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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #cinema catégorie

Halloween Oktorrorfest 2016 - 34 - Occult (2009)

Publié le 4 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Japon, Found Footage

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Occult (Okaruto) :

Quelques années après qu'un fou ait poignardé plusieurs inconnus en lisière d'une station balnéaire et touristique japonaise, une équipe de tournage menée par Kôji Shiraishi enquête sur l'incident, et sur un jeune trentenaire SDF (Shôhei Uno), qui a survécu au drame. Désormais marqué par des cicatrices aux motifs étranges, et persuadé que son attaquant lui a transmis un don surnaturel (et une mission divine) au moment de l'assaut, le vagabond prétend être quotidiennement témoin de phénomènes surnaturels, et accepte de les filmer pour le compte de Shiraishi. Mais bien vite, ce dernier comprend que la situation est bien plus complexe qu'il n'y paraît, et il se laisse embarquer dans les délires du SDF...

Je ne suis habituellement pas très client de j-horror, et comme je l'ai répété à maintes reprises, le genre found footage/mockumentaire m'agace plus qu'autre chose, désormais, tant il est surexploité et insipide.

Et pourtant, cet Occult a été pour moi une bouffée d'air frais.

Avec son rythme globalement mesuré et maîtrisé, sa réalisation appropriée et subtile, son interprétation compétente, son histoire intrigante et imprévisible, sa montée en tension réussie (aidée par une musique grinçante assez déstabilisante), et sa sensibilité tellement nipponne, ce mélange d'ovnis, de terrorisme/fanatisme et de tradition orientale, agrémenté de quelques touches d'horreur cosmique indicible, a totalement fonctionné sur moi.

En somme, je n'aurais pas hésité à lui mettre un bon 4/6 immédiat, voire même plus, si affinités... du moins, en théorie, car malheureusement, si j'ai réussi à ignorer, durant le cours du film, les quelques moments un peu ratés et fauchés (certaines images des entités, ou encore la tête en plastique dans la rue, après l'attentat), impossible de fermer les yeux sur le plan final absolument risible. 

Un plan final qui, en quelques secondes, fait totalement s'effondrer le château de cartes fragile que la suggestion et la menace avaient construit durant tout le reste du métrage, et qui annihile ainsi instantanément toute tension, tout malaise, et tout mystère.

On termine donc cet Occult sur une très mauvaise impression (voire en secouant tristement la tête et en se moquant de ce final), ce qui ne pardonne pas, et plombe d'office la note globale du tout.

3/6, en étant généreux.

(cela dit, je vais tout de suite m'intéresser aux autres films de Kôji Shiraishi, comme par exemple Noroi, car le potentiel est là)

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 33 - Motivational Growth (2013)

Publié le 3 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Fantastique, Halloween, Horreur, Comédie

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Motivational Growth :

Ian Folivor (Adrian DiGiovanni), un trentenaire dépressif, asocial et reclus, vit depuis des semaines dans son appartement minuscule, cloîtré devant son vieux poste de télévision hérité de ses parents. Lorsque celui-ci tombe en panne, cependant, c'est le drame, et Ian décide d'en finir... mais il se rate, et découvre alors qu'une moisissure murale, dans sa salle de bains, lui parle. Suivant les conseils de cette étrange créature à la voix suave (Jeffrey Combs), Ian se reprend en main, et fait alors la connaissance de Leah (Danielle Doetsch), une charmante voisine un peu excentrique. Mais la Moisissure a ses propres plans, et Leah n'en ait pas forcément partie.

Assez amusant d'enchaîner ce métrage juste après un Deep Dark qui m'a paru affreusement sage, puisque malgré un postulat de base pas si différent que ça, ce Motivational Growth en est l'opposé complet dans son exécution... jusqu'à l'excès.

Là où Deep Dark donnait plus dans la comédie satirique pas particulièrement drôle, et sous-exploitait son idée de base, ici, ce métrage au budget minimaliste (mais très bien utilisé) n'hésite pas à donner dans le bizarre et l'improbable, et ce dès sa première minute.

Tout est très stylisé et décalé, de la musique (à base de chiptunes) aux visuels (volontairement intemporels et crasseux) en passant par la structure (ça va et vient entre monde onirique animé à la manière d'une cinématique pixélisée, réalité, et divers degrés d'hallucinations télévisuelles), par les choix du script (le héros s'adresse régulièrement au spectateur, face caméra), par l'écriture des personnages (jamais vraiment crédibles en tant qu'êtres humains, mais étrangement sympathiques) et par l'interprétation, inégale, mais appropriée aux personnages, et participant à l'étrangeté globale du film.

Un film qui repose en grande partie sur le doublage décontracté et peu sérieux de "The Mold" par Jeffrey Combs, excellent comme toujours, surtout lorsqu'il parle de lui-même à la troisième personne.

J'ai donc bel et bien trouvé ici tout ce qui me manquait dans Deep Dark... et bien plus encore.

C'est d'ailleurs probablement là le problème de ce Motivational Growth : pendant un bon moment, malgré ses errances psychédéliques et irréalistes, le métrage conserve une structure et une certaine logique interne, qui font que le spectateur n'est pas trop perdu.

Dans sa dernière partie, cependant, à mesure que le héros et Leah se rapprochent d'une manière particulièrement forcée et étrange, le film déraille un peu, et laisse libre court à bon nombre de délires pas toujours très pertinents ou intéressants.

La fin, ainsi, laisse clairement libre court aux interprétations les plus diverses et variées, et le spectateur reste un peu le bec dans l'eau, insatisfait.

Néanmoins, le film est globalement un joli tour de force compte tenu de son budget (170000$), et il a le courage d'aller jusqu'au bout de son délire, quitte à laisser une partie des spectateurs sur le bas côté, et rien que ça, c'est à saluer.

Un gros 3.75/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 32 - Deep Dark (2015)

Publié le 3 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique

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Deep Dark :

Artiste raté en panne d'inspiration, Herman (Sean McGrath) parvient à convaincre son oncle (John Nielsen), lui-même artiste torturé (mais au succès nettement plus important), de l'aider dans sa carrière : celui-ci lui loue son ancien appartement, depuis inoccupé, et dans lequel Herman découvre bien vite un trou dans un mur. De l'autre côté de ce trou, une voix désincarnée qui, bien vite, devient la muse d'Herman, et le propulse vers les sommets. Mais plus Herman se laisse porter par cette relation, plus le trou s'agrandit, et plus la voix devient jalouse et possessive...

Avec un tel concept - un Glory Hole démoniaque et sanguinaire qui parle ! - et une telle affiche, il y avait de quoi s'attendre ici à quelque chose de totalement transgressif et déjanté, ou bien à un métrage bizarre et dérangeant, à la Cronenberg/Lynch.

Et pourtant, si le métrage se regarde sans problème, difficile de ne pas rester sur sa faim.

La faute à un récit qui reste assez balisé, et met un temps certain à démarrer. Résultat : le potentiel de départ n'est jamais vraiment exploité, les personnages secondaires disparaissent sans n'avoir servi à rien (la voisine envahissante, la mère, l'oncle...), le trou semble à la fois bien trop inoffensif et cliché (avec son comportement typique de la petite amie jalouse), et on finit par avoir l'impression d'avoir déjà vu ce récit, en tout aussi peu marquant, dans un épisode des Contes de la Crypte, ou dans une anthologie équivalente.

Et quand arrive la fin, et que la tension monte d'un cran, le film semble vouloir virer au grand n'importe quoi gore... mais il se refuse à vraiment franchir le pas, et se finit en semi-queue de poisson.

Pas assez glauque, pas assez dérangeant, pas assez assumé, bref, tout simplement pas assez.

De justesse, un tout petit 3/6, tout de même, parce que cela reste assez maîtrisé dans sa mise en images.

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 31 - The Devil Complex (2016)

Publié le 3 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Found Footage

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

The Devil Complex (a.k.a. The Devil Within) :

Fin 2012, Rachel (Maria Simona Arsu) et deux techniciens se sont aventurés dans la forêt hantée de Baciu, en Transylvanie, pour y enquêter... et ils n'en sont jamais revenus. Leur caméra, cependant, a été retrouvée par leur maître de conférences qui, après avoir visionné les bandes, a finit par se suicider...

Je sais que je me plains beaucoup de l'influence néfaste du genre found footage sur le cinéma moderne, mais ce n'est pas sans raisons, et ce Devil Complex en est la parfaite illustration : désormais, le moindre apprenti-réalisateur peut décider de prendre une caméra et trois acteurs plus ou moins compétents, de partir dans la nature ou dans une vieille maison pour les laisser improviser, et de se contenter de filmer le tout en tremblotant et en rajoutant un bruit bizarre ou deux.

