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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #cinema catégorie

Halloween Oktorrorfest 2016 - 134 - Tricks & Treats 2016 : Films en vrac (2)

Publié le 6 Novembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Télévision, Review, Fantastique, Horreur, Comédie, Anthologie, Romance, Jeunesse, Halloween

Halloween, c'est terminé, et pour conclure l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, un assortiment de critiques en vrac de tous les films dont je n'ai pas pu parler avant...

Les Sorcières d'Eastwick (The Witches of Eastwick - 1987) :

Alexandra (Cher), Jane (Susan Sarandon) et Sukie (Michelle Pfeiffer), trois amies vivant dans une petite ville tranquille de Nouvelle Angleterre, ne sont pas heureuses en amour : l'une est veuve, l'autre divorcée, et la troisième seule avec ses nombreux enfants. Jusqu'au jour où Daryl Van Horne (Jack Nicholson), un charismatique et richissime entrepreneur, arrive en ville, pour s'installer dans un manoir laissé à l'abandon. Rapidement, Daryl séduit les trois femmes, et leur fait découvrir l'étendue de ses pouvoirs... et des leurs. Mais Daryl cache un sombre secret...

Une comédie fantastique de 1987, adaptée d'un roman, et mise en images par George "Mad Max" Miller, qui a eu la bonne idée de laisser Jack Nicholson en roue libre, dans le rôle de Satan.

Ce dernier s'en donne donc à coeur joie, cabotine, passe de la folie à la rage à l'humour et à l'émotion en quelques secondes, et vole littéralement la vedette à ses trois co-stars, pourtant actrices confirmées, et pas des moindres.

Dans l'ensemble, le film n'a pas trop vieilli, hormis quelques incrustations bien voyantes (mais la créature finale est superbe, à défaut d'être longtemps à l'écran), et une durée un peu excessive de deux heures de film, là où 95-100 minutes auraient largement suffi.

Néanmoins, le tout se regarde sans trop de problèmes, la musique de John Williams est excellente, et les décors/paysages sont splendides. Sympathique, sans plus.

4/6

Wolf (1994) :

Will Randall (Jack Nicholson), éditeur discret au sein d'une maison de publication, est trahi par son protégé Stewart (James Spader), qui lui vole son poste, et a une aventure avec sa femme. Mais Will a récemment été mordu par un loup, alors qu'il circulait sur une route de montagne, et cette morsure a des effets surprenants : lentement, Will se transforme en loup-garou, et à mesure que cette métamorphose s'opère, l'employé de bureau reprend le contrôle de son existence, trouvant un soutien inattendu en la personne de Laura (Michelle Pfeiffer), la fille rebelle de son patron (Christopher Plummer).

Sept ans après Les Sorcières d'Eastwick, on retrouve ici Michelle Pfeiffer face à Jack Nicholson, dans un film de garous assez moyen, car signé Mike Nichols.

Forcément, quand on confie un tel métrage à un réalisateur plus connu pour ses drames et comédies urbaines/yuppies, il ne faut pas s'attendre à autre chose ; paradoxalement, cela dit, c'est la partie comédie urbaine qui fonctionne le mieux : la première moitié du film ressemble un peu à un Teen Wolf plus adulte, avec un Nicholson qui fait preuve de retenue et de quasi-sobriété, une Pfeiffer plus affirmée et volontaire (même si son personnage est assez creux, en fin de compte), et un rythme assez maîtrisé.

Bon, on n'évite pas une réalisation très plate, avec des effets assez datés (zooms, ralentis, répétition d'images) et un score d'Ennio Morricone totalement transparent (voire même médiocre quand arrivent les saxophones), mais dans l'ensemble, le film n'est alors pas désagréable.

Et puis plus le récit avance, plus il tire en longueur (125 minutes, tout de même), plus il bascule dans le film de genre, et plus il devient cliché et risible, culminant en un duel fauché entre Nicholson et Spader en mode garous hirsutes, et par une fin un peu trop baclée et ambiguë. En somme, une moitié de bon film, et une moitié à oublier rapidement.

3/6

Les Ensorceleuses (Practical Magic - 1998) :

Dernière génération d'une lignée de sorcières vivant sur une petite île du Massachusetts, Sally (Sandra Bullock) et Gillian (Nicole Kidman) Owens ne se ressemblent pas vraiment : l'une est brune et casanière, l'autre est rousse et aventureuse. Néanmoins, elles sont particulièrement unies, et ont été élevées par leurs tantes excentriques, Frances (Stockard Channing) et Bridget (Dianne Wiest) à la réputation sulfureuse au sein de leur petite ville côtière. Mais une malédiction hante la famille Owens, et condamne toutes ses femmes à être malheureuses en amour. Gillian, notamment, croise le chemin du brutal Jimmy (Goran Visnjic) qui, après une soirée très chaotique, est tué par les deux soeurs, en état de légitime défense. Les forces de la magie, cependant, ont d'autres idées en tête, et lorsque un enquêteur (Aidan Quinne) commence à s'intéresser à la famille Owens, la situation de cette dernière se complique drastiquement...

Une comédie fantastico-romantique adaptée d'un livre, et qui se regarde tranquillement, sans être particulièrement mémorable dans un sens ou dans l'autre : les paysages et décors sont très réussis et pittoresques, la distribution efficace, le score de remplacement de Silvestri est discret mais mélodieux, et les effets ne sont pas mauvais, d'autant que le tout ne se prend jamais trop au sérieux.

Cela dit, il y a un abus de montages et de chansons pops féminines (menées par Sheryl Crow), le film est bordélique au possible (énormément de changement de tonalité et de direction - horreur, comédie, romance, fantastique, drame, etc), et au final, c'est probablement trop girly pour parler à un autre public que celui pour lequel le film a été conçu.

3.25/6

La Mort Vous Va Si Bien (Death Becomes Her - 1992) :

Madeline Ashton (Meryl Streep), superstar hollywoodienne vaniteuse et sur le déclin, vole Ernest (Bruce Willis), le fiancé chirurgien d'Helen (Goldie Hawn), une amie peureuse et timide. Quatorze ans plus tard, après une dépression carabinée et une prise de poids considérable, Helen ressurgit dans la vie de Madeline et d'Ernest, métamorphosée et plus sexy que jamais. Décidée à lutter contre sa rivale prête à la tuer, et contre les ravages de l'âge, Madeline a alors recours aux services d'une mystérieuse sorcière (Isabella Rossellini), qui lui offre la vie et la jeunesse éternelle... à condition de prendre soin de son corps...

Une comédie surnaturelle macabre, décalée, mordante, et satirique, signée Robert Zemeckis, et dans laquelle le cast s'amuse très clairement, notamment ses deux interprètes féminines principales, qui font un duo de frenemies impayables et totalement détestables.

Un film dont je ne me lasse pas, qui n'a pas vraiment vieilli (le thème principal, de Silvestri, est toujours ludique et mémorable), et qui fonctionne toujours aussi bien aujourd'hui que lorsque je l'ai découvert, beaucoup plus jeune.

4.5/6

The Midnight Hour (1985) :

Le soir d'Halloween, dans une petite ville de Nouvelle-Angleterre, un groupe de lycéens (Lee Montgomery, Dedee Pfeiffer, Peter DeLuise, Levar Burton et Shari Belafonte) organise un bal costumé, où tous les jeunes de la ville sont invités. Mais pour se trouver un costume, ils entrent par effraction dans le musée abandonné retraçant l'histoire de la ville, et découvrent là de vieux objets aux origines macabres : involontairement, ils réveillent alors l'esprit d'une sorcière maléfique, et avec elle, des hordes de créatures nocturnes et surnaturelles, qui fondent progressivement sur les habitants inconscients du danger.

Un téléfilm ABC de 1985 (disponible en VO sur Youtube) qui accuse son âge (le look des jeunes ; l'influence évidente et omniprésente de Thriller, sorti quelques années plus tôt ; le numéro musical et chorégraphié face caméra, à un quart d'heure de la fin !), tout en étant étrangement intemporel.

En effet, tout le film baigne dans une ambiance rétro-fifties/sixties, renforcée par son illustration musicale, par la voix d'un célèbre DJ radio qui rythme le métrage, et par l'intrigue secondaire de Phil (Montgomery), qui passe la soirée en compagnie de Sandy, une mystérieuse inconnue assez charmante (Jonna Lee), tout droit sortie des 50s/60s.

Et c'est justement cette intrigue secondaire qui fait que le film fonctionne en grande partie : car s'il ne semble jamais savoir sur quel pied danser - ça commence comme un film familial, ça continue comme un teen movie, puis une zombie comedy parodique, puis ça passe par de la romance, avant de basculer sur la fin dans l'horreur sérieuse - cela lui permet de rester toujours intéressant et surprenant, et de sauter de zombies en rut qui s'emballent dans un canapé, à des scènes plus sincères entre Phil et Sandy.

Bref, une assez bonne surprise, d'autant que le tout est plutôt bien joué : on retrouve pas mal de visages connus au casting, de Pfeiffer, DeLuise, Burton à Kurtwood Smith, Dick Van Patten, ou Kevin McCarthy, soit autant d'acteurs solides, qui donnent du naturel à un film pas très sérieux.

Alors oui, c'est daté, moyennement rythmé, un peu décousu, on sent que le script a été un peu charcuté (des scènes ou des personnages ne débouchent sur rien) et c'est loin d'être un classique, mais je n'en attendais absolument rien, et finalement, avec cette ambiance d'Halloween en Nouvelle Angleterre, je lui mets un sympathique

3.5/6

Aux Portes du Cauchemar (R. L. Stine's The Nightmare Room - 2001-2002) :

Unique saison de cette anthologie adaptée d'une collection de romans écrits par R.L. Stine, collection à la durée de vie toute aussi brève que son adaptation. The Nightmare Room a été diffusée en 2001 sur Kids' WB, un choix assez paradoxal vue l'orientation plus adolescente du programme, mais l'intention, avec ce show, étant clairement de reproduire le succès de Chair de Poule (terminée en 1998), ce n'est pas forcément surprenant.

En l'état, donc, une série de 13x20 minutes, avec énormément de visages familiers (notamment de l'écurie Disney) parmi les jeunes acteurs, un budget assez limité, et une narration en voix-off ultra-sérieuse d'un pseudo R.L. Stine (interprété par l'Oncle Phil du Prince de Bel-Air) qui se prend pour Rod Serling.

1x01 - "Don't Forget Me" - Adapté de R.L. Stine
Après la découverte de fissures étranges dans le sous-sol de leur nouvelle maison, Danielle (Amanda Bynes) s'aperçoit que son frère s'efface de sa mémoire... comme la plupart des enfants ayant vécu là avant eux.
Pas désagréable, en plus d'être plutôt honorablement joué par Bynes (bien avant qu'elle ne sombre dans les excès et ne disparaisse totalement de la carte), qui à l'époque était encore une actrice à potentiel. Cela dit, le script est un peu décousu, notamment à cause de péripéties totalement inutiles (l'hypnose).

1x02 - "Scareful What you wish for"
Dylan (Shia LaBeouf) va fêter son 14ème anniversaire, et pour ce faire, il se débarrasse de ses jouets d'enfance, au nombre desquels une poupée reçue des années plus tôt. Mais bien vite, un nouvel élève (Dylan & Cole Sprouse) se présente à l'école, exigeant de devenir l'ami de Dylan, et se vengeant sur ses amis (Tania Raymonde, Marcus T. Paulk) de manière surnaturelle.
Plutôt réussi, celui-là, avec une métaphore sympathique du passage à l'âge adulte, et une interprétation très solide de Shia (qui est un bon acteur, avant d'être un mec totalement barré).

1x03 - "The Howler" - Adapté de R.L. Stine
Trois enfants (Cara DeLizia, Jeremy Ray Valdez, Jermaine Williams) découvrent une machine étrange leur permettant d'entrer en contact avec le monde des esprits... esprits qui n'ont qu'une envie : posséder le corps des vivants.
Un script basique et relativement efficace, malgré une résolution totalement faiblarde, un Robert Englund qui ne sert à rien, et de jeunes acteurs qui surjouent dès qu'ils sont possédés. 

1x04 - "Tangled Web"
Josh (Justin Berfield) passe son temps à mentir, mais lorsqu'un instituteur remplaçant (David Carradine) arrive en ville, et choisit de le croire, Josh découvre rapidement que tous ses mensonges deviennent réalité.
Clairement l'épisode qui ressemble le plus à un Chair de Poule basique et enfantin, avec le grand frère de Malcolm en protagoniste, la soeur de Kaley Cuoco en meilleure amie, et Sting & David Naughton dans des petits rôles. Classique, mais plutôt amusant, rythmé et bien mené. 
 
1x05 - "Fear Games" - Adapté de R.L. Stine
Un groupe d'adolescents arrive sur une île reculée, pour participer à un jeu de tv-réalité façon Survivor. Mais bien vite, des phénomènes paranormaux se produisent.
Globalement assez mauvais, très daté, avec une distribution assez insipide remplie de jeunes acteurs en débardeurs moulants, et une Tippi Hedren qui ne sert à rien. 
 
1x06 - "School Spirit"
Un groupe de lycéens (au nombre desquels Madeline Zima et Keiko Agena) se retrouvent collés, sous la supervision de Mr Langley (James Karen), un enseignant à la réputation sinistre... et qui est mort depuis quatre ans.
Très moyen, se limite à un quasi-slasher basique, avec des lycéens qui courent dans une école plongée dans le noir. Bof. 

1x07 - "Full Moon Halloween" - Adapté de R.L. Stine
Le groupe de lycéens de l'épisode précédent se retrouve chez l'un d'entre eux pour Halloween, alors qu'un loup-garou sème la terreur dans le voisinage...
Un postulat assez sympathique, mais qui mange à tous les râteliers, entre maison hantée d'Halloween, loup-garou, tribules/gremlins à rattraper avant qu'ils ne sèment le chaos, et twist de fin télégraphié au possible. À peu près le même intérêt que l'épisode précédent, en fait. 

1x08 - "Four Eyes"
Lorsqu'il chausse ses nouvelles lunettes pour la première fois, Jeremy (Josh Zuckerman) découvre que le monde est envahi d'extraterrestres se préparant à conquérir la planète ; paniqué, il ne peut compter que sur sa meilleure amie (Lynsey Bartilson)...
Un bon gros remake d'Invasion Los Angeles, à la mode adolescente, typiquement Chair de Poule, avec en prime John C. McGinley en opticien. Pas désagréable, mais déjà vu, gentiment surjoué, et surtout tellement prévisible que ça en devient agaçant. 

1x09 - "Locker 13" - Adapté de R.L. Stine
Lorsqu'on lui attribue le vestiaire numéro 13, Luke (Brandon Gilberstadt), un adolescent superstitieux, est plus qu'inquiet. Mais dans ce vestiaire, il découvre un pendentif enchanté, qui lui apporte chance et bonheur... jusqu'à ce que le propriétaire du pendentif (Angus Scrimm) lui explique le prix à payer pour toute cette chance.
Avec aussi Ken Foree dans un petit rôle. Pas très palpitant, notamment parce que Scrimm est en pilotage automatique, et que la distribution, les personnages et les enjeux ne sont pas très intéressants. 

