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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #cinema catégorie

Un film, un jour (ou presque) #1365 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : I Hate New Year's (2020)

Publié le 11 Février 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Musique, Review, Romance, USA, St Valentin

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec des critiques quotidiennes de films romantiques...

I Hate New Year's (2020) :

En panne d'inspiration, Layne (Dia Frampton) retourne passer le Nouvel An à Nashville, la ville où elle a percé, et où elle tente de renouer avec son ex Caroline (Kelly Lynn Reiter). Dans l'intervalle, elle part faire la fête en compagnie de sa meilleure amie musicienne Cassie (Ashley Argota) et de leur compère Freddie (Andrew Brennen). Jusqu'à ce qu'elle commence à se demander si sa véritable âme sœur - et la source de son inspiration - ne serait pas plutôt la jeune femme qu'elle connaît depuis toujours...

Une comédie romantico-musicale produite par une plateforme spécialisée dans les films LGBTQ, et qui mêle musique country-pop à une romance lesbienne plutôt convaincante et amusante, principalement grâce à l'abattage comique d'Ashley Argota.

Cette dernière s'avère en effet plutôt drôle et touchante en musicienne queer désespérément amoureuse de sa meilleure amie, mais qui n'ose pas le lui avouer, et qui passe son temps à réagir, en arrière-plan, aux mésaventures de cette nuit du Nouvel An. Très expressive, Argota vole ainsi clairement la vedette à Dia Frampton, bien que cette dernière ne soit pas mauvaise pour autant.

Et en matière de musique, le milieu de Nashville se prête naturellement à divers caméos de musiciens, et à des prestations musicales intradiégétiques : pas forcément le plus passionnant qui soit pour un spectateur qui n'a que faire de la country-pop américaine, mais bon...

Dans l'ensemble, donc, le film fonctionne sur son duo principal attachant, et à l'excellente alchimie.

Dommage cependant que les limites du budget se ressentent fréquemment - dans la réalisation (lors de certaines scènes, la caméra semble parfois tressauter en plein mouvement ; les cadrages ne sont pas toujours judicieux), dans son gimmick de la voyante (plutôt caricatural), ou encore dans son rythme global (malgré la durée relativement courte de 78 minutes, le film connaît un rythme un peu en dents de scie).

Très imparfait, un peu fauché, mais pas désagréable à suivre.

3/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Un film, un jour (ou presque) #1364 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Comment savoir (2010)

Publié le 11 Février 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, Romance, Sport, USA, St Valentin

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec des critiques quotidiennes de films romantiques...

Comment savoir (How Do You Know - 2010) :

Joueuse internationale de softball, Lisa (Resse Witherspoon) apprend soudain qu'elle est renvoyée de l'équipe, car trop âgée ; un peu paumée, elle tombe alors dans les bras de Matty (Owen Wilson), joueur professionnel de baseball, alors même qu'elle croise le chemin de George (Paul Rudd), un cadre accusé des fraudes financières de son père (Jack Nicholson). Contre toute attente, elle n'est pas insensible au charme balbutiant de George...

Une comédie romantique longuette et mollassonne pourtant signée d'un vétéran du genre, James L. Brooks, mais qui s'avère particulièrement plate : la distribution du métrage est plutôt sympathique et compétente, Reese Witherspoon est radieuse, Rudd fait son numéro, Wilson parvient à donner un peu de volume à son personnage... mais ça ne décolle pas.

Probablement parce que Lisa et George passent les 2/3 du film séparés, à évoluer dans leurs sous-intrigues respectives - d'autant plus que Jack Nicholson ne sert à rien dans tout ça, et que le personnage de la secrétaire (interprétée par Kathryn Hahn) en fait trois tonnes.

Probablement aussi que la réalisation vieillotte n'aide pas vraiment à donner du relief au film : tout ressemble à un téléfilm un peu friqué, le réalisateur utilise des cadrages serrés et des zooms assez laids et maladroits, le montage est assez mou...

Ou, plus simplement, peut-être que le problème vient d'un script particulièrement nombriliste, où tous les personnages semblent posséder une thèse en psychologie et passent leur temps à exprimer, par leurs dialogues, leurs introspections les plus profondes. Ce qui donne lieu à beaucoup d'échanges insipides, et à beaucoup de platitudes génériques pseudo-inspirationnelles, qui lassent très rapidement.

Bref, malgré sa distribution sympathique, ce Comment savoir rate totalement sa cible et traine en longueur, n'exploitant aucunement le cadre original de son histoire (le monde du sport professionnel), ni le capital sympathie de ses interprètes.

2/6

(et justement, je n'ose même pas imaginer la note que j'aurais mise sans le capital sympathie de ses interprètes !)

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Un film, un jour (ou presque) #1363 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Modern Persuasion (2020)

Publié le 10 Février 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, Romance, St Valentin, USA

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec des critiques quotidiennes de films romantiques...

Modern Persuasion (2020) :

Au sein de la firme de relations publiques où elle travaille, Wren Cosgrove (Alicia Witt) s'entend bien avec tous ses collègues : Maxine (Jenn Harris), sa patronne, et Lizzie (Liza Lapira), la compagne enceinte de cette dernière ; Grayson (Mark Moses), l'autre patron, vaniteux mais totalement franc ; Rebecca (Li Jun Li), une collègue froide et distante ; Denise (Adrienne C. Moore), la nouvelle réceptionniste ; Crystal (Tedra Millan) et Kate (Daniella Pineda), les deux assistantes spécialistes en promotion et en réseaux sociaux... Mais lorsque Owen Jasper (Shane McRae), un ancien petit-ami de Wren, contacte le cabinet pour un projet professionnel, Wren est troublée. D'autant que deux autres prétendants potentiels entrent dans sa vie au même moment : l'arrogant Tyler (Chris O'Shea) et le discret Sam (Dominic Rains)...

Un long-métrage (très très) vaguement adapté du Persuasion de Jane Austen (honnêtement, ça tient plus de la vague inspiration que d'une véritable adaptation, au grand dam des fans d'Austen indignés) et qui, de par sa distribution et son rendu visuel, ainsi que son format de 87 minutes, ressemble beaucoup à un téléfilm Hallmark... mais un téléfilm plus sexy (on a des bikinis minimalistes, des personnages qui s'éclipsent pour se peloter en coulisses, des sous-entendus), plus décomplexé (tous les personnages sont excentriques, le ton global est léger) et plus LGBTQ-friendly.

En somme, le tout est plutôt sympathique à suivre (les deux assistantes sont amusantes et déjantées), et mériterait une bonne note... si ce n'était pour un problème de taille : Alicia Witt et Shane McRae n'ont pas grande alchimie, et ce dernier fait un bien piètre love interest ; surtout lorsqu'en face, Sam a un capital sympathie nettement plus important, et beaucoup plus en commun avec l'héroïne.

Mais non, l'histoire d'amour centrale, c'est bien Wren/Owen, et le film ronronne ainsi beaucoup, calibré pour arriver à une conclusion cousue de fil blanc, et jamais bien convaincante.

Dommage.

3.75/6 

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Un film, un jour (ou presque) #1362 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Célibataires... ou presque (2014)

Publié le 10 Février 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Romance, Review, St Valentin, USA

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Célibataires... ou presque (That Awkward Moment - 2014) :

Lorsque leur ami Mikey (Michael B. Jordan) est brusquement confronté à la demande de divorce de sa femme Vera (Jessica Lucas), Jason (Zac Efron) et Daniel (Miles Teller) passent un pacte avec ce dernier : rester célibataire et profiter de la vie et des femmes sans jamais s'engager. Mais Mikey est toujours épris de Vera, Daniel succombe au charme de Chelsea (Mackenzie Davis), sa meilleure amie, et Jason tombe éperdument amoureux d'Ellie (Imogen Poots), une jeune romancière...

