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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #cinema catégorie

Un film, un jour (ou presque) #315 : The Seven Five (2015)

Publié le 16 Mai 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Documentaire, Policier, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

The Seven Five :

Dans les années 80, à New York, Michael Dowd était policier dans l'un des quartiers les plus dangereux de la ville. En parallèle, cependant, il était à la tête d'un réseau criminel de flics corrompus, qui trafiquaient de la drogue, volaient, brutalisaient, et exécutaient les basses oeuvres de la pègre locale. Jusqu'au jour où la vérité a éclaté au grand jour, et où la police de New York a été secouée par le plus grand scandale de corruption de son histoire...

Un documentaire dynamique, intéressant et assez captivant sur les officiers de police au coeur de ce scandale, qui tous répondent à l'appel et se confient devant les caméras du réalisateur.

L'occasion pour certains (Michael Dowd en tête) de montrer leur étrange conception de la vie et de leur métier, une corporation soudée dont la loyauté interne est plus importante que tout, notamment plus importante que la Loi et l'Ordre.

Les larmes (réelles ?) des interviewés lorsqu'ils racontent qu'indirectement, par leurs trafics et leurs actions, ils ont probablement coûté la vie à l'un de leurs collègues en civil, sont à ce titre assez troublantes.

4.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #314 : William Shatner presents Chaos on the Bridge (2015)

Publié le 13 Mai 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Science-Fiction, Star Trek, Review, Documentaire, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

William Shatner presents : Chaos on the Bridge :

Les débuts difficiles de Star Trek : The Next Generation, tels que vécus par les scénaristes et acteurs de la série...

Un documentaire d'une heure réalisé, écrit et présenté par Bill Shatner, et qui a pour objectif principal de démythifier Gene Roddenberry, au travers des témoignages quasi-unanimes de la majorité des scénaristes de STTNG, ainsi que de certains acteurs.

On nous y présente ainsi un Gene caractériel, qui avait mal supporté la traversée du désert séparant TOS du premier film, en gardait une certaine amertume, un certain égo surgonflé, et qui s'adonnait régulièrement à la drogue et l'alcool en quantités importantes lorsque CBS/Paramount ont voulu lancer Next Gen.

Une bonne grosse cure de désintox plus tard, et voici le Gene de retour (un peu à son insu) aux commandes la franchise, à se prendre la tête avec le président de la chaîne et les exécutifs, à remettre en question la moindre décision qui n'était pas de lui, et de manière générale, à faire un carnage dans la salle d'écriture de la série, virant les scénaristes à la pelle, et réécrivant des morceaux de scripts au dernier moment juste pour pouvoir apposer son nom sur ceux-ci (et toucher une partie des royalties ^^).

Pour ne rien faciliter, avec son état de santé déclinant, Roddenberry avait délégué beaucoup de  pouvoirs à son avocat, une fouine haïe par tout le monde, qui écoutait aux portes, revenait la nuit pour lire les scripts et s'introduire sur les ordinateurs des scénaristes, espionnait ces derniers, et faisait ses propres corrections sur les scripts, corrections qu'il faisait passer pour celles de Gene.

Bref, ceci est un portrait très corrosif du personnage que Gene Roddenberry s'était créé : dans les années 60, de son propre aveu, il s'imaginait bien comme Kirk, dragueur et héroïque ; dans les années 80, son image de lui-même avait évolué, et il se voulait à mi-chemin entre Picard et Q, une sorte d'entité supérieure capable de mener l'humanité dans une direction meilleure ; comme le rappelent certains intervenants, Roddenberry connaissait bien L. Ron Hubbard, et lui aurait dit un jour que s'il l'avait voulu, il aurait pu faire de Star Trek sa propre Scientologie.

Au nombre des intervenants, on notera deux personnes qui prennent la défense de Gene plus que les autres : Richard Arnold, très proche de Gene de son vivant, placé par ce dernier à la tête des produits dérivés littéraires de Star Trek, et dont le surnom parmi la fanbase est celui de l'un des officiers nazis dans un vieil épisode de TOS (^^), et Maurice Hurley, le showrunner choisi personnellement par Gene, qui est persuadé que la meilleure chose arrivée à Star Trek, c'est son arrivée sur la franchise, ainsi que la manière dont il a su largement améliorer la vision utopique de Gene (jusqu'à dépasser le maître !), et qui est parti juste avant la s3, pour de nombreuses raisons, notamment la réaction toujours hostile des fans, avec leur "STTNG, ce n'est pas du Star Trek, Star Trek, ce n'est pas ça du tout, aux chiottes les scénaristes".

Heureusement qu'il est parti, et que Piller, que tout le monde adore dans le documentaire, est arrivé juste après.

Un documentaire qui est donc intéressant, bien que forcément un peu biaisé en l'absence inévitable de son sujet ; au niveau de la forme, on alterne entre interviews et reconstitutions animées assez amusantes, mais à la fin du documentaire, j'ai tout de même eu l'impression qu'il manquait 20 bonnes minutes pour bien couvrir tout ce qu'il y avait à dire sur le Grand Oiseau de la Galaxie. M'enfin bon.

