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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #cinema catégorie

Un film, un jour (ou presque) #764 : MOIS FRANÇAIS - Robin des Bois : la véritable Histoire (2015) & Les Nouvelles Aventures de Cendrillon (2017)

Publié le 19 Juillet 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, France, Comédie, Histoire, Fantastique, Aventure

Pendant un mois, à l'occasion de la Fête Nationale, retour sur un cinéma que je délaisse trop souvent : la comédie française... ​​ ​​

Robin des Bois - La Véritable Histoire (2015) :

Escrocs à la petite semaine, Robin des Bois (Max Boublil) & Tuck (Malik Bentalha) n'ont qu'un rêve : racheter le Pussycat, une maison close. Mais leur plan pour y parvenir - dérober les impôts du Royaume - les amène à croiser le chemin de Petit Jean (Ary Abittan), Marianne (Géraldine Nakache), et du maléfique Shérif de Nottingham (Gérard Darmon)...

Une version parodique de Robin des Bois, made in France, avec un Robin voleur, menteur, pleutre, arnaqueur, idiot ; un Tuck homosexuel, asiatique, juif et arabe, désespérément amoureux de son compère ; une Marianne mère célibataire en manque de sexe, qui cherche à coucher avec Robin, sans succès ; un Nottingham en roue libre et aux tendances cannibales... mouais.

Ça se veut impertinent, original, drôle et corrosif, mais ça ne parvient qu'à être plat, relativement générique et vulgaire (les vannes piteuses sur l'homosexualité de Tuck, la flèche dans le postérieur...), en plus d'être visuellement assez laid (comprendre : terne, boueux, enfumé et gris).

Quant à l'aspect musical, bof, avec une alternance d'un score orchestral dérivatif et pas très mémorable, et de chansons et de passages plus modernes (notamment un moment Daft Punk amusant, qui dure malheureusement un peu trop longtemps).

À oublier au plus vite.

1.25/6

Les Nouvelles Aventures de Cendrillon (2017) :

Lasse d'être considérée comme une boniche par tous ses proches, Julie (Marilou Berry) doit une fois de plus jouer les baby-sitters pour le fils de Marco (Arnaud Ducret), l'homme qu'elle aime en secret. Pour occuper l'enfant, elle lui raconte alors l'histoire de Cendrillon, dans laquelle elle se transpose, elle, et tout son entourage...

Alors, que se passe-t-il lorsque l'on prend le même producteur, le même scénariste, et les mêmes compositeurs que sur Les Nouvelles Aventures d'Aladin, et que l'on décline le concept du "conte de fée réinventé et narré par des personnages contemporains" en l'appliquant à Cendrillon ?

Un film tout aussi raté qu'Aladin, à l'humour lourd, bas-de-plafond et facile, et à la structure brouillonne, en allers-et-retours fréquents entre le présent et le conte, qui donne un rythme artificiel au tout, mais ne cache jamais vraiment le manque de rythme et de maîtrise du métrage.

Un peu comme dans Aladin, ça cachetonne beaucoup, avec un certain nombre de visages familiers, et Marilou Berry y met de l'énergie, mais dans l'ensemble, ça souffre des mêmes problèmes que le film de Kev Adams, avec en prime une forte tendance au recyclage : recyclage de bande originale, qui copie Danny Elfman ; d'illustration musicale, avec des morceaux modernes maintes fois entendus au cinéma ; de séquences et de gags, parfois repris directement d'autres films ; et ça recycle aussi le sempiternel numéro chanté et chorégraphié, apparemment (et malheureusement) désormais inévitable au sein des comédies françaises de ce type.

Bref, une parodie de contes de fées sans grand intérêt, et qui n'a même pas le capital sympathie de Kev Adams et de sa bande.

(et, encore une fois, c'est un personnage secondaire qui emporte l'adhésion plutôt que le personnage principal - en l'occurrence, ici, Desagnat)

1.5/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Un film, un jour (ou presque) #763 : MOIS FRANÇAIS - Les Kaïra (2012) & Pattaya (2016)

Publié le 18 Juillet 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, France, Musique, Aventure

Pendant un mois, à l'occasion de la Fête Nationale, retour sur un cinéma que je délaisse trop souvent : la comédie française... ​​  

Les Kaïra (2012) :

Glandeurs de banlieue, Mousten (Franck Gastambide), Abdelkrim (Medi Sadoun) et Momo (Jib Pocthier) vivent à Melun, et ne font rien de leur vie. Jusqu'au jour où ils repèrent une annonce proposant de devenir acteurs de films pornographiques : voyant là l'occasion rêvée de devenir riches, célèbres, et de séduire de nombreuses femmes, le trio décide alors de tourner au plus vite leurs bandes démos... 

Adaptation par Franck Gastambide du programme court Kaïra Shopping, ce long-métrage ne fait clairement pas dans la finesse, la subtilité, et le bon goût. Cela dit, une fois qu'on a pris ça en compte... c'est assez amusant.

Et je ne sais pas si c'est parce que j'ai connu des mecs comme ce trio improbable, ou si tout simplement, parce que le film sait rester attachant et sincère avec ses personnages, mais j'ai véritablement trouvé le tout sympathique, avec de nombreux détails amusants, un Ramzy plutôt drôle en caïd de banlieue, une Pom Klementieff charmante (bien avant les Gardiens de la Galaxie 2), des caméos en tous genres...

Bref, si l'on excepte un rythme un peu inégal parfois à la limite d'une succession de sketches, et un abus de gags à base de smash cuts, Les Kaïra s'avère une comédie tout à fait honorable et bien interprétée.

3.5/6

Pattaya (2016) :

Las de la routine de leur vie de banlieue, Franky (Franck Gastambide) et Krimo (Malik Bentala) rêvent de partir pour Pattaya, une station balnéaire de Thaïlande où Reza (Ramzy Bédia), le cousin de Krimo, s'est installé et connaît la gloire et le succès. Pour s'y rendre sans dépenser un sou, le duo inscrit alors Karim (Anouar Toubali), le nain de leur quartier, au championnat du monde de Boxe Thaï des Nains organisé par le Marocain (Gad Elmaleh) à Pattaya. Mais rapidement, sur place, la situation dégénère...

Sorte de suite spirituelle aux Kaira, mâtinée de Very Bad Trip 2 et de Kickboxer, cette comédie à nouveau signée Franck Gastambide s'inscrit donc dans la droite lignée du film précédent, reprenant un trio principal très similaire, et l'envoyant à l'autre bout du monde, dans des décors paradisiaques plutôt bien mis en valeur.

Et dans l'ensemble, ça fonctionne assez bien, du moins, autant que le film de 2012. Gastambide semble plus assuré, derrière et devant la caméra, et ça fourmille toujours autant d'idées et de gags absurdes, assurant le quota de rires.

Malheureusement, cela s'agrémente de multiples caméos inutiles, qui parasitent un peu le tout (Hanouna, Quarteron), d'une seconde moitié au rythme plus inégal, et de quelques pointes d'humour graveleux/scato pas forcément indispensables.

Au final, on s'amuse, le délire est assuré, mais ça manque d'un petit quelque chose pour vraiment rester dans les mémoires.

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #762 : MOIS FRANÇAIS - Un Ticket pour l'Espace (2005) & RTT (2009)

Publié le 17 Juillet 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, France, Comédie, Science-Fiction, Aventure, Histoire, Fantastique, Action, Thriller, Policier, Romance

Pendant un mois, à l'occasion de la Fête Nationale, retour sur un cinéma que je délaisse trop souvent : la comédie française... ​​ 

Un Ticket pour l'Espace (2005) :

Pour convaincre les Français de l'intérêt de la recherche spatiale, un jeu de grattage est organisé, avec à la clef deux places à bord de la navette française, aux côtés du Colonel Beaulieu (Olivier Baroux), du Capitaine Soizic (Marina Foïs) et du Professeur Rochette (Frédéric Proust). Mais les deux gagnants sont assez improbables : Stéphane Cardoux (Kad Merad), un acteur raté et mythomane, et Alexandre Yonis (Guillaume Canet), un psychopathe voulant se venger de Beaulieu...

Non, ce n'est pas fin. Non, ce n'est pas le summum de l'humour et de la subtilité. Non, ce n'est pas toujours très bien joué (entre autres, j'ai toujours du mal avec l'interprétation de Marina Foïs) ni bien rythmé (ça prend son temps à démarrer). Oui, c'est bordélique, inégal, et ça ne fonctionne réellement que ponctuellement, comme un sketch étiré sur plus de 90 minutes.

Mais un film qui joue à ce point la carte de l'absurde, qui se paie une telle bande originale (chapeau bas, Erwann Kermorvant), et qui se permet de refaire Alien avec un dindon géant mutant, le tout dans une station à l'intelligence artificielle doublée par Enrico Macias... ça force un minimum le respect.

Allez, 3/6

RTT (2009) :

Plaqué par sa compagne, Arthur (Kad Merad) décide de partir pour Miami, afin d'empêcher le mariage de celle-ci avec un riche inconnu. En chemin, cependant, il est utilisé par Émilie (Mélanie Doutey), une cambrioleuse, pour faire passer à son insu un tableau volé à l'aéroport. Arrêtés par un policier français (Manu Payet) à leur arrivée aux USA, le duo improbable prend alors la fuite dans les Everglades, les autorités sur les talons...

