Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #cinema catégorie

Un film, un jour (ou presque) #693 : Woody Woodpecker (2017)

Publié le 17 Avril 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Animation, Jeunesse, Comédie, Fantastique, Musique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Woody Woodpecker - Le Film :

Lorsqu'un avocat divorcé (Timothy Omundson) s'installe dans un bois de l'état de Washington en compagnie de sa nouvelle petite-amie (Thaila Ayala) et de son fils (Graham Verchere) pour y construire une demeure immense et la revendre au plus offrant, il abat le coin de forêt où vit Woody Woodpecker (Eric Bauza), un pivert surexcité, bien décidé à protéger son habitat naturel...

Long-métrage sorti partout dans le monde en vidéo/sur Netflix, et en salles au Brésil (marché pour lequel il a été produit), ce film hybride mêlant animation et prises de vue réelles est l’œuvre d'un faiseur confirmé, réalisateur d'innombrables téléfilms de Noël et autres suites médiocres de comédies pour enfants (La Course au Jouet 2, par exemple), qui a co-écrit le film avec les scénaristes d'Inspecteur Gadget 2, et de Norm.

Autant dire que le seul intérêt, dans ce métrage, est la prestation de Timothy Omundson, dans l'un de ses derniers rôles (si ce n'est le dernier) avant son attaque cérébrale. Un Omundson qui se donne à fond malgré un script calamiteux, et un Woody Woodpecker détestable au possible, car épuisant, s'adressant constamment au spectateur, et doté d'un humour pipi/caca/prout déplorable.

Bref, c'est creux au possible, c'est mal rythmé, le doublage de Woody est assez mal mixé, c'est du (mauvais) slapstick à gogo, avec une illustration musicale insipide, des seconds rôles transparents, des méchants chasseurs caricaturaux... et ça tente de jouer la carte de l'émotion dans sa dernière ligne droite, sans être particulièrement convaincant.

1/6 (à réserver aux moins de 8 ans)

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #692 : Fight Games 2 (2017)

Publié le 16 Avril 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Canada, Sport, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Fight Games 2 (Goon : Last of the Enforcers - 2017) :

Désormais marié à sa petite amie Eva (Alison Pill), enceinte, Doug Glatt (Sean William-Scott) est contraint de raccrocher les patins lorsqu'il se fait démolir, sur le terrain, par Anders Cain (Wyatt Russell), un nouveau venu. Reconverti dans les assurances, Doug est cependant contraint de reprendre du service lorsque Cain est placé à la tête de son ancienne équipe, et pour s'entraîner, il se tourne vers son ancien rival, Ross Rhea (Liev Schreiber)...

Le premier Goon/Fight Games (2011) était un film sportif canadien écrit et produit par Jay Baruchel, une comédie sportive pas très subtile ou finaude, mais qui compensait sa lourdeur par son énergie, sa brutalité, et sa distribution sympathique.

Ce second volet, qui reprend la même équipe devant et derrière la caméra, marche dans les traces directes de Rocky II et III, et tente de retrouver le charme du premier volet... mais il se prend un peu trop au sérieux, et privilégie un peu trop le sport et le sentiment, au détriment de la comédie.

On ne rit pas beaucoup, on ne sourit pas vraiment plus (Elisha Cuthbert, en soeur - constamment ivre morte - d'Alison Pill, est amusante, sans plus), et en mettant plus l'accent sur l'émotion et la sincérité (ce qui n'est pas forcément un mal, dans l'absolu), le film y perd en efficacité, finissant par n'être qu'un film de sport (certes bien filmé par Baruchel) parmi tant d'autres.

Un petit 3/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien....

commentaires

Un film, un jour (ou presque) - INTÉGRALE MARVEL CINEMATIC UNIVERSE - Tony Stark : bientôt la fin ? (dernière partie)

Publié le 14 Avril 2018 par Lurdo dans Cinéma, Action, Aventure, Comédie, Fantastique, Science-Fiction, Marvel, MCU, Édito

Avengers : Infinity War, la conclusion de 10 années de films Marvel, arrive chez nous dans moins de deux semaines, et maintenant que notre intégrale MCU est achevée, tournons-nous brièvement vers Tony Stark, la pierre angulaire de cet univers, et intéressons-nous à son évolution...

En Phase 1, Tony Stark s'est réinventé, passant de marchand d'armes égocentrique sans foi ni loi à super-héros prêt à se sacrifier pour autrui ; ébranlé par ce sacrifice, en Phase 2, Tony n'a cessé de commettre des erreurs qui sont revenues le hanter, et ont fait peser toujours plus de poids sur ses épaules ; et en Phase 3, Tony touche le fond...

Captain America - Civil War (2016)

Lorsque Civil War débute, Tony ne va pas bien.

Il ressasse sans cesse ses derniers instants avec ses parents (et dépense des centaines de millions de dollars dans un outil holographique thérapeutique - une preuve qu'il tente de se soigner, mais qu'il s'y prend mal, et pense toujours que son génie technologique aura réponse à tout), Pepper et lui sont "en pause" (probablement à cause des événements d'Avengers 2, qui ont vu Tony revenir sur tout ce qu'il avait promis à Pepper dans Iron Man 3, avec les résultats que l'on sait), et Stark va mal, d'autant qu'une rencontre avec la mère d'une victime disparue en Sokovie ne fait que le remettre face aux conséquences de ses actes.

Comme l'affirmait Vision, depuis que Stark a annoncé qu'il était Iron Man, les phénomènes paranormaux et destructeurs se sont multipliés, et il est difficile de ne pas y voir une relation de cause à effet. Stark, certainement, le perçoit comme ça, et, d'une humeur particulièrement maussade, il tente à nouveau de trouver un moyen de protéger la planète de manière globale, et accessoirement, de se soulager d'une partie de ses responsabilités trop pesantes.

Son armure n'a pas suffi. Ses armures n'ont pas suffi. Son Iron Legion n'a pas suffi. Ultron n'a pas suffi. Le Projet Insight n'a pas suffi. Vision ne suffit pas. Les Avengers ne suffisent pas.

Alors Stark décide de confier la sauvegarde de la planète aux accords gouvernementaux de Sokovie : s'il est encadré, s'il ne devient plus qu'un soldat obéissant aux ordres, peut-être qu'il n'aura plus à endosser la responsabilité intenable qui est la sienne, les remords qui sont les siens, etc.

Paradoxal, pour un chef d'entreprise milliardaire, autrefois tellement indépendant qu'il n'avait ni confiance dans son gouvernement, ni dans son armée, ni dans le SHIELD... mais c'est assez symptomatique de l'état d'épuisement psychique de Tony Stark à ce niveau de sa vie : il a tout tenté pour protéger la Terre, il a exploité tout son génie, et à chaque fois, cela n'a fait que se retourner contre lui, ou envenimer la situation.

Stark affirme qu'en bon visionnaire, il a compris que l'opinion publique allait se retourner contre les Avengers, mais en parallèle, avec les accords de Sokovie, Stark se cherche surtout un garde-fou, une autorité capable de l'encadrer, et de le recadrer s'il se laisse emporter par ses pulsions. De plus, cela lui permet de mettre encore plus de distance (émotionnelle et physique) entre lui et le reste du monde, et toutes ces menaces qui l'entourent.

Mais comme d'habitude, Tony n'a pas vraiment réfléchi à ses actes et à ses décisions, et ses réactions impulsives et unilatérales divisent pour de bon les Avengers. Et, comme à chaque fois que Stark tente de prendre du recul, ce sont ses émotions et sa fierté qui le replongent au beau milieu des conflits, et lui font commettre des erreurs impardonnables.

Frustré par le refus de certains de ses collègues d'adopter une perspective globale (et parce que ces derniers ne comprennent pas ce que ces accords représentent, psychologiquement et émotionnellement, pour Tony), Stark se braque dans ses positions, et montre qu'il est de plus en plus radical, prêt à tout pour arriver à ses fins.

Y compris à recruter Peter Parker, un adolescent inconnu, à lui donner un costume ultra-perfectionné, et à l'envoyer sur le champ de bataille contre des soldats aguerris : à nouveau, la situation échappe au contrôle de Stark, et dégénère en bataille rangée contre ses anciens amis.

De quoi rajouter une nouvelle dose de stress à un Stark déjà à bout... mais lorsque Rhodey est grièvement blessé, cela agit comme une piqure de rappel sur Stark : à chaque fois qu'il se laisse porter ses émotions, cela se retourne contre lui, et ses proches en souffrent. Ajoutez la réalisation qu'il a été manipulé de bout en bout par Zemo, et Tony semble retrouver un peu de bon sens... jusqu'à ce que le tout redevienne personnel, et frappe Tony au cœur de ses failles psychologiques :  il découvre la responsabilité de Bucky dans le meurtre des parents Stark.

Émotionnellement et psychologiquement brisé, Stark perd tout contrôle, et sa colère entérine pour de bon la fin des Avengers.

À la fin de Civil War, Tony est seul.

Pepper n'est pas là, ses amis Avengers sont pour la plupart en fuite, le SHIELD n'existe plus, il a été incapable de protéger Rhodey, et il n'a plus personne sur qui s'appuyer. Certes, les accords de Sokovie sont en place, et la défense de la planète ne repose plus entièrement sur les épaules d'Iron Man... mais le coût de ces accords a été énorme pour Stark et pour son équipe.

Seule lueur d'espoir, l'ultime message laissé par Captain America à Tony Stark, un message clef à l'importance sous-estimée : "Nous avons tous besoin d'une famille".

Stark est à nouveau au fond du trou, mais cette fois-ci, il en a parfaitement conscience. Les Avengers étaient sa famille, mais désormais, sa famille est en miettes, par sa faute. Et si Stark veut réussir à retrouver un certain équilibre dans sa vie, il va devoir reconstruire son existence, et sa famille.

Ce qui va passer, non seulement, par un travail psychologique, mais aussi par une réconciliation avec Pepper, et par la reformation des Avengers...

... et pour cela, qui de plus approprié qu'un certain Peter Parker, qui rappelle clairement à Tony le jeune garçon qu'il était, mais qui possède encore le code moral et l'innocence qui font défaut à Stark depuis trop longtemps ?

Spider-Man - Homecoming

Deux mois après la Civil War qui a divisé les Avengers, Tony Stark commence à remonter la pente. Suivant les conseils de Rogers, il a renoué avec Pepper (il évoque même des fiançailles), et avec elle, son sourire et sa décontraction sont revenus. Stark a cessé de se morfondre, et, désormais à la tête des rares Avengers restants et ayant signé les accords de Sokovie, il se sent un peu plus léger, soulagé d'une grosse partie des responsabilités qui lui incombaient.

Stark entame ainsi le déménagement de la tour des Avengers, qu'il a revendue, afin de s'éloigner physiquement et émotionnellement de ce qui reste un symbole fort d'un passé révolu : les Avengers version 1.0 ne sont plus, et en s'en éloignant, Stark passe à autre chose, tout en épargnant à New York le souvenir d'une tragédie urbaine conséquente.

(peut-être que cette tour va être rachetée par un certain Reed Richards, qui sait...)

