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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #cinema catégorie

Un film, un jour (ou presque) #438 : La Légende de Manolo (2014)

Publié le 27 Janvier 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Animation, Musical, Review, Musique, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

La Légende de Manolo (The Book of Life) :

Dans la ville mexicaine de San Angel, Manolo (Diego Luna) et Joaquin (Channing Tatum) ont grandi avec la belle Maria (Zoe Saldana), dont ils sont tous deux épris. Manolo est fils de matador, mais plutôt que de suivre la tradition familiale, il préfèrerait passer son temps à chanter et à jouer de la guitare ; Joaquin, lui, est devenu militaire, et un héros de son peuple. Mais lorsque le maléfique Chakal menace la ville, les deux hommes se trouvent pris au coeur de ce conflit ; d'autant que Xibalba (Ron Perlman) et La Muerte (Kate Del Castillo), deux déités querelleuses, ont fait de leur triangle amoureux l'objet d'un pari céleste...

Un long-métrage animé produit par Guillermo Del Toro, pas désagréable, mais au fond assez basique, pas forcément compensé par une forme souffrant de problèmes très clairs à mes yeux.

Déjà, le character design et la direction artistique globale sont très tranchés, et peuvent laisser de marbre : ce fut globalement le cas pour moi, du moins jusqu'à ce que le film s'énerve un peu, et visite l'Au-Delà, dans sa seconde moitié.

Et on touche là à l'autre problème du film : son rythme et sa structure, très très inégaux.

Toute la première partie est ainsi assez générique, pas aidée par des chansons modernes revisitées à la sauce mexicaine, et par un artifice de narration tout simplement inutile ; la seconde moitié tient nettement plus la route, et est plus mouvementée/divertissante, mais c'est franchement un peu tard.

En l'état, un métrage assez moyen, surtout si l'on n'accroche pas trop à la direction artistique.

3.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #437 : Les Espions d'à Côté (2016)

Publié le 26 Janvier 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Comédie, Action, Review, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. 

Les Espions d'à Côté (Keeping Up With the Joneses) :

Jeff et Karen Gaffney (Zach Galifianakis & Isla Fisher) ont une vie de famille bien rangée dans leur petite banlieue, jusqu'à ce que leurs nouveaux voisins, les Jones (Jon Hamm & Gal Gadot), s'installent dans le quartier. Rapidement, Karen se méfie de ces arrivants trop beaux et parfaits pour être sincères, et lorsqu'elle découvre que ce sont des espions, les Gaffney se retrouvent embarqués dans une spirale infernale dont il ne ressortiront pas indemnes.

Et encore une comédie d'action/espionnage qui marche sur les plates-bandes de La Totale, True Lies, Mr & Mme Smith, etc, avec une dose de Les Banlieusards en prime... et encore un résultat ultra-générique et assez insipide.

Ici, les problèmes sont multiples, à commencer par une écriture tout sauf inspirée et originale : c'est plat, basique, dérivatif, et on a déjà tout vu des dizaines de fois, que ce soit au cinéma ou à la télévision.

Ce qui fait donc reposer tout le poids du film sur les épaules de la distribution : et là, ça ne fonctionne qu'en partie. Jon Hamm fait du Jon Hamm, ni plus ni moins, tout comme Galifianakis : de ce côté là on sait à quoi s'attendre, donc pas de surprise ; du côté des femmes, par contre, ça coince un peu plus.

Déjà, parce que le script (comme tout le reste d'Hollywood, d'ailleurs) tente désespérément d'établir Gal Gadot comme un sex symbol, en l'habillant n'importe comment, en la mettant en lingerie, en lui faisant embrasser Fisher, etc... or Gadot est grande, certes, mais elle a un physique et une posture que je qualifierais de "porte-manteau de podium" : elle est grande, très mince, assez plate, longiligne, bref, elle a le physique d'un mannequin de haute-couture, et pas d'un mannequin Victoria's Secret. Et la production, ici, ne semble pas le comprendre.

Résultat, qu'elle soit vêtue ou dévêtue, ici, elle a toujours l'air de porter des vêtements mal ajustés, ce qui casse un peu l'illusion de la super-espionne au sex-appeal dévorant. Une illusion déjà pas aidée par le jeu monocorde et mono-expressif de Gadot, qui n'augure pas du meilleur pour Wonder Woman, et par la présence d'Isla Fisher dans le rôle de "la mère de famille qui se néglige"... ou du moins, c'est ce dont le script tente de nous convaincre.

Car Isla Fisher se donne en effet tellement à son personnage qu'elle éclipse littéralement Gadot dès qu'elles sont ensemble à l'écran, et ce que ce soit par son jeu, ou par son physique (Fisher porte quelques tenues... mémorables, dirons-nous). 

Au point qu'on en vient à se dire que Hamm/Fisher auraient fait un couple d'espions nettement plus glamour que celui formé avec Gadot.

Mais bon, peu importe : de toute façon, le film n'aurait pas plus survécu au gros coup de mou dont il souffre à mi-parcours. Un coup de mou dont il ne se remet jamais vraiment, même lorsque l'action démarre sérieusement, que les deux couples font équipe malgré eux, et que Patton Oswald débarque en bad guy.

1.75/6 + 1 point rien que pour Isla = 2.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #436 : Passengers (2016)

Publié le 25 Janvier 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Drame, Science-Fiction, Romance, Review

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Passengers :

Passager d'un vaisseau spatial dormant embarqué dans un voyage de plus d'un siècle, Jim (Chris Pratt), un technicien voyageant en classe économique, est arraché à son hibernation lorsque le vaisseau traverse un champ de météorites qui endommage ses équipements. Seul à bord de ce navire luxueux, à 90 ans de sa destination, il tente alors de s'occuper, puis il rencontre Aurora (Jennifer Lawrence), elle aussi passagère, et le couple se rapproche, alors même que les pannes techniques se multiplient autour d'eux...

Attention, SPOILERS : ce résumé officiel (ainsi que la bande-annonce du film) est totalement mensonger.

Car Passengers est un film étrange et très frustrant, vendu comme une romance dans l'espace entre deux acteurs charismatiques et attachants, mais qui en fait, s'avère plutôt une sorte de 10, Cloverfield Lane qui ne s'assumerait pas, avec un homme séduisant et athlétique en lieu et place de John Goodman.

Je caricature un peu, bien entendu, mais contrairement à la comédie romantique spatiale sur fond de catastrophe (Titanic in Space, en somme) décrite dans le résumé et les bandes-annonces, on est plus ici, dans un "Syndrome de Stockholm - le film", avec ce mécanicien lambda qui, au bout d'un an de solitude, et plutôt que de se suicider ou d'envisager de passer 89 autres années seul, commence à fantasmer sur une autre passagère endormie ("Aurora", comme dans La Belle au Bois Dormant, quelle subtilité), qu'il finit par réveiller/condamner à une vie solitaire en sa compagnie, puis qu'il séduit après lui avoir caché la vérité, et expliqué qu'ils n'avaient pas d'autre choix que de rester seuls... assez glauque, en fin de compte, et je comprends que le département promotionnel du studio ait tout fait pour cacher ce malaise, et pour vendre un film plus glamour et spectaculaire.

D'ailleurs, je me suis constamment demandé à quel point cet aspect du script avait été étouffé par la production au fil du tournage, à mesure que le projet prenait de l'ampleur, que Jennifer Lawrence était choisie pour le rôle féminin, etc.

Car ponctuellement, le script semble vouloir aborder frontalement ces questions de morale ambiguë, ainsi que des notions comme les différences de classe, etc... mais systématiquement, elles sont désamorcées par des explications superficielles (pourquoi telle ou telle chose ? Parce que telle ou telle pseudo-raison totalement arbitraire), ou par des rebondissements qui font office de distraction.

C'est bien simple, lorsque Jim avoue à Aurora que depuis un an, il lui ment, et qu'il est responsable de ce qui lui est arrivé, le film ne passe pas plus de cinq minutes sur les conséquences de ce mensonge : elle s'indigne, elle le frappe, elle boude, il lui fait des "excuses" tout en la surveillant via le système de vidéo de bord (glauque, bis), il tente de la reconquérir, et... Laurence Fishburne débarque, pour la dernière demi-heure de film, dans laquelle le récit devient un survival à effets spéciaux qui ne revient plus vraiment jamais sur les actes de Jim, et au terme duquel les deux amants sont réconciliés.

Distraction !

(d'ailleurs, la réaction de Fishburne aux aveux de Jim est tellement peu marquée qu'elle en devient risible)

On se retrouve donc avec un script qui ne semble jamais vraiment certain de vouloir assumer ses choix narratifs, et qui, par conséquent, donne un peu l'impression d'avoir des personnalités multiples. D'un côté, l'homme seul face à l'espace et à une mort certaine ; ensuite, une romance futuriste ; à côté, un survival de science-fiction, bourré de jargon technique sans intérêt ; sans oublier ce côté un peu malsain du personnage de Pratt... En n'assumant pas pleinement chacun de ces aspects, et en tentant de tous les combiner, le film finit par sembler bancal, victime de grosses ficelles narratives censées faire passer des transitions et des rebondissements un peu trop gros.

