retconne aussi un bout de Deep Space Nine) ; Jack qui parvient à télécommander Sydney grâce à ses nouveaux pouvoirs (pas très convaincant à l'écran, tout ça) ; Picard et Beverly qui décident de tuer Vadic de sang froid (WTF) ; toute la dichotomie Data/Lore (Spiner s'amuse bien, au demeurant) qui ne sert que d'artifice maladroit pour compliquer la situation, et disparait totalement du scénario au moment où le Titan en aurait le plus besoin ; ou encore tout l'équipage du Titan qui perd 90 points de QI au dernier moment de l'épisode, et qui tombe aux mains de Vadic de la manière la plus idiote possible...

Bref, ça se regarde, les acteurs sont investis, mais les problèmes d'écritures sont omniprésents, cette semaine, et je crains le pire pour la fin de saison. 

- 3x08 : Aux commandes du Titan, Vadic menace d'exécuter des prisonniers si Jack Crusher ne se rend pas...

J'imagine que l'objectif de cet épisode était d'établir une tension palpable et durable, de mettre en péril chaque membre d'équipage, bref, de mettre la pression aux personnages comme au spectateur.

Mais honnêtement, ça n'a pas vraiment fonctionné sur moi. La faute à de gros raccourcis (tout le monde se promène dans le Shrike comme dans un moulin), à une écriture très bavarde avec des personnages qui en disent trois fois trop pour pas grand chose, à des interludes plus légers amusants (les retrouvailles Deanna/Worf) mais qui empêchent toute tension globale, à des scènes inutiles (Raffi qui se bat contre deux maychantes parce qu'il faut bien lui donner quelque chose à faire, *soupir*) et surtout à une résolution catapultée, histoire d'assurer un retour à la normale avant la fin de l'épisode.

Cette pauvre Amanda Plummer, notamment, se retrouve expulsée du Titan et de la série d'une manière bien peu cavalière, après avoir heureusement eu l'occasion de faire son numéro et de tenter de transcender des dialogues pas forcément très différent de ceux d'un terroriste lambda de 24 heures chrono (honnêtement, toute la prise d'otage, les échanges de Vadic avec les membres d'équipage paniqués, etc... bof).

Reste que voilà, les Changelins (enfin, Vadic et les cascadeurs-masqués-cliquetants-lui-servant-de-sbires-dont-on-ne-saura-jamais-ce-qu'ils-étaient-réellement), c'est réglé (tout ça pour ça !), passons à la suite (parti comme c'est, probablement les Borgs, encore et toujours, même si Picard aurait dû depuis longtemps deviner qu'ils étaient responsables, en apprenant que son fils entend une voix féminine/des voix qui lui parlent et qui veulent le rejoindre), mais mentionnons cependant que le face à face Data/Lore était plutôt réussi, dans son ensemble (même si le manque de budget se ressentait). Et puis il y avait Spot, ce qui fait toujours plaisir.

- 3x09 : Jack Crusher découvre qu'il a hérité de modifications génétiques infligées par les Borgs à son père, et fuit le Titan pour aller à la rencontre de la Reine ; le plan des Changelins et de Borgs se concrétise et menace toute la Fédération...

Les Borgs. Voilà voilà. Encore et toujours les Borgs. *soupir*

Bon, c'était globalement prévisible, et encore une fois, ça donne le sentiment d'un gros "tout ça pour ça" (on parie qu'on n'entendra plus parler des Changelins, maintenant ?), mais bon, passons.

Passons aussi sur "personne n'a entendu parler des Borgs depuis plus de dix ans !" alors qu'ils étaient là en saison 2, sur le plan ultra-capillotracté du plan global des Changelins et des Borgs (ça sent le scénariste qui avait plusieurs idées de saison, et qui a fini par les fusionner à l'arrache) ou la stupidité confondante de Starfleet qui synchronise tous les vaisseaux de sa flotte de manière informatique, sans vraiment voir plus loin que ça (et sans prendre en compte toutes les occasions similaires dans l'histoire de la franchise).

Passons, parce que plus que jamais, cet épisode joue la carte du fanservice, quitte à frôler l'overdose, puisque le tout culmine par l'équipage original, à bord de l'Enterprise D (qui est "analogique", lol), pour une ultime mission désespérée contre les Borgs. La musique de la série retentit, la réalisation se fait contemplative, l'émotion est là, c'est formidable, et en plus on a eu droit à l'Enterprise F et à l'Amiral Shelby ! Oui, j'avoue, même moi j'ai ressenti un petit frisson de nostalgie devant cette fin d'épisode.

Sauf que voilà, pour en arriver là, il a quand même fallu rendre Starfleet et la moitié des personnages (y compris Jack) assez stupides, il a fallu tuer Shaw (monumentale erreur, honnêtement), il a fallu retconner la continuité établie çà ou là, utiliser de grosses ficelles plus symboliques que cohérentes (tout le truc sur la borgification qui ne touche que les jeunes, histoire de les opposer aux vieux que sont nos héros), bref : encore et toujours, l'épisode donne l'impression d'avoir été écrit avec une fin en tête ("Picard et son équipage de l'époque à bord de l'Enterprise D contre les Borgs"), et le reste des événements assemblés à rebours pour y parvenir.

Je n'ai honnêtement pas de grandes espérances pour le season finale... on verra bien.

(à suivre...)

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Un film, un jour (ou presque) #1837 - INTÉGRALE MARVEL CINEMATIC UNIVERSE - Phase 4.4 : TV + Black Panther : Wakanda Forever (2022) + Bilan Phase 4

Publié le 16 Mai 2023 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Science Fiction, Science-Fiction, MCU, Marvel, Review, USA, Télévision

En 2022, la phase 4 du MCU a continué son petit bonhomme de chemin, après ses premières productions pandémiques, suivie d'une deuxième vague plus ambitieuse mais inégale et d'une troisième fournée assez critiquée, victime d'attentes démesurées et d'une certaine versatilité du public et de la critique en sortie de pandémie...

Une deuxième moitié 2022 assez chargée en productions télévisées, à commencer par l'anecdotique - mais très sympathique - Je s'appelle Groot ; on peut aussi citer les deux one-shot spéciaux "festifs" Werewolf by Night et le Holiday Special des Gardiens de la Galaxie, somme toute très réussis et agréables à suivre.

Et l'on ne peut ignorer la première saison de She-Hulk, avocate, une tentative d'adapter l'univers Marvel au format rigolard et léger d'un simili-Ally McBeal, sans malheureusement avoir le budget du premier, ou l'écriture drôle, rythmée et maîtrisée de la seconde. Résultat : trop souvent, She-Hulk est approximative, et ne fonctionne jamais aussi bien qu'elle le pourrait en des mains plus compétentes. 

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Black Panther 2 - Wakanda Forever (2022) :

À peine remis de la mort de T'Challa, le Wakanda doit faire face à de nouvelles menaces : d'un côté, les autres pays voulant s'approprier son vibranium, et de l'autre, Namor (Tenoch Huerta Mejía), dieu vivant d'une peuplade amphibie ayant bâti une civilisation sous-marine autour de la puissance du vibranium, et bien décidé à ne pas laisser le monde du dessus s'approprier ce qui est sien...

Toujours une déception que ce Black Panther 2, un film tellement marqué par la mort de Chadwick Boseman qu'il en devient presque une coquille vide, un récit tellement consumé par ce traumatisme et ce choc qu'il finit par être en pilotage automatique et aussi divertissant qu'une marche funèbre...

Sur un plan technique, déjà : c'est terne, les couleurs sont délavées, la photographie est assombrie, et l'illustration musicale privilégie des morceaux modernes, poussant la bande originale un peu en retrait (une bande originale de toute façon déjà naturellement en retrait et en mode mineur, pour refléter l'humeur générale du film). Le scénario, lui, est une suite d'occasions manquées, et on sent que le script a été retravaillé encore et encore après la mort de Boseman, qui a tout chamboulé : le côté superhéroïque est mécanique, les personnages (anciens comme nouveaux) jamais vraiment mis en valeur, et paradoxalement, on en vient presque à trouver les Wakandais agaçants dans leur arrogance et leur colère constante (à l'image de Shuri, qui a perdu le plus gros de son capital sympathie dans ce métrage). On me dira que c'est voulu, que les personnages font leur deuil, qu'il n'y a pas de place pour la rigolade, tout ça... mouais.

Et puis bien sûr cette dernière ligne droite du film, assez brouillonne, une grosse bataille numérique à la Marvel, avec d'un côté deux armées qui s'affrontent sur un bateau, et de l'autre Shuri et Namor en duel singulier... ce qui aurait probablement mieux fonctionner si la doublure numérique de Panther Shuri était plus aboutie, et ne frôlait pas l'anorexie par moments.

Bref. Quand j'avais vu ce BP 2 la première fois, il y a quelques mois, j'étais ressorti mitigé. Là, je suis plus frustré qu'autre chose, et j'ai probablement encore moins apprécié ce métrage maladroit (à l'image du montage en parallèle qui fait changer d'avis Shuri, à la fin), bordélique, et qui n'aboutit pas à grand chose.

