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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #cinema catégorie

Un film, un jour (ou presque) #586 : Larguées (2017)

Publié le 23 Août 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Action, Aventure

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Larguées (Snatched) :

Trentenaire paumée, célibataire et au chômage, Emily (Amy Schumer) ne veut pas gâcher les vacances qu'elle a réservées en Équateur. Elle parvient donc à convaincre sa mère Linda (Goldie Hawn) de l'accompagner, mais sur place, les deux femmes sont kidnappées. Elles parviennent alors à s'évader et tentent donc de rejoindre la civilisation, alors même que leurs geôliers sont à leurs trousses...

Une comédie américaine du réalisateur de All the Boys Love Mandy Lane, depuis recyclé dans le domaine des comédies bancales et inabouties (The Night Before, Hors Contrôle), produite par Paul Feig, écrite par la scénariste de Les Flingueuses et de Ghostbusters 2016, et avec une Amy Schumer en pilotage automatique, ainsi qu'une Goldie Hawn botoxée et effacée dans les rôles principaux... forcément, ça ne pouvait pas voler très haut.

D'autant que Schumer nous fait toujours le même personnage vulgaire, décomplexé et lourd, que l'action et l'aventure sont assez anémiques, et qu'il faut supporter un bon paquet de clichés peu inspirés sur l'Amérique du Sud, ainsi que de personnages secondaires inutiles (Ike Barenholtz en frère nerd agoraphobe, Wanda Sykes et Joan Cusack qui ne servent pas à grand chose, Christopher Meloni amusant, mais qui ne fait que passer).

En résumé, c'est creux, ça tente de ressembler à une comédie d'aventures des années 80 façon Crocodile Dundee ou À la Poursuite du Diamant Vert, tout en flattant les fans de Schumer et de Crazy Amy... ce qui ne fonctionne tout simplement pas.

Un long métrage à l'image de son carton d'ouverture, inutile et à la chute comique télégraphiée et plate au possible, mais qui, au moins, aura servi à payer des vacances à Hawaï à toute l'équipe du film...

2.5 pour certains seconds rôles amusants - 0.5 pour toute cette scène débile et pas drôle sur comment enlever un ver solitaire à Amy Schumer = 2/6

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Un film, un jour (ou presque) #585 : Plastic Galaxy - The Story of Star Wars Toys (2014)

Publié le 22 Août 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Star Wars, Documentaire, Science-Fiction, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Plastic Galaxy - The Story of Star Wars Toys :

Un documentaire amusant (mais un peu trop superficiel, durée limitée d'à peine plus d'une heure oblige) sur l'histoire des jouets Star Wars produits par Kenner, une histoire retracée au travers d'interviews de collectionneurs, de concepteurs, et d'images d'archives.

Pas désagréable, malgré quelques moments de réalisation et de montage un peu trop dramatisés et artificiels, et malgré un documentaire ultra-nostalgique qui se concentre exclusivement sur la Trilogie originale, délaissant totalement toutes les gammes de jouets SW plus modernes.

À l'identique, par moments, le documentaire cesse d'être particulièrement intéressant pour un spectateur lambda, lorsqu'il s'attarde par exemple en long, en large et en travers sur le marketing, les collectionneurs de présentoirs, le photographe des jouets et sa technique, les collectionneurs qui se pavanent, etc...

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #584 : Maman par Intérim (2011)

Publié le 21 Août 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Hallmark, Comédie, Romance

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Maman par Intérim (Three Weeks, Three Kids) :

Jeune vingtenaire insouciante et refusant de s'engager, Jennifer (Anna Chlumsky) est tout l'opposé de sa soeur aîné, Mandy (Chelah Horsdal), mariée et mère de trois enfants. Mais lorsque les parents de Jennifer et Mandy annulent soudain les trois semaines qu'ils devaient passer à s'occuper des enfants pendant que Mandy et son époux faisaient une seconde lune de miel en Europe, Jennifer est contrainte de les remplacer au pied levé. De quoi la confronter à une vocation qui n'est clairement pas faite pour elle : celle de mère de famille...

Un téléfilm Hallmark qui évite les clichés rom-com habituels, pour faire dans la comédie plus traditionnelle, avec un passage à l'âge adulte pour une jeune femme immature, et une redécouverte des plaisirs de la vie et de l'amour pour sa soeur obsédée par sa famille.

Dans l'absolu, pourquoi pas, c'est assez bien mené, et ce genre de pitch fonctionne toujours pour peu que le rythme et l'interprétation répondent à l'appel. Malheureusement, ici, Chlumsky - que j'apprécie par ailleurs beaucoup - joue une jeune vingtenaire, alors qu'elle a facilement dix ans de plus ; et visiblement, la consigne qui lui a été donnée, c'est "joue toutes tes scènes comme si tu avais pris de la cocaïne, parce que tu es supposée être jeune et pleine d'énergie".

Elle surjoue donc pas mal durant toute la première moitié du film, à base de mimiques non-stop, de réactions disproportionnées, etc. Heureusement, elle se calme nettement dès lors qu'il faut exprimer de l'émotion, et que les choses redeviennent sérieuses en seconde partie ; le film ne pâtit donc pas trop de cette direction d'acteurs hasardeuse (Horsdall en souffre aussi un peu, ayant clairement reçu comme instructions de jouer la déprime profonde pendant tout le premier tiers, quitte à forcer le trait).

En résumé, un téléfilm qui n'est pas désagréable, qui évite de placer une romance banale au centre de tout, et qui parvient de justesse à atteindre la moyenne malgré le jeu débattable de certains membres de la distribution.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #583 : Le Roi Arthur - La Légende d'Excalibur (2017)

Publié le 18 Août 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Aventure, Fantastique, UK

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Le Roi Arthur - La Légende d'Excalibur (King Arthur - Legend of the Sword) :

À la mort de son père, Uther Pendragon (Eric Bana), le jeune Arthur (Charlie Hunnam) est élevé dans une maison close de Londres, tandis que son oncle, le maléfique Vortigen (Jude Law) fait rêgner la terreur depuis Camelot. Jusqu'à ce que Arthur finisse par retirer Excalibur de la pierre, devenant anisi le meneur de la résistance contre le sorcier qui exploite le royaume... 

Par la barbe de Merlin, quelle merde ! Pourtant, généralement, je suis assez client des films de Guy Ritchie (du moins, de ses films de pègre anglaise, voire même du premier Sherlock), mais là, on touche le fond. 

Ce Roi Arthur, c'est ce qui se produit quand les effets de manche récurrents de Guy Ritchie - dialogues populaires, personnages décomplexés, montage nerveux, effets de style à gogo, et surtout, narration déstructurée, façon "scène de dialogue entre plusieurs personnages, entrecoupée d'un montage en flashback ou en accéléré montrant justement ce dont discutent les personnages, de manière à installer un décalage comique" - sont répétés toutes les cinq minutes, pendant deux heures de film.

Au cinéma et à la télévision, on dit souvent qu'une oeuvre réussie doit "montrer, pas expliquer verbalement" ("show, don't tell"), car ce sont des médias visuels, et le langage de l'image doit être suffisant pour faire passer les informations au spectateur. Guy Ritchie, lui, montre ET explique verbalement, voir même répète et montre ses explications à plusieurs reprises, jusqu'à l'écoeurement. 