N'importe quel spectateur, en voyant le film, se posera certainement des questions à certains sujets (pourquoi ne réveiller personne d'autre - des ingénieurs ou techniciens civils - pour aider à ouvrir la porte du cockpit, alors même que le navire part en morceaux autour d'eux ? Pourquoi n'y a-t-il qu'un lit médical pour plusieurs milliers de passagers ? Pourquoi n'y a-t-il aucun caisson d'hibernation de rechange ? Pourquoi n'y a-t-il aucun système automatisé qui réveillerait l'équipage en cas de problème technique ?, etc, etc, etc), et envisagera probablement de nombreuses manières d'améliorer le script, en le faisant basculer plus franchement dans une direction ou une autre : thriller (ouvrir le film sur le réveil d'Aurora, garder son point de vue pendant tout le récit, et révéler que Jim a totalement perdu la tête, l'a réveillée après plusieurs années... et qu'elle n'est pas la première à lui avoir servi de Belle au Bois Dormant), romance (laisser Aurora se réveiller suite à un vrai dysfonctionnement technique, ce qui placerait les deux protagonistes sur un pied d'égalité), film d'aventures (comment une journaliste et un mécanicien vont-ils réussir à sauver tous les passagers endormis de ce navire avant une collision fatale ?), etc...

Et je ne parle même pas de la happy end prévisible du film, une fin rendue possible par de grosses ficelles scénaristiques qui placent Jim dans la position du héros qui se sacrifie, et qui justifie à posteriori son geste en montrant que s'il n'avait pas réveillé Aurora, le duo n'aurait pas pu sauver le vaisseau, whouhou, c'est beau l'amour, le destin, etc... *facepalm* 

2.5/6 (parce que c'est bien produit, réalisé, interprété, que les effets spéciaux sont réussis, et tout et tout... ça aurait même pu être 3/6 si le score de Thomas Newman n'était pas aussi insipide et dérivatif)

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Un film, un jour (ou presque) #435 : Inferno (2016)

Publié le 24 Janvier 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Thriller, Review

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Inferno :

Lorsqu'il se réveille, blessé et amnésique, dans une chambre de l'hôpital où travaille le Dr. Sienna Brooks (Felicity Jones), Robert Langdon (Tom Hanks) découvre qu'il se trouve à Florence, en Italie, et qu'il est impliqué dans une course contre la montre : Zobrist (Ben Foster), un chercheur récemment décédé, a mis au point et libéré un virus capable de décimer la population mondiale, et Langdon est peut-être la seule personne capable d'empêcher une épidémie meurtrière de ravager la planète...

Troisième adaptation des romans de Dan Brown par Ron Howard, ce...

Zzzzz.... ZZZZZzzzzzzz....

Oups, désolé, je me suis endormi en écrivant cette critique.

Car c'est bien tout ce que m'a évoqué cet Inferno : un jeu de pistes encore plus forcé et capillotracté que d'habitude, une conspiration plus proche de James Bond ou Mission Impossible que de Da Vinci & co, une réalisation et une interprétation en pilotage automatique, un Hans Zimmer (et ses nombreux "assistants") qui a totalement jeté l'éponge, Omar Sy qui se contente d'aboyer des ordres à droite et à gauche, et des effets numériques assez laids... soit une formidable combinaison qui débouche sur un long métrage soporifique au possible, aux rebondissements particulièrement télégraphiés et/ou stupides, mais qui au moins, a pour lui de jolis paysages, monuments et vues touristiques.

ZzzzzZzzzz/6

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Un film, un jour (ou presque) #434 : New York Melody (2014)

Publié le 23 Janvier 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Musical, Romance, Comédie, Review, Musique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

New York Melody (Begin Again) :

Dan (Mark Ruffalo), un producteur de disques aigri et déprimé, se fait éjecter du label qu'il a fondé faute de nouveaux talents ; Gretta (Keira Knightley), une compositrice-interprète, arrive avec son compagnon Dave (Adam Levine) à New York, mais se retrouve rapidement seule lorsque la carrière de celui-ci décolle, et qu'il l'abandonne. Dan et Gretta se rencontrent alors dans un club, et aussitôt, c'est un coup de foudre artistique entre les deux artistes à la dérive : sans budget mais avec l'aide de Steve (James Corden) et des contacts de Dan, ils travaillent alors au premier album de la jeune femme, et finissent par se rapprocher...

Une comédie romantico-musicale plutôt sympathique et assez feutrée, très orientée sur les performances musicales de Keira et d'Adam Levine, et sur la relation platonique entre Gretta et Dan.

Pas grand chose à dire de ce film, en fait : c'est agréable à suivre, c'est bien joué, la musique est assez réussie... mais ça s'arrête plus ou moins là, en fait, et je ne pense pas en retenir grand chose au final. :haussement d'épaules:

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #433 : Les Cerveaux (2016)

Publié le 20 Janvier 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Comédie, Review

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Les Cerveaux (Masterminds) :

Dans les années 80, David Ghantt (Zach Galifianakis), un transporteur de fonds incapable et un peu lent d'esprit, est manipulé par l'une de ses collègues, Kelly (Kristen Wiig), et par Steve Chambers (Owen Wilson), un criminel à la petite semaine. Leur objectif : détourner 17 millions de dollars, et faire porter le chapeau à David. Mais lorsque David parvient à ses fins, leur remet l'argent, et s'enfuit au Mexique, Steve décide de le faire assassiner par Mike (Jason McKinney), un tueur à gages... sans savoir que Kelly songe à changer de camp, et que les autorités (Leslie Jones) sont sur leurs traces.

J'aurais dû mieux me renseigner avant de commencer le visionnage de ce film sur la seule base des recommandations d'un ami.

Parce qu'en fait, c'est un film de Jared Hess... et qu'aucun des films précédents du bonhomme (Napoleon Dynamite, Super Nacho, Don Verdean) ne m'a jamais convaincu : son travail me paraît constamment inabouti, la faute à un timing comique, à un sens de l'humour, à un langage et un rythme cinématographique très particuliers, qui tombent trop souvent à plat à mon goût.

Et ici, c'est d'autant plus le cas qu'on a droit, au casting, à un Galifianakis en roue libre, et au trio de SOS Fantômes (dont une Kate McKinnon qui, encore une fois, nous fait son numéro surjoué, et place un gag à base de pets *soupir*), tous affublés de perruques et de vêtements au rabais, qui donnent l'impression de regarder un mauvais sketch du SNL, qui durerait trop longtemps (une impression déjà présente dans Don Verdean, par exemple).

Dans le lot, le seul qui s'en sort à peu près honorablement (ou du moins, qui est le plus supportable du film), c'est Owen Wilson, relativement premier degré, et qui parvient à faire exister un minimum son personnage ; Jason Sudeikis, lui aussi, est assez sympathique dans son rôle, bien que celui-ci soit une véritable caricature, comme la plupart des autres protagonistes.

Bref : un script totalement plat et insipide, supposément inspiré d'une histoire vraie, des acteurs qui en font trois tonnes, aucun rythme... J'aurais dû mieux me renseigner avant... et je me serais très clairement abstenu.

1.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #432 : Le Monde de Dory (2016)

Publié le 19 Janvier 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Animation, Pixar, Comédie, Aventure, Review

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Le Monde de Dory (Finding Dory) :

Un an après avoir aidé Marlin (Albert Brooks) à retrouver son fils Nemo (Hayden Rolence), Dory (Ellen DeGeneres) commence soudain à se souvenir de sa famille, qu'elle avait oubliée depuis bien longtemps. Aussitôt, elle s'embarque (avec ses deux amis) dans une quête improbable à l'autre bout des océans, jusqu'à l'Institut Océanographique, en Californie, où ses parents se trouvent...

Je vais être franc, je ne suis pas un très grand fan du Monde de Nemo. Non pas que le film soit mauvais, bien au contraire (c'est du 4.5/6, sans problème), mais je suis toujours resté plus ou moins indifférent vis à vis de l'univers, des personnages, de l'ambiance, de la musique, etc.

Donc très logiquement, cette suite n'allait pas me renverser, comme d'autres films Pixar ont pu le faire en leur temps.

Je n'ai pourtant pas grands reproches à faire à ce Monde de Dory : c'est bien réalisé, bien joué, bien animé, c'est drôle, c'est intelligent, les nouveaux personnages sont amusants, etc... je pourrais me plaindre du premier quart du film, assez redondant et mollasson (le métrage ne commence vraiment à décoller qu'une fois Dory arrivée au Centre), ainsi que des flashbacks réguliers, qui sont logiques (et pertinents), mais un peu trop mécaniques.... 

Mais dans l'ensemble, je n'ai pas grand chose à dire sur ce film... si ce n'est que, comme le précédent, il me laisse un peu indifférent, et qu'en prime, il n'a pas forcément la force du premier métrage.