En fait, c'est presque le Iron Man 2 ou Thor 2 de la franchise Black Panther, sans les pointes d'humour ou le charisme.

2.75/6

 

(critique originale publiée sur ce blog en 2023, à lire ici)

 

- Bilan Phase 4 -

Une phase 4 qui se conclue avec une note globale de 3.9/6 pour le coté télévisuel, et 3.6/6 pour le côté cinéma : des notes plus qu'honorables pour une phase de redémarrage du MCU, pour les débuts d'un nouveau cycle victime d'une pandémie de COVID ayant handicapé bon nombre de ses premières productions.

Plus amusant encore, ce 3.6/6 correspond presque exactement aux notes que j'avais attribuées aux deux premières phases du MCU : des phases inégales, avec du bon et du moins bon, et que les spectateurs comme critiques d'aujourd'hui ont clairement tendance à voir avec une nostalgie et une indulgence indues.

Voilà pourquoi je m'esclaffe un peu en lisant toutes ces critiques en ligne affirmant que la Phase 4, c'est de la m*rde, et qu'en comparaison de ce qui est venu avant, c'est nettement plus mauvais : non, le niveau est toujours le même pour un début de cycle, c'est de la mise en place, du positionnement de nouveaux personnages, de la transition, et le résultat est plus ou moins réussi en fonction des réalisateurs, des scénaristes, et des conditions de tournage (Eternals est raté, Black Panther 2 est tiré vers le bas par le deuil de toute l'équipe, Thor 4 est déséquilibré... mais ce n'est pas pire qu'Iron Man 2, Thor 2, Incredible Hulk, et autres).

Idem pour la grande critique du "mais il n'y a pas de direction, il n'y a pas de fil conducteur dans cette phase 4, on ne voit pas où ils veulent en venir" - il n'y avait pas non plus de direction durant les deux premières phases, hormis quinze secondes de Nick Fury, une apparition de Thanos, et à la limite les Pierres d'infinité. Ici, en Phase 4, et sur grand écran, c'est l'existence des mondes parallèles qui est récurrente, dans Shang-Chi, dans No Way Home, dans Multiverse of Madness, et bien entendu, à la télévision, qui a beaucoup fait pour développer ce thème dans Loki, What if ? et Miss Marvel.

En parallèle, on a eu droit à un développement évident du pan surnaturel du MCU - Wandavision, Moon Knight, Werewolf by night - qui devrait porter ses fruits une fois que Blade sera entré en jeu ; sans oublier les nombreuses mentions du terme mutant, de plus en plus présentes et qui déboucheront forcément sur l'arrivée des X-men ; la mise en place d'une nouvelle génération de héros divers pour former les Young Avengers ; et la constitution des Thunderbolts par Valentina De Fontaine. 

S'il est bien une critique valable que l'on peut adresser au MCU et à sa phase 4, cependant, c'est le trop plein de contenu. Après une phase 1 à 6 films (sur 5 ans), une phase 2 à 6 films (sur 3 ans) et une phase 3 qui doublait la donne, avec 11 films (sur 4 ans), la phase 4 a proposé 18 films et séries (sur 2 ans) s'inscrivant, pour la plupart, dans la même continuité.

C'est clairement trop, la qualité d'écriture en pâtit, la qualité des effets spéciaux aussi, le public peine à tout suivre, et il est bon de constater que Feige a l'intention de freiner un peu, pour revenir à quelque chose de plus mesuré. Maintenant que la pandémie est (à peu près) derrière nous et que tout revient plus ou moins à la normale (sauf grève des scénaristes qui couve depuis des mois, ou problèmes judiciaires de tel ou tel acteur), privilégier la qualité à la quantité me semble la stratégie pertinente à adopter, quitte à chambouler le planning initialement prévu et annoncé.

On verra bien ce qu'il en sera à l'avenir, mais une chose est sûre : contrairement à ce qu'annoncent les journalistes et les internautes depuis des mois, voire des années, la superhero fatigue est loin d'être un fait établi, ou une fatalité

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Et comme toujours, retrouvez l'ensemble des notes des films du MCU et du DCEU (ainsi que des liens directs vers leurs critiques) sur notre page de bilan global...

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Les bilans de Lurdo : Star Wars - Visions, volume 2 (2023)

Publié le 14 Mai 2023 par Lurdo dans Action, Animation, Anthologie, Aventure, Disney, Fantastique, Jeunesse, Les bilans de Lurdo, Review, Science Fiction, Science-Fiction, Télévision, USA, France, Espagne, Irlande, Chili, UK, Corée, Inde, Japon, Afrique du Sud, Star Wars

Après un premier volume assez bien accueilli par la critique, mais très porté sur l'Asie et le style anime (avec ce que ça implique de clichés, de similarités stylistiques, thématiques, etc), retour de cette anthologie Star Wars en 9 épisodes d'un petit quart d'heure chacun, ayant pour but de nous faire découvrir l'univers Star Wars du point de vue de divers studios d'animation internationaux.

Star Wars - Visions, volume 2 (2023) :

À nouveau, donc, neuf épisodes au programme, cette fois-ci proposés à un plus grand nombre de pays, assurant ainsi une diversité stylistique et formelle plutôt agréable.

- 2x01 - Sith (El Guiri, Espagne) : Une ex-Sith repentie vit désormais isolée sur une planète lointaine, où elle tente de maîtriser l'art de la peinture. Mais son ancien Maître Sith la retrouve... 

Un court à l'esthétique très épurée, avec éclaboussures de peinture et traits de crayonnés, pour un résultat dynamique et joli, avec une patte bien particulière. Ça commence plutôt bien.

- 2x02 - Screecher's Reach (Cartoon Saloon - Irlande) : Incitée par un mystérieux collier qu'elle porte autour du cou, Daal, une fillette exploitée par l'Empire, part avec ses amis explorer une grotte réputée pour être hantée...

On retrouve ici clairement le style du studio irlandais derrière Wolfwalkers et autres, pour un récit simple, visuellement travaillé et détaillé, et au twist final efficace, rappelant la façon manipulatrice dont certains groupuscules bien réels recrutent en profitant du malheur d'autrui.

- 2x03 - In the Stars (Punkrobot - Chili) : Ultimes survivantes de la destruction écologique provoquée par l'Empire sur leur planète, Koten et Tichina tentent de survivre et de dérober de l'eau potable aux installations impériales...

Un court en stop-motion, et au message écologique très présent, mais qui ne m'a pas passionné plus que ça. C'est visuellement assez joli, mais sans plus, globalement.

- 2x04 - I'm am your Mother (Aardman - UK) : D'extraction populaire, Anni est apprentie-pilote à l'académie de Wedge Antilles, et a atteint l'âge où l'on a honte de ses parents. Lorsque vient le moment de prendre part à une course de vaisseaux parents-élèves, elle n'en parle pas à sa mère...

Les Anglais du studio Aardman nous proposent de la véritable stop-motion, pour un court assez typiquement british, avec humour, décalage, et une petite touche de lutte des classes. J'ai bien aimé.

- 2x05 - Journey to the Dark Head (Studio Mir - Corée du Sud) : Ara, l'une des gardiennes d'un temple aux pierres capables de prédire l'avenir, se persuade que la guerre entre Jedi et Sith dépend des deux statues colossales les représentant et se dressant au-dessus du temple. Avec un jeune padawan, elle entreprend alors de détruire la statue symbolisant le Côté Obscur...

Et zou, un studio asiatique, et on retombe dans les clichés de l'anime le plus generique possible. Alors oui, c'est visuellement ambitieux et bien animé, tout en étant bourré d'action... mais ça ne m'a pas du tout intéressé, d'autant que la conclusion était cousue de fil blanc.

- 2x06 - The Spy Dancer (Studio La Cachette - France) : En pleine occupation impériale, Loi'e, danseuse vedette d'un cabaret aérien et membre de l'Alliance rebelle, réalise que l'officier qui assiste à leur spectacle pourrait bien lui avoir dérobé son enfant, des décennies plus tôt...

Un studio francais qui nous parle de la Résistance, c'est finalement assez approprié, et ça parvient à donner corps à son univers, à son cadre et à ses personnages en quelques minutes à peine, ce qui est une jolie réussite.

- 2x07 - The Bandits of Golak (88 Pictures - Inde) : Charuk et Rani, frère et sœur, tentent de traverser le pays discrètement en train, pour rejoindre la ville de Gorak, et s'y réfugier. Mais les pouvoirs étranges de Rani attirent sur eux l'attention de l'Empire...

Court-métrage indien à l'esthétique prononcée et aux personnages à l'animation un peu raide (et au design semi-3D rappelant les personnages des jeux TellTale), pour un tout pas désagréable, mais un peu dérivatif et au doublage inégal.

- 2x08 - The Pit (Lucasfilm + D'art Shtajio - Japon) : Abandonnés par l'Empire au fond d'un immense trou après l'avoir creusé à la recherche de cristaux Kyber, des ouvriers ne peuvent compter que sur le courage de l'un des leurs pour demander de l'aide...

