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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #cinema catégorie

Un film, un jour (ou presque) #1390 : Un Prince à New-York 2 (2021)

Publié le 11 Mars 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, USA, Amazon

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Un Prince à New-York 2 (Coming 2 America - 2021) :

Lorsqu'il hérite du trône du Zamunda à la mort de son père, le Prince Akeem (Eddie Murphy) se trouve confronté à un problème inédit : père de trois filles, il n'a pas d'héritier mâle pour assurer sa succession, l'une des conditions pour qu'il accède au trône. Sous la menace du Général Izzi (Wesley Snipes), dirigeant d'un royaume rival, il part alors pour New-York, afin d'y retrouver Lavelle (Jermaine Fowler), son fils caché dont il ignorait jusque là l'existence...

À un moment de ce Prince à New-York 2, deux personnages (l'équivalent du couple formé par Eddie Murphy et Shari Headley dans le premier film) discutent, et parlent cinéma, se moquant de toutes ces suites creuses et inutiles qui pullulent en salles ou sur les plateformes de streaming... un moment de lampshading (probablement signé Kenya "Black-ish" Barris, à la coécriture du film) qui se veut méta et malicieux, mais qui, en réalité, ne fait que souligner à quel point ce Coming 2 America est précisément une suite creuse et inutile, qui se contente de reprendre les grandes lignes du premier film, en en inversant le cadre et en faisant passer Murphy au second plan.

Le résultat, c'est quelque chose qui ressemble assez fortement à un film de Tyler Perry, avec une famille afro-américaine du Queens caricaturale au possible (Tracy Morgan et Leslie Jones font leur numéro habituel) catapultée dans le palais de la famille royale du Zamunda, et qui apporte le ghetto à la monarchie, blablabla.

Une approche pas forcément surprenante (Un Prince à New-York est devenu, depuis sa sortie, un classique de la comédie afro-américaine, et cette suite a été tournée en grande partie dans les studios de Tyler Perry) mais qui réduit immédiatement l'intérêt de ce nouveau volet.

Un volet ultra-convenu, ultra-basique, reposant sur un jeune Jermaine Fowler très loin d'avoir le charisme d'Eddie Murphy dans le premier film (les trois filles d'Akeem, là pour justifier un certain propos féministe et woke du film, sont notamment plus charismatiques et mémorables que le couple de Lavelle et Mirembe), et qui tente de retrouver le mélange comédie sociétale satirique et comédie romantique du premier film.

Malheureusement, si le réalisateur de Dolemite is my Name a su ramener Eddie Murphy sur le devant de la scène avec son métrage précédent, ici, il ne parvient pas à apporter un rythme ou une énergie à son film, un film qui enchaîne les caméos gratuits (Salt 'n' Peppa, Morgan Freeman, En Vogue, Trevor Noah...), les seconds rôles superflus (même si Wesley Snipes s'amuse beaucoup dans son rôle, il sert principalement d'élément déclencheur sous-développé et anecdotique), qui ne passe pas assez de temps avec Murphy et Hall, et qui rejoue tous les passages mémorables du premier film en les changeant à peine.

Ce n'est pas mauvais, en soi (la musique est efficace, les costumes de la costumière de Black Panther idem), c'est ponctuellement amusant et c'est plus court que le premier film, mais à moins d'avoir une vraie nostalgie pour Un Prince à New-York (cette suite n'est ni plus ni moins que du gros fanservice), ce qui n'est pas vraiment le cas pour moi (cf ma critique publiée en début de semaine), difficile d'être satisfait par ce Coming 2 America...  

3/6 (en étant gentil)

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Un film, un jour (ou presque) #1389 : Abduction (2019)

Publié le 10 Mars 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Review, Science-Fiction, Thriller, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Abduction (2019) :

Lorsqu'il se réveille, amnésique et bafouillant, dans une fontaine vietnamienne, Quinn (Scott Adkins), un Anglais, est envoyé dans un hôpital psychiatrique, pour y être examiné par le Dr Anna (Truong Ngoc Anh). Cette dernière croise alors le chemin de Conner (Andy On), un tueur à gages dont la femme vient d'être enlevée par des hommes aux pouvoirs mystérieux, directement liés à la fontaine, et à l'enlèvement de la fille de Quinn...

Alors en fait, il y a un peu mensonge sur la marchandise, avec cet Abduction, puisque Scott Adkins y tient un rôle somme toute secondaire, celui d'un père des années 80 déplacé dans le temps après que des aliens extra-dimensionnels aient enlevé sa fille pour lui dérober son chi, seul moyen pour eux de franchir les dimensions. Ouaip.

Scott Adkins passe ainsi une bonne heure de film vulnérable, amnésique et bégayant, jusqu'à ce qu'il rencontre enfin le vrai héros de cette production, Conner, le tueur à gages au grand cœur à la recherche de sa femme enlevée (elle aussi) par les aliens.

Et si les deux hommes ont probablement un temps de présence à l'écran assez similaire, c'est Andy On qui s'impose de facto comme le héros, puisque la plupart des scènes d'action lui sont réservées.

Heureusement, on a droit à un duel efficace entre les deux hommes à 75 minutes du début du film : l'action de cet Abduction est dynamique et pêchue, c'est toujours ça de pris.

Autour, c'est nettement plus inégal : le mélange spiritualité asiatique/anciens extraterrestres ne fonctionne que partiellement (même si la machine très steampunk du vieux professeur est amusante), l'anglais du Docteur Anna est approximatif, et la facture technique (la post-synchro et les effets spéciaux) ne font pas de cadeau au reste du film.

Tout le dernier quart d'heure, notamment, paraît assez peu avisé compte tenu du budget qu'on devine limité, puisqu'on a droit à un déluge d'effets spéciaux assez laids, à un saut câblé encore plus moche, et à une conclusion des plus plates et précipitées, sans affrontement final.

À se demander si le tout n'a pas été semi-improvisé sur le plateau suite à une panne de budget, ou si le script a été tourné inachevé.

Dommage, parce qu'il y avait là quelques scènes efficaces.

2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #1387 : Un Prince à New York (1988)

Publié le 8 Mars 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, Romance, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Un Prince à New York (Coming to America - 1988) :

Refusant son mariage arrangé par ses parents, le Roi et la Reine du Zamunda (James Earl Jones, Madge Sinclair), le Prince Akeem (Eddie Murphy) décide de découvrir le monde en partant pour New York en compagnie de son valet, Semmi (Arsenio Hall). Là, il tombe sous le charme de Lisa (Shari Headley), la fille d'un propriétaire de fast-food (John Amos) où le duo décroche un poste...

Alors que sa suite vient d'arriver sur Amazon Prime, et avant de la passer en revue, retour sur cette comédie signée John Landis, conçue et produite par Eddie Murphy, et sortie sur les écrans en 1988. Une comédie dont je gardais un souvenir sympathique, et dont le revisionnage en VO ne fait clairement pas le même effet, après avoir grandi en entendant la voix du doubleur français de Murphy.

