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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #cinema catégorie

Un film, un jour (ou presque) #391 : Kick-Ass 2 (2013)

Publié le 26 Août 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Kick-Ass 2 :

Les actions passées de Dave (Aaron Taylor-Johnson) et de Mindy (Chloë Grace Moretz), alias Kick-Ass et Hit-girl, ont fini par inspirer toute une communauté d'apprentis-justiciers des rues. Malheureusement pour le duo, elles inspirent aussi Chris (Christopher Mintz-Plasse) à se tourner vers le côté obscur de la Loi, afin de venger son père. Et alors que Mindy tente, de son côté, de retrouver une vie normale, Dave et sa bande de justiciers du dimanche sont confrontés aux criminels psychopathes engagés par Chris, qui s'est rebaptisé le Motherfucker...

J'ai déjà vu ce film. Si, si, à sa sortie, en 2013. Malheureusement, je n'en garde absolument aucun autre souvenir que la présence imposante (et convaincante dans les scènes d'action) de Mother Russia... et les abdos de Lindy Booth.

C'est dire combien cette suite m'a marqué. D'un autre côté, cependant, ce n'est pas vraiment étonnant : à la base, j'ai beaucoup de mal avec Mark Millar et son oeuvre. L'auteur est très doué pour donner naissance à des concepts alléchants, mais qui rapidement, et d'autant plus lors de leur passage sur grand écran, sombrent dans ses gimmicks habituels : ultra-violence, vulgarité, cynisme, transgression gratuite et assez adolescente dans l'âme, immaturité, etc (sans oublier une tendance à répéter ses idées qui marchent, et à les décliner sous plusieurs variantes).

C'était déjà ce qui me dérangeait dans le premier opus cinématographique de Kick-Ass, une adaptation clinquante, flashy, poseuse, et débordant de fanservice de l'oeuvre de Millar (pas aidée par un rythme assez inégal, souvent symptomatique des premiers films de Matthew Vaughn), et qui fétichisait de manière assez discutable le personnage interprétée par Chloë Grace Moretz.

Ce qui m'amène à mon second problème principal avec Kick-Ass : Chloë. Là où tout le monde s'extasiait (et fétichisait donc) Hit-Girl, "parce qu'une fillette qui massacre à tour de bras et qui parle vulgairement, c'est trop rebelle et transgressif", moi, je trouvais son interprétation médiocre et forcée, et je ne croyais pas du tout à son personnage.

D'où problème, avec cette suite, qui adapte de manière ultra-fidèle les mini-séries Hit-Girl et Kick-Ass 2... puisque là où le premier film adoptait le point de vue de Dave, le référent direct du spectateur geek, et suivait son histoire, ici, le métrage est presque plus souvent centré sur Hit-Girl. Ou plutôt, sur Hit-Girl au lycée, avec tout ce que ça entraîne de scènes de couloirs insipides, de mean girls, etc... un vrai handicap hérité de Hit-Girl, donc, et qui affaiblit le récit, déjà handicapé par une structure assez éparpillée, ainsi que par un manque cruel d'originalité et de punch.

La plupart des rebondissements sont en effet téléphonés, le script se prend beaucoup trop au sérieux, et finit par succomber aux clichés plus qu'il ne les détourne ou ne s'en amuse. On sent de plus que Vaughn n'est plus derrière la caméra, puisque le tout manque de l'énergie impertinente du premier opus.

En somme, un film encore moins subtil que l'original, et qui, malgré les efforts du cast, et une adaptation parfois à la case près, finit par tomber assez souvent à plat... notamment lorsqu'il amène au forceps un début de romance Hit-Girl/Kick-Ass, sur la fin.

3/6 pour le premier opus, 2.25/6 pour cette suite (principalement parce que le dernier quart d'heure n'est pas désagréable)

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Un film, un jour (ou presque) #390 : Coup de Foudre avec une Star (2016)

Publié le 25 Août 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Romance, Jeunesse, Télévision, Hallmark

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Coup de Foudre avec une Star (Date With Love) :

David (Quinn Lord), un jeune lycéen, n'a personne pour aller au bal de sa promotion. Désespéré, il copie alors les vers d'un poème écrit par son instituteur, Mr. Walsh (Andrew W. Walker), et publie une vidéo en ligne, demandant à une star hollywoodienne de l'accompagner au bal. Justement en pleine crise de relations publiques, Alex (Shenae Grimes-Beech), la star en question, accepte aussitôt, mais lorsqu'elle croise le chemin de Mr. Walsh, son coeur s'emballe...

Rom-com Hallmark diffusée fin mai dernier, et qui étrangement, ressemble presque plus à un script de Disney-com qu'à un téléfilm habituel Hallmark : entre l'ouverture du film sur l'ado et sa meilleure copine (Bailee Madison) qu'il ne remarque pas, toutes les références aux teen movies des 80s (rien que l'école s'appelle John Hughes High School), le fait que tout tourne autour des deux adolescents, et se déroule dans un lycée, etc, on est vraiment en grande partie dans de la teen comedy assez balisée, mais pas forcément désagréable.

Sauf que c'est une teen comedy qui, en plus, doit accommoder les clichés de la romance made in Hallmark, en se concentrant plus que de mesure (mais pas forcément totalement assez) sur les deux adultes de service. Shenae Grimes-Beech et Andrew Walker (deux nouveaux favoris de la chaîne, visiblement, déjà là lors de la saison de Noël dernier, avec le très moyen Christmas Incorporated  et le déjà un peu meilleur Dashing Through The Snow) ont une alchimie convaincante, leurs personnages ne sont pas trop mal écrits, mais on n'évite malheureusement pas le gros cliché du quiproquo de troisième acte, tellement habituel et usé qu'il en est agaçant.

Au final, une rom-com mâtinée de teen-com, qui n'est pas forcément suffisamment l'une ou l'autre, et se retrouve un peu le fessier entre deux chaises... sans que ça ne soit forcément très dommageable au final, puisque ça change un peu de la routine. Un peu.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #389 : Criminal (2004)

Publié le 24 Août 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Thriller, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Criminal :

À la recherche d'un nouveau partenaire pour l'aider dans ses arnaques, Richard Gaddis (John C. Reilly) recrute Rodrigo (Diego Luna), un petit criminel sans envergure, mais avec du charisme. Leur plan : vendre un bon au porteur rarissime et contrefait à un collectionneur (Peter Mullan). Mais les choses se compliquent progressivement, notamment lorsque Valerie (Maggie Gyllenhaal), la soeur de Gaddis, devient partie prenante de cette arnaque.

Un long métrage d'arnaque, remake du film argentin Les Neuf Reines (2000), et qui s'avère plutôt agréable à suivre pendant une heure, avant de se désagréger progressivement, au fil de rebondissements improbables, et d'un final en forme de retournement de situation malheureusement beaucoup trop prévisible.