Stark a donc retrouvé son sourire de façade et son arrogance habituelles, en même temps qu'il a renoué avec une vie plus calme et plus normale. Mais en parallèle, Stark a aussi un peu grandi, intérieurement, et appris de ses erreurs. Le discours de Cap sur la famille l'a amené à prendre conscience de l'irresponsabilité d'avoir recruté Peter Parker pour leur Civil War, et désormais, Stark se sent responsable de l'adolescent (ainsi que du fait de lui avoir donné un costume surpuissant).

Mais de la même manière qu'à ses débuts, Tony n'avait aucune idée de comment jouer les héros, il n'a aucune idée de comment être un père de substitution, ou un grand frère, pour Parker. Ce qui l'amène à se rabattre sur le seul modèle paternel qu'il ait jamais connu (celui de Stark Sr.), et de reproduire, avec Peter, le même schéma parental dont il a lui même été "victime" enfant (et qu'il a déjà reproduit avec Harley dans Iron Man 3).

Il faut dire que Harley et Parker ont beaucoup en commun, aux yeux de Stark. Tous deux lui rappellent ses jeunes années, puisqu'ils sont tous deux de jeunes inventeurs courageux, et qui luttent à leur échelle contre l'adversité en mettant au point des inventions. Mais Tony reste Tony, et pour lui, être un mentor (ou un père) se résume à tenir à distance son protégé, tout en le laissant trouver son chemin dans le monde.

À la fin d'Iron Man 3, Stark avait pu laisser Harley dans son village en le couvrant de cadeaux, et en espérant qu'il tourne bien, livré à lui-même. Très logiquement, il a fait de même avec Peter, lui confiant son costume, et le renvoyant à sa vie de lycéen, très vaguement supervisé par un Happy Hogan particulièrement distant.

Stark, cependant, n'est plus le même, il n'est plus aussi irresponsable : son seul souhait, pour Peter, est que ce dernier évite toutes les erreurs que Tony a commises, et se montre meilleur que lui.

Il faut dire que, contrairement à Tony, qui avait choisi d'être un héros pour soulager sa conscience et récolter un peu de gloire au passage, Parker fait ça pour des raisons morales (le fameux "de grands pouvoirs impliquent de grandes responsabilités"). Et dans cet adolescent masqué qui aide des inconnus sans rien en retirer d'autre que la satisfaction du devoir accompli, Stark voit un reflet déformé de son propre destin, un véritable héros, et ce qu'il aurait pu être sans tous ses problèmes psychologiques et tous ses défauts.

En Parker, Tony perçoit une nouvelle génération de héros, un successeur potentiel qui pourrait prendre la relève si Stark décidait de remballer son armure, et qui doit donc éviter de tomber dans les mêmes pièges que son aîné.

C'est pour cela que Stark tente de "parquer" Parker à New York : il sait pertinemment quel effet la découverte d'un univers immense et hostile peut avoir sur un esprit, et il tente d'éviter à l'adolescent de se sentir trop insignifiant face à ce monde super-héroïque dans lequel il l'a plongé (ce qui, paradoxalement, a plutôt l'effet inverse sur Parker, qui trouve sa vie lycéenne bien fade face au faste de l'existence de Stark, play-boy jet-setteur international toujours en voyage).

Toujours sans savoir s'y prendre, Stark tente aussi d'apprendre à Parker la leçon la plus importante qu'il ait lui-même apprise au cours de sa carrière : le costume ne fait pas le héros. Pour cela, il bride le nouveau costume de Parker, et va même jusqu'à le lui confisquer... en vain.

Parker continue de se battre contre le crime, qu'il ait un costume made in Stark ou non, et il parvient seul à arrêter un dangereux trafiquant d'armes, le Vautour, qui menaçait de dérober toute la technologie de Tony Stark. Un Vautour qui, une nouvelle fois, est le produit indirect des actes de Tony Stark (qui a donné naissance à la carrière de criminel de Toomes en le privant de son emploi après la Bataille de New-York)... et qui s'ajoute donc au "casier" de Tony Stark.

C'est là que Stark réalise une chose : malgré son jeune âge, malgré son inexpérience, Peter Parker est déjà un héros, aux instincts bien affûtés. Comme Stark, Peter est prêt à tout risquer pour protéger ses proches, mais contrairement au milliardaire, Parker n'est pas seul, et il ne souffre pas (au premier abord) des mêmes problèmes psychologiques que Stark.

Avec son code moral bien affirmé, et l'énergie de la jeunesse, Peter Parker est donc déjà un héros... un héros qui a déjà conscience de ses limites (il refuse l'upgrade finale de Stark, et sa place au sein des Avengers), et qui, par bien des aspects, est déjà bien meilleur que Tony ne le sera jamais.

---

Un parcours compliqué

Depuis le début de sa carrière de super-héros, Stark alterne les hauts et les bas. Premier vrai super-héros "moderne" du MCU, il est le plus célèbre de ses congénères, mais cette gloire n'est pas sans contreparties, et a fait de lui une cible privilégiée. D'autant que les nombreux défauts de Tony (arrogance, impulsivité, volonté de contrôle absolu, problèmes parentaux) sont bien connus de tous, et que ses ennemis ne se privent pas de les exploiter.

Instable psychologiquement depuis son traumatisme fondateur, Tony alterne donc les périodes plus tranquilles et heureuses, durant lesquelles il semble guérir, et arbore son habituel sourire de façade goguenard... mais systématiquement, à chaque fois que Tony semble se reconstruire, un nouvel événement se produit dans sa vie, qui le tire vers le bas, rouvre un peu plus encore les blessures du passé, et le fait sombrer toujours plus profond.

Cette trajectoire en montagnes russes est responsable de bien des problèmes de Stark, puisque chacun de ses actes impulsifs déclenche des crises toujours plus graves, suivant une sorte d'effet boomerang karmique punissant Stark pour ses défauts.

À la limite, on pourrait presque dire que le plus grand ennemi des Avengers, dans le MCU, c'est Stark lui-même, et ce sans le vouloir. Et Tony en a conscience, puisque cela nourrit son sentiment de culpabilité et de responsabilité : il sait que ses actes auront peut-être des conséquences dramatiques, mais comme personne d'autre n'est capable de faire ce qu'il fait, il se sent obligé de continuer à trouver des solutions toujours plus discutables.

Avec les conséquences que l'on connaît.

Mais à ce point de cet arc narratif entamé en 2008, Stark semble aller mieux... il remonte la montagne russe, en quelque sorte. Mais qui dit remontée, dit aussi redescente, et si les dix dernières années de films Marvel nous ont appris quelque chose, c'est que plus Tony Stark monte haut, et plus sa chute est rude...

---

Infinity War : la descente aux enfers ?

Dans Infinity War, Thanos et ses armées vont envahir la Terre, et très probablement laminer les Avengers sans le moindre effort.

De ce que les bandes-annonces laissent deviner, les pertes risquent d'être nombreuses - Vision devrait perdre sa pierre d'infinité, les Asgardiens devraient être massacrés, Spider-Man et Iron Man vont se retrouver transportés sur une planète inconnue où ils seront en difficulté, et la Terre devrait subir des dégâts considérables...

... soit exactement tout ce que Tony Stark redoute, tout ce qui l'obsède, et tout ce qui le mine depuis des années.

Il est très probable qu'au début d'Infinity War, Tony aille mieux, maintenant qu'il a retrouvé Pepper et un semblant d'équilibre. Il est même peut-être possible que le couple parle sérieusement mariage, ou même grossesse (ce qui irait de pair avec le besoin, pour Stark de se trouver une famille et un successeur).

Mais très rapidement, les événements du film - Stark sera certainement confronté aux conséquences funestes du recrutement de Peter Parker, à un moment ou à un autre (un recrutement qui établit d'ailleurs un parallèle intéressant entre Tony/Spidey et Thanos, qui recrute lui aussi ses "enfants" et en fait des guerriers à sa solde), et je ne serais pas surpris que Pepper ou Happy ne survive pas à cette Infinity War - devraient le frapper au plus profond de son âme, et le meurtrir profondément.

Voire même le rendre totalement incapable de se battre, car se considérant totalement perdu et dépassé par les forces de Thanos (du moins, jusqu'à l'arrivée de Captain America et de son équipe).

Si je devais parier, je dirais que le film sera assez sombre pour Stark, et probablement capital pour son développement... reste alors à savoir si, dans Avengers 4, Stark prendra une décision inévitable (prendre sa retraite pour de bon, s'établir avec Pepper, et confier son armure à quelqu'un d'autre - Shuri, la sœur de T'challa, qui ferait un bon équivalent à la Riri Williams des comics ?), ou s'il devra répéter une nouvelle fois son geste d'Avengers 1, et se sacrifier pour sauver ses amis (et le monde)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #691 : Suicide Squad - Le Prix de l'Enfer (2018)

Publié le 13 Avril 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Animation, DC, Fantastique, Science-Fiction, DCAMU

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Suicide Squad - Le Prix de l'Enfer :

Afin de mettre la main sur un objet mystérieux aux pouvoirs improbables, Amanda Waller (Vanessa Williams) décide de former la Suicide Squad, en réunissant Deadshot (Christian Slater), Harley Quinn (Tara Strong), Bronze Tiger (Billy Brown), Captain Boomerang (Liam McIntyre), Killer Frost (Kristin Bauer van Straten) et Copperhead (Gideon Emery). Mais de nombreux autres criminels - parmi lesquels Vandal Savage et Zoom - ont aussi des vues sur leur objectif...

Dernier long-métrage animé prenant place dans l'univers DC, ce SSHtP se veut une sorte de version grindhouse/film d'exploitation de ce monde et de ces personnages, comme en atteste la musique assez clichée, et l'effet vieille pellicule qui orne ponctuellement l'image.

Dans l'absolu, pourquoi pas : c'est ce qu'aurait dû être le film de David Ayer, et ça permet à ce dessin animé d'être globalement assez décomplexé.

Car dans le genre, SSHtP n'y va pas par quatre chemins : c'est gentiment bourrin (les personnages meurent dans des débordements de sang et des explosions de crâne assez grotesques, à la Ken le Survivant), les personnages ont des apparences improbables (j'ai bien aimé la Banshee punkette), ça racole gentiment, et on a droit à des digressions gratuites vraiment pas indispensables, mais amusantes (toute la sous-intrigue sur le Doctor Fate strip-teaseur ressemble vraiment à du remplissage, mais ça reste néanmoins sympathique).

Cela dit, le tout traîne gentiment en longueur, et après la trouzemillième fusillade, le tout devient assez répétitif, d'autant que ça se résume à une chasse au macguffin pas très originale ou intrigante, mettant en scène des seconds couteaux particulièrement peu inspirants, sous-développés (entre Bronze Tiger et Scandal Savage, on a le choix au niveau des clones bancals de Wolverine), et au doublage très inégal.

Bref, c'est très inégal, mais ça se regarde, et c'est toujours mieux que la version en prises de vue réelles. Ce qui n'est pas difficile, convenons-en.