4/6

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Un film, un jour (ou presque) #313 : Special Correspondants (2016)

Publié le 12 Mai 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Drame, Netflix

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Special Correspondants :

Frank Bonneville (Eric Bana), un arrogant radio-journaliste américain, est envoyé en Equateur avec son ingénieur du son, Ian Finch (Ricky Gervais), pour y couvrir un conflit, mais avant de quitter les USA, Ian perd leurs passeports. Ils décident alors de se terrer dans un grenier, de l'autre côté de la rue où se trouve leur rédaction, afin de faire croire à tous qu'ils sont à l'étranger, et qu'on les a pris en otage.

Un remake anglo-saxon d'Envoyés Très Spéciaux, comédie française avec Jugnot et Lanvin dans les rôles principaux, remake écrit, réalisé et interprété par Ricky Gervais pour Netflix.

Malheureusement, si tous les acteurs sont bons, le problème de ce remake est simple : il n'est jamais drôle. Les personnages sont des clichés ambulants sans la moindre caractérisation (America Ferrara est "la latina idiote", Kelly Macdonald est "la bonne copine/love interest de Gervais", Vera Farmiga est "l'épouse manipulatrice", et ça s'arrête là), c'est plat, c'est insipide, ça évite soigneusement toute critique un peu poussée des médias, et c'est un bon gros flop, même sans avoir jamais vu l'original.

Ah, et toute l'action de ce dernier, justement, tournait apparemment autour de l'Irak, et d'un groupe terroriste arabe... là, non, c'est l'Amérique du Sud, les locaux sont des clowns plus qu'autre chose, et on a droit à un mini-film d'action sur la fin, avec Gervais qui tire dans tous les sens. Mwé.

1.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #312 : Don Verdean (2015)

Publié le 11 Mai 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Don Verdean :

Don Verdean (Sam Rockwell), un pseudo-archéologue biblique, vivote de son métier, assisté de la fidèle Carol (Amy Ryan), jusqu'au jour où il est contacté par Tony Lazarus (Danny McBride), un pasteur désireux de financer ses expéditions. Aussitôt, Don part à la recherche du crâne de Goliath, quelque part dans le désert autour de Jérusalem... mais lorsqu'il échoue, il décide de déterrer le crâne de Johnny Jerusalem, un catcheur israélien atteint de gigantisme, et, avec la complicité de Boaz (Jermaine Clement), son spécialiste israélien, il s'engage alors dans une cascade de mensonges aux enjeux toujours plus improbables...

Satire mollassonne et faiblarde du monde des extrémistes/conspirationnistes religieux chrétiens, de la fringe history biblique, etc, par le couple à l'origine de Napoléon Dynamite et de Nacho Libre, deux films partageant avec celui-ci un même rythme, un même sens de l'humour très particulier... et un même sentiment d'inabouti.

En fait, on a ici trop souvent l'impression de se trouver devant un sketch du SNL, mais un sketch qui durerait plus de 90 minutes au lieu de quatre ou cinq, tout en gardant le même nombre total de gags : autrement dit, les acteurs ont beau être talentueux (et Amy Ryan a beau être toujours aussi attachante), il n'y a que quelques moments qui font vraiment mouche et qui sont amusants (notamment lorsqu'ils refont Indiana Jones et la Dernière Croisade, sur la toute fin, pour les beaux yeux d'un Chinois milliardaire), et le reste s'avère beaucoup trop quelconque et inoffensif pour fonctionner.

Bof.

2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #311 : The Runner (2015)

Publié le 10 Mai 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Drame, Politique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

The Runner :

À la suite de la marée noire de 2010, Colin Price (Nicolas cage), un politicien idéaliste et engagé dans la lutte contre BP voit sa carrière s'effondrer lorsqu'il est pris dans un scandale sexuel avec une femme mariée.

Un portrait de politicien cynique et assez convenu, avec un Nicolas Cage en mode mineur, assez convaincant, mais qui ne parvient pas à tirer ce film plat et générique vers le haut, pas aidé par des dialogues et une écriture assez peu subtils.

Dommage.

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #310 : The Descendants (2011)

Publié le 9 Mai 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

The Descendants :

Héritier d'une dynastie royale hawaiienne, le développeur immobilier Matt King (George Clooney) est en pleine négociation d'une vente de terrain considérable lorsque sa femme a un tragique accident de bateau. Laissé seul avec ses deux filles turbulentes (Amara Miller et Shailene Woodley), Matt doit renouer avec ces dernières, tout en gérant les pressions professionnelles qui l'entourent : une tâche particulièrement difficile, alors même qu'il découvre que sa femme le trompait avec un agent immobilier (Matthew Lillard) qui avait des intérêts dans la transaction qu'il négocie.

Un drame à Oscars adapté d'un premier roman, et filmé par un réalisateur apprécié des critiques, avec un Clooney en tête d'affiche : sans surprise, ce film calibré pour plaire aux journalistes a connu un grand succès, et a reçu bon nombre de récompenses à sa sortie.

Quatre ans après, qu'en reste-t-il ? Un drame relativement convaincant, qui a l'intelligence (à contrario de Aloha, par exemple, avec son exotisme magique de carte postale), de mettre en contraste la beauté des paysages naturels de Hawaii avec la misère qui y règne, une misère aussi bien tangible (le début du film) qu'émotionnelle (tout ce que vit King durant le film montre bien que non, la misère n'est pas moins pénible au soleil, même beignée d'une musique hawaïenne perpétuelle).

