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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #cinema catégorie

Un film, un jour (ou presque) #487 : Adorable Julia (2004)

Publié le 6 Avril 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Drame, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Adorable Julia (Being Julia) :

Dans les années 30, Julia Lambert (Annette Bening), une actrice de théâtre quadragénaire mais encore très populaire, commence à perdre sa passion pour les planches... jusqu'à ce que son époux et metteur en scène, Gosselyn (Jeremy Irons), lui présente un jeune acteur américain, Tom (Shaun Evans). Rapidement, une relation torride s'engage entre Julia et Tom, et l'actrice profite alors pleinement de son mariage ouvert en compagnie du jeune étranger. Mais bien vite, il s'avère que Tom a déjà une autre compagne, Avice (Lucy Punch), une jeune actrice qui intéresse par ailleurs Gosselyn. Jalouse et désireuse de venger cet affront, Julia fait alors semblant de devenir amie avec Avice, pour pouvoir mieux l'humilier sur scène...

Problème de taille avec le titre français de ce film : Julia est tout sauf adorable.

Outre le fait que son interprétation sur scène est assez médiocre pendant 80% du film (mais on va dire que c'est le style de l'époque qui veut ça), Annette Bening ne compose pas ici un personnage attachant ou sympathique : une actrice jalouse et pleine d'insécurités, qui trouve le bonheur dans les bras d'un petit jeune aux dents longues, et qui plutôt que de passer sa colère sur ce dernier lorsqu'il la trahit, décide d'humilier publiquement et de plomber la carrière d'une jeune actrice débutante pas très douée, qui n'a jamais directement ou indirectement nui à Julia.

Autrement dit, le personnage principal de ce film est mesquin, revanchard, et le film se termine sur une Avice ridiculisée sur scène (exceptionnelle Lucy Punch, à la fois hilarante et touchante) pendant que le mari et l'amant de Julia n'ont droit qu'à une petite tape sur les doigts, au travers de dialogues à double-sens assez opaques pour le reste de la salle.

Alors j'ignore si ces problèmes sont inhérents au récit originel (un roman de 1937) dont ce film est l'adaptation, ou si le récit était supposé être plus satirique et enlevé (auquel cas une conclusion de ce type aurait pu fonctionner), mais reste que ces problèmes sont bien présents, et que si le face à face final entre les deux actrices, sur scène, est assez bien mis en scène et interprété (quoique Bening surjoue un peu), sa conclusion (et donc la conclusion du film) est assez rebutante et agaçante.

À noter cependant un score réussi de Mychael Danna.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #486 : xXx 3 - Reactivated (2017)

Publié le 5 Avril 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Aventure, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​

xXx - Reactivated (xXx - Return of Xander Cage) :

Lorsque la Boîte de Pandore, une arme permettant de transformer les satellites orbitaux en armes de guerre, est dérobée, et Gibbons (Samuel L. Jackson) tué, l'Agent Jane Marke (Toni Collette), de la CIA, décide de sortir Xander Cage (Vin Diesel) de son exil, pour l'opposer à Xiang (Donnie Yen), responsable du vol. Mais Xander et son équipe (Ruby Rose, Kris Wu, Nina Dobrev, Rory McCann) s'aperçoivent rapidement que les apparences sont trompeuses...

Alors visiblement, à en juger par ce xXx 3, Vin Diesel semble bien décidé à faire des aventures de Xander Cage et de ses potes le clone débiloïde et cartoonesque des Fast & Furious récents.

On retrouve le même concept de Vin Diesel à la tête d'une équipe soudée de spécialistes hors-la-loi, on retrouve le même genre de personnages aux origines diverses et variées, les mêmes voyages internationaux, les mêmes personnages féminins badass, la même tentative risible d'imposer Vin en séducteur irrésistible, le même sens de la famille, on retrouve la même tendance aux cascades câblées/numériques improbables et physiquement impossibles, aux doublures numériques et réelles évidentes (Vin le quasi-quinquagénaire, qui s'empâte de plus en plus entre les films, et qui ici se transforme en yamakazi virevoltant) et aux personnages indestructibles aux capacités surhumaines (la poursuite piétonne sur route fréquentée de Yen et Vin, lulz)...

Tout ça... mais avec un Xander Cage qui, à contrario de Dom Torretto, prend tout à la légère, avec un sourire goguenard et des vannes constantes. Et ce ton plus léger et plus outrancier se retrouve dans tous les autres personnages (tout le monde s'amuse à en faire trois tonnes, surtout Dobrev en tech-girl geekette fangirl, et Collette en patronne ultra-glaciale), dans l'ouverture du film (avec Neymar et Sam Jackson, ainsi que toute une mise en scène graphique façon Vaughn/Millar), et dans l'atmosphère générale du métrage.

On est clairement ici dans quelque chose de plus décomplexé que les F&F, et étrangement, pour peu qu'on éteigne son cerveau avant de commencer le métrage, ça s'avère plutôt regardable, et moins premier degré que les Fast & Furious, dans leurs moments les plus sérieux et dans leurs prétentions dramatiques occasionnelles.

Et franchement, alors que je n'attendais strictement rien d'un film de DJ Caruso (faiseur particulièrement médiocre), et encore moins d'un film de la franchise xXx (je ne garde absolument aucun - bon ou mauvais - souvenir des deux premiers métrages), j'ai eu l'agréable surprise de ne pas m'ennuyer.

Bon, ça reste très très con, et très très débile, mais rien que pour le deus ex machina qui déboule à la barre des 90 minutes de film, tout droit sorti de 2005, et pour les multiples clins d'oeil à Nick Fury/aux Avengers, impossible de détester. Du moins, pour peu qu'on sache à quoi s'attendre.

3.25/6

(par contre, on va dire que le "photocopillage" de la scène de True Lies est un hommage, parce que sinon, le plagiat est un peu trop voyant)

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Un film, un jour (ou presque) #485 : Les Incroyants (2013) & An Honest Liar (2014)

Publié le 4 Avril 2017 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Review, Documentaire, Religion, Science, Biographie, Magie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Les Incroyants (The Unbelievers - 2013) :

Documentaire suivant la tournée mondiale de Richard Dawkins et Lawrence Krauss, pour promouvoir l'athéisme et la science. Rien de vraiment passionnant, à vrai dire, puisque la majorité des débats et échanges sont trop souvent étouffés dans l'oeuf, et passent au second plan, laissant la place à des montages musicaux, à une mise en avant des deux "stars" et à du meublage sans grand intérêt.

Un cruel manque de substance, donc, et soixante-seize minutes qui cèdent aux sirènes d'un culte de la personnalité regrettable, tout en prêchant les convertis...

2/6

An Honest Liar (2014) :

Un très bon documentaire (partiellement financé par Kickstarter) sur la vie et la carrière de James Randi, illusionniste canadien fasciné par Houdini, réputé pour son scepticisme, pour sa répartie impertinente, et pour avoir fait de la science et de la raison son cheval de bataille : il a ainsi créé une fondation éducative, et offert une somme considérable (1 million de dollars) à quiconque parviendrait à prouver l'existence du paranormal, de la voyance, de la télépathie ou de tout autre phénomène surnaturel ou pouvoir psychique supposément inexplicable par la science.

Possédant, dans les années 60/70, une renommée équivalente à celle obtenue par David Copperfield vingt ans plus tard, Randi pourfend, depuis cette époque, les pseudo-voyants et guérisseurs manipulateurs, les faux télépathes et véritables arnaqueurs, qui exploitent la crédulité d'autrui avec des tours bas-de-gamme que Randi connaît par coeur, et ne s'est jamais privé de démonter en direct à la télévision.

À l'aide de nombreuses images d'archives et témoignages (Alice Cooper, Adam Savage, Penn & Teller, etc), ce documentaire retrace donc le parcours de Randi, et notamment son antagonisme prononcé avec le fameux Uri Geller (lui aussi interviewé, et toujours aussi arrogant), qui a fait les beaux jours du Tonight Show de Johnny Carson, une institution de la télévision américaine. De quoi en apprendre un peu plus sur tous ces défis et ces conflits improbables, qui tous n'avaient pour but que de révéler la vérité au grand public.