En même temps, c'est bien là le problème de ces films d'arnaques qui laissent volontairement plein de zones d'ombre dans leur récit : on s'attend toujours à un twist final, ou à ce que l'un des deux protagonistes tente d'arnaquer l'autre, avec un big reveal spectaculaire à la clef. Et donc, forcément, lorsqu'il se produit, il a l'effet inverse à celui escompté...

M'enfin bon, Maggie était adorable, comme d'habitude, c'est toujours ça de gagné.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #388 : He Never Died (2015)

Publié le 23 Août 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Fantastique, Action

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

He Never Died :

Solitaire, asocial, et misanthrope, Jack (Henry Rollins) mène une existence de reclus, ne s'occupant que de ses affaires, et ne sortant de chez lui que pour se fournir en sang frais, pour jouer au bingo, et pour passer brièvement au diner local, où il a tapé dans l'oeil de Cara (Kate Greenhouse), une serveuse intriguée. Car Jack est un homme plein de mystères : il semble invulnérable, arbore d'étranges cicatrices dans son dos, et lorsqu'il n'a pas sa dose de sang ou de chair fraîche, il devient incontrôlable... une situation problématique, notamment lorsqu'il se découvre une fille (Jordan Todosey), et que celle-ci est enlevée par des criminels locaux...

Un film fantastique qui n'est pas inintéressant, mais qui s'avère aussi un peu frustrant de par son approche minimaliste du genre : le budget était clairement limité, et on a un peu l'impression, quand arrive la fin, qu'il reste énormément à raconter... mais néanmoins, le tout fonctionne plus ou moins.

Le jeu volontairement raide, monotone et distant de Rollins sied bien à son personnage, "Jack" est charismatique, et l'univers dépeint ici est intéressant ; dommage cependant que le rythme ne soit pas forcément là, et que les scènes d'actions soient plutôt limitées et médiocres.

Dommage, en effet, car avec un réalisateur plus aguerri ou talentueux, capable d'iconiser son protagoniste principal, on aurait pu tenir là un bon équivalent des The Crow et autres films cultes des années 80/90...

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #387 : Dredd (2012)

Publié le 22 Août 2016 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Review, Action, Policier, Science-Fiction

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Dredd :

Dans un futur post-apocalyptique, MegaCity, une métropole gigantesque, est en proie à une criminalité rampante. Seuls les Juges, des officiers servant à la fois de juges, de jurés et de bourreaux, peuvent s'opposer aux criminels, et parmi eux, Dredd (Karl Urban) est le plus redouté. Mais lorsque Dredd et Cassandra (Olivia Thirlby), une apprentie-Juge aux pouvoirs de télépathie, sont pris au piège dans un immeuble contrôlé par le gang de Ma-Ma (Lena Headey), une dangereuse trafiquante de drogues, les deux Juges vont devoir se battre pour survivre et pour faire régner la Loi et l'Ordre...

Ma première réaction à la vision de ce Dredd, à sa sortie, face à une hype considérable qui parfait de classique instantané, avait été une indifférence polie.

Le tout m'avait paru assez fauché et étriqué, malgré l'évidente bonne volonté et les efforts très clairs pour proposer quelque chose de violent et de fidèle à la bande dessinée, tout en s'éloignant un maximum du blockbuster de Stallone.

Mais le film se trouvait malheureusement beaucoup trop le cul entre deux chaises pour me convaincre : pas assez réaliste (trop d'effets de style inutiles, uniquement là pour la 3D ; la violence trop caricaturale et sanguinolente ; l'interprétation forcée d'Urban et des autres acteurs) et pas assez comics (manque considérable d'ampleur, costumes très moyens, maquillages et effets visuels contrastant trop avec l'environnement réaliste dans lequel les personnages évoluent) à la fois.

En revoyant aujourd'hui le film, et en sachant à quoi m'attendre, ça passe mieux. Les problèmes qui m'avaient dérangés à l'époque sont toujours présents, impossibles à ignorer, et ce métrage a toujours des allures de pilote de série tv "Dredd & Anderson", mais le tout finit par apparaître sympathique, voire même assez réussi dans certains plans.

Dommage que le film n'ait pas été plus homogène...

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #386 : Agents Presque Secrets (2016)

Publié le 19 Août 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Thriller, Action, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Agents Presque Secrets (Central Intelligence) :

Adolescent bon-vivant et en surpoids, Robbie Weirdicht a passé toute sa scolarité à être maltraité par tous ses semblables, sauf Calvin Joyner, l'athlète superstar du lycée, au futur tout tracé. 20 ans après, cependant, la carrière décevante de CJ (Kevin Hart) est au point mort, et alors que la réunion des 20 ans de sa promotion approche, il fait la connaissance de Bob Stone (Dwayne Johnson), la nouvelle identité de Weirdicht, devenu super-agent de la CIA, à la musculature et à la carrure impressionnantes. Mais Bob est en cavale, accusé d'avoir tué son partenaire, et d'avoir volé des codes essentiels à la défense nationale des USA...

Une buddy comedy amusante, sans plus, qui vaut principalement pour le contraste entre The Rock colossal, et Hart minuscule.

Les quelques caméos sont sympathiques, les deux hommes s'entendent bien à l'écran, le script est efficace (bien qu'assez basique), et la distribution secondaire est bien trouvée... mais dans l'ensemble, c'est vraiment une buddy comedy standard, aux scènes d'action assez moyennes, et qui évoque étrangement par moments The Do-Over de Sandler.

Cela dit, si The Rock a un peu tendance à surjouer çà et là (c'est le rôle qui veut ça), le script a le bon goût de laisser planer le doute sur son honnêteté, et ce jusqu'au bout, donc c'est toujours ça de pris.

Un très petit 3/6 (parce que la tagline de l'affiche est vraiment bien trouvée, et que le duo principal est attachant)

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Un film, un jour (ou presque) #384 : Les Demoiselles d'honneur s'en mêlent (2010)

Publié le 17 Août 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, ABC Family, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Les Demoiselles d'honneur s'en mêlent (Revenge of the Bridesmaids) :

De passage dans leur petite ville natale du sud des USA, Abigail (Raven-Symoné) et Parker (JoAnna Garcia), deux New-Yorkaises, découvrent que leur amie d'enfance Rachel (Chryssie Whitehead) est la demoiselle d'honneur de Caitlyn (Virginia Williams), riche héritière qu'elles connaissent depuis toujours. Seul problème : Rachel est dévastée, car Caitlyn épouse son ex-fiancé Tony (Lyle Brocato). Agacées par ce mariage de raison, et par la famille prétentieuse de la mariée, Abigail et Parker décident alors de s'improviser demoiselles d'honneur, et de faire capoter cette union problématique...

Une comédie ABCFamily qui repose principalement sur l'excellent duo Raven-Symoné & JoAnna Garcia, qui font une paire très sympathique et attachante, à l'alchimie indubitable. D'ailleurs, le casting dans son ensemble est assez réussi, avec de nombreux seconds-rôles amusants (Brittany Ishibashi, notamment)...