Une rom-com écrite et réalisée par un même homme, dont c'est le premier long-métrage, et qui s'est inspiré de ses propres expériences pour écrire son métrage... ce qui, honnêtement, me laisse à penser que je n'aurais pas forcément aimé le connaître à l'époque.

Il faut dire que sous couvert de "romance moderne et masculine" ou de "Sex and the City du point de vue des mecs", on se retrouve avec une bromédie souvent lourde et graveleuse, mettant en vedette deux hommes immatures (je dis deux, tant Mikey est sous-développé en comparaison de ses amis, engoncé dans une sous-intrigue de femme infidèle plus sérieuse et premier degré, qui fait un peu pièce rapportée), égocentriques et particulièrement arrogants, sarcastiques, qui possèdent une vision sexiste et quasi-misogyne de la femme, qui ont des techniques de drague insultantes, etc, etc, etc.

Des têtes à claques, donc, malgré le fait que les trois acteurs aient une bonne alchimie, soient globalement très compétents, aient l'air de s'amuser et que le récit se centre justement sur l'évolution des trois personnages. Mais le point de vue adopté par le scénariste, ce côté "ah ah, qu'est-ce que c'est amusant d'être un petit con de 25 ans aux poches pleines d'argent, qui parle tout le temps de cul et qui traite les femmes comme des objets", est particulièrement agaçant et frustrant.

Difficile de croire que ce script est apparu sur la Black list des scripts les plus populaires encore non produits à l'époque... encore que, la majorité des agents et des cadres des studios lisant les scripts étant de jeunes cons sans le moindre problème d'argent, dont le métier est de traiter acteurs et actrices comme des biens à vendre, à acheter et à rentabiliser, peut-être que finalement, c'est somme toute assez logique.

Quoiqu'il en soit, je n'ai pas du tout accroché à cette comédie par ailleurs assez moyennement rythmée malgré sa durée limitée, et dans laquelle surnage cependant le charme d'Imogen Poots et le naturel de Mackenzie Davis.

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #1361 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Dans ses rêves (2005)

Publié le 9 Février 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Review, Romance, Télévision, USA, St Valentin, ABC Family

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec des critiques quotidiennes de films romantiques...

Dans ses rêves (Everything you want/Love Surreal - 2005) :

Dotée d'un tempérament artistique et d'un caractère rêveur, Abigail (Shiri Appleby) a fini par s'imaginer un petit-ami parfait, Sy (Orlando Seale), qui l'accompagne depuis son enfance jusqu'à l'âge adulte, à la faculté d'art. Cependant, lorsqu'elle rencontre Quinn (Nick Zano), un étudiant arrogant et antipathique, elle se retrouve à lui servir de tuteur et à devoir passer du temps avec lui... de quoi leur permettre de se rapprocher, malgré des tempéraments radicalement différents.

Une comédie romantique télévisée diffusée en 2005 sur ABC Family, et particulièrement datée de son époque : la mode, les coiffures trop travaillées, la musique pop-rock insipide, le casting masculin exempt de tout charisme, tout renvoie directement au début des années 2000, pour le meilleur et pour le pire.

Le meilleur étant une Shiri Appleby à peine sortie de Roswell, attachante et radieuse, le pire étant... un peu tout le reste. Notamment un couple principal qui ne fonctionne pas du tout, en mode rivalité/hostilité pendant plus d'une demi-heure, jamais compensé par la moindre alchimie.

Pas aidé par une écriture plate et un personnage trop souvent premier degré, Zano a en effet tout du cliché du jock balourd, qui finit par révéler qu'il est sensible, artistique et intelligent ; de son côté, Orlando Seale n'est guère plus marquant ou convaincant, en petit-ami imaginaire british et jaloux, et n'a pas plus d'alchimie avec Appleby. Idem pour K.C. Clyde, le patron, tout aussi générique et transparent.

Résultat : tout le côté romance et triangle amoureux du métrage tombe un peu à plat, et malgré les efforts d'Appleby et des autres (Alexandra Holden, notamment, mais aussi Will Friedle, franchement amusant en meilleur copain déglingué de Quinn), le ton global du film reste incertain, oscillant entre légèreté caricaturale (tout le monde joue, à un moment ou à un autre, de manière un peu outrée ; les parents d'Abigail décorent leur future tombe de décorations de Noël, et les scènes de Friedle partent dans des directions improbablement cartoonesques) et absence totale de plausibilité (personne ne s'inquiète vraiment de la relation psychologiquement problématique d'Abigail et de Sy, pour qui elle cuisine, se fait belle, fait semblant de le cacher aux yeux des autres, avec qui elle se dispute, etc).

Bref : je vois bien quelle était l'idée du film (le passage à l'âge adulte, tout ça), c'est gentillet, mais je n'ai pas vraiment accroché au tout, malgré une atmosphère hivernale et festive (neige, Thanksgiving, etc) pas désagréable, et quelques moments amusants.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1360 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Desperados (2020)

Publié le 9 Février 2021 par Lurdo dans Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Netflix, Review, Romance, USA, St Valentin

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec des critiques quotidiennes de films romantiques...

Desperados (2020) :

Frustrée de n'avoir aucune réponse du séduisant Jared (Robbie Amell) plusieurs jours après qu'ils aient couché ensemble, Wesley (Nasim Pedrad) lui envoie, avec l'aide de ses meilleures amies Brooke (Anna Camp) et Kaylie (Sarah Burns), un e-mail d'insultes particulièrement chargé. Cependant, elle apprend soudain que Jared vient de sortir d'un coma de plusieurs jours, et qu'il est dans un hôpital mexicain : contre toute attente, elle décide alors de partir sur place avec ses amies, afin de tenter d'effacer l'e-mail avant que Jared ne sorte de l'hôpital et ne le lise...

Aïe.

Difficile de faire tenir la route à une comédie romantique de ce type (parce que oui, malgré ses atours de comédie déglinguée à la Bridesmaids, ça reste une comédie intégralement motivée par les sentiments de l'héroïne, et qui développe une romance évidente avec Lamorne Morris en parallèle de son récit principal) lorsque l'on écrit un personnage ressemblant à cette Wesley : égocentrique, impulsive, imbuvable, frustrante, insupportable, épuisante, en manque désespéré d'affection et d'attention - l'héroïne de ce métrage est (délibérément, puisque cela lui revient un peu en pleine tête vers la fin du film) une véritable tête à claques antipathique, très bien incarnée par une Petrad avec laquelle j'ai déjà du mal depuis le SNL (et encore plus depuis qu'elle s'est injecté du collagène dans les lèvres pour tenter de percer en tant qu'actrice comique).

En même temps, il faut bien avouer qu'elle est dans le ton du métrage, qui est bruyant, exubérant, sans la moindre finesse, à tendance trashy et vulgaire (Wesley se prend un pénis de dauphin en plein visage, elle est régulièrement accusée de pédophilie, elle vomit sur un autre personnage, etc) ; Desperados est ainsi clairement une comédie "de vacances", dans laquelle les trois actrices principales (et le reste de la production) se mettent en pilotage semi-automatique, pour aller tourner un film au soleil du Mexique.

Ajoutez à cela un rythme assez inégal et mollasson, Netflix oblige (on n'atteint pas les 120 minutes de rigueur sur la plate-forme, mais un bon 105 minutes), et voilà, une comédie semi-romantique plutôt ratée, qui a changé de mains à de nombreuses reprises avant d'être enfin produite pour le streaming.