Ici, on a droit à un remake du Projet Blair Witch, filmé en Roumanie, et avec une forêt couverte de neige en lieu et place des bois génériques et transparents du film américain. Et quand je dis remake, c'est vraiment du copier-coller dans la structure... et dans l'intérêt, quasi-inexistant.

D'autant que, Roumanie oblige, les acteurs sont locaux, et leur interprétation très très inégale en anglais fait que bon nombre des dialogues sonnent faux et/ou rendent leurs interprètes antipathiques.

Résultat, quand tout le monde commence à s'énerver et à se disputer, on n'a qu'une envie : que tout le monde décède au plus vite dans d'affreuses souffrances...

En résumé, un found footage dérivatif, agaçant, prévisible, jamais particulièrement intéressant, qui n'apporte rien au genre, semble arriver 15 ans après la bataille, et qui n'a pour lui que des forêts enneigées assez jolies (et paradoxalement très peu angoissantes).

1/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 30 - Hell and Back (2015)

Publié le 2 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Animation

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Hell and Back :

Remy (Nick Swardson), son ami rondouillard Augie (T.J. Miller) et la grande gueule Curt (Rob Riggle) travaillent tous trois dans une fête foraine qui tombe en morceaux ; un soir, un incident amène le trio au contact d'un livre étrange, illustré d'un démon en pleurs. Rapidement, un pacte de sang peu sérieux est signé, mais soudain, les forces démoniaques se déchaînent, et entraînent Curt en Enfer. Remy et Augie n'ont alors d'autre choix que de le suivre, et de tenter de le secourir des griffes de Satan (Bob Odenkirk), avec l'aide d'une demi-démone (Mila Kunis), et du légendaire Orphée (Danny McBride).

Un film d'animation en stop-motion visuellement très travaillé et stylisé (même si on pense parfois à Burton dans le design des personnages), mais dont il suffit de regarder le casting vocal pour en comprendre le ton, le style humoristique, et le niveau : c'est bas de plafond, c'est graveleux, ça tape exclusivement en dessous de la ceinture, et c'est pour faire simple, très limité (en même temps, dès la première scène dialoguée, le métrage semble décidé à se lancer dans un concours d'insultes gratuites, donc bon...).

Je ne dis pas que ça ne trouvera pas son public, mais même en étant friand de ce type d'humour (ce qui n'est pas mon cas), difficile de ne pas reconnaître que le script est assez bancal, et plutôt mal rythmé.

Après, ça reste visuellement très compétent et intéressant, et Orphée est sympatoche, mais bon.

2.5/6 (pour le côté technique)

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 29 - Smothered (2016)

Publié le 2 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Comédie

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Smothered :

Alors qu'ils voyagent de convention en convention à bord d'un mobile-home, une bande d'acteurs de films d'horreur - Kane (Kane Hodder), R.A. (R.A. Mihailoff), Soggy (Bill Moseley), Malcolm (Malcolm Danare), Randy (Dane Rhodes), Don (Don Shanks), et Trixie (Shanna Forrestall) - s'arrêtent pour faire le plein dans un coin reculé, où ils croisent le chemin de la très poumonnée DeeDee (Brea Grant). Ils apprennent alors qu'un camping tout proche est parfait pour être hanté par ces légendes de l'horreur, en échange d'une rémunération généreuse. Sautant sur l'occasion, la petite troupe se met en route, mais tombe en panne, et, un par un, les acteurs commencent alors à se faire assassiner...

Une comédie d'horreur au budget visiblement microscopique, réalisé et écrit par John Schneider (Bo Duke et/ou le papa de Clark Kent), et tourné en grande partie dans les studios privés de ce dernier.

Et c'est bien là tout le problème de ce Smothered, qui ressemble à un peu beaucoup à un film de potes semi-improvisé, avec tout ce que ça implique de défauts : on sent que toute cette petite bande s'amuse bien, a probablement bien fait la fête pendant le tournage, on a envie d'être indulgent, mais à moins de faire partie de la bande en question, et d'avoir ingéré certaines substances, on s'ennuie ferme.

D'autant que formellement, le tout est un bordel sans nom : c'est décousu, c'est destructuré, c'est assez médiocrement monté et écrit, le rythme est anémique, ce n'est jamais vraiment drôle ni sexy, et à moins d'avoir une envie irrépressible de voir Brea Grant cabotiner avec d'énormes faux seins en plastique qui ne sont même pas raccords avec son teint, ainsi qu'un bon paquet de seconds couteaux qui jouent mal (sauf Kane Hodder, qui fait un protagoniste principal plutôt convaincant), on aura du mal à trouver un véritable intérêt à l'ensemble.

À la limite, peut-être les quelques effets sanglants...

1.25/6

(ah, et "Horror's Greatest Icons", mwé... là, c'est plutôt l'équipe des remplaçants, franchement, si l'on excepte Hodder)

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 28 - House of Darkness (2016)

Publié le 2 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Télévision, Halloween, Horreur, Fantastique, Lifetime

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

House of Darkness :

Sapé par la jalousie et les disputes, le mariage de Kelly (Sara Fletcher) et de Brian (Gunner Wright) est au bord du gouffre. Pour tenter de le sauver, ils quittent la ville, pour s'installer à la campagne avec leur fille adolescente, Sarah (Mykayla Sohn). Mais rapidement, ils découvrent que la demeure où ils ont emménagé fut le théâtre d'actes sinistres et sanguinaires, et tandis que de séduisants voisins sèment la zizanie entre Kelly et Brian, des esprits maléfiques commencent à se manifester...

Un téléfilm d'horreur...

made in Lifetime...

"inspiré d'une histoire vraie"...

et diffusé en Avril, alors qu'il s'ouvre à Halloween...

bon, je vais faire simple : c'était très mauvais. Mais vraiment.

Plus que tous ces films d'horreur sans budget ni idées que je peux habituellement passer en revue durant l'Oktorrorfest.

Et ce pour une simple et bonne raison : House of Darkness, c'est un peu comme si les scénaristes de la chaîne Lifetime avaient passé un week-end à regarder des films de hantise, en commençant par Amityville et compagnie, qu'ils avaient pris trois tonnes de notes sans vraiment comprendre ce qui fonctionnait ou pas, et qu'il les avait collées bout à bout dans un semblant de script, avant de partir sur les lieux du tournage.

Résultat : il n'y a rien dans ce HoD, qui ressemble à une photocopie de photocopie de photocopie de film d'horreur, faite alors que la réserve d'encre de la photocopieuse était sur le point de se vider.

La distribution est insipide et jamais convaincante, notamment en temps qu'unité familiale ; les personnages sont antipathiques ; le rythme est inexistant ; les effets sont risibles ; l'ambiance est aux abonnés absents ; le scénario enchaîne les poncifs sans intérêt ; les dialogues sont plats et redondants ; la fin est ratée.

Bref, c'est un plantage à tous les niveaux, même les plus basiques, et (alors que la barre est placée assez bas) ça ne fait même pas un téléfilm Lifetime médiocre, c'est dire !

0.5/6 pour l'interprétation de Sara Fletcher, qui se donne à fond, même si elle n'a pas une once de charisme.

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 27 - Zombieworld (2015)

Publié le 1 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Anthologie, Comédie

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Zombieworld :

Histoire de continuer dans les navets zombiesques, zou, Zombieworld, une anthologie-compilation de courts d'une durée très variable (deux ou trois minutes à 15-20), dans laquelle divers réalisateurs et scénaristes issus des quatre coins du globe racontent l'apocalypse zombie à leur manière, sous l'égide de Dread Central.

Alors déjà, avant de commencer, je tiens à préciser que certaines copies du métrage sorties en Blu-Ray (lesquelles ? Débrouillez vous !) ne contiennent pas, probablement pour des questions de droit, les deux meilleurs courts-métrages du lot, tous deux espagnols, et tous deux plus longs que la moyenne.

Je parle ici de Fist of Jesus (disponible sur Youtube), qui nous montre un Jesus nonchalant qui ramène Lazarus à la vie, et déclenche ainsi par erreur une invasion de zombies en Galilée. Assisté du trouillard Judas, Jesus doit alors se battre à mains nues (et à grands coups de poissons et de croix) comme une armée de morts-vivants nonsensiques : c'est fun, c'est très Braindead dans l'esprit, c'est décomplexé, bref, ça fait plaisir ; l'autre court, c'est Brutal Relax, lui aussi visible sur Youtube, et qui nous montre les vacances à la plage d'un psychopathe berserker en manque de détente. Forcément, il tombe en pleine invasion de zombies-démons aquatiques verdâtres, et le tout dégénère en un massacre organisé, et en une bagarre anthologique (tournée générale de baffes à la Bud Spencer pour tout le monde) sur le sable.