D'ailleurs, de manière globale, Un Prince à New York reste une comédie un peu inégale, pas forcément aidée par une durée honnêtement gentiment abusive (deux heures) pour ce qui est une comédie romantique grand format, et par le début d'un Eddie Murphy show, qui voit Murphy se déguiser, sous trois tonnes de maquillage, en divers personnages secondaires, afin de faire son numéro (un processus qui trouvera son apothéose dans la série des Le Professeur Foldingue).

Et puis il faut bien dire qu'Eddie Murphy, alors âgé de 27 ans, fait paradoxalement bien trop vieux pour incarner le Prince Akeem, 21 ans, et ce même s'il interprète son personnage avec une certaine retenue et une sincérité inhabituelles.

Après, dans l'absolu, le métrage reste assez amusant à suivre, malgré ses défauts et un certain nombre de clichés que l'on ne pourrait plus utiliser aujourd'hui. Et c'est toujours agréable de voir passer des visages familiers au second plan, comme Eriq La Salle (en antagoniste caricatural), ou Samuel L. Jackson. Mais je mentirais en disant que le film s'est montré à la hauteur du souvenir nostalgique que j'en conservais...

3.75/6

(par contre, je n'avais jamais réalisé qu'il y avait un caméo assez amusant de Randolph et Mortimer, les deux antagonistes du film Un Fauteuil pour deux)

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Un film, un jour (ou presque) #1386 : Nail in the Coffin - The Fall and Rise of Vampiro (2020)

Publié le 5 Mars 2021 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, Catch, Review, Sport, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Nail in the Coffin - The Fall and Rise of Vampiro (2020) :

Un documentaire biographique qui revient sur l'intégrale de la carrière de Vampiro, catcheur canadien mythique, de ses débuts en 1991 sur la scène mexicaine, à son rôle de booker et producteur pour la AAA - notamment la production de Triplemania 25 -, en passant par sa brève carrière à la WCW, sa vie de famille compliquée, ses blessures, son rôle de roadie/garde du corps pour Milli Vanilli, etc.

Un parcours intéressant que celui de ce catcheur sans expérience technique, mais à l'aura de star de hard rock, de vampire goth-punk séduisant, dont toutes les jeunes femmes mexicaines étaient éprises dès son arrivée sur place.

Alors certes, comme beaucoup de documentaires de catch (et surtout lorsque l'on a affaire à quelqu'un qui, comme Vampiro, est réputé pour embellir notablement tout ce qu'il raconte), il est toujours bon de prendre tout ce qui est raconté avec des pincettes.

Mais si le documentaire est bien sincère sur une chose, c'est sur l'amour que Ian Richard Hodgkinson (le vrai nom de Vampiro) porte à sa fille adolescente, qu'il élève désormais seul : c'est sa priorité, bien plus que l'industrie du catch, avec laquelle il a une relation d'amour-haine assez compréhensible.

Comme de nombreux catcheurs, Vampiro est accro au monde du catch. Il a beau prétendre ne pas aimer la célébrité ou l'adulation des foules, il ne peut pas s'en passer.

Et pourtant, il a pleinement conscience qu'un match de trop pourrait lui coûter la vie : cassé de partout, fatigué, atteint d'Alzheimer précoce, Vampiro avait renoué, au moment du tournage du documentaire, avec le monde du catch par le biais de Lucha Underground (et donc de l'AAA).

Une carrière confortable, au poste de commentateur, d'agent, de producteur, etc, lui imposant tout de même de passer les week-end au Mexique et en Californie, et les semaines avec sa fille au Canada... un nouveau rôle plus calme et discret, mais même là, il s'est senti obligé de remettre ça dans le ring, brièvement, mais de manière significative (avec blessure à la clef).

Reste à espérer qu'aujourd'hui, en plein COVID et privé de AAA/Lucha, le bonhomme a su se tourner vers quelque chose d'autre (c'est plus que probable, à en juger par le documentaire), et qu'il prend un peu plus soin de sa santé.

4.5/6 (on pourra regretter que la structure du documentaire soit un peu décousue, avec des allers-et-retours entre les différentes périodes de la carrière de Vampiro, mais bon, rien de bien méchant)

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Un film, un jour (ou presque) #1385 : Chick Fight (2020)

Publié le 4 Mars 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, USA

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Chick Fight (2020) :

Lorsque son coffee shop est détruit dans un incendie, Anna Wyncomb (Malin Akerman) touche le fond. Déprimée, elle apprend alors, de la bouche de sa meilleure amie, la policière lesbienne Charleen (Dulcé Sloane), l'existence d'un fight club féminin, où sa mère combattait autrefois. Malgré ses hésitations, Anna se retrouve alors à défier Olivia (Bella Thorne), la terreur du club, ce qui ne lui laisse que deux mois pour s'entraîner auprès de Murphy (Alec Baldwin), un coach alcoolique...

Une comédie assez plate et générique qui prend le postulat d'un Fight Club féminin, et n'en fait pas grand chose.

Il y a pas mal de clichés - l'héroïne paumée (Akerman, égale à elle-même), la meilleure copine afro-américaine en surpoids et lesbienne qui drague tout ce qui bouge (une Dulcé Sloane rigolote), le père qui a viré sa cuti (un Kevin Nash amusant), l'entraîneur déglingué (un Alec Baldwin qui cachetonne), le love interest fade (Kevin Connolly, qui peine à retrouver des rôles consistants depuis la fin d'Entourage), la rivale bitchy (Bella Thorne, qui fait du Bella Thorne) - , le déroulement est en pilotage automatique, la mise en images est basique au possible (avec des ralentis dans l'action, etc), et l'action, justement, est assez pauvre, car souvent mal filmée et regorgeant d'astuces de montage tentant de camoufler les doublures des actrices.

Ajoutez à cela un script empli de platitudes féministes sur le girl power, et voilà : une comédie souvent insipide et quelconque, qui n'a d'intérêt que pour la bonne volonté des actrices. Ça se regarde distraitement, mais ça n'accomplit rien qui n'ait déjà été fait ailleurs, en plus intéressant.

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #1384 : The Opening Act (2020)

Publié le 3 Mars 2021 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Review, USA

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The Opening Act (2020) :

Bercé au stand-up depuis sa plus tendre enfance, Will Chu (Jimmy O Yang) a décidé d'en faire sa carrière et tente d'en vivre, depuis sa petite ville dans l'Ohio. Jusqu'à ce qu'on lui propose d'animer les soirées d'un club de comédie de Pennsylvanie, aux côtés d'un comique plus décomplexé, Chris (Alex Moffat) et de son idole de toujours, Billy G (Cedric the Entertainer)...

Un long-métrage produit par Vince Vaughn et Peter Billingsley et qui s'intéresse, de manière semi-autobiographique, à la vie de comédien de stand-up : le film est ainsi bourré de caméos de comiques plus ou moins connus, et sent très clairement le vécu.