(D'ailleurs, je me demande même si Desperados n'était pas, à l'origine, une comédie de springbreak : ça expliquerait plein de choses, notamment l'immaturité des personnages, leurs réactions et leurs déplacements géographiques assez improbables vers le Mexique, le type d'humour du film...)

2/6 

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Un film, un jour (ou presque) #1359 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : La Galerie des Cœurs Brisés (2020)

Publié le 8 Février 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Review, Romance, St Valentin, USA

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec des critiques quotidiennes de films romantiques...

La Galerie des Cœurs Brisés (The Broken Hearts Gallery - 2020) :

Trompée par Max (Utkarsh Ambudkar), son collègue et compagnon ambitieux, Lucy (Géraldine Viswanathan), jeune assistante dans une galerie d'art new-yorkaise, a l'idée, après une rencontre fortuite avec Nick (Dacre Montgomery), de transformer l'hôtel que ce dernier tente de rénover en galerie d'art. Son thème : les souvenirs que l'on conserve de ses relations passées, et que l'on expose, comme pour exorciser ses ruptures. Rapidement, alors que Lucy et Nick se rapprochent, la galerie commence à décoller...

Une comédie romantique indépendante écrite et réalisée par une scénariste de Gossip Girl, dont c'est ici la première réalisation, ce Broken Heart Gallery s'avère une rom-com très branchée, très jeune, très excentrique et très... prétentieuse ?

En fait, le vrai problème, c'est que le tout est particulièrement arty et new-yorkais, au point d'en paraître ultra-forcé et égocentrique : qu'un personnage secondaire soit un peu barré, okay, deux, pourquoi pas, mais quand tous les personnages secondaires, ainsi que l'héroïne, sa patronne, etc, sont déjantés et dans un monde à part, ça fait un peu trop.

Surtout quand à côté, on a un Nick totalement insipide et transparent, et que l'on est censé trouver une alchimie particulière à son couple naissant.

À l'identique, certains éléments de l'intrigue manquent un peu de subtilité - je pense notamment à l'explication donnée à l'habitude de Lucy d'amasser des souvenirs (elle compense ainsi le fait que sa mère soit atteinte d'Alzheimer), à l'identité réelle (et évidente) du propriétaire du premier souvenir trouvé un matin dans la Galerie, ou encore à la manière dont Lucy se remet immédiatement avec Max en cours de film, une grosse ficelle pas très bien amenée...

Heureusement, malgré ses défauts, le film a un atout de taille : son actrice principale, ultra-attachante, énergique, décomplexée et expressive. Viswanathan porte le métrage sur ses épaules, et en est clairement, il faut bien l'admettre, l'intérêt principal.

3.75/6 (sans Viswanathan, pas sûr que j'aurais mis au dessus de la moyenne)

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Un film, un jour (ou presque) #1358 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : The Wrong Missy (2020)

Publié le 8 Février 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Netflix, Review, Romance, USA, St Valentin

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec des critiques quotidiennes de films romantiques...

The Wrong Missy (2020) :

Contre toute attente, Tim Morris (David Spade) rencontre la femme de ses rêves, Melissa (Molly Sims) dans un aéroport, et ils échangent rapidement leurs numéros avant d'être séparés. Pour renouer le contact, il l'invite alors à un week-end organisé par son entreprise à Hawaï... mais sur place, il réalise qu'il a invité la mauvaise Melissa (Lauren Lapkus), et que celle qui l'accompagne désormais est une folle furieuse, exubérante, bruyante, déjantée et incontrôlable...

Énième comédie semi-romantique Happy Madison produite pour Netflix à l'occasion de laquelle Sandler et tout son entourage prennent des vacances aux frais de la plateforme et tournent une comédie plus ou moins convaincante sur place.

Ici, c'est Hawaï, c'est David Spade, c'est Rob Schneider, c'est Sarah Chalke qui cachetonne, Mme Sandler et ses filles dans des rôles secondaires, un caméo de Roman Reigns, et plein de visages familiers, mais pas d'Adam Sandler à l'écran, pour une comédie romantique assez quelconque, avec quelques moments graveleux assez lourds, et une Lauren Lapkus en mode hystérico-gueulard.

Pourtant, j'aime beaucoup l'actrice, qui est amusante et talentueuse, mais son personnage est (délibérément) tellement fatigant et criard qu'on peine à la supporter, et donc à s'investir dans le revirement de dernière minute du script, lorsque Tim réalise qu'il s'est attaché à elle et que, finalement, la femme parfaite pour lui n'est pas aussi intéressante que cette fille bruyante, envahissante, surexcitée et épuisante.

Je n'ai donc pas vraiment accroché à tout ça, malgré l'énergie investie par Lauren Lapkus dans son personnage. Avec un script plus inspiré, et un David Spade moins en pilotage automatique, ça aurait pu marcher. Là, c'est un one-woman show qui tourne trop souvent à vide.

2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #1357 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Superintelligence (2020)

Publié le 7 Février 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, Romance, Science-Fiction, St Valentin, USA, HBO

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Superintelligence (2020) :

Moyenne sous tous rapports, Carol (Melissa McCarthy) découvre un beau jour qu'une intelligence artificielle dotée de la voix de James Corden l'a choisie pour décider du sort de l'humanité. Pendant 3 jours, l'entité cybernétique omniprésente va ainsi observer (et aider) Carol dans ses rapports avec George (Bobby Cannavale), son ex, et au terme de ce délai, le sort des humains sera déterminé...

Une comédie d'anticipation HBO Max signée de Ben Falcone (l'époux de Melissa McCarthy, qui tient par ailleurs un petit rôle dans le film) qui part d'un postulat semi-intéressant (on ne peut pas dire que "l'entité qui choisit un quidam pour décider du sort de l'humanité dans son ensemble" soit un postulat particulièrement original, mais il peut être amusant s'il est bien traité) pour en faire une comédie romantique assez classique, pas forcément désagréable (Cannavale et McCarthy ont un bon timing comique et une bonne alchimie) mais parasitée par des moments de slapstick inutile, et par tout l'aspect techno-thriller qui évolue en parallèle (avec les agents gouvernementaux incapables, etc).

Qui plus est, le tout s'avère assez longuet, d'autant que la conclusion du métrage est, en fin de compte, totalement prévisible et plate, puisque l'intelligence artificielle qui finit par épargner les humains après avoir appris le véritable sens de la nature humaine, blablabla, c'est vraiment commun au possible.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1356 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Holidate (2020)

Publié le 7 Février 2021 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Netflix, Noël, Review, Romance, St Valentin, USA

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec des critiques quotidiennes de films romantiques...

Holidate (2020) :

Lassés des pressions de leur entourage respectif, Sloane (Emma Roberts) et Jackson (Luke Bracey), deux célibataires venant de se rencontrer, décident de passer ensemble chacune des fêtes à venir, de manière totalement platonique. Mais rapidement, ils se rapprochent l'un de l'autre...

Initialement prévue pour être intégrée au Christmas Yulefest de décembre dernier, plus près de sa diffusion originale sur Netflix, cette comédie romantique m'a rapidement fait changer d'avis au visionnage, le côté festif n'y étant que très superficiel et anecdotique (le film se déroule sur une année, et Noël n'y prend donc que 5 à 10 %).

Par conséquent, voilà cet Holidate relégué à la Saint Valentin, un Holidate qui, soyons francs, ne fait pas forcément d'étincelles. Je partais pourtant optimiste, puisque j'ai une certaine sympathie pour Emma Roberts (qui retrouve ici la scénariste de son adaptation de Nancy Drew), et que le reste de la distribution est plutôt sympathique (même si Luke Bracey est un peu une version discount de Chris Hemsworth, il reste efficace dans son rôle). Mais cette production McG n'a pas véritablement réussi à me convaincre.