Un style graphique très approximatif (façon "on fait de l'anime mais on le fait délibérément mal"), pour un court qui ne m'a pas fait grande impression.

- 2x09 - Aau's Song (Triggerfish - Afrique du Sud) : Les habitants de la planète Korba tentent de purifier les cristaux kyber touchés par les Sith, et seule la voix d'Aau, une fillette, semble capable de ce miracle...

Un court sud-africain au rendu visuel très mignon et "tactile", en stop-motion, avec un charme certain, notamment au niveau des accents locaux et de la musique. Très sympathique et, soyons fous, touchant.

 - Bilan -

Une saison qui m'a nettement plus enthousiasmé que la première fournée d'épisodes de 2021, et il ne faut pas chercher plus loin que la diversité des styles et des approches pour expliquer cette réaction : je ne suis pas grand fan d'anime, et le fait d'avoir de la 2D européenne, de l'animation image par image, de la semi-3D, etc, fait que cette seconde saison ne donne jamais l'impression de se répéter visuellement.

Thématiquement, cependant, c'est un peu différent, avec une forte insistance sur les jeunes enfants sensibles à la Force qui doivent cacher ou révéler leur don et être recrutés par un camp ou un autre ; c'est un peu comme la fascination de la saison 1 pour les cristaux Kyber, qui d'ailleurs reviennent ici dans plusieurs cours : à se demander si Lucasfilm et Disney n'ont pas fourni à tous les studios un cahier des charges avec des suggestions de thèmes récurrents.

Quoiqu'il en soit, je retiens de cette saison 2 ses deux premiers épisodes, les épisodes anglais et français, et le tout dernier, issu d'Afrique du Sud : cinq épisodes sur neuf, soit plus de la moitié, et ce sans que les épisodes restants ne soient particulièrement mauvais.

Autrement dit : bilan global assez positif.

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Critiques éclair - Star Trek Picard 3x04-06 (2023)

Publié le 13 Mai 2023 par Lurdo dans Action, Aventure, Critiques éclair, Drame, Science-Fiction, Science Fiction, CBS, USA, Review, Les bilans de Lurdo, Star Trek, Picard, Télévision

Après deux premières saisons calamiteuses et quasiment passées sous le tapis, Star Trek Picard semble faire preuve, cette saison et sous l'égide de son nouveau showrunner (un ancien de Trek époque Berman, qui est arrivé en cours de route sur la saison 2), d'un renouveau, tant sur le plan créatif que critique. 

Enfin, difficile de parler de renouveau tant tout, ici, repose sur le fanservice et les memberberries de Star Trek Next Gen, histoire d'offrir aux fans de la série une bonne dose de nostalgie, et aux acteurs, un dernier baroud d'honneur avant la retraite...

Star Trek Picard, saison 3 (2023) :

- 3x04 : Pris au piège dans la nébuleuse, l'équipage du Titan tente de trouver une porte de sortie, alors même que la menace des Changelins infiltrés dans Starfleet se précise, et que les réserves d'énergie du vaisseau s'amenuisent...

Un épisode globalement efficace, mais avec suffisamment de scories d'écriture pour me faire tiquer : comme ses deux premières saisons, la série continue dans sa direction "tous les membres d'équipage de Next Gen ont eu une vie pourrie après la fin de la série" et dans l'auto-flagellation de Picard, la caractérisation est toujours inégale, c'est très bavard, mais bon, ça se regarde (tout en étant très prévisible et dérivatif - la nébuleuse qui est une forme de vie en gestation, c'est typiquement Trek, certes, mais ce n'est pas très original).

J'ai un peu peur des visions de Jack (au début, je pensais qu'il était un changelin qui s'ignorait, mais une autre hypothèse me fait peur... pitié, pas les Borgs, pas encore...), mais à l'inverse, je suis de plus en plus fan de Shaw. 

- 3x05 : Le Titan reçoit à son bord Ro Laren, venue arrêter Picard et Riker. Worf et Raffi, eux, tentent de percer les mystères de la pègre locale de M'Talas Prime...

Mouais. Un épisode bipolaire, où toute la sous-intrigue Worf/Raffi fait vraiment pièce rapportée, approximative, dans des décors répétitifs et fauchés, avec un criminel Vulcain assez raté et suscitant l'embarras plus qu'autre chose ; en parallèle, le retour de Ro Laren est un peu l'exemple parfait des memberberries de cette saison, avec une Michelle Forbes qui nous fait une Harrison Ford, acceptant de reprendre son rôle pour un grand tête à tête sincère et réussi avec Picard avant de mourir de manière tragique...

J'avoue que je n'ai jamais été particulièrement fan du personnage de Ro, et que, par conséquent, son grand retour ne me fait ni chaud ni froid ; quant à la tentative de transformer la série en thriller paranoïaque, pourquoi pas... mais globalement, il y a un vrai manque de tension globale à ce niveau - tout le monde devrait être sur le qui-vive, à douter de son prochain, mais là, c'est presque trop nonchalant à tous les niveaux.

Après, en comparaison des deux premières saisons, c'est nettement au-dessus. Si l'on fait abstraction de Raffi/Worf.

(reste que j'aurais préféré qu'on nous ressorte les aliens de l'épisode Conspiracy, quitte à les faire évoluer, plutôt que des Changelins 2.0)

 - 3x06 : Traqué par Starfleet, le Titan trouve refuge en orbite du Musée de Starfleet, tenu par Geordi La Forge, et tente de mettre sur pied un plan pour infiltrer l'Institut Daystrom...

Bon, là, si ce n'était pas mauvais en soi, ça demande aussi que l'on fasse preuve d'énormément d'indulgence envers les scénaristes, et les grosses ficelles qu'ils emploient pour réunir tout l'équipage de Next Gen.

Les retrouvailles avec Worf ? Ça passe, ça fait toujours plaisir. Le caméo de Moriarty ? Gratuit et inutile. Geordi ? Il était mentionné plus tôt dans la saison, donc son retour est logique, mais sa caractérisation est, là aussi, inégale, sous le prétexte de "les gens changent avec le temps". Data 3.0 (ou est-ce 4.0, maintenant ?) ? Capillotracté. Riker, qui se porte volontaire pour rester en arrière, est capturé, et confronté à Deanna capturée aussi ? Forcé au possible.

Et la série d'empiler les références, les clins d'œil, les thèmes musicaux, les plans sur tous les vaisseaux de Starfleet présents au musée, de manière souvent erratique et décousue, pour brosser les fans dans le sens du poil, et tenter de faire oublier à ces derniers que la série, qui se veut un thriller conspirationniste nerveux et tendu avec de l'action, passe énormément de temps à parler de paternité, à s'étendre en long, en large et en travers sur les états d'âme de Picard, et à ne jamais tenter de mettre au point un moyen d'identifier ces changelins qui, supposément, ont envahi tout Starfleet.

(par contre, je m'attends à ce que la réplique de Geordi expliquant que toute la flotte de Starfleet doit être réunie au même endroit pour Frontier Day trouve son sens en fin de saison, et fasse partie du plan des changelins...)

 

(à suivre...)

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Les bilans de Lurdo : Star Trek Prodigy, saison 1b (2023)

Publié le 7 Mai 2023 par Lurdo dans Action, Aventure, Animation, CBS, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Review, Les bilans de Lurdo, Science Fiction, Science-Fiction, Star Trek, Télévision, USA, Prodigy

Décidément, je ne me ferai jamais aux diffusions hachées des séries jeunesse, et à leurs saisons découpées en deux ou quatre blocs d'épisodes : alors que je pensais avoir affaire, fin 2021, à une première saison de Star Trek Prodigy en 2 blocs de 5 épisodes, voilà que la suite de la saison 1 a débarqué en fin d'année 2022, pour dix autres épisodes...

Star Trek Prodigy, saison 1b - 1x11-20 (2023) :

Désormais à bord du Protostar et guidé par l'hologramme de Janeway, le groupe de Dal et de ses amis tente de faire honneur à l'esprit de Starfleet en aidant les planètes dans le besoin et en se rapprochant de l'espace fédéral. Ailleurs, c'est l'Amirale Janeway qui tente de retrouver le vaisseau, et son capitaine, Chakotay.

À la fin de ce que je pensais être l'intégralité de la saison 1 de Prodigy, je conservais un avis mitigé sur le programme. Positif, mais mitigé, après des débuts n'ayant de Star Trek que le nom, des personnages esthétiquement assez laids, et un mélange un peu bancal de fanservice dont le public cible n'était pas très clair.

Pourtant, une mise en avant des valeurs de Starfleet, l'unité de la bande des jeunes protagonistes et la présence de Janeway apportaient un petit plus agréable à la série, le faisant progressivement évoluer dans une direction plus Trek... qui se confirme dans cette deuxième demi-saison.

Une deuxième demi-saison qui continue de mélanger la formation de la bande de Dal à une progression de l'intrigue globale, bon gré mal gré : ici, c'est en faisant plus de place à l'enquête de Janeway et de son équipage, à bord du Dauntless, que le show trouve ses marques, et inscrit une intrigue de fond sur la durée de ces dix épisodes.