D'ailleurs, autre différence avec Aloha : ici, si la distribution est à nouveau principalement caucasienne, c'est justifié par le statut privilégié des personnages, qui le mentionnent (et le critiquent) même dans les dialogues du film (les personnages ont beau avoir du sang royal dans les veines, ils se sont tous américanisés au possible, et sont un peu la bourgeoisie coloniale d'autrefois, décidant du destin des autochtones et de leurs terres).

Niveau interprétation, le film est néanmoins assez inégal, puisque si la distribution principale (Clooney, Willard, Woodley, Miller, et sans oublier Judy Greer, qui est excellente dans ses quelques scènes) est impeccable, les seconds rôles locaux sont moins à l'aise et naturels.

Enfin, au niveau du rythme, on regrettera que le film ne soit pas plus court et concis. Pendant deux heures, il évolue en effet en suivant trois axes principaux : le contrat territorial, Matt qui renoue avec ses filles et fait face à la mort imminente de sa femme, et Matt qui part à la recherche de l'amant de sa femme. Les trois parties ont un intérêt narratif inégal, et le spectateur ne peut se défaire de l'impression qu'en élaguant un peu le tout, le métrage aurait fini par être plus homogène et percutant.

En l'état, reste un film à Oscars calibré et probablement surcôté, mais qui n'est pas forcément mauvais pour autant, et qui a la bonne idée de partir de personnages caricaturaux (la femme trompée, le boyfriend idiot, l'amant, etc), pour les faire lentement évoluer vers quelque chose de plus touchant.

3.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #309 : Captain America - Civil War (2016)

Publié le 6 Mai 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Marvel, Fantastique, Aventure, MCU, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Captain America - Civil War :

Alors qu'une mission tourne mal pour Captain America (Chris Evans), les Avengers se trouvent au coeur d'une tourmente politique aux enjeux de taille : les Nations Unies exigent que l'équipe se place sous leur autorité, sous peine d'emprisonnement. Les Avengers sont divisés : d'un côté, Iron Man (Robert Downey Jr) et ses partisans, qui se sentent responsables des pertes collatérales entraînées par leurs missions, et de l'autre Captain America et ses proches, prêts à tout pour ne pas placer leur force de frappe aux mains d'une autorité sur laquelle ils n'auraient pas leur mot à dire. Divisés, et manipulés par le machiavélique Zemo (Daniel Brühl) qui utilise le Soldat de l'Hiver (Sebastian Stan) pour exécuter ses basses besognes, les Avengers sont contraints d'en venir aux mains, les uns avec les autres...

Cette critique-ci, je vais la faire brève : pas forcément le meilleur Captain America, pas forcément le meilleur Marvel Movie, quelques problèmes de rythme et de scènes superflues, mais un bon film, dense et maîtrisé, qui met en scène tous ses personnages sans en négliger aucun, construit son script et ses personnages sur les acquis du MCU, et se permet de présenter dans l'action plusieurs nouveaux personnages qui fonctionnent.

Spider-man est, à ce titre, une réussite (même s'il est perfectible dans ses effets numériques, ce qui un problème récurrent dans les productions de cette envergure), et la Black Panther apporte une approche différente de cet univers partagé, à la fois dans son environnement natal (la jungle du Wakanda) que dans son positionnement vis à vis des autres héros.

Il est d'ailleurs assez ironique qu'à défaut d'avoir le meilleur film Captain America ou Marvel, on a ici le meilleur film "crossover" de la décennie, qui met largement à l'amende le Batman vs Superman de Snyder, tant au point de vue de l'action que des enjeux idéologiques (la comparaison est gratuite et facile, oui, mais là où Snyder se veut donneur de leçons et pédant dans son traitement de ses personnages, les frères Russo parviennent à un résultat incomparablement meilleur sans perdre de vu le fun et l'humour).

Bref, un tour de force au niveau de la gestion de l'univers et de ses personnages, et un métrage qui s'inscrit totalement dans la continuité des deux premières phases de l'univers Marvel, et qui augure du meilleur pour le prochain Avengers.

4.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #308 : No Way Jose (2015)

Publié le 5 Mai 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

No Way Jose :

Jose Stern (Adam Goldberg), un musicien raté approchant la quarantaine, est réduit à jouer avec son groupe dans les anniversaires d'enfants. Geignard, neurotique et immature, Stern révèle un jour à sa fiancée (Anna Belknap) qu'il est un délinquant sexuel, et qu'il lui ment à ce sujet depuis des années : aussitôt expulsé par sa compagne, il se réfugie chez un ami proche, lui-même en pleine crise de la quarantaine, et décide de renouer avec une ancienne petite-amie alcoolique (Gillian Jacobs).

Une pseudo-comédie indépendante réalisée et écrite par Goldberg, dont le personnage habituel de neurotique sarcastique, marmonneur et plaintif est ici à son nadir : insupportable, Goldberg passe tout le film à s'apitoyer sur lui-même, à se regarder le nombril, entouré de ses potes qui parlent musique rétro, qui regardent des laserdiscs, et autres activités de hipsters.

Formellement, le film n'a aucune énergie, il erre à droite et à gauche, au gré des envies de Goldberg, qui nous place des flashbacks peu inspirés sur sa relation avant la séparation, entre deux caméos d'une actrice ou d'une autre, dans un rôle secondaire (Gillian Jacobs, Emily Osment, etc).

Toutes ces scènes n'apportent pas grand chose au film, qui tourne rapidement à vide, semble à moitié improvisé, et n'est ni aussi drôle ni aussi malin ou original qu'il semble penser l'être.