Quel dommage alors que le film ne conserve pas son énergie et son rythme de manière satisfaisante et homogène : on se retrouve ainsi devant un métrage soufflant le chaud et le froid, alternant moments de comédie décomplexée (souvent portés par Raven) et moments relationnels plus sérieux et quelconques. Vraiment dommage.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #383 : Bang Bang Baby (2014)

Publié le 16 Août 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Musique, Science-Fiction

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Bang Bang Baby :

Stepphy (Jane Levy), une jeune adolescente travaillant dans le garage de son père, aimerait beaucoup devenir une chanteuse célèbre, et partir pour New York ou Hollywood. Mais dans sa petite ville des années 60, les opportunités sont rares, et entre son père alcoolique (Peter Stormare), et les avances assez insistantes de Fabian (David Reale), l'avenir de Stepphy est des plus grisâtres... du moins, jusqu'à ce que le chanteur de ses rêves, Bobby Shore (Justin Chatwin) tombe en panne en ville, alors même qu'un incident technique à l'usine chimique locale inonde la communauté d'un gaz mutagène...

Un hybride comédie musicale/science-fiction made in Canada, et qui donne fortement l'impression d'avoir été, initialement, conçu comme un spectacle scénique, tant l'économie de décors (inhérente aux petits-budgets, certes) et de personnages, le huis-clos, et bien sûr le format musical, donnent l'impression d'un pièce filmée. Ce qui n'est pas forcément redondant, d'autant qu'un film comme Reefer Madness (ou encore Hairspray), par exemple, a prouvé qu'il était toujours possible de produire au cinéma de bonnes comédies musicales adaptées des planches.

Malheureusement, ici, le résultat est particulièrement mitigé. Au niveau de la distribution, d'abord, si Jane Levy est excellente (et chante plutôt bien), Stormare fait son truc habituel, et Chatwin ne fait aucune impression (d'autant qu'il ne chante apparemment pas) ; ensuite, se pose un problème plutôt gênant : musicalement, il n'y a pas une mélodie accrocheuse, pas une chanson mémorable. Il ne reste donc, pour vraiment intéresser le spectateur, que l'histoire ; une histoire pas assez rythmée, et dont le contenu métaphorique/allégorique est par ailleurs transparent et prévisible.

Il ne faut en effet pas bien longtemps pour remarquer que c'est à partir d'un certain moment bien précis que tout le film bascule dans la science-fiction et dans l'improbable. Il suffit alors d'en tirer les conclusions appropriées, et le reste du film s'avère alors cousu de fil blanc : sans que ce soit mal fait ou inintéressant, Bang Bang Baby se résume alors à "tout ça pour ça ?", et aurait mérité d'être un peu plus maîtrisé et percutant.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #382 : Guidance (2014)

Publié le 15 Août 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Canada, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Guidance :

Ancien enfant-star à la carrière au point mort, homosexuel refoulé mais flamboyant, alcoolique, et souffrant d'un cancer de la peau qu'il refuse de soigner, David (Pat Mills) décide de jouer le tout pour le tout, et se fait passer pour un conseiller d'orientation afin de se faire embaucher dans un lycée. Aussitôt, ses habitudes excentriques et improbables le rendent particulièrement populaire auprès des élèves, pour le meilleur et pour le pire...

Une comédie acide canadienne réalisée, écrite et interprétée par Pat Mills, qui s'avère un film assez divertissant pendant une bonne heure : du 4/6, donc, assez prévisible mais sympathique.

Malheureusement, le dernier quart d'heure - le renvoi et la cavale en compagnie d'une élève - est trop inégal et catapulté pour convaincre, ce qui rabaisse la note d'un demi-point.

3.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #381 : Quand la demoiselle d’honneur s’en mêle (2016)

Publié le 12 Août 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Hallmark, Comédie, Romance

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Quand la demoiselle d’honneur s’en mêle (Wedding Bells) :

Lorsque des problèmes financiers remettent en question le mariage de Amy et James (Tammy Gillis et Christopher Russell), Molly (Danica McKellar) et Nick (Kavan Smith), respectivement demoiselle et garçon d'honneur, décident de tout faire pour trouver une solution. Le duo - que pourtant tout sépare - choisit alors de remettre en état l'auberge autrefois tenue par le père acariâtre de Nick, Charlie (Bruce Boxleitner), pour en faire le lieu de la cérémonie. Mais progressivement, alors que Molly et Nick apprennent à se connaître, ils se rapprochent de plus en plus...

Du bon et du moins bon dans cette comédie romantique Hallmark de juin dernier.

Le bon, c'est Danica McKellar, attachante comme toujours, et dont le duo avec Kavan Smith fonctionne plutôt bien (Kavan s'empâte un peu et sa coupe de cheveux est ratée, mais il a une nonchalance qui se marie bien avec l'énergie de McKellar) ; c'est aussi la relation entre Nick et son père, assez touchante, et bien interprétée ; et c'est enfin l'environnement où se déroule le métrage, une jolie ferme/auberge verdoyante, qui fait un décor tout à fait charmant.

Le moins bon, c'est le titre ultra-banal et générique ; c'est le couple d'amis, insipide et même assez agaçant ; c'est le scénario un peu baclé sur la fin, avec demande en mariage et cérémonie précipitées ; c'est enfin le script dans sa globalité, un peu trop forcé et capillotracté pour vraiment fonctionner et paraître crédible.

Bref, des qualités et des défauts, mais le tout parvient néanmoins à être suffisamment enlevé pour ne pas ennuyer, d'autant que son couple principal est assez sympathique.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #380 : Tarzan (2016)

Publié le 11 Août 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Aventure

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Tarzan (The Legend of Tarzan) :

John Clayton III, alias Tarzan (Alexander Skarsgård), a quitté l'Afrique depuis plus de 10 ans, pour retourner en Angleterre avec son épouse Jane. Mais Leon Rom (Christoph Waltz), envoyé du Roi Leopold, a échafaudé un plan machiavélique : en échange d'un accès illimité à des mines de dimants légendaires, il promet à un vieil ennemi de Tarzan de ramener ce dernier en Afrique, et de livrer la tête de Tarzan sur un plateau...

Je ne sais pas s'il fallait attendre grand chose de ce Tarzan : un héros aussi daté et controversé (car avec lui se posent d'innombrables problèmes de racisme, de colonialisme, etc), un réalisateur aussi insipide et quelconque (David Yates n'a que rarement le sens du rythme, et il n'a aucune personnalité derrière la caméra), un acteur principal assez peu expressif (cela dit, Tarzan doit avoir une salle de musculation ultra-moderne dans son manoir anglais, vus ses abdos ; idem pour tous les membres de la tribu africaine aux muscles saillants et découpés), un spécialiste des rôles de méchants qui sombre dans l'auto-parodie, un compositeur d'entrée de gamme, et de manière générale, un projet que personne n'avait demandé...