Déjà, parce qu'elle est hautement dérivative, et qu'elle ne s'en cache pas du tout. C'est écrit sur l'affiche "Who's your perfect plus-one ?"... comme dans Plus One, comédie romantique chroniquée l'année dernière, et qui a grosso modo un pitch très similaire. Avec Holidate, on se retrouve donc devant une version Netflix de Plus One, plus policée, plus calibrée, plus lisse (malgré quelques débordements supposément politiquement incorrects, comme des références sexuelles et une scène de diarrhée, qui sont dans la droite lignée des moments trashouilles de Mes Meilleures Amies, Crazy Amy, etc - et, calculés, ne surprennent plus beaucoup), qui se moque gentiment des clichés de comédie romantique tout en les utilisant tous sans broncher, et qui souffre d'un certain manque de rythme se traduisant par des digressions inutiles et des moments de flottement durant lesquels les échanges manquent de peps, d'originalité ou d'énergie.

Encore une fois, je partais convaincu, mais progressivement, j'ai commencé à faire autre chose en parallèle, peu passionné par ce qui se déroulait à l'écran. Après, ça reste bien produit, bien interprété et il y a pire dans le genre... mais c'est trop générique pour me convaincre.

3/6 (dont 0.25 pour Aimee Carrero, sous-exploitée mais toujours sympathique)

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Un film, un jour (ou presque) #1355 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Un Associé à croquer (2020)

Publié le 7 Février 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Hallmark, Review, Romance, Télévision, USA, St Valentin

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Un Associé à croquer (Sweet Autumn - 2020) :

Entrepreneure à succès rêvant d'étendre ses opérations, Maggie (Nikki DeLoach) revient dans sa ville natale du Vermont à l'occasion du festival de l'Automne, et pour assister à la lecture du testament de sa tante, qui l'a élevée. Elle découvre alors qu'elle hérite d'une moitié de la confiserie de sa tante, tandis que Dex (Andrew Walker), le fournisseur en sirop d'érable de cette dernière, hérite de l'autre moitié. Bon gré mal gré, malgré leurs différences, Maggie et Dex vont devoir collaborer pour déterminer l'avenir de la boutique...

Un bon gros bof que cette rom-com automnale Hallmark signée de la plume du scénariste de L'Hôtel des coups de foudre, téléfilm passé en revue l'année dernière, et qui souffrait d'un script ultra-générique et quelconque.

Pas de surprise, donc, il en va de même ici : le cliché des deux protagonistes très différents contraints de partager un héritage (une boutique, une maison, un terrain, etc) est un grand classique Hallmark, qui revient une fois par an au moins, et ici, le scénariste n'en fait rien de particulièrement intéressant, d'autant qu'il le combine à un autre cliché récurrent, celui des deux "rivaux" qui doivent collaborer et concevoir une recette à l'occasion d'un concours (avec montage musical à la clef). Et je ne parle même pas des personnages secondaires afro-américains, clairement là pour servir de quota en début de film, et qui en disparaissent jusqu'à la fin.

C'est d'autant plus frustrant que le couple principal est plus que sympathique (les deux acteurs ont déjà travaillé ensemble à plusieurs reprises, et ont une bonne alchimie), mais non : le tout est trop basique pour vraiment fonctionner, le gimmick des petites enveloppes (contenant des messages feel-good pleins de platitudes) à ouvrir pendant X jours, et qui débouchent sur une clef permettant d'ouvrir une boîte mystérieuse, donne l'impression que le script était initialement un métrage de Noël (voire même un téléfilm Hallmark Movies & Mysteries) rebricolé pour l'Automne, et le quiproquo final, avec intervention de l'ex-petit-ami et réaction impulsive de Dex (alors qu'une discussion adulte et mature semblait s'engager), frustre particulièrement.

Un bon gros bof, comme je le disais.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1354 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Une romance sans fin (2019)

Publié le 6 Février 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Review, Romance, Télévision, USA, St Valentin

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec des critiques quotidiennes de films romantiques...

Une romance sans fin (Love on Repeat, aka Stuck Out of Love - 2019) :

Architecte peu satisfaite de son poste actuel, Amber (Jen Lilley) est célibataire depuis peu, après avoir rompu avec son collègue Kevin (Jonathan Bennett), séduisant mais un peu idiot. Un matin, elle se réveille, et réalise qu'elle revit sans cesse la pire journée de sa vie...

Un téléfilm Marvista qui ressemble fortement à une production refusée par Hallmark, ION ou UpTV, avec sa distribution habituée de ces chaînes, sa production assez fauchée (visuellement, tout est saturé, avec une colorimétrie plutôt laide), son surjeu un peu forcé, et son script très dérivatif : le film ne s'en cache pas, et le titre français est encore plus clair à ce sujet, on est là dans une énième relecture d'Un Jour sans Fin, avec une (petite) dose de romance entre Lilley et Andrew Lawrence.

Alors forcément, ça a des avantages et des inconvénients évidents : la formule est éprouvée, et difficile à saboter, mais elle est aussi plus qu'éventée. C'est un peu ce qui plombe cette version : un récit vraiment générique, en constant pilotage automatique, et qui n'apporte pas grand chose à ce concept.

À partir de là, il n'y a pas grand chose à se mettre sous la dent, à part une petite référence cachée à Star Trek lors d'une recherche internet sur le "déjà vu". Ce n'est pas un téléfilm calamiteux, et si l'on apprécie la distribution, ça passe, mais on aimerait tout de même un peu plus de folie et d'originalité.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1353 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Wild Nights with Emily (2018)

Publié le 6 Février 2021 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Review, Romance, St Valentin

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Wild Nights with Emily (2019) :

La vie de la poétesse Emily Dickinson (Molly Shannon), longtemps décrite comme une recluse excentrique, mais qui entretenait en réalité une relation amoureuse ludique et passionnée avec sa belle-sœur Susan (Susan Ziegler), qu'elle fréquentait depuis leur adolescence, et qui vivait dans la maison voisine...

Un biopic rigolard qui n'est pas sans rappeler un épisode de Drunk History en version longue, notamment à cause de la narration récurrente (et pleine de mensonges), en voix off, de Mabel (Amy Seimetz), la maîtresse du frère d'Emily Dickinson qui, après la mort de cette dernière, s'est improvisée son éditrice et a publié ses poèmes à titre posthume.

Et c'est bien là que le bât blesse : un épisode de Drunk History fonctionne car il est court et ouvertement déconneur. Là, on a près de 90 minutes de film, et la réalisatrice/scénariste prend la poésie de Dickinson très au sérieux, l'affichant à l'écran de manière premier degré afin d'illustrer les pensées ou le ressenti des personnages.

Parfois, dans les moments les plus absurdes, cela crée un décalage amusant et bienvenu. À d'autres moments, ça tombe lourdement à plat, ou ça ne parlera clairement qu'aux amateurs de la poésie de Dickinson. Et il en va de même pour le gros de ce métrage : pour le non-initié, il y avait probablement là de quoi remplir 25 minutes, peut-être 40, avec cette adaptation d'une pièce de théâtre.

Mais là, entre l'interprétation très inégale (en fonction des seconds rôles) et le côté "thèse féministe sur le combat de femmes opprimées par des hommes imbéciles" un peu trop appuyé et caricatural pour son propre bien, ce n'est pas forcément très intéressant ou captivant sur la durée, malgré le capital-sympathie de Molly Shannon.