Un petit 3/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #690 : Beep - A Documentary History of Game Sound (2016)

Publié le 12 Avril 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Documentaire, Musique, Histoire, Canada

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Beep - A Documentary History of Game Sound :

Un documentaire canadien qui dure près de deux heures, et qui couvre en long, en large et en travers, l'histoire de la musique des jeux vidéos (principalement dans sa première moitié), et les nombreuses techniques et spécialités du genre (le doublage, le sound design, les musiques plus modernes, l'ambiance, etc).

Problème : le documentaire dure près de deux heures.

Deux heures d'interviews de spécialistes et de compositeurs, qui se répètent régulièrement, deux heures de propos parfois très pointus et austères, privilégiant les explications verbeuses aux démonstrations par le son (il n'y a pas forcément assez d'exemples musicaux reflétant les propos des intervenants, etc), et finissant par lasser, compte tenu de la durée conséquente du métrage.

Assez frustrant, au final, et probablement à réserver aux passionnés du genre, qui n'hésiteront pas à passer deux heures complexes sur ce sujet.

3/6 (pour l'effort de s'intéresser à un genre de niche, et pour l'exhaustivité des intervenants)

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien....

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #689 : Second Nature (2017)

Publié le 11 Avril 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Fantastique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Second Nature :

Candidate à la mairie de sa ville, Amanda (Collette Wolfe) est confrontée, au quotidien, au machisme de sa communauté et de son environnement. Jusqu'au jour où, déterrant une capsule temporelle, elle met la main sur un miroir étrange : rapidement, lors d'une dispute avec Bret (Sam Huntingon), son rival politique, un phénomène surnaturel se produit, et les deux adversaires se retrouvent propulsés dans une dimension parallèle, où les hommes et les femmes ont échangé leurs places, leurs droits et leurs positions sociales. Ils n'ont que sept jours pour réussir à renverser ce sort inexplicable, mais dans l'intervalle, Amanda compte bien profiter de ce monde aux règles bien différentes...

Une comédie fantastique indépendante clairement à très petit budget (à en juger par le mixage sonore assez défaillant) et qui manque à la fois de rythme, de maîtrise et de subtilité (on sent que c'était le premier long-métrage de son scénariste/réalisateur).

Cela dit, le concept de départ est sympathique et d'actualité(on peut par exemple penser à Idiocracy), et Collette Wolfe fait une protagoniste des plus attachantes et sympathiques (Carollani Sandberg n'est pas désagréable, elle non plus, dans le rôle de la meilleure copine).

Dommage que le métrage ne soit pas plus abouti.

2.5/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #688 : Killing Gunther (2017)

Publié le 10 Avril 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Comédie, Thriller, Documentaire, SNL

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Killing Gunther :

Une équipe de documentaristes suit un groupe de tueurs à gage (Taran Killam, Hanah Simone, Bobby Moynihan, Aaron Yong, Paul Brittain, Amir talai, Ryan Gaul et Allison Tolman) associés pour tenter d'abattre le mystérieux Gunther (Arnold Schwarzenegger), assassin de légende...

Une comédie d'action/mockumentaire écrite, produite, réalisée et interprétée par Taran Killam, du SNL, et qui met en vedette ses proches (Cobie Smulders, son épouse, et Moynihan, du SNL lui aussi), ainsi que Schwarzie dans le rôle de Gunther l'assassin (ne vous emballez pas, Schwarzie n'apparaît que pendant 10-15 minutes de film, au mieux - mais il chante le générique de fin.. country !).

Pas désagréable pendant le premier tiers du métrage, tandis que l'on suit cette bande de tueurs incapables qui tentent de piéger Gunther (et ce même si Hannah Simone n'est pas méga-crédible dans l'action) : c'est gentiment amusant (sans être hilarant), et la distribution est sympathique.

La seconde partie du film est nettement plus générique et plate, lorsque Gunther passe à l'offensive et élimine la moitié de l'équipe : le tout a tendance à virer à la farce surjouée, notamment par Killam, et le côté pseudo-émotionnel du tout ne fonctionne pas.

Le dernier tiers repart dans l'autre sens, avec Killam en mode vengeur, qui traque Gunther en solo (ou presque), et un Gunther qui fait enfin son apparition : ça redevient aussitôt nettement plus intéressant, avec un Schwarzie qui s'amuse, et donne (un peu) de sa personne.

Dans l'ensemble, cependant, le métrage reste assez anecdotique, pas assez drôle, et globalement trop inégal pour vraiment convaincre. Du 2.25/6 jusqu'à l'apparition de Schwarzie, qui fait remonter le tout à une petite moyenne.

3/6, en étant généreux

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien....

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #687 : Game Over, Man ! (2018)

Publié le 9 Avril 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Thriller, Comédie, Netflix

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Game Over, Man ! :

Lorsque l'hôtel où ils servent d'hommes de ménage est envahi par un groupe de terroristes (Neal McDonough, Rhona Mitra, Steve Howey, Mac Brandt, Sam Richardson, Jamie Demetriou...) qui prennent tout le monde en otage, trois stoners (Adam DeVine, Anders Holm, Blake Anderson) incapables n'ont pas d'autre choix que de devenir des héros pour mettre un terme à cette situation improbable...

Une comédie d'action ouvertement inspirée par Piège de Cristal, produite par le duo Seth Rogen/Evan Goldberg, et qui se veut une sorte d'extension cinématographique de la série Workaholics, dont on retrouve le trio principal, le sens de l'humour graveleux et bas-de-plafond, et la tendance à l'humour stoner bro.

Pas de surprise, donc, c'est assez lourd, avec 10 minutes en trop, mais néanmoins ponctuellement amusant, pour peu qu'on ne soit pas allergique à cette petite bande, et qu'on s'amuse de ces caméos en pagaille (Shaggy, Fred Armisen, Joel McHale, Steve-O, Donald Faison...) qui pour la plupart se finissent dans un bain de sang (ça rappelle un peu C'est la Fin, tiens).

3/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #686 : The Birder (2013)

Publié le 6 Avril 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Canada

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

The Birder (aka The Bird Men) :

Ron Spencer (Tom Cavanagh), passionné d'ornithologie et professeur dans un lycée, voit le poste de ses rêves lui échapper au profit de Floyd (Jammie Splichuk), un homme plus jeune, plus moderne et plus cool que lui. Furieux, il décide alors de se venger du nouvel arrivant, et trouve un allié inattendu en la personne de Ben (Mark Rendall), l'un de ses anciens élèves, désormais homme à tout faire du lycée, et glandeur constamment la tête dans un nuage de marijuana. Car Ben est persuadé que Floyd tente de séduire son ex-petite amie Laura (Tommie-Amber Pirie), et il est prêt à tout pour l'en empêcher.

Étrangement le second film traitant d'ornithologie que je vois en moins de deux ans et demi (le premier étant le décevant Drôles d'Oiseaux), ce petit film canadien pose ses cartes sur la table dès les premières minutes du métrage : ce film est un film excentrique, où tous les personnages sont bizarres et improbables, et où tout est décalé et étrange, au point de paraître parfois maniéré et forcé.

Et c'est probablement cela qui fait que le métrage ne fonctionne pas vraiment, malgré un Tom Cavanagh excellent comme toujours : le tout est too much, et repose entièrement sur son aspect un peu foufou pour emporter l'adhésion... mais ni le rythme ni l'humour ne suivent vraiment, et le métrage finit par manquer de punch et d'intérêt intrinsèque, malgré des moments occasionnellement assez réussis.

2.5/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien....

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #685 : Brave New Jersey (2017)

Publié le 5 Avril 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Science-Fiction, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Brave New Jersey :

En 1938, les habitants d'un petit village du New Jersey (Tony Hale, Anna Camp, Sam Jaeger, Dan Bakkedahl, Matt Oberg, Raymond J. Barry, etc) entendent avec horreur la production radiophonique de la Guerre des Mondes de H.G. Wells, par Orson Welles. Aussitôt, la panique s'empare de la communauté, qui prend les armes pour combattre les envahisseurs, sans se douter que cette soirée funeste va entraîner bien des changements dans leurs vies...

Une comédie dramatique écrite par le scénariste de Des Gens Comme Nous et qui, malgré sa distribution plutôt sympathique et compétente, tombe totalement à plat.

Passons sur le fait que la "panique" n'ait jamais vraiment eu lieu IRL : le vrai problème, c'est que le film choisit plutôt de décrire cette communauté de manière timide et hésitante, refusant de laisser ses acteurs jouer autrement qu'en mode mineur et tourmenté.

Résultat : on ne s'intéresse jamais à leur sort, le sérieux et la pseudo-psychologie des personnages l'emportent systématiquement sur la moindre ébauche de rythme ou d'humour, et on comprend rapidement, après les 15 premières minutes (très laborieuses) de mise en place, que le tout ne décollera jamais vraiment.

Dommage, car le même sujet et la même distribution, mais dans les mains de quelqu'un capable d'injecter de la folie et du décalage (Joe Dante), ça aurait pu être très sympathique.

2/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien....

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #684 : Atomic Blonde (2017)

Publié le 4 Avril 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Thriller, Histoire

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Atomic Blonde :

En 1989, juste avant la chute du mur de Berlin, Lorraine Broughton (Charlize Theron) est envoyée en Allemagne pour y retrouver David Percival (James McAvoy), son contact, afin d'enquêter sur la mort d'un autre agent, et de remettre la main sur un microfilm inestimable contenant une liste des noms de tous les espions anglais...

Je n'ai vraiment pas adhéré à ce métrage d'espionnage/action adapté d'un comic-book, réalisé par un ancien cascadeur (déjà à l'origine de la série des John Wick), et dont le côté ultra-stylisé, façon juke-box 80s constant, néons et personnages froids et distants donnent au tout un certain côté poseur, entrecoupé de scènes d'actions rares mais plus ou moins réussies (selon leur accompagnement musical, justement), de dialogues interminables et soporifiques, et d'une brève scène de sexe gratuite et racoleuse entre filles, histoire de réveiller un peu le chaland.

Le tout se prend beaucoup trop au sérieux pour son propre bien, jouant trop la carte rétro pour être convaincant, et au final, je ne me suis pas intéressé un seul instant à ces protagonistes pris dans une intrigue bordélique et finalement peu importante.

(d'autant que l'artifice de la narration en flashbacks empêche de craindre un seul instant pour le sort de Theron)

Énorme bof, et le rythme mollasson du tout (près de deux heures de film) m'a vraiment achevé.

2.25/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien....

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #683 : Les Zévadés de l'Espace (2013)

Publié le 3 Avril 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Aventure, Animation, Science-Fiction, Comédie, Jeunesse, Canada, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Les Zévadés de l'Espace (Escape From Planet Earth) :

Superstar intergalactique, Scorch Supernova (Brendan Fraser) est un héros de l'espace originaire de la planète Baab, et est aidé dans ses missions par son frère Gary (Rob Corddry), responsable de mission au QG de la BASA. Jusqu'au jour où le duo se brouille, et où Scorch décide de partir seul en mission sur Terre, la planète la plus dangereuse de l'univers, où il est capturé par le maléfique Général Shanker (William Shatner). À Gary de partir à son tour sur le terrain, pour secourir son frère...