1x10 - "Dear Diary, I'm Dead" - Adapté de R.L. Stine
Alex (Drake Bell) découvre un jour un journal qui semble prédire le futur. Mais lorsqu'il décide de commencer à exploiter cet objet pour son gain personnel, les choses se compliquent, notamment lorsque le journal prédit sa mort...
Avec Brenda Song, "Ted" de Scrubs et "Wallace" de Veronica Mars dans des petits rôles. Plutôt sympatoche, dans le genre, bien qu'un peu maladroit çà et là (la toute fin, notamment, est de trop). 

1x11 - "My Name is Evil" - Adapté de R.L. Stine
Maudit par une bohémienne, Morgan (Marco Gould), un lycéen bien sous tous rapports et très gentil, devient soudain un paria à l'école lorsqu'il semble développer des pouvoirs étranges, qui se manifestent en réponse à ses pulsions négatives. Mais la jolie et manipulatrice Kristin (Kaley Cuoco) n'est peut être pas étrangère à cette situation...
Un récit à la structure assez moyenne (sauvée par le rebondissement final, prévisible mais réussi), à l'interprétation guère mémorable (Cuoco est un cliché sur pattes), et à la réalisation relativement médiocre (à base de ralentis et de plans serrés de travers à gogo). Mais c'est regardable.

1x12-13 - "Camp Nowhere pt.1 & 2" - Adapté de R.L. Stine
Un groupe d'adolescents (parmi lesquels Allison Mack et Sam Jones III) en camp de vacances va passer un peu de temps dans l'un des chalets d'un autre camp abandonné, réputé pour être hanté par des esprits indiens maléfiques... et ils se retrouvent transportés dans le temps et l'espace.
Un épisode en deux parties qui joue beaucoup la carte du meublage, notamment dans sa première partie, qui est, aux 3/4, un gros canular assez pataud et maladroit dans sa mise en image (plus kitchouille qu'efficace), et dans son écriture. La suite, une fois le déplacement temporel effectué, est nettement plus sympathique, et fortement aidée par la présence d'un bon paquet de visages familiers et attachants au fil de ces deux épisodes (outre "Chloe" et "Pete" de Smallville, on a aussi "Le Loup-Garou du Campus", "Topanga", "Malcolm"...). Mais on reste tout de même dans une production télévisée assez laborieuse, et plutôt inégale au niveau de l'interprétation et de la production (j'ai ri en entendant la virgule musicale de Koh Lanta à la flûte de pan, lorsque les esprits indiens apparaissent).

Une anthologie jeunesse très très moyenne, qui a pour seul véritable avantage, par rapport à Chair de Poule, d'avoir une distribution un peu plus âgée (à l'interprétation logiquement meilleure), et un public-cible à l'identique. Mais bon, après, tout cela reste toujours particulièrement dérivatif, notamment de Fais-moi Peur, diffusé plus de dix ans plus tôt.

3/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 133 - Tricks & Treats 2016 : Films en vrac (1)

Publié le 6 Novembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Horreur, Halloween, Fantastique, Religion, Thriller, Science-Fiction

Halloween, c'est terminé, et pour conclure l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, un assortiment de critiques en vrac de tous les films dont je n'ai pas pu parler avant...

Sector 7 (2011) :

Le personnel d'une plate-forme pétrolière située au large de la Corée du Sud est confronté à une créature sous-marine agressive, qui les décime un à un après être monté à bord...

Un monster movie sud-coréen qui se contente de reprendre le pire du cinéma de genre dérivatif des années 80, en lui rajoutant une bonne dose d'effets numériques laids (mouvements de caméra, scaphandre, incrustations ratées, monstre informe et mal finalisé, fonds verts immondes - comme lors de la poursuite à moto), un jeu outrancier et caricatural, une bande originale totalement ratée et un script cousu de fil blanc, aux clichés innombrables, et aux personnages assez bêtes.

Pas la moindre tension, pas le moindre suspense, pour un métrage franchement laborieux.

1.5/6

Teketeke (2009) :

Après la mort mystérieuse de sa meilleure amie, coupée en deux dans la rue alors qu'elle rentrait chez elle, Kana (Yuko Oshima) découvre l'existence de Teke Teke, une légende urbaine japonaise selon laquelle le tronc fantômatique d'une femme coupée en deux hanterait les rues de la ville, et s'en prendrait aux passants attardés osant la regarder ou portant du rouge. Avec l'aide de sa cousine, Rie (Mami Yamasaki), l'adolescente va mener l'enquête ; mais les deux jeunes femmes n'ont pas de temps à perdre, car elles ont toutes deux croisé le chemin de l'esprit, et quiconque survit à une première rencontre avec Teke Teke n'a droit qu'à un sursis de trois jours...

Un film d'horreur signé Kôji Shiraishi (encore lui, cf Occult, Noroi, Shirome, Cult, etc), et qui met en scène deux idols dans les rôles principaux de ce métrage inspiré d'une légende urbaine japonaise.

L'intérêt du métrage s'arrête à peu près là, malheureusement, puisqu'une fois passée la scène d'intro plutôt efficace (dans laquelle la créature, en vue subjective, traque une victime à ras le sol, dans les rues, scène rythmée par les cliquetis de ses ongles sur le bitume), et le meurtre de la meilleure copine, on retombe aussitôt dans du film d'horreur pour ados qui tourne rapidement à vide, fonctionnant sur des bases très familières (on pense à The Ring pour toutes les règles entourant Teke Teke, et son compte à rebours), et possédant un énorme ventre mou, le temps que l'enquête des deux héroïnes suive son cours.

On se retrouve donc avec facilement 40-45 minutes de néant sans la moindre tension entre le début et la fin (sur moins de 65 minutes une fois la scène post-générique inutile et le générique de fin enlevés, ça fait beaucoup), ce qui est d'autant plus frustrant que les apparitions de Teke Teke fonctionnent bien : le gimmick sonore annonçant son arrivée est efficace, le visuel recroquevillé du fantôme aussi, et ses déplacements, s'ils frôlent parfois le cartoon (je pense notamment à la scène de la voiture, qui commence très bien - la forme étrange de TekeTeke qui apparaît floue, en arrière plan, loin des filles - et se finit par un encastrage du fantôme dans la portière de l'auto, façon Bip-Bip et le Coyote, assez risible), ont quelque chose d'étrange et de tellement peu naturel que ça met aussitôt mal à l'aise.

Mais le ratio positif/négatif est malheureusement trop en défaveur du film pour mériter la moyenne.

2.25/6

Teketeke 2 (2009) :

Studieuse, complexée et distante, Reiko (Miu Nakamura) n'a qu'une amie dans son lycée, Natsuki (Sayuri Iwata) ; bientôt, elle s'attire l'hostilité de la clique des lycéennes populaires de sa classe, alors même que la légende urbaine de Teke Teke gagne en ampleur dans leur ville... Et lorsque les "ennemies" de Reiko commencent à être tuées, les unes après les autres, les soupçons se portent sur la jeune étudiante, qui possède un nom lourd de sens.

On prend les mêmes, et on recommence, ou presque.

Tourné en parallèle du premier Teketeke, avec la même équipe, cette suite dure 73 minutes... enfin, 73 - 4 ou 5 minutes de générique de fin et pas loin de 6 min 30 s de résumé de l'épisode précédent, et de mise à mort expédié de l'héroïne du premier film... donc au final, on est plus proche d'un métrage de 60 minutes.

Et pourtant, ce moyen-métrage parvient à souffrir des mêmes défauts que son jumeau, à savoir un rythme tout simplement atroce, et un récit qui préfère, à nouveau, se concentrer sur l'enquête et la légende à l'origine de Teke Teke, plutôt que sur son ambiance et sa créature effrayante.

On se retrouve donc encore à subir des explications interminables et bancales, amenées sur fond d'easy listening imbitable, alors que le postulat même du film - la revanche de Reiko sur ses congénères, en utilisant Teke Teke - aurait pu donner quelque chose de très sympathique. On en devine même quelques bribes dans les dernières scènes du film, qui retrouvent un peu d'efficacité, y compris dans leur ultime rebondissement.

Mais c'est bien trop tard pour inciter à l'indulgence.

1.5/6

Abattoir (2016) :

Julia (Jessica Lowndes), journaliste traumatisée par une tragédie familiale, et passionnée par les affaires criminelles, mène l'enquête sur Jebediah Crone (Dayton Callie), un homme étrange qui se spécialise dans le rachat de sites de crimes sanglants, d'où il prélève des pièces entières, pour les transplanter dans sa propre maison...

Il faut vraiment que je cesse de redonner une chance à Darren Lynn Bousman.

Repo ! était imbitable, Mother's Day discutable, 11 un navet millénariste ridicule, The Devil's Carnival insupportable, The Barrens raté, et son segment de Tales of Halloween insipide.

Donc sans surprises, cet Abattoir est une bouse (sans mauvais jeu de mots) particulièrement agaçante.

En même temps, lorsque le réalisateur présente son oeuvre comme au croisement de Seven et de Dark City, et qu'en fait, on se retrouve avec un navet qui passe 75 minutes à esquiver son sujet (la maison patchwork) pour nous raconter une enquête insipide et ultra-bavarde, plombée par des dialogues médiocres, des personnages caricaturaux et une interprétation assez faible, le tout dans un univers stylistiquement creux et cliché au croisement des films noirs et d'un monde contemporain... forcément, ça agace.

Le métrage n'a donc tout simplement aucun intérêt pendant tout ce temps, et s'avère ultra-bavard (pour ne rien dire), jusqu'à ce que l'héroïne se réveille enfin dans la maison hantée ; et là, alors que l'on aurait pu croire que, pour ces dernières 20 minutes, le récit décolle enfin un peu, on continue dans le bavardage : Dayton Callie est bon dans son rôle, mais ce rôle se résume à être un hôte accueillant l'héroïne dans sa maison hantée, pour un tour de manège digne de la Maison Hantée de Disneyland - les effets ne sont pas particulièrement laids, mais le tout n'est guère plus qu'une promenade dans une maison emplie de fantômes inoffensifs et jamais effrayants, le tout rythmé par les monologues sinistres de Jebediah Crone.

Et quand la fin du métrage arrive... on ne se dit qu'une chose : tout ça pour ça ?

0.5/6 (ça vaut probablement un tout petit peu plus, mais ça m'a tellement énervé que... non.)

Tell Me How I Die (2016) :

Lors des vacances de Noël, un groupe de jeunes vingtenaires (Nathan Kress, Virginia Gardner, Kirby Bliss Blanton, Ryan Higa, Mark Furze, etc) accepte de prendre part à des tests cliniques supervisés par un spécialiste distant (William Mapother), pour un médicament mystérieux qui s'avère capable de stimuler de manière inouie la mémoire de ceux le prennent. Rapidement, les cobayes découvrent que le médicament leur permet de prévoir le futur immédiat... mais un tueur mystérieux semble doté des mêmes capacités, qu'il exploite pour les tuer un par un.

Un film d'horreur indépendant à petit budget, qui vaut principalement pour sa photographie et ses décors (que ce soit la clinique de test ou les extérieurs enneigés), plutôt réussis, ainsi que pour son idée de départ qui, à défaut dêtre totalement originale (on est au croisement de Destination Finale et d'un film comme Bloodwork, par exemple), reste bourrée de potentiel.

Ce potentiel, malheureusement, n'est pas très bien exploité, les effets de la molécule restant anecdotiques et contenus au tout dernier quart d'heure du film (on y assiste ainsi aux prémices d'un duel de précogs, mais l'idée tourne court), et le rythme du métrage étant assez faiblard, jusqu'à finir le film à bout de souffle et prématurément ; niveau interprétation, si le cast est assez  sympathique et compétent (amusant de retrouver là un Nathan Kress qui a pris du muscle depuis iCarly, ou encore Ryan Higa), il souffre un peu d'une trop grande uniformité (tout le monde est beau, sexy et athlétique), de personnages pas très malins (on leur donne des instructions très strictes, et tout le monde les enfreint immédiatement), et d'un bad guy évident (le spectateur avisé devine rapidement qui le tueur peut bien être, et pourquoi il agit ainsi), en plus d'être totalement sous-exploité.

En somme, un slasher assez décevant, car trop long, trop mou, et souffrant d'une fin faiblarde et précipitée, mais qui est (un peu) sauvé des abysses par son cast, et par son rendu visuel.

2/6

L'Ange des Ténèbres (The Unholy - 1988) :

Après une chute mortelle dont il sort miraculeusement indemne, le Père Michael (Ben Cross) devient le pasteur de l'Église St Agnès, fermée pendant plusieurs années après la mort mystérieuse de son prédécesseur. Là, il découvre qu'il est l'Élu, et que sa mission est de combattre un démon maléfique et tentateur, qui, sous l'apparence d'une femme à demi-nue (Nicole Fortier), corrompt et tue d'innocentes victimes...

Ouhlà. Franchement, l'horreur des années 80, je suis toujours partant, et ce même si les films de cette époque ont rarement bien vieilli (ici, c'est le cas de l'apparence de la succube, en nuisette transparente et cheveux bouffants soufflant dans le vent, so eighties)... mais là... ouhlà.

Pourtant, ça ne commençait pas trop mal : du sang, un peu de nudité, la Nouvelle-Orléans, une ambiance de film noir avec un prêtre en lieu et place d'un détective, tout ça, c'est plutôt sympathique, pour un début.

Et puis en fait, progressivement, le film s'embourbe, perd tout rythme, enchaîne les déblatérations pseudo-religieuses... et finit dans un grand n'importe quoi, à base de monstre raté en latex, de nains en costumes de gobelins, et de prêtre qui lévite en faisant involontairement le salut nazi.

Il ne reste en fin de compte de ce film que quelques images réussies et assez jolies, ce qui est clairement trop peu pour maintenir le spectateur éveillé.

1.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 132 - In The Deep/47 Meters Down (2016), Dernier Train pour Busan (2016) & I Am Not A Serial Killer (2016)

Publié le 5 Novembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Thriller, Horreur, Fantastique, Comédie, Halloween

Halloween, c'est terminé, et jusqu'à la fin de la semaine, on achève l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme la fin de ce marathon de cinéma fantastique et d'horreur qui a duré un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

In The Deep/47 Meters Down :

En vacances au Mexique, Lisa (Mandy Moore) et Kate (Claire Holt), deux soeurs, décident d'aller observer les requins au fond de l'océan, grâce à une cage de plongée. Mais lorsque l'attache de la cage cède, les deux jeunes femmes se retrouvent prises au piège sous la mer, entourées de grands blancs affamés, et avec des réserves d'oxygène en chute libre...

Un long-métrage distribué par les Weinstein, produit par Alexandre Aja, mis en musique (pour le meilleur et pour le pire) par Tomandandy, et qui se résume à un huis-clos sous-marin confrontant deux demoiselles criardes et pas très malignes aux ténèbres de l'océan, et à quelques requins à la recherche d'un casse-croûte.

