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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #france catégorie

Un film, un jour (ou presque) #1252 : QUINZAINE FRANÇAISE - Made in China (2019)

Publié le 15 Juillet 2020 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, France, Review, Romance

Pendant deux semaines, comme tous les ans à l'occasion de la Fête Nationale, retour sur un cinéma que je délaisse trop souvent : la comédie française...

Made in China (2019) :

Depuis près de dix ans, François (Frédéric Chau) a coupé tous les ponts avec sa famille, et surtout avec son père Meng (Bing Yin), qui n'approuve pas le métier artistique de son fils. Mais lorsque Sophie (Julie de Bona), sa compagne, tombe enceinte, François commence à se rapprocher des siens et à renouer avec la culture chinoise qu'il a trop longtemps renié pour s'intégrer à la société française... quitte à emmener partout avec lui son ami magouilleur, Bruno (Medi Sadoun).

Une comédie dramatique française où se retrouvent deux acteurs de Qu'est-ce qu'on a fait au bon Dieu ?, pour une histoire de retour aux sources, de relation difficile entre un père et un fils, d'intégration, etc. Pas inintéressant, en soi, même si le côté mélodramatique prend très nettement le pas sur l'humour, un humour souvent confié à Medi Sadoun, très efficace, et à des vannes un peu clichées, nettement moins efficaces.

C'est probablement là que le bât blesse le plus : cet équilibre pas très maîtrisé qui donne dans le mélo familial assez classique et générique, avec une interprétation parfois un peu inégale. Ce n'est pas rédhibitoire, dans l'absolu, mais c'est finalement un peu trop convenu, et ça manque de punch pour vraiment emporter l'adhésion ou être particulièrement mémorable.

3.25/6 (mention spéciale pour Steve Tran, amusant, et pour Mylène Jampanoï, sublime)

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Un film, un jour (ou presque) #1251 : QUINZAINE FRANÇAISE - #JeSuisLà (2019)

Publié le 14 Juillet 2020 par Lurdo dans Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, France, Review, Romance, Drame

Pendant deux semaines, comme tous les ans à l'occasion de la Fête Nationale, retour sur un cinéma que je délaisse trop souvent : la comédie française...

#JeSuisLà (2019) :

Restaurateur divorcé en pleine crise de la cinquantaine/soixantaine, Stephane (Alain Chabat) s'éprend de Soo (Doona Bae), une artiste coréenne avec laquelle il échange sur Instagram. Sur un coup de tête, il décide alors de partir pour visiter la Corée et rencontrer son interlocutrice... mais sur place, il déchante bien vite.

Une comédie dramatique signée Éric Lartigau, et qui, sous des atours de comédie romantique feel-good, s'avère un constat doux-amer sur l'illusion des réseaux sociaux, et le piège qu'ils peuvent constituer pour les personnes un peu paumées.

Alors c'est sûr, le ton très contemplatif et mélancolique du film, à mi-chemin entre Lost In Translation et The Terminal, ne plaira pas à tout le monde, et le message sous-jacent sur les réseaux sociaux et le web ("carpe diem", tout ça) n'est pas forcément inédit ou exceptionnel.

Mais pour qui se laissera porter par la maladresse et la sincérité de Chabat (comme toujours excellent et naturel), #JeSuisLà est un métrage agréable et dépaysant, possédant cette décontraction "chabatienne" qui fait que le tout se suit sans aucun problème.

4/6

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Un film, un jour (ou presque) #1250 : QUINZAINE FRANÇAISE - Premier de la Classe (2019)

Publié le 13 Juillet 2020 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, France, Jeunesse, Review, Belgique

Pendant deux semaines, comme tous les ans à l'occasion de la Fête Nationale, retour sur un cinéma que je délaisse trop souvent : la comédie française...

Premier de la Classe (2019) :

Magouilleur invétéré, le jeune Abou (Mutamba Kalonji), 14 ans, est la fierté de son père (Pascal Nzonzi) grâce à ses notes irréprochables. Mais Abou a trafiqué tous ses bulletins, et lorsque vient le moment d'une rencontre parents-professeurs, le garçon va alors recruter tous les adultes de sa connaissance (Thomas Mustin, Thomas VDB, Issa Doumbia, Nadia Roz, Fatsah Bouyahmed...) pour se faire passer pour ses enseignants... et un marabout excentrique (Patson) pour se faire passer pour son père auprès de ses profs !

Une comédie scolaire franco-belge plutôt sympathique, avec une distribution attachante et compétente (le petit Abou et sa famille, mais aussi un défilé de visages familiers dans les seconds rôles - Michèle Laroque, Issa Doumbia, Nicole Ferroni, Thomas VDB... - et même la jeune Elsa Houben) qui font qu'on n'a pas trop le temps de s'ennuyer au fil de ces 80 minutes teintés d'Afrique et d'intégration à la française (en bien comme en mal).

Avec en prime un joli message sous-jacent sur l'importance du travail, les espoirs des immigrants envers les jeunes générations, et la relation pas toujours facile entre un père assez traditionnel et son fils plus moderne.

4/6

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Un film, un jour (ou presque) #1249 : QUINZAINE FRANÇAISE - Toute ressemblance... (2019)

Publié le 12 Juillet 2020 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, France, Review, Drame

Pendant deux semaines, comme tous les ans à l'occasion de la Fête Nationale, retour sur un cinéma que je délaisse trop souvent : la comédie française...

Toute ressemblance... (2020) :

Journaliste vedette du 20 heures de la plus grande chaîne française, Cédric Saint Guérande (Franck Dubosc), dit CSG, est affublé de tous les défauts : arrogant, manipulateur, ambitieux, hypocrite, drogué, il s'adonne à tous les vices et se fait un malin plaisir de faire tomber ses collègues, avec l'aide de son fidèle producteur Thierry (Jérôme Commandeur). Jusqu'au jour où le nouveau président de la chaîne (Denis Podalydès) le prend en grippe...

Un long-métrage de 80 minutes, flop financier et critique écrit et réalisé par Michel Denisot, et qui, de ses premières images à son générique de fin, n'évoque qu'une chose : les œuvres de Frédéric Beigbeder, et notamment 99 Francs et L'Idéal.

Même plongée cynique et désabusée dans un milieu médiatique privilégié où règnent sexe, drogues et magouilles en tous genres, même narration en voix off, même descente aux enfers d'un personnage principal pourri jusqu'à la moelle, même approche sarcastique du récit, même utilisation d'un acteur comique dans le rôle principal... la seule différence, c'est que dans 99 Francs, on avait un Jean Dujardin à contre-emploi, acteur sympathique dans un rôle décadent, et un Jan Kounen énergique et expérimental à la caméra.

Ici, Dubosc fait du Dubosc (en bien entendu plus sérieux, mais les traits principaux du personnage-type de Dubosc sont là), ce qui teinte forcément son personnage, empêchant qu'on s'y attache vraiment, et Denisot se montre appliqué, sans être particulièrement mémorable.

Un film qui, sans surprise, donne donc vraiment l'impression d'être le produit de quelqu'un ayant vécu les années Canal (et les coulisses de la télévision dans les années 80-00), et ne s'en étant pas remis : ça reste vaguement amusant par moments, mais c'est surtout très creux, superficiel, bourré de copinage (tous les présentateurs de TF1 qui viennent conclure le film en coup de coude au spectateur, façon "ha ha, la réalité dépasse la fiction !") et ce n'est pas le pseudo-mélodrame familial qui entoure le tout qui permet au métrage de surnager.