Un film d'animation tellement générique et insipide qu'on passe son temps à se dire que ça ressemble vraiment à du Dreamworks bas de gamme, à l'époque où le studio se cherchait, et se contentait de faire des récits interchangeables et basiques.

Ici, que ce soit l'écriture, l'humour, la musique d'Aaron Zigman, les chansons pop, ou les choix artistiques très maladroits (toute la conclusion en voix off, au secours !), ça ronronne instantanément, et ça finit par n'avoir pas grand intérêt intrinsèque.

C'est dommage, parce que techniquement, même si ça ne déborde pas d'originalité, ça tient à peu près la route, malgré un doublage très inégal (quelques choix amusants - Ricky Gervais, les aliens -, quelques autres pertinents - Brendan Fraser, Rob Corddry -, et d'autres hors-sujet ou mal exploités - Sarah Jessica Parker, Sofia Vergara, William Shatner, Jane Lynch, etc).

2.5/6 (aussitôt vu, aussitôt oublié, mais ça plaira peut-être aux plus petits)

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien....

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #682 : Call Me Lucky (2015)

Publié le 2 Avril 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Documentaire, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Call Me Lucky :

Documentaire de Bobcat Goldthwait sur Barry Crimmins, comédien américain culte des années 80, corrosif, controversé, engagé, torturé, et vénéré par ses pairs, mais particulièrement oublié du grand public.

Un portait hagiographique d'un comique engagé qui a quasiment fondé, à lui seul, la scène comique de Boston, mais a aussi, progressivement, fini par se laisser porter par sa colère et par ses tourments intérieurs (violé à de multiples reprises durant son enfance, il en a gardé des séquelles psychologiques importantes, frôlant par ailleurs l'alcoolisme prononcé), et s'est totalement détaché de son métier, pour devenir un activiste cynique et mordant, reclus dans un chalet au fond des bois, éloigné de tout et de tous.

Pas désagréable, et assez bien mené dans sa forme (la réalisation est efficace, avec en prime des scènes animées, çà et là, pour illustrer certaines anecdotes) et dans son fond pour rester intéressant, même pour quelqu'un qui, comme moi, n'a qu'un intérêt et une connaissance très limités du bonhomme, et de son domaine d'activité.

Cela dit, je ne suis pas certain que la structure même de ce documentaire soit totalement pertinente : en effet, non seulement l'accumulation de compliments extatiques finit par lasser, mais en plus, tenter de faire des sévices sexuels subis par Crimmins une révélation centrale du documentaire, comme un rebondissement inattendu et exclusif, alors que c'est un fait connu de tous, depuis très longtemps, et qu'on peut même très facilement deviner si on ne connaît rien du personnage, dessert le film dans son ensemble, en lui donnant un côté un peu racoleur et vain.

D'autant qu'ensuite, le film finit par trainer un peu la patte, en s'attardant (trop ?) longuement sur le combat de Crimmins contre la pédopornographie et la religion, jusqu'à devenir répétitif.

En l'état, Call me Lucky est un documentaire inégal, mais pas inintéressant, sur une figure fondatrice d'une partie de la scène comique américaine actuelle, et sur le mentor méconnu de nombreux comiques en activité.

3.5/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien....

commentaires

Un film, un jour (ou presque) - SPÉCIAL PÂQUES - Moyens-métrages Rankin/Bass (1971-1977)

Publié le 1 Avril 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Pâques, Animation, Jeunesse, Fantastique, Musique, NBC, ABC, Rankin-Bass

Comme aujourd'hui, c'est Pâques, et que j'ai déjà passé en revue, l'année dernière, l'un des rares films de Pâques qui existe (à ma connaissance), à savoir Hop, j'ai décidé cette année de profiter de ce dimanche festif pour m'intéresser à trois classiques de l'animation américaine télévisée pour enfants, tous trois issus de l’œuvre de Rankin/Bass (oeuvre déjà abordée en ces pages à l'occasion des fêtes de Noël).

Au programme, trois moyens-métrages tous disponibles en ligne, et à l'intérêt inégal.

Here Comes Peter Cottontail (1971) :

Lorsque le Lapin de Pâques en chef décide de prendre sa retraite, il choisit Peter Cottontail (Casey Kasem) pour le remplacer. Mais le maléfique January Irontail (Vincent Price) est bien décidé à ruiner les fêtes de Pâques, et défie Peter en duel singulier, avec comme enjeu son poste de Lapin de Pâques. Vaincu, Peter doit désormais trouver un moyen de sauver les fêtes de Pâques en distribuant ses œufs au plus vite, grâce à l'aide de Seymour Sassafras (Danny Kaye), d'une machine à voyager dans le temps, et du Père Noël...

Téléfilm d'animation en stop-motion de 50 minutes environ, et basé sur un roman de 1957 narrant les aventures du Lapin de Pâques, Here Comes Peter Cottontail s'avère une jolie réussite technique et visuelle, bénéficiant du savoir-faire de Rankin/Bass en matière d'animation image par image.

On y retrouve le schéma désormais familier des œuvres du studio, avec un narrateur prestigieux qui raconte aux jeunes spectateurs une histoire fantastique, des doubleurs réputés, et des chansons fréquentes, plus ou moins datées et convaincantes (on est loin des chansons présentes dans les Rankin/Bass de Noël, par exemple).

Globalement, cependant, le tout se suit tranquillement, aidé par un Peter Cottontail aux faux airs de Sammy de Scooby-Doo (même doubleur), par un doublage compétent et par une épopée temporelle qui passe de fête en fête (certes américano-centriques, mais bon...), apportant au film un "bestiaire" très varié et agréable (sorcières, fantômes, dinde, farfadets, Santa...). Plutôt sympathique, dans l'ensemble.

(en 2006, ce téléfilm a connu une suite animée laide, en images de synthèse, avec une Reine des Glaces, une pieuvre géante, Roger Moore et Christopher Lloyd au doublage, et le fils de Peter qui doit sauver le Printemps avec l'aide de ses amis animaux)

The First Easter Bunny (1976) :

Lapin en velours offert à la petite Glinda pour Noël, Stuffy (Robert Morse) est jeté à la poubelle lorsqu'elle tombe malade. Il est alors sauvé par une fée, Calliope (Joan Gardner), qui lui donne vie, et l'envoie dans la Vallée de Pâques, pour qu'il y devienne le Lapin de Pâques. Mais le maléfique Zéro (Paul Frees), maître de l'Hiver, entend bien mettre des bâtons dans les roues du petit lapin...

Une adaptation vraiment très libre du Lapin de Velours de Margery Williams, animée en 2d dans un style assez particulier, avec un doublage inégal, et qui rajoute à l'histoire originale tout un tas de personnages et de lieux inutiles (le Père Noël, Zero le maître du froid, son acolyte Bruce, le Pôle Nord, les rennes, le trio de lapins bons à rien, etc).

En fait, on a l'impression d'une production assez datée (les chansons) et sous-développée, comme si Rankin/Bass avaient un script de moyen-métrage de stop-motion de 45-50 minutes qu'ils n'avaient jamais terminé et qui traînait dans les placards, et qu'ils avaient donc décidé de le produire en animation traditionnelle, au format 25 minutes.

Ça fait donc patchwork un peu bâclé, pas très convaincant, et gentiment creux.

The Easter Bunny is Coming to Town (1977) :

S.D. Kluger (Fred Astaire), le facteur, est de retour, pour répondre à toutes les questions que se posent les enfants au sujet du Lapin de Pâques, dont il conte l'histoire : comment  Sunny (Skip Hinnant), un lapereau orphelin adopté par la ville de Kidville, et qui, en grandissant, découvre bien vite que la ville voisine est dépourvue d'enfants... hormis son jeune roi (James Spies), opprimé par sa tante maléfique (Meg Sargent). Il décide alors de lui livrer des œufs multicolores, mais le terrifiant Gadzooks (Allen Swift), un ours géant détestant les fêtes en tous genres, se dresse sur son chemin...

Troisième origin story pour le Lapin de Pâques, et troisième version différente produite par Rankin/Bass... une version en stop-motion très largement inspirée de Santa Claus is Coming to Town (sorti 7 ans plus tôt), au point d'en être un remake à peine déguisé, puisqu'il en reprend toutes les grandes lignes de manière évidente.

Après, ce n'est pas forcément désagréable à suivre pour autant, même s'il faut bien l'avouer : privés de la neige inhérente aux fêtes de fin d'année, ou des aventures temporelles de Here Comes Peter Cottontail, les décors et les environnements de ce métrage font un peu vides et trop propres.

Ce qui va de pair avec une production et une direction artistique qui semblent moins abouties que d'habitude, moins soignées, avec des chansons assez quelconques, un côté country qui ressurgit çà et là, un Lapin de Pâques qui sonne parfois comme Owen Wilson, et des références religieuses et bibliques ponctuelles, pas vraiment pertinentes.

Assez quelconque, au final, même si on doit tout de même saluer les efforts techniques du studio.

commentaires

Un film, un jour (ou presque) - INTÉGRALE MARVEL CINEMATIC UNIVERSE - Tony Stark : bientôt la fin ? (deuxième partie)

Publié le 1 Avril 2018 par Lurdo dans Cinéma, Action, Aventure, Fantastique, Science-Fiction, Marvel, MCU, Comédie, Édito

Avengers : Infinity War, la conclusion de 10 années de films Marvel, arrive chez nous dans moins d'un mois, et maintenant que notre intégrale MCU est achevée, tournons-nous brièvement vers Tony Stark, la pierre angulaire de cet univers, et intéressons-nous à son évolution...

Dans les trois films de la Phase 1 qui l'ont vu apparaître dans le MCU, Tony Stark a connu bien des mésaventures et des bouleversements, qui l'ont drastiquement ramené à la réalité, en lui rappelant sa place dans le monde, et dans l'univers. Tout ceci commence à avoir un impact sur la santé mentale de Tony, et sur son sens des responsabilités...

Iron Man 3 (2013)

Quand débute Iron Man 3, Tony a régressé, et il touche presque le fond. Secoué par son expérience spatiale, et par la réalisation qu'il est désormais insignifiant dans ce nouveau monde qui s'ouvre à lui, Stark est victime de crises de panique, et, comme à l'époque de l'Afghanistan, sa première réaction est de se replier sur lui-même.

À l'époque, il avait construit sa première armure de combat ; cette fois-ci, il en construit une véritable armée, l'Iron Legion, afin de protéger au mieux son entourage, sa ville, son pays, sa planète. Des armures qu'il peut désormais télécommander ou confier à Jarvis, installant ainsi une distance supplémentaire entre lui et toute menace éventuelle, sans toutefois le priver de contrôle.

Mais la dépression de Stark le fait retomber dans ses vieux travers, sa relation avec Pepper se complique, et lorsque Happy est blessé dans une attaque terroriste (une nouvelle preuve, aux yeux de Tony, qu'il est incapable de protéger les siens), l'arrogance et l'impulsivité du génie reprennent le dessus : il menace directement le Mandarin, qui en réponse, détruit prestement la demeure de Tony, son laboratoire, et le laisse pour mort.