Ce n'est pas toujours d'une subtilité d'écriture confondante (on reste dans une série pour enfants, avec ses grosses ficelles bien pratiques comme le virus empêchant le Protostar de communiquer avec qui que ce soit, ou des coïncidences un peu trop faciles qui font que tout le monde se croise constamment), mais ça fonctionne globalement, et cela mène à un grand final très spectaculaire durant lequel une flotte de Starfleet est engagée dans une bataille improbable.

On peut aussi citer une visite d'un Cube Borg à l'ancienne, qui parvient à rendre un peu de menace au Collectif, un épisode façon "culte du cargo" durant lequel l'équipage rencontre un peuple s'étant modelé de manière très approximative sur Kirk, Spock et compagnie, le passage éclair d'Okona (doublé par Billy Campbell), un épisode consacré aux origines de chacun, une visite dans un holodeck qui (forcément) ne fonctionne pas bien, un échange de corps entre Dal et l'Amiral Janeway...

Il y a du bon, dans cette demi-saison, et il y a aussi du plus approximatif, comme toute cette rédemption du Diviner amnésique, le heel turn de la "Trill" de l'équipage de Janeway, ou encore la résolution un peu maladroite, avec son ellipse d'un mois qui résoud tout hors-champ.

Reste que finalement, ça fonctionne assez bien, tout ça, notamment sur le plan de l'émotion et du capital-sympathie de tout ce petit monde. Cela n'enlève pas les problèmes de public visé, de décisions créatives discutables (je ne suis pas du tout fan de l'évolution de Murf) ou de fanservice abusif, mais ça les atténue suffisamment pour que de "mitigé positif", je passe à un avis "positif". En attendant la suite...

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Critiques éclair - Star Trek Picard 3x01-03 (2023)

Publié le 6 Mai 2023 par Lurdo dans Action, Aventure, Critiques éclair, Drame, Science Fiction, Science-Fiction, CBS, USA, Review, Les bilans de Lurdo, Star Trek, Picard, Télévision

C'est vraiment sans la moindre motivation que j'attaque cette troisième et dernière saison de Star Trek Picard, après deux premières années assez mauvaises, et malgré la promesse d'une réunion officielle de la Nouvelle Génération (et des échos globalement positifs).

Mais restons optimistes, et faisons preuve d'un peu d'espoir pour l'ultime fournée d'épisodes de ce baroud d'honneur qui, pour le moment, n'a rien accompli de bon pour aucun des personnages impliqués...

Star Trek Picard, saison 3 (2023) :

- 3x01 : Alors qu'il s'apprête à quitter le Château Picard pour accompagner Laris, l'Amiral Picard reçoit un message de détresse de Beverly Crusher, qu'il n'a pas revue depuis 20 ans. Avec l'aide du Capitaine Riker, l'ex-officier monte à bord du Titan pour tenter de retrouver son amie d'antan...

On la connaît, maintenant, la formule des débuts de saison de Picard : on oublie tout des saisons précédentes, on fait un soft reboot, et on part sur de nouvelles bases sympathiques et alléchantes, promettant des choses que la série ne propose pas forcément ensuite.

Ici, entre le nouveau générique, l'utilisation du thème de First Contact, et les nombreuses mentions des Borgs, j'ai eu peur que le show nous rejoue encore une fois cette partition, après le fiasco de la saison précédente. Et pour l'instant, difficile de deviner dans quelle direction tout cela va aller (des métamorphes ?), si ce n'est en ce qui concerne la paternité réelle du fils de Beverly.

En effet, iIl ne faut pas être un génie pour comprendre que les dialogues balourds du début d'épisode sur Picard "qui ne cherche pas à laisser d'héritage", couplés aux images d'ADN dans le générique de fin, et au délai de 20 ans environ qui fait correspondre exactement la tranche d'âge de l'acteur au moment où Beverly a tout plaqué et a coupé les ponts avec le reste de l'équipage, laisse clairement entendre que Speleers va s'avérer être le fils caché de Picard... mouais. On verra bien.

À part ça, beaucoup de fanservice agréable, un Capitaine Shaw plutôt amusant, un grand méchant qui a un Portal Gun géant, et une sous-intrigue sur Raffi toujours très peu intéressante, surtout constamment filmée à la caméra portée tremblotante et mal cadrée : pour un premier épisode, c'est intriguant et ce n'est pas désagréable, mais je reste méfiant.

- 3x02 : Piégés à bord du vaisseau de Beverly Crusher, Picard et Riker découvrent que Jack Crusher (Ed Speleers) est peut-être bien le fils de l'Amiral, mais que c'est aussi un contrebandier recherché dans de multiples systèmes, et notamment par Vadic (Amanda Plummer), aux commandes du Shrike, un arsenal volant...

Un second épisode inégal, car séparé en deux parties bien distinctes : d'un côté, Picard et compagnie à bord du petit vaisseau de Crusher, puis du Titan, attaqués tour à tour par le vaisseau de Vadic ; et de l'autre, l'enquête de Raffi dans les bas-fonds, une enquête assez peu intéressante, avec une Michelle Hurd qui surjoue çà et là, etc...

Et autant la partie sur Picard est plutôt agréable à suivre, notamment parce que tout se déroule à bord d'un vaisseau de Starfleet et que le Capitaine Shaw est vraiment un personnage réussi, autant tout ce qui concerne Raffi est bancal, l'écriture est maladroite, et tout, à part le sauvetage final (plutôt efficace, avec le thème musical qui va bien), est plat et mélodramatique au possible.

Épisode moyen, donc, qui n'échappe pas à certains clichés de nuTrek (le Shrike au design générique, la fascination pour la Section 31, le sous-éclairage de tous les décors intérieurs), reste à voir dans quelle direction ça va évoluer.

- 3x03 : Traqué par le Shrike dans une nébuleuse, le Titan tente d'échapper à son ennemi ; Raffi, elle, découvre en Worf un nouveau coéquipier...

Mouais. Pas convaincu par cet épisode, qui sous prétexte de créer du conflit et de la dramaturgie, abêtit ses deux personnages principaux, Riker et Picard, transformant le premier en Capitaine passif blâmant Picard sans raison et le second en vieillard belliqueux sans respect pour la hierarchie.

Aucun des deux hommes ne tente d'élaborer la moindre stratégie, aucun des membres d'équipage n'a de suggestion intelligente ou astucieuse à faire pour sortir de cette situation périlleuse et exploiter le portal gun de Vadic, les personnages réagissent n'importe comment (le médecin chef qui rejette l'assistance de Crusher, médecin légendaire de Starfleet, parce que "je n'ai pas le temps de vous expliquer l'évolution de la technologie médicale depuis 20 ans", WTF), bref, tout le monde est un peu con, et Picard redevient un peu ce vieillard grabataire à qui tout le monde reproche les maux de l'univers, comme dans les deux saisons précédentes.

Pourtant, ça ne commençait pas trop mal, avec une dispute Picard/Crusher très intense, et même si la sous-intrigue de Raffi est insipide au possible (tout le côté good cop/bad cop avec Worf est assez limite, surtout avec l'interprète du Changelin qui surjoue au possible), Worf ajoute une touche qui n'est pas désagréable. 

Mais non, je n'arrive pas à passer outre la dispute Riker/Picard, puérile au possible. Allez, on va rester optimiste, et on va dire que l'un des deux est un Changelin, ce qui justifierait l'écriture bancale... mais bon.

 

(à suivre...)

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Un film, un jour (ou presque) #1830 - INTÉGRALE MARVEL CINEMATIC UNIVERSE - Phase 4.3 : TV + Doctor Strange in the Multiverse of Madness (2022) et Thor - Love and Thunder (2022)

Publié le 5 Mai 2023 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Science-Fiction, Science Fiction, MCU, Marvel, Review, USA, Télévision

Courant 2022, la phase 4 du MCU a bien avancé, avec une première vague de films et de séries sorties en pleine pandémie, suivie d'une deuxième vague plus ambitieuse, mais tout aussi inégale...

Et l'on commence à la télévision, avec Moon Knight, une série attendue par les afficionados du genre, et qui, malgré ses imperfections, a su me séduire par son ambiance et son ton différents, ainsi que par sa musique - malheureusement, le caractère quasiment totalement indépendant du programme vis à vis du reste du MCU en a froissé plus d'un, et la série est passée un peu inaperçue.

Doctor Strange in the Multiverse of Madness (2022) :

Traquée par Wanda Maximoff, qui veut lui dérober ses pouvoirs de voyage transdimensionnel, America Chavez demande l'aide du Docteur Strange : débute alors une étrange épopée entre les univers...

À ce jour, je ne comprends toujours pas l'accueil hostile que bon nombre de spectateurs, en ligne, réservent encore à ce jour à ce métrage signé Sam Raimi : il n'est pas rare, en effet, de retrouver ce Doctor Strange en bas des classements de cette phase, voire même de l'ensemble du MCU... et je ne me l'explique pas.