Il en résulte un métrage qui, sans être exceptionnel, est plutôt agréable à suivre, malgré quelques défauts d'ordre technique (dialogues/montage parfois un peu approximatif, rebondissements parfois assez classiques). Le tout reste cependant sympathique à suivre, parfois touchant, et suffisamment court pour ne pas paraître égocentrique ou trop prévisible.

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1383 : Tom et Jerry (2021)

Publié le 2 Mars 2021 par Lurdo dans Animation, Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Review, USA, HBO

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Tom et Jerry (2021) :

Kayla (Chloë Grace Moretz), une jeune arnaqueuse sans le sou, parvient à décrocher un poste au Royal Gate, un hôtel luxueux de New York, où doit se tenir le mariage de Preeta (Pallavi Sharda) et Ben (Colin Jost), deux célébrités du net. Mais Kayla n'est pas la seule à arriver à l'hôtel : Jerry, une souris malicieuse, vient de s'y installer, au grand dam des employés, et de Tom, un chat de gouttière auquel Kayla va devoir recourir pour chasser la souris...

J'avoue : je n'ai pas compris ce projet.

Prendre deux personnages animés réputés pour ne pas parler, et pour évoluer dans un univers de slapstick "violent" mais cartoonesque, et en faire les protagonistes d'un film de 90 minutes, c'est déjà un concept assez compliqué à gérer.

Opter pour une origin story expliquant la rencontre des deux personnages, alors qu'un chat vs une souris, ça n'a pas besoin d'explication, mouais.

Confier le tout à Tim Story, faiseur afro-américain spécialisé dans les comédies afro-américaines (qui sont ses meilleurs films : dès qu'il s'essaie à quelque chose de plus mainstream, c'est un flop - et je ne parle même pas des deux 4 Fantastiques...), qui apporte ici une sensibilité urbaine et noire aux antipodes de l'univers présenté (le film s'ouvre sur des pigeons animés qui chantent du hip-hop, l'immense majorité des scènes d'action est illustrée par de la soul détendue, du hip-hop ou des instrumentaux ressemblant de très près à la musique de la pub Nespresso de George Clooney) , c'est un choix que je ne m'explique guère.

Se concentrer à ce point sur les personnages humains, quitte à reléguer Tom & Jerry à de la figuration durant certains pans du film, c'est très discutable.

Et puis opter pour un mélange d'images animées et d'images réelles, façon Roger Rabbit, sans vraiment se donner les moyens de bien intégrer les animaux avec les acteurs (il y a un vrai problème de textures sur ces personnages 3D imitant le rendu 2D des cartoons originaux), c'est se mettre spontanément des bâtons dans les roues.

Mais tout cela aurait pu passer si le film était drôle et rythmé. Malheureusement, ce n'est pas le cas, tout est relativement mou, l'humour est plat et peu inspiré, les acteurs cabotinent (Moretz, Pena) ou sont absents (Colin Jost, qui semble se demander ce qu'il fait là), bref, ça manque vraiment d'énergie et d'intérêt.

Et puis honnêtement, donner brièvement une voix à Tom lorsqu'il chante au piano, et opter pour un truc dégueulasse et auto-tuné, c'était à ne pas faire.

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #1382 - La Voix du Succès (2020)

Publié le 1 Mars 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Musique, Review, Romance, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

La Voix du Succès (The High Note - 2020) :

Assistante personnelle de Grace Davis (Tracee Ellis Ross), superstar de la chanson, Maggie (Dakota Johnson) ne rêve que d'une chose : passionnée de musique, elle veut passer à la production, notamment de son idole. Mais sa patronne et son manager (Ice Cube) ne sont guère coopératifs : Maggie se rabat donc sur David (Kelvin Harrison Jr.), un jeune musicien talentueux au charme duquel elle n'est pas insensible, et qu'elle a bien l'intention de pousser vers le succès...

Encore une preuve, s'il en fallait une, que les scripts de la (réputée) Black List sont loin de donner des films automatiquement réussis et mémorables : avec son récit ultra-balisé, à mi-chemin entre la comédie romantique basique, un Diable s'habille en Prada dans le monde de la musique, et une success story façon Une Étoile est né, cette Voix du Succès peine à passionner, et s'avère particulièrement générique, du début à la fin.

Le problème, en fait, c'est que la relation la plus intéressante du film, celle de Grace et de Maggie, reste assez classique - et tout le reste semble étrangement quelconque, à commencer par la romance, basique, et pas forcément aidée par la présence terne et effacée de Dakota Johnson.

Le spectateur un peu avisé aura ainsi énormément de longueurs d'avance sur le script, tout cela jusqu'à un rebondissement de dernière minute particulièrement idiot (SPOILER : David est le fils semi-caché de Grace) qui arrive à 10 minutes de la fin - et là, alors que l'on se gratte un peu la tête devant cette coïncidence improbable, le film décide soudain de tout boucler en quelques scènes : les envies de renouveau de Grace, les ambitions de productrice de Maggie, la carrière de David, la relation de ces deux derniers, tout se règle comme par magie en quelques minutes et en chanson, de manière particulièrement forcée et artificielle.

À se demander si le métrage n'est pas tombé à court de budget ou d'idées en cours de route... mais à en juger par le contenu cousu de fil blanc du reste du film, on peut aussi se dire qu'il ne savait tout simplement pas comment conclure son récit.

Dommage, parce que la distribution est compétente et sympathique (même si, encore une fois, Dakota Johnson, mwébof), que les seconds rôles sont amusants (bien que sous-exploités : Bill Pullman et June Diane Raphael ; Eddie Izzard, en quasi-Elton ; Zoë Chao, amusante en colocataire sarcastique ; Ice Cube, etc), et que la musique n'est pas désagréable (même si l'auto-tuning est un peu trop perceptible çà et là).

Mais dans l'ensemble, c'est particulièrement basique et oubliable, voire même médiocre.

2.5/6

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Blog Update ! - Février 2021

Publié le 28 Février 2021 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Les bilans de Sygbab, Review, Télévision, Update

Un mois de février dominé, chez les Téléphages Anonymes, par l'habituelle quinzaine Saint Valentin, qui m'a permis de liquider (pour le meilleur et pour le pire) toutes les comédies romantiques et assimilées que j'avais en stock... 