C'est d'autant plus intrigant de voir, en cours de documentaire, la vérité se faire au sujet de Randi : pour quelqu'un érigeant la vérité et l'honnêteté comme valeurs essentielles, Randi a vécu toute sa vie dans le mensonge, refusant de rendre son homosexualité publique jusqu'à la fin des années 2000, lorsqu'il a admis qu'il vivait depuis 25 ans en couple avec "Jose Alvarez", un artiste qu'il avait utilisé dans l'une de ses propres supercheries (un canular surnaturel diffusé à la télévision australienne), et qui, lui-même, mentait depuis tout ce temps sur sa véritable identité.

Cette ambivalence du personnage de Randi (après tout, en bon illusionniste, il aime toujours se donner en spectacle, et manipuler les foules, quitte à faire souffrir au passage des âmes crédules et sensibles) s'avère plutôt intéressante, et permet au documentaire d'éviter un portrait totalement manichéen et élogieux de Randi, pour livrer quelque chose de plus nuancé, et de parfois même touchant.

Simple regret : que les vingt dernières minutes du métrage, sur l'identité de Jose, etc, semblent parfois un peu précipitées et inabouties, et par conséquent, légèrement frustrantes.

4.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #484 : Les Mondes de Ralph (2012)

Publié le 3 Avril 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Animation, Aventure, Jeunesse, Disney

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. 

Les Mondes de Ralph (Wreck-It Ralph) :

Las d'être le sempiternel méchant d'une borne d'arcane vieille de 30 ans, Ralph (John C.Reilly) part à l'aventure dans le monde des jeux vidéos, à la recherche d'une médaille, pour prouver à tout le monde qu'il peut être un héros. En chemin, il croise la route de Vanellope von Schweetz (Sarah Silverman), une fillette qui vit seule dans le monde de Sugar Rush, un jeu de course, et qui rêve de devenir pilote... il découvre alors qu'il a involontairement condamné cet univers à la destruction, à moins qu'il ne parvienne à le sauver.

Je pensais avoir déjà parlé de ce Disney en images de synthèse, 100% estampillé nostalgie et fan-service à destination des parents trentenaires qui ont grandi avec des consoles 8 et 16 bits, mais visiblement, non. Dont acte.

Et donc, ce côté fan-service fonctionne globalement, collé sur une trame qui rappelle, entre autres, Tron, Qui veut la Peau de Roger Rabbit (pour les univers et les stars de l'industrie qui se côtoient) et compagnie : c'est d'ailleurs probablement ce côté "caressons les trentenaires dans le sens du poil" qui fait que le métrage a reçu un accueil critique absolument unanime outre-atlantique ; et il faut bien avouer que le tout est assez bien produit, que les clins d'oeil sont amusants, et que le doublage est impeccable.

Mais l'intérêt du film s'arrête un peu là : c'est un divertissement référentiel et amusant, qui connait un gentil coup de mou à mi-parcours, en s'enfermant dans l'univers de Sugar Rush (alors que l'on aurait peut-être préféré voir Ralph visiter d'autres univers et d'autres styles graphiques plus variés avant cela, cf. le générique de fin), et dans une relation assez balisée avec Vanellope et son humour pipi-caca : rien de vraiment rédhibitoire, mais ajouté à une illustration musicale peu mémorable dans le film, ça donne quand même un tout très moyen, et rapidement oubliable. À l'image de son méchant.

3.5/6 

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Un film, un jour (ou presque) #483 : Newman (2015)

Publié le 31 Mars 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Documentaire, Science, Biographie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Newman :

Documentaire indépendant sur un ancien bodybuilder et inventeur, Joseph Newman, qui, à la fin des années 70, a fait sensation aux USA en mettant au point une machine à énergie libre, qu'il considérait comme révolutionnaire, et capable de changer la face du monde.

Pas très fan de ce métrage un poil sensationnaliste ("il aurait pu changer le monde", mais bien sûr...), qui prend clairement le parti de Newman et de son invention, et qui se résume, comme tant d'autres témoignages conspirationnistes de ce genre, à "Newman est un inventeur génial et révolutionnaire, totalement mécompris, et qui a été étouffé par les dangereux et maléfiques agents du grand capital et de Big Oil".

Rien de bien nouveau, donc, si l'on est un tant soit peu habitué à l'univers de la fringe science, du complotisme et des inventeurs soit disant géniaux. D'autant qu'ici, après une cinquantaine de minutes passées à servir la soupe à cet homme, à ses amis, aux témoins de l'époque, à l'invention en question, sans jamais vraiment présenter de point de vue opposé, le Newman en question finit par apparaître comme il est de nos jours : un illuminé excentrique et paranoïaque, que l'on retrouve en "pleine forme" (et avec un superbe mullet) en salle de sport à faire de la musculation et à se pavaner.

Et le documentaire de faire un virage à 180°, en se concentrant dès lors uniquement à la folie du bonhomme, folie partiellement religieuse, new age et hallucinatoire, etc, et à sa relation compliquée avec le réalisateur du documentaire.

Bon gros bof, dans l'ensemble, et mention spéciale à l'illustration musicale de tout le début du métrage, au célesta façon Harry Potter, histoire de dire "laissez-nous vous faire découvrir un monde magique, mystérieux et secret, et que l'on vous a caché pendant bien trop longtemps..." 

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #482 : Standby (2014)

Publié le 30 Mars 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Romance, UK

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Standby :

Jeune trentenaire un peu paumé, Alan (Brian Gleeson) travaille aux côtés de sa mère au guichet de l'office de tourisme de l'aéroport de Dublin. Là, il tombe nez à nez avec Alice (Jessica Paré), une américaine qu'il a connu huit ans plus tôt, et qu'il a laissé partir lorsqu'elle lui demandait de l'épouser, après un été passé à se fréquenter. Renouant avec la jeune femme, Alan l'emmène découvrir Dublin, et décide de saisir cette seconde chance à pleines mains.

Visiblement, les deux scénaristes de cette comédie romantique irlandaise se sont lancés un défi : réussir à faire encore plus générique et prévisible que les comédies romantiques les plus génériques et prévisibles produites durant l'histoire des rom-coms.

Pari réussi, puisque ce métrage est on ne peut plus quelconque, cumulant tous les défauts communs aux rom-coms les plus basiques...

On a parfois l'impression que le tout est financé par l'office de tourisme de Dublin, et alors que ça aurait pu fonctionner avec des personnages amusants et attachants, on se retrouve ici à tout miser sur le capital sympathie du duo principal, malheureusement insuffisant pour porter tout ce récit (qui tourne à vide) sur ses épaules.

Ah, et puis le cliché de la meilleure copine française sarcastique, cynique, et avec un accent à couper au couteau, sans façons.

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #481 : La Princesse et la Grenouille (2009)

Publié le 29 Mars 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Animation, Romance, Jeunesse, Disney

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

La Princesse et la Grenouille (The Princess And The Frog) :

Jeune cuisinière à la Nouvelle-Orléans, dans les années 20, Tiana (Anika Noni Rose) fait tout son possible pour réunir des fonds, et ouvrir son propre restaurant. Sa meilleure amie Lottie (Jennifer Cody), une riche héritière, n'a elle qu'une chose à l'esprit : épouser un Prince, et si possible le Prince Naveen (Bruno Campos), bon à rien fêtard originaire d'un lointain royaume, et qui est justement invité chez elle à l'occasion du Mardi-Gras. Mais lorsque le maléfique Dr. Facilier (Keith David) utilise ses pouvoirs vaudou pour transformer Naveen en grenouille, une réaction en chaîne inattendue prend place, et Tiana elle-même est transformée en grenouille : Tiana et Naveen vont devoir faire équipe pour traverser le bayou et tenter de retrouver forme humaine avant qu'il ne soit trop tard...

Dernier Disney à avoir été fait en 2D, La Princesse et la Grenouille est considérée par beaucoup de critiques, aujourd'hui, comme un chef d'oeuvre mécompris, et comme le film a l'origine de la supposée renaissance Disney actuelle post-Pixar (déjà en elle-même très débatable).