Une comédie d'aventures façon La Chèvre/Pierre Richard qui peine à convaincre, puisqu'elle tente de mélanger tous les genres (thriller, action, aventure, romance, policier, comédie, cambriolage), mais se limite en fait à plusieurs grosses courses-poursuites liées par une succession de grosses ficelles et de coïncidences assez honteuses et improbables, censées servir de script.

Ce n'est pas la faute de la distribution, qui fait de son mieux (même si Mélanie Doutey manque un peu de punch ou de présence pour totalement convaincre), et qui a eu droit à des vacances en Floride ; et la réalisation est d'ailleurs tout à fait honorable.

Mais c'est vraiment le script qui pêche, un script qui ne parvient pas vraiment à faire se développer la romance principale de manière naturelle et crédible, et qui use de raccourcis narratifs et de personnages clichés (le flic qui se découvre homosexuel à Miami) qui sonnent assez creux.

Loin d'être satisfaisant, donc, même si ce n'est pas trop mal rythmé.

2 + 0.25 pour les paysages de Floride et Miami = un petit 2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #761 : MOIS FRANÇAIS - Halal, Police d'État (2010) & Beur sur la Ville (2011)

Publié le 16 Juillet 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, France, Comédie, Policier, Science-Fiction

Pendant un mois, à l'occasion de la Fête Nationale, retour sur un cinéma que je délaisse trop souvent : la comédie française... ​​

Halal, Police d'État (2010) :

Lorsqu'un tueur en série s'en prend aux épiciers arabes de Paris, deux enquêteurs algériens, l'indéboulonnable Inspecteur Nerh-Nerh (Ramzy Bédia) et son associé "le Kabyle" (Eric Judor) - traumatisé par un enlèvement extra-terrestre, sont dépêchés par leur gouvernement pour prêter assistance aux forces de police française, qui soupçonnent la communauté asiatique de Paris...

Eric et Ramzy décident de faire leur Pamela Rose, en s'inspirant des films de l'Inspecteur Tahar, pour un résultat globalement démoli par la critique. Sans surprise, à vrai dire, puisque cette comédie policière est effectivement très bordélique et bancale, mêlant constamment de l'absurdité totale à une enquête prétexte, comme autant de micro-sketches qui s'enchaînent.

Et pourtant, je n'ai pas détesté, loin de là. Pour peu qu'on se laisse embarquer par le délire ambiant (l'extra-terrestre ^^), ça fonctionne étrangement plus ou moins bien, grâce à des vannes qui font régulièrement mouche et du WTF constant, et ce malgré son interprétation inégale, son rythme aléatoire et son illustration musicale pop un peu forcée. :p

Ce n'est pas forcément bon, en soi, mais ça reste amusant.

3.25/6

Beur sur la Ville (2011) :

Flic incapable, Khalid (Booder) végète en banlieue parisienne, en compagnie de ses collègues et compère, Mamadou (Issa Doumbia) et Henri (Steve Tran). Mais un tueur en série assassine les femmes de la ville, et pour des raisons de discrimination positive, Khalid se retrouve à la tête de l'enquête, à collaborer avec Diane Darden (Sandrine Kiberlain) et son équipe, persuadés que le tueur est musulman...

Une comédie policière banlieusarde de Djamel Bensalah abordant plein de sujets de société pertinents (discrimination, communautarisme, religion, différences, racisme ordinaire, islam, etc) en les abordant frontalement avec un maximum de clichés caricaturaux, tout en les détournant de manière assez sympathique.

Et comme en plus il y a à l'écran une sacré bande de comédiens (qu'ils soient jeunes ou plus confirmés), des guests stars amusantes (JCVD !?), et que tout le monde joue correctement (sauf le fils Belmondo, qui récite son texte), on se retrouve avec un film attachant, qui n'est pas trop à prendre au sérieux...

... sauf que le film, justement, se prend un peu trop au sérieux. À contrario de Halal, Police d'État, l'enquête est ici très premier degré, et il y a un vrai fond de film policier qui se dissimule sous les atours de la comédie. Ce qui aurait pu être une bonne chose si le métrage n'était pas aussi laborieux, dans son rythme, et brouillon dans sa structure.

Ça manque de rigueur, tout ça, ce qui tire le film vers le bas et le ralentit considérablement, l'empêchant d'être autre chose que très moyen.

3.25/6 (ah, et les rétro-projections foireuses, en voiture... aïe)

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Un film, un jour (ou presque) #760 : MOIS FRANÇAIS - Eyjafjallojökull (2013) & Raid Dingue (2016)

Publié le 15 Juillet 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, France, Romance, Action, Policier

Pendant un mois, à l'occasion de la Fête Nationale, retour sur un cinéma que je délaisse trop souvent : la comédie française... ​​

Eyjafjallojökull (2013) :

Lorsque l'éruption d'un volcan islandais bouleverse les plans d'Alain (Dany Boon) et de Valérie (Valérie Bonneton) - un couple de divorcés ne se supportant pas, et traversant l'Europe pour rejoindre la Grèce, où se déroule le mariage de leur fille - , le duo n'a d'autre choix que de faire route ensemble, pour le meilleur et surtout pour le pire...

Une comédie romantique reposant intégralement sur les épaules du duo Boon/Bonneton, qui fonctionne heureusement très bien, malgré une écriture globale pas à la hauteur : la caractérisation d'Alain et Valérie est très inégale (le personnage féminin écope de tous les défauts - menteuse, fourbe, mère absente, sarcastique, agressive - et des coups les plus bas, la rendant nettement plus antipathique que Boon), les personnages secondaires sont inexistants, et, outre quelques gags téléphonés, les disputes constantes des deux personnages rendent la première moitié du film assez fatigante.

D'autant qu'occasionnellement, se présentent des ruptures de ton, durant lesquelles les deux personnages tentent littéralement de se tuer dans des scènes à l'ultra-violence et au slapstick outranciers, qui tranchent énormément avec le "réalisme" du reste du métrage.

Cela dit, le film reste rythmé, et les acteurs sympathiques, donc...

Un 3/6 indulgent

Raid Dingue (2016) :

Fille du ministre de l'Intérieur (Michel Blanc), Johanna (Alice Pol) ne rêve que d'une chose : intégrer le RAID et devenir officier d'élite. Mais la jeune femme est maladroite et incapable. Jusqu'au jour où son père joue de ses contacts pour qu'elle rejoigne l'école de formation du RAID, où elle est placée sous la supervision d'Eugène Froissard (Dany Boon), un officier taciturne, machiste et misogyne particulièrement malchanceux et déprimé...

Une comédie écrite et réalisée par Dany Boon, qui se met donc en scène dans un rôle d'apparence relativement peu sympathique... mais ce n'est rien en comparaison de l'héroïne du film.

Alors que Johanna aurait dû être maladroite mais attachante, sympathique tout en étant malchanceuse, Alice Pol la surjoue complètement, et en fait une sorte de Mr. Bean au féminin, un véritable cartoon sur pattes, une idiote indisciplinée, bornée et insupportable qui fait des grimaces, sème la pagaille autour d'elle, provoque catastrophes sur catastrophes, etc, sans jamais paraître s'en apercevoir, ou s'en émouvoir, tant elle semble dans sa bulle.

Ça rend le personnage instantanément agaçant, et forcément, ça plombe une grosse partie de l'intérêt potentiel du film. Déjà qu'à la base, le surjeu est l'un des problèmes récurrents de ce film (Yvan Attal est lui aussi totalement calamiteux en grand méchant cabotin et travesti)...

Une héroïne antipathique, des problèmes évidents de rythme et de ton, des gags très faibles, une dernière partie mêlant romance forcée et action superflue, un Florent Peyre sous-exploité : ce n'est vraiment pas bon.

1.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #759 : MOIS FRANÇAIS - Comme un Chef (2012) & Les Têtes de l'Emploi (2016)

Publié le 15 Juillet 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, France, Drame

Pendant un mois, à l'occasion de la Fête Nationale, retour sur un cinéma que je délaisse trop souvent : la comédie française... ​​

Comme un Chef (2012) :

Depuis son divorce, Alexandre Vauclair (Jean Reno), grand chef parisien, a perdu toute inspiration. Et alors qu'il est sur le point de perdre son restaurant, il rencontre Jacky Bonnot (Michael Youn), un jeune amateur de grande cuisine au chômage, dont le talent hors-du-commun pourrait bien permettre à Vauclair de se refaire...

Une comédie typiquement française qui, si elle se regarde tranquillement (elle est d'ailleurs assez courte, 80-85 minutes tout compris), est aussi particulièrement basique et générique.

Youn est en mode mineur, Jean Reno et Julien Boisselier récitent parfois leur texte (la fameuse diction "à la française"), Issa Doumbia fait de la figuration, le script est nonchalant et cousu de fil blanc, et la scène des déguisements japonais est assez piteuse, mais bon, dans l'ensemble, c'est gentillet et inoffensif.

