Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...
Noël approche, et chez les Téléphages Anonymes, c'est donc l'heure de la Christmas Yulefest, et de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...
L'Homme qui inventa Noël (The Man Who Invented Christmas - 2017) :
En panne d'inspiration, et de plus en plus endetté, Charles Dickens (Dan Stevens) décide soudain, à deux mois de Noël 1843, d'écrire une histoire de fantômes de Noël, et de l'auto-publier. Mais il n'a pas la moindre inspiration, et lorsque son père ruiné s'installe sans prévenir chez lui, Dickens choisit de s'inspirer de ses proches et de ses amis pour écrire Un Conte de Noël, et exorciser les démons de son passé...
C'est amusant : en découvrant ce métrage pseudo-biographique retraçant la création de A Christmas Story, je n'ai pu m'empêcher d'avoir le sentiment mitigé de me trouver devant une origin story superhéroïque, tant le film en reprend les codes, notamment au niveau du fanservice, et de tous les moindres détails de la nouvelle, ici expliqués à grands renforts de clins d'oeil et de références supposées flatter le spectateur averti dans le sens du poil.
Sauf que ce qui ne passe pas du tout dans un Solo hyper-sérieux et académique, par exemple, fonctionne nettement mieux dans le cadre de cette comédie dramatique plus comique que vraiment dramatique.
Rien que l'interprétation frénétique de Stevens permet de donner un ton plus léger à l'ensemble, et de rendre ces 100 minutes assez agréables à suivre.
Ce qui n'empêche pas le métrage d'avoir des défauts évidents : si l'interprétation est globalement très bonne, et le script n'est pas désagréable, il a des problèmes de rythme évidents (le film tire à la ligne dans sa dernière ligne droite, alors qu'il se fait plus sérieux et mélodramatique), et surtout, la réalisation et la direction artistique sont assez moyennes et passe-partout.
On est ainsi plus souvent près d'un téléfilm de luxe que d'un long-métrage cinématographique digne de ce nom, notamment lors des apparitions des "spectres" (très basiques), ou dans la manière dont quasiment toutes les fenêtres de la demeure de Dickens sont occultées pour cacher l'extérieur (que l'on devine moderne ou de studio) : cela donne l'impression d'une pièce de théâtre filmée, assez étriquée visuellement, et plutôt terne.
Rien de rédhibitoire, mais couplé à des effets de réalisation faiblards (les flashbacks, par exemple), cela tire le film vers le bas, plutôt que de l'aider. Au final, un film assez agréable à suivre, comme je l'ai dit, mais qui ne s'élève ni ne transcende jamais son sujet, malgré les efforts de sa distribution (Stevens, Christopher Plummer, et Jonathan Pryce en tête).
3.5/6
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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien...
Noël approche, et chez les Téléphages Anonymes, c'est donc l'heure de la Christmas Yulefest, et de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...
Un Noël Émouvant (Home For Christmas Day - 2017) :
Veuve de soldat et mère célibataire très protectrice, Jane (Catherine Bell) ne voit pas d'un très bon œil la relation naissante entre Betsy (Matreya Fedor), et Tyler (Anthony Konechny), un jeune militaire de passage en ville. Et à l'approche de Noël, malgré les conseils de son ami Jackson (Victor Webster), Jane commence à s'inquiéter pour sa fille...
Home For Christmas Day, ou Gilmore Girls à la sauce Hallmark Movies & Mysteries : la vie d'une mère célibataire et de sa fille adolescente dans une petite ville, alors que cette dernière découvre l'amour dans les bras d'un grand blond un peu insipide, et que sa mère protectrice mais complice flirte avec le patron du diner local. Le tout transposé à Noël.
Sauf que, comme on est sur HMM, tout le monde est en pleine déprime, en deuil, tout le monde tire des têtes d'enterrement, il n'y a pas un gramme d'atmosphère festive, tout est sombre, sous-éclairé, dépressif, bref, totalement insupportable et mélodramatique au possible (mention spéciale à la feinte des scénaristes quant à la mort du jeune soldat, pas un seul instant crédible).
Ajoutez à cela un propos patriotique et pro-militaire comme les Américains savent le faire, et on se retrouve au final avec un téléfilm qui m'a véritablement donné des boutons (d'autant qu'en plus, Catherine Bell est de moins en moins reconnaissable, que Chanelle Peloso et Aliyah O'Brien doivent avoir cinq répliques à elles deux dans tout le film, et que l'affiche est mensongère).
1.25/6 (et ce n'est pas surprenant que Hallmark ait sacrifié le métrage au mois de juillet lors de sa première diffusion)
Pottersville (2017) :
Ivre mort après avoir surpris les ébats costumés de sa femme Connie (Christina Hendricks) et du shérif Jack (Ron Perlman), tous deux furries, Maynard Grieger (Michael Shannon), le propriétaire de l'épicerie de Pottersville, se fabrique un costume de fortune, et part arpenter les rues enneigées de la ville. Dès le lendemain, cependant, il comprend qu'on l'a pris pour Bigfoot, et que cette attention médiatique pourrait bien être une manne financière inespérée pour la bourgade en crise... notamment lorsque Brock Masterson (Thomas Lennon), l'animateur d'une émission télévisée de chasse aux monstres, arrive sur place.
Une comédie indépendante distribuée par Netflix, et dans laquelle Noël n'est, pour être tout à fait franc, qu'une toile de fond générale, à base de neige omniprésente, de chansons de Noël, et de score musical chargé en grelots, en carillons et en mélodies primesautières.
Ici, on navigue dans de l'humour un peu décalé et absurde, mis en images de manière assez mollassonne et moyenne par ce réalisateur dont c'est le premier long métrage de fiction : ses choix esthétiques sont relativement discutables, avec des angles de caméra, des gros plans et un filtre jaunâtre occasionnel qui font parfois très Jeunet, et je ne suis pas vraiment surpris d'apprendre que le tout s'est fait démolir par la critique américaine.
Cela dit, je n'ai pas détesté pour autant, même si le film finit par tourner au numéro à rallonge de Thomas Lennon - j'aime bien l'acteur, mais ici, il est grosso modo en roue libre ; j'ai cependant apprécié les petits rôles de Judy Greer et de Ian McShane, d'autant que, de manière générale, tout le monde semble s'amuser.
Dommage que cette bonne humeur ne se communique pas vraiment au spectateur.
Un petit 3/6, parce que la distribution est sympathique et compétente, et que le petit côté La Vie est Belle n'est pas désagréable.
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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien...
Après deux saisons mitigées de cette anthologie anglaise conçue, écrite et supervisée par Charlie Brooker, place à son premier Christmas Special de 73 minutes, diffusé sur Channel 4 en fin d'année 2014...
Au programme, plusieurs récits que se racontent deux hommes (Jon Hamm & Rafe Spall) enfermés dans un chalet, au milieu d'étendues hostiles et enneigées, et qui ont en commun une même technologie oculaire, le Z-Eye, qui permet à son porteur de filmer autrui, de le bloquer, et bien plus encore...
Black Mirror - Blanc Comme Neige (White Christmas) :
#1 : Matt (Jon Hamm) raconte qu'il avait l'habitude d'utiliser le Z-Eye pour aider des célibataires à trouver l'amour, en leur servant de coach de séduction à distance. Jusqu'au jour où une telle session tourne mal pour Harry (Rasmus Hardiker), lorsqu'il rencontre la mystérieuse Jennifer (Natalia Tena)...
Énorme bof pour ce premier segment, vraiment télégraphié de bout en bout par l'écriture, qui manquait cruellement de finesse. La conclusion, façon Contes de la Crypte, est donc évidente et décevante.
#1.5 : Matt explique qu'après les événements qu'il vient de raconter, sa femme a utilisé le Z-Eye pour le bloquer...