Peut-être est-ce le style de Raimi, qui propose là de l'horreur soft, ludique et décomplexée, souvent amusante et rythmée, mais jamais trop sérieuse. Peut-être est-ce le fait qu'il faut avoir visionné Wandavision (ou du moins s'être tenu au courant de ce qui s'y est déroulé) pour bien comprendre le pourquoi du comment du comportement de Wanda. Peut-être est-ce la hype démesurée du Web pour des caméos finalement anecdotiques dans le produit fini...

En tout cas, j'apprécie toujours autant ce métrage nerveux et spectaculaire, très bien mené de bout en bout, et ce malgré quelques menus détails plus frustrants, qui ont tendance à ressortir un peu plus à chaque visionnage : quelques soucis de continuité sur la barbe et la coiffure de Strange (en fonction du calendrier de tournage et de reshoots, je suppose), quelques décors un peu artificiels (le toit new-yorkais, le monde gris en fleurs), la scène post-crédits plutôt bof (avec Clea), et puis bien sûr, bémol pour Elfman qui, comme dans Avengers 2, décide que l'identité musicale de la franchise ne lui suffit pas, et tente de la remodeler en quelque chose de moins efficace que l'original.

Un bon 4.5/6

 

(critique originale plus complète publiée sur ce blog en 2022, à lire ici)

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Après la réussite Doctor Strange 2 (quoi qu'on en dise), retour sur le petit écran, pour Miss Marvel, une série adolescente rafraîchissante et agréablement "exotique", mais qui souffre un peu d'une conclusion brouillonne et d'un sous-développement des antagonistes du programme. Une saison sympathique, mais aurait pu être plus aboutie.

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Thor - Love and Thunder (2022) :

Face à Gorr, qui a décidé de tuer tous les dieux de l'univers, Thor ne peut compter que sur l'aide de Valkyrie et de Jane Foster, atteinte d'un cancer, mais qui a trouvé dans un Mjolnir reconstitué une source de pouvoir et de vie inespérée.

Après Doctor Strange 2 et son accueil public mitigé, voilà Thor 4, qui a été probablement encore plus mal reçu, et ce bien qu'il applique à la lettre la même formule que Thor Ragnarok : de l'humour, un peu d'émotion, encore de l'humour, quelques affrontements spectaculaires, et de l'humour.

C'est le problème, en fait : après avoir reçu carte blanche suite au succès de Ragnarok, Taika Waititi se lâche... un peu trop. 

En soi, le film n'est pas mauvais, il reste divertissant, bourré d'idées intéressantes et de moments qui fonctionnent, tant visuellement que conceptuellement, et narrativement, la boucle est bouclée pour Thor et Jane... mais trop fréquemment, l'humour revient à l'assaut de manière incongrue, créant un contraste qui désamorce les enjeux et l'émotion (ce que bon nombre de critiques reprochent habituellement à la plupart des Marvel, mais qui n'est réellement poussé trop loin qu'ici).

Que ce soit Korg, trop présent, Gorr, pas assez, Zeus, en roue libre, etc, etc, etc, ce Thor 4 se retrouve parfois le postérieur entre deux chaises, ce qui frustre régulièrement.

Cela dit, après Ragnarok, j'ai envie de dire qu'on savait à quoi s'attendre... mais un peu de retenue, ou quelqu'un pour recadrer Taika n'aurait pas été de trop.

3.5/6

 

(critique originale plus complète publiée sur ce blog en 2022, à lire ici)

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Un film, un jour (ou presque) #1829 : 65 - La Terre d'avant (2023)

Publié le 4 Mai 2023 par Lurdo dans Action, Thriller, Aventure, Science-Fiction, Science Fiction, Review, Cinéma, Critiques éclair, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

65 - La Terre d'avant (2023) :

Pilote d'une mission d'exploration de l'espace, Mills (Adam Driver) est percuté par des météorites et s'écrase avec tout son équipage sur une planète inconnue : la Terre, il y a 65 millions d'années. Seul survivant avec la jeune Koa (Ariana Greenblatt), qui ne parle pas sa langue, il doit alors survivre parmi les dinosaures sanguinaires, pour rejoindre au plus vite la seule capsule de secours encore en état de fonctionnement...

Un thriller de science-fiction plus que bancal et générique avec Adam Driver et des dinos en CGI tout à fait honorables, mais qui souffre d'une écriture particulièrement clichée, et d'un montage tellement fait à la machette que le tout finit par faire 90 minutes à peine et par paraître catapulté : forcément, quand on coupe toutes les transitions au montage, que l'on empile les coïncidences et les grosses ficelles narratives sur une base déjà bien générique (le père absent qui se trouve une fille de remplacement et la protège pendant des événements dramatiques, le héros indestructible, le sentiment d'urgence artificiel et forcé), et que l'on justifie l'absence de développement par la barrière de la langue... on se retrouve avec quelque chose de maladroit, à l'image de ces cartons-titres bancals au possible.

En réalité, ça ressemble fortement au premier script d'un scénariste débutant - ce qui n'est pas le cas, puisque ce sont les scénaristes de Sans un Bruit et Nightlight qui sont à l'écriture et à la réalisation de ce métrage. À moins que, comme souvent, ce soit effectivement l'un de leurs premiers scripts, qu'ils n'ont réussi à vendre à Sam Raimi (qui produit ce film) qu'une fois qu'ils ont connu le succès avec Sans un Bruit...

Quoiqu'il en soit, c'est particulièrement quelconque, inabouti, et souvent balbutiant.

2/6

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Critiques éclair - Star Wars : The Mandalorian - 3x07-08 + bilan (2023)

Publié le 22 Avril 2023 par Lurdo dans Action, Aventure, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Disney, Science-Fiction, Science Fiction, Star Wars, Review, USA, Télévision

Début de saison 3 assez frustrant, avec une parenthèse assez peu utile, suite inégale avec toujours un focus inintéressant sur les traditions mandaloriennes, ou encore un épisode bourré de guests WTF : jusqu'à présent, la saison 3 du Mandalorien a peiné à me convaincre, semblant se perdre dans un développement peu probant de l'univers, et ne plus rien avoir à dire sur Grogu/Din Djarin, éclipsés par Bo-Katan et toute sa bande. Espérons que ces deux ultimes épisodes de la saison vont réussir à changer la donne...

Star Wars : The Mandalorian - 3x07-08 (2023) :

- 3x07 : Après avoir réuni les Nights Owls avec la Death Watch, Bo-Katan emmène les siens à la reconquête de Mandalore. Mais sur place, ils découvrent une présence inattendue...

Mouais. Avant-dernier épisode de la saison, qui ramène le Moff Gideon sur le devant de la scène, au travers d'une scène de Conseil des anciens de l'Empire, pas désagréable du tout et bourrée de fanservice, et à la toute fin de l'épisode, dans un face à face final là aussi intéressant.

Malheureusement, le reste de l'épisode est très anecdotique, entre les platitudes habituelles sur Mandalore et les divisions qui règnent entre les Mandaloriens, les grosses ficelles narratives assez forcées (la grosse bestiole inutile qui attaque le convoi, le piège, la capture de Djarin, le sacrifice du Mandalorien à la gatling), et une impression de catapultage des intrigues pour conclure au plus vite, après une saison de surplace.

Alors oui, ponctuellement, il y a des idées amusantes (Grogu dans son mécha, c'est à la limite du ridicule, mais ça marche - même si Grogu fait toujours vraiment pièce rapportée dans le récit), et visuellement, c'est assez réussi (les Dark Troopers et Gideon en beskar, la garde prétorienne), mais globalement, ça reste assez moyen, tout ça, même si ça avance enfin.

- 3x08 : Alors que Din Djarin est prisonnier des troupes de Gideon, Bo-Katan et son armée décident de tout faire pour reprendre Mandalore...

Mwébof. Autant c'est plutôt nerveux et rythmé, avec de l'action, de l'action, encore de l'action, et toujours plus d'action sur terre et dans les airs, autant au final, cet ultime épisode tombe un peu à plat, façon "tout ça pour ça ?".

Probablement parce que le scénario s'échine à clore un maximum de sous-intrigues et à éliminer de manière catapultée le plus d'éléments possible, comme les clones de Gideon, le Sabre noir (détruit sans que personne ne semble s'en émouvoir), la reconquête de Mandalore, etc : tout est bouclé de manière un peu précipitée, entre deux combats, et l'on ne peut s'empêcher de voir là le symptôme de réécritures de dernière minute (il n'y a qu'à voir les différences entre les storyboards du générique de fin et l'épisode en lui-même).

Alors en tant qu'épisode à part entière, on ne s'ennuie pas. En tant que season finale, par contre, c'est sans surprise, un peu bordélique, et un peu décevant.

 

- Bilan saisonnier -

Comme je le disais en introduction, une saison qui semble vraiment se chercher, et qui ne parvient plus à faire exister ses protagonistes originaux (Din Djarin et l'Enfant) tant ils ont été rattrapés par les lubies de Favreau et Filoni, et par le reste de l'univers Star Wars.