Un minuscule 3/6

(et encore, c'est en étant généreux, car je ne suis pas sûr que ça les vaille)

Les Têtes de l'Emploi (2016) :

Stéphane (Franck Dubosc), Cathy (Elsa Zylberstein) et Thierry (François-Xavier Demaison) sont trois employés de l'ANPE de Sablé. Jusqu'au jour où on leur annonce qu'ils vont être licenciés, car leur agence s'avère trop performante dans leur secteur : ils décident alors de trouver un moyen de mettre plus de personnes au chômage, afin de sauver leur agence et leur emploi...

En 2012, Jérémy Ferrari conçoit, avec deux co-scénaristes, une comédie noire et mordante sur le monde de l'emploi, qu'il compte réaliser et interpréter, le film devant à priori servir de véhicule à la bande des comédiens de l'émission On n'demande qu'à en rire. Mais entre 2012 et 2016, le script est acheté par une société de production, et connaît des révisions toujours plus importantes à mesure que des noms prestigieux s'ajoutent à la distribution, et demandent un droit de regard sur le scénario.

Débarrassé de son humour mordant et de sa méchanceté (ainsi que de Ferrari, même pas crédité au générique, et ayant depuis attaqué la production en justice pour avoir tourné le film sans son accord), le film s'avère désormais une comédie dramatique franchouillarde assez classique, pour ne pas dire banale, qui tente de jouer la carte de l'émotion et du drame social, pour finir par ne blesser personne, en offrant à tout le monde une fin à peu près heureuse.

En prime, on a une photographie terne et vaporeuse assez laide, un rythme inexistant, et une interprétation très inégale (certains surjouent, comme Demaison, d'autres sous-jouent, comme Dubosc).

Autant dire que je n'ai pas du tout accroché, surtout compte tenu de ce que le film aurait pu être...

1.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #758 : MOIS FRANÇAIS - Vive la France (2013) & Tout Schuss (2015)

Publié le 14 Juillet 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, France, Sport, Jeunesse

Pendant un mois, à l'occasion de la Fête Nationale, retour sur un cinéma que je délaisse trop souvent : la comédie française... ​​

Vive la France (2013) :

Muzafar (José Garcia) et Feruz (Michaël Youn), deux gentils bergers du Taboulistan, un petit pays d’Asie centrale méconnu, sont recrutés par leur gouvernement pour faire connaître leur nation, en commettant un attentat à Paris, contre la Tour Eiffel. Mais une fois arrivés en France, les deux étrangers rencontrent la sympathique Marianne (Isabelle Funaro), journaliste, qui les prend sous son aile, et leur fait découvrir son beau pays...

Seconde réalisation de Michaël Youn (d'ailleurs à la co-écriture du film, là-aussi), cette comédie à mi-chemin entre Borat et We Are Four Lions s'avère une proposition de cinéma bancale, et assez difficile à cerner.

Le problème, en fait, c'est que le film ressemble plus à une carte postale, celle des vacances de Youn et de sa compagne (qui y met du sien, mais n'est pas particulièrement attachante ou intéressante, à l'écran) à travers la France : les paysages et les régions de France se succèdent, leurs habitants (toujours plus clichés et génériques) aussi, et le tout se déroule des plus mollement, sans grande inspiration, jusqu'à l'arrivée des deux immigrants à Paris.

Le peu de fond (sur l'immigration, la manière dont la France traite les étrangers, le terrorisme, le fanatisme, ou encore la mise en avant de ce que la France représente et a de bon) est totalement noyé dans l'accumulation de moments "tourisme", et dans un sens de l'humour bien trop sage et plat (les accents, les personnages de Youn et Garcia, leur pays d'origine, tout ça, ça ne fonctionne pas vraiment, ça ressemble à un sketch semi-improvisé et pas totalement abouti).

Le plus frustrant, dans tout ça, c'est vraiment le fait que Youn et Garcia n'ont finalement, au long du métrage, qu'une alchimie toute relative, qui fait que ce duo pourtant théoriquement explosif finit par décevoir (hormis quelques scènes plus sincères vers la fin).

Énorme bof, donc, et une déception certaine après Fatal.

2/6

Tout Schuss (2015) :

Écrivain égocentrique, immature et déjanté, Max Salinger (José Garcia) est contraint de s'improviser "parent accompagnateur" en classe de neige afin de récupérer son dernier manuscrit, que sa fille adolescente lui a dérobé, avant de partir au ski, pour se venger de son manque d'attention. Rapidement, entouré d'ados tous plus surexcités les uns que les autres, cette classe de neiges se complique pour l'auteur arrogant...

Comédie française à tendance colonie de vacances, plombée par un José Garcia en roue libre et en mode Jack Sparrow + Philippe Manoeuvre + Tony Stark + bobo parisien défoncé. En soi, pourquoi pas, ce personnage pourrait fonctionner dans un sketch, ou dans une comédie plus barrée, qui se serait mise au diapason de son interprétation.

Le problème, c'est que le reste du métrage tient plus de la comédie adolescente potache très classique et banale, avec un humour parfois graveleux, scatologique et bas-de-plafond, et des références étrangement vieillottes, qui trahissent l'âge des scénaristes. Cela crée donc un gouffre improbable entre Garcia et le reste de la distribution, et le film ne s'en remet jamais vraiment.

Un métrage raté, donc, qui ressemble fortement (en plus forcé) à ces comédies gentillettes mais totalement anecdotiques dans lesquelles Vince Vaughn ou Owen Wilson jouent occasionnellement, et qui tente, sans grande conviction, d'injecter un peu d'émotion dans tout ça, à grand renfort de piano mélancolique.  

1.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #757 : MOIS FRANÇAIS - Fatal (2010) & Coursier (2010)

Publié le 14 Juillet 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, France, Comédie, Musique, Action, Thriller, Policier

Pendant un mois, à l'occasion de la Fête Nationale, retour sur un cinéma que je délaisse trop souvent : la comédie française... ​​

Fatal (2010) :

Fatal Bazooka (Michaël Youn) est un rappeur au sommet de sa gloire et de sa fortune... jusqu'au jour où Chris Prolls (Stéphane Rousseau), valeur montante de l'électro-pop, s'impose sur la scène musicale, et lui vole la vedette. Soudain ruiné et déchu de son trône, Fatal va devoir se ressourcer pour pouvoir retrouver l'inspiration, et remonter au plus haut.

Que dire de plus au sujet de Fatal, premier film écrit et réalisé par Michaël Youn, sur la base de son personnage de Fatal Bazooka, rappeur déjanté et trash conçu pour le Morning Live ?

Que c'est du grand n'importe quoi parodiant allègrement le monde du rap, de la musique, et s'inspirant ouvertement de multiples films américains, au premier lieu desquels Zoolander ?

Que c'est drôle, absurde, déjanté, très bien produit, à la réalisation dynamique, et aux personnages improbables (Jérome Le Banner en garde du corps/masseur refoulé, Stéphane Rousseau excellent en Chris Prolls vandammien ; bémol sur Isabelle Funaro en Athena Novotel trop transparente) ?

Le film est drôle, les morceaux mémorables, le parcours de Fatal convenu mais amusant (le retour aux sources en Savoie ^^), et si le rythme n'est pas parfait, l'humour parfois un peu lourd (mais bon, c'est inhérent au sujet et aux personnes impliquées), et si l'on sent un peu trop parfois le tournage au Québec (les accents de certains personnages secondaires), ça reste une réussite sympathique fourmillant de détails en tout genre.

4.25/6

Coursier (2010) :

Alors que Sam (Michaël Youn), coursier, doit assister à un mariage avec sa petite amie Nadia (Géraldine Nakache), le voilà embarqué dans une course de dernière minute, qui va se transformer en course-poursuite parisienne impliquant Sam, ses amis, et une organisation criminelle aux trafics en tout genre...

La première demi-heure de ce Coursier m'a fait très peur : ça ressemblait à une production Europa Corp basique, façon comédie policière d'action à la Taxi et en pilotage automatique, ça ronronnait, bref, ce n'était pas particulièrement intéressant, et j'avais l'impression que le couple Youn/Nakache était assez sous-exploité, et trop premier degré.

Et puis progressivement, à partir de la demi-heure, le métrage se décoince un peu, et laisse s'exprimer le potentiel comique de ses interprètes. Le rythme reste inégal, mais ça fonctionne tout de suite mieux, le film peinant à convaincre dans ses moments les plus sérieux.

Ça aurait donc pu être pire, et ça finit même par emporter l'adhésion grâce au capital sympathie de ses interprètes.

3.5/6

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Blog Update ! - Juillet 2018 (première quinzaine)

Publié le 13 Juillet 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Cinéma, Télévision, Les bilans de Lurdo, Update

C'est l'été, la Coupe du Monde bat son plein, et exceptionnellement, le blog des Téléphages Anonymes fait son bilan de juillet avec un peu d'avance, avant d'entamer un mois très spécial...