Pas vraiment un segment en soi, juste une présentation du système de blocage... et là, c'est moi qui ai bloqué. Le concept même du blocage oculaire et auditif est tellement contre-productif et improbable qu'il m'a été impossible de suspendre mon incrédulité : l'idée même de la sourdine est tellement inaboutie et bancale qu'elle pose plus de questions qu'elle n'apporte de solutions, et la première chose qu'on se dit, c'est qu'un tel blocage ne peut qu'entraîner une recrudescence de violence de la part de personnes frustrées d'avoir été bloquées sans avoir leur mot à dire. M'enfin bon.
#2 : Matt raconte que son véritable métier est de "programmer" des "cookies", clones virtuels de clients aisés qui les exploitent pour gérer leur quotidien et leur domicile...
Oona Chaplin en clone virtuel/esclave de sa version biologique, et un Hamm qui fait son numéro. Pas désagréable, malgré des personnages assez antipathiques, et une fin manquant un peu de punch.
#3 :Joe (Rafe Spall) prend enfin la parole et explique comment il a été bloqué par sa compagne lorsque celle-ci est tombée enceinte, et comment il n'a rencontré sa fille que des années plus tard...
Alors là, paf, on retombe en plein dans les travers de Black Mirror et de Charlie Brooker, à savoir une espèce de misanthropie agaçante et sans nuances : outre la technologie aberrante du blocage, qui n'a décidément aucun sens ni aucune logique, les personnages s'avèrent hostiles et haïssables. Le beau-père, qui déteste le protagoniste ; la compagne infidèle qui condamne spontanément le héros à l'oubli ; ce dernier, qui réagit soudain de manière ultra-violente, avant de s'enfuir, laissant sa fille seule...
Bref, un segment pas forcément inintéressant dans sa forme, mais qui prend un peu l'eau de partout dans son fond, en plus d'être vraiment prévisible.
#3.5 : De retour dans le chalet, Joe comprend qu'il n'est qu'un "cookie", interrogé par Matt pour le compte de la police, afin d'obtenir ses aveux...
Et on continue avec la misanthropie de Brooker, puisque les forces de police sont ici des personnages mesquins et cruels, qui s'amusent à torturer un clone numérique sans la moindre hésitation, et reviennent sur leur parole pour infliger à Hamm une punition totalement disproportionnée par rapport à son crime.
Alors non seulement le tout manque vraiment de subtilité (depuis le début de cet épisode spécial, l'illustration musicale du chalet rendait ces rebondissements finaux totalement prévisibles), mais en plus ce nihilisme et cette noirceur finissent presque par paraître forcés, et particulièrement agaçants.
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Bilan :
Je n'ai pas aimé ce Christmas Special. Oui, il y a des idées plus ou moins inspirées ; oui, c'est globalement assez bien réalisé, et bien interprété ; oui, Jon Hamm déborde vraiment de charisme, et porte une grande partie de ce Special sur ses épaules... mais j'ai vraiment beaucoup de mal avec l'écriture de Brooker, avec son point de vue sur l'humanité & la technologie, et avec son manque de subtilité ou de finesse dans ce qui finit, une fois de plus, par ressembler à de la mauvaise satire un peu simpliste.
Encore deux saisons, mais je suis vraiment tenté de me contenter de les survoler, en me limitant à une poignée d'épisodes de ci de là...
Un peu plus de deux semaines se sont écoulées depuis le premier bilan partiel de cette Christmas Yulefest 2017, et c'en est déjà terminé de la nouvelle édition de ce festival annuel de films de Noël. Faisons donc le bilan d'une saison particulièrement mitigée...
Je l'avoue sans problème : cette année, pour des raisons de disponibilité, de santé et aussi tout simplement de préférences personnelles, j'ai délibérément fait l'impasse sur un certain nombre de productions Hallmark/Lifetime/ION et compagnie. Il faut dire qu'après toutes ces années, je commence à avoir un radar bien développé, qui me permet de voir venir les bouses de très loin, en fonction de leur réalisateur, de leur cadre, de leur thème ou de leur distribution.
Et comme en plus, la qualité moyenne des productions festives est en constant déclin, d'année en année, et que Netflix s'est désormais joint à la fête, il a fallu faire des choix.
- Hallmark est toujours à la peine, privilégiant quantité à qualité, et déclinant à l'infini son script de base particulièrement formaté et caucasien.
- Lifetime a tenté de revenir sur le terrain des films de Noël, en achetant des productions indépendantes à droite et à gauche... avec un résultat très inégal et mitigé.
- UpTV & ION continuent de se faire une petite place discrète, avec des comédies parfois plus décalées et décontractées que chez Hallmark, mais qui ne marquent pas particulièrement les esprits pour autant.
- Netflix a créé le buzz avec son Christmas Prince à peine digne de Hallmark, et qui n'avait pour lui que son interprète principale ; ses autres productions de Noël sont, elles, passées un peu plus sous silence, ce qui est dommage...
- Le Canada continue de produire des téléfilms de Noël indépendants : la qualité et le budget ne sont pas encore là, mais petit à petit, à mesure que les standards de production des Hallmark et Lifetime baissent, l'écart diminue...
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Film(s) de la quinzaine :
Les bonnes surprises ont été limitées, durant cette dernière quinzaine de la Yulefest, et pourtant, il est probable que mes métrages 2017 préférés en soient issus : Snowed-Inn Christmas, de Lifetime, m'a surpris par sa légèreté et sa malice ; Angry Angel, de Freeform, par son impertinence et sa distribution ; Noël à Snow Falls, de Netflix, par les moyens investis dans sa production, et par sa plus grande décontraction ; et dans une moindre mesure, Santa & Cie, de Chabat, et Wrapped Up In Christmas, de Lifetime, pour son mélange ethnique assez rafraîchissant.
Flop(s) de la quinzaine :
Des flops assez faciles à identifier, principalement parce qu'ils sont directement sortis en salle (Bad Moms 2, Beauté Cachée), ou parce que ce sont des bouses évidentes tournées pour pas cher et diffusées sur Lifetime (A Very Merry Toy Store, My Christmas Prince) ou Hallmark (Sharing Christmas).
D'ailleurs, il est assez amusant de constater que la plupart du temps, ces productions télévisées fauchées et ratées sont souvent le fruit des mêmes maisons de production californiennes, mercenaires spécialisés en métrages tournés pour pas cher, et proposés à plusieurs chaînes, parfois même en parallèle.
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Dès demain, la Christmas Yulefest 2017, notre festival de critiques de films de Noël en tout genre, ferme donc ses portes sur le blog des Téléphages Anonymes, et la rubrique Un film... un jour (ou presque) reprend sa place quotidienne, pour rattraper un peu toutes les sorties cinématographiques de ces derniers mois...
Comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète (et mise à jour avec les titres français) des films de Noël déjà passés en revue sur ce blog, en consultant notre Index Christmas Yulefest disponible ici ; et il en va de même pour l'Index de la rubrique Un film... un jour (ou presque), toujours présent ici.
Les Rois Mages sont arrivés, et l'heure est venue pour la Christmas Yulefestet son marathon de cinéma festif de se conclure sur le blog des Téléphages Anonymes...
Les Rois Mages :
Les trois Rois Mages, Gaspard (Pascal Legitimus), Melchior (Bernard Campan) et Balthazar (Didier Bourdon), se retrouvent transportés à notre époque, et comprennent qu'ils doivent retrouver la nouvelle incarnation du Petit Jesus. Ils échouent à Paris, où ils rencontrent le jeune Jo (Walid Afkir), un magouilleur de banlieue, et Macha (Virginie de Clausade), une comédienne paumée issue d'une bonne famille...
Comédie des Inconnus à la réputation désastreuse, et dont je ne gardais pas le moindre souvenir après l'avoir vue à l'époque, ce Les Rois Mages s'avère finalement tout à fait regardable.