Alors quand cette narration décousue est ainsi utilisée de manière systématique et mécanique, au service de personnages interchangeables et sous-développés, d'un rendu visuel grisâtre dégueulasse, et d'un récit qui repompe ses idées à droite et à gauche (Robin des Bois, Arthur, etc, une bonne dose de photocopillage du Death Dealer de Frazetta pour le boss final, une touche d'Assassin's Creed pour les plans panoramiques de Camelot survolé par l'aigle lié télépathiquement à la mage encapuchonnée, un Burly Brawl 2.0 aussi moche et raté techniquement que celui de Matrix Reloaded, il y a près de 15 ans, des Oliphants évadés du Seigneur des Anneaux, etc, etc, etc, sans oublier bien sûr l'influence évidente du cinéma de gangster de Ritchie lui-même, et des jeux vidéo du genre God of War), on se retrouve avec un Guy Ritchie qui se parodie involontairement, et un film totalement à côté de la plaque, dont je me suis progressivement désintéressé en cours de route, et qui a fini par m'agacer plus que je ne l'aurais cru possible.

1.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #582 : Les Parias (2017)

Publié le 17 Août 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Jeunesse

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Les Parias (The Outcasts) :

Depuis le collège, Jodi (Victoria Justice), passionnée de musique, et Mindy (Eden Sher), future scientifique, subissent les humiliations répétées de Whitney (Claudia Lee) et Mackenzie (Peyton List), les pestes richissimes de l'école. Mais cette fois-ci, elles en ont assez, et parviennent à réunir toutes les cliques martyrisées par ces dernières, pour renverser la hiérarchie en place. Rapidement, cependant, le pouvoir leur monte à la tête, et menace de ruiner l'amitié des deux lycéennes...

Teen comedy assez classique, initialement intitulée The Outskirts, ce métrage gentillet, un peu faiblard niveau humour et satire, vaut principalement pour sa distribution sympathique (Justice et Jogia reforment leur couple de Victorious, Eden Sher nous fait une sorte de Sue Heck de The Middle, en moins hystérique, mais en aussi enthousiaste, en plus féminine... et en plus chuintante), et pour son approche d'un postulat de départ assez familier : le même concept de base que Les Tronches (mâtiné de Lolita Malgré Moi - d'ailleurs Tina Fey est fréquemment citée)... si Les Tronches s'était réglé au bout de 30 minutes, et que les geeks et autres nerds étaient devenus les rois du lycée pendant l'heure suivante.

Ça se regarde, mais ça s'oublie rapidement, notamment à cause d'un script superficiel (quelques sous-intrigues sont laissées en plan, et la prise de pouvoir des nerds ne fonctionne pas vraiment), bourré de références un poil datées (ça m'étonnerait que les lycéennes d'aujourd'hui aient tenté de "sauver Firefly", ou regardaient Veronica Mars à la tv), équipé d'une double narration croisée et bancale des deux héroïnes, et partant, sur la fin, dans une direction trop caricaturale pour fonctionner, à base de sérum de vérité, de belle-famille recomposée, et de cartons-titres finaux pas particulièrement réussis.

3.5/6 pour le cast et sa bonne humeur.

(mais honnêtement, ça aurait tout aussi pu bien être un téléfilm Nickelodeon, en l'état)

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Un film, un jour (ou presque) #581 : Captive (2015)

Publié le 16 Août 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Thriller, Lifetime, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Captive (Caught) :

Parce qu'elle fréquente Justin (Sam Page), un séduisant businessman qu'elle croit célibataire, Allie (Stefanie Scott) est kidnappée par Sabrina (Anna Camp), la femme jalouse de ce dernier, aidée de sa soeur Paige (Amelia Rose Blaire). Mais bien vite, ce qui devait être une mauvaise blague faite à la jeune femme se transforme en séquestration pure et simple, alors que Sabrina perd progressivement pied, et devient de plus en plus violente...

Toujours la même routine des téléfilms Lifetime façon "une femme en péril, victime de la cruauté des hommes, ces salauds", supposément inspirés d'une histoire vraie (LOL), avec ici Anna Camp qui pète un câble à cause de son mari infidèle, et passe ses nerfs sur cette pauvre Stefanie Scott, elle aussi trompée par le mec en question. La morale de l'histoire : si elles n'avaient pas rencontré cet homme infidèle, ces deux femmes auraient vécu heureuses et sans souci...

Et histoire de rajouter dans la symbolisme pseudo-féministe à la con made in Lifetime, on finit par cette image finale de l'héroïne, enfin libérée de l'Homme maléfique, qui court sur sa piste d'athlétisme, radieuse, suivie d'une demi-douzaine d'autres femmes épanouies. *soupir*

Malheureusement, l'écriture de ce métrage est à l'image de cette image finale : pataude, bancale, très mal structurée (on a des flashbacks, des ellipses, des coupures pubs et des transitions brutales... mais aucun de ces procédés - qu'ils soient volontaires ou involontaires - ne fonctionne), et échouant totalement à faire monter la pression, pas aidée par une direction d'acteurs totalement à l'ouest.

En effet, si Scott ne s'en sort pas trop mal en victime résistante, Camp est en roue totalement libre, passant selon les scènes d'un cabotinage outrancier à une interprétation plus juste et émotive, au gré du nawak du script. J'aime beaucoup l'actrice, mais franchement, la voir projeter un gros flic massif en bas d'un escalier d'un petit geste mou... ça sort instantanément le spectateur du film, et ça fait presque basculer ce dernier dans la parodie.

Déjà que la première apparition de Camp dans le métrage (outre les voix-offs menaçantes) la place instantanément en mode survolté et déséquilibré, et empêche totalement de la prendre au sérieux....

D'ailleurs, le film aurait probablement nettement mieux fonctionné s'il avait suivi une Anna Camp "normale" qui découvre l'infidélité de son époux, met au point son plan avec sa soeur, et perd progressivement pied à mesure que le contrôle de la situation lui échappe : le script aurait pu alors basculer du point de vue de la captive, tandis que Camp devenait la méchante du film, cette psychopathe qu'ici, elle semble déjà être dès ses premières scènes.

En résumé, c'est assez mal écrit et rythmé, pas très bien dirigé, et moyennement interprété : poubelle.

1.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #580 : Kung Fu Yoga (2017)

Publié le 15 Août 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Aventure, Histoire, Chine, Inde, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Kung Fu Yoga :

Jack (Jackie Chan), l'un des meilleurs archéologues de Chine, croise le chemin de la superbe Ashmita (Disha Patani), une spécialiste indienne, en possession d'une carte menant au fameux trésor perdu de Magadha. Avec l'aide de leurs assistants Kyra (Amyra Dastur), Xiaoguang (Zhang Yixing) et Noumin (Miya Muqi), ainsi qu'avec celle du pilleur de tombes Jones Lee (Aarif Rahman), Jack parcourt alors le globe, du Tibet à l'Inde en passant par Dubai, pour tenter de retrouver avant le maléfique Randall (Sonu Sood) les pièces manquantes permettant d'accéder à des richesses inestimables...

Pseudo-suite à The Myth, que je n'ai pas vu, Kung Fu Yoga est un métrage d'aventure et d'archéologie bourré de problèmes, parmi lesquels : 

- c'est une co-production chinoise et indienne, avec des fonds saoudiens, et par conséquent, le film passe de l'un à l'autre pays, en mettant en valeur les paysages (effectivement jolis) et en soulignant constamment la grandeur de ces pays, de leur philosophie, etc (le titre Kung Fu Yoga n'est ainsi qu'un prétexte pour quelques platitudes spirituelles balancées à la va-vite entre deux dialogues, pour meubler un peu).