Seul, privé de Pepper, privé de soutien, privé de son armure en panne, et perdu à l'autre bout du pays, Stark n'a d'autre choix que de faire le point, et de se reposer sur son ingéniosité et son intuition pour remonter la pente.

Une remontée qui se fait, il est important de le noter, grâce à la compagnie et au regard extérieur d'un jeune garçon inventeur et débrouillard : une figure dans laquelle Tony se reconnaît, et qu'il prend (plus ou moins) sous son aile, le supervisant vaguement tout en le gardant à distance (un peu comme Stark Sr le faisait, de son vivant, avec son fils).

Malgré tous les obstacles se dressant sur son chemin, Stark se prend en main, et prouve que ce n'est pas son armure qui fait de lui un héros : il résout ses problèmes (des problèmes qui, comme toujours, découlent directement des actes passés de Tony et de son caractère impulsif) sans réellement faire appel à son armure (hormis lors du grand affrontement final), et cela déclenche chez lui une certaine prise de conscience : ses armures ne sont pas la réponse miracle qu'il cherche pour protéger la planète et ses proches.

Après son sacrifice new-yorkais et sa victoire contre Killian, Stark comprend qu'il doit chercher ailleurs, et voir plus grand, quitte à repartir de zéro.

C'est ainsi que Tony choisit de détruire tout son stock d'armures : un geste symbolique qui marque son acceptation de son statut de héros, qu'il ait une armure ou non, et le fait qu'il ne se cache désormais plus derrière l'armure d'Iron Man pour assurer la protection de la planète.

Tony Stark est Iron Man, et cette prise de conscience semble indiquer un début de guérison de certaines des failles psychologiques de Tony, qui décide visiblement de réaffirmer le contrôle qu'il a sur sa vie, en soignant tant ses plaies physiques (il se débarrasse de son "coeur") que mentales (à en juger par la séance de "thérapie" de Tony avec Banner, à la fin du film).

Mais, tout comme l'arrogance et le sarcasme permanents de Tony ne sont qu'un masque dissimulant ses fêlures, le fait de faire ainsi table rase du passé n'est, par de nombreux aspects, qu'un geste sans réelle portée, permettant à Tony de récupérer Pepper, et de donner l'impression de passer à autre chose.

Quand viendra Avengers 2, en effet, Stark aura reconstruit son stock d'armures, et aura rebâti l'Iron Legion, sous forme de drones utilisés pour assurer le maintien de la paix à grande échelle.

Pourquoi retomber dans de tels travers ? Une nouvelle fois, à cause de l'usage qu'autrui aura fait de sa technologie...

Captain America - The Winter Soldier (2014)

Si Stark n'est pas à proprement parler dans le film, sa présence se fait drastiquement sentir : dans sa quête d'assurer la protection de la Terre à une échelle plus grande que la sienne, et d'anticiper d'éventuelles menaces, Tony a accepté d'équiper les helicarriers du SHIELD de sa technologie de propulsion révolutionnaire.

Volant désormais à l'aide des répulseurs Stark, les helicarriers du projet Insight sont plus puissants et maniables que jamais...

... mais ils sont aussi aux mains d'Hydra, et sont donc plus dangereux et meurtriers que jamais.

Encore un poids de plus sur la conscience de Tony Stark, qui se trouve à nouveau (indirectement) responsable des actes de ces criminels... et ce, bien que Captain America les ait neutralisés avant qu'il ne soit trop tard.

On peut deviner qu'après un tel détournement de sa technologie à des fins meurtrières, le besoin obsessionnel de contrôle de Stark a ressurgi, plus intense que jamais, et l'a amené à se concentrer sur ses acquis - et sur l'autre personne en laquelle il a le plus confiance au monde : Jarvis - pour tenter d'assurer la paix dans le monde.

Avengers 2 - Age of Ultron (2015)

Arrive alors le second volet des Avengers.

Toujours aussi préoccupé par la sécurité de la planète, et échaudé par l'échec du Projet Insight, Tony Stark a pris la tête des Avengers, et reconstruit son Iron Legion, mais cette fois-ci, il a choisi de minimiser les risques, et de mettre encore plus de distance qu'avant entre lui et ses Légionnaires : plutôt que de concevoir une armée d'armures surpuissantes, il en a fait des drones moins performants, et entièrement confiés au commandement de Jarvis.

Un Jarvis qui, avec Pepper et Happy, est l'une des constantes de la vie de Stark, et ce depuis des années. Logique, par conséquent, que Tony se tourne vers lui pour l'épauler dans la défense de la planète.

D'autant qu'en parallèle, Stark continue de voir plus grand, et travaille sur des projets à l'échelle de la Terre, au nombre desquels le Projet Ultron. Un projet d'Intelligence Artificielle surpuissante, similaire à Jarvis, et capable de défendre la Terre contre toutes sortes d'envahisseurs et d'agresseurs, terrestres et extraterrestres : de quoi supplanter les Avengers, et assurer une paix mondiale à l'humanité.

Un Projet resté dormant, jusqu'à l'entrée en jeu de Wanda Maximoff. Lorsque cette dernière s'introduit dans l'esprit de Tony, elle le rend en effet spectateur impuissant de ses pires terreurs : la fin du monde, la mort des Avengers, l'invasion de la Terre par des forces extraterrestres qui dépassent l'humanité, et la crainte de ne pas en avoir assez fait pour protéger la planète.

De quoi éradiquer tous les progrès (psychologiques) accomplis par Tony, et le remettre sur une pente des plus glissantes : ébranlé, ses failles et son traumatisme rouverts par cette vision, Stark décide de passer outre l'avis des autres Avengers et de mettre en place Ultron, son "armure à l'échelle de la planète".

Et ce qui devait arriver arriva : alors que Tony envisageait Ultron comme une extension de sa personnalité, Ultron devient conscient, et, en bon fils rebelle, se révolte contre son géniteur. Une nouvelle fois, Stark perd le contrôle de ses inventions, et donne naissance à l'un de ses ennemis, un ennemi qui, au passage, lui dérobe son Iron Legion.

Cette fois-ci, cependant, Stark ne tire aucun enseignement de cette leçon, puisque peu de temps après, il décide de réitérer l'expérience, persuadé que ce second essai sera le bon (l'arrogance et l'impulsivité de Stark n'ont jamais vraiment disparu, ni son besoin de réparer seul toutes les situations problématiques en utilisant son génie). Cette fois-ci, sa création, Vision, est une réussite, une fusion d'Ultron et de Jarvis, qui se range aux côtés des Avengers.

Mais la Sokovie est ravagée, les morts sont nombreux, et ils sont tous plus ou moins imputables aux erreurs de Tony Stark : une situation que Stark ne va pas digérer, et qui va le refaire plonger, alors même qu'il semblait remonter la pente quelques mois plus tôt...

---

Au cours de la Phase 2 du MCU, Tony Stark a connu des hauts, et des bas.

Après les événements de New York, Stark a sombré, et touché le fond. mais c'était pour mieux rebondir, et entamer - dans un premier temps - une reconstruction tant physique que mentale, alors même que Stark faisait de son mieux pour grandir intérieurement.

Malheureusement, tant le retour d'Hydra que l'incident d'Ultron ont fait replonger Stark dans ses pires travers : il tente à nouveau désespérément de protéger le monde grâce à ses inventions, mais chacune de ses tentatives semble se retourner contre lui, et ajouter toujours un peu plus de poids à sa conscience coupable.

Après Ultron, Tony Stark est fragilisé : les pulsions destructrices d'Ultron, construit "à son image", lui font se demander s'il peut réellement avoir confiance en ses décisions et en son instinct. Et si, quand une nouvelle menace galactique frappera à la porte de la Terre, Tony commettait une nouvelle erreur, aux conséquences toujours plus funestes ?

Comme toujours, cette responsabilité pèse beaucoup trop sur Stark, et le milliardaire aimerait pouvoir s'en débarrasser... mais son égo lui souffle constamment qu'il est le seul à pouvoir trouver une solution.

Tiraillé, Stark va alors prendre du recul, et envisager une solution plus administrative... qui va mener à la Civil War.

(à suivre...)

commentaires

Blog Update ! - Mars 2018

Publié le 31 Mars 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Update, Les bilans de Lurdo

Un mois de mars assez tranquille sur le blog des Téléphages Anonymes avec notamment une semaine irlandaise assez sympathique...

#662 : Les Bonnes Soeurs (2017) 2.5/6

#663 : Stone of Destiny (2008) 3/6

#664 : Une Drôle de Fin (2018) 3/6

#665 : Good Kids (2016) 2.25/6

#666 : Little Nicky (2000) 666/6

#667 : SEMAINE ST-PATRICK - Leprechaun : Le Retour de l'Elfe Guerrier (1.5/6) & A Very Unlucky Leprechaun (2.5/6)

#668 : SEMAINE ST-PATRICK - Séduction à l'Irlandaise (3/6) & La Ballade de County Clare (3.5/6)

#669 : SEMAINE ST-PATRICK - Darby O'Gill et les Farfadets (4/6) & La Vallée du Bonheur (3/6)

#670 : SEMAINE ST-PATRICK - Brendan et le Secret de Kells (4.5/6) & Le Chant de la Mer (4.5/6)

#671 : SEMAINE ST-PATRICK - Le Lutin (3/6) & The Yank (1.5/6)

#671b : SEMAINE ST-PATRICK - The Luck of The Irish (3/6), St. Patrick : The Irish Legend (2/6) & Patrick (4/6)

#672 : Coup de Foudre à Seattle (2009) 2.25/6

#673 : Downsizing (2017) 2.5/6

#674 : Battle of the Sexes (2017) 3.5/6

#675 : The Battle of the Sexes (2013) 3.75/6

#676 : Lazer Team (2015) 1.5/6

#677 : Un Voeu pour être Heureux (2009) 1.5/6

#678 : Back In Time (2015) 3/6

#679 : Barry Seal - American Traffic (2017) 3/6

#680 : Pitch Perfect 3 (2017) 2.5/6

#681 : La Forme de L'Eau (2017) 3/6

---

Ce mois-ci, outre une semaine dédiée à la Saint Patrick, qui m'a permis de découvrir un Disney très sympathique que je ne connaissais pas (Darby O'Gill et les Farfadets), ainsi que l’œuvre de Tomm Moore, rien de vraiment mémorable à signaler.

Notamment au niveau des sorties 2017/2018, qui, malgré un buzz certain (je pense notamment à La Forme de l'Eau, et à sa hype démesurée, ou à Downsizing), se sont avérées assez inabouties dans leur écriture, et finalement assez moyennes.

---

Film du mois :

Pas de véritable film du mois à signaler, hormis peut-être le diptyque Brendan et le Secret de Kells/Le Chant de la Mer, deux films d'animation enchanteurs et magiques.