Certes, c'est très loin d'être l'hilarité générale, et c'est très en deçà de ce que les Inconnus pouvaient produire au sommet de leur gloire, mais en comparaison de ce que l'on produit aujourd'hui, dans le registre "comédie française faite par et pour des comiques populaires", c'est nettement plus structuré, pensé en amont, et plein de bienveillance, notamment envers la pluri-culturalité de Paris.
Bref, une comédie inégale et inaboutie (notamment dans son côté "poisson hors de l'eau" assez convenu, mais aussi dans sa sous-intrigue du patron de chaîne théologien, qui ne fonctionne pas), mais pas aussi mauvaise qu'on veut bien le dire.
3/6
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Comme toujours, retrouvez la liste complète (et mise à jour avec les titres français) des films de Noël déjà passés en revue sur ce blog les années précédentes, en consultant notre Index Christmas Yulefest disponible ici...
Apprentie journaliste de mode et designer, Caitlyn (Jessy Schram) est engagée pour concevoir la robe de Lady Isabelle (Hayley Sales), la fiancée du Prince Jeffrey (Sam Page), à l'occasion du bal du Nouvel An. Mais entre les manigances de sa patronne (Cheryl Ladd), et le temps qu'elle passe à préparer le bal aux côtés de Jeffrey, dont elle se rapproche, les choses se compliquent pour Caitlyn...
Alors certes, on est ici à la limite du film de Noël, mais dans l'ensemble, c'était plutôt sympathique à suivre... mais pas dénué de problèmes pour autant.
On pourrait citer Jessy Schram, attachante, mais bien trop maigrichonne pour son propre bien ; ou encore le faux accent anglais de la plupart des personnages royaux - c'était loin d'être une réussite ; mais le plus gênant, niveau crédibilité, c'est tout le côté robes "de princesse" : supposément de la grande couture unique, du sur-mesure exceptionnel, mais en réalité des tenues qui paraissent toutes fauchées, immondes, mal ajustées et tout droit sorties du rayon "bal de promo d'une adolescente de 14 ans".
Ce qui, pour un téléfilm tournant exclusivement autour de ces tenues, fait un peu tache, convenons-en.
4 -0.25 pour les robes -0.25 pour les accents = 3.5/6
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Touchés par un hiver dépourvu de neige, la jeunesse de Syracuse, New York, s'ennuie désespérément... jusqu'à ce que la neige tombe massivement, et soudainement. Désormais privés d'école, Hal (Mark Webber), Natalie (Zena Grey), Lane (Schuyler Fisk), et tous leurs amis (Josh Peck, Jade Yorker) ont tout le temps du monde pour lutter contre le conducteur de la déblayeuse locale (Chris Elliott), tandis que, de son côté, Tom (Chevy Chase), le père de Hal et Natalie, tente de se mesurer à un Mr Météo rival...
Une comédie hivernale façon "chronique d'une journée enneigée" au résultat assez mitigé, tant elle tente de concilier de multiples sous-intrigues relatives à chacune des générations présentes à l'écran : les parents, les ados romantiques, les pré-ados turbulents, les enfants intenables, les rivalités professionnelles, etc.
Prises séparément, certaines fonctionnent mieux que d'autres, aidées par une bande originale très elfmanienne de Steve Bartek, et par des interprètes sympathiques.
Les romances adolescentes sont assez convenues (même si c'est toujours amusant de retrouver Emmanuelle Chriqui, Katharine Isabelle et Carly Pope dans de petites rôles), les rivalités professionnelles sont l'occasion pour Chevy Chase de faire son numéro face à John Schneider, et malheureusement, ce sont ces deux sous-intrigues qui finissent par prendre le dessus sur le reste, dans le dernier tiers du film.
Dommage, parce qu'en équilibrant un peu mieux le film, en en faisant moins un patchwork décousu tentant d'être cool et hype (notamment au niveau de la musique ultra-datée), tout en plaisant à tous les publics, bref, en cessant d'alterner entre les tons et les caméos totalement déconnectés (Iggy Pop, Pam Grier) pour plutôt se concentrer sur toutes les générations s'unissant pour affronter le Snow Plow Guy, le tout aurait pu s'avérer nettement plus convaincant et attachant.
En l'état, bof.
2.75/6
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Depuis sa mort, Allison Pyke (Brenda Song) est coincée sur Terre sous forme angélique, contrainte d'effectuer des bonnes actions à New York, espérant ainsi accumuler suffisamment de points pour gagner le droit d'entrer au Paradis. Jusqu'au jour où son ex-mari (Ricky Mabe) visite la ville pour les fêtes de fin d'année : malgré les ordres directs de son supérieur, Jason Biggs (Jason Biggs), Pyke décide de reprendre contact, quitte à remettre en jeu tout le progrès qu'elle a jusque là effectué...
Seul téléfilm de Noël de la chaîne Freeform (ex-ABC Family), cette comédie ressemble fortement à un pilote de série avortée... et pour cause : c'est exactement le cas. Un pilote de série avortée, donc, qui se permet d'aborder le sujet de l'ange gardien qui fait des bonnes actions sous un angle bien plus corrosif et impertinent que la norme.
Ce qui, bien forcément, a déplu à bien des Américains, pour qui un ange devrait être pur, bienveillant et altruiste, baigné dans la lumière de Dieu ; alors forcément, ici, cette ange rebelle, râleuse, qui couche avec un bellâtre, boit beaucoup, est mesquine et désobéit aux ordres de son supérieur (un Jason Biggs amusant dans son propre rôle, celui de "Jason Biggs, acteur has been des American Pie, qui est en fait un ange gardien jouant les acteurs, comme la majorité des acteurs d'Hollywood qui sont des anges désœuvrés"), ça fait un choc.
Brenda Song est cependant parfaite dans ce rôle décalé, à la fois amusante et touchante selon les moments ; et le téléfilm, lui, s'avère une excellente surprise, dynamique, moderne, et tranchant tellement avec la norme formatée du reste de la production festive, que ça le catapulte aussitôt en tête de mes favoris de la saison.
4.25/6
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La Course aux Cadeaux (Trippel Trappel : Dieren Sinterklaas) :
À l'approche de la Saint Nicolas, Freddie le furet ne rêve que d'une chose : que le vieux barbu apporte à tous ses amis animaux des cadeaux, comme il le fait habituellement pour tous les enfants des Pays-Bas. Freddie décide donc de faire une liste et, accompagné par ses amis Cari le canari et Mosus le phasme, il part à la recherche du navire de Saint Nicolas...
Un dessin-animé néerlandais de Saint Nicolas qui dure une petite heure, et qui se regarde tranquillement, à défaut d'être particulièrement passionnant.
Les chansons sont ainsi à réserver aux plus petits, et les poursuites incessantes, dans la deuxième moitié, pourront lasser le public plus adulte, mais dans l'ensemble, ce n'est pas non plus particulièrement honteux, et ça a bon fond.
Sans oublier l'animation 2d, qui fait assez plaisir à voir malgré ses limites (visiblement, si j'en crois le générique de fin, une partie du projet a été financée de manière participative, donc ça sous-entend un budget de base déjà ultra-faible).
3/6 (un film plutôt à conseiller aux plus jeunes)
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Coup de Foudre Chez le Père Noël (Snowed-Inn Christmas) :
Lorsque leur rédactrice en chef les envoie tous deux en reportage, Jenna (Bethany Joy Lenz) et Kevin (Andrew Walker) - deux journalistes rivaux et qui ne se supportent pas - sont contraints de faire équipe. Mais la météo ne coopère pas, et le duo est contraint d'atterrir dans la petite ville de Santa Claus, Indiana, où ils découvrent une petite auberge formidable, qui déborde de la magie de Noël...