En résumé, deux courts-métrages au budget pas forcément très généreux, mais bien construits, distrayants et originaux.

On ne peut malheureusement pas en dire autant du reste du film, particulièrement médiocre et peu inspiré.

Dark Times est ainsi un court filmé en vue subjective, relativement dynamique, mais qui reste assez bateau ; d'autant que Dead Rush (le court ayant inspiré le film du même nom) arrive un peu plus tard dans ce Zombieworld, et propose exactement la même chose, pas forcément en mieux, et en tout aussi mollasson que la version long-métrage.

I am Lonely, court irlandais, lorgne fortement sur Shaun of the Dead, en proposant le monologue d'un homme qui se retrouve seul après la mort de son colocataire. Gros bof ; Dead Stop montre la mort d'un agent de police vue depuis la caméra embarquée de sa voiture... et c'est tout ; Home présente la survie d'une jeune femme australienne, seule dans une ferme, et qui garde son fiancé zombifié enchaîné dans une pièce : quelques moments inintéressants, mais c'est assez mal filmé dans l'action.

Teleportal est ultra-fauché, et montre un joueur de FPS se faire aspirer dans son jeu de zombies, pour y mourir aussitôt : le court dure encore moins longtemps que cette phrase, donc pas grand chose à en dire, franchement ; Marathon Apocalypse, qui arrive durant le générique de fin, se limite à la course d'une jeune femme dans les bois.

Certified, le meilleur du lot, sur un postier qui apporte une lettre recommandée à une maison isolée, et est accueilli par une petite fille ayant une histoire macabre à raconter, est aussi le seul à ne pas avoir de zombies, et à se rapprocher d'un Contes de la Crypte, avec un rendu visuel bien plus professionnel que la moyenne ; How to Survive the Zombie Apocalypse, un trio de courts en provenance des pays de l'Est, est une sorte de Zombieland fauché, ultra-dérivatif, et pas très drôle ; et Zombie News, le fil conducteur du métrage, montre un présentateur tv se transformer lentement en zombie à mesure que l'apocalypse zombie se prolonge, et qu'il doit tenir l'antenne. De la comédie pas drôle, et prévisible.

D'ailleurs, c'est ça le vrai fil conducteur de ce Zombieworld : l'absence d'idées, l'absence d'originalité, l'absence de rythme... et l'absence de budget (mais ça, ça se comprend). Quand les meilleurs segments d'une telle anthologie sont ceux qui ne sont pas inclus dans le produit final, et dans une moindre mesure, celui qui ne parle pas vraiment de zombies, autant dire que c'est un échec retentissant.

1/6 (pour la copie que j'ai vue, dans son ensemble ; les meilleurs courts méritent un bon 4/6 individuel)

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 26 - Dead Rush (2016)

Publié le 1 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Canada

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Dead Rush (aka Hard Line) :

Alors qu'une épidémie de zombies se propage aux USA, David (David Michael Moote) assiste, impuissant, à la mort de sa femme, Megan (Raven Cousens), et à celle de son meilleur ami. Il tente désormais de survivre, recueilli par un groupe mené par un pasteur radical, alors même que David semble lui aussi être contaminé, et lentement se transformer en ce qu'il craint le plus...

Un long-métrage (enfin, pas si long, puisqu'il fait à peine 74 minutes tout compris) canadien qui développe apparemment un court du même nom, et dont l'intérêt premier, sur papier, est le tournage à la première personne, à travers les yeux du protagoniste principal.

Seul problème, le protagoniste en question est passif, impuissant, et geignard, ce qui empêche tout intérêt pour lui ; pire encore, pour un film appelé Dead Rush, il n'y a absolument aucune énergie dans ce métrage, même lors des attaques de zombies, assez mollassonnes, et souffrant d'un cruel manque de cohérence interne (les zombies marchent ou courent comme bon leur semble, souvent au sein même d'une scène, et ils ne ressemblent à rien).

Bref, hormis l'intro du point de vue d'une fillette attaquée et la toute fin (liés de manière très très prévisible), le film est particulièrement mou, très médiocre dans son interprétation et son écriture, et instantanément oubliable, malgré quelques moments visuels fonctionnant brièvement.

1.25/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 25 - Home (2016)

Publié le 1 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Home :

Carrie (Kerry Knuppe), fortement croyante et pratiquante, est contrainte d'emménager un temps avec sa mère Heather (Heather Langenkamp), qui a quitté son père missionnaire religieux, pour épouser une autre femme, Samantha (Samantha Mumba), elle-même mère d'une fillette surexcitée, Tia (Alessandra Shelby Farmer). En opposition avec cette nouvelle famille, Carrie doit cependant mettre de côté ses préjugés lorsqu'une force surnaturelle s'en prend à la maisonnée...

Visiblement, les thèmes de l'homosexualité/homoparentalité et de la religion intéressent le réalisateur/scénariste de ce métrage, à en juger par sa filmo. Et pour un peu, j'aurais presque cru que ce Home était en fait un film prosélyte et anti-LGBT, avec ce foyer homoparental à qui il arrive malheur, et au sein duquel seul la foi de la croyante de service ("Carrie", humour volontaire, j'espère) peut sauver la situation... et puis en fait, non, puisque tous les problèmes de ce foyer arrivent finalement par la faute de Carrie, de son fondamentalisme, de sa rébellion, et de son recours à un exorcisme religieux pour purifier la maison.

Reste que les intentions sont assez brouillonnes, à l'image du reste du métrage dans son ensemble. C'est très amateur, très très médiocre, il ne se passe absolument rien pendant 70 minutes, et lorsque les manifestations surnaturelles se produisent, sur la fin, c'est cheap au possible, et ça repose sur un twist éventé assez honteux.

Comme en plus, l'interprétation est très inégale (Langenkamp et Mumba s'en sortent avec les honneurs, Knuppe et Aaron Hill aussi, mais le voisin envahissant/conseiller d'éducation est calamiteux au possible), l'écriture très faible, et la jaquette totalement mensongère (mais paradoxalement hilarante dans son photoshoppage abusif), il n'y a rien à retenir de ce Home plutôt raté.

1.5/6 (pour la réalisation, relativement compétente)

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 24 - They're Watching (2016)

Publié le 30 Septembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Fantastique, Found Footage, Halloween, Horreur

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

They're Watching :

Des mois après avoir trouvé pour Becky (Brigid Brannagh) une vieille chaumière quasi-abandonnée dans les bois de Moldavie, l'équipe d'une émission tv américaine de décoration/aménagement revient sur les lieux du tournage pour découvrir le résultat des rénovations. Mais rapidement, la rigide Kate (Carrie Genzel), le sarcastique Alex (Kris Lemche), le sensible et réservé Greg (David Alpay), et la séduisante Sarah (Mia Faith) découvrent que la population locale est étrangement hostile, toujours hantée par le souvenir d'une légende locale parlant d'une sorcière habitant ces lieux...

Un found-footage présenté comme étant une comédie d'horreur, et une satire de la tv réalité et du sous-genre horrifique des "Américains en vacances en Europe de l'Est" : de quoi m'intéresser, à la base.

Sauf qu'en fait le film se plante sur tous les fronts, sauf peut-être celui de l'interprétation (et encore, c'est débatable selon les interprètes).

Sur le plan du found footage, c'est un format qui ne fonctionne pas, puisqu'on a droit à de la (mauvaise) musique de suspense et de tension, à des angles impossibles, et à des caméras qui sont omniprésentes sans raison ; du coté de la satire, pas mieux, puisque les personnages sont tellement creux et caricaturaux que ça tire constamment à blanc, et que le tout est assez vide ; niveau humour, c'est l'encéphalogramme plat, avec à peine quelques remarques sarcastiques, ici ou là, trop détachées pour faire mouche ; et sur le front de l'horreur, c'est encore pire, puisqu'il faut attendre une bonne heure avant qu'il ne commence enfin à se produire quelque chose.

Mais pire encore, après un twist éculé au possible (Brannagh, l'actrice à la carrière la plus importante de la distribution, est quasi-invisible durant tout le film, et se comporte bizarrement dans la majorité de ses scènes... je me demande bien pourquoi, ouhlàlà, quel mystère...), le métrage bascule dans un déluge d'effets spéciaux numériques particulièrement fauchés qui transforment le film en ersatz de Charmed, mal éclairé et gentiment risible, alors que la sorcière se débarrasse des paysans locaux à grand coups de pouvoirs magiques, de boules de feu, et autres effets ratés.