- comme un bon paquet de films de Jackie Chan (voir Railroad Tigers, Skiptrace ou CZ12), maintenant que le bonhomme est sexagénaire, le métrage fonctionne sur une dynamique de groupe, qui permet à Jackie de s'entourer de plein de petits jeunes qui assurent la diversion, que ce soit niveau action, intrigue ou comédie.

- qui plus est, pour camoufler l'âge de Jackie, l'inexpérience de certains acteurs, etc, l'action y est ultra-câblée et numériquement retouchée, voire même accélérée en post-production.

- à l'identique, l'interprétation en langue anglaise y est, au mieux, inégale, avec une post-synchronisation parfois assez bancale.

- sans oublier les effets spéciaux, souvent médiocres, au service d'idées spectaculaires pas toujours judicieuses, et, la plupart du temps, un script assez inabouti, parfois incohérent et massacré au montage.

Bref, ce Kung Fu Yoga est un film qui coche toutes les cases mentionnées ci-dessus, ce qui fait un peu mal au cœur, d'autant qu'il est réalisé par Stanley Tong, avec qui Jackie avait déjà travaillé à de multiples reprises.

Mais non, il faut bien se rendre à l'évidence : Kung Fu Yoga est un film qui pèche largement par excès, de son introduction tout-numérique façon Dynasty Warriors, sur fond de narration brouillonne en voix-off, jusqu'à ses hyènes numériques, sa poursuite automobile à Dubai avec lion numérique en guise de co-pilote, ses loups numériques, son tournage partout dans le monde, ses gadgets technologiques improbables, ses placements produits locaux, ses personnages secondaires inutiles, et son numéro final de danse indienne forcément gratuit et qui remplace l'habituel bêtisier de Chan.

Et pourtant, je n'ai pas forcément détesté.

Peut-être parce que Jackie se donne un peu plus, au niveau combat, que dans certains de ses films récents, et semble s'amuser.

Peut-être parce qu'étrangement, la poursuite à Dubai fonctionne, malgré ses défaillances numériques.

Peut-être parce que Disha Patani est superbe, et que je suis faible.

Peut-être parce que Aarif Rahman a un charisme indéniable.

Ou peut-être aussi parce que Tong, Chan et compagnie assument totalement le fait de reprendre des moments et des séquences entières des films Indiana Jones, allant jusqu'à appeler un personnage Jones, et à citer directement l'archéologue dans un dialogue.

Bref, ça ne vole pas très, c'est bourré de défauts, c'est mal rythmé, câblé à tous les niveaux, et parfois assez laid visuellement, mais ça se regarde, et ça dépasse à peine les 95 minutes (puisqu'on peut faire l'impasse sur le générique de fin).

En fait, avec un peu plus de mesure et de maîtrise à tous les niveaux, ça aurait fait un film tout à fait honorable, et un digne successeur à Opération Condor.

3/6 (mais en réalité, ça ne vaut pas forcément la moyenne)

(critique mise à jour en juillet 2020)

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Un film, un jour (ou presque) #579 : Marchands de Doute (2014)

Publié le 14 Août 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Documentaire, USA, Science

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Marchands de Doute (Merchants of Doubt) :

Un documentaire qui s'attarde sur les supposés "spécialistes" engagés par divers lobbies américains pour les représenter dans les médias et dans la vie politique, afin de changer l'opinion publique à propos des sujets les plus controversés : changement climatique, produits pharmaceutiques, tabac, produits toxiques, etc...

Plutôt bien mené, ce documentaire signé du réalisateur de Food Inc. n'apportera cependant pas forcément de révélations à qui a un peu de jugeotte, et ne prend pas pour argent comptant tout ce que Fox News (et la droite républicaine dont elle est le bras armé) affirme sur son antenne.

Malheureusement, outre-atlantique, Fox fait souvent force de loi, et avec elle, les pires mensonges et contre-vérités s'ancrent dans les esprits publics.

Ce n'est pas un documentaire anti-Fox, d'ailleurs : le nom de la chaîne n'est même pas mentionné, mais ses images sont partout, ses intervenants sont omniprésents, et il ne faut pas être un génie pour s'apercevoir que Rupert Murdoch et ses sbires sont une pierre angulaire de cette abêtissement du discours socio-politique aux USA.

On regrettera néanmoins que le film cesse, au bout d'un moment, de varier les exemples, de les remettre dans un contexte historique, et de détailler les personnalités de ces lobbyistes, pour finir par devenir une diatribe pro-réchauffement climatique, délaissant par là-même de nombreux cas de figure qui auraient pu être fascinants (vaccins, psychiatrie, etc).

3.5/6 (le documentaire est d'autant plus glaçant dans le contexte actuel, depuis l'élection de Trump)

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Un film, un jour (ou presque) #578 : Austin Found (2017)

Publié le 11 Août 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Drame, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Austin Found :

Lasse de son quotidien médiocre, dévorée par l'ambition, et décidée à booster la présence médiatique de sa fille Patricia (Ursula Parker), Leanne Miller (Linda Cardellini) décide de simuler le kidnapping de celle-ci. Pour cela, elle demande à son ex-petit ami de lycée, Billy (Skeet Ulrich) et à Jebidiah (Craig Robinson), le meilleur ami de celui-ci, d'enlever l'enfant, et de la cacher dans les bois, pendant que Leanne fait le tour des plateaux de télévision. Mais Nancy (Kristen Schaal), une journaliste, mène l'enquête, et Billy et Jebidiah ne sont pas très doués...

Une comédie dramatique américaine plus dramatique que comédie, puisque, malgré un casting très à l'aide dans le domaine de l'humour (Cardellini, Schaal, Robinson, Patrick Warburton, Chris Parnell, Jon Daly, Jaime Pressly), ce film préfère largement jouer la carte de l'émotion et de la magouille criminelle très sérieuse.

Alors certes, Linda Cardellini est impeccable, comme toujours (malgré ce qui ressemble bien à une perruque fauchée sur la tête), et il y a bien quelques moments sympathiques et touchants entre Robinson et la petite, mais dans l'ensemble, le tout tourne régulièrement à vide, jamais drôle, jamais très original, jamais nerveux ou tendu...

Le face à face final entre Cardellini et Schaal, notamment, est supposé être le point culminant du métrage, bourré de tension, mais il tombe tout simplement à plat, et à aucun moment l'illustration musicale n'aide le film à se montrer efficace. On aurait presque pu le diffuser tel quel sur la chaîne Lifetime, lors d'une après-midi "crime", et ça n'aurait pas du tout dépareillé.

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #577 : All Nighter (2017)

Publié le 10 Août 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

All Nighter :

Businessman toujours absent et occupé, Frank Gallo (J.K. Simmons) frappe un jour à la porte de Martin (Emile Hirsch), musicien raté de Los Angeles, pour lui demander où se trouve sa fille Ginnie (Analeigh Tipton). Mais Ginnie et Martin ne sont plus ensemble depuis trois mois, et les deux hommes, que tout sépare, comprennent vite que Ginnie est introuvable : ils décident alors de s'associer pour la retrouver, en suivant ses traces en ville...

Une comédie dramatique indépendante américaine qui s'apparente à un buddy-movie à petit budget, reposant entièrement sur le charisme et la présence de Simmons, qui assure toujours quel que soit le rôle.