Qui aurait cru que mon métrage de Noël préféré, cette année, allait être un téléfilm Lifetime ?
Grosse surprise donc, et pourtant, rien ne laissait présager que ce film allait fonctionner : saison assez médiocre pour Lifetime, sujet assez balisé et classique, clichés habituels du genre... et pourtant, ça fonctionne plutôt bien. Principalement parce que le ton global est nettement plus décontracté et second degré que dans la majorité des productions du genre, qu'il y a un véritable effort fait sur la diversité (la sœur de Kevin est mariée à un afro-américain, et a une petite fille métis adorable - choses qui seraient impensables chez Hallmark) et que les deux acteurs semblent faire un concours de sarcasme l'un envers l'autre ; rajoutez, en prime, un Santa magique (et son épouse) qui tient une auberge (c'est tout sauf crédible, mais au moins, ça a le mérite de rajouter une dose de fantastique et de merveilleux dans un genre désormais dominé par les romances réalistes et basiques), et voilà, un téléfilm de Noël mieux structuré et plus dynamique que la moyenne, ce qui fait toujours plaisir.
4/6
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Traumatisé par la mort de sa fille, Howard (Will Smith), un publicitaire new-yorkais, se replie sur lui-même, au grand dam de ses collègues et amis (Edward Norton, Kate Winslet, Michael Peña), qui voient là l'avenir de leur agence mis en péril. Pour y remédier et tenter de briser cette spirale dépressive, ils décident alors de profiter d'une étrange habitude de leur ami (Howard écrit des lettres pleines de colère à l'Amour, au Temps et à la Mort, qu'il accuse de tous ses tourments) pour le confronter aux destinataires de ses courriers, interprétés par trois acteurs (Keira Knightley, Jacob Latimore, Helen Mirren) recrutés par leurs soins...
Au premier abord, pas vraiment un film de Noël... et pourtant, les 3/4 du métrage se déroulent au moment des fêtes, et, étrangement, le postulat de départ ressemble diablement, dans le fond, à Un Conte de Noël de Dickens, avec ces trois esprits qui ont des fonctions similaires dans la vie du protagoniste (et de ses collègues).
Car, oui, soyons clairs, on est clairement dans du mélodrame fantastique gentiment pompeux, et qui souffre fortement d'une écriture bancale - et d'une structure qui l'est tout autant. La faute à un gros problème de point de vue du récit, et à des rebondissements affreusement éventés et improbables.
Si, à l'instar du Dickens, le film avait adopté le point de vue de Howard, et l'avait suivi dans ses visions/interactions, réservant ses gros rebondissements à la toute fin (façon The Game), ça aurait peut-être pu marcher, et donner à Smith autre chose à jouer que la dépression et la grimace.
Seulement voilà, le plus gros du film est du point de vue des trois collègues de Howard, et l'on suit leur plan "machiavélique" dans ses moindres détails.
Pas forcément le choix le plus intéressant, pertinent, ou éthique (le film se plie en quatre pour tenter de justifier les actions des amis de Howard, mais bon, leurs manigances sont tout de même des plus douteuses), d'autant que ça a pour conséquences involontaires de rendre la "dépression" de Howard trop caricaturale et "hollywoodienne" (à la fin, il pleure un bon coup, il fond en larmes dans les bras de sa femme... et dans la scène suivante, il est guéri), et de trahir assez rapidement la véritable nature des "trois acteurs".
L'écriture manque en effet vraiment de subtilité : la métaphore des dominos tombe à plat, l'émotion est forcée, les dialogues patauds, et en rajoutant une sous-intrigue centrée autour de Naomie Harris (sous-intrigue ayant là aussi droit à son twist final capillotracté), le script abat encore un peu plus ses cartes prématurément, pas aidé par une réalisation incapable de dissimuler l'identité de la personne parlant de la "beauté cachée", dans le flashback.
En résumé : rebondissements qui ne fonctionnent pas, histoire pas totalement aboutie, émotion forcée, personnages secondaires à la moralité discutable, ambitions démesurées compte tenu du script (on sent que le métrage essaie d'être dans la lignée d'un certain cinéma moralisateur et donneur de leçons comme les Américains aiment en produire à Noël)... il ne reste que la distribution pour sauver le tout - mais là encore, c'est principalement Helen Mirren qui sort du lot, rien de plus.
2/6
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Journaliste voyage fraîchement célibataire, Emory (Bridget Regan) part dans un chalet de montagne, pour y écrire un article avant Noël. À son arrivée, cependant, elle découvre que le chalet est déjà occupé par Scott (Travis Van Winkle), un veuf séduisant, par sa fille (Raven Stewart) et par la grand-mère de cette dernière (Teryl Rothery)...
L'une des toutes dernières productions Hallmark de la saison (comprendre en cela que la production a été moins travaillée et peaufinée que celle d'autres métrages), et encore un téléfilm assez quelconque et oubliable.
Pourtant, le fait de confier ce métrage à un réalisateur et producteur de la série Psych - Enquêteur Malgré Lui n'était pas une mauvaise idée, et on sent qu'il tente de donner au tout une atmosphère plus décontractée et détendue, avec un peu de slapstick, de sarcasme et d'humour. Le problème, c'est que tout ça ne se marie pas très bien avec les clichés habituels Hallmark, ou avec le rythme particulier de ces comédies romantiques.
Ce contraste se retrouve ainsi dans l'interprétation de Bridget Regan (qui ne me dérange pas, habituellement, mais qui ici, entre sa couleur capillaire artificielle et ses lèvres collagénées, n'est pas particulièrement convaincante et charmante en héroïne romantique), tour à tour dans l'émotion ou dans le surjeu outré - il faut la voir débarquer de nulle part, les yeux exorbités, pour asséner un coup de pied au genou de Van Winkle - qu'elle ne connaît pas encore - en le menaçant d'un "je connais le Krav Maga, moi, je suis dangereuse!").
Bref, entre ce problème de ton récurrent, un abus de chansons en bande sonore, et les clichés habituels de la meilleure copine/patronne afro-américaine, de la mère sympathique du protagoniste (Teryl Rothery, qui tient là son second rôle secondaire de la saison), des quiproquos forcés, et de la rivale amoureuse insipide, on se retrouve avec une comédie romantique qui a peiné à m'intéresser.
Dommage, parce que Van Winkle mérite mieux.
2.25/6
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À l'approche des fêtes de Noël, Eric (Luke Grimes), arrive à El Camino à la recherche de son père qu'il n'a jamais connu. Mais rapidement, le harcèlement des forces de l'ordre incompétentes (Dax Shepard, Kurtwood Smith, Vincent D'Onofrio) mène à une prise d'otages involontaire dans une épicerie locale...
Une comédie noire/un thriller vaguement festif produit par et pour Netflix, et qui ne restera pas forcément dans les mémoires : les problèmes d'écriture sont en effet nombreux, depuis la mise en place interminable, jusqu'au ton trop sérieux et mélodramatique pour son propre bien, en passant par les grosses ficelles et rebondissements tous très prévisibles, ou encore par la happy end finale, inutile.
C'est dommage, parce que l'interprétation de ce film choral est plutôt bonne, notamment du côté de Tim Allen, qui joue très bien ce personnage à contre-emploi, et ce malgré son développement et son évolution évidents.
Bref, un métrage anecdotique et un peu inabouti, qui n'est pas forcément particulièrement mauvais, mais qui n'est pas du tout mémorable pour autant.