1.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #307 : Electric Slide (2014)

Publié le 4 Mai 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Biographie, Drame, Policier

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Electric Slide :

Dans le Los Angeles de 1983, l'histoire vraie d'Eddie Dodson (Jim Sturgess), un jeune playboy qui, pour faire face à ses dettes incroyables et éviter que la pègre ne s'en prenne à lui, décide de s'improviser braqueur de banques... un braqueur hors du commun, séducteur, vantard et vêtu sur son trente-et-un, qui en neuf mois va braquer plus d'une soixantaine d'établissements, laissant derrière lui toute une série de témoins tombés sous le charme, et refusant de le trahir. D'autant qu'en parallèle, Dodson est très occupé par l'énigmatique Pauline (Isabel Lucas), qui devient plus ou moins sa partenaire dans le crime...

Inspiré par un article sur la vie du vrai Dodson, voici un semi-biopic ultra-stylisé qui répond à la définition même de coquille creuse, puisque le réalisateur semble nettement plus occupé à composer des plans esthétiquement beaux et réussis, plutôt qu'à rendre ses personnages ou son récit un minimum intéressants.

Résultat, les acteurs prennent la pose, en font trois tonnes, l'atmosphère est éthérée et contemplative, le récit est nébuleux et brouillon, et le métrage dans son ensemble peine à convaincre, plat et anémique, pas aidé par un acteur principal qui semble faire du cosplay, et par sa belle maladive et maigrichonne, qui semble sous l'emprise de substances illicites, et qui n'a aucune alchimie avec Sturgess.

Heureusement qu'il reste tout de même une bande-son d'époque assez réussie, ça remonte un peu la note finale de ce biopic creux et dénué d'intérêt.

1.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #306 : Riftworld Chronicles (2015)

Publié le 3 Mai 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Télévision, Review, Comédie, Fantastique, Canada

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Riftworld Chronicles :

Lorsqu'il atterrit à Toronto, au 21è siècle, Alar (Tahmoh  Penikett), un sorcier aux pouvoirs extraordinaires issu d'un royaume médiéval au bord du chaos, rencontre Kim (Erin Karpluk), pigiste, et lui demande son aide afin de rentrer chez lui... mais un chasseur de primes menaçant est à ses trousses...

Un moyen-métrage/web-série canadien qui développe sur 45 minutes le pitch d'un court-métrage de 10 minutes intitulé The Portal (2014), de et avec la même équipe.

Malheureusement, cette première mini-saison préfère diluer tout ce qui faisait la force du récit original (c'était bref, percutant, amusant, et ça avait une conclusion qui fonctionnait bien) en meublant énormément, en partant dans d'autres directions, et en rajoutant des personnages secondaires (le frangin rôliste, les collègues), afin de faire de la mise en place pour une seconde saison éventuelle.

Résultat : si le tout reste sympathique, léger, et distrayant (ça repose beaucoup sur les épaules du duo principal, forcément attachant), il se termine alors même qu'il devrait commencer, et frustre énormément. Rien de plus à ajouter, pour être franc : c'est très regardable, mais ça ne restera pas forcément dans les mémoires.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #305 : The Boss (2016)

Publié le 2 Mai 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

The Boss :

Croisement improbable entre Martha Stewart et Donald Trump, Michelle Darnell (Melissa McCarthy) est une grande patronne richissime et célèbre, jusqu'à ce qu'elle soit envoyée en prison pour malversations financières ; à sa sortie, elle est ruinée, abandonnée de tous, et est contrainte de loger chez son ancienne assistante, Claire (Kristen Bell), et sa petite fille. Mais rapidement, le caractère arrogant, vulgaire, manipulateur et autoritaire de Michelle menace cette cohabitation fragile, et la situation se complique encore lorsque Michelle et Claire décident de créer leur propre entreprise, afin d'entrer en compétition avec une troupe locale de girls scouts, en vendant des brownies spécialement conçus par Claire.

On connaît désormais par coeur la formule McCarthy : de la comédie graveleuse, vulgaire, crûe et sans finesse, avec une McCarthy à grande gueule qui cabotine, fait des cascades pas très crédibles, et insulte autrui, mais dont les personnages ont souvent des failles intérieures qui justifient vaguement leur comportement, et que McCarthy révèle dans une scène larmoyante ou plus sincère.

C'est désormais vraiment la routine des comédies vendues sur son nom, et ici, dans cette comédie écrite par et pour elle (et réalisée par son mari), on est à nouveau dans le même schéma.

Un schéma qui s'essouffle de plus en plus, et qui recycle bon nombre de figures imposées, notamment déjà vues dans les comédies de McKay/Ferrell (tous deux producteurs de ce métrage) ; d'ailleurs, je dois dire que le combat de rue entre les deux troupes de girl scouts rappelait très clairement les combats de rues d'Anchorman, y compris dans l'absurdité de certains moments.

Mais le problème, ici, c'est que les failles de Michelle nous sont exposées dès le début du film (elle a grandi dans un orphelinat, rejetée par tout le monde), ce qui affaiblit clairement leur impact sur la durée, à mesure que le personnage continue de se montrer agaçant et envahissant, et que le souvenir de cette introduction se fait de plus en plus diffus dans l'esprit du spectateur.

En résumé, ce The Boss, c'est McCarthy qui fait du McCarthy, et qui commence sérieusement à tourner en rond.