2.5/6 (probablement plus si l'on fait partie du public ciblé)

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Un film, un jour (ou presque) #1352 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Palm Springs (2020)

Publié le 5 Février 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Romance, Review, Science-Fiction, USA, Hulu, St Valentin

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Palm Springs (2020) :

Après être entré dans une étrange grotte au milieu du désert californien, Nyles (Andy Samberg) est pris au piège d'une boucle temporelle, condamné à revivre non-stop la journée du mariage d'une amie, à laquelle il est invité. Résigné, il commence néanmoins à envisager cette vie répétitive sous un autre angle lorsque Sarah (Christin Milioti), sœur de la mariée, se retrouve à son tour prisonnière de ce jour sans fin...

Encore une relecture d'Un Jour Sans Fin à la sauce comédie purement romantique, mais cette fois-ci, ça marche vraiment grâce aux multiples idées et ajouts que le scénario fait à ce postulat de départ.

Déjà, il faut bien l'avouer, le couple principal est très attachant, entre un Andy Samberg qui débute le film dans un état désabusé, déprimé et résigné, coincé dans sa bulle temporelle depuis des centaines et des centaines d'occurrences, et une Christin Milioti toujours immédiatement attachante et expressive. On croit à leur relation, on s'y intéresse, et on espère qu'ils finiront ensemble (ce qui ne fait jamais vraiment aucun doute, mais c'est le jeu).

Ensuite, je parlais de ces rajouts et de ces idées intéressantes : le fait de donner une forme physique à la boucle temporelle (une grotte mystérieuse dans le désert) permet de multiplier les prisonniers de la boucle ; le simple fait d'avoir deux protagonistes captifs de cette bulle temporelle permet de changer totalement la dynamique d'Un Jour Sans Fin, pour en faire une sorte de métaphore de l'amour et des premiers instants d'une relation.

À mesure que le duo apprend à se connaître, se rapproche et fait les quatre cent coups ensemble, le reste du monde n'a progressivement plus aucune importance : ils sont dans une bulle, à la fois métaphorique, existentielle et science-fictive, et seule la compagnie l'un de l'autre à de la valeur à leurs yeux.

Et puis il y a l'ajout, à la marge, de JK Simmons, sorte d'Elmer Fudd ou de Yosemite Sam confronté au Bugs d'Andy Samberg, un chasseur qui traque sa proie pour se venger : un peu sous-exploité, au final, mais plutôt amusant.

Bref, ce Palm Springs (titre passe-partout s'il en est...) fonctionne bien, et est une agréable surprise. Pas parfait (la dernière demi-heure est un peu plus conventionnelle, et Meredith Hagner est soûlante et stridente, même dans un petit rôle), mais très sympathique, et rafraîchissant.

4.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #1351 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : 10 Things We Should Do Before We Break Up (2020)

Publié le 5 Février 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Review, Romance, USA, St Valentin

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10 Things We Should Do Before We Break Up (2020) :

Lorsque Abigail (Christina Ricci), mère célibataire de deux enfants (Mia Sinclair et Brady Jenness), rencontre Benjamin (Hamish Linklater), célibataire endurci et immature, c'est un coup de foudre improbable qui se produit. Certains que leur relation ne pourra jamais durer, ils décident d'improviser une liste des dix choses à faire ensemble avant leur rupture... mais Abigail tombe rapidement enceinte, et la relation devient plus sérieuse que prévu.

Un métrage indépendant centré sur une relation compliquée, mais qui parvient à être sympathique, et à montrer l'évolution d'un couple au fil du temps, de manière plutôt touchante et subtile. Je ne partais pas forcément convaincu, au début, tant le gimmick de la liste me paraissait forcé, mais ce dernier est rapidement oublié, pour laisser place à une vie de famille recomposée assez attachante.

Ce n'est pas parfait pour autant, et il y a une étrange sensation d'inachevé qui se dégage de ce film de moins de 75 minutes : la dispute avec la meilleure copine semble ainsi un peu forcée, le personnage de l'ex de Benjamin est plutôt simpliste, Benjamin lui-même est un peu le cliché de l'homme-enfant immature, et le final doux-amer du récit, qui arrive comme un couperet, est certes réaliste, mais en frustrera plus d'un (il n'y a qu'à voir les notes du métrage sur imdb pour s'en rendre compte).

Cela dit, la distribution est compétente (mention spéciale aux deux enfants), l'alchimie du couple principal est là, ça évite de tomber dans les clichés de la comédie romantique, et dans l'ensemble, ça se regarde sans problèmes.

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1350 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Si tu savais (2020)

Publié le 4 Février 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Jeunesse, Review, Romance, St Valentin, Netflix

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Si tu savais (The Half of It - 2020) :

Ellie Chu (Leah Lewis), une jeune fille sino-américaine timide et introvertie, vit dans une petite ville rurale des USA, où elle subsiste en vendant son travail scolaire à ses comparses lycéens. Jusqu'au jour où Paul Munsky (Daniel Diemer), un sportif de l'école, lui demande d'écrire pour lui une lettre d'amour destinée à Aster (Alexxis Lemire), la fille la plus populaire de l'établissement. Seul problème : Ellie est secrètement amoureuse d'Aster. Elle accepte alors d'aider Paul, et de le coacher dans sa séduction de l'objet de ses affections...

Sur le papier, cette comédie romantique adolescente avait tout pour plaire aux critiques : une réalisatrice/scénariste, qui est issue d'une minorité ethnique, et qui en plus raconte une histoire LGBTQ semi-autobiographique...

Ajoutez à cela une variation LGBTQ sur Cyrano de Bergerac, et un accent très prononcé porté à l'intellect de son héroïne et à ses connaissances littéraires, et voilà, une véritable combo des cases à cocher pour séduire les critiques woke, toujours à la recherche de métrages les brossant dans le sens du poil.

Et techniquement, Si tu savais n'est pas forcément désagréable à suivre, principalement parce que Leah Lewis et Daniel Diemer forment un duo sympathique et attachant, elle en asiatique clichée (excellente en classe, timide, réservée, introvertie, ultra-intelligente, joue du piano, de la guitare, s'occupe de son père), lui en jock cliché (footballeur, pas très finaud, intellect limité, etc) mais qui a bon fond.

Le souci, en fait, c'est qu'avec un peu de recul, on s'aperçoit vite que l'écriture est assez problématique, car forcée. Les situations sont ainsi souvent forcées (la scène du spectacle scolaire, avec Ellie qui reçoit une ovation pour avoir grattouillé trois notes sur sa guitare ; la tentative de baiser qui déclenche tout le dernier acte ; la scène dans l'église), la présence de certains personnages est forcée (tout ce qui entoure le personnage de Trig, notamment son numéro musical, n'a absolument aucun intérêt), le côté épistolaire, avec échanges en voix off et à l'écran, et surtout, les dialogues, sont souvent forcés et artificiels, avec ces adolescents de 17 ans qui citent Jean-Paul Sartre, nous parlent d’existentialisme, d'art abstrait, et se comptent fleurette par texto en déclamant des platitudes pseudo-profondes supposément porteuses d'une sagesse unique.

C'est surtout là que ça a coincé, pour moi. Là, et aussi dans le personnage d'Aster, présentée comme la fille la plus populaire et la plus charismatique du lycée, mais un peu trop terne et effacée pour convaincre vraiment.

Entre ça et le côté surécrit des échanges, j'ai eu du mal à croire à ce triangle amoureux impossible, surtout lorsque la religion s'invite dans tout ça, et que le film prend brièvement des aspects de comédie pas forcément probante.

C'est vraiment dommage, encore une fois, car le film a le mérite d'exister, Leah Lewis est excellente, et que Daniel Diemer, de par son interprétation et son langage corporel, parvient vraiment à rendre touchant son personnage de sportif balourd et amoureux. Mais j'ai trouvé trop de défauts à l'écriture pour pouvoir mettre plus qu'un petit...