Malheureusement, l'intérêt du film s'arrête plus ou moins là, puisque les clichés s'enchaînent à tous les niveaux, et que le film ne décolle jamais, malgré la présence de quelques seconds rôles sympathiques (Shannon Woodward, Kristen Schaal, Taran Killam...) mais brefs et souvent sous-exploités.

Rien de vraiment passionnant, donc, et ça finit même par ronronner assez sérieusement à l'approche de l'heure de métrage, alors que le peu d'énergie insufflée par la recherche de Ginnie s'évapore.

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #576 : Cars 2 (2011)

Publié le 9 Août 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Aventure, Animation, Thriller, Pixar, Disney, Jeunesse, Sport

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Cars 2 :

Alors que Lightning McQueen (Owen Wilson) s'engage dans un Grand Prix automobile aux quatre coins du monde, pour promouvoir un carburant écologique produit par Sir Miles Axlerod (Eddie Izzard), Mater (Larry the Cable Guy) se retrouve embarqué dans une conspiration à l'échelle mondiale, qui vise à saboter le Grand Prix. Pris pour un espion par Finn McMissile (Michael Caine) et Holley Shiftwell (Emily Mortimer), deux agents secrets anglais, le voilà contraint de les aider à déjouer les plans d'une mystérieuse organisation criminelle...

C'est amusant comme le domaine de la critique cinématographique peut être subjectif : de l'avis général, Cars (premier du nom) était un Pixar mineur, mais honorable et nostalgique (pour beaucoup, c'était même un excellent cru) ; ce Cars 2, cependant, est (toujours selon l'avis général) une bouse infâme, indigne de Pixar, et uniquement produite pour extorquer un peu plus d'argent aux parents des enfants amateur du premier film.

Mais paradoxalement, alors que j'étais resté nettement mitigé devant le premier volet, j'ai trouvé ce second opus beaucoup plus amusant et enthousiasmant, mieux rythmé (1h40 à peine, contre les deux heures du premier), plus dynamique, plus fluide, et plus abouti.

D'un autre côté, autant la nostalgie américano-américaine d'une époque automobile révolue ne me parle pas du tout, autant l'énergie des Grands Prix Internationaux façon La Coccinelle à Monte-Carlo, Speed Racer, Grand Prix, La Grande Course Autour du Monde, etc, et l'hommage aux films d'espionnage des 60s, j'accroche tout de suite beaucoup plus, et cela me rend ce métrage (même s'il n'est pas forcément plus original que le premier volet) beaucoup plus sympathique.

Et comme en plus Michael Giacchino remplace Newman à la musique, que Bruce Campbell a un petit rôle vocal (parmi de nombreux autres caméos vocaux), que la réalisation technique est toujours impeccable (Londres, à la fin du film, est bluffante), et que Mater, malgré son humour "un redneck à l'étranger" peu subtil, est finalement plus attachant que Lightning ne pouvait l'être dans le premier... j'ai donc préféré ce second numéro au Cars original. 

3.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #575 : That Guy Dick Miller (2014)

Publié le 8 Août 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Documentaire, USA, Biographie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

That Guy Dick Miller :

Documentaire américain financé via Kickstarter, et consacré à la carrière du fameux Dick Miller, second rôle incontournable de tout un pan du cinéma américain d'exploitation.

S'appuyant sur les commentaires de l'intéressé, ainsi que sur les innombrables interventions de tous ceux qui ont collaboré avec lui, de près ou de loin (de Corman à Dante en passant par Sadler, Feldman, etc), ce métrage retrace les trois grandes périodes de la carrière de l'acteur : tout d'abord, les innombrables films de Roger Corman, dans les années 50 et 60, au nombre desquels Un Baquet de Sang (1959), qui lui ont permis de tisser un réseau de contacts et de compères fidèles lui assurant toujours de petits rôles, çà et là, dans leurs productions.

Puis l'ère New World Pictures, dans les années 70, lorsqu'une nouvelle génération de réalisateurs et scénaristes ayant grandi avec les films de Corman ont décidé de remettre Miller sur le devant de la scène, lui qui préférait attendre que les rôles viennent à lui plutôt que l'inverse.

Et puis, à mesure que cette génération a trouvé le succès (comme Joe Dante avec Gremlins), Miller a fini par trouver son chemin dans de plus grosses productions, hors du cercle très restreint de ses amis.

En fin de compte, cet acteur discret et sous-exploité a désormais plus de 200 films à son actif, la plupart du temps dans des rôles à son image : attachants, mémorables, touche-à-tout et pleins de personnalité, mais malheureusement trop brefs pour vraiment lui permettre de connaître la gloire. Il n'a pas l'air de trop s'en plaindre, cela dit, puisqu'il a clairement un tempérament têtu et casanier, pour le meilleur et pour le pire.

Quoi qu'il en soit, ce documentaire s'avère assez amusant à suivre, la personnalité de Miller y étant pour beaucoup dans le capital sympathie du personnage, et le tout finit par être un hommage satisfaisant à une gueule attachante du Septième Art américain.

4.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #574 : La Saison du Coup de Foudre (2017)

Publié le 7 Août 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Comédie, Romance, Hallmark

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. 

La Saison du Coup de Foudre (The Perfect Catch) :

Restauratrice en perte de vitesse, Jessica (Nikki DeLoach) élève seule son fils à Parker Falls, la petite ville où elle est née, après avoir mis ses rêves et ses aspirations de côté pendant le plus clair de sa vie. Jusqu'au jour où l'ancien petit ami de lycée de Jessica, Chase (Andrew Walker), une superstar du baseball lui aussi en perte de vitesse, décide d'échapper à la pression médiatique en passant un peu de temps à Parker Falls... et lorsqu'il retrouve Jessica, il renoue avec celle qu'il a délaissée bien des années plus tôt.

Une rom-com Hallmark assez classique, réunissant le même couple vedette que dans A Dream of Christmas, pour un récit nettement plus sérieux, mesuré et "adulte" que dans bon nombre de téléfilms de la chaîne.

Ce qui n'est pas désagréable, d'autant que le duo possède une assez bonne alchimie (les deux acteurs sont attachants), mais malheureusement, qui dit "plus adulte et mesuré" dit aussi nettement moins rythmé, et nettement moins de péripéties et de conflits gratuits : le métrage ronronne donc assez rapidement, et finit par s'avérer très oubliable (avec, en prime, un petit garçon assez peu attachant).

Au choix, 3/6 pour l'effort d'un script plus réaliste, ou 2.5/6 pour son intérêt intrinsèque.

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Un film, un jour (ou presque) #573 : Sleight (2016)

Publié le 4 Août 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Drame, Science-Fiction, Fantastique, Thriller, WWE

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Sleight :

À la mort de sa mère, Bo (Jacob Latimore), un jeune magicien de rue, est contraint de se tourner vers la vente de drogues dans les rues de LA, pour le compte d'Angelo (Dulé Hill), afin d'assurer la subsistance de sa petite soeur (Storm Reid). Mais alors qu'il se rapproche de la belle Holly (Seychelle Gabriel), les exigences de son fournisseur se font de plus en plus importantes, et la vie de sa soeur finit par être mise en danger...

Pendant une quarantaine de minutes, ce métrage produit par la WWE et par Blumhouse ne fonctionne pas trop mal, mélangeant habilement thriller urbain dans un milieu afro-américain (les rues, la drogue, les gangs, etc) et magie/illusion (et ce, quand bien même les illusions et les tours de close-up présentés tombent dans la même catégorie que les tours dans les Insaisissables : de la magie de cinéma, infaisable dans la vrai vie, mais qui rend bien à l'écran).