Plus que jamais, je reste persuadé que l'arc Djarin/Grogu aurait dû se conclure (du moins pour un temps) sur le départ de l'Enfant avec Luke, ce qui aurait pu forcer les scénaristes à développer le personnage de Djarin dans des directions intéressantes, de nouveau en solitaire après deux saisons en compagnie de Grogu.

Mais au lieu de cela, on se retrouve avec un personnage-titre dont toute l'évolution des les deux premières saisons de la série est rebootée, pour le faire replonger dans sa "secte", et le ramener à l'archétype mandalorien qu'il était au début de la série.

Et comme en plus, Grogu ne fait plus que de la figuration (le mystère sur ses origines, ses pouvoirs, sa relation avec Djarin, tout ça est plus ou moins réglé), les scénaristes se rabattent donc sur le reste de l'univers Star Wars, tentant de toutélier de nombreux pans de ce dernier (animation, cinéma, romans, etc) en un tout cohérent et ambitueux.

Ce n'est pas forcément surprenant : chez Lucasfilm, Filoni a toujours été le spécialiste es continuité, habitué à boucher les trous de cette dernière et à lier ce qui pouvait être lié, entre l'univers étendu et la continuité actuelle de Star Wars. Et Favreau, lui, le "faiseur", showrunner et scénariste au quotidien de la série, de se reposer naturellement beaucoup sur Filoni et sur le fanservice de l'univers, pour que la mayonnaise prenne.

Mais Filoni est occupé ailleurs, avec la série Asokha, la série Skeleton Crew, ou encore son projet de film crossover de toutes les séries Star Wars actuelles : a-t-il été moins présent, cette saison, sur The Mandalorian, ce qui expliquerait les errances du scénario ? Ou au contraire, a-t-il été plus présent, pour assurer une continuité globale avec les autres projets Star Wars en cours, et imposer son désir de revenir encore sur les Mandaloriens ?

Allez savoir. Une chose est sûre, cette saison 3 du Mandalorien ne m'a pas convaincu, brouillonne et décousue, se concentrant trop sur Bo-Katan et sur la secte dont est issu Mando, tout ça pour accoucher d'un final prévisible et assez frustrant. 

Bof, en somme. 

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Un film, un jour (ou presque) #1820 - INTÉGRALE MARVEL CINEMATIC UNIVERSE - Phase 4.2 : TV + Eternals (2021) et Spider-man : No Way Home (2021)

Publié le 20 Avril 2023 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Science-Fiction, Science Fiction, MCU, Marvel, Review, USA, Télévision

Fin 2021, la phase 4 du MCU était désormais bien entamée, avec une première fournée de séries un peu hésitantes produites et sorties en pleine pandémie, et deux métrages plus ou moins convaincants, Black Widow et Shang-Chi...

La phase 4 a donc continué sur le grand écran, avec Eternals, un film ambitieux, une fresque épique confiée à une réalisatrice oscarisée, un désir, pour Marvel, de prouver que le MCU pouvait aussi être un drame adulte à l'ampleur historique, combiné à une romance tragique et impossible... enfin, tout ça, c'était sur le papier, parce que dans les faits, il en a été tout autrement.

Les Éternels (2021) :

Envoyés par un Céleste pour y détruire les Déviants et favoriser le développement de l'humanité, dix Éternels sont arrivés sur Terre il y a plus de 7000 ans, et depuis, leur mission accomplie, ils vivent cachés parmi nous... jusqu'à ce qu'un Déviant réapparaisse et tue l'un des leurs. 

Mouais. Au revisionnage, les Éternels - un film ambitieux à l'ampleur se voulant épique, confié à une réalisatrice oscarisée - reste toujours un film quelconque et faiblard, avec une distribution inégale (Sprite n'est pas assez développée pour fonctionner, Richard Madden confond stoïcisme avec serrage de dents constant, il n'a qu'une alchimie très limitée avec Gemma Chan, et cette dernière est d'ailleurs un peu trop en retrait pour faire une héroïne convaincante), des monstres informes et génériques au possible, un côté Ancient Aliens assez agaçant, et une bande originale transparente de Djawadi.

Alors oui, les effets numériques et la photographie sont très réussis, dans leur ensemble (les Déviants sont moches et peu mémorables, mais ils sont techniquement plutôt bien réalisés), l'intégration des designs de Jack Kirby est intéressante, et il y a là de bonnes idées et des scènes amusantes, mais le film ne parvient pas à générer la moindre émotion, et comme le tout se termine, peu ou prou, dans un affrontement façon Justice League vs Superman assez dérivatif, difficile de se passionner pour tout ça. 

Essai non transformé, en somme.

2.5/6

(critique originale publiée sur ce blog en 2021, à lire ici)

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Diffusée entre la sortie cinématographique des Éternels et celle de Spider-man, Hawkeye se voulait une série dans la droite lignée du film Black Widow : une sorte de récit solo pour l'un des Avengers n'ayant pas eu de film à son nom, au travers d'une aventure dans un New York festif et enneigé, confrontant Barton à son passé de Ronin, posant les premières bases des Young Avengers au travers du personnage de Kate Bishop, ramenant Yelena pour faire suite à la scène post-crédits de Black Widow, et réintégrant des éléments de la série Daredevil, au travers notamment du Kingpin.

Un tout un peu chargé, mais pas désagréable du tout, malgré de l'action un peu brouillonne à l'écran, et une volonté de placer des pions pour des spin-offs éventuels pas forcément indispensables (une série Echo, tout le monde s'en fout joyeusement ; une série Daredevil, par contre...)

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Spider-Man : No Way Home (2021) :

Peter Parker demande au Docteur Strange de concevoir pour lui un sort faisant oublier à la planète qu'il est Spider-Man, mais le sort dégénère, et alliés comme adversaires de l'Homme-Araignée commencent à franchir les portes du multivers...

Revisionnage, ou plutôt premier visionnage de la version longue, introduite par une brève discussion rigolarde de Holland, Maguire et Garfield en visio : le ton est donné, les ajoux de cette version longue (principalement des blagounettes entre les trois araignées, mais aussi plus de Betty Brant et de lycée, ce qui n'est pas un mal et permet d'équilibrer un peu les différentes parties du film) ne sont pas indispensables, et le film reste largement identique à sa version cinéma.

Une suite 100 % fanservice, donc, mais qui parvient à équilibrer cette composante nostalgique avec l'aboutissement logique du personnage de Peter Parker. No Way Home est ainsi un métrage un peu brouillon, qui manque à chaque instant de sombrer dans l'overdose de fanservice et de clins d'œil (trop de vannes entre les Araignées, notamment), mais qui réussit à se retenir in extremis, en se rappelant que le noyau émotionnel de la trilogie a toujours été Tom Holland, et les relations de Peter avec MJ, sa tante May, Tony Stark et compagnie. Et sur ce plan, ça fonctionne très bien : Spider-Man a toujours été, dans sa version papier, un personnage hanté par la tragédie et le regret, et avec No Way Home, le Parker de Holland rejoint cette tradition.

Dans l'ensemble, c'est forcément loin d'être parfait, y compris au niveau musical (Giacchino s'est fait plaisir, mais il manque vraiment un moment fort ou deux, lorsque les trois Araignées travaillent de concert, où le thème de la série animée Spider-Man, présent dans les deux Spideys précédents dans sa forme orchestrale mais absent ici, aurait fait merveille et couronné cette fête de la nostalgie) mais la conclusion fonctionne très bien, la distribution est impeccable, et si l'on ne peut s'empêcher de se dire que deux films de 100 minutes auraient peut-être permis à ce récit de mieux respirer et d'être moins frénétique, le tout est une bonne fin de trilogie pour le personnage.  

4/6

(critique originale plus complète publiée sur ce blog en 2021, à lire ici)

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Et comme toujours, retrouvez l'ensemble des notes des films du MCU et du DCEU (ainsi que des liens directs vers leurs critiques) sur notre page de bilan global...

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Un film, un jour (ou presque) #1814 : Doctor Who Am I (2022)

Publié le 12 Avril 2023 par Lurdo dans Documentaire, Cinéma, Critiques éclair, Science Fiction, Science-Fiction, USA, UK, Biographie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Doctor Who Am I (2022) :

Un documentaire américain qui suit Matthew Jacobs, le scénariste désabusé du téléfilm Doctor Who des années 90, fortement décrié par les fans et les critiques, alors qu'il renoue avec les conventions et le fandom américain, 25 ans après avoir été sèchement rejeté par celui-ci.

Un portrait intéressant du scénariste, en filigrane, et l'occasion de s'attarder un peu plus longtemps sur la relation auteur/œuvre/fans, surtout lorsqu'il s'agit d'une œuvre culte comme Doctor Who (la même réflexion s'appliquerait tout aussi bien à Star Wars, Star Trek, etc)... mais une occasion un peu ratée, tout de même, en ce sens que le film ne s'intéresse jamais vraiment à la toxicité du fandom, au rejet, aux réactions épidermiques, au manque total de recul et de savoir-vivre de certains fans (qui interagissent directement avec Jacobs ici, lors de moments qui font grincer des dents).