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #1349 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Love Wedding Repeat (2020)

Publié le 4 Février 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Netflix, Review, Romance, St Valentin, UK

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Love Wedding Repeat (2020) :

Le jour du mariage de sa sœur Hayley (Eleanor Tomlinson), en Italie, Jack (Sam Claflin) découvre que la réception est l'occasion pour lui de retrouver Dina (Olivia Munn), une amie américaine de Hayley pour laquelle il avait eu un coup de foudre. Mais Marc (Jarck Farthing), un ex de Hayley, s'est aussi invité à la fête et est bien décidé à saboter ce mariage. Pour l'en empêcher, Jack et Hayley décident de le mettre à une table bien précise, mais le destin s'en mêle, et les places sont interverties...

Une rom-com anglaise du scénariste des deux versions de Panique aux Funérailles et de Moonwalkers, qui s'essaie ici à la réalisation pour un remake d'un film français, Plan de Table. Un remake vendu comme une sorte de film mélangeant comédie anglaise typique, façon Richard Curtis et Quatre Mariages et un Enterrement, avec un postulat à la Pile et Face... postulat malheureusement totalement sous-exploité.

Le concept avait pourtant de quoi donner quelque chose de rythmé et de nerveux : montrer comment une réception de mariage peut être radicalement différente suivant la disposition des invités à une table bien précise. Huit invités, huit places différentes, autant de possibilités... surtout quand on rajoute de la drogue à l'équation.

Le problème, c'est que le film ne fait rien de ce postulat : il passe une heure complète à nous présenter la pire situation possible (une situation saupoudrée d'une bonne dose de vannes en dessous de la ceinture), puis résume 90 % des autres possibilités au cours d'un montage de moins de trente secondes, et consacre sa dernière demi-heure à la seule possibilité où tout se finit bien pour tout le monde.

Ce qui est assez frustrant, d'autant que déjà, à la base, les personnages ne sont pas exceptionnels : entre Sam Claflin qui nous refait la partition habituelle de Hugh Grant, Olivia Munn qui est un peu plus plastifiée à chaque nouveau film, Eleanor Tomlinson en mariée infidèle qui veut droguer son ex, l'ex en question défoncé à la cocaïne, les meilleurs copains collants et stupides, le gros en kilt qui ne fait que parler, et le couple qui ne se supporte pas, on est très souvent dans les caricatures outrées, pas aidées par un manque certain de charisme.

En fait, l'impression d'une version discount d'un film de Richard Curtis est vraiment fréquemment présente, avec un vrai manque de charme en prime ; et comme la happy end arrive un peu de manière forcée (à l'image de bon nombre de gags du métrage, en fait, ainsi que des réactions de la plupart des personnages), on ressort du tout plus frustré que séduit par cette comédie anglaise finalement assez dérivative.

Un petit 2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1348 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : The Lovebirds (2020)

Publié le 3 Février 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Netflix, Review, Romance, USA, St Valentin

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec des critiques quotidiennes de films romantiques...

The Lovebirds (2020) :

Sur le point de se séparer après plusieurs années de vie de couple, Leilani (Issa Rae) et Jibran (Kumail Nanjiani) se retrouvent embarqués dans une sombre histoire de meurtre, de chantage, et de société secrète qui, contre toute attente, va finir par ressouder le duo...

Une comédie romantique made in Netflix qui m'a malheureusement laissé un peu de marbre, malgré Kumail et malgré Michael Showalter derrière la caméra. Le souci principal, en fait, c'est que tout le film repose sur les disputes et les échanges entre Leilani et Jibran, et sur leur tendance à ne jamais se taire, même dans les pires moments.

Ce qui impose une alchimie impeccable entre les deux acteurs principaux, du charisme, et une écriture pétillante... malheureusement, ce dernier point fait un peu défaut à ce Lovebirds, qui manque de rythme, de punch ou d'énergie. Si je devais décrire le film, je dirais qu'il est trop nonchalant pour son propre bien, et que les échanges du couple principal n'ont pas le percutant nécessaire pour les rendre particulièrement attachants ou drôles.

Le tout est ainsi trop convenu, Anna Camp et Kyle Bornheimer sont largement sous-exploités, la Nouvelle-Orléans n'est pas particulièrement mise en valeur, les péripéties connaissent un véritable ventre mou et le récit aurait vraiment mérité d'avoir plus de l'excentricité et de la folie dont Showalter a l'habitude.

Et puis, pour être totalement franc, ça rappelle beaucoup trop des films comme Date Night et Game Night, sans en avoir la folie ou la dynamique. 

2.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #1347 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Amour, duel et pâtisserie (2020)

Publié le 3 Février 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Hallmark, Review, Romance, St Valentin, Télévision, USA

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Amour, duel et pâtisserie (The Secret Ingredient - 2020) :

À sa grande surprise, Kelly (Erin Cahill) découvre qu'elle a été sélectionnée pour être l'une des participantes à un concours culinaire télévisée organisé pour la Saint Valentin, et présenté par Maneet Chauhan. Mais cette compétition se tourne de manière confidentielle et à l'aveugle : alors même qu'Andrew (Brendan Penny), qui s'est autrefois séparé de Kelly pour suivre des études culinaires à Paris, revient dans sa vie, elle ignore qu'il est l'un de ses rivaux dans ce concours, et que les enjeux de cette compétition risquent bien d'être plus importants que prévu...

Le Meilleur pâtissier de Noël. A Sweet Christmas Romance. Deux exemples relativement récents de comédies romantiques télévisées lorgnant très fortement sur les codes de la télé-réalité et des programmes culinaires, sans jamais réussir à les transcender pour proposer quelque chose d'intéressant.

The Secret Ingredient, malheureusement, ne déroge pas à la règle, et ce quand bien même la chaîne aurait ouvert son porte-monnaie pour recruter Maneet Chauhan, l'une des juges des compétitions de la chaîne Food Network, et pour adapter l'un des romans publiés par la maison d'édition interne à Hallmark, qui fournit au tout une structure un peu plus développée qu'à l'habitude.

Ici, en effet, on a deux protagonistes qui sont accompagnés quasiment en permanence d'assistants de production, y compris dans leur vie privée/dans les rues de New York, et qui ignorent qu'ils participent tous deux à la même émission. Cela change un peu la dynamique du téléfilm, mais ne va jamais bien loin, et malheureusement, le reste est, comme souvent sur Hallmark, générique, cliché et sans relief (on retrouve encore une fois des entreprises familiales en péril financier, etc).

Après, si l'on est passionné par Master Chef et autres programmes de ce genre, probablement que l'on trouvera le tout captivant (le téléfilm est en effet étrangement fasciné par l'idée de montrer les coulisses, le tournage et les épreuves  d'un show culinaire de ce type), et le couple principal est attachant.

Mais honnêtement, dès la deuxième épreuve, j'ai plus ou moins décroché.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1346 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Making Babies (2019)

Publié le 2 Février 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, Romance, USA, St Valentin

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Making Babies (2019) :

Après des années passées à essayer de concevoir, Katie (Eliza Coupe) et John (Steve Howey) n'arrivent à rien. Pressés par le temps et par la biologie, ils se tournent alors vers tout un assortiment de solutions toujours plus improbables, qui finissent par mettre à l'épreuve leur mariage et leurs sentiments...

Une comédie semi-romantico-dramatique sur le mariage et le désir d'être parent, premier film de son scénariste et réalisateur... et c'est à peu près tout ce qu'il y a à dire de ce métrage assez laborieux et premier degré, qui n'est jamais particulièrement drôle, efficace ou percutant, malgré un duo de tête pourtant éprouvé et attachant.