Sans surprise, donc, le résultat est à la hauteur de ces non-attentes : un blockbuster mou, terne (visuellement, tout est gris ou délavé), mal monté (dès que l'action commence, on a droit à des ralentis et à des coupes étranges dans le mouvement), aux effets spéciaux particulièrement inégaux (les singes de la tribu de Tarzan, notamment, semblent hésiter, au gré des plans, entre le simili-gorille, et le chimpanzé stéroïdé ; les incrustations sur fond vert sont souvent assez laides ; et les doublures numériques, elles, sont assez voyantes, notamment lorsque les personnages se balancent au bout de lianes de plusieurs kilomètres de long), et au héros étrangement incompétent, qui passe son temps à se faire assommer et capturer, en plus d'arborer en permanence un air dépressif.

Mais le vrai problème reste tout de même le cruel manque d'énergie du film, pas aidé par des flashbacks récurrents qui cassent toute montée en puissance.

Vraiment dommage, car les idées à la base du récit ne sont pas mauvaises, Margot Robbie et Sam Jackson sont toujours agréables à l'écran, et que quelques moments fonctionnent plus ou moins, mais dans l'ensemble, c'est vraiment médiocre et fade au possible.

2/6 (au moins, ce n'est pas trop long)

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Un film, un jour (ou presque) #379 : These Final Hours (2013)

Publié le 10 Août 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Drame, Science-Fiction, Fantastique, Australie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

These Final Hours :

Alors qu'un phénomène cataclysmique ravage la Terre pays après pays, en Australie, James (Nathan Phillips) quitte sa maîtresse enceinte (Jessica De Gouw), pour rejoindre sa petite-amie officielle (Kathryn Beck) à la fête organisée par le frère de celle-ci, dans son immense villa. Mais en chemin, il sauve la petite Rose (Angourie Rice) de deux violeurs et, bon gré mal gré, il la prend sous son aile, et va tenter de la ramener chez ses parents avant que le monde ne touche à sa fin...

Une sorte de The Last of Us sans infectés, et avec des accents australiens en plus, ce These Final Hours s'avère une excellente surprise, imparfaite, mais néanmoins tour à tour amusante, touchante et fascinante.

La relation qui se tisse entre James et Rose se reflète dans l'attachement que l'on éprouve rapidement pour ce duo improbable, et si le déroulement de l'histoire est somme toute assez prévisible (quand le postulat de départ, c'est "la Terre n'a plus que 12 heures à vivre", on se doute de comment ça va se terminer), le métrage reste suffisamment rythmé et maîtrisé pour emporter l'adhésion.

Sans compter l'interprétation impeccable de la grande majorité des acteurs, Nathan Phillips et Angourie Rice en tête. Décidément, entre ce film et The Nice Guys, cette petite devrait aller loin dans le métier...

4.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #378 : The Decoy Bride (2011)

Publié le 9 Août 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Romance, Comédie, UK

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

The Decoy Bride :

Traqués par les paparazzis, l'actrice Lara Tyler (Alice Eve) et son fiancé, l'auteur James Arber (David Tennant) ne parviennent pas à se marier en paix. C'est alors que leurs publicistes ont une idée : tenir le mariage sur l'île de Hegg, en Écosse, lieu où se déroule l'action du best-seller de James. Sur place, ils engagent alors Katie (Kelly MacDonald), une fille du pays récemment rentrée chez elle après une rupture douloureuse, pour faire semblant d'épouser James, et mener les paparazzis sur une fausse piste. Mais les quiproquos s'enchaînent, et bien vite, c'est toute l'attention de l'Angleterre qui se pose sur cette petite île perdue...

Une comédie romantique anglaise à la distribution particulièrement sympathique (mentionnons aussi Dylan Moran et Sally Phillips, entre autres), et aux décors naturels de toute beauté, qui rendent le tout éminemment regardable.

Après, il faut bien avouer que le récit est très moyennement rythmé, un peu décousu et chaotique, et que les personnages sont assez basiques et génériques.

Néanmoins, une rom-com dans laquelle la "rivale" de l'héroïne n'est pas une mégère insupportable bourrée de défauts, mais bien une fille sympa, jolie, et talentueuse, c'est rafraîchissant... et puis bon, j'ai un énorme faible pour l'accent de Kelly MacDonald, donc...

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #377 : Batman - The Killing Joke (2016)

Publié le 8 Août 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Animation, DC, Action

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Batman - The Killing Joke :

Barbara Gordon, aka Batgirl (Tara Strong), est une jeune bibliothécaire qui, la nuit, combat le crime aux côtés de Batman (Kevin Conroy), pour qui elle éprouve plus qu'une simple admiration. Mais quelque temps après avoir raccroché son costume de justicière, Barbara est victime du Joker (Mark Hamill), qui kidnappe son père (Ray Wise), et envoie la jeune femme à l'hôpital, paralysée. Batman se lance alors sur la piste du clown maléfique...

The Killing Joke est un roman graphique culte de l'univers de Batman, centré sur le Joker, ses origines, et son combat éternel contre Batman. Écrit par Alan Moore et illustré par Brian Bolland, à la patte visuelle très particulière, ce récit sombre et radical n'est cependant pas dénué de controverse, au nombre desquels sa fin ambiguë, et le sort de Barbara Gordon, abattue à bout portant par le Joker, agressée sexuellement par ce dernier, et utilisée comme un pion par le Joker, et par extension, par le scénariste.

Cette adaptation supervisée par Bruce Timm était donc assez attendue, pour le meilleur et pour le pire... et il faut bien avouer que les choix de la production (dans ses interviews récentes, Timm semble cependant se détacher un peu des choix créatifs de l'adaptation, et de l'oeuvre originale, ce qui laisse sous-entendre qu'il n'a pas forcément eu les coudées franches sur le projet) laissent songeur.

Pour pallier l'exploitation gratuite du personnage de Barbara Gordon, ce Killing Joke lui consacre ainsi un long prologue (plus d'un tiers du film) revenant sur sa carrière de Batgirl. Et là, on reste dubitatif : la Batgirl présentée ici est une jeune bibliothécaire (au meilleur ami gay assez cliché) dont la relation avec Batman tient plus du fantasme et de la relation amoureuse à sens unique que d'une vraie motivation de justicière. Batgirl passe ainsi son temps à parler de Batman comme de son petit ami, à s'opposer frontalement à Bruce, à n'en faire qu'à sa tête, à se plaindre et, quand Batman lui fait comprendre que ça ne peut pas durer ainsi, elle en vient aux mains, un micro-affrontement qui se transforme en partie de jambes en l'air, là, sur un toit, en costumes.