#1343 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Un hiver romantique (2020) - 3.75/6

#1344 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Olympic Dreams (2020) - 3/6

#1345 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Coup de foudre en direct (2020) - 3.25/6

#1346 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Making Babies (2019) - 1.75/6

#1347 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Amour, duel et pâtisserie (2020) - 2.5/6

#1348 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : The Lovebirds (2020) - 2.75/6

#1349 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Love Wedding Repeat (2020) - 2.5/6

#1350 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Si tu savais (2020) - 3/6

#1351 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : 10 Things We Should Do Before We Break Up (2020) - 3.5/6

#1352 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Palm Springs (2020) - 4.25/6

#1353 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Wild Nights with Emily (2018) - 2.5/6

#1354 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Une romance sans fin (2019) - 2.5/6

#1355 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Sweet Autumn (2020) - 2.5/6

#1356 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Holidate (2020) - 3/6

#1357 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Superintelligence (2020) - 2.5/6

#1358 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : The Wrong Missy (2020) - 2.25/6

#1359 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : La Galerie des Cœurs Brisés (2020) - 3.75/6

#1360 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Desperados (2020) - 2/6

#1361 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Dans ses rêves (2005) - 2.5/6

#1362 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Célibataires... ou presque (2014) - 2/6

#1363 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Modern Persuasion (2020) - 3.75/6

#1364 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Comment savoir (2010) - 2/6

#1365 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : I Hate New Year's (2020) - 3/6

#1366 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Love, Weddings and Other Disasters (2020) - 2/6

#1367 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : À la folie (2011) - 4/6

#1368 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Then Came You (2020) - 2.5/6

#1369 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : My Birthday Romance (2020) - 3/6

#1370 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Snowkissed (2021) - 2.75/6

#1371 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : The Right One (2021) - 4/6

#1372 : Heavy Trip (2018) - 4/6

#1373 : The King of Staten Island (2020) - 3.5/6

#1374 : Le Shérif est en prison (1974) - 4/6

#1375 : Downhill (2020) - 2.75/6

#1376 : Marketing the Messiah (2020) - 3/6

#1377 - Seven Stages to Achieve Eternal Bliss (2020) - bizarre/6

#1378 : Kung Fu Nanny (2010) - 1.5/6

#1379 : Les Elfkins - Opération pâtisserie (2020) - 3.75/6

#1380 : Quest of the Muscle Nerd (2019) - 3.5/6

#1381 : Synchronic (2020) - 2.25/6

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# Bilan :

Qui dit quinzaine Saint Valentin dit aussi pléthore de films assez médiocres et oubliables, et donc un mois de février finalement très passable : pas de véritable film marquant, mais beaucoup de rom-coms basiques et formulaïques, aussi vite oubliées qu'elles ont été regardées.

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# Film(s) du mois :

Pas beaucoup de surprises, ce mois-ci : les classiques le sont pour une bonne raison (Le Shérif est en prison), et seule Palm Springs, la comédie romantique réinventant Un Jour sans fin avec Andy Samberg et Cristin Millioti, sort vraiment du lot, en se montrant à la fois drôle et dynamique.

# Flop(s) du mois :

Là, le vainqueur du Flop du mois est clairement Kung Fu Nanny, un Jackie Chan de la pire période de sa carrière : lorsqu'il tentait de percer aux USA, et se produisait dans des comédies familiales insipides et rarement drôles. Ce n'est pas bon, ça ne fait pas honneur à ses talents, bref, on oublie vite fait.

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# Petit écran :

À nouveau un petit mois, au niveau télévisuel, avec d'un côté, quelques bilans de Sygbab concernant la fin de série d'Agents of SHIELD (ici et ici), et de l'autre, la suite de Wandavision (toujours très prenante), et quelques bilans anecdotiques : Moonbeam City (de l'animation parodique au style 80s, relativement inégale), Love Life (une anthologie romantique guère plus convaincante), et #BlackAF (une comédie woke et méta du créateur de Black-ish). Rien de vraiment très mémorable, je dois dire, hormis la série du MCU.

 

Retrouvez aussi les bilans de toutes les séries critiquées jusqu'à présent en ces pages depuis l'index Séries alphabétique qui leur est consacré.

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# À venir :

En mars, retour à un programme plus classique... ou presque, puisque la mi-mars verra le blog se tourner vers l'Irlande, à l'occasion de la Saint Patrick, et qu'en fin de mois, les Téléphages Anonymes réserveront une semaine aux comédies des ZAZ, pour célébrer le premier avril imminent.

Dans l'intervalle, programme normal, avec des comédies, de l'animation, des documentaires, de l'action, un certain Director's Cut très attendu par une frange des internautes, et de la télévision, avec la fin de Wandavision et des Agents of SHIELD, la saison 2 des Titans et de Black Monday, et peut-être d'autres surprises...

 

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Un film, un jour (ou presque) #1381 : Synchronic (2020)

Publié le 26 Février 2021 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Policier, Review, Science-Fiction, Thriller, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Synchronic (2020) :

À la Nouvelle-Orléans, le Synchronic, une drogue étrange, fait des ravages ; au quotidien, Steve (Anthony Mackie) et Dennis (Jamie Dorman), deux ambulanciers, sont confrontés à ses conséquences : morts improbables, disparitions inexpliquées, blessures impossibles - le Synchronic semble avoir la capacité d'envoyer brièvement ses utilisateurs dans le temps, sans le moindre contrôle sur la destination ou l'époque. Se découvrant atteint d'un cancer incurable, Steve décide alors d'utiliser lui-même cette drogue pour tenter de retrouver Brianna (Ally Ioannides), la fille adolescente de Dennis, récemment disparue dans les couloirs du temps...

Devant ce Synchronic, il est difficile de ne pas penser à Project Power, autre film policier récent flirtant avec la science-fiction et se déroulant à la Nouvelle-Orléans : seule différence, vraiment, la nature de la drogue, et le fait que ce Synchronic soit le produit du travail d'un duo de réalisateurs/scénaristes indépendants, déjà responsables de plusieurs métrages remarqués : Resolution, Spring, un segment de V/H/S Viral, ou encore The Endless.

Un duo au style très prononcé, mais au travail fréquemment inégal : Spring, notamment, souffrait d'un rythme longuet, d'une tendance aux explications pseudo-scientifiques inutiles et bancales, et d'un style visuel parfois trop artistique pour son propre bien.

Et donc, sans surprise, ici, on retrouve les mêmes problèmes : alors que le récit est, au final, assez simple dans ses tenants et ses aboutissants, sa mise en images (particulièrement terne, jaunâtre et poisseuse, sur fond de musique électro grinçante) et sa structure (près de 50 minutes avant que le voyage temporel ne soit explicitement cité, une grosse moitié du film consacrée à la relation amicale de Steve et Dennis, à grands renforts de flashbacks et d'inserts interrompant fréquemment le récit) font que le tout semble étrangement décousu, notamment au niveau des dialogues ronflants, ou des explications pseudo-scientifiques du tout.

C'est très bancal, tout ça, et paradoxalement, alors que le film commence à devenir intéressant (au bout d'une heure, lorsque Steve découvre le voyage dans le temps et tente d'en comprendre les règles), les faiblesses de l'écriture (règles approximatives, rebondissements prévisibles) parasitent le récit, et font qu'on se détache un peu du tout, en attendant la conclusion inévitable du métrage, une conclusion sui tombe malheureusement un peu trop à plat.

Dommage, parce qu'il y avait là des bonnes idées, mais ici, la forme prend bien trop le dessus sur le fond à mon goût.

2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #1380 : Quest of the Muscle Nerd (2019)

Publié le 25 Février 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Documentaire, USA, Review, Biographie, Science-Fiction, Fantastique, Animation

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Quest of the Muscle Nerd (2019) :

Un documentaire sympatoche, sans plus, retraçant le parcours de Jerry Peacock, un fan de musculation et de cosplay, qui s'est mis en tête d'organiser un panel à ce sujet lors de la Dragoncon d'Atlanta, mettant en scène par la même occasion un concours opposant deux bodybuilders/cosplayers.