Mais honnêtement, les velléités de micro-brasseur artisanal de John n'ont pas le moindre intérêt, tout comme les soucis professionnels de Katie, et chaque scène aurait besoin d'un bon coup de ciseaux pour rythmer le tout et donner de l'énergie au film.

C'est plat de bout en bout (y compris la séquence sous hallucinogènes, qui pourtant avait le potentiel d'être fun et déjantée), et la bonne volonté du couple vedette n'est pas suffisante pour sauver le script.

1.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #1345 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Coup de foudre en direct (2020)

Publié le 2 Février 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Hallmark, Review, Romance, Télévision, St Valentin

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Coup de foudre en direct (Love in Store - 2020) :

Lorsque leur patronne (Jackée Harry) leur annonce qu'elle va prendre sa retraite, Terrie (Alexandra Breckenridge) et David (Robert Buckley), deux présentateurs d'une chaîne de télé-achat populaire, aux styles très différents, comprennent qu'ils sont en concurrence pour son poste. Mais bientôt, la coprésentatrice de Terrie part en congé maternité : Terrie et David se retrouvent alors contraints de faire temporairement équipe, et développent une alchimie des plus troublantes...

Rom-com Hallmark de février 2020, et qui, au premier abord, semblait être un achat tardif de la chaîne : générique animé, utilisation de musique sous licence, personnages relativement adultes et intelligents, distribution pas encore lessivée par des apparitions répétées sur Hallmark, escape room... autant de caractéristiques se démarquant un peu du cahier des charges de la chaîne. 

Et puis finalement le doute s'installe, entre le postulat de départ familier (ça ressemble à un téléfilm de Noël, mais je ne me souviens plus du titre), le placement vraiment honteux des produits Balsam Hill durant une séquence télé-achat (ce n'est même pas un téléfilm de Noël, et pourtant ils parviennent à nous faire près d'une minute sur la qualité formidable des sapins artificiels Balsam Hill :facepalm:), le personnage de l'ex-fiancé insipide...

Au final, les qualités et les défauts s'équilibrent, pour donner quelque chose de très moyen, et de malheureusement très oubliable.

3 + 0.25 pour les intonations parfaitement "télé-achat" du duo principal, qui a bien fait son travail sur ce point = 3.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #1344 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Olympic Dreams (2020)

Publié le 1 Février 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Review, Romance, Sport, USA, St Valentin

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Olympic Dreams (2020) :

Lors des Jeux Olympiques de PyeongChang, en 2018, un dentiste volontaire américain (Nick Kroll) rencontre une jeune skieuse de fond (Alexi Pappas) bourrée de doutes, et s'éprend d'elle...

Une comédie romantique tournée dans le village olympique de PeyongChang, en plein milieu des J.O. de 2018, et profitant au maximum de son cadre et des athlètes présents, pour des échanges tous plus ou moins improvisés entre Kroll ou Pappas et leurs interlocuteurs.

Le seul vrai problème, en fait, de ce qui ressemble par moments à une variation plus ouvertement romantique de Lost in Translation (le couple improbable entre une très jeune femme et un homme nettement plus âgé, le cadre exotique et isolant, la relation discrète) mâtinée de Sasha Baron Cohen (pour les interactions semi-improvisées avec les athlètes et le personnel local, mais sans la méchanceté ou l'humour de Cohen), c'est que si l'on excepte son cadre certes original et unique, il ne reste qu'une rom-com indépendante assez basique et peu mémorable, tournée par le mari de Pappas.

Cette dernière y est un peu trop fébrile, névrosée, dépressive et échevelée pour être vraiment attachante (cela dit, étant elle-même ex-athlète olympique, ses doutes et ses états d'âme sentent le vécu), Kroll est en mode mineur et relativement sobre, et la nécessité d'une improvisation quasi-constante apporte un certain flottement au tout, flottement qui fait que la romance ne prend jamais totalement (d'autant que progressivement, l'intérêt de ce cadre unique s'étiole à mesure que le couple en devenir joue les touristes et se rapproche).

Bref, ce n'est pas particulièrement mauvais, c'est simplement assez anecdotique sorti de son environnement assez unique.

3/6 (mais sans le cadre olympique, ça vaudrait un peu moins)

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Un film, un jour (ou presque) #1343 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Un hiver romantique (2020)

Publié le 1 Février 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Hallmark, Review, Romance, Télévision, USA, St Valentin

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Un hiver romantique (Winter in Vail - 2020) :

Frustrée par le manque d'avancement de sa carrière d'organisatrice événementielle, Chelsea (Lacey Chabert) démissionne lorsqu'elle apprend qu'elle a hérité d'un chalet dans la station de ski de Vail, Colorado. Elle s'y installe et réalise rapidement que la communauté locale, particulièrement accueillante et chaleureuse - et notamment le bourru Owen (Tyler Hynes), qui rénove le chalet - aurait bien besoin d'une campagne médiatique pour attirer les touristes...

L'un des téléfilms du Winterfest 2020 de Hallmark, cet Hiver Romantique est, à peu de choses près, une resucée de Coup de cœur sauvage (2018), déjà avec Chabert, mais en remplaçant l'Afrique du Sud par le Colorado enneigé. Alors certes, les menus détails diffèrent, mais les grandes lignes sont identiques : l'héritage, les locaux accueillants, le mec bourru, le lieu à "sauver", etc...

Tous les clichés habituels sont là : la grosse promotion qui ressurgit in extremis, la meilleure copine ethnique, l'Américaine citadine rigide et carriériste qui débarque comme une touriste dans un environnement exotique et décontracté, un séduisant travailleur manuel aux aspirations contrariées d'architecte, une communauté locale chaleureuse et traditionnelle, le concours de cuisine, le festival, blablablabla....

Et pourtant, malgré le fait que tout cela soit générique au possible, interchangeable (à quelques décorations près) avec un bon paquet de romances Hallmark de Noël, et que tout l'aspect pseudo-alpin de Vail soit un peu cheap et risible (mais ça, c'est un reflet de la réalité), le film ne fonctionne pas trop mal, aidé par des décors naturels à la neige épaisse et superbe, ainsi que par un couple principal plus décontracté et enthousiaste.

Les seconds rôles, à l'identique, sont assez sympathiques (bien que parfois sous-exploités), et le tout est produit avec une bonne humeur moins rigide et calibrée que les autres métrages de la chaîne... un peu comme Coup de cœur sauvage, tiens.  croire que, dès qu'Hallmark lui paie ses vacances, Chabert se détend, et la production de ses films fait de même !

3.75/6

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Blog Update ! - Janvier 2021

Publié le 31 Janvier 2021 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Les bilans de Sygbab, Review, Télévision, Update

Un petit mois de janvier sur le Blog des Téléphages Anonymes, puisque ce mois n'a vraiment commencé qu'à partir du 09/01, une fois la Christmas Yulefest 2020 achevée. Ce qui ne veut pas dire que l'actualité a été totalement faiblarde, bien au contraire... 

#1328 : Tabloid (2010) - 4.5/6

#1329 : Wonder Woman 1984 (2020) - 2.5/6

#1330 - Les Croods 2 : une nouvelle ère (2021) - 3.25/6

#1331 - Boss Level (2020) - 3.25/6

#1332 - Marraine ou presque (2020) - 2.5/6

#1333 : Locked Down (2021) - 2/6

#1334 : Rocky IV, le coup de poing américain (2014) - 4/6

#1335 : Soul (2020) - 4/6

#1336 : C'est nous les héros (2020) - 3.5/6

#1337 : Miracle sur la 8e rue (1987) - 4.75/6

#1338 : Console Wars (2020) - 3/6

#1339 : Anita Ho (2015) - 2.5/6

#1340 : La grande cavale (2019) - 1.5/6

#1341 : Seized (2020) - 3/6

#1342 : Enola Holmes (2020) - 3.75/6

 

# Bilan :

Forcément un mois de janvier en mode mineur, avec peu de métrages vraiment marquants, mais aussi peu de véritables flops.