Bref, c'est assez médiocre sur tous les plans, notamment l'écriture, et c'est assez agaçant, parce que j'étais vraiment enthousiaste en commençant le visionnage.

1.75/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 23 - The Witch : A New England Folktale (2016)

Publié le 30 Septembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Fantastique, Halloween, Horreur

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

The VVitch - A New England Folktale :

En 1630, en Nouvelle Angleterre, une famille religieuse rejetée par ses pairs s'installe en bordure de forêt dans une ferme isolée, et tente d'y survivre. Mais rapidement, à mesure qu'une influence maléfique les menace et coûte la vie de leur bébé, les esprits s'échauffent et se radicalisent, tandis que les maléfices d'une Sorcière s'emparent d'eux.

Alors visiblement, il y a très clairement deux écoles dominantes quant à la réception publique et critique de ce VVitch : d'un côté, ceux qui adorent, qui considèrent que c'est le film le plus effrayant de ces dix dernières années, un chef d'oeuvre, un film tellement profond et complexe que "90% du public est trop stupide pour le comprendre" (pour citer Brian Keene, auteur d'horreur réputé) ; et de l'autre, il y a ceux qui restent totalement à la porte du métrage, et restent perplexe devant la réputation glorieuse et unanime de cette oeuvre.

Malheureusement pour moi, je fais partie de cette seconde catégorie. Est-ce c'est parce que je fais partie de ces 90% d'idiots qui ne comprennent pas la profondeur métaphorique supposément exceptionnelle de The VVitch ? Non, je ne crois pas. J'ai très bien saisi les métaphores et autres thématiques sur l'obscurantisme religieux, l'émancipation, la sexualité, blablabla... à l'identique, je reconnais que le tout est très bien joué (à déconseiller sans sous-titres ou en VF pure), globalement bien filmé et très travaillé au niveau du son, et que pour un premier film, c'est plus qu'honorable.

Et pourtant, je me suis ennuyé comme un rat mort. Une partie du problème, c'est que tout ce travail technique effectué sur le film aboutit à des partis-pris qui ne m'ont pas parlé : visuel terne, gris et austère, bande originale bruitiste, rythme monotone (pas vraiment de montée en puissance), déroulement évident...

The VVitch repose ainsi totalement sur son ambiance pesante, sur sa forêt sombre, sur ses dialogues archaïques marmonnés par des interprètes (parfois presque trop) habités et sur quelques images vaguement grotesques (sur la fin) pour tenir 90 minutes... mais si on n'accroche pas dès le début à cette ambiance, alors il n'y a pas la moindre peur ou tension à trouver ici, dans ce qui est pourtant vendu partout comme un "nouveau classique du cinéma de genre, à ranger aux côtés de Shining et de l'Exorciste".

:ninja:

 

Autrement dit, si je devais noter le film, je serais probablement sévère ; je pense cependant qu'il est préférable que je m'abstienne : je vois en effet les qualités du métrage, je comprends pourquoi il peut plaire, et pourquoi on pourrait avoir envie de lui mettre une très bonne note, surtout en ces temps de médiocrité ambiante du cinéma d'horreur, où dominent les found footages et autres production Blumhouse produites à la chaîne.

Mais The VVitch n'est tout simplement pas pour moi (et c'est dommage, parce que sur le papier, le sujet du film me plaisait beaucoup).

?/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 22 - Bleed (2016)

Publié le 29 Septembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Bleed :

Sarah (Chelsey Crisp) et Matt (Michael Steger) sont heureux : ils viennent d'emménager dans une nouvelle maison à la campagne, et ils attendent un bébé. Pour pendre la crémaillère, ils invitent leur amie Bree (Brittany Ishibashi), qui vient accompagnée de Dave (Elimu Nelson), son petit ami ; sans prévenir, Eric (Riley Smith), le frère de Sarah, s'invite lui-aussi, accompagnée de Skye (Lyndon Smith), sa conquête du moment. Et à l'initiative de ces deux derniers, apprentis-chasseurs de fantômes, le petit groupe décide de visiter les ruines d'une prison abandonnée, située dans la région...

Une bonne surprise. Enfin, façon de parler.

Je m'attendais à un navet intégral de plus, et en fait, les vingt/trente premières minutes m'ont agréablement surpris : présentation compétente des personnages, distribution sympathique, léger malaise ambiant suffisamment subtil, rythme approprié... d'ailleurs, de manière générale, ce métrage reste intéressant.

Particulièrement bordélique et mal construit, certes, mais on ne peut pas dire qu'il manque d'idées : des fantômes, une prison hantée, une secte satanico-païenne, des rednecks sanguinaires et pédophiles, de la réincarnation, un tueur en série aux faux-airs de Rob Zombie, des bois hantés, l'antéchrist, des visions, un bébé élu, une prophétie, un complot des autorités, etc.

Oui, des idées, il y en a à la pelle.

Trop, en fait, puisque le tout finit par donner un gros gloubiboulga brouillon et mal exploité.

Mais c'est assez dommage, car le cast principal est efficace, et que visuellement, malgré des effets de transition et de montage parfois agaçants, ça tient relativement la route.

Ça aurait pu être pire, en fait. Ce qui, dans le domaine des films d'horreur à petit budget, est déjà un beau compliment.

2.25/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 21 - The Dead Room (2015)

Publié le 29 Septembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Nouvelle-Zélande

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The Dead Room :

Deux chercheurs cyniques (Jed Brophy & Jeffrey Thomas) et une jeune médium (Laura Petersen) sont envoyés par une compagnie d'assurance dans une maison fraîchement abandonnée, afin d'y enquêter sur les allégations de hantise de la famille qui y vivait.

Un bon gros ratage néozélandais, probablement tourné avec un budget minimaliste (à en juger par la qualité de certains effets), et qui peine à susciter le moindre frisson, la moindre angoisse, ou à créer la moindre atmosphère.

Çà et là, on se dit "ah, tiens, ça pourrait déboucher sur quelque chose d'intéressant", et puis non, le soufflé retombe presque aussitôt, principalement parce qu'un film d'épouvante qui repose sur trois acteurs, et sur un esprit invisible, cela implique que les acteurs en question soient compétents.

Ici, si les deux hommes sont acceptables (pas exceptionnels, mais suffisants dans leurs rôles), la demoiselle pseudo-gothique est tout simplement fausse 85% du temps. Et comme c'est à travers ses descriptions et ses réactions que le spectateur est supposé avoir peur et s'imaginer l'esprit, ça tombe constamment à plat.

1.25/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 20 - Docteur Frankenstein (2015)

Publié le 28 Septembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Action, Aventure, Halloween, Horreur, Fantastique

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Docteur Frankenstein (Victor Frankenstein) :

Alors qu'il tente de trouver des morceaux d'animaux pour ses expériences dans un cirque londonien, Victor Frankenstein (James McAvoy) tombe sur un jeune bossu, souffre-douleur du cirque, et pourtant doué d'un sens incroyable de l'anatomie et de la médecine. Il en fait aussitôt son assistant, le baptise Igor et, après l'avoir guéri de sa bosse, il en fait son partenaire dans une expérience révolutionnaire : ramener les morts à la vie...

Le dernier film écrit par Max Landis, American Ultra, parvenait à faire d'une histoire de stoner découvrant soudain qu'il est un super-agent des services secrets désactivé et traqué par tous quelque chose de laborieux, de soporifique, et que j'avais fini par abandonner en cours de visionnage (chose qui ne m'arrive quasiment jamais). C'était brouillon, c'est très mal rythmé, et ça n'avait, en fin de compte, pas grand intérêt.

Ici, ce Victor Frankenstein est déjà nettement plus maîtrisé, en cela qu'il se regarde sans problèmes, et n'ennuie jamais le spectateur. Malheureusement, c'est à peu près tout l'intérêt de ce métrage.

En effet, une fois que l'on passe outre la direction artistique assez réussie et chatoyante, les effets spéciaux convaincants et les multiples caméos d'acteurs de la série Sherlock (dont le réalisateur est ici à l'oeuvre), on se retrouve avec une redite de l'histoire de Frankenstein, version bromance, qui peine vraiment à convaincre.