#747 : G.I. Joe - Le Réveil du Cobra (2009) 3/6

#748 : G.I. Joe - Conspiration : Version Longue (2013) 3/6

#749 : The Perfect Score (2004) 3.5/6

#750 : Cover Versions (2018) 3.5/6

#751 : Girl 27 (2007) 3.25/6

#752 : Super Troopers (2001) & Super Troopers 2 (2018) 3/6 & 2.75/6

#753 : Owen - Hart of Gold (2015) 4/6

#754 : Life of the Party (2018) 2.75/6

#755 : The Debt Collector (2018) 2.25/6

#756 : Rebelle (2012) 4/6

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# Grand écran :

Pas grand chose à signaler, pour cette première quinzaine : un documentaire très dans l'air du temps, mais inégal (Girl 27), de l'action décérébrée (les G.I. Joe et The Debt Collector), de la comédie peu inspirée (Life of the Party et Super Troopers 2), un Pixar sous-estimé (Rebelle), et un documentaire biographique touchant (Owen - Hart of Gold).

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- Film de la quinzaine :

Mention spéciale au documentaire de la WWE sur Owen Hart, touchant, mais qui aurait mérité d'être plus long...

- Flop de la quinzaine :

Pas de vrai flop, même si The Debt Collector s'avère instantanément oubliable...

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# Petit écran :

Un seul week-end au programme, pour un bilan séries rapide à effectuer : une saison 2 de Hollywood Darlings anecdotique, mais amusante, une première moitié de saison militante et inégale pour Kimmy Schmidt, et la saison 1 d'Altered Carbon, à la fois racoleuse, bancale, et au potentiel inexploité, faute de scénaristes à la hauteur. Rien de bien marquant, en somme.

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# À venir :

Comme je l'avais annoncé lors du bilan de fin juin, ce mois de juillet est un mois un peu spécial sur le blog des Téléphages Anonymes, car dès demain, 14 juillet, nous allons nous intéresser à un genre qui n'est habituellement pas du tout représenté sur ce blog, celui de la comédie française.

En l'honneur de la Fête Nationale, de la Finale de la Coupe du Monde, ou que sais-je encore, les Téléphages Anonymes débranchent donc leur cerveau jusqu'au 19 août, pour un marathon de films comiques français (deux par jour, quatre le week-end, tout de même saupoudrés de quelques critiques de séries étrangères, histoire de respirer un peu) qui risque bien de laisser des séquelles...

 

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien....

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Un film, un jour (ou presque) #756 : Rebelle (2012)

Publié le 13 Juillet 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Aventure, Animation, Jeunesse, Disney, Drame, Pixar

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Rebelle (Brave) :

Merida (Kelly Macdonald), fille du roi écossais Fergus (Billy Connolly) et de la Reine Elinor (Emma Thompson), se moque bien de la vie de château, et des impératifs que lui impose son rôle de princesse. Elle n'a qu'une envie : partir à l'aventure, et développer ses talents d'archère... mais lorsque les traditions la rattrapent, et que plusieurs seigneurs locaux - Lord MacGuffin (Kevin McKidd), Lord Macintosh (Craig Ferguson) et Lord Dingwall (Robbie Coltrane) - se battent pour que l'un de leurs descendants épousent Merida, la jeune femme s'enfuit, et décide de demander l'aide d'une sorcière excentrique (Julie Walters) pour régler ses problèmes...

Un film d'animation réputé pour faire partie de ces Pixar mineurs et négligeables, plombé par une production chaotique, et supposément affublé d'un scénario insipide et générique lui valant souvent des critiques assassines... et pourtant, avec du recul et dans les faits, ce métrage n'est pas pire qu'un Raiponce, dont il se rapproche d'ailleurs assez notablement sur certains points.

Seulement voilà : Rebelle (titre français au demeurant hors-sujet puisque le film montre bien que la rébellion de l'héroïne ne mène à rien, alors que son courage, lui, y parvient) est un film essentiellement féminin dans ses thématiques. Ça parle du désir d'émancipation et d'aventure, du refus de se confirmer aux normes sociétales, des rapports mère-fille, et de plein d'autres choses pas forcément inédites chez Disney, mais qui ne parlent clairement pas de la même manière à un public masculin et à un public féminin. D'autant qu'ici, pas de Prince charmant, puisque tous les personnages masculins sont présentés comme des bouffons incapables, ou, au mieux, bas-de-plafond.

Faut-il y voir là une des raisons du rejet du film par certains ? Probablement, mais pas seulement. Car effectivement, l'écriture du métrage, sa symbolique un peu lourde et évidente, son "échelle" limitée (pas de grande épopée, mais une petite aventure locale), ainsi que son humour à géométrie variable (la sorcière, son corbeau, les trois frères), trahissent une écriture un peu compliquée, et manquant légèrement de cohésion.

Heureusement, visuellement, Rebelle est superbe pour son époque, l'animation est impeccable (l'animation de la mère/ours est vraiment réussie et drôle), la musique très appropriée, et le doublage anglo-saxon est idéal (j'avoue, j'ai toujours eu un gros faible pour l'accent de Kelly Macdonald, donc là, je suis aux anges). De plus, pour peu qu'on accroche un minimum au récit malgré sa forme assez classique, le tout passe comme une lettre à la poste, et s'avère même très divertissant.

Ce n'est clairement pas un classique instantané de Pixar, mais on est loin du ratage. Très loin, même.

4/6

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Un film, un jour (ou presque) #755 : The Debt Collector (2018)

Publié le 12 Juillet 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Thriller, Drame, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

The Debt Collector :

Instructeur en arts martiaux, French (Scott Adkins) est contraint de travailler pour le redouté Tommy (Vladimir Kulich), un criminel local pour le compte duquel il doit jouer les chasseurs de créances. Pour ce faire, French est confié aux bons soins de Sue (Louis Mandylor), un ancien boxeur désabusé et nonchalant, qui le prend sous son aile et l'emmène de débiteur en débiteur, dans des opérations toujours plus violentes...

Film d'action du même réalisateur que Profession Tueur, déjà avec Scott Adkins, dont on retrouve la même décontraction, notamment dans l'interprétation d'Adkins, qui n'hésite plus à jouer la carte de la comédie, et du héros qui se fait progressivement démolir au cours du film.

On se retrouve ainsi devant un buddy movie pas désagréable à suivre, malgré des problèmes de rythme, d'interprétation et de prise de son, qui sont tous en dents de scie ; sans oublier une grosse métaphore bancale consistant en des images noir et blanc de vaches menées à l'abattoir, supposées symboliser le parcours du héros, et qui sont ponctuellement insérées, çà et là, tout au long du film : ça n'apporte pas grand chose, et ça se conjugue à une fin de métrage un peu bâclée (après plus de 80 minutes, soudain, French décide de laisser un débiteur partir : moins de 10 minutes plus tard, le film est terminé dans un bain de sang), qui fait que l'on ressort de tout ça assez frustré, malgré une illustration musicale pas inintéressante, et quelques caméos sympatoches (Kulich, Tony Todd, Michael Paré - mauvais comme un cochon)...

2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #754 : Life of the Party (2018)

Publié le 11 Juillet 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Life of the Party :

Alors que sa fille Maddie (Molly Gordon) rejoint sa sororité universitaire pour sa dernière année de fac, Deanna (Melissa McCarthy) découvre que son mari la trompe et exige le divorce, la laissant sans le sou. Contrainte de reprendre ses études pour obtenir un diplôme, Deanna s'inscrit donc à la fac de sa fille et, rapidement, elle devient la mère poule de sa sororité, et de toutes les jeunes femmes excentriques qui la composent (Gillian Jacobs, Jessie Ennies, Adria Arjona...).

Tammy et The Boss, les deux collaborations précédentes de Melissa McCarthy et de Ben Falcone, son mari réalisateur et co-scénariste, étaient tout sauf convaincantes : numéro habituel de "grosse vulgaire et provoc qui cache un fond sensible" de McCarthy, rythme particulièrement inégal, seconds rôles sous-exploités... la formule était récurrente, et de moins en moins convaincante de film en film.

Ici, changement de programme : McCarthy ne joue plus ce personnage habituel brut de décoffrage, mais celui d'une mère de famille affectueuse, au débit de parole épuisant, mais étrangement douée en tout. Sa fille l'aime, et se remet rapidement de l'embarras causé par la présence de cette quadragénaire envahissante ; toutes les filles de la sororité l'accueillent à bras ouverts ; elle est excellente en classe, elle danse parfaitement et met à l'amende ses rivales lors de la soirée 80s, elle s'entend parfaitement avec tout le monde, est la chouchoute de son professeur, et une fois son relooking moderne fait par sa fille en trente secondes chrono, elle séduit en un claquement de doigt un jeune étudiant charmant, qui devient son amant, et à qui elle fait découvrir les plaisirs d'ébats sexuels (forcément) hors-du-commun.

Difficile de s'intéresser à ce personnage qui ne rencontre pas grand obstacle durant le film, et surmonte sans problème le peu de problèmes qui se pose au fil de ce récit assez mou et générique.

Malgré de multiples visages familiers à l'écran (Maya Rudolph, en surjeu total ; Christina Aguilera, qui vient faire sa promotion ; Debby Ryan, qui porte bien le spandex 80s ; Chris Parnell, Nat Faxon et Stephen Root, qui passent dire bonjour ; Julie Bowen, dans le rôle de la maîtresse du mari ; Heidi Gardner du SNL en goth), le tout se déroule à un rythme mollasson et nonchalant, sans jamais s'avérer particulièrement drôle ou original, et la plupart des personnages secondaires ne sont là que pour une poignée de vannes, et pour servir de toile de fond à McCarthy, et à sa relation avec sa fille.