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #1248 : QUINZAINE FRANÇAISE - Walter (2019)

Publié le 11 Juillet 2020 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, France, Belgique, Policier, Review, Thriller

Pendant deux semaines, comme tous les ans à l'occasion de la Fête Nationale, retour sur un cinéma que je délaisse trop souvent : la comédie française...

Walter (2019) :

Une bande de cambrioleurs incapables (Karim Jebli, Nordine Salhi, Samuel Dijan, Alexandre Antonio) menés par Goran (Alban Ivanov), décide de profiter de la nuit pour dérober des diamants. Pour cela, ils doivent s'introduire dans un hypermarché afin d'en percer un mur... mais Walter (Issaka Sawadogo), le vigile, veille, et rapidement, les malfrats découvrent qu'il est un ancien chef de guerre africain au passé sanglant.

Une comédie franco-belge, sorte de Die Hard dans un supermarché, et qui ne fonctionne qu'à moitié, pour de multiples raisons. Déjà, il faut supporter l'humour et l'improvisation des Déguns, qui peut en rebuter beaucoup - et compte tenu de leur omniprésence dans le film, ce sera un facteur déterminant pour certains.

Ensuite, le rythme du tout est assez inégal : la mise en place est relativement efficace, Sawadogo a une présence physique certaine, la bande originale de Stephane Kronborg est très premier degré, Ivanov est crédible en bad guy agacé par ses sbires incapables, bref, ça fonctionne à peu près (même en prenant en compte le surjeu de la bande de malfrats) jusqu'à ce que le casse débute vraiment.

À partir de là, le rythme se fait beaucoup plus aléatoire, à mesure que Walter se libère et se venge. L'intérêt du tout retombe progressivement, la seconde moitié manque un peu de punch, l'interprétation de Sawadogo est un peu raide : ça ne fonctionne plus aussi bien, et c'est dommage, car dans l'ensemble, le capital-sympathie du tout (encore une fois, pour peu qu'on ne fasse pas une allergie aux Déguns) fait que l'on ne s'ennuie pas trop, et que l'on s'amuse de ces personnages pas très doués.

3/6 (parce que pour un premier film, c'est honorable, mais la note baisserait probablement nettement si j'étais allergique aux Déguns)

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Un film, un jour (ou presque) #1247 : QUINZAINE FRANÇAISE - Le Prince Oublié (2020)

Publié le 10 Juillet 2020 par Lurdo dans Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, France, Jeunesse, Review

Pendant deux semaines, comme tous les ans à l'occasion de la Fête Nationale, retour sur un cinéma que je délaisse trop souvent : la comédie française...

Le Prince Oublié (2020) :

Chaque soit, Djibi (Omar Sy) raconte une histoire féérique inventée de toutes pièces à Sofia, sa petite fille de huit ans. Mais plus les années passent, et plus Sofia se détourne de ces histoires, connaissant ses premiers émois de collégienne, et remplaçant, dans son imaginaire, le Prince incarné par son père par un nouveau Prince plus jeune et plus à son goût (Néotis Ronzon). Confronté à la crise d'adolescence de sa fille, Djibi, lui, ne sait que faire, et demande conseil à Clotilde (Bérénice Béjo), sa nouvelle voisine...

Je ne suis pas le premier à le remarquer ou à le souligner, mais en tant que cinéphile assidu, le cinéma de Michel Hazanavicius a toujours tendance à exister comme étant sous influence - que ce soit variation sur un thème imposé, parodie d'un genre, pastiche d'une époque, détournement d'un cinéma, etc, avec systématiquement, une distanciation gentiment ironique et un regard métadiscursif sur son sujet.

Ici, c'est à nouveau la même chose. Sur une trame à nouveau très familière (La crise de préadolescence d'une fillette, qui se répercute directement sur les personnages de son imaginaire, lesquels s'estompent progressivement... où ai-je bien pu déjà voir exactement la même chose ? L'enrobage compte de fées racontés à des enfants, dans lesquels le père de famille est représenté en héros triomphant, pourquoi est-ce aussi familier ?), Hazanavicius tente de construire quelque chose de touchant et de sincère sur une relation entre un père et sa fille, sur le temps qui passe, les changements que la vie amène avec elle, etc.

Le problème, c'est que ça ne fonctionne jamais vraiment. Non seulement le postulat de départ est assez dérivatif, mais le déroulement du tout est, quant à lui, très prévisible, avec des rebondissements et des arcs narratifs téléphonés (la toute fin, notamment, est particulièrement cousue de fil blanc).

Pire, visuellement, ce n'est pas exceptionnel : le monde de l'imaginaire, à mi-chemin entre un studio de cinéma Hollywoodien et les coulisses de Disneyland Paris, tout en carton-pâte et en couleurs saturées, n'est pas terrible, et la direction artistique des personnages qui peuplent le tout est peu inspirée.

Et puis il y a cette romance un peu forcée avec la voisine. Une romance pas particulièrement bien amenée, avec une Bérénice Béjo étrangement intrusive et agaçante, qui s'érige en donneuse de leçons, et n'a pas grande alchimie avec Omar Sy : bref, une relation pas très drôle, pas très attachante, pas très pétillante - pas très charmante.

Décevant (et la musique de Howard Shore ne marque pas particulièrement les esprits).

2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #1246 : QUINZAINE FRANÇAISE - Forte (2020)

Publié le 9 Juillet 2020 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, France, Review, Romance, Sport, Amazon

Pendant deux semaines, comme tous les ans à l'occasion de la Fête Nationale, retour sur un cinéma que je délaisse trop souvent : la comédie française...

Forte (2020) :

Dotée d'un fort caractère et véritable garçon manqué aux 20 kilos en trop, Nour (Melha Bedia) aimerait bien être plus féminine, et séduire Gianni (Jonathan Cohen), coach à la salle de sport dont elle tient la réception. En secret, et malgré sa fierté, elle se tourne alors vers Sissi (Valérie Lemercier), une cliente de la salle, pour apprendre la pole dance, et renouer le contact avec sa féminité... le tout, à la grande surprise de sa mère (Nanou Garcia) et de ses meilleurs amis (Alison Wheeler, Bastien Ughetto), qui eux aussi se cherchent un peu.

Une comédie diffusée sur Amazon Prime (suite à une sortie salles avortée pour cause de pandémie), et co-écrite par Melha Bedia, dont le naturel et le capital sympathie font une grande partie du film et de son intérêt : le message est positif, la structure du récit évoque The Full Mounty, les personnages sont attachants et sympathiques, avec juste ce qu'il faut d'excentricité et de folie pour fonctionner... mais malheureusement, le tout se casse un peu la figure à la fin du métrage.

Alors que tout le film tendait en effet vers un spectacle de pole dance au cours duquel Nour, devant tous ses proches, aurait révélé sa féminité et son acceptation de soi, le résultat final semble indiquer que Melha Bedia s'est peut-être dégonflée au dernier moment : le spectacle a lieu, mais Nour s'y produit en survêtement, sans jamais s'approcher sur la barre, et la fait de manière comique, grimaçante et outrée, comme on pourrait le faire au cours d'une soirée un peu alcoolisée entre potes, en boîte.