Et effectivement, ce métrage a plein de bonnes choses qui jouent à son avantage : l'ambiance, le visuel chatoyant, l'époque, la réalisation (Clements & Musker - Aladdin, La Petite Sirène, Moana...), le doublage VO excellent, la musique jazz, , la diversité ethnique, voire même ces personnages qui, au premier abord, prennent à contre-pied les clichés Disney de manière pas désagréable (l'héroïne travailleuse et qui ne s'intéresse pas à l'amour, le prince glandeur, la meilleure copine fidèle et sympathique, bien qu'étant totalement obsédée par l'amour princier - une princesse Disney traditionnelle, en somme - les blagues au sujet de "quand on prie la bonne étoile", etc)...

Et nul doute que ces facteurs (certains plus que d'autres) ont beaucoup joué dans l'accueil unanime reçu par le film un peu partout.

Malheureusement, j'ai été assez déçu par le résultat final : ce n'est pas mauvais, non, c'est simplement assez basique, surtout au niveau du script. On peut toujours prétendre que ce film prend à contre-pied les clichés Disney, ou s'en moque dans les dialogues, mais dans les faits, le schéma est simple au possible : enfance de l'héroïne/héroïne adulte/héroïne volontaire qui rencontre son prétendant avec lequel elle ne s'entend pas/aventures & chansons/amour/happy end.

Le film s'avère ainsi assez prévisible, y compris dans ses rebondissements plus dramatiques (le sort du personnage le plus attachant du lot rappelle fortement d'autres sorts similaires, notamment celui de Gurgi, dans Taram, et a droit à une conclusion céleste pas particulièrement originale, là non plus), souffre de personnages assez peu développés (surtout le méchant, qui est basique au possible malgré son potentiel) et surtout, il n'est pas aidé par des chansons totalement insipides et inabouties.

Non, je vais reformuler cette dernière phrase : il n'est pas aidé par des chansons amusantes, mais totalement oubliables, et qui donnent constamment l'impression d'avoir été raccourcies au montage, jusqu'à n'être plus que des quasi-extraits.

J'ai donc terminé cette production Disney en étant très très dubitatif : je n'ai pas détesté mais ce métrage avait tellement plus de potentiel qu'en fin de compte, le produit finit par être assez décevant et frustrant.

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #480 : Dirty 30 (2016)

Publié le 28 Mars 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Youtube

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Dirty 30 : 

À l'approche de la trentaine, Kate (Mamrie Hart), Evie (Grace Helbig) et Charlie (Hannah Hart), amies d'enfance, ne sont pas satisfaites de leurs vies respectives. La première est désespérément célibataire, la seconde ne supporte pas son mari et sa belle-famille, et la troisième, fiancée, ne semble pas décidée à se ranger. Aussi, à l'occasion du trentième anniversaire de Kate, les trois femmes décident d'organiser une fête d'enfer, afin d'évacuer toutes les frustrations, passées et présentes...

Une comédie de la même équipe que Camp Takota et Electra Woman et Dyna Girl, deux métrages principalement écrits/produits/interprétés par des Youtubeurs et Youtubeuses, qu'on retrouve ici dans d'innombrables petits rôles principaux et secondaires. 

Malheureusement, contrairement aux deux films mentionnés ci-dessus (qui étaient assez sympathiques, dans des genres différents), ce Dirty 30 est beaucoup trop mollasson, dérivatif et générique pour vraiment maintenir l'intérêt du spectateur.

Alors, certes, les petits caméos sont toujours sympathiques (à défaut d'être toujours très bien joués) et amusants à identifier, et le trio de tête fonctionne toujours très bien, mais cette fête incontrôlable ne décolle jamais vraiment, et manque d'une véritable montée en puissance, d'une certaine folie, qui donnerait un intérêt au métrage (niveau énergie, Sisters, avec Tina Fey, fonctionnait nettement mieux sur ce plan).

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #479 : Justice League vs Teen Titans (2016) & Superman / Shazam ! (2010)

Publié le 27 Mars 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Animation, DC, Action, DCAMU

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Justice League vs Teen Titans :

Après avoir été responsable de l'échec d'une mission de la Ligue des Justiciers, Damian "Robin" Wayne est envoyé rejoindre les Teen Titans (Beast Boy, Starfire, Raven, Blue Beetle) afin d'y apprendre à travailler en équipe. Mais lorsque le maléfique Trigon, père de Raven, prend possession de la Ligue, les Titans doivent l'affronter, et sauver la planète...

Un film animé du DCU qui prend place dans la continuité New 52, comme l'immense majorité des longs-métrages animés DC actuels... ce qui me pose pas mal de problèmes.

- L'univers New 52.  D'accord, le film partait avec un handicap, puisque je n'aime pas trop ce reboot, et ce sur tous les plans (costumes, continuité, relations, adaptations animées, Damian Wayne...). Cyborg ultra-sérieux au sein de la JLA, et qui rend Batman inutile, bof, les Teen Titans dirigés par une Starfire adulte, fade et robotique, bof, Blue Beetle qui fait de la figuration au sein des Titans, bof, Ra's Al Ghul qui s'avère avoir fait un pacte avec Trigon en échange des Lazarus Pits, bof... bref, que des changements qui n'apportent rien de vraiment intéressant.

- Les Titans. "Mes" Titans, je les préfère légers, drôles et décomplexés, comme dans les deux séries animées (qui sont - attention, opinion controversée - aussi réussies l'une que l'autre, dans des styles différents mais assez complémentaires), et pas sérieux et sous-développés, comme ici. Starfire est donc robotique, Blue Beetle passe inaperçu, Raven est hésitante et dépressive (et très mal jouée par Taissa Fermiga, pas aidée par un mixage audio raté : c'est une catastrophe sur 75% de ses lignes de dialogue, et ça fait très mal quand on est habitué à Tara Strong), Cyborg (puisqu'il faut le mentionner) a autant de personnalité qu'un parpaing, bref, c'est vraiment un carnage, d'autant qu'à côté, Beast Boy est un décalque intégral de son incarnation Teen Titans/Teen Titans Go !, y compris au niveau de la voix, avec transformations à gogo, humour bas de plafond, et pets. Le contraste est rude.

- Trigon. Trigon le conquérant, Trigon le destructeur de mondes, Trigon l'entité qui fait trembler tous les héros... et qui, quand il se matérialise dans notre monde sous la forme d'un géant aux dimensions de Kaiju, fait moins de dégâts que le bibendum dans Ghostbusters ; c'est limite si la JLA possédée n'est pas plus dangereuse.

- Justice League vs Teen Titans. Jaquette mensongère, générique de fin mensonger et titre mensonger : Justice League vs Teen Titans... ça n'occupe que 90 secondes du film ; c'est Superman qui s'occupe en solo du reste de la JLA possédée par Trigon ; le vrai sujet du film, c'est Damian Wayne, et son intégration au sein des Titans. Donc si l'on n'aime pas particulièrement le personnage de Damian, problème.

- Le côté technique. L'animation est dans la lignée des précédents métrages animés, le doublage est très inégal (comme je le disais, Raven est totalement ratée, les autres vont du médiocre au solide), la direction artistique est moche New52, le rythme est passable (ça bastonne beaucoup, comme toujours), l'écriture aussi, l'illustration musicale est médiocre au possible (les Teen Titans vont à la fête foraine pour s'amuser, on a droit à un montage sur du pop-rock insipide, et à un duel de dance dance revolution sur de la J-Pop).

- L'histoire. Pour faire simple, c'est principalement centré sur Damian & Raven, avec les autres Titans qui font de la figuration, et idem pour la JLA, puisque Batman se fait mettre KO aux 2/3 du film et en disparaît totalement (histoire de laisser la place à Cyborg), et que Superman fait le gros du boulot face aux collègues possédés. Bof.