3/6 - 0.25 pour Jessica Alba, qui ne sert à rien = 2.75/6
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Malheureuse en amour, Sarah McKinney (Lindy Booth) se réfugie dans le ranch familial, à l'occasion des fêtes de Noël, pour s'éloigner de sa vie de designer d'intérieur new-yorkaise. Mais Graham Mitchell (Kristoffer Polaha), un acteur à succès, choisit justement ce moment pour s'installer au ranch, afin d'y étudier son nouveau rôle. Et malgré leurs réticences mutuelles, le duo va finir par collaborer pour rendre à la petite ville du Colorado la gloire de ses Noëls d'antan...
Une comédie romantique Hallmark Movies & Mysteries adaptée d'un roman, et qui est donc un peu plus mélodramatique que la moyenne, mais qui, au final, ne laisse aucun réel souvenir : le film ne se distingue en rien du reste de la production de la chaîne, si ce n'est grâce à sa distribution sympatoche, et à son budget un peu plus élevé (ou du moins à son rendu un peu moins fauché).
Tous les clichés sont là, les rebondissements prévisibles aussi, et bien que la chaîne ait attendu mi-novembre pour tourner le métrage, afin de profiter de la neige et de l'environnement naturel hivernal... le résultat n'est pas particulièrement plus convaincant que certains autres métrages tournés avec de la fausse neige en cours d'année.
Ni particulièrement bon, ni particulièrement mauvais.
3/6
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On a échangé nos Noëls (Christmas in the Heartland) :
Lorsqu'elles se rencontrent dans l'avion les emmenant toutes deux en Oklahoma, Kara (Sierra McCormick) et Jessie (Brighton Sharbino) découvrent qu'elles ont beaucoup en commun : malgré leur milieu social très différent, elles sont toutes deux orphelines de mère, et vont toutes deux passer Noël chez leurs grands-parents respectifs, qu'elles ne connaissent pas. Les deux jeunes filles décident alors d'échanger leur identité le temps des fêtes de fin d'année...
Mouais. Une relecture indépendante du Prince et du Pauvre, en mode country/americana, avec tous les clichés habituels de ces productions qui visent très clairement une certaine catégorie démographique... pourquoi pas.
Le problème, en fait, de ce On a échangé nos Noëls, c'est qu'il n'a pas une once de subtilité : les clichés sont gigantesques, innombrables et épuisants, à l'image de la durée improbable du film (près de deux heures, tout compris).
On a donc une famille à tendance redneck, qui vit dans un trailer park, joue de la country, fait du football, n'a pas d'argent, écume les friperies, est composée d'un père indigne mais musicien et qui a bon fond (JoeDon Rooney, un musicien IRL) ; d'une grand-mère compréhensive et bourreau de travail (Shelley Long), d'une militaire (qui revient au pays in extremis à la fin du film, forcément) et de nombreux cousins ; tout le monde est charitable et généreux, se serre les coudes, contribue à la soupe populaire locale, etc - bref, il ne manque qu'une visite à l'église pour avoir le cliché parfait de l'Amérique profonde, telle que les Américains y vivant aiment se la représenter.
Et en face, on a une famille aisée appelée "Gentry" ("Noblesse"), magnats du pétrole et de l'immobilier, menés par une Bo Derek botoxée, caractérisée façon Vieux Sud, qui insulte les Yankees du Nord, qui vit dans un manoir immense, avec une gouvernante noire, des écuries, et qui dégouline de préjugés, d'égoïsme, d'avidité, et de paraître.
Une opposition tellement caricaturale et forcée que l'on passe son temps à lever les yeux au ciel, et à se dire que ce trait aussi forcé semble tellement fait pour les enfants que ça aurait mérité plus de légèreté et d'énergie, pour faire passer les gros clichés.
Malheureusement, ici, le métrage prend largement son temps (beaucoup de problèmes de rythme, de remplissage, plusieurs montages musicaux, un clip musical final, etc), ça repose sur de trop grosses ficelles (les deux familles participent au même concours de beauté/talent show, les deux familles habitent la même ville, les deux protagonistes sont là pour la même période, personne ne sait à quoi elles ressemblent, etc) et le tout est particulièrement déséquilibré - Brighton Sharbino est assez transparente en comparaison de Sierra McCormick, et le film passe le plus clair de son temps chez les "rednecks", donc la mayonnaise ne prend pas.
Et pire encore : lorsque la conclusion du film arrive avec ses sabots énormes (on a droit à un gros twist à la fois particulièrement télégraphié, tout en étant capillotracté), le manque de finesse et de subtilité de l'écriture se fait d'autant plus ressentir, au point de plomber gentiment le métrage (qui en plus continue pendant 20 bonnes minutes ensuite, alors que tout est réglé).
En bref, ça a de bonnes intentions, mais ça manque d'esprit festif (hormis les décorations du manoir, il n'y a pas grand chose de Noël là-dedans), ça ne fonctionne pas vraiment (l'échange de famille était finalement inutile, puisque les deux filles sont tout aussi généreuses et bienveillantes au début qu'à la fin du film, sans réel développement de leurs personnalités), le budget limité se ressent çà et là (notamment dans la post-production sonore) et la toute fin est forcée au possible.
Bof.
2.5/6
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À l'approche de Noël, Ralphie Parker (Andy Walken/Matthew Broderick) rêve de recevoir une carabine à plomb Red Ryder, et il tente donc de convaincre ses parents (Chris Diamantopoulos & Maya Rudolph) de la lui offrir pour les fêtes...
Adaptation télévisée, tournée dans les conditions du direct par la Fox, de la comédie musicale A Christmas Story - The Musical, elle-même adaptée du long-métrage A Christmas Story, lui-même adapté de nouvelles et d'anecdotes de Jean Shepherd...
Et là se pose le premier problème de ce métrage de plus de deux heures (plus de trois, avec les coupures publicitaires tous les quarts d'heure) qui a reçu un accueil assez hostile de la part des spectateurs : c'est l'adaptation d'une comédie musicale assez quelconque et oubliable, et pas celle du film.
Et en n'insistant pas assez sur ce point, la Fox a tendu le bâton pour se faire battre. Une grande partie du public américain s'attendait en effet à une version live du film, et s'est trouvé confrontée à trois heures de chansons insipides et génériques : forcément, ça fait un choc, surtout quand, en plus, ce spectacle "live" s'ouvrait sur plusieurs minutes de playback autotuné d'une chanteuse pop inconnue au bataillon, Bebe Rekha, qui interprétait un titre inédit sans rapport avec la comédie musicale, avec des visuels et des danseurs de clip vidéo.
Le choc est donc assez rude, dès le début, et ensuite, malgré le gros travail de réalisation, d'interprétation et de mise en scène (quelques très beaux changements de décors et numéros spectaculaires), il est très difficile de rester intéressé pendant les deux heures du spectacle.
Deux heures de caméra constamment en mouvement, une vingtaine de chansons dont une ou deux à peine s'avèrent un minimum mémorables (et encore, c'est souvent le numéro qui les accompagne qui impressionne, et pas la chanson en elle-même), plusieurs minutes de chanson tirée du dernier film de Hugh Jackman (histoire de faire sa promotion), et un récit tellement délayé et mécanique qu'il en perd tout goût, toute originalité et tout intérêt.
Reste finalement quelques moments remarquables (Diamantopoulos et Krakowsky sont excellents dans leurs numéros respectifs), et un travail de production impressionnant, pour une œuvre originale (la comédie musicale, pas le film de Bob Clark) qui n'en méritait clairement pas tant. Dommage.
2.5/6
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Eric Randall (Jesse Metcalfe), auteur à succès d'ouvrages traitant de la vie de célibataire, n'aime pas Noël : cette année, il est cependant contraint de s'occuper de son neveu et de sa nièce pour les fêtes, l'occasion pour lui de se rapprocher de la belle April Stewart (Fiona Gubelmann), sa voisine violoniste habitée par l'esprit de Noël...
Une rom-com Hallmark assez quelconque, malgré un couple principal plutôt sympathique et convaincant.