Ça botte en touche, donc, et le métrage conserve un côté "ah là là, ces fans de Doctor Who que l'on trouve en convention, ils sont quand même gratinés" un peu goguenard, jamais vraiment explicite mais perceptible, pas forcément délibéré de la part de la production, qui en vient à la conclusion que la plupart des fans trouvent dans Doctor Who un échappatoire à la réalité, aux problèmes du quotidien, à la maladie, à la solitude, au harcèlement, etc.

Le fandom en tant que famille de substitution, donc, une conclusion qui n'apporte rien de vraiment nouveau sous le soleil, à vrai dire, si ce n'est la réalisation, par Jacobs, que lui aussi a trouvé, à l'époque, dans Doctor Who, un échappatoire à son enfance malheureuse, et à son père bipolaire (lui-même acteur dans un épisode de Doctor Who).

Et c'est bien là le véritable intérêt du métrage, la "rédemption" de Jacobs, qui boucle la boucle et trouve une certaine paix de l'esprit vis à vis de son expérience difficile avec la franchise Who. Le reste, trop superficiel, c'est la routine habituelle des métrages consacrés aux fans de tel ou tel univers : un peu de sympathie, un peu d'émotion, beaucoup de cringe, et rien de plus.

3.5/6 

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Un film, un jour (ou presque) #1812 - INTÉGRALE MARVEL CINEMATIC UNIVERSE - Phase 4.1 : TV + Black Widow (2021) et Shang-Chi et la légende des dix anneaux (2021)

Publié le 10 Avril 2023 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Science Fiction, Science-Fiction, MCU, Marvel, Review, USA, Télévision

La phase 4 du MCU s'est récemment terminée avec Black Panther 2 : le moment est donc venu de se replonger dans les longs-métrages de cette phase compliquée du MCU, avec le recul que nous avons désormais sur ses objectifs, ses réussites et échecs...

Une phase 4 qui, en 2021, a commencé à la télévision, avec la très sympathique et ludique Wandavision : une réussite globale à peine contrebalancée par des attentes et théories démesurées des spectateurs, et par un final un peu trop classique (une grosse bagarre pleine d'effets spéciaux) affaibli par un tournage bousculé par la pandémie.

Idem pour Falcon & the Winter Soldier, une sorte de Captain America 3.5 pas désagréable, mais gentiment bancal, et au tournage directement et largement impacté par la pandémie. Résultat : des sous-intrigues approximatives, des idées abandonnées en cours de route, des trous de scénario, un rythme cahotique... ça reste tout à fait regardable, mais c'est encore assez balbutiant.

Loki, par contre, est nettement plus homogène et maîtrisée, ayant pour lourde tâche d'introduire la TVA, le concept de multivers, et le personnage qui deviendra Kang au cinéma. Malgré une bonne dose de pandémie, Loki est moins erratique, plus centrée sur son sujet, et plus réussie, même s'il faut bien l'avouer, il reste toujours des problèmes de rythme çà et là...

Et puis Marvel a enfin sorti son premier film de la phase 4... un film Black Widow qui, malheureusement, a un peu semblé arriver après la bataille.

Black Widow (2021) :

En 2016, Natasha Romanoff apprend que le programme de la Chambre Rouge, qui a fait d'elle la Black Widow, est toujours actif. Bien décidée à y mettre fin, elle part pour Budapest, traquée par le Taskmaster, et croise le chemin de sa sœur adoptive, Yelena...

Un thriller d'espionnage dont la filiation avec James Bond est tout à fait assumée (lavage de cerveau, forteresse volant, cascades improbables, criminel mégalo avec une armée d'amazones à ses ordres, etc), mais qui ne parvient qu'en partie à satisfaire, perdant un peu pied, vers la fin du métrage, dans sa surenchère explosive.

Il faut dire que le film partait déjà avec un handicap, celui d'arriver après la bataille - tout le monde sait comment Natasha termine son aventure dans Endgame, et avec cet épisode en flashbacks, les enjeux en sont naturellement diminués. Mais la véritable nature du film (une introduction des personnages de Yelena, du Red Guardian et de Milena) fonctionne tout de même très bien : les personnages sont sympathiques, leurs interactions amusantes, et de manière générale, la composante "famille qui se dispute" est assez efficace.

Tout comme les 3/4 du film, qui, comme je le mentionnais au-dessus, ne s'essouffle un peu vraiment qu'une fois dans la forteresse volante, pas aidé par des effets spéciaux inégaux (les véhicules, en particulier, n'ont fréquemment pas assez de poids et leur physique est approximative dans certaines scènes) qui rendent la toute dernière scène d'action, en chute libre, à peu près aussi probable que James Bond en train de faire du kite surf sur une vague de tsunami.

Après, ce Black Widow reste tout à fait honorable, bien que jonché de petites scories ici ou là (la bande originale de Balfe est, sans surprise, générique et oubliable, en plus d'être clichée ; le générique d'ouverture en mode "cover de Nirvana" me sort par les yeux ; l'histoire des phéromones est bancale ; l'ellipse finale sur Ross idem) qui auraient peut-être pu être remaniées ou évitées si le film n'était pas sortie en pleine pandémie...

3.5/6

 

(critique originale publiée sur ce blog en 2021, à lire ici)

Entre Black Widow et Shang-Chi, retour à la case télévision, avec What If ?, série d'animation explorant différentes réalités du multivers, pour un programme dynamique, amusant, et bien mené, probablement la meilleure série du MCU à ce jour. Puis...

Shang-Chi and the Legend of the Ten Rings (2021) :

Héritier de Xu Wenwu, leader criminel des Dix Anneaux, Shang-Chi vit à San Francisco, sous l'identité de Shaun, un simple voiturier. Mais lorsqu'il est attaqué par des sbires de son père, Shaun doit désormais faire face à son destin exceptionnel, ainsi qu'aux mystérieux pouvoirs que son père tire de dix anneaux métalliques tombés du ciel...

Un agréable hommage au cinéma chinois (que ce soit les wu xia pian ou les films d'action hong-kongais de la grande époque) appliqué au MCU, et un moyen pour Marvel de se racheter un peu pour Iron Fist et son blondinet mollasson, en proposant des combats dynamiques et spectaculaires, ainsi qu'un grand final full CGI (comme d'habitude) ici nettement plus original et agréable, puisqu'avec des dragons et autres bestioles magiques.

Et c'est bien ce qui fait tout le charme de ce Shang-Chi : c'est dépaysant, et ça s'assume. La distribution est attachante, le bestiaire intrigant, l'histoire plutôt solide, le méchant n'est pas monodimensionnel, il y a un vrai thème musical, le fanservice Marvel reste discret, le côté bilingue du métrage est bien intégré, bref, c'est plutôt agréable à suivre, et, pour quelqu'un comme moi qui en a un peu assez de voir des films occidentaux scénarisés et réalisés par des weebs biberonnés aux mangas et fascinés par le Japon, les yakuzas ou les samuraïs, un peu de spiritualité et de style chinois ne font pas de mal à voir.

Après, il reste toujours quelques défauts, comme des effets véhiculaires toujours inégaux, un passage du temps pas très bien retranscrit... mais pour peu qu'on ne soit pas allergique aux films d'arts martiaux et à la Chine, Shang-Chi reste pour moi l'un des films de la Phase 4 les plus aboutis.

4.25/6

(critique originale plus complète publiée sur ce blog en 2021, à lire ici)

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Et comme toujours, retrouvez l'ensemble des notes des films du MCU et du DCEU (ainsi que des liens directs vers leurs critiques) sur notre page de bilan global...

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Critiques éclair - Star Wars : The Mandalorian - 3x04-06 (2023)

Publié le 8 Avril 2023 par Lurdo dans Action, Aventure, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Disney, Science Fiction, Science-Fiction, Star Wars, Review, USA, Télévision

Le début de la saison 3 de The Mandalorian m'a laissé assez frustré, la série semblant manquer de direction, hormis celle de "les us et coutumes des Mandaloriens, c'est trop passionnant, attardons-nous encore dessus". Soit exactement ce qui ne m'intéresse guère dans la série, qui en plus s'est permis une parenthèse lorgnant fortement sur Andor et sa politique ambivalente...

Star Wars : The Mandalorian - 3x04-06 (2023) :

- 3x04 :  Alors que Grogu commence son entraînement pour devenir un Mandalorien, un enfant du campement est enlevé par une créature ailée, forçant Bo-Katan et un groupe de Mandaloriens à partir à son secours...

Après l'épisode 03 en mode "on fait du sous-Andor totalement détaché du reste de la saison", place à "on fait un mini-épisode de 25 minutes sur du vide une péripétie sans intérêt de la vie des Mandaloriens". Je n'ai pas aimé. En même temps, je le répête depuis le début : je me contrefous totalement des traditions et de la mythologie mandaloriennes, qui semblent tant fasciner Filoni et Favreau, et je trouve même assez malsain le fait que l'indoctrination de Grogu et de Bo-Katan dans cette frange radicale extrémiste du peuple mandalorien soit présentée comme quelque chose de bienveillant et d'exemplaire, voire de mignon (pour Grogu).