Et puis l'élément "science-fictif" du film arrive, et le tout commence sérieusement à prendre l'eau.

On apprend ainsi que le héros, tel un Tony Stark du ghetto, s'est implanté (tout seul, comme un grand) un électro-aimant dans l'épaule (qui est bien infectée et qui, IRL, devrait rapidement lui coûter la vie), ainsi que des fils sous la peau, le long de ses bras, jusque dans ses doigts (le tout sans cicatrice visible !), et qu'il l'utilise pour réaliser des tours de magie impossibles (d'autant plus impossibles que les électro-aimants basiques ne fonctionnent pas sur tous les métaux qu'il manipule dans le film - dents en or, plombages, balles, serrures de menottes, coffres de voiture, etc...).

Bref, on est dans de la pure science-fiction pleine de trous de logique, qui impose que l'on ferme les yeux sur de nombreuses choses, notamment le grand final quasi-superhéroïque du métrage... d'autant plus que le héros est tout sauf attachant : oui, le film veut nous le présenter comme un petit gars intelligent (il a inventé cet aimant) et attachant (il tient à sa famille), mais l'acteur est un peu trop souvent en sous-jeu (face à lui, Dulé Hill est excellent), et le personnage est désagréable à suivre, n'hésitant pas à trahir tout le monde, clients, amis, etc, pour récupérer un peu d'argent et payer les dettes qu'il a justement contractées en trahissant son fournisseur.

À la limite, je crois que j'aurais préféré que le film garde le mystère sur l'origine des "pouvoirs" du héros, et finisse par être quelque chose de purement fantastique et/ou super-héroïque (la toute fin tend vers une suite plus spectaculaire, mais bon...), plutôt que ce gruyère de pseudo-science impossible entourant un récit bancal et un protagoniste antipathique.

Ça échoue sur le front de l'illusion et de la magie, ça ne marche pas vraiment sur celui du crime urbain, ça oublie totalement la science dans "science-fiction", bref, ça rate globalement son coup, ça manque totalement de maîtrise et je ne comprends pas trop l'accueil ultra-positif de la critique US (si ce n'est, peut-être, pour l'aspect "diversité et représentation ethnique").

2.5/6 (principalement pour la durée relativement brève du film, pour son potentiel de départ, pour Seychelle, et pour Dulé)

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Un film, un jour (ou presque) #572 : Cars (2006)

Publié le 3 Août 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Animation, Sport, Pixar, Disney, Jeunesse

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Cars :

Alors qu'il voyage jusqu'en Californie, pour y remporter la course la plus importante de la Piston Cup, Lightning McQueen (Owen Wilson), une voiture de course arrogante et ultra-talentueuse, se perd en route, et finit par avoir un accident dans la petite ville endormie de Radiator Springs. Contraint d'y rester le temps d'avoir réparé les dégâts qu'il y a provoqués, McQueen finit par sympathiser avec les nombreux habitants de la ville, au nombre desquelles la belle Sally (Bonnie Hunt), le campagnard Mater (Larry the Cable Guy), et Doc Hudson (Paul Newman), un ancien pilote. Mais la compétition n'attend pas...

L'un des rares Pixar auxquels je ne me sois jamais intéressé, pour la simple et bonne raison qu'il cumule de nombreux thèmes et sujets qui ne me parlent guère : les courses de voiture, qui plus est le Nascar & co ; les voitures qui parlent ; le côté country/Americana omniprésent, avec sa nostalgie des petites villes oubliées par le progrès et la modernité ; les accents du Sud des USA ; la musique de Randy Newman ;  etc...

Et effectivement, maintenant que j'ai vu le film, je peux dire que mon instinct ne m'avait pas trompé : je me suis ennuyé.

Certes, certains personnages, certaines scènes et certains gags fonctionnent ; certes, au niveau technique, c'est impeccable et très bien produit (forcément, c'est du Pixar) ; certes, vers la toute fin, ça fonctionne à peu près ; mais près de deux heures d'une variation officieuse de Doc Hollywood (1991, avec Michael J Fox) avec des voitures, c'est beaucoup trop long pour ce que ça raconte, et je suis resté constamment de marbre devant cet univers, son ambiance très particulière, son récit initiatique assez convenu, et son rythme nonchalant.

C'est clairement un projet qui tenait à coeur à Lasseter (surtout vu que le film a eu deux suites - d'ailleurs, curieux de voir ce qu'ils ont fait du 2), mais comme je m'y attendais, ça ne m'a pas du tout parlé.

3/6, pour la technique.

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Un film, un jour (ou presque) #571 : Sex and Death 101 (2007)

Publié le 2 Août 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Drame, Comédie, Romance, Fantastique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Sex and Death 101 :

Une semaine avant d'épouser Fiona (Julie Bowen), Roderick (Simon Baker), un cadre de l'industrie de la restauration rapide, reçoit un email mystérieux listant 101 noms de femmes : 29 avec lesquelles il a déjà couché, et 72 qu'il ne connaît pas encore. Comprenant alors qu'il s'agit d'une prédiction de son futur, Roderick décide d'en profiter au maximum, et de coucher au plus vite avec toutes ces inconnues. Jusqu'à ce qu'il s'aperçoive que le dernier nom sur la liste est celui d'une tueuse en série (Winona Ryder)...

Une sex comedy écrite et réalisée par Daniel Waters (American Campers, Fatal Games, Hudson Hawk, Batman le défi, Demolition Man), mais qui ne fonctionne jamais vraiment, la faute à une durée abusive (pas loin de deux heures), à un script téléphoné au possible (on voit tous les rebondissements venir bien trop longtemps à l'avance), et à un ton particulièrement aléatoire : ce n'est pas assez drôle pour fonctionner en tant que comédie, pas assez racoleur et sexy pour être une bonne sex-comedy, pas assez pertinent ou original pour réussir à transmettre un message quel qu'il soit, pas assez sarcastique ou cynique pour être une comédie noire, pas assez décalé et conceptuel pour être du fantastique métaphysique...

Bref, ce métrage est un semi-échec au script laborieux et prévisible de bout en bout, ce qui est d'autant plus regrettable que toute la distribution est plutôt sympathique et attachante...

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #570 : Men In Suits (2012)

Publié le 1 Août 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Histoire, Fantastique, Horreur, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Men in Suits :

Un très bon documentaire consacré aux men in suits, littéralement les "hommes dans les costumes", ces acteurs et cascadeurs ayant interprété les plus grands noms du cinéma fantastique et d'horreur : Tom Woodruff Jr. (Alien 3), Brian Steele (Underworld), Harua Nakajima (Godzilla & co), Misty Rosas (Congo), Doug Jones (tous les Guillermo Del Toro), John Alexander (Gorilles dans la Brume), etc, etc, etc.

Un joli mélange de vétérans et d'acteurs plus récents, qui donnent leurs impressions de leur métier, rendent hommage aux créateurs de ces monstres, et soulignent par là-même l'importance de leur profession, ainsi que le manque de reconnaissance par rapport aux autres membres de l'équipe de tournage.

En parallèle, le documentaire revient sur l'histoire de cette profession, depuis les premiers costumes de gorilles en passant par Jim Henson, sans oublier les kaijus japonais, et aborde même le concept de motion capture et de mélange avec des effets numériques, comme des alternatives modernes à un art qui se perd un peu.