Beaucoup trop de moments improvisés (ou qui auraient mérité d'être raccourcis au montage), un bon quart d'heure superflu, des bons sentiments jamais contre-balancés par des idées, de la folie ou des moments plus mordants, bref, ça tourne à vide, sans toutefois atteindre un niveau insupportable ou agaçant : c'est simplement totalement insipide et inoffensif, malgré toute l'énergie que Melissa McCarthy y met.

2.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #753 : Owen - Hart of Gold (2015)

Publié le 10 Juillet 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Documentaire, Action, Catch, Biographie, WWE, Sport

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Owen - Hart of Gold :

Documentaire WWE d'une petite heure à peine retraçant la carrière d'Owen Hart, de ses débuts au Canada, dans les années 80, à sa mort tragique, dans le ring, en 1999, et alternant interviews de tout le roster (actuel et d'époque) avec de nombreuses vidéos d'archive de matches, de promos et autres moments de la carrière du catcheur.

Un peu trop court pour être totalement convaincant et exhaustif, mais vu que la veuve d'Owen Hart refuse toujours d'apporter sa coopération et de donner son autorisation à de tels documentaires, c'était probablement là ce que la WWE pouvait produire de mieux, compte tenu des circonstances.

Et honnêtement, c'est loin d'être honteux : on a un aperçu assez détaillé de la carrière d'Owen, de sa personnalité, de ses motivations, et si on aurait pu se passer des interruptions "Owen Tales" qui ponctuent chaque fin de chapitre (ce sont tout simplement des anecdotes illustrant le sens de l'humour d'Owen, mais elles ont un peu tendance à casser le rythme et le format du documentaire), ça reste un portrait assez réussi d'un lutteur ultra-talentueux et polyvalent, trop souvent resté dans l'ombre de son frère aîné, et dont la disparition, survolée à la fin du métrage, parvient à émouvoir le spectateur, presque autant qu'elle émeut encore clairement les athlètes ayant connu Owen.

Imparfait, mais dans l'ensemble assez intéressant.

4/6

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Un film, un jour (ou presque) #752 : Super Troopers (2001) & Super Troopers 2 (2018)

Publié le 9 Juillet 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Action, Policier

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Super Troopers (2001) :

À Spurbury, dans le Vermont, une guerre implacable fait rage entre la brigade de la police municipale (Daniel von Bargen, Marisa Coughlan, James Grace, Michael Weaver, Dan Fey), sérieuse et professionnelle, et la bande de bras cassés de la police de la route (Brian Cox, Jay Chandrasekhar, Paul Soter, Steve Lemme, Erik Stolhanske, Kevin Heffernan). Mais lorsque l'escouade de la police routière se trouve sur la sellette, cette troupe de fêtards incapables n'a d'autre choix que de mettre fin à un trafic de drogues bien réel si elle veut éviter d'être mise au chômage...

Généralement, j'ai de la sympathie pour la bande des Broken Lizard, mais je suis le premier à admettre que leur production cinématographique est des plus inégales (mon chouchou restant Club Dread, que j'apprécie un peu plus à chaque vision). À l'occasion de la sortie (et de la critique) du second opus des Super Troopers, j'en profite donc pour revenir sur le premier épisode, sorti il y a déjà 17 ans, et qui était alors le second long-métrage de la troupe, après un Puddle Cruiser confidentiel et tourné sur le campus de leur université.

Et je dois bien dire que Super Troopers, à contrario de Club Dread, a tendance à passer un peu moins bien à chaque fois que je le revois. Ça reste sympathique à regarder, Marisa Coughlan est toujours attachante, mais il reste des problèmes assez notables de rythme (ça commence mollement, ça prend de la vitesse, ça commence à bien fonctionner, et puis ça s’essouffle dans la dernière demi-heure, malgré le passage film de casse à compte à rebours qui aurait dû dynamiser le tout et lancer un dernier tiers plus nerveux), et un humour assez inégal à de nombreux niveaux.

Rien de calamiteux, mais rien de très mémorable non plus, malgré le statut de film culte de ce Super Troopers.

3/6

Super Troopers 2 (2018) :

Revenus à la vie civile après un incident ayant mené à la mort de Fred Savage, les ex-officiers de la patrouille routière de Spurbury sont contactés par leur ancien supérieur (Brian Cox) et par le Gouverneur du Vermont (Lynda Carter), qui leur confie une nouvelle mission : reprendre du service en tant que police de la route à la frontière avec le Canada, frontière qui est sur le point d'être étendue vers le nord pour y intégrer une petite ville locale. Mais entre leurs rivalités internes, les différences entre Canadiens et Américains, et l'hostilité de la police montée canadienne (Tyler Labine, Will Sasso, Hayes MacArthur), cette bande d'incapables a bien du mal à remplir sa mission... jusqu'à ce qu'ils tombent sur un trafic d'armes et de drogues des plus sérieux.

17 ans après, on prend les mêmes, et on recommence, avec un film partiellement financé de manière participative, et donc fait pour les fans, avec l'argent des fans. Le fanservice est donc à l'ordre du jour, puisque l'on retrouve ici tous les participants du film original, que ce soit au niveau des rôles principaux, ou des caméos (Jim Gaffigan, Lynda Carter), pour un résultat malheureusement décevant, car particulièrement redondant.

En effet, ce Super Troopers 2 répète (volontairement) bon nombre des gags et de la structure du premier film, en saupoudrant le tout de nombreuses vannes sur le Canada et de préjugés raciaux qui rappellent malheureusement beaucoup trop toutes les vannes canadiennes de South Park.

Cela dit, les Canadiens (le trio de mounties, les autochtones, mais aussi Emmanuelle Chriqui, et Rob Lowe en maire canadien) en ont autant à l'intention des Américains, donc ça équilibre un peu, à défaut d'être très original.

Et si le reste du film est un peu mieux structuré que l'original, il se déroule mollement, avec quelques moments amusants (l'arrestation d'un véhicule en faux français), quelques clins d'oeil aux autres films Broken Lizard (la musique de Club Dread), quelques idées de trop (les 10 minutes d'introduction onirique qui sont clairement superflues, et ne sont là que pour caser une apparition de Damon Wayans Jr. et de Seann William Scott), des gags qui tombent à plat, et des sous-intrigues qui ne fonctionnent pas trop (Chandrasekhar qui prend des contraceptifs/hormones féminines, ça évoque Kevin Nash dans Mi-temps au Mitard).

Ça tente bien un gros final plein d'action, mais bon, au final, en dépit du fait que le film s'inscrive totalement dans la continuité du précédent, il s'avère presque moins mémorable que l'épisode original...

2.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #751 : Girl 27 (2007)

Publié le 6 Juillet 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Documentaire, Drame, Thriller, Policier, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Girl 27 :

En 1937, à l'occasion d'une convention organisée par la MGM pour remercier ses représentants de commerce, Patricia Douglas, l'une des 120 danseuses/figurantes mineures employées par le studio, est violée par un employé. Rapidement, elle porte plainte, et l'affaire fait les gros titres des journaux américains, mais tant la justice que l'industrie cinématographique font alors tout pour la discréditer, et pour étouffer le scandale... avec succès.

Un documentaire que j'avais déjà vu en partie il y a sept ou huit ans, et qui a retrouvé une certaine popularité dans le cadre du mouvement #MeToo, tant ce récit assez glauque illustre bien un système souffrant de problèmes endémiques qui existent depuis la création du Vieil Hollywood.

Et ce métrage est effectivement plutôt intéressant dans sa première partie, tant qu'il narre les événements et reconstitue le puzzle de ce qui est arrivé à Patricia Douglas en 1937, à grands renforts d'images et d'archives d'époque, et de témoignages en tous genres (même si l'on peut se demander s'il n'y avait pas plus pertinent comme expert que la spécialiste juridique de Fox News).

Le problème, à vrai dire, c'est que rapidement, on en vient à percevoir un certain côté manipulateur dans ce Girl 27, à mesure que le réalisateur, David Stenn, un scénariste et journaliste spécialisé dans le Vieil Hollywood et dans la vie de ces stars d'antan, se met en scène, ou qu'il utilise de multiples images et extraits d'actualité et de vieux films, sortis de leur contexte, pour illustrer ses propos, ses conclusions ou certains témoignages.

À l'identique, on devine une dramatisation un peu superflue et forcée, comme lorsque Stenn attend dans une chambre d'hôtel un coup de téléphone, avec musique tendue en prime, ou quand il rajoute systématiquement des bruitages de téléphone brutalement raccroché lorsque Douglas décide d'interrompre à plusieurs reprises son témoignage (un témoignage clairement pas effectué par téléphone, mais bien enregistré de visu).

Cette forme et cette omniprésence de Stenn (non seulement sert-il de voix off, mais on le voit donc aussi dans sa chambre d'hôtel, marcher dans la rue, se rendre sur les lieux des événements, danser sur la tombe du violeur (!)...), finissent par prendre le pas sur le fond, notamment quand, dans sa seconde partie, le documentaire historique qui tentait de développer le contexte historique de cette histoire cède la place à une interview de Patricia Douglas, et à l'histoire de Patricia et de Stenn, et de leur relation chaotique.