Un choix qui, finalement, évacue totalement l'élément pole-dance de la résolution du métrage, et prive ce dernier d'un dénouement cathartique, tant la différence entre la Nour du début du film et celle de la conclusion est minime.

Autrement dit, malgré toute la bonne volonté du film et son cheminement, il trébuche juste avant la ligne d'arrivée, s'aplatissant de tout son long quelques mètres avant celle-ci.

Dommage.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1245 : QUINZAINE FRANÇAISE - Just a Gigolo (2019)

Publié le 8 Juillet 2020 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, France, Review

Pendant deux semaines, comme tous les ans à l'occasion de la Fête Nationale, retour sur un cinéma que je délaisse trop souvent : la comédie française...

Just a Gigolo (2019) :

Gigolo vieillissant, Alex (Kad Merad) est mis à la porte par son épouse octogénaire, et remplacé par quelqu'un de plus jeune. Contraint de s'installer chez sa sœur (Anne Charrier) et son fils (Léopold Moati), qui n'approuvent guère sa vocation, Alex voit là l'occasion de se remettre en selle : en effet, la grand-mère de l'une des camarades de classe de son neveu est une célibataire richissime (Anny Duperey) dont Daniel (Pascal Elbé), collègue gigolo d'Alex, a dit à ce dernier le plus grand bien...

Adaptation du How to Be a Latin Lover mettant en vedette Eugenio Derbez, remplacé ici par Kad devant la caméra de son compère Olivier Baroux, ce Just a Gigolo... est un remake. À l'identique.  

Et il n'y a vraiment pas grand chose à en dire de plus. Mêmes gags, même histoire, même déroulement, mêmes rebondissements, etc, etc... avec cependant une durée moindre (94 minutes) qui est appréciable, mais compensée par une tendance à une interprétation récitative et rigide, notamment chez les plus jeunes acteurs.

Circulez, il n'y a rien à voir, donc, surtout si l'on a déjà vu l'original, et ce malgré le capital sympathie de Kad.

2/6 si l'on a déjà vu l'original, peut-être un peu plus si l'on découvre ici ce récit.

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Un film, un jour (ou presque) #1244 : QUINZAINE FRANÇAISE - Lucky (2020)

Publié le 7 Juillet 2020 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, France, Review, Policier, Belgique

Pendant deux semaines, comme tous les ans à l'occasion de la Fête Nationale, retour sur un cinéma que je délaisse trop souvent : la comédie française...

Lucky (2020) :

Willy (Alban Ivanov) vient de perdre son chien, et risque de se retrouver au chômage. Son ami Tony (Michaël Youn), agent de sécurité, est endetté jusqu'au cou. Ensemble, ils vont alors échafauder un plan improbable : dérober un chien policier renifleur de drogues, et l'utiliser pour trouver les planques des dealers de leur région. Mais lorsqu'ils tombent sur plus d'une tonne d'herbe, ils ne savent qu'en faire, et sont obligés de se tourner vers Caroline Jamar (Florence Foresti), policière véreuse, pour se dépêtrer de cette situation...

Une comédie policière franco-belge du réalisateur de Dikkenek, qui nous dépeint ici une galerie de bras-cassés tous plus incapables les uns que les autres, embarqués dans un trafic de drogues qui les dépasse.

Chez certains réalisateurs, cela peut donner Snatch ou Les Gentlemen, chez d'autres, La Beuh ; ici, on se retrouve avec un film gentillet, mais assez mal rythmé : il y a, en gros, 50 minutes de présentation des personnages (y compris Corinne Masiero - le Capitaine Marleau - en bourgeoise nymphomane, un personnage dont on s'interroge encore sur l'utilité) et seulement une petite demi-heure de film à partir de la découverte de la drogue, générique final compris.

Un film dont l'excentricité sympathique de ses personnages n'est pas suffisante pour contrebalancer le manque d'énergie et de punch du tout, et qui n'a vraiment pour lui que ses seconds rôles amusants, entre trafiquants débiles et fliquettes brutales.

3/6 (dont 0.25 pour le toutou attachant)

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Un film, un jour (ou presque) #1243 : QUINZAINE FRANÇAISE - 10 Jours sans Maman (2020)

Publié le 6 Juillet 2020 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, France, Review

Pendant deux semaines, comme tous les ans à l'occasion de la Fête Nationale, retour sur un cinéma que je délaisse trop souvent : la comédie française...

10 Jours sans Maman (2020) :

DRH d'un magasin de bricolage, Antoine Mercier (Franck Dubosc) se consacre totalement à sa carrière, délaissant son épouse Isabelle (Aure Atika), mère au foyer s'occupant de leurs quatre enfants. Jusqu'au jour où Isabelle craque, et décide de partir pendant 10 jours pour Mykonos avec sa sœur Audrey (Héléna Noguerra). Laissé seul avec les enfants, Antoine doit désormais découvrir ce qu'est la vie de père au foyer, pour le meilleur et pour le pire...

Une adaptation d'un film argentin Mamá se fue de viaje (2017), cette comédie française est particulièrement... hum, éventée.

C'est bien simple : on a l'impression d'avoir déjà tout vu 250 fois : les personnages, les gags, le déroulement de l'intrigue, les rebondissements, etc, il se dégage du film une véritable sensation de recyclage générique de tous les films ou de toutes les sitcoms exploitant des clichés confrontant un père carriériste à ses enfants.

Pendant une centaine de minutes, Dubosc (compétent, mais en même temps, il se contente à nouveau d'interpréter son personnage habituel) doit donc faire face à des petits monstres indisciplinés (les deux plus grands jouent de manière assez naturelle, les deux plus jeunes sont nettement plus inégaux), et le spectateur regarde le tout sans grande passion ni réel intérêt, tant tout semble téléphoné et prévisible.

Ajoutez à cela les sous-intrigues forcées de la nouvelle nounou géniale qui s'avère avoir été virée par Mercier lorsqu'elle travaillait pour son magasin, du concours de b*te d'Antoine avec un rival, et des moments d'interaction avec la caméra qui semblent avoir été semi-improvisés et intégrés au script en cours de route, et voilà une comédie bien peu passionnante, jamais surprenante, systématiquement cousue de fil blanc, et totalement insipide.

Ça a bon fond, mais quand le message du film est à ce point vu et revu, ça ne suffit plus.

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #1158 : Marvel Stories (Marvel Renaissance - 2014 + Marvel Univers - 2016)

Publié le 9 Mars 2020 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, Histoire, MCU, Marvel, Review, France

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Marvel Stories - Marvel Renaissance (2014) :

Documentaire français co-signé par Phillipe Guedj (un habitué de certains sites de genre français) et d'une durée d'une petite heure revenant en détail sur le gros passage à vide financier de la firme Marvel, dans les années 90, et sur la manière dont la compagnie a su remonter la pente pour devenir le colosse que l'on connaît aujourd'hui.