La faute au script, qui échoue à donner de l'épaisseur à la majorité des personnages (la trapéziste, notamment, est totalement inexistante, et son actrice n'a pas une once de charisme), et à la distribution, qui semble laissée en roue libre : McAvoy cabotine totalement, et éclipse le falot Radcliffe, générant pourtant avec lui plus d'alchimie et de tension (sexuelle ou non, à vous de voir) qu'il n'en existe entre Igor et sa belle ; "Moriarty" en fait lui aussi trois tonnes ; et la Créature, qui apparaît à la toute fin... est malheureusement bien décevante, et très caricaturale.

C'est vraiment dommage, car çà et là surnagent des idées et des approches sympathiques de personnages pourtant surexploités, mais elles sont noyées dans un tout qui échoue à trouver une direction et un ton homogènes, et finit par partir dans toutes les directions possibles et imaginables, de la bromance au Sherlock Holmes de Guy Ritchie (surtout au début du film, qui tranche radicalement avec le reste et fait un peu tâche), en passant par le film fantastique répugnant, la romance, l'enquête, etc.

Avec plus de structure, plus de rigueur, et une vision artistique plus appuyée, ça aurait pu fonctionner.

Un très petit 3/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 19 - Pas un Bruit (2016)

Publié le 28 Septembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur

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Pas un Bruit (Hush) :

Maddi (Kate Siegel), une jeune femme sourde-muette, vit seule dans une maison en pleine forêt, où elle travaille à l'écriture de son prochain roman ; un soir, cependant, elle devient la cible d'un psychopathe masqué armé d'une arbalète, qui décide de s'occuper d'elle après avoir éliminé sa voisine et meilleure amie...

Moi qui ne suis pas trop fan du genre slasher, j'ai été agréablement surpris par celui-ci.

D'autant plus surpris, en fait, que même si j'ai de la sympathie pour le réalisateur Mike Flanagan depuis Absentia, son Oculus était déjà un peu plus mitigé et brouillon, et que les retours que j'avais eus de ce Hush étaient encore plus mitigés.

Mais en fin de compte, le tout fonctionne bien, reste assez tendu et prenant tout du long, et s'avère suffisamment brutal pour convaincre, d'autant que c'est globalement bien filmé et interprété (principalement par l'épouse du réalisateur).

Personnellement, j'aurais peut-être conservé un peu plus longtemps le masque sur le visage du tueur (car ce masque est franchement assez efficace, dans le genre), mais ce n'est que du pinaillage de ma part.

Un slasher qui ne révolutionnera pas le genre, mais qui est suffisamment bien mené pour emporter l'adhésion.

4/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 18 - Orgueil et Préjugés et Zombies (2015)

Publié le 27 Septembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Comédie, Histoire, Romance

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Orgueil et Préjugés et Zombies (Pride and Prejudice and Zombies) :

Dans un 19è siècle alternatif, une épidémie étrange et inexpliquée transforme les morts en zombies contagieux, et oblige toute la population à prendre les armes, et à apprendre à se battre. Ainsi, Elizabeth (Lily James), l'une des filles de la famille Bennet et une combattante fière et aguerrie, croise le chemin du ténébreux et arrogant Mr. Darcy (Sam Riley) : elle ne lui est pas insensible, mais son comportement l'horripile... jusqu'à ce que le duo soit embarqué côte à côte dans un combat sans merci contre l'armée des morts, qui menace de conquérir tout le pays...

À la base, le problème d'un pastiche tel que Pride & Prejudice & Zombies, c'est que le succès littéraire de l'oeuvre était principalement dû au caractère particulièrement passionné du fandom de Jane Austen, et à la mode des zombies, deux univers radicalement différents, mais qui partageaient un point commun : les fans d'Austen, comme ceux des zombies, sont prêts à acheter tout et n'importe quoi qui appartienne à leur domaine de prédilection.

La combinaison était donc irrésistible, avec les fans de Jane Austen qui achetaient le livre, puis le prêtaient à leurs compagnons ou à leurs amis masculins (avec le prétexte du "il y a des zombies"), ou vice-versa avec les fans de zombies, et leurs proches de sexe féminin, plus portées sur le côté "drame romantique en costume".

Malheureusement, au cinéma, tout n'est pas aussi simple, et le concept y souffre d'un problème très prévisible : si l'on n'est pas du tout familier de (et intéressé par) l'oeuvre de Jane Austen, on s'y ennuie cordialement. Car malgré un ton relativement léger, et l'insertion des zombies dans cet univers, force est d'avouer que c'est clairement le livre d'Austen qui se taille la part du lion.

Ce qui impose des handicaps certains au métrage : non seulement les zombies sont absolument anecdotiques (ils ne sont jamais menaçants, effrayants, ou dangereux, puisqu'ils se font tuer par paquets de douze par des héros nonchalants et surentraînés), mais en plus, le récit ne prend jamais la peine de développer ses personnages, comptant sur la familiarité du spectateur avec l'oeuvre originale pour combler les trous.

Résultat, hormis les deux ou trois personnages principaux (et les personnages ouvertement comiques, pour lesquels ce sont leurs interprètes - Sally Phillips et Matt Smith - qui font tout le travail), tous les autres protagonistes sont des personnages-fonctions totalement transparents (les soeurs Bennet, notamment, sont quasiment interchangeables) pas aidés par un casting peu inspiré, surtout du côté masculin (où c'est comme si tout le monde, de Darcy à sa nemesis, faisait un concours d'insipidité).

En résumé, on regarde le tout de manière très très passive, en attendant vaguement les attaques de zombies pour retrouver un semblant d'intérêt, et en soupirant devant les quelques bonnes idées gâchées par des rebondissements prévisibles, ou par un script qui préfère les laisser en friche et inexploitées.

Et pourtant... je n'ai pas détesté. La bande originale est honorable, c'est globalement bien joué, les effets sont généralement réussis, et hormis quelques moments un peu trop forcés et poseurs dans la mise en images, le tout reste assez fonctionnel et regardable.

Je suppose que c'est déjà bien, compte tenu du concept de base (et ce n'est ni pire, ni meilleur que Abraham Lincoln, Chasseur de Vampires, adapté du même auteur, Seth Grahame-Smith).

3/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 17 - Dummie la Momie 2 : Dummie et le Sphinx de Shakaba (2015)

Publié le 27 Septembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Fantastique, Jeunesse, Hollande, Halloween

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Dummie la Momie 2 - Dummie et le Sphinx de Shakaba (Dummie de Mummie en de Sfinx Van Shakaba) :

Habitant toujours chez Gus (Julian Ras), Dummie (Yahya Gaier) la momie égyptienne comprend un jour qu'il ne grandira jamais, et connaît alors une crise existentielle qui l'amène à se remettre en question. Dummie décide alors de devenir célèbre, quoi qu'il en coûte, et choisit de participer à un concours de peinture. Parallèlement, Dummie, Gus et leurs proches découvrent l'existence d'une statuette antique contenant une huile aux pouvoirs merveilleux, capable de guérir toutes les blessures, et de rendre son apparence humaine à Dummie : ils partent alors à sa recherche, espérant la retrouver à temps pour que Dummie devienne humain avant de devenir célèbre...

Suite directe du précédent Dummie the Mummy, chroniqué ici, et qui était un film fantastique néerlandais pour enfants gentillet, sur la momie d'un jeune égyptien qui, revenu à la vie par magie, finissait par s'installer dans la ferme d'un petit garçon, et par aller à l'école avec lui.

L'année dernière, lorsque j'ai regardé le premier épisode, c'était pour me laver le cerveau après une suite de navets horrifiques, dans le cadre de l'Oktorrorfest 2015. Je fais donc de même cette année, même si, je dois bien l'avouer, nous sommes encore assez tôt dans cette saison 2016 (ce qui n'augure pas forcément du meilleur pour les semaines à venir...).

Malheureusement, comme souvent lorsqu'une suite est mise en production de manière précipitée, moins d'un an après le film original, le résultat n'est pas à la hauteur du premier épisode.

Ici, on a beau reprendre les mêmes et recommencer, on se retrouve devant un film pour enfants assez décousu, qui ressemble à une suite de mésaventures et d'épisodes mis bout à bout de manière un peu anarchique, sans avoir le charme scolaire ou musical du premier opus.

Assez dommage, je dois dire, puisque le premier film avait un capital sympathie certain (sans être pour autant un chez d'oeuvre, loin de là), alors qu'ici, c'est simplement quelconque (à l'image des rêves animés des protagonistes, laids, simplistes, et nettement en dessous des flashbacks animés du premier opus).

2.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 16 - Cabin Fever (2016)

Publié le 26 Septembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Cabin Fever :

Une bande d'étudiants arrive dans un chalet en pleine forêt, sans savoir que la région est contaminée par un virus nécrosant qui va bientôt les décimer un à un...