Et comme si ça ne suffisait pas, on nous la montre ensuite hésitante à appeler Batman après les faits, comme pour renforcer encore l'assimilation de la relation Batman/Batgirl à une relation d'un soir. Tout ça pour construire, en parallèle, l'histoire d'un malfrat obsédé par Batgirl, et dont les attentions constantes (combinées aux frustrations amoureuses de la demoiselle) amènent Barbara à abandonner sa carrière de justicière, plutôt que de risquer l'inconcevable.

On se retrouve donc avec un long prologue aux thématiques et à l'approche très discutables, illustré dans le style de Batman TAS, et doublé par Tara Strong, Ray Wise et Kevin Conroy : si l'aspect technique est tout à fait compétent (quelques incrustations 3D ratées mises à part), on devine que ce prologue n'est là que pour (en théorie) humaniser Barbara, la rendre encore plus vulnérable et attachante aux yeux du spectateur, pour que ce dernier soit touché par son sort.

Et c'est là que le bât blesse, puisque Barbara apparaît là très immature, et Batman, lui, n'en sort pas non plus grandi.

D'autant plus que, malheureusement, lorsque ce métrage animé aborde l'adaptation de The Killing Joke à proprement parler, c'est comme si ce prologue n'existait plus : en suivant à la lettre la trame narrative du comic-book, le scénario fait totalement disparaître Barbara, qui retrouve alors son statut de pion creux et inexistant.

On suit alors relativement fidèlement le récit original, mais avec un problème de taille : les dialogues. S'ils passent bien sur papier, à l'écran, les monologues et autres digressions des personnages (flashbacks du Joker y comprisl) sont très inégaux, et ont un impact non négligeable sur le rythme du métrage. Quant à la fin de la bande dessinée, elle perd ici toute ambiguité, et s'avère donc assez plate et décevante.

En résumé, le mot qui caractérise bien ce Killing Joke, c'est "bâtard". C'est en effet un mélange bâtard du style de Batman TAS, et du style de Bolland ; le script est là aussi très bâtard, avec une première moitié très mal avisée et totalement distincte de l'adaptation en tant que telle, qui arrive ensuite ; et enfin le rythme est bâtard, alternant creux et sommets sans jamais vraiment convaincre.

Très très mitigé, donc, au final, même s'il y a quelques moments vraiment réussis (tout droits tirés du comic).

2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #376 : Independence Day - Resurgence (2016)

Publié le 5 Août 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Science-Fiction

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Independence Day - Resurgence :

Vingt ans après avoir repoussé une attaque extraterrestre destructrice, l'Humanité doit faire face à une nouvelle vague d'envahisseurs, bien décidés à venger l'affront subi par leurs prédécesseurs...

Soyons francs : l'Independence Day original n'avait rien d'un classique ou d'un chef d'oeuvre, et s'il est resté dans les mémoires, c'est à la fois pour son patriotisme un peu risible, pour sa résolution un peu idiote, pour sa musique excellente de David Arnold, pour Will Smith & Goldblum, et pour ses effets spéciaux spectaculaires.

Néanmoins, il y avait tout de même quelque chose qui fonctionnait dans cette opposition entre une force d'invasion extraterrestre massive et technologiquement avancée, et les terriens, totalement dépassés, s'unissant pour se battre avec les moyens du bord.

Et c'est précisément pour ça que cet ID4-2 ne fonctionne pas du tout. Désormais, avec le tout-numérique, le spectateur est habitué à la destruction complète de nombreuses villes, et même si les effets restent assez réussis, on peine à se passionner pour un spectacle déjà vu dans la plupart des blockbusters de ces 20 dernières années ; la musique de David Arnold est ici remplacée par une bande originale insipide, et qui reste très inspirée par sa temp-track ; le patriotisme est forcément mis en sourdine, et remplacé par une présence chinoise accrue, qui manque totalement de subtilité et d'utilité ; et enfin, last but not least, on élimine totalement ce déséquilibre des forces en présence, puisque le saut de 20 ans dans le futur est utilisé pour justifier l'upgrade considérable des forces terriennes, qui disposent désormais de vaisseaux anti-gravité, de bases spatiales, de super-lasers, etc.

Résultat, on y perd beaucoup en identification et en empathie, et le monde représenté dans cette suite en est d'autant plus distant et étranger : on n'est plus dans un film catastrophe opposant David et Goliath, mais plutôt dans un film de science-fiction guerrière, où tout le monde se bat à coups de lasers et de bombes à fusion froide, et avec le soutien d'une espèce extra-terrestre pacifique qui sert de MacGuffin durant le métrage.

Si j'avais le courage, je pourrais aussi aborder dans le détail les autres points problématiques de cette suite que personne ne voulait vraiment : un script cousu de fil blanc, aux innombrables coïncidences et facilités outrancières, au fanservice inutile et envahissant (la moitié des anciens acteurs ne sert à rien), aux idées particulièrement dérivatives, et aux personnages-fonctions transparents ; énormément de digressions et de scènes inutiles ; un étrange manque de tension dans la première demi-heure ; des one-liners assez quelconques et/ou éventés...

Mais le véritable problème de ce ID4-2, c'est qu'hormis ses effets spéciaux globalement très réussis... il n'y a tout simplement rien de mémorable ou de vraiment intéressant dans le script, qui a pourtant demandé les efforts conjugués de cinq personnes. Roland Emmerich n'est pas un mauvais réalisateur, c'est même un assez bon technicien... mais c'est au niveau des idées que ses films pêchent.

2.25/6 (bigger, louder, dumber, but still spectacular)

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Un film, un jour (ou presque) #375 : Walt Avant Mickey (2015)

Publié le 4 Août 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Drame, Biographie, Disney, Histoire

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Walt Avant Mickey (Walt Before Mickey) :

Les débuts difficiles de Walt Disney (Thomas Ian Nicholas), qui quitte son Missouri natal pour rejoindre Kansas City, puis Hollywood, rencontrant en chemin des animateurs de talent (David Henrie, Armando Gutierrez, Hunter Gomez, Timothy Williams) qui rejoignent son studio, un studio balbutiant au sein duquel il finit par recruter son frère Roy (Jon Heder), et par rencontrer l'amour en la personne de la belle Lillian (Kate Katzman)...

Un biopic indépendant à très petit budget (adapté d'un livre approuvé par une descendante de Walt Disney) qui s'est fait démolir par la critique, mais qui, finalement, est tout à fait regardable.

Bon, ce n'est clairement pas un chef d'oeuvre d'écriture (dialogues assez basiques, mélodramatisation à outrance, quelques problèmes de vraisemblance), d'interprétation (la plupart des acteurs principaux sont compétents, bien que manquant de charisme ; ça se complique un peu pour les seconds rôles, très souvent inégaux ; Thomas Ian Nicholas en fait un peu trop durant le passage "clochard dans la rue avec sa souris"), ou de réalisation (très basique), et le tout est finalement très générique et laborieux (façon téléfilm), mais les intentions sont bonnes, et compte tenu des difficultés de production, ça aurait pu être pire.