Heureusement que face à elle, il y a Kristen Bell, quelques visages familiers issus du SNL, une fillette naturelle et convaincante, et Tyler Labine en love-interest inattendu de Bell : ces personnages fonctionnent assez bien avec McCarthy, et lui redonnent un peu d'humanité, ce qui aide à faire passer la pilule. Par contre, Peter Dinklage qui continue à composer des antagonistes caricaturaux et déjantés... mwé. Il ne m'a pas forcément convaincu cette fois-ci.

Un tout petit 2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #304 : Neverland (2004)

Publié le 29 Avril 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Biographie, Drame, Histoire

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Neverland (Finding Neverland) :

Écartelé par les critiques et en panne d'inspiration, J.M. Barrie (Johnny Depp) fait la connaissance de Sylvia (Kate Winslet), une veuve à la santé défaillante, et de ses quatre fils, qui lui inspirent une nouvelle pièce de théâtre : un groupe d'enfants refusant de grandir, menés par un certain Peter Pan...

Un mélodrame en costume où se mélangent fantaisie et réalité, avec un James Barrie dont les rêveries s'incarnent à l'image de manière assez stylisée et théâtrales.

Néanmoins, je dois bien avouer avoir regardé une grande partie de ce métrage avec un désintérêt poli : certes, les acteurs (Depp et Freddie Highmore en tête) sont excellents, le récit sait se montrer touchant, et mettre en avant le pouvoir de l'imagination, mais le tout n'a pas vraiment su me captiver, manquait de rythme, et m'a même paru un peu précieux à certains moments.

Ce n'est pas mauvais, mais c'est trop larmoyant pour que j'accroche vraiment.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #303 : Spotlight (2015)

Publié le 28 Avril 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Biographie, Histoire, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la distance ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Spotlight :

En 2001, fraîchement arrivé au Boston Globe, le nouveau rédacteur en chef Marty Baron (Liev Schreiber) décide de frapper un grand coup, et confie à l'équipe d'investigation de la rubrique Spotlight (Michael Keaton, Mark Ruffalo, Rachel McAdams et Brian d'Arcy James) une enquête centrée sur un prêtre accusé de pédophilie. Mais bien vite, alors que l'équipe dénoue les fils d'une conspiration de plus en plus importante, les journalistes découvrent l'étendue réelle de ce scandale religieux et politique, et choisissent de résister aux pressions en tout genre, pour que la vérité éclate enfin...

Un drame politico-journalistique adapté d'une histoire vraie, et qui s'est avéré plus prenant que je ne l'avais initialement imaginé.

La distribution exemplaire y est sans doute pour beaucoup, puisqu'elle a un talent et un capital sympathie énorme, mais l'histoire en elle-même est loin d'être inintéressante (même si, il faut bien l'avouer, il est assez aisé au cinéma de susciter l'outrage et d'impliquer le spectateur en jouant sur la carte très sensible des enfants sexuellement maltraités).

On regrettera simplement un côté un peu aride et didactique, parfois à la limite du documentaire fictionnalisé.

4.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #302 : Syrup (2013)

Publié le 27 Avril 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Drame, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Syrup :

Jeune diplômé en marketing, "Scat" (Shiloh Fernadez) est prêt à tout pour connaître le succès, et il est bien décidé à vendre son concept de boisson gazeuse, Fukk, à la compagnie phare du marché. Il rencontre alors "Six" (Amber Heard), responsable marketing de la compagnie, qui finit par être convaincue... et par tenter de lui voler le concept. Mais "Sneaky Pete" (Kellan Lutz), le colocataire de "Scat", les prend tous deux de vitesse, et leur vole leur idée. Malgré leurs différences, "Six" et "Scat" vont désormais s'associer afin de se venger de "Pete", et devenir multi-millionnaires par la même occasion...

Une comédie satirique que j'ai déjà vue, mais dont il ne me restait aucun souvenir. Et en revoyant le film, il n'est pas difficile de deviner pourquoi.

Stylistiquement parlant, cette adaptation d'un livre sur l'univers de la publicité et du marketing lorgne en effet tellement sur des films comme Fight Club, ou sur les adaptations de Bret Easton Ellis qu'on est constamment renvoyé à des oeuvres plus efficaces, plus stylisées, et plus impertinentes que ce Syrup.

Car si le film se veut initialement l'équivalent US de notre "99 francs", il finit progressivement par se transformer en semi-rom-com mollassonne à la conclusion très prévisible : pour résumer, ça tourne à vide au bout d'un moment, et la seconde partie du film n'est pas à la hauteur de sa première moitié.

Reste tout de même une Amber Heard excellente en exécutive glaciale et manipulatrice, et une ironie certaine dans le fait que toutes ces idées qui paraissent improbables et radicales aux personnages du film ont fini par être appliquées par Coca Cola IRL (Fukk, la version canette noire destinée aux hommes = Coke Bläk/Coke Zero ; l'idée des canettes personnalisées avec des noms...)

2.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #301 : The Escort (2015)

Publié le 26 Avril 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Romance

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

The Escort :

Mitch (Michael Doneger), jeune journaliste de Los Angeles, est célibataire, sans un sou, et il passe le plus clair de son temps à avoir des rapports sexuels sans lendemain avec des femmes trouvées via une application de rencontres. Un jour, il croise le chemin de Natalie (Lyndsy Fonseca), une call-girl indépendante qui, après avoir fait la connaissance du jeune homme, lui propose un marché assez simple : il l'accompagne pendant sa journée et lui sert de garde-du-corps, et en échange, Natalie accepte de devenir le sujet de son nouvel article. Rapidement, cependant, les sentiments s'en mêlent...