Le premier Cabin Fever ne s'était fait remarquer, en 2002, que pour sa nature bancale, à moitié film d'horreur gore au concept fort, et à moitié comédie noire et absurde, avec bon nombre de scènes qui n'avaient pas grand sens. Le problème étant, à l'époque, que le film n'était paradoxalement pas assez drôle, pas assez absurde, pas assez gore et pas assez effrayant/tendu pour convaincre, quelle que soit la catégorie.

Néanmoins, la recette très particulière du métrage, et le sens très prononcé du buzz d'Eli Roth, avaient fait que le film avait connu son petit succès, visiblement suffisant pour lancer un remake quatorze ans plus tard.

Et là, on se demande vraiment "pourquoi ?", vu que ce remake est tourné à partir du même script, utilise bon nombre des mêmes angles de caméra et des mêmes scènes, et, pour faire simple, est une photocopie de l'original. Mais une photocopie délavée, avec une distribution encore plus insipide, un humour absurde encore moins présent, du gore à peine plus appuyé, une réalisation encore plus laborieuse, et un rythme encore plus médiocre.

C'est donc totalement redondant et superflu, et totalement dénué du moindre intérêt intrinsèque.

Quant à l'hommage à The Shining, en ouverture, il fait plus pitié qu'autre chose.

1/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 15 - Holidays (2016)

Publié le 26 Septembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Comédie, Anthologie

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Holidays :

Anthologie d'horreur en huit segments, qui prennent tous place à une période festive de l'année, avec une musique d'ouverture rétro-Carpenterienne, et quelques visages familiers - entre autres, Seth Green, Clare Grant, la femme d'Eli Roth, le mec d'Epic Meal Time, et la fille de Kevin Smith, dont le papa réalise justement son segment.

# Valentine's Day (par Dennis Widmyer et Kevin Kölsch, réalisateurs de Starry Eyes)

Maxine (Madeleine Coghlan), une adolescente complexée et martyrisée, imagine que son professeur de natation (Rick Peters), malade du coeur, est amoureux d'elle, ce qui fait d'elle la risée de ses semblables. Lorsque le coach la prend en pitié et lui offre une carte de St Valentin, Maxine retrouve du courage, et décide alors de se venger de celles qui la tourmentent.

Un segment assez joliment filmé, avec des choix esthétiques affirmés qui sont assez intéressants. Le tout est un peu surjoué, cela dit, et la chute est beaucoup trop prévisible pour convaincre. 3/6

# St. Patrick's Day (par Gary Shore, réalisateur de Dracula Untold)

Désireuse d'avoir un enfant à tout prix, une institutrice (Ruth Bradley) attire l'attention de l'une de ses élèves (Isolt McCaffrey) qui, à l'approche de la Saint Patrick, use de sorcellerie pour exaucer le souhait de son enseignante. Mais celle-ci n'est pas forcément enceinte d'un petit bébé humain...

Un segment qui souffre particulièrement d'une forme aux effets de style ultra-nombreux (jump cuts, avances rapides, etc) qui finissent par donner une impression globale de décousu et de brouillon, voire même, sur la fin, de grand n'importe quoi kitchouille et risible. C'est dommage, parce que l'approche "rituels païens" à la Wicker Man avait du potentiel, et la scène de l'accouchement n'était pas désagréable (même si elle ne reposait que sur des effets de style, justement). À trop vouloir faire décalé et wtf, cependant, ça finit par être assez lassant et agaçant. 2/6 (nan, mais le serpent géant mi-CGI mi-caoutchouc, franchement...)

# Easter (par Nicholas McCarthy, réalisateur de The Pact, et de At The Devil's Door).

À la veille de Pâques, au moment de se coucher, une fillette s'interroge sur la signification de cette fête, et sur les rapports entre Jésus Christ, et le Lapin de Pâques.

Alors là, coup de coeur. C'est probablement le concept le plus simple du lot (une fillette surprend le Lapin de Pâques en pleine nuit, pendant sa tournée), mais ce Lapin-Jésus-Christ-Pinhead stigmatisé, qui pond des poussins par la paume de ses mains en sang, et fait de la fillette sa remplaçante, ce Lapin, donc, est une réussite, à la fois glauque, malsain, et fascinant. D'autant que le sort réservé à la fillette est intelligemment réservé à un jeu d'ombres d'autant plus efficace. Mon préféré de toute cette anthologie. 4.5/6

# Mother's Day (par Sarah Adina Smith, réalisatrice de... euh... pas grand chose)

Kate (Sophie Traub), une jeune femme ultra-fertile qui tombe enceinte après chaque rapport sexuel, même protégé, se rend chez un médecin pour subir un énième avortement, mais celle-ci la redirige dans le désert, au sein d'un culte féminin de fertilité, qui l'incite à mener sa grossesse à terme.

Absolument aucun intérêt que ce segment assez redondant avec St Patrick's Day, et qui consiste uniquement à des femmes pseudo-hippies qui dansent nues, se baignent ensemble, communient, et se disputent... franchement, il suffit de rajouter une ou deux célébrités, un ou deux groupes à la mode, et voilà, c'est Burning Man ou Coachella. 0/6

# Father's Day (par Anthony Scott Burns, un illustre inconnu)

Carol (Jocelyn Donahue), une enseignante, reçoit le jour de la Fête des Pères une boîte contenant un magnétophone et une cassette audio, sur laquelle la voix de son père décédé se fait entendre. Suivant les instructions de celle-ci, Carol part dans un jeu de piste étrange, pour retrouver son géniteur qu'elle croyait disparu.

Un segment très atmosphérique, sobre et formellement plutôt réussi, avec une très jolie montée en tension passant uniquement par le son... mais dont la résolution est malheureusement particulièrement éventée et prévisible, ce qui affaiblit considérablement le tout. Dommage. 3.5/6

# Halloween (par Kevin Smith, qu'on ne présente plus)

Un groupe de cam-girls (dont Harley Quinn Smith) vit et travaille sous la coupe de Ian (Harley Morenstein), un manager violent, agressif et qui les exploite sans broncher. Le soir d'Halloween, cependant, elles décident de se venger.

Pas de surprise, on est devant du Kevin Smith, c'est très bavard, ça commence dans une superette, c'est gentiment vulgaire et graveleux... et c'est aussitôt totalement raté.

Pas forcément à cause de l'interprétation (Harley Quinn Smith n'est pas exceptionnelle, mais ça passe ; Morenstein surprend car il est excellent), mais plutôt à cause du concept en lui-même : les filles se vengent en assommant Ian, en le mettant en slip devant une webcam, avec un vibromasseur dans le fondement (fondement scellé avec de la super-glue, et vibromasseur branché, via une rallonge, sur une batterie de voiture et une télécommande), et elles l'obligent - via le chat de la web-cam - à se castrer en direct avec un couteau, ou à subir des vibrations insupportables dans l'arrière-train.

Soit. On voit là tout le niveau de ce segment, mais à la limite, pourquoi pas... sauf que tout ce segment s'effondre à partir du moment où l'on réalise qu'avec un couteau en main, Ian n'a qu'à couper la rallonge du vibromasseur pour mettre un terme à toute cette histoire. *soupir* 0/6

# Christmas (par Scott Stewart, réalisateur de Dark Skies, de Priest et de Legion)

Bien décidé à offrir un casque de réalité virtuelle révolutionnaire à son fils pour Noël, Pete Gunderson (Seth Green) est prêt à tout pour l'obtenir, même à l'arracher aux mains d'un homme agonisant. Mais rapidement, ce casque s'avère peser lourd sur la conscience de Pete, et lorsqu'il le met, ses instincts les plus sombres se révèlent à lui. Jusqu'à ce que sa femme Sara mette à son tour le casque...

Un petit segment très anecdotique et plat, qui manque cruellement de punch, et avec une fin que l'on voit venir à vingt kilomètres. Pas très drôle, pas très sanglant, pas très effrayant, pas très stylisé, vraiment très médiocre. 1.5/6

# New Year's Eve (par Adam Egypt Mortimer, réalisateur de Some Kind of Hate)

Lors du Nouvel An, un tueur en série (Andrew Bowen) habitué à massacrer toutes ses ex-compagnes, rencontre une nouvelle victime potentielle (Lorenza Izzo) grâce à un site de rencontres, et finit la nuit chez elle. Mais elle s'avère plus surprenante que prévu...