Ça aurait aussi pu être bien meilleur, en romançant nettement moins le tout, et en rajoutant une dose de fantaisie et de magie, ne serait-ce que visuelle.

3/6 (au moins, ça m'aura donné envie de regarder le très intéressant documentaire Walt : L'homme derrière le Mythe, entre autres)

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Un film, un jour (ou presque) #374 : Fishing Naked (2015)

Publié le 3 Août 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Science-Fiction, Fantastique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Fishing Naked :

David et Rodney (Bronson Pelletier et Evan Williams), un duo de jeunes vingtenaires désoeuvrés vivant dans une petite bourgade du Colorado, passent leur temps à faire peur aux touristes en se déguisant en sasquatch, afin qu'ils évacuent eurs zones de pêche. Un jour, ils rencontrent deux jeunes femmes (Elyse Levesque et Tinsel Korey) installées dans les bois, et rapidement, le quatuor décide d'en rajouter une couche, et d'amplifier leurs canulars. Mais plutôt que de faire fuir les touristes, voilà que les médias et l'armée rappliquent... et pour ne rien arranger, un véritable extra-terrestre vit apparemment dans les parages, attendant d'être rapatrié par ses semblables...

Comédie indépendante gentiment potache et un peu amateure, notamment au niveau de l'interprétation de certains seconds rôles, parmi lesquels pas mal de natifs-américains.

À vrai dire, le film fonctionne tranquillement pendant une quarantaine de minutes, pendant que tout se met en place... et puis ça freine des quatre fers lorsque les jeunes font équipe pour monter leurs canulars : le film devient alors nettement moins intéressant, meuble sérieusement, pour ne retrouver que partiellement son intérêt à mesure que la créature (au design de gros castor fluo en CGI assez amusant, bien que cartoonesque) se manifeste, et que le récit s'approche de sa conclusion.

M'enfin on ne pourra pas accuser le film de ne pas être original, et puis la "Grand-mère" totalement barrée qui parle aux aliens est plutôt marrante.

Un petit 3/6 très indulgent.

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Un film, un jour (ou presque) #373 : Pour l'Amour de Rose (2016)

Publié le 2 Août 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Romance, Télévision, Hallmark

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Pour l'Amour de Rose (Tulips in Spring) :

Jeune designeuse d'intérieur sur le point de décrocher un contrat juteux, Rose (Fiona Gubelmann) est cependant contrainte de mettre son métier et son petit ami de côté pour rentrer dans sa ville natale, où ses parents (Iris Quinn et Kevin McNulty) sont sur le point de perdre la ferme de tulipes familiale, suite à un accident du chef de famille. Avec l'aide de Tom (Lucas Bryant), un jeune collègue de son père, Rose va alors tenter de remettre la ferme d'aplomb, sans cesser de jongler, en parallèle, avec sa vie de citadine.

Une comédie romantique Hallmark d'apparence banale, mais qui en fait n'est pas vraiment une comédie romantique typique de la chaîne, puisque les vrais enjeux et le vrai sujet du métrage sont l'avenir de la ferme de tulipes, et celui de l'héroïne.

La relation amoureuse passe ainsi clairement à l'arrière-plan, et évite par ailleurs bon nombre des clichés du genre : la rivale professionnelle (Aliyah O'Brien) n'est jamais une concurrente sérieuse dans le coeur de Tom ; le compagnon de Rose n'est ni infidèle ni un goujat, et leur rupture se fait à l'amiable, d'un commun accord ; il n'y a pas de quiproquo ou de malentendu entre Rose et Tom aux 3/4 du film ; il n'y a pas de mariage soudain en fin de récit... bref, sur le plan de la romance, c'est plutôt en mode mineur, et c'est particulièrement rafraîchissant.

D'autant plus que Fiona Gubelmann (qui est pétillante, attachante et, je l'espère, réapparaîtra dans des films de ce genre) et Lucas Bryant n'ont qu'une alchimie très en retrait, ce qui aurait pu être un défaut dans un autre film, mais ne pose pas trop de problèmes ici.

Après, une fois dépourvu de toute réelle tension romantique, il faut bien avouer que le reste du script n'est pas pour autant particulièrement passionnant ou captivant, et traîne un peu la patte jusqu'au dénouement très prévisible.

Néanmoins, entre le côté romantique mis en sourdine, l'héroïne sympathique au possible, et les décors fleuris particulièrement lumineux et printaniers, Tulips in Spring se démarque un peu de la norme des films Hallmark. Un peu.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #372 : Le Monde Fantastique d'Oz (2013)

Publié le 1 Août 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Disney, Fantastique, Jeunesse, Aventure

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Le Monde Fantastique d'Oz (Oz, The Great and Powerful) : 

Lorsque Oscar Diggs (James Franco), un illusionniste à la petite semaine dans un cirque du Kansas, est aspiré par une tornade jusqu'au pays merveilleux d'Oz, il se retrouve embarqué dans les jeux de pouvoir de trois sorcières, Theodora (Mila Kunis), Evanora (Rachel Weisz), et Glinda (Michelle Williams), qui voient en lui un héros légendaire, dont la venue avait été prédite il y a bien longtemps. Uniquement intéressé par la fortune, le pouvoir et la célébrité, Oscar décide alors de jouer le jeu...

Déjà vu (et très moyennement apprécié) à l'époque de sa sortie (alors un petit 3/6), le revisionnage n'est pas tendre avec ce métrage signé d'un Sam Raimi en pilotage automatique, dévoré vivant par tout le dispositif technique du film, entre gimmick 3D inutile, incrustations ratées, et fonds verts voyants.

D'autant qu'à la base, le script est tout sauf intéressant, une quête banale au possible, une histoire d'élu, le tout modelé sur Evil Dead 3 - L'armée des ténèbres (parfois au plan près), mais sans que James Franco n'ait un dixième du charisme, du talent et de l'énergie d'un Bruce Campbell, indispensables pour que l'on s'attache à son personnage de baratineur/vantard/séducteur/aventurier malgré lui.

Franco est terne, insipide, antipathique, et il aurait fallu quelqu'un comme Robert Downey Junior (initialement engagé dans ce projet) ou Jeremy Piven pour convaincre dans la peau de ce bateleur de bas-étage promu Sorcier suprême... et il aurait fallu une actrice plus aguerrie que Mila Kunis (que j'apprécie pourtant habituellement mais qui ici semble perdue dans les écrans verts) pour rendre cette histoire crédible.

Il reste bien quelques moments amusants, lorsque Raimi se souvient qu'il est Raimi, et le personnage de la poupée de porcelaine est réussi (tant visuellement qu'au niveau de l'interprétation de Joey King), mais dans l'ensemble, c'est mou, c'est assez moyen visuellement et musicalement (Elfman est en pilotage automatique, avec son thème à mi-chemin entre "O Canada" et "Plaisir d'amour"), et c'est tellement quelconque que j'ai peiné à dépasser la première heure de métrage lors de ce revisionnage.