D'un côté, Billy, un ami de Jerry, timide fan d'anime, collectionneur de cartes à jouer Yu-Gi-Oh !, et masse de muscles bruts à l'entraînement et au régime relativement amateurs : son projet, se déguiser en un personnage de Pokemon pour le concours, grâce à un costume cousu main par la mère de Jerry.

Face à lui, Jonathan Carroll, un cosplayeur établi au physique sculpté, apprenti-acteur ultra-compétitif et professionnel, aux émotions à fleur de peau, mais possédant un égo certain, et ayant recours aux services d'un studio professionnel de costumes pour concevoir sa tenue de Musclor.

Un face à face dont on suit la préparation en parallèle, et qui n'est pas sans évoquer la structure (et le storytelling un peu manipulateur) d'un King of Kong, avec le n00b amateur plein de bonne volonté, face au vétéran de la scène gentiment égocentrique et n'hésitant pas à dépenser des $$$ pour parvenir à ses fins.

Une manipulation heureusement assez nuancée par le bon fond du tout, qui n'est pas désagréable à suivre, même s'il émane de tout ça un bon parfum d'amateurisme, de désorganisation et, en ce qui concerne le récit, de facilité (le pseudo-suspense sur la présence ou non d'un public sonne assez faux, tant on se doute dès le début qu'il y aura du monde in fine).

Comme je le disais, sympatoche, sans plus.

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1379 : Les Elfkins - Opération pâtisserie (2020)

Publié le 24 Février 2021 par Lurdo dans Animation, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, Allemagne

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Les Elfkins : Opération pâtisserie (Die Heinzels : Rückkehr der Heinzelmännchen - 2020) :

Les Elfkins sont de petits lutins malicieux qui, à Cologne, aidaient autrefois les humains dans leurs tâches les plus pénibles. Jusqu'à ce que ces gnomes, vexés d'être mal considérés par notre race, décident de se replier sous terre, et oublient leur vocation première : aider autrui. Deux siècles plus tard, Helvi (Jella Haase), une Elfkin rebelle et optimiste, décide d'aider Theo (Detlef Bierstedt), un pâtissier déprimé aux prises avec son frère arriviste : avec la coopération de Butz (Leon Seidel) et Kipp (Louis Hoffmann), elle va alors faire fi des mœurs actuelles de son peuple, pour renouer avec leurs traditions...

Un film d'animation allemand plutôt mignon et gentillet, avec des personnages sympathiques, un doublage efficace, un rendu technique tout à fait honorable, et une histoire agréable à suivre, sans être exceptionnelle pour autant.

On devine en effet très vite où tout cela se dirige, comment on va parvenir à la happy end obligatoire, et on lève un peu les yeux au ciel lors des quelques moments "prout" visant à faire rire les plus jeunes, mais dans l'ensemble, ça reste plutôt dynamique et convaincant, avec des thèmes comme le poids de la tradition, la tolérance, le pardon, etc.

Et puis ça m'a rappelé un peu David le Gnome, donc ça fait toujours plaisir.

3.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #1378 : Kung Fu Nanny (2010)

Publié le 23 Février 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Review, Romance, Science-Fiction, USA

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Kung Fu Nanny (The Spy Next Door - 2010) :

Espion chinois travaillant pour la CIA, Bob Ho (Jackie Chan) vit une existence paisible en banlieue américaine, où il s'est rapproché de sa voisine, la jolie Gillian (Amber Valletta). Mais celle-ci est mère célibataire de trois enfants (Madeline Carroll, Will Shadley, Alina Foley) qui voient d'un mauvais œil la relation amoureuse de Bob et Gillian. Et lorsque des criminels russes (Magnús Scheving, Katherine Boecher) s'en prennent à Bob alors que celui-ci babysitte les enfants, la situation se complique...

Une comédie d'action clairement alimentaire pour Jackie Chan, qui se plie là à l'exercice du Babysittor, Un flic à la maternelle, ou encore Playing with Fire, sous la caméra de Brian Levant, spécialiste des films sans ambition généralement à destination des plus jeunes (Beethoven, La Famille Pierrafeu, La Course au Jouet, Chiens des Neiges, A Christmas Story 2, les téléfilms Scooby-Doo).

Autant dire que le niveau est bas, à la fois mal écrit, mal dirigé (la direction d'acteurs est affreuse, et tout le monde joue faux à un moment ou un autre), mal rythmé, et mal mis en scène (la réalisation ne camoufle jamais le câblage des scènes d'action de Jackie), en images (ça fait très téléfilm) ou en musique (le score, parodie de film d'espionnage, est envahissant et incessant).

Pas grand chose à sauver de ce métrage, à vrai dire, si l'on a plus de 10 ans : c'est ultra-dérivatif, à l'image de ce générique d'ouverture, qui reprend les meilleures scènes d'action de la carrière de Jackie pour en faire la carrière de super-espion de Bob - le contraste est d'autant plus rude quand arrivent les scènes d'action de ce métrage (rien de vraiment honteux, Jackie fait son numéro habituel, mais la magie n'est pas vraiment là).

Bref, c'est approximatif, déjà vu, sans grand intérêt, et probablement l'un des moins bons films de la carrière récente de Jackie. Mais je suppose que Jackie, lui aussi, doit bien faire entrer de l'argent pour payer ses factures, d'une manière ou d'une autre...

1.5/6 (si l'on a plus de 10 ans, sinon, ça peut passer, à la limite)

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Un film, un jour (ou presque) #1377 - Seven Stages to Achieve Eternal Bliss (2020)

Publié le 22 Février 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Religion, Review, Romance, Thriller, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Seven Stages to Achieve Eternal Bliss (2020) :

Lorsqu'ils emménagent dans leur nouvel appartement de Los Angeles, Paul (Sam Huntington) et Claire (Kate Micucci) découvrent rapidement que le lieu est le site du suicide d'un gourou, Storsh (Taika Waititi), et que ses disciples s'introduisent régulièrement sur place pour se suicider dans la baignoire. Face à l'indifférence de la police (Dan Harmon), le couple commence alors à se prendre au jeu, d'autant que la philosophie de Storsh recèle de précieux conseils de vie que Paul et Claire mettent en application...

Une comédie noire vaguement horrifique (il y a tout de même plusieurs meurtres sanglants) mais plus axée comédie qu'autre chose, avec de multiples visages familiers de la scène comique américaine (Brian Posehn, Maria Bumford, Dana Gould, et bien sûr Waititi et Dan Harmon), pour l'histoire d'un couple bancal (il est idiot et immature, elle est réservée et effacée) qui va se révéler sous l'influence (indirecte) d'un gourou illuminé et manipulateur.