Flop du mois :

À l'identique, pas de véritable flop, ou du moins, rien qui ne soit vraiment inattendu - Lazer Team ou encore Un Voeu pour être Heureux n'allaient pas être des chefs-d’œuvre, et les DTV en tous genres de la semaine irlandaise avaient un budget insuffisant pour rester dans les mémoires... À la limite, Downsizing, qui ne fait rien de vraiment pertinent ou intéressant de son postulat de départ au potentiel pourtant illimité...

---

Au niveau des séries, ce mois de mars a été marqué par deux saisons de Rick and Morty (inventives et agréables à suivre, mais commençant sérieusement à succomber à certains problèmes récurrents des œuvres de Dan Harmon), par la seconde saison de Black Mirror (là-aussi assez inégale et frustrante), par La Fabuleuse Mme Maisel (imparfait, mais tellement attachant et maîtrisé), et par la saison 1 de Westworld, qui commençait bien, mais semble avoir un petit coup de mou dans sa dernière ligne droite...

---

En avril, pas de changement en perspective : les critiques séries et cinéma continuent à la fréquence habituelle, avec notamment quelques sorties récentes, et, en fin de mois, Avengers - Infinity War !

 

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien....

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #681 : La Forme de l'Eau (2017)

Publié le 30 Mars 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Drame, Romance, Fantastique, Histoire

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

La Forme de l'Eau (The Shape of Water) :

En 1962, Elisa Esposito (Sally Hawkins), femme de ménage muette officiant au sein d'un laboratoire secret gouvernemental de Baltimore, découvre que le Colonel Strickland (Michael Shannon) mène des expérimentations sur une créature amphibie (Doug Jones) maintenue captive. S'éprenant aussitôt de cet être étrange, Elisa va alors tout tenter pour le libérer, avec l'aide de Giles (Richard Jenkins), son voisin homosexuel, de Zelda (Octavia Spencer), sa collègue afro-américaine, et du Dr. Hoffstetler (Michael Stuhlbard), un espion russe au grand cœur...

Dernier film de Guillermo Del Toro après le très mitigé (pour être gentil) Crimson Peak, The Shape of Water est un peu l'équivalent pour Del Toro de Les Infiltrés pour Scorsese : ce n'est pas son meilleur film, ce n'est pas son film le plus original, mais c'est celui qui a fini par être reconnu par la critique et par les Oscars, et par être multi-récompensé, un peu "pour l'ensemble de son œuvre".

Pas forcément surprenant, cela dit, tant le climat actuel de l'industrie se prêtait à une célébration des thèmes et des personnages de cette Forme de l'Eau : véritable hymne à l'altérité, à la coopération et à l'acceptation d'autrui, le film (réalisé par un Mexicain) nous montre en effet des exclus (un gay, une muette, une noire, un scientifique russe bienveillant) s'associer pour sauver un être différent de l'exploitation par un homme blanc, hétérosexuel, brutal, représentant du patriarcat et d'une certaine idée de la société américaine capitaliste.

De quoi cocher bien des cases sur le bingo des médias américains actuels ; mais il ne faut pas pour autant soupçonner GdT d'avoir fait là un film spécialement calibré pour décrocher des prix. En effet, la Forme de l'Eau est typique de son réalisateur, et brasse des thèmes récurrents chez celui-ci... au point de paraître assez redondant si l'on a déjà vu les autres métrages de Guillermo.

Car pour être franc, si l'on retire la photographie à dominante jaunâtre/verdâtre, qui peut évoquer le travail de Jeunet/Caro, ainsi que la bande originale de Desplat (qui lorgne parfois sur de l'accordéon à la Yann Tiersen), on se retrouve avec deux heures d'une romance assez moyennement convaincante, très balisée, et qui semble recycler pas mal de poncifs de Del Toro (notamment le méchant, qui renvoie clairement au Vidal du Labyrinthe de Pan, y compris au niveau de sa dégradation physique).

D'ailleurs, il est amusant de constater que, finalement, ce SoW tient autant, à des degrés divers, de La Belle et la Bête (la romance), de L'Étrange Créature du Lac Noir, d'Hellboy, que du Labyrinthe de Pan (le destin d'Elisa est très similaire à celui d'Ofelia), voire même... de la Petite Sirène.

Difficile de ne pas penser à ce dernier récit, en effet, tant Elisa semble un reflet du personnage de la sirène. Ariel (on va utiliser le nom donné par Disney, ça sera plus simple) rêve du monde des humains, tombe amoureuse du Prince, et accepte de tout sacrifier - son monde, son quotidien, et sa voix pour être avec lui... Elisa, elle, évoque une sirène ayant déjà troqué sa voix contre une existence parmi les humains : trouvée dans une rivière, déjà muette, elle arbore des branchies cicatrisées, fait des rêves aquatiques, et ne prend du plaisir que dans l'eau. Lorsqu'elle rencontre la créature (vénérée comme un Prince - ou un Dieu - dans son pays), c'est le coup de foudre, et elle sacrifie tout être avec lui, quitte à le rejoindre dans son monde après avoir été transformée...

Pas forcément surprenant (bis) : Del Toro fait régulièrement dans le conte de fées pour adultes (le conte de fées est ici évident, vue la narration d'ouverture, et le côté adulte est renforcé, pour une fois, par un peu de nudité inhabituelle chez GdT), avec des personnages et des situations très manichéennes, et une forme qui prend bien souvent le dessus sur le fond.

Ce qui fonctionne généralement plus ou moins, en fonction de la distribution, du rythme et de l'histoire. Ici, dans l'ensemble, ça ne fonctionne qu'assez moyennement, principalement parce que la romance au cœur du récit semble étrangement sous-développée et distante, au profit d'un Michael Shannon über-méchant et omniprésent.

Le script se plie d'ailleurs en quatre pour rallonger la sauce, notamment avec l'artifice narratif de la cale sèche, qui permet d'éviter de rendre sa liberté à la Créature pendant près d'une demi-heure, le temps que Strickland mène son enquête et que Shannon domine un peu plus le film de sa présence.

C'est dommage, d'autant qu'en parallèle, le script peine à développer son semblant de propos sur la confrontation passé/présent (cinéma vs télévision, illustrations vs photographies, etc), et que GdT se permet quelques digressions jolies, mais pas indispensables (le numéro de danse en noir et blanc, façon The Artist).

Bref, comme souvent avec Del Toro, c'est visuellement très travaillé (même si le filtre vert sur l'image est assez lassant), mais ça manque gentiment de subtilité, et malheureusement, ce côté assez basique et naïf de l'écriture me laisse assez indifférent. D'autant que le jeu parfois assez maniéré de Sally Hawkins ne m'a pas totalement séduit...

3/6 (mais j'ai parfaitement conscience d'être en minorité à avoir trouvé le film très moyen, voire décevant)

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien....

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #680 : Pitch Perfect 3 (2017)

Publié le 29 Mars 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Comédie, Romance, Musique, Action

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

The Hit Girls 3 (Pitch Perfect 3) :

Trois ans après leur retour fracassant, les Bellas originales se réunissent pour une tournée de spectacles aux armées, aux quatre coins de la planète. Rapidement, une compétition s'instaure alors avec les autres groupes présents lors de cette tournée, tous en lice pour une place en première partie de DJ Khaled. Mais lorsque Fergus (John Lithgow), le père criminel d'Amy (Rebel Wilson), ressurgit dans la vie de sa fille, les choses se compliquent...

Troisième et dernier volet de cette trilogie musicale, ce Pitch Perfect 3 s'avère assez involontairement ironique, compte tenu de sa gestation difficile, et des problèmes rencontrés par la production pour réunir sa distribution : on sent en effet clairement que tout le monde, ici, voulait tourner la page depuis longtemps, et que seule une combinaison de salaires confortables, de voyage autour du monde, de récit plus centré sur les quelques stars de la franchise (adieu tous les personnages secondaires des deux premiers films), et de conclusion définitive à cette "saga" a su convaincre les actrices de remettre le couvert.

Après tout, le film passe de longues scènes à expliquer que le moment est venu de passer à autre chose, et il se finit sur les Bellas qui chantent "Freedom" : les actrices sont enfin libres, tant mieux pour elles.

Suite à un Pitch Perfect 2 surproduit et raté, plus intéressé par le parcours de Hailey Seinfeld et par les pitreries de Wilson que par ses autres personnages établis, il semble clair qu'une mise au point a eu lieu avant le tournage de cette conclusion. Kendrick, reléguée à un rôle secondaire dans le deuxième épisode, repasse au premier plan, et est la "star" du groupe : alors qu'elle était totalement éteinte et indifférente dans PP2, ici, elle semble un peu remotivée.

Idem pour Anna Camp, qui a une sous-intrigue plus développée. Mais malheureusement, si Seinfeld repasse en arrière-plan, avec les autres Bellas qui n'ont que deux-trois répliques dans le film, c'est pour laisser d'autant plus de place à Rebel Wilson.

Une Rebel Wilson désormais en mode action star, puisque le film profite de son passage en Europe pour virer au film d'action, avec slapstick, kidnapping, explosions, un Lithgow sous-exploité, et une Wilson qui fait du kung-fu. Absolument aucun intérêt, pour être franc, d'autant que tout ça est réalisé platement et sans inspiration, à l'instar de tous les numéros musicaux (et que la "grosse qui fait du kung-fu et démolit des méchants", ça a déjà été fait par Melissa McCarthy).

La bonne nouvelle, c'est que ce qu'on perd en artifices et en mise en scène clinquante des chansons, on le gagne en production musicale plus satisfaisante, avec des prestations nettement mieux mixées (d'un autre côté, ça aide que les personnages se produisent désormais avec des micros).

La mauvaise nouvelle, c'est qu'entre chansons quelconques (Toxic de Britney Spears, je ne supporte plus), romances insipides, compétition jamais intéressante (un groupe de pop-punk féminin générique façon Josie et les Pussycats) et digressions inutiles, le film finit par tourner à vide, voulant trop refaire de Kendrick la superstar de cet univers pour vraiment convaincre, et paraissant paradoxalement bâclé, avec son heure et demi de métrage, tout compris.

À nouveau, il est difficile de ne pas se dire que, pour ce Pitch Perfect 3, tout le monde voulait se payer des vacances en Europe, conclure pour de bon cette série de films, et que personne ne s'est particulièrement démené sur ce projet...

2.5/6 (mieux que le 2, en dessous du 1)

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #679 : Barry Seal - American Traffic (2017)

Publié le 28 Mars 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Thriller, Action, Histoire, Comédie, Drame, Biographie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Barry Seal - American Traffic (American Made) :

L'histoire (à peu près) vraie de Barry Seal (Tom Cruise), pilote de ligne recruté par la CIA pour effectuer des allers-retours entre les USA et l'Amérique Latine à la fin des années 70, et qui devient rapidement un trafiquant de drogue à très grande échelle...

Un biopic très romancé et goguenard, non dénué d'un certain cynisme, et qui suit les aventures d'un Cruise au sourire désinvolte durant les années 70/80. Un Cruise qui se laisse porter par les événements et par ce qui lui arrive, un destin qui ne pouvait que mal se terminer, et ce sans même connaître la biographie de Barry Seal avant de voir le film.