En soi, ce n'est pas forcément désagréable, c'est assez bien filmé, et les effets sont convaincants ; on regrettera néanmoins le script très prévisible, bourré de rebondissements téléphonés (la cage qui se décroche à deux reprises, la frangine qui disparaît... et réapparaît, le sauvetage qui tourne court, la décompression, etc) et souffrant d'une exposition très balisée qui dure près de 30 minutes.

Si, en comparaison d'Instinct de Survie, qui arrive à la même période, ce métrage arrive à imposer nettement plus de pression et de tension, il reste assez anecdotique (à moins d'avoir naturellement peur des profondeurs, de l'eau, du noir ou des squales, ce qui, j'en conviens, couvre un assez large éventail de phobies), et tente, sur la fin, un rebondissement façon "tout était dans sa tête" qui ne fonctionne que moyennement, d'autant que tout cela se termine par une semi-happy end de trop pour moi.

3/6

(par contre, je ne suis toujours pas certain de savoir comment les deux filles font pour discuter ensemble sous l'eau avec leur équipement ultra-basique, alors qu'elles n'ont ni oreillettes, ni masque intégral...)

Dernier train pour Busan (Busanhaeng/Train to Busan - 2016) :

Seok-Woo (Gong Yoo), divorcé sud-coréen et gérant de portefeuille boursier obnubilé par son travail, accepte d'emmener sa fille Soo-an (Kim Su-an) voir sa mère à Busan pour son anniversaire. Ils embarquent donc à bord du KTX, un train à grande vitesse, en compagnie d'une équipe de baseball lycéenne, d'un sans-abri (Choi Gwi-hwa), de deux soeurs âgées (Ye Soo-jung et Park Myung-sin), d'un grand patron (Kim Eui-Sung) et d'un couple qui attend un bébé (Ma Dong-seok et Jung Yu-mi). Mais bien vite, il apparaît qu'une épidémie meurtrière frappe la Corée, et que le train, qui a quitté le quai, contient à son bord une infectée... qui propage rapidement sa maladie.

Un film de zombies carré, professionnel et dynamique, avec des personnages assez attachants et qui ont une bonne alchimie (facteurs trop souvent sous-estimés dans les films d'horreur), des hordes d'infectés désarticulés et parfois comiques (rappelant un peu World War Z, mais en réussi et en plus drôle - excellente gestuelle des acteurs zombifiés), et un environnement qui rappelle évidemment Snowpiercer (y compris, et à un degré très moindre, au niveau de la critique sociale).

On passe donc un très bon moment devant ce Dernier Train pour Busan, même si, forcément, le métrage n'est pas dépourvu de défauts : on peut notamment citer un déroulement un peu trop prévisible (on devine qui facilement va mourir, et dans quel ordre), conséquence du caractère relativement caricatural de certains personnages, et d'un métrage à la durée un peu trop longue pour son propre bien.

Ce qui, en conséquence, rend les occasionnels ralentis larmoyants un peu trop superflus et forcés, et peut agacer.

Mais dans l'ensemble, Train to Busan est une très bonne surprise sud-coréenne, qui, pour une fois, est à la hauteur de sa réception enthousiaste parmi les amateurs de genre.

4.25/6

I am not a Serial Killer (2016) :

Morbide, fasciné par les cadavres, la mort, les tueurs en série, et arborant lui-même tous les signes annonciateurs d'une futur carrière de sociopathe tueur en série, John (Max Records) vit une vie pénible, constamment torturé par ses penchants obscurs à peine contrôlés par des règles de vie qu'il s'impose, et passant son temps entre séances de psychothérapie, travail avec sa mère (Laura Fraser) dans la morgue familiale, et lycée, où il n'a quasiment aucun ami. Mais lorsque des meurtres sanglants se multiplient dans sa petite ville, John décide de mener l'enquête, fasciné, et en vient à soupçonner son voisin, Mr Crowley (Christopher Lloyd), un vieillard aux habitudes étranges...

Un film indépendant qui pourrait se résumer à une sorte de croisement assez premier degré et sombre entre Un élève doué, Dexter et Vampire, vous avez dit vampire ?, adapté du premier roman d'une série young adult consacrée à son protagoniste principal, cet adolescent luttant constamment contre ses pulsions meurtrières.

Le métrage, lui, parvient à établir une ambiance très particulière et déroutante, aidée par une illustration musicale globalement inattendue (du synthé Moog, du grunge, du punk, du rock 70s, de la dissonance, des plages sonores à la limite de Philip Glass, etc), par une interprétation impeccable, et par des moments un peu excentriques (toutes les réactions de la mère de John, notamment, semblent étrangement peu normales, ce qui est à la fois un défaut et une qualité.)

Si le film s'avère finalement assez classique dans son déroulement (la bascule s'opère au bout de trente minutes, et ensuite, ça file droit sur ses rails, avec un rythme néanmoins assez mesuré), il n'en reste pas moins intéressant, grâce à un improbable jeu du chat et de la souris entre deux êtres qui, en fin de compte, ont plus de similarités que de différences... seul vrai reproche, les effets numériques, qui trahissent le budget limité du métrage, et n'ont pas l'impact souhaité.

4/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 131 - Happy Birthday (2016), Fear Inc. (2016) & Forbidden Siren (2006)

Publié le 5 Novembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Horreur, Thriller, Comédie, Fantastique, Japon

Halloween, c'est terminé, et jusqu'à la fin de la semaine, on achève l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme la fin de ce marathon de cinéma fantastique et d'horreur qui a duré un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Happy Birthday :

Le jour de son anniversaire, Brady (Matt Bush) découvre que sa compagne (Tristin Mays) le trompe. Pour lui remonter le moral, Tommy (Riley Litman), son meilleur ami producteur hollywoodien, décide de lui organiser un road trip jusqu'au Mexique, pour se changer les idées. Là, ils rencontrent les séduisantes Katie (Vanessa Lengies) et Lucia (Britne Oldford), ainsi que "Le Texican" (Erik Palladino) et son sbire El Caballo (Matthew Willig), et rapidement, cette virée mexicaine vire au cauchemar, lorsque le duo d'Américains tombe dans un piège tendu à leur intention...

Alors là, attention, arnaque : ce film est vendu comme un thriller horrifique, façon "jeunes cons américains s'attirent des problèmes lors de vacances à l'étranger", à la Hostel et compagnie... mais en fait, dès les premières minutes, on comprend que ce n'est pas tout à fait ça.

Le cast est trop atypique, le ton trop léger, les détails fournis sur les personnages trop particuliers et précis, et les 30 premières minutes trop bro-comédie (bromédie ?) pour être honnêtes - et pour être convaincantes lorsque arrive le virage "torture porn" annoncé.

Et effectivement, on réalise bien vite qu'en lieu et place d'un thriller horrifique, on regarde en fait un ersatz de The Game (avec Michael Douglas, d'ailleurs directement cité dans les dialogues) sans intérêt, sans tension, et saupoudré - surtout dans sa première demi-heure - d'humour scatologique.

Ah, et n'oublions pas un caméo improbable de Steven Tyler d'Aerosmith en organisateur de combats de coqs qui fait, en prime, un monologue tout simplement hors-sujet sur le racisme dans les films américains lors d'une balade en voiture.

1/6 en tant que film d'horreur (et probablement un peu plus, mais toujours en dessous de la moyenne dans les autres catégories)

Fear Inc. :

Glandeur et fumeur invétéré, Joe (Lucas Neff) vit aux crochets de sa riche fiancée Lindsay (Caitlin Stasey). Passionné de films d'horreur, il se trouve particulièrement déçu par la visite d'une maison hantée, et croise alors le chemin d'un homme étrange (Patrick Renna), qui représente Fear Inc., une entreprise promettant une expérience de terreur personnalisée. Joe ne donne pas suite, mais quelques jours plus tard, alors qu'il reçoit un couple d'amis chez lui (Chris Marquette & Stephanie Drake), des événements étranges commencent à se produire autour d'eux : Fear Inc. est passé à l'action, et Joe est leur nouvelle victime. 

Le premier problème de ce Fear Inc, c'est qu'il arrive sur les talons de Happy Birthday, avec qui il partage beaucoup de choses, dont ses retournements de situation multiples, et son idée de base.

Le second problème, c'est que Fear Inc. est affublé d'un personnage principal stoner, slacker, sarcastique et moqueur, qui ne prend rien de ce qui se passe dans les 50 premières minutes du film au sérieux. Ce qui, forcément, empêche toute identification, toute empathie pour le personnage, que l'on déteste assez rapidement.

Le troisième problème, c'est que, puisque le métrage est très balisé, et cite ouvertement toutes ses influences (de The Game à Scream), aucun des twists du scénario ne surprend ou ne fonctionne, et par conséquent, le spectateur voit tout venir avec vingt longueurs d'avance.

Autrement dit, cette adaptation de court-métrage tombe totalement à plat, du début à la fin, surtout que le métrage n'a pas assez de budget pour rendre crédible ce qu'on voit à l'écran, et que le scénario ne sait jamais quand s'arrêter : le twist final, ainsi, est totalement de trop, au point de saboter rétroactivement le reste du métrage (d'autant que la scène ne fonctionne pas, car elle est supposée évoquer un moment bien précis du Trône de Fer... mais la musique est à côté de la plaque, l'environnement aussi, et par conséquent, la référence ne fonctionne pas).

1.5/6 (au moins, ce n'est pas de la bromédie stupide, comme Happy Birthday)

Forbidden Siren (Sairen) :

Lorsque Yuki (Yui Ichikawa), une jeune femme vivant avec son père Shinichi (Reo Morimoto) et son petit frère malade, Hideo (Jun Nishiyama), s'installe sur l'île japonaise de Yamijima, elle espère que ce nouvel environnement idyllique et tranquille aidera son fère à retrouver la santé. Mais bien vite, elle remarque que les habitants de l'île ont un comportement étrange, et qu'une sirène d'alarme se déclenche ponctuellement sur l'île, déchaînant les éléments, et libérant des créatures menaçantes dans les rues de la bourgade où elle vit. Yuki décide alors de mener l'enquête, et découvre que ces phénomènes ont une origine légendaire et surnaturelle...

Adaptation japonaise très libre de la série de jeux vidéo Siren/Forbidden Siren, ce long-métrage horrifique évoque forcément, par certains aspects, la franchise Silent Hill, en imposant une atmosphère étrange et pesante, rythmée par la complainte menaçante de la sirène, qui n'annonce jamais rien de bon.

Cela dit, si le tout n'est pas trop mal joué, si l'héroïne est attachante (bien que pas très vive d'esprit), et que le mystère est intéressant, le potentiel menaçant et horrifique du récit n'est jamais totalement exploité, et pour cause : le script a en effet recours dans son dernier quart d'heure, à un rebondissement assez imprévu (du moins, il ne m'est vraiment pas venu à l'esprit pendant le reste du métrage, tant il fait basculer le tout dans un autre genre), qui change tout ce qu'on a vu auparavant.

Et pas forcément en bien, à vrai dire, puisque ce retournement de situation rend caduque une grosse partie du métrage, et que malgré cela, la production tente tout de même d'avoir le beurre et l'argent du beurre, en cultivant une ambiguïté qui agace plus qu'elle ne convainc.

En résumé, 4/6 pour la première heure et quelques, 2/6 pour la fin, pour une moyenne de

3/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 130 - Mostly Ghostly 3 (2016), Friend Request (2016) & Instinct de Survie (2016)

Publié le 5 Novembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Télévision, Comédie, Jeunesse, Fantastique, Horreur, Halloween, Thriller

Halloween, c'est terminé, et jusqu'à la fin de la semaine, on achève l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme la fin de ce marathon de cinéma fantastique et d'horreur qui a duré un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

R.L. Stine's Mostly Ghostly 3 - Une Nuit dans la Maison Hantée (One Night In Doom House) :

Afin d'aider ses amis fantômatiques Nicky (Blake Michael) et Tara (Olivia Ryan Stern) à retrouver leurs parents, Max Doyle (Corey Fogelmanis) tente d'obtenir l'aide d'un célèbre chasseur de fantômes télévisé, Simon (Jamie Kennedy). Mais celui-ci finit par être possédé par le maléfique Phears, et tente de se débarrasser pour de bon de ses ennemis jurés...

En me plongeant dans mes souvenirs et dans mes archives, je m'aperçois que Mostly Ghostly 1 (2008) racontait comment Max (Sterling Beaumont), un garçon de 11 ans passionné de magie, épris de la populaire Tracy (Ali Lohan), et qui, capable de voir les fantômes de Tara (Madison Pettis) et de Nicky (Luke Benward), deux enfants de son âge, les aidait à se faire à leur nouvel état, et à combattre le maléfique Phears (Brian Stepanek). Ce DTV était particulièrement médiocre et pénible, et avait reçu de ma part un 1/6 assez sévère (mais probablement mérité, puisque je n'en garde absolument aucun souvenir).

Sa suite (2014), un semi-remake, reprenait les mêmes personnages, en les vieillissant un peu et en changeant le cast à 90% : exit les Max, Nicky, Phears et Tracy originaux, ici remplacés par Ryan Ochoa, Roshon Fegan, Charlie Hewson, et Bella Thorne (dans un rôle équivalent à celui de Tracy/Ali Lohan). Un Mostly Ghostly 2 plus maîtrisé, qui remettait les choses à plat, et qui s'avérait nettement plus regardable, sans toutefois atteindre le moindre sommet (3/6).

Pour ce troisième épisode, à nouveau, grand ménage d'automne, qui cette fois-ci élimine tout le monde, y compris Madison Pettis, qui avait pourtant survécu aux deux premiers épisodes. On n'a donc jamais vraiment l'impression de regarder le troisième chapitre d'une série d'adaptations de livres, ce qui pose problème, quelque part, d'autant que les remplaçants ne sont pas particulièrement à la hauteur (à la limite, Corey Fogelmanis ne joue pas trop mal son rôle, mais tous les autres sont particulièrement transparents).

De toute façon, dès le début, avec Phears 3.0 qui fait un résumé des épisodes précédents à son oncle, Danny Trejo, on sent que le tout est assez mal parti ; ensuite, ça se stabilise dans une direction assez basique et enfantine (avec bruitages de cartoon et slapstick)... jusqu'à ce qu'arrive Morgan Fairchild dans un caméo calamiteux, celui d'une gouvernante française baptisée Lulu... qui pour une raison ou pour une autre, parle avec un accent hésitant entre le français caricatural tel que vu par les Américains, et l'allemand tout aussi caricatural.

Et puis ensuite on a Jamie Kennedy en roue libre, un numéro de danse bancal, et un budget qui est totalement à l'agonie quand arrive le moment du grand final spectaculaire, qui enchaîne les effets numériques de la fin des années 90, voire pire.

En résumé, ça fait exactement la moyenne des deux autres opus, ça distraira probablement les plus petits, mais passée la barre des 10-12 ans... aouch.