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #371 : Parle à mon psy, ma tête est malade (1988)

Publié le 29 Juillet 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Parle à mon psy, ma tête est malade (The Couch Trip) :

John Burns (Dan Akroyd), patient d'une institution psychiatrique, parvient à s'échapper de son hôpital, et, jouant de son bagoût et de son charme certain, endosse alors l'identité de son médecin, le Docteur Lawrence Baird (David Clennon), pour partir à l'autre bout du pays, à Los Angeles. Là, il remplace ainsi le Dr Mailtin (Charles Grodin), en pleine dépression, et devient une superstar de sa profession... mais la supercherie ne peut pas durer éternellement, et Donald Backer (Walther Matthau), un prêtre excentrique, menace de faire s'écrouler tout ce subterfuge...

Comédie américaine de la fin des années 80, ce métrage n'est pas particulièrement subtil et inspiré, et fonctionne principalement sur le charisme de Dan Akroyd, et sur le rythme qu'il impose à ses scènes.

Face à lui, l'interprétation est assez inégale, allant du très bon (Matthau) au très médiocre (la femme de Dan Akroyd), et si le film se regarde tranquillement, il finit néanmoins par s'essouffler dans son dernier quart, ce qui laisse le spectateur sur une impression assez mitigée.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #370 : Just Before I Go (2014)

Publié le 28 Juillet 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Drame, Romance

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Just Before I Go :

Déprimé, divorcé, et sans avenir, Ted (Seann William Scott) a pris la décision d'en terminer. Mais avant cela, il veut régler ses comptes avec son passé, et retourne dans sa ville natale, pour se confronter à sa famille (Garret Dillahunt, Kate Walsh, Kyle Gallner, Connie Stevens), à ses anciens rivaux (Rob Riggle) et à son amour d'enfance inavoué (Mackenzie Marsh). Bien vite, cependant, il s'aperçoit que la vie est compliquée pour tout le monde, et lorsqu'il fait la rencontre de Greta (Olivia Thirlby), ses plans s'en trouvent chamboulés...

Premier vrai long métrage de Courteney Cox (après un téléfilm Lifetime), cette dramédie souffre d'un ton qu'on pourrait charitablement qualifier d'"éparpillé" ; autrement dit, le film passe constamment de la comédie noire, au drame relationnel, en passant par le mélodrame, la comédie romantique, la farce, la dépression, la vulgarité, l'humour potache à base de bites et d'érections, le discours sérieux sur l'homosexualité, sur le harcèlement scolaire, sur les mariages malheureux, sur le suicide, etc, etc, etc, sans jamais parvenir à rendre le tout homogène.

Et ce déséquilibre constant fait que le film est vraiment inégal, certains passages comiques ultra-lourds sapant totalement les moments plus sincères les précédents, et vice-versa.

D'ailleurs, le message du film est à l'identique, semblant parfois donner dans le "ta vie est pourrie, tu n'as plus aucun espoir, tu es en dépression et tu veux te suicider ? Arrête de te plaindre, il y a toujours pire que toi, et en plus, si tu te tues, tes proches seront tristes : tu ne veux pas leur pourrir encore plus la vie, n'est-ce pas ?", ce qui est, au mieux, une approche assez maladroite de la dépression et du suicide, surtout dans le cadre d'un récit aussi capillotracté, avec happy end obligatoire.

En somme, un métrage qui laisse un peu sur sa faim, ce qui est d'autant plus dommage que la distribution est composée de nombreux visages familiers et sympathiques, qui jouent bien, et que c'est assez bien filmé par Cox.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #369 : Wendy Wu (2006)

Publié le 27 Juillet 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Comédie, Action, Disney, Jeunesse

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Wendy Wu (Wendy Wu - Homecoming Warrior) :

Wendy Wu (Brenda Song) est une lycéenne californienne prête à tout pour devenir la reine du bal de promo, mais alors que la date fatidique approche, Shen (Shin Koyamada), un jeune moine chinois, arrive en ville pour avertir Wendy : elle est en réalité l'héritière d'une longue dynastie de guerrières aux pouvoirs mystiques, destinées à affronter le Mal à chaque génération, pour le bien de l'humanité. Mais pour y parvenir, Wendy va devoir s'entraîner dur...

Un téléfilm Disney de 2006 qui lorgne très clairement sur Buffy, mais à la sauce asiatique, et qui fonctionne plutôt bien, je dois dire. J'en suis le premier surpris, mais hormis quelques flottements au niveau du rythme, une musique insipide et une interprétation parfois inégale (notamment chez Koyamada), le tout tient plutôt bien la route, tous comptes faits.

Bon, ça reste de la télévision, mais la combo de Brenda Song, ultra-attachante et sympathique, et de toute la composante "arts martiaux" du métrage, donne finalement lieu à un métrage qui n'a pas forcément à rougir en comparaison de certaines productions cinématographiques : les quinze dernières minutes de combats cablés contre les soldats de terre cuite sont tout à fait honorables, et Koichi Sakamoto, le chorégraphe/réalisateur des scènes d'actions (responsable martial des franchises Power Rangers et Kamen Rider) rend le tout plutôt crédible et réussi visuellement (ça aide que Song soit assez physique et crédible durant les affrontements).

En somme, une agréable surprise pour ce qui n'aurait pu être qu'une D-com fauchée de plus.

3.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #368 : Capturing the Friedmans (2003)

Publié le 26 Juillet 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Documentaire, Policier, HBO

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Capturing the Friedmans :

Retour sur le procès Friedman qui, dans les années 80, a vu toute l'Amérique se passionner pour une affaire de pédophilie dans laquelle Arnold Friedman et son fils Jesse ont été accusés d'avoir violé bon nombre d'enfants dans leur petite ville...

Un documentaire HBO nominé aux Oscars, et qui s'avère assez captivant, car refusant (quasi) perpétuellement de choisir son camp.

D'un côté, les Friedman, une famille assez peu attachante, qui se filme constamment et se donne constamment en spectacle (que ce soit à l'époque, en Super 8, ou aujourd'hui, en vidéo) avec un détachement étrange, un père pédophile qui a toujours nié les faits qui lui étaient reprochés (tout en en admettant quelques autres), trois garçons hyperactifs et soudés, et une mère névrosée, dépressive, et malheureuse dans son couple, qui n'avait, lors du procès, qu'une idée en tête : opter systématiquement pour les solutions de facilité, afin que tout ça se termine au plus vite (quitte à inciter ses proches à plaider coupable).

Et de l'autre, la justice et le public aux opinions préconçues, une communauté qui se lance dans une chasse aux sorcières, un avocat manipulateur, des témoins qui se rétractent les uns après les autres, et des allégations faites par des enfants apeurés par les forces de l'ordre et/ou sous hypnose, allégations bien souvent tout simplement physiquement impossibles et jamais prouvées.