Dans l'absolu, pourquoi pas : la distribution est sympathique (ça fait plaisir de voir Sarah Wright-Olsen dans un rôle secondaire), l'époque et le sujet sont intéressants, le ton décalé et le rythme sont appréciables, il y a un gros travail de montage... et pourtant, je ne peux pas dire que j'aie particulièrement accroché au tout.

Probablement à cause de la réalisation de Doug Liman, et de la photographie très particulière et stylisée du tout, qui m'ont immédiatement rebuté. Et aussi du fait que la narration et l'histoire sont tellement décousues qu'on n'en retient pas grand chose, en fin de compte, si ce n'est d'avoir vu Tom Cruise faire de l'avion pendant deux heures, et sourire à des narco-trafiquants et à des agents gouvernementaux.

Alors l'ensemble plaira probablement plus à d'autres personnes plus sensibles au style Liman, mais en ce qui me concerne, je suis un peu resté sur ma faim, ce qui est plutôt dommage, puisque je m'attendais à vraiment adhérer à cette proposition.

3/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #678 : Back in Time (2015)

Publié le 27 Mars 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Documentaire, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Back in Time :

Un documentaire américain sur le film Retour vers le Futur, la dévotion de ses fans, et la lucrative franchise qui a découlé du succès de ce métrage.

Pendant un premier tiers de ces 90 minutes, on se dit que ce documentaire est assez sympathique : concentré sur le premier métrage de la trilogie, le métrage bénéficie d'interviews de presque tout le monde, de Silvestri à Spielberg et Zemeckis, en passant par toute la distribution (Thomas F. Wilson et Crispin Glover exceptés), et par bon nombre d'invités, qui permettent tous de retracer de manière plutôt intéressante la genèse du film, sa production, et son influence.

Et puis soudain, passé la première demi-heure, on a droit à un immense coup de frein, puisque le documentaire s'intéresse alors à la DeLorean, aux fans obsessifs qui la collectionnent et la restaurent, etc. Back in Time devient alors totalement redondant, et assez plat, basculant d'un documentaire sur Retour vers le Futur, à un documentaire sur les fans de Retour vers le Futur. On commence à s'ennuyer, on remarque que le temps commence à passer, et on finit par se dire qu'il ne reste qu'une petite demi-heure pour traiter de Retour vers le Futur 2 et 3, ce qui est peu.

Et effectivement, les deux suites sont résumées par Dan Harmon, interrogé face caméra, et qui, toujours aussi cynique et lourd, nous explique que BTTF 2 et 3 sont de grosses merdes qui n'existent pas (un peu comme les fans d'Indiana Jones qui aiment à faire l'impasse sur le quatrième opus, dont on apprend d'ailleurs que la scène du réfrigérateur provient du script du premier Retour vers le Futur). C'est à peu près là toute l'étendue du traitement critique et du retour sur les deux suites de la franchise, qui sont presque plus ignorées que tous les produits dérivés produits depuis.

Tout au plus le documentaire revient-il sur les innovations technologiques du deuxième film (l'hoverboard, les voitures volantes, etc), mais ça s'arrête là.

Très décevant, en fin de compte, Back in Time ressemble à une ébauche de rétrospective, totalement incomplète, et peu satisfaisante, que ce soit pour les fans ou pour les novices.

Un minuscule 3/6 (et encore, je suis généreux)

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien....

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #677 : Un Voeu pour être Heureux (2009)

Publié le 26 Mars 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Romance, Review, Télévision, Comédie, Hallmark, Fantastique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Un Voeu pour être Heureux (The Wishing Well) :

Dans la petite ville de Small Wells, la seule attraction touristique est un puits à souhaits aux résultats très aléatoires. C'est là que vit Mark Jansen (Jason London), propriétaire du journal local en difficulté financière, et sa fille Abby (Jadin Gould), qu'il élève seule. Bientôt, Cynthia Tamerline (Jordan Ladd), une journaliste new-yorkaise antipathique, arrogante et prétentieuse, arrive en ville pour écrire sur le puits, mais rapidement, un voeu la précipite dans une réalité alternative ; là, elle est la nouvelle employée du journal, et doit faire ses preuves, tout en prenant conscience de ses défauts, afin de changer le cours de sa vie.

Comédie romantique Hallmark assez médiocre, voire même mauvaise, que j'ai eu énormément de mal à terminer.

La faute à un rythme et des dialogues assez maladroits, à un montage mollasson, à une illustration musicale hors-sujet, des bruitages de sonothèque, et à une interprétation globale assez faiblarde (en particulier au niveau de la post-synchronisation).

Jordan Ladd, notamment, surjoue un peu, en plus d'avoir pris un coup de vieux depuis Club Dread (2004) ; bref, on oublie rapidement ce récit prévisible, qui tourne trop rapidement en rond.

1.5/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien....

commentaires

Un film, un jour (ou presque) - INTÉGRALE MARVEL CINEMATIC UNIVERSE - Tony Stark : bientôt la fin ? (première partie)

Publié le 24 Mars 2018 par Lurdo dans Cinéma, Marvel, MCU, Action, Aventure, Fantastique, Science-Fiction, Comédie, Édito

Avengers : Infinity War, la conclusion de 10 années de films Marvel, arrive dans un mois chez nous, et maintenant que notre intégrale MCU est achevée, tournons-nous brièvement vers Tony Stark, la pierre angulaire de cet univers, et intéressons-nous à son évolution...

On ne présente plus Tony Stark : il le fait lui-même. Superhéros, milliardaire, philanthrope, inventeur de génie, playboy... à l'en croire, Tony a tout pour lui. Mais si son évolution, au fil des métrages du MCU, nous prouve bien une chose, c'est que Tony Stark est bourré de problèmes psychologiques, et que depuis le tout premier film de 2008, ces problèmes le rongent progressivement, de manière cohérente et réfléchie en amont par les scénaristes.

Retour sur un portrait psychologique bien plus subtil qu'on veut bien le croire...

Iron Man (2008)

Dans le premier Iron Man, Tony Stark est au sommet de sa gloire : un marchand d'armes richissime, arrogant, flambeur, qui a toujours un bon mot et une réplique mordante à la bouche, et qui profite au maximum de la vie.

Un comportement de sale gosse insupportable, conséquence indirecte d'un état d'un développement psychologique interrompu à l'adolescence, lors de la mort inexpliquée de ses parents. Tony ne s'est jamais remis de cette double disparition, et sa rébellion est depuis, un moyen de compenser ce manque affectif, ainsi que toutes les responsabilités qui lui sont tombées dessus lorsqu'il a hérité des entreprises Stark - des responsabilités dont il s'est toujours défaussé sur Obadiah Stane, ancien collègue de son père et figure paternelle de substitution.

Dans ses rapports avec Pepper, il en va de même : Stark flirte, Stark frôle, mais Stark ne s'engage pas vraiment.

Jusqu'à ce que les terroristes (financés par Stane) capturent Tony. Soudain, tout change pour lui : autrefois insouciant, persuadé d'être invulnérable, et ne songeant jamais aux conséquences de ses actes, Tony est soudain confronté à celles-ci, à sa propre mortalité, et il est directement mis en péril.

Tony doit soudain se transformer et changer, pour espérer survivre et reprendre le contrôle de sa vie : se sentant désormais responsable des effets de ses armes, il choisit de faire le bien.

Mais il le fait de manière simpliste, immature et disproportionnée, en se reposant sur une armure qu'il endosse, et en allant directement casser du méchant. Son comportement reste adolescent et impulsif : il élimine des terroristes, il met en danger des avions de chasse, il règle le problème Stane (un problème dont il est à l'origine, son indifférence et irresponsabilité ayant permis à Obadiah d'avoir le contrôle total de Stark industries) en faisant de nombreux dégâts collatéraux, et... il annonce à toute la planète qu'il est un super-héros chatoyant et triomphant.

Malgré ce qu'il a vécu, Tony reste Tony : flambeur, vantard, arrogant, superficiel, impulsif... mais il a désormais une faille dans son armure d'indifférence - Tony se sait désormais vulnérable, et responsable de la sécurité et de la vie d'autrui. Une faille qui va ne faire que croître au fil des métrages et des mésaventures de ce cher Iron Man. 

Iron Man 2 (2009)

Au début de Iron Man 2, Tony connaît plus que jamais le succès.

Super-héros superstar, il défie le gouvernement, le monde, et flambe de manière toujours plus spectaculaire, affirmant avoir, à lui seul, privatisé la paix dans le monde. Il n'a en fait aucune réelle idée de comment vraiment se comporter en héros, mais il suit son instinct et réagit impulsivement aux menaces, ce qui donne l'impression d'un chien fou totalement incontrôlable, qui n'en fait qu'à sa tête : du Stark typique, qui peut surprendre puisqu'il semblait avoir enfin un peu muri suite à l'épisode de l'Afghanistan...

Mais bien vite, on comprend cette réaction disproportionnée : empoisonné par son générateur, Tony est à l'agonie, conséquence directe de ses décisions dans le premier film. Et comme toujours, lorsqu'il est en position de faiblesse et en difficulté, Stark réagit de manière irréfléchie et instinctive, en se fermant à autrui, et en se réfugiant dans l'alcool, et derrière ses armures.

Pour ne rien arranger, la pression s'accumule sur Stark, et il peine à faire face : outre l'hostilité gouvernementale et militaire (qui veut le priver du contrôle exclusif qu'il possède sur ses armures), le spectre du passé des Stark revient le hanter, avec Ivan Vanko, fils d'un ancien partenaire de Stark Sr, expulsé suite à une dénonciation de ce dernier.

Confronté aux actes passés de son géniteur, qui représente tout ce que Tony Stark déteste symboliquement (sans même parler de la trahison que Stane, autre figure paternelle, a récemment infligée à Stark), et à sa propre arrogance (c'est l'annonce publique de Tony qui a déclenché la colère de Vanko), Tony comprend vite qu'il ne peut survivre seul aux événements déclenchés par ses actions et par ses décisions. 

Ce n'est qu'avec l'aide de Pepper, du SHIELD et de War Machine que Tony triomphe de Vanko et de Justin Hammer ; à l'identique, c'est en acceptant l'héritage de son père (dans ce qu'il a de bon et de mauvais) qu'il est guéri de son empoisonnement au palladium.

Malgré toute son arrogance et son génie, Tony réalise alors que s'il veut pouvoir être un héros, et parvenir à gérer cette responsabilité qui lui incombe désormais, il lui faut un système de soutien externe (notamment Pepper), et qu'il ne peut se refermer sur lui-même, pour endosser seul tout le poids de sa culpabilité, et sauver le monde.

Dès lors, Tony va tout faire pour tenter d'alléger sa peine, et de partager la protection de la planète avec plus fort (et plus efficace) que lui... en commençant par rejoindre les Avengers.

Avengers (2012)

Dans le film Avengers, rien ne va plus. Désormais partie prenante du programme Avengers, un moyen pour lui de ne plus être seul, et de ne plus se sentir unique responsable de la planète, Tony se laisse lui aussi manipuler par Loki, et par l'atmosphère de chaos qui enveloppe alors l'équipe.