2/6

Friend Request :

Populaire et sympathique, Laura (Alycia Debnam-Carey) a de nombreux amis à la Fac et sur les réseaux sociaux ; un jour, par gentillesse, elle accepte la demande d'ami de Marina (Liesl Ahlers), une nouvelle arrivante timide, paumée et gothique, qui rapidement, commence à la harceler sur Facebook, de manière presque obsessive. Jusqu'au jour où, après une altercation, Marina se suicide... mais sa page Facebook reste étrangement active, et bientôt, c'est toute l'existence de Laura qui est envahie par l'esprit de Marina, qui semble avoir d'étranges pouvoirs...

Un film d'horreur germano-anglais, tourné en anglais en Afrique du Sud, et qui lorgne de manière évidente sur le Unfriended de 2014... mais sans en avoir le format original.

En effet, une fois dépourvu des atours modernes des réseaux sociaux, et des jeux d'écran de Unfriended, on s'aperçoit bien vite que le tout ressemble fortement à ce qui se faisait dans le genre horrifique dans les années 90-2000, avec cette peur étrange de l'internet et des nouvelles technologies.

Pire, par moments, tout ça ressemble presque à un téléfilm Lifetime sur les dangers des réseaux sociaux et du bullying, téléfilm qui est agrémenté d'effets sinistres et gores sympathiques, certes, mais qui peinent à tirer le métrage vers le haut, tant tout le reste est basique au possible, et éminemment oubliable.

M'enfin au moins ça joue à peu près juste (même Brit Morgan, c'est dire).

2/6

Instinct de Survie (The Shallows) :

Étudiante en médecine marquée par la mort rde sa mère, Nancy (Blake Lively) part se ressourcer sur une plage isolée, pour y surfer en paix. Mais bien vite, Nancy devient la proie d'un requin blanc agressif, qui la blesse, et l'oblige à se réfugier sur un récif, au large. Affaiblie, et traquée par l'animal, la jeune femme doit réussir à survivre envers et contre tout, avec pour seule compagnie une mouette aussi blessée qu'elle...

Long-métrage à la réputation étrangement ultra-positive outre-atlantique ("c'est le Dents de la Mer de la génération des Millenials !", "un classique instantané qui glace d'effroi !"), signé Jaume Collet-Serra (Esther), et mettant en vedette Blake Lively (alias Mme Ryan Reynolds), qui malgré ses efforts, ne parvient vraiment pas à faire décoller sa carrière solo.

Le problème, amha, c'est que la demoiselle, si elle a un physique séduisant, manque cruellement de charisme et de charme (ou du moins, elle n'en a pas assez pour être tête d'affiche) : elle peine systématiquement à imposer sa présence à l'écran, et finit par être très peu mémorable, même dans un film qu'on lui demande de porter sur ses épaules (par exemple, Adaline).

Ici, à nouveau, Lively est justement supposée porter tout le film sur ses épaules, ce qui ne pardonne pas : car le métrage en lui-même, filmé comme un clip promo d'un office du tourisme ou d'une marque d'équipementier sportif (= les images sont belles, mais creuses, superficielles, et trop stylisées pour fonctionner, avec GoPro et overdose de ralentis, que ce soit dans les 20 premières minutes d'exposition pataude, ou au coeur de l'action finale), n'aide pas l'actrice une seule seconde, peinant à imposer la moindre tension au récit, qui devient rapidement mécanique, et surtout ultra-prévisible.

Le film obéit en effet tellement à un cahier des charges éculé (y compris le traumatisme de l'héroïne, qui finit par en triompher, blablabla), qu'il finit par être en pilotage automatique du début à la fin.

Et je ne parle même pas du côté too much du récit, que ce soit au niveau de l'appétit démesuré du requin (qui est une véritable caricature de monstre tueur tout droit sorti des 70s), de la séance "je me recouds à la McGyver/Rambo avec mon collier et sa chaîne", ou de l'affrontement final contre le squale, qui connait une fin assez indigne et improbable.

2/6 (pour Steven Seagull, pour les effets numériques du requin, et pour quelques moments bien filmés)

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 129 - Legion (2010), Accidental Exorcist (2016) & Ghost Team (2016)

Publié le 4 Novembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Action, Fantastique, Horreur, Comédie, Halloween

Halloween, c'est terminé, et jusqu'à la fin de la semaine, on achève l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme la fin de ce marathon de cinéma fantastique et d'horreur qui a duré un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Legion :

Dans un diner routier poussiéreux, les clients et le personnel (Lucas Black, Tyrese Gibson, Adrianne Palicki, Charles S. Dutton, Jon Tenney, Willa Holland, Kate Walsh, Dennis Quaid) sont confrontés à des assaillants difformes et grotesques : des humains, possédés par les anges du Seigneur, qui a décidé de purger la Terre de l'Humanité. Seul l'Archange Gabriel (Paul Bettany) peut alors aider ce petit groupe de survivants - parmi lesquels, le sauveur de  l'Humanité, encore bébé -  à lutter contre les légions du Paradis.

Mouais... c'est quand même assez médiocre, tout ça.

En fait, c'est juste une mauvaise copie de The Prophecy, mais avec un budget effets spéciaux triplé.

Les 40 premières minutes tiennent la route, ce n'est pas désagréable (même si la scène de la grand-mère perd 90% de son impact, tant elle est téléphonée), et puis arrive un gros couloir d'une vingtaine/trentaine de minutes (le siège proprement dit) absolument sans tension ni intérêt (forcément, un siège sans assaut, c'est décevant), beaucoup trop bavard, et finalement assez rédhibitoire.

D'autant que, lorsque ça redémarre enfin un peu, c'est tellement mal écrit au niveau des dialogues que ça empiète sur le plaisir de voir deux anges bien castés et interprétés s'en mettre plein la tête.

À vrai dire, à part les effets numériques, plutôt réussis, c'est un scénario et une production de DTV, avec de la caractérisation à la truelle, des punchlines débiles, un script qui tient littéralement en deux lignes, une réalisation très moyenne, des choix créatifs discutables (les voix des "démons"), un rythme bancal, et des acteurs globalement médiocres, Bettany et Palicki exceptés (Quaid est calamiteux, son "fils" donne l'impression d'être simplet).

Bref, un 2/6, parce que le score de Frizzell est sympathique, et que visuellement, ça ne fonctionne pas trop mal. 

Accidental Exorcist :

Trentenaire alcoolique et instable, Richard Vanuck (Daniel Falicki) est aussi un exorciste hors pair, souffrant des stigmates du Christ, mais capable d'exorciser n'importe quel cas de possession sans le moindre effort. Cette destinée improbable a cependant un impact considérable sur sa santé mentale, et lentement, Vanuck sombre dans une spirale infernale de dépression...

Une comédie noire horrifique indépendante, écrite, réalisée et interprétée par Falicki, cet Accidental Exorcist s'avère une approche intéressante d'un genre bien balisé : c'est original, c'est assez sarcastique, c'est relativement bien filmé compte tenu du budget et de ses limites, les effets sont compétents, l'ambiance est poisseuse... mais on sent que c'est le travail d'un seul homme : en effet, le tout manque de... de retenue.

Falicki est au centre de tout le métrage, il en fait ce qu'il en a envie, mais çà et là, on se dit que le film aurait bénéficié à être recadré, que Falicki aurait bénéficié de quelqu'un pour lui dire "non, ça, c'est inutile" ou "coupe ça, c'est de trop, c'est contre-productif".

Résultat : le film souffre d'un rythme particulièrement peu maîtrisé, et est à la fois trop long et décousu, jusqu'à lasser totalement le spectateur.

Dommage, car avec un peu plus de maîtrise, on aurait pu tenir là un futur film culte... mais en l'état, plus le film avance, et plus la note baisse, lentement mais sûrement.

2.5/6

Ghost Team :

Après avoir reçu la visite d'un vieil homme grincheux propriétaire d'une ferme hantée, Louis (Jon Heder), propriétaire d'un magasin de photocopie, décide de s'extirper de sa routine habituelle, en postulant pour un rôle dans une série de télé réalité de chasse aux fantômes. Afin de tourner une démo, il s'entoure de son meilleur ami dépressif, Stan (David Krumholtz), de son neveu Zak (Paul W. Downs), d'une employée du salon de beauté voisin (Melonie Diaz), d'un agent de sécurité complexé (Justin Long), et d'une médium télévisée (Amy Sedaris), et part explorer la ferme, caméras au poing. Et rapidement, il s'avère qu'ils n'y sont pas seuls...

Comédie indépendante américaine assez typique, qui n'est dans cette Oktorrorfest que par son sujet, tant tout le reste est ultra-balisé, dans le genre "des slackers que tout oppose se réunissent dans le cadre d'un projet, et finissent par trouver là un groupe d'amis soudé, qui leur permet de se transcender et d'être enfin eux-mêmes".

Le script n'est guère plus qu'un scénario de Scooby-Doo (le dessin animé, pas les films), qui peine à imposer la moindre tension, qui est illustré par un score musical assez agaçant, et qui, s'il a quelques idées de réalisation et de mise en scène intéressantes, ne va jamais au bout des concepts qu'il amène (l'attaque des zombies meth-heads, le passage "simulation de hantise", etc).

Résultat : la comédie n'est pas particulièrement drôle, le côté fantastique est inexistant, le déroulement du script est très prévisible et mécanique, et au final, le film est basique, très quelconque, et totalement oubliable.

1.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 128 - Un Ange aux Deux Visages (2016), Prémonitions (1999) & Le Masque de la Mort Rouge (1964)

Publié le 4 Novembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Horreur, Fantastique, Thriller, Halloween, Télévision, Lifetime

Halloween, c'est terminé, et jusqu'à la fin de la semaine, on achève l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme la fin de ce marathon de cinéma fantastique et d'horreur qui a duré un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Un Ange aux Deux Visages (Mommy's Little Girl / Mommy's Little Monster) :

Après trois années de sobriété, Theresa (Fiona Gubelmann) peut enfin assumer la garde de sa fille Sadie (Emma Hentschel), qui, jusque là, a vécu chez la belle-mère de Theresa, une vieille femme acariâtre et fondamentaliste. Theresa est ravie de s'installer chez sa mère, en compagnie du fiancé de celle-ci, et de son fils adolescent. Mais rapidement, il s'avère que Sadie peine à s'adapter à une vie normale, qu'elle souffre d'un déséquilibre mental, et qu'elle règle tous ses conflits d'une manière brutale et définitive...

Un thriller diffusé sur la chaîne Lifetime, assez mauvais, écrit avec les pieds, à la structure un peu bancale, à la réalisation et au montage basiques au possible, et à l'interprétation en roue libre de la jeune Emma Hentschel, qui fait de son mieux, mais n'est pas du tout aidée par le script et la direction d'acteurs inexistante.

Tout est décousu, la fillette ne semble jamais vraiment sincère ou naturelle, même lorsque son personnage l'est, et la belle-mère fondamentaliste maléfique est une caricature sur pattes.

Heureusement que Fiona Gubelmann est toujours très attachante et sympathique, ça aide un peu à faire passer la pilule.

1.25/6

Prémonitions (In Dreams) :

Douée de pouvoirs de clairvoyance, Claire (Annette Bening) a tendance à prévoir le futur dans ses rêves, des rêves qui deviennent de plus en plus sinistres, à mesure qu'un tueur en série mystérieux (Robert Downey Jr.) sévit dans la région. Jusqu'au jour où Rebecca, la fille de Claire, est retrouvée noyée dans un lac artificiel. Perturbée, et frustrée par le refus de la police de croire en ses visions, Claire se tourne alors vers Silverman (Stephen Rea), un thérapeute qui finit par la faire interner. Mais alors que les rêves de Claire se transforment en cauchemars de plus en plus intenses, la mère éplorée comprend qu'elle est télépathiquement liée au tueur dans son sommeil, et qu'elle est actuellement enfermée dans son ancienne cellule...

Un thriller fantastique intéressant, car adapté d'un roman par Neil Jordan, ce qui garantit, d'office, un rendu visuel assez artistique et fascinant.

C'est le cas ici, avec des visions oniriques sous-marines, des cauchemars étranges et abscons... au point de l'être justement un peu trop.

Si l'intrigue est assez simple dans son déroulement, toutes ces séquences oniriques et ces visions finissent par l'embrouiller un peu trop, au point qu'une bonne partie des spectateurs semble aujourd'hui persuadée que Claire et le tueur ne sont qu'une seule et même personne, et qu'elle souffre de dédoublement de personnalité. Une théorie qui ne tient pas vraiment la route, mais qui profite des nombreuses zones d'ombre du métrage pour gagner en popularité.

Hormis ce côté un peu brouillon du produit fini, sinon, le film est assez bien produit, et bien interprété, même si j'aurais préféré un peu plus de retenue à certains moments dans le jeu de Bening et de Downey Jr.

De même, au bout d'un moment, une fois que Downey apparaît à l'écran, le film perd en tension, en mystère et en énergie, et débouche sur une résolution un peu décevante. Rien de calamiteux, mais ça empêche ce Prémonitions d'être un vrai bon film, et ça le limite à un

3.25/6

Le Masque de la Mort Rouge (Masque of the Red Death) :

Alors que la Mort Rouge, une épidémie meurtrière, ravage le pays, le Prince Prospero (Vincent Price), cruel et sataniste, invite tous les nobles de la région à se réfugier dans son chateau, à l'abri de la plèbe contaminée. Là, il organise un bal costumé décadent et dépravé, auquel la pauvre Francesca (Jane Asher), récemment kidnappée par le Prince, ne peut qu'assister, impuissante. Mais lorsqu'une silhouette drapée de rouge se joint à la fête, Prospero ne sait s'il s'agit là de son maître démoniaque, ou d'une menace bien plus sinistre encore...

Septième des huit adaptations d'Edgar Allan Poe par Roger Corman, ce Masque de la Mort Rouge n'a absolument rien d'un film bon marché et fauché : tout y est chatoyant, luxueux, splendide et fascinant, c'est un vrai régal pour les yeux.

Sans surprise, Vincent Price y est excellent en despote mesquin et cruel, et avec une durée de 90 minutes à peine, pas le temps de s'ennuyer, même si le script se permet quelques digressions pas forcément indispensables au récit.

Dans l'ensemble, une réussite intelligente et plus subtile qu'il n'y paraît (qui profite d'ailleurs de son récit pour adapter, en passant, la nouvelle Hop-Frog de Poe).

4.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 127 - After.Life (2009), Les Témoins (2003) & The Unspoken (2015)

Publié le 4 Novembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Horreur, Halloween, Canada, Thriller, Fantastique

Halloween, c'est terminé, et jusqu'à la fin de la semaine, on achève l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme la fin de ce marathon de cinéma fantastique et d'horreur qui a duré un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

After.Life :

Dépressive et bipolaire, Anna (Christina Ricci) a des problèmes dans le couple qu'elle forme avec Paul (Justin Long), un jeune avocat : frustrée par ce dernier, elle quitte le restaurant où ils dînaient, et prend le volant sur une route pluvieuse. Lorsqu'elle se réveille, cependant, c'est dans une morgue, étendue sur une table métallique, alors que Deacon (Liam Neeson), le croque-mort, s'occupe d'elle. Il lui explique alors qu'elle est morte dans un accident de voiture, et qu'il va la préparer pour son enterrement, prévu dans trois jours... mais Anna est-elle vraiment morte, ou bien est-elle tombée dans les mains d'un psychopathe ?