Une comédie romantique pas désagréable, sans plus, mais qui se regarde très facilement, et fonctionne notamment en grande partie grâce à l'humour de certaines situations et dialogues, et grâce au charisme et au capital sympathie de sa distribution (excellent Bruce Campbell en père déglingué). Gentillet pour ce que c'est.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #300 : Teach Me Love (2015)

Publié le 25 Avril 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Romance

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Teach Me Love (Some Kind of Beautiful / How To Make Love Like an Englishman) :

Professeur de littérature et de poésie à Cambridge, Richard Haig (Pierce Brosnan) est un séducteur qui enchaîne les conquêtes, et finit par faire (involontairement) un enfant à Kate (Jessica Alba), l'une de ses élèves. À l'initiative de la jeune femme, Haig part alors avec elle en Californie, pour y élever le bébé. Mais la vie en Amérique ne réussit pas à Richard, qui finit par être trompé par Kate, avec Brian (Ben McKenzie). Seul et titulaire d'un poste miteux, Richard se rapproche alors d'Olivia (Salma Hayek), la séduisante soeur aînée de Kate...

Une dramédie qui permet à Brosnan et Hayek de se retrouver après Coup d'éclat (2004), mais qui malheureusement met un certain temps à se mettre en place, et ne décolle jamais vraiment.

C'est loin d'être la faute de la distribution, plutôt bonne (même si Alba est étrangement antipathique, et que l'accent de Salma est étrangement aléatoire), mais le script prévisible, et l'histoire somme toute assez générique desservent vraiment les acteurs, et l'on finit par regarder le tout d'un oeil passif et guère impliqué.

M'enfin ça reste techniquement compétent. Et puis Salma.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #299 : Big Stone Gap (2015)

Publié le 22 Avril 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Drame, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Big Stone Gap :

En 1978, dans la petite ville minière de Big Stone Gap, au coeur des montagnes de Virginie, vit Ave Maria Mulligan (Ashley Judd), une vieille fille de 40 ans vivant avec sa mère, et passant ses journées à servir des clients au guichet de la pharmacie locale. Mais la mort de sa mère déclenche toute une série d'événements dans la vie d'Ave, lorsque cette dernière se découvre des origines inattendues : bientôt, c'est toute la vie d'Ave qui bascule, alors qu'elle doit choisir en amour, famille, et liberté...

Un long-métrage adapté d'un roman populaire par son auteur (ici à la fois au script et à la réalisation), et qui, il faut bien l'avouer, n'aurait pas dépareillé au sein de la collection Hallmark Hall Of Fame, tant il en a tous les atours : très orienté nostalgie country/rurale, dans une petite ville aux environnements naturels assez agréables et esthétiques, ce film bénéficie d'une distribution prestigieuse-mais-pas-trop (Judd, Patrick Wilson, Whoopi Goldberg, Jenna Elfman, Anthony LaPaglia, Jane Krakowski...), d'un budget confortable-mais-pas-trop, et raconte une histoire de femme perdue et prisonnière d'elle-même, qui s'émancipe, et reprend goût à la vie, blablabla.

Seul problème : ce n'est pas un téléfilm Hallmark, mais un film de plus de 100 minutes, pas particulièrement bien rythmé, ni mémorable.

D'autant qu'Ashley Judd est probablement trop charmante et séduisante (elle ne fait pas son âge, en tout cas) pour être totalement crédible en vieille fille de 40 ans qui n'a jamais connu l'amour (ou alors, c'est que les hommes de la ville sont aveugles).

Néanmoins, elle porte tout de même le récit sur ses épaules, et en est le principal intérêt : le film n'est en effet pas très mouvementé (c'est plus une tranche de vie qu'autre chose), est très balisé, et parfois un peu tiré vers le bas par les excentricités de ses personnages secondaires (Whoopi est presque désagréable, et Elfman bascule régulièrement dans le surjeu caricatural).

En résumé, un film bien interprété (pour la plupart des acteurs), mais un peu trop sirupeux pour son propre bien, pas totalement maîtrisé par sa réalisatrice/scénariste, et surtout, pas du tout mémorable.

Un minuscule 3/6 (pour Ashley ; mais honnêtement, c'est le genre de film qui passe instantanément sous la moyenne en cas de revisionnage)

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Un film, un jour (ou presque) #298 : Self Control (2003)

Publié le 21 Avril 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Self Control (Anger Management) :

Dave Buznik (Adam Sandler), un employé effacé et discret, est contraint de suivre une thérapie comportementale auprès du Dr. Buddy Rydell (Jack Nicholson), afin d'apprendre à contrôler sa colère. Mais Rydell est, lui-même, incontrôlable, et il s'avère particulièrement envahissant...

Nicholson a l'air de s'amuser, Sandler est en mode mineur, et Marisa Tomei est charmante comme toujours, mais le film est particulièrement pépère, oubliable, répétitif et longuet (en plus de souffrir d'une post-sychro assez moyenne), malgré quelques moments et caméos sympas (Woody Harrelson en travesti ! January Jones en porn-star !?).