4.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #431 : Assassin's Creed (2016)

Publié le 18 Janvier 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Jeu Vidéo, Science-Fiction, Histoire, Review, Action, Aventure

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Assassin's Creed :

Condamné à mort, Callum Lynch (Michael Fassbender) est secouru in extremis par Abstergo, une fondation privée dirigée par Rikkin (Jeremy Irons) et sa fille Sofia (Marion Cotillard). Ensemble, le père et la fille utilisent une technologie révolutionnaire, l'Animus, pour plonger Callum dans la mémoire génétique de son ancètre Aguilar, un Assassin du 15ème siècle, afin d'espérer découvrir l'endroit où ce dernier a caché la Pomme d'Eden, une relique permettant potentiellement d'assurer paix et ordre à l'espèce humaine...

La formule Assassin's Creed n'est pas compliquée : au fil des âges, l'affrontement entre les Assassins (une secte de super-ninjas acrobates et aux pouvoirs surhumains, défenseur du libre arbitre et de la liberté) et les Templiers (un groupe persuadé que l'ordre, le contrôle et la discipline sont la seule voie pertinente pour atteindre la paix), afin de mettre la main sur des reliques magiques éparpillées aux quatre coins du globe par la Première Civilisation, un peuple antique d'origine mystérieuse, et à la technologie incroyable.

Tous les éléments pertinents de la série sont résumés là : des gentils, des méchants, du Parkour, des cascades défiant les lois de la physique, de la chasse au trésor, des mythes improbables, de l'Histoire, et un monde ouvert que le joueur explore à volonté, en long, en large et en travers.

Avec en prime, au grand dam de beaucoup de joueurs qui préféreraient rester en immersion permanente dans le passé, un emballage/mise en abîme moderne de la notion de jeu vidéo, puisque le concept de l'Animus n'est en fin de compte, qu'une console de jeu dans le jeu, avec un joueur qui prend le contrôle d'un personnage, qui lui même prend le contrôle d'un autre personnage.

Bref : avec plus d'une dizaine de jeux (plus ou moins réussis) appartenant à la franchise, l'univers est bien établi, ses codes aussi, et Assassin's Creed est désormais synonyme, pour le joueur lambda, de codes très affirmés, au premier rang desquels le fameux saut de l'ange de l'assassin, depuis le sommet d'un bâtiment, jusque dans un tas de foin.

Et donc, on a droit ici à une adaptation qui semble reprendre les codes de la franchise (le parkour, le saut de l'ange, les reliques, les tenues, le credo, l'Animus)... mais qui en fait, parvient à passer totalement à côté de son sujet, et ce de manière spectaculaire.

Forcément : quand on fait le choix de placer 75% du film dans le présent, chez Abstergo, et qu'on ouvre le film par du rock, ça donne tout de suite le ton et la direction du métrage.

Et tout est à l'identique : les personnages déjà établis sont remplacés par de nouvelles créations, creuses et sans intérêt, et interprétées en pilotage automatique par leurs acteurs ; l'Animus est désormais un bras articulé avec projection holographique ; la musique est insipide et totalement oubliable ; les rares scènes d'action sont médiocres, montées de manière hachée (avec renvois constants au présent, et à Fassbender attaché à l'Animus), sans le moindre sentiment de fluidité ou de maîtrise que l'on peut ressentir en jouant ; le Parkour est étrangement peu satisfaisant, la faute au montage, à du câblage et à des effets numériques évidents, en plus des cascadeurs ; idem pour le Saut de l'Ange, sans cesse inachevé, et ou se transformant en quelque chose de numérique et d'immonde visuellement (lorsque Callum fait une pirouette et "casse" la surface de l'eau avec une dague pour "amortir" sa chute) ; et plutôt que de nous plonger dans un monde historique chatoyant, ici, tout est terne et sans la moindre ambiance (tous les personnages de la section historique sont transparents et anonymes, ce qui n'aide pas).

En résumé, un plantage assez spectaculaire, qui a fait un flop encore plus spectaculaire (et mérité) au box-office, et qui passe systématiquement à côté de tout ce qui fait le fun de la franchise.

Difficile de comprendre comment Ubisoft & co ont pu se planter à ce point, alors qu'il leur aurait suffit d'adapter et de synthétiser les premiers jeux afin d'obtenir une trame satisfaisante pour une trilogie ; et je me suis fait la remarque devant le film, mais comment n'ont-ils pas tenté d'imiter l'angle de caméra du jeu (vue à la troisième personne) pour placer un plan séquence de plusieurs minutes, sans coupes apparentes, montrant la doublure de Fassbender en train de se frayer un chemin sur un champ de bataille en tuant, en esquivant, en bondissant, etc, de manière fluide et impressionnante, jusqu'à conclure par un saut de l'ange accompagné par la caméra.... ? Ça aurait permis de renvoyer directement à la fluidité du jeu, d'établir la maîtrise du combattant, et de faire plaisir à tous les joueurs...

Mais non, il faut croire que c'est trop compliqué, tout ça, et qu'il était plus intéressant de filmer Marion Cotillard débiter des platitudes avec un accent bancal dans des locaux grisâtres, ou de demander à l'équipe des effets spéciaux de produire des dizaines de plans panoramiques inutiles montrant un aigle numérique survolant le paysage.

1.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #430 : Qui donc a vu ma belle ? (1952)

Publié le 17 Janvier 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Comédie, Musical, Review, Musique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Qui donc a vu ma belle ? (Has Anybody Seen My Gal ?) :

Dans les années 20, un millionnaire sans proches ni héritiers, Samuel Fulton (Charles Coburn), cherche ce qu'il va bien pouvoir faire de cet argent qu'il déteste gaspiller. Nostalgique de ses jeunes années, il décide de se déguiser en artiste excentrique pour louer une chambre au sein de la famille attachante d'Harriet (Lynn Bari), la fille de celle qu'il a aimée autrefois. Son objectif : observer les réactions de cette famille, afin de voir s'ils sont dignes de son héritage. Mais rapidement, alors que Fulton les met à l'épreuve en leur faisant anonymement don de 100000$, le chaos s'empare de la famille d'Harriet, qui perd la tête et est atteinte de la folie des grandeurs...

Comédie semi-musicale de Douglas Sirk, qui s'essayait ici pour la première fois à la couleur avec cette fable sur le pouvoir corrupteur de l'argent, et débutait là sa collaboration avec Rock Hudson. Un Rock Hudson qui, un an plus tard, retrouvera Piper Laurie dans La Légende de l'épée magique, et qui ici partageait brièvement l'écran avec un James Dean débutant.

Le film s'avère donc un métrage agréable et léger, avec des chansons brèves, discrètes et peu envahissantes, qui rythment un récit classique mais bien mené : la famille perd la tête, vit au dessus de ses moyens, et finit par être sérieusement ramenée à la réalité ; Fulton, lui, s'adoucit au contact des plus jeunes membres de la famille, et cesse d'être un pingre grognon pour devenir quelqu'un de plus chaleureux et décoincé, qui trouve enfin une famille de substitution qu'il apprécie...

Pas grand chose à dire de plus, en fait, puisque c'est exactement ce à quoi l'on pouvait s'attendre sur la base du pitch et de l'époque de production : quelque chose de gentil et de moral, avec ce bon samaritain anonyme qui donne une leçon de vie à une famille qui a bon fond.

Rien de révolutionnaire, mais c'est sympathique, et Piper Laurie, Gigi Perreau et le chien sont adorables.

4/6

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Un film, un jour (ou presque) #429 : Goodbye to All That (2014)

Publié le 16 Janvier 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Drame, Comédie, Review

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Goodbye to All That :

Alors que sa vie de famille semble parfaite, Otto (Paul Schneider) apprend que sa femme Annie (Melanie Lynskey) veut divorcer. Subitement seul, et un peu perdu, Otto se tourne alors vers des aventures sexuelles sans lendemain, cherchant là une échappatoire à sa solitude...

Une dramédie signée du scénariste de Junebug (avec Amy Adams), Angus MacLachlan, et qui est loin loin loin d'être au même niveau. Outre le fait que Paul Schneider n'a pas grand charisme (déjà, dans Parks & Recreation, il ne fonctionnait pas), ici, le scénariste/réalisateur ne semble pas savoir sur quel pied danser : d'un côté, on a un drame assez sérieux, sur la difficulté de se retrouver célibataire après un mariage, et de concilier vie amoureuse et garde d'une fille au caractère bien affirmé, et de l'autre, on a des scènes qui font tache, car traitées sur un mode comique totalement outrancier.

Je pense notamment à la scène de la conseillère conjuguale, ou bien à celle de la panique d'Anna Camp (par ailleurs excellentissime et naturellement drôle dans ses quelques scènes), deux scènes qui contrastent tellement avec le reste du script qu'on se demande quel genre de film MacLachlan avait en tête.

D'autant qu'au niveau des personnages, ce n'est pas la joie : Otto est un paillasson, un personnage impuissant et maladroit, tellement insipide que son absence de réaction devient incompréhensible ; et en face, Annie est une mégère clichée, une donneuse de leçons qui passe tout le film à se plaindre de son ex-mari, à l'accuser de tous les maux, etc, alors que c'est elle qui l'a trompé avant de demander le divorce.