Bah, je suis bien embêté par ce thriller psychologique, au postulat macabre assez intéressant, mais à l'exécution insuffisante : en effet, à en croire le web, ce film serait un summum d'ambiguïté et de mystère au sujet de l'état réel d'Anna, et on ne compte plus les commentaires et les messages tentant de décider si, oui ou non, Neeson avait des pouvoirs de médium.

Et là où ça m'embête, c'est que justement, j'ai trouvé que le film manquait totalement de subtilité ou d'ambiguïté, et jouait clairement cartes sur table, en montrant de manière évidente que Neeson était manipulateur, dérangé et louche, et ce dès le début du film.

Résultat : alors que justement, le récit aurait pu se montrer passionnant s'il avait joué de manière intelligente sur cette ambiguïté, et maintenu le doute jusqu'à sa concluson, il s'avère tout simplement mécanique et froid (ce qui est approprié au sujet, en fin de compte), utilisant des dialogues pontifiants sur la mortalité et sur le sens de la vie pour tenter de dissimuler ses grosses ficelles narratives.

Autre problème, si les trois acteurs principaux s'abandonnent complètement à leurs rôles respectifs, leur direction n'est pas forcément toujours très pertinente : Long en fait un peu trop, et Ricci (qui pourtant se donne corps et âme à son personnage) est inégale, un peu fausse dans ses moments les plus énervés.

Certes, elle n'est pas aidée par un personnage peu attachant ou vif d'esprit (lorsqu'elle dérobe la clef de la morgue, parvient à aller jusqu'à la porte d'entrée du funérarium, l'ouvre... et fait demi-tour, retourne s'enfermer, et tente d'appeler son compagnon plutôt que la police, j'ai abandonné tout espoir)... mais tout de même : n'est pas Scream Queen qui veut.

En fin de compte, cet After.Life donne vraiment l'impression d'un scénario de Contes de la Crypte tiré vers le bas par le format long-métrage, et par le manque de subtilité de l'écriture (toute la sous-intrigue concernant l'élève d'Anna, son poussin, et le fait que Deacon le prend sous son aile... c'est vraiment inutile).

Je ne comprends donc vraiment pas pourquoi autant de spectateurs pensent que le film est vraiment un thriller surnaturel, et trouvent donc ce métrage captivant et ingénieux.

2.75/6 (formellement, ça vaut plus que la moyenne, mais l'écriture et ses maladresses m'ont vraiment agacé)

Les Témoins (The Gathering) :

Jeune femme vagabonde, Cassie Grant (Christina Ricci) est percutée par une automobile en se rendant au village de Ashby Wake, et se réveille amnésique. Elle est alors recueillie par la conductrice l'ayant renversée, Marion (Kerry Fox), qui l'invite à se remettre d'aplomb chez elle, dans sa confortable demeure familiale. Cassie sympathise aussitôt avec le beau-fils de Marion, Michael (Harry Forrester), dont le père étudie actuellement une vieille église en ruines récemment redécouverte, aux fresques étranges et inhabituelles. Bientôt, Cassie commence alors à avoir des visions et prémonitions étranges concernant des habitants de la région, au nombre desquels le menaçant Frederick Michael Argyle (Peter McNamara)...

Un thriller horrifico-fantastico-religieux assez plat et soporifique, resté sur le banc de touche pendant des années après avoir été terminé, et qui est l'oeuvre d'Anthony Horowitz, une valeur sûre de la télévision anglaise.

Malgré cela, tout le monde y semble en pilotage automatique, y compris au niveau de l'écriture, qui prend un sujet au potentiel énorme (un groupe de témoins de la crucifixion de Jesus, maudits pour n'être pas intervenus, et qui sont condamnés à assister à jamais à toutes les pires catastrophes qui frappent l'Humanité), et réduit le tout à une histoire de vengeance et de pédophilie dans un bled paumé de la campagne anglaise.

Forcément, ça manque cruellement d'ampleur, de rythme, et tout simplement d'intérêt, d'autant que le tout est assez cousu de fil blanc. Reste bien des sculptures assez réussies dans l'Église... mais c'est peu.

1.5/6

The Unspoken :

Lorsque Jeanie (Pascale Hutton) et son fils de neuf ans, Adrian (Sunny Suljic) s'installent dans une petite maison à la réputation sinistre, la communauté locale s'en étonne. Angela (Jodelle Ferland), elle, est d'autant plus surprise que Jeanie la demande expressément pour servir de babysitter à Adrian : traumatisée par la mort de sa mère durant son enfance, complexée par sa relation amoureuse avec Pandy (Chanelle Peloso), qui n'assume pas sa sexualité, et martyrisée par un groupe de trois brutes locales (Jake Croker, Jonathan Whitesell & Anthony Konechny), Angela est loin d'être populaire ou à l'aise en société. Et rapidement, alors qu'elle tisse des liens avec le garçon un peu autiste, les phénomènes surnaturels et sanglants se multiplient autour de la jeune fille...

Un film d'horreur canadien qui abat clairement ses cartes dès le début - les évènements surnaturels sont clairs et ne laissent pas de place au doute - pour ensuite mieux brouiller les pistes en tentant de manger à tous les râteliers : ici, de l'horreur satanique et de la possession démoniaque, ici un enfant psychopathe, ici un poltergeist ou une histoire de hantise... et à la fin, que nenni, on tombe encore dans un autre genre, avec une explication finale à la limite du ridicule.

Il est dommage que le film n'ait pas choisi une seule direction à laquelle s'en tenir, car les scènes d'horreur peuvent s'avérer assez brutales, ce n'est pas trop mal filmé, il y a quelques points inhabituels soulevés çà ou là (l'homosexualité de l'héroïne et de son amie, etc) et la distribution est plutôt sympathique (Jodelle fait une protagoniste très efficace).

Mais le mélange incontrôlé des genres, les détours de la narration, et le rythme global assez mollasson, font que le film ne fonctionne pas vraiment, et ressemble presque parfois à un téléfilm Lifetime ou assimilé.

2.5/6 -0.25 pour le twist stupide = 2.25/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 126 - Transylvania Twist (1989), High Spirits (1988) & The Monster Squad (1987)

Publié le 3 Novembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Comédie, Fantastique, Horreur, Jeunesse

Halloween, c'est terminé, et jusqu'à la fin de la semaine, on achève l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme la fin de ce marathon de cinéma fantastique et d'horreur qui a duré un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Transylvania Twist :

Lorsque le maléfique Comte Orlock met la main sur un grimoire mythique lui permettant de déclencher la fin du monde, c'est à Dexter Ward (Steve Altman), neveu d'un bibliothécaire, de récupérer l'ouvrage avant qu'il ne soit trop tard. En chemin, il croise la route de Marissa (Teri Copley), héritière du chateau Orlock, et affronte son Oncle Byron Orlock (Robert Vaughn), ainsi que ses trois nièces adoptives...

Une parodie d'horreur à la ZAZ/Mel Brooks produite par Roger Corman, bourrée de références à Lovecraft et de gags visuels idiots (comme par exemple le caméraman distrait par un généreux décolleté, et qui peine rattraper les acteurs qui ont continué la scène sans lui), de stock shots et de passages musicaux, ça ressemble plus à un Scary movie 3 ou 4 enchaînant les mini-sketches assez prévisibles qu'à un Frankenstein Junior.

Pas très convaincant, donc, ce qui est d'autant plus dommage que certains dialogues sont plutôt drôles, et qu'il y a quelques clins d'oeil bien trouvés... mais le comique de service/acteur principal est particulièrement lourd, avec ses imitations constantes.

2/6

High Spirits :

Hôtelier irlandais, Peter Plunkett (Peter O'Toole) tente désespérément de sauver le chateau familial, délabré, et d'attirer les touristes, en prétendant que la bâtisse est hantée. Malheureusement, le canular primitif ne trompe personne, et les visiteurs sont déçus... jusqu'à ce que deux véritables esprits, Mary (Daryl Hannah) et Martin (Liam Neeson) se manifestent, et s'éprennent de deux touristes américains, Sharon (Beverly D'Angelo) et Ack (Steve Guttenberg)...

Séquence nostalgie, avec un film de Neil Jordan que je me repasse régulièrement depuis des décennies. Et force est de constater que ça fonctionne toujours impeccablement.

C'est drôle, dynamique, léger, irlandais, et malgré une bande originale (par ailleurs excellente) enregistrée dans une cave, c'est du

4.5/6

The Monster Squad :

Sean (Andre Gower), 12 ans, et son meilleur ami Patrick (Ribby Kiger), sont des fans de monstres. Avec leur ami rondouillard Horace (Brent Chalem), le bagarreur Rudy (Ryan Lambert), le petit Eugene (Michael Faustino) et Phoebe (Ashley Bank), la petite soeur de Sean, les deux garçons se réunissent pour parler de leurs créatures horrifiques préférées... jusqu'au jour où Dracula (Duncan Regehr), Frankenstein (Tom Noonan), le Loup-Garou (Carl Thibault), la Momie (Michael MacKay), et la Créature du Lagon Noir (Tom Woodruff Jr.) arrivent en ville, à la recherche d'une amulette leur permettant de contrôler le monde. La Monster Squad des enfants doit alors faire tout son possible pour les en empêcher.

Un film fantastique pour enfants co-écrit par les compères Shane Black et Fred Dekker, et qui peut-être résumé à une sorte de "Goonies vs les monstres Universal" : gentiment amusant, et je comprends très bien la réputation de film culte que ce métrage a pour ceux qui ont grandi avec cette oeuvre, outre-Atlantique...

...mais pour être franc, une fois le voile de la nostalgie retiré, ça reste tout de même très moyen : ce n'est pas particulièrement bien joué, ça cabotine beaucoup, le manque de moyens se fait régulièrement ressentir, et le rythme est parfois assez étrange.

Mais bon, ça reste sympathique, et les monstres sont plutôt réussis, grâce au travail de Stan Winston.

3.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 125 - I Am The Pretty Thing That Lives in The House (2016), Within (2016) & The Night Before Halloween (2016)

Publié le 3 Novembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Télévision, Netflix, SyFy, Halloween, Horreur, Fantastique

Halloween, c'est terminé, et jusqu'à la fin de la semaine, on achève l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme la fin de ce marathon de cinéma fantastique et d'horreur qui a duré un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

I Am The Pretty Thing That Lives In The House :

Lily (Ruth Wilson), une aide soignante peureuse, s'installe dans la demeure d'Iris Blum (Paula Prentiss), une romancière spécialisée dans les histoires de fantômes, et qui se fait trop vieille pour rester seule. Rapidement, Lily comprend que le roman le plus célèbre d'Iris lui a été inspiré par la présence fantomatique de Polly (Lucy Boynton), une jeune femme disparue entre ces murs...

Une histoire de fantômes distribuée sur Netflix, écrite et réalisée par le fils d'Anthony Perkins, et qui souffre des mêmes problèmes que February (chroniqué un peu plus tôt dans ces pages) : visuellement très travaillé, le film bénéficie d'une technique très professionnelle et maîtrisée, mais aussi, malheureusement, d'un script faiblard, d'une froideur glaciale, et d'une tendance au cinéma d'auteur pseudo-intellectuelle et arty assez agaçante.

Ici, c'est peut-être même pire qu'avec February (qui conservait un semblant de structure et de narration classique), puisque, outre son titre à baffer, ce métrage souffre d'un scénario ultra-basique, dont le manque d'épaisseur est à peine camouflé par les artifices de structure du script, et par les choix narratifs et visuels effectués : tout est lent, contemplatif, l'héroïne débite des platitudes pseudo-philosophiques et pompeuses en voix off, encore et encore, jusqu'à ce que le spectateur ne l'écoute plus.

Et pour ne rien arranger, justement, l'héroïne est franchement peu engageante. Avec ses lèvres de canard, Wilson compose une héroïne peureuse, fébrile, constamment dans les tremblements et la passivité, un personnage qui passe son temps à se parler, comme une enfant tentant de se rassurer, et qui devient très rapidement énervante.

Autant dire qu'il est alors difficile de se passionner pour ce film au final assez creux, gentiment prétentieux, et qui ne capitalise jamais vraiment sur l'atmosphère très particulière qu'il parvient à créer.

2.25/6

Within :

Lorsqu'elle s'installe dans une nouvelle maison avec son père (Michael Vartan) et sa belle-mère (Nadine Velazquez), Hannah (Erin Moriarty), une adolescente, est mécontente de cette nouvelle existence loin de tout et de tous. Mais rapidement, cependant, des événements étranges commencent à se produire dans la maison : manifestations paranormales, voisin serrurier pervers (Ronnie Gene Blevins), ou quelque chose de plus étrange encore ?

Un long-métrage qui ressemble étrangement à un téléfilm Lifetime, mais qui pourtant n'en est pas un, apparemment.

M'enfin bon, pour ce que ça change : pendant 50 minutes, le film a tout d'un téléfilm Lifetime, tant dans sa forme que dans son script, et ce dernier tente fortement de faire croire au spectateur que le serrurier est le responsable de tous ces phénomènes paranormaux vus à l'écran (comme des clous qui sortent seuls du mur... mais bien sûr !).

Et puis, soudain, alors que la confrontation entre le pervers-fausse-piste et l'héroïne se produit (et aurait été le point culminant d'un téléfilm Lifetime), le métrage décide d'abattre toutes ses cartes, en révélant la véritable nature des phénomènes (spoiler : c'est ultra-dérivatif, et le titre, ainsi que l'accroche de l'affiche, vendent largement la mèche).

Le film bascule alors dans quelque chose de plus horrifique, mais pas forcément de plus efficace (car ultra-balisé et déjà vu), jusqu'aux 15 dernières minutes, rampantes, qui ne sont pas désagréables.

Après, on a malheureusement droit à une fin en queue de poisson, à un carton-titre de pré-générique de fin pas très convaincant, et à des end credits qui défilent à l'envers, sans raison ; un peu à l'image du film, en fait : ce n'est pas bon, c'est assez plat et générique, mais çà et là, on se dit que la réalisation est plutôt efficace, que la gestion de l'espace est plutôt réussie, que l'héroïne n'est pas désagréable (d'autant que a demoiselle est agréable à l'oeil, et volontairement peu vêtue)... bref, qu'il y a du bon, mais que c'est parasité par tout le reste, qui est bien inutile.

2.25/6

The Night Before Halloween :

La veille d'Halloween, un canular qui tourne mal plonge Beth (Natalie Ganzhorn), l'une des amies de Megan (Bailee Madison), dans le coma. Rapidement, Megan et le reste du groupe découvrent que Kyle (Jahmil French), l'instigateur du canular, voulait la mort de Beth, car il est atteint de la Malédiction du Carver, un être surnaturel qui vous ôte la vie la veille d'Halloween, à moins que vous ne parveniez à convaincre quelqu'un d'autre à commettre un meurtre... Un an plus tard, confrontés à leur tour au Carver, le groupe de Beth doit faire tout son possible pour survivre.