2.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #297 : Adaline (2015)

Publié le 20 Avril 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Fantastique, Drame, Romance

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Adaline (The Age of Adaline) :

Après un accident de voiture étrange, Adaline Bowman (Blake Lively) a tout simplement cessé de vieillir, immortelle et éternellement séduisante à l'âge de 29 ans. Aujourd'hui âgée de plus de 100 ans, désenchantée, et après avoir changé à de nombreuses reprises d'identité, elle rencontre Ellis Jones (Michiel Huisman), un séduisant héritier, et pour la première fois depuis des décennies, Adaline s'autorise à tomber amoureuse. Mais lorsqu'elle rencontre le père d'Ellis, William (Harrison Ford), le secret d'Adaline s'effondre...

Un drame romantique fantastique qui donne l'impression d'être une adaptation d'un livre (on pense au Secret de Charlie, ou à Benjamin Button), mais qui en fait, est un scénario original.

Enfin, original, c'est vite dit, puisque cet Adaline rappelle beaucoup d'autres oeuvres similaires.

Beaucoup trop, d'ailleurs.

Forcément, puisqu'au coeur de ce récit se trouve l'équation immortalité = souffrance émotionnelle qu'on avait déjà dans Button, ou dans Highlander. D'ailleurs, continuons ce petit jeu... si l'on prend Highlander, que l'on retire l'action et les combats à l'épée, que l'on retire la musique envoûtante, que l'on retire l'émotion, que l'on retire le charisme des acteurs, que l'on retire la fresque historique (ici, la vie d'Adaline ne couvre qu'à peine une centaine d'années, et le côté historique ne débouche sur rien), et que l'on change le sexe du protagoniste, on se retrouve avec Adaline : une romance insipide au possible, à la distribution terne et transparente (mention spéciale à Huisman, inexistant alors qu'il est sensé être suffisamment charmant pour tirer Adaline de sa torpeur), à la narration occasionnelle en voix-off inutile et génante, au rythme mollasson, aux personnages secondaires jamais développés, et à la fin convenue, banale, et affreusement prévisible.

Attention, ce n'est pas forcément un mauvais film (Harrison Ford est notamment assez bon, et son doppleganger jeune est assez bluffant), et je ne doute pas que certain(e)s y trouveront leur compte... mais les thématiques abordées l'ont déjà été ailleurs, en nettement mieux, et il y a plus d'émotion dans une scène d'Highlander que dans tout ce métrage inabouti et sans personnalité.

2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #296 : Gambit - Arnaque à l'Anglaise (2012)

Publié le 19 Avril 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Policier

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Gambit - Arnaque à l'Anglaise :

Timide, maladroit et balbutiant, l'expert en art Harry Deane (Colin Firth) est bien décidé à donner une leçon à son employeur, un arrogant et richissime homme d'affaires anglais (Alan Rickman). Pour cela, il conçoit une arnaque de taille, et recrute une Texane exubérante (Cameron Diaz), afin de rendre crédible l'échange d'un tableau hors-de-prix contre une contrefaçon experte. Mais ce plan complexe tourne rapidement au cauchemar, puisque rien ne se déroule comme prévu...

Remake (assez libre) du film "Un Hold-Up Extraordinaire" (1966, avec Shirley MacLaine et Michael Caine) écrit par les frères Coen, cette comédie outrée ne fonctionne jamais vraiment : tout est prévisible, forcé, ça manque cruellement de punch et de mordant, et ça finit par n'être qu'un numéro de trois acteurs laissés en roue libre avec des personnages caricaturaux.

Pas vraiment intéressant, malgré les efforts de tout le monde, et notamment de Firth, qui fait de son mieux pour singer l'Inspecteur Clouseau (mais n'est pas franchement fait pour une telle farce sans subtilité).

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #295 : Mise à l'épreuve 2 (2016)

Publié le 18 Avril 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Policier, Action, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Mise à l'épreuve 2 (Ride Along 2) :

Apprenti policier, Ben Barber (Kevin Hart) est sur le point d'épouser la soeur de James Payton (Ice Cube), l'inspecteur inflexible et menaçant avec qui il fait équipe. Les deux hommes ne s'entendent donc toujours pas, mais lorsqu'ils doivent partir en mission à Miami, pour enquêter sur un réseau de trafiquants de drogues, voilà qu'ils marchent sur les plates-bandes d'un officier de police local (Olivia Munn), et sur celles d'un baron du crime (Benjamin Bratt), trahi par AJ (Ken Jeong)...

Pour faire simple : je n'ai absolument aucun souvenir du premier film, que j'ai pourtant vu... ce qui est généralement assez mauvais signe.

D'autant que cette suite est exactement la même chose que le premier épisode, mais visiblement en encore moins inspiré ou drôle.

Autant dire que le tout est particulièrement médiocre, et que tous les acteurs sont en pilotage automatique : Kevin Hart fait son numéro habituel, Cube se contente de froncer les sourcils, Jeong fait du Jeong (mais en mode mineur, ce qui est toujours appréciable), et Olivia Munn fait de la figuration, totalement sous-exploitée.

En résumé, une comédie policière inutile, au rythme mollasson, à la réalisation plate, et qui n'a ni idées ni humour en stock. Reste Miami, qui fait toujours un environnement très cinégénique et intéressant.