Alors c'est clairement décousu, rythmé par les 7 étapes du livre de Storsh, et ça ressemble parfois à un film à sketches ou à épisodes vaguement reliés entre eux par le couple principal et par Dan Harmon (excellent en policier glandeur apprenti-scénariste), avec quelques moments psychédéliques, un passage improbable lors duquel Paul se confie à un oiseau animé, et une dernière ligne droite bourrée de meurtres... mais ça se regarde.

Je ne dirais pas que c'est nécessairement bon ou réussi, mais c'est suffisamment excentrique pour, au minimum, susciter la curiosité.

Un film vraiment bizarre/6

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Un film, un jour (ou presque) #1376 : Marketing the Messiah (2020)

Publié le 19 Février 2021 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, Histoire, Religion, Review

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Marketing the Messiah (2020) :

Un documentaire qui a pour ambition de raconter, en se basant sur des entretiens avec des spécialistes et des universitaires, la création historique de la figure du Messie telle qu'elle est aujourd'hui communément présentée par la Bible, ainsi que la montée en puissance de la religion chrétienne dans l'Histoire.

Présentée et écrite par un Australien, ce métrage aborde le sujet du Jésus historique de manière assez rigolarde, avec de nombreux intermèdes animés, des accents improbables, et un sens de l'humour clairement assumé... le seul problème, en fait, c'est que le contenu, s'il est effectivement relativement instructif, est aussi très orienté.

On est ici dans un documentaire sceptique, qui ne croit pas au Jésus historique, et qui semble bien décidé à expliquer en long, en large et en travers pourquoi il est inutile d'y croire. Ce qui, déjà, donne lieu à un récit très fouillé et parfois austère, qui rentre dans les moindres détails des sectes de l'époque, de leurs jeux de pouvoir, etc ; mais en plus, en parallèle, on a ce sens de l'humour très sarcastique et goguenard, qui est fréquemment nettement moins drôle ou percutant qu'il ne pense l'être.

(j'ai envie de dire que c'est un peu un problème récurrent de certaines franges du milieu sceptique, mais bon)

Le résultat, c'est que l'approche légère et humoristique du sujet est aux antipodes des interviews bavardes et touffues du documentaire, et que ce contraste peine à captiver.

Ajoutez à cela un narrateur dont les clins d'œil à Larry David font lever les yeux au ciel plus qu'autre chose, et voilà, un documentaire historico-religieux qui, s'il n'est pas mauvais ni inintéressant, frustre plus qu'il ne convainc.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #1375 : Downhill (2020)

Publié le 18 Février 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Review, Romance, USA

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Downhill (2020) :

En vacances dans les Alpes autrichiennes, au ski, Billie (Julia Louis-Dreyfus) et son mari Pete (Will Ferrell) voient leur couple chamboulé lorsque, confronté à une avalanche, Pete préfère s'enfuir avec son smartphone plutôt que de protéger son épouse et leurs deux enfants. Rapidement, les vacances de la famille s'enveniment alors...

Remake américain du film suédois Force Majeure (2014) par le duo Nat Faxon/Jim Rash, oscarisé pour The Descendants et passés à la réalisation pour Cet été-là, ce Downhill s'avère malheureusement ce que l'on pouvait redouter à l'annonce du projet : une version américanisée, simplifiée et plus caricaturale du film original, pas forcément utile ni très intéressante, et avec des personnages plutôt antipathiques.

Assez problématique pour un film appartenant au registre de la cringe comedy (qui demande une certaine empathie avec les personnages), mais qui grossit tellement les traits que ces protagonistes finissent par agacer, notamment au niveau des personnages secondaires - Miranda Otto en responsable d'hôtel échangiste et Zach Woods en meilleur-pote-qui-fait-du-Zach-Woods.

Alors certes, ce n'est pas un désastre, la bande originale est intéressante, et c'est bien interprété (Juila Louis-Dreyfus est impeccable), mais dans l'ensemble, malgré sa durée de 85 minutes environ, ce Downhill ne convainc pas vraiment, un remake de plus ni fait ni à faire, qui n'apporte rien à l'original, et n'est pas assez efficace pour justifier de son existence.

2.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #1374 : Le Shérif est en prison (1974)

Publié le 17 Février 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Comédie, Histoire, Review, USA, Western

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Le Shérif est en prison (Mel Brooks' Blazing Saddles - 1974) :

Parce qu'il a dans son collimateur une petite ville située sur le trajet de ses chemins de fer, le machiavélique et raciste Hedley Lamar (Harvey Korman), est bien décidé à rendre insupportable la vie de ses habitants. Pour cela, il se débrouille pour que Bart (Cleavon Little), un Afro-américain condamné à mort, y soit nommé comme shérif, persuadé que cela va entraîner la chute de la bourgade lorsque les sbires de Lamar vont fondre sur celle-ci. Mais la décontraction de Bart et l'aide du Waco Kid (Gene Wilder) vont changer la donne...

Un Mel Brooks que je n'ai pas revu depuis les années 90, et dont je ne garde pas le moindre souvenir, malgré son statut de film culte et d'incontournable.

Et en le revoyant, j'ai réalisé pourquoi il ne m'avait pas marqué : non seulement le genre du western n'a jamais vraiment été l'un de mes genres préférés (surtout à l'âge que j'avais alors) mais on sent par ailleurs que ce Blazing Saddles était l'un des premiers métrages de Brooks, pas aussi abouti que d'autres.

C'est fréquemment amusant, oui (sans être hilarant), ça passe fréquemment de l'humour juif à l'humour absurde, au slapstick, au vulgaire et à l'humour méta (le moment Bugs Bunny ^^), mais il manque, à mes yeux, un petit quelque chose pour donner du liant à tout ça : le film ne commence vraiment ainsi à trouver sa vitesse de croisière qu'au bout d'une demi-heure, quand après avoir présenté à l'écran un Brooks déglingué en Mr. Lepetomane, il introduit Gene Wilder dans le récit.

Le film prend alors progressivement des airs de buddy comedy, ce qui suffit à lui donner de la structure et de l'énergie, jusqu'à une dernière ligne droite totalement barge, avec bagarre générale qui déborde sur les autres plateaux de tournage voisins, poursuite à la Benny Hill, et fin décalée.

Dans l'ensemble, le tout reste donc joliment mené, transgressif et drôle... mais cet impression un peu brouillonne a fait que je me suis moins amusé que je ne l'espérais devant un tel classique.

4/6

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Un film, un jour (ou presque) #1373 : The King of Staten Island (2020)

Publié le 16 Février 2021 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Review, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

The King of Staten Island (2020) :

Le parcours de Scott (Pete Davidson), un vingtenaire paumé de Staten Island qui, depuis la mort de son père pompier lors du 11/09, s'est réfugié dans la drogue et l'alcool, au grand dam de sa mère (Marisa Tomei) et de sa petite sœur (Maude Apatow). Jusqu'au jour où sa mère retrouve l'amour dans les bras de Ray (Bill Burr), un pompier qui va forcer Scott à repenser son existence...

Un film semi-autobiographique signé Judd Apatow et co-écrit par Pete Davidson, dont le personnage de Scott s'inspire très largement.