On se retrouve donc avec un duo de personnages principaux très peu attachants, aux dialogues étrangement artificiels et forcés (même la fille d'Otto a des réactions et des répliques improbables qui la rendent assez agaçante et antipathique), et le film finit par n'être qu'une succession de rencontres sexuelles finalement très prudes (cinéma américain oblige) avec des femmes-prétextes jamais développées, et qui ne débouchent pas sur grand chose de constructif ou de captivant pour le spectateur.

Très gros bof.

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #428 : Tumbledown (2015)

Publié le 13 Janvier 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Drame, Romance, Comédie, Review

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Tumbledown :

Jeune veuve éplorée, Hannah (Rebecca Halls) peine à se remettre de la mort de son mari, musicien culte, et tente d'écrire une biographie de ce dernier, en vain. Elle rencontre bientôt Andrew (Jason Sudeikis), auteur et enseignant new-yorkais désirant mener l'enquête sur feu son époux, et écrire un livre à l'angle plus dramatique. Malgré leurs différences, et l'ombre omniprésente du musicien disparu, Hannah et Andrew vont rapidement apprendre à s'apprécier...

Une dramédie sentimentale indépendante à la distribution agréable (surtout les deux premiers rôles, en fait), globalement bien interprété (quelques bémols sur l'accent de Manganiello), mais qui peine à captiver ou à apporter quoique ce soit d'innovant ou d'original au traitement de ses thématiques (le deuil, la gloire, la réputation, l'approche hagiographique d'un sujet, le suicide, etc).

La faute en revient en partie à ce duo de personnages principaux qui, malgré leurs interprètes attachants, ne le sont pas particulièrement, avec constamment des répliques sarcastiques qui fusent de part en part, et empêchent qu'ils ne développent vraiment une relation sentimentale convaincante ; de même, les choix faits quant au musicien décédé ne sont pas vraiment satisfaisants : en le gardant uniquement en filigrane, au travers de quelques morceaux (insipides), d'une poignée de photos à peine visibles et d'un ou deux extraits sonores, il manque de présence, et par conséquent, on peine à s'intéresser au sort de ce musicien supposément culte, qui n'a pourtant sorti qu'un album.

C'est clairement voulu, et conçu pour le faire exister comme une ombre qui plane sur la vie de sa veuve, mais ça a pour effet de le rendre inexistant, et il en découle une étrange ambiance, dans laquelle l'élément moteur du récit et des protagonistes reste toujours très vague et intangible.

Bref, un film indépendant assez plat, un peu trop sérieux pour son propre bien, un peu hésitant dans sa direction (quelques ruptures de ton qui ne fonctionnent pas) et qui peine à donner une substance à son sujet et à ses thématiques. Pas désagréable, mais pas très intéressant pour autant.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #427 : Les Trolls (2016)

Publié le 12 Janvier 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Animation, Dreamworks, Review, Comédie, Musique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Les Trolls (Trolls) :

Perpétuellement heureux et positifs, les Trolls passent le plus clair de leur temps à chanter et à danser, sans le moindre problème... hormis l'existence des Bergens, des êtres cruels et dépressifs, qui n'ont trouvé pour seule solution à leur tristesse que la consommation des petits Trolls innocents. Et lorsqu'un groupe de Trolls est capturé par les sbires du Prince Gristle Jr. (Christopher Mintz-Plasse), dirigeant des Bergens, Poppy (Anna Kendrick), la princesse des Trolls, doit faire équipe avec Branch (Justin Timberlake), un Troll cynique, pour sauver tous leurs amis...

Mouais.

J'ai lu beaucoup de bien de ce dessin animé Dreamworks, mais pour être franc, hormis le casting vocal quatre étoiles (Anna Kendrick et Zooey Deschanel sont vraiment impeccables ; les autres sont, au pire, très efficaces : Timberlake, Christine Baranski, Russell Brand, Jeffrey Tambor, John Clesse, etc), j'ai trouvé ça assez quelconque.

La faute à un récit vraiment ultra-basique (façon Cendrillon), à des personnages à la caractérisation calibrée (et parfois agaçante : l'héroïne, notamment, paraît régulièrement arrogante, insistante, trop confiante... et est assez symptomatique d'un problème de caractérisation récurrent dans le film : les Trolls, de manière globale, sont de gros fêtards égocentriques qui ne conçoivent pas qu'on ne puisse pas partager leur point de vue méga-fun et méga-positif sur le monde), à une direction artistique très polarisante et débatable (c'est ultra-fluo, c'est ultra-pailleté... c'est ultra-moche ?) et à un film juke-box qui rappelle beaucoup trop Strange Magic de George Lucas pour son propre bien, avec pléthore de chansons insipides et modernes, qui seront périmées dans 3 ans.

Alors certes, c'est maîtrisé d'un point de vue technique - le monde est visuellement crédible et quasi-tactile, l'animation est réussie - , et l'humour fonctionne plus que ce que l'on aurait pu redouter (vannes à base de pets exceptées), ce qui rend le film regardable, mais le tout manque cruellement d'ambition, d'originalité, ou (pour être franc) de véritable intérêt.

Il y a ainsi un bon paquet de moments ou de personnages sous-exploités, sous-développés et oubliés en cours de route, qui sous-entendent que la genèse compliquée du film est peut-être responsable de ce résultat mitigé (le film a connu plusieurs faux-départs, et des castings vocaux différents), et l'overdose de passages chantés, répétitifs et fatigants, empêche le tout de dépasser un tout petit

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #426 : Rogue One - A Star Wars Story (2016)

Publié le 11 Janvier 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Science-Fiction, Star Wars, Review, Action, Aventure

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Rogue One - A Star Wars Story :

Lorsque Krennic (Ben Mendelsohn), un agent de l'Empire, enlève le chercheur Galen Erso (Mads Mikkelsen) pour l'obliger à concervoir pour lui l'arme ultime, sa fille Jyn est livrée à elle-même. Bien des années plus tard, l'arme de l'Empire - l'Étoile Noire - est fin prête, et la Rebellion n'a d'autre choix que de réunir un commando mené par Jyn (Felicity Jones) et Cassian Andor (Diego Luna), pour tenter de dérober les plans de l'Étoile Noire avant qu'il ne soit trop tard...

"Le meilleur Star Wars depuis l'Empire Contre Attaque !" - la majorité des critiques ciné à propos de... L'Attaque des Clones, en 2002... puis à propos de La Revanche des Sith, en 2005... puis à propos du Réveil de la Force, en 2015... et donc, aujourd'hui, à propos de ce Rogue One.

Et comme à chaque fois, un an ou deux après, tout le monde revoie sa copie, et décide qu'en fait, le dernier volet de la saga est assez quelconque/décevant/médiocre/rayez les mentions inutiles.

En ce qui me concerne, un peu comme l'année dernière avec l'Episode VII, je suis assez mitigé sur ce nouvel épisode. À chaud, en sortant de la salle, j'étais plutôt enthousiaste, mais en y repensant, depuis, seuls les défauts s'imposent à ma mémoire.

Le vrai problème, en fait, c'est que ce métrage est un film typique de son réalisateur, qui réussit très bien à composer des images superbes, mais peine toujours (cf Godzilla) à diriger ses acteurs et à faire exister ses personnages de manière intéressante. Ici, on se retrouve notamment avec un commando de rebelles tous plus transparents et anonymes les uns que les autres, à une exception près (Donnie Yen), et qui évoluent dans une intrigue (logiquement) ultra-balisée par le reste de la franchise.

En soi, ce dernier point n'est pas forcément problématique, mais il se traduit ici par un script qui complique inutilement son intrigue, pour donner l'impression de profondeur et de variété : en lieu et place d'un "on forme un commando pour voler les plans de l'Étoile Noire" assez direct et clair, on se retrouve donc avec "on retrouve Jyn qui va nous permettre de trouver son père pour le tuer mais il est trop tard donc on va plutôt tenter de voler les plans de l'Étoile Noire en montant une opération parallèle contraire aux souhaits de la Rebellion qui vient de changer d'avis et c'est l'heure de la grosse bataille finale et de l'intervention de Darth Vader ça y est on va tous mourir".

Beaucoup de bruit et de sous-intrigues inutiles (et de rebondissements pas toujours cohérents), donc, notamment dans la première moitié du métrage, dont on ne garde pas grand souvenir une fois le film terminé, et qui trahissent la genèse très compliquée de cette production, et ses reshoots considérables (rien que l'arrivée maladroite du carton-titre, inséré au forceps, laisse deviner que la production ne savait pas trop comment gérer tout le début de Rogue One).

Heureusement, le rythme et l'action sont là (voire même, un peu trop, parfois), les environnements originaux sont là (beaucoup plus de planètes, d'androïdes, d'aliens... que dans l'Épisode VII), le score de Giacchino répond à l'appel, et le fanservice est mieux intégré : on aurait pu se passer de la Leia numérique, franchement, et de R2D2/C3PO placés à l'arrache, mais il est logique de retrouver Tarkin et Vader.