Un téléfilm Syfy tellement mauvais et insipide que j'ai totalement décroché au bout d'une bonne demi-heure, et que j'ai régulièrement sauté des scènes sans rien perdre du métrage.

Entre la réalisation plate, l'histoire dérivative et inintéressante, le rythme inexistant, et les personnages tous interchangeables, il n'y a absolument rien à sauver, et ce malgré les efforts de Bailee Madison (la seule actrice connue du cast, et donc, forcément, la final girl).

1/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 124 - Casper (1995), Casper, l'Apprenti Fantôme (1997) & Casper et Wendy (1998)

Publié le 3 Novembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Fantastique, Halloween, Review, Jeunesse, Télévision

Halloween, c'est terminé, et jusqu'à la fin de la semaine, on achève l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme la fin de ce marathon de cinéma fantastique et d'horreur qui a duré un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Casper :

Casper (Malachi Pearson) est le fantôme pacifique d'un petit garçon, qui hante un manoir abandonné dans le Maine. Mais lorsque James Harvey (Bill Pullman), un spécialiste en paranormal, s'installe dans le manoir pour tenter d'entrer en contact avec les esprits l'habitant, un lien inattendu se tisse entre sa fille Kat (Christina Ricci) et Casper. Une relation improbable, rendue encore plus compliquée par les oncles fantômatiques de Casper, et par les employeurs de Harvey, manipulateurs et malhonnêtes.

J'aime beaucoup Silberling (le réalisateur) & Christina Ricci, et il y a plein de bonnes choses dans le film (le traitement du deuil, les clins d'oeil, le cast, les effets spéciaux, la direction artistique, voire même la musique de Horner, qui est adéquate - et ce quand bien même il aurait, depuis, plus ou moins recyclé le thème de Casper pour Les Chroniques de Spiderwick), mais j'ai toujours eu l'impression qu'il manquait un petit quelque chose pour vraiment me convaincre, même à l'époque, lorsque j'étais plus jeune.

Peut-être est-ce le rythme parfois étrange, la fin un peu forcée, ou le fait que, finalement, c'est un film familial Amblin des années 80, arrivé 10 ans trop tard...

4/6

Casper, l'apprenti fantôme (Casper : A Spirited Beginning) :

Alors que Casper (Jeremy Foley) fait ses premiers pas de fantôme, il finit par s'installer dans le Manoir Applegate, où il rencontre trois esprits qui deviennent ses oncles d'adoption. Mais le Manoir est sur le point d'être détruit par les employés de Tim (Steve Guttenberg), un développeur immobilier, au grand dam de Chris (Brendan Ryan Barrett), son fils passionné de surnaturel, et de Sheila Fistergraff (Lori Loughlin), l'institutrice du garçon...

Le téléfilm/DTV qui est arrivé peu de temps après l'opus cinéma, et qui lui sert de préquelle/d'origin story. La distribution est sympathique (Guttenberg et Lori Loughlin, entre autres), mais à part ça, c'est vraiment quelconque, avec du placement produit Saban Entertainment à tous les étages, et un Au-Delà en images de synthèses miteuses et fluorescentes des plus rebutantes (d'autant qu'en plus, cet Au-delà contredit gentiment le premier film).

Cette orientation, clairement plus enfantine que celle du film original, et un budget assez limité font que ce Casper, l'apprenti fantôme est finalement beaucoup plus simpliste, basique, et nettement moins intéressant.

2/6

Casper et Wendy (Casper Meets Wendy) :

Poursuivies par Desmond, un sorcier maléfique (George Hamilton), Wendy la petite sorcière (Hilary Duff) et ses trois tantes Gerty (Cathy Moriarty), Fanny (Teri Garr) et Gabby (Shelley Duvall) tentent de lui échapper en prenant des vacances imprévues. Sur place, Wendy rencontre Casper (Jeremy Foley), lui-même accompagné de ses trois oncles : malgré l'opposition de leurs familles respectives, les deux nouveaux amis vont alors s'associer pour vaincre Desmond...

Second (et dernier) téléfilm de la franchise Casper, ce métrage vaut principalement pour sa distribution : George Hamilton cabotine en super sorcier machiavélique, qui a comme sbires Richard Moll et Vincent Schiavelli ; Shelley Duvall et Cathy Moriarty (du premier Casper) s'amusent en soeurcières ; Mini-Duff est tout simplement adorable ; et le tout, s'il est encore plus orienté enfants que le précédent, reste regardable, ne serait-ce que pour son cast, et pour l'ampleur de ses enjeux (qui ont le mérite d'exister, eux, contrairement à l'opus précédent).

2.25/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 123 - Teen Witch (1989) & L'Initiation de Sarah (2006)

Publié le 2 Novembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Télévision, ABC Family, Comédie, Thriller, Fantastique, Halloween, Jeunesse

Halloween, c'est terminé, et jusqu'à la fin de la semaine, on achève l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme la fin de ce marathon de cinéma fantastique et d'horreur qui a duré un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Teen Witch :

Lycéenne timide et complexée, Louise (Robyn Lively) découvre qu'elle possède des pouvoirs magiques qu'elle pourra utiliser dès le jour de ses 16 ans. Aussitôt, elle les exploite pour obtenir ce qu'elle a toujours désiré : être populaire au lycée, et conquérir le coeur de Brad (Dan Gauthier), le sportif le plus populaire de l'établissement. Mais bien vite, son comportement se retourne contre elle...

Spin-off officieux de la série des Teen Wolf (le film a été conçu comme une déclinaison féminine des deux Teen Wolf, avant d'être transposé des garous aux sorcières), ce métrage est tellement daté "années 80" qu'il en est devenu involontairement culte ; générique de début périmé, histoire insipide grandement calquée sur les Teen Wolf (avec Jean-Pierre Stevens dans le rôle du père, et Zelda Rubinstein dans celui d'une voyante), passages musicaux involontairement hilarants (des rap battles épiques !) et à la chorégraphie bancale, tenues improbables, bande originale au saxophone, bref : c'est objectivement calamiteux, mais subjectivement, c'est tellement kitsch que ça en devient incontournable... au second degré.

1.5/6

L'Initiation de Sarah (The Initiation of Sarah) :

Deux soeurs, Sarah (Mika Boorem) et Lindsay (Summer Glau), arrivent à l'université, et sont impatientes d'intégrer Alpha Nu, une sororité à laquelle leur mère (Morgan Fairchild) appartenait autrefois, et qui est désormais dirigée par Corrine (JoAnna Garcia). Mais en parallèle, Eugenia Hunter (Jennifer Tilly) gère la sororité Pi Epsilon Delta, et elle aussi est intéressée par les deux arrivantes : en effet, Sarah et Lindsay ont des pouvoirs inexplicables, et le campus va bientôt se transformer en champ de bataille lors d'un affrontement de sorcières et de maisons rivales...

Remake d'un téléfilm de 1978, ce téléfilm ABCfamily vaut surtout pour sa distribution sympathique (même si Boorem et Glau n'auront jamais l'air de soeurs, ni d'être les filles de Fairchild) ; car s'il a beau être très regardable, bénéficier d'un budget confortable, et ne pas être trop mal écrit, il souffre aussi d'un énorme coup de mou une fois la première heure passée, et reste donc extrèmement anecdotique et dispensable.

(reste toujours la curiosité de voir une Summer Glau bimbo-ifiée, ce qui est toujours amusant)

2.75/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 122 - Teen Wolf (1985) & Teen Wolf Too (1987)

Publié le 2 Novembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Fantastique, Comédie, Jeunesse

Halloween, c'est terminé, et jusqu'à la fin de la semaine, on achève l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme la fin de ce marathon de cinéma fantastique et d'horreur qui a duré un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Teen Wolf :

Lycéen un peu loser, Scott Howard (Michael J. Fox) apprend un jour de la bouche de son père Harold (James Hampton) que les Howard sont des loups-garous de père en fils, et donc dotés de capacités extraordinaires : plus fort, plus agile et plus rapide, Scott devient rapidement une superstar de l'équipe de basket du lycée, et se rapproche de l'élue de son coeur, la belle Pamela (Lorie Griffin). Mais les pouvoirs du garou finissent par lui monter à la tête, et il finit par ignorer tous ses anciens amis, ainsi que la jolie Lisa (Susan Ursitti), qu'il connaît depuis son enfance...

Une comédie fantastique très 80s écrite par Jeph Loeb (devenu, depuis, incontournable dans le milieu des comic-books), et qui parvient à rester sympathique tout en esquivant le côté ringard inhérent aux années 80 : ça ne se prend pas au sérieux, ça repose entièrement sur le capital-sympathie de Michael J. Fox, et ça s'axe particulièrement sur le côté sportif du récit, ce qui donne une énergie et une direction claires à celui-ci.

Certes, on n'échappe à quelques moments kitschs de l'époque, et le script est assez basique (c'est du Jeph Loeb) mais ça tient toujours la route très sympathiquement.

4/6 + 0.25 pour la nostalgie = 4.25/6

Teen Wolf Too :

Comme son cousin Scott, Todd Howard (Jason Bateman) est un loup-garou, et lui-aussi ignore tout de son héritage ; étudiant à l'université, il paye ses études grâce à une bourse sportive, qui dépend entièrement de son succès lors d'un tournoi de boxe à venir. Heureusement pour lui, ses pouvoirs se déclenchent alors qu'il est sur le point de perdre, et Todd devient aussitôt une superstar universitaire... mais comme dans le cas de son cousin, le succès lui monte rapidement à la tête.

Exactement le même film que le premier Teen Wolf, mais à la fac, avec Gomez Addams en proviseur, de la boxe en lieu et place du basket, et Michael Bluth à celle de Marty McFly.

Nettement moins intéressant, avec un numéro musical raté en prime, une continuité toute limitée (seuls deux acteurs reprennent leurs rôles, et les autres sont recastés), et un film paradoxalement plus daté (notamment musicalement) que le premier.

2.25/6 dont 0.25 pour du Oingo Boingo en illustration musicale.

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 121 - Scooby-Doo : le Mystère Commence (2009) & Scooby-Doo et le Monstre du Lac (2010)

Publié le 2 Novembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Télévision, Fantastique, Jeunesse, Comédie, Halloween

Halloween, c'est terminé, et jusqu'à la fin de la semaine, on achève l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme la fin de ce marathon de cinéma fantastique et d'horreur qui a duré un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Scooby-Doo : le Mystère Commence (Scooby-Doo ! The Mystery Begins) :

Après une échauffourée ayant eu lieu à bord du bus scolaire, quatre adolescents - Fred (Robbie Amell), Velma (Hayley Kiyoko), Daphne (Kate Melton) et Shaggy (Nick Palatas) - doivent passer du temps en colle dans leur lycée de Coolsville. Ils sont alors attaqués par des esprits menaçants, qui saccagent l'établissement : accusés à tort par leur proviseur, les quatre nouveaux amis sont suspendus, et décident de s'associer pour découvrir le véritable responsable de cet incident...

Un téléfilm faisant office de préquelle aux deux opus cinématographiques avec Sarah Michelle Gellar et compagnie, ce Mystery Begins est assez moyen, pour ne pas dire médiocre : si Freddy, Shaggy et Velma (asiatique, mais attachante au possible) sont assez bien castés, Daphne est par contre assez insipide, et peu convaincante dans sa tenue et dans son rôle.

À l'identique, le Scooby Doo numérique est raté, comme le reste des effets numériques, et les bruitages sont particulièrement médiocres (et occasionnellement mal synchronisés), ce qui n'aide pas un scénario ultra-basique (et surnaturel...) à surnager.

Néanmoins, l'énergie des acteurs sauve un peu le tout, et permet à ce téléfilm d'atteindre (de justesse) la moyenne.

3/6

Scooby-Doo et le Monstre du Lac (Scooby-Doo ! Curse of the Lake Monster) :

À l'occasion des vacances d'été, Scooby, Fred (Robbie Amell), Velma (Hayley Kiyoko), Daphne (Kate Melton) et Shaggy (Nick Palatas) partent pour le country club de l'oncle de Daphne, Thornton Blake V (Ted McGinley), pour y travailler pendant quelques semaines. Mais le club est alors attaqué par une créature étrange, sorte de crapeau bipède stéroïdé, qui s'en prend aux vacanciers. Aussitôt, le Scooby Gang mène l'enquête... mais Velma est étrangement absente, et Shaggy, lui, commence à éprouver pour elle plus que de la simple amitié...

Second téléfilm préquelle aux deux films cinématographiques, cette suite montre une certaine évolution par rapport à Le Mystère Commence : le cast est nettement plus à l'aise que dans le premier opus, leur relookage est nettement plus convaincant, et ils sont plus "mûrs" (Daphne a gagné en formes, en tenues moulantes, en charme et sa couleur capillaire est nettement plus naturelle ; Fred a gagné en muscles, en action, et finit torse nu ; Velma porte des tenues plus stylées, et est toujours adorable au possible ; l'accent est mis sur les relations amoureuses Daphne/Fred et Velma/Shaggy...) ; les effets spéciaux sont nettement meilleurs (notamment Scooby) ; les passages musicaux sont décalés et humoristiques (le générique de fin façon 60s, avec en prime un défilé des méchants les plus emblématiques du show, fait très plaisir), et les guest stars (Ted McGinley, Nichelle Nichols, Marion Ross, Richard Moll, Michael Berryman) sont elles aussi très sympathiques.

Après, ces améliorations "techniques" sont contrées par quelques problèmes assez agaçants : les relations amoureuses sont trop présentes, et prennent le pas sur le reste du script ; le script, justement, est toujours ultra-basique et télégraphié, digne d'un épisode de 25 minutes délayé au possible ; et le pire, je crois, c'est qu'encore une fois, on a droit au Scooby Gang confronté à une vraie menace surnaturelle... alors que le Scooby Doo original, c'est, réduit à sa plus simple expression, une dénonciation du surnaturel et de l'obscurantisme superstitieux : avant, le surnaturel était l'exception, désormais, c'est la norme. Malheureusement.

3.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 120 - Dead Air (2009) & L'Emprise (1982)

Publié le 1 Novembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Horreur, Halloween, Fantastique, Thriller

Halloween, c'est terminé, et jusqu'à la fin de la semaine, on achève l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme la fin de ce marathon de cinéma fantastique et d'horreur qui a duré un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Dead Air :

Lorsqu'une attaque terroriste moyen-orientale voit la contamination des USA par un gaz toxique transformant les gens en psychopathes, Logan Burnhardt (Bill Moseley) et ses collègues tentent de survivre, cloîtrés dans les locaux de leur radio, alors que terroristes et victimes du gaz s'efforcent d'y pénétrer...