Le problème, en fait, c'est qu'il n'y a vraiment rien, ici, qui se démarque vraiment, et rendrait le tout un tant soit peu mémorable : le budget est limité (avec une fausse neige affreuse qui éclabousse tout le monde au moindre pas), le récit est assez mollasson, les enfants sont agaçants, le reste de la distribution secondaire (Eugene Clark excepté) est transparent, la musique primesautière est épuisante, bref, c'est en pilotage du début à la fin, et hormis son duo vedette, il n'y a vraiment rien à retenir de ce téléfilm.
2.75/6
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Fuyant Michael (Bobby Cannavale), son mari violent et membre des forces de l'ordre, Kate Frazier (Kelly Macdonald) trouve refuge à Chicago, où elle tente de redémarrer une nouvelle vie loin de tout. À l'approche des fêtes de Noël, elle rencontre ainsi Frank Logan (Michael Keaton), un homme distant et dépressif qui cache un lourd secret : c'est un tueur à gages qui peine de plus en plus à accomplir son métier. Une étrange amitié commence alors à se nouer entre ces deux âmes torturées... mais les choses se compliquent lorsque Michael retrouve Kate.
Un thriller/drame réalisé et interprété par Michael Keaton, qui s'en sort finalement assez bien à ce double poste - d'autant que, dans l'absolu, il n'était pas censé réaliser le métrage, et qu'il n'est passé derrière la caméra pour ce film, son tout premier en tant que réalisateur, qu'après que le réalisateur initial ne soit tombé malade à quelques jours du début du tournage.
Rien d'exceptionnel d'un point de vue technique (on note quelques choix de réalisation et de montage discutables, probablement le résultat d'un manque d'expérience de Keaton), mais une jolie ambiance froide et austère, qui fonctionne plutôt bien pour ces personnages meurtris et repliés sur eux-mêmes, et pour cette période de l'année (les deux premiers tiers du film se déroulent à Noël, la suite durant le reste de l'hiver).
On accrochera ou non à cette atmosphère particulière (le film s'ouvre sur 7 ou 8 minutes sans le moindre dialogue) et à tous ces non-dits, mais pour peu que l'on soit intrigué et/ou sensible au charme de l'attachante Kelly Macdonald, le film a de quoi satisfaire (et sa durée de 90 minutes facilite grandement l'expérience).
Après, je mentirais si je disais que tout fonctionne : j'ai notamment trouvé que la grosse scène dramatique et tendue du retour de Cannavale, par exemple, manquait un peu de subtilité et de mesure dans sa mise en images, ce qui a eu pour effet de souligner le côté forcé et artificiel (ou du moins numéro d'acteur en pleine représentation) de ce moment, et m'a sorti pendant quelques minutes du film.
Autre souci : avec sa durée limitée et sa fin en queue de poisson (qui en frustrera plus d'un), on a régulièrement l'impression qu'il manque des morceaux du film, morceaux qui permettraient de développer la relation des deux protagonistes, et d'étoffer un peu l'enquête policière, aux raccourcis inaboutis.
Mais dans l'ensemble, un métrage pas désagréable du tout, bien interprété et filmé (Macdonald est excellente), mais dont le ton inhabituel et l'ambiance glaciale risquent d'en détourner plus d'un.
3.5/6
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Mariage sous la Neige (Christmas Wedding Planner) :
Kelsey (Jocelyn Hudon), organisatrice de mariage débutante, compte sur le mariage de sa cousine Emily (Rebecca Dalton) pour se lancer dans le métier, malgré la surveillance autoritaire de sa tante Olivia (Kelly Rutherford). Et les choses se compliquent lorsqu'elle croise le chemin du séduisant Connor (Stephen Huszar)... l'ex d'Emily, qui est par ailleurs un détective privé qui tente de faire capoter le mariage en enquêtant sur le fiancé.
En visionnant Coup de Foudre à Paris, je disais "la jeune Jocelyn Hudon s'avère une très bonne trouvaille, spontané et fraîche, au point que je ne serais pas surpris de la voir décrocher des rôles plus importants dans un futur proche." Une impression confirmée par La Plus Belle Étoile de Noël, dans lequel elle tenait un rôle très secondaire... et donc, par ce Christmas Wedding Planner, dont elle tient le rôle principal. Et ça fonctionne : elle est dynamique, pétillante, enthousiaste, expressive, bref, très attachante... dommage que le reste ne soit pas forcément à la hauteur.
Ce n'est pas forcément dramatique pour autant : c'est un téléfilm canadien indépendant adapté d'un roman Harlequin, produit pour un petit budget par la maison de production de 48 Voeux de Noël et compagnie, et par conséquent, c'est du niveau des rom-coms habituelles de UpTV, de ION, voire même de Lifetime.
C'est même peut-être plus énergique et décomplexé que bon nombre de ces productions, pour le meilleur et pour le pire - on a ainsi droit à de la musique "comique" pour ponctuer certaines répliques et scènes, et à des personnages caricaturaux - dont Joey Fatone des NSYNC.
Le problème, en fait, c'est que tout ça n'est pas très passionnant, comme souvent lorsqu'il s'agit d'histoires de mariage transposées à Noël : la comédie romantique est trop classique pour fonctionner, et Noël n'est qu'une vague toile de fond pour un métrage centré sur le mariage et tous les quiproquos qui l'accompagnent.
Sans oublier le rebondissement mélodramatique final, lors de la cérémonie, digne d'un mauvais soap, et la demande en mariage finale, totalement forcée et implausible.
2.5/6 (un peu plus d'esprit de Noël, un peu moins de mélodrame forcé, et ça aurait eu la moyenne)
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Il y a plus de 2000 ans, Bo (Steven Yeun), un petit âne rêvant d'aventure, quitte son étable en compagnie de son compère Dave (Keegan-Michael Key), un pigeon, et se lance dans une épopée improbable pour aider Marie (Gina Rodriguez) et Joseph (Zachary Levi) à rejoindre Bethléem...
Une assez bonne surprise, puisque je me méfiais particulièrement de cette énième adaptation de la Nativité, et de son approche "la crèche du point de vue d'un petit âne" très dérivative (cf ces films, entre autres).
Je craignais quelque chose de très religieux et prosélyte - surtout compte tenu des producteurs et du studio - et je redoutais un film d'animation fauché et laborieux.
Heureusement, ce métrage confié à Cinesite est plutôt convaincant, sur le plan technique : c'est joli, bien animé, assez rythmé, et si c'est parfois assez dérivatif, le tout se regarde sans le moindre problème, et possède même un certain capital sympathie. À l'identique, le doublage est convaincant : Steven Yeun, Gina Rodriguez, Zachary Levi, K-M Key, Patricia Heaton, Kristin Chenoweth, Tracy Morgan, Tyler Perry, Aidy Bryant, Christopher Plummer, Ving Rhames... autant de noms qui n'ont plus à faire leurs preuves, et qui s'acquittent bien de leur tâche.
Non, là où le bât blesse, c'est au niveau de l'illustration musicale - non seulement le score musical du film est insipide au possible, mais en plus, tout le film est parsemé de chansons R’n’B insérées aléatoirement, sans rapport avec la scène autre que "c'est une chanson de Noël, mettez-la là". On se retrouve notamment, sur la toute fin, avec la naissance du petit Jesus sur fond de R’n’B à la boîte à rythme tirée des 90s, avec une Mariah Carey qui fait ses vocalises... forcément, ça casse la féérie et le merveilleux.
Alors entre ces chansons qui empêchent absolument toute immersion, et toute la sous-intrigue des trois dromadaires des Rois Mages, qui ne sert à rien, n'est jamais drôle (avec son Tracy Morgan en roue libre) et ne sert qu'à brosser la communauté afro-américaine dans le sens du poil (en plaçant des célébrités comme Oprah Winfrey dans le film), on se retrouve avec un dessin animé qui ne sombre jamais dans le prosélytisme pataud, et qui parvient à rester amusant et distrayant, mais qui souffre aussi de problèmes très clairs.