Comme d'habitude, sa nonchalance, sa grande gueule, et son impulsivité, l'amènent à se mettre le reste de l'équipe à dos, et ses coéquipiers lui disent leur quatre vérités en face : de quoi ébranler suffisamment Stark pour l'inciter, lorsque le moment de vérité arrive, à se sacrifier pour l'humanité, et à emmener un missile nucléaire dans l'espace. Son dernier geste, avant de mourir : appeler Pepper, pour une dernière déclaration d'amour, concrétisant ainsi le progrès effectué par le couple dans Iron Man 2.

Seulement voilà : malgré son geste indubitablement héroïque (n'ayant autrefois qu'une conception égocentrique et très vague de l'héroïsme, Tony choisit ici de se montrer digne de ses coéquipiers, et de se sacrifier pour la planète), Stark est sauvé in extremis, et plus que jamais, il prend conscience de sa place dans l'univers.

Autrefois "roi" de son monde et seul garant de la paix mondiale, Tony n'est désormais plus rien à l'échelle de la galaxie, une galaxie peuplée de créatures toutes-puissantes, de magie, de dieux, etc.

Alors qu'il cherchait à tout prix un moyen de se soulager des responsabilités qu'il s'était imposées, et qu'il pensait avoir trouvé un moyen de partager cette charge avec les Avengers, voilà que Stark se rend compte que les Avengers sont à peine suffisants, et que l'univers est immense et hostile.

Bien qu'il soit protégé par son armure, et qu'il ait survécu à la pire menace que la Terre ait connu, les failles de Tony Stark s'agrandissent, et un stress post-traumatique s'installe (ou plutôt, s'amplifie depuis l'Afghanistan).

Dépourvu de tout contrôle sur les forces que les Avengers affrontent, conscient que rien ne peut préparer les humains à ce qui les attend, Tony ne sait plus vraiment comment réagir, et cela va s'avérer une part cruciale de ce qu'il va devenir dans Iron Man 3.

---

Au terme de la Phase 1 du MCU, Tony Stark a muri : de marchand d'armes immature, arrogant et insouciant, il est devenu un véritable héros prêt à se sacrifier pour l'humanité. Mais il reste un héros miné par d'innombrables failles psychologiques, de la perte de ses parents à une nécessité pathologique de contrôler sa vie (et sa technologie) et de protéger le monde.

Comme Atlas avant lui, Tony porte le poids du monde sur ses épaules, son "coming-out" en tant que super-héros semblant être le déclencheur d'une vague d'événements toujours plus dangereux et spectaculaires.

De quoi largement affaiblir l'esprit d'un Stark déjà instable, pour le faire plonger dans la dépression...

(à suivre...)

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #676 : Lazer Team (2015)

Publié le 23 Mars 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, YouTube, Science-Fiction, Fantastique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Lazer Team :

Depuis des décennies, le gouvernement américain est en contact avec des entités extraterrestres bienveillantes, inquiètes pour l'avenir de la Terre. Afin de préparer le peuple humain à une éventuelle attaque hostile, ces aliens envoient une armure composite surpuissante sur Terre, armure destinée à un super-combattant entraîné depuis sa naissance (Alan Ritchson). Mais à son arrivée, l'armure est découverte par quatre incapables (Brunie Burns, Gavin Free, Michael Jones, et Colton Dunn) qui récupèrent chacun une pièce de cet équipement : un bouclier, un casque, une arme, et des bottes. Désormais dotés de super-pouvoirs, ce quatuor de bras cassés va devoir travailler avec le gouvernement pour sauver la Terre d'une menace venue des étoiles...

Un long-métrage indépendant financé via IndieGogo (sorti en salle et sur YouTube Red, la plate-forme payante de YouTube) et réalisé/écrit/interprété par le collectif Rooster Teeth, plus connu pour sa série de courts-métrages Red vs Blue.

Malheureusement, ce sont là les limites de ce projet, qui lorgne très fortement vers un Pixels ou un Voisins du Troisième Type : les effets spéciaux sont assez réussis (pour ce que c'est), mais on est en terrain tellement balisé et peu inspiré que le film tombe trop souvent à plat pour être intéressant, d'autant que l'humour des Rooster Teeth est globalement puéril et générique, à base de slapstick et de vannes bas de plafond.

Pas grand chose à voir ici, donc, hormis un quatuor de leads dynamique et motivé, qui fait vraiment de son mieux pour porter ce script faiblard et mollasson sur ses épaules, sans vraiment y parvenir.

1.5/6

(m'enfin, c'est typiquement le genre de film qui va recevoir un accueil triomphal de la part des fans de Rooster Teeth, lesquels critiqueront alors tous ceux qui n'auront pas aimé car "ce n'est pas un film pour vous, vous êtes trop vieux/trop cons/trop sérieux pour comprendre". Un peu à l'instar de ce qui s'est passé pour Not Cool.)

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien....

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #675 : The Battle of the Sexes (2013)

Publié le 22 Mars 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Documentaire, Sport, Histoire, Biographie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

The Battle of the Sexes :

Un documentaire accompagnant parfaitement le film sorti cette année, puisqu'il en retrace littéralement les grandes lignes (au point de faire double emploi), tout en approfondissant certains aspects survolés ou ignorés dans le long-métrage.

Alors que ce dernier faisait du personnage de Bobby quelqu'un de particulièrement pathétique et misérable, on prend ici nettement l'ampleur de son succès, notamment auprès des femmes, une fois que son numéro de pseudo-macho chauviniste a commencé à trouver de l'écho dans la presse.

Alors certes, le Bobby Riggs original était nettement plus décati que Steve Carell (mais d'un autre côté, on s'aperçoit vite que le syndrome "bio-pic hollywoodien" a encore frappé, et que tous les personnages sont nettement plus séduisants dans le film de 2017 qu'en réalité), mais on comprend aussi nettement mieux qu'il était très malin, et qu'il manipulait constamment tout le monde, ne se lançant jamais dans un pari ou un défi sans être sûr de gagner.

C'est probablement à cause de cela qu'aujourd'hui encore, bon nombre de personnes pensent qu'il a volontairement perdu ce match, tout en pariant de grosses sommes sur cette défaite, afin de rembourser des dettes considérables qu'il avait envers la pègre. Une théorie qui n'est ni abordée ici, ni dans le long-métrage, mais qui a apparemment des arguments relativement probants.

On comprend aussi mieux le personnage incarné par Sarah Silverman, qui n'était pas que la représentante des tenniswomen révoltées, mais aussi la créatrice du plus célèbre magazine de tennis au monde, et donc une femme aux innombrables contacts, et à l'influence conséquente.

De manière générale, à contrario du film, ce documentaire se concentre vraiment sur l'affrontement Riggs/King, et sur son impact direct et indirect sur la cause féminine : une fois débarrassée de toutes les digressions relationnelles et émotionnelles du film de 2017 (vaguement abordées ici au détour de deux phrases), on perçoit mieux la symbolique sociétale de ce match, et on parvient mieux à cerner ce qu'il a pu apporter à ce sport.

Ça reste beaucoup de bruit fait autour d'un gros coup publicitaire monté de toutes pièces, mais ça aide à replacer dans son contexte historique.

Dommage que cela passe par des effets de montage vidéo et sonore, ainsi que par des plans de coupe,tous  globalement assez artificiels et forcés, qui affaiblissent le tout plus qu'ils ne le renforcent. Et je ne parle même pas des moments "reconstitution avec des acteurs", heureusement assez brefs.

3.75/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien....

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #674 : Battle of the Sexes (2017)

Publié le 21 Mars 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Biographie, Drame, Histoire, Sport, UK, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Battle of the Sexes :

En 1973, alors même qu'elle commence à peine à assumer son homosexualité dans les bras de Marilyn (Andrea Riseborough), Billie Jean King (Emma Stone), meilleure tenniswoman de la planète, décide de s'engager dans un combat contre le sexisme de sa fédération nationale, réclamant salaire égal pour travail égal. Et pour prouver qu'elle vaut autant que n'importe quel joueur, elle accepte d'affronter Bobby Riggs (Steve Carell), ancien champion de tennis provocateur, manipulateur et showman sexiste, dans un match qui fera date dans l'histoire de la télévision américaine....

Un biopic anglo-américain gentillet et inoffensif, réalisé par le duo à l'origine de Little Miss Sunshine et de Elle s'appelle Ruby, et au sujet qui résonne plutôt bien aujourd'hui, avec ses thèmes d'égalité, de parité, de féminisme, d'homosexualité, de sexisme, etc.

Malheureusement, ça s'arrête un peu à ça, puisque si le tout est très bien interprété (d'ailleurs, il y a d'innombrables visages familiers parmi les seconds rôles, ça fait plaisir : Sarah Silverman, Bill Pullman, Alan Cumming, Natalie Morales, Eric Christian Olsen, Chris Parnell, John C. McGinley), et que les deux heures se regardent très facilement, BotS manque d'un réel point focal, s'éparpille, et peine à exister au delà de la surface de son message et de ses thèmes : on devine qu'il y a plus à dire, qu'il existe probablement des approches plus intéressantes et pertinentes, mais que le film se contente de dérouler son histoire sans trop vouloir sortir des sentiers battus, en jouant fortement la carte du sentiment et de l'émotion.

King, est ainsi présentée comme une joueuse féministe et militante, mal à l'aise dans sa peau, rongée de doutes quant à sa sexualité, mais décidée à imposer la parité dans son sport, coûte que coûte, quitte à se donner en spectacle. Bobby, lui, est  montré comme un pseudo-sexiste raté et pathétique, parieur invétéré qui voit là une occasion de se refaire, quitte à en faire trois tonnes et à se ridiculiser ; C'est bien, tout ça, mais paradoxalement, le tennis passe totalement à la trappe, tant tout se concentre sur les personnalités de deux protagonistes, sur leurs vies privées, sur les problèmes qu'ils rencontrent, sur leurs hésitations, etc, plus que sur les enjeux pour leur sport.

La passion du tennis, le contexte sociétal plus large, tout ça, finissent par être éclipsés par la vie personnelle des protagonistes, et quand arrive le grand match, le tout finit par être très plat, sans imagination ni ampleur, avec des doublures visibles, et un suspense forcément inexistant. La réalisation, d'ailleurs, manque régulièrement d'énergie ou d'originalité, avec des cadrages ultra-serrés sur les visages dès que l'émotion est censée poindre le bout de son nez.

En fait, on a l'impression d'un biopic agréable et compétent, mais très anecdotique et manquant un peu de subtilité dans l'écriture ; un film parfait pour décrocher des récompenses, mais qui reste à la surface des choses, donnant beaucoup trop d'importance à ce qui ressemble, ni plus ni moins, à un coup publicitaire guère différent de ce que Andy Kaufman a fait avec des catcheuses, quelques années plus tard.

Cela dit, ça m'a donné envie d'en savoir plus, et donc, dès demain, je passe au documentaire de 2013 détaillant cette "Guerre des Sexes" de 1973...

3.5/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

commentaires
<< < 10 20 30 40 50 60 70 80 81 82 83 84 85 86 87 88 89 90 100 > >>