On regrettera simplement la note finale sur laquelle se conclut le métrage, une chute un peu amère soulignant que la dernière version de la Planète des Singes (sortie en salles durant la production du documentaire) ne se composait que d'images de synthèse (ce qui minimise un peu trop le travail d'Andy Serkis à mon goût).

4.5/6

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Blog Update ! - Juillet 2017

Publié le 31 Juillet 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Les bilans de Lurdo, Update, Télévision

Juillet est terminé, place au bilan mensuel des films et séries visionnés ce mois-ci par les Téléphages Anonymes...

#549 : Transformers 5 - The Last Knight 2/6

#550 : Desperate Teachers 2.5/6

#551 : Curtain Call 3/6

#552 : Doomed 4/6

#553 : Ma Soeur est Invisible ! 2.5/6

#554 : Pharmacy Road 3.75/6

#555 : A Little Help 3.25/6

#556 : Holy Hell 4.5/6

#557 : Cet été-là 3.5/6

#558 : The Image Revolution 4.25/6

#559 : Menace d'État 3.5/6

#560 : Dumb - L'histoire de Big Brother Magazine 4.5/6

#561 : Super Capers 3/6

#562 : Moi, Moche et Méchant 3 2.5/6

#563 : Batman et Bill 4.5/6

#564 : Spider-Man - Homecoming 4.25/6

#565 : Le Meilleur Ami de la Femme 3.5/6

#566 : Beverly Hills 90210 - l'histoire interdite 2.5/6

#567 : Le Saint 2/6

#568 : GLOW - The Story of the Gorgeous Ladies of Wrestling 3.5/6

#569 : Chokeslam 2/6

 

Que dire de ce début d'été 2017 ? Pas grand chose, en fait.

Au rayon des sorties de ce mois-ci, la dernière production Marvel se dégage clairement du lot, avec un Spider-Man Homecoming très réussi et rafraîchissant. Sans surprise, Transformers 5 est un ratage, et Despicable Me 3 n'est guère meilleur : ces deux franchises auraient mieux fait de s'arrêter bien plus tôt, et continuent à être de moins en moins intéressantes.

En matière de documentaires, à l'inverse, cette cuvée a été des plus agréables : Batman et Bill et The Image Revolution sont deux approches instructives et réussies de l'industrie des comic-books, Doomed étend cette même approche à l'industrie hollywoodienne des adaptations de super-héros, GLOW survole un peu trop le monde du catch féminin, Holy Hell est un portrait frappant de la vie dans une secte, et Dumb lève le voile sur la genèse d'un magazine des plus influents.

Restent alors des comédies, drames et autres téléfilms tous mineurs, qui ne valent pas plus qu'un coup d'oeil distrait.

Film du mois : Spider-Man - Homecoming, ou l'un des nombreux documentaires mentionnés plus haut, quasiment tous aussi solides et intéressants..

Flop du mois : Transformers 5 et Moi, Moche et Méchant 3 sont à égalité, des plantages prévisibles, mais pas forcément surprenants, et par conséquent, ce ne sont pas vraiment des déceptions, en tant que telles.

 

Mini-bilan TV : quelques séries passées en revue par mes soins (j'omets volontairement les travaux de Sygbab de ce bilan), en juillet, pour un mois assez mitigé. La saison 3 de Kimmy Schmidt était ainsi un peu décousue et manquait de direction, tandis qu'American Gods m'a laissé particulièrement mitigé (la faute à des personnages principaux antipathiques, et à une impression de prologue moyennement satisfaisant) ; à l'opposé, Hollywood Darlings était amusant, mais peu mémorable en l'état... heureusement, GLOW était là pour remonter un peu le niveau global, avec une première saison directe, efficace et bien interprétée.

Enfin, pour conclure, une brève note : suite au... hum... "suicide" de Photobucket en tant qu'hébergeur d'images, j'ai dû reprendre une grosse partie des images du blog, depuis sa création (2012), et Les Téléphages Anonymes sont désormais à 100% illustrés (voire même, dans certains cas, j'ai retravaillé certaines critiques, afin d'harmoniser le style des articles).

Autrement dit, pour vous replonger dans la préhistoire de ce blog, direction l'Index, en haut de page, et pour la première fois depuis des années, tous les articles que vous lirez seront illustrés en bonne et due forme !

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Un film, un jour (ou presque) #568 : GLOW - The Story of the Gorgeous Ladies of Wrestling (2012)

Publié le 28 Juillet 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Documentaire, Sport, Catch

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

G.L.O.W. - The Story of the Gorgeous Ladies of Wrestling (2012) :

Documentaire consacré à G.L.O.W (Gorgeous Ladies of Wrestling), une émission de catch féminin diffusée à la fin des années 90 et devenue culte, car unique en son genre, assumant totalement son kitsch et son sens de l'autodérision, et surtout annulée dans des circonstances mystérieuses et inexpliquées.

C'est cette même émission et ce documentaire qui ont inspiré l'équipe de Jenji Kohan et de Netflix pour la série GLOW (que je chroniquerai en ces pages dès ce week-end), qui est (en somme) une adaptation très libre du concept de l'émission et de sa genèse.

Paradoxalement (et je reviendrai un peu plus dessus lors de mon bilan de la série), on s'aperçoit vite que la série ne va pas assez loin : pas assez loin dans l'humiliation et la manipulation des actrices/catcheuses par le réalisateur et le producteur ; pas assez loin dans les paillettes, le glamour kitsch, les brushings, les couleurs ; pas assez loin dans le niveau global de catch... et pas assez loin dans les conditions de travail et de vie assez brutales des employées de G.L.O.W...

Mais là n'était pas le but, je suppose (du moins, pas encore ; peut-être dans les saisons suivantes ?). Une chose est sûre, ce documentaire survole un peu trop son sujet, avec sa durée somme toute assez limitée, et ses intervenants principaux manquants. Avec à peine 75 minutes au compteur, G.L.O.W. tente de présenter cette émission de catch comme une force positive pour les femmes qui y ont participé (c'est probablement cet aspect qui a vraiment plus aux showrunneuses de la série), tout en minimisant une grande part de ce qui aurait pu prêter à controverse (sexisme, racisme, politique, drogues, condition de la femme, etc).

On se retrouve donc avec un métrage assez bref et nostalgique, qui s'attarde longuement sur les interviews actuelles de toutes les participantes, mises en parallèle de multiples images d'archive, et sur leurs retrouvailles finales, qui occupent la fin du film, lorsque Mt. Fiji, la catcheuse la plus appréciée de toute l'équipe, désormais alitée en maison de retraite, revoie toutes ses ex-collègues à l'occasion d'une réunion, et avoue au passage ses sentiments enfouis à l'ex-réalisateur de G.L.O.W. (l'émission).

C'est donc par moments touchant, intéressant, et amusant, mais dans l'ensemble, on ne peut s'empêcher de se dire que le documentaire ne fait qu'effleurer son sujet, tant il y aurait d'angles supplémentaires passionnants sous lesquels l'aborder.