Un segment à l'interprétation assez juste, mais visuellement très quelconque, et qui ne va nulle part. L'espace d'un instant, on se dit que l'on assiste peut-être à un Mr et Mrs Smith en mode serial-killer, et qu'ils vont finir en sang, mais heureux ensemble... et non, c'est juste trente secondes d'affrontement entre psychopathes, avant une fin de segment précipitée et sans intérêt. Bof. 2/6

Alors voilà. Encore une nouvelle saison de l'horreur, encore une nouvelle anthologie horrifique, encore une nouvelle déception, avec ce Holidays qui échoue quasi-systématiquement dans son entreprise, Easter excepté. Vraiment décevant, tout ça...

2/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 14 - Les Copains et la Légende du Chien Maudit (2011)

Publié le 25 Septembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Fantastique, Comédie, Jeunesse, Disney

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Les Copains et la Légende du Chien Maudit (Spooky Buddies) :

Dans la ville de Fernfield, le jour d'Halloween, Warwick (Harland Williams) le sorcier maléfique est malencontreusement réveillé par une bande d'enfants accompagnés de leurs chiots, les Copains. Il n'a alors qu'une seule idée en tête : sacrifier les âmes de plusieurs chiots appartenant à la même portée, afin d'invoquer le Chien Maudit, et d'ouvrir la porte menant à l'Outre-Monde....

Honnêtement, quand je me mets devant une production Disney estampillée Halloween, je sais d'avance qu'il ne faut pas que je place la barre trop haut, ou que je juge un tel film familial avec les mêmes critères scénaristiques que j'appliquerais au travail d'un réalisateur réputé, à l'oeuvre sur un blockbuster à plusieurs centaines de millions de dollars de budget.

Généralement, je garde toujours à l'esprit que la cible première d'un tel DTV Disney, ce sont de jeunes enfants peu exigeants, d'autant plus lorsque le film en question met en scène des chiots qui parlent. Ici, avec cette énième déclinaison de la franchise des Copains (les Air Buddies, franchise elle-même déclinée du film Air Bud et de ses suites), je ne m'attendais qu'à une ou deux choses : un minimum d'ambiance automnale et "halloweenesque", des enfants qui ne jouent pas trop mal, quelques visages familiers, et des chiens sympathiques.

Et franchement, je n'ai pas été déçu sur ces points précis, et je dirais même plus que j'ai été très agréablement surpris par la direction artistique et le rendu visuel, globalement très réussis, et quasiment dignes d'une production cinéma pour enfants.

L'ambiance d'Halloween "à l'américaine" est omniprésente, envoûtante, elle dégouline de chaque image, le score est ample et orchestral, et le film aurait probablement récolté un 3/6 indulgent de ma part... s'il n'était pas un plagiat éhonté de Hocus Pocus : Les Trois Sorcières.

Parce que forcément, qui dit Halloween et Disney, dit forcément Hocus Pocus.

Et visiblement, c'est aussi ce que s'est dit le scénariste, puisque ce Spooky Buddies reprend toutes les grandes lignes du film de 1993, ainsi que bon nombre de ses scènes :

- on se retrouve ainsi dans une petite bourgade américaine de la côte Est, où une légende locale veut qu'un sorcier ait été vaincu par les villageois après qu'il ait pratiqué une série de sacrifices sur les chiots locaux ;

- ce même sorcier est ramené à la vie par de jeunes maladroits qui se sont introduits dans sa maison abandonnée, un soir d'Halloween, pendant la tournée du Trick Or Treat. Le sorcier a alors jusqu'à l'aube pour mettre la main sur son grimoire, dérobé par les enfants, et pour terminer le rituel interrompu, s'il ne veut pas retourner au néant.

- les héros sont accompagnés et aidés par l'esprit d'une des victimes sacrifiées par le sorcier, esprit qui prend l'apparence d'un animal domestique parlant ;

- ils sont un temps poursuivis par un semi-zombie obéissant au sorcier, et qui les chasse jusqu'à la salle des fêtes du village, où tous les parents sont réunis pour un bal costumé, tandis que sur scène, un groupe maquillé de manière sinistre reprend une chanson connue à la thématique appropriée (ici, ce n'est pas I Put A Spell on You, mais le Monster Mash) ;

- ces mêmes parents ne croient pas leurs enfants quand ceux-ci interrompent le bal pour les prévenir, et retournent à leur concours de costumes, appréciant notamment au passage la qualité du "costume" du zombie... avant de, plus tard, finir par être tous hypnotisés par le sorcier.

- le sorcier, justement, n'est pas très doué, est effrayé par les costumes des enfants qu'il croise dans la rue ("des démons !"), les imite en frappant à certaines portes, et prend les adultes déguisés qui lui répondent pour des forces surnaturelles.

- on a droit à un face à face dans un cimetière, forcément.

- et n'oublions pas deux autres enfants de la ville, les brutes de service, qui sont capturés par le sorcier, et finissent par aider certains des héros à s'échapper des griffes du malfaisant...

Autrement dit, vous prenez Hocus Pocus, vous remplacez les trois sorcières par un sorcier cabotin, ses victimes canines par des enfants, vous remplacez le chat parlant par un chien parlant, et le trio de protagonistes par une demi-douzaines d'enfants (chacun avec son chien attitré), et voilà, à un ou deux menus détails près, vous vous retrouvez avec ce Copains et la Légende du Chien Maudit.

Autant dire que, malgré ses qualités de production, ce DTV Disney est particulièrement frustrant, pour ne pas dire énervant... d'autant plus qu'il est assez décousu dans sa narration (probablement rythmée de manière à accommoder les coupures de pub de Disney Channel), et que le Chien Maudit du titre finit par être vaincu... par un pet.

3/6 - 1.5 de pénalité pour le plagiat = 1.5/6 pour la direction artistique et l'ambiance.

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 13 - Le Dernier Chasseur de Sorcières (2015)

Publié le 25 Septembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Action, Aventure, Fantastique, Halloween

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Le Dernier Chasseur de Sorcières (The Last Witch Hunter) :

Dans un monde très similaire au nôtre, les sorcières existent, et vivent parmi nous, cachées, un traité de paix garantissant leur cohabitation harmonieuse avec le reste de l'humanité. Pour faire respecter ce traité, Kaulder (Vin Diesel) le Chasseur traque les sorciers et sorcières renégats et maléfiques, assisté d'un ordre de prêtres et de centaines d'années d'expérience. Car Kaulder est immortel depuis qu'il a tué la Reine des Sorcières (Julie Engelbrecht), qui l'a maudit avant de s'éteindre. Mais lorsque le bras droit de Kaulder, le 36ème Dolan (Micheal Caine), est assassiné, Kaulder découvre que quelqu'un veut ramener la Reine à la vie, et se venger du Chasseur : épaulé par le 37ème Dolan (Elijah Wood) et par une sorcière (Rose Leslie), Kaulder tente alors d'empêcher le pire...

Honnêtement, j'aime bien Vin "Baboulinet" Diesel.

C'est un ancien nerd qui s'est construit un corps de catcheur, et vit désormais ses rêves de gosse en incarnant des personnages cinématographiques tout droit sortis de campagnes de rôlistes et de fantasmes d'ados, que ce soit Riddick, Dominic Toretto, Xander Cage, ou ce Witch Hunter. Le problème étant... que ces personnages sont, pour la plupart, tous semblables, à savoir qu'ils sont l'image badass, stoïque et idéalisée que Vin a de lui-même.

Ce qui, parfois, dans certaines circonstances, suffit pour que le personnage fonctionne (Riddick, notamment)... mais le plus souvent, malheureusement, j'ai toujours l'impression que Vin se force à prendre la pose, qu'il se force à débiter des one-liners, et qu'il se force à jouer le badass... par conséquent, j'ai parfois énormément de mal à le prendre au sérieux, ou à le trouver crédible dans son jeu monolithique.

Dans les Riddick, ça passe ; dans F&F, aussi ; XXX ou ce Witch Hunter, par contre, ça coince.

La distribution du film est sympathique, ses effets visuels sont spectaculaires (tout en étant inégaux), sa direction artistique est travaillée, le script n'est pas désagréable (notamment dans son approche de la création d'un monde crédible et détaillé) bien qu'imparfait (la caractérisation des personnages, et leur évolution, laissent à désirer, et le postulat rappelle parfois Van Helsing, avec ce héros immortel chasseur de monstres, épaulé par un prêtre débutant), la musique est dérivative mais remplit son office, et la réalisation est relativement compétente (Breck Eisner est un faiseur honorable, même s'il peine toujours à insuffler du rythme et de l'énergie à ses films), bref, Le Dernier Chasseur de Sorcières avait de quoi être un métrage d'urban horror-fantasy assez satisfaisant (faute d'être mémorable ou excellent)... si quelqu'un d'autre que Vin avait tenu le rôle principal.