Sans oublier une scène totalement WTF, celle où Beast Boy, Blue Beetle et Starfire passent à l'action en public, et donc doivent se mettre en costumes : Beast Boy a droit à une vignette à la Hulk, avec gros plans sur ses muscles qui changent de forme, etc ; Blue Beetle a droit à un changement à la Power Rangers, avec gros plans sur son masque qui se met en place, etc ; Starfire, elle...... elle a droit à un changement façon magical girl, avec gros plans sur sa poitrine, ses fesses, son entrejambe, etc.... forcément. O_o

Bref, j'ai vraiment eu beaucoup de mal avec ce métrage, qui semblait n'avoir pour but que de tenter d'attirer le public des deux séries animées en leur promettant les mêmes Titans (il n'y a qu'à voir la jaquette du film, avec ses cinq Titans réunis, et Blue Beetle totalement absent), et en s'efforçant de produire un récit qui permette à Cyborg de rejoindre le groupe le temps d'un film.

Honnêtement, j'en viens à me dire que je suis plutôt soulagé de l'annulation du projet d'adaptation des Teen Titans à la télévision... mieux vaut s'abstenir, si c'est pour donner quelque chose de ce genre.

2/6

Superman / Shazam ! - The Return of Black Adam :

Inspiré par les actions héroïques de Superman, le jeune orphelin Billy Batson fait toujours passer le bien-être d'autrui avant le sien, et ce même si cela le condamne à une vie de pauvreté, seul dans un squat délabré... jusqu'au jour où il reçoit un pouvoir incommensurable des mains du Sorcier Shazam, qui le transforme en Capitaine Marvel, le plus fort de tous les mortels. Mais Black Adam, ennemi juré de Shazam et de Marvel, est bien décidé à mettre un terme à son existence, et Billy va devoir s'associer à l'Homme d'Acier s'il veut espérer vaincre Adam...

Un court-métrage qui est une bonne surprise, d'autant qu'à la base, je ne suis pas très familier de l'univers de Captain Marvel & co.

Visuellement, la direction artistique est assez moderne, et plutôt efficace ; vocalement, ça tient plutôt bien la route ; et niveau histoire, ça se bat beaucoup (comme souvent chez DC), mais ça permet de placer une origin story plutôt sympathique pour Captain Marvel. Et puis la fin renvoie paradoxalement directement à la fin de Man of Steel (2013) telle qu'elle aurait dû se dérouler.

4/6

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Un film, un jour (ou presque) #478 : Ultramarines (2010)

Publié le 24 Mars 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Animation, Science-Fiction, Action

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Ultramarines: A Warhammer 40,000 Movie :

Sur le Monde Chapelle de Mithron, la Compagnie des Imperial Fists vient de lancer un appel de détresse urgent. Pour le recevoir, seule une escouade d'Ultramarines débutants est disponible, le reste de la compagnie étant engagée sur un autre front. Le Capitaine Severus (Terrence Stamp) part ainsi au combat à la tête de cette troupe inexpérimentée, en espérant ne pas rencontrer une trop forte opposition sur place. Malheureusement, les forces du Chaos sont déjà là...

Une film d'animation particulièrement mauvais, qui ne fait vraiment pas honneur à l'univers Warhammer 40K, qui mérite pourtant bien mieux.

Ici, on a l'impression constante de regarder une mauvaise cinématique Playstation de 1995, avec un brouillard de guerre constant, des plans façon FPS laids et illisibles, une animation raide et médiocre, et une écriture blindée de clichés et de dialogues risibles.

Le monde des space marines pourrait pourtant donner naissance à quelque chose de tellement plus captivant et fascinant...

1.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #477 : 1 Night (2016)

Publié le 23 Mars 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Romance, Drame, Science-Fiction

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

1 Night :

Dans un même hôtel, deux couples se croisent : Elizabeth (Anna Camp), trentenaire désabusée, déçue par son mari, Drew (Justin Chatwin), un photographe professionnel absent et immature, tente de ranimer la flamme de la passion en retraçant avec lui les premiers étapes de leur couple ; et Bea (Isabelle Fuhrman), une adolescente cynique, se rapproche d'Andy (Kyle Allen), le jeune photographe du lycée, à l'occasion de leur bal de promotion...

Une dramédie romantique indépendante assez typique du genre (avec illustration musicale en français (!)), très modérée et discrète dans son écriture, sa mise en scène, sa bande originale, et son rythme.

J'avoue sans problème n'avoir regardé ce métrage que sur la base de sa distribution (Camp est toujours une présence très attachante et touchante, mais Fuhrman s'avère assez convaincante et surprenante, toute en attitude et en caractère, et le reste du cast est plutôt intéressante, lui aussi - y compris les deux ados sortis de l'école Disney), mais finalement, le tout se regarde plutôt agréablement, d'autant que ça ne dépasse pas les 75 minutes, tout compris, et que le métrage évolue vers quelque chose de prévisible, mais d'intéressant.

Bref, c'est compétent, assez bien mené, bien interprété et même parfois assez amusant, ça parvient à entremêler l'évolution de ces deux couples de manière sympathique, et si ça n'évite pas l'écueil de dialogues un peu trop écrits (surtout dans le cadre du couple adulte, qui doit se lancer occasionnellement dans des tirades larmoyantes sur la vie, l'amour, etc, alors que les deux ados sont plus dans le naturel et le spontané), ça fonctionne tout de même relativement bien, pour ce que c'est. 

Quant à la nature exacte du métrage (SPOILERS) - les deux couples ne sont qu'une même incarnation du couple de Camp et Chatwin, en crise, et ayant remonté le temps pour tenter de revivre la magie des premiers instants - on la soupçonne assez tôt (dès les premières interactions, en fait), et elle apporte un petit plus sympathique au spectateur, mais dans l'absolu, il faut bien avouer que le film, lui, aurait pu s'en passer, et rester sur quelque chose de plus métaphorique/fantastique, sans explication.

D'autant que choisir Fuhrman pour incarner une Camp jeune, ça tient vraiment de l'artifice totalement gratuit uniquement là pour tenter de brouiller les pistes pour le spectateur, ce qui est un peu trop facile à mon goût...

3.75/6 (pour un premier film/scénario, c'est tout à fait honorable) 

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Un film, un jour (ou presque) #476 : Vaiana, la légende du bout du monde (2016)

Publié le 22 Mars 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Animation, Disney, Aventure, Jeunesse

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Vaiana, la légende du bout du monde (Moana) :

Seule fille du chef de son village polynésien, Moana (Auli'i Cravalho) est l'héritière d'une longue lignée d'explorateurs et de navigateurs. Mais depuis que le demi-dieu Maui (Dwayne Johnson) a volé le coeur de la déesse Te Fiti, les ténèbres menacent l'océan, et obligent Moana à prendre la mer, à la recherche de Maui, et du coeur de Te Fiti...

Un Disney très dépaysant et visuellement/techniquement plutôt splendide, qui bénéficie d'un doublage convaincant (très bon travail de The Rock et de Cravalho, notamment).

Là où le tout pêche un peu plus, néanmoins, c'est au niveau du script, très balisé dans sa structure (et visiblement remanié à de multiples reprises, comme semble l'indiquer la présence superflue du cochon, qui paraît être un reliquat d'une version précédente du script ?), et des chansons sur lequel le film se repose malheureusement trop.

Comme La Reine des Neiges, Moana condense trop de chansons dans le premier tiers de son déroulement, avec le problème supplémentaire de Lin Manuel Miranda, coqueluche de Broadway, à la co-écriture des chansons. Un Lin Manuel Miranda dont le style très particulier ne fonctionne ici vraiment que lors du numéro musical de The Rock, mémorable et enjoué.

Le reste du temps, le style Miranda se traduit par des paroles moyennes, des phrasés peu convaincants, des ruptures contre-intuitives (outre la voix un peu faiblarde de Cravalho, How Far I'll Go, la chanson phare du film souffre ainsi de ce problème, qui empêche le morceau de vraiment décoller), voire même des chansons hors-sujet, comme celle du crabe : je comprends l'attrait d'en faire un hommage glitter à David Bowie, surtout chanté par l'un des deux Flight of the Conchords (dont on n'a pas oublié le fameux Bowie's in Space)... mais ici, ça tranche tellement avec le reste de l'ambiance musicale du métrage, que l'on a l'impression que le numéro vient d'un autre film (un peu comme si  au milieu du Roi Lion, soudain, une hyène se lançait dans un morceau de grunge pour rendre hommage à Kurt Cobain).