Ici, on ne s'attarde pas vraiment sur le côté créatif des choses, mais vraiment sur l'aspect business et économique de la Maison aux Idées : comment le lent déclin des ventes de comics dans les années 80-90, et la lente transformation des comics en objets spéculatifs plus qu'en œuvres créatives, a mené au rachat de la société par Ron Perelman, un businessman sans le moindre intérêt pour le monde des superhéros, qui a aussitôt mis Marvel en bourse ; comment la bulle spéculative a mené à la faillite de Marvel en 1996, et à l'arrivée de Carl Icahn, un financier aux dents longues ; comment Avi Arad et Ike Perlmutter, associés au sein de Toy Biz, un fabricant de jouets, sont arrivés à bord, le premier pour s'occuper du côté créatif, le second pour gérer les affaires de la boîte ; comment, sous l'impulsion d'Arad, Marvel s'est diversifiée en se tournant vers le cinéma, en développant ses produits dérivés, puis en recrutant de nouveaux talents et en lançant la collection Ultimate permettant de rebooter l'univers Marvel et de le rendre accessible à un nouveau public issu du cinéma.

Et bien sûr, comment les Marvel Studios ont été créés, et comment, progressivement, le succès de ces derniers s'est bâti, grâce au rachat par Disney, et parfois au détriment de certains des protagonistes de cette histoire de gros sous (Avi Arad, notamment, qui a choisi de partir lorsqu'il a vu qu'il tombait en défaveur auprès de Perlmutter).

Tout cela, à grand renforts d'interviews de créateurs et de personnes ayant vécu ces événements, d'Avi Arad à Jimmy Palmiotti en passant par Mark Waid, Louis Leterrier, Mark Millar, Tom DeSanto, et bien d'autres encore, pour un récit assez intéressant, parfois amusant (Ike Perlmutter décrit par tout le monde comme un "Dr Doom" pingre, autoritaire et totalement obsédé par l'argent), et dont on aurait aimé qu'il soit un peu plus long.

4.5/6  

Marvel Stories - Marvel Univers (2016) :

Suite indirecte du précédent métrage, qui développe ici, sur une durée de moins de 80 minutes, trois axes principaux : tout d'abord, un segment consacré à la collectionnite aiguë qui entoure le monde des comics, la bulle spéculatrice qui fait des anciens numéros des objets dans lesquels investir, et qu'il faut stocker dans des conditions impeccables pour qu'ils ne perdent pas de valeur.

Honnêtement pas très intéressant, tout ça : voir des entrepreneurs faire la promotion de leur business, et négocier encore et encore pour conclure des accords de plusieurs centaines de milliers de dollars, ça n'a pas grand chose de fascinant ou de passionnant pour moi.

Le second segment, consacré aux liens intrinsèques et indéfectibles entre Marvel et la ville de New York, partie intégrante de l'identité de l'entreprise, de ses personnages, et du lien tangible existant entre les lecteurs de comics et l'univers Marvel, est déjà beaucoup plus convaincant, avec notamment des interventions de Xavier Fournier (ex Comic Box), entre autres.

Le documentaire effectue enfin un virage vers la Californie, pour s'intéresser à l'histoire cinématographique de Marvel Studios (on rejoint ici un peu la fin de Marvel Renaissance, dont on retrouve certains intervenants et certains morceaux d'interventions) et développer la stratégie et le savoir-faire de Kevin Feige et de Marvel, avec des prédictions assez amusantes à voir aujourd'hui, maintenant que l'on a plusieurs années de recul.

Plutôt agréable à suivre, même si j'ai beaucoup de réserves sur les interventions du journaliste de Deadline, assez cynique et agaçant.

Dans l'ensemble, un documentaire inégal, qui ne m'a pas vraiment intéressé dans sa première partie, mais s'avère pertinent dans les deux suivantes. Après, n'aurait-il pas mieux valu structurer tout ça autrement, en intégrant par exemple la partie MCU à Marvel Renaissance ?

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1110 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Un Jour Mon Prince (2017)

Publié le 1 Février 2020 par Lurdo dans Québec, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, France, Romance, Review, St Valentin

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec des critiques quotidiennes de films romantiques...

Un Jour Mon Prince (2017) :

Parce que la Belle au Bois Dormant (Margaux van den Plas) n'a toujours pas de Prince Charmant après tout ce temps, Titania (Catherine Jacob), la Reine de Fées, envoie Mélusine (Mylène Saint-Sauveur) et Blondine (Sarah-Jeanne Labrosse), deux de ses sujettes, à Paris, Cité de l'Amour, pour y trouver un prétendant digne de ce nom... plus facile à dire qu'à faire pour les deux fées naïves qui ne connaissent rien du 21è siècle...

Comédie romantico-fantastique franco-québécoise, avec justement deux Québécoises dans les rôles principaux, et qui utilise les ficelles habituelles du poisson hors de l'eau, comme on dit outre-atlantique, pour confronter ses fées au monde moderne.

Et bizarrement, ça fonctionne de manière assez sympathique, puisque la distribution est attachante et naturelle (les deux fées en sont le parfait exemple), que le tout reste suffisamment fantaisiste pour ne jamais se prendre au sérieux, et que dans l'ensemble, c'est tout simplement une comédie agréable, à défaut d'être révolutionnaire.

4.25/6

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Christmas Yulefest 2019 - 26 - Les Rikikis au Pays du Père Noël (1989)

Publié le 13 Décembre 2019 par Lurdo dans Aventure, Christmas, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, France, Jeunesse, Noël, Review, Télévision, Yulefest

Noël approche, et chez les Téléphages Anonymesc'est donc l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

Les Rikikis au Pays du Père Noël - saison 1 (1989) :

Dans le village du Père Noël, en Suède, le Père Noël (André Nader) peut toujours compter sur la bonne fée Oriane (Cécile Auclert) et sur ses fidèles lutins, les Rikikis, pour préparer les jouets des enfants. Il y a Rikiki Vert, l'ami des animaux, Rikiki Rouge, le gourmand, Rikiki Jaune, le turbulent, Rikiki Bleu, le farceur sportif, et Turluru, le chef de la troupe. Mais entre Boudou le bonhomme de neige vivant, Flop le chien, ou encore le menaçant Troll qui rôde dans les parages, la vie au Pays du Père Noël n'est pas de tout repos...

Peut-être plus encore que J'ai rencontré le Père Noël, du même réalisateur/concepteur, et dont ces Rikikis reprennent des pans entiers (le traîneau, certains interprètes et personnages, la fée, la musique, et, vers la fin de saison, les effets spéciaux et certaines scènes), c'est bien de cette mini-série calendrier de l'avent, de 24 x 5 ou 6 minutes dont je me souviens.

Sa diffusion quotidienne sur Antenne 2 avait alors largement marqué le petit garçon que j'étais, et aujourd'hui encore, je revois avec une certaine nostalgie ce programme court et mensuel, un concept de calendrier de l'avent télévisuel que la télévision française a totalement délaissé, mais qui continue pourtant de connaître un succès jamais démenti, notamment chez nos cousins des pays nordiques.

Ici, donc, Christian Gion recycle son film original, et le décline sous forme de mini-série tournée à Mora, en Suède (contrairement au long-métrage, tourné en Finlande), changeant quelques éléments (l'ogre devient un troll ressemblant comme deux gouttes d'eau aux trolls de Rien Poortvliet, Karen Chéryl est remplacée par une autre Fille d'à Côté, et les lutins acquièrent des noms et des personnalités), mais gardant l'essentiel de son univers, qu'il peuple de personnages supplémentaires.

Et, histoire de renforcer encore le côté calendrier de l'avent, il ajoute un calendrier physique qui encadre chaque épisode, calendrier dont deux enfants (qui jouent très mal) et leur nounou suédoise ouvrent les fenêtres une à une, les aventures des Rikikis devenant ainsi des histoires racontées par la nourrice à ses protégés.