Ce DTV (qui rappelle un peu Pontypool) réalisé (et interprété) par Corbin Bernsen, n'est pas forcément désagréable à suivre, mais il souffre d'un propos super lourdingue, d'une musique de Mike Post gentiment datée (les passages arabisants sont assez risibles), et d'un manque de moyens flagrants, qui n'aide pas une distribution assez inégale (Patricia Tallman, qui a l'habitude des zombies, est impeccable, mais Moseley oscille entre le médiocre et l'acceptable, selon les scènes).

Pas vraiment de quoi se relever la nuit, mais ça aurait pu être pire.

Un tout petit 3/6

L'Emprise (The Entity) :

Attaquée et violée par une force invisible, Carla (Barbara Hershey), une mère célibataire, se tourne vers le Dr. Sneiderman (Ron Silver) pour avoir de l'aide. Mais lorsque celui-ci, persuadé que cette situation n'est que psychologique, découvre que le phénomène est bien réel, il n'a qu'une option : demander l'assistance de spécialistes en parapsychologie, pour tenter de vaincre cet esprit malfaisant...

"L'un des 10 films les plus effrayants de tous les temps", dixit Scorsese. Mouais.

Non, mais entre la rythmique à la guitare électrique lors de chaque manifestation de l'entité, la différence d'âge moyennement crédible entre la mère et le fils, les caméras qui penchent dans tous les sens pendant la première heure, une seconde heure bavarde et sans intérêt, qui casse toute l'atmosphère et la "réalité" du métrage à base de pseudo-parapsychologie même pas digne d'un Ghostbusters, et une fin bancale façon blockbuster... j'ai trouvé le tout assez ridicule, pour être franc.

2.25/6 (pour l'interprétation de Hershey, et pour quelques effets réussis)

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 119 - La Nuit des Démons 3 (1997) & Night of the Demons (2009)

Publié le 1 Novembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Comédie, Halloween, Horreur

Halloween, c'est terminé, et jusqu'à la fin de la semaine, on achève l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme la fin de ce marathon de cinéma fantastique et d'horreur qui a duré un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

La Nuit des Démons 3 (Night of the Demons 3) :

Le soir d'Halloween, un groupe de jeunes abat accidentellement un officier de police, et trouve alors refuge dans le funérarium abandonné d'Angela, où ils sont confrontés aux pouvoirs démoniaques de cette dernière.

Générique en images de synthèse assez sympathiques, mais un film qui est plus près du premier volet que de sa suite : ça se prend mortellement au sérieux, ça joue assez moyennement, les personnages sont insipides (centrer toute une partie du récit sur un flic hard-boiled cliché, c'était vraiment une mauvaise idée), c'est involontairement risible, les effets numériques sont ratés...

Bref, 1.25/6

Night of the Demons (2009) :

Invités par Angela (Shannon Elizabeth) à une fête d'Halloween se déroulant dans un manoir de la Nouvelle-Orléans à la réputation sinistre, un groupe de jeunes adultes se trouve alors confronté à des démons sanguinaires qui hantent les lieux.

L'original était très mauvais... et le remake est dans la même lignée, tout en étant meilleur d'un point de vue technique.

Là où le NOTD 88 était amateur de bout en bout, tant dans le rythme que dans la réalisation, les effets ou le jeu des comédiens, celui-ci fait un minimum illusion : la forme est compétente (en comparaison du film des années 80, bien sûr, parce que dans l'absolu, ce remake est assez laid, visuellement; un peu comme du Rob Zombie, période Maison des Mille Morts, mais sans la maîtrise, la sincérité ou l'inspiration : tout est fluo, multicolore, trashy, et avec de la musique indus/alt/indie envahissante), les acteurs potables, et il ne faut pas attendre 45 minutes pour que ça démarre un minimum (seulement 35-40 minutes :P).

Sans oublier un caméo de Linnea Quigley, et l'utilisation de Black n°1 pour la danse de séduction de la démone (c'est toujours mieux que le Death Metal inaudible des NOTD originaux).

Malheureusement, on perd le générique animé de la version 88, les personnages sont insipides (poufs vulgaires, stoners, Fat Furlong, Monica "chirurgie esthétique" Keena...), le scénario basique de l'original est inutilement étoffé d'une histoire de trafic de drogues/descente de flics (histoire de meubler la première demi-heure), de scènes d'exposition qui n'apportent pas grand chose (déjà que les flashbacks sépias filmés à la DV, c'est moyen...), et d'une héroïne badass qui joue du fusil à pompe ; niveau horreur,

ça se contente d'être ponctuellement frénétique et sous-éclairé, caméra au poing tremblotante en prime, et le tout n'est jamais particulièrement divertissant (à une ou deux répliques près).

Bref, d'un 1/6 pour l'original, on atteint ici un laborieux 1.5/6. Il y a du progrès.

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 118 - La Nuit des Démons 1 (1988) & 2 (1994)

Publié le 1 Novembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Comédie

Halloween, c'est terminé, et jusqu'à la fin de la semaine, on achève l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme la fin de ce marathon de cinéma fantastique et d'horreur qui a duré un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

La Nuit des Démons (Night of the Demons) :

Invités par Angela (Amelia Kinkade) à une fête d'Halloween se déroulant dans un funérarium abandonné, un groupe d'adolescents se trouve alors confronté à des démons sanguinaires lorsqu'une séance de spiritisme tourne mal.

Générique animé de début très sympathique... et c'est à peu près tout, tant le film est amateur, fauché, joué avec les pieds, monté de manière encore plus incompétente, affreusement rythmé (ça ne démarre qu'à la moitié du film), bref, c'est du mauvais ciné d'horreur des 80s. Cela dit, c'est assez généreux en nudité, donc

1/6

La Nuit des Démons 2 (Night of the Demons 2) :

Six ans après le précédent massacre, un nouveau groupe d'adolescents se retrouve dans le funérarium abandonné pour y fêter Halloween. Mais Angela, désormais détentrice de pouvoirs démoniaques, profite d'un rituel pour revenir à la vie, et massacrer ces jeunes visiteurs.

Un peu l'équivalent de ce qu'était Evil Dead 2 par rapport au premier : un remake/suite avec plus de moyens, un meilleur rythme, une réalisation plus solide, des acteurs plus compétents, plus d'imagination, et de manière générale, un ton beaucoup plus léger et déconneur.

Du +2 à la note du premier volet, donc, sauf que forcément, comme le premier était assez calamiteux, le second ne donne pas un chef d'oeuvre, mais simplement un film sympatoche du début des 90s, gentiment kitsch, mais assumé comme tel (la nonne qui se prépare au combat façon Rambo, et qui joue des nunchakus avec ses chapelets :P).

3/6 + 0.5 pour la créature serpentine finale = 3.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 117 - Disney's Halloween : Chasseurs de Vampire (2000) & The Halloween That Almost Wasn't (1979)

Publié le 31 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Télévision, ABC, Disney, Fantastique, Jeunesse, Comédie, Halloween

Halloween est enfin là, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Chasseurs de Vampire (Mom's Got a Date with a Vampire) :

Punis par leur mère célibataire, Lunette (Caroline Rhea), Adam (Matt O'Leary), Chelsea (Laura Vandervoort) et Taylor (Myles Jeffrey) sont prêts à tout pour que leur mère retrouve une vie sociale, et les laisse un peu tranquilles. Ils lui arrangent donc un rendez-vous avec le séduisant Dimitri Denatos (Charles Shaughnessy), sans réaliser que ce dernier est un vampire. Les enfants n'ont alors d'autre choix que de se tourner vers Malachi Van Helsing (Robert Carradine), chasseur de vampire traquant Dimitri depuis bien longtemps...

DCom de 2000 avec Laura Vandervoort, Matt O'Leary (l'un des enfants du film Emprise de 2001) et le Mr Sheffield de la Nounou d'Enfer.

Postulat de départ assez classique, mais un résultat efficace et rythmé, notamment grâce à l'interprétation convaincante des enfants de la famille.

3.75/6

The Halloween That Almost Wasn't :

Accusé par les médias d'être responsable de la fin imminente d'Halloween, Dracula (Judd Hirsch) s'indigne, et convoque aussitôt tous les monstres les plus célèbres : Le Loup-Garou (Jack Riley), la Momie (Robert Fitch), la Créature de Frankenstein (John Schuck), le Zombie (Josip Elic) et la Sorcière (Mariette Hartley). Son objectif : analyser la situation, et mettre un terme à la surexploitation commerciale des monstres et d'Halloween, afin de rendre cette fête à nouveau effrayante et menaçante...

Un Halloween Special initialement diffusé sur ABC, puis pendant des décennies sur Disney Channel, et qui se confronte directement à la dégénérescence provoquée par la surcom-mercialisation des monstres emblématiques d'Halloween, qui ne font plus peur (un Garou en costume trois pièces, qui se rase pour une pub Gillette, un Frankenstein légèrement efféminé qui enchaîne pas de danse après pas de danse pour plaire au grand public)....

Amusant, gentillet et assez court (moins de 30 minutes), mais plutôt divertissant, grâce à un Henry Gibson qui en fait trois tonnes en Igor, à un Dracula qui parle comme Soupeir Mâââââârio, et à une fin discodélique typiquement 70s. :P

3.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 116 - Disney's Halloween : La Foire des Ténèbres (1983) & Les Yeux de la Forêt (1980)

Publié le 31 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Drame, Disney, Fantastique, Jeunesse

Halloween est enfin là, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

La Foire des ténèbres (Something Wicked This Way Comes) :

Will (Vidal Peterson) et Jim (Shawn Carson), deux jeunes garçons vivant dans la petite ville tranquille de Green Town, Illinois, sont les meilleurs amis du monde. Un jour, pourtant, tout change : la mystérieuse Foire du sinistre Mr. Dark (Jonathan Pryce) s'installe en ville, et l'un après l'autre, les habitants de la bourgade disparaissent, alors même que Mr. Dark exauce leurs voeux... en échange de leurs âmes !

La fameuse Foire des Ténèbres de Ray Bradbury, made in Disney. Ce qu'on remarque tout d'abord, c'est la bande originale de qualité, signée James Horner, qui à l'époque était encore inspiré, et ce même s'il frôle de temps en temps le papier-peint musical typique des DCOMs.

Après, je n'ai été que moyennement convaincu par le rythme et l'interprétation globale. Les comédiens sont assez inégaux (sans être mauvais, cependant), pas aidés par des dialogues assez peu naturels, et le tout est très daté, jouant sur une certaine fibre nostalgique (notamment au début) qui ne m'a pas vraiment parlé.

Encore une fois, ce n'est pas honteux, et le final est visuellement assez impressionnant pour un Disney pour enfants, mais je suis tout de même resté assez indifférent devant ce métrage, d'autant que depuis, Stephen King a plus ou moins repris le postulat de base (l'homme mystérieux qui arrive en ville et échange l'âme des gens contre leur plus grand souhait, etc) avec son Bazaar...

3/6 

Les Yeux de la Forêt (The Watcher in the Woods) :

Helen et Paul Curtis (Carroll Baker, David McCallum), un couple américain, s'installent avec leurs filles Jan (Lynn-Holly Johnson) et Ellie (Kyle Richards), dans un manoir anglais somptueux, en bordure de forêt. Rapidement, cependant, la propriétaire des lieux, Mrs Aylwood (Bette Davis), réalise que Jan ressemble étrangement à sa propre fille, Karen, disparue mystérieusement 30 ans plus tôt durant une éclipse solaire... cette même Karen dont les deux enfants semblent percevoir la voix, en provenance des bois voisins.

Un film adapté d'un roman, à l'ambiance assez réussie et pesante, et aux visuels mémorables, mais qui malheureusement est un peu plombé par l'interprétation aléatoire de l'héroine principale, et par une impression un peu brouillonne qui se dégage du récit, çà et là.

Ce qui, dans l'absolu, n'est pas vraiment étonnant, vu que le film a connu plusieurs montages et fins alternatives différentes, plus ou moins efficaces.

3.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 115 - Disney's Halloween : Fantômes pour Rire (1986) & La Fiancée de Boogedy (1987)

Publié le 31 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Télévision, Comédie, Jeunesse, Halloween, Fantastique, Disney

Halloween est enfin là, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Fantômes pour Rire (Mr. Boogedy) :

Ravis de s'installer dans la petite ville de Lucifer Falls, en Nouvelle-Angleterre, le vendeur de farces-et-attrapes Carlton Davis (Richard Masur), sa femme Eloise (Mimi Kennedy) et leurs trois enfants (Benjamin Gregory, Kristy Swanson, David Faustino) découvrent la légende de William Hanover, dit Mr. Boogedy (Howard Witt), un pèlerin ayant vendu son âme au Diable en échange de pouvoirs mystiques et qui, 300 ans plus tôt, est mort dans l'incendie de sa demeure, en tentant de forcer la Veuve Marion (Katherine Kelly Lang) à céder à ses avances. Désormais, Boogedy, Marion, et le fils de ce dernier hantent la maison des Davis, et le sorcier semble bien décidé à retrouver sa toute-puissance...

DCOM classique de 1986 qui a bercé mon enfance, avec John Astin en agent immobilier sinistre.

Assez dense et précipité (ça ressemble fortement à un script de long-métrage condensé en 45 minutes d'épisode spécial), forcément un peu fauché au vu de l'époque et du budget, mais pas le temps de s'ennuyer, c'est bien joué, drôle, les effets sont réussis, et pour un téléfilm Disney, le méchant reste tout de même assez impressionnant.

4/6

La Fiancée de Boogedy (Bride of Boogedy) :

Un an après leur arrivée en ville, la famille Davis est bien intégrée à Lucifer Falls. Tout le monde les apprécie... sauf Tom Lynch (Eugene Levy), un rival jaloux, prêt à tout pour saboter le magasin des Davis. Une jalousie qui va l'amener à réveiller l'esprit de Boogedy, un Boogedy qui va prendre Eloise pour la réincarnation de la Veuve Marion...

La suite de Mr Boogedy, une suite qui perd en rythme et dynamisme ce qu'elle gagne en fluidité et en budget. Très regardable, même si pas forcément au niveau de l'original, et que le remplacement de John Astin est regrettable.

3.25/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 114 - Ghostwatch (1992)

Publié le 30 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Documentaire, Télévision, BBC

Halloween approche à grands pas, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Ghostwatch :

Un téléfilm spécial d'Halloween made in BBC, inspiré par la hantise d'Enfield (voire aussi La Hantise d'Enfield et The Conjuring 2), et qui enterre en 90 minutes non seulement bon nombre de fictions d'horreur aux sujets similaires (dont les deux titres mentionnés plus haut), mais aussi et surtout tous les Ghost Hunters/Ghost Adventures et autres shows supposément réels que l'on a toutes les semaines sur les chaînes anglo-saxonnes.

Le concept est très familier : une émission tv d'investigateurs du paranormal, qui vont enquêter sur une affaire de poltergeist, en duplex avec la famille, pendant que le présentateur interroge des invités et commente les images en direct avec des spécialistes, depuis son plateau.