Des problèmes inhérents à sa nature de film évangélique ayant le postérieur entre deux chaises, tentant d'apporter (sans y parvenir) un nouvel éclairage à un récit balisé de bout en bout, tout en l'édulcorant un peu et en le résumant à tous ses clichés habituels, et en en faisant un film d'aventures pour enfants, avec un humour et des péripéties pas forcément très inspirées.
3/6 (ça pourrait être pire)
Hôtel Transylvanie - The Fright Before Creepmas :
Bien décidée à rendre l'esprit de Creepmas à sa tante Lydia, Mavis se rend chez Krampus, et dérobe le cadeau de Creepmas que Lydia n'a jamais reçu lorsqu'elle était petite...
Un double épisode festif qui, à l'instar des autres épisodes de la saison, est sympatoche, mais un peu creux. Alors certes, l'ambiance est intéressante et inventive, mais le show a toujours les mêmes problèmes d'écriture et d'intérêt chronique, sans même parler du doublage très très polarisant de Dracula, qui narre ici l'épisode en voix off.
Anecdotique, en somme.
3/6
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Noël est passé, mais chez les Téléphages Anonymes, c'est toujours l'heure de la Christmas Yulefest, et de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...
La Petite Boutique de Noël (Sharing Christmas, aka The Christmas Shop) :
Peu de temps avant le mois de décembre, Stephanie (Ellen Hollman) hérite avec bonheur de la boutique de Noël de ses parents, établis au coeur de New York depuis 40 ans. Mais elle apprend soudain que l'entreprise de développement immobilier d'Helen (Cinthya Gibb) a racheté tout le building, et met donc un terme aux contrats de location de tous les commerçants. Michael (Bobby Campo), responsable du projet, tombe cependant sous le charme de Stephanie, qui va alors tout faire pour convaincre ce dernier de renoncer à ses plans...
Pffff.
Difficile de ne pas soupirer en découvrant ce téléfilm Hallmark totalement générique et insipide, et, pire encore, absolument dérivatif. Et pour cause : à l'origine intitulé The Christmas Shop, Sharing Christmas avait été présenté par la chaîne comme étant l'histoire d'une cadre en développement immobilier (Hollman) professionnelle et distante, contrainte de fermer toutes les boutiques d'un centre commercial urbain, parmi lesquelles la boutique familiale de Noël tenue par son séduisant propriétaire (Campo). Avec, forcément, à la clef, une romance impossible, des conflits, et une fin heureuse...
Soit quasiment le postulat de départ de Wrapped Up in Christmas, diffusé plus tôt dans la saison sur Lifetime. Des ressemblances d'autant plus frappantes que les deux téléfilms sont des productions Hybrid... qu'elles partagent le même réalisateur... et le même scénariste !
Pas besoin de chercher plus loin, donc : Hybrid a clairement proposé le même pitch à Lifetime et Hallmark, et une fois ces deux projets lancés en parallèle, ils ont vaguement inversé le sexe des protagonistes de cette version Hallmark, histoire de camoufler les similarités.
Résultat : Hollman et Campo ne semblent jamais à leur place dans leurs rôles respectifs, puisque l'enthousiasme de Hollman (très terne et transparente) semble souvent forcé, alors que Campo, lui, est bien trop chaleureux et souriant pour son rôle de cadre. Et s'il n'y avait que ça !
Hybrid oblige, le postulat de départ est un peu bancal, visuellement et conceptuellement : la boutique de Noël (dans la version Lifetime, un magasin de jouets déjà plus plausible) semble anémique - deux employés, des décorations génériques - et n'est jamais vraiment crédible en tant que boutique consacrée aux fêtes, et supposée être rentable toute l'année, tout en payant un loyer astronomique au cœur de New York ; les parents de l'héroïne semblent étrangement peu concernés par la faillite imminente de leur héritage ; le couple principal n'a qu'une alchimie toute relative ; et pour couronner le tout, on se paye, au beau milieu du métrage, un intermède "placement produit" pour un album de jazz, avec playback de l'artiste, et mention "vous écoutez tel morceau, de tel artiste" qui apparaît en gros au milieu de l'écran...
Bref, une rom-comHallmark très très faible, pour une saison qui s'est étrangement essoufflée dès le début du mois de Décembre.
1.75/6
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Noël est passé, mais chez les Téléphages Anonymes, c'est toujours l'heure de la Christmas Yulefest, et de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...
Cette année, histoire de célébrer son retour sur le marché des téléfilms de Noël, Lilfetime a décidé de mettre les bouchées doubles, en proposant avec chacun de ses nouveaux téléfilms un court-métrage de 10 minutes, généralement produit pour des budgets limités par l'une ou l'autre des maisons de production habituelles de la chaîne.
Delivering Christmas :
Lorsque Tom (Jason-Shane Scott), un postier, apprend que Sofia (CC King), une fillette habitant sur le chemin de sa tournée, a demandé au Père Noël que sa mère (Jessica Morris) retrouve le sourire, il entreprend de lu faire retrouver goût aux fêtes de Noël en reproduisant les Douze Jours de Noël...
Réalisation médiocre de David DeCoteau (!), pour un court assez inoffensif (produit par Hybrid), à l'interprétation assez inégale, et à l'intrigue plate et insignifiante. En résumé : bof.
The Ugly Christmas Sweater :
Nouvelle au sein de sa compagnie de réseaux sociaux, Megan (Kayla Fields) et son équipe reçoivent pour mission de trouver le meilleur hashtag de Noël possible. Mais lorsqu'elle est contrainte de porter un pull de Noël immonde offert par sa grand-mère (Gwen Van Dam), Megan découvre qu'elle tient peut-être là la clef de son dilemme, et de quoi séduire l'un de ses collègues (Michael Blake Kruse).
Brendan Fehr à la réalisation, pour un téléfilm Hybrid tourné pour pas cher en Californie, avec les palmiers locaux en prime ; cela dit, malgré le budget ultra-limité et l'intrigue ultra-condensée, ça fonctionne assez bien car la distribution est sympathique, notamment la protagoniste, qui rappelle un peu Anna Kendrick.
A Christmas Snowman :
Après avoir fait le souhait de trouver l'homme parfait, Karen (Erin Boyes) se réveille pour découvrir que son bonhomme de neige a pris forme humaine (Anthony Konechny)...
Un postulat de départ qui ressemble comme deux gouttes d'eau à celui de Snowmance/Le Fiancé de Glace(et ça se paie même un clin d’œil au film Profession Père Noël, de la même scénariste, avec Laura Bell Bundy et... Jesse Hutch, de Snowmance), la sœur de la famille de Miss Christmas, pour un court-métrage sympathique et poétique, bien produit, qui maximise son postulat de départ et ses limites de moyens pour donner quelque chose qui fonctionne mieux que bon nombre de versions de 90 minutes.
A Family for the Holidays :
Toujours pressés par le temps, Becky (Christine Chatelain) et sa famille n'ont que rarement le temps de tenir compagnie à leur voisine, Grace (Barbara Wallace), seule à l'approche des fêtes...
Court-métrage de la même scénariste que A Christmas Snowman, et à la production équivalente, mais avec une distribution nettement plus générique et transparente, et un propos assez basique. Pas vraiment passionnant en soi.
The Christmas Trap :
En pleine séparation, Jane (Lucia Walters) et Harrison (Colin Lawrence) se retrouvent pris au piège d'un ascenseur en panne, et n'ont alors d'autre choix que de s'avouer leurs quatre vérités...