Alors certes, ces épisodes, qui racontent chacun une mésaventure des Rikikis, ou répondent à une question que se posent les enfants, ont toujours un budget très limité (les barbes des Rikikis, le doublage, le recyclage d'images...), mais ils ont la chance d'être nettement mieux écrits que le film de 1984, et d'être plus ludiques. Ainsi, les personnages sont moins manichéens, comme ce Troll finalement pas si méchant, et contrairement à la Finlande de Rovaniemi, plus désolée et ne servant que d'arrière-plan au film, la Suède est ici l'occasion pour les personnages de faire du sport, du patinage, de la motoneige, etc, dans un décor naturel des plus séduisants et enneigés.

Bref, pour les plus petits, c'est dépaysant, ce n'est pas dénué de charme, et la narration de Cécile Auclert (il me semble), maîtrisée, fait beaucoup pour donner un côté conte de fées au tout, idéal pour les plus jeunes à l'approche des fêtes.

Ça mériterait presque un remake plus contemporain, avec un budget plus important. ^^

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Christmas Yulefest 2019 - 24 - J'ai rencontré le Père Noël (1984)

Publié le 12 Décembre 2019 par Lurdo dans Aventure, Cinéma, Christmas, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Musique, Noël, Review, Yulefest, France

Noël approche, et chez les Téléphages Anonymesc'est donc l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

J'ai rencontré le Père Noël (1984) :

Pour Noël, le seul souhait de Simon (Emeric Chapuis) est de retrouver ses parents, prisonniers politiques en Afrique. À l'occasion d'une excursion scolaire à l'aéroport avec son institutrice (Karen Chéryl), Simon et son amie Élodie (Alexia Haudot) se faufilent à bord d'un avion à destination de Rovaniemi, en Finlande. Là, ils rencontrent le Père Noël (Armand Meffre) et la bonne fée Marie-Ange (Karen Chéryl), et vivent de nombreuses aventures improbables au pays du Père Noël...

Séquence nostalgie avec ce métrage français de 1984, découvert en VHS au début des années 90, et intrinsèquement lié à la série des Rikikis au Pays du Père Noël (critique demain matin) : un film signé Christian Gion (réalisateur de comédies nanardes avec Bruel ou Maccione), sur une musique de Francis Lai, et mettant en vedette Karen Cheryl, dans le double rôle d'une bonne fée et d'une institutrice.

Et honnêtement, c'est assez mauvais sur de nombreux plans. Si les mélodies sont agréables, elles sont répétées jusqu'à l’écœurement, illustrant de multiples séquences touristiques montrant la Finlande enneigée, quand elles ne sont pas tout simplement déclinées sous forme de chansons improbables par Karen Chéryl ; l'interprétation est au mieux médiocre, et très souvent retravaillée en studio ; le rythme est des plus bancals ; la réalisation inexistante ; l'écriture est (au mieux) simpliste, les personnages irresponsables ; et lorsque le Père Noël et Marie-Ange partent pour l'Afrique, le tout vire au grand n'importe quoi, avec des effets spéciaux se limitant à des astuces de montages approximatives, des chefs de guerre caricaturaux, du cabotinage et des péripéties risibles.

Rapidement, on ressent une certaine improvisation dans tout ce métrage, comme si réalisateur comme acteurs avaient commencé à tourner sans vraiment savoir quoi faire ou quoi dire. On se retrouve ainsi avec un film destiné aux tout-petits, assez brinquebalant, souvent non-sensique et approximatif, et avec des moments totalement WTF, comme cette chanson de la bonne fée dans l'usine, en mode "travaillez, bande de larves elfiques, la productivité est en baisse !".

Impossible à noter objectivement, tant c'est fauché, piteux et bancal, mais étrangement sincère et divertissant. Et puis Rovaniemi, c'est toujours agréable à voir.

?/6

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Christmas Yulefest 2019 - 20 - Aïlo : Une Odyssée en Laponie (2018)

Publié le 10 Décembre 2019 par Lurdo dans Aventure, Critiques éclair, Cinéma, Documentaire, Review, Yulefest, Noël, Christmas, France, Finlande

Noël approche, et chez les Téléphages Anonymesc'est donc l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

Aïlo - Une Odyssée en Laponie (2018) :

La première année de la vie d'Aïlo, un petit renne qui voit le jour dans les étendues enneigées de la Laponie...

Pas vraiment un film de Noël, mais bon : des rennes, la Finlande, la neige, ça fait l'affaire, et ça permet de se laver un peu l'esprit des romances génériques de la saison. Ici, en l'occurrence, un documentaire animalier franco-finlandais très joliment filmé, avec de très belles images... mais qui ne m'a pas convaincu outre mesure sur le plan de la narration.

Une narration effectuée (en français) par Aldebert, aux envolées parfois trop lyriques, pas toujours très intéressantes ou pertinentes, et qui survole malheureusement des points qui auraient mérité plus de développement (impact du changement climatique, etc). À l'identique, on peut regretter qu'en se concentrant sur une seule année de la vie du renne, le film limite très sérieusement son intérêt, et se trouve obligé de présenter toute la faune locale, quitte à délaisser ses rennes pendant un bon moment.

On a ainsi l'impression que le documentaire aurait largement bénéficié à se concentrer sur la vie toute entière d'un jeune renne, quitte à tricher un peu, et que là, il tourne un peu à vide, peinant à trouver de quoi remplir ses 90 minutes.

Mais ça reste très beau à regarder.

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1014 : SEMAINE FRANÇAISE - Nicky Larson et le Parfum de Cupidon (2019)

Publié le 21 Juillet 2019 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, France, Policier, Review, Romance

Pendant une semaine, à l'occasion de la Fête Nationale, retour sur un cinéma que je délaisse trop souvent : la comédie française...

Nicky Larson et le Parfum de Cupidon (2019) :

Lorsqu'un client (Didier Bourdon) demande à Nicky Larson (Philippe Lacheau) et à sa collègue Laura Marconi (Élodie Fontan) de retrouver pour lui une valise contenant un parfum aux effets aphrodisiaques, le garde-du-corps/détective débute son enquête, malgré les nombreuses distractions féminines qui se placent sur son chemin...

La bonne nouvelle, c'est que ce Nicky Larson n'est pas le désastre auquel on pouvait s'attendre à l'annonce du projet.

La mauvaise, c'est que le film est typique des films de la Bande à Fifi, comme les Babysitting, Alibi.com, ou Épouse-moi mon pote, tant dans leurs qualités que dans leurs défauts : je ne l'ai jamais caché, j'ai toujours eu du mal avec les films de Lacheau, à l'humour facile, jouant largement sur des clichés éventés et datés (notamment sur la gay panic), souvent assez mal interprétés (les dialogues sont souvent très laborieux), et fréquemment dérivatifs, reprenant des gags et des scènes à d'autres films, souvent sous couvert de clins d’œil.

Ce Nicky Larson, c'est exactement ça, c'est lourd, c'est récitatif, ça repompe à droite et à gauche, c'est très prévisible de bout en bout, et les deux compères de Lacheau (Boudali, Arruti) semblent insérés de force dans le récit, pas aidés par des postiches capillaires globalement médiocres.