C'est présenté comme réel, et à l'époque, ça a fait sensation en Angleterre car personne n'avait compris que c'était de la fiction (malgré des effets de réalisation clairement mis en scène, et certaines actrices assez... hum... inégales), au point d'obliger la BBC à bannir le programme de son antenne pendant au moins 10 ans suite à plusieurs dizaines de milliers d'appels inquiets de spectateurs.

Et effectivement, c'est prenant et efficace de bout en bout, grâce à une présentation globalement naturelle et réaliste pour l'époque et pour la chaîne (à un ou deux moments près).

Alors il est sûr qu'avec du recul, et en sachant d'avance que c'est une fiction, on risque de sourire un peu devant certaines scènes, ou devant le final grandiloquent, qui se débarrasse de son réalisme pour partir dans une fiction surnaturelle spectaculaire.

Mais honnêtement, ça marche tout de même du tonnerre durant la majorité du métrage, et ça met à l'amende une grande partie des documenteurs surnaturels de ces dernières années.

4.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 113 - Stranger Things, saison 1 (2016)

Publié le 30 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Télévision, Review, Halloween, Fantastique, Horreur, Netflix

Halloween approche à grands pas, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Stranger Things, saison 1 (2016) :

En novembre 1983, le jeune Will Byers (Noah Schnapp), 12 ans, disparaît de la petite ville de Hawkins, dans l'Indiana. Joyce (Winona Ryder), sa mère, tente désespérément de le retrouver, tout comme Jim Hopper (David Harbour), le chef de la police locale. Mais c'est Dustin (Gaten Matarazzo), Mike (Finn Wolfhard) et Lucas (Caleb McLaughlin) trois amis de Will, qui ont le plus de succès dans leur enquête, puisqu'ils croisent le chemin d'Eleven (Millie Bobby Brown), une adolescente aux pouvoirs étranges, et qu'ils sont confrontés aux manigances d'une agence gouvernementale aux motivations sinistres, et à la menace d'une force surnaturelle particulièrement monstrueuse...

Régulièrement, le web et ses médias s'emballent pour une nouvelle série du câble américain, qui devient instantanément culte, quelle que soit son niveau qualitatif réel (et ses problèmes inévitables de format et de rythme, cf toutes les séries Marvel).

En parallèle, le web est désormais peuplé des enfants des années 80, qui érigent la nostalgie de leur enfance comme une valeur dominante (exactement ce dont les 'Member Berries de la dernière saison de South Park sont l'incarnation), et des enfants des générations suivantes, qui ne connaissent cette époque qu'au travers des films des années 80, et en ont une vision assez idéalisée et fantasmée.

Donc forcément, quand arrive Stranger Things, une mini-série Netflix se déroulant dans les années 80, et jouant massivement la carte du fanservice et de la nostalgie des films et romans fantastiques de cette époque, le show devient inévitablement "la meilleure série de l'année/de la décennie/du monde" !

*soupir*

Dans les faits, cependant, il en va autrement.

Car si Stranger Things s'avère une madeleine de Proust totalement comestible et même assez bien menée, formellement parlant, cette première saison est très loin d'être sans défaut, et peine un peu à exister au delà de son statut d'hommage-recyclage. Il n'y a en effet rien de vraiment original ou novateur dans ce gros mélange d'influences plus ou moins digérées, mais totalement assumées : ça reprend allègrement les schémas narratifs, les idées, les codes visuels et scénaristiques et autres archétypes d'innombrables oeuvres de genre, de Stephen King à Steven Spielberg, en passant par les Goonies ou, plus surprenant, Silent Hill et Under The Skin (on pense aussi très fort à Super 8, l'hommage bancal de JJ Abrams au cinéma Amblin). Le résultat, s'il brosse le spectateur dans le sens du poil en jouant à fond la carte du fanservice, manque malheureusement un peu de personnalité, puisqu'on passe son temps à se dire "tiens, ça, c'est inspiré de XXX, ou de YYY"

Un problème exacerbé par le format inhérent aux séries Netflix, toujours trop longues pour leur propre bien. Car si, sur le papier, les 8 épisodes de 50+ minutes de Stranger Things semblent un juste compromis entre les saisons trop longues des autres séries Netflix, et le format ultra-court de certains shows anglais, dans les faits, il ne fait que renforcer (de manière involontaire) la parenté de cette série avec les oeuvres de Stephen King : comme toutes les adaptations télévisées de ces dernières, Stranger Things raconte ainsi en 7-8 heures ce qui aurait pu être raconté en moitié moins de temps, de manière plus efficace et plus dynamique.

Cette série passe en effet énormément de temps à mettre en place des intrigues et des personnages secondaires qui, en fin de compte, n'ont qu'une fonction accessoire au récit, et finissent passés à la trappe plus ou moins rapidement. Du remplissage qui ne choque pas forcément sur le moment, mais qui, avec du recul, devient un peu voyant, et laisse énormément de temps au spectateur pour réfléchir un peu à l'intérêt de ce qu'il voit à l'écran.

Néanmoins, la série possède quelques points forts qui font son intérêt, au nombre desquels la reconstitution d'une époque plus ou moins fantasmée (ce n'est pas du 100% fidèle à la réalité, mais c'est homogène et crédible), son atmosphère très particulière (le score ambiant façon Tangerine Dream/Carpenter est plutôt sympathique, bien que pas forcément pertinent compte tenu du coeur du récit, qui singe plutôt les films Amblin) et sa distribution enfantine, très convaincante (Eleven est toute en retenue et en sensibilité, les autres enfants se débrouillent très bien, malgré des dialogues parfois pas assez réalistes et trop "écrits") ; comme ces enfants sont le coeur du récit, et le fil rouge de ces huit épisodes, c'est une grosse qualité de Stranger Things d'avoir su choisir des têtes d'affiche convaincantes, et qui donnent l'impression d'être vraiment amis (le petit Lucas excepté, qui passe son temps à s'opposer à ses potes et à protester, mais bon, c'est un problème d'écriture).

On ne peut pas en dire autant du reste des personnages, qu'ils soient adultes ou adolescents.

Les adolescents ne jouent pas forcément mal, mais n'ont au final qu'une importance minime dans cette saison, importance totalement disproportionnée par rapport au temps d'antenne qui leur est réservé ; au niveau des adultes, on est dans les traits très forcés - le shérif torturé (avec flashbacks lourds à la clef), le méchant très méchant, la mère hystérique et paniquée (épuisante Winona Ryder, qui ne semble plus avoir qu'un seul réglage de jeu : toujours à fond) - et en fin de compte, on ne s'attache à aucun de ces protagonistes. Ce qui pose forcément un petit problème, vu qu'ils composent facilement plus de la moitié du show.

Reste enfin l'approche technique. L'écriture est inégale, je l'ai mentionnée : elle manque de subtilité, elle manque de profondeur, les thématiques sont assez inexistantes, le dernier épisode donne lieu à une résolution prévisible, facile et frustrante, et le tout repose beaucoup trop sur son aspect fanservice pour convaincre totalement ; la réalisation, cependant, et les visuels utilisés durant ces huit heures sont très réussis. Il y a ainsi une certaine économie de moyens et d'effets lorsque le script l'exige, qui évite les débordements, et les effets numériques sont limités à quelques scènes, ainsi qu'au monstre de service, pas très inspiré, mais qui passe encore relativement bien à l'écran.

Au final, cette saison 1 a clairement été survendue par les critiques et le web, envoûtés, comme à leur habitude, par la carte de la nostalgie abattue par le programme ; mais Stranger Things n'est pas pour autant un échec.

Et cela, non seulement la série le doit à ses jeunes héros sympathiques, mais aussi et surtout à quelque chose de plus en plus rare aujourd'hui : une sincérité absolue dans ses efforts, une affection très claire pour ses personnages, pour leur univers, et pour toutes les références utilisées, et une absence totale du détachement cynique actuel qui a tendance à accompagner ce genre de nostalgie.

Stranger Things a beau être ultra-maladroit et dérivatif, mais au moins c'est sincère.

3.75/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 112 - Histoires Extraordinaires (2013)

Publié le 30 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Animation, Fantastique, Horreur, Halloween

Halloween approche à grands pas, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Histoires Extraordinaires (Extraordinary Tales) :

Dans un cimetière étrange, un corbeau énigmatique discute de la vie et de la mort en compagnie d'une présence féminine mystérieuse, et passe en revue cinq nouvelles d'Edgar Allan Poe : La Chute de la Maison Usher, Le Coeur Révélateur, La Vérité sur le cas de M. Valdemar, Le Puits et le Pendule, et Le Masque de la Mort Rouge...

Anthologie animée internationale, dirigée et supervisée par Raul Garcia, un ancien de chez Disney, qui a choisi, pour chacune de ces nouvelles, un style visuel différent, et une narration en voix-off par une figure emblématique du cinéma de genre. Ce qui a malheureusement pour conséquence de donner à l'ensemble une qualité très hétérogène, en fonction des récits, des voix-offs et des styles.

- Usher, par exemple, est loin d'être désagréable, dans un style très anguleux et contrasté, assez familier. La narration de Christopher Lee, notamment, est excellente. 4/6

- Coeur, lui, m'a déjà nettement moins plu. Récit raccourci, visuel cell-shadé purement n&b (à mi-chemin entre Sin City et Breccia), character design pas très beau, et narration de Bela Lugosi enregistrée de son vivant (et donc pleine de parasites audio et de craquements, parfois à la limite de l'audible). 3/6

- Valdemar : un style très similaire aux jeux de Telltale Games (semi 3D/semi comic-book), une musique au thérémine pour une adaptation efficace. 4.5/6

- Le Puits, par contre, m'a totalement rebuté, avec un rendu images de synthèse beaucoup plus moderne et basique, du split-screen inutile, une narration plate de Guillermo Del Toro, et une adaptation assez peu intéressante. 2/6

- Enfin, la Mort Rouge est de toute beauté, un mélange de synthèse et de peinture façon aquarelles, entièrement muet hormis une réplique signé Roger Corman : probablement mon segment préféré. 5/6

- Sans oublier toutes les transitions dans le cimetière, avec ces discussions très vaines entre la Mort et Poe/le Corbeau qui refuse de mourir par peur d'être oublié. Pas franchement passionnant ni très mémorable, d'autant que la doubleuse de la Morte (Cornelia Funke) est assez moyenne, et que visuellement, c'est très simpliste, numérique et peu esthétique. 2.25/6

En résumé, une anthologie très inégale, parfois inspirée, parfois générique au possible, mais qui, de par sa durée assez brève (77 minutes) mérite tout de même un coup d'oeil.

3/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 111 - Deux Yeux Maléfiques (1990)

Publié le 29 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Horreur, Halloween, Fantastique, Italie

Halloween approche à grands pas, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Deux Yeux Maléfiques (Two Evil Eyes/Due Occhi Diabolici) :

La vérité sur le cas de Monsieur Valdemar : Agonisant, Ernest Valdemar (Bingo O'Malley) est tombé sous l'emprise hypnotique de son médecin (Robert Hoffman) et de sa future veuve, Jessica (Adrienne Barbeau). Lorsque Valdemar décède prématurément, les deux amants décident de garder ce décès secret, et de conserver le cadavre au congélateur, jusqu'à ce que les formalités administratives de l'héritage soient réglées. Mais bien vite, il apparaît que la mort de Valdemar n'est pas forcément aussi définitive qu'il n'y paraît... / Le Chat Noir : Rod Usher (Harvey Keitel) est un photographe spécialisé dans les scènes de crime ; lorsque sa compagne recueille un chat noir, cependant, c'est la guerre entre l'animal et le photographe. Une guerre qui tourne mal, et qui fait perdre à Rod sa santé mentale...

Anthologie en deux parties (initialement conçue en quatre parties, mais ramené à deux après le désistement des deux autres réalisateurs, Carpenter & Craven) réalisée par Dario Argento et George Romero, qui se chargent chacun d'une adaptation d'un récit d'Edgar Allan Poe.

Problème, le film fait deux heures, et chacun des récits est donc étiré jusqu'à l'agonie pour remplir une heure complète de métrage : si cela peut encore faire illusion pour le premier segment, La Vérité sur le cas de Monsieur Valdemar, filmé à l'Américaine par Romero, qui parvient à conserver un semblant de tension et une unité de lieu qui fonctionne, le second segment (Le Chat Noir) ne raconte absolument rien, et cache derrière son fanservice référentiel et son approche plus frontale du gore et de la violence une absence totale de contenu.

Le film dans son ensemble a donc d'énormes problèmes de rythme, et l'on ne peut s'empêcher de se dire que le tout aurait mérité 30 bonnes minutes de coupes, histoire de dynamiser tout ça.

Cela dit, même avec 30 minutes en moins, ce Deux Yeux Maléfiques n'aurait pas été exempt de problèmes.

Du côté Romero, on peut citer une conclusion façon "flics vs zombies" assez ratée et clichée, surtout qu'elle arrive sur les talons d'une scène de meurtre par métronome volant, en présence d'esprits en collant blanc intégral : pas vraiment de quoi susciter autre chose que l'hilarité, franchement.

Du côté Argento, c'est pire, puisque l'intégralité du segment paraît, faute d'un autre terme, fauchée comme les blés, et assez kitsch, de l'interprétation en roue libre au style de la réalisation, en passant par la musique, le rêve médiéval avec perruques et figurants au rabais, et la conclusion qui tombe à plat.

En résumé, le potentiel de cette anthologie est là, et pendant une heure, malgré le rythme anémique, on se dit que le résultat final devrait être regardable... et puis non.

2.25/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 110 - Shelley (2016)

Publié le 29 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Danemark

Halloween approche à grands pas, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Shelley :

Couple danois néo-luddite et new age, Louise (Ellen Dorrit Petersen) et Kasper (Peter Christoffersen) ne peuvent avoir d'enfant et, pour aider Louise, convalescente, ils engagent une gouvernante roumaine, la jeune Elena (Cosmina Stratan). Rapidement, Elena et le couple s'entendent très bien, et finissent par former une unité familiale recomposée ; la jeune femme accepte même de servir de mère porteuse à ses employeurs, en échange d'un appartement et d'un soutien financier pour elle et son fils, resté au pays. Mais la grossesse d'Elena est des plus étranges, et à mesure que son état de santé se dégrade, quelque chose de surnaturel semble croître dans son ventre...

Un long-métrage danois trilingue que j'ai envie de qualifier de typiquement nordique dans son rythme et dans son approche : c'est techniquement maîtrisé, globalement atmosphérique et contemplatif, et c'est surtout anti-spectaculaire au possible, très lent, et reposant intégralement sur sa bande-originale vrombissante (et sur quelques bruitages discrets, çà et là) pour créer un semblant de suspense.

Malheureusement, l'ensemble du métrage n'apporte absolument rien au genre de la "grossesse maléfique",  et peine à insuffler de l'énergie ou de la tension à un récit qui semble presque avoir honte de son élément fantastique, tant il est tenu à bout de bras, constamment évasif, jusqu'à en devenir particulièrement frustrant.

Un petit 3/6 pour sa facture technique.

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