Dans l'ensemble, ce Rogue One est un film bancal, mais sympathique, esthétiquement réussi, et que j'ai probablement préféré à l'épisode VII.

Du 3.5/6, que ce soit vu en VF (bof) et en 3D (re-bof), ou en VO 2D.

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Un film, un jour (ou presque) #425 : Les Mémoires d'un Assassin International (2016)

Publié le 10 Janvier 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Comédie, Netflix, Action, Review, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Les Mémoires d'un Assassin International (True Memoirs of an International Assassin) :

Comptable et apprenti-auteur, Sam Larson (Kevin James) passe son temps à se documenter pour rendre son roman d'espionnage, les Mémoires d'un Assassin International, le plus crédible possible. Jusqu'au jour où son ouvrage est publié par une maison d'édition en ligne, qui le présente comme étant la biographie d'un espion réel : aussitôt, c'est un succès considérable, et Sam devient la coqueluche des médias... mais aussi celle de véritables espions. Enlevé par des étrangers impressionnés par sa réputation, Sam se réveille au Venezuela, et devient le pion de multiples criminels, au nombre desquels un Général (Yul Vasquez), un mafieux russe (Andrew Howard), un président (Kim Coates), El Toro (Andy Garcia), la CIA (Rob Riggle), un agent de la DEA (Zuly Henao), et le Fantôme (Ron Rifkin), le véritable assassin sur lequel il a basé son roman...

Un film Netflix, écrit et réalisé par Jeff Wadlow (le réalisateur de Kickass 2), et qui ressemble beaucoup à un film d'Adam Sandler, mais qui étrangement n'est pas produit par Happy Madison.

Pourtant, les gimmicks habituels des films de Sandler sont là : le héros loser, la fille superbe en co-star, les caméos improbables, les aventures à l'autre bout du monde (ce qui permet aux acteurs de prendre des vacances), le scénario dérivatif et pas très développé, le soft-rock 80s...

Bref, on est en terrain ultra-balisé (La Totale/True Lies n'est pas loin), c'est globalement très mou et générique (ça se réveille un peu sur la toute fin, quand Kevin James s'énerve un peu), et le tout est éminemment oubliable.

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #424 : Kingsglaive - Final Fantasy XV (2016)

Publié le 9 Janvier 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Animation, Jeu Vidéo, Review, Action

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Kingsglaive - Final Fantasy XV :

Le royaume légendaire de Lucis est alimenté par un Cristal magique tout-puissant, que convoite l'empire industriel de Niflheim. Après des années de guerre implacable, seule la ville d'Insomnia résiste encore à l'envahisseur, défendue par le Kingsglaive, les troupes d'élite du Roi Regis (Sean Bean). Parmi ceux-ci, Nyx (Aaron Paul), au passé trouble, et qui doit protéger la princesse Lunafreya (Lena Headey) des troupes maléfiques de Niflheim.

Je me souviens, avec une certaine nostalgie, des dizaines d'heures que j'ai passées sur les Final Fantasy (principalement le IX et le VII) et autres J-RPG.... malheureusement, au fil des ans, cet intérêt m'a tout simplement abandonné, à mesure que la saga des FF enchaînait les épisodes toujours plus excentriques, toujours plus bordéliques, et débordant de clichés typiquement japonais. Je me souviens aussi de Final Fantasy - Les Créatures de l'Esprit, le long-métrage de 2001, pas forcément réussi, mais dont certains moments révélaient vraiment le potentiel du tout-numérique photoréaliste.

Ici, nous avons affaire à un long-métrage (très long !) servant de semi-préquelle au jeu Final Fantasy XV, un film au rendu technique parfois ébouriffant, mais qui malheureusement, n'a pas grand intérêt sorti de là.

Abordons la technique pure et dure, tout d'abord : c'est photoréaliste au possible, c'est souvent bluffant... mais ce photoréalisme du rendu, des textures et des personnages est trop souvent saboté par une animation raide, peu naturelle, par des mouvements à la masse aléatoire, et par des mouvements labiaux assez désastreux, qui révèlent immédiatement des problèmes conséquents.

C'est bien dommage, parce que la bande originale n'est pas mauvaise, et que les scènes d'actions sont spectaculaires... là aussi, cependant, ce n'est pas parfait, puisque le tout souffre d'un montage trop serré, et d'une tendance à vouloir en faire trop visuellement, quitte à surcharger régulièrement l'image.

Autre problème qui plombe tout simplement le film : le récit. Ultra-basique, avec des noms et des looks improbables et typiquement japonais, et un étrange mélange entre un univers contemporain (avec placements produits à tout va) et de la fantasy médiévale totalement décomplexée, aux idées originales (le lancer de dague/téléportation est un concept génial).

On se retrouve donc avec un rendu visuel très bancal, tant conceptuellement que techniquement, qui passe son temps à enchaîner les bonnes idées visuelles et du photoréalisme stupéfiant, avec de la grisaille laide, des Audis qui roulent dans les rues, et des décors ou personnages secondaires/figurants pas du tout convaincants et mal doublés (un exemple parfait : la scène de post-générique, avec les personnages du jeu) ; le tout illustrant un récit pas très passionnant (les personnages ne sont aucunement intéressants ou attachants), qui traîne clairement en longueur, et ne peut s'empêcher de placer des affrontements interminables, lesquels valident définitivement le fait que trop d'épique tue l'épique.

En résumé, une jolie démo technique, qui aurait mieux valu ne durer que 45 minutes, tant elle est remplie de vide, et laisse globalement de marbre le spectateur lambda.

2.5/6

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Blog Update ! - Bilan Christmas Yulefest 2016

Publié le 8 Janvier 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Update, Review

2017 est là depuis une semaine, tout le monde se souhaite la bonne année, et l'heure est donc venue de clore pour de bon la Christmas Yulefest 2016 sur le blog des Téléphages Anonymes... 

Un marathon de films de Noël qui, pour moi, a été plus laborieux cette année que les années précédentes, et ce bien que j'aie volontairement ramené le nombre de films passés en revue de 126 en 2015, à 85 cette année.

Problèmes d'emploi du temps, fatigue, programmation peu motivante : plus que jamais, j'ai souvent lutté pour maintenir cette Yulefest à jour, et le tout s'est parfois joué à quelques heures près (!). Autant dire que l'année prochaine, je risque bien d'opter pour une organisation bien plus stricte, et pour un nombre de films encore un peu réduit.

Ce qui ne devrait pas être trop compliqué : de manière assez naturelle, le nombre de films de Noël à passer en revue diminue, puisque j'ai plus ou moins écoulé le plus gros de mes stocks, et qu'il ne va bientôt plus me rester, chaque année, que les nouveautés des chaînes comme Hallmark, ION et UpTV.

Pour la première fois, en effet, en 2016, la chaîne Lifetime - qui était déjà bien à la peine les autres années, incapable de se décider entre téléfilms romantiques au rabais, programmation plus ambitieuses, ou productions sarcastiques "à buzz" - a tout simplement jeté l'éponge, ne diffusant quasiment aucun nouveau film de Noël cette année, hormis un métrage à thématique religieuse sur lequel j'ai fait l'impasse.

Je ne vais pas me plaindre, c'est toujours ça de moins à regarder.

D'ailleurs, avant d'aller plus loin, faisons un petit bilan partiel de ces 85 films chroniqués dans le cadre de la Yulefest 2016, une liste de films que vous pouvez (comme toujours) retrouver en cliquant ici, ou en utilisant le menu de haut de page : Index / Index Christmas Yulefest.

Hallmark

Spoiler :

Une nouvelle fois, une saison très mitigée pour Hallmark, qui continue de privilégier les téléfilms produits à la chaîne, et qui ne dépasse à aucun moment la note de 3.5/6. Pire encore : la plupart du temps, cette note (la note minimale, à mes yeux, pour justifier de passer 90 minutes devant un film) n'est atteinte que sur la base de la distribution de ces téléfilms.

Autrement dit, les téléfilms Hallmark sont à ce point interchangeables et génériques que seule l'actrice principale et/ou le couple principal (des valeurs sûres comme Rachel Boston, Anne Heche, Amy Acker, Lori Loughlin, Colin Ferguson, Dean Cain, Lacey Chabert) font réellement la différence entre un flop et un métrage regardable, et permettent à ces oeuvres d'atteindre la moyenne. C'est vraiment regrettable, mais ce n'est pas forcément surprenant quand on se réfère à la saison 2015.

La chaîne a beau tenter de diversifier son offre avec ses téléfilms Hallmark Movies & Mysteries, ils ont malheureusement surcompensé, et ces derniers sont bien souvent soit ultra-dépressifs et mélodramatiques, soit tout simplement soporifiques, tant ils sont au premier degré, et se concentrent sur des enquêtes sans grand intérêt. Une chose est sûre : la plupart du temps, les téléfilms HM&M ne sont clairement pas faits pour moi.

UpTV & ION

Une inversion des tendances assez amusante, en comparaison de 2015.