Ici, on est très clairement dans la comédie dramatique plus que dans la rigolade, une comédie dramatique sincère saupoudrée d'un peu d'humour de stoner et de glorification des pompiers new-yorkais , pour un résultat qui se regarde tranquillement (Davidson est un acteur compétent lorsqu'il sort du cliché du stoner dans lequel le SNL le garde) mais qui, Judd Apatow oblige, dure bien trop longtemps pour son propre bien (2 h 20).

On aurait pu raconter exactement la même chose, sans digressions inutiles et probablement de manière plus efficace, en 1 h 45.

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1372 : Heavy Trip (2018)

Publié le 15 Février 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Musique, Review, Romance, Finlande

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Heavy Trip (Hevi Reissu - 2018) :

Avec ses amis Jynnky (Antti Heikkinen), batteur, Lotvonen (Samuli Jaskio), guitariste et Pasi (Max Ovaska), bassiste, le timide Turo (Johannes Holopainen) se rêve superstar du black metal... mais depuis leur petite ville finlandaise, ils peinent à trouver le succès. Jusqu'à ce qu'ils croisent le chemin du responsable d'un festival de métal norvégien : aussitôt, leur imagination s'emballe, et ils annoncent à tout le monde qu'ils vont s'y produire...

Une comédie finlandaise feel-good un peu inégale, mais qui donne le ton dès ses premiers instants... puisqu'elle s'ouvre (et se ferme, durant le générique de fin) sur une reprise black/death metal de l'Été Indien de Joe Dassin. Voilà voilà. ^^

Dans l'absolu, ce métrage n'est pas désagréable à suivre, mais on ressent tout de même une sorte d'hésitation dans le ton que le film tente d'adopter : les deux premiers tiers sont assez classiques et "sobres" dans leur description d'une bande de métalleux pas forcément très doués, qui tentent de subsister dans leur petite ville paumée... et le dernier tiers est nettement plus déjanté, avec un road-trip qui mêle réservistes surarmés, larpers vikings, asile psychiatrique, drakkar, enterrement de vie de garçon à thématique biblique, vol de cercueil, etc.

Ce virage dans le nawak est assez prononcé, même s'il était présagé par quelques moments décalés, çà et là, et il fait basculer le film dans quelque chose de plus décomplexé et d'amusant. Reste que le tout est assez cousu de fil blanc : pas de grandes surprises à attendre de ce récit, de ce road-trip, de cette romance avec la fille du policier (Minka Kuustonen), etc.

Encore une fois, ça se regarde, c'est assez bien mené, c'est même parfois agréablement absurde... mais ça s'arrête là.

Un petit 4/6, cependant, principalement parce que c'est toujours sincère et attachant.

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Un film, un jour (ou presque) #1371 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : The Right One (2021)

Publié le 14 Février 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Review, Romance, St Valentin, USA

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec des critiques quotidiennes de films romantiques...

The Right One (2021) :

Sara (Cleopatra Coleman), auteure de romances insipides en panne d'inspiration, au grand dam de son agent littéraire, Kelly (Iliza Shlesinger), et ne se remet pas de sa rupture avec son ex, il y a des mois de cela. Un jour, elle rencontre cependant Godfrey (Nick Thume), un homme étrange qui, à chaque fois qu'ils se croisent, a adopté une nouvelle identité et une nouvelle personnalité. Fascinée, Sara décide de se rapprocher de lui, d'autant qu'il l'inspire pour le roman qu'elle doit écrire...

Une comédie romantique indépendante assez amusante, car plutôt décalée, entre son héroïne un peu lunaire, son love interest aux problèmes psychiatriques évidents, et Iliza Shlesinger excellente en BBF de l'héroïne/agent littéraire aux dents longues et au franc-parler abrasif.

Le tout déroule ainsi un récit qui change un peu des clichés du genre (c'est bien), qui fait un peu dans le pathos facile (c'est moins bien, mais ça passe), et qui est bouclé en 95 minutes tout compris, sans trop de fioritures (et avec un caméo de David Koechner en prime).

Sympatoche.

4/6

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Un film, un jour (ou presque) #1370 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Snowkissed (2021)

Publié le 14 Février 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Hallmark, Review, Romance, Télévision, USA, St Valentin, Canada

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec des critiques quotidiennes de films romantiques...

Snowkissed (2021) :

Citadine jusqu'au bout des ongles, Kate (Jen Lilley) ne jure que par New York... Aussi, lorsqu'elle est envoyée au fin fond du Canada pour une interview, elle est prise au dépourvu. D'autant que l'auteur qu'elle doit rencontrer se fait désirer : dans l'intervalle, elle et sa meilleure amie Jayne (Amy Groening) logent dans un bed & breakfast tenu par Noah (Chris McNally) et son collègue Simon (Rodrigo Beilfuss), deux hommes séduisants qui peinent à mettre sur pied un service de visites guidées touristiques de la région. Les deux new-yorkaises vont alors les aider à se lancer...

Un téléfilm Hallmark qui appartient à la collection hivernale 2021, et qui s'avère assez peu marquant ou engageant.

Ce n'est pas forcément la faute de la distribution (les deux hommes sont compétents, Amy Groening est amusante), mais il faut bien avouer que le numéro de citadine névrosée et élitiste de Jen Lilley est assez lassant, à la longue, et que la direction artistique, toute en tons froids, surexposés, modernes et en guirlandes lumineuses blanches (qui n'ont pas été décrochées depuis Noël ?) peine à emporter l'adhésion.

Ce n'est même pas forcément mauvais, mais c'est totalement oubliable... d'autant que les paysages enneigés canadiens, s'ils sont jolis, manquent un peu de personnalité.

2.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #1369 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : My Birthday Romance (2020)

Publié le 13 Février 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, Romance, St Valentin, USA

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec des critiques quotidiennes de films romantiques...

My Birthday Romance (2020) :

Lasse de devoir toujours se justifier auprès de ses parents (P. Lynn Johnson, Garry Chalk), qui tentent constamment de lui trouver un compagnon, Callie (Ali Cobrin) passe un marché avec Will (Jesse Hutch), un ami de son frère Kyle (Charles Cottier) : tous deux célibataires, sans la moindre intention de se caser, ils vont faire semblant d'être ensemble pendant quelques temps, jusqu'à la fête d'anniversaire de Callie, organisée par sa famille... mais le duo va se rapprocher de manière inattendue.

Une production Reel One qui semble avoir été tournée avec, en ligne de mire, l'une des chaînes câblés américaines du type ION ou UpTV, et qui a tous les atours d'une rom-com générique de ce type, notamment Jesse Hutch en love interest, une meilleure copine ethnique, une nièce adorable (Eva Brooke Baker), une scène de cuisine en duo qui devient un montage musical, et une héroïne (interprétée par la sympathique Ali Cobrin) qui travaille dans l'événementiel (elle possède une entreprise de traiteur).