Mais à part ces problèmes tout de même assez perceptibles, le film reste assez sympathique (le poulet et la grand-mère sont très réussis), et le travail technique des équipes de Disney fait qu'on ferme un peu les yeux sur les défauts du métrage. Pas parfait, mais pas honteux non plus.

4/6

(cela dit, moins de chansons, ou plus de chansons de meilleure qualité, monsieur Disney, s'il vous plait...)

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Un film, un jour (ou presque) #475 : Mr. Peabody & Sherman (2014)

Publié le 21 Mars 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Animation, Science-Fiction, Dreamworks

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Mr. Peabody & Sherman :

Mr. Peabody (Ty Burrell), le chien le plus intelligent du monde, a obtenu le droit d'adopter un jeune orphelin, Sherman (Max Charles), qu'il a élevé comme son fils, et qu'il emmène régulièrement à bord d'une machine à voyager dans le temps de son invention. Mais le jour où Sherman tente d'impressionner Penny (Ariel Winter), une élève de sa classe, en empruntant seul la machine, il finit par provoquer un paradoxe temporel qui risque de détruire l'univers...

Un long-métrage d'animation Dreamworks adaptant deux personnages d'une série animée des années 60, dans ce qui lorgne fortement sur une version animale et enfantine de Doctor Who ou de Retour vers le Futur, avec ce duo professeur ultra-intelligent et compagnon jeune et inexpérimenté.

Sauf que problème : ici, Peabody apparaît pédant, didactique, et honnêtement assez distant, tandis que Sherman, lui, apparaît comme un garçon de 7 ans typique, surexcité, dissipé, désobéissant, et pas très malin.

Résultat, ces deux personnages s'avèrent étrangement peu attachants, pas aidés par un métrage au rythme frénétique et épuisant, qui saute d'époque en époque, enchaîne les poursuites et finit par paraître assez décousu.

D'autant que la direction artistique est assez quelconque, et que la musique de Danny Elfman est particulièrement passe-partout.

Alors que sauver de cet essai non-transformé ? Le message du film, assez basique, mais approprié et plutôt bien mené. Et les dix dernières minutes, lorsque toutes les grandes figures de l'histoire débarquent dans le présent.

Mais honnêtement, dans l'ensemble, le tout m'est apparu particulièrement plat, mal rythmé et structuré, et dans l'ensemble, beaucoup trop dérivatif pour me convaincre. Peut-être que si j'avais vu le film en VO, et si les personnages m'avaient déjà été familiers...

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #474 : Un Flic à la Maternelle 2 (2016)

Publié le 20 Mars 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Un Flic à la Maternelle 2 (Kindergarten Cop 2) :

Zack Reed (Dolph Lundgren), un agent du FBI à tendance républicaine/libertaire, est contraint de se faire passer pour un instituteur de maternelle dans une école privée très libérale, afin de mettre la main sur une clé USB volée contenant une liste top secrète de témoins protégés...

Une pseudo-suite au Flic à la Maternelle d'Arnold, qui se contente de changer les noms des personnages, et quelques autres détails, et donne l'impression d'être tout droit sortie des années 80/90, tant elle enchaîne les mauvais clichés du genre, sans la moindre originalité ou inspiration.

Au premier rang desquels, la superstarisation de Dolph, qui, à près de 60 ans (16 ans de plus qu'Arnold au moment du tournage du premier film), est présenté ici comme un super agent du FBI, un tombeur irrésistible, que toutes les femmes s'arrachent au cours d'une soirée d'enchères aux célibataires, et qui finit par séduire une collègue institutrice qui n'a même pas trente ans.

Dans l'absolu, c'est un cliché qui ne me dérangerait pas plus que ça vu le genre de film, tout comme le faire valoir afro-américain qui ne sert qu'à sortir des vannes, ou le chef (lui aussi afro-américain) rondouillard et énervé, qui crie tout le temps.... mais là c'est tellement maladroit et artificiel que ça agace plus qu'autre chose, surtout en 2016.

Et comme ni le script (du scénariste d'American Pie 2) ni la réalisation (d'un spécialiste des DTV miteux, et des séries tv des années 90) sont incapables d'élever le niveau du tout, on se retrouve avec un métrage qui, il y a trente ans, aurait probablement reçu des critiques très moyennes, voire médiocres.

Aujourd'hui ?

Un 1.75/6 (uniquement parce la petite Matilda Shoichet-Stoll est adorable)

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Un film, un jour (ou presque) #473 : Célibataire, mode d'emploi (2016)

Publié le 17 Mars 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Romance

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Célibataire, Mode d'Emploi (How To Be Single) :

À New York, quatre femmes tentent de trouver l'amour : Alice (Dakota Johnson), discrète et romantique, décide de rompre avec l'homme qu'elle aime pour tenter de faire le point sur elle-même, avec l'aide de Robin (Rebel Wilson), une jeune femme ronde, bruyante, décomplexée, et qui couche avec tout ce qui bouge. La soeur aînée d'Alice, Meg (Leslie Mann), est une obstétricienne carriériste refusant de s'engager, et qui décide de concevoir un bébé par insémination artificielle. Enfin, il y a Lucy (Alison Brie), une jeune femme névrosée et ultra-possessive et collante, qui cherche désespérément l'âme soeur sur des sites de rencontre.

Une comédie romantique adaptée d'un livre d'une scénariste de Sex and the City, et qui, pour faire simple, m'est apparue particulièrement déplaisante, tant, sous des atours de comédie voulant dynamiter et dépoussiérer le genre de la comédie romantique, elle se plie à ses codes et à tous ses clichés.

Sans surprise, tous les personnages féminins cherchent l'amour, mais, plus surprenant, ils ont tendance à être tous névrosés, et surtout, insupportables (les personnages masculins ne sont pas forcément mieux lotis, mais comme ils ne sont pas au centre de l'intrigue ou du film, ça pose moins de problèmes).

Le problème principal du film, en fait, c'est son héroïne fade et insipide (à l'image de son interprète) pour qui "faire le point et se chercher" se résume à mettre un terme à une relation de couple parfaite, pour passer ensuite de mec en mec, se saouler joyeusement, etc, sans jamais sortir de sa bulle égocentrique : difficile de s'intéresser, de s'attacher ou de s'identifier à elle, donc, d'autant que Johnson la joue ponctuellement un peu trop nunuche ; Rebel Wilson, elle, fait du Rebel Wilson : sans surprise là aussi, mais aussi sans intérêt ; Alison Brie fait vraiment pièce rapportée dans le film, évoluant séparément des autres protagonistes, mais faisant preuve d'un caractère particulièrement rebutant, avec crise de nerfs publique en prime ; et Leslie Mann, la carriériste indépendante qui n'a besoin ni d'homme ni de bébé pour être heureuse... finit avec un bébé, et un homme parfait, petit jeune séduisant qui accepte d'être père au foyer pour ce bébé qui n'est pas le sien. Soit.

On a donc des personnages peu attachants, qui évoluent dans des intrigues balisées et prévisibles, avec des personnages secondaires masculins pas très développés (à une ou deux exceptions près) et qui tente de dire quelque chose sur la vie, l'amour, le célibat, le bonheur, et que sais-je encore. Dommage que pour y parvenir, le chemin soit aussi tortueux et laborieux, et que le message, en fin de compte, soit à ce point conventionnel...

2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #472 : En Cavale (2016)

Publié le 16 Mars 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Drame, Action

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

En Cavale (Term Life) :

À la suite d'une arnaque qui a mal tourné, Nick (Vince Vaughn) est contraint de partir en cavale, accompagné de sa fille Carrie (Hailee Steinfeld), pour laquelle il n'a jamais vraiment été présent. Traqué par des flics véreux (Bill Paxton, Shea Whigham, Mike Epps) et par les hommes de main d'un baron de la pègre (Jordi Mollà), Nick doit désormais faire profil bas, tout en tentant de mieux connaître cette fille adolescente qui lui est particulièrement hostile.