Parce qu'une fois le métrage repassé dans l'ère moderne, Vin est en mode plus minimaliste que jamais, Vin est surpuissant, Vin démolit tout le monde sans effort, Vin est mono-expressif, Vin a une voiture de luxe, bref, Vin n'est pas intéressant pour un sou, et son interprétation ne permet jamais à son personnage d'exister au delà du mur impassible qu'il incarne sans broncher.

Résultat, bon nombre de ses scènes sonnent tout simplement faux, que ce soit parce que Vin surjoue soudain une émotion (le contraste avec son impassibilité perpétuelle est alors ultra-brutal), parce que les dialogues sont bancals et maladroits, ou parce que la mise en scène simpliste de ces scènes et de ces dialogues favorise les poses caricaturales adoptées par le héros.

Mais encore une fois, je ne jette pas forcément la pierre à Vin Diesel, qui a besoin d'un bon réalisateur et directeur d'acteurs pour ne pas se laisser dévorer par ses tics de jeu (un peu comme Nicolas Cage, bien qu'ils évoluent dans des catégories totalement différentes).

Ici, il n'était pas forcément épaulé par un cador de la discipline, et si l'on ajoute à cela un script parfois mal équilibré (le personnage d'Elijah Wood est tellement inutile durant tout le film que son importance finale en devient télégraphiée), et qui aurait fait un bien meilleur pilote de série tv, tout cela finit par tirer ce métrage pourtant divertissant vers le bas.

Pas sûr que ça mérite la moyenne, mais bon, je mets tout de même un minuscule 3/6, pour le spectacle, pour l'ambiance et pour Rose (mais pas pour Vin).

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 12 - Paranormal Activity 5 : Ghost Dimension (2015)

Publié le 24 Septembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Found Footage, Fantastique

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Paranormal Activity 5 : Ghost Dimension (PA - The Ghost Dimension) :

Alors qu'ils se préparent à fêter Noël dans leur nouvelle demeure, Ryan (Chris J. Murray), son épouse Emily (Brit Shaw) et leur fillette Leila (Ivy George) font l'expérience de phénomènes paranormaux, déclenchés par la découverte d'une caméra mystérieuse dans la maison. Rapidement, alors que le comportement de Leila commence à changer, Ryan découvre que la caméra permet de filmer les forces surnaturelles à l'oeuvre dans leur demeure...

Bon, on va faire simple. PA 1 et 2 n'étaient pas terribles, mais ils se valaient à peu près, pour des raisons différentes (du 3/6 très relatif, noté en comparaison des suites, et qui serait nettement plus bas en notation absolue) : PA 3 tentait d'épaissir la mythologie de la saga, sans parvenir à être convaincant ou réussi (2/6) ; PA 4, lui, continuait sur la pente descendante de la saga, toujours plus faible et soporifique (1.5/6) : PA 4.5 (The Marked Ones) était une déclinaison latino qui continuait toujours sur la même lancée (1.25/6) ; et donc, ce PA 5, l'ultime épisode de la saga, qui se veut une conclusion définitive à la franchise, en apportant des réponses aux questions que les fans se posaient.

Pour être franc, ces réponses, je n'y ai pas prêté attention tant ce sous-Poltergeist échoue à créer le moindre suspense, à donner lieu à la moindre jump scare un tant soit peu efficace et surprenante, ou à intéresser le spectateur à son histoire ou à ses personnages.

Débarrassé de son gimmick 3D, le film est un vide intersidéral au rythme haché, qui repose vaguement sur les images numériques d'un démon ressemblant à Venom/au symbiote de Spider-man, et l'on se dit qu'il était plus que temps d'enterrer cette franchise bien faisandée, qui a fait, de par son influence, beaucoup de mal au genre.

1/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 11 - La Forêt (2016)

Publié le 24 Septembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

La Forêt (The Forest) :

Lorsque Jess, sa soeur jumelle vivant au Japon, cesse de donner de ses nouvelles, Sara (Natalie Dormer) est bien décidée à découvrir ce qui lui est arrivé. Persuadée qu'elle est toujours en vie, Sara part alors pour le Japon, où elle apprend que Jess a disparu dans la forêt maudite d'Aokigahara, lieu de tous les suicides et de tous les mauvais esprits. Accompagnée par Aiden (Taylor Kinney), un autre occidental vivant en terre nippone, elle s'enfonce donc dans ces bois sinistres, à la recherche de sa soeur...

Un film produit et conçu par David Goyer (avec trois autres scénaristes. Trois !) après qu'il ait découvert l'existence de la forêt d'Aokigahara en lisant sa page Wikipedia, ce qui en dit long sur la genèse du projet.

Mais bon, de toute façon, ça ne change pas grand chose au résultat final : on a en effet constamment l'impression, en regardant ce métrage, de faire un saut dans le passé, dix ou quinze ans en arrière, quand c'était la grande mode des remakes américains médiocres et estampillés j-horror.

Résultat : on se paie ici tous les clichés de l'Américaine qui arrive en Asie (enfin, en Serbie, là où a été tourné le plus gros du film), découvre les traditions exotiques et bizarres du pays, et est confrontée à des phénomènes surnaturels inexplicables.

Le tout façon "les scénaristes ont lu la page wiki et ont vu un reportage sensationnaliste, dont ils intègrent les anecdotes au script", mis en image de manière ultra-insipide et plate (les jump-scares sont anémiques et prévisibles au possible), sans le moindre frisson au rendez-vous, et avec une héroïne ignorante, pas très maligne, et assez agaçante (malgré la sympathique Natalie Dormer dans le rôle principal).

Un bon gros flop qui arrive une décennie trop tard, qui n'a rien appris de ses aînés, et qui n'a pas grand intérêt.

1.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 10 - Up All Night : The Friday Download Movie (2015)

Publié le 23 Septembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Télévision, Jeunesse, UK, Halloween, Fantastique

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Up All Night - The Friday Download Movie :

Alors que Dionne, Shannon, Bobby, George, et Richard - les animateurs du show Friday Download, sur la CBBC - prennent des vacances bien méritées, leur van tombe en panne en pleine campagne anglaise, non loin d'un manoir menaçant. Dans celui-ci vivent Caleb (Tyger Drew-Honey) et Clara (Louisa Connolly-Burnham), un frère et une soeur particulièrement sinistres, qui semblent indifférents aux nombreuses manifestations surnaturelles qui hantent leur demeure, et acceptent d'héberger le petit groupe pour la nuit. Bien vite, il apparaît que Caleb et Clara sont sur le point de perdre leur maison familiale, s'ils ne réunissent pas une somme considérable pour payer un promoteur immobilier. Les jeunes animateurs tv décident alors d'organiser un concert caritatif sur les terres du manoir, afin de réunir des fonds. Mais Fraser (Ethan Lawrence), un chasseur de fantômes maladroit, mène l'enquête sur les véritables motifs de Caleb et Clara...

Une comédie anglaise à destination du public de la CBBC, dont on retrouve par ailleurs deux des acteurs de Wolfblood (Bobby Lockwood et Louisa Connolly-Burnham), et qui rappelle un peu ce que Nickelodeon ou Disney Channel peuvent faire aux USA : un film à la gloire des vedettes de leur chaîne, et qui se finit en chansons, avec des groupes populaires du moment.

Autant dire qu'en théorie, l'intérêt est théoriquement assez limité pour quiconque est âgé de plus de 14 ans, d'autant que les personnages principaux sont à peine caractérisés, et que la dernière demi-heure est à 50% musicale... mais - et c'est là qu'on reconnait le savoir-faire anglais - je dois avouer que j'ai été agréablement surpris par le métrage dans son ensemble : visuellement, il est assez crédible, les acteurs sont solides pour leur âge, c'est dynamique, et surtout, l'histoire de fond est toujours prise au sérieux, même lorsque le ton se fait un peu plus léger et décalé.

Bref, ça ne prend pas ses spectateurs pour des attardés (contrairement à ce que l'on peut faire par chez nous lorsque l'on fait une comédie familiale), ça parvient presque à créer de la tension lors des premiers moments de hantise, et ça se regarde sans aucune difficulté, allant même jusqu'à faire de son personnage le plus pitoyable - le chasseur de fantômes - le véritable gagnant de cette histoire. En résumé : ça aurait pu être bien pire.

Objectivement, pas plus de 3/6, sauf si l'on est dans la catégorie démographique ciblée.

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