On passe donc son temps à hésiter entre se ranger du côté des Friedman, clairement victimes dans un procès à charge qui les dépassaient, et se dire que quelque chose sonne faux dans certaines de ces vidéos domestiques omniprésentes, comme si les Friedman se donnaient tant en représentation au quotidien, que c'était désormais leur mode par défaut, et qu'on ne pouvait plus les prendre au sérieux. Bref.

Un documentaire qui laisse perplexe, qui incite au débat et qui - malheureusement - complique encore un peu plus la situation lorsque l'on apprend que certains aveux et témoignages à charge n'ont pas été pris en compte par l'équipe du documentaire, ou bien ne sont arrivées qu'après sa diffusion. En l'état, cependant, un travail assez fascinant.

4.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #367 : The Bronze (2016)

Publié le 25 Juillet 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

The Bronze :

Ancienne gymnaste médaillée de bronze aux Jeux Olympiques, Hope Ann Greggory (Melissa Rauch) a dû mettre un terme à sa carrière après une blessure... et après le développement de sa poitrine généreuse. Désormais amère, immature et vulgaire, elle vit de sa célébrité toute relative, en profitant honteusement des magasins de sa ville natale, et de la bonne volonté de son père (Gary Cole). Mais lorsque son ancienne coach décède en lui léguant un demi-million de dollars, Hope doit faire un choix : accepter d'entraîner Maggie (Haley Lu Richardson), une jeune gymnaste prometteuse et enthousiaste, mais qui risque d'éclipser le souvenir de Hope dans l'esprit des habitants de la ville, ou ne pas toucher l'argent. Malgré ses réticences, Hope finit par accepter, bien décidée à saboter les chances de succès de sa nouvelle protégée...

Comédie noire écrite par Melissa & Winston Rauch, ce métrage indépendant marche droit dans les traces de Bad Santa, de Bad Words (ou de n'importe quelle comédie sportive de Will Ferrell et/ou Danny McBride), et narre la rédemption évidente d'un(e) misanthrope vulgaire, fainéant et agressif/ve, qui finit par révéler son bon fond au contact d'une jeune personne innocente, blablabla... on connaît cette histoire par coeur, et ici, elle n'est traitée de manière ni suffisamment drôle, ni suffisamment poignante, ni suffisamment choquante pour sortir du lot.

Pire : le capital sympathie de Melissa Rauch s'oppose constamment à son personnage détestable, et ces deux aspects finissent presque par s'annuler, et par donner naissance à une présence assez générique et vaguement agaçante à l'écran... ce n'est pas la faute de Rauch, l'actrice, qui se donne à fond, mais plus de Rauch, la scénariste, qui ne fait pas assez dans la demi-mesure. On se retrouve donc avec un film assez quelconque et dérivatif, qui est aussi vite oublié qu'il est vu.

Et c'est probablement pour ça que la production (Rauch en tête) a tenté, avant la sortie du métrage, de faire jouer le buzz, en axant les interviews promotionnelles en talk show sur la scène de sexe acrobatique entre Rauch et Sebastian Stan, et sur la nudité de l'actrice à l'écran.

Sans surprise pour qui est habitué à décrypter la langue de bois hollywoodienne, ce buzz artificiel était totalement creux, puisque la scène en question, joyeusement absurde et amusante, est très clairement tournée avec une doublure ; une doublure utilisée par l'actrice "uniquement pour les moments acrobatiques", mais comme toute la scène n'est qu'un enchaînement d'acrobaties... CQFD.

Ce qui ne serait pas un problème (après tout, Rauch n'est ni la première ni la dernière actrice à refuser de se dénuder et à opter pour un body double, surtout dans une comédie de ce type) si la production n'avait donc pas axé la communication du film là-dessus, et si le reste du métrage, tout simplement, n'était pas aussi quelconque et terne en comparaison.

Une déception relative, qui plaira peut-être aux fans de The Big Bang Theory (et encore, pas sûr...), et certainement aux fans de Danny McBride (on est tout à fait dans le même genre de comédie), mais qui m'a laissé de marbre, et qui a fait un four en salles.

2.5/6 (dont 0.5 pour Cecily Strong dans un petit rôle sérieux, qui montre qu'elle est déjà plus polyvalente à l'écran que sa consoeur Kate McKinnon, qui, elle, refait toujours le même rôle grimaçant et surjoué à chaque apparition)

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Un film, un jour (ou presque) #366 : Le Prince de Minuit (2014)

Publié le 22 Juillet 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Hallmark, Comédie, Romance

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Le Prince de Minuit (Midnight Masquerade) :

Lorsqu'Elyse Samford (Autumn Reeser) hérite de la compagnie familiale, Samford Candy, elle ne se doute pas qu'elle va devoir aussitôt s'engager dans un procès pour contrefaçon de marque. Elle a alors recours au cabinet Higgins & sons, dirigé par Carter Higgins (Chris Gillett) et ses deux fils arrogants (Damon Runyan & Danny Smith). Là, travaille aussi le séduisant Rob Carelli (Christopher Russell), un jeune avocat balbutiant et hésitant, exploité par ses supérieurs : il tombe aussitôt sous le charme d'Elyse, mais cette rencontre ne se concrétise réellement que durant le bal d'Halloween, lorsque Rob, déguisé en prince masqué, séduit la belle femme d'affaires. Mais Elyse ignore tout de sa véritable identité, ainsi que du complot ourdi par les Higgins afin de la déposséder de son entreprise...

Un téléfilm Hallmark vaguement d'Halloween (quelques décorations + se déroule au mois d'octobre), mais qui en fait se contente de refaire (explicitement, en le citant à deux ou trois reprises dans les dialogues) Cendrillon en inversant les sexes, et en entourant le tout d'une histoire d'avocats véreux pas très intéressante.

Mais à la limite, tout ceci aurait pu fonctionner plus ou moins bien (d'ailleurs, la distribution secondaire est sympathique, il y a Richard Burgi, Helen Colliander est sympa, et le héros a trois collègues ethniques, explosant ainsi les records de la chaîne :p) si le couple principal était attachant.

Or Autumn Reeser est un peu trop en retrait en femme d'affaires sérieuse, et surtout, Chris Russell pose le même problème dans ce rôle que dans La Star de Noël ou dans le plus récent Merry Matrimony : il sonne faux de bout en bout. Et c'est à la fois son interprétation (il tente de nous faire un Clark Kent-bis timide et balbutiant, mais surjoue assez régulièrement, notamment dans ses plans de réaction) et son physique (coupe de cheveux improbable et gominée, bronzage et maquillage peu naturels, menton taillé à la serpe et dentition ultra-brite) qui donnent cette impression d'artificialité constante, malgré les efforts de l'acteur.

Pas grande alchimie dans ce couple principal, donc, et un téléfilm plombé par une musique synthétique fauchée et envahissante, qui n'aide pas à donner de l'intérêt à un postulat pourtant potentiellement intéressant.

2/6

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