L'année dernière, UpTV proposait des téléfilms religieux, et/ou des téléfilms romantiques au rabais, tant au niveau du casting que de la production ; cette année, la production UpTV a été nettement plus homogène, principalement grâce à une approche nettement plus décomplexée et moderne du genre : de la comédie plus débridée, des personnages contemporains, de la représentativité... bref, un beau progrès par rapport à l'année dernière. Avec à la clef, mon téléfilm préféré de la saison, Un Mari avant Noël.

Et réciproquement, ION, l'année dernière, m'avait offert mon téléfilm préféré de la saison, Une Mission pour Noël, qui ressemblait alors justement à ce que la saison 2016 d'UpTV est devenue - attachante, moderne, libérée. Le reste de la cuvée ION 2015, cependant, était particulièrement mauvaise... et cette saison 2016 l'est tout autant.

Animation

Spoiler :

17 - Mission : Noël - Les Aventures de la famille Noël - 4.5/6

27 - Les Cinq Légendes - 3.75/6

31 - Animation en vrac (1) : Albert (3.75/6) & Le Père Noël et le Tambour Magique (3.5/6)

51 - Animation en vrac (2) : Mickey, Il était une fois Noël (3/6), Mon Petit Âne/Le Petit Âne de Bethléem (6/6) & Nestor (3/6)

59 - Animation en vrac (3) : Mickey, Il était deux fois Noël (4.5/6), Mickey, la Magie de Noël (2.5/6) & La Reine des Neiges - Une Fête Givrée (3/6)

68 - La Bataille Géante de Boules de Neige - 4.25/6

Rien de particulièrement exceptionnel ou mémorable, cette saison, puisque je me suis principalement concentré sur d'anciens dessins-animés et films. Ce qui m'a permis de revoir Arthur Christmas à la hausse, de pleurnicher devant Le Petit Âne de Bethléem, et de m'apercevoir que finalement, Mickey, Il était deux fois Noël, est largement supérieur au premier opus, qui pourtant a récolté tous les lauriers à sa sortie.

Films Familiaux

Une catégorie "films familiaux de Noël" assez oubliable, puisque dépourvue de véritable nouveauté : seul se démarque vraiment Le Père Frimas, un vieux métrage russe très polarisant sur le web, mais qui bénéficie pourtant d'un charme indéniable et d'un sens de l'auto-dérision assez rafraîchissant. 

Drames & Horreur

Parmi les drames, vraiment pas grand chose à retenir. Noël est souvent prétexte à des comédies dramatiques chorales sur des familles dysfonctionnelles, et malheureusement, elles sont bien trop souvent génériques, reposant intégralement sur leur distribution prestigieuse pour tenter de séduire le grand public. 

Spoiler :

Niveau horreur, pas grand chose à dire non plus : le personnage de Krampus est surexploité au possible, mais aucune de ces versions ne saura remplacer celle de Michael Dougherty, qui, sans atteindre le niveau de Gremlins, évoque très clairement le classique de Joe Dante.

Comédies & Romances

Le registre "comédie de Noël" souffre malheureusement du même mal que celui qui touche l'ensemble de la scène comique américaine : ce genre est désormais dominé par l'improvisation et la vulgarité, ce qui donne forcément des métrages assez redondants et répétitifs, sans même mentionner leur rythme généralement bancal au possible. Rien de très intéressant ou hilarant, donc.

Et au niveau des comédies romantiques mainstream, on s'aperçoit vite que les ficelles (et les problèmes) sont exactement les mêmes que les comédies romantiques télévisées d'Hallmark et compagnie. La seule différence étant bien souvent le budget et le calibre des acteurs employés... mais au final, c'est la même soupe assez médiocre, et il faut bien souvent se tourner vers un cinéma plus classique pour retrouver un certain savoir-faire.

En Conclusion

85 films passés en revue cette saison, et pas grand chose à retenir au niveau des nouveautés : les téléfilms américains restent engoncés dans leur formatage abusif, et dans les valeurs traditionnelles que les chaînes tentent de défendre (famille et amour >>>>> succès professionnel ; travail manuel >>>>> travail intellectuel ; campagne ou petite ville pittoresque >>>>> grande ville ; les minorités sexuelles et ethniques sont inexistantes, ou réduites au rang de meilleur ami/faire-valoir comique/rival). Autant de clichés et de situations qui font que la production annuelle des téléfilms Hallmark devient, de plus en plus, redondante, générique, et surtout totalement oubliable.

Il faut donc se tourner vers les autres chaînes du câble US, comme ION ou UpTV, pour y trouver les téléfilms refusés par Hallmark. Parfois, pour des raisons qualitatives (toute la production ION de cette année, par exemple), parfois, parce qu'ils sont trop progressistes ou excentriques, et qu'ils ne rentrent pas assez dans le moule Hallmark (la production UpTV de cette année).

Hormis Hallmark, UpTV et ION, cependant, pas de salut. Toutes les autres chaînes américaines ont tout simplement jeté l'éponge, et en salles, il n'y a plus que les genres de l'horreur et de la comédie graveleuse qui osent encore aborder frontalement le sujet de Noël. De quoi augurer du pire pour les années à venir, qui risquent bien de connaître une sacrée pénurie de métrages festifs pouvant éventuellement se graver dans les mémoires.

Quoiqu'il en soit, la Yulefest, c'est fini, et cette année encore, ce marathon festif a connu un succès d'audience auquel je ne m'attendais pas. Mais l'heure est désormais venue de passer à autre chose, et de s'intéresser de nouveau aux sorties en salles...

Et donc, dès demain...

Dès demain, retour de la rubrique quasi-quotidienne "Un film, un jour... ou presque !", avec au programme cinq critiques de film par semaine, à commencer par les films les plus récents sortis sur nos écrans, comme par exemple Rogue One...

Et chaque week-end, place aux séries, avec le grand retour tant attendu de mon compère Sygbab, pour des bilans saisonniers hebdomadaires que l'on espère assez réguliers !

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Christmas Yulefest 2016 - 78 - 1001 Nuits (2) - Les Nouvelles Aventures d'Aladin (2015)

Publié le 8 Janvier 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, 1001 Nuits, Yulefest, Christmas, Noël, Review, Comédie, France, Fantastique

Noël est passé, 2017 est là, et comme chaque année, la Christmas Yulefest se conclue sur le blog des Téléphages Anonymes par l'arrivée des Rois Mages, et par un détour du côté de l'Orient et des Mille et Une Nuits...

Les Nouvelles Aventures d'Aladin (2015) :

La veille de Noël, Sam (Kev Adams) et Khalid (William Lebghil) rejoignent les Galeries Lafayette, où ils officient sous le costume du Père Noël. Mais Sam n'assume pas cet emploi, ni son statut de SDF, et ment à sa petite-ami Sofia (Vanessa Guide), qui croit qu'il travaille dans la finance. Contraint par son employeur de rejoindre le rayon jouets, Sam se voit obligé de raconter une histoire fantastique à tout un groupe d'enfants : l'histoire d'Aladin, revue et corrigée à sa façon...

Je n'ai ni sympathie ni inimitié envers Kev Adams : en fait, en théorie, je suis totalement neutre à son sujet. Et donc, comme j'ai toujours un gros faible pour tout ce qui est Mille et une nuits (cf pour en avoir la preuve), je me suis dit "pourquoi pas".

Malheureusement, cet Aladin est exactement ce à quoi je m'attendais avant de voir ce film : c'est un sous-Iznogoud (qui lui-même tentait déjà de reproduire la formule Mission Cléopâtre dans un autre environnement), qui joue exactement sur les mêmes ressorts comiques (références modernes, caméos d'acteurs et de comiques connus, passages chantés), mais n'en a ni l'énergie ni le rythme (déjà qu'Iznogoud était très moyen sur ce plan), ni même l'humour.

Paradoxalement, c'est Eric Judor, toujours attachant et amusant, ainsi que les effets spéciaux, plutôt bons, qui sortent du lot ; tout le reste est particulièrement dérivatif, plat et oubliable, et souffre d'une interprétation très inégale (le syndrome "je sur-articule toutes mes lignes de dialogues" des comédiens français a encore frappé).

(Iznogoud-1)/6 = 2/6

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Christmas Yulefest 2016 - 77 - 1001 Nuits (1) - Aladin et la Lampe Merveilleuse (1945)

Publié le 8 Janvier 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Christmas, Yulefest, Noël, 1001 Nuits, Review, Comédie, Aventure, Action, Romance

Noël est passé, 2017 est là, et comme chaque année, la Christmas Yulefest se conclue sur le blog des Téléphages Anonymes par l'arrivée des Rois Mages, et par un détour du côté de l'Orient et des Mille et Une Nuits...

Après un hiatus l'année dernière pour cause de planning trop chargé, les 1001 Nuits reviennent enfin dans la Christmas Yulefest ; un retour moins conséquent que je l'aurais espéré, faute de temps, mais tout de même : un retour...