Un polar indépendant adapté d'un comic-book, réalisé par Peter Billingsley, et qui s'avère particulièrement décevant et plat, voire même totalement insipide.

Le problème, en fait, c'est qu'il n'y a pas une once de tension, de structure ou d'énergie dans tout ce métrage, et que par conséquent, hormis quelques scènes confrontant Vaughn et Steinfeld (qui sont plutôt bons), tout le reste du film est d'un inintérêt profond : la mayonnaise ne prend jamais, la narration en voix-off est maladroite et forcée, Paxton cabotine, Vaughn a l'air épuisé (et a une coupe de cheveux risible, heureusement moquée par le script), et de manière générale, la plupart des visages connus (Jonathan Banks, Taraji P. Henson, Jon Favreau, Annabeth Gish, Terrence Howard) sont sous-exploités de manière assez problématique.

Un ratage, en somme, malgré les efforts du cast.

1.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #471 : Thor 2 - Le Monde des Ténèbres (2013)

Publié le 15 Mars 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Fantastique, Marvel, Action, MCU

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Thor 2 - Le Monde des Ténèbres (Thor - The Dark World) :

Alors qu'une conjonction astrale très particulière est sur le point de se produire, alignant les neuf royaumes d'Yggdrasil, Jane Foster (Natalie Portman) découvre l'Aether, une arme destructrice conçue par Malekith (Christopher Eccleston), le meneur des Elfes Noirs, lors d'une guerre céleste contre les Asgardiens. Désormais la cible de ce dernier, Jane ne peut compter que sur l'assistance de Thor (Chris Hemsworth) et de ses alliés pour survivre, et empêcher la fin du monde.

Revisionnage pour ce Marvel Movie très mineur, et surtout très peu mémorable. Lors du premier visionnage, j'avais pensé ceci :

Hum... c'était... oubliable. À tel point que j'ai déjà oublié la majorité du film, quelques heures après l'avoir vu. Eccleston en méchant caricatural ? Oubliable. Les enjeux de l'histoire ? Oubliables. Portman en pilotage automatique ? Affreusement oubliable. Sa romance avec Thor ? Encore plus oubliable. Etc... Ça se regarde tranquillement (malgré quelques grincements de dents, notamment lorsque Jane Foster, une super-scientifique, ne semble pas plus perturbée/curieuse/intriguée/intéressée/fascinée que ça lorsqu'elle arrive à Asgard, une planète extraterrestre bourrée d'aliens en tous genres, de paysages improbables et de technologie révolutionnaire) mais malheureusement, le manque d'enjeux durables, le manque de prise de risque, le manque de développement des personnages, etc, font que le film reste particulièrement anecdotique.

D'ailleurs, rien à voir, mais je me suis fait la remarque en regardant le film : c'est amusant à quel point, petit à petit, ce pan de l'univers Marvel semble de plus en plus se calibrer pour un public féminin. Là où les autres films du Marvelverse ont un protagoniste principal masculin (et l'éventuelle romance obligatoire est au second plan), ici, c'est Jane Foster qui est au centre de tout, c'est par ses yeux et son point de vue que l'on découvre toujours l'univers de Thor, et ce second film, de manière globale, semble renforcer encore ce female gaze.

Que ce soit Thor (dont le développement se limite à "masse de muscles amoureuse") torse nu qui se lave gratuitement pendant vingt secondes, l'accent mis sur sa romance avec Foster, le fait que Foster soit au centre de toute l'intrigue, qu'elle soit prête à se sacrifier et à mourir pour un Thor inconscient et impuissant à la fin, le pseudo triangle amoureux avec Sif (encore une fois, vu du point de vue des filles, pas de Thor qui n'en a pas vraiment conscience et/ou s'en moque royalement), la mise en avant de Loki le bad boy sarcastique, androgyne et mécompris (devenu le fantasme favori de la fanbase féminine et/ou gay), la présence accrue de Frigga (qui parvient à tenir tête en duel singulier au Méchant méprisant), le soap familial, les vannes de la sarcastique Kat Dennings (qui a un boy toy assistant, désormais, qu'elle renverse virilement pour l'embrasser), les scènes d'action assez sommaires, et les personnages masculins globalement caricaturaux, incapables et sans développement, tout semble orienter le film vers une optique féminine qui tranche en regard du reste de la production Marvel, et qui ne fait que s'accentuer.

Ce qui est intéressant... Du moins, ça le serait si c'était bien fait, si Jane Foster était bien écrite, attachante, si le scénario n'était pas semi-improvisé pendant le tournage (avec interventions ponctuelles de Joss Whedon pour rajouter des vannes ou des scènes dix minutes avant de les tourner), si ce n'était pas la grosse gaudriole constante, et si Thor n'était pas un archétype sans réelle profondeur. Là, le produit fini a le postérieur entre deux chaises, n'étant jamais vraiment convaincant dans aucune catégorie.

En revoyant le métrage, donc, le tout passe nettement mieux qu'au premier visionnage. Si le female gaze reste évident et toujours un peu bancal et forcé, le film paraît tenir nettement mieux la route pendant sa première heure, jusqu'à la mort de Frigga. Ça reste un peu trop porté sur la vanne et le gag, mais ça conserve une certaine énergie, et la direction artistique est rafraîchissante, surtout après tous ces films Marvel qui se déroulent sur Terre ou en milieu urbain.

Malheureusement, passé ce cap, le script perd beaucoup de son liant et de son homogénéité, l'énergie du métrage chute drastiquement, et les passages obligés se succèdent mollement, avec notamment tout une séquence sur le Monde des Ténèbres, assez vilaine visuellement par faute de manque d'inspiration.

L'action est assez intéressante, cependant, grâce au système des portes dimensionnelles, mais le gros affrontement final est particulièrement décevant, n'exploite pas totalement ce gimmick de téléportation, et est vraiment parasité par un recours systématique et mécanique à la vanne, qui casse la moindre tentative de tension ou de suspense.

En résumé, donc, un 4/6 pendant la première heure, qui finit par redescendre, au final à un minuscule 3/6, assez décevant. Thor reste vraiment le maillon faible de l'univers Marvel cinéma, et il reste à espérer que Thor 3 saura remonter la barre.

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Un film, un jour (ou presque) #470 : Internet Famous (2016)

Publié le 14 Mars 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Youtube

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Internet Famous :

Cinq célébrités du web (Wendy McColm, Amanda Cerny, Shane Dawson, Steve Green, Richard Ryan) aux talents radicalement différents se réunissent pour concourir dans une compétition présentée par un animateur tv (Roger Bart), avec à la clef, une émission télévisée dédiée au gagnant...

Un mockumentaire écrit et réalisé par Michael J. Gallagher (Totally Sketch), qui lorgne très fortement sur les mockumentaires de Christopher Guest, une impression encore renforcée par les quelques caméos d'acteurs établis (Missi Pyle, Adam Busch, Frank Gerrish, John Michael Higgins), et par le ton général, à mi-chemin entre satire mordante et second degré affectueux.

Ça ne révolutionnera pas le genre, la satire est un peu inégale selon les personnages, mais le tout fonctionne mieux que je ne l'aurais cru, donc ce n'est pas une mauvaise surprise.

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #469 : Lego Batman, le film (2017)

Publié le 13 Mars 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Animation, Action, Comédie, DC, Lego

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Lego Batman, le film (The Lego Batman Movie) :

À Gotham City, rien ne va plus : Batman (Will Arnett) est éclipsé par le travail de Barbara Gordon (Rosario Dawson), la nouvelle commissaire de la ville ; il doit s'occuper de Robin (Michael Cera), qu'il a adopté par erreur ; et le Joker (Zach Galifianakis) est bien décidé à détruire la ville, quitte à libérer toutes les créatures maléfiques enfermées dans la Zone Fantôme de Superman...

La Grande Aventure Lego était un film surprenant, qui sous ses apparences de grosse publicité pour les jouets de la marque, était en fait une ode à l'imagination, qui mélangeait toutes les séries LEGO dans un grand n'importe quoi matrixien drôle, décomplexé et original qui faisait de la nature même des Legos un élément essentiel du récit.