Une Douglas qui ne s'est jamais vraiment remise de ce qu'elle a traversé, et qui a désormais son petit caractère (un caractère qui la coupe de tous et de toute sa famille), mais qui répète beaucoup de choses déjà abordées dans la première partie du documentaire. Pire, la réalisation se limite alors à une caméra fixe, et à des plans de coupe de mauvais goût, qui illustrent le témoignage ému et brutal de Douglas par des extraits de films montrant des violences faites à des personnages féminins. L'effet est contre-productif, et affaiblit le témoignage plus qu'il ne le renforce.

En somme, un documentaire au sujet très intéressant, mais à la réalisation et à l'écriture vraiment pas à la hauteur de ce dernier.

Malheureusement, Stenn semble être aussi intéressé par l'histoire de Douglas qu'il ne l'est par l'idée de raconter comment lui seul a su dénicher cette histoire (à plusieurs reprises, il laisse des commentaires très flatteurs pour sa personne, le genre de moments qu'un autre documentariste digne de ce nom aurait coupé au montage), et en fin de compte, cela dessert le témoignage de Douglas, tout en donnant parfois l'impression que le journaliste exploite celle-ci pour faire sa publicité.

3.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #750 : Cover Versions (2018)

Publié le 5 Juillet 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Thriller, Policier, Musique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Cover Versions : 

Starfoxy, un groupe sur le point de connaître le succès, arrive à Palm Springs pour prendre part à un festival des plus importants. Mais après avoir croisé le chemin de trois groupies (Debby Ryan, Ashley Argota, Jenn An) et organisé une fête chez eux, Jackie (Katie Cassidy), Kirk (Austin Swift), Travis (Jerry Trainor) et Byron (Drake Bell) se retrouvent confrontés aux cadavres des trois jeunes femmes : la première, noyée dans leur piscine, et les deux autres décédées dans un accident de voiture, en lisière de la ville. Interrogés séparément par la police, les quatre membres du groupe donnent alors des versions bien différentes de cette soirée funeste...

Un thriller drogues, sexy & rock'n'roll pour un groupe d'acteurs en grande partie issus des écoles Disney (Debby Ryan) et Nickelodeon (Drake Bell, Ashley Argota, Jerry Trainor, Jenn An), accompagnés du frère de Taylor Swift, et de Katie Cassidy.

Pas forcément désagréable de voir ces visages familiers se dévergonder un peu (ça reste néanmoins assez sage) dans un récit aux multiples points de vue façon Rashômon, avec changements d'acteurs, de dialogues, de costumes, d'angles de caméra, etc, en fonction de la version des événements racontée.

C'est donc assez ludique, même si au final, le récit manque finalement un peu trop de mordant, de sexy, d'humour et d'originalité pour être autre chose que vaguement sympathique.

Pas désagréable, mais anecdotique, capillotracté et un peu prévisible.

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #749 : The Perfect Score (2004)

Publié le 4 Juillet 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Action, Thriller, Jeunesse, MTV

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The Perfect Score :

À l'approche de leurs examens, des lycéens que tout sépare (Scarlett Johansson, Darius Miles, Chris Evans, Bryan Greenberg, Leonardo Nam & Erika Christensen) finissent par mettre leurs talents en commun pour échafauder un plan ambitieux : dérober les résultats des tests en s'introduisant dans les locaux de l'entreprise qui les abrite...

Un film de casse lycéen produit par MTV et plutôt agréable à suivre, principalement grâce à sa distribution sympathique, bien qu'inégale : autant le Captain America (qui semble apparemment être passé chez le dentiste peu de temps avant le tournage) et Black Widow (avec vue plongeante sur sa petite culotte en guise de présentation, la grande classe ^^) assurent dans leurs rôles respectifs, et Leonardo Nam s'amuse en stoner, autant Greenberg est quasiment transparent, et ni Darius Miles (un basketteur professionnel s'essayant là au métier d'acteur... sans que cela soit très probant) ni Erika "Scientologie" Christensen ne sont particulièrement justes (ou du moins, ils ont tous deux des moments où ils sonnent assez faux).

Après, ça ne vole pas très haut, c'est musicalement daté, la réalisation est quelconque, et le rythme global est un peu en dents de scie, mais dans l'ensemble, ça se regarde tranquillement, ni plus ni moins.

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #748 : G.I. Joe - Conspiration : Version Longue (2013)

Publié le 3 Juillet 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Aventure, Thriller, Science-Fiction

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G.I. Joe : Conspiration - Version Longue (G.I. Joe : Retaliation - Extended Action Cut) :

Lorsque Zartan (Arnold Vosloo), sous les traits du Président des USA (Jonathan Pryce), démilitarise la planète et élimine les Joes, trois survivants (Dwayne Johnson, Adrianne Palicki, DJ Cotrona) tentent de renverser la situation, avec l'aide de Snake Eyes (Ray Park), de Jinx (Élodie Yung), et du Général Colton (Bruce Willis), à la retraite. Mais les choses se compliquent lorsque Storm Shadow (Byung-hun Lee) refait surface, et quand, aidé par Firefly (Ray Stevenson), il libère le Cobra Commander de sa prison...

Version longue de deux heures pour cette suite tardive du premier GI Joe, dont quasiment toute la distribution est évacuée hors-champ, y compris Channing Tatum (qui a cependant la chance d'avoir une mort à l'écran, après quelques scènes avec The Rock, dans lesquelles Tatum montre qu'il a développé un peu de charisme et d'expressivité en quelques années). Reste cependant Arnold Vosloo, dans quelques scènes, et les deux ninjas, qui reviennent, et se taillent une belle part du métrage.

Le bon point de cette suite (notamment dans sa version longue), c'est son action : les erreurs de direction artistique du premier film ont été corrigées (Snake Eyes, les uniformes, les véhicules, le Cobra Commander), et le film est généreux en séquences d'action, principalement dans sa première heure, relativement bien rythmée.

On fermera les yeux sur DJ Cotrona (insipide et qui ne sert à rien) et sur RZA, hors sujet, et on s'amusera tout de suite beaucoup plus à suivre les aventures de The Rock, qui semble vraiment à son aise dans cet univers de gros bras et de destruction massive.

La première heure, donc, parvient à maintenir l'intérêt du spectateur, rebondissant d'une scène d'action à une autre, avec une progression assez harmonieuse de l'intrigue entre deux. Bien entendu, cela reste du GI Joe, et il ne faut pas s'attendre à quelque chose de très subtil ou recherché, mais ça fonctionne globalement, malgré quelques micro-coups de mou, notamment quand Bruce Willis fait son apparition.

Un Bruce Willis qui est clairement là en lieu et place du Sergent Slaughter (il a même son mini-tank dans le garage), et qui fait le strict minimum, comme à son habitude. Et l'arrivée de Bruce Willis donne, en quelque sorte, le signal du début des vrais problèmes structurels du film : une fois passée la barre de la première heure, en effet, Retaliation commence à trainer de plus en plus la patte, et se termine à bout de souffle, pas aidé par un plan machiavélique de Cobra assez creux et quelconque, et par un score de Henry Jackman des plus médiocres.

Dommage, donc, que le tout finisse par sérieusement piquer du nez, et par gaspiller tous les points positifs du film.

4/6 pour la fidélité, 2/6 pour la deuxième heure = 3/6 au total.

En étant généreux.

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Un film, un jour (ou presque) #747 : G.I. Joe - Le Réveil du Cobra (2009)

Publié le 2 Juillet 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Aventure, Science-Fiction, Thriller

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G.I. Joe - Le Réveil du Cobra (G.I. Joe : The Rise of Cobra) :

Lorsque leur convoi est attaqué par la Baronne (Sienna Miller) et les troupes de Cobra, alors qu'ils transportaient des missiles révolutionnaires créés par James McCullen (Christopher Eccleston), Duke (Channing Tatum) et Ripcord (Marlon Wayans) sont sauvés par les Joes, une unité d'élite dirigée par Hawk (Dennis Quaid). En compagnie des Joes (Ray Parks, Rachel Nichols, Saïd Taghmaoui, Adewale Akinnuoye-Agbaje), les deux soldats vont devoir faire leurs preuves, et empêcher le Cobra Commander (Joseph Gordon-Levitt) de faire régner la terreur sur Terre...

D'une manière assez appropriée, compte tenu de son sujet, GI Joe est un film qui ressemble à l'imaginaire d'un jeune garçon, à qui on donnerait une caisse emplie de GI Joes : c'est généreux, bordélique, décousu, simpliste, pas très inspiré, et bourré de scènes d'action à rallonge, durant lesquelles l'enfant en question prendrait ses jouets et les jetterait les uns sur les autres dans des combats à mort.

Sauf que bon, l'enfant en question, il s'appelle Stephen Sommers, et qu'il dispose d'un budget de blockbuster considérable.