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #567 : Le Saint (2013/2017)

Publié le 27 Juillet 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Action, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Le Saint (The Saint) :

Lorsqu'un businessman (James Remar), responsable d'avoir détourné des milliards de dollars pour le compte du Fixer (Ian Ogilvy), décide de vendre ce dernier aux autorités, il n'a d'autre choix que de se tourner vers Simon Templar (Adam Rayner), voleur d'envergure internationale, pour l'aider à secourir sa fille (Sammy Hanratty) enlevée en guise de représailles par son patron. Aidé par Patricia Holm (Eliza Dushku), sa collègue experte en technologie, Templar se trouve soudain traqué par le FBI et par les sbires du Fixer, alors qu'il s'embarque dans une affaire complexe, liée à l'histoire de sa famille...

Une tentative de reboot de la franchise The Saint, tournée en 2013, et qui a été proposée à toutes les chaînes américaines en tant que pilote de série... mais qui s'est vu opposer une fin de non-recevoir assez définitive par tous les networks démarchés.

Et il n'est pas difficile de comprendre pourquoi, en fait, tant le tout est insipide : ici, on enchaîne les clichés des récits d'espionnage et autres techno-thrillers les plus génériques ; la réalisation de Simon West est quelconque, ne mettant jamais en valeur les nombreux pays européens où est tourné le téléfilm, ni les scènes d'action de ce dernier ; Adam Rayner n'a pas le moindre charisme, qu'il soit vêtu ou torse nu en train de se battre dans une cage de MMA ; l'écriture est plate et quelconque (avec traumatisme fondateur, toutéliage familial, etc) ; Eliza Dushku reste sympathique, mais devrait manger un sandwich (le maillot de bain sexy avec côtes apparentes, ça ne le fait pas trop) ; et la plupart des seconds rôles familiers - Thomas Kretschmann, Sammy Hanratty, Greg Grunberg, James Remar et même Roger Moore - sont affreusement sous-exploités et creux.

Bref, pas grand chose de valable à se mettre sous la dent, et même le célèbre thème musical du Saint se fait quasi-inexistant, limité à quelques notes timides et éthérées au clavier, çà ou là.

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #566 : Beverly Hills 90210 - l'histoire interdite (2015)

Publié le 26 Juillet 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Biographie, Comédie, Drame, Lifetime

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Beverly Hills 90210 : l'histoire interdite (The Unauthorized Beverly Hills 90210 Story) :

La création et le succès international de la série Beverly Hills 90210, ainsi que l'ascension et la célébrité mondiale de ses interprètes, Jason Priestley (Max Lloyd-Jones), Luke Perry (Jesy McKinney), Shannen Doherty (Samantha Munro), Jennie Garth (Abby Cobb), Gabrielle Carteris (Michele Goyns), Brian Austin Green (Ross Linton), Ian Ziering (David Lennon), et Tori Spelling (Abby Ross).

Lifetime continue ses téléfilms nostalgiques façon "les coulisses de...", mais cette fois-ci, à contrario des opus consacrés à Sauvés par le Gong et à La Fête à la Maison, ce 90210 a parfaitement conscience de l'absurdité de son existence, et par conséquent, le script délaisse tout premier degré, et traite son sujet de manière presque parodique.

Musique cartoonesque, acteurs à l'interprétation improbable (le père et la fille Spelling sont assez mauvais), vannes foireuses et références méta (Sharknado...), tout est réuni pour que l'on ne puisse pas prendre ce métrage au sérieux.

Et ce dès le casting : si "Jennie Garth" et "Shannen Doherty" sont parfaites dans leurs rôles respectifs (et ressemblent vraiment à leurs modèles), on ne peut que se gausser devant une Tori Spelling séduisante (!), intelligente, perspicace, douce, généreuse, innocente, etc... une Tori Spelling qui est clairement épargnée par le script, puisque présentée comme à l'origine de toutes les bonnes idées, depuis la genèse du show jusqu'à son casting. On y croit à fond.

(gros moment de rigolade lorsque "Tori" se plaint auprès de son père que personne ne lui donne sa chance, que le monde est trop injuste... et que son paternel ferait bien de concevoir des projets pour jeunes, afin qu'elle ait enfin une chance de briller).

À l'inverse, le film fait de Shannen Doherty sa grande méchante, et aurait pu s'intituler "Shannen : grandeur et décadence", tant elle est présentée sous un mauvais jour.

Bref, on n'apprend pas forcément grand chose (si ce n'est que tout le monde couchait avec tout le monde), et ce n'est pas forcément très bien rythmé, mais paradoxalement, c'est probablement le plus regardable et amusant des trois téléfilms de ce genre que j'ai chroniqués jusqu'à présent.

Il y a donc du progrès !

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #565 : Le Meilleur Ami de la Femme (2014)

Publié le 25 Juillet 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Romance, Hallmark, Télévision

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Le Meilleur Ami de la Femme (My Boyfriends' Dogs) :

Un soir pluvieux, Bailey (Erika Christensen), une trentenaire vêtue d'une robe de mariée, débarque dans un diner sur le point de fermer, accompagnée de trois chiens. Interrogée par les propriétaires curieux, elle leur raconte alors comment elle a récupéré chacun des chiens auprès de ses petits-amis successifs : le premier, Adam, appartenait à un professeur de sport infidèle (Jesse Hutch) ; Eve, elle, était la chienne d'un dramaturge pompeux et arrogant (Oliver Rice) ; et Shirley, enfin, a été offerte à Bailey par Eric (Jeremy Guilbaut), son fiancé, un riche héritier avec lequel elle n'avait pas grand chose en commun...

Une rom-com Hallmark pas désagréable, principalement parce qu'Erika Christensen fait une protagoniste sympathique, dynamique et attachante, et que le script est suffisamment bien structuré et mené pour maintenir l'attention du spectateur.

Bon, il faut bien admettre que le tout reste tout de même très prévisible, et que de choisir Teryl Rothery, 52 ans, pour jouer le rôle de la mère de Christensen, 33 ans, nécessite l'intervention de lunettes de grand-mère caricaturales pour être un minimum crédible, physiquement parlant...

...mais ce My Boyfriends' Dogs est tout à fait le genre de métrage qui, en remplaçant simplement certains acteurs par des noms et visages plus connus, aurait pu avoir une sortie en salles sans rien changer d'autre.

Ça n'en fait pas un chef d'oeuvre, mais ça sous-entend néanmoins un certain professionnalisme global dans la production, et une absence de certains des trop nombreux clichés habituels des téléfilms de la chaîne.

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #564 : Spider-Man - Homecoming (2017)

Publié le 24 Juillet 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Aventure, Fantastique, Science-Fiction, Jeunesse, Marvel, MCU, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Spider-Man - Homecoming :

Après son intervention durant la Guerre Civile des Avengers, Peter Parker (Tom Holland) retourne à sa vie de jeune lycéen, où il s'ennuie de plus en plus, espérant désespérément que Tony Stark (Robert Downey Jr.) le contacte à nouveau. Décidé à se montrer héroïque, à son petit niveau, Parker utilise donc ses pouvoirs pour aider son quartier de New York contre les petites frappes en tout genre. Jusqu'à ce qu'il découvre les machinations d'Adrian Toomes (Michael Keaton), qui pille depuis des années les chantiers et les entrepôts de la compagnie Damage Control, et récupère ainsi d'innombrables pièces de technologie extra-terrestre, qu'il transforme en armes revendues aux criminels...

Parfois, le hasard fait vraiment bien les choses. Traîné à l'insu de mon plein gré dans une salle de ciné pour voir Dunkerque, le dernier Nolan (qui combine tout ce qui ne m'intéresse pas au cinéma : Nolan, un film de guerre, et Dunkerque), une panne technique de projecteur a redirigé gratuitement tous les spectateurs vers la séance suivante, dans la salle voisine... Spider-Man Homecoming.