Alors certes, les scènes d'action étaient réussies (que ce soit le sauvetage en plein vol, ou les flashbacks de Grogu façon traumatisme du Vietnam qui montrent comment il a été sauvé de l'Ordre 66 par Ahmed Best), mais comme elles ne font que remplir du temps d'antenne, et ne font pas du tout progresser l'intrigue (on est à mi-saison, tout de même), bon gros bof.

- 3x05 : Parce que Nevarro est attaqué par le pirate Gorian Shard et son bombardier, et que la Nouvelle République refuse de les aider, Greef envoie un appel à l'aide... qui parvient aux oreilles de Din Djarin et de ses comparses mandaloriens.

Un épisode plein d'action plutôt réussie, après un début en mode "la Nouvelle République n'est qu'une bande d'incapables à la bureaucratie étouffante" finalement dans la droite continuité de l'épisode 03.

Au passage, petit caméo de Zeb, de la série Rebels, avant que le show ne continue dans son entreprise de réhabilitation et de vénération des Mandaloriens, ici présentés comme un super commando d'élite qui vient libérer Nevarro, avant de faire de Bo Katan leur patronne de facto.

Malgré cela, c'était agréable à suivre, rythmé... reste à voir si la seconde moitié de saison continuera sur le même chemin.

- 3x06 : Pour retrouver les anciennes troupes de Bo-Katan, devenues mercenaires, cette dernière, Grogu et Din Djarin se rendent sur la planète Plazir-15, où le couple royal (Jack Black, Lizzo) leur explique que certains de leurs droïdes impériaux rénovés se comportent étrangement...

Un épisode à la limite de la parodie décomplexée, qui voit Bo-Katan et Djarin, en mode good cop et bad cop d'un buddy movie à l'ancienne, mener une enquête policière improbable (un bon gros prétexte, honnêtement, d'un point de vue narratif) dans les bas-fonds d'une planète idyllique, avec échanges goguenards, bar à robots, morgue, interrogatoires et caméos WTF (outre Jack Black et Lizzo, il y a Christopher Lloyd, qui cabotine comme pas deux). 

Alors c'est amusant à suivre mais presque hors-sujet, et surtout ça contraste violemment avec le sérieux papal des platitudes mandaloriennes du reste de la saison, ou du duel final de cet épisode, à l'issue évidente (tout comme la pirouette narrative sur le Darksaber, qui ne fait que renforcer à quel point toutes ces idées de credo et de valeurs mandaloriennes sont creuses au possible).

En même temps, dès la première scène, le ton était donné, avec cette variation sur Roméo et Juliette à la sauce Mon Calamari et Quarren : distrayant, rigolo, ça décoince un peu une saison raide comme un piquet, mais ça arrive tout de même comme un cheveu sur la soupe.

(à suivre...)

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Un film, un jour (ou presque) #1809 - INTÉGRALE MARVEL CINEMATIC UNIVERSE - Phase 3.6 : Avengers - Endgame (2019) et Spider-man : Far from Home (2019)

Publié le 6 Avril 2023 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Science Fiction, Science-Fiction, MCU, Marvel, Review, USA

Avant de nous attaquer à la phase 4 du MCU, récemment terminée, et de revenir sur ses métrages à la genèse compliquée, concluons la phase 3 du MCU en revenant sur ses deux derniers métrages, non encore diffusés au moment de notre dernier bilan de cette Intégrale...

Et pour entamer cette dernière rétrospective de la phase 3, retour sur Avengers : Endgame, la pièce maîtresse de toute cette phase, le film évènement qui a battu (presque) tous les records, et qui est l'aboutissement logique de 10 ans de construction de l'univers Marvel au cinéma...

Avengers - Endgame :

Pour vaincre Thanos et restaurer la moitié disparue des formes de vie de l'univers, les Avengers survivants décident de tenter le tout pour le tout et de remonter le temps, pour y dérober des Pierres d'infinité et créer un nouveau Gant tout-puissant...

Une fin de cycle toujours très efficace et touchante pour les personnages des premières phases Marvel, fin de cycle qui parvient à être ambitieuse, sombre (toute la première heure, c'est "les héros face à leur dépression"), épique et émouvante, notamment vis à vis du destin de Cap et de Tony. Au revisionnage, ce qui ressort le plus, c'est la maîtrise de l'écriture et du rythme global, joliment mis en valeur par la réalisation efficace des frères Russo, qui nous produisent ici certains des plans les plus iconiques et comic-book du MCU.

Ce n'est pas parfait pour autant : les règles du time heist et la mécanique temporelle sont inutilement brouillonnes, pas toujours totalement cohérentes (ce qui n'est pas surprenant puisque les scénaristes et les réalisateurs ont toujours eu des désaccords d'interprétation à ce sujet), et je reste toujours frustré du parcours de Bruce Banner - je sais qu'une partie de ce parcours frustrant est due à des problèmes de droits, mais le personnage de Hulk n'a jamais vraiment droit à son moment de gloire, et le passage du Hulk d'Infinity War à celui de Endgame, ainsi que son développement hors-champ, sont vraiment trop catapultés pour faire illusion.

Après, ça reste des bémols mineurs, en comparaison de la réussite globale de cet ultime opus.

4.75/6

(critique originale plus complète publiée sur ce blog en 2019, à lire ici)

Spider-Man - Far From Home (2019) :

En excursion en Europe avec sa classe, Peter Parker tente d'oublier la mort de son mentor Tony Stark, mais l'arrivée d'un nouveau héros, Mysterio, supposément issu d'une dimension parallèle, va de nouveau bouleverser son quotidien...

Un deuxième volet des aventures de Spidey toujours aussi attachantes, à l'image du couple en formation MJ/Peter, et qui sonne comme un épilogue tout à fait pertinent à la Phase 3 du MCU : on y découvre ainsi les premières conséquences du Blip et du décès de Stark sur le citoyen lambda, et surtout sur Peter, Happy et les autres.

Ce qui est très logique, compte tenu des liens entre Peter et Tony, et apporte une émotion perceptible à ce métrage, justifiant les choix parfois malheureux de Parker, et son rapprochement quasi-instantané avec Mysterio (excellent Gyllenhaal, et relecture originale du personnage), sorte de grand-frère héroïque qui permet à Peter de se débarrasser de responsabilités trop importantes pour lui.

Et puis, mine de rien, Far From Home sert d'introduction, pour les spectateurs, au concept de multivers : oui, c'est de l'esbrouffe de la part de Mysterio, mais la graine est semée dans l'esprit des spectateurs, et elle germera durant la Phase 4.

Après, le film reste un peu trop brouillon sur la toute fin, avec beaucoup de trop de drones numériques qui virevoltent dans tous les sens : un grand final trop chaotique pour son propre bien, ce qui tranche avec le délire psychédélique des illusions préalables de Mysterio, qui savaient se montrer inventives tout en restant claires.

4.25/6 

(critique originale plus complète publiée sur ce blog en 2019, à lire ici)

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Et comme toujours, retrouvez l'ensemble des notes des films du MCU et du DCEU (ainsi que des liens directs vers leurs critiques) sur notre page de bilan global...

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Un film, un jour (ou presque) #1807 : ​​​​​​​Osmosis Jones (2001)

Publié le 4 Avril 2023 par Lurdo dans Animation, Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Science Fiction, Science-Fiction, Review, USA, Policier

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Osmosis Jones (2001) :

Frank (Bill Murray), gardien de zoo fainéant et à l'hygiène douteuse depuis la mort de sa femme Maggie, peine à élever seul sa fille Shane (Elena Franklin). Un jour, lorsqu'il ingère un œuf dur tombé par terre, il fait entrer dans son corps Thrax (Laurence Fishburne), un virus bien décidé à entrer dans l'histoire en tuant son hôte en 48 heures. La contagion commence alors à se répandre, avec pour seule barrière les actions désespérées de Ozzy (Chris Rock), un globule blanc employé de la police régissant le corps de Frank, et Drix (David Hyde Pierce), un médicament ingéré par Frank pour lutter contre les premiers symptômes...

Assez frustrant, cette production Warner, hybride film d'animation/comédie en prises de vues réelles. Principalement parce que toute la partie animée, chapeautée par un ancien de Disney et de Dreamworks, est très réussie visuellement, bourrée d'idées inventives, une sorte de version buddy cop movie d'Il était une fois la vie, avec un bon travail de doublage, une animation très réussie, etc... mais à côté, la partie prises de vues réelles, réalisée par les frères Farrelly, est globalement assez désastreuse, pas drôle, gratuitement crade, avec un Bill Murray cabotin qui en fait trois tonnes, et d'autres acteurs sous-exploités (Molly Shannon, uniquement là pour se faire vomir dessus).

Et si l'on ajoute à tout ça un côté musical r'n'b très daté (et pas que : le numéro musical de Kid Rock, notamment), on se retrouve avec un métrage bancal, qui perd tout intérêt dès que l'on arrive IRL, alors que le monde de l'organisme de Frank est nettement plus intéressant et inventif (un peu le même problème que celui qui touchait Monkeybone, dans un autre genre).

Mwébof.

2.5/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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