Lego Batman, le film, est une parodie de Batman. "Tournée" avec des Legos. Point.

Toute la première heure du métrage aurait été tournée en 2d, ou en images de synthèses normales, le film serait resté exactement le même : une parodie de l'univers de Batman qui étire sur plus de 100 minutes un gimmick (le Batman über-sérieux et chanteur de métal*) qui était l'un des personnages secondaires du film original.

Résultat, comme souvent lorsque l'on prend un gag ou un personnage secondaire populaire et que l'on en fait le héros d'un film, ça tire à la ligne. Alors pour compenser, Chris McKay et Seth Grahame-Smith (+ quatre autres scénaristes) en font trois tonnes, adoptent un rythme frénétique dès les premières minutes du film, et se contentent de faire un film bigger louder dégoulinant de clins d'oeil et de références en tous genres.

Ce qui est assez intelligent, puisque c'est précisément ce qui fonctionne actuellement auprès des critiques et du grand public : les oeuvres fanservice référentielles, faites par des fans pour des fans, et qui n'ont bien souvent rien d'autre à proposer qu'un effet madeleine de proust/coup de coude plein de connivence, et vide de toute autre chose.

Ici, le métrage cache ainsi son fond un peu creux - l'importance de la Bat-famille, le lien quasi-amoureux Batman-Joker, tout ça, ça a déjà été traité ailleurs, en mieux et en plus sincère - derrière une avalanche d'action frénétique, de renvois directs à toute l'histoire de Batman au cinéma, à la tv et dans les comic-books, et de gags plus ou moins réussis (certaines vannes sont ainsi particulièrement éculées, comme par exemple le coup de foudre de Bruce sur Barbara, avec ralenti, flou artistique et chanson sirupeuse).

Et c'est bien là le problème, en fait, puisque toute la première heure est assez déséquilibrée dans son intérêt, avec un personnage principal (aux étranges échos trumpiens) qui finit par être répétitif et lassant, et qui est confronté à un Joker assez terne.

Lorsque les créatures de la Zone Fantôme sont libérées, le film retrouve un peu de l'aspect crossover du film original, puisque Voldemort, Sauron, les Daleks et autres Gremlins débarquent à Gotham : ça redonne un peu d'intérêt au tout, mais toujours dans le domaine du fanservice, puisque le tout continue d'être de l'action à gogo, saupoudrée d'un peu de bons sentiments convenus, sur fond de musique insipide et générique.

Bref : dans l'ensemble, ce Lego Batman ne m'a pas convaincu. Je comprends sans problème qu'il ait fait l'unanimité critique outre-Atlantique, tant il est parfaitement calibré pour plaire et est finalement tout à fait regardable, mais trop de fanservice tue le fanservice, et Lego Batman manque d'un supplément d'âme suffisant pour être autre chose qu'anecdotique.

Un film au casting vocal inégal (certains des chiox vocaux laissent dubitatifs, d'autres sont sous-exploités), à l'action épuisante, et qui manque vraiment de subtilité sur de nombreux plans, notamment thématiques.

3.5/6 pour le côté technique, et pour les moments qui fonctionnent, çà et là.

* personnage qui n'est franchement qu'une variation tous publics du Batman des vidéos Batmetal et Batmetal Returns, qui en quelques minutes à peine sont probablement aussi efficaces que les 95 minutes de ce Lego Batman.

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Un film, un jour (ou presque) #468 : Rio 2 (2014)

Publié le 10 Mars 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Animation, Comédie, Dreamworks

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Rio 2 :

Les perroquets Blu (Jesse Eisenberg), Jewel (Anne Hathaway) et leurs trois enfants vivent heureux à Rio, mais lorsque Jewel apprend que d'autres aras bleus ont été observés dans la forêt amazonienne, elle convainc son compagnon de partir à l'aventure pour les retrouver. Le couple et ses amis ignorent cependant que Nigel (Jemaine Clement) est sur leurs traces, et que les aras bleus sauvages sont eux-mêmes menacés par la déforestation...

Le premier Rio était assez anecdotique, mais néanmoins sympathique de par son environnement, ses décors, ses couleurs chatoyantes, et le score endiablé de John Powell.

Ici, on prend les mêmes, on triple les doses, et malheureusement, on oublie d'y mettre un script un tant soit peu original et inspiré : on se retrouve donc avec une suite accumulant trop de clichés, trop de couleurs et de chansons inutiles, trop de méchants en carton-pâte, et tout simplement pas assez de substance ou de contenu intéressant.

Une jolie déception, qu'un Powell en pilotage automatique ne parvient pas à sauver.

2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #467 : Coup de Foudre et Imprévus (2017)

Publié le 9 Mars 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Romance, Hallmark, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Coup de Foudre et Imprévus (Love at First Glance) :

À l'occasion de la Saint Valentin, Mary (Amy Smart), une journaliste mécontente de sa carrière actuelle et de la routine de son existence, se retrouve seule après que son compagnon ait rompu avec elle. Déprimée, elle prend alors le train pour rentrer chez elle, et y aperçoit James (Adrian Grenier), un photographe reporter : aussitôt, leurs regards se croisent, mais avant qu'ils n'aient pu se parler, James descend du train, oubliant son téléphone derrière lui. Mary tente alors de retrouver le propriétaire de l'appareil en interrogeant tous les contacts de ce dernier, ce qui l'emmène dans une aventure improbable et inattendue...

Une rom-com Hallmark de St Valentin qui a pour elle une structure originale (les deux protagonistes ne se parlent en face à face que trois minutes avant la fin du film, et le personnage de Grenier est développé en flashbacks), et une distribution un peu plus prestigieuse que la moyenne : Smart, Grenier, Eden Riegel, Jonathan Bennett, John Shea, Ted King...

Malheureusement, ça s'arrête un peu là, puisque le métrage est largement plombé par un script assez médiocre, pour ne pas dire mauvais (le second script - et la première comédie romantique - de cette scénariste).

Entre l'héroïne assez agaçante (vraiment pas fan de son attitude vis à vis de son ex, de leur couple, etc), le rythme calamiteux (les flashbacks sont répétitifs et mollassons, et ne font que délayer l'intrigue ; les coupures pubs sont vraiment mal placées), l'exposition et les dialogues très maladroits et laborieux (on a vraiment l'impression d'un premier jet pas très bien écrit), et les personnages über-clichés (le personnage de James est le cliché ambulant de l'homme parfait, artiste talentueux, journaliste international, cultivé, généreux, doué en tout, mais aussi sensible, avec des failles émotionnelles provoquées par des événements forcément ultra-dramatiques et larmoyants, blablabla), le film traîne rapidement la patte.

D'autant qu'il n'est pas aidé par une mise en images basique et peu inspirée (les SMS échangés par les personnages, à la fois lus à voix haute, et affichés à l'écran, sont un exemple de redondance et d'inutilité chronique symptomatique du reste de la production), et par une Amy Smart qui tente d'occuper l'espace et de donner de l'énergie à ses scènes en surjouant un peu trop (forcément, puisque c'est une comédie romantique dans laquelle les deux protagonistes n'ont quasiment aucune scène en commun ! #FausseBonneIdée...). 

2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #466 : The Masked Saint (2016)

Publié le 8 Mars 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Catch, Drame, Religion

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

The Masked Saint :

Chris Samuels (Brett Granstaff) est un catcheur indépendant réputé, oeuvrant sous le nom du Saint. Dans la vie civile, cependant, Chris est pasteur, et alors qu'il participe à un dernier match avant sa retraite, son promoteur (Roddy Piper) le trahit, en l'opposant au Reaper (James Preston Rogers), une brute épaisse qui lui brise la jambe. Convalescent, Chris se consacre désormais à sa nouvelle paroisse, particulièrement défavorisée et dans laquelle il a énormément de problèmes à régler. Mais tous les problèmes ne peuvent se régler par la Foi, et Chris se retrouve à endosser à nouveau son masque, à la fois pour jouer les justiciers dans les rues du quartier, et pour remonter sur le ring afin de financer la rénovation de son église, victime de criminels...