Pas grand chose à dire, donc, si ce n'est que les sorties les plus récentes (généralement des longs-métrages redirigés in extremis sur une plate-forme de VOD ou une autre) ont de quoi laisser étrangement de marbre : est-ce que le facteur "visionnage à domicile" amène à se montrer plus critique ?

Peu probable... encore que : il incite clairement à regarder un métrage en famille, avec ce que ça implique de réactions plus vocales et moqueuses, que l'on ne se permettrait pas forcément en salle de cinéma.

À défaut de se montrer plus critique dans ces conditions coronavirales, peut-être que le spectateur se montre tout simplement plus dissipé ?

 

# Film(s) du mois :

Outre la nostalgie de Miracle sur la 8e rue, et les documentaires habituels (Rocky IV et Tabloid, deux genres biendifférents), c'est Pixar qui se démarque du lot, avec son Soul réussi et qui aurait été tout à fait digne d'une sortie en salles.

# Flop(s) du mois :

Plusieurs concurrents en lice pour le titre de "flop du mois" : La grande cavale, un film d'animation à petit budget ; Locked Down, un drame sentimental déguisé en film de casse pandémique ; Marraine ou presque, un sous-Il était une fois qui gaspille ses actrices...

Mais le grand vainqueur reste tout de même Wonder Woman 84, un film à l'écriture bordélique au possible, et qui, avec du recul, mérite probablement même une note inférieure à celle que je lui ai attribuée à chaud. Un beau ratage.

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# Petit écran :

En janvier, les Téléphages Anonymes ont fini de rattraper plusieurs séries en cours, avec plus ou moins de satisfaction à la clé : si le Mandalorien a su finir sa saison 2 en beauté, de manière touchante et mémorable, on ne peut vraiment pas en dire autant de Star Trek Discovery, qui s'est à nouveau vautrée dans les grandes largeurs, avec une conclusion insipide et un déluge d'effets spéciaux ne parvenant pas à cacher la vacuité de cette troisième année.

En parallèle, Sygbab a entamé son intégrale des Agents of SHIELD, avec (sans surprise) quatre premières saisons très inégales. Et difficile de parler de Marvel sans évoquer la nouvelle (techniquement, la seule) série télévisée appartenant véritablement au MCU, Wandavision, aux premiers épisodes plutôt intrigants.

Vite, la suite.

 

Retrouvez aussi les bilans de toutes les séries critiquées jusqu'à présent en ces pages depuis l'index Séries alphabétique qui leur est consacré.

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# À venir :

Un mois de février coupé en deux, avec une première quinzaine consacrée à la Saint Valentin (au programme, des comédies romantiques, des téléfilms, des productions Netflix, etc) et une fin de mois plus classique, avec notamment, du côté de la télévision, la suite de Wandavision, Love Life, #BlackAF ou encore la série animée Moonbeam City...

 

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Un film, un jour (ou presque) #1342 : Enola Holmes (2020)

Publié le 29 Janvier 2021 par Lurdo dans Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Histoire, Jeunesse, Netflix, Review, Thriller, UK, Action

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Enola Holmes (2020) :

Sœur cadette de Sherlock (Henry Cavill) et de Mycroft (Sam Claflin) Holmes, Enola (Millie Bobby Brown) a été élevée par sa mère Eudoria (Helena Bonham Carter), loin de tous, dans le manoir familial. Jusqu'à ce que Eudoria disparaisse du jour au lendemain, laissant Enola seule à la charge de ses deux frères : rapidement, Enola découvre des indices laissés par sa mère, et après s'être échappée, elle part pour Londres et commence à suivre la trace de sa génitrice...

Long-métrage Warner récupéré par Netflix "grâce" au confinement, cet Enola Holmes était donc prévu pour une sortie en salles, et pour lancer une nouvelle franchise pour adolescents, inspirée des romans d'Arthur Conan Doyle, et adaptée de la série de livres Enola Holmes, écrits par Nancy Springer.

Et honnêtement, sans en avoir lu la moindre ligne, mais à la simple vision de ce métrage, difficile de ne pas percevoir un petit côté fan-fiction self insert dans ce personnage d'adolescente garçon manqué, qui fait mieux tout que tout le monde (y compris son grand frère Sherlock), et va, par ses actions, transformer  la société dans un sens progressiste et moderne.

Effectivement, en se renseignant un peu, on apprend que Springer, comme Enola, était elle-même garçon manqué, plongée dans les livres (notamment les Sherlock Holmes de ACD), aux deux grands frères distants et bien plus âgés qu'elles, et dont la mère passionnée de botanique est devenue absente à partir de son adolescence (mais pour cause de maladie). « Write what you know », nous disent les anglo-saxons, et je ne serais donc pas surpris que Springer, aujourd'hui septuagénaire, ait eu le personnage d'Enola en tête depuis des décennies...

Le problème, comme je le disais, c'est que ça donne à tout ça des atours de fanfic un peu friquée, jamais vraiment transcendeé par le rythme inutilement rallongé du tout (c'est dynamique, mais ça dure tout de même deux heures), ou par le propos féministe assez balourd : utiliser le personnage de la petite sœur de Sherlock pour souligner la misogynie et le patriarcat oppressif de l'époque victorienne, c'est intéressant, mais avoir deux personnages (dont une minorité) qui font successivement la leçon à un Sherlock bredouillant, en lui renvoyant son privilège de white male à la tête... c'est maladroit dans la forme.

D'autant qu'à côté, le film reste étrangement évasif sur "la Réforme" pour laquelle toutes ses femmes se battent à leur niveau, et qui "menace la Société anglaise" : on en parle vaguement, on en comprend vaguement les enjeux, mais ça s'arrête là. Enfin bref, passons.

Sur la forme, outre sa durée excessive, Enola est plutôt intéressant, et s'inscrit clairement dans les traces des versions les plus modernes de Holmes, Guy Ritchie en tête. Millie Bobby Brown (par ailleurs excellente) s'adresse fréquemment, face caméra, au spectateur, le montage est délibérément très nerveux, à base de coupes, d'ellipses, de flashbacks très (trop) fréquents et d'astuces de montage, la réalisation (pas toujours très esthétique) sert le propos... bref, ça fonctionne. Tout comme la distribution, dans l'ensemble.

On aura probablement plus de réserves vis à vis du Sherlock interprété par Henry Cavill, qui semble assez boudiné dans des tenues que sa musculature menace de faire exploser, et de Mycroft, assez caricatural dans le rôle de Méchant Oncle. Louis Partridge, lui, est joyeusement transparent dans le rôle du jeune nobliau, et sa romance balbutiante avec Enola a de quoi faire décrocher le spectateur, çà et là.

Mais globalement, si elle n'est pas exceptionnelle, cette relecture young adult du mythe de Sherlock remplit son office, et plaira au public visé. Oui, Holmes et Mycroft ne sont que l'ombre d'eux-mêmes, oui, le mystère sous-tendant ce récit est assez faiblard, oui, Enola se bat plus qu'elle ne fait des déductions (parce qu'elle est un personnage féminin fort ®©™), et oui, l'écriture n'est pas toujours à la hauteur de ses ambitions, mais ça se regarde.

3.75/6

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