Ajoutez à cela du fanservice Club Dorothée vraiment pénible, et qui provoque des soupirs de honte à chaque fois qu'une mauvaise vanne fait référence à un dessin animé, à une série AB, ou à Dorothée elle-même... et l'on se retrouve avec une comédie à la Lacheau, qui plaira aux fans de Lacheau, et qui tente de conquérir un public plus nostalgique avec un enrobage façon "doudou années 80" (un enrobage qui visiblement, a su flatter la génération Club Do' dans le sens du poil, à en juger par l'indulgence certaine dont bénéficie ce Nicky Larson dans certains cercles habituellement plus critiques).

Mais... il faut bien reconnaître que Lacheau (même s'il a toujours l'air peu convaincant en Nicky - costume trop grand, coloration capillaire trop artificielle) a fait un effort de réalisation et de mise en scène, notamment en ce qui concerne les scènes d'actions.

Ces dernières sont convaincantes, assez réussies (pour une adaptation française de manga/anime), et permettent de dynamiser le film dans son ensemble, là où des caméos inutiles et des moments "émotion" totalement artificiels et forcés ont tendance à ralentir le tout.

Le film est donc toujours bourré de problèmes, pour la plupart inhérents à l'équipe en charge du projet, mais grâce à son action, et à sa révérence très claire envers le matériau d'origine, ce Nicky Larson s'avère probablement le film le plus abouti de Lacheau. Ce qui, en soi, est une bonne surprise.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #1013 : SEMAINE FRANÇAISE - Black Snake : La Légende du Serpent Noir (2019)

Publié le 20 Juillet 2019 par Lurdo dans Comédie, Cinéma, Critiques éclair, France, Review, Action, Afrique

Pendant une semaine, à l'occasion de la Fête Nationale, retour sur un cinéma que je délaisse trop souvent : la comédie française...

Black Snake - La Légende du Serpent Noir (2019) :

Installé à Paris, Clotaire Sangala (Thomas N'Gijol), mythomane et bon à rien, revient dans son pays natal africain, pour rendre visite à son grand-père asiatique (Tapa Sudana). Mais lorsque celui-ci est assassiné par les hommes du maléfique dictateur Ézéchias (Michel Gohou), Sangala va devoir mettre de côté les femmes, la drogue et l'égoïsme pour devenir Black Snake, le Serpent noir, justicier masqué maîtrisant dans arts martiaux mystiques...

Un pastiche de films de super-héros écrit et produit par Thomas Ngijol, qui nous produit là un métrage à mi-chemin entre la blaxploitation, Le Crocodile du Botswanga, les OSS 117 et The Green Hornet : ce n'est pas forcément d'une originalité folle, mais comme dans Le Crocodile, on se trouve là devant une comédie à l'africaine, amusante et politiquement incorrecte, parfois bancale (le début et la fin du film semblent approximatifs) mais souvent très drôle.

Mention spéciale, notamment, à Édouard Baer, hilarant en représentant du gouvernement français auprès du dictateur local, et aux innombrables détails décalés, comme le Black Snake qui crie "Jackie Chan" dès qu'il fait une quasi-prise de karaté, la Snakemobile (une 4L ^^), le petit Mamadou, ou encore Bernard Menez en Président français.

C'est un peu brouillon, ce n'est pas aussi maîtrisé, à mes yeux, que Le Crocodile, mais c'est au-dessus de Fastlife, le précédent métrage solo de Ngijol.

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1012 : SEMAINE FRANÇAISE - Budapest (2018)

Publié le 19 Juillet 2019 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, France, Review

Pendant une semaine, à l'occasion de la Fête Nationale, retour sur un cinéma que je délaisse trop souvent : la comédie française...

Budapest :

Malheureux dans leur vie professionnelle, Vincent (Manu Payet) et Arnaud (Jonathan Cohen) décident, sur un coup de tête, de créer leur propre entreprise d'enterrements de vie de garçon à Budapest, avec l'aide de Georgio (Monsieur Poulpe), un Français vivant sur place. Plus facile à dire qu'à faire, surtout quand vient le moment d'expliquer la situation à leurs compagnes, Cécile (Alice Belaïdi) et Audrey (Alix Poisson)...

Une comédie française pas drôle (pléonasme), (un peu) graveleuse, réalisée par Xavier Gens et qui se veut inspirée d'une histoire vraie, mais se contente en fait d'enquiller les pires clichés sur la Hongrie, et les péripéties déjantées lorgnant fortement sur du sous-Very Bad Trip, les scènes relationnelles mollassonnes et trop sérieuses (ça n'aide pas que les personnages masculins soient tous des débiles immatures - et les personnages féminins ne sont pas mieux lotis, dans un autre genre), et les moments d'improvisation inutile...

Bref, c'est longuet, c'est assez plat, pas très drôle, et pour une raison ou une autre, ça m'a rappelé Pattaya, sans le capital sympathie de ce dernier et de sa distribution.

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #1011 : SEMAINE FRANÇAISE - Alad'2 (2018)

Publié le 18 Juillet 2019 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, France, Review, 1001 Nuits

Pendant une semaine, à l'occasion de la Fête Nationale, retour sur un cinéma que je délaisse trop souvent : la comédie française...

Alad'2 :

Lorsque le maléfique Shah Zaman (Jamel Debbouze) envahit le royaume, Aladin (Kev Adams) s'enfuit, laissant sa princesse (Vanessa Guide) aux mains du cruel envahisseur. Mais Aladin ne s'avoue pas vaincu, et part à la recherche de son génie (Eric Judor), pour tenter de reprendre sa place sur le trône...

Alad'2, ou "on prend le premier, on refait la même chose, mais avec encore plus de références pop moderne, encore plus de caméos, et encore moins d'idées". C'est creux, c'est fainéant, c'est laborieux au possible, les effets spéciaux sont quelconques, les digressions innombrables, insipides et forcées (Depardieu, la Reine des Neiges, Akinator...) et le tout se finit le plus platement possible, avec un passage comédie romantique qui sonne faux, et une chanson calamiteuse avec Tal.

Alors ponctuellement, le temps d'une scène ou d'un gag, ça fonctionne, principalement grâce à l'énergie des personnes impliquées (comme Jamel), mais dans l'ensemble, c'est toujours la même chose, et toujours ce fléau français de la diction récitative de certains acteurs qui ne s'approprient pas les dialogues, et les débitent en articulant et en surénonciant la moindre syllabe.

1.5/6 

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Un film, un jour (ou presque) #1010 : SEMAINE FRANÇAISE - Le Doudou (2018)

Publié le 17 Juillet 2019 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, France, Review

Pendant une semaine, à l'occasion de la Fête Nationale, retour sur un cinéma que je délaisse trop souvent : la comédie française... ​​

Le Doudou (2018) :

Lorsque Michel (Kad Merad) perd le doudou de sa fille à l'aéroport de Roissy, il décide d'offrir une récompense à celui qui le retrouve. Sofiane (Malik Bentalha), employé de l'aéroport et magouilleur, décide de prétendre avoir retrouvé la peluche, mais son plan ne fonctionne pas, et ensemble, Sofiane et Michel tentent de remettre la main sur l'objet...

Une sorte de Course au Jouet à la française, écrite et réalisée par deux anciens des Guignols de l'Info et des Tuches, et qui s'avère assez inégale, mais pas désagréable pour autant.