Et là, bonne surprise (surtout pour moi, qui place généralement Spider-Man en bas de ma liste de super-héros préférés, voir qui ne l'y place pas du tout) : un film volontairement à plus petite échelle que les autres Spider-Man récents et que les autres films du MCU, un hybride de teen comedy et de film super-héroïque, et dans l'ensemble, quelque chose de nettement plus frais et différent que les deux ou trois derniers Spider-Man sortis en salle.

Ici, on se retrouve avec un Spider-Man maladroit et débutant, l'humour est constant, l'environnement de Spidey est cosmopolite et moderne, le Vautour est probablement l'un des méchants les plus réussis de l'univers Marvel cinématographique (Keaton est impérial), et dans l'ensemble, on ne s'ennuie pas, le film réussissant un habile mélange de fidélité aux comics, et de modernisation du personnage pour l'adapter à l'univers un peu différent du MCU.

Bref, malgré un premier tiers formellement un peu décousu (on sent qu'il y a dû y avoir quelques coupes au montage et lors de l'écriture), un petit souci de lisibilité de certaines scènes d'action (non pas qu'elles soient incompréhensibles, loin de là, mais on devine que beaucoup d'effets de lumières, d'étincelles, de fumée, de texture, etc, ont été rajoutés pour la 3D, et ça surcharge un peu inutilement le tout, tout en empêchant ces scènes d'avoir une réelle ampleur visuelle), et un Michael Giacchino qui se sent obligé (ou qui a été obligé, allez savoir) de nous pondre encore un nouveau thème musical (médiocre) pour Iron Man (alors que le reste de cette bande originale est très réussi, notamment le logo Marvel), le tout s'avère drôle, entraînant, attachant, et globalement réussi. 

4.25/6

(je l'ai clairement préféré à Guardians of the Galaxy 2)

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Un film, un jour (ou presque) #563 : Batman et Bill (2017)

Publié le 21 Juillet 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Documentaire, DC, USA, Hulu, Biographie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Batman et Bill (Batman and Bill) : 

Documentaire américain retraçant le combat d'un homme, Marc Tyler Nobleman (un auteur s'étant déjà penché sur la biographie des de Siegel & Shuster, les créateurs de Superman) pour parvenir à faire reconnaître la véritable paternité du personnage de Batman.

Traditionnellement attribuée à Bob Kane, qui a fait sa carrière et sa fortune grâce à elle, la création de Batman tient tout autant (si ce n'est plus) à Bill Finger, créateur et scénariste du Dark Knight, qui lui doit l'immense majorité de ses attributs : son apparence, ses gadgets, ses origines tragiques, ses motivations, ses partenaires et ses ennemis...

Mais Finger était, en quelque sorte, le nègre de Kane, un homme de l'ombre que son partenaire dessinateur a eu tôt fait d'écarter de toute reconnaissance. Après toutes ces années, Nobleman a donc entrepris de réhabiliter Finger, dont le rôle oublié dans l'histoire de DC Comics a eu des conséquences sérieuses : tandis que Kane connaissait gloire et succès, apparaissait au cinéma et à la télévision, etc, Finger était sans le sou, malade, et il s'est éteint dans l'indifférence générale, chez lui, seul.

Afin de rendre à Finger ce qui appartenait à Finger, et de convaincre DC Comics de créditer Finger pour sa création, Nobleman s'est ainsi lancé dans une campagne de mobilisation, contactant de nombreux noms de l'industrie (dont Kevin Smith), et tentant de trouver les éventuels héritiers de Finger.

Plus facile à dire qu'à faire, puisque Finger ayant totalement disparu des radars, sa vie de famille a fini par être aussi compliquée et déprimante que sa carrière. Enfin, Nobleman a réussi à retrouver la petite-fille de Finger, et a fini par se confronter frontalement à DC : un geste qui n'est pas sans déplaire à la compagnie, qui tente brièvement de pousser Mme Finger à lui céder tous les droits de Batman, avant d'abdiquer.

Un métrage assez fascinant, notamment dans l'opposition totale qu'il décrit entre les personnalités de Finger et de Kane, l'un discret et dédié à son métier, l'autre flamboyant, vantard et opportuniste, prêt à tout pour être célèbre.

Et une belle leçon de courage et de persévérance de la part de Nobleman, qui s'est consacré à une cause qui en valait la peine, et a permis à une famille de retrouver un peu de paix d'esprit, tout en renouant avec l'héritage (tant financier que spirituel) de son ancêtre.

4.5/6 (j'ai bien aimé les multiples intermèdes animés utilisés pour retracer la vie et les événements ayant mené à la naissance de Batman)

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Un film, un jour (ou presque) #562 : Moi, Moche et Méchant 3 (2017)

Publié le 20 Juillet 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Animation, Jeunesse, Illumination, Action

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Moi, Moche et Méchant 3 (Despicable Me 3) :

Alors que Gru (Steve Carell) et Lucy (Kristen Wiig) sont renvoyés de l'AVL pour n'avoir pas réussi à arrêter Balthazar Bratt (Trey Parker), un ancien enfant acteur des années 80 devenu super-criminel, ils décident d'aller rendre visite à Dru (Steve Carell), le frère jumeau de Gru, dont ils viennent d'apprendre l'existence. Mais ce dernier aimerait être un super-méchant, comme son frère l'était, et alors même que les Minions se rebellent et abandonnent leur patron, Dru et Gru font équipe pour tenter de mettre un terme à la carrière de Bratt, en lui dérobant un énorme diamant...

Troisième volet de la série des Despicable Me, un troisième volet assez décevant, car particulièrement décousu et inabouti : en un peu plus de 90 minutes, le film tente de développer un bon paquet de sous-intrigues, entre la révolte des Minions qui finissent en prison, le frère jumeau disparu, le méchant des années 80, les problèmes professionnels de Gru et Lucy, Lucy qui tente d'être mère de famille, Margo et son "fiancé", Agnes et ses licornes, etc... ce qui fait que le métrage finit par toutes les survoler, voire par en bâcler un grand nombre.

Les Minions, notamment, sont totalement passés à la trappe, et séparés du reste de l'équipe pendant les 3/4 du film ; les sous-intrigues des enfants sont insignifiantes, précipitées et n'apportent rien, ni n'ont de véritable portée émotionnelle (Agnes et les licornes, ça reste mignon et amusant, mais ça s'arrête là) ; et la combinaison de Dru et de Bratt fait que l'intrigue principale se contente de se dérouler sous les yeux du spectateur en passant de rebondissement prévisible en rebondissement prévisible, de référence 80s en référence 80s, sans réellement fonctionner ou innover dans le genre (ça n'aide pas que le méchant, Bratt, soit volontairement un cliché sur pattes jouant sur la nostalgie années 80 tellement à la mode en ce moment, sans y apporter quoi que ce soit d'original dans son approche).

Bref, Despicable Me, c'était gentillet et sympathique ; Despicable Me 2, c'était regardable, mais pas exceptionnel ; Despicable Me 3, c'est encore un cran en dessous. Peut-être qu'Illumination devrait se concentrer sur Les Minions 2 (le premier volet était une bonne surprise), et laisser se reposer Gru et compagnie, dont les aventures n'ont pas vraiment besoin de suite...

2.5/6 (vu en VF, mais pas sûr que la VO soit suffisante pour remonter la note et arriver à la moyenne)

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