On est donc en terrain très balisé et familier (d'autant plus lorsque l'on a visionné Holidate il y a peu de temps), avec un ton pas trop sérieux (tout ce qui a trait au frère de l'héroïne est assez léger), des parents assez insistants mais plutôt sympathiques, un mixage musical parfois trop présent, et un aveu final un peu trop plat pour être vraiment efficace.

Rien de particulièrement mauvais, rien de particulièrement bon, mais un couple principal qui fonctionne bien (d'ailleurs, il en va de même pour le couple secondaire) : c'est toujours ça de pris.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #1368 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Then Came You (2020)

Publié le 13 Février 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Romance, Review, UK, Écosse, St Valentin

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec des critiques quotidiennes de films romantiques...

Then Came You (2020) :

Veuve et passionnée de cinéma, Annabelle (Kathie Lee Gifford) a promis à son défunt mari d'emmener ses cendres tout autour du monde, sur le lieu de tournage de leurs films préférés. À commencer par l'Écosse où, sur les rives du Loch Lomond, elle séjourne dans un gîte tenu par Howard (Craig Ferguson), un Lord écossais à la répartie foudroyante. Et malgré les fiançailles imminentes de Howard et de Clare (Elizabeth Hurley), une Londonienne arriviste, Annabelle et lui vont se rapprocher progressivement...

Une comédie romantique écrite et interprétée par Kathie Lee Gifford, présentatrice et chanteuse américaine  (entre autres) qui se met ici en scène dans une romance un peu différente, puisque prenant place entre deux sexagénaires dans ce beau pays qu'est l'Écosse.

Et c'est bien là l'un des points forts de ce film : ses paysages naturels, son manoir et le charme de l'Écosse, un charme parfaitement incarné en la personne de Craig Ferguson, au bagout idéal pour ce genre de métrage, et dont certains des échanges avec l'héroïne sont très clairement improvisés ou de sa plume.

Après, ça reste ce que c'est : une rom-com très classique, dans laquelle Gifford chante, joue, écrit, réalise, etc, tout en se payant des vacances en Écosse, avec pour résultat un métrage un peu bancal de partout. Non seulement Gifford surjoue régulièrement, mais en prime, le rythme et la structure du métrage paraissent fréquemment décousus, avec un scénario qui passe d'une scène à l'autre sans réelle transition, des scènes qui se concluent abruptement, des montages inutiles qui compressent le temps, des voix off qui débitent de l'exposition entre deux scènes, une caractérisation sommaire et aléatoire (Liz Hurley fait une apparition éclair, dans le rôle de la "méchante rivale", et n'en sort jamais), etc.

En somme, malgré le gros capital sympathie de Ferguson, de Ford Kiernan (en meilleur ami pataud de Howard) et de l'Écosse, malgré la relation naturelle existant entre Gifford et Ferguson (amis IRL), malgré le sens de l'humour du tout (le montage publicitaire pour illustrer la nuit de passion ^^), l'écriture du tout est suffisamment inégale et faiblarde pour que ça tire le tout vers le bas de manière notable.

Surtout quand, au bout d'une heure, Gifford introduit l'idée d'un test ADN montrant que feu son époux et Howard ont des liens de parenté... un rebondissement pas forcément utile et abouti, qui ne débouche d'ailleurs pas sur grand chose.

Dommage.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1367 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : À la folie (2011)

Publié le 12 Février 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Review, Romance, USA, St Valentin

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec des critiques quotidiennes de films romantiques...

À la folie (Like Crazy - 2011) :

Anglaise, Anna (Felicity Jones) étudie à Los Angeles, où elle tombe éperdument amoureuse de Jacob (Anton Yelchin). Mais alors que tout va bien pour eux, le visa d'Anna expire, et la voilà contrainte de retourner au Royaume-Uni, sans moyen de revenir voir Jacob. Leur relation fusionnelle connaît un sérieux coup de frein, et ils vont tous deux tenter de la faire fonctionner à distance malgré les épreuves et les infidélités...

Un drame sentimental indépendant et transatlantique, qui a pour particularité d'avoir été tourné de manière semi-improvisée, à partir d'un script de base laissant libre court aux acteurs pour inventer des dialogues.

Et cela donne aux réactions et à la relation d'Anna et Jacob un véritable naturel, surtout dans ses premiers instants, lorsqu'elle est encore hésitante et balbutiante. Ce naturalisme se retrouve à tous les niveaux de la production, combiné à un certain minimalisme de la bande originale, pour un résultat assez joli, malgré quelques moments un peu trop attendus et évidents.

À noter la présence au casting d'Alex Kingston dans le rôle de la mère de Felicity Jones, et de Jennifer Lawrence dans celui de sa "rivale" dans le cœur de Jacob.

4/6

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Un film, un jour (ou presque) #1366 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Love, Weddings and Other Disasters (2020)

Publié le 12 Février 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, Romance, St Valentin, USA

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec des critiques quotidiennes de films romantiques...

Love, Weddings and Other Disasters (2020) :

Apprentie wedding planner à la réputation désastreuse suite à un incident de parachutisme, Jessie (Maggie Grace) est en concurrence avec Lawrence Phillips (Jeremy Irons), une sommité dans ce domaine, pour organiser le mariage imminent du futur Maire de Boston (Dennis Staroselsky) et de sa fiancée (Caroline Portu). À l'occasion de cette cérémonie, les destins de nombreuses personnes (Diane Keaton, Andrew Bachelor, Diego Bonita, JinJoo Lee, Jesse McCartney, Andy Goldenberg, Veronica Ferres, Melinda Hill, Chandra West...) et de la mafia russe (!) se croisent et s'entremêlent...

Un long-métrage écrit et réalisé par un compère d'Adam Sandler... et ça se ressent tout de suite, tant le film a une tendance au slapstick balourd et à la caractérisation assez caricaturale (les mafieux russe, la strip-teaseuse, etc, voire même le personnage d'Andy Goldenberg, qui est un proto-Sandler), tendance qui affaiblit considérablement sa nature de comédie romantique collégiale, façon Love Actually.

Il faut dire que déjà, à la base, le tout ne fonctionne vraiment que ponctuellement, à des moments précis, grâce à une certaine décontraction globale et à un semblant de sincérité des acteurs : ce sont eux qui font l'intérêt du film, et pas le scénario.

Car ce scénario est assez décousu, une succession de vignettes qui passe d'une sous-intrigue à une autre de manière pas très fluide, et clairement très inégale : certaines sous-intrigues ne fonctionnent pas du tout (la mafia russe, donc, le jeu télévisé ultra-fauché et stupide, mais aussi la romance de Jeremy Irons et Diane Keaton, qui pourtant aurait pu donner quelque chose de plus sincère et touchant, mais qui succombe trop souvent à des gamelles forcées, et à des scènes assez artificielles), et les 95 minutes du métrage donnent, paradoxalement, l'impression de durer bien plus longtemps.

Pas terrible, donc, malgré les efforts des acteurs, Maggie Grace en tête.

À noter que le métrage est rythmé par la musique de la fille de Rob Schneider, un autre habitué des productions Sandler, histoire de bien compléter le bingo.

2/6

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