1.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #294 : Limitless (2011)

Publié le 15 Avril 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Drame, Science-Fiction, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Limitless :

Dépressif, abandonné par sa compagne, et en panne d'inspiration, l'auteur Eddie Morra (Bradley Cooper) découvre soudain l'existence du NZT, une drogue révolutionnaire qui débloque toutes les capacités inexploitées du cerveau humain. Dès la première dose, la vie de Morra est bouleversée, et il se lance alors dans une carrière dans la finance, sous la supervision de Carl Van Loon (Robert De Niro), un caïd de ce domaine, qui compte bien utiliser les capacités improbables de Morra pour faire fortune. Mais progressivement, à mesure que Morra devient riche et célèbre, des problèmes inattendus se posent à lui, parmi lesquels celui de son approvisionnement en NZT...

Second visionnage de ce thriller fantastique très Dickien, bien mené/interprété, et finalement assez sympatoche, notamment à l'aune de la série tv qui poursuit ses intrigues.

Bon, ce n'est pas parfait, et il faut bien admettre que le tout est assez convenu dans son déroulement, ainsi qu'un peu trop démonstratif, tant scénaristiquement que visuellement parlant... mais dans l'ensemble, c'est agréable, et ça va au bout de son propos, avec une fin qui évite le politiquement correct moralisateur.

Un petit 4/6

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Un film, un jour (ou presque) #293 : Ave César ! (2016)

Publié le 14 Avril 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Drame, Histoire

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Ave César ! (Hail Caesar !) :

Au début des années 50, Eddie Mannix (Josh Brolin) travaille pour les studios Capitol Pictures, au sein desquels il officie en tant que "fixer", celui qui règle les problèmes posés par les acteurs, et évite les scandales publics. Et en ce moment, il a de quoi faire, puisqu'il foit mener de front le mécontentement d'un réalisateur (Ralph Fiennes), la reconversion d'un jeune cowboy (Alden Ehrenreich), une starlette enceinte (Scarlett Johansson), et la double vie d'un danseur séduisant (Channing Tatum). Sans oublier le kidnapping de Baird Whitlock (George Clooney), une superstar du grand écran, par un groupe de scénaristes communistes, et une proposition de contrat juteux faite à Mannix par Lockheed, et qui amène Eddie à remettre sa carrière en question...

Comédie très sympathique des frères Coen, au casting cinq étoiles, mais malheureusement trop décousue pour son propre bien : s'il est très réussi visuellement (la reconstitution est impeccable) et très bien joué, le film semble constamment hésiter entre déclaration d'amour au cinéma de cette période, parodie décalée de ce même cinéma et de cette époque, discours sur le cinéma, la foi aveugle, le communisme, reconstitution travaillée des genres de films de l'époque...

Résultat, on se retrouve avec un métrage qui manque de structure et de liant (l'enquête de Mannix n'est qu'un fil conducteur très ténu, alourdi par une narration inutile de Michael Gambon), qui semble plus chercher à se faire plaisir qu'à captiver et à convaincre le spectateur, et qui aurait bénéficié d'avoir un peu plus de punch. Dommage.

3.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #292 : This Is Where I Leave You (2014)

Publié le 13 Avril 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

This Is Where I Leave You :

À la mort de leur père, les quatre enfants Altman (Jason Bateman, Adam Driver, Corey Stoll et Tina Fey), désabusés et meurtris par la vie, retrouvent leur mère Hillary (Jane Fonda) et sont contraints de passer une semaine en famille, pour faire leur deuil. L'occasion pour eux de renouer avec leurs amis et leurs amours de jeunesse, et de remettre en question leurs situations respectives...

Une distribution remarquable pour une chronique familiale assez classique, prévisible et dérivative, mais globalement bien menée et interprétée (Tina Fey est parfois un poil limite au niveau émotion, mais ça passe tout de même).

Quelques moments sont même assez drôles, principalement grâce aux acteurs, mais sinon, ça reste relativement oubliable.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #291 : Donne-moi ta main (2010)

Publié le 12 Avril 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Romance

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Donne-moi ta main (Leap Year) :

Exigeante, volontaire, et bien décidée à se marier avec son compagnon Jeremy (Adam Scott) qui fait traîner les choses depuis des années, Anna (Amy Adams) choisit de partir pour Dublin, où il se trouve pour raisons professionnelles. Là,  chaque 29 février, une tradition fait qu'une femme peut demander à son compagnon de l'épouser, sans que ce dernier ne puisse refuser. Mais l'avion d'Anna se pose au Pays de Galles, et la jeune femme doit traverser ensuite toute l'Irlande en compagnie de Declan (Matthew Goode), un aubergiste-taxi séduisant, mais au caractère détestable et abrasif.

Sans Amy Adams, adorable comme toujours, et sans Adam Scott, qui fait pourtant de la figuration dans le rôle ingrat du mec carriériste qui se fait plaquer, cette rom-com ultra-générique et inoffensive (quoique, les clichés envahissants sur l'Irlande et les Irlandais sont vraiment basiques et caricaturaux) ne récolterait (au mieux) qu'un 2/6, tant elle est vraiment quelconque, prévisible de bout en bout, mal rythmée et peu inspirée.

En somme, c'est du niveau d'un téléfilm Hallmark lambda, mais avec un peu plus de budget. Et encore, ça n'empêche pas des fonds verts moches et des scènes de rétroprojection en voiture assez piteuses, ainsi qu'un montage bancal.

Mais heureusement, il y a Amy Adams, et l'Irlande, toujours splendide, donc c'est + 1 de bonus direct.

Zou, 3/6

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