Déjà, à l'époque de la sortie du film, j'avais pu constater à quel point le film était bancal, tant dans son interprétation (Tatum est inexpressif, Taghmaoui peine avec son anglais, le doublage de Levitt est hors-sujet, Quaid en fait trois tonnes, etc, etc, etc), que dans ses effets spéciaux (la quantité a clairement été privilégiée à la qualité, et ça se voit régulièrement, avec des doublures et autres véhicules numériques qui n'ont pas de masse, et des textures médiocres), dans sa musique (Silvestri est peu inspiré), dans ses costumes (alors que l'intérêt de la gamme GI Joe, c'est la variété des personnages et de leurs tenues, ici, tout le monde est en noir ; et Snake Eyes est un désastre de latex rigide), dans sa direction artistique (les avions et autres véhicules insipides), dans son script (Sommers et ses scénaristes ont clairement revus les deux trilogies Star Wars avant de concevoir ce GI Joe ; les dialogues sont laborieux et forcés), dans son casting (la romance Wayans/Nichols, pourquoi ?)... et dans son placement produit Cisco et Norton Antivirus, ridicule.

Bref, c'est un bordel pas possible, qui s'effondre sous le poids de ses propres ambitions et de sa liberté totale... et pourtant, je n'arrive pas à détester le métrage, tant il me rappelle ce que je faisais, enfant, avec mes figurines.

2/6, mais un 4/6 du cœur = 3/6 (ça ne les vaut clairement pas, mais j'ai envie d'être indulgent)

(cela dit, ça manquait clairement de Sergeant Slaughter, et de Timber, le loup de Snake Eyes)

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Blog Update ! - Juin 2018

Publié le 1 Juillet 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Update

Un mois de juin vraiment hétéroclite sur le blog des Téléphages Anonymes, avec plusieurs gros films aux bilans pourtant assez mitigés...

#726 : Blade Runner 2049 (2017) + courts-métrages 3.5/6

#727 : Lunopolis (2010) 4/6

#728 : Rampage : Hors de Contrôle (2018) 3/6

#729 : The Tiger Hunter (2016) 4/6

#730 : Ferdinand (2017) 3/6

#731 : Chasse à l'Homme 2 (2016) 2.25/6

#732 : Macho Man - The Randy Savage Story (2014) 4.5/6

#733 : Deadpool 2 (2018) 4/6

#734 : Eddie The Eagle (2016) 4/6

#735 : Tellement Menteur (2007) 2.5/6

#736 : Is That A Gun In Your Pocket ? (2016) 2.75/6

#737 : The Female Brain (2017) 2.75/6

#738 : La Mort de Staline (2018) 3.5/6

#739 : God Code (2018) 0.25/6

#740 : Un Raccourci dans le Temps (2018) 1.5/6

#741 : Bad Night (2015) 2/6

#742 : Ghostheads (2016) 3.75/6

#743 : Contrôle Parental (2018) 3.75/6

#744 : Jurassic World - Fallen Kingdom (2018) 2.75/6

#745 : La Mort de Superman (2018) 3.5/6

#746 : Un Mariage Inoubliable (2012) 2.5/6

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# Grand écran :

Quelques déceptions, ce mois-ci, au niveau des grosses sorties, entre un Blade Runner 2049 visuellement réussi, mais assez creux, un Rampage décérébré, un Deadpool 2 à la limite de l'overdose et un Jurassic World 2 brouillon et fainéant... cela dit, la grosse majorité des films passés en revue en juin se trouve au-dessus de la moyenne (parfois de peu, mais tout de même), ce qui fait du mois écoulé une bonne cuvée, surtout en regard de certains mois passés des plus désastreux.

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- Film du mois :

Rien d'exceptionnel, ce mois-ci, si ce n'est l'excellent documentaire retraçant la vie et la carrière du Macho Man Randy Savage. Au niveau fiction, plusieurs comédies se démarquent - The Tiger Hunter, Deadpool 2, Eddie The Eagle -, ainsi qu'un mockumentaire très sympathique malgré son budget limité - Lunopolis.

- Flop du mois :

Aucune surprise, ici, c'est Un Raccourci dans le Temps qui décroche la palme du ratage du mois, un blockbuster laid, mal connu et mal écrit, à l'interprétation bancale, et à la distribution très inégale. Un joli plantage pour Disney, qui espérait connaître avec ce film le même succès qu'avec Black Panther, mais auprès d'un public afro-américain plus féminin et plus jeune...

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# Petit écran :

Ce mois-ci, on a terminé le visionnage de Perdus dans l'Espace, une série à l'écriture très faible, mais à la distribution sympathique ; de l'anthologie Electric Dreams, à l'écriture très inégale, mais à la distribution sympathique ; de la saison 3 de La Fête à la Maison - 20 ans après, à l'écriture de plus en plus caricaturale, mais à la distribution sympathique ; et de la saison 4 de Black Mirror, à l'écriture plus imprévisible, et à la distribution sympathique.

Cherchez donc les points communs...

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# À venir :

Juillet sera un mois un peu spécial sur le blog des Téléphages Anonymes, car après une première quinzaine assez classique (durant laquelle on se battra au côté des GI Joes, on enquêtera dans les coulisses d'Hollywood, on retournera à la fac avec Melissa McCarthy, on continuera les mésaventures de Kimmy Schmidt, et on testera la qualité du Carbone Modifié), le 14 juillet sonnera le début d'un mois entièrement consacré à la comédie française, à raison de deux films par jour (et un peu plus le week-end). Un mois où le meilleur côtoiera forcément assez souvent le pire...

 

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien....

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Un film, un jour (ou presque) #746 : Un Mariage Inoubliable (2012)

Publié le 29 Juin 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, UK, Romance

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Un Mariage Inoubliable (The Wedding Video) :

Témoin du mariage de son frère Tim (Robert Webb) et de Saskia (Lucy Punch), une amie de lycée, Raif (Rufus Hound) décide de leur offrir un présent inoubliable : une vidéo de toute la cérémonie et de ses préparatifs, filmée par ses soins... ce qui est plus facile à dire qu'à faire.

Une comédie de mariage britannique en found footage, façon vidéo amateure réalisée par le témoin, écrite par le scénariste de Kinky Boots et de Calendar Girls, et qui... n'est pas franchement terrible : c'est gentiment plat, mollasson, cousu de fil blanc, ça manque vraiment de punch, et les acteurs principaux (notamment Lucy Punch, mais aussi Michelle Gomez, dans un rôle secondaire) ont beau y mettre une certaine énergie, celle-ci ne se transmet pas au reste du film, limité par son format.

En résumé, à part quelques moments sincères et quelques gags, bof.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #745 : La Mort de Superman (2018)

Publié le 28 Juin 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Animation, Fantastique, Science-Fiction, Action, DC, DCAMU

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

La Mort de Superman (The Death of Superman) :

Lorsque Doomsday, une créature venue des étoiles et décidée à détruire tout ce qui se présente devant elle, arrive sur Terre et s'approche de Metropolis, Superman (Jerry O'Connell) n'a d'autre choix que de se dresser sur son chemin, pour tenter de l'arrêter...

Énième adaptation de l'affrontement entre Superman et Doomsday, déjà animé il y a une dizaine d'années dans un Superman/Doomsday peu satisfaisant, et bien entendu, vaguement porté au cinéma dans Batman vs. Superman, The Death of Superman se veut la première partie d'un diptyque qui trouvera sa conclusion dans Reign of the Supermen, qui devrait sortir l'année prochaine.

En l'état, on a donc droit à une adaptation plus fidèle de l'arc scénaristique original, à la sauce New 52, avec ce que ça implique de personnages aux designs très discutables, à l'animation et aux expressions inégales, et aux choix artistiques mal avisés (Doomsday, ici, à de faux airs de masque kabuki démoniaque, et ça ne fonctionne pas vraiment).

Le vrai problème de cette Mort de Superman, en fait, c'est que le script tente de forcer pas mal de choses, faute de les avoir établies dans les métrages précédents de cette continuité : la relation Clark/Lois, notamment, subit ici l'équivalent de plusieurs années de développement, de la première rencontre avec les parents de Clark à la révélation de son identité secrète à Lois, avant d'arriver à sa mort, en passant par la jalousie de Wonder Woman, etc.

Idem pour la relation existant entre Superman et le reste de Metropolis : le scénario se plie en quatre pour montrer que Superman est formidable, qu'il est aimé de tous, blablabla, et le tout finit par plus ressembler à du remplissage et du bourrage émotionnel très artificiel, plutôt qu'à quelque chose de naturel et d'organique.

Entre ça et la manière dont tous les futurs "Supermen" sont introduits dans le récit, et utilisés dans des scènes post-générique pour amener la suite, on ne peut pas dire que la subtilité et la finesse soient au rendez-vous de l'écriture de Peter Tomasi.

Et c'est dommage, parce qu'une fois que Doomsday entre vraiment en jeu, et commence à démolir tout ce qui se présente devant lui (y compris la Justice League), le tout s'avère plutôt efficace et nerveux (malgré une fin de combat assez peu convaincante - ou plutôt, devrais-je dire, un peu ratée visuellement). On regrettera aussi une illustration musicale relativement insipide et anecdotique, ce qui n'aide pas le film à vraiment fonctionner du point de vue émotion.