En fait, le problème, c'est que la première moitié du film s'avère très (trop) conventionnelle et sage, avec une illustration musicale vraiment générique ; heureusement, à partir de la maison de retraite, et de sa mamie sympathisante nazie qui montre sa ******, le film se lâche un peu plus, et devient bien plus excentrique, avec des caméos d'Olivier Baroux, de sa fille, d'Elie Seymoun, de Guy Marchand, etc.

Le tout s'avère alors très plaisant, même si, sur la toute fin, on retombe dans les beaux sentiments et l'émotion facile, qui semblent un peu forcé. Un film gentillet (et au jeu heureusement naturel et convaincant) et honorable, à défaut d'être très mémorable.

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1009 : SEMAINE FRANÇAISE - L'école est finie (2018)

Publié le 16 Juillet 2019 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, France, Review

Pendant une semaine, à l'occasion de la Fête Nationale, retour sur un cinéma que je délaisse trop souvent : la comédie française...

L'école est finie :

Fraichement titularisée, Agathe Langlois (Bérengère Krief) est mutée au fin fond de la Picardie, pour enseigner l'anglais dans un collège perdu et difficile. Mais rapidement, sur place, logée chez un couple excentrique (Patrick Chesnais, Catherine Hosmalin), elle apprend à aimer cette mission improbable et complexe...

Une comédie scolaire adaptée d'un livre/d'une histoire vraie par Anne Depétrini, et qui fonctionne à peu près, principalement sur l'énergie et le capital sympathie de sa distribution : dans l'ensemble, en effet, tout est tellement classique et cousu de fil blanc que ça n'apporte rien de vraiment original au genre et que ça se regarde passivement, sans jamais vraiment captiver le spectateur.

Un minuscule 3/6

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Un film, un jour (ou presque) #1008 : SEMAINE FRANÇAISE - Ma Reum (2018)

Publié le 15 Juillet 2019 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, France, Jeunesse, Review

Pendant une semaine, à l'occasion de la Fête Nationale, retour sur un cinéma que je délaisse trop souvent : la comédie française...

Ma Reum (2018) :

Ultra-protectrice, Fanny (Audrey Lamy) couve son fils Arthur (Charlie Lagendries), sous le regard résigné de son époux Stéphane (Florent Peyre). Mais lorsque Arthur est harcelé par trois autres garçons, Fanny décide de prendre les choses en main... et la situation dégénère rapidement.

Une comédie du réalisateur et scénariste de Sales Gosses, une comédie de vacances bien trop potache et anecdotique pour marquer les esprits.

Ici, le sujet du harcèlement scolaire est abordé sous l'angle du quasi-cartoon, pour ce qui ressemble fortement à un téléfilm pour enfants du genre Nickelodeon : tout le monde surjoue affreusement (Lamy, notamment, en fait trois caisses), c'est caricatural, l'humour est du niveau cour de récré, et les actions de cette mère de famille psychotique cessent rapidement d'être amusantes, à mesure qu'elles évoluent dans une direction pipi/caca/prout/morve de plus en plus extrème... et puis arrive cette fin (assez prévisible) durant laquelle le film décide de jouer la carte de l'émotion : ça ne fonctionne pas vraiment, victime du contraste trop important avec le trait vraiment forcé du reste du métrage.

Bof, en somme.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1007 : SEMAINE FRANÇAISE - Neuilly sa Mère ! (2009) & Neuilly sa Mère, sa Mère ! (2018)

Publié le 14 Juillet 2019 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, France, Jeunesse, Romance, Review

Pendant une semaine, à l'occasion de la Fête Nationale, retour sur un cinéma que je délaisse trop souvent : la comédie française...

Neuilly sa mère ! (2009) :

Jeune garçon originaire de banlieue, Sami Ben Boudaoud (Samy Seghir) est contraint de s'installer chez sa tante (Rachida Brakni), à Neuilly, lorsque sa mère (Farida Khelfa) accepte un emploi temporaire à bord d'un paquebot. Là, parmi les enfants de bonne famille, le petit arabe va tenter de s'intégrer, malgré l'hostilité de certains de ses camarades et de son cousin, Charles (Jérémy Denisty), apprenti-politicien en devenir...

Une comédie des scénaristes de Qu'est-ce qu'on a fait au Bon Dieu ?, des deux Ducobu, et des Seigneurs, façon choc des cultures du point de vue d'un jeune garçon de banlieue.

Ultra-caricatural et convenu, le tout est un peu décousu, et très inégal sur de nombreux plans, mais parvient à s'en sortir grâce aux très (trop) nombreux caméos de visages familiers (de Eric et Ramzy à Eli Semoun, en passant par Josiane Balasko, Pierre Ménès, Denis Podalydès, Armelle, Olivier Baroux, Julien Courbey, François-Xavier Demaison, Booder, Frédéric Chau, Michelle Galabru, Valérie Lemercier, Pascal Elbé, etc), et à l'interprétation du jeune Samy Seghir, convaincant (on ne peut pas en dire autant de tous les autres personnages, y compris certains des personnages principaux).

Ça ne vole pas très haut, ça manque de finesse, et c'est assez typique de l'époque Sarkozy, mais ça se regarde, sans plus.

Un petit 3/6

Neuilly sa Mère, sa Mère ! (2018) :

Dix ans après avoir découvert Neuilly et la famille De Chazelle, Sami  termine désormais des études de sciences politiques, alors même que les De Chazelle sont au fond du gouffre, ruinés et embarqués dans un scandale médiatique. Charles, notamment, tente désespérément de se lancer en politique, quitte à, pour cela, changer radicalement d'orientation...

Une suite "dix ans après" qui reprend l'essentiel de la distribution originale, pour axer le récit, cette fois-ci, autant sur les problèmes de coeur de Sami, que sur la carrière politique de Charles... et ce, avec la même subtilité que dans le premier film.

Outre un Sami transformé en loser complet, on a ainsi droit à un Denis Podalydès en roue libre, à une présence plus prononcée de Booder et de sa bande, à des vannes sur l'homosexualité en banlieue, et bien entendu, à un paysage politique dépeint avec des traits énormes, entre ses socialistes paumés, ses fachos vénérant un arabe maquillé en Trump, sa droite pulvérisée, et ses macronistes aux dents longues parlant franglais.

On perd beaucoup du capital sympathie du film original en se consacrant ainsi sur l'ascension politique d'un Charles toujours aussi tête à claques (mais mieux interprété), et le tout s'avère peut-être même encore plus décousu que le film de 2009, avec un rythme encore plus inégal.

2.5/6

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Les bilans de Lurdo : SEMAINE FRANÇAISE - Huge in France, saison 1 (2019)

Publié le 13 Juillet 2019 par Lurdo dans Biographie, Comédie, Drame, Les bilans de Lurdo, Netflix, France, Review, Sitcom, Télévision, USA

Comédie dramatique franco-américaine en huit épisodes d'une petite demi-heure, ce Huge in France marche directement dans les pas de séries telles que HBO ou Showtime pouvaient en diffuser il y a une dizaine d'années : le portrait semi-satirique d'un mec égocentrique, arrogant et paumé, qui tente de se reconstruire... la seule différence étant que le mec en question, c'est Gad Elmaleh.