Aladin et la Lampe Merveilleuse (A Thousand and One Nights - 1945) :

Lorsqu'Aladin (Cornel Wilde) s'éprend de la belle princesse Armina (Adele Jergens), il comprend vite qu'il n'a aucune chance d'obtenir sa main tant qu'il est aussi pauvre. Aladin et son meilleur ami, l'excentrique Abdullah (Phil Silvers), partent alors en quête d'une lampe magique, renfermant un génie de sexe féminin, Babs (Evelyn Keyes), qui tombe sous le charme d'Aladin. Un peu jalouse, mais contrainte d'obéir à son maître, Babs va alors aider Aladin à conquérir le coeur d'Armina, et à déjouer les intrigues du palais de Bagdad...

Une comédie américaine pas très sérieuse, nommée pour deux Oscars (direction artistique et effets spéciaux), et qui reprend donc l'histoire d'Aladin, lui ajoutant un assez gros budget costumes/décors/figurants, pour tenter d'étoffer un peu le tout.

Malheureusement, le film tourne un peu à vide par moments : il faut attendre près de 40 minutes pour que la Lampe magique entre enfin en jeu, et ce n'est qu'à ce moment-là (près de la moitié du film) que le métrage passe enfin la seconde.

Si le film décolle, ce n'est cependant pas forcément grâce aux intrigues de palais, assez quelconques, ni grâce à la romance d'Aladin (Cornel Wilde fait vraiment trop penser à un jeune Tony Curtis pour convaincre totalement) et d'Armina (assez quelconque), mais bien parce que Silvers est assez amusant en Abdullah (voleur qui parle/agit/s'habille en partie comme au XXème siècle, ce qui crée un contraste amusant), et parce qu'Evelyn Keyes est très attachante en génie invisible, qui agit dans toutes ses scènes comme un électron libre impertinent, n'en faisant qu'à sa tête pendant que le reste de la distribution reste au premier degré.

Sa relation avec Aladin évoque d'ailleurs tour à tour Peter Pan/Clochette, et la série Jeannie de mes rêves, ce qui est très loin d'être désagréable.

Ça ne suffit pas forcément à élever le film bien plus haut que la moyenne, mais c'est toujours ça de pris.

3.25/6

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Christmas Yulefest 2016 - 76 - Spécial Russie (3/3) - La Reine des Neiges (1967)

Publié le 7 Janvier 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Christmas, Yulefest, Noël, Review, Russie, Jeunesse

Noël est passé, 2017 est là, mais jusqu'à l'arrivée des Rois Mages, le marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest annuelle continue sur le blog des Téléphages Anonymes...

La Reine des Neiges (Snezhnaya Koroleva) :

Lorsque l'affreux Conseiller du Roi (Nikolay Boyarskiy) menace Kai (Slawa Zjupa), sa soeur Gerda (Elena Proklova), leur grand-mère (Evgeniya Melnikova) et leur tuteur (Valeri Nikitenko), ceux-ci ne le prennent pas au sérieux. Mais bien vite, la famille reçoit la visite de la Reine des Neiges (Natalya Klimova), qui d'un baiser rend Kai hostile et méprisant, avant de l'emmener au loin sur son traineau. Bien décidée à retrouver le jeune garçon, Gerda part alors à l'aventure...

Une adaptation soviétique très très très libre du conte d'Andersen, qui prend le squelette du récit original, en ampute de nombreux segments (la femme aux fleurs, la lapone, et surtout le miroir maléfique), en altère d'autres, et rajoute de multiples digressions plus ou moins inspirées, des plus anecdotiques et inutiles (le lutin d'intérieur et Mme Inkpot, qui n'apparaissent que dans quelques micro-scènes, et semblent inspirées par le Marchand de Sable de la version de 1957) aux plus sérieuses et conséquentes (tout le passage dans le château divisé en deux, avec le Roi) qui font presque basculer le tout dans du Lewis Carroll improbable et assez aléatoire.

Donc sur le front de l'adaptation, le tout est assez frustrant et bancal, depuis l'introduction de cinq minutes faite par un narrateur qui ne sert à rien du tout, jusqu'aux choix créatifs ultérieurs, assez difficilement compréhensibles.

Et c'est dommage, parce que la direction artistique et le rendu visuel sont intéressants, très colorés et vivants, que l'interprétation est tout à fait honorable pour le genre du film (mention spéciale à la jeune voleuse, amusante, et à l'héroïne, parfaite dans son rôle), que la Reine de Glace est assez frappante, et que l'utilisation d'animation 2D pour les effets spéciaux de neige, de blizzard, et pour certaines scènes, donne un certain charme au tout.

Mais trop de changements inutiles, trop de meublage malvenu, trop de bâclage sur la fin, et trop de fondus au noir mal placés, ça donne une adaptation assez peu satisfaisante dans l'ensemble.

3/6

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Christmas Yulefest 2016 - 75 - Spécial Russie (2/3) - Le Père Frimas (1964)

Publié le 7 Janvier 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Christmas, Noël, Yulefest, Review, Russie, Jeunesse

Noël est passé, 2017 est là, mais jusqu'à l'arrivée des Rois Mages, le marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest annuelle continue sur le blog des Téléphages Anonymes...

La Père Frimas (Morozko) :

Nastenka (Natalya Sedykh), une jeune fille innocente, est le souffre-douleur de sa belle-mère (Vera Altayskaya), et de la fille de celle-ci (Inna Churikova). Un jour, lasse de la présence de Nastenka, sa belle-mère demande à  son époux de l'abandonner en pleine forêt. Là, le Père Frimas (Alexander Khvylya) la découvre transie de froid, et la prend sous son aile. En parallèle, Ivan (Eduard Izotov), un jeune homme beau, mais vaniteux et arrogant, est puni pour ses pêchés par un esprit de la forêt, qui le transforme en ours, jusqu'à ce qu'il ait accompli suffisamment de bonnes actions pour retrouver apparence humaine, et espérer retrouver Nastenka, l'élue de son coeur...

Un film pour enfants russe devenu une blague en ligne et chez les Américains depuis que le Mystery Science Theater 3000 (ce précurseur de la culture cynique et moqueuse qui règne désormais en maître sur le web) a critiqué le métrage dans l'un de ses épisodes. Et là, honnêtement, j'ai envie de dire au diable le MST3K, et au diable les centaines de critiques négatives qui ont découlé de cette diffusion... parce que ce Père Frimas est un film très sympathique.

Alors certes, c'est un film soviétique de 1964, avec ce que ça comporte de particularités et de limites ; certes, le spectateur européen a un peu l'impression d'assister à un best-of de tout ce qui peut exister dans le genre des fables et autres contes de fée : Cendrillon, le Petit Poucet, La Belle et la Bête, Hansel et Gretel, Blanche-Neige, la Belle au Bois Dormant, Baba Yaga, etc, etc, etc ; et certes, c'est un métrage pour enfants, à la réalisation et au ton nettement moins sérieux et premier degré qu'une Demoiselle des Neiges, par exemple : ça cabotine plus ou moins selon les personnages (Baba Yaga en fait trois tonnes), les bruitages sont un peu exagérés, et les effets visuels (accélérés, zooms, marches arrière) ne sont plus vraiment à la mode ou efficaces, aujourd'hui.

Mais à côté de cela, il y a un véritable sens du dépaysement et du merveilleux, de l'humour et du second degré, et surtout, une direction artistique comme souvent superbe (le Père Frimas, sa maison), et des extérieurs enneigés naturels absolument enchanteurs.

Malgré des défauts inhérents à ses origines et à sa nature, je me range donc à l'avis des spectateurs des pays de l'Est, qui continuent de regarder ce métrage avec toujours autant de plaisir, chaque année à Noël, et je lui mets un bon

4.25/6

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Christmas Yulefest 2016 - 74 - Spécial Russie (1/3) - La Demoiselle des Neiges (1969)

Publié le 6 Janvier 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Christmas, Noël, Yulefest, Review, Russie, Jeunesse

Noël est passé, 2017 est là, mais jusqu'à l'arrivée des Rois Mages, le marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest annuelle continue sur le blog des Téléphages Anonymes...

La Demoiselle des Neiges (Snegurochka) :

Snegurochka (Eugenia Filonova) , la fille du Printemps et du Gel, est éprise du beau Lel (Evgeniy Zharikov), un humain à la voix d'or. Elle obtient donc de ses parents qu'ils la laissent rejoindre le royaume des Hommes où, adoptée par un couple cupide et arriviste, Snegurochka réalise bien vite que, froide et distante, elle ne parvient pas à s'intégrer à la société qui l'entoure : tous les hommes la trouvent irrésistibles, et toutes les femmes sont jalouses d'elle. Et lorsque Mizghir (Boris Khimichev), le riche fiancé de sa meilleure amie (Irina Gubanova), rompt ses voeux pour les beaux yeux de Snegurochka, la présence de la Demoiselle des Neiges devient soudain source de chaos et de problèmes pour le Tsar Berendey (Pavel Kadochnikov)... 

Après la version animée de 1952, une autre adaptation de la pièce de théâtre d'Ostrovsky, dont cette version filmée s'avère tout à fait convaincante sur bien des plans : le budget était clairement là, les figurants aussi, les décors sont réussis, les costumes idem (bémol sur les perruques), l'interprétation est assez solide (pour ce que c'est), la réalisation est plus que compétente, et dans l'ensemble, le tout est de très belle facture.