Un film indépendant / biopic américain, adapté d'un livre de 2009, et qui aurait tout à fait eu sa place sur UpTv ou ION, tant c'est le genre de métrage tout à fait typique des téléfilms à tendance religieuse diffusés sur ces chaînes ; gentiment surdramatisé, pas très subtil, pas totalement crédible (notamment dans les séquences de catch, clairement doublées par quelqu'un d'autre les 3/4 du temps), pas exceptionnellement bien filmé, mais pas non plus totalement sérieux, et avec une approche du monde du catch assez inégale, parfois réaliste et parfois totalement fictive.

Ça se regarde très distraitement et sans la moindre passion, c'est très prêchi-prêcha, mais ça aurait pu être pire (notamment parce que ce n'est finalement pas trop mal joué).

Et puis RIP Roddy Piper.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #465 : Counter Clockwise (2016)

Publié le 7 Mars 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Science-Fiction, Comédie, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Counter Clockwise :

Ethan (Michael Kopelow), un chercheur, met au point un téléporteur révolutionnaire, qu'il essaie sur son chien. Rapidement, il comprend alors que le téléporteur est en fait une machine à voyager dans le temps, et lorsqu'il l'essaie, il se retrouve projeté six mois dans le futur... où il est accusé d'avoir tué sa femme et sa soeur. Perplexe, Ethan mène alors l'enquête...

Supposément une comédie noire/thriller de science-fiction à base de voyage temporel, ce film indépendant s'avère assez pénible à suivre, et médiocre dans son fond comme dans sa forme.

Le problème des films de voyages temporels, c'est qu'ils nécessitent soit de l'originalité, soit une grande rigueur formelle et technique pour fonctionner : ici, la réalisation est assez amateure (avec des velléités artistiques qui n'apportent rien), l'interprétation aussi (soit ça cabotine, comme le bad guy, soit c'est impassible, comme le héros), le script guère meilleur (et régulièrement de mauvais goût), les personnages n'ont pas la moindre épaisseur, ce n'est pas très drôle, et de manière générale, le tout s'avère assez décevant.

Et surtout, peut-être plus problématique : c'est soporifique (et ça n'exploite jamais son potentiel), brouillon, et on n'y croit jamais vraiment.

1.5/6 (dont un demi-point pour le chien borgne, assez attachant malgré son temps de présence à l'écran assez limité)

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Un film, un jour (ou presque) #464 : Raiponce (2010) & Le Mariage de Raiponce (2012)

Publié le 6 Mars 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Animation, Jeunesse, Aventure, Disney

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Raiponce (Tangled) :

Enlevée dans son berceau royal par Mère Gothel (Donna Murphy), Raiponce (Mandy Moore) possède une chevelure magique, capable de soigner les blessures et d'empêcher le vieillissement tant que les cheveux restent attachés à la tête de la jolie princesse. Raiponce passe donc toute sa jeunesse enfermée dans une tour par Mère Gothel, qui prétend ainsi la protéger du monde extérieur... jusqu'au jour où Flynn Rider (Zachary Levi), un jeune voleur en fuite, découvre la tour, et bouleverse la vie de Raiponce.

C'est amusant de revoir ce métrage animé avec du recul, maintenant que La Reine des Neiges est devenue le phénomène qu'elle est désormais, et que tous les dessins animés Disney sont jugés à son aune.

En effet, Raiponce, sur un script de Dan Fogelman (Galavant), lui est nettement supérieur en d'innombrables points : humour, rythme, personnages attachants, animation et expressivité, couleurs chatoyantes, animaux attachants et utiles qui servent de sidekicks, etc.

Là où Frozen donnait souvent l'impression de suivre bêtement un cahier des charges laborieux, avec énormément de personnages ne servant à rien ou n'étant jamais suffisamment développés pour être utiles (le renne, Olaf, les Trolls), et des chansons insérées mécaniquement, à la chaîne, dans la première demi-heure du film, ici, on a une certaine économie et simplicité, qui fait que le script fonctionne nettement mieux.

Le point faible de Raiponce, néanmoins, est aussi le point fort de Frozen : les chansons. De manière générale, Raiponce est assez oubliable, sur ce front, et le score d'Alan Menken est un peu trop dans la continuité d'Il était une fois pour vraiment marquer.

Néanmoins, contrairement à Frozen qui passe de moins en moins bien à chaque rediffusion télévisée, Raiponce vieillit plutôt bien. On regrettera une méchante sorcière qui aurait mérité une apparence plus mémorable, et on s'amuse en réalisant que Disney s'est privé d'une poule aux oeufs d'or en terminant le film avec une Raiponce débarrassée de sa chevelure iconique, mais bon...

4.25/6

Le Mariage de Raiponce (Tangled Ever After) :

Le jour du mariage de Raiponce et de Flynn, Pascal le caméléon et Max le fier destrier reçoivent la responsabilité de garder les alliances... qu'ils perdent prestement, alors même que la cérémonie est en cours. À eux de tout faire pour les récupérer avant le moment fatidique...

Un court-métrage de 6 minutes qui consiste, tout simplement, en une course-poursuite non-stop des deux animaux à travers la ville, avec ce que ça comporte de slapstick non-sensique et plutôt distrayant. 

4/6

(faute de pouvoir tourner une suite à Raiponce, qui a coupé ses cheveux, Disney va commencer la diffusion, en ce mois de Mars, d'une série animée 2D prenant place entre le long-métrage, et le mariage ; dans celle-ci, Raiponce récupère - forcément - sa chevelure blonde et s'aperçoit qu'elle ne peut plus la couper ; reste à voir si l'humour sera au rendez-vous...)

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Un film, un jour (ou presque) #463 : Un Fiancé qui Tombe à Pic (2016)

Publié le 3 Mars 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Romance, Télévision, Hallmark, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Un Fiancé qui Tombe à Pic (The Convenient Groom) :

Experte relationnelle, le Dr Kate Lawrence (Vanessa Marcil) est un succès incontesté du web, et, en guise de nouveau coup publicitaire (et afin d'assurer par la même occasion la signature d'un contrat littéraire conséquent), elle a accepté d'épouser son fiancé et de diffuser la cérémonie en direct sur internet. Cependant, quelques instants avant de dire oui, son compagnon se désiste et lui révèle qu'il la trompe : au pied du mur, Kate est alors sauvée par un ami d'enfance, Lucas (David Sutcliffe), qui accepte de se faire passer pour son fiancé le temps que le contrat soit signé...

Adaptation d'un roman pour la chaîne Hallmark, ce téléfilm est probablement l'une des comédies romantiques les plus fades, molles et ratées que j'aie chroniquées sur ce blog (et pourtant, j'en ai vu, des navets).

Outre les clichés désormais bien agaçants - l'héroïne experte relationnelle à la vie privée calamiteuse (et aux conseils involontairement pourris), l'ami d'enfance autrefois détestable mais qui a changé depuis qu'il est veuf et qu'il a renoncé à une carrière citadine dans la finance, pour travailler de ses mains dans sa ville natale, blah blah blaaaaaargh), etc - le script est on ne peut plus laborieux, improbable (je ne connais pas beaucoup d'expertes bloggeuses de 45 ans qui soient un phénomène viral auprès des ados et qui filment leur show avec une équipe technique de quinze personnes, en studio), il n'y a aucune énergie, le montage est assez médiocre, bref, ça ne fonctionne pas.

Et si Sutcliffe fait, comme à son habitude, de son mieux pour surmonter le tout de son capital sympathie non-négligeable, Vanessa Marcil est étrangement décevante. Elle qui fonctionnait plutôt bien dans Paradis d'Amour, en 2014, semble totalement épuisée ici, son apparence physique changeant assez notablement entre le début et le milieu du film (en fonction de l'ordre du tournage, je suppose), et son jeu étant plus ou moins passable, en fonction des scènes.

En somme, The Convenient Groom est un téléfilm particulièrement dispensable et faiblard, même en comparaison de la moyenne habituelle des films Hallmark, donc : à zapper.

1.5/6

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