Huge in France, saison 1 (2019) :

Gad Elmaleh, superstar de l'humour en France, est épuisé, et las de ce succès incontesté. Il part donc pour les USA, à la rencontre de son ex-compagne Vivian (Erinn Hayes), influenceuse web, et de leur fils adolescent Luke (Jordan Ver Hoeve). Rapidement, cependant, il va découvrir qu'entre Jason (Matthew Del Negro), l'actuel compagnon de Vivian, un ex-acteur aux méthodes intenses, la carrière de mannequin de Luke, et son anonymat complet sur le territoire américain, cette visite va être plus compliquée que prévue, et ce malgré l'aide de Brian (Scott Keiji Takeda), son nouvel assistant...

Et rapidement, les limites de ce programme, chapeauté par Gad et par les créateurs de The Grinder, deviennent évidentes : la série tente en effet tellement de concilier le mélodrame avec l'humour, de faire du personnage de Gad un loser pathétique et paumé las de sa célébrité, tout en étant un père absent au grand cœur tentant de renouer avec son fils mannequin, qu'elle ne parvient à accomplir ni l'un ni l'autre.

Déjà, parce que la série n'est pas particulièrement drôle. On est un peu dans la cringe comedy façon Merchant/Gervais, un peu dans l'observation façon Seinfeld, un peu dans l'humour façon Curb Your Enthusiasm, un peu dans quelque chose de plus proche des dramédies Showtime, mais au final, tout cela est assez répétitif et plat, ancré autour d'un Gad globalement antipathique, qui s'avère probablement le personnage le moins intéressant de la série.

En effet, tant son fils, que son ex, le compagnon de celle-ci, ou encore l'assistant de Gad aux USA ont des personnalités et une présence plus affirmée que celle du protagoniste principal du show : à trop vouloir être à la fois une caricature arrogante et mesquine de Gad (caricature malheureusement jamais assez poussée et corrosive) et un personnage sincère et authentique dans ses émotions (les moments "j'en ai assez d'être un comique superstar, je suis torturé et en burnout, je me passe la main sur le visage d'un air las" sont légion), ce Gad n'est ni l'un ni l'autre, et finit éclipsé par tout le monde (d'autant plus que Del Negro et Ver Hoeve ne font pas dans la nuance et le réalisme, et interprètent volontairement des personnalités improbables et exubérantes).

Ajoutez à cela des rebondissements téléphonés (à partir du moment où Jason apprend qu'il est stérile, tout le reste se voit venir avec deux épisodes d'avance, au moins), quelques caméos inconséquents (John Stamos, Jerry Seinfeld, Jean-Paul Gaultier, Cyril Hanouna...), et un côté brosse à reluire un peu lassant à la longue (oui, Gad est sans cesse remis à sa place aux USA, mais non seulement il ne change pas beaucoup, mais en plus, dès son retour à Paris, il est à nouveau en position de superstar adulée de tous) et l'on se retrouve avec une série qui ne convainc guère, pas forcément désastreuse, mais instantanément oubliable, et dont le final, forcé, artificiellement sombre et en suspens, agace plus qu'il n'intrigue...

 

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et ici. 

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Un film, un jour (ou presque) #970 - QUINZAINE ALIENS - 06 - Alien 4, la Résurrection - Édition Spéciale (1997/2003)

Publié le 25 Mai 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Horreur, Science-Fiction, Action, France, Aliens

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus... et pendant deux semaines, à l'occasion des 40 ans de la franchise Alien, retour sur les films de la saga, et sur ceux de sa grande rivale, Predator.

Alien 4 : Resurrection - Special Edition :

Clonée et ramenée à la vie deux siècles après son sacrifice sur Fiorina, Ellen Ripley (Sigourney Weaver) n'est plus humaine : son ADN mélangé à de l'ADN xénomorphe la rend plus forte, plus rapide, mais aussi plus froide et distante. Et lorsqu'un groupe de contrebandiers (Michael Wincott, Winona Ryder, Gary Dourdan, Ron Perlman, Dominique Pinon, Kim Flowers) arrive à bord du vaisseau où Ripley, ses clones, et de multiples xénomorphes sont élevés en laboratoire, la situation dégénère, menant à la libération des créatures, et de Ripley...

Un métrage que j'avais vu à sa sortie en salles... et dont je ne garde pas le moindre souvenir, et surtout pas positif - d'un autre côté, j'ai toujours eu énormément de mal avec le style de Jean-Pierre Jeunet, et son style visuel se mariait, dans mes souvenirs, assez mal avec le script de Joss Whedon.

Ici, pour cette Édition Spéciale, Jeunet a réintégré le générique d'ouverture qu'il avait initialement prévu pour le film, mais qui avait été supprimé quelque part durant la pré-production : un générique (assez laid) qui voit des gros plans mystérieux sur une anatomie extraterrestre... qui ne sont en fait que les images d'un insecte rapidement écrasé par un pilote pas très futé. Le ton est donné : cet Alien 4 ne prendra jamais vraiment son sujet et son script au sérieux... pour le meilleur et pour le pire.

Ce quatrième film de la saga est ainsi le plus mal aimé par les fans : un script de Whedon (qui initialement avait envisagé de ramener Newt à la vie et à l'âge adulte par clonage, lançant ainsi une nouvelle génération de personnages, et ce sans Ripley), et une réalisation de Jean-Pierre Jeunet, pour un résultat final qui combine les points faibles des deux hommes, sans jamais bénéficier de leurs qualités.

L'humour du film, notamment, avec ses one-liners nonchalants, ne fonctionne pas vraiment, et fait un peu tache dans le cadre de la franchise Alien. Mais s'il n'y avait que ça qui posait problème, ça irait encore.

Au rayon des soucis, on peut citer, en vrac : une distribution très inégale (Ryder n'est pas désagréable, Perlman assure le quota grande gueule, et Dominique Pinon est probablement le personnage le plus mémorable du film, mais tout le reste de l'équipage des contrebandiers est insipide au possible, et au niveau des scientifiques et militaires, ce n'est guère plus brillant, malgré la présence de Brad Dourif), une réalisation à l'identique (elle oscille globalement entre "passe-partout/générique" et "plans serrés laids au possible"), des thématiques exploitées de manière redondante (la maternité de Ripley, l'exploitation du citoyen lambda par les grandes corporations) et/ou peu crédible (l’ambiguïté de Ripley 8 et sa "sympathie" pour la race xénomorphe ne sont jamais totalement convaincantes), des effets spéciaux très moyens (les plans spatiaux sont très cheaps, certains effets numériques sont ratés) et un peu de racolage, avec cette brève scène de la compagne du capitaine en string.

Le problème de cet Alien Resurrection, en réalité, c'est qu'il déborde d'idées, mais que ses bonnes idées sont totalement diluées et contrebalancées par des idées déplorables : entre la nouvelle personnalité et les pouvoirs de Ripley, Weyland-Yutani racheté par Wal-mart, les aliens qui crachent de l'acide, la Reine enceinte, le Nouveau-né alien très humanisé, qui couine, et qui ressemble à Skeletor sous stéroïdes, une androïde conçue par des androïdes, Ripley dans le "nid", la scène d'action sous-marine, le Général déjanté et caricatural, etc... il y a à boire et à manger dans ce Resurrection, et c'est probablement pour ça que l'on ne s'ennuie pas lors du visionnage.

Après, ce n'est logiquement pas très bon, c'est un ajout inutile à la franchise, mais ça a le mérite d'essayer plein de choses toujours plus improbables.

2.5/6

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