Malheureusement, un peu comme la version animée, cette version du conte de Snegurochka n'est pas sans défauts.

Le film tente en effet de faire durer, sur 90 minutes, un conte finalement assez court est simpliste : forcément, cela a un impact certain sur le rythme du film (assez nonchalant), sur sa structure (beaucoup de meublage et de passages musicaux et chantés), et sur son intérêt global.

Autre problème pour moi, la distribution : Lel est supposé être un jeune homme séduisant, mais sa coiffure et son apparence le rendent tout simplement ridicule (sans même parler de certaines de ses postures) ; quant à Snegurochka, à l'identique, elle est censée être d'une beauté indicible, innocente et troublante, mais... elle est totalement transparente et effacée, et certaines des figurantes/seconds rôles s'avèrent beaucoup plus jolies et mémorables qu'elle. Ce qui est un peu problématique, quelque part...

Néanmoins, le tout se regarde avec un certain intérêt, et le final propose même quelques images assez mémorables, tout en prenant quelques détours un peu bavards qui affaiblissent la force du récit original et de son imagerie.

Un métrage inégal, mais pas inintéressant.

3.5/6

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Christmas Yulefest 2016 - 73 - Noël (2004)

Publié le 6 Janvier 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Christmas, Noël, Yulefest, Review, Drame

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Noël :

Le soir de Noël, un groupe de new-yorkais issus d'horizons divers et variés est au plus mal. Rose (Susan Sarandon), est une quadragénaire divorcée, seule et déprimée, qui passe son temps à s'occuper de sa mère atteinte d'Alzheimer, et qui croise le chemin de Charlie (Robin Williams), un ancien prêtre ayant perdu la Foi, et qui semble sorti de nulle part. Mike (Paul Walker), lui, vit avec Nina (Penelope Cruz), qui ne parvient pas à tomber enceinte ; ultra-jaloux, il rencontre Artie (Alan Arkin), un vieil homme qui s'entiche de lui, persuadé que Mike est la réincarnation de son épouse décédée lorsque, dans un accès de jalousie et de rage, il a tué un ami de celle-ci, et l'a amenée à s'enfuir et à avoir un accident. Jules (Marcus Thomas), enfin, se sent tellement seul et désespéré qu'il est prêt à tout pour se raccrocher au seul souvenir heureux qu'il a d'un Noël à l'hôpital, durant son enfance... prêt à tout, y compris à se blesser pour être admis aux urgences...

Ouhlà... dans l'absolu, je n'ai rien contre ce genre de film choral où toutes les intrigues finissent par se croiser, ni contre les films qui jouent énormément sur la corde sensible et le mélodrame pour émouvoir leur public.

Mais là, ce métrage franchit allègrement toutes les limites du pathétisme et du sentiment dégoulinant, en utilisant des personnages tous plus déséquilibrés et psychologiquement affaiblis, au point de les rendre relativement antipathiques par moments.

Il faut dire que ces personnages ne sont pas aidés par une réalisation pataude et manipulatrice, par un montage raté (grosses erreurs de continuité, çà et là), par une bande originale d'un Alan Menken en mode Stabilo, et par un script particulièrement forcé et improbable, dont les grosses ficelles sont tellement évidentes qu'elles en deviennent contre-productives : à force d'en rajouter des couches et des couches dans le pathétisme, dans le réalisme magique maladroit, et dans les bons sentiments, Noël finit par avoir l'effet totalement inverse, et par agacer plus qu'autre chose.

2/6 (et puis franchement, la distribution est assez inégale)

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Christmas Yulefest 2016 - 72 - Trollie - Home Sweet Home (2016)

Publié le 5 Janvier 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Christmas, Yulefest, Noël, Review, Télévision, Jeunesse, Hollande

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Trollie - Home Sweet Home :

Jeune garçon âgé de 10 ans, Max (Leo Willems) passe les fêtes de Noël dans le chalet de sa grand-mère Mimi (Olga Zuiderhoek), en pleine montagne. Cette dernière n'a de cesse de lui raconter des histoires de trolls, de lutins et de farfadets, et semble persuadée que ces créatures sont réelles, au grand dam des parents de Max, et à la grande hilarité des autres enfants, qui se moquent de Max et de sa famille. Jusqu'au jour où Max tombe dans un lac gelé, et en est tiré in extremis par Trollie (Richard de Ruijter), un petit troll perdu, qui devient l'ami de Max.

Apparemment une adaptation au format 90 minutes de Trollie, une série télévisée pour enfants de 2015, en 10x24 minutes, ce Trollie - Home Sweet Home trahit immédiatement ses origines et son remontage bâclé, puisque ce téléfilm apparaît en effet, dès ses premières minutes, comme un projet bancal, décousu, et surtout au budget inexistant : l'intégralité du programme est clairement tourné en studio et sur fond vert, l'éclairage et la photographie sont médiocres au possible, et les trolls ne ressemblent à pas grand chose, croisements peu convaincants entre Quasimodo et des hommes préhistoriques.

Bref, privé d'un éventuel développement des personnages et de leurs relations que les 240 minutes de la série permettaient, et réduit à 90 minutes de scènes mises bout à bout, ce Trollie - Home Sweet Home se traîne mollement, et n'a absolument aucun intérêt.

1.5/6 

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Christmas Yulefest 2016 - 71 - Un Amour à New York (2001)

Publié le 5 Janvier 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Christmas, Yulefest, Noël, Review, Comédie, Romance

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Un amour à New York (Serendipity) :

Le soir de Noël, Jonathan Trager (John Cusack) et Sara Thomas (Kate Beckinsale) se rencontrent dans un grand magasin new-yorkais, et ont aussitôt un coup de foudre réciproque. Mais l'un comme l'autre sont déjà en couple, et au terme d'une soirée romantique, ils se séparent, en laissant leurs retrouvailles éventuelles au bon vouloir de la chance. Sept ans plus tard, cependant, les signes improbables se multiplient dans la vie de Jonathan et de Sara, et le destin semble bien les pousser à se retrouver...

Une comédie romantique américaine qui repose intégralement sur la notion de coïncidence et de la main du Destin, sur les âmes soeurs, blablabla, et qui est étrangement populaire outre-atlantique, malgré un script décousu et pas très intéressant.

Pourtant, ça commençait agréablement, avec un environnement festif new-yorkais visuellement très joli, et une Beckinsale adorable... mais rapidement, il y a overdose de pseudo-spiritualité supposément profonde, poétique et romantique, alors qu'en fait, c'est tout simplement saoulant, d'autant que ça fait basculer le tout dans un univers semi-fantastique et magique qui n'aide pas à prendre le métrage au sérieux.

Dommage, car la distribution secondaire n'est pas désagréable (Molly Shannon et Jeremy Piven, notamment), mais entre l'absence de Noël une fois passées les premières vingt minutes, l'illustration musicale datée et/ou agaçante, et le script assez chaotique et forcé, je n'ai pas du tout accroché.

2.25/6

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Christmas Yulefest 2016 - 70 - Joyeux Bordel ! (2016)

Publié le 4 Janvier 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Christmas, Yulefest, Noël, Review, Comédie

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Joyeux Bordel ! (Office Christmas Party) :

À la veille de la fête de Noël de la branche de Zenotek dont il s'occupe, Clay Vanstone (T.J. Miller) apprend de la bouche de sa soeur (Jennifer Aniston), gérante de la compagnie, qu'elle va mettre un terme aux opérations de son frère, plus assez rentable. Avec l'aide de ses spécialistes techniques, Josh (Jason Bateman) et Tracey (Olivia Munn), Clay décide alors de partir en beauté, en organisant une méga-fête de Noël pour tous leurs collègues (Kate McKinnon, Vanessa Bayer, Rob Corddry, Randall Park, Jamie Chung, etc), avec comme espoir de réussir à convaincre un client potentiel (Courtney B. Vance) de signer avec eux, et de sauver l'entreprise...

Une workplace comedy assez typique du cinéma comique américain actuel, à savoir qu'on laisse les acteurs improviser sur un semblant de script, on place quelques visages récurrents du SNL (McKinnon et Bayer), quelques seconds couteaux familiers du petit écran (Corddry, Park), et on opte pour un humour assez trash et alcoolisé, jusqu'à l'écoeurement.

Généralement, je ne suis pas très client de ce style de film à la Very Bad Trip, mais ici, je dois dire que je n'ai pas détesté : c'est loin d'être mémorable, c'est loin d'être hilarant, il y a toujours des problèmes d'improvisation abusive, McKinnon en fait toujours trois tonnes (le gag récurrent, pour son personnage, c'est qu'elle a des flatulences lorsqu'elle est stressée... supaire), et tout le côté trash dégénéré tourne rapidement à vide, mais les personnages sont attachants (pour la plupart), et la montée en puissance n'est pas trop mauvaise, même si la résolution finale est un peu facile.

Reste que c'est tout à fait regardable, et que ça ne dépasse pas les 100 minutes, ce qui est de plus en plus rare de nos jours.

3.5/6

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