Reste enfin le doublage : les premières minutes de Jerry O'Connell en Superman vanneur sont un peu perturbantes (un souci d'écriture), mais rapidement, la relation Superman/Lois s'installe et fonctionne, grâce au couple O'Connell/Rebecca Romijn dans les deux rôles en question. Les autres personnages sont nettement moins mémorables, voire même, semblent parfois hors-sujet : Rainn Wilson ne m'a ainsi pas du tout convaincu en Luthor, et je me demande encore pourquoi l'ethnicité de Cat Grant a été modifiée sans que cela n'apporte quoi que ce soit au personnage.

Après, pour être franc, c'était loin d'être désagréable, dans l'ensemble, et le fait d'avoir divisé ce récit en deux films permet au tout de respirer un peu. 

3.5/6 (je ne sais pas trop si les scénaristes ont prévu de relier Doomsday à Apokolips, comme ils semblent le sous-entendre ici, mais on verra bien l'année prochaine)

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Un film, un jour (ou presque) #744 : Jurassic World - Fallen Kingdom (2018)

Publié le 27 Juin 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Fantastique, Science-Fiction, Action, Aventure

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Jurassic World 2 - Fallen Kingdom :

Trois ans après les évènements ayant mené à la fermeture du parc Jurassic World, l'île et les dinosaures qui y vivent sont désormais menacés par une éruption volcanique destructrice. Contactée par Benjamin Lockwood (James Cromwell), ancien collègue de John Hammond, Claire Dearing (Bryce Dallas Howard) se voit offrir une chance de retourner sur l'île, pour en sauver plusieurs espèces, et les ramener dans un sanctuaire spécialement créé pour elles. Claire rassemble alors une équipe composée notamment d'Owen Grady (Chris Pratt), de Zia Rodriguez (Daniella Pineda) et de Franklin Webb (Justice Smith), et part pour Isla Nublar...

Malgré sa distribution sympathique, je n'avais pas été particulièrement convaincu par le premier Jurassic World, un pseudo-remake/reboot/suite trop souvent en pilotage automatique, aux personnages quelconques, et aux effets spéciaux inégaux. C'était tout à fait regardable, parfois spectaculaire, mais globalement, bien trop anecdotique.

C'est donc sans la moindre attente que j'ai abordé cette suite, malgré une bande annonce alléchante (la destruction de l'île par le volcan, tout ça) : le problème, en fait, c'est que cette bande annonce (et toute la partie sur l'île) ne représente que la première moitié du film.

Et le plus gros des problèmes du film (des faiblesses d'écriture qui sont nombreuses) se trouve dans la seconde moitié, avec des personnages qui prennent des décisions improbables, des rebondissements capillotractés et téléphonés, des méchants caricaturaux, et des dinosaures de moins en moins intéressants (et dont les effets spéciaux sont, ici aussi, très inégaux et cèdent au tout numérique).

En fait, tant que le tout se déroule sur Isla Nublar, ça fonctionne à peu près : rien de vraiment original ou mémorable, mais c'est suffisamment spectaculaire pour emporter l'adhésion, et pour qu'on passe un bon moment. Le souci, c'est qu'ensuite, le film bascule dans une longue partie de cache-cache dans un manoir, entre un indoraptor visuellement assez quelconque (et aux proportions changeantes en fonction des scènes), et quelques humains, dont une fillette aux origines intéressantes... mais finalement inutiles et sans conséquences.

Et le réalisateur, JA Bayona (L'Orphelinat) a beau se démener pour produire quelques jolies images et plans originaux (en s'essayant notamment à des visuels assez horrifiques), au final, on regarde le tout de manière très passive, et le script faiblard se contente d'enquiller moments de semi-tension, effets prévisibles, et recyclage d'idées issues des films précédents de la franchise.

Quant à la conclusion... mouais. Dans l'esprit, c'est exactement la même que celle de Jurassic Park III, et l'on ne peut s'empêcher de se demander si ces deux Jurassic World étaient bien nécessaires, pour en revenir à peu près au même point. Tout ça pour ça, en somme.

2.25/6 + 0.25 pour Daniela Pineda (déjà aperçue dans Jamais entre amis, The Fitzgerald Family Christmas, et à la tv, dans The Originals et The Detour), ici sous-exploitée + 0.25 pour Isabella Sermon, la fillette, globalement très juste + 0.25 pour le pachycéphalosaure, amusant - 0.25 pour la bande originale de Giacchino, étrangement passe-partout =

2.75/6

(une note inférieure à celle du précédent, mais comme je n'ai jamais eu envie de revoir ce dernier, j'aurais du mal à vraiment comparer les deux métrages, qui, finalement, se valent à peu près malgré des qualités et des défauts un peu différents)

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Un film, un jour (ou presque) #743 : Contrôle Parental (2018)

Publié le 26 Juin 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Jeunesse, Catch

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Contrôle Parental (Blockers) :

Julie (Kathryn Newton), une adolescente proche de sa mère, Kayla (Geraldine Viswanathan), une sportive invétérée, et Sam (Gideon Adlon), qui n'assume pas son homosexualité, sont trois lycéennes inséparables, qui ont fait le pacte de perdre leur virginité à l'occasion de leur bal de promotion. Mais leurs parents respectifs, Lisa (Leslie Mann), mère co-dépendante, Mitchell (John Cena), ultra-protecteur, et Hunter (Ike Barinholtz), père absent et fêtard, paniquent en découvrant ce que leurs filles ont prévu : ils décident alors de tout faire pour arrêter leur progéniture, quitte à ruiner leur soirée...

Une comédie adolescente réalisée par Kay Cannon (scénariste des Pitch Perfect, ainsi que sur 30 Rock & New Girl), co-écrite par les frères Kehoe, et produite par Seth Rogen & Evan Goldberg (ce qui se ressent au bout d'un moment, à mesure que le film prend un virage progressivement assez vulgaire et graveleux - le vomi, le butt chugging...

Le reste du temps, cependant, le métrage s'avère un divertissement plutôt réussi, et même parfois assez sincère et touchant : la distribution y est pour beaucoup, notamment du côté des parents, avec des caméos de Gary Cole et de Gina Gershon (qui donnent de leur personne), de June Diane Raphael, et surtout avec un John Cena exceptionnel, qui concrétise enfin ici son passage du métier de catcheur à celui d'acteur comique. Il est à l'aise, il est naturel, il n'a pas peur du ridicule, bref, il a une jolie carrière devant lui s'il continue sur ce chemin.

Les adolescentes ne sont pas en reste, avec en particulier une Geraldine Viswanathan assez mémorable - j'espère que Marvel pensera à elle lorsque viendra le moment de choisir leur Miss Marvel, parce qu'elle serait parfaite dans le rôle.

En résumé, dans l'ensemble, rien d'hilarant et d'incontournable, mais une comédie adolescente sympathique et qui se regarde tranquillement : elle aurait peut-être bénéficié d'être raccourcie de 5-10 minutes, et d'éviter certains de ses débordements les plus en dessous de la ceinture (à base de gros plans testiculaires et péniens), mais les personnages sont assez attachants, et ça a bon fond (notamment parce que ça dédramatise et désacralise sérieusement le passage à l'acte des adolescentes, ce qui n'est pas un mal, surtout aux USA).

3.75/6 pour le capital sympathie du cast.

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Un film, un jour (ou presque) #742 : Ghostheads (2016)

Publié le 25 Juin 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Documentaire, Science-Fiction, Fantastique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Ghostheads :

Documentaire de 75 minutes sur le fandom (principalement américain) de Ghostbusters/SOS Fantômes, regroupé sous forme de brigades régionales, nationales ou urbaines, et qui a (pour certains) su transformer cette passion pour l'univers des deux films de Reitman en une implication sociale et des gestes caritatifs, au travers de levées de fonds, de visites à des enfants malades, etc.

Le métrage est assez sympathique à regarder, même s'il n'évite pas quelques longueurs, et il bénéficie d'une forme plutôt convaincante, à base d'images des films, d'interviews des acteurs, réalisateurs, producteurs, musiciens, etc, qui s'expriment sur leur communauté de fans fidèles et passionnés.

Plutôt intéressant, donc, de voir à quel point les deux métrages ont su devenir une passerelle entre les générations, un lien unissant les adultes et enfants des années 80 à ceux d'aujourd'hui, et un moyen pour les parents de partager quelque chose avec leurs enfants.

À l'identique, on voit que le message implicite des films - le travail d'équipe, la collaboration pour le bien commun, la valeur du travail et des classes populaires - a su trouver un écho et se répercuter chez les fans, en sauvant certains de l'isolement et de la dépression, et permettant même à plusieurs d'entre eux de trouver l'amour.

Après, il est vrai que l'on pourrait probablement faire plus ou moins le même documentaire sur n'importe quel fandom issu de la pop culture, mais il y a quelque chose de sincère et de touchant dans la passion de ces Ghostheads.

Et c'est donc d'autant plus triste de les voir s'enthousiasmer à ce point en assistant à des bribes de tournage du Ghostbusters de Feig (un Feig qui intervient dans le documentaire, et a l'air totalement ridicule, avec sa tenue permanente de dandy, son costume sur-mesure, sa canne et son chapeau), tant le résultat était loin de faire honneur à la franchise...

3.75/6 (amusant de voir passer Zack Ryder, cela dit, au nombre des fans)

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