Court-métrage écrit/réalisé par une productrice/scénariste/réalisatrice habituelle de nombreux téléfilms Hallmark/Lifetime, ce court est particulièrement peu enthousiasmant : certes, il met en vedette un couple afro-américain, ce qui est toujours appréciable, mais il est aussi particulièrement économe (deux personnes dans un ascenseur), et discret (deux personnes qui parlent et murmurent dans un ascenseur !) ; en résumé, c'est finalement assez peu intéressant.
My Christmas Grandpa :
Parce qu'elle voudrait bien un grand-père pour Noël, la petite Paige (Ariel Trent) invite le vieux caissier grognon (Bill Cobbs) de l'épicerie locale à passer le réveillon avec sa famille...
Une autre production David DeCoteau/Hybrid, ensoleillée, à l'interprétation et à la réalisation approximatives, clairement tournée entre deux scènes des autres films de Noëls de la maison de production (qui recycle au passage leur distribution et leurs décorations), et qui, malgré ses défauts évident, a bon fond, et a le mérite de mettre en scène des minorités. C'est toujours ça de pris.
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Noël est passé, mais chez les Téléphages Anonymes, c'est toujours l'heure de la Christmas Yulefest, et de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...
Embrassez l'Esprit de Noël (Karen Kingsbury's Maggie's Christmas Miracle) :
Avocate à la carrière florissante, Maggie (Jill Wagner) élève seule son fils, mais peine à lui apporter tout le soutien scolaire et la magie de Noël qu'elle voudrait pourtant lui donner. Elle engage donc Casey (Luke Macfarlane) pour servir de tuteur à son fils, sans se douter qu'elle va trouver là la solution à tous ses problèmes...
Ouhlà, celui-là, j'ai mis trois jours à le finir.
Le problème principal, en fait, malgré sa distribution sympathique et sa neige réelle en extérieur, c'est que le personnage principal, Maggie, est tout sauf attachant.
Ok, d'accord, elle a été traumatisée dans sa jeunesse par la séparation de ses parents à Noël... mais est-ce que cela justifie d'en faire une psycho-rigide quasi-égocentrique, qui évite constamment le moindre conflit ou la moindre discussion sérieuse, et refuse de prender la moindre décision importante ; qui plante son collègue et pseudo-petit-ami lors d'une soirée célébrant sa promotion, sans jamais s'excuser, alors que ce dernier vient de lui faire une déclaration d'amour ; qui rêvasse et songe à sa vie sentimentale plutôt que d'écouter sa meilleure amie (forcément ethnique) qui la paie pourtant pour l'aider pendant son divorce ; qui passe son temps à se montrer trop protectrice envers son fils ; et que l'on est supposé plaindre, alors qu'elle vit dans un appartement luxueux et immense, et est constamment assistée au quotidien par sa mère....
Bref : le personnage n'est pas attachant, Jill Wagner n'est pas assez bonne actrice pour la rendre touchante (Wagner n'est pas calamiteuse, mais son grand moment dramatique est surjoué et trop maniéré), et donc je ne me suis pas du tout intéressé à son parcours (un parcours d'ailleurs plombé par un rebondissement final à la fois évident et capillotracté).
Et comme en plus, on nous rajoute une dose de bondieuserie, avec un enfant obsédé par Dieu et qui lui écrit des lettres (apparemment, le Père Noël n'était pas disponible), c'est combo perdante pour moi...
2/6 (pour la neige, et pour Luke Macfarlane, qui mérite mieux)
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La Reine des Neiges : Joyeuses Fêtes avec Olaf (Olaf's Frozen Adventure) :
Alors que le royaume d'Arendelle fête officiellement son premier Noël, Olaf s'aperçoit que Anna et Elsa n'ont pas de tradition familiale à l'occasion des Fêtes de fin d'année. Il décide alors de mener l'enquête, et de proposer aux sœurs tout un assortiment des traditions les plus populaires du royaume...
Un court-métrage de 22 minutes diffusé avant Coco, de Pixar, et qui a reçu un accueil assez hostile et agacé du public... forcément, puisqu'on parle ici d'un court-métrage initialement conçu pour être diffusé à la télévision, et qui a été catapulté en première partie de Coco pour la simple et bonne raison qu'il fallait inciter les petites filles et les fans absolus de Frozen à se rendre en salles, et à payer leur place.
Pas de chance, Coco n'avait pas besoin de tout cela, et l'initiative de Disney s'est retournée contre la firme aux grandes oreilles. En même temps, ce n'est pas forcément surprenant quand on réalise que ces 22 minutes sont consacrées à un Olaf qui n'est jamais particulièrement drôle ou intéressant, et qu'il y a quasiment une chanson toutes les 90 secondes.
De quoi vraiment agacer, surtout si l'on est déjà assezréservé au sujet de cette franchise, et que la voix toujours aussi criarde de Menzel vous fatigue plus qu'elle ne vous enchante.
2.25/6 (pour l'aspect technique et visuel)
Mariah Carey Présente : Mon Plus Beau Cadeau de Noël (Mariah Carey's All I Want For Christmas is You - 2017) :
À l'approche de Noël, Mariah (Mariah Carey/Breanna Yde) n'a qu'un vœu pour les fêtes : Princess, une petite chienne repérée dans une animalerie locale. Mais ses parents refusent formellement, jusqu'à ce que son père lui confie Jack, le chiot incontrôlable de son oncle, pour voir si elle peut s'en occuper...
Un projet narré (plus ou moins bien) par Mariah Carey, illustré par ses chansons de Noël, et confié à un scénariste et à un réalisateur expérimentés dans le domaine de l'animation.
Bizarrement, alors que, dans l'absolu, j'aurais dû trouver le tout générique, prévisible, insipide, dérivatif (et ça l'est), et tiré vers le bas par une durée improbable (ça aurait dû faire 30 minutes, 45 au maximum, mais là, tout est étiré sur plus de 90 minutes), je n'arrive pas vraiment à être sévère avec ce dessin animé.
Pour peu qu'on ne soit pas trop allergique aux histoires de fillettes et de chiens, pleines de bons sentiments, ce All I Want For Christmas is You finit par être tout à fait regardable, plutôt bien doublé, et à l'animation honorable (du moins en ce qui concerne les chiens).
Tout sauf indispensable, mais ça devrait plaire aux petites filles.
3/6
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Noël est passé, mais chez les Téléphages Anonymes, c'est toujours l'heure de la Christmas Yulefest, et de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...
Noël en Trois Actes (Christmas Encore - 2017) :
Actrice new-yorkaise à la carrière en perdition, Charlotte (Maggie Lawson) est employée comme serveuse, et envisage de quitter la ville - et sa vocation ; jusqu'à ce qu'un ancien rival, Julian (Brennan Elliott), la choisisse pour mener une représentation moderne d'Un Conte de Noël, et pour tenter de sauver ainsi le théâtre dont il a la charge...
Téléfilm Hallmark Movies & Mysteries qui a le mérite de ne pas donner dans la comédie romantique basique et simpliste, en se concentrant sur "le théâtre" et la vie difficile d'une actrice. Problème : ce milieu ne m'intéresse pas particulièrement, à la base. Je comprends tout à fait pourquoi des tels scénarios peuvent intéresser les acteurs qui y participent, mais personnellement, ça me laisse plutôt de marbre.
Dommage, donc, parce que la distribution est loin d'être désagréable (Maggie Lawson est comme toujours attachante, Elliott est sympathique, les personnages secondaires aussi), et parce que ça change un peu de l'environnement "petite ville enneigée obsédée par Noël", etc.
Mais ajoutez à ce postulat de départ une première demi-heure assez mollassonne, et des limites qualitatives et budgétaires toujours présentes (Hallmark oblige), et on se retrouve avec un métrage ni bon ni mauvais, mais qui m'a laissé particulièrement de marbre, faute de trouver le sujet intéressant.
3/6
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